Délocalisation des Autochtones à Dilala
Délocalisation des Autochtones à Dilala
Option : Administration
Septembre 2024
UNIVERSITE DE KOLWEZI
FACULTE DES SCIENCES SOCIALES, POLITIQUES ET ADMINISTRATIVES
Option : Administration
EPIGRAPHE
Jeanne Benameur
II
DEDICACE
A tous ceux et à toutes celles qui luttent et se sacrifient pour le respect et la dignité de la
personne humaine,
De façon particulière, à toutes ces personnes qui défendent le caractère sacré de la vie
humaine,
A tous ceux qui militent pour que règne un climat de paix, d'amour et de confiance entre les
humains,
Je dédie ce présent travail
REMERCIEMENTS
Nous rendons grâce à Dieu pour tout ce qu'Il ne cesse de réaliser dans notre vie. Pour
tous ses bienfaits inouïs, que son nom soit béni à jamais.
Nos remerciements s’adressent a nos très chers parents LUMUMBA KABWE Jean
et KUMWIMBA MBUYI Irène pour leurs amour maternel, leurs sagesses et conseils, et
surtout leurs multiples sacrifices au profit du bonheur de nous tes enfants ;
INTRODUCTION
I. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE
Ce qui laisse croire que l’Etat de droit est revêtu de la souveraineté qui lui donne le
contrôle de sa population et de la mise en œuvre des lois ou des normes juridiques nationales
et internationales à même de régir tous les domaines․
Cet article fait recours à deux notions fondamentales dans le cadre procédural de la
délocalisation des peuples conformément à la loi ; il s’agit de la notion de droit à la propriété
privé ou collective et la notion de l’expropriation pour cause d’utilité publique.
Cette pratique est considérée illégal, lorsque la délocalisation des peuples autochtones
ne respecte pas les deux notions évoqués ci-haut et n’associe pas divers acteurs tant au niveau
national et local pour superviser le projet de délocalisation des peuples autochtones en
collaboration avec les entreprises privées et les organisations civiles tout en écartant les
peuples concernées par la délocalisation cela constitue une violation de l’article 34 de la
constitution et favorise les tensions dans la communauté.
La Commune de Dilala étant une entité minière qui se trouve dans le processus de
délocalisation des peuples autochtones. Sachant que toute délocalisation doit se faire en tenant
compte de deux notions (la notion de droit à la propriété privé ou collective et la notion de
1
Article 34 de la constitution du 18 février 2006
2
Nous avons choisi ce sujet parce que d’une part étant aussi membre ‚ habitant ‚ fils de
cette Commune, nous nous sommes senti être le premier concerné par cette délocalisation qui
essaie de nous séparer entre autre, avec nos anciennes connaissances en l’occurrence de
voisins (es) amis (es) et collègues et surtout la déstabilisation socio-économique et de nos
mœurs, us et coutumes.
En outre nous avons estimé que les réflexions développées dans le présent travail
scientifique pourront tant soit peu contribuer à éclairer sur la procédure légale de la
délocalisation tout en respectant les lois et règlements élaborés par le législateur dans cette
matière.
Notre souci majeur est aussi celui de rappeler aux autorités urbain chargées de
réprimer les infractions liées à la délocalisation illégale et de prendre des mesures
réglementaires liées à compétence ou faire une plaidoirie auprès des autorités provinciales ou
nationales veiller à l’application de la procédure de délocalisation des peuples autochtones
conformément à la volonté du législateur exprimée dans instruments juridiques et le code
Minier du 09 mars.
2
WENU Becker, Méthode de recherche en sciences sociales, Presses universitaires de lubumbashi
PULL ,3éme édition 2018, p.13.
4
PHILIPPE VILLEMUS3, dans son article il estime que la délocalisation entraîne une séparation
physique et géographique entre les lieux de production et de consommation, créant ainsi un
éloignement entre les entreprises et les marchés auxquels elles s'adressent.
Dans la plupart des cas, les raisons principales des délocalisations sont des raisons
économiques. En effet, les entreprises se délocalisent dans le but de bénéficier d’un avantage
compétitif et pour diminuer leurs coûts, soit en ayant accès à une main d’œuvre meilleure
marché, soit en étant plus près des différentes ressources nécessaires à la réalisation de la
production.
Cependant d’autres raisons peuvent aussi exister, comme par exemple le besoin de se
rapprocher d’un marché difficile d’accès, pour trouver une main d’œuvre plus qualifiée, pour
bénéficier d’infrastructures plus opérationnelles et plus efficaces ou d’une législation plus
souple au niveau des travailleurs, ou encore pour des raisons écologiques. Sa problématique
c’était de savoir comment la délocalisation impacte-t-elle les acteurs économiques, sociaux et
environnementaux impliqués dans le processus de production et de consommation ?
Quels sont les effets de cette séparation sur la compétitivité des entreprises, les
conditions de travail des salariés, la redistribution des richesses et la durabilité des modes de
production ? dans son hypothèse il répond en disant que la délocalisation peut contribuer à
une fragmentation des chaînes de valeur et à une précarisation des travailleurs dans les pays
d'origine, tout en offrant des avantages concurrentiels et un accès à de nouveaux marchés pour
les entreprises délocalisées. Elle peut également avoir des répercussions sur l'environnement
en raison des transports internationaux accrus et des normes environnementales différentes
selon les pays.
Notre point de démarcation avec cet auteur réside au niveau du variable délocalisation
alors que nous nous éloignons avec cet auteur au moment où lui parler de la délocalisation des
entreprises tandis que nous c’est la délocalisation des peuples autochtones.
3
VILLEMUS P., La fin des marques vers un retour au produit, Organisation Eds, 2008, p85
4
FAYÇAL DAHMANI, Impact de la délocalisation des habitats sur l’assurance et la gestion du risque
énergétique, Conseiller technique en assurance 2007 DEA en assurance et gestion, institut supérieur d’assurance
et gestion Alger.
5
Ces accidents de trop viennent remettre en cause l’ensemble des dispositifs et des procédures
de prévention et de gestion du risque industriel, soit le « risk management » adopté par
Sonatrach et qui montre que le risque zéro n’existe pas dans ce genre d’activité industrielles, à
ce titre sa problématique suivante était celle de savoir :
« Quels sont les enseignements tirés des sinistres de SKIKDA ? À la fois sur la gestion des
risques prévention et par rapport au plan d’assurance »
Le non délocalisation a pour effet direct, l'augmentation du risque, c'est à dire l'augmentation
du coût de l'assurance et la difficulté de placement sur le marché international de la
réassurance.
de délocalisation des peuples autochtones par l'entreprise Zijin Commus. Notre objectif est
d'explorer comment les décisions politiques et les procédures de délocalisation sont mises en
œuvre et affectent les peuples autochtones vivant sur les sites miniers de l'entreprise. L'étude
soulignera les défis que rencontre la population de la commune de Dilala en termes de droits
de l'homme, d'environnement et de participation à la prise de décision. Des recommandations
seront formulées pour améliorer la protection et la participation des peuples autochtones dans
de telles situations.
Pour cerner la problématique de cette analyse, nous nous sommes basé sur
la manière dont l'entreprise a été confrontée au défi de la délocalisation de ces
habitants en vue de construire les installations d'exploitation de la mine, laquelle
délocalisation a eu des incidences négatives sur les droits humains des déplacés.
5
KAZAMWALI MUKAMBA, « La délocalisation de la population de Twangiza au profit de la société
Twangiza mining et ses exigences légales en matière de la délocalisation des populations affectées par
les projets minier s ».Universités catholique de Bukavu – Licence en droit économique et social 2015.
7
6
TSHIMWANGA ETIENNE, la problématique de l’indemnisation, délocalisation et la relocalisation
en droit minier congolais. Cas de la cité Gécamines Kolwezi. Droit Eco, 2021, Université de
Kolwezi,2018, inédit
9
LUKOMBE NGHENDA dans son article, il estime que le droit de propriété et le reflet
fidèle d’une civilisation, avec son idéologie dominante et son organisation économique. Il est
impossible de considérer que le droit de propriété est forme juridique la plus absolue d’un
phénomène sociale et économique.7
Nous nous démarquons d’eux en ce que l’objet de notre travail nous renvoie à une
réflexion sur l’autorité politique et la procédure délocalisation de peuples autochtones en
République Démocratique du Congo. Cas de la commune de Dilala.
La pratique qui se fait est telle que les quartiers de la commune de Dilala se retrouvent
enclaves dans les concessions minières et les habitations des gens détruits. Cependant, la
procédure de la délocalisation prévue par la loi ne s’applique pas comme il se doit.
VI. 1. Problématique
Selon WENU BECKER, les problématiques sont des préoccupations que le chercheur se pose
sur l’objet de recherche.9
D’après MUSHID FAUSTIN, la problématique est comme étant une série de questions que le
chercheur se pose sur l’objet de sa recherche.10
De notre part la problématique est une étape ou le chercheur montre les questions qu’il se
pose auxquelles il va répondre.
