0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues3 pages

Interférences et Doppler en astrophysique

Transféré par

Zelty
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues3 pages

Interférences et Doppler en astrophysique

Transféré par

Zelty
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

TD19

EXERCICE 1 Fentes d'Young (⋆⋆) 5 Exprimer C en fonction de I1 et I2 . Montrer que


le contraste est maximal lorsque I1 = I2 .
On considère le montage des trous d’Young représenté
ci-dessous. EXERCICE 2 Quelques éléments d'astronomie (⋆⋆)
y
L’effet Doppler est utilisé en astrophysique pour déter-
miner la vitesse d’éloignement des galaxies, la vitesse
de rotation des astres ou encore la détection d’exo-
planètes.
F1 θ r1
M(y) Le spectre d’émission d’une étoile est en première
x approximation le spectre d’un corps noir auquel il
a manque certaines raies spectrales absorbées par l’en-
r2 veloppe gazeuse de l’étoile et renseignant par consé-
F2 quent les astronomes sur sa composition chimique.

Les fentes F1 et F2 , éclairées en amont par une même


source primaire, donnent lieu à un phénomène d’in-
terférences lumineuses sur un écran, placé en aval, à
une distance D des fentes F1 et F2 .
1 Pour observer des franges d’interférences à
l’écran, les sources secondaires F1 et F2 doivent
nécessairement être temporellement cohérentes.
Dé nir ce terme.
On suppose que les signaux lumineux en F1 et F2
sont respectivement modélisables par les fonction sui-
vantes :

( a ) ( a ) Figure 1 – Luminance spectrale du corps noir


s1 0, , t = A1 cos(ωt) et s2 0, , t = A2 cos(ωt)
2 2

2 Montrer que des franges d’interférences appa-


raissent à l’écran et que l’intensité lumineuse Figure 2 – Spectre d’une étoile bleue (type Rigel - 13000 K)
moyenne I(y) observée à l’écran peut s’écrire
sous la forme :

I(y) = I1 + I2 + 2 I1 I2 cos(∆ϕ)
Figure 3 – Spectre d’une étoile jaune (type Soleil - 6000 K)
Quel nom porte cette relation ?
3 Exprimer I(y) dans le cas où I1 = I2 ≡ I0 . Tracer la
fonction I(y).
4 Dé nir puis exprimer l’interfrange i en fonction Figure 4 – Spectre d’une étoile rouge (type Bételgeuse -
de λ, D et a. Faire l’application numérique pour 3000 K)
λ ≃ 632 nm, a ≃ 70 µm et D ≃ 80 cm. Les franges
sont-elles visibles ? PARTIE A : Blueshift/Redshift d'une étoile :
On dé nit le contraste comme étant la valeur absolue
de la visibilité : On se concentre sur une raie d’émission/absorption
émise à la pulsation ωe dont le signal lumineux reçu
Imax − Imin à la pulsation ωr en x = 0 est modélisé par la fonction
C = |V| = s(0, t) :
Imax + Imin

1
TD [Link]

4 À l’aide de la Figure 5, estimer le décalage ∆ωα de


s(0, t) = A cos(ωr t) la raie α (à 656, 3 nm nm au repos) de l’atome d’hy-
drogène dû à l’éloignement du quasar 3C 273 de
En pointant un spectromètre en direction d’une étoile, la Terre. En déduire la vitesse de récession v de
il est possible de détecter une légère variation ∆ω = l’étoile.
ωr − ωe de pulsation entre l’onde émise par l’étoile E
et l’onde reçue par le détecteur T en fonction de la En 1929, l’astronome américain Edwin Powell Hubble,
vitesse de récession v de l’étoile par rapport à la Terre a mesuré les vitesses v des galaxies par effet Doppler et
et de la célérité c de l’onde. a constaté quelles étaient proportionnelles à leurs dis-
tances d. On obtient ainsi la célèbre loi de Hubble :
x
v = H0 × d avec H0 la constant de Hubble
T x

