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Responsabilité Médicale : Types et Principes

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LA RESPONSABILITE MEDICALE

Dr [Link]
Objectifs pédagogiques :
 Définir le principe de responsabilité civile source
d’indemnisation et le différencier de la responsabilité
source de sanction (pénale et disciplinaire).
 Reconnaitre les différents types de responsabilité
médicale civile, de nature contractuelle, délictuelle et
administrative en corrélation avec l’exercice privé ou
publique de la médecine.
 Savoir reconnaitre une responsabilité sans faute et
une responsabilité avec une présomption de faute.
Plan 1
I/ définition
II/ historique
III/ introduction sur le principe de responsabilité civile
IV/ éléments de preuve de la responsabilité civile
1- la faute
2- le dommage
3- le lien de causalité
V/ responsabilité civile contractuelle
VI/ responsabilité civile délictuelle
VII/ responsabilité administrative
VIII/ la présomption de faute dans la responsabilité
administrative
PLAN 2
 IX/ domaine de la responsabilité sans faute
 X/ Modalités de réparation
 XI/ Responsabilité disciplinaire
 XII/ Conclusion
Responsabilité ?

Au niveau de l'étymologie, on trouve


un verbe latin, respondere, qui signifie
répondre,

et l'on peut définir l'être responsable


comme étant celui qui pourra
éventuellement avoir à répondre de ses
actes devant une autorité quelconque.
I – prémices de la responsabilité médicale :
antiquité

Code de
Hammourabi

8 articles sur
282 LOIS
la médecine

Loi du
talion
Deux articles
• Contrat médical • Tue le malade ou
• Reçoit des • 215 le rend aveugle
honoraires si • 218 • Sanction : main
guérison coupée

215 218
En Egypte
Les malades ont l’obligation
de venir, après leur guérison,
inscrire le nom ou la formule
des remèdes qui les ont
soulagés dans le temple,

les traitements sont ensuite


codifiés et doivent être
appliqués par les médecins
sous peine de mort.
La responsabilité médicale avant le 14ème siècle : du moyen âge

Période d’impunité
Dieu décide de
la vie ou de la « je l’ai
Médecins issus
mort d’un soigné, dieu la
du clergé
malade non guérit »
pas le médecin
En 1804

la promulgation
par Napoléon du modifie
code civil, du notablement le
code pénal, du paysage légal et
code de supprime
procédure pénale l’immunité
et du code de médicale.
procédure civile,
Au 19 ème siècle
L es premières affaires
impliquant la
responsabilité médicale

illustrent le déclin de
l’impunité des médecins
• au cours d’un accouchement difficile, il crût ne pouvoir
L’affaire Dr faire mieux que d’amputer les deux bras de l’enfant, le
croyant mort pour sauver la mère. Il fût condamné à
HELIE (1832) verser une rente à vie à l’enfant lourdement handicapé.

L’affaire • au cours d’une saignée mal exécutée, il avait


sectionnée l’artère humérale de son patient le sieur
Thouret-Noroy Guigne, ce qui lui a valu l’amputation de son bras droit.
La responsabilité mise en cause était délictuelle.
(1835)

L’affaire Dr • à la suite d’un accouchement, il a été condamné à une


peine d’emprisonnement pour absence d’appel à un
Laporte (1893) confrère plus compétent.
Un siècle après : l’arrêt Mercier (1936)

Erreur médicale en 1925

1ère condamnation pour


blessures par imprudence
en 1931

Responsabilité
contractuelle retenue en
1936
Article de loi contenu dans le code
civil
Les soins doivent être «
consciencieux, attentifs et
conformes aux données acquises
de la science »
PRINCIPE DE RESPONSABILITE

Lorsque l’on parle de responsabilité


médicale, quelle responsabilité est
concernée ?

Responsabilité source de sanction


( la responsabilité pénale ou la
responsabilité disciplinaire)

Responsabilité source d’indemnisation


(responsabilité civile ou administrative).
LA RESPONSABILITE MEDICALE
CIVILE
I / INTRODUCTION

Le domaine de la responsabilité civile source


d’indemnisation est le domaine de la
réparation (responsabilité indemnitaire).

Dire qu’un praticien est civilement


responsable à l’égard de ses malades c’est-à-
dire que ceux-ci peuvent lui demander
réparation du dommage qu’ils estiment avoir
subi, du fait de son activité professionnelle.
Cette responsabilité ne sera établie que si le
malade apporte une preuve en justifiant trois
éléments :

Un dommage subi par le malade.

Une faute commise par le praticien.

Un lien de causalité entre la faute et le dommage.


A) Le dommage

Peut être physique ou moral.

Physique quand il entraîne une incapacité


totale de travail (ITT) ou une incapacité
permanente partielle (IPP).

Moral quand il entraîne un préjudice.


Le préjudice est patrimonial,
quand le dommage est
matériel = ensemble de
dépenses auxquelles la victime
a été exposé (frais médicaux et
pharmaceutiques).
Le préjudice est
extrapatrimonial quand le
dommage est moral et est
engendré par des souffrances
physiques (douleurs, préjudice
esthétique ou de perte de chance).
B) La faute

Constitue une faute, l’acte


que n’aurait pas commis
un praticien normalement
diligent et compétent :
compétence scientifique,

consentement éclairé du
malade = obligation
d’information

obligation de donner des


soins conformes aux
données actuelles de la
science,

obligation de suivi et de
surveillance.
Tout manquement à ces
obligations constitue une
faute d’où le principe
d’adresse, de prudence,
d’attention et de vigilance.
C) Lien de causalité

Il faut que le dommage


subi par le malade, soit
directement imputable à
la faute du praticien =
relation de cause à effet.
II / responsabilité civile contractuelle

Résulte d’une inexécution de l’une


des obligations inhérentes au contrat
médical qui se forme entre le
praticien et son malade.

