0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues9 pages

Innovations clés de la Révolution industrielle

Transféré par

bellesalma751
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues9 pages

Innovations clés de la Révolution industrielle

Transféré par

bellesalma751
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Hello 2

Transcrit par [Link]. Passez à Illimité pour supprimer ce message.

... particulièrement puissante, et notamment la locomotive. Je vous passe le détail


technique sur en quoi consiste sa machine à vapeur. Vous trouverez dans la slide un
petit dessin.

Moi, je vous avoue que ça ne me dit pas grand-chose, mais vous pourrez regarder. Il y a
une histoire d'on fait chauffer de l'eau très très très très très fort, et puis la pression de
la condensation fait qu'il y a un balancier qui se met en route. Je vous imagine bien que
ce n'est pas du tout ma tasse de thé, donc je vous laisse aller rêver de machine à vapeur
si ça vous intéresse.

La machine à vapeur, un procédé qu'on appelle le pu de l'âge. Désolée pour ces termes
un peu barbares. Le pu de l'âge... Qu'est-ce qu'on vient d'enlever ? Le pu de l'âge... Je ne
sais pas si c'est la première fois que vous en pensez ce mot.

Le pu de l'âge, c'est un procédé qui permet de produire du fer plus puissant, plus
résistant que celui qui existait. Donc vous voyez, j'ai un bon nom de machine à vapeur,
pu de l'âge. Et la dernière innovation technique, celle-là elle a l'air de rien mais elle est
très importante, c'est ce qu'on appelle la mule génie.

Si vous vous souliez, la mule génie qui est en fait une... Génie, ça veut dire génie, c'est
très bien. La mule génie qui est en fait une machine à filer, à filer le tissu, notamment le
coton, qui est particulièrement performante. Et donc là vous avez avec le charbon, le
nouveau combustible, la machine à vapeur, le nouveau procédé mécanique qui va
rendre possible la construction de locomotive, et donc ça va être absolument crucial
dans le train.

Charbon plus machine à vapeur, vous avez le train. Mais vous avez aussi besoin d'un
nouveau fer plus résistant, en principe par le pu de l'âge, qui est un procédé qui permet
de faire du fer plus résistant. Donc ça c'est vraiment la locomotive, le train, tout ce qui
est autour du train.

Et la mule génie, ça va être essentiel dans la filature et le développement de l'industrie


textile, qui est une industrie évidemment absolument centrale pour comprendre la
révolution industrielle. Voilà, je pourrais vous mettre des détails là-dessus dans le cours.
Ce qu'il faut savoir donc, c'est que cette première phase de l'industrialisation, elle
repose essentiellement sur cette industrie textile de plus en plus mécanisée.

Donc la mécanisation de la production de tissus va permettre évidemment d'abaisser les


coûts du tissu, qui jusque-là était produit de façon artisanale. Donc qui dit abaissement
des coûts de production du tissu dit une grande consommation évidemment. Donc on
passe à un régime de consommation de tissu qui devient vraiment une consommation
de masse.

Alors le tissu qui jusque-là était artisanal, on commence à en produire de plus en plus, et
notamment ce qu'on appelle la cotonade. Le cotonade, c'est bien en fait le tissu à base
de coton. Alors la spécificité à l'Angleterre, c'est que le coton ne se cultive pas vraiment
en Angleterre.

Le climat n'est pas du tout favorable à la culture du coton. Ce qui fait qu'en fait les
Anglais importaient des cotonades de l'Inde, ils les exploitaient sur le territoire anglais.
Ils en faisaient du tout du textile, etc.

Et puis ils les exportaient et les coulaient sur le marché indien. D'ailleurs à partir de ce
simple exemple du coton vous voyez comment se met en place une économie où en
gros le fait d'avoir grâce à la compagnie britannique des Indes un pied comme ça en
Inde permettait aux Anglais d'avoir un privilège dans l'importation du coton chez eux. Et
puis ensuite ils fabriquaient le textile et puis ils écoulaient le produit sur les marchés
indiens.