E →

v

1 Si la distance x = ℓ entre l’étoile et la Terre


reste constante, exprimer le signal s(ℓ, t) émis par
l’étoile E avant sa propagation sans atténuation
jusqu’au point T à la célérité c ≃ 3, 00×108 m · s−1 .
2 Si l’étoile s’éloigne de la Terre à la vitesse de ré-
cession v, exprimer la distance x(t) étoile-Terre
en fonction de sa valeur initiale ℓ, v et t. En dé-
duire l’expression du signal obtenu au niveau
du détecteur et montrer que l’écart en pulsation
∆ω = ωr − ωe entre le signal émis et le signal reçu
s’exprime de la façon suivante :
Figure 6 – Expansion de l’univers et loi de Hubble
∆ω v Pour expliquer ce décalage vers le rouge des raies ob-
=− servées dans les spectres de chaque galaxie, le belge
ωr c
Georges Lemaître postula que l’univers devait être en
3 Préciser le signe de ∆ω en fonction du signe de expansion. Ainsi plus une galaxie est loin et plus sa
la vitesse de récession v de l’étoile et attribuer les vitesse de récession v est grande.
phénomènes de redshift (décalage vers le rouge)
5 En utilisant le graphique de la Figure 6, calculer
et Blue shift (décallage vers le bleu) pour chacune
des deux situations. la constante de Hubble H0 en km · s−1 · Mpc−1 et
déterminer la distance du quasar 3C 273 en Mpc
PARTIE B : Expansion de l'univers : (Méga parsecs) puis en année lumière (1 pc =
3, 26 al).
Un quasar (quasi stellar object), est une galaxie très 6 Dans l’hypothèse ou la vitesse d’éloignement de
lumineuse avec sûrement un trou noir placé en son la galaxie reste constante dans le temps, mon-
centre qui « dévore » les étoiles qui passe dans son trer que la durée de « voyage » de la galaxie vaut
environnement, c’est pour ça qu’on observe très ∆t = H10 . Calculer alors l’âge de l’univers (équi-
souvent un jet de matière qui part de son centre. valent à la durée de voyage de la galaxie) en mil-
liards d’années. Commenter votre résultat.
En 1963, des astronomes ont Données : 1 al ≃ 9, 46 × 1015 m.
publié un article dans la revue
Nature expliquant que l’objet PARTIE C : Rotation du Soleil :
3C 273 était un objet extrême-
ment lointain, avec un déca- L’effet Doppler peut être utilisé pour détecter la vitesse
lage vers le rouge le plaçant à de rotation d’une étoile, en premier lieu desquelles le
plusieurs milliards d’années - Soleil : il suf t pour cela d’observer le spectre de l’astre
lumière. sur son limbe Est-Ouest.

Figure 5 – Spectre d’émission de l’hydrogène au repos Figure 7 – Spectre du Soleil, en son centre et à l’Est.
et spectre d’émission du quasar 3C 273. Mesure réalisée depuis un observatoire sur Terre.

o Document réservé à un usage privé. Toute reproduction à des o


ns commerciales est interdite. Toute reproduction du document, totale ou partielle, doit faire apparaître son origine et son auteur.

2 [Link] mai 2022


[Link] TD
La mesure du décalage ∆λ = λe − λc en longueur Intensité relative Est Centre
d’onde entre le bord Est du Soleil et son centre per- 0.695
met de calculer la valeur v de la vitesse du point Est 0.675
dans la direction de visée. On montre que :
0.655
0.635
|∆λ| v 0.615
=2
λc c 0.595
λ (en nm)
0.575
589, 900 589, 910 589, 920 589, 930 589, 940
où λe et λc sont respectivement les longueurs d’onde
émises par l’Est et par le centre du Soleil, v est la va- Figure 8 – Décallage de la raie à λc ≃ 589, 923 nm.
leur de la vitesse du bord Est et c ≃ 3, 00 × 108 m · s−1 8 Estimer le décallage ∆λ de la raie d’émission à
est celle de propagation de la lumière. λc ≃ 589, 923 nm au centre du Soleil et en déduire
la vitesse v de rotation du Soleil autour de son
équateur.
7 Expliquer l’intérêt de disposer du spectre au 9 On arrive à estimer par d’autres méthodes de me-
centre du Soleil ? Préciser pourquoi certaines sures physiques que le Soleil effectue une rota-
raies de la Figure 7 sont décallées dans les deux tion (au niveau de son diamètre) sur lui-même
spectres et d’autres ne le sont pas. en T ≃ 24 jours, son diamètre équatorial étant
DS ≃ 1, 392 × 106 km. Estimer la vitesse v de rota-
tion à l’équateur. Calculer l’erreur relative entre
Une raie décallée sur le spectre du Soleil est analy- les deux mesures et expliquer son origine.
sée numériquement à l’aide d’un zoom présenté sur 10 Les mesures de vitesse de rotation du Soleil pré-
la Figure 8 ci-dessous.
sentent des inhomogénéités : alors qu’à l’équa-
teur, le Soleil fait un tour en 24 jours, il faut 36
jours au niveau des pôles pour obtenir une rota-
tion. Comment expliquer ce phénomène ?

o Document réservé à un usage privé. Toute reproduction à des ns commerciales est interdite. Toute reproduction du document, totale ou partielle, doit faire apparaître son origine et son auteur. o
mai 2022 [Link] 3

Vous aimerez peut-être aussi