FinTech en Algérie : Défis et Perspectives
FinTech en Algérie : Défis et Perspectives
SCIENTIFIQUE
Thème :
Le développement de la FinTech en Algérie :
Thème :
Le développement de la FinTech en Algérie :
Au titre de ce mémoire, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué à la
réalisation de ce travail.
J’adresse également mes sincères remerciements pour toutes personnes qui m’ont reçu
au sein de mon entreprise de stage « GUIDDINI » . Mes remerciements les plus distingués
s’adressent à ma tutrice de stage Mme Nayla HADJ MOHAMED pour son accueil chaleureux,
sa disponibilité et ses remarques judicieuses qui m’ont été d’une grande aide.
Je tiens aussi à remercier les membres du Jury pour l’honneur qu’ils me font en
acceptant d’évaluer ce travail.
Je termine avec de grands remerciements à toute ma famille pour son soutien et son aide
précieuse, en particulier ma mère et mon père.
Dédicaces
Je dédie ce mémoire :
A toute ma famille
A ma chère maman,
A mon cher papa,
Qui n’ont jamais cessé, de formuler des prières à mon égard, de me soutenir et de m’épauler
pour que je puisse atteindre mes objectifs.
A mes frères, A ma petite sœur
Pour leurs soutiens moraux et leurs conseils précieux tout au long de mes études.
A mes chers amies Amel et Lina
Pour leur aide et supports dans les moments difficiles
I
Sommaire
Résumé VIII
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
B to C Business to consumer
B to B Business to Business
P to P FiPeer to Peer
IA Intelligence artificielle
Annexe Page
Résumé :
La fusion de la technologie numérique et des services financiers a donné naissance à
un concept appelé FinTech. Cette ère n‟est pas définie par les produits et les services
financiers fournis, mais par qui les fournit et l‟application d‟une technologie en
développement rapide aux niveaux de détail et de gros. Cette dernière évolution de la FinTech
dirigée par des start-ups pose des défis aux régulateurs, comme aux acteurs du marché. Dans
certaines économies, il y‟a eu une forte demande d‟innovations en matière de technologie
financière. Tandis que d‟autre pays ont mis à disposition un environnement économique et
réglementaire plus bienveillant, rendant la demande trop restrictive. Ce travail de recherche
vise à déterminer les conditions de développement des FinTech en Algérie, et les apports
potentiels que la FinTech peut apporter au secteur financier en générale et bancaire en
particulier. À travers une analyse thématique par l‟utilisation du logiciel « Nvivo12 Plus ».
Cette étude est basée sur un échantillon composé de vingt responsables de différents segments
du secteur financier Algérien. Les résultats de notre étude montrent comment les différents
acteurs de l‟écosystème FinTech et leurs interrelations permet d‟accélérer l‟essor du
développement des FinTech en Algérie. Ainsi, que si l‟Algérie, parvient à créer un
écosystème FinTech et à adapter sa réglementation à ces nouvelles entités, le secteur bancaire
et financier Algérien bénéficiera d‟une plus grande inclusion financière et deviendra plus
performant et en phase avec le contexte mondial actuel.
Abstract:
The fusion of digital technology and financial services has given rise to à concept called
« FinTech ». This area is not defined by the financial products and services provided, but by
who provides them and the application of rapidly developing technology to both retail and
wholesale levels. This latest evolution of FinTech led by start-ups poses challenges to
regulators as well as market players. In some economies, there has been a strong demand for
financial technology innovations, while other countries have provided a more favorable
economic and regulatory environment, making the demand too restrictive. This research aims
to determine the conditions for the development of FinTech in Algeria and the potential
contributions that FinTech can make to the financial sector in general, and the banking sector
in particular. Through thematic analysis using « the Nvivo12 plus » software. This study is
based on a sample of twenty professionals from different segments of the Algerian financial
sector. The results of Our study demonstrate how the different actors in the FinTech
ecosystem and their interrelationship accelerate the growth of FinTech development in
Algeria. Furthermore, if Algeria manages to create a FinTech ecosystem and adapt its
regulations to these new entities, the Algerian banking and financial sector will benefit from
greater financial inclusion and become more efficient and aligned with the current global
context.
Si cette révolution numérique a touché tous les secteurs du commerce, certains secteurs ont
cependant été récemment impactés, protégés jusque-là par un environnement réglementaire
spécifique, c‟est le cas du secteur financier.
La crise financière de 2008 dite des « Subprimes » a engendré une crise financière mondiale
et a eu des impacts majeurs sur la société. Cette crise a sonné comme un révélateur à la
transformation numérique : brisant la confiance des citoyens dans le système financier , et
provoquant un énorme fossé entre les attentes des consommateurs et l‟industrie financière.
En s‟appuyant sur les technologies de pointes les FinTech ont pu renouveler les business
modèles classiques de l‟industrie financière et ont su proposer des services financiers
innovants. L‟objectif commun de ces entités est qu‟elles ne cherchent pas à être en relation
avec les banques, mais bien au contraire , elles cherchent à les contourner afin de capter leurs
clients en leurs offrants de nouveaux modes de relation. Généralement ces entreprises ne
veulent pas proposer toutes la gamme des produits et services des institutions traditionnelles,
mais seulement l‟un d‟entre eux dans lequel elles apportent une évolution technique. Les
FinTech ont pénétré tous les domaines d‟activité de la finance, à l‟exception notables des
dépôts bancaires, car dans la majorité des pays cette activité nécessite un agrément bancaire
Ces dernières années, les FinTech ont connu une croissance exponentielle et rapidement, elles
sont devenues les préférées des consommateurs. C‟est ce qui a été confirmé par le cabinet
d‟Ernest &Young . En 2019, ce dernier a effectué une enquête dont le but est de trouver le
taux d‟adoption des services FinTech dans le monde, les résultats de l‟enquête montrent que
Introduction Générale B
le taux d‟adoption mondiale réel des services FinTech est de 64 %1. La pandémie du Covid-
19 a entrainé une augmentation statistiquement et économiquement significative d‟utilisation
des services de technologies financières.2 Cette crise sanitaire constitue une opportunité aux
entreprises de la FinTech afin de se développer et de fournir un système financier alternatif
.La croissance des investissements dans ses technologies est phénoménale. Selon KPMG en
2022 les investissements mondiaux dans les FinTech ont atteint les 161,1 milliards de dollars
avec 6006 transactions.3
Il apparaît clairement que les FinTech ont désormais largement dépassé le stade de la
tendance passagère et sont devenues un acteur majeur qui risque d‟affecter durablement
l‟industrie financière traditionnelle. Il convient alors de s‟interroger sur les potentiels atouts
que peuvent apporter les FinTech au secteur financier mondiale. Outre la maximisation des
profits, et la diminution considérable des couts. Ces innovations financières sont vues comme
une solution à l‟exclusion financière. « Si nous résolvons ces grands problèmes d'inclusion
financière, ce sera grâce à de nouveaux modèles commerciaux, de nouvelles technologies et
de nouvelles innovations. Les données nous permettent de savoir quelles innovations
fonctionnent et lesquelles ne fonctionnent pas » , disant Rodger Voorhies de la Fondation Bill
et Melinda Gates en 2014.
Le potentiel de ces technologies continue d‟attirer les fonds d‟investissement qui investissent
massivement dans les start-ups ayant intégrés une approche Big Data et IA. Surtout que le
secteur bancaire et financier est devenue de plus en plus un terrain très favorable pour
l‟adoption de ces technologies numérique d‟un côté les consommateurs ont de nouvelles
attentes et souhaitent une modernisation dans les services financiers et de l‟autre côté la
règlementation régissant ces entités est plus souple.
La FinTech a fait ses preuves dans les pays les plus développés tel que les états unis, et les
pays européens. En effet, les FinTech africaines ont également réussi le tour de force d‟offrir
des solutions financières innovantes pour les personnes qui ont souvent été exclues du
système financier et bancaire traditionnel, c‟est le cas du Kenya et le Guéna. Selon le cabinet
de conseil McKinsey & Company le marché des services financiers en Afrique représente un
potentiel de revenus de plus de 230 milliards de dollar d‟ici la fin 20254. L‟Algérie et comme
1
Rapport Ernest &Young ;(2019) ; " EY FinTech adoption index".
2
Fu. J et Mishra. M; (2020);"The Global Impact of COVID-19 on Fintech Adoption ". Swiss Finance Institute
Research Paper ;20-38.
3
Rapport KPMG ;(2022) ; "The pulse of FinTech".
4
Rapport du cabinet McKinsey & conseil ;(2022) ; "FinTech in Africa: the end of begining ".
Introduction Générale C
tout autre pays a tout intérêt à adopter ce genre de technologie afin de créer un système
financier plus inclusif et plus efficace.
Dans le cadre de ce travail de recherche, notre but est de montrer l‟importance de l‟intégration
de la FinTech et les start-ups de la FinTech dans le secteur bancaire et financier Algérien,
mais aussi et surtout de comprendre les conditions du développement et de réussite de ces
dernières en Algérie. L‟objet de notre étude s‟articule également autour des apports , des
limites et des perspectives de l‟intégration de la FinTech en Algérie. Ainsi, à travers ce travail
nous essayerons d‟expliquer comment ces entités ont pu concurrencer les acteurs traditionnels
du secteur financier, et quelles sont les menaces et les opportunités de ces FinTech qui
cherchent à repenser le rôle et la place des banques dans notre société.
Le choix de ce thème est loin d‟être fortuit, en effet, nous nous sommes intéressés à un sujet
dont l‟importance devrait être considérable dans les travaux de recherche, en tenant compte de
sa richesse en matière d‟information et de son apport aux nouvelles organisations (nouveaux
business model). Suite à maintes recherches, nous avons constaté qu‟il n‟y avait pas d‟études
de recherche sur ce thème au niveau de notre école, ce qui a suscité notre intérêt et notre
enthousiasme quant au côté original du sujet traité.
Les objectifs tracés dans cette présente recherche ainsi que l‟importance mise en
évidence de l‟étude de la FinTech en Algérie nous amènent à poser la problématique suivante:
Quels sont les apports potentiels des FinTech ? et comment accélérer l’essor du
développement de ces dernières en Algérie ?
Pour répondre à cette problématique et pour donner une suite logique à notre
recherche, nous posons les questions secondaires ci-dessous :
Dans le but d‟apporter une réponse à ces questions, nous avons jugé utile de formuler
les hypothèses suivantes :
Dans le but de réunir tous les éléments de réponse susceptibles d‟apporter des
clarifications quant à nos questionnements, nous avons adopté la démarche méthodologique
analytique suivante :
- Les entretiens effectués et les observations que nous avons faites lors de l‟évènement ont
servi à collecter des informations cruciales pour notre étude.
- L‟analyse des contenus nous a permis d‟exploiter au mieux les documents en notre portée.
Pour pouvoir réponde à l‟ensemble des questions posées et dans un souci d‟ordre
méthodologique, nous avons décidé que notre travail allait s‟articuler autour de trois (03)
chapitres comme suit :
Le premier chapitre traitera des généralités sur la FinTech en trois sections , dont la première
section sera consacrée à quelques notions sur la FinTech (origines, définitions, évolution,
typologies et caractéristiques). La deuxième section présentera les différents produits et
services offerts par les FinTech et la dernière donnera un aperçu global sur l‟ écosystème des
FinTech et le cadre règlementaire régissant leur activité.
Le deuxième chapitre étudiera comment les FinTech ont pu modifier le paysage financier. La
première section présente quelques indicateurs chiffrés décrivant la situation actuelle de la
FinTech dans le monde, la deuxième traitera les apports que les FinTech ont apporté au
Introduction Générale E
secteur bancaire et financier ainsi que leurs limites et perspectives et la dernière sera dédiée à
l‟étude de la relation entre les start-ups de la FinTech et les acteurs traditionnels.
Introduction :
Au cours des dernières années, une multitude de start-up Fintech ont émergé, utilisant la
technologie pour faciliter l‟investissement, le paiement et même l‟obtention d‟un prêt, ainsi
elles offrent de nouvelles solutions et des opportunités innovantes en finance.
Avec l‟avènement des nouvelles technologies et l‟évolution des comportements des clients,
l‟industrie bancaire mondiale doit relever les défis de l‟innovation dans ces processus, les
changements technologiques, les exigences règlementaires et la crise économique, ainsi que
l‟évolution des attentes des clients sont les conditions d‟un changement substantiel du
système bancaire, en utilisant les technologies numériques les entreprises FinTech ont
proposé des services innovants pour améliorer la satisfaction des clients, se révélant dans
certains cas plus efficaces que les banques.
Actuellement, Les FinTech ont pris une place importante dans l‟industrie financière mondiale,
et sont en train de gagner de l‟ampleur constamment grâce à leur vision novatrice de la
prestation de services financiers.
Il est tout d‟abord important d‟aborder quelques notions majeures sur la FinTech dont une
définition, origine et évolution , les catégories de la FinTech , ainsi que ces typologies.
Arner et .al .(2015), déclarent que « l‟origine du terme FinTech remonte au début des années
90 et fait référence au Financial Services Technology Consortium » 1. Au début des années
90, Citigroup a initié le projet FinTech l‟origine du : Financial Services Technology
Consortium pour faciliter les efforts de coopérations technologiques. C‟est à ce moment-là
que le président de Citigroup John REED a introduit pour la première fois le concept de
FinTech lors du « Smart Card Forum » .Ce concept représente alors, l‟apparition des
premières technologies de l‟information dans les services de gestion des banques (par
exemple les distributeurs de billets automatiques) et dans les services financiers de l‟époque
(par exemple, les logiciels d‟aide à la gestion de patrimoine pour les conseillers financiers) 2.
Néanmoins , la FinTech était déjà utilisé dès 1972 3 dans un article qui présente des modèles
détaillés sur la façon d‟analyser et de résoudre les problèmes bancaires quotidiens rencontré
par la banque Manufacturers Hanover Trust. C‟est dans cet article que le vice-président de la
banque Mr. Abraham Leon Bettinger a mentionné le terme FinTech pour la première fois et le
défini comme un acronyme qui signifie technologie financière, alliant l‟expertise bancaire
avec les techniques modernes de la science de gestion et de l‟ordinateur . Pendant cette
époque son usage était limité au secteur bancaire et principalement limitée aux processus du
back-office des banques, utilisant des logiciels et des applications pour gérer les comptes
clients et leurs transactions de manière sécurisée centralisée et efficace.
Définition de la FinTech :
1
Arner. D, Barberist. J et al ;(2015); " The evolution of FinTech: A new post-crisis paradigm? " ; Geo. J. Int'l ;
47: 1271.
2
Vives .C;(2021) ; " Fintechs et inclusion financière" ;Mémoire de master en Gestion et Management, IAE de
Grenoble; P15.
3
Schueffel.P;(2016);"Taming the Beast: A Scientific Definition of FinTech"; Journal of Innovation
Management;4(4) :32-54.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
FinTech est un terme générique qui décrit les technologies perturbatrices et disruptives dans le
secteur des services financiers; ces technologies cassent les habitudes établies en proposant
une nouvelle façon (améliorée ou complètement nouvelle) afin de consommer les services
financiers d‟une manière plus accessibles, plus rapide et surtout moins couteuse que la
technologie existante. Micu et al. (2016),voient que la FinTech représente un nouveau secteur
de l‟industrie financière qui intègre toute la pléthore de technologie utilisées dans la finance
pour faciliter les échanges, les activités des entreprises ou les interactions et les services
fournis au consommateur de détail.1
Pour définir la FinTech, le Comité de Bale a choisi la définition proposée par le Conseil de la
Stabilité Financière(CSF) : « La technologie financière désigne les innovations financières
fondées sur la technologie, susceptible de donner lieu à de nouveaux modèles stratégiques,
applications, processus ou produits ayant un impact important sur les marchés et
établissements financiers ainsi que sur la prestation de services financiers»2.
Cet objet bancaire non intégré, disant Bouyala ,(2016) est « comme l’avatar dans le domaine
de la banque et de la finance de la fameuse révolution numérique (digital disant les Anglo-
Saxons), permettant à de petites entités agiles de venir concurrencer sur le terrain (et/ou
compléter l’offre) des acteurs installés dans tous les domaines de l’économie (Uber pour les
taxis ou Airbnb pour les hôtels en sont les exemples les plus emblématiques) »3. Autrement,
c‟est l‟activité pour laquelle les entreprises utilisent les TIC pour livrer leurs services
financiers de façon plus efficace et moins couteuse. Par extension, elle désigne toute
entreprise qui intervient dans ce domaine afin de proposer à ces clients des solutions
technologiques innovantes. Le plus souvent, ce sont des start-ups qui essaient de capter des
marchés (toujours grandissantes) au détriment des acteurs traditionnels du secteur financier4.
La FinTech englobe une vague de start-up « les start-ups FinTech » qui changent la façon
dont les gens paient, envoient de l‟argent, empruntent, prêtent et investissent. Elle est
reconnue comme l‟une des innovations les plus importantes dans le secteur financier et
bancaire et évolue rapidement, en partie grâce à : l‟économie de partage, à une réglementation
favorable et à la technologie de l‟information. Ces jeunes pousses s‟appuient non seulement
sur la maitrise du numérique (l‟application de l‟informatique dans la finance) mais, surtout
elles placent le client au cœur de ses modèles en cherchant à répondre à ses nouveaux
1
Micu. I et Micu. A;(2016);" Financial Technology (Fintech) And Its Implementation on The Romanian Non-
Banking Capital Market"; Practical Application of Science;4.
2
Comité de Bale sur le contrôle bancaire ;(2018) ; "Implications des évolutions de la technologie financière pour
les banques et les autorités de contrôle bancaires" ;Saines pratique ;Banque des règlements internationaux.
3
Bouyala .R ;(2016). " La révolution FinTech " ;RB édition ; P.16.
4
Bonneau. T et Verbiest . T ;(2017) ;"FinTech et droit " ;RB édition ;P.11.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
besoins1. C‟est ce qui a été affirmé par Maldonato (2016), en déclarant que les Fintechs
sont «les start-ups qui misent sur les technologies numériques pour dynamiser l‟univers de la
finance »[Link] start-ups innovantes, agiles et potentiellement disruptives et perturbatrices
créent de nouveaux modèles d‟affaire pour améliorer l‟expérience client, l‟efficacité et la
gamme de services financiers. Comme leurs sœurs des autres industries, les entreprises de la
FinTech appuient leurs développements sur :3
Comme nous l‟avons dit précédemment la FinTech est la contraction du mot « Finance » et
« Technologie », qui désigne l‟utilisation des moyens technologiques pour offrir des services
financiers et bancaires. Derrière cette contraction assez simple, se cache toute une industrie
qui n‟a cessé d‟évoluer depuis la troisième révolution industrielle. L‟évolution de la FinTech
peut se résumer en trois grandes étapes principales :
1
Bourjij. S ; (2016) ; "Innovations technologiques et offre de services financiers en appui au Développement" ;
Techniques Financières et Développement ;124 :7-26.
2
Abou Shakra .N ;(2019) ; "L‟impact de la Fintech dans la restructuration du secteur bancaire au Liban" ; Thèse
de Doctorat en Economie et Finances ;Université de Picardie Jules Verne ; P105.
3
Bouyala(R), [Link], Page .4.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
La Fintech 1.0 a connu deux grandes périodes une période analogique entre 1866 et 1967 et
une deuxième entre 1967 et 1987.
1974 : Faillite de la Herstatt Bank, qui a clairement mis en évidence les risques de
renforcement des liens financiers internationaux et les nouvelles technologies des systèmes de
paiements.
1
Buckley. R, Arner. D et al ;(2016); " 150 years of FinTech: An Evolutionary Analysis"; JASSA The Finsia
journal of Applied Finance;3.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Vers la fin des années 1980, les services financiers ont connu une transformation majeure en
se tournant vers une industrie essentiellement numérique, où les transactions électroniques
entre les institutions financières et les clients du monde entier ont pris le dessus, avec
l‟utilisation généralisée du Fax qui a remplacé le télex . L'année 1987 a marqué une nouvelle
période d'attention réglementaire pour les risques liés aux interconnexions financières
transfrontalières et à leurs intersections avec la technologie. L‟émergence de l‟Internet en
1995 a ouvert la voie à plusieurs développements tels que la vérification des comptes en ligne.
En 2001, huit banques américaines avaient au moins un million de clients en ligne. Enfin, en
2005, les premières banques directes sans succursales physiques (p. Ex. ING Direct, HSBC
Direct) ont vu le jour au Royaume-Uni1.
Le point de vue règlementaire pendant la FinTech 2.0 était que si la banque en ligne n‟était
qu‟une version numérique du modèle bancaire traditionnel, elle permettait de créer de
nouveaux risques :
1
Ibid, Page. 6.
2
Arner(D), Barberist(J) et al: [Link], Page. 3.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
La crise de 2008 a engendré deux impacts majeurs un chez les clients des institutions
financière et l‟autre chez les employés :
Chez les clients : la crise de 2008, a créé une véritable crise de confiance des
consommateurs envers les banques traditionnelles de dépôt et de détail ; les clients sont
devenus de plus en plus réticents face aux banques. En effet, d‟après une étude mené par le
cabinet de recherche Gallup en 2011, seulement 20% des américains faisaient confiance à
leurs banques en 2008.
Chez les employés : du côté des salariés, environs 8.7 millions de travailleurs
américains ont perdus leurs emplois. Au-delà des états unis, de nombreux professionnels de la
finance ont soit perdu leurs emplois ou ont perçu une dégradation du niveau de leurs
rémunération.
