RAPPORT DE TP DE
RESISTANCE DES
MATERIAUX
TRAVAUX PRATIQUES
GROUPE 1
Realisé par: Encadré par:
Anaflous Othmane Mr. El Alaoui
Boulmane Lamia [Link]
Barrou Nada
Ouakannou Hiba
2024-2025
REMERCIMENT
Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude aux
personnes qui ont contribué de manière significative à la
réalisation de ce travail pratique en génie civil.
Tout d'abord, nous remercions sincèrement Monsieur EL
ALAOUI, pour son encadrement, ses conseils précieux, et
son soutien constant tout au long du TP. Son expertise et
son dévouement ont été essentiels pour surmonter les défis
rencontrés et pour atteindre les objectifs fixés.
Nous souhaitons également adresser nos remerciements à
Monsieur RACHID BOUFERRA , pour sa disponibilité, ses
critiques constructives, et ses encouragements. Sa vision et
ses suggestions enrichissants .
Nous tenons à exprimer notre sincère reconnaissance à la
Faculté des Sciences et Techniques ainsi qu'au laboratoire de
génie civil pour avoir mis à notre disposition les
équipements, les ressources et un environnement favorable à
la réalisation de cette étude.
Nous leur sommes profondément reconnaissants et
espérons que ce travail répondra à leurs attentes.
Sommaire
Introduction générale 01
Essai de cisaillement à la boite 02
Flexion pure méthodes énergitique 14
Flexion et torsion combinées 30
Essai de traction-compression 40
Conclusion générale
52
INTRODUCTION GENERALE
Les matériaux utilisés dans les structures et les ouvrages de
génie civil sont soumis à diverses sollicitations mécaniques
au cours de leur utilisation. Pour garantir leur durabilité et
leur sécurité, il est essentiel de comprendre leur
comportement sous différentes charges. Les essais de
résistance des matériaux (RDM) permettent d'évaluer les
propriétés mécaniques des matériaux en simulant des
conditions réelles ou extrêmes.
Parmi les principaux essais de RDM, on distingue :
L’essai de cisaillement à la boîte, qui mesure la résistance
d’un sol au cisaillement en appliquant une force
horizontale sous une charge normale.
La flexion pure, qui évalue la réponse d'un matériau à
une charge perpendiculaire à son axe longitudinal.
La traction, qui mesure la résistance d'un matériau à un
allongement.
La flexion et la torsion combinées permettent d'analyser
la réponse d'un élément structurel soumis à des charges
simultanées, où la flexion génère une courbure et la
torsion une rotation.
Ces essais permettent de caractériser les limites mécaniques,
de comprendre les phénomènes de déformation et de
rupture, et d'orienter les choix des matériaux en fonction des
contraintes spécifiques des projets.
01
ESSAI DE CISAILLEMENT A LA BOITE
02
Introduction
L’essai de cisaillement à la boîte est un test de laboratoire
utilisé pour étudier le comportement au cisaillement d'un
matériau, souvent un sol ou un matériau granulaire. Il permet
de déterminer la résistance au cisaillement d’un matériau en
fonction de la contrainte normale appliquée. Ce test est
essentiel en génie civil pour évaluer la stabilité des fondations,
des talus et des structures en contact avec le sol. Les principaux
paramètres obtenus sont la cohésion et l’angle de friction
interne, qui sont cruciaux pour analyser le comportement du
sol ou du matériau sous différentes charges.
But de l’essai
L’objectif principal de l’essai de cisaillement à la boîte est de
déterminer la résistance au cisaillement d’un matériau sous
une contrainte normale donnée. Cela permet de calculer des
paramètres clés, tels que l’angle de friction interne (φ) et la
cohésion (c), qui sont essentiels pour évaluer la stabilité d’un
matériau ou d’une structure soumise à des forces de
cisaillement.
03
Principe de l’essai
L'échantillon de sol à analyser est positionné entre deux demi-
boîtes, où la demi-boîte supérieure reste immobile tandis que la
demi-boîte inférieure peut se déplacer horizontalement par
rapport à elle.
Une contrainte normale est appliquée à l'échantillon de sol à
l'aide d'un piston. L'échantillon est placé entre deux demi-
boîtes, qui sont capables de se déplacer horizontalement l'une
par rapport à l'autre selon un plan prédéterminé
On mesure également le déplacement horizontal Δl de
l’éprouvette. À partir de cette mesure, on peut déterminer, en
fonction du temps :
la contrainte normale σn ;
la contrainte tangentielle τ ;
la déformation horizontale Δl / l = εl.
