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Taux horaire dans les travaux publics

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CHAP I : L’ENVIRONNEMENT DE TRAVAUX PUBLICS

I.1. Entreprise de travaux publics


I.1.1 Entreprise

Une entreprise se définit comme toute application de l’activité


humaine qui consiste à combiner l’emploi de forces diverses pour
atteindre un objectif déterminé. Dans la pratique, quelle que soit sa
constitution juridique, une entreprise est un groupement de moyens (des
hommes, des machines, des produits, des savoirs et des savoir-faire),
destinés à répondre efficacement et durablement aux contraintes fixées
par le marché et celles de sa propre survie dans un contexte de
concurrence.

Les objectifs à atteindre sont multiples :

 Satisfaire le client par un produit correspondant à ses exigences ;


 Dégager des profits en réalisant les produits ;
 Donner confiance au client, de façon à lui donner envie de travailler
à nouveau avec l’entreprise.

La création d’une entreprise répond à plusieurs obligations :

 Volonté de création et d’engagement sur le long terme ;


 Capacité à mettre à disposition les moyens pour atteindre les
objectifs ;
 Existence d’un marché pérenne.

I.1.2 Le marché

Le marché des travaux publics, comme son nom l’indique, est


subordonné à la commande publique et à ses aléas. Il est largement
dépendant de la politique menée par les différentes couches
administratives en matière d’aménagement du territoire : le
gouvernement national (ministère des infrastructures travaux publics et
reconstruction), les gouvernements provinciaux à travers leurs structures
ou encore certains ministères tels que celui de l’agriculture (routes pour
desserte agricoles), du tourisme (route pour mettre en valeur un site
touristique), de mines, etc…, l’Etat représente en volume la majorité des
commandes de travaux du secteur. Des fortes disparités existent entre les
régions, selon la contiguïté ou non de grands projets d’infrastructure. Le
volume d’affaires n’est pas non plus constant dans le temps, dépendant
aussi de la période pré ou post-électorale, plus ou moins propice aux
investissements publics. Les travaux privés apportent un complément très
inégal selon les régions mais minoritaire en volume financier. Les
politiques d’équipement, qu’elles soient publiques ou privées, sont aussi
touchées par la crise : les donneurs d’ordre n’investissent pas quand les
caisses sont vides.

Dans ce contexte, l’action politique au sens large est examinée à la loupe


par les entreprises soucieuses de se préparer aux évolutions de leur
propre marché.

I.1.3 Particularité du marché

Les ouvrages de travaux publics sont à la différence des autres


industries uniques dans leur conception, leur forme, leur environnement et
les conditions dans lesquelles ils peuvent être réalisés. Bien sûr, d’un
ouvrage à l’autre il y a des similitudes, mais celles-ci permettent rarement
d’envisager une industrialisation globale conduisant à le considérer
comme un produit de consommation. Ainsi, chaque ouvrage a ses
particularités et chaque ouvrage a son prix.

Le prix, c’est la problématique principale dans l’étude des marchés de


travaux publics. Il apparaît normal que tout acheteur de produit, au
moment où il contracte son achat, soit informé du prix qu’il va devoir
débourser pour l’acquérir. Dans les marchés de travaux publics, c’est
pareil, et le client doit connaître le prix de l’ouvrage qu’il s’apprête à
passer en commande au moment de passer la commande, c’est-à-dire
avant sa construction. Il est là le problème : l’ouvrage est unique et a son
prix. L’entreprise qui se propose de le construire est obligée de l’estimer
avec précision pour pouvoir postuler.

La détermination du prix passe par l’estimation du coût. Les bonnes


pratiques dans l’estimation des coûts de produits industriels conduisent à
créer des prototypes, à mesurer les quantités de ressources et de
matières entrant dans leur fabrication et à les estimer en valeur. Dans le
domaine des travaux publics, le prototype est fini lorsque l’ouvrage est
réalisé. Comme l’entreprise doit donner le prix pour que le client passe la
commande et que la commande précède la construction, il faut en
conséquence trouver d’autres moyens pour résoudre les problématiques
de l’étude.

I2. Lot, Ouvrages élémentaires et Mise en œuvre


La construction d’une route passe par la réalisation de plusieurs
ouvrages élémentaires qui constituent différents lots, la connaissance de
ces ouvrages élémentaires et différents lots, ainsi que leurs méthodes de
mise en œuvre, s’avère indispensable pour une meilleure estimation.
Les principaux lots et ouvrages élémentaires dans les travaux publics sont
les suivants :

 Les terrassements ;
 Les structures de chaussée ;
 Les annexes de la chaussée.

A côté de ces principaux lots et ouvrages élémentaires, nous en avons


d’autres tels que :

 Architecture de paysage ;
 Eclairage routier ;
 Postes et aires de contrôle routier ;
 Les mesures d’atténuation environnementales permanentes ;
 Ecrans antibruit ;
 Engazonnement ;
 Arboriculture ;
 Passage à niveau ;
 La signalisation routière.

Nous nous limiterons aux lots et ouvrages élémentaires principaux dans le


cadre de notre cours.

I.2.1 Les terrassements

Les terrassements comprennent l’ensemble des travaux de


déblai et de remblai exécutés pour donner à la route la forme déterminée
par les plans et profils en long et en travers jusqu’au niveau de la ligne
d’infrastructure.

Le déblai est la partie des terrassements comprenant le total de coupes


de terrain à faire dans les limites d’emprise suivant les plans et devis.

Le remblai est la partie des terrassements exécutés avec des matériaux


provenant des déblais, des excavations ou de bancs d’emprunt, et placés
sous la ligne d’infrastructure suivant les plans et devis.

Les terrassements comprennent aussi les travaux préparatoires tels que :

 La déforestation ;
 Le débroussaillage ;
 Le dessouchage ;
 Le décapage de la terre végétale ;
 Sous les remblais, l’exécution de sillons ou de redans lorsque la plus
grande pente du terrain naturel dépasse 20 centimètres par mètre ;
 Le compactage des sections à remblayer.
Mise en œuvre du terrassement

Déblai : on distingue dans l’exécution de déblais 4 phases essentielles :

 L’extraction ;
 Le changement ;
 Le transport ;
 La mise en remblai ou en dépôt.

Remblai : hormis les travaux préparatoires sous remblai, l’opération de


mise en remblai se décompose en trois phases essentielles :

 Le déchargement du camion transporteur ;


 Le régalage ;
 Le compactage.

I.2.2 Les structures de chaussée

La chaussée se présente comme une structure multicouche mise


en œuvre sur un ensemble appelé plate-forme support de chaussée,
constituée du sol terrassé, dit sol support, le plus souvent surmonté d’une
couche de forme.

La couche de forme, ne fait pas partie intégrante de la chaussée, a


plusieurs fonctions :

- Pendant les travaux, elle protège le sol support, contribue au


nivellement et permet la circulation des engins de chantier ;
- Elle permet de rendre plus homogènes les caractéristiques du sol
terrassé.

Les couches d’assise : l’assise de chaussée est généralement constituée


de deux couches, la couche de fondation, surmontée de la couche de
base. Ces couches en matériaux élaborés, le plus souvent liés (bitumes,
liants hydrauliques), pour les forts trafics, apportent à la chaussée la
résistance mécanique aux charges induites par le trafic. Elles répartissent
les pressions sur le support, afin de maintenir les déformations à ce niveau
dans les limites admissibles.

La couche de surface : la couche de surface est constituée :

- La couche de roulement, qui est la couche supérieure de la


chaussée sur laquelle s’exercent directement les agressions
conjuguées du trafic et du climat,
- Et le cas échéant d’une couche de liaison, entre les couches
d’assise et la couche de roulement
Dans le cas particulier des chaussées en béton de ciment, la dalle, qui
repose sur une couche de fondation, joue simultanément le rôle de couche
de surface et celui de couche de base.

Mise en œuvre des structures de chaussée

La couche de forme et les couches d’assises : hormis les travaux


préparatoires, on distingue généralement 4 phases dans leurs mises en
œuvre :

 Le transport des matériaux ;


 L’épandage et le nivellement des matériaux par couches d’épaisseur
uniforme ;
 L’humidification ou l’assèchement des matériaux en vue de
l’obtention de la teneur en eau optimale ;
 Le compactage des différentes couches.

La couche de surface :

Pour la chaussée souple : hormis les travaux préparatoires, on distingue


trois phases :

 Le transport de l’enrobé ;
 L’épandage mécanique et/ou manuel
 Le compactage de l’enrobé.

Pour la chaussée rigide : hormis les travaux préparatoires, on distingue 6


phases :

 Le coffrage (cas de coffrages fixes) ;


 La pose des armatures (cas du béton armé)
 Le transport du béton ;
 La mise en œuvre du béton ;
 Le traitement de surface ;
 La confection des joints

I3. Etapes du projet routier


Toute opération d’investissement routier connaît généralement 4
étapes principales :

 Les études ;
 L’exécution et le contrôle des travaux ;
 La mise en service et l’entretien ;
 La déconstruction et la reconstruction de l’ouvrage.

I.3.1 Les études


Avant sa réalisation et sa mise en service, tout projet routier
passe par une succession d’études au cours desquelles le projet prend une
forme de plus en plus élaborée.

Il existe généralement 4 étapes successives :

 L’étude préliminaire (EP) ;


 L’avant-projet sommaire (APS) ;
 L’avant-projet détaillé (APD) ;
 Le projet exécution

L’étude préliminaire (EP)

L’étude technique commence généralement par une recherche


de tracé.
Cette première phase d’étude s’appuie généralement sur des documents
existants (cartes ou photos) à l’échelle 1/50000 ou mieux 1/25000 ou
1/20000.

Elle comprend l’ensemble des recherches nécessaires


permettant d’identifier les diverses variantes possibles et favorables. Il
s’agit notamment de cerner les questions relatives à la planification
nationale, régionale et locale, ainsi que des problèmes de trafic. On réunit
également tous les renseignements qui caractérisent la région, tels que
les conditions topographiques, climaciques, démographiques, industrielles,
agricoles, forestières, etc.
Elle comporte les documents suivants :

- L’esquisse des divers tracés en situation ;


- Les profils en long généraux ;
- L’analyse du trafic et profil en travers type ;
- L’évaluation grossière du coût de construction ;
- Le rapport justificatif (mémoire descriptif de chaque variante).

Il résultera de cette étude une première élimination des variantes ne


convenant pas et une appréciation de la rentabilité des variantes
restantes.

L’avant-projet sommaire (APS)

Il se base sur les conclusions de l’étude préliminaire ; les plans


de situation utilisés sont au 1/5000, exceptionnellement au 1/10000.

A ce stade, il faut définir de façon beaucoup plus précise :


- Le caractère juridique de la route ;
- Les vitesses de base des différentes sections et les caractéristiques
géométriques qui leur sont liées ;
- Le ou les profils en travers types, les profils en travers courants à
l’échelle 1/200, 1/100 ou 1/50 ;
- Le tracé de l’axe (en plan et en profil en long) à l’échelle 1/5000 ou
1/10000 ;
- Les principes de réalisation des terrassements et de la chaussée
(avec sa constitution) ;
- Les principes du réseau d’assainissement et les ouvrages courants ;
- Les caractéristiques sommaires des principaux ouvrages d’art ;
- Les principes d’aménagement des carrefours ;
- L’inventaire des équipements (signalisation, équipements, annexes,
éclairage éventuel) ;
- L’avant-métré sommaire ;
- L’estimation des coûts de chaque partie de l’ouvrage.

On recherche en outre l’adaptation des tracés retenues à la


configuration du terrain, en tenant également compte de la nature sol, des
conditions hydrologiques et climatiques, des dangers éventuels et des
contraintes de constructions existantes. On indique aussi les modifications
à apporter éventuellement au réseau routier existant.

A l’issue de cette étude, la confrontation des variantes doit aboutir en


principe à la proposition d’une solution unique, justifiée dans le rapport
technique.

La sélection des variantes s’opère principalement sur la base des


considérations telles que :

- La longueur entre les points extrêmes ;


- L’altitude maximum atteinte ;
- Le volume approximatif des terrassements ;
- Le nombre et la nature des ouvrages d’art (éventuellement la
longueur cumulée des tunnels et surface en élévation cumulée des
viaducs) ;
- Le coût total de la construction.

La variante retenue comme la plus rationnelle réunira en général les


qualités suivantes :
- Elle sera la plus courte ;
- Elle comportera le moins d’ouvrages d’art ;
- Elle sera la moins exposée aux crues et aux éboulements ;
- Enfin, elle sera la plus la plus économique.

Avant de se prononcer définitivement, des reconnaissances locales (avec


un géologue) fourniront des renseignements pouvant influencer le choix
du meilleur tracé :

- Nature géologique et géotechnique des terrains ;


- Présence de nappes d’eau souterraines ;
- Présence de marécages ;
- Présence de glissements en cours ;
- Présence d’emprunts de matériaux (carrières) ;
- Conditions d’ensoleillement et ensablement.

L’avant-projet détaillé (APD)

Cette étude est un perfectionnement de la solution unique


retenue à l’issue de l’étude d’APS.

Les plans sont établis à l’échelle 1/1000 à 1/2000.


A part les documents courants de l’étape précédente, le dossier sera
accompagné de :

- Plan des emprises ;


- Avant-projet des ouvrages d’art ;
- Plan d’évacuation des eaux ;
- Plan de piquetage ;
- Plan de signalisation ;
- L’étude géotechnique ;
- L’étude hydrologique ;
- L’étude hydraulique ;
- L’étude hydrogéologique, si nécessaire ;
- Le détail estimatif.

Le projet d’exécution

Il se distingue essentiellement de l’avant-projet détaillé par la


représentation du terrain. Le tracé est matérialisé sur le terrain et les
profils en long et en travers sont directement levés in-situ au cours des
opérations d’implantation de l’axe.
Le dossier de projet d’exécution comprend :

- Les plans ;
- Le projet technique définissant les travaux à réaliser ainsi les modes
d’exécution, d’évaluation, de contrôle et de paiement des travaux ;
- Le dossier de soumission expliquant les modalités de réponses à la
consultation.

I.3.2 L’exécution et le contrôle des travaux

Après l’étape des études, vienne naturellement l’étape de


l’exécution et du contrôle des travaux.

L’exécution des travaux

L’exécution des travaux de construction de la route est


l’opération qui consiste à réaliser le projet routier conformément aux plans
et spécifications. Elle se décompose en :

 L’exécution de l’implantation de l’ouvrage ;


 L’exécution des terrassements ;
 L’exécution du corps de chaussée ;
 L’exécution des annexes de la chaussée.

Le contrôle des travaux

Le contrôle des travaux de construction de la route est


l’opération qui consiste à faire réaliser un projet routier conformément aux
plans et spécifications, il représente donc, pour le maître de l’ouvrage
l’assurance d’avoir un ouvrage conforme au projet qui a été conçu, ou à
l’objectif qui a été fixé. Il se décompose en :

 Contrôle d’implantation ;
 Contrôle de la qualité des matériaux ;
 Contrôle des conditions de mise en œuvre ;
 Réception des travaux ;
 Etablissement de la matricule (Document de synthèse final des
résultats et enseignements du contrôle).