Sa responsabilité se trouve engagée


même si la violation est involontaire
car le praticien « s’engage de donner
des soins attentifs, consciencieux et
conformes aux données acquises de
la science ».
1) Obligations
relatives au diagnostic

Insuffisances dans l’examen clinique.

L’absence de recours aux moyens habituels


d’investigation (examens complémentaires).

Absence de recours aux spécialistes.


2) Obligations en
matière de traitement

Le praticien est maître de ses


prescriptions mais doit
néanmoins limiter ses
prescriptions et les employer
conformément aux données
acquises de la science.
III / responsabilité civile délictuelle

Selon le code civil : «


tout fait quelconque de
l’homme, qui cause à
autrui un dommage,
oblige celui par la faute
duquel il est arrivé à le
réparer »
Peut résulter d’un
délit ou d’un quasi
délit.
Elle résulte d’un délit quand
la faute est intentionnelle
(découle de la responsabilité
pénale : homicide et
blessures involontaires).
Elle résulte d’un quasi
délit quand la faute est
involontaire (négligence,
imprudence).
IV – Responsabilité administrative
L’ordre administratif a pour fonction de régler
les litiges qui opposent les particuliers à l’état.

Par exemple lorsqu’il y a un litige entre


l’hôpital public et un patient.

L’administration est responsable du fait de ses


agents médicaux et paramédicaux dans le
domaine médical.

La faute est le résultat de l’inexécution


d’obligations relatives à l’acte médical ou
chirurgical.
Il y a deux types de fautes que les agents
publiques peuvent commettre :

La faute de service qui n’a pas le caractère


d’une faute personnelle, elle est recouverte
par l’administration.

La faute personnelle, c’est une faute


lourde et grave, elle engage la
responsabilité personnelle de l’agent.
Lorsque la faute de l’agent hospitalier est
commise en dehors de son service ou que
cette faute est d’une extrême gravité, l’hôpital
ne prend pas en charge l’indemnisation et
l’agent engage sa responsabilité civile
personnelle. Il est alors jugé par le juge civil,
comme toute personne privée (le juge
administratif ne jugeant que l’administration).
La présomption de faute dans la responsabilité
administrative

Le fondement principal reste celui de la faute (comme en matière civile). Il faut


normalement une faute prouvée pour engager la responsabilité de l’hôpital.

Cependant, le juge administratif a reconnu, dans certains domaines, une


présomption de faute.

Ainsi, lorsqu’un dommage grave survient dans les suites d’un acte de soins
courant, le patient n’a pas à prouver qu’il y a eu une faute, celle ci est présumée.

Exemple de domaine de présomption de fautes : complications après des


vaccinations obligatoires, infections nosocomiale.

Ce système de responsabilité est intéressant pour le patient car il n’a pas à apporter
la preuve d’une faute.
Les domaines précis de responsabilité sans faute :

1) Responsabilité sans faute en


matière d’infections nosocomiales.

Seuls les établissements de santé


sont concernés, ce qui exclut les
professionnels de santé
2) La responsabilité du fait des
produits défectueux

La loi met à la charge des


médecins une obligation de
sécurité résultat en matière
de dommage subi par un
patient dont l’origine se
trouve dans l’emploi d’un
produit de santé.
V - MODALITES DE REPARATION

Dans le secteur privé : le praticien prend en


charge la réparation du préjudice et
l’indemnisation est effectuée par les
assurances.

Dans le secteur public (hôpital) : c’est


l’administration hospitalière qui prend en
charge la réparation du dommage sauf si la
faute est détachable du service.
VI – La responsabilité disciplinaire
Imposée par l’ordre des médecins qui
oblige à la discipline, à la déontologie et
veille au bon fonctionnement de la pratique
de la médecine.

Le manquement aux règles de la


déontologie déclenche, la mise en jeu de la
responsabilité disciplinaire.

Cette responsabilité peut être mise en jeu


lorsque, la responsabilité civile et pénale
est mise en jeu.
Les sanctions disciplinaires peuvent être
légères ou lourdes. Elles sont en
corrélation avec la gravité de la faute du
praticien.

L’avertissement, le blâme, l’interdiction


temporaire ou permanente d’exercer des
fonctions médicales dans le secteur public
ou privé et la radiation du tableau.

Elle ne peut être prononcée que par le


conseil régional, jamais par le conseil
national.
CONCLUSION
Le médecin a le privilège de travailler sur le corps
humain.

L’acte médical ≠ acte ordinaire : exercé sur une personne


humaine.

Pour les juristes :Traitement Médical=Empoisonnement,


l’opération =coups et blessures.

Le médecin comme tout homme doit répondre de ses


actes.
• Information tronquée du malade.
Le pivot juridique • Négligence , carence , omission.
de la responsabilité • Mauvaise évaluation du rapport bénéfice-risque.
est la faute: • La faute ≠ l’erreur ( diagnostic différentiel).

Le cadre judiciaire
est choisi par la • Condamnation du médecin (pénal).
victime ou ses • Dédommagement (civil).
ayants droit ,selon • Les deux (pénal avec partie civile).
leur souhait :
Je vous remercie

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