7
LUKOMBE N. Droit civil les biens, publications des universités du Congo, Kinshasa, P.F.D.U.C,
2003, p.1259
8
NYEMBO NAASON, l’impact de l’opération conversion des titres immobiliers sur le conflit foncier
en République démocratique du Congo, mémoire en droit économique, UNILU, 2009, inédit.
9
WENU BECKER, Cours des méthodes de recherche scientifique, G2 SPA, 2020-2021, inédit
10
MUSHID FAUSTIN, Cours d’initiation à la recherche scientifique, G1 SPA, 2019-2020
10
Le traitement des déchets et leurs évacuations sur le plan sanitaire constitue une
problématique qui nécessite d’être analyser car il s’agit des vies humaines.
Du point de vue environnemental, il sied de souligné que l’entreprise zijin commus SA mène
des activités minières sans toutefois se préoccuper de la situation environnementale.
Ceci nous pousse à se poser la question de savoir : Quels sont les aspects négatifs qui
découlent du non-respect des règles exigées aux entreprises minières dans le cadre de
l’exploitation dans une zone habitable ?
Pour répondre la première question de notre étude qui cherche à connaitre les aspects négatifs
qui découlent du non-respect des règles exigées aux entreprises minières dans le cadre de
l’exploitation dans une zone habitable.
Nous partons du constat que cette situation soulève des préoccupations majeures
concernant les droits des peuples autochtones. Les communautés autochtones ont des droits
reconnus internationalement, notamment le droit à la propriété et au consentement libre,
préalable et éclairé avant toute décision qui pourrait les affecter. Dans ce cas, le fait de
11
MUSHID FAUSTIN, Cours d’initiation à la recherche scientifique, Université de Kolwezi, G1 SPA,
2019-2020
12
Dictionnaire le petit Robert, é[Link], Paris, 1991. P.290
11
déplacer ces populations sans compensation appropriée viole clairement ces droits
fondamentaux.
Un autre aspect préoccupant est la responsabilité des entreprises dans de tels cas. Les
entreprises ont la responsabilité de mener leurs activités de manière sociale et écologiquement
responsable. En ne respectant pas les droits des peuples autochtones et en polluant
l’environnement, l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A. S’est montre irrespectueuse envers ces
obligations.
Il est crucial que des mesures soient prises pour remédier à cette situation
inacceptable. Tout d’abord, l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A. doit être tenue responsable de
ses actions et doit indemniser de manière adéquate les peuples autochtones affectés par la
délocalisation forcée. De plus, des mesures doivent être prises pour réduire la pollution
engendrée par l’usine de l’entreprise afin de protéger l’environnement et la santé des
populations locales.
Nous constatons qu’à chaque minage les familles ou les habitants de la commune
Dilala en l'occurrence la cité GECAMINES KOLWEZI, MUSONOIE, et centre-ville
précisément l’avenue TAMBWE MUNANA doivent se déplacer de leur maison pour éviter
les accidents dus au minage.
C’est pourquoi l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A a décidé de délocalisée les peuples
autochtones de la commune de Dilala sans toutefois crée un lotissement, le système de
délocalisation n’accorde que très peu d’importance aux facteurs structurels. La majorité de la
population qui accueille les activités délocalisées, se caractérise par différentes instabilités
pouvant nuire au développement de la population et succès des leurs projets qu’elle met en
œuvre. Certains endroits ne disposent pas des infrastructures adaptées pour faciliter la mise
en œuvre de certains projets.
12
Cette pratique est considérée illégale, lorsque la délocalisation des peuples autochtones
ne respecte pas les deux notions. La Commune de Dilala étant une entité minière qui se
trouve dans le processus de délocalisation des peuples autochtones, nous constatons que la
délocalisation dans la commune de Dilala respecte d’une part les deux notions ( la notion de
droit à la propriété privé ou collective et la notion de l’expropriation pour cause d’utilité
publique) et d’autres part la procédure ne respecte le processus de délocalisation car
l’indemnisation se fait de manière opaque.
La question des infrastructures sociaux dans des sites disponibilisés pour les délocalisés
et la viabilité pour permettre un épanouissement social
13
Article 34 de la constitution du 18 février 2006
13
S’agissant des théories scientifiques de base, nous précisons dans les auteurs et les
théories qui nous ont inspiré comme modèles d’analyse.
Selon FRANÇOIS DEPELTEAU, le choix ou la construction d’une théorie se fait
concrètement en trois opérations. D’abord, le chercheur revient sur son exploration et procède
à l’inventaire des théories pertinentes à son sujet d’étude. Ensuite, il procède à l’examen
critique de chacune des théories répertoriées. Enfin, il en adopte une, la modifie ou en
construit une nouvelle.14
Pour notre part, nous avons répertorié plusieurs théories dont : la théorie systémique, la
théorie fonctionnaliste.
De ces plusieurs théories, nous avons retenu la théorie systémique comme théorie
principale, mieux, comme modèle d'analyse principal, et comme modèle secondaire, le choix
de ces théories ne relève nullement de l'arbitraire.
En effet, les procédures et la délocalisation s'inspirent énormément de la théorie systémique .
La délocalisation des habitants est un sujet complexe qui peut être analysé à partir de
différents cadres théoriques. Dans le cas spécifique de la procédure de délocalisation des
habitants la commune de Dilala par l’entreprise COMMUS, deux cadres théoriques peuvent
être pertinents :
Nous avons donc retenu le modèle d'analyse systémique, puisqu'ils nous permettent de
mieux cerner les procédures de la délocalisation des de la commune Dilala par l’entreprise
COMMUS S.A.
1. Théorie systémique
14
FRANÇOIS DEPELTEAU, La démarche d’une recherche en science humaines. De la question de
départ a la communication des résultants. Presse de l’Université de Laval Québec, 2eme Edition de
Boeck, 1950 pp234-236
15
YAV MUSOLO, Cours des systèmes administratifs comparés, L1 S.P.A., Université de kolwezi, année 2023-
2024, p.35
14
16
R-G. SCHWARTENBERG, Sociologie politique, Paris, Ed. Mont-chrétien, 1998 (5è édition), p. 81.
17
BERTLANFFY a été résumée dans son ouvrage, General System theory, New York, Georges Braziller, 1968,
p456
18
LANDRY. M et BANVILLE. C, Nous nous inspirons de l’analyse de deux auteurs « Caractéristiques et
balises d’évaluation de la recherche systémique » dans Document de l’Atelier-Forum sur l’évaluation des
recherches en ingénierie des organisations, version web, p.4.
15
Le deuxième constat est qu’il existe des isomorphismes, c’est-à-dire des similarités
dans les structures des systèmes que l’on retrouve dans différents champs d’investigation.
Découvrir ces isomorphismes, c’est allé au cœur des principes d’organisation.
De la biologie, la théorie systémique s’est étendue aux organisations humaines vues
comme des systèmes ouverts devant s’adapter à leur environnement. Cette vision systémique
marque le champ des théories de l’organisation ainsi que celui des systèmes d’information. Il
en va de même des concepts de « tout », de « synergie », « d’adaptation », etc. qui sont
transférables d’un domaine de la science à l’autre.
Maurice Landry et Claude Banville caractérisent les approches systémiques en gestion
comme étant des tentatives délibérées de mise au point de démarches originales d’intervention
interdisciplinaires pour aborder des problèmes complexes de gestion.
La gestion dont il est surtout question est celle portant sur des problèmes à portée
(sociale, économique, organisationnelle, managériale…) concrète dans lesquels le chercheur
doit appuyer simultanément sa démarche sur des objets « durs » et sur des objets « mous ».19
Les objets de connaissance dits « durs » sont ceux des sciences de la nature « exactes
». Tandis que les objets « mous » sont ceux des sciences sociales.
VI. Méthodes et techniques de recherche
VI.1. Méthodes
Larousse défini la méthode comme une « démarche rationnelle de l’esprit pour arriver
à la connaissance ou à la démonstration d’une vérité20
19
M. LANDRY et C. BANVILLE, [Link], p. 17.
20
Petit Larousse illustré, Larousse, Paris, 2002.
21
KINGHOMBE WA KINGHOMBE, Méthodes de recherche en Sciences Sociales, cours inédit, G2
SPA UNIKIN 2007-08 , inédit
16
système, l’analyse des postulats qui reflète la réalité sociale que présente les caractères d’un
système dans sa totalité; interprète et explique les phénomènes sociaux par les liens
d’interdépendances qui les lies entre eux et qui en forment la totalité 22
22
ROCHER, G, cité par KEBELE MOSUNGALA S.J, l’instabilité du pouvoir politique traditionnel
dans la chefferie de BATEKE EN territoire de KUTU, L2 SPA, Université de kolwezi, 2010 -2011.P9
23
LAPIERRE, J. W., Cité par MULUMBATI NGASHA, Introduction à la science politique,
Lubumbashi, Ed. Africa, 1994, p.24.
