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NOTION DE L’ IST/VIH/SIDA
I. IST
Message clé : IST signifie :
I : Infection
S : Sexuellement
T : Transmissible
I.1. Définition
Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont véhiculées d’un individu à
l’autre par contact sexuel. Plus de 50 maladies infectieuses sont considérées comme des
[Link] leur étiologie comprend un nombre significatif d’agents pathogènes différents, ces
infections se traduisent couramment par les symptômes suivants : ulcère génital,
écoulement urétral, écoulement vaginal, douleur abdominale basse, gonflement du
scrotum.
I.2. Épidémiologie
Les infections sexuellement transmissibles demeurent un problème de santé
publique majeur dans les pays développés, mais surtout dans les pays en
développement, où l’accès aux centres de diagnostic et de traitement est inadapté, très
limité ou inexistant.
Dans de nombreux pays en développement à travers le monde, les IST font
partie des dix premiers problèmes de santé pour lesquels les patients adultes réclament
des soins. Ces maladies doivent être prises au sérieux pour trois raisons : leur ampleur,
leurs potentielles complications graves et leur lien avec le VIH/sida. Selon un rapport de
l’OMS, en 1995, environ 340 millions de nouveaux cas des cinq IST curables les plus
courantes ont été diagnostiqués dans le monde chez des hommes et des femmes de
15 à 49 ans.
I.3. Étiologie
Les agents pathogènes des IST comprennent :
a. les bactéries
Neisseria gonorrhoeae (responsable de la gonorrhée)
Chlamydia trachomatis (infection à chlamydia)
Treponema pallidum (syphilis)
Haemophilus ducreyi (chancre mou)
Calymmatobacterium granulomatis (granulome inguinal ou donovanose)
Gardnerella vaginalis
2
b. les virus
Herpès simplex de type 1 et 2
Papillomavirus humain (verrues génitales)
Hépatite B
Cytomégalovirus
VIH
c. autres
Trichomonase vaginalis est un autre agent pathogène important se
transmettant par voie sexuelle. Il est responsable de la vaginite et facilite
la transmission du VIH.
Candida albicans peut se transmettre par voie sexuelle. Il provoque des
infections fongiques courantes responsables de vulvo-vaginites chez la
femme et d’inflammations du gland et du prépuce chez l’homme.
La gale vénérienne, responsable de démangeaisons, est causée par un
acarien sarcoptes scabiei, qui se transmet fréquemment par proche
contact avec un individu infecté.
La pédiculose pubienne, responsable de démangeaisons, est causée par
des poux du pubis (phthirus pubis) et se transmet par voie sexuelle.
Les infections bactériennes telles que la trichomonase, la gale et la pédiculose
pubienne sont curables. Néanmoins, une nouvelle exposition après un traitement peut
entraîner une rechute. Les infections virales sont incurables, mais certaines d’entre
elles peuvent être contrôlées.
I.4. Pathogenèse
Un seul contact sexuel avec un individu infecté suffit à contracter une IST. Une
fois que l’agent étiologique s’est introduit dans le corps du patient, il se multiplie au site
d’entrée et, dans certains cas, se propage localement ou systémiquement par le biais des
vaisseaux sanguins et lymphatiques. La croissance et la multiplication d’un agent
étiologique dans le corps est appelée infection. La réaction inflammatoire que celle-ci
déclenche en son siège révèle les caractéristiques propres à l’infection en question :
écoulement urétral purulent et dysurie en cas d’infections à gonocoque et à chlamydia,
vésicules et ulcères douloureux en cas d’herpès, chancre en cas de syphilis, abcès des
ganglions lymphatiques inguinaux en cas de LGV, etc.
Si certaines infections peuvent être asymptomatiques, les patients concernés n’en
restent pas moins contagieux. De la même manière, les ectoparasites tels que phthirus
pubis peuvent se transmettre lors d’un rapport sexuel avec une personne infectée. Ils se
logent et se multiplient sur la peau du patient, se nourrissant de son sang et causant des
irritations et des démangeaisons.