I.3.3 La mise en service et l’entretien

Dès sa mise en service, la route se dégrade.


Lorsque la couche de roulement est en terre, les désordres sont souvent
spectaculaires, et leur développement est particulièrement rapide. Les
chaussées pourvues d’un revêtement s’usent également, pas plus que les
premières, elles ne sauraient se passer d’une surveillance et des soins
attentifs.

I.3.4 La déconstruction et la reconstruction de l’ouvrage

Les passages répétés d’essieux entraînent dans les corps de


chaussées, des phénomènes de fatigue qui finissent par en modifier
profondément l’état et le comportement. Lorsque la chaussée vieillit et
devient incapable de transmettre normalement les charges à la fondation,
sa déformabilité s’accroît et, parfois très rapidement, le processus aboutit
à sa ruine totale. On appelle déconstruction et reconstruction de la route,
le fait que l’ancienne chaussée, devenue inutile en tant que telle, est
enlevée ou conservée simplement comme couche de fondation.

I4. Avant-métré et Types d’estimations


I.4.1 En phase étude préliminaire

Une grande précision n’est pas exigée et l’estimation du coût des


travaux ne sera pas fondée sur un avant-métré des quantités, mais sur
des coûts kilométriques moyens ($/km) appliqués à des zones homogènes
de l’itinéraire.

Ces coûts kilométriques moyens sont obtenus en additionnant les coûts


kilométriques moyens ($/km) de :

- Terrassements ;
- Corps de chaussée ;
- Annexes de la chaussée.

Ces coûts kilométriques sont estimés par référence à des marchés


(antérieurs) de travaux publics ayant les caractéristiques géométriques
similaires aux tracés estimés et situés dans la même zone géographique
ou une zone géographique proche de celle des tracés.

Note : Pour le terrassement en particulier, les volumes varient en fonction


de la topographie du site, des caractéristiques géométriques (tracé en
plan, profils en long et en travers) de la route et des caractéristiques
géotechniques des sols en place. Les volumes peuvent varier dans de très
grandes proportions pour 1 km de section routière.

I.4.2 En phase avant-projet sommaire (APS)


Une précision plus grande est nécessaire, et la marge d’erreur
doit être limité à 20%, il n’est pas nécessaire de le faire sur tous les
postes, une attention particulière doit être accordée sur les postes
importants tels que :

 Les terrassements ;
 Le corps de chaussée.

Pour ces postes, il y a un coût important du transport de matériaux, le


principe de l’estimation est analogue à celui de la phase « étude
préliminaire » c’est-à-dire l’estimation par référence à des marchés
antérieurs, mais cette fois ci les quantités résultent d’un avant-métré et
non d’une estimation moyenne au kilomètre.

Pour les terrassements, les quantités à prendre en compte résultent des


cubatures et de l’étude du mouvement des terres.

Pour la chaussée, les quantités sont déterminées à partir du profil en


travers-type adopté et des longueurs d’application.

Le prix n’est plus au kilomètre d’une section routière, mais par ouvrage
élémentaire.

Ex : $/m3 de déblai, $/m3 de remblai ou $/m2 décapée.

I.4.2 En phase avant-projet détaillé (APD) et projet

Pour les travaux publics en général, chaque chantier routier est


un cas particulier qui requiert la constitution d’un ensemble de moyens de
production qui lui est propre et ces moyens sont mis en œuvre dans les
circonstances de temps et de lieu non reproductibles.

Exemple :

 Site : topographie, géotechnique, hydrologie, hydrogéologie, la


végétation, le climat, site urbain ou rural ;
 Les moyens mis en œuvre diffèrent selon les contraintes du site,
pour chaque terrain, il faut adapter les moyens de mise en œuvre ;
 La période : saison sèche ou de pluie.

Dans ce type d’entreprises, les études comportent nettement moins


d’articles à chiffrer et surtout moins de détails, ce qui rend d’une certaine
manière un peu plus facile à établir que dans le secteur du bâtiment.
L’étude détaillée des prix de cette phase fera l’objet de ce cours.

CHAP II : LES DOCUMENTS NÉCESSAIRES À L’ÉTUDE DES


PRIX
Avant toute estimation d’une affaire ou étude de prix, la première étape
va consister à se renseigner et à rassembler les documents nécessaires
pour effectuer correctement son travail.

Ces différents documents à rassembler sont liés :

 Aux travaux demandés (prestations demandées) ;


 Aux conditions d’exécution du chantier ;
 Aux options de réalisation.

Les documents nécessaires à l’étude

Nous retrouvons :
- Le tracé en plan
- Le profil en long
- Les profils en travers
Les plans du Les différents plans nous renseignent sur :
projet - La forme de l’ouvrage ;
- Les dimensions de l’ouvrage et de ses
annexes ;
- La localisation de l’ouvrage et des annexes ;
- La description sommaire de l’ouvrage et de
ses annexes.
Le CCTP précisera :
Le CCTP - La nature et la qualité des matériaux ;
- Les recommandations de mise en œuvre ;
- La localisation des ouvrages élémentaires.
Les caractéristiques géotechniques :
- Profil en travers : Horizons géotechniques
Etudes rencontrés, sol support, constitution du
géotechniques remblai ;
- Profil en long : les différentes strates,
classification des sols rencontrés.
- Délimitation des bassins versants de chaque
écoulement ;
- Détermination des caractéristiques
morphologiques des bassins versants ;
Etude - Détermination des débits de crue de chaque
hydrologique écoulement qui franchit le tracé ;
- Rétablissement de tous les écoulements par
des ouvrages hydrauliques.
Etude - Dimensionnement des ouvrages
hydraulique d’assainissement
Etude - Drainage profond de la route
hydrogéologique
Le CCAP regroupe l’ensemble des stipulations
d’ordre juridique et financières régissant l’exécution
du marché, telles que :
- Les conditions de règlement ;
Le CCAP - Les conditions de financement ;
- Les garanties ;
- Les conditions de livraison ;
- Les pénalités ;
- Les délais d’exécution.

Le Planning Le planning enveloppe sert à indiquer à chaque


enveloppe entreprise répondant au DAO les bornes qui lui sont
imposées pour réaliser les travaux.
PARTIE B : ETUDES DE PRIX
CHAP III : LES RESSOURCES DE PRODUCTION ET LEURS
COÛTS

III.1 LES RESSOURCES


III.1.1 Définition

On appelle « ressources » les éléments que l’entreprise va employer pour


concevoir et exécuter les ouvrages. Ces éléments sont classés en sept
catégories et se retrouvent dans les sous-détails :

 La main-d’œuvre de production ;
 La main-d’œuvre frais de chantier ;
 Les matériaux ;
 Le matériel ;
 Les sous-traitants ;
 L’encadrement ;
 Les charges d’exploitations.
Ces éléments sont en partie regroupés au sein d’un sous-détail de prix.

III.1.2 La main-d’œuvre de production

Ce sont des heures de main-d’œuvre fournies par des ouvriers travaillant


sur tout ou partie de l’ouvrage à exécuter. Ces heures directes sont
obtenues en multipliant le temps unitaire exprimé en heures ou centièmes
d’heure par la quantité de la tâche à exécuter.

Exemple : pour construire un mur en briques creuses de 20 cm


d’épaisseur et de 2 m de hauteur, le temps unitaire sera de 1,15 heure par
m2 construit. Si le devis prévoit une surface de mur de 87,65 m 2, le
nombre d’heures sera de :

87,65 m2x1,15h = 100,80h

On notera donc l’importance de la précision d’un temps unitaire, qui est


dans la majorité des cas d’origine statistique, c’est-à-dire issu de
l’expérience et des résultats des chantiers antérieurs. Certaines
entreprises ont parfois recours au chronométrage, soit pour vérifier
certains temps unitaires, soit pour les établir.

III.1.3 La main-d’œuvre frais de chantier

La main-d’œuvre frais de chantier est aussi appelée main-d’œuvre


indirecte ou improductive, par opposition aux heures prévues sur des
tâches de production. Elle est souvent négligée par les bureaux d’études
qui se concentrent en général sur les heures de production.

Ces heures sont également fournies par des ouvriers mais sur des tâches
de frais de chantier, c’est-à-dire des tâches qui ne sont pas directement
liées aux ouvrages ou parties d’ouvrage à construire, comme par exemple
les heures d’installation de la centrale à béton.

On utilisera également des temps unitaires pour en calculer le montant


total. Dans sa journée de travail, un ouvrier pourra consommer des heures
en production et des heures en frais de chantier : cela ne changera rien
pour son pointage journalier, mais ce distinguo sera utile pour la gestion.

III.1.4 Les matériaux

L’approvisionnement en matériaux, pour les travaux routiers, comprend


toutes les opérations de stockage et de transport nécessaires pour leur
acheminement depuis le lieu d’exploitation (emprunts et carrières) ou de
fabrication (centrales à béton, centrales d’enrobés, centrales de
traitement de graves, des ateliers de ferraillage, des ateliers de
préfabrication totale, etc.) jusqu’au lieu de mise en œuvre.

Les types de matériaux :

 Les matériaux non traités : fillers, sable, graves naturelles, tout-


venants concassés, gravillons ;
 Les mélanges : sols ciments, sols bitume, enrobés, bétons, graves-
ciment…….

Exprimés en m3, m2, ml, Tonne, ils sont introduits au niveau du sous-détail
avec des quantités unitaires généralement affectées d’un coefficient
modifiant la quantité de référence.

Ces quantités unitaires peuvent provenir des documents techniques


unifiés ou des pièces écrites du marché, dans lesquels le client impose une
formule du béton ou des quantités précises de telle ou telle fourniture.

Le coefficient est, dans la majeure partie des cas, d’origine statistique ; il


est obtenu en comparant les quantités réellement mises en place aux
quantités achetées.
Les coefficients habituellement rencontrés sont les suivants :

 Le foisonnement pour le transport des terres ;


 Le contre-foisonnement pour le compactage des terres ;
 Les chutes pour les aciers des armatures ;
 Le serrage pour le béton armé ;
 Les pertes pour les matériaux et les liquides ;
 Les réemplois et réutilisations pour les coffrages ;
 Les recouvrements pour les nappes d’acier, les géotextiles.

III.1.5 Le matériel

Toute construction, la plus modeste comme la plus élaborée, prévoit


l’utilisation de matériel. Ce matériel figure comme ressource dans les
sous-détails là où il est nécessaire.

Les types d’engins :

 Les engins de production : destinés couramment à extraire et


charger (plus rarement déplacer) des matériaux : pelle hydraulique,
chargeuse, chargeuse-pelleteuse, mini-pelle, mini-chargeuse,
bouteur, décapeuse ;
 Les engins de transport : utilisés pour déplacer des matériaux :
camion à gabarit routier, tombereau de chantier, motobasculeur ;
 Les matériels d’assistance à la production : facilitent, soit la mise en
œuvre des engins précédemment cités, soit celle des matériaux :
compacteur, niveleuse, finisseur, arroseuse, etc.

Le matériel affecté

Pour connaître d’une part la charge du matériel et d’autre part la durée de


location en jours, semaines ou mois de ce matériel, nous serons obligés de
faire figurer ce matériel sous forme de temps unitaire dans toutes les
tâches de l’étude où son utilisation est prévue. Ce temps unitaire est
calculé à partir du rendement du matériel.

Exemple :

Une pelle mécanique ayant un rendement effectif de 400 m 3/jour en


terrassement pleine masse aura un temps unitaire de : 8h / 400 m3 =
0,02 h/m3

Le matériel non affectable

Dans toute étude, nous rencontrerons du matériel affecté à des tâches


bien précises de production, et du matériel lui aussi nécessaire, mais qu’il
ne sera pas possible d’affecter à une tâche plutôt qu’à une autre. C’est le
cas, par exemple, des baraquements, des groupes électrogènes, ainsi que
des installations générales du chantier.

III.1.6 Le sous-traitant

Au début d’une étude, on ne sait pas encore si certaines tâches seront


exécutées par l’entreprise (travaux à l’entreprise) ou sous-traitées. Lors de
l’exécution, une tâche prévue pour être exécutée par l’entreprise dans le
budget pourra être sous-traitée sans difficultés, en tenant compte de
compensations budgétaires qui accompagnent ce changement.

III.1.7 L’encadrement

Le cadre responsable pour le futur chantier ainsi que les autres cadres
seront généralement choisis en fonction :

 Du montant du projet ;
 De sa difficulté ;
 De leurs compétences en accord avec le projet à réaliser ;
 Du lieu où sera construit l’ouvrage ;
 Du maître d’ouvrage ;
 Du maître d’œuvre ;
 De leur disponibilité au moment de l’exécution.

III.1.8 Les charges d’exploitation

L’évaluation de ce type de charges est généralement laissée à


l’appréciation du bureau d’études qui les identifie et les chiffre en fonction
du projet et surtout de l’expérience passée sur des chantiers similaires, en
utilisant les statistiques de l’entreprise.

III.2 COÛTS DES RESSOURCES


III.2.1 COÛT HORAIRE MAIN-D’ŒUVRE (CHMO)

Le coût horaire main-d’œuvre est la dépense totale (salaires + charges)


déboursée par l’entreprise pour l’emploi d’un ouvrier pendant une heure.

La prise en compte de l’ensemble des paramètres de coûts des main-d


’œuvres constitue une valeur variable d’un chantier à l’autre, d’une
activité à l’autre, et c’est pourtant cette valeur qui va être utilisée pour
l’établissement des coûts de production.

Pour ce faire on étudiera sur une période donnée (mois, année), les
éléments suivants essentiels au calcul du coût horaire main-d’œuvre :

 Le nombre d’heures productives sur une période ;


 Le coût de la masse salariale correspondante à cette période.

Comme son unité ($/h) l’indique, le coût horaire de main-d’œuvre est le


résultat d’un rapport entre le montant global déboursé et le temps de
travail productif.

Montant global déboursé pour une période donnée($)


CHMO =
Nombre d ' heures productives correspondantes à cette période(h)

La connaissance de ces données va dépendre de la maîtrise de nombreux


éléments

III.2.1.1 Etude du temps productif

Le temps de travail productif ou le nombre d’heures productives d’une


période donnée est le temps réel de travail correspondant à cette période.

Il correspond donc au temps réel de travail d’un ouvrier sur chantier, en


effet, seules les heures passées sur le chantier sont facturées au client.

III.[Link] Période de référence

La base de calcul pour déterminer le nombre d’heures productives ou le


temps de travail productif sera soit :

 Le mois ;
 L’année en cours.
III.[Link] Les jours ouvrables

Les jours ouvrables sont les jours qui peuvent être légalement travaillés
aux yeux de la loi. Les jours ouvrables sont les jours de la semaine, du
lundi au samedi inclus et ils excluent les dimanches et les jours fériés. Il y
a y a légalement 6 jours ouvrables par semaine.

III.[Link] Les jours ouvrés

Le « jour ouvré » est un jour travaillé au sein de l’entreprise. La grande


majorité des entreprises de TP ne comptent que 5 jours ouvrés par
semaine : du lundi au vendredi. Une semaine typique, sans jour férié,
compte donc 6 jours ouvrables et 5 jours ouvrés.

