« L’AUDIT INTERNE ET
L’AUDIT EXTERNE »
Rapport de stage
Préparé par :
ASMAE LAKHAL
Sous l’encadrement de :
Mme Nisrine ESSANOUSSI
REMERCIEMENTS
Le présent travail n'est pas seulement le fruit de
mes propres efforts, mais aussi les efforts de bien
de personnes à qui j’exprime mes vifs
remerciements.
Mes remerciements sincères vont également et
précisément à notre chère encadrante Mme
Essanoussi Nisrine qui a contribuée directement à
ce travail ; d’abord, parce qu’elle a nous donné
‘l’Audit interne et l’Audit externe’ comme sujet de
notre rapport et qui est vraiment intéressant et
riche des informations, et ensuite car elle a nous
guidé par ses conseils et ses opinions tout au long
du travail.
Enfin, à tous ceux qui de près ou de loin ont
contribué moralement ou matériellement à
l'aboutissement de ce travail, je dis merci.
INDEX DES ABREVIATIONS
IIA: Institute of Internal Auditors
ISA : International Standard Accounting
EBE : Excédent Brut d’Exploitation
CRM : Customer Relationship Management
FRC : Financial Reporting Council
RSE : Responsabilité Sociétale des Entreprises
IFACI : Institut Français des Auditeurs Consultants Interne
COSO : Committee Of Sponsoring Organisations
CSC : Code des sociétés commerciales
CAC : Commissaire aux comptes
COC : Code des obligations et des contrats
DG : Directeur général
PDG : Président directeur général
RESUME
Ce rapport vise à examiner l’importance du rôle de contrôle exercé par l’audit sur la fiabilité des
états financiers dans les entreprises
Le concept d’audit s’est progressivement étendu à
toute une série de domaines. On parle d’audit
financier, interne, social ou encore d’audit des
systèmes d’information… Sa propagation
correspond à un changement fondamental dans
les modèles de gouvernance des sociétés
industrielles avancées. Si l’audit puise ses origines
dans la pratique de l’audit financier externe, il est
apparu très rapidement qu’il pouvait être mis en
œuvre par des professionnels internes à l’entité
concernée et qu’il pouvait porter sur toute
information, quelle que soit sa nature et ses
caractéristiques. Cette généralisation consacre
l’audit comme une dimension à fort potentiel dans
le contrôle social et organisationnel, si bien que
notre société peut être qualifiée de « société de
l’audit » (Power, 1997).
ABSTRACT
The rapprt is to examine the impact of the control exerted by the audit on the reliability of the
financial statements
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE
CHAPITRE 1 : Le cadre général de l’Audit
Section 1 : Des généralités sur l’audit
Section 2 : Un audit diversifié pour une
performance d’entreprise
CHAPITRE 2 : L’Audit interne versus l’Audit
externe
Section 1 : Les relations entre l’audit interne et
l’audit externe
Section 2 : Réflexion sur l’audit interne et l’audit
externe au Maroc
CONCLUSION GENERALE
Introduction générale
Le développement d’activités géographiquement dispersées, le recours
sans cesse à des financements extérieurs et le développement des
marchés boursiers ont fait de l’entreprise une entité complexe dont un
suivi fiable nécessite un contrôle fréquent et en profondeur. En effet, le
concept d’audit a connu une large diffusion durant ces dernières
décennies et son utilité est de plus en plus évidente. D’où, l’audit répond
à des attentes réelles de l’entreprise qui vise à réduire l’ampleur de ces
enjeux qui peuvent menacer son existence.
L’audit a pour objectif d’effectuer des travaux rigoureux et systématiques
afin d’étudier, de vérifier et d’évaluer les différentes facettes de l’activité
de l’entreprise. Ces exigences peuvent être appréhendées par différents
niveaux d’audit s’attachant chacun à une dimension de l’entreprise :
l’audit comptable et financier, l’audit interne, l’audit opérationnel, l’audit
informatique…
L’un des aspects majeurs de l’audit concerne aussi bien la vérification
des données financières, que la régularité et la sincérité des comptes
présentés par les dirigeants de l’entreprise.
De ce fait, l’auditeur est une personne indépendante chargée de l’audit
dans chaque organisation ou entreprise. Il est généralement un
commissaire aux comptes ou un expert-comptable, il peut également
être diplômé de niveau bac + 5 (master 2) dans un domaine financier. Un
bon auditeur est attentif et rigoureux dans son travail car c’est lui il
certifie l’état financier et la conformité des documents de la société
faisant appel à ses services.
Dans ce sens on peut parler de deux principaux types d’audit ; l’Audit
interne et l’Audit externe. D’où, le premier est considéré comme un outil
de gestion permet d’améliorer le potentiel compétitif de l’entreprise et
d’accroitre sa réactivité et de devenir plus performante, capable de faire
face aux différentes menaces qu’elles peuvent la rencontrer.
L’auditeur interne a pour mission d’évaluer le niveau de contrôle interne ;
c’est-à-dire la capacité des organisations à atteindre efficacement les
objectifs qui leur sont assignés et à maitriser les risques inhérents à leurs
activités. C’est donc une fonction éminemment utile aux dirigeants, quel
que soit la nature d’activité de l’entreprise. Ce qui explique le
développement de la fonction au cours des deux dernières décennies
avec une extension de son champ d’application.
Dans son ouvrage « Audit ; principes et méthodes comptables » H.F
STETTELLER note que l’application de l’audit interne est le résultat de
« l’extension des tâches de contrôle auxquelles s’est trouvée confrontée
la direction dans des entreprises employant des milliers de personnes
pour la conduite d’opérations comportant des établissements souvent
éloignés les uns des autres. Le détournement et des documents
comptables imparfaitement organisés constituaient des risques évidents,
et la croissance du volume des opérations laissait prévoir une
augmentation substantielle des services des auditeurs indépendants
pour les entreprises qui tentaient de résoudre des problèmes en
maintenant les formes traditionnelles d’audit financier.
L’audit interne apparait comme une fonction importante dans l’entreprise
marocaine ; il est vu comme l’un des fondements de la gouvernance de
l’entreprise, il est important pour une entreprise surtout de secteur public
que la fonction d’audit soit indépendante ; l’indépendance de la fonction
constitue une clé de la crédibilité de tout auditeur.
Les entreprises marocaines sont soumises aux effets de l’environnement
économique turbulent et peu favorable, c’est pour cette raison que la
gestion rationnelle des ressources de l’entreprise, et la recherche de
l’utilisation efficace de son potentiel sur tous les plans matériel, financier
et humain se pose aujourd’hui avec plus d’acuité qu’auparavant, dans ce
sens les entreprises Marocaines doivent éprouver immédiatement plus
qu’hier, le besoin de doter d’une fonction d’audit interne.
En plus, on trouve l’audit externe qui se définie comme étant un examen
indépendant et formel de la situation financière d’un organisme ainsi que
de la nature et des résultats de ses activités. Cette étude est mise en
œuvre dans des cabinets externes par des commissaires aux comptes et
des auditeurs professionnels. Ils ont pour but de s’assurer la conformité
des normes de l’entreprise avec les normes fondamentales. Ils
permettent également de dresser la responsabilité des institutions dans
la gestion des capitaux des bailleurs et d’objectiver les points faibles des
suivis internes.
En effet, un auditeur externe est en mesure d’effectuer différents types
d’audit :
Les audits des états financiers.
Les missions d’audit spéciales.
Les missions d’examen (procédures étant convenues à l’avance).
Les missions d’examen limité et de compilation.
Dans quelle mesure on peut considérer l’audit « interne
et externe » un moyen primordial pour le succès et la
gouvernance de l’entreprise ?
En plus de cette question principale, certaines questions secondaires
peuvent être posées, à savoir :
Comment peut-on décrire l’audit, l’audit interne et l’audit externe ?
Comment l’audit contribue-t-il à la performance de l’entreprise ?
Quels sont les points de différence, de similitude et de
complémentarité entre l’audit interne et l’audit externe ?
