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Théorie des capitaux propres et marchés financiers

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2024-2025

INTITULÉ DU COURS : THEORIE DES CAPITAUX PROPRES

Enseignant : YAO KOUMA

Présenter par : FOFANA SIE IDRISS

DJORO YANN LIONNEL DARYLL

DOH MIWA KARELLE

MASTER 1 FINANCE
SOMMAIRE
INTRODUCTION ................................................................. Erreur ! Signet non défini.

I. HISTORIQUE DES MARCHES FINANCIERS ................... Erreur ! Signet non défini.

II. LES MARCHES FINANCIERS ........................................ Erreur ! Signet non défini.

III. LES DIFFERENTS LES INSTRUMENTS FINANCIERS ... Erreur ! Signet non défini.

IV. LES MODELES D’ÉVALUATION DES ACTIFS ............... Erreur ! Signet non défini.

V. LES RISQUES SUR LES MARCHES FINANCIERS............ Erreur ! Signet non défini.

VI. THEORIES DES MARCHES FINANCIERS.................... Erreur ! Signet non défini.

VII. LES ACTEURS DU MARCHE ...................................... Erreur ! Signet non défini.

BIBLIOGRAPHIE ................................................................. Erreur ! Signet non défini.

CONCLUSION .................................................................... Erreur ! Signet non défini.


INTRODUCTION
Les marchés financiers jouent un rôle central dans les économies modernes, facilitant la
circulation des capitaux entre entreprises, gouvernements et investisseurs. Ils permettent aux
entreprises de lever des fonds pour financer leurs projets, tandis que les investisseurs peuvent
optimiser leurs rendements et gérer les risques. La théorie des marchés financiers s’appuie sur
des concepts clés comme l’efficience des marchés, la relation entre risque et rendement, et les
modèles d’évaluation des actifs.

I. HISTORIQUE DES MARCHES FINANCIERS


Les marchés financiers remontent à l’Antiquité, avec une évolution marquée par la création des
premières bourses au Moyen Âge. Leur développement a été accéléré par l’industrialisation et
les révolutions technologiques, telles que la négociation électronique. Aujourd’hui, ils sont plus
mondialisés et complexes, avec des instruments variés comme les actions, obligations, et
produits dérivés, échangés sur les marchés primaires et secondaires.

Au XVIe siècle, l'établissement des premières bourses de commerce à Bruges et à Anvers a


marqué un tournant décisif. Ces institutions permettaient aux marchands d’acheter et de vendre
des titres de créance et des contrats commerciaux. Au XVIIe siècle, avec l'essor de la
Compagnie néerlandaise des Indes orientales, la première société par actions, Amsterdam a vu
apparaître la première bourse moderne, favorisant la spéculation et l'échange d'actions.

Le XVIIIe et le XIXe siècles ont été caractérisés par l'industrialisation et la croissance


économique, provoquant une expansion des marchés financiers. La Bourse de Londres, fondée
en 1801, est devenue un centre majeur du commerce des actions et des obligations.
Parallèlement, la création de banques d'investissement et de compagnies d'assurance a renforcé
l'interconnexion entre les marchés financiers et le secteur économique.

Le XXe siècle a été marqué par des événements marquants tels que la Grande Dépression de
1929, qui a mis en lumière les risques inhérents aux marchés financiers et a conduit à des
réformes réglementaires aux États-Unis, comme la création de la Securities and Exchange
Commission (SEC). Les années suivantes ont été marquées par un développement
technologique rapide, avec l'introduction de la négociation électronique dans les années 1970,
transformant le paysage des marchés.

Aujourd'hui, les marchés financiers sont plus mondialisés et interconnectés que jamais,
influencés par des facteurs économiques, politiques et technologiques. L'émergence de
nouvelles classes d'actifs, comme les crypto monnaies, et le rôle croissant des investisseurs
institutionnels témoignent de l'évolution continue de ces marchés.

