LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE --------------------
[Link].1 Charges externes
♦ Apport de chaleur par transmission à travers les parois extérieures (murs, toit, plafond et
plancher) et les vitrages
QStr = k . S . ∆θ (1)
• k = coefficient de transmission thermique de la paroi ou du vitrage considéré en
W/m²°C (tableau 1.9)
• S = surface de la paroi ou de la fenêtre considérée (surface totale de la baie
correspondant à la réservation dans le mur) (m²)
• ∆θ = différence de température entre les deux faces de la paroi considérée [°C]
(tableau 1.10)
♦ Apport de chaleur par rayonnement solaire à travers les parois [2] [11]
La quantité de chaleur traversant le mur [Qm] :
QSRm = α . F . S . Rm (2)
• α = coefficient d’absorption de la paroi recevant le rayonnement
• S = surface de la parois en m²
• F = facteur de rayonnement solaire
• Rm = rayonnement solaire absorbé sur la surface du mur en W/m²
Le coefficient d’absorption «α» dépend de la couleur et de la nature du mur (tableau 1.11)
Le facteur de rayonnement «F» indique la part de chaleur absorbée par la surface et transmise à
travers le mur du local (tableau 1.12).
La valeur du rayonnement solaire «Rm» sur un mur (tableau 1.14 colonne m) dépend :
◊ De la latitude sous laquelle le local se trouve,
◊ De l’orientation du mur,
◊ De l’heure pour laquelle le calcul sera effectué.
12
--------------------LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE
♦ Apport de chaleur par rayonnement solaire sur les vitrages [2] [10] [11]
La quantité de chaleur traversant le vitrage (Qv) :
QSRv = α . g . S . Rv [W] (3)
• α = coefficient d’absorption du vitrage (tableau 1.11) [2]
• g = facteur de réduction (tableau 1.13) est fonction du mode de protection de la
fenêtre contre le rayonnement solaire
• S = surface vitrée (m²)
• Rv = intensité du rayonnement solaire sur les vitrages W/m² ; elle est définie de la
même manière que Rm et est donnée par le même tableau 1.14 dans la
colonne «v».
♦ Apport de chaleur par renouvellement d’air et infiltration
Le renouvellement d’air dans un local climatisé est nécessaire pour des problèmes hygiéniques. Il
se fait en règle générale par la ventilation (naturelle ou mécanique) des locaux ainsi que par
infiltration, introduisant de l’air extérieur dans le local climatisé. Il est source d’apport de chaleur
sensible et latent dans le local à conditionner.
Gains sensibles par renouvellement d’air :
QSr = qv . (θe-θ i) . 0,33 (W) (4)
Gains latents par renouvellement d’air :
QLr = qv . (ωe - ωi) . 0,84 (W) (5)
• qv = débit d’air extérieur de renouvellement [m3/h]
- si la ventilation est naturelle, on peut considérer que le renouvellement
d’air est égal à un volume de la pièce par heure (1vol/h),
- si la ventilation est mécanique, on relèvera les valeurs dans le tableau
1.15 [8]
• θe = température extérieure de base (tableau 1.3)
• θ i = température intérieure de base (tableau 1.4)
• ωe = teneur en eau de l’air extérieur g/kg air sec (définie à partir du tableau 1.3)
• ωi = teneur en eau de l’air intérieur g/kg air sec (définie à partir du tableau 1.4)
13
LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE --------------------
Types de parois Types d’enduits Epaisseurs
[cm]
10 15 20
Parpaings creux Aucun 2,80 2,65 2,43
(agglomérés creux) Enduit extérieur et intérieur au béton 2,37 2,20 2,09
Plâtres ou carreaux 2,55 2,38 2,26
Lattes de bois 1,69 1,64 1,59
Panneaux isolants 1,30 1,24 1,18
Aucun 1,75 1,41 1,18
Enduit extérieur et intérieur au béton 1,69 1,36 1,14