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I.5. Caractéristiques cliniques
L’approche syndromique se fonde en grande partie sur les antécédents du
patient. En cas de suspicion d’IST, l’examen clinique vient en complément de l’anamnèse
du patient. Les syndromes suivants sont fréquents chez les patients souffrant d’une IST :
écoulement urétral ou brûlures à la miction chez l’homme ;
écoulement vaginal chez la femme (l’écoulement vaginal est anormal lorsque la
femme remarque un changement de couleur, de quantité ou d’odeur) ;
douleur abdominale basse chez la femme (intensité et type de douleur,
déclenchement, qualité de la douleur, rayonnement vers d’autres parties du
corps et présence d’un écoulement vaginal ou d’autres symptômes systémiques
tels que la fièvre, les nausées et les vomissements) ;
gonflement du scrotum ;
bubon inguinal (douleur, ulcération, écoulement et gonflement) ;
ulcère génital chez l’homme et la femme ;
conjonctivite néonatale (avec écoulement purulent).
I.6. Écoulement urétral
Les brûlures à la miction et l’écoulement urétral sont des symptômes courants de
l’urétrite. Neisseria gonorrhoeae et chlamydia trachomatis sont les causes les plus
fréquentes d’écoulement urétral et de dysurie. Plus rarement, l’urétrite peut être
provoquée par mycoplasma genitalium, trichomonas vaginalis et ureaplasma
urealyticum.
Généralement, l’urétrite causée par N. gonorrhoeae se caractérise par un début
aigu et un écoulement abondant et purulent, alors que celle provoquée par C.
trachomatis se distingue par un début subaigu et un écoulement limité et mucopurulent.
Cependant, cela n’est pas toujours le cas et des infections mixtes par les deux agents
pathogènes peuvent parfois se produire.
I.7. Écoulement vaginal
Les agents pathogènes suivants sont des causes fréquentes d’écoulement vaginal :
Neisseria gonorrhoeae
Chlamydia trachomatis
Trichomonas vaginalis
Gardnerella vaginalis et autres bactéries anaérobies
Candida albicans
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De nombreuses femmes sont concernées par un écoulement vaginal peu
abondant, clair et inodore (leucorrhée physiologique). Ce phénomène est normal.
Cependant, il devient anormal lorsqu’un changement est constaté dans la quantité, la
couleur et l’odeur de l’écoulement.
I.8. Ulcère génital
La syphilis primaire, l’herpès génital, le chancre mou, le lymphogranulome
vénérien et le granulome inguinal sont des lésions ulcératives courantes de l’appareil
génital masculin et féminin. Les ulcères génitaux sont le plus souvent causés par les agents
pathogènes suivants :
Treponema pallidum
Virus de l’herpès simplex
Haemophilus ducreyi
Chlamydia trachomatis (sérotypes L1, L2 et L3)
Calymmatobacterium granulomatis
a) Syphilis : La présentation clinique de la syphilis comporte trois stades. L’ulcère
génital apparaît au cours de la phase primaire. Il se présente sous la forme d’une
papule évoluant rapidement vers une lésion indurée indolore à base nette et à bord
surélevé dénommée chancre dur. Il apparaît généralement dans les trois semaines
suivant l’exposition (temps d’incubation compris entre 10 et 90 jours). Le stade
secondaire commence un mois plus tard. Il se caractérise par une éruption
polymorphe généralement maculo-papuleuse, notamment sur la paume des mains
et la plante des pieds, et par des excroissances verruqueuses dans des zones
humides du corps (autour de l’anus et de la vulve). La syphilis tertiaire apparaît à
l’issue d’une période latente de quelques mois à plusieurs années. Elle se
manifeste par des gommes syphilitiques et de l’arthrite. La neurosyphilis peut
survenir à tout moment.
b) Herpès génital : Il se caractérise par des périodes de latence et des récidives
fréquentes. Après l’infection primaire, l’herpès persiste toute la vie. Les lésions,
initialement douloureuses, se présentent sous la forme de macules érythémateuses
progressant vers des vésicules, des ulcères et enfin des croûtes. Chez les patients
porteurs du VIH, les épisodes symptomatiques sont plus longs et la maladie est
plus sévère, l’atteinte tissulaire et le taux de dissémination étant importants.