II. LES MARCHES FINANCIERS

1. Marché primaire
C'est le marché où les instruments financiers sont émis pour la première fois. Les entreprises et
les gouvernements lèvent des fonds en vendant des actions ou des obligations directement aux
investisseurs.

Dans le cadre du marché primaire, les transactions se déroulent entre les émetteurs de titres (comme
une entreprise qui émet de nouvelles actions ou obligations) et les investisseurs initiaux (institutions,
particuliers ou autres entités), qui achètent ces titres directement de l'émetteur.

Le marché primaire revêt une importance capitale dans l'économie et le financement des entreprises
pour plusieurs raisons :

• Levée de capitaux pour les entreprises

Le marché primaire permet aux entreprises de lever des fonds pour financer leurs projets
d'investissement, tels que l'expansion des activités, la recherche et développement, ou l'acquisition de
nouvelles technologies. En émettant des actions ou des obligations, elles obtiennent les liquidités
nécessaires pour soutenir leur croissance sans recourir aux prêts bancaires traditionnels, ce qui peut
alléger leur coût d'endettement.

• Financement des États

Les gouvernements utilisent également le marché primaire pour émettre des obligations d’État (comme
les bons du Trésor) afin de financer leurs dépenses publiques, réduire le déficit budgétaire, ou investir
dans des projets d’infrastructure. Ce mécanisme permet aux États de mobiliser des ressources
financières auprès des investisseurs locaux et étrangers.
• Accroissement de la participation des investisseurs

Le marché primaire ouvre de nouvelles opportunités aux investisseurs de participer à la croissance des
entreprises dès leurs premières étapes de financement. Par exemple, en souscrivant à une Introduction
en Bourse, les investisseurs peuvent acquérir des actions à un prix d'émission potentiellement
avantageux avant que l'entreprise ne soit cotée en bourse.

• Amélioration de la liquidité du marché secondaire

Une fois les titres émis sur le marché primaire, ils sont ensuite négociés sur le marché secondaire. Cela
crée un cycle vertueux où la liquidité est alimentée par une offre continue de nouveaux titres. Le marché
primaire nourrit ainsi le marché secondaire, qui à son tour fournit aux investisseurs la possibilité de
vendre ou d'acheter des titres facilement.

• Signal positif pour la santé économique

L’activité sur le marché primaire est souvent perçue comme un baromètre de la confiance économique.
Un marché primaire dynamique, marqué par des introductions en bourse réussies et de nombreuses
émissions obligataires, reflète généralement une confiance accrue dans l’économie, car les entreprises
et les gouvernements sont en mesure de lever des capitaux importants.

En somme le marché primaire est une pierre angulaire des marchés financiers, jouant un rôle crucial
dans le financement des entreprises, des gouvernements et d'autres institutions. Il permet la création de
nouveaux titres financiers, assure la levée de fonds pour des projets de croissance et d'investissement,
et stimule l'activité sur les marchés secondaires en fournissant des liquidités. C’est un mécanisme
essentiel pour le bon fonctionnement de l’économie globale, en connectant les entités ayant besoin de
capital avec les investisseurs en quête d’opportunités.

2. Marché secondaire

Une fois émis, ces titres sont échangés entre investisseurs, offrant liquidité et ajustement des
prix en fonction de l’offre et de la demande. C'est sur ce marché que se déroulent la majorité
des transactions financières quotidiennes.

Exemples de marchés secondaires bien connus sont les bourses de valeurs comme le New York
Stock Exchange (NYSE), où les actions cotées peuvent être achetées et vendues en fonction de
l’offre et de la demande.
Le marché secondaire joue un rôle fondamental dans le système financier pour plusieurs raisons
clés :

• Liquidité des titres financiers


L'une des principales fonctions du marché secondaire est de fournir de la liquidité aux
investisseurs. Les actions, obligations ou autres titres peuvent être rapidement achetés ou
vendus, permettant aux investisseurs de transformer leurs actifs en argent liquide facilement.
Cela rend les marchés financiers attractifs, car les investisseurs peuvent ajuster leurs
portefeuilles en fonction de leurs besoins ou des conditions de marché.