Donc rien qu'avec cet exemple qu'on voit un petit peu se mettre en place cette fameuse
économie indriquée dont on va parler ensuite. Donc ça c'est pour le textile et
évidemment l'invention de la machine à vapeur est très importante puisque avec la
machine à vapeur on va pouvoir développer les trains mais aussi les navires à vapeur. Et
ça c'est aussi un point important pour construire des navires à vapeur.

Il faut savoir que c'est le développement de lignes commerciales à la fois sur les fleuves.
Aux Etats-Unis c'est sur le fleuve Hudson que se met en place une première ligne entre
Albanie et New York. Tout ça ça sera dans le cours.

Et puis du coup ça permet de développer le commerce intérieur puisque le navire à


vapeur est assez durable, il n'y a pas beaucoup de vent, c'est vraiment un moyen de
transport absolument particulièrement sécure si vous voulez. Mais non seulement le
commerce intérieur mais aussi évidemment le commerce entre les continents puisque
pour vous donner une idée, une traversée à la voile entre Liverpool et New York promet
6 mois, elle pouvait prendre 6 mois au XVIIe siècle, et bien elle peut se faire en 10 jours
à partir des années 1880. Donc on a une réduction considérable du temps nécessaire
pour se déplacer.

Donc aussi bien avec le bateau à vapeur qu'avec le train. Le train qui constitue vraiment
un grand accélérateur de l'industrialisation puisque le train ça sert à déplacer des
individus, donc ça facilite la mobilité des individus mais ça sert aussi à transporter des
marchandises. Et ça, ça va aussi être quelque chose de très important puisque via le
train, ce sont l'accessibilité au lieu de production qui va être rendue plus facile.
Alors ça c'est pour la première phase de l'industrialisation. On considère que la
deuxième phase de l'industrialisation est plus tardive, c'est un siècle plus tard. Donc
1770 on dit machine à vapeur, 1870 c'est plutôt pétrole, et puis ensuite électricité.

Et donc c'est la deuxième phase de l'industrialisation à partir du moment où on procède


au premier forage pétrolier, c'est-à-dire en 1859 aux Etats-Unis. Et bien il y a toute une
série d'innovations qui vont rendre possible le triomphe de la civilisation automobile. La
fabrication des motards qui conduisent à l'explosion.

Alors ça c'est un petit peu pour tout ce qui est les innovations techniques qui permettent
ces nouveaux moyens de transport mais aussi ces nouvelles machines qui vont servir
notamment dans les usines à produire des objets manufacturés. Et la dernière
innovation importante sur laquelle on va nous conduire à notre grand deux, c'est la
moissonneuse notamment. Alors la moissonneuse c'est assez tardif mais avant même la
moissonneuse, il y a une série d'innovations dans le domaine agricole qui rendent
possible de meilleurs rendements.

Donc l'utilisation d'engrais, tout un ensemble d'innovations techniques. Et puis surtout


quelque chose qui est important c'est l'abandon d'un principe qui jusque-là a été
respecté dans l'agriculture traditionnelle qui s'appelle la jacher. Je ne sais pas si vous en
avez déjà entendu parler.

La jacher c'est le fait de laisser une partie des terres cultivables se reposer d'une
certaine façon. C'était des cycles, je ne pourrais pas entrer dans le détail parce que je ne
le connais pas particulièrement bien, mais en gros il y avait des cycles qui permettaient
d'utiliser deux tiers d'une surface et de laisser un tiers se reposer. Ce principe de la
jacher face justement aux capacités plus intensives de l'agriculture, à la stimulation de
la production des engrais, des instruments techniques etc.

va être abandonné, ce qui fait que la culture des terres va être plus intensive. Voilà,
donc ça c'est pour tout ce qui change disons au niveau un petit peu technique à l'orée
de la Révolution Industrielle. Et ça nous amène du coup au rang 2. La Révolution
Industrielle est une série de bouleversements.

Et au petit temps en ce rang 2, la Révolution Agricole et l'explosion démographique.