11
EASTON D, cité par YAV MUSOLO, Systèmes administratifs comparés, L1 SPA, FSSAP,
Université de Kolwezi 2023-2024, p8, Inédit
17
Pour une meilleure saisie de l’objet de notre étude nous avons recouru aux techniques
suivantes :
Pour PINTO et GRAWITZ, l’interview est une forme de communication entre deux
personnes qui ne se connaissent pas ayant pour but ce recueillir les informations concernant
un objet précis. Il évoque l’entretien à questions ouvertes et l’entretien a questions fermes. 26
Cette technique nous a aidé à recueillir les informations par différentes questions à des
tiers concernant la délocalisation de peuple autochtones de la commune de Dilala à
l’occurrence la cité GECAMINES KOLWEZI, la cité MUSONOIE, ainsi que une partie du
centre ville commercial marqué par des fissures de minage de l’entreprise COMMUS. S.A
Le chercheur fera le classement des sources primaires et secondaires tout en les classant selon
les exigences scientifiques.
24
KINGHOMBE WA KINGHOMBE, [Link]. p.56
25
Idem
26
PINTO ET GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, tome II, 11é me édition Dalloz, Paris, 2001
p.643
18
Dans le même ordre d’idées, nous avons consulté beaucoup des documents entre autres, les
ouvrages, travaux scientifiques, les notes des cours et autres.
En effet, cette technique nous a permis fourni une compréhension plus claire et approfondie
des réalités vécues par les populations délocalisées, tout en permettant d'adapter et de cibler
plus efficacement les actions de soutien.
La délimitation d’un travail scientifique constitue une étape cruciale qui impose au
chercheur de de délimiter le travail sur le plan spatial et temporel en vue de situer le travail
dans un contexte précis.
Sur le plan spatial, nous nous assignons de délimiter nos investigations dans la sphère qui
n’est autre que la ville de Kolwezi en général, et la commune de Dilala en particulier parce que c’est
l’unique commune qui regorge plusieurs entreprises et qui applique la procédure de délocalisation.
Sur le plan temporel, notre réflexion prend en compte la période allant de 2017 à
2024, la période 2017 marque la période de début des activités de délocalisation dans la
commune tandis que l’année 2024 constitue la période de présentation des résultats de notre
recherche de Dilala.
27
Idem
19
1.1. Autorité
L’autorité est le pouvoir de commander, d’être obéi. En science politique elle désigne le
pouvoir d’une personne ou d’un groupe de personne sur d’autres ainsi que les organes représentatif de
ce pouvoir pris collectivement.28
28
Michel Humbert, Institutions politiques et sociales de l’antiquité, Dalloz, 2014, p. 323
21
Elle implique les notions de légitimité, de commandement et d’obéissance, d’un autre pouvoir
qui impose l’autorité. La forme de la légitimité peut varier selon les circonstances.
1.2. Politique
Le concept politique a plusieurs acceptions de nos jours. Ainsi nous nous préférons de relever
certaines de ces acceptions dans la ligne qui suivent.
L'étymologiquement, le mot politique, « politique « provient du grec « polis »signifiaient
« cité » et« itike » qui veut dire gérer. On conclut donc que la politique est l'art de gérer la
cité.
La cité elle-même n'est pas un concept matériel mais un concept humain, et également
juridique. La cité est l'ensemble des citoyens.29
29
TSHISHIMBI KATULONDI E., Institutions et structures traditionnelle africaines, cours inédits, G2 Droit,
ULK, 2011-2012.
30
CHARLES [Link] PONTIERS.M., Introduction à la politique, Dalloz, Paris, 2000, p.2.
31
WETSHINGOLO MOMINDOF., Introduction à la science politique, cours inédit, G1 SPA, ULK, 2012-2013
22
Le politique, le concept « politique » employé au masculin, désigne parfois l'homme politique, celui
qui a une action politique.
Le politique évoque souvent le monde des essences. C'est le lieu d'un discours rationnel,
dégagé des contingences, sur le sens de l'évolution du groupe social.
G. BURDEAU, précise le concept en écrivant : « le politique est l'expression de l'être
du groupe » il est l'objet de réflexion des philosophes ; le politique devient l'intellectuel,
l'expert qui s'occupe de la politique supposé être le plus rationnel, ce plus apte à saisir
l'essence du groupement humain.32
1.2.2. Différence entre politics et policy
La langue anglaise fait la différence quant à l'orthographe et non seulement en genre
comme en français.
On a donc « policy » qui désigne la gestion exercée dans un domaine déterminé par un
organe. La « politics » désigne la lutte pour la conquête du pouvoir, spécialement le pouvoir
dans le cadre de l'Etat.33
Cette description ne couvre pas tous les aspects notionnels de politique, néanmoins, à
l'avantage de distinguer la politique conçue comme compétition pour obtenir le pouvoir et la
politique entendue comme l'exercice de ce dernier dans des domaines précis.
1.3. Procédure
La procédure est l’ensemble des formalités qui doivent être suivies pour soumettre une
prétention à un autorité34. Elle est donc l’ensemble des moyens légaux qui permettent à une
personne de saisir une, d’obtenir un jugement, de se défendre ou encore de faire exécuter une
décision.
1.4. Délocalisation/relocalisation
C'est le processus de déplacement et de réinstallation d'une communauté d'un lieu vers
un autre pour raisons de projets d'investissement ou de développement. Ce déplacement peut
être physique ou économique.
Le déplacement est physique lorsqu'il consiste en une perte des logements par les
communautés alors que dans le déplacement économique, les communautés affectées perdent
leurs moyens de subsistance ou les ressources leur permettant d'accéder aux moyens de
32
BURDEAUG., cité par CHARLES [Link] J.M, PONTIER, [Link]., p.3.
33
CHARLES D. et PONTIERJ.M., [Link]., p.8.
34
ROLAND, H, Lexique des termes juridiques, 16e édition, Dalloz, Paris, 2007, p. 519
23
subsistance (terres pour les activités agricoles, rivières pour les activités de pêche, ou encore
les activités minières...).35
Le déplacement volontaire
Le déplacement est volontaire lorsque les communautés affectées ont légalement la possibilité
de le refuser ou de s'y opposer.
Déplacement involontaire :
Le déplacement est involontaire lorsque les communautés affectées n'ont le droit de s'y
opposer.
L'expulsion ou l’éviction :
L'éviction s'entend généralement comme un déplacement des communautés non suivi des
mesures de réinstallation.
Les personnes affectées :
C'est l'ensemble de toutes les personnes touchées directement ou indirectement par le
déplacement physique et/ou économique.
Les compensations ou indemnités :
Ce sont les paiements versés en espèces ou en nature aux personnes affectées pour la perte des
biens ou d'une ressource.
1.5. Peuples
Le peuple est une notion dynamique, ce qui rend difficile toute entreprise de
définition. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il ne bénéficie pas d'une définition
universellement acceptée.
Alain Pellet estime qu'il ne peut être donné une définition univoque à cette
notion « ou, plutôt, si une réponse générale doit être donnée, elle ne peut être que tautologique
un peuple est un groupe humain qui a le droit de disposer de lui-même et, inversement, tout
groupe humain ayant ce droit est un peuple »36. Sans donner une définition de ladite notion, il
en précise le critère fondamental : le droit à l'autodétermination37.
35
Plateforme des organisations de la société civile intervenant dans le secteur minier (POM), « rapport d’étude
sur les pratiques d’expropriation, d’indemnisation, de délocalisation/réinstallation des communautés affectées
par les projets miniers », Lubumbashi, 2015, p. 10, disponible sur [Link] pdf consulté le 05/ avril
2024. 18h32’’
36
Alain PELLET, « Quel avenir pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ? », in Liber Amicorum
Jimenez de Arechaga, Fondacion de cultura universitaria, Montevideo, 1995, p. 267.
37
Ibid., p. 267
24
C'est dans cette perspective qu'au niveau des Nations Unies, des éléments de définition
se sont progressivement développés et sont pris en considération lorsqu'il est question de
reconnaître à une entité la qualité de peuple et l'aptitude à bénéficier du droit des peuples à
l'autodétermination. Il s'agit des deux éléments suivants : être « une entité sociale possédant
une évidente identité et ayant des caractéristiques propres » ; avoir « une relation avec un
territoire, même si le peuple en question en avait été injustement expulsé et artificiellement
remplacé par une autre population »38. Une distinction y est tout de même faite entre le
peuple et les minorités religieuses, ethniques et linguistiques. Dans une logique non très
éloignée, l'article premier de la Déclaration universelle des droits collectifs des peuples définit
le peuple comme « toute collectivité humaine ayant une référence commune à une culture et à
une tradition historique propre, développées sur un territoire géographiquement déterminé, ou
dans d'autres domaines ».
1.5.1. Peuples autochtones
Les peuples autochtones, ou peuples indigènes, sont « les descendants de ceux qui
habitaient dans un pays ou une région géographique à l’époque où des groupes de population
de cultures ou d’origines ethniques différentes y sont arrivés et sont devenus par la suite
prédominants, par la conquête, l’occupation, la colonisation ou d’autres moyens ».