III.[Link] Les repos hebdomadaires

Il est interdit de faire travailler un salarié plus de 6 jours par semaine. Tout
salarié doit bénéficier d’un repos hebdomadaire. Le repos hebdomadaire
est d’au moins 24 heures consécutives. Le plus souvent, le salarié
bénéficie de 2 jours de repos (en principe dans les TP)

III.[Link] Les congés payés

Tous les salariés, quels que soient la durée de son contrat, sont temps de
travail et son ancienneté, a droit à des jours de congés payés par son
employeur. La durée des congés varie en fonctions du droits acquis.

La durée du congé : ˃ 1.5 jours ouvrables / mois

Ex : 2 jours ouvrables / mois => 2 jours ouvrables / mois x 12 mois = 24


jours ouvrables

Soit 4 semaines (1 mois) de congé par an.

III.[Link] Les jours fériés

Les jours fériés sont les jours de fêtes légales énumérés au code du travail

On compte 9 jours fériés légaux chaque année. Ce sont :

 Le 1er janvier ;
 Le 4 janvier ;
 Le 16 janvier ;
 Le 17 janvier ;
 Le 1er mai ;
 Le 17 mai ;
 Le 30 juin ;
 Le 1er août ;
 Le 25 décembre.
III.[Link] Les ponts

Un pont est :

 Une journée non travaillée de 1 ou 2 jours ouvrables compris entre


un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ;
 Ou une journée non travaillée précédant les congés annuels.

III.[Link] Les absences exceptionnelles

Tout salarié bénéficie sans avoir à justifier d’une ancienneté minimale,


d’une autorisation d’absence exceptionnelle (AE) prévue par la loi sans
que celui-ci ne subisse de réduction de salaire et ne soit obligé de
récupérer les heures perdues. Ci-après les durées des absences
exceptionnelles :

 Mariage du travailleur : 2 jours ;


 Accouchement : 2 jours ;
 Décès au premier degré : 4 jours ;
 Mariage d’un enfant : 1 jour ;
 Décès au second degré : 2 jours.

Soit un total de 11 jours.

III.[Link] Les temps improductifs

Les temps improductifs sont des temps perdus autres que les pertes
normales ou accidentelles de temps inhérentes aux conditions
particulières du travail. Ils font partie intégrante des temps unitaires
d’exécution.

Ces temps improductifs, prévisibles pour la plupart, résultent soit de


l’application de mesures légales ou conventionnelles, soit de l’existence
de particularités propres aux travaux sur les chantiers.

On a alors affaire à des heures improductives, c’est-à-dire des heures qui


sont payées aux salariés mais qui ne sont pas incorporées dans le calcul
des temps unitaires, donc pas facturées en tant que telles aux clients au
travers des devis estimatifs.

Ces temps improductifs sont souvent établis statistiques en % du temps


de présence.

III.[Link] Le temps de travail effectif ou temps de présence

C’est le temps qui est pris en compte pour déterminer la durée de travail
effectuée par les salariés d’une entreprise. Il détermine si le salarié
dépasse la durée légale et doit, de ce fait, être rémunéré en heures
supplémentaires.

C’est le temps qui permet également de contrôler les durées maximales


de travail.

C’est le temps de travail effectif qui sert de décompte aux temps


improductifs.

La durée légale du travail pour un temps complet est fixée à :

- 35 heures pour une semaine ;


- 151,67 heures par mois ;
- 1764 heures par an.

Durée maximale de travail

Durée maximale quotidienne : la durée de travail effectif ne doit pas


dépasser la durée maximale de 9 heures

Durée maximale hebdomadaire : la durée de travail effectif hebdomadaire


ne doit pas dépasser 45h

Temps de pause

Un temps de pause (minimum 20 min) est accordé au salarié dès que son
temps de travail quotidien atteint 6 heures. La pause est accordée soit
immédiatement après 6 heures de travail, soit avant que cette durée de 6
heures ne soit entièrement écoulée.

III.[Link] Le repos compensateur obligatoire (RCO)

Le repos compensateur est un dispositif réglementé par le droit du travail


qui prévoit un temps de repos pour compenser les heures supplémentaires
réalisées par un salarié au-delà de son contingent d’heures annuel.

III.[Link] Détermination du nombre d’heures productives

L’étude consiste à déterminer 4 durées prévisionnelles représentatives de


la période considérée :

- Le nombre de jours ouvrés ;


- Ouvrabilité correspondante au nombre de jours ouvrés ;
- Le temps de travail effectif ou le temps de présence ;
- Le temps de travail productif ou le nombre d’heures productives.

Nombre de jours ouvrés : pour déterminer le nombre de jours ouvrés il


faut prendre un calendrier et successivement :

- Repérer les 9 jours fériés légaux ;


- Cocher les congés payés pour l’année ;
- Cocher les repos hebdomadaires (samedi + dimanche) ;
- Décompter mois après mois le nombre de jours ouvrés ;
- Totaliser les résultats obtenus.

L’ouvrabilité :

Ouvrabilité (h) = nombre de jours ouvrés (j) x horaire


journalier (h/j)

Exemple : sur l’année 2019 une entreprise fait ressortir un nombre de


jours ouvrés = 250 jours. L’horaire hebdomadaire moyen pratiqué est de
40 h/s. L’ouvrabilité correspondante en heure sera donc de 250 j x 8 h/j
soit 2000 heures.

Les jours ouvrés disponibles

Temps ouvré disponible = nombre de jours ouvrés –


ponts – AE

- AE : absences exceptionnelles

Exemple :

Le pont de l’ascension est accordé et les absences exceptionnelles


représentent un pourcentage de 1.5 % des jours ouvrés. Le temps ouvré
disponible sera donc égal à :

2000 h – (1 j pont x 8 h/j) - [(1,5 % de 250 j) x 8 h/j] = 1962 h

La présence

Présence = ouvrabilité – (ponts + AE + RCO)

Présence = temps ouvré disponible - RCO

- RCO : repos compensateur

Présence(h)
Présence = h
Horaire journalier ( )
j

Le temps de travail productif

Temps de travail productif = temps de présence –


temps improductifs

III.2.1.2 Etude de la masse salariale


III.[Link] Principe de la mensualisation

La loi a prévu le paiement chaque mois d’une rémunération déterminée


indépendamment du nombre de jours que comporte le mois, et ce afin de
neutraliser les conséquences de la répartition inégale des jours entre les
12 mois de l’année.

La rémunération mensuelle est une moyenne calculée sur la base de


l’horaire hebdomadaire légal ou contractuelle de travail. Pour un salarié à
plein temps dans une entreprise qui applique la durée légale
hebdomadaire du travail, soit 35 heures, elle est de 35 h/s x (52 s/an : 12
m/an) soit 151,67 h/mois

III.[Link] Les horaires mensuels et les coefficients applicables

Horaire Horaire mensuel Coefficient


hebdomadaire de forfaitaire (h/mois) multiplicateur à
référence (h/s) appliquer sur la
base de 35 h/s
35 151,67 1,000
36 156 1,036
37 161 1,071
38 165 1,107
39 169 1,143
40 174 1,179
41 179 1,214
42 183 1,250

III.[Link] La classification des ouvriers de TP

Niveau I Ouvrier d’exécution (OE)


- Position 1 (N1P1) Coefficient 150
- Position 2 (N1P2) Coefficient 170
Niveau II Ouvrier professionnel (OP)
- Position 1 (N2P1) Coefficient 185
Niveau III Compagnon professionnel (CP)
- Position 1 (N3P1) Coefficient 210
- Position 2 (N3P2) Coefficient 230
Niveau IV Chef d’équipe (CE) ou maître
- Position 1 (N4P1) ouvrier
- Position 2 (N4P2) Coefficient 250
Coefficient 270

III.[Link] Calcul du salaire mensuel

SM = THB X 151,67 h X Coefficient multiplicateur

- THB : taux horaire de base ($/h)


- 151,67 h : équivalence mensuelle pour une base de 35 h/s ;
- Coefficient multiplicateur à utiliser si l’ouvrier est mensualisé sur
une base différente de 35 h/s.

THB = SM / 151,67 h

III.[Link] Les heures supplémentaires

Les textes officiels qui autorisent un dépassement contingenté de la durée


légale du travail (35 h/s) imposent une majoration de la rémunération de
base de ces heures dites supplémentaires.

- 25% pour les 8 premières heures (soit de la 36e à la 43e incluses) ;


- 50% pour les suivantes (à partir de la 44e heure) ;
- 100% pour chacune des heures supplémentaires effectuées pendant
le jour de repos hebdomadaire ;
- Le travail pendant les jours fériés (heures payées double)

III.[Link] Les primes

Les primes sont des récompenses en argent qui font partie intégrante des
gains réels des ouvriers. Elles sont assimilées à des salaires et sont, à ce
titre, assujetties ou soumises aux charges salariales.

Elles sont très variables d’une région à l’autre, d’une entreprise à l’autre.

Ces primes sont liées :

- A l’exécution du travail (qualité, rendement, assiduité, sécurité,


intéressement) ;
- Au type de travail (pénibilité, nuit) ;
- A des événements (fin d’année, noël, naissance, mariage) ;
- Historiques (13ème mois, habillage, outillage).

III.[Link] Les indemnités

Ce sont des sommes allouées aux ouvriers pour des raisons très diverses :

- Remboursement des frais (déplacement, repas, etc.)


- Chômage, intempéries ;
- Licenciement ;
- Etc.

Leur prise en compte au niveau du calcul des coûts horaires de main


d’œuvre productive exige des précautions. Il y a lieu de savoir :

- Si elles ont un caractère régulier ou accidentel ;


- Si elles font ou non l’objet d’un remboursement par l’entreprise ;
- Si elles sont soumises ou non aux charges salariales.

La plupart des indemnités comportent un seuil maximum de type


réglementaire ou conventionnel. Dans ce cas, seule la partie d’indemnité
en dessous du seuil sera exonérée des charges salariales. La partie
d’indemnité dépassant ce seuil sera, elle assujettie aux charges.

L’indemnité de repas

L’indemnité de repas a pour objet d’indemniser le supplément de frais


occasionné par la prise du déjeuner en dehors de la résidence habituelle
de l’ouvrier. Cette indemnité n’est pas due par l’employeur lorsque :

- L’ouvrier prend son repas à sa résidence habituelle ;


- Il existe sur son lieu de déplacement un restaurant d’entreprise,
dont le repas est pris en charge par l’entreprise, au moins à la
hauteur de l’indemnité forfaitaire de repas ;
- Le repas est fourni gratuitement, ou pris en charge par l’entreprise,
au moins à hauteur de l’indemnité forfaitaire de repas.

L’indemnité de transport

Cette indemnité a pour objet d’indemniser les frais de transports engagés


quotidiennement par l’ouvrier pour se rendre sur le lieu du travail depuis
sa maison et d’en revenir en fin de journée.

L’indemnité de trajet

Cette indemnité a pour objet d’indemniser le temps passé, sous une forme
forfaitaire, la sujétion que représente pour l’ouvrier la nécessité de se
rendre de l’entreprise sur chantier ou du chantier vers l’entreprise.

Montant des indemnités

Les montants des indemnités de petits déplacements (transport, trajet,


repas) sont variables d’une région à l’autre.

Indemnités de transport et de trajet : En ce qui concerne les indemnités de


trajet et de frais de transport, elles sont à priori forfaitaires, mais certaines
conventions collectives régionales peuvent prévoir une indemnisation
selon les frais réels. Le forfait d’indemnisation se calcule selon la distance
parcourue lors du déplacement.

Un découpage des lieux de déplacement en 5 zones circulaires


concentriques :

- Zone 1 : de 0 à 10 km
- Zone 2 : de 10 à 20 km
- Zone 3 : de 20 à 30 km
- Zone 4 : de 30 à 40 km
- Zone 5 : de 40 à 50 km

Les kilomètres définis par les zones sont des kilomètres à vol d’oiseau.
Certaines conventions régionales prennent en compte les kilomètres
réellement parcourus. De même, certaines conventions scindent la zone 1
en deux zones : la 1A et la 1B. la première allant de 0 à 4km, la seconde
de 4 à 10 km.

Indemnités de repas : l’indemnité de repas, également forfaitaire, n’évolue


pas selon le lieu de déplacement

Remarque : les montants sont toujours donnés en dollars par jour


de présence.

III.[Link] Les charges

Les charges sociales

Les charges sociales aussi appelées cotisations sociales sont des


prélèvements obligatoires permettant de financer des prestations sociales
(assurance maladie, allocations familiales, etc.). Elles sont calculées sur la
base des salaires.

Deux types de cotisations sociales :

- Les cotisations sociales salariales (à la charge du salarié) ;


- Les cotisations patronales (à la charge de l’entreprise)

Charges sociales = charges salariales + charges patronales

Les charges salariales

Les charges salariales (ou charges salariées) sont des cotisations et


contributions sociales dues par le salarié. Le montant, servant au
financement de prestations sociales, apparaît sur la fiche de paie du
salarié.

Les charges patronales

Contrairement aux charges salariales payées par l’employé, les charges


patronales sont celles payées par l’employeur. Ces dernières sont
calculées selon les rémunérations brutes versées aux salariés.

Ces charges correspondent donc aux cotisations sociales employeurs dont


les entreprises sont redevables, quels que soient leur taille et leur secteur
d’activité.

Les charges patronales et salariales sont récoltées principalement par la


Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

Employeurs et salariés paient des cotisations et contributions. Celles dues


par le salarié sont revenues sur le bulletin de paie par l’employeur qui
déclare et verse l’ensemble des cotisations et contributions patronales et
salariales aux organismes de recouvrement.

Les taux de cotisation

Les taux de cotisations sont fixés comme suit :

 10% pour la branche des pensions dont la répartition est de :


- 5% à charge du travailleur ;
- 5% à charge de l’employeur.
 6,5% pour la branche des allocations familiales à charge exclusive
de l’employeur ;
 1,5% pour la branche des risques professionnels à charge exclusive
de l’employeur.

Soit un total de 18% à payer à la CNSS

La formation professionnelle

Le taux de cotisation due à l’institut National de Préparation


Professionnelle (INPP), par chaque employeur, sur les rémunérations
versées à ses travailleurs est fixé à :

 Pour les entreprises publiques : 3%


 Pour les entreprises et établissements privés :
- Occupant entre 1 à 50 travailleurs : 3%
- Occupant entre 51 à 300 travailleurs : 2%
- Occupant plus de 300 travailleurs : 1%

L’office national de l’emploi

Le taux de contribution due à l’Office National de l’Emploi, ONEM en sigle,


par chaque employeur, tant public, parapublic que privé, est fixé à 0,5%
de la rémunération mensuelle payée par l’employeur à ses travailleurs.

