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Trajectoires des particules en houle

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Figure 3. Trajectoire des particules, A : eau profonde, B : eau peu profonde.

[Source : auteur]

Dans le cas de l’eau profonde (par rapport à la longueur d’onde), la vitesse de propagation s’exprime comme où g
représente l’accélération de la pesanteur. Une houle de longueur d’onde λ=10 m se propage ainsi à la vitesse c=4 m/s, et une
houle de longueur d’onde λ=100 m se propage plus rapidement, à vitesse c=12,5 m/s. Les périodes correspondantes, T=λ/c, sont
respectivement T=2,5 s et T=8 s. En combinant ces formules on peut aussi exprimer la longueur d’onde comme λ=gT2/ (2π).

L’autre cas limite correspond à l’eau peu profonde, pour laquelle la longueur d’onde est grande par rapport à la profondeur d.
Dans ce cas l’onde se propage à la vitesse , indépendante de la longueur d’onde. Par exemple un tsunami se propage
avec une longueur caractéristique de l’ordre de la centaine de km, grande par rapport à la profondeur océanique, de quelques km.
On est alors dans le régime d’eau peu profonde, et pour d=4 000 m, la vitesse de propagation c=200 m/s. La marée se propage
également à la surface de la Terre comme une onde d’eau peu profonde, avec une période principale de 12 h, et une longueur
d’onde correspondante de plusieurs milliers de km (Lire : Les marées).

Il ne faut pas confondre la vitesse de propagation de l’onde avec la vitesse de déplacement des particules d’eau, celle-ci est
beaucoup plus faible et donne pour les particules une trajectoire circulaire en eau profonde (voir Figure 3). Pour les particules
situées à la surface libre le diamètre de la trajectoire est égal à la hauteur totale H de la houle. La vitesse du fluide est donc égale
à πH/T, nettement plus petite que la vitesse de propagation λ/T pour une houle sinusoïdale. Le diamètre de ces trajectoires tend
exponentiellement vers 0 avec la profondeur, devenant pratiquement nul à une profondeur égale à une demi-longueur d’onde.

En eau peu profonde ces trajectoires deviennent elliptiques et s’aplatissent vers le fond, la composante horizontale ayant une
grande importance pour le transport sédimentaire.

Ces trajectoires sont fermées, et le déplacement moyen d’une particule fluide est donc nul. Cependant il ne s’agit que d’une
première approximation, valable seulement dans la limite d’une onde de très faible amplitude. Les particules se déplacent en
réalité d’une distance de l’ordre de 40H2/λ par période. C’est ce qu’on appelle la dérive de Stokes, nommé d’après le
mathématicien britannique George Gabriel Stokes (1819 -1903) qui l’a décrite et calculée. Pour une houle de hauteur H=2m et
de longueur d’onde λ=100 m le déplacement est ainsi de 1,6 m par période.

3. Les houles non-linéaires


La houle sinusoïdale n’est qu’une première approximation valable pour les faibles amplitudes. On parle alors de « houles linéaires
» correspondant à la forme simplifiée des équations du mouvement, dite « linéaire ». Dans cette approximation tout champ
d’ondes peut être décrit comme une addition d’ondes élémentaires sinusoïdales, chacune gardant son identité.

En dehors des houles linéaires d’Airy on peut distinguer deux types de houles non- linaires :

- les houles de plus grandes amplitudes en eau profonde


- les houles en eau peu profonde

Encyclopédie de l'environnement 3/11 Généré le 13/12/2024

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