Pour répondre à cette problématique nous allons aborder dans un
premier temps le cadre général de l’audit et son rôle dans la
performance de l’entreprise, et par la suite on va parler de du rapport
entre l’audit interne et l’audit externe et de leur importance dans le
succès de chaque organisation.
CHAPITRE 1 : Cadre conceptuel et théorique de
l’audit
Introduction du chapitre
Au cœur de la communication gestionnaire, les auditeurs sont le moyen
d'information et de perception essentiel des actionnaires, des banquiers et d'autres
tiers tels que l'administration fiscal, les partenaires...
Le rapport ou le l’opinion donné par l'auditeur va accroître donc la crédibilité de cette
information ainsi que leur utilité. Certes, pour la satisfaction des besoins des
utilisateurs et pour fournir une information financière de qualité, l'auditeur va suivre
une démarche bien précise résultante des expériences de professionnel en la
matière afin de minimiser les risques d'erreurs. En effet, l’audit est un point pertinent
pour le succès de telle entreprise dans tel pays.
Ainsi, dans cette première partie, on va parler du cadre conceptuel et théorique de
l’audit à travers sa définition, son historique ainsi que son rapport avec la théorie
d’agence (section première), ensuite on va mettre l'accent sur les différentes formes
d’audit avec leurs missions et le rôle que joue l’audit dans la performance
d’entreprise (deuxième section).
Section 1 : Généralités sur l’audit
A. Historique et définition de l’audit
[Link]çu historique de la fonction d’audit :
Tableau N°1 : Historique de l’audit
Source : (Collins & Valin, 1997)
Au début de moyen âge, les sumériens ont ressenti une nécessité de contrôle
de la comptabilité des agents. Ce système de contrôle par recoupement consiste à
comparer une information qui est parvenue de deux sources d'enregistrement
indépendantes pour pouvoir vérifier la fiabilité des agents.
Les premières démarches de normalisation et de contrôle des comptes remontent à
l’Antiquité. Les Sumériens du deuxième millénaire avant J.C. avaient déjà compris
l’utilité d’établir une information objective entre partenaires économiques.
Le fameux code d’Hammourabi ne se contentait pas de définir des lois commerciales
et sociales générales, mais mentionnait explicitement l’obligation d’utiliser un plan
comptable et de respecter des normes de présentation afin d’établir un support fiable
de communication financière.
Plus tard, dès le IIIème siècle avant J.C., les gouverneurs romains ont nommé des
questeurs chargés de contrôler les comptabilités de toutes les provinces.
C’est de cette époque que provient l’origine du terme « audit », dérivé du latin audire
qui veut dire « écouter ». Les questeurs rendaient en effet compte de leur mission
devant une assemblée constituée d’« auditeurs » (Raffegeau, Dufils, & Ménonville,
1994).
Par la suite, le développement des pratiques de contrôle des comptes a accompagné
l’évolution générale des structures économiques et des grandes organisations
administratives et commerciales.
Ce n’est cependant qu’à partir du 19em siècle que ces pratiques se sont
développées de manière systématique tant dans leur ampleur que dans leurs
méthodes en parallèle avec l’émergence de l’entreprise moderne.
C’est à cette époque que remonte l’apparition progressive de l’audit sous la forme
qu’il connaît actuellement. Ce développement s’est effectué selon trois grandes
phases historiques (Carpenter & Dirsmith 1993) :
-jusqu'à la fin du 19ème siècle, la finalité d'audit était la détection des fraudes
sous la demande des pouvoirs publics, ainsi les modes de contrôle se basaient sur la
vérification détaillée et exhaustive des pièces comptables.
-A partir du début du 20ème siècle, on a assisté à des nouvelles méthodes de
contrôle ; elles s'agissaient des méthodes de sondages sur pièces justificatives.
Cette évolution a été due à la croissance de la taille des organisations contrôlées.
-Au milieu du 20ème siècle, la finalité d'audit était de porter un jugement sur la
validité des comptes annuels.
De ce fait, l’importance donnée à la revue des procédures de fonctionnement de
l’entreprise s’accroît progressivement pour devenir aujourd’hui primordiale.
En outre, face à l’augmentation de la taille et de la complexité des entreprises, les
auditeurs ont peu à peu assimilé l’intérêt de la qualité des procédures internes pour
s’assurer de la fiabilité et la crédibilité des informations produites par le système
comptable.
Le rôle de l’audit moderne, résultat de cette évolution historique, est aujourd’hui
suffisamment stabilisé aux yeux de la profession pour qu’elle puisse en proposer une
définition précise à la lumière des pratiques constatées.
A. [Link] de définition de l’audit :
Avant d’entrer dans le vif de sujet, on doit d’abord définir qu’est-ce qu’on entend
par l’audit, du fait que ce dernier est un concept très riche et très large, d’où la difficulté de
donner une définition correcte et parfaite. Chacun donne une définition diffère de l’autre.
o Le mot audit vient du verbe latin « audire » qui signifie « écouter ».
o Dans les dictionnaires en anglais le mot « audit » signifie :
-Un examen apurement ou correctement d’un compte d’un dossier.
-Examiner, vérifier ou corriger (un compte, un dossier ou une réclamation).
o L’audit est un examen critique qui permet de vérifier des informations données par
l’entreprise et d’apprécier les opérations et les systèmes mis en place pour les
traduire. Du bouquin (L’audit Financier).
o L’ISO 19011 définit l’audit comme un processus systématique, indépendant et
documenté en vue d’obtenir des preuves d’audit (enregistrements, énoncés
de faits ou autres informations, qui se rapportent aux critères d’audit et sont
vérifiables) et de les évaluer de manière objective pour déterminer dans quelle
mesure les critères d’audit (ensemble de politiques, procédures ou exigences
déterminées) sont satisfaits.
o D’après le (Petit Larousse illustré, 1994), l’audit est une procédure de contrôle
de la comptabilité et de la gestion d’une entreprise et en vue d’apprécier
l’atteinte de ses objectifs.
Après cette diversité des définitions ; on peut dire que d’une manière générale l’audit
consiste en un examen mené par un professionnel indépendant et compétent selon
des normes et des critères préalablement établis par les responsables, afin de
découvrir les failles et les anomalies, en vue de de mettre en place des procédures
de correction nécessaires et cela par des méthodes précises, et enfin à
communiquer le résultat aux agents intéressés.
L’audit est un examen professionnel
L’audit est un processus d’examen critique dont le caractère professionnel se
manifeste par :
• La compétence du professionnel découlant d’une formation et d’une expérience
pertinente.
• L’utilisation d’une méthodologie, de techniques et d’outils pour conduire l’examen
(AHOUANGANSI, sd).
L’audit porte sur des informations
La notion d’informations est conçue de façon extensive. L’audit porte sur • Des
informations analytiques ou synthétiques ;
• Des informations historiques ou prévisionnelles ;
• Des informations internes ou externes à l’entité émettrice ;
• Des informations quantitatives, qualitatives ou techniques etc.
L’auditeur a une opinion responsable et indépendante
L’opinion formulée par l’auditeur est une opinion responsable et indépendante
car elle l’engage de façon personnelle. Elle peut être complétée par la
formulation de recommandations.
La référence à des critères de qualité
L’expression d’une opinion implique toujours la référence à des critères de
qualité :
• La régularité : qui est la conformité à des règles, procédures et principes
qui peuvent être internes ou externes à l’entité émettrice de l’information (on
parle aussi d’audit de conformité). Ex règles comptables, droit fiscal, droit
social, etc.
• La sincérité : (ou fidélité) avec laquelle les faits sont traduits dans
l’information. C’est l’objectivité et la bonne foi dans l’application des règles et
procédures.