Béton coulé Plâtres ou carreaux 1,59 1,30 1,08
Lattes de bois 1,24 1,02 0,84
Panneaux isolants 1,02 0,90 0,79
11 22 33
Briquettes de terre Aucun 3,25 2,20 1,62
Enduit extérieur et intérieur au béton 3,10 2,50 1,80
Plâtres ou carreaux 2,90 2,10 1,50
2,5 3,2 3,8 4,4
Portes en bois Châssis simple 3,94 3,36 3,00 2,90
Châssis double 1,97 1,86 1,94 1,74
Tuiles – ardoises – Sans solivage 5,80
Fibrociment Avec solivage 4,06
Toitures Tôle galvanisée ondulée Sans solivage 9,28
Avec solivage 4,64
Vitrage simple Châssis en bois 5,0
Châssis métallique 5,8
Avec lame d’air de 6mm Châssis en bois 3,3
Châssis métallique 4,0
Vitrage double Avec lame d’air de 8mm Châssis en bois 3,1
3,9
Châssis métallique 3,0
Avec lame d’air de 10mm Châssis en bois 3,8
Châssis métallique
Tableau 1.9 Coefficients globaux de transmission thermique (K) des parois (murs – planchers toitures –
vitrages - terrasses – portes) en W/m2°C
14
--------------------LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE
Types de parois ∆θ
[°C]
Murs extérieurs ensoleillés ∆θ = θe - θi
Murs en contact avec les locaux non conditionnés ∆θ = θe - θi - 3°C
Plafond sous comble ventilé ∆θ = θe - θi + 3°C
Plafond sous comble non ventilé ∆θ = θe - θi + 12°C
Plancher sur terre pleine ∆θ = +20°C - θi
Mur en contact avec la cuisine ∆θ = θe - θi + 18°C
Tableau 1.10 Différence de température entre les différentes faces des parois
Couleurs et nature de la surface α
Surfaces très claires Pierre blanche - surface blanche, claire ou crème 0,4
ciment très clair
Surfaces foncées Fibrociment - bois non peint - pierre brune - brique 0,7
rouge - ciment foncé - staff rouge, vert ou gris
Surfaces très foncées Toitures en ardoises foncées - cartons bitumés très 0,9
sombre
Verres (fenêtres ou Vitrage simple 1
lanterneaux) Vitrage double 0,9
Vitrage triple 0,8
Tableau 1.11 Coefficient d’absorption « α » pour murs, toits et fenêtres
K coefficient de F coefficient du
transmission thermique rayonnement
de la paroi considérée solaire
[W/m²°C]
0 0
1 0,05
2 0,1
3 0,15
4 0,20
N.B : Interpoler pour les coefficients intermédiaires
Tableau 1.12 Facteur de rayonnement solaire
15
LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE --------------------
Fenêtres protégées Couleurs g
Stores extérieurs en toile Ecru 0,28
Stores extérieurs en toile Aluminium 0,22
Stores intérieurs entièrement baissés Aluminium 0,45
Stores intérieurs à moitié baissés Blanc ou crème 0,63
Persiennes entièrement baisées à l’intérieur des fenêtres Aluminium 0,58
Persiennes entièrement baisées à l’extérieur des fenêtres Aluminium 0,22
Tableau 1.13 Facteur de réduction « g » pour fenêtres protégées
Heu Hor N S E O N-E N-O S-E S-O
m v m V M v m v m v M v m v m v
7 111 62 53 64 55 71 61 62 53 70 60 62 53 66 57 62 53
8 263 131 113 146 126 176 152 131 113 173 149 131 113 153 131 131 113
9 385 186 160 212 182 249 214 186 160 249 214 186 160 211 182 186 160
10 500 223 191 269 232 298 257 223 191 309 266 223 191 243 209 223 191
11 625 258 222 330 284 317 273 258 222 351 302 268 230 258 222 258 222
12 686 272 234 359 309 272 234 272 234 333 287 333 287 272 234 272 234
13 686 256 220 352 303 256 220 335 288 268 231 380 326 256 220 256 220
14 563 216 186 290 249 216 186 335 288 216 186 352 303 216 186 249 214
15 395 166 143 207 178 166 143 264 227 166 143 265 228 166 143 206 177
16 201 150 129 134 115 150 129 100 86 150 129 103 89 150 129 126 109
17 54 31 27 32 27 31 27 33 29 31 27 33 28 31 27 32 28
Tableau 1.14a Intensité du rayonnement solairesur les murs (m) et vitrages (v) [W/m²].
