Dimensionnement d'une station d'épuration
Dimensionnement d'une station d'épuration
1
Table des matières
INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 4
Synthèse bibliographique ........................................................................................................................ 4
GENERALITES ....................................................................................................................................... 4
Définition : ........................................................................................................................................... 4
Procédés d’épuration des eaux usées ................................................................................................. 5
Types de pollution ............................................................................................................................... 7
CARACTERISTIQUES DES EAUX USEES ................................................................................................. 8
Impacts sur le milieu récepteur......................................................................................................... 10
Dimensionnement de la station d’épuration ........................................................................................ 11
Estimation de la pollution ............................................................................................................. 11
Choix du système de traitement ................................................................................................... 13
La station de relevage ................................................................................................................... 15
Calcul du prétraitement ................................................................................................................ 18
Dimensionnement du dégrilleur ................................................................................................... 18
Dessablage combine avec dégraissage ......................................................................................... 20
Le Traitement secondaire (biologique) ......................................................................................... 21
Le bassin anoxique ........................................................................................................................ 24
Le bassin d’aération....................................................................................................................... 26
Le calcul des besoins d’oxygène .................................................................................................... 26
Besoin pour la dégradation de la pollution azotée ....................................................................... 27
Le Débit d’air nécessaire ............................................................................................................... 27
Le dégazeur ................................................................................................................................... 28
Le clarificateur ............................................................................................................................... 30
Traitement tertiaire ....................................................................................................................... 32
Conclusion ............................................................................................................................................. 36
2
Tableau 5Résultats choix de système de traitement ............................................................................ 14
Tableau 6Résultats station de relevage ................................................................................................ 17
Tableau 7données dégrilleur ................................................................................................................. 18
Tableau 8résultats dégrilleur................................................................................................................. 20
Tableau 9résultats dégrilleur................................................................................................................. 20
Tableau 10Données dessablage déshuilage .......................................................................................... 21
Tableau 11Données traitement secondaire .......................................................................................... 22
Tableau 12Résultats bassin d'aération .................................................................................................. 28
Tableau 13Résultats dégazeur .............................................................................................................. 30
Tableau 14Résultats clarificateur .......................................................................................................... 32
3
INTRODUCTION
L’eau est un bien précieux, ou autrement dit l’or bleu qui constitue un facteur clé
pour la croissance et le développement socio-économique. Elle a une première
forme potable destinée à la consommation des populations, et l'autre forme (eau
usée) qui après utilisation, ses propriétés changent et devient une eau usée rejetée
dans le milieu naturel. Les rejets des eaux usées augmentent du fait de
l'industrialisation, et l'élévation du niveau de vie de la population. Ces rejets dans
la nature sont l'un des principaux phénomènes qui causent la pollution de
l'environnement, la contamination des eaux souterraines et la propagation des
maladies d'origine hydrique. Il s’avère donc nécessaire de traiter ces eaux avant
leur rejet dans le milieu récepteur d’où l’importance de dimensionner des stations
d’épuration.
Ainsi pour le compte du module de traitement des eaux usées un projet de
dimensionner une station d’épuration nous a était donné.
Synthèse bibliographique
GENERALITES
Définition :
Les eaux usées Les eaux usées sont des liquides de composition hétérogène,
chargées de matières minérales ou organiques, pouvant être en suspension ou en
solution, et dont certaines peuvent avoir un caractère toxique. A cette charge
s’associent presque toujours des matières grasses et des matières colloïdales.
Origine des eaux usées
4
- les eaux agricoles.
Les eaux usées domestiques Elles proviennent des différents usages
domestiques de l'eau. Elles sont essentiellement porteuses de pollution
organique.
Les eaux usées industrielles
Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs caractéristiques
varient d’une industrie à l’autre. En plus des matières organiques, azotées ou
phosphorées, elles peuvent également contenir des produits toxiques, des
solvants, des métaux lourds, des micros polluants organiques, des hydrocarbures.