Les peuples autochtones représentent environ 370 millions de personnes dans le
monde, vivant dans plus de 70 pays. D’autres termes ont parfois été utilisés pour les désigner,
comme aborigène, « peuple premier », « peuple racine », « première nation » ou « peuple
natif », succédant à l’appellation péjorative de « peuple primitif », mais tous officiellement
délaissés au profit de peuple autochtone.
Les populations autochtones sont des groupes sociaux et culturels distincts. Elles
représentent 5 % de la population mondiale mais 15 % du nombre d’individus qui vivent dans
l’extrême pauvreté dans le monde.39
minières sont vues comme des actions de bienfaisance et non comme des obligations liées à
l'exploitation minière.
Comme le révèle Dunia, il y a dans le Code minier des dispositions qui bénéficient aux
populations locales et protègent leurs droits.40
40
ZONGWE DUNIA, « The Legal Justifications for a People-Based Approach to the Control of Mineral
Resources in the Democratic Republic of the Congo », Cornell Law School Inter-University Student Conference
Papers, Paper 12, New York, 2008, p.28.
41
LWANGO MIRINDI, P « cours de droit minier », 2013-2014, UCB, p. 38. Inédit
42
Ibidem.
43
LWANGO MIRINDI, Op. Cit, p. 38.
26
Les individus lésés par l'activité d'un exploitant minier peuvent saisir la justice. Ils
peuvent aussi saisir les autorités publiques afin d'obtenir de celles-ci la prise de mesures
administratives à l'encontre de l'exploitant fautif.44
En effet, l'article 315 al. 5 et 7 du Code minier dispose ce qui suit : « Sans préjudice
des dispositions de l'article 46 du présent Code, font l'objet de recours judiciaire »
notamment ;
Les litiges entre les titulaires ou avec les occupants du sol ;
Le contentieux d'indemnité d'expropriation.
Les cours et tribunaux saisis d'un litige ou d'un recours contre une décision judiciaire
relative aux matières prévues à l'article précédent appliquent la procédure de droit commun
prévue par les Codes Congolais de Procédure Civile, Procédure Pénale, Procédure devant la
Cour Suprême de Justice ainsi qu'éventuellement tous les textes et principes généraux de droit
applicables en matière judiciaire (article 316 du Code minier).
Ainsi, le droit de propriété des populations affectées ou dépossédées peut être
revendiqué devant le Tribunal de grande instance du ressort, en cas de désaccord sur le
montant de l'indemnisation (article 281 du Code minier).
En plus, l'exploitant minier a, en vertu des dispositions de l'article 280 de Code minier,
l'obligation de réparer tout dommage qu'il causerait aux tiers. Cette protection générale,
inspirée de l'article 258 du Code civil congolais livre III, devrait pouvoir jouer en faveur des
individus qui pourraient saisir les juridictions pour la défense de leur droits.45
Outre la voie judiciaire, les populations peuvent, à travers leurs représentants, utiliser
la voie administrative pour obtenir la protection de leurs droits.46
44
Idem, p. 40-41.
45
LWANGO MIRINDI, Op. Cit, p. 40-41.
46
Ibidem
27
La commune de Dilala, dont le bureau administratif est situé au numéro 325 de l’avenue
baobab au quartier urbain de Biashara, est une entité territoriale Décentralisée, quoi qu’étant
une subdivision administrative de la ville de Kolwezi, dans la province du Lualaba en
République Démocratique du Congo.47
La commune de Dilala a été créée par l’ordonnance loi numéro 71-177 du 21 juillet
1971 complété par l’arrêté ministériel numéro 72-0393 du 23 Mars 1972, portant mesure
d’exécution déterminant les limites administratives et territoriales, en tant qu’entité territoriale
Décentralisée, selon la constitution de la République Démocratique du Congo, telle que
modifiée par la loi numéro 11/002 du 20 janvier 2011, portant révision de certains articles de
la constitution du 18 février 2006.48
Le bureau Communal, à partir duquel nous avons l’honneur de diriger cette entité territoriale
Décentralisée, a pour but s’administrer l’entité et de réaliser les deux objectifs majeurs
suivants :
1) Assurer la sécurité des personnes vivant dans cette juridiction et de leurs biens.
Cet objectif est réalisé par la commune à travers les unités de la police nationale
congolaise mises à notre disposition, entant que garant du maintien de l’ordre public dans
cette juridiction.
47
IDEM
48
L’ordonnance loi numéro 71-177 du 21 juillet 1971 complété par l’arrêté ministériel numéro 720393 du 23
Mars 1972, portant mesure d’exécution déterminant les limites administratives et territoriales,
28
Cet objectif est assuré par la commune à travers son budget, lequel englobe le
fonctionnement de l’institution, les investissements et l’assainissement de toute l’entité, à
court et à moyen terme, dans un plan de développement local, quinquennal de 2020 à 2024.
La commune n’a pas changé de limites, elle garde encore les mêmes frontières :
A l’est : la commune Manika
Au Nord, au Sud comme à l’ouest : elle est bornée par le territoire de Mutshatsha.
Sa superficie est de 154 km², et elle est située à une altitude de 1520 m par rapport
au niveau de la mer.
La commune est dirigée par un bourgmestre, nommé par le chef de l’État, selon l’ordonnance
-loi numéro 71/0177 du 21 juillet 1971.
La commune à été créée par l’arrêté ministériel numéro 72-0393 du 23 Mars 1972, portant
mesure d’exécution déterminant les limites administratives et territoriales .
Son climat n’a je non plus changé, il s’agit d’un climat tropical à deux saisons à savoir
: la saison sèche et la saison de pluvieuse, qui ont chacune une durée de six mois en temps
normal.
Située sur le plateau de la Manika, son sol est généralement sablonneux, avec une
savane herbeuse occupée en grande partie par des concessions minières de cuivre et du
cobalt, exploités jadis par la générale des carrières et des mines (GCM) en sigle, actuellement
exploités par ses partenaires, notamment KCC et des entreprises chinoises ( ZIJIN
COMMUS et SICOMINES, installées respectivement à MUSONOIE et à KAPATA).
Notre juridiction à une densité de 1140 habitants/km², formées de gens des différentes
tribu du grand Katanga (Sanga, Ndembo, Luba, Tshokwe, Bemba, Lunda, Kalwena,
Kamingu et Hemba) ainsi que d’autres provinces telles que les provinces démembrés, issues
29
La Commune de Dilala est une mairie située sur l’avenue Kasa-Vubu, Elle est située à
proximité du palais de justice Parquet des Grandes Instances de Kolwezi et Tribunal de
Grandes Instances de Kolwezi.49
Type : Mairie.
Adresse : Avenue Kasa-Vubu, Kolwezi ;
Catégorie : bâtiment gouvernemental ;
Lieu : République démocratique du Congo, Afrique centrale, Afrique ;
Latitude : 10,72063° ou 10° 43’ 14 » sud ;
Longitude : 25,46994° ou 25° 28’ 12 » est Entité en charge : l’intérieur et Sécurité .
49
Source commune de Dilala
50
Ibidem
30
Gcm Musonoie ;
Gcm Luilu ;
Gcm Kolwezi.
Bourgmestre,
Bourgmestre adjoint,
Chef de bureau,
L’administration générale,
Service du budget,
Secrétaire administratif,
Comptabilité,
L’Etat -civil,
le chef du quartier,
Les autres services techniques,
Ainsi que :
Rappelons que les quartiers sont des subdivisions administratives de la commune qui
permet à l’administration d’être le plus proche de la population à travers le chef de quartier et
les cadres de base (chefs de cellules, chefs de Bloc et chefs d’avenue ).
Tous les agents de la commune y sont affectés par le service urbain de la fonction
publique chargé du personnel actif et qui est habilité à recruter et engager les agents de
carrière des services publics en leur attribuant un numéro matricule les identifiants, et un
grade statuaire, conformément aux études faites. Chaque agent est affecté à une fonction
correspondante à son grade.
Grades acquis :
Grade acquis à l’entrée dans la fonction publique, conformément aux études faites :
Notons qu’une autorité politico-administrative est celle qui gère la population, les
biens et les patrimoines publics ainsi que le personnel politico administratif de sa juridiction,
lequel est composé des agents du bureau Communal, ceux des services communaux, ceux des
quartiers et cellules, marchés publics,… Et dans ses attributions spécifiques qui lui sont
conférées par des textes légaux, le bourgmestre a pour rôle :
Bourgmestre Adjoint (Grade 140) : il est nommé dans les mêmes conditions que son titulaire,
il est le gestionnaire des crédits et s’occupe de questions économiques et financières, ainsi que
du suivi d’exécution des projets de la commune sous la direction du bourgmestre titulaire.
Notons que le budget de la commune comprend deux grandes rubriques dont les montants
sont égaux : les dépenses et les recettes.
35
Ce qui revient à dire que la gestion financière publique consiste à dépenser tout ce qui a été
aperçu, rétrocédé ou encaissé.
