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Délocalisation des Autochtones à Dilala

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UNIVERSITE DE KOLWEZI

FACULTE DES SCIENCES SOCIALES, POLITIQUES ET ADMINISTRATIVES

Département de Sciences Politiques et Administratives

AUTORITES POLITIQUES ET PROCEDURE DE LA


DELOCALISATION DES PEUPLES AUTOCHTONE EN REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO.
« REGARD SUR LA COMMUNE DE DILALA »

Par MUTOMBO KABALE Miller

Travail présenté et défendu en vue de l’obtention


du grade de licencié en Sciences Politiques et Administratives

Option : Administration

Septembre 2024
UNIVERSITE DE KOLWEZI
FACULTE DES SCIENCES SOCIALES, POLITIQUES ET ADMINISTRATIVES

Département de Sciences Politiques et Administratives

AUTORITE POLITIQUE ET PROCEDURE DE LA DELOCALISATION


DES PEUPLES AUTOCHTONE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE
DU CONGO.

« REGARD SUR LA COMMUNE DE DILALA »

Par MUTOMBO KABALE Miller

Travail présenté et défendu en vue de l’obtention du


grade de licencié en Sciences Politiques et Administratives.

Option : Administration

Directeur MUDIMBI KAPILU Jeef


Professeur ordinaire

Année académique 2023-2024


I

EPIGRAPHE

La seule délocalisation pour moi, c’est quitter son corps

Jeanne Benameur
II

DEDICACE

A tous ceux et à toutes celles qui luttent et se sacrifient pour le respect et la dignité de la
personne humaine,
De façon particulière, à toutes ces personnes qui défendent le caractère sacré de la vie
humaine,
A tous ceux qui militent pour que règne un climat de paix, d'amour et de confiance entre les
humains,
Je dédie ce présent travail

MUTOMBO KABALE Miller


III

REMERCIEMENTS

Au terme de ce deuxième cycle de licence en Sciences Sociales Politiques et


Administratives, qu'il nous soit permis de remercier tous ceux et toutes celles qui nous ont
aidé pour la réalisation de ce présent travail et pour notre propre réalisation scientifique et
humaine.

Nous rendons grâce à Dieu pour tout ce qu'Il ne cesse de réaliser dans notre vie. Pour
tous ses bienfaits inouïs, que son nom soit béni à jamais.

Au Professeur ordinaire MUDIMBI KAPILU Jeef , qui ne cesse de nous apprendre à


marcher avec rigueur et qualité scientifiques, nourri d'un savoir suffisamment éclairé. En dépit
de ses multiples occupations, il s'est dévoué à diriger le présent mémoire avec toute rigueur
scientifique. Notre reconnaissance envers sa personne dépasse la joie immense qui nous
anime à la fin de notre formation universitaire. Que son collaborateur, l'Assistant MURUND
MUTEMB Jacques pour sa disponibilité, sa présence permanente et ses remarques combien
plus indispensables dans la codirection du travail, daigne accepter l'expression de notre
profonde gratitude.

Nos remerciements s’adressent a nos très chers parents LUMUMBA KABWE Jean
et KUMWIMBA MBUYI Irène pour leurs amour maternel, leurs sagesses et conseils, et
surtout leurs multiples sacrifices au profit du bonheur de nous tes enfants ;

A mes grands frères et sœurs, KAZADI MALAMBA Trésor, KUMWIMBA KYON,


KASONGO MUKOMA Léontine, pour votre affection fraternelle et pour la considération que
vous avez pour moi, ce qui m’encourage à travailler plus.

A vous mes petits frères et sœurs, , MONGA KALELA Arlette, KUMWIMBA


BUKAMA Paulin, MWAMBA KALENGA DAN, que ce travail soit pour vous un exemple, et
vous conscientise davantage.

À la famille LUMUMBA, ainsi qu’aux collègues de promotion, amis (es), et


connaissances qui ont contribué tant soit peu de loin et de près à l’élaboration de cette œuvre
scientifique marquant la fin de notre deuxième cycle.

