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Reproduction chez les mammifères : ovulation

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Reproduction chez les mammifères : ovulation

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interviennent-elles

Travail Posez le problème dans la reproduction Leçon8 :


collectif pour réaliser la chez les mammifères?
tâche ?
COMMENT LES CELLULES SEXUELLES
Prise de notes. INTERVIENNENT-ELLES DANS LA
REPRODUCTIONCHEZ LES MAMMIFÈRES?
Prenez vos cahiers et
Travail notez ce problème
individuel qui constitue le titre
de la leçon 1

DEVELOPPEMENT Brainstorming Formulez des


hypothèses en vue de Emission des
…… min résoudre le problème hypothèses
posé
Travail
collectif Proposez un résumé
introductif qui prend
en compte le constat
et les hypothèses. Elaboration du résumé
introductif Les recherches pour un exposé sur la reproduction chez les
mammifères, ont permis de constater que les cellules sexuelles
Travail Notez dans le cahier. Prise de notes. interviennent dans la reproduction chez les mammifères.
individuel
On peut alors suppose que :
- les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à la fécondation.
- les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à l’évolution d’un œuf.
- les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à certaines techniques

I-LES CELLULES SEXUELLES INTERVIENNENT-ELLES


Travail Reformulez la 1ère Reformulation de la
collectif hypothèse à la forme 1ère hypothèse. DANS LA REPRODUCTION CHEZ LES MAMMIFERES
interrogative en vue GRÂCE À LA FECONDATION?
de sa vérification.
Prise de notes. 1- Observation
L’observation porte sur des documents montrant les différentes
Notez ! étapes de la fécondation.
Travail 2- Résultats (voir document 1).
individuel
3- Analyse des résultats
Proposez une Observer des
activité qui permet documents. On distingue 4 principales étapes lors de la fécondation :
de vérifier cette  la migration des gamètes dans les voies génitales ;
Travail hypothèse. Prise de notes  la rencontre des gamètes ;
collectif  la pénétration du spermatozoïde et l’activation de l’ovocyte ;
Notez  la fusion des noyaux.
4- Interprétation des résultats
 la migration des gamètes dans les voies génitales :
Travail
individuel *La migration des gamètes mâles ou spermatozoïdes (voir
document 2) :
A cours de l’accouplement quelques millions de spermatozoïdes
(entre 100 et 400 millions) quittent les testicules, passent
successivement par l'épididyme, les spermiductes et l'urètre puis sont
soit déposés dans l’utérus directement chez les rates et souris, soit
déposés dans le vagin chez la plupart des mammifères. Grâce à leur
flagelle et aux mécanismes de transport rapide (contraction de la
paroi de la trompe et battements des cils vibratiles sous l’influence de
liquide séminal), les spermatozoïdes migrent dans la trompe en moins
de 5 min. Au cours de leur transit dans les voies génitales femelles,
la glaire cervicale (substances riches en glucides et protides (mucus)
sécrétées par la muqueuse utérine à proximité du col ou substances
sécrétées par l’organe génital femelle et baignant le col de l’utérus)
exerce une sélection, entraînant l’élimination de 99% des
spermatozoïdes, pour la plupart anormaux et immobiles (chez la
femme les spermatozoïdes sont projetés au fond du vagin et sur le col
de l’utérus où l’acidité naturelle leur est hostile ; ainsi beaucoup
d’entre eux y meurent). Il existe aussi des cellules phagocytaires qui
détruisent un grand nombre de spermatozoïdes (cellules du soi). Cette
glaire cervicale, abondante et filante en période d’ovulation,
facilite le passage des spermatozoïdes mobiles et elle élimine le
liquide séminal qui renferme des substances inhibitrices de la
fécondation. Pendant leur déplacement dans les voies génitales
femelles, les spermatozoïdes subissent des modifications chimiques
et acquièrent leur pouvoir fécondant : c’est la capacitation (ensemble
des modifications structurales et fonctionnelles des spermatozoïdes
qui préparent la libération des enzymes de l’acrosome). En effet, au
contact de la glaire cervicale, les spermatozoïdes subissent un
phénomène au cours duquel ils perdent leur enduit protéique. Des
remaniements se produisent au niveau de la membrane plasmique de
la tête mettant à nu les enzymes de l’acrosome (vésicule riche en
enzymes, issue de l’appareil de Golgi, coiffant le noyau du
spermatozoïde). Cette capacitation est assurée par les sécrétions des
voies génitales.
*la migration du gamète femelle ou ovocyte II (voir
document 3) :
L’ovocyte II expulsé de l’ovaire à l’ovulation est recueilli dans le
pavillon de la trompe. C’est une grosse cellule dont le noyau est
bloqué en métaphase de 2e division de méiose. Il est accompagné de
son globule polaire. C’est une cellule immobile. L’ovocyte est
transporté jusqu’à l’ampoule (Tiers supérieur de la trompe) grâce aux
contractions de la trompe et aux mouvements des cils vibratiles qui
tapissent la paroi interne de celle-ci. Le gamète femelle s’arrête au
niveau de l’ampoule pendant 72 heures environ. Cet arrêt favorise
l’attente des spermatozoïdes.
 La rencontre des gamètes mâles et femelle (Document 1 fig.
A) : Elle se déroule dans l’ampoule (au tiers supérieur de la
trompe). Le gamète femelle et la masse visqueuse qui l’entoure
(Cumulus oophorus) obstruent le fin canal de la trompe. Cette
masse visqueuse piège les spermatozoïdes qui remontent la
trompe, les cellules folliculaires se rétractent ensuite et amènent
les spermatozoïdes au contact de l’ovocyte.
 La pénétration du spermatozoïde et l’activation de l’ovocyte
(Document 2 fig. B et C) : Au contact de l’ovocyte, le
spermatozoïde s’accole avec la zone pellucide. Cet accolement
avec la zone pellucide déclenche la libération des enzymes
contenues dans l’acrosome (vésicule riche en enzymes, issue de
l’appareil de Golgi et coiffant le noyau du spermatozoïde) :
c’est la réaction acrosomique. Grâce aux actions enzymatiques