• Évaluation des actifs


Le marché secondaire établit un prix de marché pour les titres financiers en fonction de l'offre
et de la demande. Ce prix reflète la perception des investisseurs sur la valeur d’un actif à un
moment donné, en prenant en compte divers facteurs tels que la performance de l’entreprise,
les conditions économiques, et les perspectives futures. Ce processus continu de tarification est
essentiel pour la transparence et l’efficience du marché financier.

• Réduction du risque pour les investisseurs


En offrant la possibilité de vendre des actifs à tout moment, le marché secondaire réduit le
risque d'illiquidité pour les investisseurs. Cela encourage une plus grande participation des
investisseurs sur les marchés financiers, car ils savent qu'ils ne sont pas obligés de conserver
leurs investissements jusqu'à leur échéance.

• Favoriser l’accès au capital pour les entreprises


Bien que les entreprises ne lèvent pas directement des capitaux sur le marché secondaire (ce
rôle étant réservé au marché primaire), un marché secondaire liquide et actif permet de renforcer
la confiance des investisseurs. Cela donne aux entreprises la possibilité d'accéder plus
facilement à des capitaux futurs par le biais d’émissions supplémentaires d’actions ou
d'obligations sur le marché primaire, car les investisseurs savent qu'ils pourront vendre ces titres
sur le marché secondaire.

• Régulation et transparence
Les marchés secondaires sont généralement très réglementés, ce qui assure une transparence
accrue dans les transactions. Les bourses de valeurs comme le NYSE ou Euronext imposent des
règles strictes de divulgation d’informations financières aux entreprises cotées, garantissant
ainsi aux investisseurs un accès équitable aux informations. Cette transparence réduit les risques
de manipulation des marchés et accroît la confiance des participants.

• Répartition des ressources économiques


Le marché secondaire aide à répartir les ressources économiques de manière plus efficace.
Lorsque les investisseurs échangent des titres, le marché permet aux capitaux de circuler là où
ils sont perçus comme ayant la plus grande valeur, c’est-à-dire dans les entreprises ou secteurs
les plus performants. Cela favorise l'allocation optimale des ressources au sein de l'économie.

En conclusion le marché secondaire joue un rôle crucial dans le fonctionnement des marchés
financiers en permettant aux investisseurs d'échanger des titres financiers déjà émis avec une
grande liquidité. Il assure la formation continue des prix des actifs, offrant ainsi une évaluation
transparente et en temps réel des entreprises et des obligations. De plus, il réduit le risque pour
les investisseurs, facilite l'accès au capital pour les entreprises et favorise une répartition plus
efficace des ressources économiques.

III. LES DIFFERENTS LES INSTRUMENTS FINANCIERS

Les actifs financiers constituent l'épine dorsale des marchés financiers et des investissements.
Ils représentent une variété de droits financiers, de créances et de propriétés, que ce soit pour
un individu, une entreprise ou une institution. Chacun de ces actifs se caractérise par des
propriétés spécifiques en termes de liquidité, de risque, de rendement, et de nature de leur
détention. Ils sont généralement classés en plusieurs grandes catégories.

❖ Actions

Les actions représentent une part de propriété dans une entreprise. Lorsque vous achetez une
action, vous devenez actionnaire et avez un intérêt direct dans les performances de l'entreprise.
En tant qu'actionnaire, vous pouvez participer aux décisions importantes de l'entreprise lors des
assemblées générales, comme l'élection des membres du conseil d'administration.

❖ Obligations
Les obligations sont des titres de créance émis par des entreprises ou des gouvernements pour
emprunter de l'argent. En achetant une obligation, vous prêtez de l'argent à l'émetteur en
échange de paiements d'intérêts. Il existe plusieurs types d’obligation :

• Obligations d’État : Émises par des gouvernements, elles sont généralement considérées
comme plus sûres, notamment celles des pays stables économiquement.
• Obligations d’entreprises : Émises par des sociétés, elles présentent un rendement
potentiellement plus élevé, mais un risque plus important que les obligations d’État.
• Obligations à taux fixe et variable : Les obligations à taux fixe versent des intérêts
constants, tandis que celles à taux variable ajustent les paiements en fonction des
conditions du marché.

