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Fonction Propositionnelle en Logique

cours sur la logique mathématiques pour les étudiants de 1er année baccalauréat.

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Établissement : Lycée 11 janvier Professeur : : Mohamed Abouch

Niveau d’Études : 1ère année Bac Classe : Sciences Mathématiques


Année Universitaire : 2023-2024 Cours : Notion de Logique

1 - Proposition - Fonction propositionnelle :


Définition :
On appelle proposition (ou assertion) tout énoncé mathématique qui a une seule signification juste ou
fausse, et ne étre pas juste et fausse en meme temps

Exemple :
Considérons les phrases suivantes :
P : ” La somme de deux entiers naturels consécutifs est un impair ”
Q : ” Le nombre √ 8 est premier ”
R : ” Le nombre 2 est rationnel ”
Tableau de vérité
P P
V ou 1
F 0
Remarque :
- Si P est une proposition vraie on dit que : On a P

Exemple :
/ N - Un théorème est une proposition dont la valeur de vérité est V
On a −2 ∈
Application :
Déterminer la valeur de vérité de chacune des propositions suivantes :
π 
P : cos >1
7
√ √ 2
s s 
3+ 5 3 − 5
Q: − =1
2 2
−1
R : Les solutions de l’équation : 2022x2 − 2021x/a | 1+ = 0 dans R est 1 et 2022

Définition :
On appelle fonction propositionnelle (ou prédicat) tout énoncé mathématique contenant une variable qui
appartient à un ensemble donr E et qui devient une proposition à chaque fois qu’on remplace la variable
par un élément déterminé de l’ensemble E L’ensemble E est appelé le domaine de définition de la fonction
propositionnelle
Exemples :
- P (x) : ”x ∈ R; x + 1 ⩾ 0 ” est une fonction propositionnelle et on a P (4) est vraie et P (−3) est fausse.
- Q(x; y) : (x; y) ∈ R2 ; x2 + y 2 = 2 ” est une fonction propositionnelle et on a Q(1; 1) est vraie et Q(−1; −3)
est fausse.

1
Application :
Dans chacun des cas suivants, déterminer l’ensemble S, pour que chaque fonction propositionnelle soit une
proposition vraie :
A(x; y) : (x; y) ∈ R2 ; 3x − 2y = 5

B(x) : x ∈ R; 5x2 − 2 15x + 3 = 0
C(x) : x ∈ R; x3 + 6x − 7 = 0
D(x) : x ∈ R; −x2 + x + 6 ⩾ 0
E(x) : x ∈ R; (2 sin(x) − 1) cos(x) = 0
F(x) : x ∈ [−π; π]; sin(x) cos(x) ⩾ 0

2 - Quantificateurs :
Définition :
Soit P (x) une fonction propositionnelle d’une variable x d’un ensemble non vide E.
A partir de la fonction propositionnelle (x ∈ E); P (x) on définit :
- la proposition (∃x ∈ E); P (x) qui se lit ” il existe au moins x ∈ E tel que P (x) ” et qui vraie lorsqu’il
existe au moins x ∈ E vérifiant la propriété P (x) .
Le symbole ∃ s’appelle le quantificateur existentiel.
- la proposition (∀x ∈ E); P (x) qui se lit ” pour tout x ∈ E on a P (x) ” et qui vraie lorsque tous les
éléments de E vérifient la propriété P (x) .
Le symbole ∀ s’appelle le quantificateur universel.
Exemples :
Déterminons la valeur de vérité de chacune des propositions suivantes :
(1) P: (∃x ∈ R); x2 − 1 = 0
(2) Q : (∀x ∈ R); x2 − 1 = 0
(3) R : (∃x ∈ R)(∀y ∈ R); x + y = 5
(4) S : (∀x ∈ R)(∃y ∈ R); x + y = 5

Remarque :
- La proposition : (∃!x ∈ E); P (x) signifié qu’il existe un unique élément x ∈ E tel que P (x) est vraie.
- Quand deux quantificateurs existentiels (universels) se suivent, on peut les échanger sans changer le sens.
- Quand on inverse l’ordre de deux quantificateurs différents, le sens change.