Elles ne sont mélangées aux eaux domestiques que lorsqu'elles ne présentent plus
de danger pour les réseaux de collecte, et ne perturbent pas le fonctionnement des
usines de dépollution.
Les eaux pluviales
Elles peuvent aussi constituer la cause de pollutions importantes des cours d'eau,
notamment pendant les périodes orageuses. L'eau de pluie se charge d'impuretés
au contact de l'air (fumées industrielles), puis, en ruisselant, des résidus déposés
sur les toits et les chaussées des villes (huiles de vidange, carburants, résidus de
pneus et métaux lourds...).
Les eaux agricoles
Les effluents agricoles renferment diverses substances, d’origine agricole ou
animale. Il s’agit de solutions d’engrais lessivées par les sols fertilisés, des
produits phytosanitaires (pesticides) et des déjections animales (purins et lisier de
bétail).
Procédés d’épuration des eaux usées
Il existe plusieurs procédés de traitement des eaux résiduaires.
Procédés physico-chimiques
Ils consistent à alourdir les particules colloïdales en suspension par des techniques
de floculation (injection massive de charbon actif ou en poudre), afin de former
des flocs qui se décantent rapidement. Ces procédés permettent l’élimination de
70 à 80 % de matières en suspension et une réduction de la charge organique. Ses
performances restent inférieures à celles du traitement biologique.
Procédés biologiques
5
Ils visent à réduire la teneur en matières organiques des eaux usées par leur
dégradation biologique. On distingue des systèmes intensifs et des systèmes
extensifs.
o Systèmes intensifs
On y retrouve les systèmes à cultures fixes et ceux à cultures libres.
a- Systèmes à cultures fixes
Le principe consiste à faire ruisseler les eaux usées décantées sur des matériaux
poreux recouverts d’un biofilm sur lequel se développent des cultures
bactériennes. Ces cultures se nourrissent de la matière organique, permettant ainsi
l’élimination d’une fraction importante de la pollution. A partir de ce principe,
plusieurs variantes ont été développées, parmi lesquelles :
- les lits bactériens où le milieu support peut être une roche fragmentée en petits
blocs ;
- les disques biologiques ayant pour support des disques parallèles tournant à
faible vitesse et qui sont immergés sur la moitié de leur hauteur.
b- Systèmes à cultures libres Encore appelés systèmes des boues activées,
l’effluent biodégradable est mis en contact avec des amas biologiques floculés et
maintenus en surface grâce à une agitation, lesquels amas assurent la dégradation
de la matière organique dans des conditions d’aérobie. L’effluent passe ensuite
dans un bassin de décantation secondaire où se séparent les boues.
o Systèmes extensifs
Ils correspondent aux techniques de lagunage permettant d’atteindre un degré
d’épuration qui s’avère intéressant pour une réutilisation agricole. Le lagunage est
un procédé naturel d’épuration des eaux usées qui permet une séparation des
éléments solides de la phase liquide par sédimentation, et une épuration
biologique due essentiellement à l’action des bactéries. Le procédé consiste à faire
séjourner des eaux résiduaires dans des bassins de stabilisation. En fonction de la
profondeur, on distingue :
- les bassins de maturation dont la phase aqueuse est oxygénée (profondeur ≤
1,50m) ;
- les bassins de stabilisation facultatifs de profondeur variant entre 1,50 m et
2,50m. Ils associent les conditions d’aérobie et d’anaérobie ;
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- les bassins de stabilisation anaérobies dont la profondeur est supérieure à 3 m,
leur fonction principale est de réduire la DBO.
Types de pollution
La pollution de l'eau est la contamination par des déchets, des produits chimiques
ou des microorganismes. La pollution se manifeste généralement sous trois
formes principales :
Pollution organique
La pollution organique constitue souvent la fraction la plus importante d’autant
plus que dans son acceptation la plus large, cette forme de pollution peut être
considérée comme résultant de diverses activités. On distingue pour les eaux
usées urbaines les matières organiques banales (protides, lipides, glucides), les
détergents (anioniques, cationiques, non ioniques), les huiles et goudrons. Autres
substances organiques utilisées ou fabriquées industriellement (des phénols, des
aldéhydes et des composés azotés).