Nos sincères remerciements à tous et à toutes

MUTOMBO KABALE Miller


IV
1

INTRODUCTION
I. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE

La République Démocratique du Congo est un pays d’Afrique central‚ le quatrième


pays le plus peuplé d’Afrique et dans l’espace francophone qui fonde sa gouvernance sur les
principes d’un Etat de droit exerçant pleinement sa souveraineté.
La souveraineté désigne le pouvoir exclusif que détient un Etat sur l’ensemble du
territoire national et sur son peuple․

Ce qui laisse croire que l’Etat de droit est revêtu de la souveraineté qui lui donne le
contrôle de sa population et de la mise en œuvre des lois ou des normes juridiques nationales
et internationales à même de régir tous les domaines․

Dans le cadre réglementaire, le législateur congolais a mis en place une norme


juridique dans la l’article 34 de la constitution de la république, qui dispose que : « l’Etat
garantit le droit à la propriété individuelle ou collective‚ acquise conformément à la loi ou à la
coutume encourage et veille à la sécurité des investissements privés‚ nationaux et étrangers.
Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et moyennant une juste
et préalable indemnité octroyée dans les conditions fixées par la loi. Nul ne peut être saisi ses
biens qu’en vertu d’une décision prise par une autorité compétente.1 ».

Cet article fait recours à deux notions fondamentales dans le cadre procédural de la
délocalisation des peuples conformément à la loi ; il s’agit de la notion de droit à la propriété
privé ou collective et la notion de l’expropriation pour cause d’utilité publique.

Cette pratique est considérée illégal, lorsque la délocalisation des peuples autochtones
ne respecte pas les deux notions évoqués ci-haut et n’associe pas divers acteurs tant au niveau
national et local pour superviser le projet de délocalisation des peuples autochtones en
collaboration avec les entreprises privées et les organisations civiles tout en écartant les
peuples concernées par la délocalisation cela constitue une violation de l’article 34 de la
constitution et favorise les tensions dans la communauté.

La Commune de Dilala étant une entité minière qui se trouve dans le processus de
délocalisation des peuples autochtones. Sachant que toute délocalisation doit se faire en tenant
compte de deux notions (la notion de droit à la propriété privé ou collective et la notion de
1
Article 34 de la constitution du 18 février 2006
2

l’expropriation pour cause d’utilité publique) que renferme l’esprit de l’article 34 de la


constitution de la république démocratique du Congo dans son alinéa 3 et 4.

Nous avons choisi ce sujet parce que d’une part étant aussi membre ‚ habitant ‚ fils de
cette Commune, nous nous sommes senti être le premier concerné par cette délocalisation qui
essaie de nous séparer entre autre, avec nos anciennes connaissances en l’occurrence de
voisins (es) amis (es) et collègues et surtout la déstabilisation socio-économique et de nos
mœurs, us et coutumes.

En outre nous avons estimé que les réflexions développées dans le présent travail
scientifique pourront tant soit peu contribuer à éclairer sur la procédure légale de la
délocalisation tout en respectant les lois et règlements élaborés par le législateur dans cette
matière.

Notre souci majeur est aussi celui de rappeler aux autorités urbain chargées de
réprimer les infractions liées à la délocalisation illégale et de prendre des mesures
réglementaires liées à compétence ou faire une plaidoirie auprès des autorités provinciales ou
nationales veiller à l’application de la procédure de délocalisation des peuples autochtones
conformément à la volonté du législateur exprimée dans instruments juridiques et le code
Minier du 09 mars.

II. Choix et Intérêt du sujet

II.1. Choix du sujet


Dans le cas sous examen, nous avons orienté notre choix sur cette thématique dont le
contenu énoncé ci-haut nous a permis de constaté que la commune de Dilala se trouve dans
une procédure de délocalisation qui semble n’est pas suivre les étapes exigés par la loi.

II.1. Intérêt du sujet


Dans un travail scientifique, il est parfois difficile à tout chercheur d’annoncer les
raisons favorables qui l’auraient poussé à choisir pour tel ou tel autre sujet du travail.
Selon la démarche scientifique, l’intérêt du sujet doit avoir trois dimensions
notamment la dimension sociale, la dimension scientifique et la dimension personnelle.

 Sur le plan personnel, les connaissances apprises au cours de notre cursus


scientifique doivent être confrontées à la réalité, à cet effet ce sujet nous permet
3