L’impôt professionnel sur le revenu

(Ordonnance loi n°13/008 du 23 février 2013)

N° Taux Imposition mensuelle


Tranches en FC
1ère
0% 0,00 à 43.680,00
2ème 15% 43.681,00 à 119.000,00
3ème 20% 119.001,00 à 225.000,00
4ème 22,5% 225.001,00 à 385.000,00
5ème 25% 385.001,00 à 605.000,00
6ème 30% 605.001,00 à 855.000,00
7ème 32,5% 855.001,00 à 1.159.000,00
8ème 35% 1.159.000,00 à 1.402.000,00
9ème 37,5% 1.402.000,00 à 1.913.000,00
10è 40% Pour le surplus
me

III.2.1.3 Le calcul du coût horaire main-d’œuvre

Le calcul du coût horaire de main-d’œuvre est basé sur l’appréciation des


deux données suivantes :

 La masse salariale ;
 Le temps de travail productif ou les heures productives.

Quelle que soit la méthode employée la connaissance de ces deux


données est indispensable.

Deux théories s’affrontent :

 La méthode dite statistique ;


 La méthode dite analytique.

III.[Link] La méthode statistique

Elle est entièrement basée sur les résultats antérieurs globaux récents.
Elle permet de connaître ponctuellement le coût horaire moyen de la
période précédente. Elle ne donne les résultats par catégorie d’ouvrier que
dans le cas d’une très bonne organisation du suivi de la main d’œuvre.

Elle est particulièrement rapide et efficace.

Les deux données suivantes seront nécessaires au calcul :

- La masse salariale globale relative à la main d’œuvre productive ;


- Le nombre total correspondant d’heures productives.

Ces deux données seront entièrement appréciées à partir de la tenue à


jour de statistiques concernant les rémunérations, les charges sociales.

Principe de la méthode

Sortir de la comptabilité pour le mois ou mieux l’année précédente, la


masse des dépenses salariales.

Pour la même période, on fait ressortir la masse d’heure productive sur la


basse des relevés de chantiers.

Etablir le coût horaire moyen d’ouvrier sur la période


'
Masse salariale de la main d oeuvre productive
CHMO « moyen » =
Temps correspondant de travail productif
Ajuster les paramètres pour la période à venir ou les futurs chantiers

Recherche de la masse salariale globale de main d’œuvre


productive

Pour une période donnée on a la relation suivante :

Masse salariale globale de la main d’œuvre


=
Somme des rémunérations nettes versées aux ouvriers
+ Somme des charges sociales salariales et patronales

Ces éléments sont assez simples à retrouver puisque d’une part les
salaires nets figurent sur les livres relatifs à la main d’œuvre et que
d’autre part les charges sociales font l’objet d’enregistrements.

Les deux précautions suivantes s’imposent :

- La période doit être immédiatement antérieure au calcul effectué ;


- La correspondance entre les rémunérations et les charges doit être
parfaite.

Recherche du nombre d’heures productives

Pour la période, il faut respecter la relation ci-dessous :

Temps de travail productif


=
Somme des heures des présences dans l’entreprise –
Somme des temps improductifs

Afin de chiffrer correctement les temps improductifs correspondant, il est


nécessaire d’en faire le pointage périodique et de calculer le pourcentage
par rapport aux heures de présence dans l’entreprise.

Exemple :

Une petite entreprise de 10 ouvriers productifs a enregistré au cours de


l’année précédente les dépenses suivantes :

- Total des salaires nets versés : 208 800 $


- Total des charges sociales salariales : 41 760 $
- Total des charges sociales patronales : 129 456 $

Les incidences d’une prime de fin d’année équivalent à une majoration


des coûts partiels de 5 %. Le nombre total d’heures pointées est égal pour
l’année à 15 540 h. les temps improductifs sont estimés à 3% du temps de
présence.
Masse salariale globale pour la période considérée :

- Salaires nets versés 208 800 $


- Charges sociales salariale 41 760 $
- Charges sociales patronales 129 456 $
- Total masse salariale : 380 016 $

Temps de travail productif correspondant :

- 15 540 h x 0.97 : 15 073,80 h

Coût horaire de main d’œuvre :

- Coût horaire partiel : 380 016 $ / 15 073,80 h = 25.21 $/h


- Incidence prime de fin d’année (+5%) = 1,26 $/h
- CHMO en vigueur = 26,47 $/h

III.[Link] La méthode analytique

Cette méthode repose sur l’étude préalable détaillée des trois paramètres
suivants :

- Les éléments bruts de rémunération compris les indemnités ;


- Le pourcentage permettant de récupérer les charges sociales
salariales et patronales ;
- Les éléments permettant d’apprécier le temps de travail productif.

Ces paramètres doivent faire l’objet d’analyses détaillées.

Cette méthode permet de connaître très précisément le coût horaire de


main d’œuvre correspondant à chaque catégorie d’ouvrier.

Elle nécessite l’actualisation des résultats préétablis (en principe pour une
année) dès qu’un élément vient à varier.

On peut la matérialiser par la relation suivante :

CHMO par catégorie


=
Masse salariale prévue pour une période+incidence actualisation
'
Nombre d heures productives relatives à la même période

Il existe plusieurs techniques de résolution :

 Calcul du coût horaire à l’heure ;


 Calcul du coût horaire en passant par la masse salariale mensuelle ;
 Calcul du coût horaire en passant par la masse salariale annuelle
sans calendrier ;
 Calcul du coût horaire en passant par la masse salariale annuelle
avec calendrier.
Ces techniques donneront des résultats allant du moins précis au plus
précis. Nous allons utiliser la dernière méthode, celle du calcul du coût
horaire en passant par la masse salariale annuelle avec calendrier.

Détermination des charges

La technique à employer est simple et ne fait appel qu’à la logique et à


des raisonnements simples à comprendre. Elle consiste à :

- Etablir la liste de toutes les charges dites sociales propres à


l’entreprise ;
- Relever et chiffrer charge après charge les différents montants à
prendre en compte ;
- Totaliser les résultats obtenus ;
- Calculer le pourcentage de charges à prendre en compte.

Calcul direct du coût horaire main d’œuvre

La méthode de calcul consiste à déterminer un coût horaire direct à


l’heure, nous allons utiliser celle qui détermine le coût horaire par rapport
à l’heure de présence.

Il faut ramener chacun des éléments à l’heure de présence en le divisant


par le temps de présence correspondant. Il convient alors de majorer le
résultat obtenu pour tenir compte des temps improductifs. Le calcul
préalable d’une incidence ou d’un coefficient majorateur est nécessaire.

Incidence des majorations pour HS

Tous les ouvriers qui travaillent plus de 35 h/s ont droit à un supplément
de rémunération au titre de la majoration pour heure supplémentaire.
Cette majoration ne concerne que les heures effectuées au-delà de la
durée légale de travail.

Principe de calcul de l’incidence de la majoration pour HS

Prenons comme exemple un ouvrier travaillant 36 h/s et rémunéré au taux


de base de 1,00$/h. cet ouvrier a donc droit à une heure supplémentaire
majorée de 25 %. Calculons maintenant sa rémunération hebdomadaire :

35 h x 1,00 $/h = 35 $

1 h x 1,00 $/h x 1,25 = 1,25 $

36 h lui rapportent = 36,25 $

Tout se passe comme s’il avait travaillé 36 h au taux moyen de :

36,25 $ : 36 h soit 1,007 $/h

Incidence des primes et indemnités


Le calcul des incidences des éléments de la rémunération complémentaire
du salaire exige de ramener chacun de ces éléments au type d’heure
choisi pour le calcul en divisant par le nombre d’heures correspondant.

Incidence horaire prime (ou indemnité)


=
Montant payé àl ' ouvrier
'
Nombre d heures ayant permisde l ' amortir

Incidence des jours fériés, AE, ponts

La présence de jours fériés, d’absences obligatoires exceptionnelles, de


ponts rémunérés doit se traduire par une augmentation des coûts horaires
car la durée d’amortissement des dépenses est réduite d’autant.

En principe, la mensualisation rémunère automatiquement des jours non


travaillés. Dans la mesure où les temps ouvrables, de présence et de
travail productif en tiennent également compte, il n’est pas utile de
prévoir une quelconque incidence.

Dans le cas contraire il convient de la calculer au préalable.

Durée des abscences


Incidence des absences en % = Durée de présence x 100

Incidence des repos compensateurs

Nous savons que les ouvriers ont droit à des repos compensateurs lorsque
leurs conditions de travail dépassent certaines limites. Bien qu’il soit assez
difficile de maîtriser à l’avance le problème des heures supplémentaires
exceptionnelles, nous pouvons tout de même envisager si les ouvriers
auront droit ou non à ce type d’avantage.

Droit annuel
Incidence RC = Temps de présence x 100

Incidence des temps improductifs

Les temps improductifs (TI) ont pour conséquence une diminution de la


durée de travail permettant d’amortir les dépenses consentis.

Cela va donc se traduire par une majoration du coût horaire. Il faudra la


calculer comme précédemment en utilisant une incidence exprimée en
pourcentage.

Temps improductifs
Incidence TI = Temps de travail productif x 100
Exemple :

Un OE2 travaillant 38 h/s en 5 jours et ayant ¼ heure de TI par jour aura


un coût majoré : [0,25 h / (7,60 h – 0,25 h)]x100 = 3,40%

Phases de calcul Démarches – règles de calcul

Etude du nombre de jours Repérer sur le calendrier en respectant l’ordre


ouvrés suivant :

- Les jours fériés chômés ;

- La période des congés payés

- Les repos hebdomadaires

Décompter mois après mois les jours ouvrés.

Totaliser les résultats des 12 mois pour obtenir le


nombre total des jours ouvrés

Etude d’ouvrabilité en Rechercher l’horaire journalier de travail.


heures
Rechercher l’ouvrabilité correspondante à cet
horaire.

Ouvrabilité (h) = H journalier x nombre de jours


ouvrés

Etude du temps de Rechercher à partir des renseignements statistiques


présence de l'entreprise :

- Les absences exceptionnelles (AE)

- L'incidence du repos compensateur (RC)

Présence = ouvrabilité – (AE + RC)

Etude du temps de travail Rechercher à partir des renseignements statistiques


productif de l'entreprise l’incidence des temps improductifs
(TI) par rapport à la présence.

Calculer le temps de travail productif

Temps productif = présence - TI

Phases de calcul Démarches – règles de calcul

Salaire de base Rechercher la qualification de l'ouvrier.


Calculer son salaire mensuel (SM).

SM = THB x Constante x coefficient multiplicateur


(HS)

THB : taux horaire de base

Heures supplémentaires Calculer le nombre d'heures supplémentaires :

(Temps ouvré disponible / 5j/s) x nombre d’HS/s

Calculer la majoration des HS :

Nombre d’HS x THB x Coefficient de majoration

Les primes Rechercher la nature et le montant des primes.

Calculer le montant correspondant.

Les primes sont soumises aux charges salariales.

Les indemnités Rechercher la nature et le montant des indemnités.

Rechercher le nombre de jours de présence.

Calculer le montant des indemnités ; vérifier si elles


sont soumises ou non aux CS

Charges salariales Rechercher le taux de charges salariales en vigueur


au moment du calcul du DH.

Calculer le montant des charges salariales

Déboursé global Il correspond à la masse salariale (éléments soumis


et non soumis aux charges) à laquelle il faut
rajouter le montant des charges

Déboursé horaire DH = Déboursé global / Temps productif

III.2.2 COÛT HORAIRE D’UTILISATION DU MATÉRIEL (CHUM)

Le coût de fonctionnement d’un engin ou plus généralement le coût


d’utilisation d’un matériel est le rapport de l’ensemble des dépenses
engagées pendant une période donnée, à la durée correspondante. D’où
la formule ci-dessous :

Coût d’utilisation =
∑ des dépensesrelatives à une période
∑ de la durée correspondante

Ce coût pourra être établi :


- A la journée
- A l’heure ;
III.2.2.1 Nature des dépenses à prendre en compte
Les natures ainsi que les dépenses constituant les coûts d’utilisation sont
variables suivant le type de matériels et les conditions de leur emploi.
On retrouve cependant dans la plupart des cas, les cinq grandes
catégories de frais suivantes :
- L’amortissement ou la location ;
- L’entretien et les réparations éventuelles ;
- Les matières consommables (énergie, lubrifiant, etc.) ;
- Les frais complémentaires (assurance) ;
- Les frais de main d’œuvre de conduite.
III.2.2.2 Influence sur la provenance des matériels
Selon la provenance ou la destination des matériels, les coûts d’utilisation
présentent des caractéristiques différentes qu’il ne faut pas ignorer. Il
importe de faire la différence ou la distinction entre un matériel loué par
l’entreprise à l’extérieur (loueur) et du matériel appartenant à l’entreprise.
Matériel appartenant à l’entreprise
On parle de la location interne à l’entreprise. Ces locations sont soumises
à des règles qui doivent être connues par les personnes concernées :
- Gestionnaire du parc matériel ;
- Utilisateur du matériel ;
- Personne chargée de l’estimation.
Le montant de la location interne correspond au montant des charges
prises en compte par le service matériel qui agit en tant que loueur. C’est
un coût partiel qui doit être parfaitement défini. Il doit comprendre les
éléments ci-dessous :
- Provision effectuée en vue du renouvellement du matériel
(amortissement) :
- Les frais de mise à disposition et de retour ;
- Provision pour les réparations en cours de travaux ;
- Provision pour la remise en état du matériel en fin de location ;
- Les dépenses relatives aux matières consommables ;
- Les assurances et taxes diverses ;
- Frais de gestion du service matériel (main d’œuvre, fournitures,
locaux).
Matériel loué
Les matériels loués par l’entreprise à des sociétés spécialisées (loueurs)
ont un coût de location augmenté des frais dus aux :
- Matières consommables ;
- Charges complémentaires (assurances par exemple, petits
entretiens) ;
- Frais du conducteur
III.2.2.3 Calcul des coûts d’utilisation des matériels
La personne chargée de l’estimation devra :

- Apprécier la nature des frais engagés pour le matériel ;


- Connaître les conditions de mise à disposition ;
- Juger les conditions d’emploi ;
- Estimer les dépenses ;
- Estimer l’utilisation (nombre de jours par exemple) ;
- Evaluer les productions (temps unitaires par exemple) ;
- Calculer les coûts et les tarifs de location (à l’heure, au km, etc.)

Evaluation statistique

Les éléments du coût, peuvent être estimés au moyen de données


statistiques. La conception des statistiques repose sur l’exploitation des
résultats antérieurs. Elle consiste :

- A rassembler des données de base, à les récapituler ;


- A en déduire des résultats ponctuels ;
- A établir des proportions, des pourcentages, des données de
référence.
- La démarche est la suivante :
- Enregistrement des données antérieures ;
- Récapitulation des dépenses par rubriques ;
- Elaboration de ratios (à l’année, à l’heure, à la journée, etc.) ;
- Elaboration de prévisions après correction.

Pour l’évaluation statistique, nous allons utiliser la méthode de


détermination des charges d’emploi des principaux matériels de
la construction.

Cette méthode permet de déterminer les charges d'emploi du matériel


correspondant à l’amortissement technique et au gros entretien. Par
convention :

- La méthode fixe la durée de vie technique ou longévité de chaque


matériel,
- La charge de gros entretien est une fraction de la valeur de
remplacement à neuf du matériel,
- La répartition dans le temps des charges d’amortissement technique
et de gros entretien est constante sur la durée de vie technique du
matériel.