Pour un effort vertical donné, c'est-à-dire pour une contrainte
normale σn, on trace deux courbes :
la contrainte tangentielle τ en fonction de la déformation
horizontale εl ;
la déformation verticale Δh / h = εh en fonction de la
déformation horizontale εl.
04
Le matériel de l’essai
Boîte de cisaillement :
Plaque métallique
Demi-boite inférieure Demi-boite supérieure
de (6*6)cm2 de (6*6)cm2
Echantillon de sable: Dame de compactage:
Piston de Casagrande:
L’appareil de chargement dans
lequel on place les poids:
3.6kg -7.2kg - 12.4kg
05
Calcul des masses à mettre dans le piston de Casagrande:
On a: σ=P/A P=σ*A
Et P=m*g m=P/g= (σ*A)/g
Or
A=36 cm2 m1 =3.6 Kg
σ=1 bar, 2 bar, 3 bar m2= 7.2 Kg
g=10N/Kg m3=10.8 Kg
Machine de Casagrande :
Comparateur
permet de
détecter la
variation de
support déformation
de la
boite
Comparateur permet de
détecter la variation de
déplacement de la demi-boite
inférieure
Chronomètre:
Le chronomètre est un outil essentiel
pour suivre l’évolution temporelle du
déplacement et de la déformation lors
de l’essai de cisaillement à la boîte.
06
Mode opératoire
[Link]éparation de l’échantillon
Tamisage du sable : Avant de préparer l’échantillon, le
sable est tamisé à travers des tamis avec un diamètre de
maille de 4 mm. Le sable qui reste après tamisage, c'est-à-
dire le "refus", est utilisé pour l’essai.
Préparation de l'échantillon : Le sable tamisé est
généralement placé dans la boîte de cisaillement sous forme
de bloc. L’échantillon doit être préparé avec une forme
régulière et bien compactée pour éviter toute déformation
anormale pendant l’essai.
Compaction : L'échantillon de sable est ensuite compacté de
manière uniforme et constante dans la boîte de cisaillement
pour assurer une densité constante.
07
[Link] en place de l'échantillon et préparation à l'essai
Après avoir placé l'échantillon dans
la boîte, on le couvre avec une
plaque métallique supérieure pour
répartir uniformément la charge.
Ensuite, on fixe solidement la boîte dans le support de
l'appareil de cisaillement.
On installe les capteurs (comparateurs de déplacement
horizontal et de déformation verticale).
On applique la contrainte normale (une charge verticale),
sur l’échantillon de sol, généralement par l’ajout de poids.
Une fois l'ensemble stabilisé, l'essai cisaillement
peut commencer en appliquant une force horizontale
progressive, causant la déformation de l’échantillon.
08
Les données collectées, nous permettent de tracer des courbes
montrant comment le sol réagit sous cisaillement, en lien avec
la contrainte appliquée et les déformations observées.
Partie théorique
Pour un sol, on distingue plusieurs paramètres liés à sa résistance
au cisaillement.
a/ Cohésion:
La cohésion d’un sol est sa capacité à résister au glissement
entre ses grains et aux efforts de cisaillement, limitant les
risques d’éboulement et renforçant la stabilité des structures.
b/ Angle de frottement:
L'angle de frottement interne fait référence à la position naturelle
d'un matériau en tas par rapport à l'horizon.
Cet angle change selon le type de sol, notamment la forme de ses
particules : plus ces dernières présentent une forme angulaire, plus
cet angle est significatif. Par conséquent, pour des matières
comme les graviers, cet angle est généralement supérieur.
Ces paramètres sont déterminés à partir de 2 courbes.
c/ Courbe : τ=f(∂)
d/ Courbe intrinsèque: τ=f(σ)
Les 2 courbes sont tracées à partir des données collectées et
consignées dans les tableaux remplis au cours de l'essai de
cisaillement.
