Matrices et Diagonalisation de Kronecker
Matrices et Diagonalisation de Kronecker
Produit de Kronecker
1. Supposons que B est diagonalisable, alors il existe une matrice D diagonale et P ∈ GLn (R) telles que B =
T T −1
P DP −1 . Par transposition B T = P −1 DT P T et on termine par les égalités DT = D et P −1 = P T ,
du coup B T est diagonalisable.
T
Inversement si B T est diagonalisable, alors B = B T est diagonalisable
2. Soit M, N ∈ Mn (K) et α ∈ K, on a :
fA,B XY T AXY T − XY T B
=
T
= (AX)Y T − X B T Y
= αXY T − βXY T = (α − β) XY T
x1 y1
.. ..
Par définition X = . 6= 0 et Y = . 6= 0, alors il existe i0 , j0 ∈ [[1, n]] tels que xi0 6= 0 et yj0 6= 0.
xn yn
Ainsi la matrice XY T = (xi yj )16i,j6n est non nulle car son coefficient de position (i0 , j0 ) est xi0 yj0 6= 0
(b) Soit λ ∈ Sp (A) et µ ∈ Sp (B) = Sp B T , alors il existe un vecteur propre X de A associé à λ et un vecteur
propre Y de B T associé à µ. D’après la question précédente XY T est un vecteur propre de f associé à
λ − µ. Ainsi λ − µ ∈ Sp (fA,B ), puis l’inclusion {λ − µ, (λ, µ) ∈ Sp (A) × Sp (B)} ⊂ Sp (fA,B )
4. (a) Raisonnons par récurrence sur k ∈ N.
– Le résultat est évidemnt vrai pour k = 0 ;
Noter bien que M 0 = (αIn + B)0 = In
– Soit k ∈ N. Supposons Ak M = M (αIn + B)k et montrons que Ak+1 M = M (αIn + B)k+1 . On a d’abord
fA,B (M ) = αM , donc AM − M B = αM et on trouve AM = M (αIn + B). Donc Ak+1 M = AAk M =
AM (αIn + B)k = M (αIn + B)k+1 .
d
X d
X
(b) Soit un polynôme P , à coefficients dans K, on écrit P (X) = ak X k , et donc P (A)M = ak Ak M =
k=0 k=0
d
X d
X
ak M (αIn + B)k = M ak (αIn + B)k = M P (αIn + B).
k=0 k=0
(c) i. D’aprés le théorème de Cayley-Hamilton, χA (A) = 0 donc M χA (αIn +B) = 0 notons S = XA (αIn +B)).
Si S était inversible, alors M S = 0 =⇒ M SS −1 = M = 0 ce qui est impossible puisque M est un
vecteur propre, donc la matrice χA (αIn + B) n’est pas inversible .