Ces deux impacts ont fortement favorisé le développement de la « FinTech 3.0 » à travers la
disponibilité des ressources qualifiées et spécialisées dans la finance qui développe de
nouveau produit et la présence d‟un marché qui cherche des alternatives au secteur financier
traditionnel.1 La réglementation, est aussi considérée comme l‟un des facteurs qui ont favorisé
le développement des FinTech dans cette époque, d‟ailleurs Holland (2015),mentionne que, la
crise de 2008 a aussi poussé les gouvernements et les régulateurs des marchés financiers à
créer un environnement réglementaire plus favorable aux nouveaux acteurs de la Fintech et
plus stricte pour les acteurs traditionnels.2 Cette nouvelle réglementation a pour objectif
principale : la motivation de l‟innovation Fintech et de faire émerger de nouveaux acteurs
pour encourager la compétitivité financière mondiale . Par exemple, l‟Union Européenne a
mis en place une nouvelle directive DSP « La directive européenne sur les services de
paiement », la première et entrée en vigueur le 13 novembre 2007 et devait être transposée
dans la législation des états membres au plus tard le 1er novembre 2009. La deuxième
directive la DSP2 a été publiée par le parlement européen le 25 novembre 2015 et elle a
1
Ibid, Page. 7.
2
Steinville. T ; " La FinTech et les nouveaux rapports de force sur le secteur bancaire et financier " ;Mémoire de
master de programme de grandes écoles, Spécialité Innovation et entrepreneuriat ; Kedge Business school ; P22.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Mais, il y‟a eu une apparition d‟autres facteurs qui ont à la fois favorisé le développement et
accélérer le rythme du développement de cette dernière .D‟ailleurs , Lee et Shin (2017)dans
leur article voient que la combinaison du progrès des technologies mobiles, des technologies
réseaux et internet, de l‟apparition des réseaux sociaux, de l‟intelligence artificielle et des Big
Data Analytics avec les nouveaux besoins des consommateurs ont marqué une accélération
majeure des innovations technologiques dans la Fintech. 2
FinTech 3.0 est apparue comme une réaction à la crise financière de 2008 dans les pays
occidentaux, mais dans les pays en voie de développement (pays d‟Asie et d‟Afrique) les
développements récents des FinTech (nommées FinTech 3.5) ont été motivés par la poursuite
du développement économique et les inefficacités du système financier existant. Le
développement FinTech en Asie et en Afrique n‟est donc pas un paradigme post-crise, mais
une combinaison de forces entrepreneuriales et réglementaires pour résoudre les problèmes
sociétaux et de développement économique.3
Enfin, pour résumé la FinTech lors des années 2000 était surtout centré sur le e-commerce, et
ce n‟est qu‟après 2008 que sont réellement apparues de plus en plus de start-ups créées par
des anciens banquiers ou traders ayant dû quitter leur emploi suite à la crise, qui s‟alliaient
avec des programmeurs ayant souvent déjà officié dans la finance pendant la période faste.4
Les entreprises et les Start-ups de la FinTech ont pu offrir des services innovants , grâce à
leurs appuis et maitrises des technologies de l‟informations et de communications(TIC). Les
FinTech se caractérisent généralement par leur agilité, leur capacité à innover rapidement,
leur orientation client et leur usage intensif des données.
1
Lamoussière -Pouvreau. C ;(2009); "L‟entrée en vigueur de la directive sur les services de paiement" ;Etude
juridique ; INC document N°1539.
2
Lee. I et Shin. Y J;( 2017);" Fintech: Ecosystem, business models, investment decisions, and challenges".
Business Horizons ;61 :35-46.
3
Brym .S ;(2019) ;" Comment accélérer l‟essor de l‟écosystème FinTech à Bruxelles ? " ; Mémoire de master en
science de gestion , Faculté des Sciences économiques, sociales et de gestion ; Université de Namur ; P5.
4
Bourjij(S), [Link], Page. 5.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Selon Bessière et Lebeau (2017), les FinTech ont quatre caractéristiques principales 1:
En outre, selon EY(2017), les FinTech se distinguent également par leur culture
entrepreneuriale, leur capacité à coopérer avec les autres acteurs du secteur financier et leur
approche agile pour répondre aux besoins et attentes des clients2.
Enfin, les caractéristiques des FinTech leur permettent de proposer des services financiers
innovants, adaptés aux besoins des clients et même de bousculer le secteur financier
traditionnel.
Afin de mieux appréhender ce secteur « secteur des FinTech » qui est en plein expansion, on
peut scinder plusieurs types de FinTech :
1
Bessière, V., & Lebeau, F. (2017). Les Fintech, enjeux et opportunités pour le secteur financier. Banque de
France Bulletin Digest, (207), 29-39.
2
Rapport d‟Ernest and Young ;(2017); FinTech Adoption Index 2017.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
1
Etude réalisée par le cabinet Deloitte ;(2022);" étude: RegTech de l‟Assuretch".
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
La FinTech est une industrie qui utilise les TIC pour améliorer les services financiers. Les
produits et les services qu‟elle offre peuvent inclure des solutions de paiements, de transferts
d‟argents, des prêts, d‟investissements …etc.
Les FinTech proposent des produits et des services variés . Chaque jour, de nouvelles
prestations sont mises en place par ces jeunes pousses qui évoluent constamment. Ci-dessous,
nous expliquerons les principales activités bancaires et financières sur lesquelles les FinTech
se sont positionnées.
Les paiements :
En dehors des néo-banques qui peuvent proposer l‟ensemble de la gamme des services
traditionnels des banques, autres FinTech « PayTech » qui ne sont pas doté d‟agrément
d‟établissements de crédit ont reçu de la part des Autorités règlementaires un agrément
d‟établissement de paiement, de monnaie électronique ou d‟agent prestataire de services de
paiement qui leur permet d‟offrir une partie de la gamme des services bancaires traditionnels
(les services de paiements).
Les offres de paiement destinées aux entreprises se divisent en trois sous catégories, à
savoir :
a. Les offres destinées aux e- commerçants : l‟e-commerce s‟est très développé surtout
après la crise sanitaire de [Link] Statista le boom de l'e-commerce sera particulièrement
visible en Chine et aux États-Unis au cours des prochaines années, où les revenus générés
devraient augmenter de près de 30 % d'ici 20251. Parallèlement à cette croissance, les besoins
des e-commerçants se multipliaient. « Le développement du e-commerce a mis en évidence
que le besoin des e- commerçants vis-à-vis du paiement ne se limitait pas au seul traitement
1
Statista ;(2021) ; L‟e-commerce poursuit son ascension ;Disponible sur : [Link] .Consulté le
03/03/2023 à 14 :50.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Ces jeunes entités ont su proposer des solutions adaptées aux besoins des e-commerçants en
leurs fournissant des solutions sur des interfaces simples et conviviales, permettant le
traitement de l‟opération de paiement ou la réception des fonds. Ainsi, que d‟autre solutions
permettant de diminuer le taux d‟abandon du panier, par exemple en proposant au client de
payer avec un autre moyen de paiement si le sien s‟avère invalide plafond dépassé par
exemple ou expiré.2
Quant à la lutte contre la fraude, ces dernières ont pu diminuer le taux de fraude grâce
l‟utilisation des technologies comme le big data et les machines-Learning qui facilitent le
repérage des comportements suspects de manière contextuelle et en temps réel. Ces dernières,
constituent un avantage clé, car les sites d‟e-commerce ont besoin d‟avoir la confiance des
clients pour être utilisé.
L‟offre « Mobile Point of Sale », connus sous « mPOS », est l‟une des innovations de rupture,
Il s‟agit d‟utiliser le mobile (téléphone ou tablette) comme terminal de paiement acceptant les
1
Bouyala .R ;(2018) ; "La révolution FinTech : acte 2 " ;RB édition ;P23.
2
Bouyala(R),[Link].(2016), P.4.
3
Union des entreprises de proximité ; (2021) ; "conjoncture : les entreprises de proximité renouent avec une
croissance soutenu " ;étude réalisée par Xerfi ;La brève n°432.
4
Bouyala (R), [Link].(2016),P.4.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
règlements par carte, ce dernier est équipé d‟un lecteur de carte « dongle » qui permet
d‟effectuer les encaissements des cartes bancaires.
Auparavant, Cette innovation était destinée aux petits commerçants (épiceries, service à
domicile, marchands ambulants, professions libérales…) qui ne peuvent pas se permettre un
terminal de paiement électronique classique (TPE) vu le nombre faible de paiements, autre
qu‟en cash, qu‟ils reçoivent. Cependant, au fil du temps, d‟autres types de moyens et grands
commerçants se sont montrés intéressés par ce type d‟innovation, c‟est le cas de Square
(Etats-Unis), iZettle (Suède) ou encore SumUp (Allemagne) (chacune d‟elles offre sa propre
« mPOS »).
Ces FinTech offrent également des programmes de fidélité qui permettent aux commerçant de
fidéliser leurs clients. Le principe est simple :il consiste à exploiter les données de paiement
par carte dans un point de vente, ainsi que d‟identifier les profils des clients les plus
intéressants à qui des promotions et des remises peuvent être accordées automatiquement au
moment du règlement, c‟est le cas de la solution « Card Linked Offer » (CLO), ou encore
leurs versés une somme d‟argent « cash-back ».1
c. Les offres Business to Business : au début les clients des FinTech étaient des
particuliers et des commerçants, la focalisation sur la banque d‟entreprise est très récente mais
son mouvement est assez rapide. Ces FinTech spécialisés dans l‟offre de services de paiement
aux entreprises prennent en considérations trois préoccupations majeurs : la réduction des
coûts, l‟intégration et la sécurisation du process ainsi que la disponibilité de l‟information
fraiche et riche.
Une des solutions fondamentales offertes par ces jeunes pousses est le « cash pooling » ou
le « cash management » qui consiste à offrir des logiciels et des applications, faciles à utiliser,
permettant aux entreprises d‟allouer des fonds sans avoir à les séparer physiquement et de
faciliter les centralisations à plusieurs niveaux (Cashfac).
1
Bouyala (R), [Link].(2018),P.13.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
fait d'organiser l'opération avec le factor, ce sont également les clients qui généralement
sélectionnent les fournisseurs entrant dans l'opération de reverse factoring.
Les offres de paiement dédiées aux particuliers tournent autour de trois grandes familles
d‟innovation :
Le wallet est considéré comme une solution alternative, qui donne la possibilité aux
utilisateurs de confier à un tiers leurs données de paiement et leurs données personnelles, afin
d‟effectuer des ordres de paiement à partir de leurs smartphones, tablettes…etc. cet
établissement est chargé d‟exécuter les ordres de paiement et de recevoir les fonds des
utilisateurs par le biais d‟une simple saisie d‟identifiants tel qu‟un numéro de téléphone ou
une adresse mail. Par conséquent, ces derniers évitent de ressaisir à chaque transaction leurs
données bancaires et de s‟exposer au risque, surtout en traitant avec des sites peu sécurisés.
Il existe différents types de portefeuilles électroniques. Certains sont proposés par des
établissements bancaires, d‟autres par des organismes tels que des prestataires de services de
paiement, les opérateurs de téléphonie… Les plus connus sont : PayPal, Paylib.
6,8% avec HSBC, 5,1% avec RBS et 3,3% avec Western Union. Le principe de la société
consiste à faire correspondre les paiements qui vont dans la direction opposée à l‟aide
d‟algorithmes. Par le biais de cette « compensation intrinsèque », l‟argent envoyé en réalité ne
quitte quasiment jamais le pays.1
Dans le domaine des « rémittences » ou les fonds rapatriés par les migrants chez eux, dont le
potentiel de flux de ce marché est estimé à quelque 600 milliards $ par an, les FinTech tel que
« WorldRemit » ou « Azimo » ont pu concurrencer les acteurs traditionnels et ont réussi à
devenir des références dans ce secteur, en se développant très rapidement en s‟appuient sur
des systèmes moins chers et plus conviviaux que ceux existants qui permettent à la fois de :
réduire les couts, d‟automatiser les flux et d‟amélioration du service client.
L‟ensemble de ces innovations, très disruptives pour les modèles économiques existants,
suscitent des réflexions encore plus radicales d‟optimisation des paiements internationaux,
autour de l‟utilisation de la Distributed Ledger Technology (DLT), dont l‟avatar le plus connu
est la blockchain.
1
Rapport de la Croissance plus et PME finance ;(2020);"Rapport FinTech 2020 : reprendre l‟initiative".
2
Bouyala(R),[Link]. (2018), P.13.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Source : Bouyala Régis ; ;"La révolution FinTech : acte (2) " ;RB édition.
C‟est l‟un des domaines qui ont connus les initiatives les plus disruptives ces deux dernières
années, étant le pivot de la relation bancaire et le point de passage de tous les flux. La gestion
des comptes a connu de nombreuses initiatives innovantes basées sur l‟accès aux comptes qui
visent à remplacer la banque classique par la banque « low-cost » des FinTech.
1
Idem, P.16.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Se greffer sur la banque : la nouvelle directive sur les services de paiement a permis
de créer un nouveau type d‟acteurs connu sous « Third party processors » (TPP‟s), qui ont le
droit d‟accéder aux données des comptes en respectant certaines conditions, ces acteurs sont
de deux types : soit des prestataires de services d‟initiation de paiement ou des prestataires de
services d‟information sur les comptes.
Le tableau ci-dessous récapitule l‟offre des FinTech dans le domaine de la gestion des
comptes :
Tableau N°2 : L’offre de gestion des comptes offerts par les FinTech
Source : Bouyala Régis ; ; "La révolution FinTech : acte (2) " ; RB édition.
Financement et épargne :
Une des premières raisons d‟être de la banque ,est la collecte de l‟épargne afin de financer
l‟économie. Plusieurs FinTech se sont penchées sur ce domaine en développant leur offre sur
deux axes principaux :la mise en relation directe de l‟épargne et du crédit, avec le
1
Etude réalisée par la Direction d‟étude et d‟analyse des risques et le Pôle FinTech de l‟Autorité de Contrôle
Prudentiel et de Résolution(ACRP) ; (2020) ; "Des néo-banques en quête de rentabilité" ;ACRP Banque de
France.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Le financement participatif :
Le financement participatif n‟est pas récent, il existe depuis le XIXème siècle, la preuve la
statue de la liberté a fait appel à tous les financements individuels afin d‟être financée.
Seulement il y‟a eu des changements à cause des nouvelles technologies de l‟information et
de communication, chose qui a facilité la mise en contact des prêteurs et des emprunteurs.1
Les start-ups FinTech spécialisées dans le domaine du financement participatif ne sont pas des
intermédiaires financiers (elles n‟investissent pas dans le prêt), cela représente l‟élément
majeur de distinction entre ces jeunes pousses et les établissements financiers classiques .il
existe d‟autres éléments de distinctions par exemple : la banque pour financer un prêt elle doit
combiner fonds propres et dettes contrairement aux FinTech qui n‟utilisent pas leurs fonds
propres. Les rémunérations des FinTech prennent la forme de commissions reçues au moment
de l‟émission du prêt et ainsi qu‟ au moment du remboursement des mensualités par
l‟emprunteur.3
1
Weill. L ;(2019) ; "L‟impact de la FinTech sur la structure des marchés bancaires" ;Revue d‟économie
financière ;135 :181- 192.
2
Chaabene. M ;(2016) ; "Le Financement participatif: (Crowdfunding) " ;Connaissances et Savoirs édition ;P.
14.
3
Weill(L), Op .Cit, P.19.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
1
Idem, P. 20.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Depuis plusieurs années, une nouvelle forme de conseil financier a émergé , Connues sous le
nom de « Robo-Advisor ». Ces plateformes de conseil en investissement automatisées, permet
aux utilisateurs de construire et de gérer leurs portefeuilles avec des tarifs extrêmement bas,
grâce à l‟analyse et le traitement des volumes de données (Big Data) ainsi qu‟aux
technologies d‟intelligence artificielle. Ce service repose sur un algorithme propriétaire de
sélection d‟instruments financiers qui propose d‟optimiser l‟allocation d‟actifs en fonction de
la situation particulière du client, de son aversion au risque, de ses objectifs financiers et de
son horizon d‟investissement. Ces modèles orientés grand public sont simples d‟utilisation,
transparents, aisément personnalisables et bon marché.1cette solution a deux avantages :
La disponibilité : Ils sont accessibles en ligne, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. À
n‟importe quelle heure du jour ou de la nuit, vous pouvez souscrire, déposer de l‟argent,
consulter vos placements, retirer de l‟argent, et tout ça sans mettre le nez dehors.
La réduction des couts : Ces outils sont faciles à utiliser et coûtent 4 à 5 fois moins
qu‟une gestion exercée par un conseiller humain .ces outils sont considérés comme étant low-
cost et destinés au grand public, contrairement aux offres de gestion de patrimoine que les
banques classiques proposent et qui sont destinées généralement aux clients fortunés.
Les robo-advisors, ces programmes informatiques qui génèrent des conseils en investissement
en fonction des informations dont ils disposent sur les clients en utilisant des outils
d‟apprentissage automatique, constituent une alternative bon marché aux conseillers en
patrimoine humain. En outre, s‟ils sont correctement programmés, ils peuvent éviter certains
des conflits habituels d‟intérêts qui affligent le secteur . Le robo-advisor est encore très
naissant et petit en matière de conseil financier global. 2
1
Bouyala(R),[Link]. (2018), P.13.
2
Navaretti .G B, Calzolari.G et al ;(2017) ; " FinTech and Banking. Friends or foes? "; European Economy,
Banks, Regulation, and the Real Sector.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Financement Prêt et Equity Baisser les couts pour l‟entité financée et Lending Club, Funding
participatif accroitre les gains pour le préteur cicrcle…
Ecosystème FinTech :
Dans cette figure, on observe les éléments de cet écosystème, qui sont :
1
In Lee(Y) et Shin(J): [Link], P.9.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
L‟évolution et la croissance rapide des FinTech, ainsi que les produits et les services qu‟elles
proposent apporte des bénéfices, mais, également comme toute activité elles peuvent
engendrer de multiples risques tel que : les risques de liquidité lié aux prêts FinTech, les
risques de crédit lié aux plateformes de financement participatif , les risques lié à la
cybercriminalité… certes, ces risques peuvent ne pas être d‟autant considérable que ceux
engendré par les acteurs traditionnels à cause de l‟innovation technologique, mais ils peuvent
quand même affecter la stabilité du système financier .Tous ces facteurs rendent l‟intervention
des autorités inévitables et obligatoire.
1
Vives (C), [Link], P.3.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Dans cette situation « les régulateurs sont confrontés à des impératifs complexes à concilier
,car d‟un côté ils souhaitent adapter le cadre juridique existant aux nouvelles technologies
financières afin d‟intensifier la concurrence en matière de services financiers , et de l‟autre
côté ,ils veulent contrôler ces activités à risque, protéger les consommateurs et lutter contre
les situations de fraudes»1. De sa part Bouyala(2016), affirme que : le nombre d‟activité que
les FinTech exercent comportent des risques, rendant nécessaire la mise en place d‟un
dispositif réglementaire adéquat pour :2
Assurer la protection aux agents économiques qui réalisent des transactions avec ces
nouveaux intermédiaires.
Assurer autant que possible une égalité de traitement avec les acteurs existants.
On est donc devant la problématique suivante : doit-on mettre en place des autorités
spécifiques pour les FinTech ou doit-on les soumettre aux autorités bancaire et financières
existante ?
Dans plusieurs pays le cadre réglementaire régissant l‟activité de ces jeunes pousses est
toujours considéré comme un obstacle au progrès. En effet, pour ne pas brider l‟innovation, il
faut que les autorités de régulation du secteur financier trouvent un juste milieu entre la
nécessité de gérer les nouveaux risques et favoriser le développement de ces dernières tout en
ne tuant pas l‟innovation. En revanche, dans d‟autre pays la visée est complètement
différente, le cadre règlementaire est en pleine évolutions et les initiatives se multiples de plus
en plus pour le rendre plus apte au développement de ces entités. Actuellement, différents
types de réglementation ont émergé dans le monde pour encadrer l‟activité de ces dernières.
La sandbox ou « le bac à sable » peut être considéré comme une approche ex-ante, qui
consiste à implémenter un cadre réglementaire allégé (exonération réglementaire), plus souple
et plus flexible afin d‟observer le développement des FinTech. Il s‟agit de créer un cadre
particulier qui permet aux innovateurs de la finance de tester leurs modèles d‟affaires en
conditions réelles et pendant une durée limitée, Cette période peut correspondre à une «
période d‟essai » de l‟entreprise avant de se conformer à la législation en vigueur.
1
Branellec. G et Lee .J Y ;(2019) ;" Le choix du modèle de régulation des FinTech : entre sandbox et soundbox
" ; Revue d‟Economie Financière, 136 :387-410.
2
Bouyala (R),[Link].(2016), P.4.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Le concept de la sandbox peut être mal compris ou mal interprété par certains acteurs. En
effet, il ne s‟agit pas d‟une exemption réglementaire totale, mais d‟un accompagnement
réglementaire accordé aux FinTech sur une période donnée. Autrement dit, cette approche
permet de ne pas appliquer toute la réglementation des établissements financiers et bancaires à
ses entreprises. En principe, la FinTech concerné doit formuler une demande de permission
auprès des autorités locale afin d‟intégrer l‟environnement du bac à sable. Une fois accepter,
elle bénéficie d‟une exemption de maintes contraintes et obligations réglementaires ainsi,
d‟un accompagnement de la part des autorités pour développer/tester tranquillement ses
produits et services. En parallèle, les autres FinTech, qui ne sont pas sélectionnés par les
autorités, devront appliquer la réglementation en vigueur sans accompagnement, c‟est-à-dire
qu‟elles seront soumises aux mêmes exigences que les acteurs financiers traditionnels.