09
Les résultats
Valeur expérimental utilisé:
On a: A=36 cm2
C=Coefficient de conversion=0.0227
Les résultats théoriques et expérimentales obtenues au cours
de l’essai sont regroupés dans les tableaux ci-après, puis
visualisé en graphs comprenant les courbes:
Cas où σ=1bar :
Cas où σ=2 bar :
10
Cas où σ=3 bar :
Dans le tableau, les valeurs en gras représentent les contraintes
maximales. Elles correspondent au point où le comparateur de
contraintes atteint son maximum avant de commencer à
diminuer.
Courbes de contrainte de cisaillement en fonction de déplacement
11
Courbes de contrainte de cisaillement en fonction
de contrainte normale
Courbe d'interpolation
Cohésion
Pour déterminer le coefficient C (cohésion) et tanϕ (tangente
de l'angle de frottement interne), on utilise le théorème
d’interpolation linéaire. Cela consiste à tracer une courbe
interpolée en s'appuyant sur les points expérimentaux
obtenus.
C (cohésion) c’est l’intersection de la courbe interpolée et
l’axe des ordonnées.
Donc: C=0,003 kN/cm2
ϕ (l'angle de frottement) peut être déterminer à partir de la
courbe interpolée.
On a: tanϕ =Δτ/Δσ=0.897
Donc: ϕ= arctanϕ = arctan(0.897)
Or: ϕ= 41.9°
12
Interprétation des résultats
a/Cohésion
Dans notre cas, où la cohésion est de 0,003 kPa, elle est
extrêmement faible, ce qui est comparable à celle du sable, qui
possède également une cohésion proche de zéro. Les deux
présentent une résistance au cisaillement minimale, ce qui
signifie que le sol aura une capacité limitée à résister à des
déformations sous charge. En pratique, cela indique que ce sol
est peu stable et pourrait nécessiter des mesures
supplémentaires pour assurer la stabilité des structures
construites dessus.
b/Angle de frottement
Pour l'angle de frottement; il atteint 41,9° témoigne d'une forte
résistance au mouvement entre les particules du sol. Par
rapport au sable dont le angle de friction se situe
habituellement entre 30° et 35°, notre sol est plus résistant aux
forces de cisaillement. Cela indique qu'il offre une plus grande
stabilité par rapport au sable et qu'il est plus approprié pour
supporter des charges supérieures sans se détériorer.
Conclusion
L'essai de cisaillement en boîte a fourni des résultats précis sur
la réponse du sol sous contrainte, permettant d'analyser son
comportement mécanique face aux forces appliquées.
Les données obtenues mettent en évidence les caractéristiques
spécifiques du matériau testé. Ces informations sont cruciales
pour des applications pratiques en ingénierie géotechnique.
13
FLEXION PURE
METHODES ENERGETIQUES
14
Introduction
La flexion pure est une des sollicitations fondamentales
étudiées en mécanique des [Link] intervient lorsque des
moments fléchissants sont appliqués à une poutre, sans qu’il
n’y ait d’efforts tranchants.L’étude de ce phénomène est
essentielle pour dimensionner des structures résistantes et
économiquement viables, tout en garantissant leur sécurité.
Dans ce travail pratique, nous utilisons les méthodes
énergétiques, une approche puissante basée sur les principes de
conservation d'énergie, pour analyser la déformation des
poutres soumises à la flexion pure. Cette approche permet
d’établir les relations entre les charges appliquées, les
propriétés géométriques et matérielles des structures, ainsi que
leurs déformations.
But de l’essai
Le principal objectif de ce TP est :
De déterminer les déformations et déplacements dans une
structure soumise à la flexion pure en utilisant les
méthodes énergétiques.
De valider expérimentalement les théories et modèles
établis en classe, notamment le théorème de l’énergie de
déformation élastique et celui des travaux virtuels.
D’approfondir la compréhension des comportements des
matériaux et des structures lorsqu’ils sont sollicités dans le
domaine élastique.
15
Principe de l’essai
L’analyse repose sur les concepts d’énergie potentielle élastique
et de travail externe. Sous une sollicitation de flexion pure :
On calcule l'énergie interne stockée dans la structure en
fonction de ses caractéristiques (module d’élasticité E,
moment d’inertie I, courbure).
Le travail des forces extérieures est déterminé à partir des
conditions aux limites et des sollicitations imposées.
Les déplacements sont déduits à l’aide du principe des
travaux virtuels ou du théorème de Castigliano, qui stipule
que le déplacement en un point correspond à la dérivée
partielle de l’énergie élastique par rapport à la force
appliquée en ce point.