Y m
ii. Un produit de matrices χA (αIn + B) = ((α − λ)In + B) λ n’est pas inversible alors l’une
λ∈Sp(A)
au moins des matrices intervenant dans ce produit n’est pas inversible, donc ∃a ∈ SpK (A) tel que
(α − a)In + B n’est pas inversible
5. Posons b = a − α ∈ Sp (B). Ainsi on a pu écrire α = a − b pour un certain couple (a, b) ∈ Sp (A) × Sp (B), donc
l’inclusion Sp (fA,B ) ⊂ {λ − µ, (λ, µ) ∈ Sp (A) × Sp (B)}
6. Applications :
(a) ⇒) Supposons que fA,B est nilpotent , alors Sp (fA,B ) = {0}, donc il existe λ ∈ C tel que Sp (A) =
Sp (B) = {λ}, donc Sp (A − λIn ) = Sp (B − λIn ) = {0} et les deux matrices sont nilpotentes
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Problème de mathématiques: MP Corrigé
Produit de Kronecker
⇐) S’il existe λ ∈ C tel que les deux matrices Sp (A − λIn ) = Sp (B − λIn ) = {0} sont nilpotentes, alors
Sp (A) = Sp (B) = {λ} et par suite Sp (fA,B ) = {0}, ainsi fA,B est nilpotent
(b) ⇒) S’il existe λ ∈ K tel que A = B = λIn , alors fA,B = 0
⇐) Supposons que fA,B = 0, alors pour toute matrice M ∈ Mn (K), on a AM = M B. Écrivons A =
X X
ai,j Ei,j et B = bi,j Ei,j dans la base canonique de Mn (K), pour i, j ∈ [[1, n]], on a
16i,j6n 16i,j6n
X n
X
AEi,j = ak,` Ek,` Ei,j = ak,i Ek,j
16k,`6n k=1
et
X n
X
Ei,j B = bk,` Ei,j Ek,` = bj,` Ei,`
16k,`6n `=1
L’égalité AEi,j = Ei,j B montre que ai,i = bj,j et pour k 6= i et ` 6= j, on a ak,i = bj,` = 0, ceci est vrai
pour out i, j ∈ [[1, n]], alors en posant λ = a1,1 = b1,1 , on a bien A = B = λIn
Xp
7. Supposons que Yi t Zi = 0, on multiplie cette égalité à droite par un Z j où 1 6 j 6 p fixe, mais quelconque
i=1
p
X
d’où ai Yi = 0 où ai = t Zi Zj, or (Y1 , . . . , Yp ) une famille libre de Mn,1 (K) donc les ai sont tous nuls en
i=1
2
particulier aj = t Zj Z j = k Zk k2 = 0 et donc ∀j ∈ [[1, p]] , Zj = 0.
La réciproque est bien évidente.
n
2
X X
8. (a) Soit (αi,j )i,j∈[[1,n]] ∈ Kn tels que αi,j Xi t Yj = 0 et pour i ∈ [[1, n]] posons Zi = αi,j Yj . On a alors
16i,j6n j=1
p
X
Xi t Zi = 0 et la famille (X1 , . . . , Xn ) est une base de Mn,1 (K) donc les Zi sont tous nuls. La famille
i=1
(Y1 , · · · , Yn ) est une base de Mn,1 (K) donc les αi,j sont tous nuls. La famille Xi t Yj 16i,j6n est libre de
cardinal n2 qui est la dimension de Mn (K), donc c’est bien une base de Mn (K)
(b) La base (Xi t Yj )16i,j6n est formée par des vecteurs propres de fA,B , donc fA,B est diagonalisable
9. (a) Soit λ ∈ SpC (A) et µ ∈ SpC (B), alors λ ∈ SpC (A), car la matrice A est réelle, donc λ − µ ∈ Sp (fA,B )
(b) Soit λ ∈ SpC (A) et µ ∈ SpC (B). Les valeurs propres de fA,B sont réelles, en particulier λ − µ et λ − µ sont
réelles et par différence 2iIm(λ) = λ − λ ∈ R. Ainsi λ est réel et SpC (A) ⊂ R, donc χA est scindé. De même
χB est aussi scindé
(c) Par hypothèse fA,B (M ) = αM et BX = µX, donc
A(M X) = fA,B (M )X + M BX
= αM X + µM X
= (α + µ) M X
(d) Soit X ∈ Mn,1 (C) \ {0}, l’application E −→ Mn,1 (R), M 7−→ M X est clairement linéaire. Soit Y ∈
x1
..