Les hypothèses de la méthode :

- Les charges d'amortissement technique et de frais financiers sont


déterminées suivant la méthode de calcul économique dite à
annuités constantes, sur la période de longévité du matériel.
- Les charges de gros entretien sont évaluées à partir d'études
statistiques par type de matériel sur sa période de longévité et
déterminent une moyenne indépendante de l'âge du matériel.
- Le choix de ces deux procédés de calcul a été fait pour ne pas créer
de disparité suivant l'âge du matériel.
- La charge d’emploi globale d'un matériel est la somme des charges
suivantes :

 Amortissement technique ;
 Gros entretien ;
 Entretien courant ;
 Consommables ;
 Personnel de conduite ;
 Frais généraux.

Conditions d’emploi du matériel :

L'étude statistique, qui est à la base de l'étude des charges, est établie
dans l'hypothèse où les conditions de travail pratiquées sur les chantiers
sont normales et correspondent aux valeurs conventionnelles suivantes :

 Durée d'une journée = 7 heures


 Nombre de jours d'un mois = 21 jours
 Nombre d'heures d'un mois = 150 heures
 Nombre de jours annuel = 250 jours

Heures supplémentaires Pour tenir compte à la fois :

 De l'amortissement déjà pris en compte dans les charges


correspondant aux heures normales ;
 De l'augmentation de l'usure et donc de la réduction de la longévité
du matériel, les charges d’emploi horaires pour une durée de mise à
disposition supérieure à 7 heures par jour seront augmentées de 20
%.

Travail à plusieurs postes Dans le cas de travail à plusieurs postes, et pour


les raisons évoquées ci-dessus, les charges d’emploi horaires du deuxième
et du troisième poste seront augmentées de 30 %.
Cas d’une immobilisation de longue durée sans activité En cas d’arrêt de
chantier prolongé, la charge d’amortissement technique reste constante.
Le matériel n’étant pas utilisé, la charge de gros entretien n’est toutefois
pas nulle. En effet, la charge de gros entretien peut être réduite aux coûts
occasionnés par un conditionnement au stockage, par les opérations de
remise en service, auxquels il convient d’ajouter les coûts d’usure liée au
temps.

Il appartient à chaque entreprise d’évaluer son cout d’entretien pour un


matériel immobilisé pendant une longue durée.

Calcul de la charge d’emploi globale d'un matériel

La charge d’emploi globale d'un matériel est la somme de cinq termes,


majorée d'un coefficient prenant en compte les frais généraux propres à
l'entreprise :

- Le = Ce x Vt = charges journalières de gros entretien,


- Li = Ci x Vt = charges journalières d'amortissement technique,
- Lj = charge journalière de gros entretien et d'amortissement, pour
heures normales jusqu'à sept heures et pour une durée de mise à
disposition supérieure à un mois, est donnée par la formule : L j =
(Ci + Ce) Vt = Ct x Vt
- Ej = charges journalières de petit entretien,
- Moc= charges journalières de personnel de conduite,
- Co = charges journalières de consommables telles que les
carburants (essence, gas-oil, GNR, fuel détaxé), huiles, graisses

Coût journalier d’utilisation du matériel

F1 x F2 x (Le + Li + Ej + Moc + Co)

Avec Li + Le = Lj, la formule devient

Coût journalier d’utilisation du matériel

F1 x F2 x (Lj + Ej + Moc + Co)

Lj = Ct x Vt

Ci =coefficient de charge journalière d'amortissement technique et de


frais financiers, exprimé en %

Ce = coefficient de charge journalière de gros entretien, exprimé en %


Ct = Ci + Ce = coefficient de charge journalière de gros entretien et
d'amortissement technique et de frais financiers, exprimé en %

N.B : nous avons des tableaux qui définissent la valeur de Ct des différents
matériels de construction en fonction de leurs longévités pour une
utilisation normale de matériels.

Vt = Valeur de remplacement du matériel : La valeur de remplacement du


matériel Vt est un élément déterminant du calcul des charges d'emploi.
Elle représente la valeur de renouvellement à neuf d’un matériel, à la date
t. Elle s'entend : matériel chargé, départ usine pour le matériel d'origine
métropolitaine ; frontière dédouané pour les autres matériels. Elle ne
comprend pas le montant des taxes fiscales. L'évolution de celles-ci est en
effet indépendante de l'évolution économique des coûts du matériel. C'est
pourquoi, il faut prendre en compte la valeur hors taxe du matériel, sauf
pour les matériels pour lesquels la T.V.A. n'est pas récupérable. La valeur
de remplacement peut être obtenue soit par une consultation récente, soit
par actualisation de la valeur d’achat initiale à l’aide de l’indice de
variation des prix du matériel.

Les charges journalières de petit entretien sont gérées dans les frais de
chantiers, donc la formule devient :

Coût journalier d’utilisation du matériel = F2 x F1 x (Lj


+ Moc + Co)

Avec :

- Les frais fixes du service matériel, exprimés en pourcentage de la


charge d’emploi hors frais généraux : F1 %
- Les frais généraux de l'entreprise, exprimés en pourcentage de la
charge d’emploi totale : F2 %.

Frais fixes du service matériel en % du prix avant frais généraux

- Frais de personnel d'encadrement, de secrétariat et de sécurité


- Location et charges des locaux et dépôts
- Frais d'amortissement du matériel d'atelier
- Frais d'entretien du matériel d'atelier
- Frais de contrôle du matériel
- Assurance (responsabilité civile, incendie, vol, vandalisme)
- Aléas divers
- Taxes (taxe à l’essieu, TVS)

TOTAL F 1 = %

Frais généraux de l’entreprise

Les frais généraux de l'entreprise dépendent notamment :

- De la structure de l'entreprise,
- De la taille et des conditions d'exécution des travaux du chantier,
- Des conditions du marché.

Les différents postes peuvent être lus dans le tableau suivant sans que
cette liste soit limitative.

Frais généraux % revient

- Frais de siège
- Frais d’agence
- Assurances
- Frais financiers (paiements différés par le client)
- Aléas révision

TOTAL F 2 = %

Coût horaire d’utilisation du matériel = Coût journalier


d’utilisation du matériel / 7 h

Evaluation analytique
Ce type d’évaluation consiste à faire l’étude prévisionnelle de la dépense
relative à chaque élément du coût grâce :
- A des calculs ;
- A l’utilisation d’abaques (tableaux) ;
- Des formules ;
- A l’élaboration de sous-détails de prix simplifiés.
Pour l’évaluation analytique, nous allons utiliser le formulaire type pour
l’estimation du coût d’exploitation des engins proposé par CATERPILLAR

CALCUL ESTIMATIF DU COÛT D’EXPLOITATION HORAIRE


INFORMATIONS SUR LE MATERIEL
Désignation de la machine
Durée prévue d’exploitation N
(années)
Fréquence d’utilisation prévue Heures / année
(heures/année)
Utilisation réelle pendant la Durée totale en heures
durée d’exploitation (total des
heures)
FRAIS FIXES
1 A. Prix à destination
(équipements inclus)
B. Prix de remplacement des
pneus (le cas échéant)
C. Prix à destination sans les A-B
pneus
2 Valeur résiduelle à la revente
3 Valeur à amortir 1-2
4 Amortissement Valeur à amortir
Durée totaleen heures
5 Intérêt N +1
x Prix à dest . x taux d
' ∫¿ ¿
2N Heures/année
6 Assurances N +1 '
x Prix à dest . x taux d ass
2N
Heures/année
7 Impôts (taxes) N +1 '
x Prix à dest . x taux d imp
2N
Heures/année
TOTAL DES FRAIS FIXES
HORAIRES
FRAIS VARIABLES
8 Carburant Consommation x prix
unitaire
9 Huiles, graisse, filtres Consommation x prix
unitaire
10 A. Pneus Coût de remplacement
Durée en heures
B. Train de roulement (Chocs + abrasion +
facteur Z) x facteur de
base
11 Réserve pour réparations Facteur x prix à dest
Durée totaleen heures
12 Pièces d’usure spéciales Coût
Durée en heures
TOTAL DES FRAIS VARIABLES
FRAIS FIXES + FRAIS VARIABLES
SALAIRE HORAIRE DU
CONDUCTEUR (avantages inclus)
TOTAL DES FRAIS

Le coût horaire obtenu x coefficient des frais de gestion du matériel, nous


donne le coût horaire d’utilisation du matériel

Exemple :

Calculer le prix de revient total et le coût horaire d’utilisation d’une


décapeuse sur pneus de 20 m3 de capacité.

Données :

- Prix, machine livrée : 160 200$


- Coût remplacement des pneus : 14 000$
- Valeur de reprise de la machine : 14 600$
- Période d’amortissement prévue : 10 000 heures pendant 5 ans
- Taux annuel d’intérêt : 13.5%
- Assurance : 2%
- Taxes : 2.5%
- Combustible : 56.77 l/h, 0.30$/l
- Lubrifiant : moteur 0.53l/h, transmission 0.113l/h, réducteurs
latéraux 0.15l/h, hydraulique 0.45l/h, 0.88$/l
- Graisse 0.045kg/h, 1.55$/kg
- Filtres 0.30$/h
- Durée pneus : 3 000h
- Facteur de réparation : 0.90
- Lame de coupe : 0.50$/h
- Conducteur 13.5$/h
- Les frais de gestion du matériel sont estimés 25% du prix de
revient

Solution :

Frais fixes

valeur nette d ' amortissement


Amortissement =
période d ' amortissemen

Valeur nette d’amortissement = Prix machine – coût de remplacement


pneus – valeur de reprise

Valeur nette d’amortissement = 160 200$ - 14 000$ - 14 600$ =


131 600 $

131600 $
Amortissement = = 13.16$/h
10 000 h

Intérêt, assurance, taxes (investissement)

valeur moyenne de la machine(¿ pneus) X taux annuel d ' investissement


nombre d ' heures d ' utilisation par an

87 400 $ X 18 %
=7.86 $ /h
2000 h

Frais variables

Prix unitaire x consommation

- Carburant = 56.77l/h X 0.30$/l = 17.03$/h


- Lubrifiant = (0.53l/h + 0.15l/h + 0.113l/h + 0.45l/h) x 0.88$/l =
1.1$/h
- Graisse 1.55$/kg x 0.045 kg/h = 0.07$/h
- Filtres 0.30$/h
coût de remplacement 14 000 $
- Pneus :
durée estimée en heure
= 3 000 h
=4.67 $ /h
Facteur X Prix de la machine ¿ pneus ¿
- Réparations : durée d ' amortissement =
0.90 x 146 200 $
= 13.16$/h
10 000 h
- Articles spéciaux : 0.50$/h

Conducteur : 13.15$/h

Total prix de revient engin par heure : 71,00$/h

Coût horaire d’utilisation du matériel : 1.25 x 71,00 $/h = 88,75


$/h

III.2.3 COÛT DES MATÉRIAUX RENDUS CHANTIER

La valeur hors taxes d’un matériau rendu chantier (VRC) correspond au


coût du matériau prêt à être utilisé sur le chantier.
L’objectif de l’étude est de calculer les coûts réels des matériaux prêts à
être utilisés sur le chantier (à pied œuvre). Cette valeur comprend les
éléments ci-après :

- La valeur intrinsèque du matériau (coût départ fournisseur) qui peut


être calculé :
 A partir d’un tarif préférentiel ;
 En fonction de la quantité achetée ;
 En fonction de la nature du conditionnement.
- Les remises accordées par le fournisseur ;
- Les incidences de transport, de conditionnement, d’emballage, de
chargement et de déchargement.
Transport, chargement et déchargement des matériaux
Les frais liés au transport, chargement et déchargement des matériaux
(manutention) qui sont susceptibles d’intervenir au niveau de la livraison
peuvent avoir trois origines différentes :
- Le fournisseur ;
- Un transporteur (spécialiste de livraison) ;
- L’entreprise.
Selon les cas, la méthode sera différente mais les deux règles suivantes
sont à respecter :
- Les frais engagés représentent un coût supplémentaire pour
l’entreprise. Ils doivent donc être récupérés, ils seront considérés
comme des déboursés ;
- Les coûts supplémentaires s’appliquent aux quantités à
approvisionner (pertes, chutes, casses incluses) et non aux quantités
qui seront mises en œuvre.
Frais engagés par un tiers
Les frais engagés par un tiers (fournisseur, transporteur) figurent en clair
sur la facture.
Il faudra donc reprendre intégralement le montant hors taxes facturé par
le fournisseur et le ramener à l’unité du matériau avant de l’ajouter à la
valeur achat nette de remise du matériau.
Exemple :
Un fournisseur nous facture pour une palette de 70 briques cuites
perforées 68.4$ (coût remisé de la palette) et une incidence transport de
17$ la palette. Quelle est la VRC d’une brique ?
VRC d’une brique :
- Coût remisé de la palette : 68.4$
- Transport : 17$
- VRC de la palette : 85.4$
- VRC de la brique (85.4$/p : 70briques/p) : 1.22$

Frais engagés par l’entreprise


Les frais engagés par l’entreprise seront estimés en valeur déboursé sec
avant d’être ramenés à l’unité du matériau et d’être ajoutés aux dépenses
de base.
Si l’entreprise assure ses propres transports et manutentions sans en avoir
une gestion particulière, elle peut les reprendre dans les frais de chantier.
Les matériaux élaborés dans l’entreprise
Appartenant totalement à l’entreprise ou en participation dans des
groupements, des carrières, des centrales d’enrobés, des centrales de
traitement de graves, des centrales à béton, des ateliers spécifiques de
ferraillage, des ateliers de préfabrication totale, etc. élaborent des
produits pour les mettre à la disposition des chantiers selon les besoins
relevant de la réalisation des marchés.
Les coûts de ces différents produits, tiennent compte de coûts matières
premières entrant dans l’élaboration de produits, y compris les coûts de
fabrication, de traitement, de stockage, chargement et transport jusqu’au
chantier.
Emprunt : Les emprunts sont payés à la tonne ou au mètre cube, selon les
stipulations des plans et devis. Le prix couvre notamment l’achat du
matériau, le déboisement, le décapage du site d’emprunt,
l’extraction, l’assèchement, le chargement, le pesage si les
emprunts sont payés à la tonne, la construction des chemins de
halage, le transport total, l’épandage, le compactage, la restauration
de la chambre d’emprunt ainsi que les travaux et obligations stipulés
aux articles sur la fourniture de matériaux de carrière ou de sablière, et il
inclut toute dépense incidente.
Matériaux granulaires : Le prix unitaire, au mètre cube ou à la tonne,
couvre notamment la fabrication et la fourniture de tous les
matériaux, le forage, le dynamitage, le concassage, la mise en
réserve, la réalisation de la planche de référence, la correction de
la granulométrie, le chargement, le pesage, la mise en œuvre ainsi
que le compactage, et il inclut toute dépense incidente. Le transport
est également inclus en totalité dans le prix unitaire, à moins qu’il
ne fasse l’objet d’articles particuliers au bordereau
Enrobé : L’enrobé est payé à la tonne. Le prix couvre notamment la
fourniture et le transport de tous les matériaux requis pour la
fabrication de l’enrobé, la fabrication de l’enrobé, le chargement,
la mise en œuvre, le compactage ainsi que le liant d’accrochage pour
badigeonnage de joints, la réalisation et l’enlèvement du raccordement
temporaire, et il inclut toute dépense incidente. Le transport à partir de
la centrale d’enrobage jusqu’au site des travaux est également
inclus en totalité dans le prix, sauf si le transport additionnel fait
l’objet d’un article au bordereau

CHAP IV : LA STRUCTURE DU PRIX

IV.1 La formule
Au cours de l’étude de prix, nous utiliserons systématiquement les
relations usuelles, ou égalités fondamentales, présentées dans le tableau
suivant.