Puisque le coeur de la Révolution Industrielle, ça va être ce qu'on appelle la transition
d'un régime démographique qu'on dit traditionnel à un régime démographique moderne.
Et ce régime démographique, alors juste peut-être pour revenir un petit peu là-dessus,
en quoi consiste justement cette transition ? Donc si il y a transition, c'est qu'il y a
passage d'un certain état à un autre.

Par quoi ai-je caractérisé le régime démographique dit ancien, traditionnel ? Est-ce que
vous savez ? Oui ? Voilà, c'est ça. Un régime démographique dit traditionnel est
caractérisé par un haut taux de natalité et un haut taux de mortalité. Dans un régime
démographique moderne, ce qui se produit, c'est en fait, à la fois une baisse de la
mortalité due à l'amélioration des conditions d'hygiène, mais aussi à l'amélioration des
productions agricoles qui permettent qu'il y ait moins de famines.

Donc baisse de la mortalité due à l'amélioration des rendements agricoles et à


l'amélioration des conditions d'hygiène et de la médecine, mais aussi baisse
progressivement de la natalité. Mais avant ça, avant la combinaison de la baisse de la
mortalité et de la baisse de la natalité, vous avez une phase dans laquelle la mortalité
baisse et la natalité reste haute. Ce qui, du coup, explique qu'il puisse y avoir des
phénomènes d'explosion démographique puisque la mortalité baisse et les naissances
continuent à être nombreuses.

Dans ce contexte d'explosion démographique, ce qui se passe, c'est qu'évidemment la


population s'accroît. Et dans le contexte plus particulier qu'on vient d'évoquer,
d'hexagonale, ce qui s'est passé, c'est que c'est la population européenne qui s'est
particulièrement accrue. C'est-à-dire que les campagnes commençaient à se vider et les
villes, au contraire, à accueillir de plus en plus d'habitants.

On donne comme exemple, vous pouvez le noter, la ville de Manchester, en Angleterre,


considérée comme l'un des berceaux de la Révolution industrielle, dont la population est
multipliée par 4 entre 1775 et 1801. Donc en 16 ans, vous avez une population
multipliée par 4. Et donc, sur l'ensemble des sociétés occidentales, on remarque comme
ça une grosse spectaculaire de la population à la fin, entre le milieu du XVIIIe et l'aurée
du XXe siècle, disons 1900. Juste, je finis.

Et donc, cette nouvelle réalité démographique va profondément interroger les


contemporains. Il y a un nom qu'il faut connaître. Un économiste qui se demande si cette
hausse de la population ne va pas conduire à la catastrophe.

C'est un monsieur qui s'appelle Malthus. J'imagine que vous en avez entendu parler.
Malthus est à l'origine d'une doctrine qu'on appelle le Malthusianisme.

Et le Malthusianisme, c'est quoi ? Alors oui, c'est-à-dire que d'une part, il pointait le fait
que sans contrôle des naissances, on allait avoir une courbe exponentielle avec une
population qui se multiplie de plus en plus. Mais surtout, ce qu'il inquiétait, c'était que
d'un côté, on avait cette courbe-là, et que par ailleurs, selon lui, la production, les
richesses agricoles ne tiendraient pas le même rythme de croissance. Et donc, on aurait
un divorce entre la croissance agricole et la croissance de la population.

Et au bout d'un moment, on aurait des phénomènes de famine absolument


catastrophiques. Et donc, la doctrine de Malthus consiste, face à ce constat, ce qu'il
estimait être un diagnostic, à dire qu'il faut réduire les naissances à cause de ce risque
de famine. Et par ailleurs, Malthus prônait aussi la fin de l'assistance aux pauvres, en
considérant justement que cette assistance contribuait à la croissance exponentielle de
la population.

Voilà, ça c'est le nom à savoir, Malthusianisme. Et donc, c'est l'auteur, Thomas Malthus,
d'un ouvrage qui s'intitule Essai sur le principe de population. C'est 1803, pour vous
donner un exemple.