Mn,1 (R), comme X = . est non nulle , alors il existe i0 ∈ [[1, n]] tel que xi0 6= 0. Soit M la matrice
xn
1
dont la i0 -ème colonne vaut Y et dont toutes les autres colonnes sont nulles , on a bien M X = Y
x i0
(e) Soit X un vecteur propre de B et (M1 , · · · , Mn2 ) une base de diagonalisation de fA,B et posons Yi = Mi X
pour tout i ∈ 1, n2 . D’après la surjection précédente (Y1 , · · · , Yn2 ) est une famille génératrice de Mn,1 (R)
dont on peut extraire une base β. D’après la question 9c une telle base est constituée de vecteurs propres
de A. Donc A est diagonalisable
10. (a) T : E −→ E, M 7−→ M T est linéaire vérifiant T 2 = idE , donc T est un automorphisme de E
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Problème de mathématiques: MP Corrigé
Produit de Kronecker
(b) Soit M ∈ E, on a :
T ◦ fA,B ◦ T −1 (M ) = T ◦ fA,B (t M )
= T (At M − t M B)
= M t A − t BM
= f−t B,−t A (M )
gA : M 7−→ AM et dB : M 7−→ M B
k
(a) On vérifie par récurrence simple sur k ∈ N que gA = gAk et dkB = dB k , puis par linéarité pour tout
P ∈ K[X] : P (gA ) = gP (A) et P (dB ) = dP (B)
(b) D’après la question précédente un polynôme est annulateur de A si, et seulement, s’il est annulateur de gA .
gA est diagonalisable si, et seulement, s’il existe un polynôme P scindé à racines simples annulateur de gA
si, et seulement, s’il existe un polynôme P scindé à racines simples annulateur de A si, et seulement, si A
est diagonalisable.
De même pour B
12. (a) u et v commutent, alors les sous-espaces propres de l’un sont stables par l’autre
(b) L’endomorphisme induit d’un endomorphisme diagonalisable est diagonalisable
(c) Posons Sp (u) = {λ1 , · · · , λp }, mi l’ordre de multiplicité de λi , Fi = Ker (u − λi IdF ), Bi base de Fi et
p p
B = ∪ Bi base adaptée à la décomposition F = ⊕ Fi . Alors
i=1 i=1
λ1 Im1 (0)
λ2 Im2
MatB (u) =
..
.
(0) λp Imp
Or pour tout i ∈ [[1, p]], l’endomorphisme vλi est diagonalisable, donc il existe une base Ci de Fi pour
p
laquelle Di = MatCi (vλi ) est diagonale. Soit finalement C = ∪ Ci , alors MatC (u) = MatB (u) et
i=1
D1 (0)
D2
MatC (v) =
..
.
(0) Dp
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Problème de mathématiques: MP Corrigé
Produit de Kronecker
14. (a) Pour p > 1, les deux endomorphismes gA et dB commutent, donc, d’après la formule de binôme de Newton
p p
fA,B = (gA − dB )
p
X
k p−k
= (−1)p−k Cpk gA dB
k=0
Xp
= (−1)p−k Cpk gAk dB p−k
k=0
p
X
(b) Si A et B sont nilpotentes alors An = B n = 0 et, par suite, fA,B
2n
= (−1)p−k Cpk gAk dB 2n−k . Or pour tout
k=0
k ∈ [[0, 2n]], l’un des entiers k et 2n − k est supérieur ou égal à n, donc tous les termes figurant dans le
second membre de l’égalité précédente sont nuls
15. (a) Au,v est une partie non vide de L (F ) , stable par combinaison
(b) Soit b ∈ Au,v , alors il existe a ∈ L (F ) tel que b = uav et, par suite,
Xr Xr Xr
(c) Soit x ∈ F , on décompose v(x) = λi ei d’où a(v(x)) = λi ui et u (a(v(x))) = λi u(ui ) =
! i=1 i=1 i=1
Xr r
X Xr Xr
λi b(vi ) = b λi vi = b(y) avec y = λi vi . Par ailleurs, v(y) = λi ei = v(x), donc x − y ∈
i=1 i=1 i=1 i=1
Ker(v) ⊂ Ker(b), soit b(x) = b(y) = (uav) (x)