Pollution microbiologique
Cette pollution est due à la présence d’une multitude d’organismes vivants dans
les eaux usées apportés par les excréments d’origines humaine ou animale. La
pollution microbiologique devient très dangereuse lorsque les eaux usées sont
rejetées dans un milieu récepteur pouvant provoquer des maladies dangereuses
pour l’individu.
Pollution minérale
Il s’agit d’effluents constitués essentiellement de métaux lourds en provenance
des industries métallurgiques, de traitement de minerais (plomb, cuivre, fer, zinc,
mercure). Il y'a aussi le cas de certains sels provenant de l’agriculture. Ces
substances suscitées peuvent causer des problèmes sur l’organisme de l’individu,
perturbation de l’activité bactérienne en station d’épuration, et affectation des
cultures agricoles.
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CARACTERISTIQUES DES EAUX USEES
Les diverses origines des eaux usées leur confèrent des caractéristiques variées.
Des paramètres physiques, chimiques, et biologiques permettent de mesurer la
pollution de ces eaux.
• Paramètres chimiques ;
• Paramètres biologiques.
Les paramètres physiques
Paramètres physiques
Les paramètres physiques sont responsables de la pollution primaire des eaux et
regroupent essentiellement les matières en suspension, la conductivité, le pH et la
température
Température
C’est un paramètre souvent négligé dans les collecteurs urbains, mais qui devrait
être plus souvent mesuré, surtout dans le cas de rejet industriel dans le réseau. Le
fonctionnement de certains ouvrages d’épuration, notamment les dégraisseurs, est
sensible à des températures trop élevées. Ainsi, tout rejet doit être inférieur à 30
°C.
Conductivité
Elle permet de connaître la quantité globale de sels dissous et traduit la facilité
avec laquelle l’eau conduit un courant électrique. La conductivité augmente avec
la quantité de sels dissous et est fonction de la température. Elle est exprimée en
Siemens / cm.
Turbidité
La turbidité représente l’opacité d’un milieu trouble. C’est la réduction de la
transparence d’un liquide due à la présence de matières non dissoutes. Elle est
causée par la présence de matières en suspension (MES) fines dites les colloïdes,
comme les argiles, les limons, etc.
Les charges pondérales
Les matières en suspension (MES)
Elles représentent les matières qui ne sont ni à l’état soluble ni à l’état colloïdal,
donc retenues par un filtre. Les MES, qui comportent des matières organiques et
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minérales, constituent un paramètre important qui marque le degré de pollution
d’un effluent urbain ou même industriel.
Les matières volatiles en suspension (MVS)
Elles représentent la fraction organique des matières en suspension, et sont
obtenues par calcination de ces MES à 525 °C pendant deux heures.
Les matières minérales (MM)
Elles représentent le résultat d’une évaporation totale de l’eau, c’est-à-dire son
"extrait sec", constitué à la fois par les matières minérales en suspension et les
matières solubles
Les matières décantable (MD)
Elles représentent la fraction des matières en suspension qui sédimentent pendant
un temps donné.
Les paramètres chimiques
DBO
La demande biochimique en oxygène est la quantité d’oxygène consommé par les
microorganismes pour assurer la dégradation des matières biodégradables en 5
jours, à 20 °C et à l’obscurité. L’unité de mesure de la DBO est le mg O2/L.
DCO
La demande chimique en oxygène représente la quantité d’oxygène consommé
par toutes les matières réductrices. L’élément oxygène est fourni par un oxydant
très puissant en condition acide et à ébullition pendant 2 heures. La quasi-totalité
des matières sont oxydées.