(ou des enzymes libérées par l’acrosome) et à la propulsion de
son flagelle, le spermatozoïde traverse la zone pellucide et
pénètre dans l’espace péri ovocytaire. Sa membrane plasmique
fusionne avec celle de l’ovocyte puis pénètre dans le
cytoplasme ovocytaire. La pénétration du spermatozoïde
provoque un réveil physiologique de l’ovocyte qui est donc
activé : on parle d’activation de l’ovocyte ou activation
ovocytaire (ensemble des modifications biochimiques et
structurales qui affectent l’ovocyte après la pénétration du
spermatozoïde). Le réveil physiologique se traduit par la
libération du contenu des granules corticaux dans l’espace péri-
ovocytaire puis la rétraction du cytoplasme. La substance
libérée dans l’espace péri- vitellin modifie la zone pellucide et
la rend imperméable aux autres spermatozoïdes, formant la
membrane de fécondation. Cette imperméabilité empêche la
polyspermie. Au moment où le spermatozoïde pénètre dans
l’ovocyte, il y a la reprise de la 2ème division méiotique bloquée
en métaphase depuis l’ovulation. Ainsi la division équationnelle
se termine par l’émission du 2nd globule polaire. L’ovocyte II
est devenu enfin un ovule.
 La fusion des noyaux ou caryogamie (Document 1 fig. D) :
Le noyau de l’ovule se reconstitue, se réhydrate et gonfle puis
devient le pronucléus femelle. Dans le même temps, le
spermatozoïde abandonne son flagelle et sa pièce intermédiaire.
Son noyau gonfle et devient le pronucléus mâle. Les 2
pronucléi (ou pronucléus) migrent vers le centre de l’ovule en
se rapprochant l’un de l’autre. Les synthèses d’ADN préparant
la division s’effectuent, les 2 pronucléi s’accolent puis les
enveloppes rompent, les chromosomes paternels et maternels se
mélangent : c’est la caryogamie ou amphimixie. La fusion
des noyaux conduit à la formation de l’œuf ou zygote. Le
zygote est la 1ère cellule de l’embryon. La caryogamie entraîne
le rétablissement de la garniture chromosomique diploïde de
l’espèce puis assure le déterminisme chromosomique du sexe.
La diploïdie est rétablie par le mélange des 2 lots haploïdes de
chromosomes apportés par les gamètes paternel et maternel.
La fécondation est la fusion des gamètes mâle et femelle qui
forme l’œuf.
4- Conclusion
Les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à la fécondation qui aboutit à la formation d’un
œuf.
II- LES CELLULES SEXUELLES INTERVIENNENT-ELLES
DANS LA REPRODUCTION CHEZ LES MAMMIFERES
GRACE A L’EVOLUTION DEL’ŒUF?
1- Observation
L’observation porte sur un document montrant les étapes de
l’évolution de l’œuf de la fécondation à la nidation.
2- Résultats (Voir document 4)
3- Analyse des résultats
On distingue trois principales étapes lors de de l’évolution de l’œuf :
 la division de l’œuf ;
 la migration de l'œuf de la trompe à l'utérus ;
 la fixation de l’œuf dans l'utérus.
4- Interprétation des résultats.
- Division de l’œuf : Dès que la fécondation s’est réalisée, l’œuf
commence à se diviser.
- Migration de l’œuf : La cellule initiale (zygote) donne 2 cellules,
puis 4, puis 8, puis 16 et ainsi de suite jusqu’à l’obtention d’une
sphère de petites cellules à l’aspect d’une mûre : c’est la
segmentation (ensemble des divisions successives de l’œuf). Cette
sphère de petites cellules toujours enveloppée par la zone pellucide
(zone de substance amorphe provenant des cellules folliculaires et
entourant l’ovocyte) est appelée la morula (stade du développement
embryonnaire constitué d’un amas cellulaire ayant l’aspect d’une
mûre). La membrane de l’ovule permet l’absorption d’éléments
nutritifs contenus dans les sécrétions des trompes. Pendant la
segmentation, l’œuf se déplace et parvient à la cavité utérine au bout
de 4jours après la fécondation, grâce aux contractions de la trompe et
des mouvements des cils vibratiles : c’est la migration (déplacement
de l'œuf le long du trajet allant de l’ampoule de la trompe à la
cavité de l’utérus En parvenant à l’utérus, l’œuf est au stade
morula. La morula qui vit 2 ou 3 jours en vie libre dans la cavité
utérine, s’échappe de l’enveloppe pellucide, poursuit ses divisions et
se creuse d’une cavité et prend le nom de blastocyste (stade du
développement embryonnaire formé d’une sphère creusée d’une
cavité dans laquelle fait saillie le bouton embryonnaire). Les cellules
qui étaient toutes semblables, se différencient et s’organisent.
L’embryon (ou blastocyste) a la forme d’un petit ballon dont la paroi
est formée d’une couche de petites cellules appelée trophoblaste et
dans la cavité est suspendue une masse de cellules plus volumineuses
appelée bouton embryonnaire. Entre le 6e et le 7e jour après la
fécondation, l’embryon s’accole à la muqueuse utérine par son pôle
embryonnaire. A cette période, la muqueuse stimulée par la
progestérone est richement vascularisée et envahie de glandes
sécrétant du mucus et du glycogène. La muqueuse est alors apte à
accueillir l’embryon. Jusque-là le blastocyste a vécu sur ses propres
réserves et aux dépens de sécrétions de la trompe.
- Fixation de l'œuf : Diverses cellules du trophoblaste attaquent la
muqueuse de l’utérus par l’intermédiaire d’une enzyme et y fait son
nid : c’est la nidation. La nidation est la pénétration active et
complète du blastocyste dans l’endomètre, permettant la mise en
place de relations fonctionnelles avec l’organisme maternel. La
nidation prend fin 11 jours après la fécondation puis commence la
gestation. A la fin de la 2e semaine, l'embryon est complètement
entouré par la masse multinucléee percée de lacune remplie de sang.
Lors de la nidation, l’embryon sécrète une hormone (HCG :
Hormone Gonadotrophine Chorionique) qui passe dans le sang
maternel puis empêche la régression du corps jaune et entraîne par
conséquent les sécrétions de quantité croissante de progestérone
indispensable au maintien de l’utérus dans un état favorable à la
poursuite de la grossesse.
5- Conclusion
Les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à l’évolution d’un œuf.