❖ Les matières premières

Les matières premières incluent des actifs physiques tels que l’or, l’argent, le pétrole, le gaz
naturel, les produits agricoles (blé, café, maïs), etc. Ces actifs sont échangés sur des marchés
spécifiques (bourses de matières premières) et peuvent servir à des fins spéculatives ou comme
couverture contre l’inflation et les incertitudes économiques. Nous pouvons cités :

• Matières premières précieuses : L’or et l’argent sont souvent considérés comme des
valeurs refuges en temps de crise économique.
• Énergies : Le pétrole et le gaz sont des matières premières stratégiques, dont la demande
et le prix fluctuent fortement en fonction de l'économie mondiale.
• Produits agricoles : Ces actifs sont influencés par des facteurs climatiques, politiques et
économiques.

IV. LES MODELES D’ÉVALUATION DES ACTIFS

Les modèles d’évaluation des actifs financiers jouent un rôle crucial dans la finance moderne,
en fournissant aux investisseurs, aux entreprises et aux institutions financières des outils pour
estimer la valeur des actifs et prendre des décisions d’investissement éclairées. Ces modèles
visent à déterminer la valeur actuelle des actifs financiers, en prenant en compte divers facteurs
tels que le risque, le rendement attendu et les flux de trésorerie futurs.

Voici quelques-uns des principaux modèles d'évaluation des actifs financiers :

❖ Modèle d’Évaluation des Actifs Financiers (MEDAF)

Le Modèle d'Évaluation des Actifs Financiers (Capital Asset Pricing Model - CAPM) est l'un
des modèles les plus couramment utilisés pour évaluer le rendement attendu d'un actif financier
en fonction de son niveau de risque.

Le MEDAF repose sur l'idée que les investisseurs doivent être récompensés par un rendement
supplémentaire pour avoir pris plus de risques. Le beta mesure la volatilité d’un actif par rapport
au marché. Un beta supérieure à 1 indique que l'actif est plus risqué que le marché, tandis qu'un
beta inférieur à 1 indique qu'il est moins risqué.

Le MEDAF permet d’établir un lien entre le risque systématique (lié à des facteurs de marché
généraux) et le rendement espéré d’un actif. Il est largement utilisé pour évaluer le coût des
fonds propres d'une entreprise et pour mesurer le rendement ajusté au risque des portefeuilles
d'investissement.

❖ Modèle des Flux de Trésorerie Actualisés (MFTA)

Le Modèle des Flux de Trésorerie Actualisés (Discounted Cash Flow - DCF) est une méthode
d'évaluation qui estime la valeur d'un actif ou d'une entreprise en actualisant les flux de
trésorerie futurs générés par cet actif à leur valeur présente.

Ce modèle est très flexible et peut être utilisé pour évaluer les entreprises, les projets
d'investissement, ainsi que d'autres actifs financiers. Le MFTA est particulièrement utile pour
évaluer des entreprises ou projets d'investissement qui ne versent pas de dividendes ou qui
génèrent des flux de trésorerie variables. Il est largement employé dans les fusions-acquisitions,
les analyses financières d'entreprises et les décisions d'investissement à long terme.