Ce cadre juridique est considéré comme le cadre réglementaire le moins contraignant avec ces
nouveaux modèles d‟affaires. Ainsi, cette approche joue en la faveur de l‟innovation car la
réglementation ne constitue pas un frein au développement de nouvelles activités ou une
barrière à l‟entrée de nouveaux concurrents sur un marché, mais au détriment du principe
d‟égalité entre les acteurs d‟un même marché. Cette approche est adoptée par les plus grand
hubs FinTech dans le monde, on peut citer comme exemple :
L‟exemple britannique ; la capitale Britannique est l‟un des premiers qui sont lancée dans
la régulation et l‟accompagnement aux Fintech, d‟ailleurs en plus du système sandbox la
FCA « Financial Conduct Authority » a lancé en 2014 le projet Innovate qui permet de
donner des conseils aux sociétés à propos de la régulation lors du lancement d‟un nouveau
produit.
L‟exemple suisse ; pour attirer plus de FinTech au sein du pays, en 2017 le conseil fédéral
a souhaité introduire une licence bancaire spécifique à ce secteur. Ainsi, de créer un cadre
réglementaire favorable dans lequel ces start-ups FinTech pourront tester leur modèle,
hors des contraintes réglementaires habituelles. Ces dernières ne seront donc pas soumises
aux lois strictes de l‟Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA).
L‟exemple singapourien ; souhaitant devenir le 1er hub d‟Asie des Fintech, le régulateur
local Monetary Authority of Singapore (MAS) en 2016 a lancé un programme de
régulation de type sandbox pour encourager ces jeunes pousses à expérimenter et à
innover. Si cette expérimentation réussissait, la société devrait néanmoins, après un délai
prévu à l‟avance, se mettre en conformité avec la réglementation.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Lorsqu‟il était ministre de l‟économie Emanuel Macron a dit que « les Fintech ne peuvent être
ni un no man‟s land, car la finance ne s‟est jamais développée sans un cadre réglementaire, ni
un secteur surrégulé. Il va falloir réglementer différemment, en cheminant aux côtés des
Fintech, et non en les précédant »1
Contrairement à la sandbox, la soundbox est considérée comme une approche ex-post : cette
approche consiste à appliquer aux start-ups FinTech les mêmes restrictions réglementaires que
celles appliquer aux autres établissements financiers, mais d‟une manière souple et allégée en
tenant compte du degré du risque auquel ces dernières sont exposées, car si on leurs imposent
par exemple les mêmes exigences que celles imposées aux banques en terme de détention de
fonds propres, cela aurait seulement pour conséquence d‟empêcher ces start-ups innovantes
d‟évoluer à cause des conditions réglementaires trop restrictives. De plus, ces entités sont
généralement spécialisées que sur l‟un des segments de l‟activité financière soit : le
financement, le paiement, la gestion des comptes ... contrairement aux acteurs traditionnels
qui couvrent souvent tous les services financiers, ce qui fait que les FinTech avec leurs petites
tailles encourent moins de risque. Alors, il est déraisonnable d‟appliquer la réglementation en
vigueur pour les établissements financiers traditionnels à ces jeunes pousses. Par conséquent,
il est nécessaire aux régulateurs d‟intégrer une proportionnalité liée aux risques ainsi
qu‟enjeux.
Selon l‟autorité du contrôle des marchés financiers français (AMF), les régulateurs français
ont adopté l‟approche proportionnelle pour ne pas biaiser la concurrence entre les différents
acteurs de la place, cela va permettre d‟éviter l‟instauration d‟un système à deux vitesses dans
lequel certaines entreprises seraient favorisées par le système juridique. Ainsi, pour garantir la
sécurité des données personnelles des utilisateurs des services financiers.
En France, deux institutions jouent le rôle de régulateur l‟AMF « autorité des marchés
financiers » et l‟ACPR « autorité de contrôle prudentiel et de résolution », ces dernières ont
également pris des initiatives en faveur des FinTech. En plus de la création d‟une division
« FinTech, innovation et compétitivité » (FIC) de l‟AMF en juin 2016. Ces autorités ont
également créé d‟autre mesures tel que :
1
Branellec (G) et Lee (J Y) : [Link], P. 25.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Ces mesures visent à accompagner les FinTech en matière de réglementation afin de leur
apporter plus de visibilité sur leurs contraintes et obligations et faciliter leur entrée, cet
objectif n‟est toutefois pas le seul : le second est d‟assurer une évaluation continue du cadre
réglementaire appliqué pour d‟éventuelles modifications ou évolutions.
En Plus de la sandbox ou la soundbox certains pays ont opté à la création de certaines licences
sur mesure pour les fintechs, c‟est le cas de la Suisse et des Pays- bas. La Suisse, par exemple
outre à la mise en place d‟un système « sandbox » qui permet aux entreprises de gérer jusqu‟à
1MCHF sans autorisation bancaire est en train de créer une licence aux Fintech qui leur
permet de gérer des dépôts du public pour un montant de 100MCHF. Cette dernière a
également mis en œuvre une approche proportionnelle au risque (un système hybride) pour
lutter contre le blanchiment, elle a défini des seuils spécifiques au-dessous desquels elle
n‟exige aucune identification formelle des clients. Cette approche adoptée par les Pays-Bas et
la Suisse est appelée la « Tailored regulation ». 2
Certains domaines d‟application des FinTech sont encadrés par des directives sectorielles,
parmi elles :
1
Société des avocats « dlga » ;(2019);"Cadre juridique FinTech" ;Disponible sur :[Link]
content/uploads/2019/01/[Link]é le 13/03/2023 à
20:12.
2
Branellec (G) et Lee (J Y) : [Link], P. 25.
3
Ben Boubaker .S;(2020) ; " L‟Évolution du Modèle Bancaire à l‟Ère du Digital " ;Mémoire de fin d‟étude.
Institut de financement du développement du Maghreb Arabe.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
sur les services de paiement tout en renforçant la sécurité des utilisateurs des services de
paiement en Europe contre les risques de fraude et de cybercriminalité.
L‟autorité bancaire européenne joue un rôle central dans la mise en place de cette directive,
car non seulement elle sera chargée de la résolution des éventuels différends entre les
autorités compétentes des états membres, mais également l‟établissement d‟un registre
centrale des établissements de paiements européens, ainsi que la rédaction de plusieurs projets
de textes d‟application de cette directive.
Les apports de la DSP2 en matière de sécurité sont multiples et importants tel que : La
création des obligations en matière de gestion des risques opérationnels et de sécurité et La
mise en place des procédures de notifications des incidents.
1
Bessière (V) et Lebeau(F) : [Link], P.10.
2
Bouyala (R),[Link].(2016), P.4.
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Le premier regroupe les plateformes exerçant des modèles de prêts et le deuxième regroupe
les plateformes exerçant le modèle d‟investissement en fonds propres.
Tableau N° : Un tableau récapitulatif des lois applicables aux FinTech dans l’UE
Source :[Link]
applique-aux-fintechs
Chapitre 1: Généralités sur la FinTech
Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons pu présenter des généralités sur la technologie financière. Puis,
on est passé à ses différents produits et services. Ainsi, que le cadre réglementaire qui les
régissent.
Malgré que les FinTech ne soient pas encore définie entièrement par les économistes, elles ont
connu une croissance très rapide car les investissements dans ces technologies perturbatrices
augmentent de plus en plus, selon Statista le montant des investissements mondiaux dans la
FinTech au quatrième trimestre de l‟année 2022 a atteint les 24milliard de dollars.
Enfin, l‟activité des FinTech comme toute autre activité n‟est pas sans risque, ce qui rend
l‟intervention des régulateurs obligatoire .
Chapitre
FinTech et modification du paysage financier
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Introduction :
Les FinTech couvrent les innovations numériques et les modèles d'entreprise basés sur la
technologie dans le secteur financier . Ces dernières années, les FinTech ont connu une
croissance exponentielle et rapidement , elles sont devenues les préférées des consommateurs
en se distinguant radicalement des acteurs traditionnels .
De telles innovations ont secoué l‟industrie avec une expérience client numérique
perturbatrice, des produits moins couteux , une intégration simple, une commodité et un
engagement entièrement numérique. Néanmoins, elles recèlent des risques majeurs surtout en
matière de cybercriminalité.
Aujourd‟hui, les FinTech insufflent une nouvelle vie à la chaine de valeur bancaire en
s‟associant à des opérateurs historiques pour combler les lacunes en matière de produits et de
services et élargir la sélection.
L‟objet du présent chapitre sera de présenter, dans la première section, quelques indicateurs
chiffrés décrivant la situation actuelle de la FinTech dans le monde. Dans la deuxième
section, les bénéfices que les FinTech ont apporté au secteur bancaire et financier ainsi que
leurs limites et perspectives. Enfin, pour la troisième section la relation entre les banques et
ces jeunes pousses .
Il est tout d‟abord important d‟aborder quelques indicateurs sur la FinTech dont l‟indice
d‟adoption de la FinTech , l‟indice d‟investissements dans la FinTech et enfin, l‟indice de la
FinTech islamique.
La FinTech est devenue rapidement un phénomène mondial, menée par des innovateurs, un
suivi de près par des académiques et attirant désormais l‟attention des régulateurs. En terme
générale, et comme on a cité précédemment, elle désigne les services financiers innovants
basées sur la technologie et les modèles commerciaux qui accompagne ces services .D‟une
manière plus simple ,elle est utilisée pour décrire toute innovation liée à la manière dont les
entreprises cherchent à améliorer leurs processus, la fourniture et l‟utilisation des services
financiers. Bien que son impact se fait principalement sentir dans les économies en
développement comme la Chine et l‟Inde , il promet de forcer les acteurs traditionnels des
pays développés à clarifier leurs stratégies, à développer de nouvelles capacités et à
transformer leurs cultures.1
L‟industrie de la FinTech grandi de plus en plus, au point où elle n‟est plus composée
seulement de start-ups . Mais ,elle est devenue une multitude d‟entreprises chevronnées qui
offrent une large gamme de services financiers et opèrent à l‟échelle mondiale.
Ernst & Young effectuent une étude basée sur plus de 20 000 entretiens en ligne, sur 20
marchés(usa, la chine, l‟Afrique du sud…) renouvelable chaque 2 ans, appelée EY FinTech
adoption Index qui vise à briser le battage médiatique et comprendre si les consommateurs
numériques actifs utilisent réellement les services de la FinTech d‟une manière régulière.
Les résultats de cette étude montrent que l‟adoption des services de la FinTech a augmenté
régulièrement. En 2015, 16% des consommateurs interrogés avaient utilisé au moins deux
services FinTech au cours des 6 mois précédents, ils ont prévu que l‟adoption sera doublée
dans un proche avenir(L‟étude de 2017 a révélé que cela s‟est produit en seulement
18mois).Ensuite le taux d‟adoption des services de la FinTech a atteint 33%en 2017,puis
64%en [Link] notoriété des FinTech, même parmi les non-adoptants, est désormais très
1
Mention. A; (2019); " The future of FinTech"; Research-Technology Management ;62 :59-63.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
élevé. D‟ailleurs dans le monde 96% des consommateurs connaissent au moins un service
FinTech alternatif disponible pour les aider à transférer de l‟argent et à effectuer des
paiements.
Selon cette étude un adoptant FinTech ou un utilisateur FinTech est toute personne qui utilise
ou qui a déjà utilisé au moins deux services FinTech au cours des 6 mois derniers, car cela
indique un changement habituel de comportement d‟une manière que l‟utilisation d‟un seul
service ne le fait pas.
En :
En 2017, les entreprises de la FinTech ont gagné du terrain sur le marché financier grâce à
l‟appui sur la force de leurs caractéristiques fondamentales qui consistent à se focaliser sur le
client et à tirer profits de la technologie de manière novatrice. Pour cette raison, elles
brouillent les frontières entre les produits financiers et les propositions de style de vie , tout en
définissant de nouvelles normes au seins des services financiers. 1
Contrairement à l‟étude de 2017,qui s‟est concentrée sur la manière dont les FinTech ont
gagné des parts de marché. L‟étude de 2019, à mis en évidence la mise à l‟échelle ,
l‟expansion et la façon dont ces organisations travaillent dans un nouveau contexte pour les
services financiers. Ainsi, elle a examiné non seulement comment les FinTech ont amélioré et
élargi leurs offres dans le monde ,mais aussi comment elles ont stimulé le changement dans
l‟ensemble du secteur des services financiers.2
1
Rapport d‟Ernst & Young; (2017); " EY FinTech Adoption Index".
2
Rapport d‟Ernst & Young;(2019);" EY FinTech Adoption Index".
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Commentaire :
Le taux d‟adoption augmente plus vite que prévu. Le taux d‟adoption mondial réel de 64% en
2019 dépasse de 12 points le taux d‟adoption future de 52% prévu par l‟enquête.
On remarque que la catégorie la plus utilisée est celle de transfert d‟argent et des paiements,
dont la clé de ce sucés est généralement la facilité d‟ouverture d‟un compte. Cependant, il
n‟en va pas de même pour d‟autre services, car certains marchés restreignent et règlementent
des services comme « le financement P2P » ce qui ralentit leur taux d‟adoption. De sa part,
l‟assurance continue également d‟afficher une forte croissance.
1
Fu. J et Mishra. M; (2020);"The Global Impact of COVID-19 on Fintech Adoption "; Swiss Finance Institute
Research Paper ;20-38.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Ainsi, D‟après Donald Bryden ( conseil de fonds d‟investissement) :« la sortie de la crise est
une réelle opportunité pour les acteurs financiers agiles (FinTech) dont les modèles se sont
bien adaptés aux nouveaux modes de consommation et à la digitalisation .»1
Ce rapport a introduit pour la première fois un nouvel indice appelé : SME FinTech adoption
index, car les PME utilisent les services de la FinTech de plus en plus et leur taux d‟adoptions
est considérable, on peut le constater dans la figure n°6 :
1
Briden . D, conseil de fonds d‟investissement ;(2022) ;"L‟après covid : une opportunité pour les FinTech" ; Le
Magazine des professions financières et de l‟économie n°23.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Enfin, cet indice a pu montrer que l‟industrie da la FinTech continue d‟être dynamique et
innovante. Le taux d‟adoption élevé de la FinTech dans le monde offre à ces entreprises une
myriade d‟opportunité à se développer à l‟international.
En 2022, le montant des investissements mondiaux dans la FinTech ont atteint les 164,1
milliards de dollars avec 6006 transactions. Le second semestre de cette année a connu une
baisse de 50% dans les investissements par rapport à celui de l‟année passée à cause de la
baisse des méga-transactions du type fusion acquisition et les conditions économiques
difficiles : les taux d‟inflation et les taux d‟intérêt sont très élevés , les défis des marchés
spécifiques tel que le manque d‟introduction en bourse. Mais, malgré ça l‟année 2022 est
considérée comme la troisième meilleur année d‟investissement.5
1
Accenture ;(2016); "Les investissements dans les FinTech continuent d‟augmenter en 2016, surtout en Europe
et en Asie, selon une nouvelle étude d‟Accenture" ;Disponible
sur :[Link] Consulté le
1/04/2023 à 23:03.
2
Rapport de KPMG;(2018); "The Pulse of Fintech 2018: Global Report on Fintech Investment Trends".
3
Rapport de KPMG; (2019); "The Pulse of FinTech: Biannual global analysis of investment in FinTech".
4
KPMG, [Link]. (2018), P.40.
5
Idem, P. 40.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
En 2018, le comité de Bale a réalisé une enquête aux prés de ses membres dans le but de
connaitre quel est le service ou le produit de la technologie financière qu‟ils jugeaient
important dans leurs juridictions . Le nombre de FinTech indiqué pour chaque segment figure
dans le graphique ci-dessous :1
1
Etude du comité de Bale sur le contrôle bancaire , [Link].(2018),P.4.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Selon les réponses des sondés, la catégorie de paiement, compensation et règlement est la
catégorie qui a le nombre le plus élevé des prestataires de services FinTech. Suivi de la
catégorie de crédit,-dépôt et levée de capitaux.
Si cette enquête nous a permis d‟identifier les noms des fournisseurs et services clés de
FinTech, et d‟obtenir une première estimation de leur nombre, l'absence de données sur
certains éléments comme les volumes de traitement et la valeur des transactions limite toute
évaluation de l‟impact potentiel que ces organisations pourraient avoir sur les banques
établies ainsi que sur les systèmes financiers. Cette étude a permis aux autorités de contrôle de
bien assimiler le concept des FinTech perçant dans leur juridiction, et d‟identifier les types de
produits et services où ces nouvelles entités sont les plus nombreuses. Ainsi, elle a également
montré que , dans la majorité des services, Les FinTech se concentrent sur les marchés
régionaux ou nationaux .1
La technologie financière islamique est en forte croissance dans les pays de l‟Organisation de
la coopération islamique(OCI). Selon, le rapport Global Islamic FinTech de 2021,le volume
des transactions Fintech islamique dans ces pays a atteint 49milliards de dollars en 2020(
0,7% du volume mondial des transactions FinTech) 2et 79 milliards de dollar en 20213.
1
Idem, P. 41.
2
Dinar Standard; (2021) ; "Global Islamic FinTech report ".
3
Dinar Standard; (2022) ; "Global Islamic FinTech report ".
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
En 2020,L‟Arabie saoudite, l‟Iran, les Emirats arabes unies, la Malaisie et l‟Indonésie sont les
pays qui ont le plus grand volume de transactions . Collectivement, ces 5 principaux marchés
représentent 75% de la taille du marché de la FinTech islamique de l‟OCI, et 81% en 2021 en
leur rajoutant la Turquie.
Selon les estimations des rapports(de 2020 et de 2021), la taille du marché de la FinTech
islamique devrait atteindre les 128 milliards de dollar d‟ici 20251, et les 179milliards de
dollars d‟ici 20262. Enfin, le rapport de 2021, montre également que 56% des FinTech
Islamiques prévoient de lever des fonds en 2021 avec en moyenne 5 millions de dollar.
L‟ indice GIFT représente les pays les plus propices à la croissance des marchés et de la
croissance de l‟écosystème des technologies financières islamiques dans leurs juridictions.
Cet indice de 64 pays classe la Malaisie, l‟Arabie Saoudite, les Emirates arabes unies,
l‟Indonésie et le Royaume-Uni parmi les écosystèmes les plus solides.
1
Dinar Standard Report, Op. cit. (2021), P.42.
2
Dinar Standard Report, [Link]. (2022), P.42.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Il est tout d‟abord important d‟aborder quelques innovations majeures dans les FinTech, puis
les apports et les limites de la technologie financière, et enfin les perspectives de la FinTech.
Le secteur des services financiers à la réputation d‟être enraciné dans ses habitudes
traditionnelles et de résister au changement. La banque était l‟un des secteurs d‟activité les
plus résistants et les plus méfiants face aux perturbations technologiques. En conséquence, les
banques d‟aujourd‟hui font souvent preuve d‟un manque d‟innovation, soit en raison de leur
position stable sur le marché, soit en raison des règlementations gouvernementales complexes
qui les régissent. Certaines banques ont réagi violemment, tentant d‟exiger les mêmes défis
règlementaires imposés aux start-ups, car certaines critiques affirment que l‟antagonisme des
banques émergentes et plus faibles est susceptible de laisser 4,7billions de dollars à risque
pour les institutions en place. En termes de bénéfices et de parts de marché menacées, par
exemple , la commercialisation des prêts, qui est également devenue en grande partie la
plaque tournante des banques challengers, représente près de 60%des bénéfices bancaires
totaux dans le monde, autre témoignage des crédits basé sur les données, le prêt par la chasse
aux grands marchés cesse progressivement d‟être le terrain unique d‟un banquier 1.
Philippon(2017),dans son article voit que les banques devront s‟engager dans de nouvelles
réductions des couts car elles restent scandaleusement couteuses , ce qui explique aussi en
partie la pénétration du marché par des nouveaux entrants2. Le nouveau paradigme mené par
les start-ups FinTech appelle à diviser les services de la banque en segments d‟activité
distincts et à se spécialiser d‟une manière holistique dans au moins un de ces segments leur
confère une reconnaissance. Une grande utilité pour le consommateur, et par conséquent une
part de marché. Selon McKinsey si les Banques ne réagissent pas à cette compression des
marges environ 10% à 40% de leurs revenus soient menacé d‟ici 2025.3
La croissance rapide des start-ups et des innovations FinTech a fortement impacté le secteur
des services bancaires et financiers. En raison des développements récents des technologies de
l‟information (IT),le processus de digitalisation en cours conduits non seulement à une
automatisation croissante des processus, mais à une réorganisation fondamentale de la chaine
de valeurs des services financiers avec de nouveaux modèles commerciaux tel que les robo-
1
Ioannis. A;(2018); " FinTech and RegTech: Impact on Regulators and Banks"; Journal of Economics and
Business;100 :7-25.
2
Philippon.T; (2017); " The Opportunity of Fintech "; BIS working Papers;655 :653-656.
3
Rapport de McKinsey & company;(2015); "Cutting Through the FinTech Noise: Markers of Success,
Imperatives for Banks".