non seulement de nous évaluer personnellement dans le cadre d’élaboration d’un


travail scientifique, mais aussi d’avoir une connaissance sur les procédures de la
délocalisation des peuples autochtone de la commune de Dilala.
 Du point de vue social, en tant que chercheur néophyte en Sciences sociales nous
avons émis notre choix sur le sujet qui traite sur « autorité politique et la
procédures de la délocalisation des peuples autochtones dans la commune de
Dilala », dans le souci d’amener la population congolaise en général et celle de la
province du Lualaba en particulier, à s’intéresser beaucoup plus sur l’idée des
infractions de la délocalisation illégale et particulièrement à celle de
l’indemnisation forcée que les autorités doivent imposer aux entreprises pour
éviter les sociales et permettre les délocalisés d’être installer dans des conditions
humaines.
 Du point de vue scientifique, le sujet de notre recherche permettra à tout
chercheur du domaine de sciences sociales d’obtenir ou d’acquérir des capacités
essentielles en vue de connaitre la procédure de la délocalisation et d’en déduire
les infractions liées à la violation de ladite procédure. Cette connaissance facilitera
aux futurs chercheurs d’avoir un document de référence pour les études
supplémentaires qui seront en relation avec notre thème de recherche et compléter
les autres aspects nouveaux que notre étude n’a pas pu développer ou analyser.

III. Etat de la question


L'état de la question est défini par WENU BECKER comme « l'inventaire des
publications existantes dans le domaine et qui permet au chercheur de situer son apport à ces
travaux ».2
Cela étant, l'état de la question est une démarche scientifique poussant le chercheur à
étudier ou à prendre connaissance de tout ce qui a été écrit sur la recherche que l'on veut
mener afin d'éviter le plagiait, et de permettre à dégager un aspect personnel.
Nous citerons quelques-uns pour illustration :

2
WENU Becker, Méthode de recherche en sciences sociales, Presses universitaires de lubumbashi
PULL ,3éme édition 2018, p.13.
4

PHILIPPE VILLEMUS3, dans son article il estime que la délocalisation entraîne une séparation
physique et géographique entre les lieux de production et de consommation, créant ainsi un
éloignement entre les entreprises et les marchés auxquels elles s'adressent.

Dans la plupart des cas, les raisons principales des délocalisations sont des raisons
économiques. En effet, les entreprises se délocalisent dans le but de bénéficier d’un avantage
compétitif et pour diminuer leurs coûts, soit en ayant accès à une main d’œuvre meilleure
marché, soit en étant plus près des différentes ressources nécessaires à la réalisation de la
production.

Cependant d’autres raisons peuvent aussi exister, comme par exemple le besoin de se
rapprocher d’un marché difficile d’accès, pour trouver une main d’œuvre plus qualifiée, pour
bénéficier d’infrastructures plus opérationnelles et plus efficaces ou d’une législation plus
souple au niveau des travailleurs, ou encore pour des raisons écologiques. Sa problématique
c’était de savoir comment la délocalisation impacte-t-elle les acteurs économiques, sociaux et
environnementaux impliqués dans le processus de production et de consommation ?

Quels sont les effets de cette séparation sur la compétitivité des entreprises, les
conditions de travail des salariés, la redistribution des richesses et la durabilité des modes de
production ? dans son hypothèse il répond en disant que la délocalisation peut contribuer à
une fragmentation des chaînes de valeur et à une précarisation des travailleurs dans les pays
d'origine, tout en offrant des avantages concurrentiels et un accès à de nouveaux marchés pour
les entreprises délocalisées. Elle peut également avoir des répercussions sur l'environnement
en raison des transports internationaux accrus et des normes environnementales différentes
selon les pays.

Notre point de démarcation avec cet auteur réside au niveau du variable délocalisation
alors que nous nous éloignons avec cet auteur au moment où lui parler de la délocalisation des
entreprises tandis que nous c’est la délocalisation des peuples autochtones.

FAYÇAL DAHMANI4, dans son mémoire de DEA ,l’expose le sinistre du complexe


de gaz naturel liquéfié (GNL) dans la zone de pétrochimie de Skikda, le 19 janvier 2004, qui a
occasionné 27 morts et 74 blessés.

3
VILLEMUS P., La fin des marques vers un retour au produit, Organisation Eds, 2008, p85
4
FAYÇAL DAHMANI, Impact de la délocalisation des habitats sur l’assurance et la gestion du risque
énergétique, Conseiller technique en assurance 2007 DEA en assurance et gestion, institut supérieur d’assurance
et gestion Alger.
5

Ces accidents de trop viennent remettre en cause l’ensemble des dispositifs et des procédures
de prévention et de gestion du risque industriel, soit le « risk management » adopté par
Sonatrach et qui montre que le risque zéro n’existe pas dans ce genre d’activité industrielles, à
ce titre sa problématique suivante était celle de savoir :

« Quels sont les enseignements tirés des sinistres de SKIKDA ? À la fois sur la gestion des
risques prévention et par rapport au plan d’assurance »

Le non délocalisation a pour effet direct, l'augmentation du risque, c'est à dire l'augmentation
du coût de l'assurance et la difficulté de placement sur le marché international de la
réassurance.