III- LES CELLULES SEXUELLES INTERVIENNENT-ELLES


DANS LA REPRODUCTION CHEZ LES MAMMIFERES
GRACE A CERTAINES TECHNIQUES?

A- Techniques d’amélioration des espèces.


1- Technique de l’hybridation.
1.1- Observation
L’observation porte sur une hybridation chez le maïs.
1.2- Résultats (voir document 1)
1.3- Analyse des résultats
Le document montre deux variétés A et B de maïs, avec
lesquelles l’on a procédé à une fécondation croisée après avoir
supprimé (ou annulé ou empêché) l’autofécondation. Cette
fécondation croisée entre les deux variétés de maïs permet
d’obtenir une nouvelle variété de maïs.
Les résultats du tableau montrent que la nouvelle variété C de maïs
issue du croisement entre les variétés A et B produit plus d’épis par
pied, plus de grains et des grains de taille plus importante que ceux
des parents.
1.4- Interprétation des résultats
La nouvelle variété de maïs obtenue après la fécondation
croisée est appelée hybride.
La technique permettant d’obtenir des hybrides est l’hybridation.
L’hybridation consiste en la réalisation artificielle d’une fécondation
croisée entre 2 lignées pure génétiquement différentes.
L’hybridation permet la sélection des plantes vigoureuses lors de la
germination, résistantes aux maladies et à l’inverse possédant des
ressources plus abondantes et de meilleure qualité. Exemple :
Sélection des grosses graines.
L’hybridation peut se réaliser entre 2 espèces différentes. Exemple :
Le triticole issu du croisement du blé et du seigle.
Les hybrides de la 1ère génération sont plus performants : ils ont la
« vigueur hybride ». Ces hybrides sont plus résistants que les variétés
initiales.
L’hybridation comprend trois étapes :
- le choix des variétés parentales : il repose sur le fait que ces
dernières présentent des caractères intéressants complémentaires,
que l’on aimerait retrouver dans la même descendance ;
- la stabilisation des variétés parentales : dans le but de s’assurer
qu’elles transmettront de génération en génération, seulement le
même patrimoine héréditaire, celui qu’on recherche pour être
transmis aux descendants : ces plantes sont dites de lignée pure ;
- l’hybridation proprement dite : elle est fondée sur la fécondation
croisée (ou allogamie) et implique les deux lignées parentales c'est-
à-dire les variétés sélectionnées.
L’hybridation permet d’obtenir des hybrides qui sont des variétés
performantes.
1.5- Conclusion
L’Homme peut améliorer le rendement des espèces par l’hybridation
2- Technique de clonage.
2.1- Observation.
L’observation porte sur le clonage chez les animaux.
2.2- Résultats (Voir document 2).
2.3- Analyse des résultats
Le clonage se réalise en plusieurs étapes chez les animaux.
2.4- Interprétation des résultats
Les techniques qui permettent d’obtenir des clones est le clonage.
Un clone est un ensemble d’individus ou de cellules issues d’une
même cellule et ayant le même patrimoine génétique.
Il existe deux types de clonage chez les animaux. Ce sont :
 Le clonage par transplantation de noyau de cellules
embryonnaires (Doc.2) : des noyaux de cellules
embryonnaires sont transplantés dans des ovules énuclées. Ces
derniers sont ensuite réimplantés dans l’utérus de leur mère
d’origine. Ce type de clonage suit les étapes suivantes :
 Prélever l’œuf chez la vache « d’élite » gestante puis le mettre
en culture dans un milieu convenable,
 Laisser l’œuf se multiplier ou se diviser ou subir plusieurs
mitoses jusqu’au stade 32 cellules,
 Isoler les cellules embryonnaires puis prélever le noyau de
chaque cellule.
 Greffer chaque noyau embryonnaire dans un ovule non
fécondé et énuclée de vache « ordinaire » féconde (au préalable),
 Conserver « in vitro » ces différents œufs obtenus afin de les
distribuer plus tard en les réimplantant dans l’utérus de vaches
« porteuses ».
 Le clonage par transplantation d’embryon (doc. 3) : des
cellules détachées d’embryon (cas d’embryon au stade de 16
cellules) sont implantées directement dans l’utérus de mères
porteuses. Le clonage par transplantation d’embryon consiste
alors à fragmenter l’embryon obtenu après fécondation en
plusieurs cellules embryonnaires et de les conserver pour être
distribué.
D’autres techniques permettent d’obtenir des clones chez les
végétaux :
 La multiplication végétative ou reproduction asexuée (cas
du bouturage) : des organes spécialisés réalisent un bouturage
naturel (tubercule, tige, rameaux rampant ou stolons…). Les
plantes obtenues par bouturage sont identiques à la souche
parentale et forment un clone.
 La multiplication « in vitro » : elle donne très rapidement des
clones de plantes à partir de minuscules fragments d’organes
placés dans des conditions de culture appropriée. Des clones
sont alors produits à partir de fragments de végétaux les plus
petits possibles (tiges, racines, feuilles, étamines, ovaire,
bourgeons…) : on parle de micro bouturage. Ces fragments
étant sensibles aux microorganismes, leur culture exigent des
conditions stériles. Ainsi des milliers de cultures mis au point
par tâtonnement (chaque végétal a ses exigences propre)
apportent des substances nutritives indispensables (éléments
minéraux, sucre, hormones végétales, vitamines).
Le clonage thérapeutique existe chez l’homme (Document 4
figures A et B).
Ce type de clonage consiste à un transfert de noyau d’une cellule de
malade dans un ovule humain non fécondé et énucléé. L’embryon
cloné, cultivé in vitro, donnera plus tard divers tissus qui pourront
être transplantés chez le malade donneur du noyau.
Le clonage est une technique d’amélioration applicable à l’homme
dans un but thérapeutique.