N° Rubriques Sigles
01 Déboursés secs (Coût de production) DS

02 + FC
Frais généraux de chantier
03 = Déboursé total DT
+
04 Frais spéciaux FS
+
05 Frais généraux FG
06 = Prix de revient (Seuil de rentabilité) PR
+
07 Marge nette + aléas (Variable) M+A

08 = Prix de vente hors taxes (chiffre d’affaires) VHT


+
09 Taxe sur la valeur ajoutée TVA
10 = Prix de vente toutes taxes comprises TTC

IV.2 Les déboursés secs

Ces charges sont aussi appelées déboursés directs. Ils sont constitués de
tâches unitaires contenant chacune tout ou partie des ressources
suivantes :

- Main-d’œuvre de production ;
- Fournitures ;
- Matériel ;
- Sous-traitants.

Ces déboursés sont qualifiés de « secs » parce que leur valeur n’est
affectée d’aucun coefficient majorateur.

IV.3 Les frais généraux de chantier

Pour assurer une production, il faut prévoir des dépenses


complémentaires sans lesquelles le chantier ne pourrait pas se faire. Les
frais de chantier vont constituer cette intendance.

Ces charges sont imputables au chantier seulement, elles s’amortissent au


fur et à mesure que la production avance. Elles sont totalement amorties
lorsque le chantier, c’est-à-dire la production, est terminé.

Ces frais comportent la totalité des six masses budgétaires suivantes :

- Main-d’œuvre frais de chantier ;


- Fournitures ;
- Matériel affecté et non affectable ;
- Sous-traitants ;
- Encadrement ;
- Charges d’exploitation.

Et se répartissent en en six postes suivants :

 La main-d’œuvre frais de chantier ;

 L’installation de chantier : Elle consomme de la main-d’œuvre


frais de chantier, des fournitures, du matériel, des sous-traitants et
comprend : l’installation proprement dite du chantier (clôtures, aires
de stockage, abris, ateliers, zones de préfabrication, compteurs,
panneaux, signalisation) ; les préparations et les montages (grues,
banches, centrale à béton) ; la maintenance et l’entretien ; les
baraquements, bureaux, sanitaires, etc. ; le repli du chantier et des
installations ;

 L’installation de la base-vie : Elle consomme de la main-d’œuvre


frais de chantier, des fournitures, du matériel, des sous-traitants et
comprend : l’installation proprement dite de la base-vie, du
réfectoire, etc. ; la maintenance et l’entretien ; le repli de la base-
vie ;

 Le matériel : Il s’agit de prendre en compte le matériel non


budgétisé dans les ressources des tâches unitaires de production,
c’est-à-dire du matériel qu’il n’est pas possible d’affecter à une
tâche précise, mais qui est à usage général. On distingue plusieurs
groupes : matériel de chantier ; matériel pour la base-vie ; transport
du matériel (transferts) ; location du matériel ; entretien du
matériel ; outillage et petit outillage ;

 L’encadrement ;

 Les charges d’exploitation : Elles comprennent les


consommables inclus dans les frais de chantier et dont la liste suit.

Tous les consommables non inclus dans les tâches de production :


Eau potable ; eau sanitaire ; gaz, butane, propane ; produits
d’entretien ; oxygène, acétylène, azote, fréon ;
- Les repas : Restaurant ;
- L’hébergement : Hôtel ; locations de villas et d’appartements ;
- Les voyages : Déplacements professionnels liés au chantier ;
- Les frais de gestion : Frais de première installation ; locations
des bureaux ; téléphone ; télex ; eau ; électricité ; fournitures
de bureau ; publicité ; timbres ; amendes, contraventions ;
frais de représentation ; photocopies ; traductions ;
laboratoires ; films, photos, vidéo ; essais de sol, sondages ;
provisions pour aléas ; provisions pour dépassement de
planning ; œuvres sociales ; pharmacie, santé ; assurances
spéciales chantier ; vêtements de travail.
IV.4 Le déboursé total

Le déboursé total est, selon les relations usuelles, la somme des


déboursés secs et des frais de chantier : c’est donc le budget total mis à la
disposition du responsable du chantier pour exécuter l’ouvrage dans les
règles de l’art.

IV.5 Les frais spéciaux

Chronologiquement, ces charges viennent après les frais de chantier et


sont aussi appelés frais de marché.
Ces charges ne seront pas gérées par le chantier et ne font pas partie des
frais généraux puisqu’elles sont relatives à une affaire ; ce sont, la plupart
du temps, des frais imposés à un chantier qui comprennent :

- Les frais d’études supplémentaires demandées par le client ;


- Les frais de cautionnement ;
- Les assurances complémentaires ;
- Les honoraires complémentaires ;
- Les frais d’assurance pour l’étranger ou pour se prémunir contre les
écarts de change lors d’échanges commerciaux avec l’étranger.

I.V 6 Les frais généraux

Les frais généraux sont des frais nécessaires au bon fonctionnement de


l’entreprise, qu’il n’est pas possible de ventiler et d’affecter à une
production précise : administration, organisation, gestion. Certaines
entreprises les décomposent en deux parties codifiées et publiées par
l’Aproba (Association professionnelle pour l’accroissement de la
productivité dans l’industrie du bâtiment), et que nous reproduisons ici :

- Les frais généraux d’exploitation ou de chantier ;


- Les frais généraux de siège.

Les frais généraux d’exploitation

Ces charges regroupent les dépenses communes aux chantiers, à la


production.

 Frais d’études : Etudes à caractère général non affectables par


chantier, études n’ayant pas l’objet de commandes ;

 Frais de personnel technique commun : Conducteurs de


travaux, chef de chantier ; commis, adjoints techniques ;
responsables, techniciens et employés divers ;

 Frais de bureaux des méthodes : Préparation du travail,


planning ; contrôle de la rentabilité et des coûts ; analyse et
exploitation des résultats du contrôle.

 Gestion de la main-d’œuvre : Centralisation de la paie ; tenue


des livres réglementaires ; déclarations diverses ; service social ;
 Frais de bureau du siège : Entretien et amortissement du mobilier
et du matériel ; fournitures, papeterie, imprimés ; duplication de
documents ; matériels et fournitures de dessin ; courrier, timbres,
télégrammes ; téléphone, fax ; timbres à quittance, papier timbré ;
abonnements, revues, journaux ; documentation professionnelle et
technique ; petit déplacements, courses ; étrennes, pourboires,
petits frais de bureaux.

 Frais de transport et de déplacement du personnel du siège :


Consommations, entretien des véhicules de tourisme ; frais de
transport, train, avion, etc. ; frais de déplacement ;

 Assurances : Pour les locaux et les biens ; pour les véhicules de


tourisme ; pour le chef d’entreprise et les cadres ; pour les contrats
et les chantiers ; assurances diverses ;

 Amortissements : Immeubles, locaux divers, magasins ;


agencement de bureau ; véhicules de tourisme ; matériel de bureau
et de dessin ; divers ;

 Frais communs aux chantiers, non affectables :


Approvisionnements, petites livraisons ; transport du personnel
technique commun ; petit outillage ; retour du bois de coffrage ;
vêtements de travail ; frais d’exploitation des dépôts, ateliers,
magasins ; entretien des ouvrages pendant la période de garantie.

Les frais généraux de siège

Ils comprennent :

 Les frais de direction et de personnel administratif : Chef


d’entreprise ; directeurs ; comptables et employés ; secrétaires ;
informaticiens ; standardistes ; garçons de courses et employés
divers ;

 Les honoraires : Expert-comptable ; expert financier ; expert


fiscal ;

 Les frais relatifs aux locaux : Loyers, amortissements des


bureaux ou des magasins ; réparations locatives ; réfections des
peintures ; entretien ; eau ; électricité ; gardiennage des bureaux,
des magasins ;

 Les frais commerciaux : Frais de représentation ; frais de voyage,


visites, expositions ; frais d’information et de documentation ;
publicités, insertions diverses ; créances perdues ou douteuses ;
frais de contentieux ; commissions ; frais de service après-vente
(SAV) ;

 Les frais financiers : Intérêts des avances d’argent, stocks ;


charges des emprunts à long ou à moyen terme ; agios et frais
bancaires ; autres frais financiers ;
 Les contributions, taxes, impôts : Taxes professionnelles ;
contributions locatives ; impôts fonciers ; enlèvement des ordures ;
divers ;

 Les charges exceptionnelles : Aléas des chantiers (marges


prévues non respectées) ;

 Les honoraires complémentaires : Aléas de l’agence (budget des


frais généraux en dépassement) ;

 Les œuvres sociales : Aléas de certaines prestations (budget des


frais de représentation en dépassement).

IV.7 Le prix de revient

C’est la somme déboursé total + frais spéciaux + frais généraux, c’est-à-


dire le coût toutes dépenses confondues d’un projet. Dans ce cas, le prix
de revient est prévisionnel : à l’issue du chantier, la comptabilité produit le
prix de revient réel et fait des comparaisons avec le prévisionnel.

Le seuil de rentabilité

Le prix de revient induit la notion de seuil de rentabilité, ou ligne rouge, en


dessous duquel il faut éviter de vendre une étude sous peine d’être
pénalisé au départ par une perte prévisionnelle ou une marge négative.

En effet, si le chantier se termine au prix de revient, l’entreprise aura


travaillé sans bénéfice (au seuil) ; elle aura seulement amorti et récupéré :

- Les frais de chantier ;


- Les frais spéciaux ;
- Les frais généraux.

Cette situation se transformera avec l’effet d’inflation en une perte pour


l’entreprise. La direction générale se doit donc, dans la mesure du
possible, de majorer le prix de revient d’un pourcentage variable, appelé
marge + aléas. Moins il y aura d’aléas, plus il restera de marge.

IV.8 La marge nette et les aléas

La marge a deux définitions selon qu’elle est dite brute ou nette, et ce


terme est souvent employé suivi du mot aléas (au pluriel) : il indique que
le montant de la marge peut englober un certain nombre de dépenses
imprévues mais inévitables lors de l’exécution.

Une marge positive est appelée « bénéfice » et une marge négative est
appelée « perte » ; cette marge est dite prévisionnelle avant le début des
travaux et réelle après exécution de ces travaux.

Dans notre économie de marché, une entreprise doit bien entendu


dégager des profits ou bénéfices et, avec ses profits, investir dans les
moyens de production pour la pérennité de de l’entreprise.

La marge brute
Le montant de la marge brute rassemble le total des charges situées
après le déboursé total (coût de production), et qui sont dans l’ordre :

- Les frais généraux ;


- La marge nette.

C’est donc la différence entre le montant de la vente hors taxes et le


montant du déboursé total. Cette marge brute s’exprime le plus souvent
en pourcentage par rapport à la vente hors taxes.

La marge nette

Le montant de la marge nette est la différence entre le montant de la


vente hors taxes d’une affaire et le montant de son prix de revient.

Ce supplément que l’on s’efforce d’ajouter au prix de revient se présente


généralement sous forme de pourcentage (appelé « points » par rapport à
la vente hors taxes indiquée par la direction générale : la marge est dite
alors prévisionnelle. De plus, elle est modulable en fonction des études et
dépend de beaucoup de paramètres que seule la direction générale
maîtrise :

- Etat du marché ;
- Concurrence ;
- Carnet de commandes.

Les aléas représentent les impondérables, les dépenses imprévisibles et


inévitables dans le type de production qui nous occupe.

IV.9 Le prix de vente hors taxes

C’est le prix de revient majoré d’une marge bénéficiaire variable suivant


les affaires :

Prix de revient + marge et aléas = Prix de vente hors taxes.

Cette marge est décidée uniquement par la direction en fonction de


renseignements généralement subjectifs. La somme de toutes les ventes
hors taxes de l’année constitue le chiffre d’affaires de l’entreprise. C’est
une donnée essentielle qui caractérise une entreprise.

Le montant du prix de vente hors taxes peut être le plus souvent modifié à
la baisse par une remise :

 Commerciale : après négociation finale avec le client, elle


s’exprimera en pourcentage par rapport au montant hors taxes du
marché ;

 Gracieuse : à l’initiative de l’entreprise, le client n’a encore rien


demandé. Elle s’exprime également en pourcentage et s’applique
comme la remise commerciale ci-dessus. Cette remise permet à
l’entreprise de mieux encadrer une négociation éventuelle ;
 Technique : l’entreprise propose ou le client demande que le
montant hors taxes du marché soit arrondi à la baisse.

La structure du devis quantitatif estimatif (DQE)

L’arborescence d’un prix de vente hors taxes a généralement la structure


suivante sur le plan de la terminologie.

 L’ouvrage : c’est la construction en projet ou en cours de


construction : un hôpital ; un pont ; une maison individuelle.

 Les lots : ils regroupent un ensemble cohérent d’ouvrages


élémentaires dans un ouvrage : le lot gros œuvre ; le lot électricité ;
le lot étanchéité.

 Les ouvrages élémentaires : ils constituent un lot ; ce sont par


exemple, dans le lot gros œuvre : les terrassements ; les
fondations ; les soubassements.

 Les articles : à l’intérieur d’un ouvrage élémentaire, comme par


exemple les terrassements, elles peuvent se décomposer en :
fouilles en rigole ; fouilles en tranchée ; fouilles en puits.

Le chiffre d’affaires prévisionnel

Chaque chantier produit et facture les travaux exécutés, la somme de


toutes les factures hors taxes pendant un an représente le chiffre
d’affaires annuel de l’entreprise. Il est généralement en augmentation
régulière d’une année à l’autre, mais ce n’est pas une règle absolue.
CHAP V : LE COÛT DE PRODUCTION
La production c’est l’activité consistant à réaliser ce qui est parfaitement
décrit dans les pièces d’un marché ou d’une commande, et rémunéré en
conséquence de ce qui est décrit.

En travaux publics, le coût de production correspond aux dépenses de


construction de l’ouvrage (ou partie d’ouvrage), spécifiquement décrites
et détaillées sur le bordereau de prix et sur les lignes du DQE.