En cas de survenance, le sinistre sera à la fois coûteux et difficile à prendre en charge


vu son ampleur. Afin de démontrer cette dernière, la meilleure façon est d'avoir une idée sur
le sinistre maximum possible, en posant différentes hypothèses chiffrées.

 Première hypothèse : Destruction totale des habitations et habitants,


Qui veut dire ; destruction d'au moins 8 000 habitats qui sont édifiée sur des gazoducs,
sans prendre en considération ceux qui sont à proximités des zone pétrolières, et la mort de
plus de 28 000 habitants.
Nous savons qu'en Algérie pour déterminer l'indemnité en cas d'accidents corporels en
se réfère au barème d'indemnité des accidents corporels automobiles.

En cas de décès l'indemnité sera calculée comme suit :


 Indemnité = Point indiciaire × 100
 PI : Le point indiciaire est déterminé sur le barème.
Pour avoir le PI, il faut avoir le salaire annuel.
D'après le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, la moyenne des salaires en Algérie
est de 27 000 DA/mois.
Notre point de convergence réside au niveau des deux concepts (délocalisation et
habitants) lui vise à évaluer comment la délocalisation forcée des populations locales affecte
l'assurance des installations énergétiques et la gestion des risques liés à ces opérations. Cette
recherche permettra de mieux comprendre les défis et les opportunités auxquels sont
confrontées les entreprises énergétiques lorsqu'elles déplacent des populations locales et de
proposer des recommandations pour améliorer la gestion des risques et l'assurance dans de
telles situations, alors que notre sujet examinera le rôle de l'autorité politique et la procédure
6

de délocalisation des peuples autochtones par l'entreprise Zijin Commus. Notre objectif est
d'explorer comment les décisions politiques et les procédures de délocalisation sont mises en
œuvre et affectent les peuples autochtones vivant sur les sites miniers de l'entreprise. L'étude
soulignera les défis que rencontre la population de la commune de Dilala en termes de droits
de l'homme, d'environnement et de participation à la prise de décision. Des recommandations
seront formulées pour améliorer la protection et la participation des peuples autochtones dans
de telles situations.

KAZAMWALI MUKAMBA, dans son travail intitulé « La délocalisation de la


population de Twangiza au profit de la société Twangiza mining et ses exigences légales en
matière de la délocalisation des populations affectées par les projets minier s». 5 selon son
constatés, il y a notamment l'occupation par Twangiza Mining SARL de grands espaces de
terres arables qui empêche les habitants de pratiquer normalement les activités agro-pastorales
provoquant ainsi une crise alimentaire dans la chefferie , la pollution de l'environnement , le
chômage, la précarité des emplois des habitants , la perte des valeurs culturelles, baisse du
niveau de vie, la division au sein de la communauté, la qualité inadéquate de logements,
l'inaccessibilité aux infrastructures sociales de base, les mauvaises conditions de vie de la
population déplacée à Cinjira.

Après la signature de l’accord de règlement à l’amiable avec le gouvernement


congolais en 2002, la compagnie Banro a démarré les activités d’exploration en 2004 à travers
sa filiale Twangiza Mining SARL développant la mine de Twangiza dans la chefferie de
Luhwinja en territoire de MWENGA.
A l’issue de l’exploration effectuée par la société Twangiza Mining dans la localité de
Twangiza, il s’est avéré qu’un gisement d’or est situé dans une zone habitée des villages de
Nyorha, particulièrement du sous village de Mbwega. Ainsi, l’entreprise était confrontée au
défi de la délocalisation de ces habitants en vue de construire les installations d’exploitation
de la mine.

Pour cerner la problématique de cette analyse, nous nous sommes basé sur
la manière dont l'entreprise a été confrontée au défi de la délocalisation de ces
habitants en vue de construire les installations d'exploitation de la mine, laquelle
délocalisation a eu des incidences négatives sur les droits humains des déplacés.