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
advisors . Les big Data, l‟intelligence artificielle (IA) et la Blockchain représentent des
technologies de ruptures dans les FinTech, car elles leurs permettent non seulement
d‟automatiser leurs processus commerciaux existants, mais offrent la possibilité et la capacité
à ses jeunes pousses de bouleversé le secteur en créant de nouveaux services et produits
financiers uniques ,de niche et personnalisé . Parmi les exemples les plus marquants figurent
le financement participatif ou les plateformes d‟assurance Peer -to-Peer qui se sont
développées comme des modèles complémentaires à ceux des banques et des compagnies
d‟assurance. La mutation des comportements clients ; l‟utilisation des canaux d‟interaction
électroniques par les clients s‟est développée au cours des dernières années et a contraint de
nombreux prestataires de services financiers à redimensionner leurs réseaux d‟agence et à
réorganiser la gestion de leurs canaux vers une interaction client plus digitalisé et d‟avantage
de self-services. Enfin, la mutation de l‟écosystème des services financiers ; au cours des
dernières décennies, les banques et les assurances traditionnelles ont réduits leur degré de
production interne(externalisation) ce qui a conduits à une spécialisation plus ciblée, Cette
tendance au redimensionnement des opérations interne a commencé dans les opérations du
back-office et récemment à pris l‟ampleur dans les opérations du front-office des acteurs
traditionnels , conduisant à des écosystèmes entièrement nouveaux comprenant des
entreprises historiques et des start-ups FinTech, mais aussi à l'inclusion d'entreprises
extérieures au secteur des services financiers, c‟est par exemple le cas de : la coopération
entre O2 Telefonica (un fournisseur britannique de services de télécommunications) et Fidor
Bank (une banque en ligne allemande, fondée en 2009). 1Ces éléments représentent les
principaux moteurs du développement des FinTech.
Les FinTech ont apporté de nombreuses innovations et changement dans le secteur financier
et bancaire :
Les Big Data ou les mégadonnées, représentent une arme secrète, et un point central de
l‟innovation technologique dans les FinTech. Le terme « Big Data » regroupe un ensemble
très volumineux de données massives peu ou non structurées émises par les utilisateurs des
réseaux internet qu‟aucun outil classique de gestion de base de données ou de gestion de
l‟information ne peut vraiment [Link] l‟ouvrage « FinTech et droit » les auteurs ont
défini le terme Big Data comme : l‟opposé des traditionnel Data, car les données dites
traditionnelles correspondent à des informations traitées de façon centralisée , peu variées
1
Puschmann. T;(2017); "FinTech" Journal of Business & Information Systems Engineering;59: 69-76.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
dans leurs objets et d‟un volume restreint, contrairement aux données massives qui se fondent
sur des bases de données décentralisées et d‟une extrême variété.1 En finance, les
mégadonnées font référence aux Pétaoctets de données structurées et non structurées qui
peuvent être utilisées par les acteurs du secteur financier .
Le secteur financier crée une immense quantité de données, les marchés financiers en
particulier crée eux-seuls un volume énorme de données équivalent à plusieurs Pétabytes( la
bourse de New-York, le New York stock produits en volume 1 Térabytes de données par jour)
que seuls les Big Data peuvent les capter et les traiter rapidement dans le but de donner des
informations en quasi-temps réels aux consommateurs et aux régulateurs des marchés
financiers, grâce à leurs caractéristiques en V distincts :
Volume : les Big Data sont capables de gérer ,de traiter et de collecter une quantité
massive de données, contrairement à une technologie traditionnelle qui est incapable de le
faire.
Vélocité : les données doivent être traitées en temps réel, ce qui est une nécessité pour
la majorité des entreprises.
Variété : ( la variété réside dans la nature et la source de données) ;les Big Data sont
capables de gérer une variété de formats de données, y compris les données non structurées .
1
Bessière(V) et Lebeau(F) : [Link], P .10 .
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
financière, gérer les flux de trésorerie et offrir aux consommateurs des tarifs compétitifs grâce
à une meilleur évaluation des risques.
Pour les acteurs du secteur financier, la bataille du big data est lancées. Les banques
traditionnelles sont en retards dans l‟adoption de ces technologies .à causes des traditions et
les contraintes règlementaires, elles osent à peine exploiter. Les start-ups de la FinTech ainsi
que les géants du Web (les GAFA)ont pu profiter de ces technologies et font de l‟usage du
Big Data une arme de destruction massives car ils l‟ont intégré dès leurs créations . Les
banques se sont reposées sur les données privées qu‟elles possèdent de leurs clients et de leurs
habitudes de consommation : retraits en distributeurs, achats par carte bancaire …etc. Ce qui
représentait autrefois un avantage concurrentiel important. Or, on réalise que les données
personnelles émises sur d‟autres réseaux auraient bien plus de valeur que leurs propres
données .Par conséquent les banques traditionnelles ont perdu une partie de leur avantage
concurrentiel au profit des nouveaux acteurs de la Fintech.1Les nouveaux entrant sont
capables de désintermédier le secteur bancaire et par conséquent diminuer les couts de
transactions grâce à une meilleur connaissance client, d‟ailleurs Amazon a déjà commencé à
expérimenter le prêt aux PME, en tirant parti de sa base de données clients afin de déterminer
les entreprises éligibles. 2Cependant, Thomas F. Dapp(2014), dans son rapport stipule que la
gamme des produits et services financiers offerts par les nouveaux acteurs est encore limitée,
car il ne sera pas aisé pour l‟instant de proposer des produits financiers complexes tel que le
financement du commerce international( lettre de crédits) dans un format standardisé ou
entièrement automatisé sur internet. Dans de tels cas, les structures complexes et les besoins
individuels des clients sont plus au premier plan , et ceux-ci ne peuvent être satisfaits que par
des conseils sur mesure .De plus, de nombreux produits et sévices bancaires doivent se
conformer à des normes réglementaires qui sont liées aux couts et à l‟expertise, ce qui peut
avoir un effet dissuasif sur les FinTech, raison pour laquelle certaines FinTech concentrent sur
l‟offre des produits et services qui ne sont pas soumis à un contrôle règlementaire ou ne
nécessitent aucune licence.3
La blockchain est l‟un des sujets les plus discutés dans le monde des affaires et académiques.
Elle a été présentée pour la première fois en 2008 avec Bitcoin( une cryptomonnaie crée par
Satoshi Nakamoto ,qui est devenue la première monnaie digitale non régulée par une autorité
1
Dapp. T ; (2014) ; "FinTech- the digital (r)evolution in the Financial sector"; Deutsche Bank Research.
2
Bessière(V) et Lebeau(F) : [Link], P.4 .
3
Dapp (T), [Link], P.49.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
1
Fernandez. S, Rosillo. R et al; (2019); "Blockchain in FinTech: A mapping study"; Sustainability; 11.
2
Nelaturu. K, Han. D et al; (2022); "A Review of Blockchain in Fintech: Taxonomy, Challenges, and Future
Directions"; Cryptography ;6.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
couts de transactions. Aujourd‟hui, les personnes cherchent de plus en plus à contourner les
marchés financiers traditionnels pour obtenir moins de couts, moins de restrictions et plus
d‟efficacité. 1Cynthia dans son article « Disruption of Financial intermediation by FinTech »,
considère la blockchain comme une innovation susceptible de bouleverser l‟intermediation
financière traditionnelle mais de manière différente( la désintermédiation des transactions
financières)2. L‟adoption de la technologie blockchain pour les entreprises FinTech est
inévitable. Les solutions FinTech basées sur cette technologie offrent des services financiers
moins couteux, sécurisées, décentralisées et avec un niveau d‟accessibilité supérieur par
rapport au technologies traditionnelles.3Les start-ups de la FinTech s‟appuient sur cette
dernière afin de désintermédier certains services financiers tel que les paiements,
l‟investissement et surtout la gestion des contrats. Cependant, cela ne signifie pas que les
intermédiaires traditionnels seront éliminés par cette technologie émergente, car l‟instauration
d‟une confiance systémique n‟est pas le seul rôle joué par les intermédiaires .Mais, plutôt
apporter une nouvelle forme d‟intermédiation et en même temps réduire les couches de
l‟intermédiation traditionnelle. De leur côté, les banques peuvent également tirer profits de
cette technologie en réinventant leurs processus et les produits qu‟elles proposent . Les
institutions financières traditionnelles injectent de l‟argents dans les entreprises de la FinTech
afin de tirer parti de l‟innovation et obtenir un avantage concurrentiel sur leurs pairs. Enfin,
l‟industrie de la FinTech incite les institutions bancaires traditionnelles à développer leur
infrastructure de blockchain pour saisir la part de marché des services FinTech.
1
Weiyi. CC; (2018);"Disruption of financial intermediation by FinTech"; Accounting and finance;58: 965-992.
2
Idem, P .50.
3
Alfauri. H, Jain. R et al;(2022); "Survey of Blockchain Applications in the FinTech Sector"; Journal of open
innovation technology market and complexity;8.
4
Gomber. P, Kauffmann. R J et al ;(2018) ;" On the Fintech revolution: Interpreting the forces of innovation,
disruption and transformation in financial services"; Journal of Management Information Systems; 35: 220-265.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
manière qu‟une IPO, c‟est-à-dire au lieu d‟offrir des actions dans une entreprise, cette
entreprise offre au public des unités de valeur numériques appelées « jetons ».Cette méthode
permet d‟avoir une transaction sécurisé et plus rapide. Ainsi, cette dernière a permis aux
entrepreneurs at aux innovateurs de lever des milliards de dollars auprès d‟investisseurs
mondiaux. En (2016), l‟ICO a levé environ 95 millions de dollars, en (2017) 3,72 milliards de
dollars et au cours du premier semestre de l‟année 2018 plus de 16 milliards de dollars ont été
collectées via ICO.1
Toutes les technologies et les innovations de rupture( Big Data, Blockchain, intelligence
Artificielle…etc.) ont permis au FinTech d‟accélère leur essor du développement et
d‟apporter plusieurs apports non seulement aux utilisateurs mais aussi au secteur financier.
Grace à ces technologies la FinTech et les start-ups de la FinTech ont pu offrir de nouveaux
produits et services financiers, mettre certains services et produits( existants déjà) à la
disposition des clients plus efficacement et plus rapidement tout en réduisant les couts de
transactions tant du côté de l‟offre que du côté de la demande, proposer aux clients de gérer
eux-mêmes leurs activités financières .Ainsi, gérer plus efficacement les risques et
désintermédier certains services avec l‟émergence de nouveaux intermédiaires concurrents ou
coopérants aves les acteurs traditionnels. En plus de tout ça les FinTech ont contribué à :
Selon Bourjij (2016) , dans le monde plus de 2,5 milliards d‟adultes ne sont pas bancarisés( ne
possèdent pas un compte bancaire classique) .2 Dans les pays du Sud 41% de la
population(adultes)ont un compte bancaire et en Afrique ,seulement 20% des familles sont
bancarisées. C‟est ce qu‟a affirmé Samira et Amina(2022), dans leur article, disant que :
« plus de deux milliards d’adultes et plus de 200 millions de micro, petites et moyennes
entreprises à travers le monde n’ont qu’un accès limité, voir aucun accès, aux services et
produits financiers formels de base »[Link] effet, tous ces adultes non bancarisés vivent dans les
pays en développement et près de la moitié vivent en : Chine, Bangladesh, Inde, Mexique,
Indonésie, Nigéria et le Pakistan. Par conséquent, le niveau du développement des pays à une
relation de corrélation directe avec l‟accessibilité aux services financiers : plus le niveau du
développement du pays est élevé, plus l‟accès aux services financier est important, comme la
montre la figure n°2 :
1
Weiyi (CC), [Link], P.50.
2
Bourjij (S), [Link], P. 5.
3
Boulahbel. S et Ben dahmane. A ;(2022) ; "Technologie financière et inclusion financière : opportunités, défis
et risques" ;The Use of Thechnology in Financial institutions ,Berlin.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Samira et Amina (2022), déclarent que cette exclusion financière1 est due à un certain nombre
d‟obstacles provenant soit du côté de la demande comme l‟analphabétisme
financier « manque d‟éducation financière », le manque de confiance vis-à-vis les institutions
financières, l‟éloignement géographique des institutions financières, d‟autres obstacles
culturels et religieux ,ainsi que l‟incapacité des gens à disposer de garantie et supporter les
couts de transactions financières supposés élevés (tel que les exigences financières et
administratives élevées pour une ouverture du compte) à cause de leur faible revenus. Du côté
de l‟offre les obstacles découlent dans le manque de produits et services appropriés et
l‟infrastructure bancaires spécialisées dans la fourniture des services financiers aux plus
vulnérables2.
Selon la Banque mondiale, l‟inclusion financière est : « la possibilité pour les individus et les
entreprises d’accéder à toute une gamme de produits et de services financiers (transactions,
paiements, épargne, crédit, assurance) qui soient d’un coût abordable, utiles, adaptés à leurs
besoins et proposés par des prestataires fiables et responsables. L’accès à un compte
d’opérations courantes constitue la première étape vers une inclusion financière entière, en
ouvrant la voie au dépôt d’argent, mais aussi à l’envoi et la réception de paiements »3. Pour
reculer la pauvreté, lutter contre les inégalités et promouvoir la croissance inclusive, il est
1
L‟exclusion financière : englobe les individus et les populations qui n‟ont pas accès aux services financiers
conventionnels (les produits et services bancaires traditionnels).
2
Boulahbel(S) et Ben dahmane (A) :[Link], P.51.
3
Banque Mondiale; "Inclusion financière", disponible sur: [Link] . Consulté le
07/04/2023à 16 :42.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Dans la plupart, des pays à faible revenu, l‟argent mobile5 est en train de se propager, pour
devenir la principale voie d‟accès à l‟inclusion financière. Selon Demirgüç-Kunt et al ,avoir
un simple téléphone portable peut potentiellement ouvrir l‟accès aux comptes d‟argent mobile
et à d‟autre services financiers, l‟accès à internet élargit également l‟éventail des possibilités
.Ces technologies pourraient aider à surmonter les obstacles, qui selon les adultes non
bancarisées les empêchent à accéder aux services financiers.6 L‟utilisation de l‟argent mobile
1
Malou. J B , Ndione . M et al ;(2021) ;"Enjeux de l‟adéquation FinTech-inclusion financière dans l‟union
économique et monétaire ouest Africaine" ;Science Technologie et Développement.
2
Fonds monétaire international ; (2022) ; "Fintech et inclusion financière : le cas de Bengladesh ";Disponible
sur : [Link] ;Consulté le 08/04/2023 à 11 :37.
3
Appaya .S ;(2021) ;"On FinTech and Financial Inclusion" ;Disponible sur : [Link]
Consulté le 07/04/2023 à 17 :02.
4
Boulahbel(S) et Ben dahmane (A) :[Link], P .51.
5
L‟argent mobile : désigne un service permettant d‟accéder à des services financiers par l‟intermédiaire du
téléphone portable. Les services financiers via téléphonie mobiles se divisent en 2 catégories : Les services
bancaires via téléphonie mobile et les services de paiement par téléphonie mobile.
6
Demirgüç-Kunt. A, Klapper. L et al;(2020);"Measuring Financial Inclusion and Opportunities to Expand
Access to and Use of Financial Services"; The world Bank Economic Review.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
est justifié par le faible cout, la faible difficulté et la rapidité d‟ouverture d‟un compte mobile
par rapport à un compte bancaire. Avec son( le téléphone portable) taux élevé de pénétration,
en 2019, plus d‟un milliard de comptes d‟argent mobiles ont été enregistrés, avec une hausse
de 1,9milliards de dollars dans le montant des transactions financières quotidiennes. De plus,
dans 95 pays près de 290 services d‟argent mobiles sont en activité.1 L‟Afrique est l‟un des
continents où les services financiers via téléphonie mobile ont eu un impact positif sur
l‟inclusion financière des populations vulnérables :
Dans la littérature, il a été constaté que la plupart des études sur la FinTech se sont
concentrées sur l‟impact de la FinTech sur le développement du secteur financier. Tandis que
peu d‟études ont exploré l‟impact de la FinTech sur la croissance économique.
développement des technologies financières augmente, les liens défavorables entre les actifs
risqués des banques et la croissance des dépôts se détériorent. En Chine, par exemple une
étude a été mené afin de connaitre l‟influence de la FinTech sur la prise de risque bancaire, les
résultats de cette étude montrent que la FinTech diminue les risques et les couts de gestion des
banques.1
L‟un des objectifs principaux du système financier et peut être le plus important est de
déplacer les liquidités des unités excédentaires vers les unités déficitaires .Cela favorise la
croissance économique en facilitant l‟épargne et l‟investissement. Le système financier relie
également les préteurs et les emprunteurs, tout en réduisant les risques de transferts d‟argent.
En conséquence, le système financier minimise les couts de transaction et d‟asymétrie de
l‟information. Les couts de transactions comprennent le temps et l‟argent dépensés pour
mettre en relation les emprunteurs et les préteurs, ainsi que d‟autres frais. La répartition
inégale de l‟information entre ces derniers est appelée :asymétrie de l‟information. Les
institutions financières traditionnelles offrent également une surveillance et une gouvernance
d‟entreprise, qui contribuent également à la croissance économique. Néanmoins, le système
financier traditionnel est souvent en proie à des couts plus élevés et à la prise de risques, ce
qui peut entraîner des crises financières. La croissance de la FinTech peut réduire
efficacement les coûts de transaction et atténuer les problèmes d'asymétrie d'information , car
des tâches supplémentaires compliquées telles que le test des clients, l‟évaluation et la gestion
des risques, ainsi que le partage de l‟information seront beaucoup plus facile grâce à la
FinTech. La FinTech augmente également les chances des petites et moyennes entreprises
pour obtenir des prêts à un taux d‟intérêt raisonnable. En outre la FinTech rationalise le
processus de demande de prêts, permettant aux emprunteurs d‟obtenir des prêts plus
rapidement, améliorant peut-être la capacité des PME à déployer des liquidités au bon
moment et rend également plus accessible le conseil en gestion d‟investissement au PME.
Cela favorise l‟entrepreneuriat, le commerce, le développement financier , l‟inclusion
financière, les revenus des ménages et par conséquent, grâce à la FinTech tous ces éléments
vont contribuer à la croissance économique.2Par exemple ,en Palestine, des chercheurs ont
tenté à travers une étude de déterminer :comment les produits de la FinTech affectent la
croissance économique de la Palestine, les résultats révèlent qu‟il y‟a une relation de causalité
à long terme et à court terme entre les produits de la FinTech et la croissance économique et
1
Guo. P et Shen Y ; (2016) ; "The impact of internet finance on commercial Bank‟s Risk taking : evidence from
china" ; China Finance and Economic Review; 4.
2
Song. N et Appiah-otoo. I;(2022); "The impact of FinTech on economic growth: Evidence from China" ;
Sustainability :146-211.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Enfin, la FinTech a pris une place importante dans le secteur financier. Elle est donc devenue
un acteur important de l‟industrie et la valeur ajoutée qu‟elle offre ne peut être contestée.
1
Badwan. N et Awad. A;(2022);"The impact of financial technological advancement (FinTech) on the economic
growth: evidence from Palestine "; Asian Journal of Economics business and Accounting :50-65.
2
Song(N) et Appiah-otoo (I): Op. Cit, P.55.
3
Kabir. H, Rabbani. M et al;(2020);"Challenges for the Islamic Finance and banking in post COVID era and the
role of Fintech"; Journal of economic cooperation and development ;41(3): 93-116.
4
Lakmiti .L N, Cadimi . I et al ;(2021) ;"La Finance islamique dans l‟ère post-COVID-19 : Le rôle des FinTech,
innovation et régulation " ; International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and
Economics; 2:44-59.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
la FinTech islamique partagent la même définition, la seule divergence réside dans le fait que
les directives de la Charia doivent être respectées dans la FinTech islamique.
1
Ibid, P.56.
2
Kabir(H), Rabbani(M) et al: Op. Cit, P.56.
3
El Moussaoui. A et Maaroufi. A ;(2022) ;"Les apports de la FinTech au développement de la finance
islamique - Étude empirique" ; Revue Internationale des Sciences de Gestion ; 5(3): 176 -197.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
commerce n‟est pas timide, et le commerce via les plateformes augmente les risques de plus
en plus, et accroit les transactions et les opérations illicites « Dark Pool ». Malgré l‟utilisation
accrue de la FinTech , la sécurité des données des utilisateurs reste précaire en raison de la
menace constante des pirates informatiques.1Les cybercriminalités ou les cyber-risques sont
l‟un des principaux défis auxquels les start-ups de la FinTech sont confrontées .En 2018, une
équipe de cybercriminels a piraté Taylor (une entreprise FinTech Brésilienne) et lui a volé
environ 1,5millions de dollar, dans la même année, la plateforme d‟échange de crypto-
monnaies japonaise Coinchek a également été victime d‟un piratage qui lui a entrainé une
perte de 530 millions de dollar en crypto-monnaie. Comme les start-ups de la FinTech, les
banques et les institutions financières qui adoptent les solutions FinTech courent également
d‟énormes risques. Récemment, des criminels ont utilisé des informations volées de 3000
comptes d‟une banque Sud-Africaine, afin d‟effectuer 14 000 retraits frauduleux dans 1700
distributeurs automatiques de billets au Japon, dans un intervalle de 3heurs ils ont pu collecter
environ 17millions de dollars en espèces. Généralement, les start-ups et les entreprises de la
FinTech sont les plus exposées à ce genre de fraude car elles ne disposent pas de ressources
nécessaires lui permettant de construire une solide infrastructure de sécurité. En plus la
dépendance des entreprises et start-ups FinTech sur la technologie les placent dans une
situation particulièrement difficile, le types d‟informations personnelles et financières
hautement sensibles que ces dernières conservent dans leurs bases de données et exploitent
pour fournir des services financiers personnalisés, prédictifs et transparents l‟en fait une cible
très attrayante pour les cyber -criminels2. Etant donnée que les utilisateurs des services et
produits FinTech peuvent facilement déposer des plaintes liées à la sécurité de données et aux
violations de la vie privée auprès des organismes de règlementation, les entreprises de la
FinTech doivent développer des mesures appropriées pour protéger les données sensibles des
utilisateurs contre tout activité étrange( non autorisée). Comme la confiance joue un rôle
primordial dans l‟adoption des technologies financières , il est dans l‟intérêts des FinTech de
maintenir la sécurité et la confidentialité comme l‟une de leurs principales priorités, afin de
faire des produits et services FinTech une expérience sécurisée et à valeur ajoutée au secteur
financier et aux utilisateurs. 3
Les FinTech sont confrontées à des défis réglementaires importants en raison de la nature
sensible des services financiers qu‟elles offrent. La réglementation vise souvent à protéger les
1
Abou Shakra (N), [Link], P.5.