❖ Modèle de Fama-French

Le Modèle à Facteurs Multiples de Fama et French est une extension du MEDAF, qui inclut
des facteurs supplémentaires pour expliquer les rendements des actions. Ce modèle prend en
compte non seulement le risque de marché (beta) mais également d'autres facteurs comme la
taille des entreprises et la [Link] y a trois facteurs dans le modèle Fama-French :

• Rendement du marché : Comme dans le MEDAF, il mesure le rendement attendu basé


sur le risque systématique.
• Facteur de taille : Il distingue les petites entreprises des grandes. Les petites entreprises
tendent à avoir des rendements supérieurs.
• Facteur de valeur : Il mesure la différence entre les entreprises ayant une forte valeur
comptable par rapport à leur valeur de marché (entreprises dites « value ») et celles
ayant une faible valeur comptable (entreprises dites « growth »).
Ce modèle a montré que les petites entreprises et les entreprises de « valeur » ont tendance à
générer des rendements supérieurs à long terme. Il offre donc une vision plus précise du
rendement attendu que le MEDAF.

Les modèles d’évaluation des actifs sont essentiels pour comprendre et analyser les décisions
d’investissement dans un environnement de marché incertain. Que ce soit à travers le MEDAF
pour mesurer le rendement attendu en fonction du risque, le MAD pour évaluer les actions en
fonction des dividendes, ou encore le MFTA pour actualiser les flux de trésorerie futurs, ces
modèles permettent aux investisseurs d’évaluer la juste valeur des actifs et de prendre des
décisions éclairées.
V. LES RISQUES SUR LES MARCHES FINANCIERS

Les marchés financiers offrent des opportunités de rendements élevés, mais ils comportent
également une série de risques que les investisseurs doivent comprendre et gérer pour éviter de
lourdes pertes. Ces risques sont inhérents à la volatilité et à l'incertitude des marchés et peuvent
affecter la valeur des actifs financiers. Voici les principaux types de risques sur les marchés
financiers :

• Risque de marché

Le risque de marché est la possibilité que la valeur d'un investissement diminue en raison de
fluctuations des variables de marché comme les prix des actions, les taux d'intérêt, ou les cours
des devises. Ce risque peut être causé par plusieurs facteurs, notamment les chocs économiques,
les politiques monétaires, ou encore les tensions géopolitiques.

• Risque de crédit

Le risque de crédit désigne la probabilité que l'émetteur d'une obligation ou un emprunteur ne


puisse pas honorer ses engagements de paiement des intérêts ou de remboursement du principal.
Ce type de risque est particulièrement présent sur le marché des obligations et du crédit.

• Défaut de paiement : Si l’émetteur d’une obligation fait faillite ou n'est pas en mesure
de rembourser les investisseurs, cela entraîne des pertes pour les détenteurs
d'obligations.
• Dégradation de la note de crédit : Une baisse de la note de crédit d’un émetteur (par les
agences de notation comme Moody's ou Standard & Poor's) peut entraîner une baisse
du prix de ses obligations.
• Risque de liquidité

Le risque de liquidité se produit lorsque les investisseurs ne peuvent pas vendre un actif
rapidement sans subir une perte significative. Ce type de risque survient généralement dans
des marchés moins actifs, où les volumes de transactions sont faibles.

• Illiquidité des actifs : Certains titres, comme les obligations d'entreprises peu connues
ou les actions de petites entreprises non cotées, peuvent être difficiles à vendre sur le
marché sans réduire leur prix.
• Gel des marchés : Dans des crises financières majeures, comme celle de 2008, les
marchés peuvent perdre temporairement leur liquidité, empêchant les investisseurs de
vendre leurs actifs.

Les marchés financiers sont exposés à une grande diversité de risques, allant du risque de
marché et de crédit au risque systémique et politique. La gestion efficace de ces risques est
essentielle pour maintenir la stabilité financière et assurer des rendements optimaux pour
les investisseurs.

VI. THEORIES DES MARCHES FINANCIERS

Les marchés financiers sont étudiés à travers plusieurs théories économiques qui tentent de
comprendre comment les prix des actifs financiers sont déterminés, comment les investisseurs
prennent leurs décisions et quels sont les facteurs influençant ces marchés. Ces théories ont
évolué au fil du temps, en réponse aux développements des pratiques financières et des
événements économiques. Voici les principales théories des marchés financiers :

➢ La théorie de l'efficience des marchés

La théorie des marchés efficients (Efficient Market Hypothesis, EMH), développée par Eugene
Fama dans les années 1960, stipule que les prix des actifs financiers reflètent en permanence
toutes les informations disponibles sur le marché. Selon cette théorie, Un marché financier est
dit efficient si et seulement si l’ensemble des information concernant chaque actif financier coté
sur ce marché est immédiatement intégré dans le prix de cet actif.