5
KAZAMWALI MUKAMBA, « La délocalisation de la population de Twangiza au profit de la société
Twangiza mining et ses exigences légales en matière de la délocalisation des populations affectées par
les projets minier s ».Universités catholique de Bukavu – Licence en droit économique et social 2015.
7

Au regard de cette problématique, c’était de savoir si la délocalisation des


habitants de Twangiza au profit de la société Twangiza Mining SARL a été
effectuée dans le respect des prescrits internationaux et ceux de la législation
minière de la RDC en rapport avec le déplacement des populations en cas de projet
minier.
Au titre d'hypothèse, il estime que la législation minière en RDC ainsi que
d'autres textes légaux nationaux et instruments juridiques internationaux
contenaient des dispositions sur le déplacement des populations affectées par les
projets miniers. Il a été question de comparer le processus de délocalisation
pratiqué par Twangiza Mining aux exigences de cette législation et instruments
juridiques en la matière, afin de savoir si les impacts négatifs subis par les
personnes déplacées ont été causés du fait de la non-application ou de la mauvaise
application de ces dispositions légales
Notre point commun avec cet auteur réside au niveau du concept (délocalisation)
partant de son idée est axé sur les mesures légales nécessaires pour déplacer les personnes
affectées par le projet minier. Le deuxième sujet aborde l'autorité politique et la procédure de
délocalisation des peuples autochtones par l'entreprise minière Zijin Commus. Les deux sujets
soulèvent des questions sur les droits des populations locales et les mesures légales et
politiques mises en place pour garantir une délocalisation équitable et respectueuse des
individus et de leurs communautés

TSHIMWANGA ETIENNE dans son travail intitulé : « la problématique de


l’indemnisation, délocalisation et la relocalisation en droit minier congolais ». Cas de la cité
Gécamines Kolwezi.

Il a focalisé son travail sur la problématique de l’indemnisation, délocalisation et la


relocalisation en droit minier congolais. Selon lui, les communautés locales et les populations
autochtones sont souvent affectées par l'exploitation minière, ce qui peut entraîner des
déplacements forcés, la perte de terres agricoles, la destruction de l'environnement et la
dégradation des conditions de vie. Cependant, il existe des lacunes en ce qui concerne les
mécanismes d'indemnisation pour les personnes affectées. La question se pose donc de savoir
comment assurer une juste indemnisation pour les communautés et les individus touchés par
8

l'exploitation minière par l’entreprise COMMUS S.A. En ce qui concerne la délocalisation et


la relocalisation.

Quant à lui il estime que l’indemnisation, la relocalisation et la délocalisation de la


population de la cité Gécamines Kolwezi par l’entreprise COMMUS SA ne se font pas dans
le respect total des règles y afférente. L’entreprise indemnise sans relocalisation, et d’ailleurs
cette indemnisation se fait après une longue exposition de la population. 6 La problématique se
pose lorsque les entreprises minières doivent relocaliser les communautés locales afin de
permettre l'exploitation des ressources. Cela peut entraîner des tensions entre les entreprises
minières et les populations locales, en raison du manque de consultation adéquate, de la perte
de terres et des conséquences socio-économiques négatives. Ainsi, deux questions se posent :
comment garantir une délocalisation juste et équitable des communautés locales impactées par
l'exploitation minière ? Et comment faciliter la relocalisation des communautés dans des
conditions optimales et durables pour leur bien-être ? A titre hypothèses il estime que
l'indemnisation des communautés locales dans le droit minier congolais pourrait être
améliorée en établissant des mécanismes de consultation et de participation effective des
parties prenantes afin de déterminer des modalités justes et équitables d'indemnisation.

La délocalisation et la relocalisation pourraient être mieux gérées en mettant en place


des politiques et des réglementations spécifiques qui garantissent un processus transparent,
inclusif et durable, avec la participation active des communautés et des experts dans la prise
de décision.

Notre point de ressemblance avec cet auteur réside au niveau de la délocalisation,


selon lui, il explore les questions juridiques entourant les compensations financières et les
mesures de réinstallation des communautés affectées par l'exploitation minière. En mettant
l'accent sur les aspects légaux, cette recherche examinera les obligations des entreprises
minières en matière d'indemnisation et les réglementations en vigueur pour garantir des
réparations équitables et durables. Alors que nous, notre sujet se penche sur les questions liées
aux droits des populations autochtones et à leur participation à la prise de décision concernant
leur délocalisation. En analysant cette situation spécifique, la recherche mettra en évidence les
mécanismes politiques et les processus de consultation qui peuvent avoir été suivis ou
négligés lors de la délocalisation des communautés autochtones par l'entreprise minière Zijin.