PH
Le pH mesure la concentration des ions H+ dans l’eau. Il caractérise un grand
nombre d’équilibre physico-chimiques. La valeur du pH influe la croissance des
micro-organismes présents dans l’eau
Paramètres chimiques minéraux
Il s’agit de nutriments représentés par l’azote et le phosphore. Ces éléments sont
responsables de la pollution tertiaire des eaux. L’azote dans les eaux usées se
retrouve sous forme ammoniacale (NH4 +, NH3), de nitrite (NO2 -) ou de nitrate
9
(NO3. L’excès de ces nutriments dans les eaux résiduaires déversées à l’état brut
dans un environnement peut être à l’origine de l’eutrophisation du milieu
Les paramètres biologiques
Les eaux usées contiennent tous les microorganismes (bactéries, virus,
protozoaires, les helminthes et champignons) dont certains sont pathogènes. La
présence de coliformes et de streptocoques témoigne d'une contamination fécale
de ces eaux, et qu'il est impératif de les épurer pour préserver le milieu naturel.
Impacts sur le milieu récepteur
Les rejets des eaux usées brutes perturbent l'équilibre du milieu récepteur. La
quantité de pollution rejetée est devenue incompatible avec les capacités
d'autoépuration des cours d'eau et provoque des conséquences néfastes, telles que
- La dégradation du milieu naturel ;
- La pollution des mers, des lacs et des cours d'eau ;
- Le risque de contamination des eaux souterraines.
Au regard de tout ceci il est donc important de mettre en place des ouvrages
d’assainissement comme les stations d’épuration. Le dimensionnement d’une
station d’épuration cependant ne peut se faire sans certains paramètres. Il serait
donc intéressant de se renseigner sur ladite ouvrage afin de savoir quel type de
station d’épuration est nécessaire en fonction des eaux à traiter mais également
comment elle fonctionne.
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Dimensionnement de la station d’épuration
Afin d’assurer un bon fonctionnement et un bon rendement technique et
économique du step, un dimensionnement de rigueur des ouvrages de traitements
s’impose.
Estimation de la pollution
Pour estimer les pollutions on s’est basé sur le tableau de données suivant :
Tableau 1estimation des pollutions
DONNEES
pollution
Paramètres EH
Charge Hydraulique (l/j/hbt) 90
MES (g/j/hbt) 90
DBO5 (g/j/hbt) 120
DCO (g/j/hbt) 60
N-NH4 (g/j/hbt) 6.5
Ptot (g/j/hbt) 1.8
STEP
Capacité en EH 250000
Surface STEP en m² 15000
11
Résultats
Les résultats sont résumés dans le tableau suivant
Tableau 2résultats estimation pollution
ESTIMATION DE LA POLLUTION
Estimation de pollution d'une STEP de 250000 EH
Paramètres EH
Charge Hydraulique (l/j/) 22500000
MES (g/j) 22500000
DCO (g/j) 30000000
DBO5 (g/j) 15000000
N-NH4 (g/j) 1625000
Ptot (g/j) 450000
MVS (g/j) 18000000
Calcul de débit
Le débit est la quantité d’eau usée totale rejetée en un temps donné par les
habitants
Débit moyen journalier
𝑄𝑚𝑜𝑦 = 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 ℎ𝑦𝑑𝑟𝑎𝑢𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒
𝑄𝑝𝑡𝑠 = 𝐶𝑝 ∗ 𝑄𝑚𝑜𝑦
Avec Cp : coefficient de pointe
12
2.5
𝐶𝑝 = 1.5 +
Qmoy
Calcul de débit
débits valeurs
13
DBO5 ;
DBO5 < 3000 mgO2/l : Traitement aérobie
– En aérobie, le rapport idéal DBO5 /N/P est 100/5/1
DBO5 > 3000 mgO2/l: Traitement anaérobie
– Le développement de la biomasse en anaérobie requiert pour chaque
100g de DCO assimilée 1,2 g d’azote et 0,25 g de phosphore.
Rapport surface/population.
Résultats :
Tableau 5Résultats choix de système de traitement
14
Dimensionnement des ouvrages
La station de relevage
15
Les paramètres nécessaires au dimensionnement du poste de relèvement :
le débit maximum à relever ;
Nous avons considéré que le débit maximum à relever est égale au débit de pointe
en temps de pluie.