A la date du 31 décembre de l’année, les dépenses doivent être égales les recettes et la caisse
retombent à Zéro.
Concernant les recettes, le mandataire du budget doit mettre en relief toutes les
recettes internes et externes de la commune.
Concernant les dépenses, il doit mettre en lumière toutes les dépenses prévues
par la commune, il s’agit des dépenses courantes (dépenses de personnels, biens,
matériels), des dépenses d’investissement (exemple : la construction) et des
dépenses annexes.
Et ce, à la lumière des textes légaux qui régissent les finances publiques, toutes recettes et
toutes dépenses sont prévues par la loi.
Le secrétariat : c’est un composé de plusieurs personnes et le responsable est le secrétaire
administratif (grade 210).
Travaillant sous la direction directe du bourgmestre qui est l’ordonnateur des dépenses
et sous la supervision directe du bourgmestre adjoint qui est le gestionnaire des crédits.
Nous trouvons ici tous les percepteurs qui travaillent sur terrain sous la supervision
du percepteur principal (grade 310), lequel centralise toute perception et fait le rapport au
comptable subordonné.
Chef de quartier (grade 220) : à la différence du bourgmestre qui est une autorité
politico-administrative, le chef de quartier est une autorité administrative, il gère
l’administration de sa juridiction (qui est une subdivision administrative de la commune) et en
fait rapport au bourgmestre.
Le préposé à l’état civil (grade 310) : il tient le bureau de l’État civil, en supervise les
travaux qui sont notamment les recensements des naissances, des mariages, des divorces et
des décès, au nom de l’officier de l’État-civil qui est le bourgmestre de commune. Il s’agit du
recensement de l’État-civil et la démographie. Il y a donc pour chaque recensement un
registre.
Notons que pour le registre de naissance, chaque enfant de moins de trois mois à droit
d’être recensé gratuitement, et droit à la délivrance de l’acte de naissance. A défaut du respect
de ce délai, l’enfant aura droit à une attestation de naissance.
37
Dans ce bureau, l’officier de l’État-civil est assisté également par un commis aux écritures,
pour remplir dûment les registres et les documents, en caractères majuscules, et un
commis/classeur.
Le protocole (grade 320) : c’est un service d’avant-garde sécuritaire. Il s’occupe des relations
publiques, et il est chargé :
Pour ces objectifs, le protocole ne manque jamais là où l’autorité se trouve. Ce service est
organisé de manière à arriver avant l’autorité, préparer son arrivée et son accueil, d’assurer sa
sécurité, de l’accompagner.
Voilà pourquoi un agent de protocole doit :
Organisation des audiences : les jours d’audience avec l’autorité municipale sont le
mardi et jeudi. Et les audiences sont enregistrées dans un registre, avec des informations sur le
demandeur d’audience : son nom, les coordonnées, le motif précis, claire et net de l’audience,
et l’avis du chef.
D’apprêter la salle de réunion : faire nettoyer pas les femmes de ménages, apprêter
les places assises tout en tenant compte de tous les participants, leur nombre, leurs
qualités ;
Organiser l’ordre d’entrée : l’entrée en salle tout comme l’arrivé à une manifestation
est organisée selon les fonctions (les personnes aux fonctions moins gradées les
premières à arriver ou à entrer, et les personnes aux fonctions plus gradées sont les
dernières à arriver ou à entrer dans la salle de réunion).
38
Cela dit que le chef arrive toujours le dernier et cet ordre d’entrée s’inverse à la sortie :
le chef sort le premier, et ainsi de suite. A l’entrée du chef comme à sa sortie, l’assistance se
tient debout.
Chacun de ces quartiers urbains, occupés par plus d’une dizaine des milliers de
personnes, est une entité administrative déconcentrée, subdivisée à son tour en cellules.
Ces cellules (67) sont aussi subdivisées en blocs (161), avenues (444) et rues (213).
Les cellules sont des subdivisions administratives déconcentrées des quartiers qui sont
dirigées par les personnes qui travaillent bénévolement, moyennant quelques avantages
octroyés par la commune en cas de besoin.51
Le régime forestier est resté pendant longtemps dépendant du régime foncier si bien
que l’exploitation du bois était assujettie aux dispositions de la loi foncière sur l’emphytéose.
Et l’exploitation des ressources minières n’effectue pas seulement dans les mines.
Cette activité peut aussi s’exercer sur la surface de terre ou sur une accumulation de minerais
appelés « rejets » ou « remblais ». Sans que le souterrain, ne sont pas touchés. Il est dès lors
important de définir les différents rapports de droit qui peuvent exister entre le sol et les mines
42
en tant que droits réels. Le législateur minier a imposé certaines servitudes au concessionnaire
foncier face à l’exploitation minière. Cette situation engendre plusieurs hypothèses, car en
tout état de cause l’exploitation des mines se fait de la surface au fond de la terre ce qu’il
englobe d’une manière implicite les deux Droits.
1.1.1. Caractères
Le droit de l’Etat sur le sol congolais est :
Universel, qui veut dire que toutes les terres se trouvant dans les limites du
territoire congolais sont soumises à l’Etat :
Exclusif, qui veut dire que c’est un droit sans partage, que nul ne peut prétendre
être propriétaire du sol :
Absolu, qui veut dire que l’Etat peut opposer son droit à quiconque, personne
physique ou morale. Et c’est l’Etat qui définit la destination des terres qu’il peut
concéder aux particuliers ;
Perpétuel, qui veut dire que le droit de l’Etat ne connait pas de limites, c’est-à-dire,
tant que durera le sol congolais, durera également le droit de l’Etat sur le sol ;
Imprescriptible, qui veut dire que personne ne peut l’acquérir par prescription
acquisitive, de même que l’Etat ne peut le perdre du fait d’une prescription
extinctive. Notons que cette imprescriptibilité est absolue et permanente ;
43
Inaliénable, qui veut dire que l’Etat ne peut céder une partie de son sol.
52
MURUND MUTEB J., Cours de Domaines et Problèmes sectoriels de l’administration publique, L1 SSPA,
UNIKOL, 2023-2024, P.45
44
De l’autre côté, il signifie « le droit de jouissance obtenu par le contractant de l’Etat à la suite
du contrat précité » (art. 80 et 109 de la loi foncière). Cependant, le droit de jouissance
régulièrement consenti par l’Etat dans le contrat de concession, n’est légalement établi que
par le certificat d’enregistrement (art. 59 et 219 de la loi foncière).
Cette concession ne peut porter que sur les terres du domaine privé de l’Etat : c’est un
contrat synallagmatique dont l’une des parties est toujours l’Etat, ce contrat peut être à titre
onéreux tout comme à titre gratuit : c’est un contrat d’adhésion dans lequel il y a une partie
économiquement forte qui impose ses conditions à l’autre partie.
Il existe deux types de concessions : la concession perpétuelle et les concessions
ordinaires.
a. Caractères
C’est un droit réel, il confère à son titulaire le droit de jouir du terrain et la propriété de
tout ce qui s’y joint, notamment les constructions et les plantations ;
Il n’y a que les personnes physiques de nationalité congolaise qui peuvent jouir de ce
droit ;
Elle n’est pas limitée dans le temps et est transmissible entre congolais ;
Le concessionnaire a l’obligation de maintenir en valeur le fonds lui concédé.
b. Sources
45
c. Causes d’extinction
L'expropriation pour cause d'utilité publique
Rachat par l'Etat d'une concession acquise à titre onéreux
Renonciation écrite du titulaire du droit
Reprise par l'Etat aux conditions du contrat
Décès du titulaire sans laisser d'héritier
Prescription de 15 ans en faveur de l'Etat
Conversion de la concession perpétuelle en concession ordinaire
53
Loi foncière (loi n°73-021 du 20 juillet 1973 portant régime générale des biens, régime foncier et
immobilier et régime des suretés telle que modifiée et complétée par la loi n°80-008 du 18 juillet
1980)
46
L’Emphytéose : qui porte sur les terrains incultes (terrains vierges) à charge pour
l’emphytéote de les mettre et les entretenir en valeur. Elle confère le droit de jouir du sol et de
tout ce qui y est incorporé. Elle cessible et transmissible dans les limites des prérogatives de
l’emphytéote.
La Superficie : qui porte sur les terrains déjà mis en valeur, à charge pour le
superficielle de les maintenir et les améliorer en valeur. Elle le confère le droit de jouir du sol
et de tout ce qui y est incorporé. Elle est cessible et transmissible.
L’Usufruit : qui porte sur un terrain mis en valeur, à charge pour l’usufruitier d’en
jouir et de le conserver en son état. Il confère le droit de jouir du sol et de tout ce qui y est
incorporé. Etant un droit viager, il est cessible mais non transmissible.
L’Usage : qui porte sur un terrain mis en valeur, à charge de l’usager d’en jouir lui-
même avec sa famille et de le conserver en son état. Il est, en principe, incessible et
intransmissible. Il confère le droit de jouir du sol et de tout ce qui est incorporé.