Principes de base :
• Les marchés sont efficients lorsque les prix des actifs intègrent toutes les informations
pertinentes.
• Les anomalies de marché ou les écarts de prix par rapport à la valeur intrinsèque d'un
actif sont temporaires et rapidement corrigés.
• Les investisseurs ne peuvent pas systématiquement obtenir des rendements supérieurs
aux rendements moyens du marché, sauf en prenant plus de risques.

Trois formes d'efficience :

• Efficience faible : Les prix reflètent toutes les informations passées sur les prix des actifs
(données historiques).
• Efficience semi-forte : Les prix intègrent toutes les informations publiques disponibles
(rapports financiers, actualités économiques).
• Efficience forte : Les prix intègrent toutes les informations, y compris les informations
privées (non accessibles au public).

➢ La théorie du portefeuille moderne (Modern Portfolio Theory, MPT)


La théorie moderne du portefeuille développé par Markowitz (frontière efficiente) est un
modèle d'allocations d'actifs visant à optimiser le couple rendement / risque d'un portefeuille
boursier. Cette théorie permet de sélectionner des actifs dans une optique de diversification.

Principes de base :

• Les investisseurs doivent choisir un portefeuille qui maximise le rendement attendu


pour un niveau de risque donné, ou qui minimise le risque pour un rendement attendu
donné.
• Le risque d'un portefeuille ne dépend pas uniquement du risque de chaque actif
individuel, mais aussi de la corrélation entre les actifs.
• En combinant des actifs qui ne sont pas parfaitement corrélés, les investisseurs peuvent
réduire la volatilité globale de leur portefeuille.

➢ Le modèle d'évaluation des actifs financiers (MEDAF)

Le modèle d'évaluation des actifs financiers (MEDAF) ou, en anglais, Capital Asset Pricing
Model (MEDAF) est un modèle financier développé par William Sharpe, John Lintner, et Jan
Mossin dans les années 1960 utilisé pour évaluer le risque d'investissement et les taux de
rendement par rapport à l'ensemble du marché. Vous pouvez utiliser le MEDAF pour évaluer
un actif individuel ou un portefeuille d'actifs en utilisant un modèle linéaire.

Principes de base :

• Le rendement attendu d'un actif financier est fonction du risque systématique de cet
actif, mesuré par un indicateur appelé bêta (β).
• Le modèle postule que les investisseurs sont uniquement compensés pour le risque
systématique, c'est-à-dire le risque lié au marché global, et non pour le risque spécifique
à un actif particulier, qui peut être éliminé par diversification.

➢ La théorie des perspectives (Prospect Theory)

La théorie des perspectives en anglais : Prospect theory) est une théorie


économique développée par Daniel Kahneman et Amos Tversky en 1979. Cette théorie est
fondatrice de l'économie comportementale et de la finance comportementale et constitue l'une
des premières théories économiques construite à partir de travaux expérimentaux. À partir
d'expériences de laboratoire, elle décrit la manière dont les individus évaluent de façon
asymétrique leurs perspectives de perte et de gain.

Principes de base :

• Les investisseurs ont tendance à être plus sensibles aux pertes qu'aux gains, ce qui les
conduit à prendre des décisions irrationnelles ou biaisées. Ce phénomène est connu sous
le nom d'aversion à la perte.
• Les investisseurs évaluent leurs gains et pertes par rapport à un point de référence, plutôt
que sur une base absolue.
• Les décisions d’investissement sont influencées par des biais cognitifs, tels que l'excès
de confiance, l'heuristique de disponibilité, et le biais de confirmation.