6
TSHIMWANGA ETIENNE, la problématique de l’indemnisation, délocalisation et la relocalisation
en droit minier congolais. Cas de la cité Gécamines Kolwezi. Droit Eco, 2021, Université de
Kolwezi,2018, inédit
9

LUKOMBE NGHENDA dans son article, il estime que le droit de propriété et le reflet
fidèle d’une civilisation, avec son idéologie dominante et son organisation économique. Il est
impossible de considérer que le droit de propriété est forme juridique la plus absolue d’un
phénomène sociale et économique.7

NYEMBO NAASON dans son article, la propriété d’une chose mobilières ou


immobilière donne droit surtout à ce qui s’y unie et s’y incorpore soit naturellement, soit
artificiellement sauf ce qui sera dit de la propriété immobilière distincte du sol ou de la
concession.8

Nous nous démarquons d’eux en ce que l’objet de notre travail nous renvoie à une
réflexion sur l’autorité politique et la procédure délocalisation de peuples autochtones en
République Démocratique du Congo. Cas de la commune de Dilala.

La pratique qui se fait est telle que les quartiers de la commune de Dilala se retrouvent
enclaves dans les concessions minières et les habitations des gens détruits. Cependant, la
procédure de la délocalisation prévue par la loi ne s’applique pas comme il se doit.

IV. Problématique et hypothèse du travail

VI. 1. Problématique
Selon WENU BECKER, les problématiques sont des préoccupations que le chercheur se pose
sur l’objet de recherche.9
D’après MUSHID FAUSTIN, la problématique est comme étant une série de questions que le
chercheur se pose sur l’objet de sa recherche.10

De notre part la problématique est une étape ou le chercheur montre les questions qu’il se
pose auxquelles il va répondre.

La situation de la commune de Dilala est préoccupante compte tenu de la manière dont


l’entreprise ZIJIN COMMUS SA traite certains déchets issus des différentes productions
minières. L’espace avoisinant les différents sites de production de cette entreprise sont
occupés par les habitations des peuples autochtones.

7
LUKOMBE N. Droit civil les biens, publications des universités du Congo, Kinshasa, P.F.D.U.C,
2003, p.1259
8
NYEMBO NAASON, l’impact de l’opération conversion des titres immobiliers sur le conflit foncier
en République démocratique du Congo, mémoire en droit économique, UNILU, 2009, inédit.
9
WENU BECKER, Cours des méthodes de recherche scientifique, G2 SPA, 2020-2021, inédit
10
MUSHID FAUSTIN, Cours d’initiation à la recherche scientifique, G1 SPA, 2019-2020
10

Le traitement des déchets et leurs évacuations sur le plan sanitaire constitue une
problématique qui nécessite d’être analyser car il s’agit des vies humaines.

Du point de vue environnemental, il sied de souligné que l’entreprise zijin commus SA mène
des activités minières sans toutefois se préoccuper de la situation environnementale.

Ceci nous pousse à se poser la question de savoir : Quels sont les aspects négatifs qui
découlent du non-respect des règles exigées aux entreprises minières dans le cadre de
l’exploitation dans une zone habitable ?

La deuxième préoccupation de notre étude est basée sur la procédure légale de la


délocalisation répondant aux exigences sociales. Sur ce, la question fondamentale qui
s’impose est-celle de savoir si les infrastructures sociales des sites disponibilités pour les
délocalisés sont-elles viables pour permettre un épanouissement social ?

VI.2. Hypothèses du travail

Selon MUSHID FAUSTIN, l’hypothèse d’un travail scientifique est la réponse


provisoire que le chercheur donne à la questions qu’il s’est posé dans la problématique qui
sera confirmée ou infirmée dans la conclusion à l’issue de sa recherche.11
Nous tenons de répondre par ces hypothèses :

D’après le petit robert, l’hypothèse du travail est une proposition relative à


l’explication des phénomènes naturels admis provisoirement avant d’être soumis au contrôle
de l’expérience.12

Pour répondre la première question de notre étude qui cherche à connaitre les aspects négatifs
qui découlent du non-respect des règles exigées aux entreprises minières dans le cadre de
l’exploitation dans une zone habitable.

Nous partons du constat que cette situation soulève des préoccupations majeures
concernant les droits des peuples autochtones. Les communautés autochtones ont des droits
reconnus internationalement, notamment le droit à la propriété et au consentement libre,
préalable et éclairé avant toute décision qui pourrait les affecter. Dans ce cas, le fait de

11
MUSHID FAUSTIN, Cours d’initiation à la recherche scientifique, Université de Kolwezi, G1 SPA,
2019-2020
12
Dictionnaire le petit Robert, é[Link], Paris, 1991. P.290
11

déplacer ces populations sans compensation appropriée viole clairement ces droits
fondamentaux.