2
Adeyoju. A ;(2018); "Cybercrime and cybersecurity: FinTech‟s Greatest Challenges"; SSRN Electronic
Journal.
3
In Lee(Y) et Shin(J): [Link], P.9.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Bien que les produits et les services offerts par les FinTech aient des avantages indéniables,
ils comportent certaines limites. Le Bitcoin par exemple, est une forme de cryptomonnaie
dont son protocole de fonctionnement repose sur la technologie Blockchain. L‟instabilité des
taux de change induit par la Blockchain, en d‟autres termes les changements inattendus
associés au Bitcoin peuvent constituer une menace pour les investisseurs, en leurs causant des
pertes considérables, comme ces derniers n‟ont ni de contrôle ni de réserves légales qui
protège la stabilité de la monnaie. La forte utilisation de la technologie et la non prise en
considération de la politique des pays par le Bitcoin peuvent provoquer l‟instabilité de la
politique monétaire. C‟est l‟une des raisons pour lesquelles, certains pays interdisent
l‟utilisation de cette technologie financière. Certains pays qui ont interdit le Bitcoin ont
commencé à lancer leur propre monnaie numérique, sous le contrôle et l‟émission de leurs
banques centrales, c‟est le cas du Venezuela . 2Le passage de l‟intermédiation financière vers
la désintermédiation financière n‟échappe pas aux risques, il peut parfois perturber la stabilité
du système financier en raison de l‟augmentation du nombre d‟institutions qui jouent le rôle
des banques illicitement Ces dernières offrent des services similaires à ceux des banques,
mais ne s‟intéressent pas aux règles strictes ni aux garanties. Elles ne sont pas supervisées, ce
1
Boulahbel (S) et Ben dahmane (A) :[Link], P.51.
2
Abou Shakra (N), [Link], P.5 .
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
qui augmente les risques de fraudes et de blanchiments d‟argents et rend le marché financier
et les clients toujours menacés .1
Malgré que, les FinTech ont apporté plusieurs solutions innovantes qui ont baissé le taux
d‟exclusion financière au monde .Néanmoins, ces solutions ne sont pas le remède efficace
pour l‟inclusion financière, car en premier lieu elles peuvent exclure certains clients qui ne
sont pas familiers par la technologie numérique, ou qui n‟ont pas un accès régulier à internet
ce qui peut engendrer l‟exclusion de certains segments de la population. En deuxième lieu,
certains services et produits FinTech ne sont pas soumis aux dispositions de protections des
consommateurs provoquant un manque de confiance chez quelques un. Enfin, les entreprises
et les start-ups FinTech restent le moteur principal du développement de l‟inclusion financière
malgré le cout élevé de la technologie .
La création d‟entreprise FinTech n‟est pas facile surtout dans un secteur où les acteurs
traditionnels ( banque, assurance …) sont déjà bien établis, constituent une concurrence rude.
De plus la crédibilité et la stabilité de l‟industrie de la FinTech ont été compromises, surtout
après le scandale financier de Wirecard et Greensill Capital qui a engendré une crise de
confiance envers ces entreprises . Suite à ce scandale une vague de désengagement financier
est apparue et plusieurs établissements bancaires traditionnels ont fermé leurs comptes avec
les FinTech car elles les considèrent très risquées. Par conséquent, les FinTech doivent
redoubler d‟efforts pour obtenir les services financiers nécessaires à leur fonctionnement, en
particulier les start-ups FinTech qui sont plus vulnérables aux risques de liquidité et de taux
d‟intérêt . Enfin, l‟utilisation de l‟intelligence artificielle dans les marchés financiers peut
générer des risques financiers en accélérant les prises de décisions et les échanges sur les
marchés financiers, ce qui pourrait potentiellement accentuer les fluctuations et les
défaillances .2
bancarisation (les banque avec leurs infrastructures la confiance des clients envers elles et les
start-ups par leur maitrise de la technologie)et aussi avoir des services financiers plus
efficaces et moins risqués .
Les principales tendances de la FinTech pour le premier semestre de l‟année 2023 ont été
publier dans le rapport The pulse of FinTech de KPMG. Voici, les meilleures prévisions pour
l‟année 2023 :1
1
Rapport de KPMG;(2022);"The pulse of FinTech".
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Ces dernières annés les consommateurs ont subi le retard technologiques des acteurs
traditionnels . Depuis l‟arriver des start-ups FinTech les banques luttent pour offrir à leurs
clients les services innovants qu‟ils attendent. A travers cette section nous allons aborder la
relation entre les start-ups de la FinTech et les banques traditionnelles à savoire une relation
de coopération ou de concurrence.
La relation entre les banques et les FinTech est complexe et évolutive. Au départ, les FinTech
étaient considérées comme des concurrents potentiels pour les banques traditionnelles, car
elles offraient des services financiers innovants et axés sur la technologie. Cependant, au fil
du temps, de nombreuses banques ont reconnu le potentiel des FinTech et ont cherché à
collaborer avec elles plutôt que de les considérer comme des concurrents directs.
Le nombre de FinTech est en très forte augmentation ces dernières années. D‟après une étude
menée par Statista, le nombre de start-up FinTech dans la zone « EMEA » a presque triplé
entre l‟année 2018 et l‟année 2021, ce qui reflète la rapidité d‟essor du développement de
cette industrie.
Aujourd'hui, au moins deux services FinTech sont utilisés par les consommateurs des produits
numériques(au minimum un tiers de cette population les utilisent) , ce qui reflète l'appétit
pour les nouvelles technologies, et surtout dans les niches qui, auparavant, avaient du mal à
accéder aux services bancaires ou ne s'y prêtaient pas .Selon Statista ,l'adoption par les
consommateurs des entreprises et des produits de FinTech a augmenté rapidement dans le
monde entier. En 2019, 75 % des consommateurs ont commencé à utiliser un service de
transfert d'argent et/ou de paiement. L‟adoption de l‟InsurTech a également connu une
croissance significative passant de 8% en 2015 à 50% en 2019.
Figure N° : Le taux d’adoption des services FinTech par les consommateurs dans
le monde entre 2015 à 2019
Les banques se sont traditionnellement concentrées sur les produits, tandis que les nouveaux
entrants se concentrent davantage sur les clients. Les concurrents FinTech exercent une
pression sur le modèle commerciale traditionnel des banques. Les deux avantages
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
concurrentiels des banques de détail qui pourraient être érodés par les nouveaux entrants sont
les suivants : (1) les banques peuvent emprunter à bas prix grâce à leur accès à des dépôts bon
marché et à l'assurance explicite ou implicite du gouvernement, et (2) elles bénéficient d'un
accès privilégié à une base de clients stable pour laquelle elles peuvent vendre une gamme de
produits.1
L‟entrée de ces nouveaux acteurs non bancaires risque également d‟avoir un impact négatif
sur l‟emploi dans le secteur, surtout au moment où les banques réduisent déjà le nombre de
leurs agences .Citigroup a réalisé une étude en 2016 dans laquelle elle a prévoyait une baisse
des effectifs dans les banques américaines de 30% en dix ans, passant de 2,6millions en 2015
à 1,8 millions en [Link] Europe, la réduction des effectifs atteindrait 37% et même 50% au
Royaume -Uni.3
En dépit de la concurrence entre les FinTech et les acteurs traditionnels et que certaines
d‟entre elles leurs présentent une véritable menace, certains établissements financiers ont opté
à la création de partenariat avec d‟autres start-ups FinTech afin de tirer profits de leurs
avances technologiques et de créer des avantages concurrentiels. Dans leurs enquête Lee et
Shin révèlent que les institutions financières traditionnelles investissent dans la FinTech de
diverses manières, notamment en s‟associant avec ces start-ups technologiques, en
externalisant les services FinTech des start-up FinTech, en fournissant du capital-risque aux
FinTech, en accélérant des startups via des incubateurs d‟entreprise, en acquérant directement
certaines startups ou en développant des startups Fintech directement en interne.4Quant à
1
Xavier. V ;(2017); "The impact of FinTech on Banking" ; European Economy– Banks, Regulation, and the
Real Sector.
2
Guechi. M;(2020);" The Future of the banking industry in the erea of digital transformation "; Journal of
Economic Integration ;8(2): 341-353.
3
Liorca. M ;(2017) ; " Les banques aux prises avec les FinTech". Economie poliqtique ,75 :43-58.
4
In Lee(Y) et Shin(J): [Link], P.9.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Benedict Drasch, André Schweizer, Nils Urbach dans leur enquête où ils ont classé 136 cas de
coopération réel dans le monde et qui englobe l‟ensemble des banques américaines
européennes ainsi que certains FinTech internationales, ont soulevé les résultats suivants : la
plupart des coopérations sont des alliances( 78%) et se focalisent sur l‟innovation des
produits(72%) , l‟acquisition (5%) et l‟incubation(9%) tandis que les coentreprises
représentent (1%), ces dernières formes représentent des formes minoritaires de coopérations.
Ainsi ,ils ont constaté que dans la plupart des cas l‟innovation reste dans les mains des
FinTech avec un pourcentage de 91%, et que les banques agissent soit, en tant que prestataire
de service aves un pourcentage de 47% en leurs fournissant par exemple des licences
bancaires, soit en tant qu‟investisseur dans les start-ups avec un pourcentage de 64% pour les
banques américaines et 24% pour les banques européennes.1
La concurrence entre les banques et les FinTech a déjà cédé la place à une collaboration
directe dans l‟écosystème FinTech (RegTech et banque).Il est donc nécessaire aux banques de
développer des plateformes numériques, ouvertes et flexibles. Afin de faire prospérer au
mieux la collaboration entre elles et ces jeunes entreprises .Cependant, plusieurs obstacles
pouvant entraver la relation et la coopération entre les deux car, d‟une part elles ont des
objectifs et des positions de marché parfois antagonistes et de l‟autre part, les opérateurs
historiques craignent que ces nouveaux entrants manquent de sécurité informatique conforme
à la règlementation pouvant leurs engendrer des risques importants. Quant aux start-up
FinTech, les tentions résident dans les différences de culture et de processus opérationnels.
Les banques possèdent un héritage, une expertise financière, une infrastructure et une
"ancienne" clientèle stable ; les fintechs possèdent l'agilité, l'innovation et la future clientèle.
De plus, les systèmes des banques n‟ont pas encore pu s'adapter pleinement à l'évolution du
marché autrement dit à l‟écosystème numérique. Par conséquent, les banques doivent donc se
"respécialiser" et ont potentiellement intérêt à considérer les FinTech comme des partenaires
plutôt que des concurrents.2
1
Drasch. B J, Schweizer. A et al;(2018);" Integrating the „Troublemakers‟: A taxonomy for cooperation between
banks and fintechs "; Journal of Economics and Business;100 :26-42.
2
Ioannis (A), [Link], P.45.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Malgré ces obstacles théoriques, la motivation des acteurs pour entrer dans une coopération
est importante car de multiples avantages sont tirés de ces rapprochements. En plus la
coopération entre les start-ups FinTech et les acteurs financiers traditionnels et plus
bénéfiques pour le bon développement du secteur financier que l‟affrontement entre les
concurrents. Ainsi, Benedict Drasch, André Schweizer et Nils Urbach dans leur article
constatent que les organisations coopèrent afin d‟améliorer leur position concurrentielle et
leur performance .Voici quelques avantages à la collaboration entre la FinTech et les banques
traditionnelles ,pour les banques elles cherchent à : développer de nouveaux produits et
services, à attaquer de nouveaux segments de niche, à dynamiser leurs offres, en s‟étendant
sur des nouveaux marchés ,en développant de nouvelles capacités et en accédant à de
nouvelles technologies, ainsi que les banques ont d'énormes dépôts. S'ils s'associent, la
construction de meilleurs systèmes financiers sera plus facile pour elles. Du côté des FinTech,
elles cherchent à tirer profit des ressources financières des établissements bancaires ,de leur
infrastructure, de leur importante base clients, de leur conformité réglementaire ainsi que de
leur réputation en matière de sécurité, en plus si elles s‟associent elles seront réglementées par
les mêmes instituts gouvernementaux, ce qui peut aider à instaurer la confiance .1
Enfin, les acteurs traditionnels dépendent plus des start-ups FinTech et de l‟accès aux
technologies de pointe que le contraire, car le système financier global s'améliorera grâce à la
technologie de pointe que la technologie financière peut apporter au secteur bancaire.
Cependant, le poids des banques freine encore l‟adoption de la Fintech de manière globale et
leur fait ainsi perdre leur position dominante sur certains marchés de niche et services
financiers simples où les start-ups Fintech sont plus agiles, plus compétitives et répondent
mieux aux besoins des clients. Afin de ne pas prendre un retard trop important et de profiter
de leur position encore très dominante sur le secteur bancaire et financier, les acteurs
traditionnels ont entamé des stratégies de coopération avec les startups Fintech qui leur
permet de profiter de leurs innovations technologiques pour dynamiser leur offre.
1
Drasch (B J), Schweizer(A) et al: [Link], P.65.
Chapitre 02 : FinTech et modification du paysage financier
Conclusion :
Si le développement des services et produits proposés par les FinTech répond aux besoins des
consommateurs, et des entreprises et permet de réaliser des gains et d‟apporter des bénéfices
au secteur financier. Il recèle également des risques majeurs surtout en matière de
cybercriminalité et de stabilité financière.
Certains acteurs du secteur financiers traditionnel( les banques) ont réagi au développement
des FinTech, en lançant leur propre offre de services FinTech, tandis que d‟autres ont opté
pour des partenariats avec ces jeunes pousses afin d‟offrir des services complémentaires .
Dans l‟ensemble , la relation entre la FinTech et les banques est complexe et en constante
évolution, avec des avantages et des défis pour les deux parties.
Chapitre
Le développement de la FinTech
en Algérie : étude empirique
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Introduction :
L‟objet du présent chapitre sera de présenter, dans la première section une brève présentation
de l‟organisme d‟accueil. Dans la deuxième section d‟exposer la méthodologie de collecte et
d‟analyse de données. Enfin, dans la troisième section d‟analyser et d‟interpréter les
principaux résultats de notre étude.
Guiddini est située à Alger, dans le centre d‟affaire El Mohammadia Mall , c‟est une EURL,
créée en 2009,par monsieur Mourad MECHETA, avec un capital de 1,000,000 DA.
L‟entreprise est présente sur le marché du commerce électronique depuis 2010, à travers le
premier site Algérien du commerce en ligne. L‟entreprise est spécialisée dans la
transformation digitale des PME et elle offre des prestations orientées dans le E-commerce, le
E-marketing, et l‟intégration du E-paiement. L‟entreprise Guiddini se distingue par son
accueil et son environnement moderne de prestation de services basé sur l‟utilisations des
nouvelles technologies.
Dans cette partie, nous allons présenter la structure hiérarchique de notre établissement
d‟accueil pour la réalisation de notre projet de fin d‟étude, ainsi que les départements que
nous avons touché lors de notre stage. Le graphique suivant illustré dans la figure présente
l‟organigramme général de l‟entreprise :
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Direction générale
Directeur général
Service comtabilité
et finance
-chargé comptabilité
-chargé finance
chargé désign
Designeur
Service marketing :
Le chargé d‟étude marketing dans l‟entreprise Guiddini a pour missions d‟analyse de marché,
d‟évaluer les besoins des clients, de planifier des compagnes publicitaires, d‟analyser les
données et d‟élaborer les stratégies de fidélisation des clients en collaborant avec le chargé
commercial.
Service commerciale :
Le e-commerce est avant tout une activité commerciale. Le chargé de la gestion
commerciale, a pour mission de gérer les relations entre les fournisseurs de l‟entreprise, de
proposer de nouveaux clients et fidéliser la clientèle, de travailler en collaboration avec le
chargé marketing pour promouvoir les produits de l‟entreprise…Le travail de cette cellule est
incontestablement important car une relation Client /Fournisseur saine est nécessaire pour
garder une activité rentable. Ainsi il est demandé aux chargés de compte qui forment cette
cellule de souvent faire preuve de diplomatie et ressources face à toute épreuve ou caprice du
fournisseur Enfin le chargé de mission commerciale contribue à la stratégie de l‟entreprise
afin de maintenir un lien avec les clients à travers les différents canaux disponibles.
Les services proposés par l’entreprise Guiddini :
L‟entreprise Guiddini propose une large gamme de services pour répondre aux besoins de ces
clients1 :
Intégration E-paiement : Des modules développés par Guiddini qui facilitent le processus
d'intégration de paiement en ligne par cartes CIB et Edahabia tout en respectant les
normes de Satim et GIE.
Création Sites E-commerce : Guiddini propose un service de création de sites e-commerce
pour les entreprises et les commerçants souhaitant vendre leurs produits en ligne. Ce
service comprend la conception, le développement et la mise en place d'une plateforme de
commerce électronique entièrement fonctionnelle, adaptée aux besoins spécifiques de
chaque client. Les sites e-commerce créés par Guiddini sont conçus pour être attrayants,
conviviaux et faciles à naviguer pour les visiteurs, tout en offrant des fonctionnalités de
gestion de magasin en ligne telles que la gestion des stocks, des commandes et des
paiements sécurisés. Les clients bénéficient également de services d'optimisation de
référencement (SEO) pour aider à améliorer la visibilité de leur site sur les moteurs de
recherche. Avec l'expertise de Guiddini dans la création de sites e-commerce, les clients
1
Documents interne de l‟entreprise
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
peuvent être assurés d'une expérience de magasinage en ligne fluide et d'une présence en
ligne réussie.
Solution E-Facturation : Une solution web et prochainement Mobile qui permet aux
entreprises de générer, d'envoyer et de gérer des factures en ligne. Les clients peuvent
ensuite consulter les factures en ligne, les télécharger et les payer avec carte CIB et
Edahabieh en toute sécurité.
Solution de réservation : Une solution web et mobile qui facilite la réservation d'hôtels
pour les clients et qui offre une gestion efficace des réservations pour les propriétaires
avec une solution de paiement en ligne sécurisée et fiable intégrée par défaut.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Dans cette section nous allons d‟abord aborder la présentation de la méthodologie de recueils
de données : la méthode qualitative « des entretiens semi-directifs » avec différents
responsables . Puis on passe à la présentation du guide d‟entretien élaboré afin de réaliser
cette étude. Ainsi que la démarche adoptée pour l‟analyse des données qualitatives .
Nous estimons que notre problématique de recherche requiert de faire appel à une démarche
qualitative, pour pouvoir répondre à nos questionnements posés . Ainsi, afin de confirmer ou
infirmer nos hypothèses précédemment émises, nous avons opté pour la technique de
l‟interview, réalisée auprès des fondateurs de startups Fintech, des experts du secteur Fintech
et financiers et des cadres dirigeants de grandes banques traditionnelles.
La technique d’entretien :
L‟entretien est une « technique destinée à collecter, dans la perspective de leur analyse, des
données discursives reflétant notamment l’univers mental conscient ou inconscient des
individus. Il s’agit d’amener les sujets à vaincre ou à oublier les mécanismes de défense
qu’ils mettent en place vis-à-vis du regard extérieur sur leurs comportements ou leurs
pensées ».1
1
Galiere .S ;(2020); "Travailler via les plateformes numériques : une approche en termes d‟instruments de
gestion" ;Thèse de Doctorat en science économique et de gestion, Spécialité Science de gestion, Université de
Nante ;P.135.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Selon Geneviève Imbert (2010) : « L’interview est une méthode de recueil d’informations qui
consiste en des entretiens oraux, individuels ou de groupes, avec plusieurs personnes
sélectionnées soigneusement, afin d’obtenir des informations sur des faits ou des
représentations, dont on analyse le degré de pertinence, de validité et de fiabilité en regard
des objectifs du recueil d’information »1 .