Implications pour les marchés :

• Les marchés financiers ne sont pas toujours rationnels, et les prix des actifs peuvent
dévier de leur valeur intrinsèque en raison des comportements irrationnels des
investisseurs.
• Les bulles spéculatives et les krachs boursiers peuvent être expliqués par des
comportements de troupeau et des réactions émotionnelles excessives des investisseurs.

Les théories des marchés financiers sont nombreuses et reflètent la complexité des
comportements économiques et des marchés eux-mêmes. Chaque théorie apporte une
perspective unique sur la manière dont les prix des actifs sont déterminés, comment les risques
sont gérés, et comment les investisseurs réagissent aux incertitudes.

VII. LES ACTEURS DU MARCHE

Pour réussir une recette il convient de disposer des bons ingrédients... Sur un marché financier
qui fonctionne de façon efficiente, il faut des investisseurs qui placent leur argent en bourse,
des émetteurs qui viennent chercher de l'argent, des intermédiaires qui facilitent leur
rencontre et un régulateur qui joue le rôle de mode d'emploi.

1. Les Régulateurs

Les autorités de marchés (ou instances de régulation) sont des institutions qui assurent la
surveillance des marchés et de leurs acteurs... Ce sont des autorités publiques indépendantes
qui ont pour mission de veiller à la protection des investisseurs et au bon fonctionnement des
marchés financiers. Chaque pays a sa propre autorité de marchés : En France, il s'agit de
l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui a été créée en 2003 et qui a succédé à la
Commission des Opérations de Bourse (COB). Ses trois missions premières sont la protection
de l'épargne investie dans les instruments financiers, l'information des investisseurs et le bon
fonctionnement des marchés d'instruments financiers

A quoi sert L'AMF ? L'organisme a quatre prérogatives :


• La réglementation : l'AMF réglemente les opérations financières et l'information
diffusée par les sociétés cotées.
• L’autorisation : l'AMF autorise la création des produits d'épargne collectifs (OPCVM)
et leur présentation aux investisseurs.
• La surveillance : l'AMF définit les principes d'organisation et de fonctionnement sur
les marchés et leurs infrastructures. L'AMF s'assure que les entreprises de marchés, les
systèmes de règlement-livraisons, les dépositaires centraux (Euroclear France) et les
chambres de compensation (Clearnet) respectent les règles.
• La sanction : la Commission des Sanctions de l'AMF a le pouvoir de sanctionner les
Prestataires de Services d'Investissement. Elle fixe les règles de bonne conduite et les
obligations que doivent respecter ces prestataires.

2. Les Investisseurs

Parmi les investisseurs qui placent leur argent, les particuliers ont un rôle clé par le biais de la
gestion de leur épargne. Ce sont soit des personnes privées, soit des clubs d'investissement qui
regroupent les actionnaires individuels et qui recherchent la meilleure performance pour leur
argent en plaçant leurs économies en bourse dans les sociétés cotées.

Les entreprises peuvent aussi investir directement en bourse pour placer leur trésorerie ou se
prémunir, "se couvrir" dans le jargon financier, face à un risque en devises ou de taux d'intérêt...

Enfin, dernière catégorie à mentionner au sein des investisseurs, les "institutionnels" pèsent de
plus en plus lourd dans la balance, à savoir les fonds de pension, souvent anglo-saxons, qui
placent l'argent de leurs clients, les banques ou les sociétés d'assurance qui viennent investir
leurs liquidités, mais aussi les gérants de placement collectif (fonds ou Sicav) et les fonds
spéculatifs (hedge funds).

3. Les Emetteurs

Du côté des émetteurs, on retrouve donc les entreprises qui viennent financer leurs projets en
bourse en levant des capitaux propres (actions) ou en empruntant (obligations)...

L'Etat français qui est fortement endetté est aussi un très gros émetteur puisqu'il doit se
refinancer périodiquement sur les marchés via des émissions de titres dont le pilotage revient à
l'Agence France Trésor. Les titres d'Etat se retrouvent ainsi placés dans les portefeuilles des
investisseurs institutionnels français ou étrangers.