Chez les animaux et les végétaux il permet de multiplier une variété
performante.
2.5- Conclusion
L’Homme peut améliorer le rendement des espèces par le clonage.
3- Technique de l’insémination artificielle.
3.1- Observation
L’observation porte sur une insémination artificielle chez les bovins.
3.2- Résultats (voir document 5)
3.3- Analyse des résultats
L’insémination artificielle se pratique chez les bœufs.
3.4- Interprétation des résultats
L’insémination artificielle est la méthode de procréation
médicalement assistée qui consiste à déposer artificiellement du
sperme dans le vagin.
Elle se pratique chez les animaux dans le but d’obtenir une espèce
améliorée.
Chez l’espèce humaine, on distingue l’insémination avec le sperme
de donneur (IAD) et l’insémination artificielle avec le sperme du
conjoint (IAC).
L’insémination artificielle qui s’est développée avec la découverte de
la conservation des spermatozoïdes à -196°C (congélation dans de
l’azote) se fait avec le sperme du conjoint (IAC) ou avec le sperme
d’un donneur (IAD).
L’IAC est peu pratiquée sauf dans le cas d’homme impuissants ou
hypofertiles. Dans ce cas, on prélève la 1ère portion de l’éjaculat qui
est plus riche en spermatozoïdes. Cette méthode répond
principalement à trois types de stérilités :
- celles qui sont liées à des problèmes lors des rapports sexuels,
- celles qui sont dues à des déficiences des spermatozoïdes,
- celles dont l'origine est à rechercher au niveau du col utérin et,
notamment, de la glaire cervicale
L’IAD répond à une stérilité masculine (sperme déficient, ligature
des canaux déférents) ou à des cas de risques génétiques graves. Trois
règles d'or président à leur fonctionnement :
- le don est anonyme et gratuit ;
- le donneur doit être âgé de moins de 45 ans et avoir déjà eu au
moins un enfant ;
- le consentement de l'épouse du donneur est nécessaire.
Ce sperme, ainsi recueilli, est congelé et se présente alors sous forme
de « paillettes ». Ce sont ces dernières que le médecin disposera au
niveau du col de l'utérus.
L’insémination artificielle (IAD ou IAC) a lieu au moment de
l’ovulation.
L’insémination artificielle permet à des couples stériles ou peu
fertiles de procréer.
3.5- Conclusion
L’insémination artificielle se pratique chez les animaux et les
humains avec des objectifs différents.
4- Fécondation in vitro et transfert d'embryon (FIVETE).
4.1- Observation
L’observation porte sur la fécondation in vitro.
4.2- Résultats (Voir document 6).
4.3- Analyse des résultats
Les étapes de la fécondation in vitro et transfert d’embryon sont :
 le prélèvement de l’ovocyte mature,
 la fécondation in vitro,
 la réimplantation de l’embryon dans l’endomètre
hypertrophié de l’utérus.
4.4- Interprétation des résultats
La fécondation in vitro et transfert d’embryon (FIVETE) est
une technique de procréation médicalement assistée qui consiste à
recueillir un ou plusieurs ovocytes (ou ovules) chez une femme (ou
femelle) après réalisation d’un cycle hormonal artificiel, à les
féconder au laboratoire (dans des tubes à essai). Après culture des
œufs obtenus on procède à l’implantation des embryons dans l’utérus
d’une mère porteuse.
La FIVETE se pratique chez les femmes stériles dues à
l’obstruction des trompes que la chirurgie ne peut résoudre ou dans le
cas des mâles atteints d’oligospermie.
L'ovule est prélevé à la surface de l'ovaire, lorsqu'il est à maturité,
juste avant qu'il ne soit expulsé. L'opération s'effectue sous
échographie ou au cours d'une cœlioscopie. Ensuite, l'ovule est placé
dans une éprouvette, et mis en contact avec du sperme qui doit avoir
été recueilli le jour même du prélèvement de l'ovule. Enfin, lorsque
l'ovule est fécondé, il est réintroduit dans l'utérus, habituellement au
bout de deux jours.
D'autres techniques dérivées de la FIVETE sont actuellement
développées, avec pour objectif, notamment, que la fécondation se
déroule toujours à l'endroit habituel, la trompe, mais en « apportant »
ovule et spermatozoïdes (document 7).
La FIVETE permet aussi de multiplier la descendance d’une vache de
bonne qualité.
4.5- Conclusion
La FIVETE est pratiquée dans le cas de stérilité de la femme ou
de l’homme. Pratiquées chez les animaux, ces techniques permettent
d’améliorer leur rendement.
CONCLUSION GENERALE
Les cellules sexuelles interviennent dans la reproduction chez les
mammifères grâce à la fécondation qui aboutit à la formation d’un
œuf ou cellule-œuf qui évolue. Certaines techniques permettent
d’améliorer les espèces la transmission des caractères héréditaires
performants.
des organes sexuels
et le mode d’action
Travail Posez le problème de la pilule
individuel pour réaliser la contraceptive.
tâche ?

comment le cycle Leçon 2 :


sexuel fonctionne-
Prenez vos cahiers et il chez la femme ? COMMENT LE CYCLE SEXUEL FONCTIONNE-IL
notez ce problème CHEZ LA FEMME ?
qui constitue le titre
de la leçon 1

DEVELOP. Brainstorming Formulez des


hypothèses en vue de Emission des
…… min résoudre le problème hypothèses
posé
Travail collectif

Proposez un résumé Le jeune élève de 4e qui est tombé enceinte après avoir eu des rapports sexuels
introductif qui prend Elaboration du avec un jeune garçon de 5e, a permis de constater que les organes sexuels
en compte le constat résumé introductif fonctionnent chez l’homme.
Travail et les hypothèses. On peut alors suppose que :
individuel Prise de notes. - le cycle sexuel chez la femme fonctionne de façon cyclique.
- le cycle sexuel chez la femme fonctionne grâce à une régulation.
Notez dans le cahier. -le cycle sexuel chez la femme fonctionne sous l’action de pilules
contraceptives.