𝑄𝑚𝑎𝑥 = 𝑄𝑝𝑝
Avec :
• Q : débit maximum à pomper en m3 /h
• n= nombre de pompes en fonctionnement simultané
• f =nombre de démarrages ou d'enclenchement à l'heure
• f = 4 pour P < 30 kW, f = 6 pour P < 15 KW, f = 8 pour P < 8 KW et f = 10 pour
P < 4 KW
Hauteur manométrique totale (H.M.T) ;
𝐻𝑀𝑇 = 𝐻𝑔𝑒𝑜 + ∑𝑃𝑑𝑐
Avec :
𝐻𝑔𝑒𝑜 = (Hfe(s) − Hfe(e)) + 0.2 + Hu
16
Ainsi la HMT devient
𝐻𝑀𝑇 = 𝐻𝑔𝑒𝑜/(1 − 0.11)
la puissance de la pompe.
Puissance sur arbre moteur
station de relevage
paramètres importants valeurs
Débit pp Q (m3/h) 3281.3
Nombre de pompes (n) 2
Débit /pompe (m3/s) 0.45572917
Hgeo(m) 2.7
Pertes De Charge (m) 0.33370787
HMT 3.03
Rendement pompe 0.6
17
Rendement moteur 0.85
Puissance absorbées Kw 26.594
nombre de pompes simultané f 2
Volume utile par pompe m3 102.54
Puissance arbre moteur Kw 22.60
Volume bâche m3 205.078125
Calcul du prétraitement
Dégrilleur
critères valeur admissible
Diamètre des barreaux d (mm) 9
Espacement entre les barres e (mm) 30
Pente par rapport à l’horizontale α (°) 70
La vitesse à travers les grilles (m/s) 0.9
Les pertes de charges admissibles (mm) 150
18
𝑄𝑝𝑝
𝑆=
𝑉∗𝑂∗𝐶
– Qpp : débit de pointe en temps de pluie à travers la grille (m3 /s).
– V : vitesse de l'influent dans le caniveau (m/s)
– O : coefficient de passage libre donné par la relation : e/(e + d)
• e : espacement entre barreaux (mm)
• d : diamètre des barreaux (mm)
– C : coefficient de colmatage
Longueur mouillée
La longueur mouillée L ou hauteur de la grille sera estimée par la relation :
𝑡
𝐿=
𝑠𝑖𝑛𝛼
t : tirant d'eau amont
On prend t=0.4
α : Pente par rapport à l’horizontale (°)
Largeur de la grille
𝑆
𝑙=
𝐿
Nombre barreaux verticaux (Nbv)
l−e
Nbv =
e+d
Nombre de barreaux horizontaux (Nbh)
L−e
Nbh =
e+d
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V : vitesse maximale d’approche
g : accélération de la pesanteur
K : coefficient de frottement : K = C s (d/e)3/4
C s : coefficient de forme du fer : oblongue (1.7)
d : épaisseur du fer
e : espacement des barreaux
Résultats
Tableau 8résultats dégrilleur
dimensionnement du dégrilleur
superficie Longueur largeur de la Nb perte de
ouverte (m²) mouillée (m) grille (m) horizontal Nb vertical charges (m)
1.32 0.45 2.9470 11 76 0.03
Surface du dégraisseur
𝑄𝑝𝑜𝑚𝑝𝑒
𝑆=
𝑉
Avec
𝑄𝑝𝑜𝑚𝑝𝑒
𝑉=
𝑇𝑠é𝑗𝑜𝑢𝑟
Valeur à respecter pour une bonne capture : 1.25 m < V/S < 2.5 m
20
Débit d’air de l’Aeroflot
𝑄𝑎𝑖𝑟 = 𝑉𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑑’𝑎𝑖𝑟 à 𝑖𝑛𝑗𝑒𝑐𝑡𝑒𝑟 ∗ 𝑆𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒
Puissance
60 + 85
𝑃𝑎𝑏𝑠 = ( ) ∗ Surface
2
matières
minérales
MMsorti g/j MVS g/j
éliminées MMe MES à la sortie
g/j g/j
4725000 2025000 20025000 18000000
Résultats
dimensionnement dessablage-déshuilage
Résultats
21
Tableau 11Données traitement secondaire
22
He m 6
CO2 g/Nm3 0.3
Vh1’ m/h 3600
H clarificateur fixée m 3
Vitesses superficielle m/h 0.6
clarificateur fixée
Le procédé choisi est basé sur le principe des boues activées à moyenne charge.