Dans le cadre de la réalisation de notre étude qualitative, notre choix d‟interviews s‟est arrêté
sur le type semi-directif à travers des entretiens individuels . Ces derniers nous donnent
l‟opportunité d‟écouter les différents responsables et dirigeants , et de collecter un maximum
de données nous permettant de répondre à nos questionnements ; La technique de recueil des
données étant le face à face . Le choix de réaliser des entretiens exploratoires repose sur le
désir d‟appréhender la perception des différents cadres et responsables sur la FinTech et de
comprendre les conditions nécessaires pour le développement de la FinTech en Algérie, ainsi
que d‟autre questions connexes relatives aux apports potentiels de la FinTech sur le secteur
financier Algérien. L‟avantage de cette méthode d‟entretien est de pouvoir poser des
questions
en fonction de la réponse de l‟interlocuteur et d‟approfondir certains sujets si nécessaire, tout
en respectant un cadre d‟entretien et d‟éviter de s‟éparpiller.
Afin de mener à bien nos entretiens semi-directifs, nous avons jugé bon d‟élaborer un
guide d‟entretien. Ce dernier permettra aux personnes que l‟on questionne, de répondre avec
un certain degré de flexibilité et de liberté, et ainsi de confirmer ou infirmer certains faits.
Nous avons fait le choix de répartir notre guide en quatre catégories principales : dont la
première est consacrée à la perception de la FinTech, la deuxième aux conditions et limites de
la FinTech en Algérie, la troisième aux apports de la FinTech et la quatrième aux perspectives
futures de la FinTech (voir annexe n°1).
1
Geneviève. I ;"L'entretien semi-directif : à la frontière de la santé publique et de l'anthropologie" ;Recherche en
soins infirmiers, 102 :23-34.
2
Azioun. S et Derguin. S ;(2018) ; " L‟entretien de recherche dit « semi directif » dans le domaine des sciences
humaines et sociales" ; Revue scientifique ,8.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Dans notre étude, pour diversifier les points de vue et avoir une vision variée sur les apports
potentiels de la FinTech et les conditions nécessaires au développement de cette dernière en
Algérie. L‟étude exploratoire a été réalisée auprès de 20 personnes en s‟appuyant sur des
entretiens semi-directifs .En ce qui concerne le temps des entretiens, il était préalablement
fixé à 1 heure. Mais, et en raison de l‟emploi du temps chargé de certains directeurs, nous
nous sommes vus contraints de raccourcir le temps de certaines interviews, et accorder plus
d‟importance aux questionnements majeurs pouvant répondre en manière efficace à notre
problématique. Les entretiens ont été mené entre le 18 Février et le 4 Mai 2023 certains sont
fait aux seins des bureaux des principaux concernés (interviewés), d‟autres sont fait lors de
l‟évènement Algeria FinTech and e-commerce Sumit et d‟autres via google meet. Le tableau
ci-dessous illustre les différentes personnes interrogées composant notre échantillon.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
La sélection des interviewés n‟a pas été fondée sur une base fortuite ; en effet, nous étions
bien conscients de l‟importance du choix que nous avions à faire, car la pertinence des
informations collectées dépondait, en grande partie sur ça.
De ce fait la sélection des personnes interrogées s‟est faite d‟après le poste qu‟occupe chaque
interviewé, ainsi que sur la base de ses connaissances et son expérience. Ce qui fait de ces
responsables les personnes les plus susceptibles de répondre au mieux à nos questions. Les
personnes interrogées lors de cette série d‟entretiens occupent en grande majorité des postes
de responsabilité.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Directeur commercial
Directeur de la communication
Responsable Digital
Directeur de la stratégie
Expert Freelance
La déontologie de l’entretien :
Lors de la réalisation de nos entretiens, nous avons tenu à respecter les points cités ci-
dessous :
Afin de traiter les discours recueillis lors des entretiens exploratoires, nous avons adopté la
méthode d‟analyse thématique et nous avons codé via le logiciel Nvivo12 (dernière version).
L‟analyse de contenu est définie par Giannelloni et Vernette (2001) comme « une technique
d’analyse d’un « discours » fondée sur un ensemble de procédures structurées de
classification. C’est une méthode de description objective, systématique du contenu manifeste
des données qualitatives1 ». Cette méthode d‟analyse repose sur un processus composé de
sept étapes successives, comme le montre la figure ci-dessous :
3 – Construction de la grille
4 – Remplissage de la grille
6 – Quantification
7 – Rapport de synthèse
1
Touri. R;(2016) ; "Dimensions organisationnelles et culturelles des alliances dyadiques internationales : Étude
de deux cas d‟alliances en contexte algérien" ; Thèse de doctorat en science de l‟homme et de la société ,
spécialité Gestion ; Université de Paris Saclay ;P.115.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
méthode contient plusieurs techniques d‟analyse. Dans notre étude nous avons retenue
l‟analyse thématique. Cette approche postule que la répartition d‟unité d‟analyse de discours
(mots, expressions, phrases) reflète les préoccupations des auteurs du discours. L‟analyse
consiste à découper et à classer les discours collectés selon des thèmes et des sous thèmes
dans le but de regrouper les objets similaires sous une même classe commune. Cela se fait le
plus souvent par un processus de codage des données qualitatives, en fragmentant le contenu
de ces entretiens en des unités d‟analyses( mots, phrases) et de les intégrer dans des catégories
sélectionnées en fonction de l‟objet de recherche.1 C‟est ce qui a été affirmé par Polard et
Martineau( 2019), disant : Le procéder de thématisation : « constitue l’opération centrale de
la méthode, à savoir la transposition d’un corpus donnée en un certain nombre de thèmes
représentatifs du contenu analysé, et ce, en rapport avec l’orientation de recherche.
L’analyse thématique consiste, dans ce sens, à procéder systématiquement au repérage, au
regroupement et subsidiairement, à l’examen discursif des thèmes abordés dans un corpus 2».
Avant de passer à l‟analyse des données, nous avons tout d‟abord commencer par retranscrire
tous les entretiens qui ont été enregistré afin de faciliter leur lecteur et surtout leur analyse.
Ensuite nous avons effectué une étude flottante. Lors de cette étude, nous avons tamisé les
informations les plus pertinentes et mis de côté celles dont nous n‟aurons pas forcément
besoin pour notre recherche. Enfin, un codage via le logiciel Nvivo des données contenues
dans nos résumées a été fait .
1
Benilles . B ;(2017); " Les déterminants de la gestion des résultats -approche qualitative et quantitative, cas des
banques Algériennes ". Thèse de doctorat en Science de gestion. Spécialité finance ;Ecole supérieur de
commerce ;P. 224.
2
Plard, M. and A. Martineau ;(2019) ; "Analyse qualitative assistée par Nvivo. Structurer et analyser un corpus
de recherche dans Nvivo."
3
Idem ;P.80.
4
Dany .L ; (2016) ;"Analyse qualitative du contenu des représentations sociales" ; Les représentations sociales:
85-102.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Son principe est très proche à l‟analyse manuelle, il relève sur une démarche de « De-
contextualisation/ Re-contextualisation ». Pour plus de détail (voir annexe 02).
L‟objectif de cette section est de présenter les résultats de l‟étude exploratoire afin d‟éclaircir
l‟objet de recherche et d‟apporter une meilleure compréhension du phénomène étudié. Pour ce
qui suit on va présenter les résultats par thème.
Après avoir analysé le discours des interviewés à l‟aide du logiciel Nvivo, nous avons obtenu
le nuage des mots ci-dessous qui visualise le vocabulaire utilisé par les interviewés.
En se basant sur ce nuage des mots, nous constatons que pour définir le concept de la
FinTech, les interviewés ont insisté sur les termes « technologie », « finance », « bancaire »,
« services »….Ce qui met en évidence l‟importance des technologies, le lien avec le domaine
financier et l‟ampleur des services financiers et bancaires couverts par la Fintech selon les
interviewés :
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
« Fin : finance, Tech : technologie, soit toute activité de technologie financière que
ce soit de solutions d`agrégation financière, financement alternatif à celui des
banques comme le crowd-lending ou crowde-quity, solutions de transfert de fonds
B2B, B2C, C2C, solutions visant à améliorer le service bancaire classique en
matière d`expérience utilisateur et gestion de risque (Scoring), E-banking, Banque
en ligne…etc. ».(Extrait d‟entretien)
Le lien avec la finance : En parlant de la FinTech , les interviewés ont utilisé à plusieurs
reprises le vocabulaire suivant : « finance », « écosystème financier », « gestion des
comptes bancaires »…. Ce qui montre qu‟ils perçoivent la Fintech comme une discipline
qui s‟inscrit principalement dans le contexte financier et qui a pour objectif à améliorer les
services financiers, et à faciliter les process.
Les services financiers et bancaires : En se basant sur les réponses des interviewés, nous
constatons que la Fintech englobe un large éventail de services financiers et bancaires. Ils
ont mentionné des domaines tels que :
Les paiements
Les prêts
Les investissements
L‟assurance
La réglementation
Les services bancaires en ligne
Enfin, nous déduisons que la FinTech ne se limite pas à un aspect unique mais plutôt elle
englobe beaucoup de domaines où les technologies peuvent apporter des améliorations
significatives.
Outre les résultats fournis par le logiciel Nvivo , il est impératif de recourir à une analyse
manuelle, car dans certaines situations, certaines réponses ne peuvent pas être visualisées par
le logiciel Nvivo ( le logiciel Nvivo est un outil d‟aide à l‟analyse qualitative, il ne fera en
aucun cas l‟analyse à la place du chercheur, juste il nous offre un espace qui nous permet
d‟organiser et de structurer les données et de visualiser les résultats).
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
- La majorité des interviewés prétendent que la FinTech est l‟intégration des technologies
dans le domaine de la finance pour améliorer les services financiers. Un exemple concret
des réponses réaccueillis lors des entretiens est le suivant :
- Une minorité des interviewés prétendent que la FinTech fait référence à une entreprise ou
plus précisément une start-up qui change la façon dont les gens paient, envoient de
l‟argent, empruntent, prêtent et investissent.
« Les FinTech sont des entreprises qui gravit au tour du secteur financier, ça ne
veut pas forcément dire que ce sont des banques ça peut être des intermédiaires , des
facilitateurs, ou même des agents qui fournissent de l’intelligence par exemple vous
avez les FinTech qui travaillent dans le domaine des risques ceux ne sont pas des
agents financiers mais ce sont des évaluateurs de risque sur base de critères c’est-à-
dire que ce sont des intermédiaires ».(Extrait d‟entretien).
Ces divergences et ces convergences constatées dans la définition du terme « FinTech », nous
on conduit à nous demander s‟il existe une différence entre le terme « FinTech » avec et sans
déterminant ?
D‟après les conclusions de notre analyse, il en ressort que la différence réside dans l‟usage de
l‟article (La, Une). Lorsque le terme « FinTech » est employé sans article, il renvoie à
l‟industrie de la technologie financière dans son ensemble. En revanche, lorsque l‟on parle
d‟ « une FinTech » ou de « La FinTech » , il s‟agit généralement de faire référence à une start-
up spécifique faisant partie intégrante de cette industrie. Bien que cette nuance puisse sembler
insignifiante, elle peut entrainer des malentendus importants notamment lorsqu‟il s‟agit
d‟interactions avec les régulateurs. Ces différences de définitions révélées par l‟étude
exploratoire sont dues à :
Domaines d‟expertise : La FinTech est un terme large qui englobe différentes innovations
technologiques dans le secteur financier. Certaines personnes peuvent se concentrer sur
des aspects spécifiques de la FinTech tel que : les technologies Block chaine, les
plateformes de prêts en ligne, la cryptomonnaie. En conséquence leurs définitions peuvent
différer en fonction du domaine d‟expertise.
« La FinTech ça devrait être tout ce qui est technologie autonome de tout autre
système qui est recherché par toute une population. Donc c’est une nouvelle forme
de start-up qui utilise de nouveaux concepts informatiques de développement très
innovants, comme l’intelligence artificielle, la blockchain etc..» (Extrait d‟entretien )
Comment les régulateurs et les décideurs politiques peuvent-ils élaborer des règles et des lois
adéquates dans l‟intérêts de ces entités et des utilisateurs de ce genre de services financiers s‟il
n‟y a pas de compréhension commune du sujet ?
En construisant une définition commune du terme qui soit acceptable par le milieu
académique mais aussi encrée dans le monde pratique permet de :Faciliter l‟enseignement et
la transmission des connaissances liées au sujet, de réduire les malentendus et d‟augmenter
l‟efficacité de la communication sur le sujet. Enfin une définition claire , nette et commune
aidera les régulateurs et les décideurs politiques à mettre en place des lois qui à la fois
favorisent et accélèrent le développement de cette industrie et ses entités et de protéger ses
consommateurs.1
En s‟appuyant sur l‟étude théorique et l‟étude empirique, nous avons pu extraire une
définition qui peut servir comme le plus petit dénominateur commun: « La FinTech est une
nouvelle industrie qui se base sur la technologie pour améliorer les services financiers en
générale et bancaires en particulier ».
Après avoir analysé le discours des interviewés à l‟aide du logiciel Nvivo, nous avons obtenu
le nuage des mots ci-dessous qui visualise le vocabulaire utilisé par les interviewés.
1
Schueffle (P), [Link], P.2.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
En se basant sur ce nuage des mots, nous constatons que le mot « innovation » a été le mot le
plus utilisé par les interviewés , nous avons décidé de ne pas nous limiter à ça et nous avons
eu recours à d‟autres outils qui s‟attache au sens qu‟aux mots et à nos résultats tirés de
l‟analyse intra-cas et ce pour avoir une analyse plus approfondie et plus détaillée.
Enfin, nous voyons que ces développements présentent un intérêt majeur pour les banques
Algériennes qui se sont investies dans ce domaine. En outre, la banque d‟Algérie encourage
les banques à suivre le développement en lançant des circulaires qui les obligent à moderniser
leurs systèmes, et à investir dans ce domaine.
Néanmoins, certains d‟autres voient que ce développement et ces innovations restent relative
à les comparer à d‟autres pays développés, et les voient tout simplement une mise à niveau car
en Algérie on n‟a pas créé quelque chose de nouveau et qui n‟existe pas ailleurs( on a rien
inventé), en disant :
ensuite l’appliquer dans notre pays. Si on veut être très positif il y’a comme même un
peu d’innovation depuis une ou deux ans. Mais cette innovation reste relative par
rapport à d’autres pays. Donc, ce n’est pas de l’innovation, c’est tout simplement
une mise à niveau ». ( Extrait d‟entretien).
En dépit de tout ce qui a été constaté précédemment, certains interviewés avaient une vision
complètement différente. Ils trouvent qu‟ en Algérie le secteur financier est très pauvre en
matière d‟innovation et de développement technologique. Un interrogé a déclaré : « Elle est
très pauvre, on est très loin de ce qui se fait ailleurs » et certains entre eux sont allés à
l‟extrême c‟est-à-dire l‟inexistence totale de ces derniers et ce- ci est dû à :
Cette analyse démontre que malgré des avancées aient été réalisées dans le secteur financier et
bancaire Algérien en termes d‟innovation technologique, des divergences d‟opinions
persistent en raison des facteurs suivants :
D‟après les enseignements théoriques et les observations concrètes sur le terrain, nous
constatons que le fait d‟introduire de nouveaux changements( dans les produits et les services,
les process…) au secteur bancaire et financier Algérien inexistant au paravent en Algérie c‟est
de l‟innovation, même s‟ ils existent déjà ailleurs.
y’a le créateur de technologie. A force de voir les jeunes connectés, ce n’est pas un indice
de performance ou de connexion. Oui ils sont connectés ,mais pour qu’ils soient guider,
donc ils deviennent des followers, des consommateurs de produits, plus que des créateurs
de web ou influenceur ». Donc, on constate qu‟i y‟a une différence majeure entre
connaitre et utiliser, et pour dire familiarisé c‟est utilisé.
La crise sanitaire du Covid-19 a permis d‟améliorer les services bancaires et financiers et a été
un tournant important vers la digitalisation. De plus, les statistiques actuelles montrent que
l‟entreprise Algérie Poste a doté à ce jour plus de 10,4 millions de citoyens de la carte
« Edahabia », chiffre qui sera porté à 14,5millions d‟utilisateurs à l‟horizon 2023/20241. Ce
qui montre la volonté des pouvoirs politique à la transformation digitale . Enfin, l‟exemple
des cartes GSM montrent que l‟Algérien est attirée par la technologie, pour vu qu‟elle soit
proposée avec des prix raisonnables. De toutes les façons, à l‟avenir on va être obligé à être
familiarisé, car il va y‟avoir de la demande et les institutions, les sociétés vont être obligées de
s‟adapter. D‟où la nécessité des efforts supplémentaires pour renforcer la confiance des
consommateurs et améliorer la culture financière en Algérie est devenue obligatoire.
Une autre constatation a eu lieu lors de notre analyse est que : Les FinTech sont perçues
comme des acteurs clés pour stimuler l'innovation dans le secteur financier algérien. Ainsi,
pour que le degré d‟innovation augmente en Algérie, il faut que notre système d‟innovation
national soit cohérant et bien structuré, c‟est-à-dire qu‟il faut aller de l‟idée que l‟innovation
est un processus individuel indépendant, vers l‟idée qu‟elle est un processus d‟interaction
entre différents réseaux d‟institutions, d‟organisations et d‟environnement. Comme nous
avons dit précédemment l‟Algérie affiche une réelle volonté pour l‟innovation et la
transformation digital ce qui nous a conduit à une question centrale : Comment insérer
l‟économie Algérienne dans la mondialisation ? Le secteur bancaire est le pilier de l‟économie
Algérienne, et une économie moderne, puissante, performante et compétitive ne peut exister
sans un système bancaire et financier puissant performant mais surtout moderne et innovant.
Pour conclure, les résultats de notre analyse nous ont permis de constater que l‟innovation,
technologique dans le secteur bancaire et financier Algérien, a connu des avancées ces
dernières années. Malgré que le pays est encore en phase de transition. Dans le secteur des
paiements par exemple, les services des paiements mobiles sont en pleine croissance,
récemment on remarque qu‟il y‟a une eu vague de start-ups qui débarquent dans le secteur
financier ont lançant des produits et services de paiements mobiles permettant aux utilisateurs
1
Document interne de l‟entreprise.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
d‟effectuer des transactions financières à l‟aide de leurs téléphone portable. Ce qui a facilité
l‟accès aux service financier. De plus les banques en Algérie ont également commencer à
investir dans des technologies tel que les guichets automatiques(ATM), et les services
bancaires en lignes pour améliorer l‟expérience client. Aujourd‟hui les clients peuvent
effectuer quelques opérations courantes via des applications bancaires mobiles chose qui ne se
faisait avant . Cependant, il convient de noter que l‟innovation technologique dans le secteur
financier en Algérie est encore limitée par certains facteurs. Parmi eux en trouve l‟évasion
fiscales qui pousse les clients à cacher leurs comptes et à limiter l‟usage des services. Malgré
tous ces progrès, il reste encore du chemin à parcourir pour rattraper certaines économies plus
avancées. Le pays est conscient des enjeux et travaille pour promouvoir l‟adoption des
solutions financières numériques afin d‟améliorer l‟accès aux services financiers et stimuler la
croissance économique.
Après avoir analysé le discours des interviewés à l‟aide du logiciel Nvivo, nous avons obtenu
le nuage des mots ci-dessous qui visualise le vocabulaire utilisé par les interviewés.
En se basant sur ce nuage des mots, nous constatons que les secteurs qui ont connus des
changements considérables grâce à l‟introduction des FinTech en Algérie sont : le secteur
bancaire et financier . Ainsi, selon la majorité des interviewés la FinTech est en train
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
« Le1èr est le secteur bancaire, les banques ont toutes des applications e-banking,
puis le deuxième est le secteur des télécommunications. Les statistiques aujourd’hui
montrent que les opérateurs téléphoniques ont les chiffres les plus élevés dans
l’utilisation du e-paiement ( paiement des factures) ». (Extrait d‟entretien.)
Le secteur bancaire : Les services bancaires en ligne et les applications bancaires mobiles
ont permis aux clients d‟accéder facilement à leurs comptes, de réaliser des transactions
en lignes, d‟effectuer des paiements sans contact rapide et sécurisé d‟effectuer des
virements en toutes commodité.
Le secteur des paiements : L‟introduction des solutions de paiements électroniques a
simplifié et accélérer les transactions financières en Algérie. Les plateformes de paiements
en ligne et les terminaux de paiement électronique (TPE), ont permis aux entreprises de
proposer des options de paiements modernes, réduisant ainsi les paiements en espèces
(favorisant le cashless).
Secteur des assurances : Les assureurs ont adopté des solutions numériques pour proposer
des services d‟assurance en ligne. Simplifiant les processus de souscription et de
règlement des sinistres.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Enfin , notre analyse nous a montrer clairement que la FinTech en Algérie, est dans un stade
primaire. Elle n‟est pas encore généralisé, elle est encore principalement réservées aux
banques et à Algérie Poste. Mais des opportunités de croissance sont attendues à l'avenir avec
l'évolution du cadre règlementaire et la collaboration entre les acteurs traditionnels et les start-
ups locales.