Au,v −→ L(G, Im(u))
(d) Considérons l’application Φ : . Φ est clairement linéaire et si b ∈ Ker(Φ) alors
b 7−→ b|G
Ker(b) contient G et Ker(v), d’où b = 0 puisque G ⊕ Ker(v) = F . Ainsi Φ est injective. De plus, si
ψ ∈ L(G, Im(u)), soit b l’application linéaire sur F définie par b|G = ψ et b|Ker(v) = 0L(Ker(v),Im(u) . On a
Ker(v) ⊂ Ker(b), Im(b) ⊂ Im(u) et b|G = ψ par construction, d’où b ∈ Au,v et Φ(b) = ψ, ce qui prouve que
Φ est surjective et finalement c’est un isomorphisme. On en déduit que dim (Au,v ) = rg (u) × rg (v)
16. Etude d’une application :
(a) Calcul
(b) Question précédente
(c) ϕA,B est inversible si, et seulement, si rg(ϕA,B ) = n2 si, et seulement, si rg(A) = rg(B) = n si, et seulement,
si A et B sont inversibles. Auquel cas
ϕA,B −1 = ϕA−1 ,B −1
2
17. Soit i, j ∈ [[1, n]] , alors Ei,j représente le n.i + j-ème vecteur de la base B. En écrivant A = (ai,j )16i,j6n et
b = (bi,j )16i,j6n , alors
X
ϕA,B (Ei,j ) = ak,` bq,p Ek,` Ei,j Ep,q
16k,`,p,q6n
X
= ak,i bq,j Ek,q
16k,q6n
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Problème de mathématiques: MP Corrigé
Produit de Kronecker
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Problème de mathématiques: MP Corrigé
Produit de Kronecker
Donc fA,B = ϕA,In − ϕIn ,t B , en conséquence les deux endomorphismes ont même matrice dans la base B, alors
Mat (fA,B ) = A ⊗ In − In ⊗ B T
B
25. Tr (fA,B ) = n(Tr (A) − Tr (B))
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Problème de soutien Enoncé
Décomposition de Dunford
5. En considérant une base de Cn adaptée à la somme directe précédente , montrer que pour tout i ∈ [[1, r]], le
polynôme caractéristique de fi est Pi .
6. Montrer qu’il existe une matrice inversible P ∈ Mn (C) telle que A0 = P −1 AP soit une matrice définie par bloc
de la forme suivante:
λ1 Iα1 + N1 0 · · · 0
.. .. ..
0 . . .
A0 =
.. .. ..
. . . 0
0 · · · 0 λr Iαr + Nr
7. En déduire que la matrice A s’écrit sous la forme A = D + N où D est une matrice diagonalisable et N est une
matrice nilpotente de Mn (C) qui commutent.
8. Soient D0 une matrice diagonalisable et N 0 une matrice nilpotente de Mn (C) telles que A = D0 + N 0 et D0 N 0 =
N 0 D0 . Montrer que D = D0 et N = N 0
3 −1 1
9. Calculer la décomposition de Dunford de A = 2 0 1
1 −1 2
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Problème de soutien Enoncé
Décomposition de Dunford
Pour toute matrice B et toute matrice inversible P de Mn (C), on note commB et conjP les endomorphismes de Mn (C)
définis par : (
commB (X) = BX − XB
∀X ∈ Mn (C) ,
conjP (X) = P XP −1
Le but de cette partie est de démontrer que A est diagonalisable si et seulement si commA est diagonalisable.
10. Soit P une matrice inversible de Mn (C). Calculer conjP −1 ◦ commA ◦ conjP .
Pour tous i, j ∈ [[1, n]], on note Ei,j la matrice de Mn (C) dont tous les coefficients sont nuls, sauf celui situé à
l’intersection de la i-ème ligne et de la j-ème colonne qui vaut 1.
11. Si A est une matrice diagonale, montrer que pour tous i, j ∈ [[1, n]], commA admet Ei,j comme vecteur propre.
Déterminer l’ensemble des valeurs propres de commA .