V. 1 Principes

Le calcul d’un coût de production tâche par tâche relève de l’application


de la méthodologie de gestion de projet dans laquelle :

 L’unité de base à étudier, c’est la tâche ;


 Chaque tâche opérationnelle correspond à une quantité à réaliser ;
 Pour réaliser une tâche, des ressources sont nécessaires ;
 Les ressources agissent sur la tâche selon un certain rendement ;
 Le rendement appliqué à la quantité détermine la durée de la tâche ;
 A chaque ressource main d’œuvre ou matériel correspond un coût
par unité de temps ;
 Pour les ressources de matériaux, dès l’instant où en amont dans le
calcul on a introduit la notion de rendement, il est possible de
ramener leurs à l’unité de temps ;
 La durée de la tâche est multipliée par les coûts par unité de temps
de chaque ressource. L’addition de ces valeurs donne le coût de la
tâche ;
 L’addition des coûts de chaque ligne d’étude donne le coût de
production de ligne de prix ;
 La division du coût de la ligne de prix par la quantité précisée au
quantitatif donne le prix unitaire sec de la ligne de prix.

Le résultat obtenu par les calculs dépend essentiellement de trois


paramètres :

- Le bon choix des ressources ;


- La détermination ou le calcul du rendement opérationnel (réel) ;
- Les coûts des ressources (étudiés ci-haut).
V. 2 Choix des ressources

Par rapport à une tâche déterminée, le choix des ressources de réalisation


est établi en tenant compte à la fois :

- Des règles de l’art ;


- De l’expérience en la matière :
 Celle de la personne chargée de l’étude,
 Celle de l’entreprise par les retours d’expérience pour autant
qu’elle soit formalisée ;
- Du niveau de disponibilité des ressources au moment où il faudra
(éventuellement) réaliser l’ouvrage.

Quelle que soit l’activité, en matière de ressources il y a toujours une


ressource dominante, celle qui fait et fixe le rendement, celle autour de
laquelle tout l’atelier de production est organisé.

Atelier de terrassement (Déblais) : la ressource principale c’est la pelle qui


charge les camions. En effet, c’est elle qui assure le rendement de
l’atelier ; la faire attendre par un nombre insuffisant de camions à charger,
c’est perdre dangereusement du rendement, donc augmenter le coût.
Dans le cadre d’une étude, la prévision d’un nombre insuffisant de
camions entraîne une perte de compétitivité sur la ligne de prix, et en
conséquence sur l’affaire

Atelier de mise en œuvre d’une couche de chaussée en béton bitumineux :


la ressource principale c’est le finisseur

Atelier de pose bordures : la ressource principale c’est l’équipe d’ouvriers.

V. 3 Rendement (Production) des ressources

Les ressources d’une tâche étant désormais fixées, le calcul ou la


détermination du rendement opérationnel constitue l’étape suivante dans
la constitution du coût de production.

Le rendement c’est la capacité des ressources à effectuer une certaine


quantité d’œuvre dans une certaine durée. Il est bien évident que la
variation des conditions environnementales de réalisation et les difficultés
spécifiques au marché, génèrent pour une même tâche des variations du
rendement.

Pour chaque tâche et en fonction de chaque variable environnementale, le


rendement devra être déterminé ou calculé. Compte tenu de l’inverse
proportionnalité de son niveau avec le prix de la tâche, et en conséquence
de l’incidence directe de ses variations sur la compétitivité de l’entreprise
dans l’affaire étudiée, il y a lieu d’être extrêmement attentif dans le
traitement des paramètres de calcul qui conduisent à l’établir.
Le rendement est déterminé à priori si l’entreprise est en situation de
maîtrise absolue de l’activité par l’expérience acquise en la matière. Le
déterminer sans calculs en tout autre situation c’est prendre un risque.

V.3.1 Calcul du rendement d’un engin

V.3.1.1 Éléments de production

 M3 en place : mètre cube du matériau mesuré à l’état normal dans le


sol avant excavation ;
 M3 foisonné : mètre cube du matériau après excavation, et par
conséquent affecté par le foisonnement ;
 M3 compacté : mètre cube du matériau après compactage qui a
réduit son volume antérieur
 T : tonne

En général, les terrassements sont calculés selon leur volume (mètres


cubes en place). Les préparateurs d’agrégats travaillent généralement au
poids (tonnes).

Foisonnement : Le foisonnement est le pourcentage du volume original


(mètres cubes) duquel un matériau augmente lorsqu’il est dérangé de son
état naturel.

volume cubique foisonné pour un poids donné


1 + Foisonnement = volume cubique en place pour ≤même poids

volume foisonné
Volume en place = (1+ foisonnement )

Volume foisonné = Volume en place x (1 +


Foisonnement)

1 + Foisonnement = Coefficient de Foisonnement (C.F)


Coefficient de chargement : Au lieu de diviser par 1 + Foisonnement
pour déterminer le volume en place, le volume foisonné peut être multiplié
par un coefficient de chargement. Si l’on connaît le pourcentage de
foisonnement du matériau, on peut obtenir le coefficient de chargement
(C.C.) à l’aide du rapport relation suivant :

100 %
C.C = 100 %+% Foisonnement

Pour exprimer en mètres cubes la charge utile transportée par l’engin de


terrassement, on multipliera le volume à l’état foisonné (m 3 foisonnée) par
le coefficient de chargement :

Chargement (volume en place) = m3 foisonnée x C.C


Coefficient de retrait : Le rapport entre les volumes d’une même masse
de terre mesurés à l’état compacté et à l’état en place (avant excavation)
s’appelle coefficient de retrait (C.R.).

m3 compacté
C.R = m 3 en place

Le coefficient de retrait s’obtient par estimation, ou à partir des cahiers


des charges de l’ouvrage qui précisent le degré de compactage exigé par
comparaison avec le volume en place (c.-à-d. excavé).

Densité du matériau : La densité est le poids d’un matériau par unité de


volume. Il existe de différentes densités selon la taille des particules du
sol, la teneur en eau et les différents matériaux.

Poids T
Densité = Volume = m3

Poids = Volume x Densité


La densité d’un matériau donné change selon qu’il est en place ou
foisonné. Du fait de la présence de poches d’air et d’espaces vides, une
unité cubique de matériau foisonné pèse moins qu’une unité cubique de
matériau en place.

Coefficient de remplissage : Le pourcentage de volume disponible


réellement utilisé dans une benne ou un godet est exprimé sous la forme
d’un coefficient de remplissage. Un coefficient de 87% pour une benne de
camion signifie que 13% du volume nominal n’est pas utilisé pour
transporter du matériau. Les godets présentent souvent un coefficient de
remplissage de plus de 100%.

V.3.1.2 Production de l’engin

Production horaire th = [Chargement (m3 en place) / cycle] x


(Nombre de cycles/heure)

Cycle de travail d’un engin : la durée d’un cycle de production est le temps
nécessaire pour exécuter un tour complet, pour une opération donnée.
Pour estimer la durée d’un cycle, un simple chronométrage suffit. Un bon
résultat est obtenu en faisant une moyenne sur quelques rotations.

Durée totale du cycle = Temps fixe + temps variable


- Les temps fixes qui varient généralement peu d’un chantier à
l’autre : temps de chargement et de vidage, manœuvres de mise en
place…
- Les temps variables (temps transport aller et retour), qui sont
essentiellement fonction de la vitesse moyenne des engins, doivent
être réévalués à chaque opération.
60 mn
Nombre de cycles/heure = Durée totale du cycle(mn)

Les valeurs des temps fixes sont indiquées dans les tables fournies par les
fabricants sont des temps idéaux, correspondant à un travail sans
obstacles, dans des conditions plutôt bonnes, avec un conducteur
expérimenté…. Ils doivent être pondérés par des coefficients d’efficience.

Ainsi, la durée moyenne d’un cycle de transport dépend des performances


de l’engin, mais aussi des paramètres suivants :

- Le type de matériau à transporter, son aptitude à être facilement


chargé et déchargé ;
- L’habilité des opérateurs ;
- Les conditions atmosphériques (visibilité, température) ;
- La durée des arrêts.

ESTIMATION DE LA DURÉE D’UN CYCLE Tcp D’UN ENGIN DE


PRODUCTION

Nature du sol Pelle Chargeuse


Terrains légers 0,40 min 0,40 min
Terrains compacts 0,50 min 0,45 min
Débris rocheux 0,65 à 1 min 0,50 min
Blocs de rochers 1 min et plus 0,60 min et plus

Production réelle = Production horaire th x Coefficient


d’efficience
Coefficient d’efficience : les coefficients d’efficience (k) permettent de
déterminer la production réelle (Pr) d’un engin en tenant compte :

- De paramètres liés au mode de fonctionnement de l’entreprise


(gestion de la maintenance du parc matériel) ou du chantier ;
- D’une production théorique (Pth) dépendant de paramètres propres à
la machine, donnés par le fabricant.

Pr (m3/h), = k x Pth(m3/h), avec k < 100%


Les tableaux, abaques ou courbes indiqués dans les documents de
constructeurs sont basés sur une efficience idéale (k = 100%), après
essais en « laboratoire » sur chantiers expérimentaux dont l’objectif est de
mesurer des évolutions de prototypes, et d’établir des comparaisons
significatives).
Des imprévus dus à l’opérateur, à la marche du chantier ou de la machine
diminuent le temps d’utilisation réel par rapport au temps d’utilisation
théorique. Pour une heure de fonctionnement théorique, un engin
travaillera effectivement, par exemple, 50 min.

Son efficience k atteindra donc : 50/60 = 83%

EFFICIENCE HORAIRE

Efficien Médioc Moyenn Normal Bonne Très Théoriq


ce re e e bonne ue
horaire
K (%) 58 66 75 83 92 100
Travail
effectif 35 40 45 50 55 60
(min/h)

Parmi les paramètres qui font varier le coefficient d’efficience k d’une


machine, certains sont fixes comme :

- La puissance de la machine,
- Le type de transmission de la puissance (chenilles, roues),
- La vitesse de déplacement,
- Les temps de fonctionnement particuliers à chaque engin….

D’autres sont variables, notamment :

- L’adéquation de la machine et de son équipement au travail


demandé,
- Le type de sol à manipuler,
- La durée des cycles,
- L’état du chantier,
- Les conditions de travail du conducteur,
- La disponibilité et les caractéristiques réelles à l’instant t de la
machine (qualité de son entretien, de sa maintenance)

FACTEUR DE REMPLISSAGE R DU GODET D’UNE PELLE (en % de la


capacité nominale)

Nature du sol R%
Pelle hydraulique Pelle mécanique
Terrains légers 100 90 à 110
Terrains compacts 95 85 à 95
Débris rocheux 85 70 à 80
Blocs de rochers 70 50 à 70

Exemple :
Les paramètres retenus pour l’exemple sont les suivants :

- Godet rétro de capacité nominale : 4,1 m3,


- Conditions de travail facile à moyenne, extraction d’un terrain plutôt
compact : k = 0,83
- Facteur de remplissage du godet : R = 0,95
- Capacité nominale de l’engin de transport : Cut = 15 m3
- Cycle moyen de chargement Tc : 24 s

Le calcul de la production suit les étapes suivantes :

- Capacité utile du godet = capacité nominale x R


Soit : Cup = 4,1 m3 x 0,95 = 3,9 m3
- Nombre de coups de godets pour remplir un camion = capacité
nominale de l’engin de transport Cut / Cup
Soit : 15 m3 / 3,9 m3 = 3,85 arrondis à 4 coups de godets pour
remplir un camion, d’où un cycle de 1 min 36 s ou 1,6 min pour le
remplissage d’un camion
- Nombre de camions remplis en 1 heure :
0,83 x 60 min / 1,6 min = 31,1 camions,
- Production horaire moyenne : 31,1 x 15 = 466,9 m3/h

V. 4 Dimensionnement des engins

Dimensionner un engin, revient à déterminer ses caractéristiques


principales premièrement, et le nombre d’unités nécessaire par atelier
pour la réalisation de la tâche considérée deuxièmement.

Caractéristiques principales des engins

 Le débit ou la capacité de production : dépend notamment du


volume du godet pour les engins de production, du volume de la
benne pour les engins de transport ;
 La vitesse de déplacement : dépend de la puissance de la
machine, qui doit être majorée pour tenir compte de la résistance
totale au roulement (liée à la portance du sol, à la pente, à la nature
du contact avec le sol) ;

Le dimensionnement des engins concerne principalement les 2 deux


caractéristiques ci-dessus.

V. 4. 1 Dimensionnement des engins de production

Le dimensionnement des engins de production est effectué en trois


étapes.

 Etape 1 : on détermine successivement :


- La production horaire minimale Pm (m3/h), à partir du délai,
accordé par le planning J (jours) et du volume d’emprunt Ve
(m3), soit :
Pm = Ve / (J x Hj) avec Hj est le nombre d’heures de travail
journalier
- La capacité utile G (m3) du godet nécessaire, en tenant
compte du taux de remplissage du godet R (%)
- Le temps de cycle (Tcp) de l’engin de production et donc le
nombre de cycles par heure (Ncp), à partir d’estimations
moyennes connues (pour les engins du parc matériel de
l’entreprise), ou à l’aide de tableaux d’estimation de la durée
d’un cycle des engins de production. Les conditions de travail
sont prises en compte à l’aide du coefficient d’efficience kp :
Ncp = Kp x 60 / Tcp, avec Tcp en minutes

Pm (m3/h) = G (m3) x R (%) x Ncp (cycles/heure)

G (m3) = Pm (m3/h) / [R (%) x Ncp (cycles/heure)]


CAPACITÉ RELATIVE DES EXACTEURS ET DES ENGINS DE
TRANSPORT

Excavateur (m3) Engin de transport (t)


≤2 10 à 20
2à4 10 à 40
4à6 20 à 60
6à8 30 à 80
8 à 10 40 à 100
10 à 15 50 à 100

Nombre d’unités nécessaires = Pm (m3/h) / Pr (m3/h) de


l’unité
 Etape 2 : on choisit une (ou plusieurs) machine (s) de capacité
légèrement supérieure (s) à celle évaluée précédemment pour
garder une marge de sécurité suffisante et conserver des engins en
bon état, qui demandent une faible maintenance.
 Etape 3 : on compare le temps de cycle de la (des) machine(s)
déterminée(s) avec celui estimé au départ. Si la différence est trop
élevée, on recommence avec une durée de cycle intermédiaire.

V. 4. 2 Dimensionnement des engins de transport

Le nombre d’unités de transport (Nt) affectées à un engin de production


est égal à
Nt = Tct / (Tcp x nG), avec Tct, durée du cycle de l’engin de transport et
nG, nombre de coups de godet nécessaires pour remplir une unité de
transport.

Tct = Temps de chargement + Transport aller + Temps de


vidange + Trajet retour + attentes et manœuvres

Temps de chargement = Tcp x nG


Cut (m 3)
nG = G ( m 3 ) x R(%)

Distance (m)
Durée de transport (aller et retour) = Vitesse(m/mn)

TEMPS FIXES EN MIN POUR CAMIONS ET REMORQUES


Mise en place sous Virage et déchargement
Condition l’excavateur
s Camions Remorques Camions Remorques
Favorables 0,15 0,15 1,0 0,3
Moyennes 0,30 0,50 1,3 0,6
Mauvaises 0,50 1,00 1,7 1,5

Nt = Pr (m3/h) engin de production / Pr (m3/h) de l’engin


de transport

Théorie des queues


La théorie des queues détermine le nombre le plus économique de
camions.