Reformulez la 1ère Reformulation de I- LE CYCLE SEXUEL CHEZ LA FEMME FONCTIONNE-T-IL DE


hypothèse à la la 1ère hypothèse. FAÇON CYCLIQUE?
forme interrogative 1- Observation
en vue de sa L’observation porte sur les cycles sexuels chez la femme.
vérification. Prise de notes. 2- Résultats (voir document 1).
3- Analyse des résultats.
Travail collectif Notez !
 CYCLE DES HORMONES HYPOPHYSAIRES :
Les courbes traduisent la variation des taux des hormones hypophysaires au
Observer des cours d’un cycle de 28 jours.
Proposez une documents. De 0 à 14 jours (phase folliculaire) :
activité qui permet Avant le 14e jour, le taux de LH augmente lentement puis atteint brusquement
Travail de vérifier cette Prise de notes un pic au 13e jour (19 mui/ml de plasma). Quant au taux de FSH, il augmente
individuel hypothèse. légèrement puis diminue avant d’atteindre brusquement un pic au 13e jour
(7mui/ml de plasma).
Notez De 14 à 28 jours (phase lutéinique) :
Les taux de LH et FSH chutent brusquement puis retrouvent progressivement
Travail collectif leur valeur initiale vers le 28e jour puis un nouveau cycle de 28 jours
recommence.
 CYCLE OVARIEN :
Travail Le cycle ovarien est caractérisé par une évolution cyclique des follicules
individuel ovariens. Ce cycle se déroule en 3 phases :
 la phase folliculaire ou phase pré-ovulatoire au cours de
laquelle il y a une croissance des de quelques follicules,
 la phase ovulatoire avec l’expulsion de l’ovocyte II suite à la
rupture de la paroi du follicule mûr,
 la phase lutéinique ou phase post-ovulatoire au cours de
laquelle il y a formation puis régression du corps jaune.
 CYCLE DES HORMONES OVARIENNES :
Les courbes traduisent la variation des hormones ovariennes (œstrogènes et
progestérone) au cours d’un cycle de 28 jours.
De 0 à 14 jours (phase folliculaire) :
Le taux des œstrogènes augmente et atteint un pic le 13e jour (320pg/ml). Quant
à la progestérone, son taux est quasiment nul.
De 14 à 28 jours (phase lutéinique) :
Le taux des œstrogènes chute brusquement et atteint (80pg/ml) augmente
légèrement puis retrouve sa valeur initiale après une légère chute en fin de cycle
(60pg/ml).
Le taux de progestérone augmente fortement et atteint un pic (10ng/ml) vers le
21e jour puis chute brutalement et retrouve sa valeur initiale en fin de cycle.
 CYCLE UTERIN :
Le cycle utérin est caractérisé par une modification cyclique de la muqueuse
utérine. Ces modifications se produisent parallèlement aux phases du cycle
ovarien.
Ainsi pendant la phase pré-ovulatoire (de 0 à 14 jours), l’endomètre qui était
détruit presque totalement au cours de la menstruation se reconstitue et
s’épaissit progressivement.
Au cours de la phase lutéinique (de 14 à 28 jours), la muqueuse utérine
continue de s’épaissir. Lorsque l’épaississement devient maximal, la muqueuse
présente l’aspect d’une dentelle : c’est la dentelle utérine. En fin de cycle, la
muqueuse subit une desquamation et de nouvelles règles apparaissent. C’est le
début d’un nouveau cycle.
4- Interprétation des résultats
 CYCLE DES HORMONES HYPOPHYSAIRES :
La FSH (Hormone de stimulation folliculaire ou Hormone
folliculostimulante) est une hormone sécrétée par l’antéhypophyse. Le taux de
FSH augmente pendant la phase folliculaire car elle assure la maturation des
follicules. Elle stimule la sécrétion des œstrogènes (Hormone ovarienne). Le
taux de FSH baisse pendant la phase lutéinique sous l’action du corps jaune.
La LH (Hormone lutéinisante) est aussi sécrétée par l’antéhypophyse. Elle
présente un pic très prononcé car elle déclenche l’ovulation et entretient la
sécrétion des œstrogènes par les follicules et la sécrétion de progestérone par les
cellules lutéales.
Les hormones hypophysaires jouent un rôle dans la maturation des follicules et
dans production des hormones ovariennes.
 CYCLE OVARIEN :
La phase pré-ovulatoire ou phase folliculaire : Elle dure 12 à 17 jours. Elle se
caractérise par la croissance rapide de quelques jeunes follicules cavitaires dont
l’évolution était bloquée depuis la vie fœtale. Un des follicules achève sa
croissance, les autres dégénèrent. La phase folliculaire se termine par
l’ovulation.
La phase ovulatoire : Elle correspond à la libération de l’ovocyte II.
La phase post-ovulatoire ou phase lutéinique : Elle dure 13 à14 jours c’est-à-
dire jusqu’aux règles (menstrues) suivantes et correspond au développement du
corps jaune. Le corps jaune est le résultat de la transformation du follicule après
l’ovulation. Les cellules de la granulosa et de la thèque interne se chargent d’un
pigment : la lutéine. Le corps jaune régresse s’il n’y a pas eu de fécondation et
un autre cycle ovarien recommence. Dans cette phase, le fonctionnement
ovarien est caractérisé par le développement de l’activité du corps jaune.
 CYCLE DES HORMONES OVARIENNES :
Au cours de la phase folliculaire, les œstrogènes (œstradiol) sont produits par
la thèque interne et la granulosa du follicule ovarien. Au fur et à mesure que
le follicule croît les cellules de la thèque interne et de la granulosa se multiplient
ce qui entraîne une augmentation du taux d’œstrogènes (œstradiol). En fin de
phase folliculaire, le taux d’œstrogènes (œstradiol) augmente rapidement et
atteint un pic car le follicule est en fin de croissance.
A partir de l’ovulation, les cellules de la thèque interne et de la granulosa
sécrètent de moins en moins les œstrogènes. Après l’ovulation, se forme le
corps jaune. Les cellules lutéales du corps jaune sécrètent la progestérone. Le
taux de progestérone est de plus en plus important pendant la croissance du
corps jaune. En absence de fécondation le corps jaune régresse, ce qui entraîne
la chute du taux de progestérone.
Les hormones ovariennes (œstrogènes et progestérone) sont produites par la
thèque interne, la granulosa et les cellules lutéales.
 CYCLE UTERIN :
Pendant la phase folliculaire, la muqueuse utérine ou endomètre, presque
totalement détruit au cours de la menstruation, se reconstitue à partir des
fragments épithéliaux puis s’épaissit progressivement. Les glandes en tube
apparaissent, se ramifient. Parallèlement, la vascularisation sanguine se
développe.
Pendant la phase lutéinique, l’endomètre et s’épaissit, prolifère, forme une
dentelle utérine ou dentelle endométriale (muqueuse à l’aspect de dentelle), il y
a accroissement de l’irrigation sanguine (les artérioles se spiralisent entre les
glandes en tube) et la baisse des contractions utérines. Les glandes alimentées
par les vaisseaux sanguins, devenues tortueuses et ramifiées, sécrètent du
mucus et du glycogène. L’endomètre présente une structure favorable à
l’accueil du jeune embryon. A ce titre l’on qualifie également la phase
lutéinique de phase progestative. En absence de nidation, la structure de
l’endomètre se délabre : c’est la menstruation et le début d’un nouveau cycle.