Latitude 4° Nord (février)
16
--------------------LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE
Heu Hor
N S E O N-E N-O S-E S-O
m V M V m v m v m v M v m V m v
7 604 129 103 164 131 585 468 127 102 476 380 127 102 426 341 127 102
8 410 158 126 177 141 312 249 158 126 280 224 158 126 253 203 158 126
9 639 225 180 267 213 450 360 225 180 414 331 225 180 355 284 225 180
10 800 254 203 322 258 482 385 254 203 463 371 254 203 367 293 254 203
11 870 284 227 362 290 408 326 284 227 427 341 284 227 317 253 284 227
12 836 283 226 357 285 283 226 283 226 335 268 335 268 283 226 283 226
13 749 250 200 315 252 250 200 354 283 250 200 370 296 250 200 277 222
14 610 205 164 253 203 205 164 367 294 205 164 354 283 205 164 285 228
15 437 154 123 182 146 154 123 308 247 154 123 283 226 154 123 243 194
16 237 95 76 105 84 95 76 178 142 95 76 160 128 95 76 146 117
17 66 34 27 35 28 34 27 45 36 34 27 42 34 34 27 41 33
Tableau 1.14b Intensité du rayonnement solaire sur les murs (m) et vitrages (v) [W/m²].
Latitude 8 °N (mars)
Heu Hor N S E O N-E N-O S-E S-O
m v m v m v m v m v M v m v m v
7 252 121 97 113 90 187 149 113 90 159 127 113 90 171 137 113 90
8 469 201 161 187 150 350 280 187 150 293 234 187 150 312 249 187 150
9 668 255 204 244 195 466 373 241 193 392 314 241 193 408 326 241 193
10 806 283 226 280 224 483 386 271 217 419 335 271 217 422 338 271 217
11 862 297 237 302 242 406 325 288 231 376 300 288 231 368 294 288 231
12 841 298 238 306 245 291 233 291 233 301 241 301 241 296 237 296 237
13 730 280 224 284 227 274 219 359 287 274 219 337 269 274 219 331 265
14 653 243 195 242 193 235 188 391 313 235 188 344 275 235 188 347 277
15 444 179 144 173 138 171 137 305 244 171 137 261 209 171 137 271 216
16 248 111 89 104 84 104 83 181 145 104 83 154 123 104 83 163 130
17 69 36 28 34 27 34 27 48 39 34 27 43 34 34 27 45 36
Tableau 1.14c Intensité du rayonnement solaire sur les murs (m) et vitrages (v) [W/m²]
Latitude 10 °N (avril)
17
LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE --------------------
Désignation des locaux Débit minimum d’air Débit minimum d’air Densité
neuf sans fumeur neuf avec fumeur d‘occupation
[m3/h/personne] [m3/h/personne] [personne/m²]
Locaux d’enseignement 15 - 18 25 0,67
Dortoirs, chambres collectives 18 25 0,25
Bureaux et locaux assimilés 18 25 0,10
Salles de réunion, spectacle 18 30 0,31
Boutiques, supermarchés 22 30 0,08
Cafés, bars, restaurant… 22 30 0,50
Locaux à usage sportif 18 30 0,80
Tableau 1.15 Débit de renouvellement d’air nécessaire dans les locaux climatisés et nombre de personne
au m² par type de locaux
[Link].2 Charges internes
♦ Apport de chaleur par les occupants
Elle est donnée en fonction de la température intérieure et du dégré d’activités. On distingue deux
sortes de gains générés par les occupants :
Gains sensibles occupants :
QSoc = n . CSoc [W] (6)
Gains latents occupants :
QLoc = n . CLoc [W] (7)
• n = nombre d’occupants
• CSoc = chaleur sensible des occupants (W) ; (tableau 1.16)
• CLoc = chaleur latente des occupants (W) ; (tableau 1.16)
Les valeurs de la table 1.16 sont valables pour un homme adulte. On devra minorer les valeurs de ce
tableau par les coefficients suivants :
◊ pour les femmes : -20%
◊ pour les enfants : -20 à -40%
◊ pour un public mixte : -10%
♦ Apport de chaleur par l’éclairage
Il constitue une source de chaleur sensible et dépend du type de lampe (tableau 1.17) :
18
--------------------LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE
Lampe fluorescente
QSecl. = 1,25 P [W] (8)
Lampe incandescente
QSecl. = P [W] (9)
• P = puissance de la lampe [W]
Dans le cas de la lampe fluorescente, les 25% supplémentaires représentent la chaleur dégagée
par le ballast électromagnétique.