Ces démarches sont appliquées à une poutre isostatique ou
hyperstatique, permettant de confronter les résultats
théoriques avec les observations expérimentales.
16
Le matériel de l’essai
Les structures à étudiées :
Demi-cercle Quart du cercle Boussoir courbé Boussoir anguleux
Charges : Pied à coulisse( ou calibre) :
17
Comparateur vertical
Comparateur horizontal
Demi-cercle
Charge
Mode opératoire
L’essai de flexion pure se fait selon les étapes suivantes:
Installation de la structure :
Fixer solidement la structure à analyser dans
l'appareil de mesure, en s'assurant qu'elle est
correctement alignée et bien maintenue pour
éviter tout mouvement non voulu pendant
l'essai.
18
[Link] des comparateurs :
Positionner les comparateurs pour mesurer les
déplacements horizontaux et verticaux de la
structure. Régler ces dispositifs à zéro afin de
garantir des mesures précises lors de
l'application des charges.
[Link] de la charge :
Appliquer progressivement une charge
déterminée sur la structure en utilisant un
système de chargement adapté (poids, vérin,
etc.). S'assurer que la charge est appliquée de
manière uniforme et contrôlée.
[Link]é des mesures :
À chaque niveau de charge, noter les valeurs
enregistrées par les comparateurs pour les
déplacements horizontaux et verticaux. Ces
données permettent d'évaluer la déformation
de la structure sous contrainte.
4.Répétition des étapes :
Répéter les mêmes étapes pour différentes
charges et pour chaque structure étudiée
19
Partie théorique
La méthode de l’énergie est utilisée pour déterminer les
contraintes et les déformations dans les structures. Prenons
l’exemple d’une poutre droite de longueur L, ayant un second
moment d’inertie I, et soumise à des charges transversales
provoquant une flexion .
Il est démontré que, dans la majorité des cas, l’énergie de
déformation liée aux contraintes de cisaillement peut être
considérée comme négligeable par rapport à celle associée aux
contraintes normales. Ainsi, lorsque l’axe longitudinal de la
poutre est conservé et que les autres contraintes sont nulles,
l’équation générale s’écrit de la manière suivante
Avec
Mz= Moment de flexion
EI= Rigidité à la flexion de la poutre
L= Longueur de la poutre
20
Le théorème de Castigliano indique que la dérivée partielle de
l’énergie totale de déformation
par rapport à une action mécanique externe quelconque (P) est
égale au déplacement de δP
sous le point d’application de cette action dans la direction de
cette action.
REMARQUE:
Utilisons maintenant l’expression du potentiel en fonction des
sollicitations internes en flexion pure:
Si nous devons chercher le déplacement en un point ou ne
s’applique aucune force,
nous appliquerons en ce point et dans la direction du
déplacement cherche une force fictive
F, nous calculerons le travail dû a l’ensemble de forces
(F comprise) et nous écrivons :
21
Valeurs de calcul :
En mesurant les dimensions (b et d) des quatre structures avec
le pied à coulisse on peut calculer le moment d’inertie I qu’on
va l’utiliser par la suite dans le calcul théorique des
déplacement horizontaux et verticaux selon les formules
suivantes :
Pour la section rectangulaire, le
moment d’inertie (d.b )/12
Avec:
b(m)= Largeur de la section
transversale
d(m)= Epaisseur de la section
transversale
Mesure de b et d :
b = 18,9mm
= 56.6mm⁴
d = 3,3mm
22
Résultats théoriques et expérimentaux
Les résultats théoriques et expérimentales obtenues au cours
de l’essai sont regroupés dans les tableaux ci-après, puis
visualisé en graphs comprenant les courbes représentatives:
Demi-cercle:
22
Quart cercle:
24
Boussoir courbé
25
Boussoir anguleux:
26
Interpretation des résultats
On remarque que les écarts entre les courbes théoriques et
expérimentales reflètent l’influence de plusieurs facteurs liés aux
limitations des modèles théoriques et aux imperfections
expérimentales, parmi ces facteurs :
[Link]écisions dans les conditions aux limites
Les hypothèses théoriques supposent souvent des appuis
idéaux (appuis simples ou encastrements parfaits). En
réalité, les appuis peuvent présenter des mouvements ou des
jeux.