Application :
Déterminer la valeur de vérité de chacune des propositions suivantes :
P1 : (∃x ∈ R); x2 + x + 1 = 0
P2 : (∀x ∈ R); x2 + x + 1 > 0

P3 : (∃x ∈ N); x2 + 3 = 2x − 4
P4 : (∃x ∈ R)(∀y ∈ R); x ⩽ y
P5 : (∀x ∈ R)(∃y ∈ R); x ⩽ y
P6 : (∃x ∈ R∗ ) (∀y ∈ Z∗ ) ; xy = 1
P7 : (∀x ∈ R); x2 ⩾ x

2
3 - Opérations sur les propositions :

3.1 - Négation d’une proposition :


Définition :
La négation d’une proposition P est la proposition notée P̄ telle que la proposition P̄ est vraie si la
proposition P est fausse et la proposition P̄ est fausse si la proposition P est vraie
Tableau de vérité :
P P̄
V F
F V
Exemples :
(1) La négation de la proposition P : ” |3 − π| = 3 − π ” est la proposition P̄ : ”|3 − π| = ̸ 3 − π”
(2) La négation de la proposition Q : ” le produit de deux réels positifs est positif ” est la proposition Q̄ :
” le produit de deux réels positifs est strictement négatif ”
(3) La négation de la proposition R : ” Toutes les boules contenus dans l’urne son rouges ” est la
proposition R̄ : ” au moins une boule de l’urne n’est pas rouge”

Proposition :
Soit P (x) une fonction propositionnelle d’une variable x d’un ensemble non vide E
- La négation de la proposition ” (∀x ∈ E); P (x) ” est la proposition ”(∃x ∈ E); P (x)” - La négation de
la proposition ” (∃x ∈ E); P (x) ” est la proposition ” (∀x ∈ E); P (x)”
Conséquence :
Pour montrer que la proposition ” (∀x ∈ E); P (x) ” est fausse, il suffit de montrer que sa négation ”
(∃x ∈ E); P (x) ” est vraie. Ce type de raisonnement est appelé raisonnement par contre-exemple
Application :
En utilisant un raisonnement par contre-exemple, montrer que les propositions suivantes sont fausses :

P1 : ∀x ∈ R+ ; x + x ⩾ 2


P2 : (∀x ∈ R)(∀y ∈ R); 2x − 4y ̸= 5


1
P3 : (∀x ∈ R∗ ) ; x + ⩾ 2
x √
+ √
∀y ∈ R+ ; x + y ⩾ x + y
 
P4 : ∀x ∈ R
2x
P5 : (∀x ∈]0; 1[); 2 <1
x (1 − x2 )
1 1
P6 : (∀α ∈]0; 1[)(∀β ∈]0; 1]) ; + < 1 − αβ
α β

3.2 - Disjonction de deux propositions :


Définition :
La disjonction de deux propositions P et Q est la proposition qu’on note : (P ou Q). Elle est fausse
seulement si P et Q sont toutes les deux fausses.

3
P Q P ou Q
V V V
Tableau de vérité : V F V
F V V
F F F
Exemples :
(1) La proposition : ( 32 ∈ N ou 5 > 2 ) est vraie
√ √ √ √
(2) La proposition : [ 3 + π = 3 + π ou ( 2 + 1)2 = 3] est fausse.

Remarques :
- Les propositions (P ou Q) et (Q ou P ) ont le même sens. On dit que la disjonction est une opération
commutative.
- Les propositions [(P ou Q) ou R] et [P ou (Q ou R)] ont le même sens. On dit que la disjonction est
une opération associative
Application :
1) Soit P une proposition.
Montrer que la proposition : (P̄ ou P ) est fausse.
2) Soit a et b deux réels de l’intervalle ]4; +∞ [ et on considère les deux équations: (E) : x2 + ax + b = 0
et (F ) : x2 + bx + a = 0
Soit ∆1 le discriminant de (E) et ∆2 celui de (F ) et les propositions : P1 : : ∆1 ⩾ 0 et P2 : ∆2 ⩾ 0 .
Montrer que la proposition (P1 ou P2 ) est vraie

3.3 - Conjonction de deux propositions :


Définition :
La conjonction de deux propositions P et Q est la proposition qu’on note : (P et Q ). Elle est vraie
seulement si P et Q sont toutes les deux vraies
P Q P et Q
V V V
V F F
F V F
F F F
Exemples :
(1) La proposition : 32 ∈ N et 5 > 2 est fausse.

(2) La proposition : √3 < 2 et √ π ∈ R√est vraie.

(3) La proposition : 3 + π = 3 + π et ( 2 + 1)2 = 3 est fausse.