Les menstrues observées lors du cycle sexuel chez la femme et qui traduisent la
maturité et le fonctionnement des ovaires sont des écoulements de sang par le
vagin qui surviennent chaque mois chez la jeune fille à partir de 12 ans
(quelques rare fois plus tôt : 9 ans). .

L’apparition des menstrues chez la femme nécessite des mesures d’hygiène


particulière appelée hygiène menstruelle : toilette régulière simple et
rigoureuse avec de l’eau et du savon doux, port de lingettes jetables ou tissu
propre…
L’hygiène menstruelle désigne l’ensemble des dispositions pour maintenir le
corps propre et en bonne santé pendant la période des menstrues. Elle se fait au
niveau de la partie externe d’avant en arrière et finir par la région anale, pour
éviter le passage des germes de l’anus vers le vagin. En outre, il faut éviter de
mettre les doigts dans le vagin, d’utiliser des poires, des antiseptiques/savon
agressif, des parfums,

4- Conclusion
Le cycle sexuel chez la femme fonctionne de façon cyclique

II-LE CYCLE SEXUEL CHEZ LA FEMME FONCTIONNE-T-IL GRÂCE A


UNE REGULATION?
A- Organes sexuels femelles.
1- Présentation des expériences.
- Expérience 1 : On pratique l’ablation, la greffe et l’injection d’extraits
d’ovaires.
- Expérience 2 : On pratique l’ablation, la greffe et l’injection d’extraits
d’hypophyse.
- Expérience 3 : On pratique la lésion de l’hypothalamus, la stimulation
électrique de certaines zones hypothalamiques, la greffe d’un fragment
d’hypophyse près de l’hypothalamus et la section des vaisseaux sanguins reliant
l’hypothalamus à l’hypophyse.
- Expérience 4 : On pratique l’ovariectomie bilatérale chez une rate adulte.
On introduit chez une autre rate une petite quantité ou une forte dose
d’œstrogènes dans l’hypothalamus.
2- Résultats (Voir documents 2, 3, 4 et 5)