c) Chancre mou : Il s’agit d’une cause courante d’ulcère génital dans les pays en
développement. Sa propagation dépend du nombre de partenaires d’une personne
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infectée, les prostituées semblant représenter le principal vecteur de l’infection. Les
hommes sont plus souvent touchés que les femmes et ces dernières sont
généralement asymptomatiques. À chaque rapport sexuel, le risque d’être
contaminé par le VIH est 10 à 300 fois plus important pour les individus porteurs de
cette maladie. Les lésions, qui sont douloureuses, évoluent progressivement d’une
petite papule vers une pustule puis une ulcération à bords mous dénommée
chancre mou. Une adénopathie inguinale nécrotique et fluctuante (bubons) fait suite
à l’ulcération.
d) Lymphogranulome vénérien (LGV) : La maladie se présente initialement sous la
forme d’une petite papule indolore évoluant vers une ulcération. Après une semaine
environ, une lymphadénopathie douloureuse et localisée peut survenir. Les lésions
ne sont pas apparentes.
e) Granulome inguinal : Il s’agit d’une maladie ulcérative à progression chronique
sans symptôme systémique. Elle se présente souvent sous la forme d’une lésion
génitale non purulente, qui évolue d’une petite papule ferme vers un ulcère indolore
rouge vif et à base non purulente.
I.9. Douleur abdominale basse causée par une maladie inflammatoire pelvienne (MIP)
Les maladies inflammatoires pelviennes (MIP) font référence à un syndrome
clinique aigu résultant d’une infection ascendante à partir du col de l’utérus et/ou du
vagin. Elles affectent les structures supérieures des organes génitaux féminins. Le terme
MIP englobe l’endométrite, la paramétrite, la salpingite, l’oophorite, la péritonite
pelvienne,l’abcès tubo-ovarien et l’inflammation du foie, de la rate ou de l’appendice.
Les agents pathogènes couramment liés aux MIP, qui se transmettent par voie
sexuelle, comprennent N. gonorrhoeae, C. trachomatis, M. hominis et Bacteroides.
I.10. Gonflement du scrotum
Les causes d’un gonflement du scrotum lié à une IST impliquent généralement
N. gonorrhoeae et C. trachomatis. En cas d’infection, le testicule devient enflé, chaud et
très douloureux. Cependant, certaines causes de gonflement du scrotum (brucellose,
oreillons, onchocercose, infection à W. bancrofti ou tuberculose) n’ont pas de rapport
avec une IST.
I.11. Bubon inguinal
Un bubon inguinal est une hypertrophie des ganglions lymphatiques inguinaux
causée par une IST. Il est néanmoins important de garder à l’esprit qu’une infection des
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membres inférieurs ou du périnée peut également provoquer cette hypertrophie. Les
agents pathogènes liés à une IST et fréquemment responsables d’une hypertrophie
inguinale comprennent T. pallidum, C. trachomatis (sérotypes 1, 2 et 3), H. ducreyi et
C. granulomatis. Les incisions chirurgicales sont contre-indiquées et le pus doit être aspiré
à l’aide d’une aiguille hypodermique.
I.12. Conjonctivite néonatale
Ce terme fait référence à une conjonctivite purulente touchant l’un ou les deux
yeux d’un nouveau-né dans les quatre semaines suivant sa naissance. Si le bébé atteint a
plus de quatre semaines, la cause de son affection n’est probablement pas une IST. Il
s’agit d’une urgence médicale si un traitement n’est pas initié sous 24 heures. La
maladie peut causer des dommages irréversibles aux yeux de l’enfant, y compris la
cécité. Le nouveau-né la contracte à la naissance du fait d’une infection génitale à
[Link] ou [Link] de la mère.
1.13. Prévention
Malgré les progrès de la recherche scientifique en médecine, les IST ne sont pas
encore éradiquées. La cause principale de cet échec réside dans le mauvais
comportement sexuel des êtres humains.
C’est pourquoi, la connaissance seule des moyens de lutte les IST ne suffit pas,
il faut et surtout la mise en pratique de ces moyens dans la vie quotidienne.
Le premier moyen de lutte contre les IST est la prévention. Celle-ci consiste à
éviter la transmission de la maladie. Le recours aux médicaments doit être fait sous
contrôle du médecin.