[Link]étés mécaniques non homogènes
Les théories utilisent des propriétés matérielles idéales,
telles que le module d’élasticité E ou le moment d’inertie I.
Les matériaux peuvent présenter des hétérogénéités locales
ou des défauts (fissures, porosités, etc.).
[Link]èses simplificatrices du modèle théorique
Dans le théorème de Castigliano, certaines déformations
sont négligées, comme celles dues au cisaillement ou aux
effets secondaires comme la déformation latérale (effet de
Poisson).
[Link] de mesure expérimentale
Les instruments de mesure (comparateurs, jauges de
déformation) peuvent introduire des erreurs systématiques
ou aléatoires.
La précision des relevés peut être affectée par des
vibrations, des écarts de température ou une mauvaise
calibration.
27
5. Imprécisions dans l’application de la charge
Les charges appliquées peuvent ne pas être parfaitement
alignées ou distribuées uniformément, entraînant des effets
de torsion ou de flexion non prévus.
Des charges dynamiques ou des variations de charge non
contrôlées peuvent également perturber les résultats.
6. Effets secondaires non pris en compte
La prise en compte de phénomènes comme le frottement,
la dilatation thermique ou la relaxation du matériau peut
être négligée dans l’analyse théorique.
Les déformations plastiques ou les phénomènes de fluage,
si le matériau est sollicité au-delà de son domaine
élastique, peuvent influencer les résultats.
7. Assemblages et géométrie imparfaite
Une poutre légèrement voilée ou dont les dimensions ne
sont pas parfaitement conformes au modèle théorique
peut engendrer des écarts.
Une section non uniforme ou des irrégularités
géométriques affectent le comportement de flexion.
Ces imperfections soulignent l'importance de comparer les
résultats expérimentaux avec les prédictions théoriques tout en
prenant en compte les tolérances et les incertitudes.
28
Conclusion
En conclusion, l’essai de flexion pure à l’aide des méthodes
énergétiques permet d’évaluer de manière précise la réponse
d’un matériau ou d’une structure à une charge de flexion
appliquée. Cette approche repose sur l’analyse de l’énergie
absorbée par le système pendant l’essai, offrant une vision
approfondie de la déformation, des contraintes et des points
de rupture.
Les résultats obtenus à partir de cette méthode sont essentiels
pour optimiser la conception des structures, garantir leur
sécurité et leur performance sous des charges de flexion, tout
en permettant une meilleure compréhension du comportement
des matériaux dans des conditions de sollicitation pure.
29
FLEXION ET TORSION
COMBINEES
30
Introduction
La flexion et la torsion sont deux types de sollicitations
courantes dans les structures mécaniques. Lorsqu’elles agissent
simultanément sur un élément, elles provoquent un état de
contraintes complexe. Ce TP vise à étudier le comportement
d’une éprouvette soumise à des sollicitations combinées de
flexion et torsion, en utilisant un banc d’essais dédié. Ces
observations permettent de mieux comprendre les phénomènes
mécaniques en jeu et de vérifier la validité des critères de
dimensionnement tels que Rankine, Guest ou Haigh.
But de l’essai
Le principal objectif de ce TP est :
Étudier le comportement mécanique d’une éprouvette
soumise à des sollicitations combinées (flexion et torsion)
sous chargement statique.
Identifier le début de la non-linéarité (limite élastique) en
fonction de la répartition des charges.
Valider les critères de résistance mécanique en
comparant les résultats obtenus expérimentalement avec
les théories mécaniques.
31
Principe de l’essai
Le banc d’essai utilisé applique simultanément une flexion et une
torsion sur une éprouvette circulaire creuse fixée à ses deux
extrémités :
• Flexion pure : obtenue lorsque le bras de chargement est
positionné à 90° par rapport à l’axe principal.
• Torsion pure : obtenue lorsque le bras de chargement est
positionné à 0°.
• Combinaison flexion/torsion : réalisée en déplaçant l’angle de
chargement par incréments (tous les 15°).
Un comparateur est utilisé pour détecter les déformations de
l’éprouvette et déterminer la limite élastique.
Le matériel de l’essai
Plateau de
les charges
chargement
Bras de chargement
Eprouvette
Bâti
Contrepoids Comparateur
32
Mode opératoire
1. Préparation du banc d’essai :
Installer le banc d’essai sur une table stable.