• L’efficacité : il s’agit d’un ensemble de critères qui sont eux-mêmes
susceptibles de se combiner avec les critères de régularité et de sincérité. Ils sont
généralement décomposés en trois (03) éléments (parfois désignés sous
⇒ Economie : dans l’acquisition des ressources humaines et matérielles
l’expression « les trois E ») :
⇒ Efficacité : mesure dans laquelle les buts visés ou les effets recherchés
mises en œuvre dans un projet ;
⇒ Efficience : rapport entre les biens ou services produits d’une part et les
ont été atteints ;
ressources utilisées pour les produire d’autre part.
L’audit est donc un abrégé d’auditing. Certains auteurs utilisent le terme contrôle
comptable et le définissent comme étant une activité qui, par un examen
systématique des livres et documents d’une entreprise, permet :
→ de vérifier si les comptes expriment la situation réelle de l’entreprise au moment
où s’effectue ce contrôle, ou au moment de l’établissement du bilan ;
→ de relever l’exactitude des enregistrements comptables tant du point de vue
arithmétique, que du point de vue de la conception et de l’orthodoxie comptable ;
→ de relever les erreurs et les fraudes ;
→ de s’assurer que la comptabilité est claire et fiable, bien tenue et que le contrôle
interne fonctionne régulièrement ;
→ d’apprécier dans quelle mesure la comptabilité est à même de remplir son
principal rôle d’outil de gestion ;
→ de commenter et interpréter dans un rapport des postes de bilan en lieu et place
du chef d’entreprise ;
→ d’effectuer un contrôle économique appelé aussi « critique de gestion ».
L’audit est donc une action qui consiste à s’assurer du caractère
complet, sincère et régulier des comptes d’une entreprise, à s’en
porter garant auprès des divers partenaires intéressés de la firme et,
plus généralement, à porter un jugement au-delà des seuls aspects
financiers, à la qualité et à la rigueur d’une gestion.
Figure N°4 : Les trois phases d’une mission d’audit
B. La théorie d’agence et l’audit :
[Link] conflits d’intérêts entre présentés dans la
théorie d’agence :
Selon Jensen et Meckling (1976), l’entreprise est constituée de divers
agents économiques qui cherchent tous à maximiser leurs propres intérêts. Une
firme existe en raison de la nécessité d’harmoniser les intérêts des intervenants, ce
qui exige un système de contrôle comptable (audit) dont l’objectif est de réduire
l’attitude opportuniste des agents qui cherchent à maximiser leur utilité.
La théorie d’agence a pour objet de traiter les conflits d’intérêts qui naissent des
relations au sein de l’entreprise. Jensen et Meckling (1976) définissent une relation
d'agence comme un contrat par lequel une ou plusieurs personnes (le principal)
engagent une autre personne (l'agent) pour exécuter en son nom une tâche
quelconque qui implique une délégation d'un certain pouvoir de décision à l'agent".
Cette relation d'agence traduit une situation de dépendance entre deux agents : la
situation d'un agent dépend de l'action d'un autre agent, c'est-à-dire qu'un individu
agit sous la direction d'un autre qui subit. Entre ces deux individus peut naître de
sérieux conflits d’intérêts dans l’éventualité où l’agent prendrait des décisions qui ne
seraient pas conformes à l’intérêt du principal.
La divergence d’intérêts entre le principal et l’agent est expliquée par
deux phénomènes, d’une part les dirigeants ont une partie majeure de leur
patrimoine (leur capital humain) investi dans leur société, et sont par
conséquent beaucoup plus sensibles à la variabilité des résultats de la société que
les actionnaires qui peuvent facilement diversifier leurs portefeuilles. D’autre part,
l’horizon des dirigeants est limité à leur présence dans l’entreprise. Ils vont avoir, par
conséquent, intérêt à investir dans des projets moins risqués et plus rentables à
court terme.
Dans ce contexte, l’analyse de la théorie d’agence est basée sur trois
hypothèses comportementales fondamentales :
La première consiste à supposer que les dirigeants cherchent à
maximiser leur richesse personnelle au détriment des actionnaires ;
La deuxième hypothèse stipule que les individus sont rationnels et
capables de prévoir l’impact de ces problèmes d’agence sur la
formation de leur richesse ;
L’incertitude, l’imparfaite observabilité des efforts des dirigeants et des
coûts d’établissement et d’exécution des contrats .
Problème d’agence entre dirigeant et actionnaires
Dans le cadre de la relation dirigeants–actionnaires, Jensen et Meckling
(1976) étudient la valeur de la firme selon qu’elle est dirigée par un
manager détenant la totalité du capital de son entreprise ou seulement une faible
partie de ce capital.
En effet, si l’entrepreneur est l’unique propriétaire de l’entreprise, il prendra des
décisions qui maximiseront son utilité. Il s’agira, non seulement de l’utilité de ses
revenus pécuniaires mais aussi de l’utilité de tous les avantages non
pécuniaires dont il profite.
Par contre, si l’entreprise n’est pas dirigée par son unique propriétaire mais par un
propriétaire ne détenant qu’une partie du capital, des coûts d’agences surgissent à
cause de la divergence entre les intérêts des dirigeants et actionnaires.
En effet, Jensen et Meckling (1976) ont montré que le dirigeant
actionnaire minoritaire a intérêt à utiliser une partie de la richesse de la firme pour
une satisfaction personnelle puisque le coût de celle-ci est partagé entre tous les
actionnaires, il n’en supporte qu’une partie proportionnelle à sa part dans le capital.
Un tel comportement invitera les actionnaires minoritaires à
dépenser davantage pour contrôler les comportements opportunistes du dirigeant.
Selon Arrow (1985), deux problèmes doivent être résolus si l’on veut établir une
relation contractuelle optimale entre les actionnaires et les dirigeants.
D’abord, les actes posés et les décisions prises par des dirigeants sont dans la
majorité des cas, non observables directement par les actionnaires. Etant donné que
les résultats obtenus par une firme ne résultent pas uniquement des actions et
décisions des dirigeants, ces derniers pourront alors expliquer une
mauvaise performance de l’entreprise par le contexte économique. Leur manque de
dynamisme ou leur paresse ne pouvant pas être observés, on ne pourra pas
vérifier si son allégation est véridique ou non.
Ensuite, il pourra exister une importante asymétrie en ce qui concerne l’information
détenue entre les actionnaires et les dirigeants. Pour l’évaluation de leur
performance, les dirigeants pourront garder à leurs fins personnelles certaines
informations pertinentes portant sur l’exploitation de l’entreprise, même si ces
informations permettraient aux actionnaires de mieux évaluer les actions et les
décisions de leur dirigeant.
Deux solutions sont possibles dans le cadre de la théorie d’agence pour
faire coïncider les intérêts du dirigeant et ceux des actionnaires :
- Rémunérer les gestionnaires sur la base de certains indicateurs de
performance dont notamment le résultat comptable.
- Désigner un vérificateur externe qui va contrôler le travail du
gestionnaire et attestera que ce dernier a bien géré le capital qui lui avait été
confié.
Problèmes d’agence entre actionnaires et créanciers
Ce qui concerne la relation créanciers-dirigeants, on considère que les actionnaires
agissent à travers les dirigeants.
En effet, les actionnaires peuvent être considérés comme mandataires des
créanciers. De ce fait, des relations conflictuelles peuvent exister si les dirigeants et
les actionnaires, dont les intérêts sont supposés confondus, détournent une partie de
la richesse de la firme au détriment des créanciers.
La théorie d’agence donne trois sources de conflit entre actionnaires et créanciers :
o La politique de dividende :
La première source vient de la politique de dividende. Si les créanciers ont évalué
leurs créances en supposant que le niveau de distribution actuel allait être maintenu,
tout accroissement non anticipé des dividendes, financée par l’émission de
nouvelles dettes ou par la réduction du programme d’investissement, entraînera une
diminution de la valeur de la dette (Kalay 1982).
o La politique d’endettement :
La deuxième source de conflit, trouve son origine dans le fait qu’un niveau
d’endettement excessif entraîne un risque de faillite qui incite les actionnaires
à entreprendre les projets d’investissements les plus risqués. En plus, on peut dire
qu’une mauvaise anticipation de l’endettement à venir peut aussi être source de
conflit. Tel est le cas si les nouvelles dettes sont importantes et augmentent
significativement le risque de faillite de la firme et/ou si elles bénéficient de conditions
plus favorables que les anciennes dettes. Ainsi, un accroissement fort et imprévu du
niveau d’endettement et / ou du taux de rendement à l’émission plus élevé entraînent
une réduction non anticipée de la valeur des obligations émises antérieurement.
o La politique d’investissement :
La troisième source de conflit identifiée par la théorie d’agence trouve son
origine dans le caractère sous- optimal que peut avoir la politique d’investissement.