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II. VIH
Message clé : HIV signifie :
V : Virus
I : Immunodéficience
H : Humaine
II.1. Définition
Le VIH est un virus qui entraîne l'affaiblissement du système de défense humain
contre les maladies.
II.2. Transmission du VIH
Message clé : Une personne « séropositive » – VIH (+) – est une personne infectée par
le VIH.
Toute personne infectée par le VIH peut le transmettre :
▪ qu'elle ait l'air malade ou en bonne santé ;
▪ qu'on lui ait diagnostiqué le SIDA ou non ;
▪ qu'elle suive un traitement contre le VIH ou non.
Le VIH se transmet principalement de trois manières :
1. Contact sexuel avec le sperme ou les sécrétions vaginales d'une personne lors d'un
rapport sexuel :
▪ vaginal ;
▪ anal ;
▪ oral.
2. Contact avec du sang contaminé par le VIH :
▪ transfusions sanguines ;
▪ utilisation de matériel chirurgical ou d'injection contaminé ;
▪ exposition à des personnes blessées, lors d'accidents de la route par exemple.
3. Transmission d'une mère porteuse du VIH à son enfant :
▪ pendant la grossesse ;
▪ lors de l'accouchement ;
▪ via l'allaitement.
Souvenez-vous : Il n'y a aucun moyen de savoir, juste en la regardant, si une personne
est porteuse du VIH ou de toute autre infection sexuellement transmissible (IST).
Le VIH ne se transmet pas par :
▪ les animaux ou les insectes ;
▪ l'eau ;
▪ le contact non sexuel dans les activités quotidiennes ;
▪ les toilettes ;
▪ le fait de se rendre à l'hôpital ;
▪ le fait de tousser ou d'éternuer ;
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▪ se toucher, se serrer dans les bras ou se serrer la main ;
▪ le partage de nourriture, de couverts, de verres ;
▪ le fait de travailler, de vivre ou de partager une pièce avec une personne
séropositive ;
▪ les enfants qui jouent ou partagent un bain avec une personne séropositive ;
▪ les baisers, même intenses.
La salive peut contenir des traces du virus du VIH, mais il n'existe aucun cas documenté
de transmission du VIH par le baiser.
II.3. Diagnostic
Le diagnostic de l’infection par VIH est posé par un examen sanguin de
dépistage. Ce test est généralement réalisé suite d’un comportement à risque, rapport
sexuel sans protection, échange du seringue… ou lorsqu’apparaissent certains
symptômes.
Le test réalisé au laboratoire est le détermine suivi d’autres tests de confirmation
comme le WESTERNE Blot recherchant les différents anticorps pour confirmer le
diagnostic en cas de la positivité.
II.4. Prévenir la transmission du VIH
Message clé : on peut empêcher la transmission du VIH.
Prévenir le VIH est important pour :
▪ vous ;
▪ vos partenaires sexuels ;
▪ la légitimité de la mission.
Certaines opérations de maintien de la paix de l'ONU ont été accusées de répandre
le VIH dans les pays hôtes. Une fois exprimée, cette accusation remet la légitimité et la
crédibilité de la mission en question. Souvenez-vous, la légitimité est un facteur de
réussite. Le personnel de maintien de la paix doit agir de manière responsable afin de
prévenir la transmission du VIH, pour :
▪ se protéger ;
▪ protéger la légitimité de la mission.
Réduire le risque de transmission du VIH :
Par contact sexuel
▪ Utilisez les préservatifs correctement et systématiquement.
▪ Réduisez le nombre de partenaires sexuels.
▪ Prenez connaissance de votre statut VIH et de celui de votre partenaire, et
entretenez une relation monogame.
▪ L'abstinence est la seule méthode efficace à 100 % !
Par l'exposition au sang
▪ Ne partagez pas, n'utilisez pas d'aiguilles hypodermiques non stériles.
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▪ Quand vous vous occupez de personnes blessées, utilisez un équipement de
protection individuelle.
▪ Vérifiez qu'un approvisionnement en sang sain est disponible.
De la mère à l'enfant
▪ Demandez l'avis médical d'un professionnel de santé au début de la grossesse.
III. SIDA
Message clé : SIDA signifie :
▪ Syndrome
▪ d'Immuno-
▪ Déficiencience
▪ Acquise
A signifie acquise. Une personne reçoit ou acquiert la maladie depuis une autre personne
infectée.