En outre, la pollution de l’environnement par l’usine de l’entreprise ZIJIN


COMMUS S.A. constitue une violation flagrante de la protection de l’environnement. L’usine
doit respecter les réglementations en matière de gestion des déchets et de protection de l’air et
de l’eau. La pollution engendrée par cette entreprise nuit non seulement à l’environnement
local, mais peut également avoir des effets néfastes sur la santé et le bien-être des populations
autochtones.

Un autre aspect préoccupant est la responsabilité des entreprises dans de tels cas. Les
entreprises ont la responsabilité de mener leurs activités de manière sociale et écologiquement
responsable. En ne respectant pas les droits des peuples autochtones et en polluant
l’environnement, l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A. S’est montre irrespectueuse envers ces
obligations.

Il est crucial que des mesures soient prises pour remédier à cette situation
inacceptable. Tout d’abord, l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A. doit être tenue responsable de
ses actions et doit indemniser de manière adéquate les peuples autochtones affectés par la
délocalisation forcée. De plus, des mesures doivent être prises pour réduire la pollution
engendrée par l’usine de l’entreprise afin de protéger l’environnement et la santé des
populations locales.

Nous constatons qu’à chaque minage les familles ou les habitants de la commune
Dilala en l'occurrence la cité GECAMINES KOLWEZI, MUSONOIE, et centre-ville
précisément l’avenue TAMBWE MUNANA doivent se déplacer de leur maison pour éviter
les accidents dus au minage.

C’est pourquoi l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A a décidé de délocalisée les peuples
autochtones de la commune de Dilala sans toutefois crée un lotissement, le système de
délocalisation n’accorde que très peu d’importance aux facteurs structurels. La majorité de la
population qui accueille les activités délocalisées, se caractérise par différentes instabilités
pouvant nuire au développement de la population et succès des leurs projets qu’elle met en
œuvre. Certains endroits ne disposent pas des infrastructures adaptées pour faciliter la mise
en œuvre de certains projets.
12

La deuxième préoccupation sur la procédure légale de la délocalisation répondant


aux exigences sociales.

Dans le cadre réglementaire, le législateur congolais a mis en place une norme


juridique dans la l’article 34 de la constitution de la république, qui dispose que : « l’Etat
garantit le droit à la propriété individuelle ou collective‚ acquise conformément à la loi ou à la
coutume encourage et veille à la sécurité des investissements privés‚ nationaux et étrangers.
Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et moyennant une juste
et préalable indemnité octroyée dans les conditions fixées par la loi. Nul ne peut être saisi ses
biens qu’en vertu d’une décision prise par une autorité compétente.13 ».

Cet article fait recours à deux fondamentales dans le cadre procédural de la


délocalisation des peuples conformément à la loi; il s’agit de la notion de droit à la propriété
privé ou collective et la notion de l’expropriation pour cause d’utilité publique.

Cette pratique est considérée illégale, lorsque la délocalisation des peuples autochtones
ne respecte pas les deux notions. La Commune de Dilala étant une entité minière qui se
trouve dans le processus de délocalisation des peuples autochtones, nous constatons que la
délocalisation dans la commune de Dilala respecte d’une part les deux notions ( la notion de
droit à la propriété privé ou collective et la notion de l’expropriation pour cause d’utilité
publique) et d’autres part la procédure ne respecte le processus de délocalisation car
l’indemnisation se fait de manière opaque.

La question des infrastructures sociaux dans des sites disponibilisés pour les délocalisés
et la viabilité pour permettre un épanouissement social

Nous constatons que le problème d’infrastructures ne se limite pas à la mauvaise


qualité des réseaux de transport, mais aussi et surtout à l’électricité. La délocalisation ne peut
pas nécessairement se traduire par le succès du projet. Les facteurs de risques sont multiples.
C’est la raison pour laquelle il convient de mettre en place une étude précise et sérieuse avant
de délocaliser une ou telle autre commune.