Contrairement aux concessions ordinaires précitées, l’usage ne peut être consenti pour un
terme excédant quinze ans renouvelables, et ce, généralement à titre gratuit.
d) Extinction
2. La propriété privée
Si l'on tient compte du fait que toutes les terres appartiennent au seul Etat, a priori la
question de la propriété privée ne devrait pas se poser en RDC. Son existence est néanmoins
affirmée dans la loi 73-021, à l'article 14, selon une rédaction classique : « ... le droit de
disposer d'une chose d'une manière absolue et exclusive, sauf les restrictions qui résultent de
la loi et des droits réels appartenant à autrui ». Jusqu'à la loi 73-021, le principe
d'appropriation individuelle des terres était admis, portant sur les terres enregistrées au nom
de leurs propriétaires. Depuis la nouvelle loi, la propriété ne peut porter que sur les seuls biens
devenus immeubles par incorporation à un bien attribuée en jouissance à une personne
juridique puisque le texte distingue clairement la propriété foncière de celle immobilière
47
visant les immeubles par incorporation (forêts, arbres et plantes non détachés du sol, ainsi que
les fruits et récoltes dans les mêmes conditions), les immeubles par destination et les droits de
créance visant à acquérir un droit réel sur les immeubles précédents (Art. 208 Loi 73-021).
Le sort des droits de propriété foncière existant antérieurement à la promulgation de la
loi 73-021 a été réglé par la loi n° 80-008 du 18 juillet 1980, notamment en son article 4
modifiant l'article 369 de la loi 73-021 : « Tout droit de propriété foncière qui a été acquis
régulièrement par les zaïrois, personnes physiques, avant l'entrée en vigueur de la présente
loi, est converti, pour autant qu'il ait été matérialisé par une mise en valeur conforme aux
lois et règlements, en un droit de concession perpétuelle, telle que réglée par les articles 80
à108 ci -dessus... ». Le même article propose des modalités de conversion, toujours au profit
des seuls congolais personnes physiques, pour des terrains concédés et dont la mise en valeur
n'a pas pu être réalisée, en totalité ou en partie, dans des conditions très spécifiques.54
A. La vérification du titre
La vérification du titre de propriété produit par le vendeur doit être effectuée afin
d'être rassuré que la parcelle à vendre lui appartient (c’est-à-dire di elle inscrite à son nom),
qu'il ne l'a pas vendue à quelqu'un d’autre, que le bien proposé à la vente correspond à celui
qui est inscrit sur le titre qu'il n'y a pas d'opposition à la vente ni des charges d'hypothécaires
frappant l'immeuble à vendre. Cette vérification se fait auprès des services de la conservation
des titres immobiliers.
D'autres conclurent leur acte de vente et vont directement devant le notaire ou devant
le Conservateur des titres immobiliers. L'acte de vente d'immeuble doit mentionner l'identité
des parties, la description de la parcelle, sa situation géographique, la description des types
des bâtiments y érigés, le prix de la vente, les modalités de payement, le lieu de la conclusion
de contrat, la date du contrat et être signé par les parties (vendeur et acheteur) en présences
des témoins.
C. L'authentification de l'acte
Le contrat de vente étant conclu, les parties devront accomplir une autre formalité à savoir son
authentification. Cette formalité se passe devant le notaire et consiste pour ce dernier à
apposer son cachet et sa signature après vérification des déclarations des parties qui ont signés
l'acte de vente. Après cette formalité le contrat de vente d'immeuble, acte sous seing privé,
devient par le fait de l'authentification un acte authentique. Après, cela devient la compétence
du conservateur des immobiliers en qualité de notaire.
Cependant il faut d'ores et déjà préciser que jusque là, le contrat de vente ainsi
authentifié ne consacre pas encore dans le chef de l'acheteur la propriété de l’immeuble, il ne
lui confère seulement qu'un droit de créance c'est-à-dire, le droit à devenir propriétaire. Pour
que l'acheteur devienne propriétaire, il devra en outre recourir aux formalités
d'enregistrement.
55
[Link] consulté le 16/05/2023 à 7h46
49
3. Étude du lotissement
Un lotissement est constitué par un ensemble de lots provenant de la division d’un
terrain en vue d’y recevoir des constructions qui sont vendues ensemble …
Circonscription de Kolwezi 1
50
5. Processus de la délocalisation
surtout plus préoccupantes depuis les 20 dernières années, c’est que celle-ci ne touche plus
seulement des secteurs à grande valeur.
Les délocalisations sont au cœur des débats entourant les dangers liés à la mondialisation et ne
laissent donc personne indiffère. Qu’il s’agisse de travailleurs, de pouvoir public ou de
simples communautés tel que la commune de Dilala, tous s’en inquiètent, et pour cause les
images que les médias rapportent sur la province.
C’est une expression particulièrement employée en procédure pénal pour designer l’hypothèse
où pour des motifs d’ordre public, il est fait exception aux règles légales des compétences
géographiques et où la cause est attribuée à une juridiction autre que celle que la loi désigne
pour connaitre d’un procès pénal particulier.
Les fissures dans les maisons peuvent être causées par l’activité minière, notamment
les vibrations et les mouvements du sol. Ces fissures peuvent compromettre l’intégrité
structurelle des bâtiments et entraîner des risques pour la sécurité des habitants. De plus, les
résidents peuvent subir des pertes financières en raison de la dépréciation de la valeur de leurs
maisons affectées par ces fissures.
Il est essentiel que l’entreprise Commus SA prenne des mesures appropriées pour
minimiser ces impacts négatifs. Cela peut inclure la mise en place de techniques de minage
respectueuses de l’environnement et de la sécurité, ainsi que des mesures de surveillance et de
suivi régulières pour détecter rapidement les problèmes potentiels. Il est également important
que Commus SA collabore étroitement avec les résidents et les autorités locales pour trouver
des solutions et des mécanismes de compensation équitables pour les personnes touchées.
Il est crucial que les activités minières soient menées de manière responsable et respectueuse
de l’environnement et de la sécurité des résidents. Les entreprises minières doivent se
conformer aux réglementations en vigueur et travailler en étroite collaboration avec les
communautés locales pour atténuer les impacts négatifs sur les maisons et assurer la sécurité
et le bien-être des résidents.
En effet, il est essentiel que Commus SA prenne des mesures appropriées pour
minimiser ces impacts négatifs et travaille en étroite collaboration avec les résidents et les
autorités locales pour trouver des solutions équitables et durables.
Avenue Nombre de
Maisons
Avenue Kinkole 150
Avenue baluba 30
Avenue de la Mine 70
Avenue tshokwe 70
Avenue lunda 70
Avenue babemba 70
Avenue du chapelle 20
Avenue 46
benyerwanda
Avenue barundi 70
Avenue Ndembo 70
Avenue kalwena 74
Avenue matété 70
55
Avenue kibundu 70
Avenue bekelebwe 80
3.1. L’indemnisation
Malgré certaines lacunes, la législation minière de la République Démocratique du Congo
protège les droits des tiers contre les activités de compagnies minières․
Les principes d’indemnisation juste correspondant aux dommages causés aux tiers par
l’exploitation minière y sont consacrés ․Cependant la législation minière n’organise pas
expressément les procédures devant être suivies avant les déplacements des communautés
d’une zone minière․ ce qui ouvre la voie aux expropriations et /ou délocalisation des
communautés locales sans réelles indemnisations․
Toute occupation des terrains privant les ayants droits de la jouissance du sol, toute
modification rendant le terrain impropre à la culture entraine pour le titulaire ou l’amodiataire
de droits miniers et /ou de carrières à la demande des ayants droits du terrain et à leur
convenance, l’obligation de payer une juste indemnité correspondant soit au foyer, soit à la
valeur du terrain lors de son occupation augmentée de la moitié.
1) Les processus
La consultation du public (communautés locales) :
Le plan de consultation des populations affectées par le projet d’exploitation
comprend trois étapes principales : l’étape de prise de contact, d’explication et
d’information ;
L’étape de présentation des mesures d’atténuation et de réhabilitation proposées par le
titulaire et les réponses et réactions des populations affectées par le projet
d’exploitation ;
L’étape de présentation du projet d’étude d’impact environnemental du projet révisé et
les réponses et réactions des populations affectées par le projet d’exploitation ;
L’étape de présentation de l’étude d’impact environnemental du projet final,
transmission d’une copie du résumé de l’étude d’impact environnemental du projet
56
final écrit dans la langue locale ou le dialecte de chaque population concerne aux
représentants de populations affectées par le projet d’exploitation à travers les
autorités administratives du ressort․
La mise à disposition des résumés des études réalisées à la disposition des autorités
locales․
Par ailleurs, le code minier prévoit que la responsabilité du fait de l’occupation du sol,
le titulaire ou l’amodiataire est de plein droit, tenu de repérer les dommages causés par
le travail, mêmes autorisés, qu’il exécute dans le cadre des activités minières ․
En cas de mutation , l’ancien titulaire est tenu d’en informer par écrit le nouveau ․ il
l’informe également pour autant qu’il connait les dangers ou inconvénients importants qui
résultent de l’exploitation․ A défaut de cette information ,le bénéficiaire de la mutation a le
choix de poursuivre la résolution de la mutation ou de se faire restituer une partie du prix ․ il
peut aussi demander, aux frais de l’ancien titulaire, l’élimination des dangers ou la
suppression des inconvénients qui peuvent causer préjudice au tiers․
Le titulaire peut être tenu de fournir caution , de payer toutes indemnités si ses travaux
sont de nature à causer un dommage déterminé , et s’il est à craindre que ses ressources ne
soient pas suffisante pour faire face à sa responsabilité éventuelle ․ Les tribunaux sont juges
de la nécessite de cette caution et en fixent la nature et le montant ․Tous les dommages causés
aux biens des tiers sont réglés à leurs droits réels de remplacement, augmenté de la moitie, à
moins qu’ils soient remis à leur état antérieur à la survenance du dommage.