Le SIDA :
▪ n'est pas génétique ;
▪ ne provient d'une modification des cellules.
I signifie immuno, il fait référence au système immunitaire du corps humain. Le système
immunitaire utilise des « cellules soldats » pour protéger le corps de la maladie. Le Virus
de l'Immunodéficience Humaine (VIH) attaque et tue ces cellules soldats.
D signifie déficience. La déficience est le manque, ou le fait de ne pas avoir suffisamment.
Avec le VIH, le corps ne possède pas assez de cellules combattantes pour le protéger
contre les infections. Le VIH entre dans le corps et agit comme un sniper, qui se cache
le temps qu'il faut pour affaiblir le système immunitaire. Au fil du temps, le VIH tue les
cellules combattantes du corps, et le système immunitaire devient trop faible pour
protéger la personne des maladies. La personne qui porte le VIH devient alors malade
du SIDA.
S signifie que la maladie est un syndrome. Un syndrome est un groupe de problèmes de
santé qui indique une maladie ou un état en particulier.
Quelques sigles :
PVV : prise en charge des personnes touchées par le VIH/SIDA
PA : personne affectée
TME : transmission mère-enfant
PTME : Prévention de la transmission mère-enfant
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NOTION DE SST
IV. SST
Message clé : SST signifie :
S : Sauveteur
S : Secouriste
T : Travail
VI.1. Définition
Un sauveteur secouriste du travail est un salarié de l’entreprise, qui s’est porté
volontaire pour assumer cette fonction.
IV.2. conduite à tenir
La conduite à tenir par le sauveteur secouriste du travail (SST), face à une
situation d’accident, est définie globalement dans le Plan d’intervention et plus
précisément, action par action, dans le présent document.
Le Plan d’intervention représente, sous la forme d’un logigramme,
l’enchaînement des différentes actions à mettre en œuvre dans une situation d’accident.
Ces actions sont représentées par des pictogrammes, facilement identifiables et
permettant une meilleure mémorisation de l’ensemble. Ce plan est construit, d’une part,
en suivant la chronologie de l’action et, d’autre part, en allant du plus urgent au moins
urgent et du plus grave au moins grave.
La conduite à tenir est toujours basée sur les mêmes quatre grandes actions :
- Protéger,
Examiner,
Faire alerter ou alerter,
Secourir
Selon la nature de l’accident, le nombre de victimes ou l’état de la victime et le
nombre de personnes présentes sur les lieux, l’ordre et le contenu de ces actions
peuvent changer Chacune de ces actions va être abordée dans les pages qui suivent
IV.2.1. Protection
Il s'agit toujours de la première action du SST.
Cette action comporte deux phases successives :
• une phase d'analyse de la situation d’accident,
• une phase d'action résultant de la phase d'analyse préc
La protection des populations en cas d’alerte
Le premier volet du SAIP est l’alerte des populations qui consiste à diffuser un
signal destiné à avertir les individus d'un danger imminent ou qu’un évènement grave,
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en train de produire ses effets, est susceptible de porter atteinte à leur intégrité
physique. Il se compose de deux codes distincts :
• le SNA (Signal National d'Alerte) : variation du signal sur trois cycles successifs d'une
durée de 1 minute et 41 seconde puis, lorsque le danger est écarté, un signal national
de fin d’alerte retentit. Il consiste en un son continu d’une durée de 30 secondes.
Que faire lorsqu’on entend le SNA ?
Lorsqu'on entend ce signal, il faut immédiatement :
- se mettre à l’abri en se rendant dans un local calfeutré : portes et fenêtres fermées,
issues cal-feutrées, systèmes de ventilation, de chauffage et de climatisation arrêtés ;
- s'informer sur France Bleu, France Info, radios locales, France Télévisions,
- mais également sur les sites et comptes des réseaux sociaux du gouvernement, du
minis-tère de l’intérieur et des préfectures (2ème volet du SAIP : information pour que
les populations adoptent les comportements adéquats).