♦ Apport de chaleur par les machines et appareillages
La plupart des appareils constituent à la fois une source de chaleur sensible et latente. Le tableau
1.18 donne les apports de chaleur par les machines et appareillages (QSéquip.). Les valeurs de ces
tables ont été déterminées d’après les indications de divers fabricants.
On doit minorer les apports de ces machines et appareillages (par un coefficient de pondération)
en fonction de leurs durées de fonctionnement. On considère par exemple qu’un appareil ne
fonctionnant qu’une demi heure par heure dégage la moitié de sa puissance électrique nominale en
apport de chaleur.
Température ambiante
[°C] Emission
25 °C 26°C 27°C thermique
Activités Application
Chaleur Chaleur Chaleur Chaleur Chaleur Chaleur totale
sensible latente sensible latente sensible latente [W]
[W] [W] [W] [W] [W] [W]
Assis au repos Ecole, théâtre 65 37 62 40 60 42 102
Bureau, hôtel,
Travail léger 67 49 63 59 56 60 116
appartement
Debout, marche Magasin,
68 63 63 68 57 74 131
lente boutique
Repas Restaurant 77 84 71 90 64 97 161
Travail facile Atelier 80 140 72 148 67 153 220
Danse Boite de nuit 88 161 80 169 75 174 249
Travaille difficile Usine 149 277 142 284 136 290 426
Tableau 1.16 Chaleur dégagée par les personnes [W]
19
LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE --------------------
Puissance raccordée
Destination du local ou type d’activité [W/m²]
Lampe à incandescence Lampe fluorescente
Entrepôts, habitat, restaurant, théâtres 25 8
Bureau, salle de cours, hall d’entrée avec
65 16
caisse et guichet
Salle de lecture, d’ordinateur, laboratoire,
110 24
magasin, hall d’exposition
Supermarché, très grand bureau, amphi-
45
théâtre sans fenêtre, travaux de précision
Tableau 1.17 Chaleur dégagée par l’éclairage
Types d’appareils Puissance nominales Gain à admettre
[W] [W]
Chaleur sensible Chaleur latente
Friteuse 5litres d’huile 2575 464 696
Friteuse 10l d’huile 6954 1102 1653
Chauffe pains 435 319 29
Moules à gaufrettes 2192/719 899/319 609/203
Percolateur 2l 993 394 104
Chauffe eau 146 116 29
Cuisine électrique et machine à laver 3000 1450 1550
Aspirateur 200 50
Essoreuse 100 15
Congélateur 200 l 175 500
Fers à repasser 500 230 270
Chaîne stéréophonique 40 40 0
Téléviseur 175 175 0
Séchoir cheveux 500/1000 175/350 75/250
Plaque de cuisson 500/1000 120/250 130/250
Grill à viande 3000 1200 300
Stérilisateur 150 175 325
Ordinateur 400 250 0
Cafetière 500/3000 750 300
Photocopieuse 750
Imprimante à jet d’encre 52
Imprimante laser 15
fax 62
Tableau 1.18 Appareillages électriques et à gaz
20
--------------------LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE
[Link].3 Les charges thermiques totales
Le bilan thermique total (QT) est la somme de toutes les charges externes et internes. Il est plus
pratique de faire la somme des charges sensibles (QS) et latentes (QL). D’où :
Q T = QS + QL (10)
Charges sensibles totales
Ce sont les apports de chaleur sensible dans le local, dus à la différence de température entre
l’intérieur et l’extérieur ; on a :
QS = QStr + QSRm + QSRv + QSr + QSoc + QSécl. + QSéquip. (11)
Charges latentes totales
Ce sont les apports de chaleur latente dus à la différence de quantité de vapeur d’eau contenue dans
l’air extérieur et intérieur.