Le bassin biologique est un réservoir rectangulaire ouvert où arrivent les eaux
usées prétraitées.
Le traitement à boues activées à moyenne charge est régi par :
Charge massique Cm :
0,2≤Cm ≤0,5
Charge volumique Cv :
0.6≤Cv≤1.5
Les matières volatiles en suspension seront déterminées par la formule :
𝐿𝑜
𝑀𝑉𝑆 =
𝐶𝑚
Avec :
Lo, charge de DB05 entrant
Nous préconisons un traitement biologique réalisé dans les ouvrages suivants :
Un bassin d'anoxie,
Un bassin d'aération et
Un dégazeur
Un décanteur secondaire appelé clarificateur
Le traitement secondaire vise l’élimination de la pollution carbonée et azotée.
23
Zone Bassin
Dégazage Clarification
D’anoxie D’aération
Le Bassin biologique
Le volume du bassin biologique est déterminé à partir la charge volumique :
𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑒𝑛 𝐷𝐵𝑂5𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑡
𝑉𝑏𝑏 =
𝐶𝑣
Vbb : volume du bassin biologique en m3
Charges-en DBO5 entrant en Kg/j
Cv : charge volumique (Kg DBO/m3. j)
Le bassin anoxique
24
prétraitées entrant dans la zone d'anoxie. Le volume de la zone d'anoxie est calculé
pour assurer un temps de séjour de 1 à 2 heures.
Cela permet d’assurer les conditions anoxiques sans prolonger de manière trop
importante l'absence d'oxygène. Nous avons considéré le volume du bassin
d’anoxie en (m3) étant égal à 33% de celui du bassin biologique :
𝑉𝑏𝑎 = 0,33 ∗ 𝑉𝑏𝑏
Nous avons cherché le temps de séjour des effluents par la formule :
𝑉𝑏𝑎
𝑇𝑠é𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 =
𝑄𝑗𝑚𝑜𝑦
Tséjours en h
Vba en m3
Qjmoy en m3/h
Pour les dimensions du bassin anoxique, nous avons fixé la hauteur du bassin
anoxique H=4,5m alors
La surface du bassin en (m²) sera :
𝑉𝑏𝑎
𝑆𝑏𝑎 =
𝐻
Nous fixerons une largeur (l) en m pour le bassin anoxique pour en ressortir la
longueur(L) en m.
25
Le bassin d’aération
La station est dotée de deux (2) bassins d’aération identiques, alimentés avec les
eaux usées issues de la zone anoxique, et par le solde de la recirculation des
boues.
Pour les dimensions du bassin d’aération le même procédé que le bassin anoxique
est utilisé en précisant que nous avons gardé la même hauteur que le bassin
anoxique.