En effet, Myers (1977) et Jensen et Meckling (1976), avouent que les
actionnaires d’une entreprise endettée peuvent être amenés à suivre une
politique d’investissement sous-optimale en rejetant des projets à valeur actuelle
nette positive, dont les avantages reviendraient essentiellement aux créanciers.
Des solutions qui sont valables pour faire converger les intérêts des dirigeants et
ceux des créanciers :
- Des clauses contractuelles restrictives peuvent être prévues pour
limiter les manipulations des managers. Les clauses peuvent porter par
exemple sur la politique d’endettement (fixer un ratio d’endettement …) ou sur
la politique de distribution des dividendes (fixer le ratio de distribution des
dividendes).
- Exiger la vérification des documents comptables par un
auditeur indépendant qui va attester la fiabilité de ces documents.
Problème d’asymétrie d’information
La notion d’asymétrie d’information est une notion qui fait partie du problème
d’agence. En effet, Dans une situation caractérisée par une asymétrie d’information,
il sera intéressant de savoir si le dirigeant va rendre compte de la situation réelle de
l’entreprise sans falsifier les états financiers.
Ng (1978a) et Ng et Stoeckenius (1979a) démontrent que si le dirigeant est
rémunéré sur la base des chiffres comptables, il a tout intérêt à rendre compte d’une
situation financière incorrecte afin de maximiser l’utilité de ses revenus tout en
minimisant ses [Link] effet, lorsque l’action du dirigeant et les revenus ne sont
pas observables par l’actionnaire, le dirigeant adoptera une stratégie qui
minimise son effort et qui maximise son utilité en falsifiant les états financiers.
Devant une telle situation, on peut s’étonner de la naïveté de l’actionnaire qui
continue à l’accepter.
Les recherches en la matière considèrent que les manipulations comptables
peuvent répondre à deux types exclusifs de motivations. Pour certains,
l’information comptable est manipulée dans le but d’atténuer les effets dans les
comptes d’une situation dégradée. Pour d’autres, les manipulations sont entreprises
parce qu’elles maximisent la part de la rémunération des dirigeants indexée sur les
résultats comptables, parce qu’elles entraînent des économies fiscales, parce
qu’elles constituent le seul moyen dont dispose l’entreprise pour respecter les
clauses restrictives de ses contrats de prêts ou, enfin, parce qu’elles atténuent la
visibilité de la firme et diminuent les coûts politiques qu’elle supporte.
Pour réussir sa mission et continuer à exister, l’entreprise doit arriver à
harmoniser les intérêts des intervenants, ce qui exige un système de contrôle
comptable « l’audit » dont l’objectif est de réduire l’attitude opportuniste des
agents qui cherchent autant que possible, à éviter le travail et
s’emparer d’avantage accessoires.
[Link] rôle de l’audit dans la résolution des problèmes
d’agence :
La littérature comptable a souvent considéré l’audit comme un élément essentiel de
l’équilibre contractuel de la firme, puisqu’il permet non seulement la résolution des
conflits d’agence mais aussi de faire coïncider les intérêts des différents
intervenants et de limiter les manipulations comptables.
L’audit comme solution aux problèmes d’agence entre
dirigeant et actionnaires
Les problèmes d’agence entre actionnaires et dirigeant peuvent être résolus
par l’audit qui pourra faire un rapport aux actionnaires concernant les actions et les
décisions des dirigeants. C’est l’embauche d’un auditeur qui pourra faire état de la
fiabilité des signaux émis par le gestionnaire quant à sa performance.
Dans ce contexte, l’audit apparaît comme une solution aux problèmes d’agence
permettant de réduire les comportements opportunistes des dirigeants et de
donner plus de crédibilité quant aux états financiers établis par ces derniers.
Ainsi, on voit que l’audit est d’une part utilisée par les dirigeants en tant que
signal leur permettant de montrer leurs performances de gestion et leur respect des
principes et méthodes comptables généralement admis lors de leur préparation des
états financiers et d’autre part constitue pour les actionnaires un moyen pour
contrôler les dirigeants et palier à l’imparfaite observation de ses actions par les
actionnaires.
Or, comme les contrats d’intéressement (pratiques américaines) utilisés pour
résoudre les conflits d’agence entre actionnaires et dirigeants sont souvent basés sur
les résultats comptables et comme ces résultats sont établis par les dirigeants eux-
mêmes, il y aura un risque que ces derniers utilisent des méthodes comptables qui
maximisent le résultat comptable et par suite leur rémunération.
D’où la nécessité de contrôler les dirigeants à travers un audit effectué par un
expert indépendant afin d’éviter d’éventuelles manœuvres et manipulations qui
peuvent affecter la valeur de la firme. Cet audit attestera la sincérité et la fiabilité des
comptes et le respect des principes et méthodes comptables généralement admis.
L’audit : une solution aux problèmes d’agence entre
actionnaires-dirigeants et créanciers
Cherchant à obtenir des crédits auprès des créanciers (dont notamment les
banquiers), les dirigeants et actionnaires dont les intérêts sont supposés
convergents, vont utiliser l’audit et notamment le rapport de l’auditeur pour maximiser
la valeur de ses actions et augmenter la crédibilité des états financiers qu’ils ont
établis. Jensen et Meckling (1976) avancent que, vu la préparation par le
dirigeant de ces informations pour d’autres utilisations, la société aura tout intérêt à
préparer les états financiers et à les faire certifier par un auditeur indépendant.
Quant aux créanciers dont notamment les banquiers, l’audit constitue un parfait
moyen leur permettant de s’assurer d’une part que les états financiers établis par les
dirigeants sont fiables et sincères et d’autre part du respect par les dirigeants des
clauses contractuelles restrictives qui ont été établie.
L’audit une solution du problème d’asymétrie d’information
L’existence de l’audit a été expliquée par Ng et Stoeckenius (1979a) non pas par
les textes réglementaires, mais par le besoin ressenti par l’actionnaire victime d’une
asymétrie d’information. La réussite de l’audit est fortement liée non pas seulement
aux caractéristiques de l’audit mais au système de rémunération du dirigeant. Ce
système doit non seulement prendre compte des performances comptables mais
surtout prévoir une fonction de pénalité permettant de sanctionner le dirigeant qui
prépare des états financiers non conformes à la réalité. Cette conformité à la réalité
est définie par rapport aux principes comptables généralement admis.
Cependant même en respectant les principes comptables généralement admis, on
peut toujours établir des états financiers qui favorisent les objectifs des dirigeants. La
notion d’image fidèle soulève un débat entre les auditeurs
(Dumontier et Raffournier 1989) surtout que la réglementation comptable laisse
toujours des marges de manœuvres aux dirigeants leurs permettant de gérer leurs
résultats.
Ce cadre théorique explique l’importance de l’audit même en l’absence d’un cadre
réglementaire obligeant à y recourir.
La mission de l’auditeur est d’émettre un avis sur les rapports financiers préparés par
le dirigeant. En contrepartie, son but sera de maximiser l’utilité de ses revenus qui
sont les honoraires qu’il perçoit suite à l’accomplissement de sa mission. L’auditeur
en acceptant sa mission, se trouve face à un problème de reporting similaire à celui
du dirigeant. L’auditeur choisit sa fonction. Cette dernière représente le rapport
d’audit et sera observable par l’auditeur, le dirigeant et l’actionnaire.