QL = QLr + QLoc + QLéquip (12)
[Link].4 Puissance du climatiseur et de déshumidification
♦ Puissance du climatiseur
La puissance frigorifique du climatiseur représente les charges thermiques totales QT qu’il faut
combattre, avec :
QT = QS + QL [W]
La puissance du compresseur est généralement déduite à partir des catalogues des constructeurs.
En l’absence de tout catalogue, on peut en première approximation utiliser la notion de coefficient
d’efficacité frigorifique ou de performance frigorifique (COPfroid) dont la formule s’écrit :
COPfroid = Pf/Pa (13)
• Pf = puissance frigorifique [W]
• Pa = puissance absorbée [W]
21
LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE --------------------
D’où la puissance absorbée par le compresseur
Pa = Pf / COPfroid
Les Coefficients de performance des climatiseurs monoblocs et splits sont de l’ordre de 2 à 2,5 [8].
Autrement dit, une puissance frigorifique de 1 kW au compresseur permettra d’extraire 2 à 2,5 kW
de chaleur au local.
Cette approche nous permet d’obtenir un ordre de grandeur appréciable de la puissance du
climatiseur, quitte à l’affiner lors de l’étude définitive.
♦ Puissance de déshumidification [3]
Dans les bâtiments climatisés en pays tropicaux humides, l’humidité relative intérieure est
fortement élevée et varie entre 60 à 70%, avec les températures mesurées qui sont comprises
entre 20 et 25°C [3]. Malgré ces températures acceptables, certains usagers ont une sensation
d’inconfort thermique suite à la forte humidité relative de l’air. Ces relevés permettent de
comprendre que les climatiseurs n’assurent pas leurs fonctions de déshumidification de l’air traité
mais de refroidissement simple.
Cette situation est due a une mauvaise sélection des climatiseurs en région tropicale humide qui
diffère de celle utilisée en climat tropical sec.
En région tropicale humide, les besoins de climatisation se résument a un refroidissement et une
déshumidification de l’air contenu dans un local. Pour cette raison, lors de la sélection du
climatiseur, on doit tenir compte de deux paramètres importants::
◊ La puissance du climatiseur ou charge calorifique totale en Watt,
◊ La puissance de déshumidification ou chaleur latente totale (formule 12) exprimée en Watt
ou en kg d’eau/heure (c’est la quantité d’eau pouvant être retenue par le climatiseur afin
d’assurer les conditions de confort thermique dans le local).
En climat tropical sec, les besoins de climatisation se résument au refroidissement de l’air ambiant
contenue dans le local. Aussi, la puissance calorifique totale est le paramètre fondamental à
calculer pour sélectionner un climatiseur. Quand la température de rosée de l’air de l’ambiance à
climatiser est supérieure à la température de surface de la batterie froide, il y a condensation de la
vapeur d’eau contenue dans cet air, d’où une consommation supplémentaire dans la mesure où les
frigories supplémentaires produites serviront à l’assèchement indésiré de l’air en climat tropical sec.