Le calcul des besoins d’oxygène
𝐿𝑒 = 𝐿𝑜 − 𝐿𝑠
Avec :
b’=0,023-0,32547*Cm+0,2292*Cm1,5+0,2239*Cm0.5
𝑂𝑈𝑅
𝐷é𝑏𝑖𝑡 𝑑 ′ 𝑎𝑖𝑟 𝑛é𝑐𝑒𝑠𝑠𝑎𝑖𝑟𝑒 =
𝑅𝑒𝑛𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 ∗ 𝐶𝐺𝑇 ∗ 𝐶𝑂2 ∗ 𝐻𝑒
Avec :
Débit d'air en Nm3/h
27
OUR (cf. Calcul de l'OUR (Oxygen Uptake Rate)) : (kg/h)
Rendement : rendement d'oxygénation (4.5-6 %/m CE)
CGT : coefficient global de transfert (0.55-0.7)
C O2 : concentration en oxygène dans l'air (300 g/Nm3)
Bassin d'aération
volume du bassin biologique(m3) 10000
Volume bassin anoxique(m3) 3300
Hauteur du B anoxique fixé(m) 4.5
Surface du B anoxique(m²) 733.3
l(m) 20.0
L(m) 36.7
Temps de séjours dans le bassin(h) 3.5
volume du bassin d'aération(m3) 6700.00
Temps de séjours dans le bassin(h) 7
Hauteur du B aération fixé(m) 4.5
Nombre de bassin d'aération 2.0
Surface d'un bassin d'aération(m²) 744.4
l(m) 20.0
L(m) 37.2
QO2/j(pour élimination carbone) 12901.70
QO2/j(pour élimination azote) 1252.5
QO2 total 14154.20
QO2p(horaire) 1979.62
Débit d'air en Nm3/h 468.06
Le dégazeur
28
Afin de favoriser une bonne décantation, il est nécessaire de chasser ces bulles
d'air, c'est le rôle de l'ouvrage de dégazage.
Placé à l’aval du bassin d’aération, il facilite l’élimination des bulles d’air
présentes dans la liqueur en transit vers le décanteur secondaire. On limite ainsi
les bouchons d’air générateurs d’à-coups hydrauliques préjudiciables au bon
fonctionnement du clarificateur. De plus, lors du dégazage, des mousses pourront
être récupérées et extraites de la file eau. Le dégazeur est constitué de trois zones
une zone d’agitation, d’amortissement et une zone calme.
Calcul de la surface
(𝑄𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒 + 𝑄𝑟𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒) ∗ 𝑇𝑆𝐻
𝑆𝑧𝑜𝑛𝑒1 =
𝐻𝑑
Hd = hauteur du clarificateur (m)
29
𝑉 = (𝑄𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒 + 𝑄𝑟𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒) ∗ 𝑇𝑆𝐻
𝑄𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒 + 𝑄𝑟𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒
𝑉ℎ2 =
𝑆𝑧𝑜𝑛𝑒2
Tableau 13Résultats dégazeur
Dégazeur
Volume du dégazeur zone 1 29.22
Surface du dégazeur zone 1 9.74
Surface du dégazeur zone 1' 0.49
Volume du dégazeur zone 2 116.88
Surface de la zone 2 38.96
vérification de Vzone2(cm/s) 2.5
Le clarificateur
30
clarificateur est un composant fondamental d’un système à boues activées. Il doit
combiner trois fonctions :
Fonction de clarification : produire un effluent final clarifié dont la teneur
en matières en suspension est généralement inférieure à 20-30 mg·L–1, soit un
rendement de séparation supérieur à 98 % ;
Fonction d’épaississement : produire un débit continu de boue concentrée
pour les recirculer dans le réacteur biologique ce qui assure le maintien de la
concentration en MES de celui-ci et extraire les boues en excès ;
Fonction de stockage : stocker la masse de boue supplémentaire générée par
une surcharge hydraulique momentanée (en temps de pluie notamment).
31
Le dimensionnement du clarificateur
repose sur la détermination de sa
surface
𝑄𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑒
𝑆=
𝑣
Avec :
S = surface (m2)
Q pointe : débit de pointe en m3/h
v = vitesse superficielle fixée (ex. 0,6 m/h)
Traitement tertiaire
Déphosphatation biologique
La déphosphatation biologique nécessite une zone anaérobie.