« Le secteur des assurances et du paiement ont connu une avancée certaine mais pas encore
suffisante ». (Extrait d‟entretien)
Après avoir analysé le discours des interviewés à l‟aide du logiciel « NVIVO 12 PLUS »,
nous avons pu faire émerger certains éléments qui différencient les Fintechs des institutions
financières, à savoir :
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
La majorité des interviewés ont convenu que les éléments principaux de différenciation sont :
La réduction drastique des couts : En parlant des technologies disruptives qu‟utilisent les
FinTech pour se différentient des établissements traditionnels, les interviewés ont utilisé à
plusieurs reprises l‟expression « la réduction drastique des couts ». En effet, ces
technologies permettent l‟automatisation des process ce qui a comme conséquences de
faciliter et de réduire les couts et les frais des transactions de manière drastique. Par
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
exemple les plateformes de prêts en ligne peuvent réduire les couts associés aux prêts
traditionnels en éliminant les frais de traitement papiers, les frais du personnels et d‟autres
dépenses liées aux processus manuels. Ainsi, l‟absence physique de certaines FinTech a
permis également de réduire les couts des transactions :
« Je pense que la différence réside dans la qualité de service et le fait qu’il n’ y’a pas
de présence physique, le fait qu’elle n’a pas une présence physique à baisser de
manière drastique les couts c’est pour ça que la plupart des néo-banques ont un cout
d’entrer qui est de 0, donc la principale différence pour moi elle est d’ordre
logistique, et d’infrastructure ». (Extrait d‟entretien)
La flexibilité et l‟agilité : En se basant sur les réponses des interrogés. Nous avons observé
que l‟industrie de la FinTech englobe des start-ups qui se caractérisent par une grande
agilité et flexibilité. Ce caractère agile et flexible rend l‟adoption et la mise en œuvre des
nouvelles technologies plus facile aux FinTech. Ainsi, grâce à ce caractère les FinTech
peuvent réagir rapidement aux changements du marché et peuvent introduire des
innovations plus rapidement que les institutions financières, qui sont généralement
confrontées à des processus décisionnels plus lents et à des structures organisationnelles
plus complexes :
« Ce n’est pas la même taille, ce n’est pas la même approche, les FinTech ont des
processus de décisions plus rapides et plus efficaces, en plus elles sont plus centrées
sur les clients. Contrairement à la banque qui a plusieurs services .La banque est
plus structurelle et c’est quelque chose de lourd. Les FinTech peuvent innover
facilement les banques ont quelques innovations car elles ont une infrastructure
ancienne , ce n’est pas facile de shifter d’un système à un autre ». (Extrait
d‟entretien)
Outre les éléments cités par les interviewés. Nous avons pu puiser d‟autres facteurs de
distinction en combinant l‟étude théorique avec notre observation sur le terrain :
Le deuxième point majeur de distinction entre ces deux entités réside sur le fait que le
business model de la banque est centré sur le produit contrairement aux FinTech qui sont
centrées principalement sur le client. L‟utilisation des nouvelles technologies et l‟insertion
du digital est une tendance qui concerne plusieurs industries et pas seulement le secteur
bancaire. L‟appui sur ces dernières permet d‟abolir les couts de transactions et de rompre
avec les modèles commerciaux centrés sur les produits au lieu d‟être centré sur les clients.
Les banques traditionnelles sont généralement organisés autour de produits spécifiques,
tandis que les acteurs FinTech proposent des produits qui répondent aux attentes des
clients de manière personnalisé, ce qui leurs permet de se distinguer par une rapidité , une
convivialité et une personnalisation des processus. On peut donc déduire que l‟utilisation
du digital ne conduits pas à la standardisation de l‟offre mais plutôt à sa personnalisation.
Enfin, les organisations traditionnelles ayant alors l‟exclusivité des services financiers,
elles se sont contentées d‟entretenir et de moderniser leurs infrastructures. Mais elles n‟ont
pas été poussées à innover, laissant ces systèmes devenir parfois obsolètes ;
La spécialisation est aussi un facteur différenciateur et l‟un des facteurs clé de succès de
ces entités. Alors que les banques avaient jusqu‟à là le monopole de l‟innovation
financière, les nouveaux acteurs se sont multipliés sur le marché en se spécialisant
généralement sur un service particulier dans le but est d‟offrir une expérience client sans
friction.
Conclusion :
Lors de l'analyse des perceptions sur les Fintech, il a été identifié qu'elles sont
présentent sur le marché et qu‟elles sont en croissance constante , tout en profitant des lacunes
des business model des banques centrées sur les produits et la réglementation trop rigide et
trop strict qui les régissent. Le modèle économique propre à ces start-ups leur permet
d‟innover plus facilement et plus rapidement que les institutions traditionnelles moins agiles
et soumises à toute une série de réglementation. Enfin, il a été constaté que les FinTech
possèdent un talent technologique et un esprit entrepreneurial leur permettant d‟identifier et
de répondre aux besoins de marché de manière innovante.
L‟analyse des conditions et des limites de développement des FinTech en Algérie permet de
comprendre les défis auxquels ce secteur est confronté et les facteurs qui influencent sa
croissance. Dans un contexte où les technologies financières sont en pleine expansion à
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
travers le monde , il est crucial d‟examiner les spécificités et les contraintes propres à
l‟environnement Algérien.
Après avoir analysé le discours des interviewés, nous avons obtenu ce nuage des mots qui
visualise le vocabulaire le plus utilisé par les interviewés :
En observant ce nuage des mots, nous constatons que les interviewés ont insisté sur les mots :
écosystème, cadre règlementaire, nouvelle infrastructure , les collaborations avec les acteurs
du secteur…etc. Comme les principales conditions du développement des FinTech en Algérie.
En se basant sur les réponses des interviewés. Notre analyse nous a permis de faire émerger
plusieurs conditions nécessaires pour le développement des Fintechs en Algérie à savoir :
« Il faut de la réglementation et que les lois et les textes d’applications soient claires
et bien définis et permettent aux gens de savoir où ils peuvent naviguer et dans quoi
ils peuvent avancer , je pense que la première chose est de définir les règles du jeu
et de définir ce qui est permis et ce qui n’est pas ». (Extrait d‟entretien)
des services de paiements donc nous attendons la statue de PSP qui doit arriver dans
la nouvelle loi sur la monnaie et le crédit. Il faut aussi déréguler un peu le système et
l’adapter à la nouvelle conjoncture liée à l’innovation et la FinTech, il faut aussi
mettre en place la législation sur la crypto-monnaie . Nous sommes en train
d’encourager nos start-ups à mettre en place le système FinTech adéquat ».(Extrait
d‟entretien)
Un cadre réglementaire adéquat et adapté est crucial pour favoriser l‟émergence des FinTech
en Algérie. Il assure non seulement la protection des consommateurs, mais également favorise
l‟innovation et la concurrence équitable. En plus il permet de créer un environnement propice
à la croissance des services financiers technologiques.
« Le service cloud est aussi très important car si on veut développer déjà un segment
et qu’on veut aller plus vite et que ça soit moins chère, le cloud est la solution clé. Le
cloud est quelque chose qui est en train d’être adopté partout dans le monde. Il n’y a
pas de raison qu’en Algérie on fasse autrement ». (Extrait d‟entretien)
Enfin, une infrastructure technologique bien conçue permet l‟interopérabilité entre ces
nouveaux acteurs et les différentes institutions financières, ce qui a pour conséquences de
faciliter les partenariats et de favoriser l‟intégration des services financiers digitaux.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
« Je pense qu’il faudrait une ouverture des échanges, ( échange publique -privé,
développeur de solution avec acheteurs comme les banques), il faut que l’écosystème
s’y prêt ».(Extrait d‟entretien)
Figure N°3 : Les principales conditions du développement des FinTech en Algérie selon
les réponses des interviewés
Malgré la convergence des opinions de tous les interviewés concernant les conditions du
développement des FinTech. Des divergences sont apparues pendant notre analyse quant à la
priorité accordée à ces différentes conditions. Ces divergences de priorité reflètent les
perspectives différentes des interrogés, et leurs priorités individuelles.
A partir de cette analyse on a pu constater que les conditions proposées par les interviewés
pour développer les FinTech en Algérie sont similaires au facteurs clés constituant
l‟écosystème des FinTech proposés par Lee et Shin (2018)1 et elles sont aussi conformes à
celles proposées par Haddad et Hornuf (2018)2 et Laidroo et Avarmaa (2022)3.
1
In Lee(Y) et Shin(J): [Link], P.9.
2
Haddad . C et Harnuf .L ; (2018) ; " The emergence of the global FinTech market : economic and technological
determinant "; Small Bus Econ ;105 : 53-81.
3
Avarmaa . M , Laidroo L, et al ; (2022) ; " The interplay of entrepreneurial ecosystem actors and conditions in
FinTech ecosystems : an empirical analysis" ; Journal of Entrepreneurship, Management and innovation ;
18 : 79-113.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
En partant de ces convergences et ces divergences , et en s‟appuyant sur ce qui a été dit dans
la littérature chez Lee et shin (2018)1, Haddad et Hornuf (2018)2 et Laidroo et Avarmaa
(2022)[Link] a pu constater que la condition principale sur laquelle repose le développement
des FinTech dans n‟importe quel pays est l’existence d’un écosystème FinTech.
Cet écosystème est formé comme en l‟a cité déjà précédemment des éléments suivants :
start-up
Acteurs Décideurs
historiques politiques
écosystème
FinTech
Utilisateurs
Développeurs
financiers
En se basant sur l‟étude économétrique de Haddad et Hornuf (2018) et sur celle de Laidroo et
Avarmaa (2022), on a constaté que : pour que ces nouveaux acteurs peuvent s‟implanter sur le
marché et peuvent le perturber par leurs solutions innovantes il faut qu‟il existe premièrement
un potentiel de talents. Autrement, le capital humain constitue un élément principal de la
capacité entrepreneuriale d‟une région, d‟où un capital humain stable vaste et compétent et
1
In Lee(Y) et Shin(J): [Link], P.9.
2
Haddad(C) et Hornuf(L) : Op .Cit , P.101.
3
Laidroo(L) , Avarmaa (M) et al : Op. Cit, P.101.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
1
Haddad(C) et Hornuf(L) : Op .Cit , P.101.
2
Laidroo(L) , Avarmaa (M) et al : Op. Cit, P.101.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Après avoir analyser les réponses de nos informateurs, nous avons pu obtenir ce nuage mot :
L‟analyse des entretiens révèle une focalisation des interviewés sur des termes spécifiques tel
que : « innovation », « obstacle », « garantie », « consommateur », « protection »,
« stimulant », etc…Ces divergences et ces contradictions soulignent les opinions contrastées
des interviewés quant au rôle de la réglementation dans le développement des FinTech en
Algérie :
1
Pour plus de détail sur l‟écosystème FinTech en Algérie, voire l‟annexe 3
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
donc la stabilité financière, la protection des consommateurs et la lutte contre les activités
illicites, en disant :
« Pour l’instant c’est une garantie pour le client, tout cet arsenal règlementaire vise
à rassurer les gens sur les opérations ce n’est pas volontaire que l’état crée toutes
ces obligations c’est pour pouvoir poser un climat serin et d’opérabilité tranquille,
car il faut savoir qu’il s’agit de fonds des gens et en cas de défaillance absolue la
garantie est l’état donc c’est à sa responsabilité de faire ça, mais il faut comme
même laisser un peu de temps et faciliter l’accès et l’opérabilité
d’investissement ».(Extrait d‟entretien)
Un autre interrogé est allé plus loin et affirme explicitement que l‟innovation ne peut être
réglementer car c‟est elle qui va aboutir à la réglementation, en disant :
« La réglementation est devenue une source de blocage, il faut qu’il y’ai un travail
de fond pour simplifier cette réglementation et faire en sorte qu’elle ne soit plus un
obstacle mais qu’elle soit un catalyseur pour les FinTech ». ( Extrait d‟entretien)
De ce fait , on peut déduire que lorsque la réglementation est trop complexe et trop couteuse,
elle peut présenter un obstacle aux FinTech . Les exigences en matière de procédures en
matière de conformité et en matière de licences peuvent rendre le développement un peu
difficile pour ces nouvelles entreprises. Ainsi, les lenteurs dans l‟adaptation de la
règlementation aux évolutions technologiques rapides peuvent créer des décalages entre
l‟innovation des FinTech et les cadres règlementaires existants, ce qui par conséquent peut
limiter un peut le développement de ces entités.
Enfin, on remarque que les opinions sur la place de la règlementation sont divers parmi les
répondants en fonction de leur domaine d‟activité. Lors de l‟élaboration de nos entretiens
deux interrogés nous ont donné deux solutions afin d‟accélérai l‟atténuation des défis
réglementaires, soit à travers l‟adoption d‟une attitude attentive c‟est-à-dire selon cet
interviewé il faut attendre que quelqu‟un d‟autre teste d‟abord les cadres réglementaires et
leur application afin de le généraliser. C‟est-à-dire d‟adopter la même approche que
l‟enseignement : une classe pilote. L‟autre interviewé à proposer de faire comme l‟exemple
chinois, en disant :
D‟après notre analyse, nos résultats montrent qu‟il faut trouver un équilibre entre l‟innovation
et la protection des consommateurs et la stabilité financière.
Quelles sont les obstacles qui peuvent freiner le développement de la FinTech en Algérie ?
Après avoir analyser les réponses de nos informateurs, nous avons pu obtenir ce nuage mot :
En observant ce nuage de mots, nous constatons que les interviewés ont insisté sur les
mots : « les ressources financières », « les problèmes technologiques », « le manque de start-
ups FinTech », « l‟éducation financière », etc…. Comme les principaux obstacles freinant le
développement des FinTech en Algérie.
Lors de notre analyse nous avons remarqué qu‟il y‟a une convergence très importante entre
les différents interviewés quant aux obstacles majeurs suivants :
L’éducation financière : Lors de notre analyse nous avons remarqué la persévérance des
informateurs sur l‟attachement des gens à la culture du cash pour des raisons fiscales,
selon eux ceci peut vraiment limiter l‟adoption des services FinTech et par conséquent
freiner l‟évolution de ces dernières :
« Honnêtement, je ne vois pas trop, en fait c’est les cultures des banques, des
opérateurs financiers qui doivent s’adapter à la nouvelle culture liée aux FinTech.
Aujourd’hui les banques existantes n’agissent pas en tant que facilitateur de la
FinTech mais plus en tant qu’élément bloquant. Donc là pour moi il y’a un travail de
fond qui doit être mis en place pour que les banques deviennent des facilitateurs et
pas un élément bloquant ». (Extrait d‟entretien)
L’infrastructure technologique : Les interrogés ont également insistés sur les obstacles
liés à l'infrastructure technologique limitée (comme le faible taux de pénétration d‟internet
, de smartphone dans certaines régions ….). Pour certains, ceux ne sont même pas des
problèmes, exprimant :
« Mais aussi il faut une connexion internet, une estricité stable mais ça c’est des
problèmes mineurs ce ne sont même pas des problèmes ». (Extrait d‟entretien)
En plus, ils ont mis le point sur l'accès limité au financement pour les projets et les start-ups
de la FinTech.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Enfin, comme l‟on a déjà expliqué dans la première question le recours à l‟analyse manuel est
primordial. En analysant manuellement ces réponses on a pu extraire des divergences quant
à:
La responsabilité des banques et des opérateurs financiers existants : pour certains ce sont
des facilitateurs et pour d‟autres des éléments bloquants ;
L‟importance de l'intégration aux moyens de paiement internationaux :pour certains c‟est
une nécessité et pour d‟autre ce n‟est pas un obstacle majeur.
Les facteurs qui affectent l’intention d’utiliser les services de la FinTech en Algérie :
Avec, les avancés rapides des technologies de l‟information et de communication, les attentes
des consommateurs ont beaucoup changé. Ceci s‟est propager et a touché même les
consommateurs des services financiers. Ainsi, les lacunes dont les services financiers
traditionnels souffrent ont conduits à l‟apparition d‟un nouveau besoin dont les start-ups de la
FinTech y répondent . Ceci nous a conduits à nous poser la question suivante :
Quelles sont les facteurs qui affectent l‟intention d‟utiliser les services de la FinTech en
Algérie ?
Après avoir analysé le discours des interviewés, nous avons obtenu ce nuage des mots qui
visualise le vocabulaire le plus utilisé par les interviewés :
Notre analyse à l‟aide du logiciel NVIVO nous a permis de faire émerger les principaux
facteurs clés qui affectent l‟intention d‟utiliser les services de la Fintech en Algérie, selon les
interviewés, à savoir :
« Il faut qu’il y’ait déjà des utilisateurs, mais en gros c’est la facilité d’utilisation, le
design des applications doit être facile pour le client ». (Extrait d‟entretien)
« En tant qu’individu et en tant qu’entreprise tout est lié à la valeur ajoutée que ce
service va m’apporter : soit une réduction des couts, soit une facilitation donc une
réduction de l’efforts et une forme de facilitation de processus d’acquisition. La
FinTech est supposée réduire les couts grâce à la rapidité et la faciliter des
transactions ».(Extrait d‟entretien)
« À mon sens la confiance est le point central et si on doit la peser elle pèse 80% de
l’intention le reste des détails sont très facile à déployer, la facilité plus c’est facile
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
plus c’est mieux pour les consommateurs, la simplicité. Maintenant, pour les gens
qui ont déjà la confiance c’est le besoin et l’utilité et c’est le fait de trouver la bonne
application. Pour moi le cout peut être perçu en termes de pécunier ».( Extrait
d‟entretien)
Car en tout cas c‟est l‟utilité perçue(UP) du service qui amène la satisfaction et l‟intention
de répéter l‟utilisation. Ashfaq et al( 2020)1, ont affirmer ça dans les cas des services en
lignes des chatbots, et ont pu établir un lien significatif entre la facilité d‟utilisation perçue
et l‟intention de réutilisation (répéter l‟utilisation). L‟utilité perçue peut inclure des
facteurs tels que les : couts réduits, les délais de traitement plus rapides, la
personnalisation des produits et des services. Par conséquent on peut déduire plus l‟utilité
perçu est élevée plus l‟intention d‟utiliser les services des FinTech sera élevée. Ce résultat
est cohérant avec celui de l‟étude de Um et Shin (2022) 2.
Enfin, les résultats de notre analyse ont été conformes aux résultats de l‟analyse statistique
réalisée par Um et Shin (2022), dont ils ont montré que l‟acceptation de la Fintech par les
seniors est influencée par l‟utilité perçue, la facilité d‟utilisation, l‟esprit d‟innovation,
l‟incertitude et les problèmes de sécurité en termes d'exposition à des risques tels que la
fraude. Ainsi ,Ces résultat sont en phase avec ce que la littérature a démontré. Essanoussi et
Nechba (2022)3, dans leur statistique ont également montrer que l‟utilisation du paiement en
ligne au Maroc lors du covid-19 est affectée par l‟utilité perçu, la facilité d‟accès et la
sécurité. En plus le résultat de l‟utilité perçu est un facteur incitant est cohérent avec le
résultat de l‟étude de Khuong et al(2022).4
Lors de notre analyse manuelle, nous avons observé qu‟une minorité des interrogés
mentionnent que l‟Algérie manque de services FinTech , et font référence à ce manque
comme un obstacle à l'intention d'utilisation des services FinTech et soulignent l'importance
d'avoir une offre de services FinTech sur le marché local Algérien :
« Déjà est-ce qu’il y’a des services FinTech en Algérie ? ». (Extrait d‟entretien)
1
Ashfaq .M, Yun .J et al ;(2020) ;" I, Chatbots :Modeling the determinants of users satisfaction and continuance
intention of AI powered service agents " ;Telematics and informatics ;54.
2
Um. S, Shin. H, Young-Sun Kim et al ; (2022) ; " Fintech et seniors Sud-Coréens: une étude des facteurs
d‟acceptation " ;Innovations -Revue d‟économie et de management de l‟innovation ; 67 : P.195-229.
3
Essanoussi .N et Bennis Nechba. Z ; (2022) ; " L‟utilisation du paiement en ligne au Maroc à l‟heure de la
COVID19 :Une analyse du modèle TAM par la régression logistique " ; International Journal of Business and
Technology Studies.
4
Khuong, N, Phuong. N et al ;(2022) ; "Factors affecting the intention to use Financial Technology among
Vietnamese Youth : Research in time of Covid-19 and Byond" ; economies .
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Pour en conclure, Cette analyse a des implications pour les Fintech puisqu‟elle peut leur
permettre d‟adapter leurs solutions à toute la population Algérienne.
L‟analyse des apports de la FinTech permet de mettre en évidence les avantages et les
opportunités qu‟elle peut offrir au secteur financier et bancaire Algérien.
Après avoir analysé le discours des interviewés à l‟aide du logiciel Nvivo , nous avons obtenu
le nuage des mots ci-dessous qui visualise le vocabulaire utilisé par les interviewés :
En se basant sur ce nuage des mots, nous constatons que les interviewés ont insisté sur les
termes « Banque », « marché informel », « taux de bancarisation », « amélioration»,
« services financiers »….Ce qui met en évidence l‟importance des FinTech pour
l‟amélioration des services bancaires et financiers, le lien entre la FinTech et le marché
informel, la nature de la relation entre les FinTech et les banques . Ainsi , que l‟impact de la
FinTech sur le taux de bancarisation en Algérie , selon les réponses des interviewés.
L’amélioration des services financiers : Tous les interviewés partagent la même opinion
concernant la capacité des FinTech à améliorer les services financiers. Ils ont insisté sur le
fait que les FinTech reposent en grande partie sur l‟utilisation des nouvelles technologies,
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
« Ils sont nombreux : la qualité de service de réputation et la réduction des coûts ainsi que
le time to market réduit et plus fréquent ». (Extrait d‟entretien)
« Il y’a aujourd’hui un énorme gap entre ce qui se dépense vraiment et ce qui est
bancarisé. Le marché parallèle est en train de continuer à engloutir tout le cashflow
du pays .Aujourd’hui la FinTech permettra si c’est bien fait et si on arrive à éduquer
le consommateur à aller chercher un énorme segment de ces flux d’échange cash qui
ne sont pas bancarisés. Donc c’est un moyen de bancarisation de tout ce qui est
informel ».(Extrait d‟entretien)
« Il y’aura une économie énorme de tout ce qui est billet cash classique( système
bancaire classique) on aura plus recours à l’impression, au comptage et tout ce qui
faut pour garantir un circuit du cash, donc ce qui permet de passer au cashless.