- ne pas aller chercher ses enfants à l’école ;
- ne pas fumer, éviter toute flamme ;
- ne pas téléphoner, pour ne pas encombrer le réseau qui doit rester libre pour les
services de secours ;
- s’assurer que l’entourage a reçu et exécuté ces consignes (par la suite, des consignes
complémentaires peuvent être données par haut-parleur).
En entreprise, respecter les consignes particulières définies en interne.
La phase d'analyse
Avant d’accéder à la victime, le SST doit, en effectuant une approche prudente
de la zone d’intervention, se poser les questions suivantes :
Que s’est-il passé ?
Pour déterminer la nature de l’accident :
• interroger les témoins,
• interroger la victime (si elle est en état de répondre),
• rechercher les éléments matériels significatif
La phase d'action
Cette phase doit permettre au SST de repérer un danger persistant,
d'intervenir sans risque. Pour cela, avant d'agir, il doit se poser les questions suivantes :
• Peut-on supprimer le(s) danger(s) identifié(s) de façon
permanente, sans aggraver l’état de la victime et sans risque
pour le SST ou pour les tiers ?
Si oui le faire ou le faire faire
Si non,
• Peut-on isoler le(s) danger(s) de façon permanente et sans
risque pour le SST ou pour les tiers ?
Si oui le faire ou le faire faire.
Si non,
• Peut-on soustraire la victime au(x) danger(s) identifié(s) sansrisque pour le SST ou
12
pour les tiers ?
Si oui le faire ou le faire faire, en se protégeant
Le dégagement d’urgence est une manœuvre exceptionnelle, qui doit être
utilisée exclusivement pour soustraire une victime à un danger réel, immédiat et non
contrôlable, menaçant sa vie.
Si non,
• Continuer à isoler la zone dangereuse et faire alerter les secours spécialisés qui
pourront agir sur le danger.
Effectuer un dégagement d’urgence
Signes à Quoi faire ? Pourquoi le Comment le Justification
repérer faire ? faire ?
Le danger qui Se renseigner Pour
menace la auprès comprendre ce
victime de témoins qui a créé la
ne peut être situation
supprimé. dangereuse.
La situation Accéder à la Pour effectuer Tout en se Ne pas
et/ou le victime un dégagement protégeant prendre de
matériel* La victime doit d’urgence soi-même : risque pour le
présent être : – utiliser le SST
permettent au – visible ; chemin le plus
SST de – facile à rapide et le plus
soustraire la atteindre; sûr.
victime du – sans entrave
Sang Effectuer un Afin de mettre – saisir Si la victime est
dégagement la victime hors solidement la incapable de se
d’urgenc de la zone victime par les soustraire elle-
dangereuse. poignets ou par même au
les chevilles ; danger
(éventuellement Dégager la
se faire aider) ; victime le
– la soustraire au plus
danger. rapidement
possible.
[Link]
L’examen de la victime va permettre de collecter des informations sur son état afin :
• De déterminer le résultat à atteindre et les actions à mettre en œuvre pour maintenir
la victime en vie ou éviter une aggravation. L’ordre dans lequel le SST recherche les
signes de détresse est déterminé par le niveau d’urgence vitale.
• De faire transmettre ou transmettre ces informations aux secours, pour qu’ils puissent
organiser leur intervention.
13
Déceler une urgence vitale
Signes à Quoi faire ? Pourquoi le Comment le Justification
repérer faire ? faire ?
Saigne-t-elle Rechercher Une grande En respectant la Repérer toute
abondamment les quantité position de la trace
? saignements de sang peut victime et de sang sur les
abondants. être perdue en lui parlant : vêtements ou au
et entraîner la – observer la sol.
mort victime et ► Si les
rapidement. son circonstances
environnement. de l’accident
Si le saignement laissent
n'est supposer la
pas visible, en présence
se d’un saignement
protégeant si caché
possible les et que
mains, palper l’environnement,
prudemment le la position ou les
cou, les vêtements de la
membres victime
supérieurs et ne permettent
inférieurs pas de le
repérer
visuellement.