Donc, je vais assez vite là-dessus, parce qu'on doit avancer, mais en gros, ce qu'il faut
retenir de la période, si on veut un petit peu remettre les choses avec des idées simples,
c'est l'évolution dans la façon de produire dans le monde agricole, liée à toute une série
de facteurs, des innovations techniques, l'utilisation d'engrais, l'abandon du principe de
la chair, la production et l'évoluement, par ailleurs, la médecine fait des progrès, la
mortalité, notamment la mortalité infantile diminue, ce qui crée du coup une phase au
cours de laquelle la mortalité baisse, la mortalité continue son rythme, et donc on est
dans une phase d'explosion démographique. Cette population nombreuse alimente les
villes, et dans ces villes, justement, commencent à se construire, c'est des moments
parallèles, commencent à se construire tout un ensemble d'infrastructures, les
infrastructures dont on travaille au départ dans la manufacture, puis dans l'usine, un
travail mécanisé, lui-même rendu possible par ces innovations techniques qu'on a
évoquées, notamment les manufactures textiles, très importantes, mais il y a aussi, non
seulement les manufactures, mais il y a aussi les mines, qui servent justement à extraire
la houille dont on fait le charbon, le charbon combustible pour à la fois le rail, pour le
navire, les bateaux-avateurs, et les machines. Donc vous voyez semer en place tout un
petit monde industriel, qui va bénéficier évidemment de cet apport de main-d'oeuvre
aux paysannes, lui-même libéré, si vous voulez, libéré du sens du produit, du possible,
par le fameux phénomène des enclosures, qui a favorisé les zones rurales.

Donc on a comme ça un petit système qui se met en place. J'espère que les éléments
sont clairs. Ce serait compliqué peut-être de le dessiner, parce qu'en fait on n'est pas sur
des systèmes de boucle simple, évidemment ce sont des facteurs qui se sont combinés,
ajoutés, et qui ont créé des effets comme ça, des tendances massives, et c'est très
compliqué de dire telle chose, un produit telle chose, mais la combinaison de tous ces
facteurs donne un tableau, le tableau de l'Union Européenne qui s'industrialise, et qui
progressivement prend vraiment le ligue, si je puis dire l'expression, sur le monde
occidental.

Alors, par rapport à mon plan, j'en suis où ? J'en arrive du coup au petit 2 du grand 2, la
formation d'un monde indoté, puisqu'on arrive du coup à ce moment important, je
pense, où un système économique global se met en place, qui va justement reposer sur
cette révolution industrielle, et puis plus largement sur un système économique qu'on
appelle le capitalisme, et que j'évoquerai dans un troisième moment. Alors, en quoi
consiste la formation de ce monde qu'on peut appeler imbriqué ? Alors, imbriqué parce
que les économies vont vraiment devenir dépendantes les unes des autres. Ça, c'est le
point important.
Je l'ai déjà dit, avant la révolution industrielle, dans le monde très moderne, vous avez
tout un ensemble de connexions entre les civilisations, entre les pays, des échanges
commerciaux. L'espace-temps, ça ne sert à rien, les routes de la soie, les océans indiens,
mais vous n'avez pas la même dépendance économique entre les économies, qui vont
devenir les économies nationales. Et ça, c'est sans doute la grande spécificité de ce
tournant de l'industrialisation.

Alors, comment est-ce que ça se passe ? Eh bien, il faut peut-être avoir quelques
repères. Jusqu'à ce moment-là dans l'histoire, la production artisanale suffisait à
répondre aux besoins des populations. La production artisanale, ça veut dire absolument
une production qui n'a pas besoin nécessairement de l'usage de machines très
sophistiquées.

L'artisan peut peut-être utiliser la mécanique pour aider l'accomplissement du


mouvement, mais la machine n'est pas le centre de la production. Qu'est-ce qui se passe
avec la production industrielle ? C'est qu'en fait, là où l'artisan, ça je pense que c'est un
point important, l'artisan c'est celui qui maîtrise le processus de production. Ça veut dire
que c'est lui qui apporte les moyens avec lesquels il va produire, c'est pas la matière
première, mettons le coton, qui va procéder au filage du coton, qui va ensuite produire
le tapis ou le vêtement, etc.