12. En déduire que si A est diagonalisable, commA l’est aussi.
13. Montrer que si A est nilpotente, commA l’est également, c’est-à-dire qu’il existe un entier k > 0 pour lequel
(commA )k est l’endomorphisme nul de Mn (C).
14. Montrer que si A est nilpotente, et si commA est l’endomorphisme nul, alors A est la matrice nulle.
D’après la partie I, l’endomorphisme commA admet une décomposition de Dunford de la forme commA = d + n,
où les endomorphismes diagonalisable d et nilpotent n commutent: dn = nd.
15. Déterminer la décomposition de Dunford de commA à l’aide de celle de A et conclure.
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Problème de soutien Correction
Décomposition de Dunford
1. u et v commutent, alors les sous-espaces propres de l’un sont stables par l’autre
2. L’endomorphisme induit d’un endomorphisme diagonalisable est diagonalisable
p
3. Posons Sp (u) = {λ1 , · · · , λp }, mi l’ordre de multiplicité de λi , Ei = Ker (u − λi IdE ), Bi base de Ei et B = ∪ Bi
i=1
p
base adaptée à la décomposition E = ⊕ Ei . Alors
i=1
λ1 Im1 (0)
λ2 Im2
MatB (u) =
..
.
(0) λp Imp
Or pour tout i ∈ [[1, p]], l’endomorphisme vλi est diagonalisable, donc il existe une base Ci de Ei pour laquelle
p
Di = MatCi (vλi ) est diagonale. Soit finalement C = ∪ Ci , alors MatC (u) = MatB (u) et
i=1
D1 (0)
D2
MatC (v) =
..
.
(0) Dp
4. Comme polynôme de C[X], le polynôme P est scindé, donc s’écrit par définition de l’ordre de multiplicité des
r
Y
racines d’un polynôme : P = (λi − X)αi . Le polynôme caractéristique de f est P celui de A, matrice de f
i=1
dans la base canonique de Cn . Donc d’après le théorème de Cayley-Hamilton, P est un polynôme annulateur de
f et donc, via le lemme des noyaux, comme les polynômes (λi − X)αi sont deux à deux premiers entre-eux, on a
r
M r
M
αi
Cn = KerP (f ) = Ker (f − λi idCn ) = Fi
i=1 i=1
Soit B une base de Cn , adaptée à la décomposition de Cn en la somme directe de la question 4, Comme f laisse
stable chacun des Fi , la matrice de f dans la base B, concaténation des bases Bi de Fi , est diagonale par blocs
avec
MB1 (f1 ) 0 · · · 0
.. .. ..
0 . . .
MB (f ) =
..
. . . .
. . . 0
0 · · · 0 MBr (fr )
r
Y r
Y r
Y
νi
Ainsi son polynôme caractéristique vaut χfi = (X − λi ) et aussi P = (X − λi )αi par hypothèse; donc
i=1 i=1 i=1
par unicité d’une décomposition en éléments irréductibles, on obtient αi = νi pour tout i. Ainsi pour tout i, le
polynôme caractéristique de fi est (X − λi )αi = Pi .
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Problème de soutien Correction
Décomposition de Dunford
6. Soit P la matrice de passage de la base canonique à une base B fixée de Cn , adaptée à la décomposition
r
M
Cn = Fi ; la matrice P est bien une matrice inversible de Mn (C). Comme A est la matrice de l’endomorphimse
i=1
f dans la base canonique de Cn , la formule de changements de bases assure que A0 = P −1 AP est la matrice de
f dans la base B.
Avec les notations de la question 5, pour tout i, notons Ni la matrice de fi − λi idFi dans la base Bi de Fi .
Toujours d’après la question 5, le polynôme Pi = (X − λi )αi est annulateur de fi donc (fi − λi idFi )αi est
l’endomorphisme nul donc sa matrice dans la base Bi , vaut 0 = Niαi et Ni est bien nilpotente. Finalement, on a
bien (cf question 5),
MB1 (f1 ) 0 ··· 0
.. .. ..