L’indemnisation des occupants du sol ․toutes occupations des terrains privant les ayant
droits de la jouissance du sol, toute modification rendant le terrain impropre à la culture
entraine, pour le titulaire ou l’amodiateur des droits miniers et /ou de carriers, la demande des
ayants droits du terrain et à leur convenance, l’obligation de payer une juste indemnité
correspondant soit au foyer, soit à la valeur du terrain lors de son occupation, augmentée de la
moitie.
En outre le propriétaire ne peut repousser l’atteinte à son droit si elle est indispensable
pour écarter un danger imminent incomparablement plus grand que le dommage qui doit en
57
résulter pour lui-même ․s’il a subi un préjudice, il peut se faire indemniser par la personne qui
en a profité.
Ces éléments ne sont plus considérés comme à la première délocalisation qui s’était
effectué toujours à la même cité ․ Avant le paiement variait entre 80 ․000 dollars et 45000
dollars pour des maisons avec modification et sans modification mais actuellement les
maisons avec modification varient entre 65․000 dollars et sans modification varie entre
22.500 dollars․
2) La réinstallation
Comment doit-on comprendre qu’une entreprise ne sait pas délocaliser une cité une fois pour
toute ? Ce qui laisse voir que la délocalisation se fait aux gens dont leurs maisons présentent
un danger sérieux ; et pour les personnes dont leurs maisons ne présentent pas le danger
seront toujours dans ce quartier parce que le danger est moindre․
Bref cette délocalisation se fait sans un plan de réinstallation parfaite ; donc cela laisse voir
que les gens délocalisés se débrouillent chacun de son côté une fois qu’ils sont indemnisés․
Après avoir faire notre observation nous avons rédigé les questionnaires auprès de la
population délocaliser :
l’indemnisation l’indemnisation
a été
organisée ?
Selon vous est- Non 21 13 6 45 85
ce que la
procédure a été
respectée
conformément
à la loi ?
Quels sont les Y avait pas la 45 21 9 56 131
sites choisis création d’un
pour la nouveau lotissement
réinstallation
des peuples
délocalisés ?
Comment se Y avait pas le plan 56 12 9 41 118
présente le de délocalisation
plan de
délocalisation ?
L’enveloppe Division 45 14 0 67 126
globale affectée provinciale
à la des affaires
délocalisation foncières/
est gérer par kolwezi 2
quelle Division du
structure ? cadastre
Ministère de
l’environne
ment
Service de
l’habitat
Total générale 181 81 26 302 590
60
Partant de ces images nous allons comprendre que la cité Gécamines Kolwezi git sur
une surface dont nul ne sait dans quelle direction part la mine de l’entreprise COMMUS. Or
que la population se trouve dans le danger que présente ses maisons ci-haut, les dangers sont
énormes que présente cette cité d’où l’affaissement de la cité se pointe à l’horizon suite aux
explosions des roches, certaines maisons continuent d’être fissurées et d’autres se détruisent
pendant la saison de pluies.
Excepté cela, la population vit près des immondices, les terrains des personnes
délocalisées qui se transforment en dépotoir, la population se voit en danger par des maladies
provenant de ces immondices surtout pendant la saison des pluies.
Des cas de troubles cardiaques, de tension et des maladies respiratoires chez les personnes du
troisième âge ainsi que les enfants qui sont dû aux gaz nocifs et aux explosifs․ Les opérations
minières prolongées, en outre au-delà de 19 heures, soit la tombée de la nuit ; des dégâts
matériels, dont les secousses de maisons, les ondes de choc, l’inhalation de poussières.
Évaluation des biens et des dommages : Une évaluation des biens des résidents est
effectuée pour déterminer la valeur des biens qui seront indemnisés. Des experts peuvent être
appelés pour évaluer les biens.
Déplacement des résidents et démolition des bâtiments : Une fois que les résidents ont
été indemnisés et ont trouvé un nouveau logement, les autorités peuvent procéder à la
démolition des bâtiments de la Cité Musonoie.
Il convient de noter que le processus peut varier en fonction du pays et des dispositions
légales et administratives en vigueur. Il est également important de souligner que le processus
d'indemnisation et de délocalisation des résidents doit être réalisé de manière transparente,
juste et équitable pour tous les résidents concernés.
Tout d'abord, il est important de souligner que les délocalisations ne sont jamais faciles
pour les populations concernées. Elles entraînent souvent des pertes de repères, des
bouleversements dans les relations sociales et familiales, ainsi que des difficultés d'adaptation
à un nouvel environnement. Dans le cas de la cité Gécamines Musonoie, de nombreux
habitants ont probablement vécu toute leur vie dans ce quartier et se retrouvent maintenant
contraints de déménager, laissant derrière eux leurs souvenirs et leurs habitudes.
Ensuite, il est essentiel de s'interroger sur les raisons qui ont poussé l'entreprise
Commus à procéder à ces délocalisations. S'agit-il d'une nécessité économique pour le
développement de l'entreprise ou d'une volonté de restructuration urbaine dans le but
d'embellir la ville et d'attirer de nouveaux investisseurs ? Quelles sont les mesures mises en
place par l'entreprise pour accompagner les habitants dans ce processus de délocalisation ? La
question de la responsabilité sociale de l'entreprise dans ces situations est également cruciale.
a) Fissuration
Les fissures dans la maison de l’avenue Oshué est le résultat du minage effectué par
l'entreprise Commus SA. Lorsque l'entreprise a réalisé des travaux de minage dans les
environs de cette avenue, cela a provoqué des vibrations et des mouvements du sol qui ont
entraîné l'apparition de fissures dans la maison Musonoie.
Ces fissures sont le résultat direct de la pression exercée sur les fondations de la
maison. Lorsque les vibrations du minage ont été transmises à la maison, les fondations ont
été soumises à des contraintes excessives, ce qui a provoqué des fissures.
Suite à ces dommages, il a été nécessaire de délocaliser les habitants de cette avenue. La
sécurité des habitants étant une priorité, leur déplacement a été réalisé afin de s'assurer qu'ils
ne soient plus exposés à un risque éventuel d'effondrement ou à d'autres problèmes liés aux
fissures dans leur maison.
64
Il est important que les entreprises prennent des mesures adéquates pour prévenir de
tels incidents lorsqu'ils réalisent des travaux de minage. Cela peut inclure des évaluations
géotechniques pour vérifier la stabilité du sol et des méthodes de construction adaptées pour
minimiser les impacts sur les structures environnantes.
b) M
a
i
s
o
n
abandonnée
L'abandon des maisons par les habitants de l'avenue Oshué suite au minage de l'entreprise
Commus SA est probablement dû aux risques et aux conséquences liés à cette activité
minière.
Tout d'abord, le minage peut provoquer des vibrations et des secousses souterraines
qui peuvent endommager les structures des bâtiments situés à proximité. Les habitants ont
donc peut-être préféré quitter leur maison par peur des dommages potentiels.
De plus, le minage peut également entraîner des risques pour la santé des habitants en
raison de la pollution de l'air et de l'eau causée par les produits chimiques utilisés lors de
l'activité minière. Il est possible que les habitants aient choisi de quitter leur domicile pour se
protéger de ces dangers pour leur santé et celle de leur famille.
65
Enfin, le bruit et les vibrations constants générés par le minage peuvent également
avoir un impact négatif sur la qualité de vie des habitants, les poussant à chercher un autre
lieu de résidence plus paisible.
f) abandonnées
2. CRITIQUES ET SUGGESTIONS
A. Critiques
Depuis juin 2015 qui est le commencement du projet minier et métallurgique de
l’entreprise COMMUS. Nous avons constaté que la cité Gécamines Kolwezi est devenue une
mine à ciel ouvert exploité par l’entreprise chinoise ZIJIN COMMUS.