3- Analyse des résultats


- Lorsqu’on pratique l’ablation des ovaires, il n’y a aucun développement de la
muqueuse utérine alors que la greffe d’ovaires sous la peau et l’injection
d’extraits ovariens entrainent respectivement un développement cyclique de la
muqueuse utérine et un développement de la muqueuse utérine sans variation
cyclique.
- L’ablation de l’hypophyse entraine l’atrophie des ovaires et l’arrêt du cycle
ovarien alors que l’injection d’extraits ou la greffe de l’hypophyse entraine la
maturation folliculaire, l’ovulation et la formation du corps jaune.
- La lésion de l’hypothalamus et la section des vaisseaux sanguins reliant
l’hypothalamus à l’hypophyse entrainent l’atrophie des ovaires et l’arrêt du
cycle ovarien alors que la stimulation électrique de certaines zones de
l’hypothalamus et la greffe d’hypophyse à un animal hypophysectomisé
entrainent la production de LH et l’ovulation.
- L’ovariectomie bilatérale entraine une hypertrophie de l’hypophyse et une
augmentation du taux des gonadostimulines (FSH et LH).
L’introduction de petites quantités d’œstrogènes dans l’hypothalamus entraine
une baisse du taux de FSH et une atrophie des ovaires alors que de fortes doses
d’œstrogènes entrainent une sécrétion accrue de LH.
4- Interprétation des résultats.
- La thèque interne et la granulosa des follicules ovariens sécrètent des
hormones ovariennes, les œstrogènes, parmi lesquelles l’œstradiol est celle
dont l’activité biologique est la plus importante.
Le corps jaune sécrète la progestérone ‘et un peu d’œstradiol) pendant la
phase lutéale.
L’ovaire agit grâce à ces hormones sur l’utérus. L’œstradiol est responsable de
la prolifération de la muqueuse utérine et de la sécrétion d’une glaire abondante
et filante au moment de l’ovulation. Il stimule la contraction utérine.
La progestérone prépare l’utérus à la gestation en accentuant les modifications
de la muqueuse utérine (endomètre), le rendant sécrétoire et inhibant les
contractions du muscle utérin.
- L’hypophyse contrôle le fonctionnement de l’ovaire par l’intermédiaire de
deux hormones appelées gonadotrophines :
 la FSH (Hormone folliculostimulante ou Hormone de stimulation
folliculaire) qui assure la maturation des follicules et commande la
sécrétion des œstrogènes (œstradiols),
 la LH (Hormone lutéinisante) qui déclenche l’ovulation et provoque la
transformation du follicule rompu en corps jaune.
Des dosages sanguins montrent l’évolution cyclique de ces gonadotrophines qui
commandent l’évolution des follicules ovariens et les synthèses hormonales au
niveau de l’ovaire (voir document 5).
- L’hypothalamus agit sur l’hypophyse par l’intermédiaire d’une neurohormone
appelée GnRH (Hormone de libération des gonadotrophines ou
Gonadolibérine). Cette neurohormone libérée par certains neurones
hypothalamiques intervient par voie sanguine sur l’hypophyse.
- L’hypertrophie de l’hypophyse suite à l’ablation des ovaires et la variation des
taux de FSH et LH en présence de petites quantités ou de fortes doses
d’œstrogènes montrent que les hormones ovariennes influencent directement la
sécrétion des gonadotrophines hypophysaires.
Le complexe hypothalamo-hypophysaire décèle les variations du taux des
hormones ovariennes (œstrogènes et progestérone) qui exercent une rétroaction
ou un rétrocontrôle ou encore un feed back sur ce complexe. Ce
rétrocontrôle peut être négatif ou positif :
- le rétrocontrôle est dit négatif lorsque la hausse du taux des hormones
ovariennes dans le sang freine la sécrétion des gonadotrophines et à l’inverse,
une chute du taux de ces hormones ovariennes entraîne une hypersécrétion des
gonadostimulines.
La rétroaction négative exercée par l’ovaire sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire tend à amortir les variations des taux hormonaux par une
autorégulation.
- le rétrocontrôle est dit positif lorsque la hausse du taux des œstrogènes dans
le sang entraine une sécrétion accrue des gonadotrophines (FSH et LH).
Ces pics s’observent juste avant l’ovulation (13e jour). Ceci montre que
l’autorégulation n’est pas assurée à certaines périodes du cycle. Les cellules
hypophysaires sont sensibilisées par les doses élevées d’œstradiols puis en
présence de GnRH, les sécrétions de gonadotrophines atteignent leur pic. C’est
le pic de LH qui provoque l’ovulation.(Voir document 6 : Schéma de la
régulation des cycles sexuels).
5- Conclusion
Les ovaires exercent un rétrocontrôle sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire par l’intermédiaire des hormones ovariennes.
B- Organes sexuels mâles.
1- Présentation des expériences.
Expérience1 : On détruit l’hypophyse antérieure (hypophysectomie) chez un rat
adulte non stérile.
Expérience 2 : On injecte de la LH dans le sang d’un rat adulte non stérile
hypophysectomisé.
Expérience 3 : On pratique la castration (ablation des testicules) chez un rat
adulte non stérile.
Expérience 4 : On introduit de petites quantités de testostérone dans
l’hypothalamus d’un rat adulte non stérile.
2- Résultats
- Arrêt de la spermatogenèse, atrophie des cellules de Leydig, régression des
caractères sexuels secondaires.

- Augmentation du débit de la testostérone dans la veine spermatique, reprise de


la spermatogenèse.

- Augmentation du taux sanguin des gonadostimulines (FSH et LH)


- Atrophie des testicules, arrêt de la sécrétion des gonadostimulines (FSH et
LH).
3- Analyse des résultats
- L’hypophysectomie du rat adulte entraine l’arrêt de la spermatogenèse,
l’atrophie des cellules de Leydig et la régression des caractères sexuels
secondaires.
-L’injection de LH dans le sang du rat hypophysectomisé entraine une
augmentation du débit de la testostérone dans la veine spermatique, reprise de la
spermatogenèse.
- La castration chez un rat adulte entraine une augmentation du taux sanguin des
gonadostimulines.
- L’introduction de petites quantités de de testostérone dans l’hypothalamus
entraine l’atrophie des testicules et l’arrêt de la sécrétion des gonadostimulines.
4- Interprétation des résultats.
L’hypophyse sécrète des gonadotrophines (FSH et LH) :
-La FSH sécrétée par l’antéhypophyse active la spermatogénèse par
l’intermédiaire des cellules de Sertoli. Les cellules de Sertoli produisent des
protéines indispensables à la réception de la testostérone par les cellules de la
lignée sexuelle ou lignée spermatogénétique.
- La LH active la libération de la testostérone en stimulant les cellules de
Leydig. Cette stimulation des cellules de Leydig est indispensable à la
production de testostérone par celle-ci (les cellules de Leydig).
L’hypothalamus agit sur l’hypophyse par l’intermédiaire d’une neurohormone,
la GnRH ou gonadolibérine. La gonadolibérine est une hormone libérée dans le
sang par l’extrémité des axones de neurones se trouvant au niveau de
l’hypothalamus. La GnRH libérée dans le sang sera véhiculée jusqu’à
l’hypophyse antérieure et déclenche la libération des gonadotrophines.
L’hypophyse et l’hypothalamus forment un complexe de commande : le
complexe hypothalamo-hypophysaire. Ce complexe agit sur le
fonctionnement des testicules.
L’hypophyse agit sur le fonctionnement des testicules par voie hormonale.
L’augmentation du taux sanguin des gonadostimulines après castration du rat
montre que les testicules contrôlent l’activité de l’hypophyse en le freinant. Ce
contrôle se fait par l’intermédiaire de la testostérone.
Une forte dose de testostérone dans le sang est détectée par les neurones
sécréteurs de GnRH grâce aux récepteurs spécifiques qu’ils possèdent. Cette
forte dose inhibe l’activité de ces neurones et entraîne l’arrêt de la sécrétion de
GnRH et par conséquent celle des gonadostimulines. La testostérone exerce en
permanence un effet modérateur sur le complexe hypothalamo-hypophysaire :
c’est le rétrocontrôle négatif (voir document 7 : Schéma de la régulation des
fonctions testiculaires).
Le rétrocontrôle négatif assure une autorégulation des productions d’hormones.
Ainsi les écarts (hausse ou baisse d’un des taux hormonaux) par rapport aux
valeurs de référence sont automatiquement corrigés.
La production de gonadostimulines chez l’homme ne subit pas de variation
cyclique régulière, elle est continue.
5- Conclusion
Les testicules fonctionnent sous l’influence du complexe hypothalamo-
hypophysaire et agissent par rétrocontrôle sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire.
C- Conclusion
Les organes sexuels chez l’homme fonctionnent grâce à une régulation.