Et donc, l'artisan c'est celui qui choisit les moyens de sa production, qui en général se
situe dans un endroit où il produit, et puis il maîtrise le processus du début jusqu'à la fin.
Et en général, dans une économie dite traditionnelle, il vend lui-même son produit, ou
alors il délègue la vente à un intermédiaire mais qui est proche de lui. Ça c'est une
économie traditionnelle qui repose sur l'artisanat, où il y a effectivement un marché, où
il va pouvoir vendre son produit, mais un marché, disons, dont les dimensions sont assez
réduites, puisque il y a très peu d'intermédiaires entre celui qui produit et celui qui va
acheter et consommer.

Dans une économie industrielle, la production est complètement bouleversée, puisque


avec la place centrale occupée par la machine, qu'est-ce qui se passe ? En fait, la
machine et le système industriel autour de la machine, qui se compose sur la machine,
changent complètement ce processus. Ce n'est plus un individu qui maîtrise toutes les
phases de la production du début jusqu'à la fin, mais c'est un processus qu'on va diviser
en étapes. On va dire qu'il y a le moment où on file, il y a le moment où on tisse, il y a le
moment où on... je ne sais pas.

Le grand exemple de la production séquencée, de ce qu'on a appelé la division du travail


dans la production, le grand exemple, je ne sais pas si vous en avez entendu parler, c'est
la fameuse manufacture d'épingles de Adam Smith. Je ne sais pas si vous en avez
entendu parler. Adam Smith, c'est un économiste du XVIIIe siècle.

On va en parler après. Il est plus ou moins l'un des clairs fondateurs du libéralisme
économique. Adam Smith écrit un livre dans lequel il décrit une manufacture d'épingles.

C'est une sorte d'usine dans laquelle on produit des épingles. Mais pour un objet aussi
petit que l'épingle, il raconte la façon dont le processus de production de l'épingle a été
divisé en différentes phases. À chaque phase, il y a un ouvrier qui est spécialisé dans la
production de la tête de l'épingle.

Et donc, le processus de production se séquence, se divise, se répartit entre des


individus différents qui vont chacun assumer une fonction dans le processus de la
production. Et non plus, comme artisan, être celui qui duvait jusqu'à la fin maîtriser le
processus. Évidemment, ça révolutionne complètement la façon de produire.

Et ça, c'est très important, puisque ça sera au cœur de beaucoup de critiques du monde
industriel, de la façon de faire travailler les ouvriers dans l'usine, dans la manufacture.
Mais plus largement, ça rend compte aussi de la possibilité qu'on peut avoir, quand on
produit un objet, de répartir les différentes phases de la production aussi sur différents
territoires. C'est-à-dire que là où l'artisan est, je ne sais pas, dans son atelier, dans son
village, par contre, si vous voulez produire un objet de façon industrielle, vous pouvez
avoir des usines, une partie des usines là, une autre usine dans un autre endroit.

Et puis, la production devient fragmentée. Et puis, comme vous avez en plus des super
moyens de transport pour relier tous ces points, ça ne pose plus aucun problème de
diviser ce processus et de répartir. Oui, alors effectivement, la critique justement de la
division du travail, c'est une critique qui est au centre de beaucoup de critiques du
capitalisme, et notamment de celle de Marx, qui considérait qu'on avait là le noyau de ce
qu'on appelle l'aliénation.

L'aliénation chez Marx, c'est quoi ? C'est deux choses. C'est d'une part le fait que celui
qui produit ne possède pas le produit de son travail, puisque quand vous êtes oublié,
vous produisez, mais vous produisez pour, quelqu'un qui dispose des capitaux
nécessaires à faire fonctionner la machine et qui récupère après votre produit pour le
vendre, c'est le capitaliste. Donc l'aliénation, c'est ça, c'est le fait d'être dépossédé du
produit du travail, mais c'est aussi travailler dans des conditions qui font qu'en fait vous
ne maîtrisez plus le processus de production, donc vous êtes un peu rendu étranger,
aliéner c'est être étranger à, être autre que, vous êtes rendu étranger à vous-même,
aussi parce que les conditions dans lesquelles vous travaillez, à l'époque où écrit Marx,
sont des conditions profondément déshumanisantes.