Tous les calculs fait ci-haut donnent un nombre théorique de camion


valable en autant que tout fonctionne bien. Malheureusement la durée du
cycle, que ce soit pour les camions ou excavateur, est très variable. Aussi,
par moments, l’excavateur n’aura rien à faire, tandis qu’à d’autres
moments 2, 3, 4 camions ou plus attendront pour se faire charger.

Les calculs statistiques nous permettent de déterminer la probabilité qu’il


y ait un camion ou plus prêt à être chargé.

Le rendement devient : Pt x rendement normal


théorique

Pt : probabilité qu’il y ait un camion sous excavateur


'
Taux d arrivéedes camions
Pt : est fonction de r, r =
Taux de chargement
Probabilité qu'il y ait un camion à l'escavateur selon le nombre de camions
Nombre de camions
r 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
0.01 0.030 0.040 0.049 0.059 0.069 0.079 0.089 0.099 0.109 0.119 0.129 0.138 0.148
0.02 0.059 0.078 0.098 0.117 0.137 0.156 0.176 0.195 0.215 0.234 0.253 0.274 0.292
0.03 0.087 0.116 0.145 0.174 0.203 0.231 0.260 0.288 0.317 0.345 0.373 0.401 0.429
0.04 0.115 0.153 0.191 0.229 0.266 0.304 0.341 0.378 0.414 0.450 0.486 0.522 0.556
0.05 0.142 0.189 0.236 0.282 0.328 0.373 0.418 0.462 0.506 0.548 0.590 0.631 0.670
0.06 0.169 0.224 0.279 0.333 0.386 0.439 0.490 0.541 0.590 0.637 0.682 0.726 0.766
0.07 0.194 0.258 0.320 0.382 0.442 0.501 0.558 0.613 0.665 0.715 0.762 0.804 0.843
0.08 0.220 0.291 0.361 0.429 0.495 0.559 0.620 0.678 0.732 0.782 0.827 0.866 0.900
0.09 0.244 0.323 0.399 0.473 0.545 0.613 0.676 0.736 0.789 0.837 0.876 0.911 0.938
0.10 0.268 0.353 0.436 0.515 0.591 0.662 0.727 0.785 0.837 0.880 0.916 0.943 0.964
0.11 0.291 0.383 0.471 0.555 0.634 0.706 0.771 0.828 0.875 0.914 0.943 0.964 0.979
0.12 0.314 0.412 0.505 0.593 0.673 0.746 0.810 0.863 0.906 0.939 0.962 0.978 0.988
0.13 0.335 0.439 0.537 0.627 0.709 0.782 0.843 0.892 0.930 0.957 0.975 0.987 0.993
0.14 0.357 0.465 0.567 0.660 0.742 0.813 0.871 0.915 0.948 0.970 0.984 0.992 0.996
0.15 0.377 0.491 0.596 0.690 0.772 0.840 0.894 0.934 0.962 0.979 0.989 0.995 0.998
0.16 0.397 0.515 0.622 0.718 0.799 0.864 0.914 0.949 0.972 0.986 0.993 0.997 0.999
0.17 0.416 0.538 0.648 0.743 0.823 0.885 0.930 0.960 0.979 0.990 0.996 0.998
0.18 0.435 0.560 0.672 0.767 0.844 0.902 0.943 0.969 0.985 0.993 0.997 0.999
0.19 0.453 0.581 0.694 0.788 0.863 0.917 0.954 0.976 0.989 0.995 0.998
0.20 0.470 0.602 0.715 0.808 0.879 0.930 0.963 0.982 0.992 0.997 0.999
0.21 0.487 0.621 0.735 0.826 0.894 0.941 0.970 0.986 0.994 0.998
0.22 0.504 0.639 0.753 0.842 0.907 0.950 0.975 0.989 0.995 0.998
0.23 0.519 0.657 0.770 0.857 0.919 0.958 0.980 0.991 0.996 0.999
0.24 0.535 0.673 0.786 0.871 0.929 0.964 0.984 0.993 0.997
0.25 0.549 0.689 0.801 0.883 0.937 0.970 0.987 0.995 0.998
0.26 0.564 0.704 0.815 0.894 0.945 0.974 0.989 0.996 0.999
0.27 0.577 0.719 0.828 0.904 0.952 0.978 0.991 0.997
0.28 0.591 0.732 0.839 0.913 0.957 0.981 0.993 0.997
0.29 0.603 0.745 0.851 0.921 0.962 0.984 0.994 0.998
0.30 0.616 0.757 0.861 0.928 0.967 0.986 0.995 0.998
0.31 0.628 0.769 0.870 0.935 0.971 0.988 0.996
0.32 0.639 0.780 0.879 0.941 0.974 0.990 0.997
0.33 0.650 0.791 0.887 0.946 0.977 0.991 0.997
0.34 0.661 0.800 0.895 0.951 0.980 0.993 0.998
0.35 0.671 0.810 0.902 0.955 0.982 0.994 0.998
0.36 0.681 0.819 0.909 0.959 0.984 0.995 0.998
0.37 0.691 0.827 0.915 0.963 0.986 0.995 0.999
0.38 0.700 0.835 0.920 0.966 0.987 0.996
0.39 0.709 0.843 0.925 0.969 0.989 0.996
0.40 0.718 0.850 0.930 0.972 0.990 0.997
0.41 0.726 0.857 0.935 0.974 0.991 0.997
0.42 0.734 0.863 0.939 0.976 0.992 0.998
0.43 0.742 0.870 0.943 0.978 0.993 0.998
0.44 0.750 0.875 0.946 0.980 0.994 0.998
0.45 0.757 0.881 0.950 0.982 0.994 0.998
Probabilité qu'il y ait un camion à l'escavateur selon le nombre de camions
Nombre de camions
0.46 0.764 0.886 0.953 0.983 0.995 0.999
0.47 0.771 0.891 0.956 0.985 0.995
0.48 0.777 0.896 0.958 0.986 0.996
0.49 0.783 0.900 0.961 0.987 0.996
0.50 0.780 0.905 0.963 0.988 0.997
0.51 0.795 0.909 0.965 0.989 0.997
0.52 0.801 0.913 0.968 0.990 0.997
0.53 0.807 0.916 0.969 0.990 0.997
0.54 0.812 0.920 0.971 0.991 0.998
0.55 0.817 0.923 0.973 0.992 0.998
0.56 0.822 0.926 0.974 0.992 0.998
0.57 0.827 0.929 0.976 0.993 0.998
0.58 0.831 0.932 0.977 0.993 0.998
0.59 0.836 0.935 0.978 0.994 0.999
0.60 0.840 0.938 0.980 0.994
0.61 0.844 0.940 0.981 0.995
0.62 0.848 0.942 0.982 0.995
0.63 0.852 0.945 0.983 0.995
0.64 0.856 0.947 0.984 0.996
0.65 0.860 0.949 0.985 0.996
0.66 0.863 0.951 0.985 0.996
0.67 0.867 0.953 0.986 0.997
0.68 0.870 0.954 0.987 0.997
0.69 0.873 0.956 0.987 0.997
0.70 0.877 0.958 0.988 0.997
0.71 0.880 0.959 0.989 0.997
0.72 0.882 0.961 0.989 0.998
0.73 0.885 0.962 0.990 0.998
0.74 0.888 0.964 0.990 0.998
0.75 0.891 0.965 0.991 0.998

Exemple :

- Volume d’emprunt : Ve = 5 700 m3 (terres meubles compactes) à


excaver en 6 jours. Les terres seront mises en dépôt dans une
carrière à 12 km du chantier par des camions 6x4 (passage sur
réseau routier national) la durée d’un transport aller-retour y
compris temps de vidange est de 30 mins.
- Masse volumique des terres foisonnées 1600 kg/m3.
- Coefficient de foisonnement : 1,25
- Facteur de remplissage du godet : R = 0,95
- L’atelier sera composé de pelles et de camions dont les coefficients
d’efficience sont kp = 0,83 pour la pelle, kt = 0,9 pour les camions
- Les camions 6x4 ayant une charge utile de l’ordre de 28 t pour un
volume de 14 m3, la pelle sur chenilles choisie sera équipée en retro
d’un godet de capacité nominale G = 2 m 3
- Les temps de cycle de chargement estimés Tcp sont de 0,50 min,
pour des conditions de travail normales
- Une journée de travail de 8 heures

V. 5 Le Sous-détail dans les travaux publics

Dans les travaux publics, on a l’habitude de présenter les sous-détails


sous la forme de production journalière, ce qui facilite aussi les opérations
de planification. Ils sont appelés cadres de sous-détails.

L’étude de prix dans les travaux publics se fait généralement par ateliers
et par jour, c’est-à-dire par groupe de machines qui exécutent une tâche
bien précise déjà repérée dans le quantitatif comme unité d’ouvrage
élémentaire, comme par exemple :

- Atelier de réglage de plate-forme pour une production journalière


de 3000 m2 ;

- Atelier de mise en œuvre de la grave 0/31 pour une production de


1200 t/jour ;

- Atelier d’application du béton bitumineux 0/10 pour une


production de 400 t/jour.

Tous ces ateliers sont des tâches avec les ressources habituelles, comme
la main-d’œuvre, le matériel, les fournitures. Ces tâches sont exprimées et
planifiées par jour, ce qui facilite les études. En revanche, lors du contrôle
de la gestion prévisionnelle, elles redeviendront des sous-détails pour être
mieux gérées. Cette présentation à la journée se retrouve dans la
planification, alors que le sous-détail facilite la gestion : ce n’est qu’une
question de forme.
TÂCHE : COUCHE FONDATION 0/31
Q. prévue : 7 776 Rend/jour : 500 Délai : 15,55 Unité : m3
Distance de : 2 400 [Link] à : 16 jou
MAIN-D'ŒUVRE
Prix
Total/
Code Désignation Qual Nbre U Q. jour unitair Montants
jour
e
### Chef d'équipe MCE 1.00 H 8.00 8.00 21.80 174.40
223010725Ouvrier compagnon CP1 1.00 H 8.00 8.00 20.10 160.80
223010726Ouvrier professionnel OP 1.00 H 8.00 8.00 17.20 137.60
Totaux : 3.00 24.00 19.70 472.80
Total tâche MOP P.U sec : 0,97% : 3,45 7,564.80
MATERIEL
Prix
Total/
Code Désignation Nbre U Q. jour unitair Montants
jour
e
424040705Niveleuse 120 1.00 H 8.00 8.00 70.00 560.00

424041007Compacteur vibrant 1.00 H 8.00 8.00 60.00 480.00


VM3
424041008Compacteur pneu 1.00 H 8.00 8.00 55.00 440.00
424041009Arroseuse 1.00 H 8.00 8.00 55.00 440.00
424050303Semi-benne 25 T 8.00 H 8.00 64.00 55.00 3,520.00
Totaux : 96.00 56.67 5,440.00
Total tâche MAT P.U sec : 11, % : 39,74 87,040.00
FOURNITURES
Q. Q. Prix
Code Désignation U Coeff. Montants
Unit Totale unit.

3 AGR0001 Grave 0/31 m3 442.0 1.10 486.2 16.00 7,779.20

Totaux :
Total tâche FOU P.U sec : 16, % : 56,82 124,467.20

Total tâche P.U sec : 28,% : 100,00al sec/j : 13692,00

CHAP VII : LE COEFFICIENT DE PRIX DE VENTE HT


Le calcul du coefficient de prix de vente hors taxes est l’avant dernière
étape avant la détermination des prix de vente unitaire hors taxes et
l’élaboration du devis quantitatif estimatif (DQE).

Le prix de vente unitaire hors taxes d’une unité d’ouvrage élémentaire


sera déterminé par le produit entre la valeur déboursé sec de cet ouvrage
élémentaire et le coefficient de prix de vente HT.

PVHT = DS X K
- Choix de la marge bénéficiaire

A la différence du coût de revient prévisionnel qui découle de


statistiques d’entreprise ou de probabilités chiffrées et du coût de
revient réel issu d’une réalité en fin de travaux, le prix de vente
unitaire hors taxes est avant tout une conséquence d’une politique
commerciale de l’entreprise.

En effet, la valeur du prix de vente hors taxes sera conditionnée par


le choix du pourcentage de la marge pour bénéfice et aléas que
l’entreprise va se fixer au début de l’affaire au moment du chiffrage.

Cette marge est fixée librement par l’entreprise, elle sera fonction
de l’appréciation des éléments suivants : Les particularités de
l’affaire et les conditions économiques ou commerciales.

 Les particularités de l’affaire

Le premier point concernant les particularités de l’affaire, c’est


bien sûr la clientèle.

 Le client est-il nouveau ?


 Veut-on se l’attacher ?
 Le client est-il habituel ?
 Veut-on le satisfaire ?
 Quel est le niveau de prix je peux consentir ?
 Jusqu’à quel niveau de prix, je peux descendre mon
offre ?

Le deuxième élément concerne la nature des travaux :

 L’importance des travaux ?


 Leur consistance ?
 Les conditions particulières d’exécution ?
 La situation géographique des travaux ?

Les autres éléments concernant les particularités de l’affaire


sont :

 Les possibilités ou non de travailler en sous-traitance ;


 L’état du marché ;
 La concurrence prévisible ;
 Les perspectives offertes et notamment l’espoir de futurs
chantiers.

 La conjoncture économique et commerciale

Les éléments susceptibles d’influencer la marge bénéficiaire


en ce qui concerne la conjoncture économique et commerciale
de l’entreprise sont :

 Le besoin de chantier ;
 La volonté délibérée d’obtenir l’affaire ;
 Le non besoin du chantier ;
 L’impossibilité de satisfaire le chantier ;
 La période d’activité ;
 Le désir de s’implanter et d’ouvrir des relations
commerciales ;
 Le besoin de référence ;
 Le besoin de publicité.

Ce n’est que lorsque l’entreprise aura appréhendé les deux points ci-
dessus et pesé ses chances de succès qu’elle pourra arrêter sa
marge bénéficiaire pour l’affaire et fixer du même coup les prix de
vente HT consentis.

- Calcul du coefficient de PVHT

Quelle que soit la nature du travail à accomplir, il faut connaître :


 Les pourcentages majorateur de de FC, Fop et FG ;
 Le pourcentage de marge bénéficiaire choisi pour l’affaire.
La méthode de détermination du coefficient de PVHT se base sur
l’amortissement des tous les frais (frais de chantier, frais
d’opération, frais généraux) et la marge sur la totalité des déboursés
secs.
Données de calcul
DS
FC = a% DS
Fop = b% PVHT
FG = c% PVHT
B&A = d% PVHT
PVHT = DS + FC + Fop + FG + B&A
Soit k le coefficient de vente hors taxes sur la totalité des déboursés
secs ;
PVHT = K DS
PVHT = DS + a% DS + (b + c + d) % PVHT
PVHT – (b + c + d) % PVHT = (1+a%) DS
[1 – (b + c + d) %] PVHT = (1+a%) DS
[1 – (b + c + d) %] k. DS = (1+a%) DS
1+a %
K=
1− ( b+c +d ) %

Le coefficient de PVHT, appliqué aux déboursés secs permet de calculer


directement les prix de vente unitaire hors taxes par un simple produit.

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