INTRODUCTION GENERALE
Le Bénin, pays de l'Afrique de l'Ouest, a une économie largement basée sur l'agriculture. En
effet, environ 70% de la population active est employée dans le secteur agricole, qui
contribue à environ 30% du PIB du pays. Parmi les différentes cultures agricoles, l'anacardier
a gagné en importance ces dernières années. Cependant, malgré sa croissance rapide, le
secteur de l'anacarde est confronté à des défis majeurs qui entravent son potentiel.
L'anacardier est un arbre cultivé principalement pour sa noix (Tinlot, 2010) qui est
consommée sous diverses formes (UNCTAD, 2021). Cette noix est la troisième noix
comestible la plus produite au plan mondial après l'arachide et l'amande (Kolliesuah et al.,
2020). L'augmentation de sa consommation et des utilisations de ses sous-produits
accroissent sa demande par rapport aux autres fruits à coque (Adesanya et al., 2021). Les
dernières tendances montrent un taux de croissance mondiale de 7 à 10% par an avec une
demande estimée à 4,5 millions de tonnes en 2023-2024 (Adesanya et al., 2021). Sa demande
croît plus vite que son offre depuis 2014. En effet, depuis 2014, où l'offre et la demande se
sont rencontrées et équivalaient à environ 3 000 000 T, les tendances sont à la hausse et la
demande a été estimée à un peu plus de 4 200 000 T pour une offre d'environ 3 500 000 T à
l'horizon 2020 (Gbaguidi, 2020). Ces indications sont des facteurs motivants pour les pays
producteurs. Cette croissance s'accompagne d'une augmentation de la compétition sur le
marché africain du fait de la baisse de la production en Asie et en Amérique latine
(GIZ/ComCashew, 2019). Le continent africain produit plus de 55% de l'offre mondiale
(N’djolosse et al., 2020) et l’Afrique de l’Ouest en est devenue le principal pôle de
production. Elle fournit constamment au moins 90% de l’offre africaine (Gbaguidi, 2020).
Le Bénin est l'un des plus importants producteurs d'anacarde en Afrique de l'Ouest. Cette
culture revêt une importance socioéconomique majeure pour le pays et cristallise une
importante attention des agriculteurs, des acteurs publics et des acteurs privés, des
organismes de développement et de coopération. Elle est la deuxième culture d'exportation en
termes de recettes pour l'État après le coton et contribue à 3% au Produit National Brut et à
7,4% au Produit Intérieur Brut Agricole (N’djolosse et al., 2020). Elle est portée par plus de
200 000 ménages agricoles et génère de nombreux emplois le long de ses chaînes de valeur.
Elle est perçue comme ayant un fort potentiel pour l'amélioration de la sécurité alimentaire
par la génération de revenu au plus pauvres. Plus de 200 000 hectares de terres sont
consacrées à cette culture (MAEP, 2017). La production annuelle moyenne de noix
d'anacarde ces cinq dernières années avoisine 150 000 tonnes. Les communes productrices
d'anacarde au Bénin sont réparties en trois zones. La zone la plus favorable comprend à elle
seule environ 87% des vergers et s'étalent sur 17 communes parmi lesquelles celle de Bantè
(MAEP, 2017).
L'anacarde est consacré comme une des filières prioritaires dans la politique agricole
béninoise avec pour objectif de porter la production à 300 000 tonnes et d'en transformer la
moitié localement (MAEP, 2017). Ceci exige l'amélioration de la performance productive des
plantations qui permettrait au pays de renforcer sa position sur le marché et d'être plus
compétitif. Pourtant, la majorité des plantations ont des rendements faibles, principalement en
raison des pratiques adoptées par les producteurs lors de l’installation des plantations et du
manque d’entretien des parcelles (Ricau, 2013). Le constat général est que les superficies
emblavées augmentent d’année en année pendant que la productivité des plantations reste très
faible, de l’ordre de 150 à 300 kg/ha (MAEP, 2017).
Pour mieux comprendre les mécanismes qui régissent le fonctionnement du marché
béninois des noix d’anacarde, nous avons choisi pour sujet d’étude “importance socio-
économique et environnementale des plantations d’anacarde dans l’arrondissement de
Bantè”.
1. PROBLEMATIQUE ET JUSTIFICATION
1.1. Présentation de la problématique
La culture de l'anacardier a connu une croissance significative au Bénin, en particulier dans
l'arrondissement de Bantè. Cependant, malgré son importance socio-économique, le secteur
de l'anacardier est confronté à de nombreux défis. Ces défis comprennent la fluctuation des
prix sur le marché international, la sous-utilisation des unités de transformation, le manque
d'infrastructures de stockage adéquates, et l'accès limité aux marchés internationaux. De plus,
il existe des insuffisances notables, telles que la faible productivité des vergers, la faible
qualité des noix de cajou produites, et le manque d'investissements dans la transformation
locale. Par conséquent, la problématique de cette recherche est de comprendre comment ces
défis socio-économiques et environnementaux peuvent être surmontés pour optimiser le
potentiel de ce secteur et contribuer au développement durable de la région.