0 . . .
MB (f ) = A0 = P −1 AP
= ..
.. ..
. . . 0
0 ··· 0 MBr (fr )
λ1 Iα1 + N1 0 ··· 0
.. .. ..
0 . . .
= ..
.. ..
. . . 0
0 ··· 0 λr Iαr + Nr
Les matrices D0 et N 0 commutent (via un produit par blocs), la matrice N 0 est nilpotente puisque N 0α = 0 avec
α = max(αi | i = 1 . . . r), et A0 = D0 + N 0 . Ainsi, on obtient par définition de A0 = P −1 AP , A = D + N avec:
N α = (P −1 N 0 P )α = P −1 N 0 P · · · P −1 N 0 P = P −1 (N 0 )α P = 0
N D = P −1 N 0 P P −1 D0 P = P −1 N 0 D0 P = P −1 D0 N 0 P = P −1 D0 P P −1 N 0 P = DN
Remarque : on a traduit dans la base canonique, les propriétés observées sur f dans une base adaptée.
8. Supposons l’existence d’un autre couple (D0 , N 0 ) répondant au problème. On a alors D0 − D = N − N 0 . Comme
D0 commute avec N 0 , il commute aussi avec A, donc avec tout polynôme en A. En particulier D0 commute avec
D. Ainsi D et D0 sont codiagonalisables et donc D0 − D est diagonalisable. De même N commute avec N 0 . Il
en découle que N − N 0 est nilpotent. Le seul endomorphisme diagonalisable et nilpotent étant 0 on a D = D0
et D = D0 .
9. Calculons le polynôme caractéristique de A. Via les combinaisons C1 ← C1 + C2 et L2 ← L2 − L1 :
X −1 1 −1 X −2 1 −1
P = −2 X −1 = X −2 X −1
−1 1 X −2 0 1 X −2
X −2 1 −1
= 0 X −1 0 = (X − 2)2 (X − 1)
0 1 X −2
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Problème de soutien Correction
Décomposition de Dunford
11. Soit a1 , . . . an les coefficients diagonaux de A, alors pour tout i et j dans {1, . . . , n} :
commA (Ei,j ) = AEi,j − Ei,j A = ai Ei,j − aj Ei,j = (ai − aj ) Ei,j
Comme Ei,j est non nul, on conclut que pour tout i et j de {1, . . . , n},
la matrice Ei,j est vecteur propre de commA associé à la valeur propre ai − aj .
Comme Mn (C) est de dimension n2 , l’endomorphisme commA admet au plus n2 vecteurs propres formant une
famille libre; ici, on a trouvé n2 vecteurs propres libres, les Ei,j , on en déduit que
le spectre de commA est l’ensemble des ai − aj avec i, j décrivant 1 . . . n.
12. Si A est diagonalisable, il existe P dans GLn (C) tel que A0 = P −1 AP est diagonale. D’après la question
11, la base canonique de Mn (C) formée par les Ei,j est alors une base de vecteurs propres de commA0 . Ainsi
commA0 est diagonalisable car de matrice dans la base canonique de Mn (C) diagonale. Or d’après la question 10,
conjP −1 ◦ commA ◦ conjP = commP −1 AP , donc conjP et conjP − 1 étant inverses l’un de l’autre, on a commA0 =
(conjP )−1 ◦ commA ◦ conjP . On vient donc de prouver, en notant Q la matrice conjP dans la base canonique
C de Mn (R) la relation M atC (commA0 ) = Q−1 M atC (commA ) Q. Ainsi M atC (commA0 ) et M atC (commA ) sont
semblables et comme M atC (commA0 ) est diagonale, l’endomorphisme commA est diagonalisable.
