Université Paul Sabatier Année 2018–2019
L2- Géométrie feuille no 1
Espaces affines. Applications affines
→
−
Exercice 1. Montrer à l’aide de la définition d’un espace affine E que pour tout A ∈ E et tout u, v ∈ E ,
(A + →
−
u)+→
−
v = A + (→
−
u +→
−
v ).
n o
1 + 2a − b 0
Exercice 2. Montrer que F = 2−a−b a−b
, (a, b) ∈ R2 est un sous-espace affine de M2 (R).
Exercice 3. Soit E un espace affine réel de dimension 3, muni d’un repère cartésien (O; →
−
u,→
−
v ,→
−
w ). Soit les
points
1 2 0
A 2 , B −1 , C 1 ,
3 2 −2
les droites
x = 3−λ x = 1 + 3µ
d1 y = 1 + 2λ , λ ∈ R, d2 y = −2µ , µ ∈ R,
z = −1 + λ z = 3 + 5µ
les plans
x = 1 − 2λ + 3µ
(P1 ) y = −2 + λ + µ , (λ, µ) ∈ R2 , (P2 ) 2x − y + 3z − 1 = 0, (P3 ) x + 2z − 4 = 0.
z = 4 − λ − 2µ
1. Donner une équation cartésienne de P1 .
2. Déterminer une représentation paramétrique de P2 ∩ P3 .
3. Donner une équation cartésienne du plan contenant A, B et C.
4. Déterminer l’intersection de d1 et de P2 .
5. Donner une équation cartésienne du plan Q contenant d1 et parallèle à d2 .
6. Déterminer P1 ∩ P2 ∩ P3 .
7. Déterminer l’intersection de P2 avec la droite (AB).
8. Donner une représentation paramétrique de la droite passant par A, parallèle à P2 et coupant d1 .
9. Donner une équation cartésienne du plan passant par C et contenant d1 .
Exercice 4. Montrer que dans R2 , deux droites affines sont soit parallèles, soit elles se coupent en un unique
point. Que se passe-t-il dans R3 ?
Exercice 5. Soit A = (2, 1) et B = (−1, 1) deux points de l’espace affine R2 . Déterminer les caractéristiques
de la composée des deux homothéties hA,1/2 ◦ hB,3 .
Exercice 6. Dans l’espace affine R2 muni du repère cartésien (O, e1 , e2 ), on considère la droite D d’équation
2x + y − 2 = 0. Donner l’expression analytique de la symétrie par rapport à D de direction e1 + e2 .
Exercice 7. Dans l’espace affine R3 muni du repère cartésien (O; e1 , e2 , e3 ), on considère l’application affine
définie analytiquement par :
f (x, y, z) = (1/2(y + z + 3), 1/2(y + z + 5), 1/2(y + z + 7)).
→
−
1. Montrer que la partie linéaire f est une projection dont on déterminera les caractéristiques. L’application
f est-elle une projection ?
2. Soit τ la translation de vecteur (3, 3, 3). Identifier l’application f ◦ τ .
1
Exercice 8. Soit f l’application affine du plan qui envoie respectivement les points A = (1, 0), B = (2, −1),
C = (1, 1) sur les points A0 = (1, −1), B 0 = (−1, −3) et C 0 = (3, −1). Identifier f .
Exercices supplémentaires
Exercice 9. Montrer que F = f ∈ RR | ∀x ∈ R, f (x + 1) = f (x) + 1 est un sous-espace affine de RR . En
déterminer un point et la direction.
Exercice 10. Identité du parallélogramme. Les points (A, B, C, D) forment un parallélogramme si, par
−−→ −−→
définition, AB = CD. Montrer qu’(A, B, C, D) est un parallélogramme ssi
−→ −−→
1. AC = BD
ou
2. les diagonales se coupent en leur milieu.
Exercice 11.
Dans R3 muni de sa base canonique E, on considère le plan H d’équation x + y + z = 0 et la droite D engendrée
par e1 + e2 . Posons v1 = e1 + e2 , v2 = e1 − e2 et v3 = e1 − e3
1. Montrer que H et D sont deux sous-espaces supplémentaires.
2. En déduire que {v1 , v2 , v3 } = B est une base de R3 .
3. Donner la matrice de passage P de la base E à la base B et calculer son inverse P −1 .
4. Considérer la projection π sur le plan H de direction D. Donner la matrice de π dans la base B, puis
dans la base E.
Soit H 0 le plan engendré par e2 et v3 et D0 la droite vectorielle engendrée par v2 . Soit π 0 la projection
sur H 0 de direction D0 .
5. Calculer π 0 (e1 ) et π 0 (v1 ).
6. Donner la matrice de π 0 et de f = π 0 ◦ π dans la base B.
7. Donner le rang de f et déterminer Kerf et Imf .
8. Trouver deux sous-espaces vectoriels K et L de R3 tels que f soit la projection sur K de direction L.
Exercice 12. On considère une translation τ et une homothétie h d’un espace affine E. En étudiant la partie
linéaire et l’ensemble des points fixes, identifier les applications f1 = τ ◦ h ◦ τ −1 , f2 = h−1 ◦ τ ◦ h et f3 = τ ◦ h ◦ τ .
Exercice 13. Soit s : R3 −→ R3 l’application définie par la formule
s(x, y, z) = (−2y + z − 2, −x − y + z − 2, −x − 2y + 2z − 2).
Déterminer la nature de cette application affine ainsi que ses caractéristiques.
Exercice 14. Soit E un espace vectoriel et F, G deux sous-espaces vectoriels. Supposons que E = F ⊕ G, On
note p la projection sur F parallèlement à G l’application définie par p(u) = uF pour tout u = uF + uG ∈ E.
1) Vérifier que p est une application linéaire.
2) Montrer que p ◦ p = p.
3) Quel est le noyau de p ? Son image ? La projection p est-elle injective ? surjective ?
4) Vérifiez que l’application q telle que p + q = IdE , est aussi une projection. Quels sont ses éléments caracté-
ristiques (image, noyau) ?
5) Soit p un endomorphisme tel que p ◦ p = p. Montrer que p est un projecteur. (Il n’est pas nécessaire de
supposer E de dimension finie).
6) Soit s un endomorphisme tel que s ◦ s = Id. Montrer que s est une symétrie vectorielle. (On pourra introduire
l’endomorphisme p := 1/2(s + Id)). Déterminer ses éléments caractéristiques.
Exercice 15. Soit p : R2 −→ R2 l’application affine définie par la formule
p(x, y) = (2/3x + 1/3y + 2, 2/3x + 1/3y − 4).
1. Montrer que p2 = p
2. Déterminer p géométriquement (points fixes, etc...).