Utiliser le niveau à bulle pour ajuster et niveler le bâti.
Vérifier la liste du matériel : bras de chargement, masses (10
N, 5 N, 2 N, 1 N), comparateur, plateau de chargement.
2. Installation de l’éprouvette :
Fixer solidement l’éprouvette entre
le bâti et le plateau de chargement.
Éviter tout pré-chargement grâce à la
potence et au contrepoids.
3. Réalisation des essais :
Appliquer les charges progressivement en ajustant l’angle
du bras de chargement.
Noter les déformations mesurées par le comparateur pour
chaque angle (0°, 15°, …, 90°).
Identifier l’apparition des déformations non linéaires
(début de la plasticité).
33
4. Exploitation des résultats :
Tracer les courbes contraintes-déformations pour
chaque configuration.
Comparer les résultats expérimentaux avec les critères
théoriques (Rankine, Guest, Haigh).
-Remarque:
Sur le plateau de chargement, il y a deux séries de repères ,
une destine à l'accrochage du bras de chargement et l'autre
pour l'utilisation du compacteur. Ces marquages
correspondent à l'angle du chargement appliquant la
sollicitation combinée à l'éprouvette.
Quand le chargement est appliqué à l'angle 0° ,il s'agit de
torsion pure et quand celui ci est appliqué à 90° Il s'agit de
flexion pure.
Torsion
pure
Flexion
pure
34
Résultats expérimentaux
Résultats d'expérience pour la 1ère éprouvette :
M=0.1Psinθ (Nm)
T=0.1Pcosθ (Nm) } avec P=Charge en Newton + poids du bras (5N)
M = 0.1 x 25 x sin (90°)= 2.5 Nm
max
T = 0.1 x 15 x cos (20°)= 1.93 Nm
max
Résultats d'expérience pour la 2ème éprouvette :
M=0.1Psinθ (Nm)
T=0.1Pcosθ (Nm) } avec P=Charge en Newton + poids du bras (5N)
M = 0.1 x 24 x sin (90°)= 2.51 Nm
max
T = 0.1 x 20 x cos (0°)= 2.092 Nm
max
35
Interprétation
Tableau de synthèse des manipulations :
Les courbes de torsion et flexion combinées pour les deux
éprouvettes A et B
36
Comparaison des critères :
-Parmi les trois courbes théoriques tracées (Critère de Rankine,
Guest, et Haigh) et comparées aux courbes expérimentales de
l’éprouvette A et B, celle du critère de Guest s'avère être la plus
fidèle, car elle présente la marge d'erreur la plus faible par
rapport aux autres.
37
L’analyse des courbes théoriques et expérimentales a mis en
évidence un écart notable entre les deux, notamment pour les
deux éprouvettes étudiées. Cet écart peut être attribué à
plusieurs facteurs :
[Link] hypothèses simplificatrices du modèle théorique :
Les modèles théoriques reposent souvent sur des
approximations qui ne tiennent pas compte de certaines
variabilités, comme les propriétés mécaniques réelles des
matériaux ou les imperfections géométriques des éprouvettes.
[Link] qualité des matériaux :
Les matériaux utilisés dans les éprouvettes pourraient présenter
des hétérogénéités ou des défauts non pris en compte dans le
modèle théorique.
3.L'effet d’échelle ou de dimension :
Si les éprouvettes sont de petite taille ou présentent des
géométries complexes, ces facteurs peuvent influencer les
résultats et conduire à des écarts non prévus par le modèle.
- Ces résultats soulignent l'importance de réviser et d'affiner les
hypothèses théoriques ou de mieux contrôler les paramètres
expérimentaux afin de réduire les écarts et d'améliorer la
concordance entre la théorie et l'expérience.
38
Conclusion
En conclusion, l’essai de flexion et torsion combinées offre une
analyse approfondie du comportement des matériaux soumis
simultanément à des contraintes de flexion et de torsion. Cette
méthode permet de simuler des conditions de sollicitation plus
proches de celles rencontrées dans des situations réelles,
fournissant des données cruciales sur la résistance et la
déformation des matériaux. Les résultats obtenus contribuent à
une meilleure compréhension des performances des matériaux
dans des applications complexes et permettent d’optimiser la
conception des structures en prenant en compte ces interactions
multiples.