Alors quand on va passer à la monnaie électronique, on aura la banque d’Algérie
qui aura quantifié réellement ce qui a sous et en dehors du marché ( la masse
monétaire peut être quantifiée) ». Extrait d‟entretien
« Je pense qu’on a comme même un gros marché informel du coup y’a aussi cette
question d’intégration du marché informel car la FinTech et l’innovation sont
censées aider le continent africain à pouvoir capter cet aspect et aussi de réduire le
cout de vie et le niveau de pauvreté sur tout le continent ».(Extrait d‟entretien)
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Après avoir analyser nos réponses avec le logiciel NVIVO, nous avons obtenu ce nuage de
mot :
A partir de cette visualisation, et notre analyse. Nous remarquons que la majorité des
interviewés semblent penser que l‟innovation financière y compris la FinTech ont le potentiel
d‟améliorer l‟inclusion financière en Algérie, car ces dernières offrent une gamme des
services financiers qui est accessible à un large éventail de personne, ce qui par conséquent
peut améliorer le niveau d‟inclusion financière dans le pays :
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
En se basant sur les réponses des interviewés, nous avons pu déduire que : Grace à
l‟utilisation des technologies diruptives les FinTech ont réussi à offrir des services financiers à
tout le monde y compris les personnes qui étaient auparavant exclut du système financier
traditionnel soit à cause de la pauvreté, l‟éloignement géographique ( la non existence de
succursale bancaire dans leur région)…etc. De plus ces services sont souvent proposés à des
couts très réduits par rapports aux services financiers traditionnels, ce qui peut constituer une
motivation pour la population à faible revenu. Cela contribue ainsi à accroitre le niveau
d‟inclusion financière dans le pays.
Ce résultat, s‟inscrit dans la même logique que celui trouvé par Malou et al (2021)1 dans leur
étude économétrique, dont ils ont trouvé que l‟inclusion financière est fortement corrélée aux
intérêts bancaires, et que la demande d‟ouverture d‟un compte bancaire augmente lorsque les
conditions d‟accès sont moins onéreuses pour les clients et que l‟accès à la téléphonie mobile
et à internet ne garantit pas toujours un accès aux FinTech, condition indispensable d‟une
inclusion financière accrue.
1
Malou(J) , Ndion(M) et al : [Link], P. 53.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
« Elles sont énormes à 360°, il y’a plein de start-ups aujourd’hui qui sont en train
d’émerger et qui offrent des solutions novatrices qui permettent d’aller plus vite via
des QR code et qui ont créé des TPE made in DZ et qui fonctionnent avec la carte
CIB, je pense que les institutions financières et bancaires ont toutes à gagner et à
reposer sur ce genre de start-ups pour pouvoir drainer déployer des solutions très
vite et à grand d’échelle, au lieu d’aller payer des solutions à des prix d’or à des
institutions externes qui vont imposer leurs standards et politiques, je pense qu’en
plus on ira à des solutions Algériennes plus on restera souverain et on restera libres
de nos mouvements et de nos capacités à développer plutôt qu’aller récupérer des
technologies». (Extrait d‟entretien)
A la lumière de notre analyse, il apparait que les FinTech en Algérie, compte tenu de leur
situation actuelle, ne sont pas perçue comme une menace pour les banques .Bien au contraire,
elles sont considérées comme un levier stratégique qui permet aux banques de moderniser
leurs services et leurs méthodes de travail. En conséquence, cela contribue à accélérer le
développement du système financier Algérien et à le rendre plus performons, disant un
fondateur d‟une start-up FinTech :
« Plus les banques vont se mettre aux services des start-ups FinTech et plus les start-
ups vont apporter de services et plus de valeur aux banques existantes, et plus notre
développement financier sera très rapide. Donc c’est une relation de partenariat car
les banques ne vont pouvoir shifter tous ce qui est virtuel sans l’apport de la
FinTech. Les banques n’ont pas la capacité de développement technologique qu’ont
les start-ups c’est pourquoi le partenariat est évident ».(Extrait d‟entretien)
Quelle que soit la nature et le mode de coopération retenu, la collaboration est à la fois
porteuse d‟une grande valeur ajoutée à la fois pour les FinTech et pour les banques et par
conséquent pour le secteur financier dans sa globalité :
- Pour les FinTech : Collaborer avec les grandes institutions financières leur offre
l‟opportunité de bénéficier d‟un montant pour soutenir leur innovation, leur croissance et
le développement de produits commercialisables. Cela leur permet également de stimuler
l‟évolution de leur technologie et de se diversifier dans de nouveaux secteurs. En plus
cette collaboration va leur permettre de bénéficier de la crédibilité des établissements
financiers traditionnels. Pour certaines FinTech collaborer avec une institution financière
représente un moyen d‟accéder à un partenaire fiable bénéficiant d‟une expertise et d‟une
liquidité pour pouvoir un produit dans un univers lourdement règlementer comme celui
des assurances.
- Pour les institutions financières : Du côté des banques et des assurances traditionnelles.
La FinTech est une source qui leur permet de répondre à des besoins stratégiques. Ainsi,
cette relation partenariale permet d‟apporter une valeur ajoutée significative, car
développer une solution en interne représente un investissement considérable en termes de
temps, de ressources et de compétences pour les institutions financières. Cette
collaboration permet donc d‟éviter cet investissement et apporte une aide précieuse aux
acteurs traditionnels pour enrichir leur portefeuille de services financiers. En effet, elle
leur permet d‟accélérer leur transformation numérique, de numériser leurs services ,
d‟améliorer considérablement l‟expérience client, d‟augmenter leurs revenus, de réduire
leurs couts et d‟obtenir un retour sur investissement .De plus, cette collaboration leur
permet d‟accéder à de nouvelles technologies disruptives, d‟accroitre leur agilité et de
rester compétitifs sur le marché.
1
Ben Selma. M , Nasica. A, et al ;(2021) ;Dynamique de la relation Fintech- grandes institutions financières à
l‟ère du Covid-19 ; Cahier de recherche de la chaire FinTech AMF-Finance Montréal.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
L‟analyse manuelle est nécessaire, comme on l‟a déjà cité précédemment . Les résultats de
cette analyse nous ont révélé les points suivants :
Les différents intervenants ont convenu que les retombées mentionnées précédemment(
l‟amélioration des services financiers, l‟accroissement de la croissance économique,
promouvoir l‟inclusion financière, l‟augmentation de collaboration institution
financière/Start-up FinTech) représentent les principaux apports que les FinTech peuvent
apporter au secteur. Néanmoins, des divergences d‟opinons sont apparues par la suite :
- La majorité de nos interviewés pensent les retombées sur le secteur financier Algérien en
général et bancaire en particulier ne peuvent être mesurées pour l‟instant, Un exemple
concret des réponses réaccueillies lors des entretiens est le suivant :
« Pas encore . Nous pensons que l`impact sera plus claire d`ici 2026 ». Extrait
d‟entretien
- Une minorité des interviewés prétendent que, les retombées dont nous avons déjà parlé
ont commencé déjà à être sentis :
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Ces divergences et ces convergences constatées , nous on conduit à nous demander les causes
de cette divergence d‟opinions ?
D‟après les conclusions de notre analyse, il en ressort que la divergence d‟opinions réside
dans la situation actuelle de la FinTech en Algérie. Si l‟on compare l‟impact par rapport à
la FinTech (3.0) , l‟impact ne peut être quantifier car l‟Algérie est encore loin de ce qui se fait
ailleurs, et Ses retombées ne peuvent être mesurées que si les conditions dont nous avons déjà
parlé se réalisent. En revanche si l‟on considère l‟impact par rapport à la FinTech(1.0), celui-
ci est déjà perceptible est réel.
Pour en conclure, notre analyse à l‟aide du logiciel NVIVO , nous a permis de constater que
de manière générale, les interviewés partagent une vision plutôt positive des retombées de la
Fintech sur le secteur financier Algérien en générale et bancaire en particulier.
Après avoir analysé les réponses des interviewés à l‟aide du logiciel Nvivo ,concernant les
perspectives de la FinTech en Algérie, nous avons obtenu les résultats suivants :
Les opinons des interviewés sont réparties en deux catégories :Il y‟ a ceux qui ont une vision
optimiste ; l‟optimisme de ces interviewés provient des opportunités offertes par l‟adoption
croissante des services FinTech, de l‟expansion des services financiers numériques, de
l‟émergence des nouvelles start-ups FinTech et des collaborations qui seront réaliser entre les
acteurs traditionnels et les start-ups de la FinTech :
« Y’a beaucoup à faire donc franchement je la vois comme quelque chose qui va
exploser en 2023 et qui va être en croissance perpétuelle sur les 3 ,5 prochaines
années ». (Extrait d‟entretien)
« Si on leur fournit les conditions dont j’ai déjà parlé, elles vont faire des miracles.
Quant aux développements futurs selon moi : c’est tout ce qui est moyen de
paiement, de financement, de sécurité les Regtech, les Insurtech et de placement .
Pour moi ce n’est pas la peine que l’innovation soit mondiale, c-à-d il va y’ avoir
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
une solution innovante à l’étranger on peut créer la même en Algérie, car on a une
population jeune et qui est à jour avec la technologie ». (Extrait d‟entretien)
« Je pense que nous allons avoir un système PSP qui est en train de se mettre en
place .c’est une excellente chose et je pense que c’est un service qui va nous
apporter beaucoup de services voir même beaucoup d’innovations et là nous
pourrons aller très loin en termes de système financier en Algérie. En Algérie, je
pense qu’on va suivre ce qui a été fait à l’international ». (Extrait d‟entretien)
Quant à ceux qui ont une vision plutôt prudente, le succès des FinTech dépend de l‟adoption
de nouvelles technologies comme l‟IA, de nombre de partenariats et de collaborations
réalisées entre les start-ups et les institutions financières traditionnelles .Ainsi, de la durée de
la réalisation des conditions de développements dont nous avons déjà parlé précédemment :
« Ça va aller doucement, il ne faut pas espérer qu’au cours de l’année 2023 y’aura
beaucoup de FinTech qui vont réussir, peut être avec l’arrivée de l’IA et tout ce qui
passe dans le monde la FinTech aura d’autres ouvertures en utilisant d’autres
technologies, attention à chaque fois les technologies avancent les précédentes
deviennent obsolètes donc si elle n’est pas consommée dans le temps elle va être un
souvenir. Donc le principe est que la FinTech doit être consommer au moment
qu’elle est prête sinon il faudrait mieux changer de projet ». (Extrait d‟entretien)
Finalement, grâce à notre analyse utilisant le logiciel Nvivo. Nous avons observé que, dans
l‟ensemble, les personnes interrogées ont exprimé une vision majoritairement très optimiste
quant à l‟avenir des FinTech en Algérie.
Chapitre 03 : Le développement de la FinTech en Algérie : étude empirique
Conclusion :
Au terme de cette étude, il est apparu que la FinTech en Algérie est à ses débuts. Afin de
permettre son épanouissement et son développement il est essentiel d‟encourager l‟interaction
et la collaboration entre plusieurs acteurs. Actuellement, la réglementation et l‟éducation
financière jouent un rôle crucial dans cette dynamique, car elles peuvent être à la fois un
catalyseur ou un obstacle au développement des FinTech . Enfin, notre analyse indique que
l‟avenir de la FinTech en Algérie est prometteur. Son expansion est susceptible d‟améliorer
considérablement le niveau d‟inclusion financière et de contribuer à la croissance économique
du pays.
Conclusion Générale :
Conclusion générale
La crise financière de 2008 a poussé les experts du secteur financier à se lancer dans des
démarches entrepreneuriales pour repenser le modèle traditionnel de la finance en créant
des start-ups appelées « FinTech ». La FinTech ou technologie financière représente une
nouvelle industrie qui se base sur la technologie pour améliorer les services financiers en
générale et bancaires en particulier.
D‟autre part, selon le FinTech report 2016 de Price Waterhouse Coopers (PWC), les
investissements cumulés dans le secteur des FinTech pourraient dépasser les 150 milliards
de dollar au cours des trois à cinq prochaines années à l‟échelle mondiale. De plus, les
recherches d‟Omar Mohout (2016) sur le financement des scale-ups FinTech révèlent que
ce secteur est actuellement l‟industrie la plus financé en Europe en termes
d‟investissements dans le capital à risque.
Après avoir mené notre étude empirique, nous avons constaté qu‟en Algérie, le
développement de la FinTech se trouve encore à un stade embryonnaire, c‟est-à-dire qu‟il
est encore aux premières étapes de son évolution. Il est caractérisé par un niveau d‟activité
relativement limité et un nombre restreint de start-ups opérant dans le domaine des
technologies financières. Ce qui contredit notre première hypothèse. Malgré quelques
signes précurseurs suggérant un potentiel de croissance dans un avenir proche , il est
essentiel de mettre en place un écosystème FinTech pour favoriser son émergence.
Plusieurs facteurs contribuent au développement des FinTech en Algérie à
savoir l‟existence : D‟un cadre règlementaire claire et adéquat, d‟une infrastructure
technologique solide et robuste, d‟une disponibilité et d‟une accessibilité aux
financements, d‟une population bien éduquée financièrement (l‟éducation financière), et
l‟existence d‟encouragements des acteurs traditionnels du secteur sous forme de
Conclusion générale
collaborations avec ces entités. Nous constatons également que le développement de cette
industrie nécessite une compréhension approfondie des composants de l‟écosystème et
leurs interrelations. Pour le moment, la majorité de ces conditions ne sont pas remplies.
D‟où la confirmation de notre deuxième hypothèse. Par ailleurs, nos résultats empiriques
indiquent que la présence d‟un cadre réglementaire simple, flexible et clair est crucial pour
le développement de la FinTech. Le cadre réglementaire entournant la FinTech en Algérie
est en cours d‟élaboration et n‟est pas encore pleinement défini. Malheureusement, ce
dernier ne favorise pas actuellement l‟émergence de ce secteur, ce qui confirme notre
troisième hypothèse. Toutefois, si l‟Algérie parvient à créer un écosystème FinTech et à
adapter sa réglementation à ces nouvelles entités, le secteur bancaire et financier Algérien
bénéficiera d‟une plus grande inclusion financière et deviendra plus performant et en phase
avec le contexte mondial actuel, ce qui confirme notre dernière hypothèse.
Cette recherche présente trois types de contributions qui sont successivement abordées. Il
s‟agit de contributions à la fois théoriques, méthodologiques et managériales. Sur le plan
théorique, notre recherche contribue à faire assimiler le concept de l‟industrie de la
FinTech et ses apports potentiels au secteur financier Algérien en générale et bancaire en
particulier, ainsi que les conditions nécessaires à son développement en Algérie. Cette
recherche a permis d‟apporter un éclairage sur cet objet de recherche et enrichir la
littérature traitant les déterminants de l‟émergence des FinTech d‟un point
macroéconomique . Par ailleurs, faire un balayage sur les travaux de recherche théoriques
et empiriques portant sur les divers déterminant de l‟émergence de l‟écosystème des
FinTech est l‟une des contributions majeures de cette étude sur le plan théorique.
Sur le plan pratique , cette recherche est susceptible d‟intéresser les différents acteurs du
système financier Algérien et surtout les start-ups de la FinTech puisqu‟elle peut leur
permettre d‟adapter leurs solutions en fonction des différents segments du marché voir
même de développer des produits adaptés à toute la population.
Conclusion générale
En s‟appuyant sur les réponses des entretiens menés auprès des responsables, et sur les
résultats de notre analyse : on a pu faire sortir quelques recommandations permettant
d‟accélérer l‟essor du développement des FinTech en Algérie :
Malgré les apports mentionnés ci-dessus et comme toute recherche, les résultats obtenus
doivent être appréciés en tenant compte des limites inhérentes à l‟étude réalisée, Nous
présentons tour à tour ces limites :
Conclusion générale
Vingt-cinq acteurs ont été contactés lors de l‟étude exploratoire, et seulement 20 ont
acceptés d‟être interviewés, quant aux 5 autres, nous les avons contactés mais sans
réponses . Même si ces acteurs nous ont permis d‟avoir une idée sur les différents aspects
de la FinTech en Algérie . Néanmoins, il existe, à notre avis d‟autres acteurs, qui peuvent
enrichir les réponses concernant les différentes questions du guide d‟entretien, n‟ont pas
été interrogés. Il s‟agit notamment des , des directeurs généraux des banques, d‟autres
directeurs de Start-ups FinTech . L‟absence d‟entretiens auprès de ces acteurs est due aux
réponses négatives reçues lors de la prise de contact avec eux ;
La deuxième limite est la zone géographique des personnes contactées. La phase
théorique s‟est basée sur une littérature internationale, avec des questions de recherche qui
suivent une logique mondiale, alors que la phase empirique s‟appuie sur des entretiens
effectués avec des personnes travaillant exclusivement en Algérie. Le réseau activé étant
quasi-intégralement Algérien, il a été très difficile d‟atteindre des experts internationaux ;
La troisième limite est la partialité des personnes interrogées. Bien que les interviewés
aient tenté de faire preuve d‟impartialité dans leur réponse, il est normal que les réponses
données soit influencées et biaisées par leur situation professionnelle. La réponse et la
vision du marché d‟un dirigeant de startup peuvent pencher en faveur des startups Fintech
et celles d‟un cadre-dirigeant de grand acteur traditionnel en faveur de son entreprise ou de
sa corporation ;
Au début de notre travail notre intention était de faire une étude mixte(quali -quanti),
afin de voir comment développer la FinTech en Algérie et cela par le biais d‟une étude
quantitative auprès des consommateurs des services financiers et une étude qualitative
auprès des personnes du terrain. Cependant, par faute de temps, on n‟a pas pu réaliser
l‟étude quanti et on s‟est focalisé juste sur l‟étude qualitative.
A l‟issue de notre travail, nous avons identifié plusieurs voies futures de recherche qui
nous semblent être intéressantes à mener. Nous présentons ci-dessous quelques-unes
d‟entre elles :Tout d‟abord, notre recherche pourrait être prolongée par une étude
quantitative par questionnaire qui permettraient de mettre en évidence d‟autres facteurs
explicatifs du recours des utilisateurs aux services FinTech aux détriments des services
bancaires traditionnels, chose qui nous permettrait d‟avoir une autre voie afin de
développer la FinTech d‟un autre coté qui est le côté de la demande. Par ailleurs, une étude
comparative entre les banques traditionnelles et les start-ups de la FinTech , pourrait être
réaliser surtout après l‟avènement de loi sur les PSP et le dinar électronique.
Bibliographie
Bibliographie
Ouvrages :
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Spécialité Science de gestion, Université de Nante.
Mémoires:
- Steinville. T ; " La FinTech et les nouveaux rapports de force sur le secteur bancaire et
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et entrepreneuriat ; Kedge Business school.
Documents consultatifs :
- Etude réalisée par la Direction d‟étude et d‟analyse des risques et le Pôle FinTech de
l‟Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution(ACRP) ; (2020) ; "Des néo-banques
en quête de rentabilité" ;ACRP Banque de France.
Webographies:
- [Link]
- [Link] [Link]
- [Link]
- [Link]
- [Link]
- [Link]
[Link].
Documents internes de l‟entreprise.
Les Annexes
Les Annexes
La présente grille est un outil de collecte de données relatives aux apports potentiels
de la FinTech et les conditions nécessaires pour son développement en Algérie. Elle
s‟inscrit dans le cadre de la préparation d‟un mémoire de fin d‟étude intitulé : Le
développement de la FinTech en Algérie : Apports, limites et perspectives.
L‟objectif est d‟appréhender les apports potentiels liée aux développent de la FinTech
en Algérie. Ainsi, de trouver les conditions nécessaires pour accélérer l‟essor de son
développement en Algérie.
Selon vous, quelles sont les conditions du développement des Fintech en Algérie ?
Quelle place occupe la réglementation dans le développement de la FinTech en
Algérie ?
Les Annexes
A votre avis, quels sont les obstacles autres que la règlementation qui peuvent
freiner l‟évolution de la technologie financière en Algérie ?
D‟après vous, quels sont les facteurs clé qui affectent l‟intention d‟utiliser les
services de la FinTech en Algérie ?
Comment prévoyez-vous l‟avenir des FinTech en Algérie ,et quel sont les
développements futurs de l‟industrie de la FinTech en Algérie ?
Quelles sont les opportunités de partenariats entre institution financière et start-up
FinTech?
D‟après vous, quels sont les défis auxquels les FinTech seront-elles confrontées ?
Les Annexes
Résumé VIII
Introduction : 2
2. Définition de la FinTech : 3
3. L‟évolution de la FinTech : 5
a. Le crowdgiving : 20
b. Le crowdlending: 20
3. Ecosystème FinTech : 23
4. Cadre réglementaire : 24
Conclusion : 31
introduction 33
section1: 34
Conclusion : 67
Introduction : 69
La technique d‟entretien : 74
La déontologie de l‟entretien : 78
2.2. Les facteurs qui affectent l‟intention d‟utiliser les services de la FinTech en Algérie : 109
3.1. les retombées de la FinTech sur le secteur bancaire et financier Algérien 112
Conclusion : 121
Bibliographie 128
Annexes 135