Devant cette situation, chaque agent va essayer de maximiser l’espérance de son
utilité et ceci peut influencer la formulation du problème d’agence. En effet, la prise
en considération des motivations de l’auditeur a totalement changé la nature du
problème. N’importe quel plan d’incitation adopté par l’actionnaire crée un jeu entre
deux personnes : l’auditeur et le dirigeant. Ils auront à déterminer chacun d’eux son
action et sa fonction de reporting compte tenue de la rémunération fixée par le
dirigeant. Ce jeu est appelé le sous-jeu résultant du plan d’incitation.
L’auditeur et le dirigeant joueront un équilibre de Nash dans ce sous jeu. Plusieurs
équilibres de Nash peuvent résulter du plan d’incitation. En d’autres termes, le
dirigeant et l’auditeur peuvent avoir, compte tenu du plan d’incitation, plusieurs
stratégies pouvant maximiser leurs utilités.
Ainsi, on peut dire que l’audit a un rôle primordial dans la résolution des conflits
d’agence que ce soient des conflits entre dirigeant et actionnaires, entre
actionnaires-dirigeants et créanciers ou encore des problèmes d’asymétrie
d’information.
Section 2 : Un audit diversifié pour une
performance d’entreprise
A. Les différents types d’audit
[Link] d’audit
Audit comptable et financier :
Il intéresse les actions ayant une incidence sur la sauvegarde du patrimoine, la saisie
et le traitement comptable et l’information financière publiée par l’E/se. L’audit a
aussi pour objectif de valider la conformité des comptes par rapport à la
règlementation en matière de comptabilité. Cet audit est le plus répandu.
Il est effectué par un expert indépendant (externe à l’E/se) en vue d’exprimer une
opinion motivée sur les états financiers (il critique les informations comptables) : il
s’identifie donc au contrôle externe des comptes
Audit opérationnel :
C’est l'audit de réalité des opérations au lieu de l'image que la comptabilité. L’audit
opérationnel s’intéresse à un domaine plus large, il a pour objectif d’évaluer les
différents processus constituant l’activité de l’E/se, appelé audit des opérations, ce
type d’audit peut être mené par une personne indépendante pour garantir une
meilleure objectivité en termes d’évaluation du fonctionnement interne.
Le contrôle de gestion :
Le contrôle de gestion a pour mission essentielle de communiquer à la direction
générale les informations nécessaires et suffisantes pour assurer la prise de décision
et la maîtrise de la gestion. C’est l’une des composantes essentielles du système de
contrôle interne.
[Link] d’audit
a) Selon la nature
En fonction du périmètre et des objectifs de l’audit, il existe différents types d’audits :
Audit première partie « audit interne » :
Les audits internes, parfois appelés audits de première partie, se réalisent par, ou
pour l’organisme lui-même. Il peut se faire pour l’amélioration des performances de
l’entreprise en s’assurant de son bon fonctionnement et en apportant des conseils.
Ce type d'audit se focalise sur la vérification de la bonne mise en place de plans de
continuité ou de système de management de la continuité ou sécurité. Il nous arrive
ainsi d'aller auditer des réalisations faites par des confrères ou des sociétés elles-
mêmes en interne.
Il s’agit d’un audit qui est généralement système pour les petites organisations et des
audits processus ou produit pour les entreprises de taille plus importante ;
L’audit « système » : Un audit système « de management » est un
audit dont le champ est concerné l’ensemble du système de management de
l’organisation. Il concerne la totalité des processus et l’ensemble des produits
et production.
Il consiste à auditer le fonctionnement de chaque processus, les interfaces
entre tous les processus et le fonctionnement global du système. En effet,
l’auditeur doit pouvoir anticiper les futures évolutions des systèmes de
management. C’est sur la base d’audit système global que le processus de
certification se construit.
L’audit « processus » : Un audit de processus est un audit dont le
périmètre se trouve limité à un ou plusieurs processus. Par exemple un ou
deux processus. En revanche, il n’est pas conseiller de dépasser trois
processus par audit Qualité.
On peut auditer un processus au sein de tel organisme. D’où, un audit de
processus consiste à auditer l’intégralité d’un processus ainsi que les
interfaces entre ce processus et le ou les processus amonts et avals
(clients/fournisseurs internes).
L’audit « produit » : Un audit de produit est un audit dont le
périmètre se limite à un ou plusieurs produits généralement pas plus de 2 ou
3. L’audit se déroule donc généralement sur la base d’un référentiel interne à
l’entreprise : bonne pratique, pratiques industrielles, pratique du métier, …Il
consiste à auditer les caractéristiques du produit ou du service par rapport à
un cahier des charges par exemple.
Un audit interne se conclut sur un rapport avec description de constats et -
souvent- préconisations diverses. Ce rapport reste a priori interne à
l'entreprise.
Audit externe de seconde partie
Les audits de seconde partie sont réalisés par des parties ayant un intérêt à l’égard
de l’organisme, comme les clients ou d’autres personnes agissant en leur nom.
Ils sont aussi appelé audit fournisseur lorsqu’il s’agit de vérifier la conformité des
achats chez le fournisseur lui-même. Ces audits sont assez courants dans le secteur
automobile pour s’assurer de la conformité des pièces fournies par le fournisseur ou
pour résoudre un défaut détecté.
Ce type d'audit se termine par un rapport qui est la propriété du commanditaire (par
exemple le client…)
Il peut s’agir d’un audit système, processus, produit, …
Audit tierce partie (audit externe) :
Cette fois ci le commanditaire de l'audit n'est ni l’entreprise lui-même, ni un client
mais une entité neutre externe. Cela peut être des organismes d’audit indépendants,
tels que les autorités de réglementation ou les organismes qui octroient
l’enregistrement ou la certification.
L'audit va vérifier la conformité de quelque chose par rapport à une référence.
Le rapport, propriété de l'entité certificatrice, va pointer les écarts (ou "non-
conformités") en les classant souvent par importance (remarque / mineur / majeur). Il
ne comporte a priori pas de recommandations, sauf du type "je recommande à la
certification".
En tenant compte de ce rapport et d'autres aspects réglementaires éventuels, le
commanditaire décidera s'il accorde ou non un certificat de "conformité au référentiel
XXX" à votre société.
Audit de première Audit de seconde partie Audit de tierce partie
partie
Audit interne Audit des prestataires externes Audit en vue d’une certification et/ou d’une
accréditation
Audit d’autres parties intéressées Audit à des fins légales, réglementaires et similaires
externes
Tableau N° 2 : Audit interne et audit externe
Source : ISO19011 :2018(Fr) Lignes directrices pour l'audit des
Systèmes de management
b) Selon les statuts des auditeurs :
L’audit légal : l’audit légal est une procédure primordiale pour la survie de
l’entité et de l’économie en générale. En effet, il est le fait d’émettre une opinion
sur les comptes et sur l’image fidèle de la situation économique d’une entreprise,
cette mission est confiée à un professionnel appelé un commissaire aux comptes.
o Le commissaire aux comptes : Le CAC est un auditeur légal et externe à
l’entreprise. Il intervient pour vérifier la sincérité et la conformité des données
financières de l’entreprise avec les normes en vigueur. En effet, le CAC a pour
mission principale de certifier les comptes annuels de l’entreprise qui fait
appel à lui, en réalisant un audit légal, dont la procédure est strictement
définie par la loi.
L’audit contractuel : c’est un audit qui permet l’évaluation de l’entreprise
dans le cadre d’opération de croissance ou de restructuration ainsi qu’il vise
l’amélioration, la sécurité et la fiabilité du système d’information ;
c)Selon l’objectif :
L’audit social : Il concerne le volet social de la responsabilité sociale
des entreprises (RSE) et à ce titre l’audit social s’intéresse aussi bien à
l’éthique qu’à la chaîne de sous-traitance. En outre, La RSE peut être définie
comme « l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques
des entreprises à leurs activités commerciales et leurs relations avec toutes
leurs parties prenantes internes et externes en vue de satisfaire pleinement
aux obligations juridiques applicables et investir dans le capital humain et
l’environnement ».En effet ,les auditeurs sociaux effectueraient une évaluation
indépendante et désintéressée des politiques de l’entreprise concernant les
salaires, la recherche et le développement, la publicité, les relations
publiques, les rapports humains, les relations avec l’environnement, la stabilité
de la main d’œuvre,.... Ils soumettraient ensuite leur rapport à la direction et
au management avec leur évaluation et leur recommandation.