39
ESSAI DE TRACTION
COMPRESSION
40
Introduction
l’essai de traction constitue une étape fondamentale dans la
caractérisation des matériaux. Ils permettent d’établir les lois
de comportement reliant les contraintes appliquées aux
déformations subies, en fournissant des données indispensables
pour l’ingénierie et la conception.
L’essai de traction, en particulier, sert à déterminer des
propriétés mécaniques essentielles telles que le module
d’élasticité, le coefficient de Poisson, la limite de rupture,
l’allongement et le coefficient de striction. Cet essai joue un
rôle crucial en mesurant le degré de résistance à la rupture d'un
matériau, fournissant ainsi des informations déterminantes
pour garantir sa fiabilité dans diverses applications.
But de l’essai
Le but des essais de traction et de compression est de
déterminer les propriétés mécaniques d’un matériau, comme sa
résistance, sa rigidité, sa ductilité ou sa limite d'élasticité. Ces
données permettent d’évaluer la capacité du matériau à
supporter des charges, à se déformer ou à résister aux
contraintes dans diverses conditions, afin de garantir sa
performance et sa sécurité dans des applications spécifiques
41
Principe de l’essai
L'essai de traction consiste à appliquer une force axiale
croissante pour étirer un échantillon jusqu'à sa rupture, afin
de mesurer des propriétés comme la résistance, la limite
d'élasticité et l'allongement. L'essai de compression, quant à
lui, applique une force axiale pour écraser un matériau,
permettant d'évaluer sa résistance à la compression et son
comportement face aux charges. Ces essais sont essentiels
pour caractériser les propriétés mécaniques des matériaux.
Le matériel de l’essai
L'éprouvette est fixée
entre les mors de
la machine de traction
Aluminium
Machine de traction
Acier
Cuivre
Eprouvette
42
afin de mesurer
le diamètre
de l’éprouvette
Pied à coulisse( ou calibre)
Mode opératoire
Cet essai consiste à placer une petite barre du matériau à tester
entre les mâchoires d'une machine de traction qui exerce une
force de traction jusqu'à ce que la barre se rompe.
L'allongement et la force appliquée sont enregistrés, puis
convertis en déformation et contrainte. Une variante moderne
de cet essai utilise la force centrifuge sur un assemblage pour
générer une contrainte de traction. Lorsque la force centrifuge
appliquée atteint la résistance limite à la traction d'un
assemblage ou d'un collage (exprimée en MPa ou N), cela
provoque la rupture et permet d’enregistrer la limite de
rupture.
L’avantage de cette méthode est la possibilité de réaliser des
tests sur plusieurs éprouvettes soumises à une contrainte
identique lors de l’essai.
43
L’essai de traction fournit plusieurs valeurs importantes :
Le module de Young (E), ou module d’élasticité
longitudinale, exprimé en MPa ou GPa.
La limite d’élasticité (Re, σe, σy ou fy), qui définit la zone
de réversibilité élastique du matériau.
La résistance à la traction (Rm, σm ou fu), qui correspond
à la limite ultime de résistance à la rupture.
L’allongement à la rupture (A), qui mesure la capacité
d’un matériau à se déformer avant de se rompre, ce qui est
important pour certaines applications.
Le coefficient de Poisson (ν), qui représente la relation
entre la déformation transversale (réduction de la section)
et l’allongement longitudinal de la pièce dans la zone
élastique.
Différents étapes de l’essai de traction:
Section S de l’éprouvette
Eprouvette
Avant la
traction
Effort de
Section S’<S traction
Pendant la traction
Comportement
élastique
Striction de la pièce
Déformation
Plastique
Après la rupture
44
Les phases successives suivantes peuvent être observées:
Zone OA
Déformation
plastique
Zone BC
Zone OA
la rupture
Déformation
élastique
La zone OA :correspond au domaine des déformations élastiques
ou réversibles, où les déformations sont proportionnelles à la
charge appliquée (souvent linéaire). Lorsque la charge est
supprimée, l’éprouvette reprend ses dimensions initiales.
45
La zone AB: correspond à un stade où la déformation n'est
plus totalement réversible. Elle devient plastique (ou
permanente) et homogène, souvent appelée déformation
plastique répartie. À ce stade, l'allongement de l'éprouvette
augmente plus rapidement que la force appliquée. La
déformation se produit avec une réduction régulière de la
section tout au long de l'éprouvette.