S’étouffe-t-elle Rechercher En cas bserver la La victime est le
? les signes d’étouffement victime : plus
d’un total, le Brutalement, souvent en train
étouffement passage de l’air elle porte de
total et vers les ses mains à sa manger, ou, s’il
brutal poumons est gorge. s’agit
interrompu. Poser une d’un enfant, en
La vie de la question. train de
victime est La victime : jouer avec de
immédiatement – ne peut plus petits
menacée. parler, objets
– ne peut plus ► Il s’agit d’un
crier, réflexe
– ne peut plus le son (parole,
tousser, cris)
– n'émet aucun n’est possible
son, que si l’air
– ne peut plus peut faire vibrer
respirer, les
– s’agite cordes vocales.
Déceler une urgence vitale
14
Signes à Quoi faire ? Pourquoi le Comment le Justification
repérer faire ? faire ?
Répond-elle ? Pour un adulte Pour obtenir Poser une ou Le fait que la
ou un des des victime
enfant informations questions ne réponde
sur son simples à la pas et ne
état victime : réagisse pas est
la victime peut – Que s’est-il une
se passé ? urgence.
plaindre de – Comment ça ► La victime
malaise, de va ? peut ne
brûlures, d’une – Vous pas répondre
douleur m’entendez ? mais nous
empêchant – Où avez- entendre et
certains vous mal ? exécuter un
mouvements ► En cas de ordre simple
ou d’une non-
plaie qui ne réponse,
saigne pas secouer
abondamment doucement les
; épaules
de la victime
et lui
Pour un prendre la
nourrisson : main en lui
demandant
d’exécuter un Le bruit
ordre simple permet de
le bébé peut (exemple : savoir si le
crier, serrez-moi la nourrisson
ouvrir les main, nous entend.
yeux, serrer le ouvrez les ► Le stimulus
doigt yeux) remplace
l’ordre simple
Faire du bruit,
par
exemple en
tapant des
deux mains,
puis le
stimuler au
niveau des
mains
La victime ne Libérer les Pour faciliter le Basculer La bascule de
répond voies pas- doucement la la tête
pas. aériennes. sage de l'air tête en en arrière et
l’inclinant vers l’élévation
l’arrière et du menton
15
simultanément entraînent la
remontée de la
langue
qui, en se
décollant du
fond de la
gorge, permet
le passage de
l'a
Pour l’adulte Cette position Ramener la
et permet tête en
l’enfant : le passage de position neutre Du fait de la
basculer l'air chez et simul- configu-
doucement la un nourrisson tanément ration
tête en élever le men- anatomique du
arrière et tonlever le nourrisson,
élever le menton. seule la posi-
menton tion neutre
permet le
passage de l'air
chez une
victime qui ne
répond
pas.
Déceler une urgence vitale
Signes à Quoi faire ? Pourquoi le Comment le Justification
repérer faire ? faire ?
Respire-t-elle ? Repérer des L’inefficacité Se pencher sur Pour apprécier
signes ou l’arrêt la l’état
visibles de de la victime de la
respiration respiration l’oreille et la respiration,
entraîne joue percevoir le
la mort par au dessus de la souffle d’air
manque bouche expiré et les
d’oxygène de la victime bruits
tout en normaux ou
gardant son anormaux
menton de la
élevé. respiration.
►Ecouter les
bruits
16
normaux ou
anormaux
(sifflement,
ronflement,
...) de la Sous la
respiration. pression du
►Percevoir diaphragme,
avec la joue les viscères
le flux d'air poussent la
expiré par le paroi
nez et la abdominale et
bouche de la le ventre
victime. se soulève. Les
► Regarder se mouvements
soulever respiratoires
le ventre et/ou peuvent
la poitrine également
de la victime. soulever la
Si le ventre poitrine
et/ou la
poitrine se
soulève(nt) et
que le souffle
de la
victime est
perçu, la
victime respire.
Si aucun
souffle n'est
perçu, aucun
bruit n'est
entendu, ni le
ventre, ni la
poitrine ne se
soulèvent,
la victime ne
respire pas.
Dans ce cas, on
considère
qu'elle est en
arrêt
cardiaque.
17
REMARQUES
Ce contrôle de la respiration doit être maintenu pendant une durée suffisante (10
secondes) pour permettre de déceler des signes éventuels de respiration.