L’audit de conformité : Il s’agit de l’ensemble des règles qui
encadrent la GRH, règles qui peuvent avoir une origine internationale mais qui
sont le plus souvent nationales et des règles générales qui émanent de sa
Direction Générale ou de sa DRH. L’audit social consiste à recenser
l’ensemble des règles à vérifier si elles sont appliquées par l’entité auditée et,
si elles ne le sont pas, à évaluer les risques courus. Ne pas appliquer les
règles de droit du travail fait courir des risques juridiques en cas de contrôle
de l’inspection du travail mais également des risques de dégradation de la
qualité du dialogue social.
L’audit d’efficacité : L’audit d’efficacité recouvre l’audit des
procédures. En effet, l’audit d’efficacité a pour missions principales le contrôle
des pratiques en matière d’emploi (recrutement, départs), de rémunérations
(qualification, individualisation), de formation, d’aménagement des temps…
L’audit stratégique : Il consiste en un audit complet de l’entreprise
(Les éléments stratégiques, opérationnels, techniques et budgétaires
existants sont analysés). Il consiste ainsi à apprécier la pertinence et
l’efficacité des choix stratégiques.
L’audit social, au niveau stratégique, consiste à évaluer la capacité de la
fonction RH, de ses politiques, de ses résultats à préserver les ressources de
l’entreprise et à l’aider dans l’accomplissement de son projet.
Tableau N° 3 : Les types d’audit
Type d’audit Position de l’auditeur Objectif
Audit comptable et financier externe Contrôle, vérification, inspection,
surveillance , des comptes, en
apportant une dimension critique, il
exprime une opinion sur les états
financiers de l’entreprise, en
déterminant s’ils sont présentés
conformément à un référentiel
comptable identifié
Audit interne interne S'assurer de la bonne application
des procédures des processus de
l'exploitation. Implique un
référentiel => ISO généralement
=> contrôle des processus. Il a
une mission ponctuelle, un but
précis, souvent suite à la
révélation d'un problème
particulier.
Audit opérationnel Externe S’applique à toutes les actions
sans privilégier leurs incidences
sur la tenue et la présentation des
comptes.
Contrôle de gestion. Interne Analyser les données issues de
l'exploitation => généralement des
chiffres. N'a pas de référentiel =>
analyse de l'exploitation =>
analyse des données. Fait de
manière permanente et doit faire
des analyses et des propositions
quant aux résultats financiers
Source :
[Link]
.pdf
B. Audit et performance quel rapport :
B.1. Généralités sur la performance
Définition de la performance
De nos jours, les entreprises ont toutes le souci de rester dans la course de la
performance. Elles craignent de perdre leur réputation, et par conséquent de voir leur
image dégradée. C'est pourquoi, elles cherchent de plus en plus à justifier leur
légitimité, assurer leur survie et promouvoir la transparence. En effet, la notion de
performance est multidimensionnelle, ce qui pose la question de sa définition :
Selon LORINO Philipe : « la performance dans l’entreprise est tout ce qui contribue
à améliorer le couple valeur-coût, c'est-à-dire à améliorer la création nette de
valeur ».
Selon LORINO Philipe : « la performance dans une entreprise est tout ce qui, et
seulement ce qui contribue à atteindre ses objectifs stratégiques ».
ANGELE Dohou et NICILAS Berland : « la performance a longtemps été réduite à
sa dimension financière. Cette performance consiste à réaliser la rentabilité
souhaitée par les actionnaires avec le chiffre d’affaire et la part de marché qui
préservaient la pérennité de l’entreprise. Mais depuis quelques années, on est
schématiquement passé d’une représentation financière de la performance à des
approches plus globales incluant des dimensions sociales et environnementale ».
La performance d’une organisation se définit essentiellement comme l’atteinte des
objectifs qu’elle s’est fixée.
Selon l’auteur Yvon Pesqueux : la performance peut être considérée comme
un “attracteur étrange” dans sa capacité à absorber plusieurs traductions :
économique (compétitivité), financière (rentabilité), juridique (solvabilité),
organisationnelle (efficience) ou encore sociale.
Elle comporte trois dimensions : Une dimension économique et financière qui reste la
plus importante et qui est tournée vers la productivité/l’efficience en environnement
public, Une dimension sociale (satisfaction des parties prenantes, les clients (qualité)
et les personnels) Et une dimension environnementale (notions de développement
durable et de performance environnementale.)
Les concepts de base de la performance :
La performance désigne donc la capacité d'une entreprise à pouvoir réaliser de
bons résultats, du moins ceux qu'on attend d'elle. Elle regorge plusieurs aspects en
l'occurrence l'efficacité, l'efficience et l'économie (H. Bouquin).
o L’efficacité : Elle se définit par rapport à un objectif donné ; elle indique à
quel point l’objectif est atteint ; elle est complètement indépendante du coût.
o L’efficience : On entend par efficience le rapport, entre les biens ou les
services produits, d’une part, et les ressources utilisées pour les produire,
d’autre part. Elle peut également être exprimée par plusieurs autres notions
telles que :
-La productivité : elle représente le rapport entre une production et un volume de
facteurs consommés (les ressources utilisées).
-La profitabilité : elle est le rapport d’un résultat au chiffre d’affaires qui lui est
associé.
-La rentabilité : est le rapport d’un profit aux capitaux investis pour l’obtenir.
o L’économie : Les conditions qui permettent aux entreprises l’obtention des
ressources humaines et matérielles. En effet, pour qu’une opération soit économique,
l’acquisition des ressources doit être faite d’une qualité acceptable et au coût le plus
bas possible.
Les types de la performance :
Il existe plusieurs types de performance à savoir :
o La performance organisationnelle : La performance organisationnelle
concerne la manière dont l’entreprise est organisée pour atteindre ses
objectifs et la façon dont elle parvient à les atteindre.
o La performance stratégique et la performance concurrentielle : La
performance concurrentielle est celle du maintien d’une « distance » avec les
concurrents au travers d’une logique de développement à long terme
entretenue par une forte motivation (base du système de récompense) de
tous les membres de l’organisation. De plus, La performance concurrentielle
dépend largement de l’analyse stratégique des règles du jeu concurrentiel.
o La performance humaine : l’efficacité humaine est la capacité de l’individu
ou d’une unité de travail à assumer sa part de responsabilités et à moduler
son action afin d’atteindre les objectifs économiques en faisant preuve
d’adaptabilité. (Sonja A. Irlbeck (2002) de l’Université du Minnesota)
o La performance externe : S'adresse de façon générale aux acteurs en
relation contractuelle avec l'organisation. Elle est principalement tournée vers
les actionnaires et les organismes financiers, et porte sur le résultat présent et
futur.
o La performance interne : La performance interne est celle qui concerne
essentiellement les acteurs internes de l'organisation. L'information financière
qui privilégie une communication sur la rentabilité et les grands équilibres de
l'entreprise demeure l'information privilégiée en termes de performance en
particulier pour les actionnaires. Cependant, les managers de l'organisation,
qui sont responsables de la performance s'intéressent plus au processus
d'atteinte des résultats. Il s'agit pour eux de prendre, d'organiser et de mettre
en œuvre l'ensemble des décisions de valorisation des ressources internes et
externes afin d'atteindre les objectifs de l'entreprise.