On va y revenir, les conditions de travail, des ouvriers, des industries textiles, des mines
de l'époque sont absolument effarantes. Voilà. Donc l'aliénation, ce sont les deux.

Enfin, c'est les deux, les deux idées. Donc ce monde à l'orée de la révolution industrielle,
jusque là, c'était un monde qui était à dominance agricole, ce sont des sociétés qui
reposent sur la production agricole, dont les besoins sont satisfaits par l'artisanat, qui
consomment relativement peu de biens par rapport à ce qui va se produire avec la
consommation, la production de masse de produits manufacturés. Et l'économie
industrielle qui se met en place, c'est une économie qui va impliquer de renforcer les
connexions entre l'Europe et les pays dans lesquels sont produites les ressources
naturelles, les matières premières nécessaires à la production des produits
manufacturés européens.

Et notamment, un fameux exemple que je vais vous donner, c'est le coton. Le coton
n'est pas cultivable en Angleterre. L'Angleterre l'importe d'Inde.

Elle le fabrique sous la forme de textiles sur son sol et puis ensuite, elle va le réexporter,
l'écouler sur les marchés indiens. Et on a là un très bel exemple de connexion, enfin
plutôt d'imbrication de deux économies qui jusque-là ne fonctionnaient pas
nécessairement dans cette forme de dépendance. Oui ? Le taylorisme.

Oui. Alors le taylorisme s'intervient un peu plus tard dans le cours de la Révolution
industrielle. C'est plutôt la fin du siècle, la fin du 19e.

Et effectivement, ça repose sur une volonté de rationaliser la division du travail pour


rendre le processus de production plus efficace. Et ça va effectivement avec une idée qui
est au fondement de la société industrielle qui est en fait d'optimiser le rapport entre le
temps qu'on met dans une production et la valeur qui est produite au terme de la
production. Et donc ce rapport-là d'optimisation, eh bien il est au cœur effectivement de
ces processus de rationalisation du travail.

Pardon ? Le fordisme. Alors oui, le fordisme, c'est encore plus tardif. C'est au moment du
triomphe de l'industrie automobile.

Là, on est encore un petit peu dans l'histoire, je dirais que... Oui, les fords, c'est plus
tardif. Les fords, ça va aussi avec un système, disons, de protection des travailleurs.
C'est à la fois la rationalisation du travail, mais c'est aussi la protection des conditions de
travail des ouvriers.

C'est encore un autre modèle. Mais c'est très juste, effectivement. Ce sont deux bonnes
remarques.

Voilà, alors... Qu'est-ce que... Oui, dans ce moment d'implication des économies, il faut
savoir que le train et le rail, le fait qu'on utilise le train et qu'on suit les rails, qu'on va
utiliser le train, ça va devenir un vrai moteur de la connexion des différents espaces,
puisque, bien sûr, ça va relier les villes entre elles. Ça va participer à la centralisation
aussi des espaces de production. L'époque industrielle, c'est une époque qu'on produit
essentiellement dans les villes.

C'est quelque chose... Aujourd'hui, on a fait sortir plutôt les usines hors des villes, mais
au début de l'ère industrielle, on produit dans les villes. La ville, c'est un lieu où on
produit, il y a des usines, c'est un lieu où on consomme, il y a des marchés. Et les villes
sont reliées les unes aux autres avec un système de train.

Et donc, ça commence à se former une civilisation qui nous est, je veux dire, du familial,
mais qui, à l'époque, était extrêmement nouvelle.

Ce fichier dépasse 30 minutes.

Passez à Illimité sur [Link] pour transcrire des fichiers jusqu'à 10


heures.

Vous aimerez peut-être aussi