Calculons le volume de cette zone anaérobique pour un temps de séjour de
2heures
TSH = 2 heures
32
QmTs = débit moyen de temps sec en entrée (m3/h) = 1551.49 m3/h
Qrecirc = débit de recirculation (m3/h) = 201.69 m3/h
AN : Vbassin anaérobique = 2 * (1551.49 + 201.69)
Vbassin anaérobique = 3506.36 m3
Calculons la quantité de phosphore résiduelle
𝐹𝑙𝑢𝑥 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑡−𝐹𝑙𝑢𝑥 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡
[P]résiduelle =
𝑄𝑚𝑜𝑦𝑗
[P]résiduelle = 3 mg / l
Après la déphosphatation biologique nous avons constaté que [P]résiduelle > 2 mg /
l et pour cela on propose une déphosphatation chimique
Déphosphatation Chimique
3–2
AN : ƞ =
3
ƞ = 33.33 %
Le rapport retenu pour atteindre un rendement d’élimination de 80 % est :
Fe / P = 1.2
Calculons la quantité de fer nécessaire pour la déphosphatation
33
M ( Fe )
LFe nécessaire = 1.2 * [P]à précipiter *
M(P)
Clairtan = 11 L/j
Filtre à sable rapide
Ce type de traitement apporte une élimination quasi-totale de MES, ce qui assure
un bon fonctionnement pour l’étape de désinfection.
Un filtre à sable gravitaire est retenu, avec les critères de conception suivants
(Degremont, 2005) :
Epaisseur de la couche filtrante comprise entre 0,7 à 1,5 m ;
Une taille effective des matériaux filtrante de 0,4 mm à 1,2 mm selon
le degré de traitement désiré et la qualité d’eau de rejet ;
La hauteur d’eau suffisante pour la percolation comprise entre 0,8 à
2m;
La vitesse de filtration courante est de 2 à 10 mh ;
Hauteur de filtre doit tenir compte de l’épaisseur du filtre, de la
hauteur d’eau et du support du filtre sur lequel repose et elle est
comprise entre 3 et 4 m (Degremont, 2005).
On choisit :
Epaisseur de filtre = 1,0 m, hauteur d’eau = 1,5 m, vitesse de filtration = 10 m/h,
et la largeur du bassin = 5 m.
Désinfection à l’ultra-violet
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Le principe de la désinfection par ultraviolet repose sur l’effet bactéricide des
rayons UV. On peut en effet distinguer différentes gammes d’ondes
électromagnétiques comprises entre 10 et 400 nm (longueur d’onde du
rayonnement). L’action germicide des rayons UV est maximum à la longueur
d’onde de 254 nm. La dose de rayonnement ou quantité transférée aux micro
organiques est le paramètre principal du système UV. Cette dose est assurée par
des lampes immergées à basse pression de 100 à 120 W (Degremont, 2005).
Dose moyenne de la dose UV :
D = I × Ts
D : la dose en UV
I : intensité moyenne de rayonnement
Ts : temps de contact (temps de séjours).
L’intensité à mettre en œuvre pour assurer la désinfection des résiduaires sont de
l’ordre de 100 mw / cm² pour un temps de contact de 10 à 20 seconds
(Degremont, 2005)
Pour assurer une désinfection satisfaisante en permanence, l’appareil doit fournir
une dose minimale de 16 mw. S / cm².
D = 100 * 15
D = 1500 mw.S / cm2
Le volume du bassin d’UV :
V = Qp ×T
Avec,
Qp : débit de pointe d’eaux usées,
Ts : temps de contact, soit égal à 15 seconds.
Donc : V = 0,43 × 15 = 6,45 m³
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Conclusion
Somme-toute, notre étude s’est portée sur « Le dimensionnement d’une
station de traitement à boue activée ». Dans cette étude, nous avons parlé dans
un premier temps des eaux usées et de leurs caractéristiques puis des polluants
de ces eaux. L’étude s’est ensuite portée sur les différents critères de choix des
stations de traitement et d’épuration. Notre étude s’est terminée sur une étude de
cas dans laquelle nous avons dimensionné les différents ouvrages d’une STEP à
boue activée. Lors de dimensionnement de la station nous avons respecté les
normes des influents des eaux épurées, et pour cela on propose de réutiliser ces
eaux à des fins agricoles.
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