Tableau N° 4 : Tableau comparatif des performances interne et
externe
Performance externe Performance interne
Est tournée principalement vers les Est tournée vers les managers
actionnaires et les organismes
financiers
Porte sur le résultat, présent ou futur Porte sur le processus de construction
du résultat à partir des ressources de
l'organisation
Nécessite de produire et de Nécessite de fournir les informations
communiquer les informations nécessaires à la prise de décision
financières
Génère l'analyse financière des Aboutit à la définition des variables
grands équilibres d'action
Donne lieu à débat entre les Requiert une vision unique de la
différentes parties prenantes performance afin de coordonner les
actions de chacun vers un même but.
Source : DORIATH.B. GOUJET C., « Gestion prévisionnelle et
mesure de la performance »,3eme Édition, Dunod, Paris, 2007,
p.173.
Les indicateurs de la performance :
Etablir une liste d’indicateurs de performance permet de donner au chef
d’entreprise un aperçu global de l’état de santé de son entreprise. C’est un
véritable tableau de bord qui parcourt tous les champs d’application de
l’entreprise. On catégorise généralement ces indicateurs de performance selon 2
grandes axes :
o L’axe financier : Les indicateurs de performance vont chercher à mettre
en avant la valeur et la rentabilité de l’investissement, pour un associé
ou un investisseur, dans un objectif de plus-value à la revente par
exemple ; ils sont à chercher en priorité dans les documents
comptables. Les plus couramment utilisés sont le chiffre d’affaires
(global, par produit/service, par département), la marge brute, l’EBE.
o L’axe client : Les indicateurs de performance permettront de connaître
la satisfaction du client et la qualité de la relation client ; Les indicateurs
de performance de cet axe sont le taux de fidélité (nombre de clients
fidèles sur le nombre total de clients), le coût d’acquisition d’un client
(coût pour acquérir un nouveau client), et le taux d’attrition (nombre de
clients perdus sur une période).
En somme, toute organisation se doit d’être performante pour perdurer, croître,
progresser et acquérir de nouveaux marchés. La performance se mesure par la
comparaison entre les objectifs fixés par la direction ou définis par un groupe et
les résultats obtenus en utilisant au mieux les moyens attribués et en respectant
des impératifs de délais et de qualité.
B.2. L’audit : facteur de performance dans l’entreprise
La sous performance peut être induite par une mauvaise gestion, par un sur
investissement ou un sous-investissement. Elle peut être volontaire ou pas, mais elle
est toujours due à des comportements inefficients. L’audit, d’après Alvarez (1997)
peut être considéré comme une solution, puisque les comportements inefficients
doivent être surveillés, évidemment à un certain coût. Cependant, pour réduire les
inconvénients d’un tel comportement, il faudrait instaurer une surveillance accrue, via
l’audit. En effet, l’auditeur aide à faire des recommandations, de donner des conseils
ou de mettre en place de nouvelles procédures, en plus simple, comprend toutes les
missions qui ont pour but d’améliorer la performance de l’entreprise. Ainsi, il permet
à l’entreprise de garantir la qualité de l’information, permettant la mise en place des
processus de management des risques liés à leurs différentes activités et aidant les
dirigeants dans le processus de gouvernance.
En outre, La dernière crise financière internationale a révélé que l'audit interne
(contrôle, management des risques, gouvernance) constitue la pierre angulaire de la
maîtrise des activités des entreprises et le pilotage de leurs performances. En effet,
L'auditeur interne lui peut, en cherchant à valider, par exemple, la procédure de
calcul du résultat de gestion, cerner les leviers permettant de réduire l'écart entre les
deux types de résultat. Or, la faiblesse de cet écart traduit la performance du
système de management de l'entreprise.
D’abord, puisque la majorité des entreprises souffrent d’une absence d’objectifs
précis, cohérents et chiffrables et d’une stratégie claire vis-à-vis des différents
risques qui peuvent influencer leur compétitivité et leur position dans le marché voire
même leur survie face aux différents changements de la conjoncture économique,
l’audit avec ses différents types( contrôle de gestion, audit interne, audit externe,
…)reste un moyen qui apporte à travers ses outils une certaine assurance au
processus de gestion de l’entreprise afin d’améliorer sa performance en interne
comme en externe. En outre, le contrôle interne constitue un système incontournable
au sein de l’entreprise. En effet, selon le FRC, un système du contrôle interne a un
rôle clé à jouer dans la gestion des risques, il permet à l’entreprise de protéger les
investissements des actionnaires et les actifs de l’entreprise et par la suite contribuer
à la performance d’entreprise. Ainsi, l’audit externe a un rôle aussi important dans la
performance de telle organisation car il permet de s’assurer de la validité des
informations communiquées par les entités économiques, et de vérifier les résultats
obtenus avec les résultats prévus par l’entreprise ce qui fait la suggestion des
recommandations et la prise des décisions en vue d’améliorer la performance
d’entreprise.
Ensuite, l’audit opérationnel permettra aux dirigeants d’avoir une meilleure idée de la
performance globale de leur entreprise, d’un département en particulier, de ses
équipes ou encore des processus qui ont été mis en place. En effet, à partir de cette
vision de l’entreprise, des recommandations pourront être formulées afin d’accéder à
un meilleur niveau de performance.
En plus, La gestion des ressources humaines joue un rôle de plus en plus
stratégique au sein de l’organisation. En effet, Les entreprises montrent un intérêt
de plus en plus marqué pour la RSE : à travers des indicateurs de mesure des
pratiques RH, l’audit social permet de démontrer la responsabilité sociale de
l’entreprise à l’égard de ses salariés. D’où, Selon Jean-Marie Peretti, ‘l’audit social
regroupe les formes d’audit appliquées à la gestion et au mode de fonctionnement
des personnes dans les organisations qui les emploient ainsi qu’au jeu de leurs
relations internes et externes. Cela signifie que l’audit social a pour but d’améliorer
les relations sociales que ce soit interne (relations des salariés entre eux, relations
hiérarchiques, etc.) ou externe (relations de l’entreprise avec les différentes parties
prenantes telles que les actionnaires, L’Etat, les fournisseurs, etc De ce fait, l’audit
social est considéré comme un facteur de performance dans l’entreprise du faite qu’il
permet une meilleure gestion des ressources humaines ainsi que les relatons de
l’entreprise avec son interne et son externe .
Ainsi, la performance d'une entreprise peut être accrue grâce au respect
scrupuleux des recommandations des auditeurs par les opérationnels, et aussi
par un suivi permanent de l'application de celles-ci.
Conclusion du chapitre :
En résumé, on pourrait dire que la notion d’audit est très large, et nécessite des
recherches plus appuyées, d’autant plus, l’évolution de l’innovation dans les
différents secteurs donne lieu à la naissance de nouveaux types d’audit spécifiques à
chaque activité (audit financier, opérationnel, légal, social…Ainsi que l’audit interne
et l’audit externe).
Aussi, nous constatons que l’audit a un impact très important sur l’évolution de
l’entreprise, puis qu’il influence leurs images, cela se fait ressentir par l’augmentation
de confiance des actionnaires ou associés. Ainsi, l’audit influe fortement les
décisions stratégiques des entreprises, sur le moyen est long terme, avec des
conséquences non négligeables. En effet, L'audit aide l’entreprise à atteindre ses
objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses processus
de management des risques, de contrôle, et de gouvernement d'entreprise, et en
faisant des propositions et des recommandations pour renforcer leur efficacité.
En outre, l’audit est constitué un moyen efficace qui permet de résoudre les
problèmes d’agence qui peuvent exister au sein de telle organisme. D’où, la théorie
d’agence décrit les relations entre les actionnaires (principal) et le manager(agent)
dans un contexte d’asymétrie d’information. Chose qui montre le rôle que joue
l’auditeur dans la résolution des problèmes d’agence à travers le bon contrôle des
comptes et la réalisation de l’équilibre entre ces membres afin de résoudre le
problème d’asymétrie d’information. Ainsi, l’auditeur est considéré comme étant un
facteur de performance d’entreprise (efficacité, efficience et économie).Il constitue
un outil d’amélioration bien plus qu’un outil de sanction, qui permet de détecter les
points forts et les points faibles, et de mesurer les efforts à réaliser pour parvenir à
des résultats meilleurs. En effet, à travers le bon contrôle de l’entreprise, cette
dernière réussit à améliorer sa situation et réaliser une meilleure performance.