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Problème de soutien Correction
Décomposition de Dunford
k
X
k k
Soit l’hypothèse de récurrence au rang k : ∀X ∈ Mn (C), (commA ) (X) = (−1)s Ak−s XAs
s=0
s
On vient de prouver cette relation pour k = 2 et k = 3, et elle est vraie par définition pour k = 1. Prouvons son
! k, alors
caractère héréditaire en la supposant vraie à un rang pour tout X ∈ Mn! (C),
k k
X k X k
(commA )k+1 (X) = A (−1)s Ak−s XAs − (−1)s Ak−s XAs A
s=0
s s=0
s
k k
X k s k+1−s s
X k
= (−1) A XA + (−1)s+1 Ak−s XAs+1
s=0
s s=0
s
k k+1
X
X k s k+1−s s k
= (−1) A XA + (−1)s Ak+1−s XAs
s=0
s s=1
s−1
k
X k k
= Ak+1 X + + (−1)s Ak+1−s XAs + (−1)k+1 XAk+1
s=1
s s−1
k
X k+1
= Ak+1 X + (−1)s Ak+1−s XAs + (−1)k+1 XAk+1
s=1
s
via la formule du triangle de Pascal
k+1
X
k+1
= (−1)s Ak+1−s XAs
s=0
s
Ainsi la propriété est héréditaire, vraie au rang 1 donc par le principe de récurrence, on obtient
k
∗
X k k
∀X ∈ Mn (C), ∀k ∈ N , (commA ) (X) = (−1)s Ak−s XAs
s=0
s
Ainsi si A est nilpotente, il existe un entier α avec Aα = 0 donc As = 0 pour tout s > α. Or pour tout
entier s, soit s > α soit s 6 α et 2α − s > α, donc via la formule précédente (commA )2α = 0 et donc
si A est nilpotente alors commA aussi.
14. Si commA = 0 alors pour tout i, on a AEi,1 = Ei,1 A. En notant ai,j le coefficient en ligne i et colonne j de A,
cette relation se traduit par (en regardant la première colonne):
∀k = 1, . . . , n, ak,i = δi,k a1,1 donc ai,i = a1,1 pour tout i et ak,i = 0 pour i 6= k. Ainsi A est une matrice
diagonale donc du type aIn . Si on suppose de plus A nilpotente, il existe un entier α avec Aα = 0 soit ici
aα In = 0 d’où a = 0 et A=0.
15. Soit D et N les matrices respectivement diagonalisable et nilpotente correspondant à la
décomposition de Dunford de la matrice A. Alors via les questions 12 et 13, les endomorphismes commD et
commN de Mn (C) sont respectivement diagonalisable et nilpotent. Par linéarité du produit matriciel par une
matrixe fixée, commA = commD+N = commD + commN . Ainsi, si commD et commN commutent alors par
unicité de la décomposition de Dunford, on aura que
la décomposition de Dunford de commA est obtenue avec les matrices commD et commN .
Pour tout X de Mn (C), calculons
(commD ◦ commN − commN ◦ commD )(X)
= D(N X − XN ) − (N X − XN )D − (N (DX − XD) − (DX − XD)N )
= DN X − DXN − N XD + XN D − N DX + N XD + DXN − XDN
= (DN − N D)X + X(N D − DN ) = On X + XOn = 0 car N et D commutent
Ainsi commD et commN commutent, ce qui permet d’obtenir la décomposition voulue.
La question 12 assure que si A est diagonalisable alors commA aussi. Réciproquement supposons que commA
est diagonalisable, alors avec les notations précédentes, commD et commN correspondantent à la décomposition
de Dunford de commA , mais commA et On aussi (ces endomorphismes commutent, le premier est diagonalisable
et le second nilpotent) donc par unicité d’une telle décomposition, on obtient commD = commA et commN = 0.
Ainsi comme N est nilpotente, la question 14 assure N = 0 donc A = D et A est diagonalisable.
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Problème de soutien Correction
Décomposition de Dunford
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