4
Remarques :
- Les propositions ( P et Q ) et ( Q et P ) ont le même sens. On dit que la conjonction est une opération
commutative.

- Les propositions [(P et Q) et R] et [P et (Q et R)] ont le même sens. On dit que la conjonc-
tion est une opération associative.

- Les propositions [P et (Q ou R)] et [(P et Q) ou (P et R)] ont le même sens. On dit que la
conjonction est distributive par rapport à la disjonction.

- Les propositions [P ou (Q et R)] et [(P ou Q) et (P ou R)] ont le même sens. On dit que la
disjonction est distributive par rapport à la conjonction.

Pour démontrer ces résultats, il suffit d’utiliser les tables de vérité.


Application :
1) Soit P une proposition. Montrer que la proposition : (P̄ et P ) est vraie.
2) Déterminer les réels x et y tels que : (y = 3x − 1 et x2 − x = 0)
3) Résoudre dans R2 , les systèmes suivants:
  2
xy − x + y = 1 4x − y 2 = 0
(S1 ) : ; (S 2 ) :
2x2 − xy − y = 0 (x − 2)(y − 6) = 0
√ √
4) Soit α et β deux réels tels que : α ⩾ 1 et β ⩾ 1, Montrer que : α − 1 + β − 1 ⩽ αβ
5) Déterminer le domaine de définition de la fonction f définie par:
√ x
f (x) = x2 − 1 +
2x − 3

3.4 - Implication de deux propositions :


Définition :
L’implication d’une proposition P à une proposition Q est la proposition qu’on note (P ⇒ Q).
Elle est fausse seulement si P est vraie et Q est fausse Les deux propositions (P ⇒ Q) et (P̄ ou Q) ont la
même valeur de vérité.
P Q P⇒Q
V V V
Tableau de vérité : V F F
F V V
F F V
Exemples √ 2
1) La proposition ” 3 ⩾ 1 ⇒ (−2)√ = −4 ” est fausse.
2) La proposition ” −1
√ ∈N √ ⇒ √7 < 3 ”√est vraie.

3) La proposition ” 3 + 2 < 5 ⇒ ( 3 + 2)2 = 5 ” est vraie.

5
Application :
1) Soit x et y deux réels non nuls, On considère :
1
P : 2x + 4y = 1 et Q : ⩽ 20
x2 + y 2
Montrer que : P ⇒ Q
2) Soit a et b deux réels, montrer que : (|a| < 1 et |b| < 1) ⇒ |a + b| < |1 + ab|
3) Soit x ∈ R, montrer les implications suivantes:
√ √ 1
x2 + 1 − x = 2 ⇒ x2 + 1 + x = ; |x| + |x − 1| = x ⇒ x = 1
2
2
√ p q
x+y 2

2 2
4) Soit (x; y) ∈ R tel que : |x| ⩽ 1 et |y| ⩽ 1. Montrer que : 1 − x + 1 − y ⩽ 2 1 − 2

Remarques : Les phrases suivantes ont le même sens :


-P ⇒Q
- Pour que la proposition P soit vraie, il faut que Q soit vraie.
- Pour que la proposition Q soit vraie, il suffit que P soit vraie.
- Q est une condition nécessaire pour que la proposition P soit vraie.
- P est une condition suffisante pour que la proposition Q soit vraie.

Exemple :
On sait que l’implication suivante est vraie : ( ABC est un triangle équilatéral) ⇒ ( ABC est un triangle
isocèle)

- La condition : ”ABC est un triangle équilatéral” est suffisante pour que : ”le triangle ABC soit
isocèle”
- La condition : ” ABC est un triangle isocèle” est nécessaire pour que : ”le triangle ABC soit équilatéral”
Proposition : Les deux propositions suivantes sont vraies :

[(∀x ∈ E); (A(x) ⇒ B(x))] ⇒ [((∀x ∈ E); A(x)) ⇒ ((∀x ∈ E); B(x))]
[(∃x ∈ E)(∀y ∈ F ); A(x; y)] ⇒ [(∀y ∈ F )(∃x ∈ E); A(x; y)]
- La réciproque :
[((∀x ∈ E); A(x)) ⇒ ((∀x ∈ E); B(x))] ⇒ [(∀x ∈ E); (A(x) ⇒ B(x))]
n’est pas toujours est vraie. A titre d’exemple :
La proposition: Il existe un élève qui n’aime pas les Maths ou tous les élèves aiment la Physique N’implique
pas la proposition Tous les élèves n’aiment pas les Maths ou aiment la Physique.