Enfin, les institutions financières, comme les banques d'investissements, émettent sur les
marchés des produits financiers qui sont des outils de couverture de risque, d'épargne ou de
spéculation comme les Warrants ou les Certificats.

4. Les Intermédiaires

Parmi les intermédiaires on retrouve tout d'abord les entreprises de marché comme Euronext
qui chapeaute les bourses de Paris, Lisbonne, Bruxelles et Amsterdam et qui sont réglementées
et soumises aux autorités de surveillance. Euronext Paris pilote les marchés réglementés,
principalement l'Eurolist sur lequel on retrouve toutes les grandes valeurs de la cote, mais aussi
non réglementés (Euronext Growth, Euronext Access) qui sont soumis à un code moins strict,
notamment en ce qui concerne les informations des émetteurs.

En second lieu, les membres des marchés (banques, courtiers...) sont des prestataires de services
d'investissement (PSI). Ce sont eux qui sont autorisés à transmettre et à traiter les ordres de
bourse sur les marchés. Ils sont agréés par les autorités de régulation et agissent pour leurs
clients ou leur propre compte. Ils sont habilités à ouvrir des comptes au nom de leurs clients, à
recevoir et conserver des titres et des espèces.
Les compensateurs, enfin, sont des établissements qui se chargent des opérations de règlement
/ livraison de titres sur les marchés : systèmes ou chambres de compensation, etc... Une fois que
les ordres sont exécutés, les compensateurs assurent le transfert des titres à livrer aux acheteurs
et le règlement des sommes dues aux vendeurs. Les acheteurs seront livrés et les vendeurs payés
dans des délais réglementaires propres à chaque marché.
BIBLIOGRAPHIE
Bachelier, L. (1900). Théorie de la spéculation. Gauthier-Villars.

Fama, E. F. (1970). Efficient capital markets: A review of theory and empirical work. Journal
of Finance, 25(2), 383-417.

Markowitz, H. (1952). Portfolio selection. The Journal of Finance, 7(1), 77-91.

Sharpe, W. F. (1964). Capital asset prices: A theory of market equilibrium under conditions of
risk. The Journal of Finance, 19(3), 425-442
CONCLUSION
La théorie des marchés financiers offre des outils essentiels pour comprendre et anticiper les
mouvements des marchés, gérer les risques et optimiser les investissements. En combinant les
modèles d’évaluation traditionnels et les avancées récentes en finance comportementale, les
acteurs du marché peuvent mieux naviguer dans un environnement incertain.
Table des matières
INTRODUCTION ................................................................. Erreur ! Signet non défini.

I. HISTORIQUE DES MARCHES FINANCIERS ................... Erreur ! Signet non défini.

II. LES MARCHES FINANCIERS ........................................ Erreur ! Signet non défini.

1. Marché primaire ...................................................... Erreur ! Signet non défini.

2. Marché secondaire .................................................. Erreur ! Signet non défini.

III. LES DIFFERENTS LES INSTRUMENTS FINANCIERS ... Erreur ! Signet non défini.

IV. LES MODELES D’ÉVALUATION DES ACTIFS ............... Erreur ! Signet non défini.

V. LES RISQUES SUR LES MARCHES FINANCIERS............ Erreur ! Signet non défini.

VI. THEORIES DES MARCHES FINANCIERS.................... Erreur ! Signet non défini.

VII. LES ACTEURS DU MARCHE ...................................... Erreur ! Signet non défini.

1. Les Régulateurs ........................................................ Erreur ! Signet non défini.

2. Les Investisseurs ....................................................... Erreur ! Signet non défini.

3. Les Emetteurs .......................................................... Erreur ! Signet non défini.

4. Les Intermédiaires .................................................... Erreur ! Signet non défini.

BIBLIOGRAPHIE ................................................................. Erreur ! Signet non défini.

CONCLUSION .................................................................... Erreur ! Signet non défini.

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