Par conséquent, la température d’évaporation sera plus élevée en climat tropical sec qu’en climat
tropical humide.
22
--------------------LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE
1.4.3 Coefficient de sécurité
Il est d’usage courant d’appliquer un certain coefficient de sécurité après avoir effectuée le calcul du
bilan thermique de climatisation d’un local. La valeur généralement adoptée varie entre 0 à 5% selon
que l’on connaît plus ou moins les éléments entrant lors de l’établissement du bilan thermique. Il
faudrait éviter d'augmenter ce coefficient qui a pour inconvénient d’augmenter le bilan thermique de
climatisation, de surdimensionner l’équipement et donc d'augmenter le coût d'exploitation,
particulièrement au niveau des auxiliaires. Il faut respecter les consignes définies dans le cahier de
charge.
Nous conseillons de choisir la puissance du climatiseur égale ou légèrement supérieure à celle obtenue
par le dimensionnement.
Dans certains cas, on peut choisir la puissance du climatiseur légèrement inférieure ou supérieure à
celle du bilan frigorifique pour des raisons d’échelonnement des puissances [8] dans une gamme de
matériel standard; par exemple :
2,5 kW au lieu de 2,3 kW froid obtenu par le bilan thermique de climatisation ;
2,5 kW au lieu de 2,7 kW froid obtenu par le bilan thermique de climatisation.
1.5 EVALUATION DE LA PUISSANCE A SOUSCRIRE [13] [14]
Pour déterminer la puissance optimale à souscrire auprès de la compagnie nationale d’électricité pour
un local climatisé, nous devrions effectuer un bilan de puissance des appareils installés (compresseurs,
ventilateurs, pompes) et autres appareils électriques. Son calcul fait appel à deux facteurs :
◊ Facteur d’utilisation Ku : c’est le régime de fonctionnement d’un récepteur tel que la
puissance utilisée soit inférieure à la puissance électrique nominale installée. Il est défini
dans les catalogues constructeurs, la valeur couramment adoptée pour les climatiseurs est
Ku=1,
◊ Facteur de simultanéité Ks : tous les récepteurs ne fonctionnement pas simultanément. C’est
pourquoi, il est permis d’appliquer aux différents ensembles de récepteurs (ou des circuits)
des facteurs de simultanéité. Ce facteur varie entre 1 et 0,8 en fonction de l’importance de
l’installation.
La puissance à souscrire à l’abonnement (Sa) se calcule d’après la formule suivante :
Sa = Sut [KVA] (14)
• Sut = puissance disponible
23
LE CALCUL SIMPLIFIE DU BILAN THERMIQUE --------------------
Sut² = Pat² + Qat ² (15)
• Pat = puissance active totale
• Qat = puissance réactive totale
Pat = Pn . Ks . Ku (16)
Qat = Pat. tan ϕ (17)
Pn = [Link] ϕ (18)
Le cos ϕ , appelé facteur de puissance moyen de l’installation à prendre en compte est celui qui permet
d’éviter les pénalités dues à la consommation de l’énergie réactive. Il est fixé par chaque compagnie
nationale d’électricité. Le tableau 1.19 nous donne les différents facteurs pour quelques pays
échantillon.
En monophasé, on prendra la puissance nominale en monophasé des appareils (climatiseurs) à
installer. En triphasé, on prendra Pn = (3)1/2.U.I. cosϕ . Cette puissance est généralement inscrite sur la
plaque signalétique de l’appareil ou donnée dans le catalogue du constructeur.
Zones climatiques Pays Facteur de
puissance: Cos ϕ
Cameroun 0,8
Côte d’Ivoire 0,86
Climat tropical humide
Bénin
Togo
Climat littoral Sénégal
Cameroun 0,8
Climat tropical sec
Côte d’ivoire 0,86
Mali
Climat tropical Niger
désertique Tchad
Burkina Faso
Tableau 1.19 Facteur de puissance pour les pays retenus par l’étude
On consultera également le chapitre 1.3 du tome 2 à ce sujet.
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