La zone BC :est caractérisée par une déformation plastique qui
se localise dans une petite portion de l'éprouvette, devenant
ainsi non homogène. Ce phénomène, appelé striction, mène
finalement à la rupture en C. Les allongements continuent
d'augmenter, mais accompagnés d'une diminution de la charge
appliquée.
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Résultats
Les données collectées au cours de la manipulation:
Les mesures des forces et allongement:
Courbe contrainte /déformation:
σ(Gpa)
ε‰
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D’après l’analyse de la courbe, on observe que:
La contrainte maximale:
σmax =0,517 GPa
La limite élastique a pour
σélastique = 0,467GPa
Calcul de module d’Young :
σ(GPa)
Droite linéaire:
y=225 x
ε‰
Domaine σ (0.36 - 0)*1000
élastique E= ε A.N E=
1.6 - 0
Donc E=225 GPa
Calcul de module de cisaillement :
E
On a G=
2(1+v)
Avec v: Coefficient de poisson/ v=0.3
225
A.N G= G=86.54 GPa
2*(1+0.3)
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-Remarque:
Le module d’Young de Fer est de 210 GPa, et le module de
cisaillement est 77 GPa. La différence observée entre les valeurs
expérimentales et les valeurs théoriques peut s'expliquer par :
Erreurs de mesure expérimentale liées au machine.
Erreurs liées aux défauts présents dans l’éprouvette, tels que
des microfissures.
Courbe rationnelle de traction:
a) Contrainte vraie :
Comme indiqué dans la définition, la charge de rupture est une
valeur conventionnelle, car elle est calculée en rapportant la
charge maximale à la section initiale de l’éprouvette.
La contrainte vraie correspond à la charge rapportée à la section
instantanée, soit:
b) Déformation rationnelle :
L'allongement ordinaire n'étant pas additif, ce qui complique les
calculs de plasticité, il est remplacé par la déformation
rationnelle.
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La déformation rationnelle se définit de la manière suivante:
Soit L la longueur entre repères de l'éprouvette à un instant
donné si on l'allonge
d'une quantité ΔL, l'allongement relatif sera L/ΔL et, depuis le
début de l'essai, L’allongement
relatif total sera égal à :
On peut aussi écrire:
b) Courbe rationnelle de traction:
σ(GPa)
ε*%
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Les paramètres d’écrouissage sont déterminés en établissant
l’équation correspondant à la partie parabolique de la courbe
rationnelle.
Equation de la droite obtenue :
(0.5-0.48)*100
𝑲= = 75GPa
0.0315-0.005
Donc l’équation de la droite s’écrit comme suit:
y= 75 x
Mesure de coefficient d’écrouissage:
log(ε)
log(σ)
log(σ)=log(k’)+nlog(ε)
On a: y= 0.361569x+0.56841
Donc n=0.361569
log(k’)=0.56841
k’= 3.7
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Conclusion
En conclusion, il est essentiel de disposer d’une compréhension
approfondie des lois du comportement mécanique pour
concevoir des ouvrages de manière fiable. La détermination des
propriétés mécaniques des matériaux est indispensable pour
dimensionner les structures et prévenir différents modes de
défaillance, tels que le flambage, les déformations plastiques
excessives, la rupture brutale ou différée due à la fatigue, à la
corrosion sous contrainte ou au fluage. La maîtrise croissante
de ces aspects devient d’autant plus cruciale face aux exigences
de sécurité toujours plus élevées.
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CONCLUSION GENERALE
Pour conclure, les essais de résistance des matériaux sont
fondamentaux pour analyser le comportement des matériaux face
aux contraintes mécaniques. Ils permettent de comprendre les
phénomènes de déformation et de rupture, et de choisir les
matériaux les plus adaptés aux besoins spécifiques des projets.
Ces évaluations assurent la sécurité, la fiabilité et la durabilité des
structures, en fournissant des informations essentielles pour leur
conception et leur performance dans le temps. De plus, ils
permettent de prédire le comportement des matériaux dans des
conditions extrêmes, contribuant ainsi à éviter les défaillances et à
optimiser les coûts de construction. Ces essais sont donc cruciaux
pour garantir la qualité et la longévité des ouvrages en génie civil.
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