- On peut aussi remarquer que la réciproque :


[(∀y ∈ F )(∃x ∈ E); A(x; y)] ⇒ [(∃x ∈ E)(∀y ∈ F ); A(x; y)]

n’est pas toujours vraie. A titre d’exemple:


La proposition: ” (∀x ∈ R)(∃n ∈ N); x < n ” est vraie, mais la proposition : ” (∃n ∈ N)(∀x ∈ R) : x < n
” est évidement fausse.

3.5 - Équivalence de deux propositions :

6
Définition :
L’équivalence de deux propositions P et Q est la proposition qu’on note (P ⇔ Q).
Elle est vraie seulement si P et Q ont la même valeur de vérité .
Les deux propositions (P ⇔ Q) et [(P ⇒ Q) et (Q ⇒ P )] ont la même valeur de vérité.
P Q P⇔Q
V V V
Tableau de vérité : V F F
F V F
F F V
Exemples :
1) La proposition : 3 > 2 ⇔ 5 est impair est vraie.
2) La proposition : 5 + 2 = 3 ⇔ −1 ⩾ 0 est vraie.
3) La proposition: |1 − π| = π − 1 ⇔ √12 = 1 est fausse.
4) Soit (a; b) ∈ R2 ; ab = 0 ⇔ (a = 0 ou b = 0) est vraie.
5) ( ABC est rectangle en A) ⇔ BC 2 = AB 2 + AC 2 est vraie.
2
6) Soit (a; b) ∈ (R+ ) : ”a + b = 0 ⇔ (a = b = 0) ” est vraie.

Remarques :
- La notation ” P ⇔ Q ” se lit : P est équivalent à Q ou P équivaut à Q et correspond en français à la
phrase: P si et seulement si Q
- Les propositions P ⇔ Q et Q ⇔ P ont la même table de vérité. On dit que l’équivalence est opération
commutative.
Proposition :
- Soit P, Q et R trois propositions. Alors :
[(P ⇔ Q) et (Q ⇔ R)] ⇒ (P ⇔ R)

On dit que l’équivalence est une relation transitive.


Applications :
1) Montrer que : √ p
∀(x; y) ∈ R2 ; x2 + 1 + y 2 + 1 = 2 ⇔ x = y = 0
2) Soit x et y deux réels strictement positifs. Montrer que :
x 2x + 5y y
x<y⇔ < <
y 5x + 2y x
p
3) Soit x et y deux réels. Montrer que : |x − y| ⩽ 2 x2 + y 2 + xy
4) Soit a et b deux réels positifs.
a- Montrer que :
a b
√ <√ ⇔a<b
a2 + 1 b2 + 1

b- Montrer que : √ √
a a2 + 1 = b b 2 + 1 ⇔ a = b

5) Soit (x; y) ∈ R2 tel que : x ⩾ 1 et y ⩾ 4. Montrer que :


√ p x+y
x−1+2 y−4= ⇔ (x = 2 et y = 8)
2

7
Proposition : Les deux propositions suivantes sont vraies:

[(∀x ∈ E); (A(x) et B(x))] ⇔ [((∀x ∈ E); A(x)) et ((∀x ∈ E); B(x))]
[(∃x ∈ E); (A(x) ou B(x))] ⇔ [((∃x ∈ E); A(x)) ou ((∃x ∈ E); B(x))]
Remarques :
- La proposition :
[(∃x ∈ E); (A(x) et B(x))] ⇔ [((∃x ∈ E); A(x)) et ((∃x ∈ E); B(x))]
n’est pas toujours vraie comme le montre l’exemple suivant.
considérons les deux propositions suivantes :
P : ((∃x ∈ R); cos(x) = 0) et ((∃x ∈ R); sin(x) = 0)
Q : ((∃x ∈ R); cos(x) = 0 et sin(x) = 0)
- La proposition :
[(∀x ∈ E); (A(x) ou B(x))] ⇔ [((∀x ∈ E); A(x)) ou ((∀x ∈ E); B(x)]

n’est pas toujours vraie comme le montre l’exemple suivant. considérons les deux propositions suivantes :
P : ((∀x ∈ R); x < 0) ou ((∀x ∈ R); 0 ⩽ x)
- En pratique pour montrer que : P ⇔ Q on peut utiliser un des raisonnements suivants :
* Raisonnement par double implication.
* Raisonnement par équivalences successives

Exemple :
Soit a et b deux réels non nuls. Montrons que :
a + b = 0 ⇔ a2 = b2 et ab < 0


4 - Lois logiques et raisonnements :

4.1 - Loi logique :


Définition :
Soit Q1 , Q2 , . . . , Qn des propositions.
On appelle loi logique toute proposition P résultante de l’assemblage par des connecteurs logiques de
propositions prises parmi Q1 , Q2 , . . . , Qn qui est vraie quelle que soit la valeur de vérité des propositions
en jeu.

