Cours de turbomachines approfondies
I.6 Etude de l’écoulement permanent dans les turbomachines.
Le problème posé par les turbomachines est schématisé
dans la (figure.2) la conduite dirons la canal- tourne
autour de l’axe OO’ avec la vitesse angulaire = Cte. Canal du rotor
2
Nous nous proposons d’étudier l’écoulement du fluide
entre les points 1 et 2 entée et sortie du fluide. 1
Nous aurons envisager deux cas, suivant qu’il s’agit
de fluide compressible ou de fluide incompressible.
Nous devrons de plus envisager deux modes d’écoulement
qui définissent les deux grandes classes de turbomachines : O O’
- machines dont lesquelles l’écoulement est axial ; Axe du rotor
- machines dans lesquelles l’écoulement est radial.
La (figure.3) donne le schéma d’une machine axiale Figure 2
Nous constatons que chaque particule de fluide,
dans la traversée des canaux du rotor, reste toujours
à la même distance r de l’axe de rotation.
Elle se déplace donc sur un cylindre, suivant un trajet
qui est schématisé sur la (figure.4)
Stator
Sens de
l’écoulement Rotor
Vue de dessus
des canaux Figure 4
Figure 3
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Pour les pompes centrifuges on remarque que chaque particule de fluide s’éloigne de l’axe de
rotation dans la traversée du canal ; son trajet est dit centrifuge (figure.5).
Le turboréacteur de l’avion comprend une turbine à gaz et un compresseur d’air, soit axial,
soit centrifuge. Pompes et turbines hydraulique sont, soit axiales, soit centrifuges.
Figure 5
I.7 Ecoulement permanent dans les turbomachines cas du fluide incompressible.
Nous allons étudier l’écoulement entre les points 1 et 2 qui marquent l’entrée et la sortie des
canaux mobiles de la machine
I.7.1 Machines axiales.
La (figure.6).représente le rotor d’une pompe axiale ; on dit également pompe hélice, car elle
ressemble à une hélice marine.
Stator
1 2
Sens de l’écoulement
r
Rotor
Figure 6
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Considérons ce qui se passe sur le cylindre de rayon r. une particule d’eau qui aborde la pale
en 1 avec la vitesse C1 supposée connue (figure.7)., va être entraînée par cette pale à la vitesse
2 n
u r ; est la vitesse angulaire du rotor : , si n est exprimé en tours par
60
minute ; u est la vitesse circonférentielle du rotor au rayon r , vitesse d’entraînement de la
particule.
Nous savons que la vitesse C1 , dite vitesse absolue, est la somme géométrique de la vitesse
d’entraînement u et la vitesse relative w1 . Un simple tracé de parallélogramme permet donc
de déterminer cette vitesse relative w1 quand en connaît C1 et u . En 1 la pale d’hélice devra
être dirigée suivant cette vitesse relative w1 ; il est donc nécessaire de déterminer celle-ci.
Au point 2, sortie du canal, la vitesse d’entraînement est encore u r , mais la vitesse
relative w2 est différente de w1 , conséquence du passage de la particule d’eau dans le canal. La
vitesse absolue devient alors C2, composante géométrique de u et de w2
La vitesse relative w est celle que constaterait un observateur tournant avec le rotor ; il verrait
l’eau se déplacer entre les pales avec une vitesse variant de w1 à w2
Pour rendre le tracé plus commode, on suppose que le cylindre de rayon r est développé, on
obtient alors la (figure.8).
Figure 7
Figure 8
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Détermination du travail échangé.
Revenons à l’étude de l’écoulement entre le point 1et 2 ; nous écrivons :
P2 P1 1 2
W12
C 2 C12
2
(I.4)
Imaginons maintenant l’observateur tournant avec le rotor ; pour lui l’écoulement se fait dans
un canal immobile de la vitesse w1 à la vitesse w2 . Il écrit donc la relation de Bernoulli :
P2 P1 1 2
2
w2 w12 0 (I.5)
Ou encore,
2
P2 P1
2
w1 w22 (I.6)
La variation de la pression du fluide est ainsi due à la variation de la vitesse relative au
passage dans le rotor. S’il y a ralentissement de la vitesse relative, c'est-à-dire si w2 w1 , il en
résulte une augmentation de la pression, p 2 p1 ; c’est le cas de la (Figure.8)
W12
P2 P1
Etat d’entrée Etat de sortie
1 2
2
C2 C12
1 2
2
w1 w22
Figure 9
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W12
Nous savons que représente des mètres de hauteur de fluide ; il est courant d’écrire, non
g
W12
pas W12 , mais en J/kg, ou H 12 en m.
g
Signe de Cu .
- cas a : C u 0 ; la projection de la vitesse absolue C sur u est de même sens que u ;
- cas b : C u 0 ; vecteur vitesse de la vitesse absolue C est perpendiculaire à u ;
- cas c : C u 0 ; la projection de la vitesse absolue C sur u est de sens contraire à u ;
C
CU α
CU=0
CU α=90 C
α
C
U U
U
a) b) c)
Détermination du couple exercé suivant de l’axe de la machine.
Nous savons que la puissance mise en jeu est :
q m W12 en [W] (I.7)
Nous avons aussi
C
donc C
q m W12
Or C en [N.m] (I.8)