Avant que cette entreprise prétende exercer ses activités dans l’ancienne mine
délaissée par l’entreprise Gécamines ce dernier qu’on appelait l’over. Mais nous nous rendons
compte que l’entreprise chinoise ZIJIN exerce ses activités en fonction de la direction du filon
du cuivre qui vas vers les habitations, et l’entreprise continue d’attaquer la population sans
prévoir un plan de délocalisation pour les habitants restants․ Or que la carrière minière de
66
Mais comment doit-on comprendre qu’une entreprise ne sait pas planifier un plan de
délocalisation pendant 10 ans d’existence.
Cette façon de faire laisse voir que d’autres investisseurs viendrons avec la même
application compte tenu de la légèreté et la complicité des autorités politico administratives
qui cèdent sans regret des concessions sans tenir compte de l’acquisition de ces maisons ni de
la manière de vivre de la population․
B. Suggestions
Le code minier tel que modifié et complété en 2018 renfermait des abus à
l’avancement de la notion parce qu’il profitait beaucoup plus aux investisseurs compte tenu de
cet aspect‚ il eut fallu réajuster les clauses․ Ainsi il est sans ignorer que la population est le
centre de toute cette législation‚ parce que sans elle à qui profiterait les avantages des
exploitations minières ? En effet une délocalisation ; une réinstallation ainsi que
l’indemnisation peuvent être faite․
Mais sans ignorer de mettre en place les opérations prévues dans la vulgarisation du
code minier, en l’occurrence de :
CONCLUSION
Il n’est pas aisé de rassembler en un condensé les données collectées au cours d’une
investigation scientifique.
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Nous voici arrivé au terme de notre travail qui a porté sur « Autorités Politiques et Procédures
de la délocalisation des peuples autochtones en République Démocratique du Congo », cas de
la commune de Dilala.
Notre préoccupation était de savoir quels sont les aspects négatifs qui découlent du non-respect des
règles exigées aux entreprises minières dans le cadre de l’exploitation dans une zone habitable ?
Un autre aspect préoccupant est la responsabilité des entreprises dans de tels cas. Les
entreprises ont la responsabilité de mener leurs activités de manière sociale et écologiquement
responsable. En ne respectant pas les droits des peuples autochtones et en polluant
l’environnement, l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A. S’est montre irrespectueuse envers ces
obligations.
Il est crucial que des mesures soient prises pour remédier à cette situation
inacceptable. Tout d’abord, l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A. doit être tenue responsable de
ses actions et doit indemniser de manière adéquate les peuples autochtones affectés par la
délocalisation forcée. De plus, des mesures doivent être prises pour réduire la pollution
engendrée par l’usine de l’entreprise afin de protéger l’environnement et la santé des
populations locales.
70
Nous constatons qu’à chaque minage les familles ou les habitants de la commune
Dilala en l'occurrence la cité GECAMINES KOLWEZI, MUSONOIE, et centre-ville
précisément l’avenue TAMBWE MUNANA doivent se déplacer de leur maison pour éviter
les accidents dus au minage.
C’est pourquoi l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A a décidé de délocalisée les peuples
autochtones de la commune de Dilala sans toutefois crée un lotissement, le système de
délocalisation n’accorde que très peu d’importance aux facteurs structurels. La majorité de la
population qui accueille les activités délocalisées, se caractérise par différentes instabilités
pouvant nuire au développement de la population et succès des leurs projets qu’elle met en
œuvre. Certains endroits ne disposent pas des infrastructures adaptées pour faciliter la mise en
œuvre de certains projets.
Cette pratique est considérée illégale, lorsque la délocalisation des peuples autochtones
ne respecte pas les deux notions. La Commune de Dilala étant une entité minière qui se
trouve dans le processus de délocalisation des peuples autochtones, nous constatons que la
délocalisation dans la commune de Dilala respecte d’une part les deux notions ( la notion de
droit à la propriété privé ou collective et la notion de l’expropriation pour cause d’utilité
publique) et d’autres part la procédure ne respecte le processus de délocalisation car
l’indemnisation se fait de manière opaque.
71
La question des infrastructures sociaux dans des sites disponibilisés pour les délocalisés
et la viabilité pour permettre un épanouissement social
Ainsi, pour atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés au départ, hormis
l’introduction et la conclusion, nous avons reparti notre étude en trois chapitres.
Et le troisième chapitre qui est même l’épine dorsale de notre travail traite quant à lui, sur
normes procédurales de la délocalisation des peuples autochtones « cas de la Commune de
Dilala ».
Pour arriver aux résultats de cette rédaction scientifique nous avons recouri à la méthode
systémique appuyé par la théorie systémique et les techniques, d’observation, d’interview
libre, technique documentaire et la technique de questionnaire.
C’est au vu de ce chapitre que nous avons vu le principe préalable donne aux habitants en
processus de délocalisation par une entreprise et le principe préalable donne à une entreprise
en produire de délocaliser une Commune telle que celle de la Commune de Dilala.
C’est pourquoi nous sommes allés plus loin de ce pose cette problématique à savoir si l’Etat
congolais assure le droit des propriétés des habitants et si les codes miniers permettaient aux
investisseurs et exploitant miniers de respecter la délocalisation sur tous les points.
Il nous convient de dire que toute victime de l’exploitation minière doit être
délocalisée ; indemniser et réinstaller conformément à la loi et revient dans la mission
régalienne de l’Etat de faire assurer et protéger le droit de la population.
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Par-dessus tout le droit de la population des habitants de la Commune de Dilala n’est pas
respectés, leurs droits sont voilés par l’entreprise chinoise COMMUS qui ne respecte pas les
conditions y afférentes (l’indemnisation et la réinstallation) de la population. Et cela se passe
au vu et au su des autorités politico-administratif.
BIBLIOGRAPHIE
I. TEXTES LEGAUX
73
1. L’ordonnance loi numéro 71-177 du 21 juillet 1971 complété par l’arrêté ministériel
numéro 720393 du 23 Mars 1972, portant mesure d’exécution déterminant les limites
administratives et territoriales ;
2. Loi 73-021 a été réglé par la loi n° 80-008 du 18 juillet 1980, notamment en son article 4
modifiant l’article 369 de la loi 73-021 ;
3. Article 34 de la constitution du 18 février 2006.
II. OUVRAGES
1. BERTLANFFY a été résumée dans son ouvrage General System theory, New York,
Georges Braziller, 1968 ;
2. CHARLES [Link] PONTIERS.M., Introduction à la politique, Dalloz, Paris, 2000 ;
3. DEPELTEAU FRANÇOIS, La démarche d’une recherche en science humaines. De la
question de départ à la communication des résultants. Presse de l’Université de Laval
Québec, 2eme Edition de Boeck, 1950 ;
4. MULUMBATI NGASHA, Introduction à la science politique, Lubumbashi, Ed.
Africa, 1994 ;
5. PINTO ET GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, tome II, 11é me édition Dalloz,
Paris, 2001 ;
6. Humbert Michel, Institutions politiques et sociales de l’antiquité, Dalloz, 2014 ;
7. SCHWARTENBERG R-G., Sociologie politique, Paris, Ed. Mont-chrétien, 1998 (5è
édition) :
8. WENU Becker, Méthode de recherche en sciences sociales, Press Universitaires,
Lubumbashi, 3éme édition 2018, Lexique des termes juridiques, 16e édition, Dalloz,
Paris, 200 .
1. LUKOMBE N. Droit civil les biens, publications des universités du Congo, Kinshasa,
P.F.D.U.C, 2003 ;
2. MUSHID FAUSTIN, Cours d’initiation à la recherche scientifique, Université de
Kolwezi, G1 SPA, 2019-2020 ;
3. MURUND MUTEB J., Cours de Domaines et Problèmes sectoriels de l’administration
publique, L1 FSSPA, Université de Kolwezi, 2023-2024 ;
4. KINGHOMBE WA KINGHOMBE, Méthodes de recherche en Sciences Sociales,
cours inédit, G2 SPA Université de Kinshasa 2007-08 ;
5. YAV MUSOLO, Cours des systèmes administratifs comparés, L1 S.P.A., Université de
Kolwezi, année 2023-2024.
V. MEMOIRE ET DEA
VI. DICTIONNAIRES
1. Dictionnaire le petit Robert, éd. Robert, Paris, 1991 ;
2. Petit Larousse illustré, Larousse, Paris, 2002.
VIII. WEBOGRAPHIE
EPIGRAPHE...........................................................................................................................................I
DEDICACE...........................................................................................................................................II
REMERCIEMENT...............................................................................................................................III
INTRODUCTION..................................................................................................................................1
I. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE...............................................................................1
III. Etat de la question..................................................................................................................3
IV. Problématique et hypothèse du travail....................................................................................9
VI. 1. Problématique..........................................................................................................................9
Selon WENU BECKER, les problématiques sont des préoccupations que le chercheur se pose sur
l’objet de recherche............................................................................................................................9
VI.2. Hypothèses du travail..............................................................................................................10
V. Théorie explicative de référence...............................................................................................13
VI. Méthodes et techniques de recherche....................................................................................16
VI.2. Techniques de recherche..........................................................................................................17
VIII. Subdivision.......................................................................................................................20
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