8
Exemples :
Les propositions suivantes sont des lois logiques: (à vérifier à l’aide de table de vérité)
1) P̄ ⇔ P
2) (P et Q) ⇔ (Q et P )
3) (P ou Q) ⇔ (Q ou P )
4) (P et (Q et R)) ⇔ ((P et Q) et R)
5) (P ou (Q ou R)) ⇔ ((P ou Q) ou R)
6) (P ⇔ Q) ⇔ [(P ⇒ Q) et (Q ⇒ P )]
7) (P et Q) ⇒ P
8) (P ou (Q et R)) ⇔ ((P ou Q) et (P ou Q))
9) (P et (Q ou R)) ⇔ ((P
 et Q) ou (P et Q))
10) (P ⇒ Q) ⇔ P̄ou Q
11) (P ⇒ (Q ou R)) ⇔ ((P et Q̄) ⇒ R)
12) (P ⇔ Q) ⇔ (P̄ ⇔ Q̄)

Application : Soit P et Q deux propositions.


Montrer que les propositions suivantes sont des lois logiques :
a- P ⇒ (Q ⇒ P )
b- P → (Γ̄ → Q)
c- (P̄ ou P ) ou (Q ou P̄ )
d- (P ⇔ Q) ⇔ [(P et Q) ou (P̄ et Q̄)]

4.2 - Lois de Morgan :


Proposition : Soit P et Q deux propositions.
les deux propositions suivantes sont des 16 logiques :
(P et Q) ⇔ (P̄ ou Q̄) ; (P ou Q) ⇔ (P̄ et Q̄)
Applications :
1) Déterminer la négation des propositions suivantes :

(P ⇒ Q) et (P et Q̄)
2) Déterminer la négation des propositions suivantes :
P : (∃x ∈ R) : 0 ⩽ x ⩽ 1
Q : (∀x ∈ R); (x2 = 1 ⇒ x = 1)
P : (∀a ∈ R) : (|a + 1| ⩽ 2 ⇒ a ⩾ −3)
S : (∀x ∈ R) (∀y ∈ R+ ) (x2 ⩽ y 2 ⇔ −y ⩽ x ⩽ y)

4.3 - Raisonnement par contraposée :


Proposition : Soit P et Q deux propositions. La proposition suivante est une loi logique
(P ⇒ Q) ⇔ (Q̄ ⇒ P̄ )
L’implication Q̄ ⇒ P̄ s’appelle la contraposée (ou l’implication contraposée) de l’implication P ⇒ Q.

9
Exemple :
1) Montrons que: (∀x ∈ [1; +∞])(∀y ∈ [2; +∞]) :
√ p
[(x + 5 ou y + 3) → x + y − 4 x − 1 − 2 y − 2 + 2 + 0]

2) Soit (a; b) ∈ R2 . Montrons que : [(∀ε > 0); a < b + ε] ⇒ a ⩽ b


Remarque :
Il faut bien distinguer entre la négation; la contraposée et la réciproque :
- La négation de P ⇒ Q est (P et Q̄)
- La réciproque de P ⇒ Q est Q ⇒ P
- La contraposée de P ⇒ Q est Q̄ ⇒ P̄
Application : En utilisant le raisonnement par contraposée, montrer les implications suivantes :

(1)  √ x
(∀x ∈ [−1; 0]) : x ̸= 0 ⇒ 1 + x ̸= 1 +
2
(2)  
2 2
(∀x ∈ R); x ̸= 3 ⇒ √ ̸= 1
1 + x2
(3)
∀(x; y) ∈ R2 ; (4y ̸= −3x ⇒ x − y ̸= 7(x + y))218434
 

(4)
∀(x, y) ∈ R2 ; (xy − 1)(x − y) ̸= 0 ⇒ x y 2 + y + 1 ̸= y x2 + x + 1
  

(5)
∀(x, y) ∈]1; +∞ ; x ̸= y ⇒ x2 − 2x ̸= y 2 − 2y
 

(6)
/ [−1; 4] ⇒ x2 − 3x − 4 > 0

(∀x ∈ R); x ∈
(7)

