Éducation
Installé à la tête de la délégation départementale
des enseignement pour la Menoua depuis décembre dernier
SM KENHAGO Éric a pris son bâton de pèlerin pour faire le
tour des établissement secondaire de la Menoua à l’aune de
la rentrée scolaire 2024 -[Link] promoteurs établissements
clandestins sont passés au purgation ,l’état des lieux dans cet
entretien accordé le patron des enseignements dans la
Menoua
Lmn : Bonjour Monsieur le Délégué Régional, c’est un plaisir pour nous de faire une
immersion dans votre milieu ambiant. Vous êtes là depuis seulement quelques mois,
comment se porte votre Délégation ?
DR : Bonjour Monsieur Tsakem, Je m’en voudrais de rentrer dans le vif du sujet sans avoir
une pensée pieuse pour le repos de l’âme de tous nos compatriotes qui ont tragiquement
perdu la vie dans le double éboulement de terre de la Falaise de Dschang. Mes pensées vont
également à l’endroit de ce seigneur de la craie dont la vie a été soustraite à cette même
occasion. Puissent pour chacun et chacune d’entre eux trouver paix et sécurité dans la
félicité céleste auprès de nos ancêtres et du Très-Haut. Revenant à votre question, merci de
venir à la source pour vous abreuver des informations factuelles dont nous sommes une
source institutionnelle. La Délégation départementale des Enseignements secondaires pour
la Menoua se porte bien. La rentrée scolaire a été bien amorcée en dépit des difficultés
structurelles qui rejaillissent chaque année telles des marronniers de la presse. Le satisfécit
est d’avoir mis les enfants dans les conditions acceptables pour acquérir le savoir. Nous
avons également donné le ton avec les fouilles systématique des cartables des élèves
chaque jour de classe avant leur entrés dans les enceintes scolaires. In fine, nous avons
activé nous l’espérons bien les leviers essentiels du réarmement moral des enfants pour
renforcer leur citoyenneté conformément aux instructions de la haute hiérarchie.
Lmn : Les établissements clandestins font de la résistance au Cameroun, peut -on avoir une
idée la situation dans la Menoua ?
DR : La Menoua n’est pas épargnée par ce phénomène. Nous venons d’ailleurs de fermer un
établissement clandestin en reposant notre démarche sur la dernière mesure du Ministre,
de plus en plus les gens se regroupent en association, investissent dans la construction des
bâtiments et y accrochent une plaque pour accueillir les élèves, puisant d’abord les
ressources dans leurs propres familles et ensuite dans le voisinage. Nous pensons qu’il n’est
plus question de gérer de pareilles situations, c’est-à-dire d’improviser l’école, on
n’improvise pas l’école. Elle est encadrée par des textes réglementaires et nous sommes là
pour veiller sur l’environnement éducatif. On a vu certains collèges à côté des talus et vous
n’êtes pas sans ignorer que le phénomène déboulement de terrain a pignon sur rue dans
notre contexte actuel. D’autres bâtiments sont construits à plusieurs niveaux sans garantir
d’issues de secours et très souvent sans étude géotechnique préalable. Les parents ne
doivent être épatés par les bâtis de certains établissements.
Lmn : Les chefs d’établissements perçoivent depuis quelques semaines déjà les frais relatifs
aux examens nationaux. Nous avons souvenance de nombreux cas dans notre Département
et au-delà où des dirigeants véreux ont fondu dans la nature avec de l’argent collecté pour
cette cause. Quelles mesures avez-vous prises pour éviter la résurgence de telles
entrefaites ?
DR : Les individus véreux on en trouve encore et encore dans notre environnement éducatif.
J’ai le souvenir encore frais d’une opération menée l’an dernier où certains Chefs
d’établissement véreux avaient essayé de distraire les fonds de quelques élèves. Nous étions
rapidement montés au créneau une fois saisis et leur avions intimés l’ordre de rembourser
cet argent. Nous avions même usité les forces de l’ordre pour pouvoir imposer l’autorité de
l’Etat et force est revenue à la loi. Ce phénomène va être progressivement éradiqué car avec
l’identifiant unique, il ne sera plus possible de s’inscrire dans deux établissements.
Lmn : Quels sont les défis pour cette année scolaire
DR : Pour aborder les défis, il importe au préalable de faire une petite rétrospective. Les
établissements n’ont pas brillé l’année dernière bien qu’on ait des premiers et deuxièmes
mais sur le plan global, le taux de réussite a baissé. Dans l’ensemble nous avons fait des
réunions axées sur les causes de cette contreperformance et nous avons jeté les jalons sur
les perspectives d’amélioration de ces résultats. Cette année scolaire est donc une année de
réussite tous azimuts et d’atteindre des objectifs de performance maximale que nous avons
assignés à chaque Chef d’établissement. Naturellement cette réussite passe par la discipline
à tous les niveaux, l’ardeur au travail des apprenants, la franche collaboration dans le corps
enseignant, un meilleur traitement des vacataires et un suivi rigoureux des cours par les
animateurs pédagogiques. C’est un travail de chaine, d’équipe et si un maillon rompt le lien,
l’ensemble du système prendra un coup. Nous veillerons au grain.
Lmn : Un dernier mot en guise de conseils ?
DR : La drogue galopante en milieu scolaire, la mauvaise utilisation des TIC et plus maux
minent l’environnement éducatif aujourd’hui. L’école est en train d’être détournée et les
réflexions que nous menons tout autour de ces problématiques visent à évincer cette
tendance. Constat fait, les parents sont très nombreux en début d’année mais disparaissent
au bout d’un mois sans payer le minimum pour ces enfants qui sont pourtant leur canne.
Nous les invitons à nous accompagner pour garantir une éducation de qualité à leur
progéniture. Bonne année scolaire à tous les élèves de la Menoua