Dans les premières minutes qui suivent un arrêt cardiaque, la victime peut présenter des
mouvements pouvant être confondus avec des mouvements respiratoires, lents,
bruyants et anarchiques, appelés "gasps". Ils ne doivent pas retarder la mise en œuvre
de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP). Si le SST a le moindre doute sur la présence,
pour la victime, d'une respiration ou de gasps, il considère la victime en arrêt cardiaque.
Déceler une urgence vitale
Signes à Quoi faire ? Pourquoi le Comment le Justification
repérer faire ? faire ?
Respire-t-elle ? Mettre la Pour libérer les Le Le
> Cas victime sur le voies retournement retournement
particulier : la dos. aériennes et s’effectue du d’une
victime est sur vérifier la côté opposé victime est
le respiration au systématique
ventre. regard de la dès
victime. constatation
► Placer le que la victime
bras de la ne répond pas.
victime du ► La position
côté du allongée sur
retournement le ventre ne
au-dessus de permet pas
sa tête et d’apprécier
l'autre le long efficacement la
de respiration et
son corps. accentue le
► Se placer risque d’arrêt
ensuite dans de la
une position respiration.
stable (à ► Cela permet
genoux ou en à la tête de
trépied) du reposer sur le
côté du membre
retournement, supérieur placé
à une au-dessus
distance de la tête et
suffisante pour limite ainsi les
ne atteintes
pas gêner le traumatiques.
retournement
de la victime. Cela permet
► Saisir la de maintenir
victime par le plus possible
l’épaule et par
18
la hanche du la tête dans
côté opposé l’axe du corps.
au
retournement.
► Amener
doucement la
victime sur le
côté.
► Lorsque la
victime se
trouve sur le
côté, la main
qui était à
l’épaule vient
maintenir la
nuque de la
victime alors
que l’avant-
bras maintient
le dos de la
victime.
► Terminer le
mouvement
de
retournement
en tirant
sur la hanche.
La main qui
maintient la
nuque
accompagne le
mouvement.
► Retirer
délicatement la
main sous la
nuque
19
NOTION DE L’EPS
V. EPS
Message clé : EPS signifie :
E : Education
P : Physique
S : Sport
L’éducation physique et sportive est le nom donné à une discipline scolaire
d’enseignement.
L’EPS aide filles et garçons à acquérir de nouveaux repères sur eux et sur les
autres, de nouveaux pouvoirs moteurs et gagner en efficacité .Les adolescents
apprennent à :
Respecter la règle
S’engager dans une démarche de projet
Prendre des responsabilités
Se connaitre et se préserver
L’activité sportive essentielle à la bonne santé des élèves.
Elle favorise l’esprit collectif et le respect des autres et cultive le dépassement de
soi.
Elle vise à promouvoir la pratique sportive et activité physique chez les lycéens
volontaires et plus particulièrement chez ceux qui en sont le plus éloignés, afin de
contribuer à l’amélioration de leur bien-être et de leur santé.
20
BIBLIOGRAPHIE
1 . Manuel éducation à la vie 7 eme
EB
2. Manuel éducation à la vie 8 eme
EB
3 . Manuel éducation à la vie 7 ere des humanités
4. Module 3- cours 3.9 VIH/SIDA
5. Cours commun de résidanat Aout 2020, IST
21
ANNEXES
Questions de l’évaluation
Questions Réponses
1. SIDA – citez les mots
correspondant à chaque lettre, et
expliquez-le
2. Expliquez les trois manières dont
un contact avec du sang
contaminé peut transmettre le
VIH
3. Comment réduire le risque de
transmission du VIH ? Donnez des
exemples pour les trois manières
principales.
Vrai-faux
22
4. Le VIH n'est pas génétique, mais
le SIDA porte un composant
génétique.
5. On peut savoir si une personne porte le VIH
ou a le SIDA en la
regardant.
6. Un traitement à base de
médicaments antirétroviraux
permet aux personnes porteuses
du VIH de ralentir la progression
vers le SIDA.
Complétez
7. ________ est un virus qui entraîne
l'affaiblissement du système de
défense humain contre les
maladies.
8. ________ est le seul moyen
efficace à 100 % pour empêcher
la transmission du VIH.
9. L’arrivée récente d’un nouveau partenaire fait
partie des facteurs de risque de
contamination par une IST
10. La gale peut être considérée comme une
maladie sexuellement transmissible.