1.2. Justification de la recherche
Plusieurs raisons justifient cette recherche. Tout d'abord, malgré l'importance de l'anacardier
pour l'économie béninoise, il existe peu de recherches qui se concentrent spécifiquement sur
l'importance socio-économique et environnementale des plantations d'anacardier dans
l'arrondissement de Bantè. Deuxièmement, cette recherche peut contribuer à combler les
lacunes dans la littérature existante en fournissant des informations détaillées et actualisées
sur le secteur de l'anacardier dans cette région spécifique. Troisièmement, les résultats de
cette recherche peuvent aider à informer les politiques agricoles et environnementales, en
fournissant des recommandations basées sur des données empiriques sur la façon de
surmonter les défis et les insuffisances du secteur de l'anacardier. Enfin, cette recherche peut
également contribuer à promouvoir le développement durable dans l'arrondissement de
Bantè, en identifiant des stratégies pour optimiser le potentiel socio-économique et
environnemental des plantations d'anacardier.
2. REVUE DE LITTERATURE
2.1. Acteurs privilégiés dans le secteur de l'anacardier au Bénin :
Selon une enquête nationale sur l'estimation du rendement de l'anacarde conduite par la
DSA/MAEP de février à juin 2023, les principaux acteurs de la filière sont l’ATDA 4, la
FENAPAB, le CNTC, la FeNaPAC, sous le financement des partenaires tels que :
PACOFIDE, le PRO-Cashew et, TNS-Bénin Cajù (DSA/MAEP,2024). Environ 60.000
ménages agricoles et plus de 200.000 acteurs (commerce, transformation et exportation) sont
impliqués dans le secteur (Hervé,2014).
2.2. Prix de vente de l'anacarde au Bénin :
Le prix d'achat au niveau des producteurs varie entre 325 et 410 FCfa le kilogramme (Albert,
2021). Cependant, ce prix peut fluctuer en fonction de divers facteurs, tels que la qualité des
noix de cajou, la demande sur le marché international, et les coûts de production.
3. OBJECTIFS DE L’ETUDE
L’objectif global de cette étude est de résoudre les différents liés au prix de vente des
noix de cajou dans l’arrondissement de Bantè, tout en luttant contre la domination des
producteurs par les commerçants.
De façon spécifique, il s’agira de :
- Identifier l’acteur indispensable dans la chaine de commercialisation de l’anacarde dans
l’arrondissement de Bantè.
- Définir un mode opératoire commun du prix plancher au niveau national avec les
producteurs et commerçant de l’arrondissement de Bantè.
- Résoudre la colonie commerciale que les commerçants opèrent sur les producteurs de
l’arrondissement de Bantè.
4. Hypothèse de recherche
Nous sommes amenés à annoncer les hypothèses de recherche suivantes :
- Les producteurs sont les acteurs indispensables de la filière cajou de l’arrondissement de
Bantè
- Un prix unitaire est nécessaire pour une compréhension mutuelle entre producteur et
commerçant.
- L’autonomie des producteurs sur le prix de leurs produits est une porte de sortie de la vise
commerciale.
5. Situation géographique et administrative du milieu d’étude
La commune de bantè appelé pays de pacte de terre, est une commune des collines, situé
entre 8°24,25 l’attitude nord et 1°53,33 de longitude est. Elle est située au nord par la
commune de bassila, au sud par la commune de glazouwé et à l’est ouest par ouèssè et à
l’ouest par le Togo. Elle est subdivisée en 9 arrondissement à savoir : Bantè, Akpassi,
Lougba, Pira, Koko, Agoua,Bobè, Gouka, Atokolibé.
D’une superficie de 2695km² elle occupe environ les 19,44% du territoire des collines
et les 2,49 du territoire national. La commune de bantè est la première productrice des noix
de cajou dans le département des collines avec 10132,20ha de plantation.
6-Matériels et méthodes
6-1 Matériel et méthode pour l’objectif spécifique
6-1-1 Matériel
Le matériel qui sera utilisé ici est une fiche d’enquête qui permettra de recueillir les
informations nécessaires sur les acteurs privilégiés de la filière cajou dans l’arrondissement
de bantè.
6-1-2 Méthode
A-Collecte des données
La présente recherche se fera dans l’arrondissement de Bantè. Dans le but d’atteindre cet
objectif, des enquêtes auront lieu auprès des producteurs de cajou qui sont dans
l’arrondissement de Bantè. Les échanges seront faits en langue locale.
Ainsi les données à collectées concerneront les modalités d’achat et de revente des
noix de cajou sur le marché local, la taille de la productivité, comment est venu la filière dans
l’arrondissement.
B-Traitement des données
La statistique descriptive sera ici à travers des tableaux de fréquences destinés à identifier et
valorisé les acteurs privilégiés de la filière.
6-2-2 Méthode
A-Collecte
Les données qui seront collectées ici doivent prendre en compte le prix plancher d’une part et
d’autre part le prix au niveau local, la divergence constatée au niveau des prix.
B- Traitement des données
Il est évident de partir des résultats de la collecte pour cibler les commerçants qui agissent sur
le prix d’achat et de vente des noix dans l’arrondissement de bantè.
7-Résultats attendus
-Les acteurs privilégiés de la filière cajou dans l’arrondissement de bantè recensés
-Les modalités sur le prix unitaire définies
-La colonie commerciale est interrompu
8- Conclusion
Le système de commercialisation de la noix de cajou dans l’arrondissement de bantè est
animé par plusieurs types d’acteurs à savoir : les producteurs, les collecteurs, les exportateurs,
les grossistes. Il faut noter que les producteurs sont les acteurs indispensables de cette chaine.
Par ailleurs, pour maximiser le rendement en noix de cajou, il faut respecter la pratique des
techniques cultivables. Il faut un encadrement adéquat des producteurs.
9- Bibliographie
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11. MAEP. (2017). Plan Stratégique du Développement du Secteur Agricole (PSDSA) 2025
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