 
+
 1
∀x ∈ R ; x ̸= 0 ⇒ √ =
̸ 1− x
1+ x
(8)  √ 
∀(x; y) ∈ R2 ; x2 + y 2 ⩽ 1 ⇒ |x + y| ⩽ 2

4.4 -Le raisonnement par l’absurde :


Proposition :
Soit P et Q deux propositions. La proposition suivante est une loi logique :

[(P̄ ⇒ Q) et (P̄ ⇒ Q̄)] ⇒ P

Pour montrer qu’une proposition P est vraie, on suppose qu’elle est fausse: donc P̄ serait vraie.
Puis on montre que les implications P̄ ⇒ Q et P̄ ⇒ Q̄ sont vraies; d’où la proposition (P̄ et P ) serait
vraie,
ce qui absurde. Ainsi, on établit que l’hypothèse P̄ est vraie conduit à une contradiction.

10
Exemples :
1) Soit a et b deux réels tels que : ∀ε ∈ R∗+ ; |a − b| < ε.

Montrer à l’aide d’un raisonnement par l’absurde que a = b √ √
2) Soit a, b et c des réels positifs tels que ab < c. Montrer que : a < c ou b < c
3) Soit f une fonction numérique définie sur R telle que pour tout (x; y) ∈ (R∗ )2 : f (xy) = f (x)f (y).
On suppose que f (1) ̸= 0. Montrer que : (∀x ∈ R∗ ) ; f (x) ̸= 0
Application :
(1) Soit m ∈ Z. Montrer que :
( m2 est pair ⇔ (m cst pair )


(2) Montrer par l’absurde que : (∀n √ ∈ N); 4n + 2 ∈ /N
(3) Montrer par l’absurde que : 2 ∈ /Q

4.5 -Le raisonnement par disjonction des cas :


Proposition :
Soit P, Q et R trois propositions, la proposition suivante est une loi logique :
[(P ⇒ R) et (Q ⇒ R)] ⇔ [(P ou Q) ⇒ R]
Exemple : √
(1) Montrons que pour tout x ∈ R; x2 + 1 + x > 0
(2) Soit a un entier relatif.
Montrons que le nombre a (a2 − 1) est un multiple de 3.
(3) Résolvons dans R l’équation (E) : |x − 2| + |2x − 5| = 7.
Applications :
(1) Résoudre dans R les inéquations suivantes:
I1 : |x2 − 4x| − x2 > 0
I2 : |2x
√ − 1| + |2x + 1| + |x| ⩾ 4
I3 : 3−x+x<0

(2) Montrer que pour tout x ∈ R; |x − 1| ⩽ x2 − 2x + 2.


(3) Soit n un entier naturel.
a- Démontrer que si n est impair, alors il s’écrit sous la forme : n = 4k + 1 ou n = 4k + 3 avec k ∈ N.
b- Déduire que si n2 − 1 n’est pas divisible par 8 , alors n est pair.

4.6 -Raisonnement par récurrence :


Proposition :
Soit P (n) une fonction propositionnelle qui dépend d’un entier naturel n et n0 ∈ N.
Si la proposition P (n0 ) est vraie et si l’implication P (n) ⇒ P (n + 1) est vraie pour tout n ⩾ n0
”(fixé)”, alors la proposition P (n) est vraie, pour tout n ⩾ n0

11
Application :
(1) Montrer par récurrence que pour tout n ∈ N∗ :
a-
n(n + 1)
1 + 2 + ... + n =
2
b-
2
2 2 2 n(n+1)(2n+1)
1 + 2 + ... + n =
6
c-
n2 (n + 1)2
13 + 23 + . . . + n3 =
∗4
d-
n(n + 1)(n + 2)
1 × 2 + 2 × 3 + . . . + n × dn + 1) =
3
2
(2) Soit (a, b) ∈ R∗+ avec (a ̸= b) Montrer que :
a-
n(n − 1) 2
(∀n ∈ N); 1 + na + a ⩽ (1 + a)n
2
b- n
an + b n

a+b
(∀n ∈ N) : ⩽
2 2
(3) Montrer par récurrence que :
23/ 52n+1 + 2n+4 + 2n+1

(∀n ∈ N);

12

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