III- LE CYCLE SEXUEL CHEZ LA FEMME FONCTIONNE-T-IL SOUS


L’ACTION DE PILULES CONTRACEPTIVES ?
1- Présentation du texte.
Dans les pays développés, la plupart des couples souhaitent choisir le moment
de la conception.
Les qualités que l’on doit attendre d’un bon contraceptif sont l’efficacité,
l’innocuité, la réversibilité.
La France se distingue par l’utilisation massive de la pilule. Son mode
d’administration la fait qualifier de contraception orale ; son mode d’action est
chimique, car elle agit sur le corps tout entier.
La pilule, expérimentée en 1954 à porto Rico par le médecin américain Pincus,
était fortement dosée ; les pilules actuelles le sont beaucoup moins et sont très
diversifiées :
- Les pilules combinées :
Les 21 comprimés contiennent tous un produit œstrogène associé à un produit
progestatif. Ce sont les pilules les plus fréquemment prescrites. Elles possèdent
trois verrous de sécurité : blocage de l’ovulation, glaire cervicale rendue
imperméable et atrophie de l’endomètre. Leur efficacité est donc excellente.
- Les pilules progestatives seules (micropilules) :
Les 28 comprimés ne contiennent qu’un composé, le progestatif. Leur efficacité
ne repose que sur deux verrous : glaire cervicale imperméable et muqueuse
utérine « pauvre ».
- Les pilules séquentielles :
Les premiers comprimés ne contiennent que des œstrogènes, les derniers un
mélange d’œstrogène et de progestatifs. Elles possèdent un seul verrou de
sécurité, l’inhibition de l’ovulation, et ne sont prescrite qu’exceptionnellement
et pendant une courte durée.
Extrait de Biologie Terminale D,
Collection ADN, p.359-361.
2- Résultats
(voir texte et documents 7 et 8)
3- Analyse des résultats
La pilule est utilisée comme moyen de contraception. Elle a un mode d’action
chimique. On distingue plusieurs types de pilules :
- Les pilules combinées ;
- Les pilules progestatives seules (micropilules) ;
- Les pilules séquentielles.
4- Interprétation des résultats.
Les pilules sont des comprimés contenant des hormones ovariennes de synthèse
(stéroïdes de synthèse) que la femme doit prendre quotidiennement par voie
orale pour obtenir une contraception efficace.
La contraception désigne l’ensemble des moyens visant à empêcher qu’un
rapport sexuel entraine une grossesse.
La pilule modifie l’équilibre hormonal qui règle les cycles utérin et ovarien
(voir document 7)
En effet, une absorption régulière de pilules entraîne une augmentation du taux
des hormones ovariennes de synthèse dans le sang. L’élévation du taux de ces
hormones exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire en provoquant une inhibition de la sécrétion des gonadostimulines
(FSH et LH) par l’hypophyse antérieure. Le faible taux de FSH est insuffisant
pour induire le développement des follicules donc la quantité d’œstrogènes
demeure aussi très faible. Par conséquent les pics de LH sont supprimés d’où
l’absence d’ovulation chez la femme qui prend des pilules: on parle
d’anovulation.
Les pilules agissent à d’autres niveaux dans l'organisme de la femme (voir
document 8) :
- au niveau de la glaire cervicale en la rendant imperméable aux
spermatozoïdes (action anti-glaire cervicale) ;
- au niveau de l’endomètre qui devient impropre à la nidation ou en provoquant
l’expulsion de l’embryon (action anti-nidation).
-au niveau de la voie sanguine en agissant sur les ovaires afin de bloquer la
production des ovules
Cette méthode contraceptive (prise de pilule) présente plusieurs avantages :
-le planning familial : le couple aura le nombre d’enfants qu’il veut au moment
où il le désire. Il peut planifier au mieux les besoins de ses enfants (nourritures,
éducation, vêtements…), le couple dispose également de plus de temps pour
être ensemble et avec les enfants.
-La préservation de la santé de la mère.

-La réduction des grossesses à risque (grossesses précoces, tardives ou


rapprochées) et des grossesses non désirées.

Ainsi, la pilule agit par rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-


hypophysaire.
5- Conclusion
le cycle sexuel chez la femme fonctionne sous l’action de pilules contraceptives.
CONCLUSION GENERALE
le cycle sexuel chez la femme fonctionne de façon cyclique, grâce à une
régulation et sous l’action de pilules contraceptives.

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