En fin, il serait plus intéressant après cette présentation de l’audit de parler du
rapport entre l’audit interne et l’audit externe et de leur importance dans la réussite et
la continuité de l’entreprise.
CHAPITRE 2 : Audit interne versus Audit externe
Introduction du chapitre :
Depuis longtemps, l’audit interne et l’audit externe ont été considéré comme l’un des
piliers principaux pour le contrôle de l’activité de l’entreprise, et surtout avec la
mondialisation de l’économie et les crises qui secouent ces dernières années et qui
influencent la continuité de l’entreprise. En effet, ces deux types d’audit constituent
un moyen nécessaire pour le bon fonctionnement de l’entreprise en lui assure la
pérennité.
En outre, les métiers d’auditeur interne et d’auditeur externe présentent des
similarités et des complémentarités de la faite qu’ils ont des compétences requises
identiques, mais aussi ils ont des taches différentes et un environnement de travail
autre.
Ainsi, dans ce deuxième chapitre on va traiter le rapport entre l’audit interne et l’audit
externe en parlant des similitudes, des complémentarités ainsi que des différences
existent entre ces deux métiers d’audit (première section), alors que dans la section
qui suive on va mettre l’accent sur l’importance que jouent l’audit interne et l’audit
externe au sein des entreprises marocaines (section 2).
Section 1 : Cadre général de l’audit interne et l’audit
externe
A. Généralité sur l’audit interne
[Link] de définition de l’audit interne
L’IIA, dont l’une des missions est d’élaborer les normes et les pratiques
professionnelles, a donné en 1999 une définition de l’audit interne, adaptée par
l’IFACI en ces termes : « L’audit interne est une activité indépendante et objective qui
donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations,
lui apporte ses conseils pour les améliorer et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il
aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche
systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de
contrôle et de gouvernement d’entreprise et en faisant des propositions pour
renforcer son efficacité. ». Ainsi, l’IFACI a retenu la définition suivante « l’audit
interne est dans l’entreprise, la fonction chargée de la révision périodique des
instruments dont disposant la direction et les gestionnaires, pour contrôler et gérer
leur entreprise. Cette fonction est assumée par un organe indépendant de la
direction et indépendant des autres organes. Ses objectifs principaux sont de vérifier
que les procédures comportent des sécurités suffisantes ; que les informations sont
sincères ; les opérations régulières, les organisations efficaces, les structures claires
et adaptées aux objectives de l’entreprise. ». En effet, on remarque d’après cette
définition que l’audit interne est une fonction qui fait partie de l’organisation au même
titre que les autres fonctions de l’entreprise, et sur cette fonction dépend de la
direction générale at dans des cas du conseil. Ce rattachement hiérarchique élevé
aide l’audit à être indépendant, objectif et soutenus au cours et à la fin de ses
missions.
Il n’y a pas d’audit interne et plus généralement d’audit sans dispositifs de contrôle
interne. En effet, la mission générale de l’audit interne consiste à vérifier si les
objectifs de contrôle interne sont atteints. Le référentiel du
COSO, distingue trois types d’objectifs de contrôle interne :
o Les objectifs opérationnels (réalisation et optimisation des opérations : la
réalisation des opérations se traduit par l’amélioration des performances et
la sécurité du patrimoine ; l’optimisation des ressources suppose une
utilisation économique et efficace des ressources financières, humaines,
informationnelles, matérielles et structurelles) ;
o Les objectifs de fiabilité des informations financières ;
o Les objectifs de conformité aux lois et aux réglementations en vigueur.
A ces trois objectifs de contrôle interne, le COSO assigne au contrôle interne quatre
catégories d’objectifs : les objectifs stratégiques, les objectifs de réalisation et
d’optimisation des opérations qui incluent des objectifs de performance et de
rentabilité, les objectifs de fiabilité des informations financières et non financières,
externes et internes, enfin les objectifs de conformité aux lois et aux réglementations
en vigueur.
D’après « Louis Vaurs » dans l’ouvrage « Audit interne : enjeux et pratiques
à l’international » ; l’audit interne se définit officiellement comme une activité, est
avant tout une fonction de l’organisation et c’est avec des ressources appropriées
de celle-ci que l’audit interne est susceptible d’apporter le plus de valeur ajoutée.
L’audit interne doit vivre l’entreprise, être imprégné de sa culture, se sentir concerné
par tout ce qui la touche, ses succès comme ses difficultés ou ses échecs.
Différence entre auditeur interne et auditeur externe
L'auditeur interne, ou l'équipe d'audit interne, est employé par une entreprise. Il vérifie et surveille
uniquement les comptes de l'entreprise qui l'emploie. L'auditeur externe, est comme son nom
l'indique, extérieur à l'entreprise. Le commissaire aux comptes est par exemple un auditeur externe.
Dans ce cas, c'est le commanditaire de l'audit qui décide des éléments à vérifier et lui qui
évidemment recevra le rapport. Il existe également l'audit de tierce partie, qui est commandé par une
entité neutre comme des organismes qui délivrent des certifications.
[Link]
[Link] audit interne et audit externe
[Link]
auditeur-externe#:~:text=La%20principale%20diff%C3%A9rence%20entre%20auditeur,'un
%20cabinet%20d'audit. Audit interne et audit externe
[Link]
audit externe
[Link]
proches-et-distants/#:~:text=L'audit%20interne%20et%20l,leurs%20champs%20d'intervention
%20diff%C3%A8rent.&text=L'audit%20externe%20a%20pour,entreprise%20ainsi%20qu'au
%20public. Audit interne et externe
[Link] audit externe
[Link]
externe#:~:text=dans%20l'appli-,Quelle%20est%20le%20diff%C3%A9rence%20entre%20l,interne
%20et%20l'audit%20externe%20%3F&text=Comme%20indiqu%C3%A9%2C%20un%20audit
%20interne,au%20sein%20de%20l'entreprise. Audit interne et audit externe
([Link]
[Link]
[Link]
%20de%20%22tierce%20partie%22&text=L'audit%20va%20v%C3%A9rifier%20la,(27001%20ou
%2022301)%20typiquement. Les typologies )
[Link]
[Link]#:~:text=Quels%20sont%20les%20diff%C3%A9rents%20types%20d'audits
%20les%20plus%20courants,des%20comptes%20d'une%20entreprise.
[Link]
%C3%[Link] la
performance
Revue :« La performance de l’entreprise : un concept complexe aux multiples
dimensions »
ttps://[Link]/search?q=l%20Audit%20interne%20et%20l%20audit
%20externe&sort=relevance
[Link]
2852000113 Audit interne
[Link] historique
d audit
[Link] [Link]/[Link] historique
[Link] l audit
[Link]
[Link]#:~:text=L'audit%20est%20une%20proc%C3%A9dure,la%20r%C3%A9gularit
%C3%A9%20de%20sa%20gestion. L audit
[Link] audit externe
[Link]
[Link] l’audit
[Link] memoire importte
[Link] la demarche
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sequence=1&isAllowed=y ( L’audit financier a pour objectif de « permettre à l’auditeur d’exprimer
une opinion
selon laquelle les états financiers ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément
à un référentiel comptable défini » (IFAC).)
[Link] les types
[Link] la théorie d’agence
[Link] la performance
[Link]
[Link]#:~:text=La%20performa lnce%20d'une%20entreprise,et%20qui%20est%20durab la
performance
[Link] la performance
[Link] la performance
[Link]
oge/audits-de-performance/methodologie-et-portee-d201
[Link]
#:~:text=Le%20r%C3%B4le%20de%20l'audit,d'une%20entreprise%20fonctionnent%20efficacement.
La difference entre audit interne te audit externe
[Link] typologies