V. Théorie explicative de référence

13
Article 34 de la constitution du 18 février 2006
13

S’agissant des théories scientifiques de base, nous précisons dans les auteurs et les
théories qui nous ont inspiré comme modèles d’analyse.
Selon FRANÇOIS DEPELTEAU, le choix ou la construction d’une théorie se fait
concrètement en trois opérations. D’abord, le chercheur revient sur son exploration et procède
à l’inventaire des théories pertinentes à son sujet d’étude. Ensuite, il procède à l’examen
critique de chacune des théories répertoriées. Enfin, il en adopte une, la modifie ou en
construit une nouvelle.14
Pour notre part, nous avons répertorié plusieurs théories dont : la théorie systémique, la
théorie fonctionnaliste.
De ces plusieurs théories, nous avons retenu la théorie systémique comme théorie
principale, mieux, comme modèle d'analyse principal, et comme modèle secondaire, le choix
de ces théories ne relève nullement de l'arbitraire.
En effet, les procédures et la délocalisation s'inspirent énormément de la théorie systémique .
La délocalisation des habitants est un sujet complexe qui peut être analysé à partir de
différents cadres théoriques. Dans le cas spécifique de la procédure de délocalisation des
habitants la commune de Dilala par l’entreprise COMMUS, deux cadres théoriques peuvent
être pertinents :
Nous avons donc retenu le modèle d'analyse systémique, puisqu'ils nous permettent de
mieux cerner les procédures de la délocalisation des de la commune Dilala par l’entreprise
COMMUS S.A.

1. Théorie systémique

L’analyse systémique ou l’analyse en termes de systèmes est « toute recherche


théorique ou empirique qui part du postulat que la réalité sociale présente les caractères d’un
système, pour interpréter et expliquer les phénomènes sociaux par les liens d’interdépendance
qui les relient et qui les constituent en une totalité » 15
Dire que la réalité à étudier forme un système signifie qu’on lui attribue les propriétés
suivantes :
1) Elle est constituée d’éléments ayant entre eux des rapports d’interdépendance ;
2) La totalité formée par l’ensemble des éléments n’est pas réductible à leur somme ;

14
FRANÇOIS DEPELTEAU, La démarche d’une recherche en science humaines. De la question de
départ a la communication des résultants. Presse de l’Université de Laval Québec, 2eme Edition de
Boeck, 1950 pp234-236
15
YAV MUSOLO, Cours des systèmes administratifs comparés, L1 S.P.A., Université de kolwezi, année 2023-
2024, p.35
14

3) Les rapports d’interdépendance entre les éléments et la totalité qui en résultent


obéissent à des règles qui peuvent s’exprimer en termes logiques.
L’idée est qu’un système réagit globalement, comme un tout, aux pressions extérieures
et aux réactions de ses éléments internes16.
Bertalanffy est généralement considéré comme le père de la théorie systémique moderne. Il
constatait au début des années 20 qu’il y avait des lacunes évidentes dans la recherche et la
théorie en biologie.
L’approche mécaniste alors dominante semblait négliger, sinon carrément nier,
précisément ce qui est essentiel dans le phénomène de la vie. Il prôna alors une conception
organismique en biologie. Cette conception met l’accent sur la prise en compte de
l’organisme en tant que tout ou système. 17
A ce titre, il y a la prédominance du tout sur la partie dans l’examen des objets
d’étude, l’opposition à une approche mécaniste et l’importance à donner à l’organisation du
tout pour la compréhension de l’organisation.
A mesure qu’apparaissaient, se précisaient et s’agençaient les uns par rapport aux
autres les divers concepts de Bertalanffy à savoir : l’entropie, l’homéostasie, l’équifinalité
(capacité d’un système à atteindre l’état d’équilibre à partir de différentes conditions initiales
et par des voies différentes), le feed-back, la téléonomie (l’étude du maintien de la stabilité
structurelle d’un système), la téléologie (entendue comme l’étude des systèmes acceptant
différentes plage de stabilité structurelle) (…), émergeaient progressivement la notion de
système ouvert et la théorie qui la supporte.18
Deux constats concernant les systèmes sont incontournables aux yeux de Bertalanffy.
Le premier a trait à l’omniprésence de ceux-ci : les systèmes sont partout, la réalité empirique
est faite des systèmes.
La complexité est omniprésente et exige un regard non parcellaire qui tienne compte
de l’ensemble, du tout. Bref, une vision systémique s’impose dans tous les champs de la
connaissance.

16
R-G. SCHWARTENBERG, Sociologie politique, Paris, Ed. Mont-chrétien, 1998 (5è édition), p. 81.
17
BERTLANFFY a été résumée dans son ouvrage, General System theory, New York, Georges Braziller, 1968,
p456
18
LANDRY. M et BANVILLE. C, Nous nous inspirons de l’analyse de deux auteurs « Caractéristiques et
balises d’évaluation de la recherche systémique » dans Document de l’Atelier-Forum sur l’évaluation des
recherches en ingénierie des organisations, version web, p.4.
15

Le deuxième constat est qu’il existe des isomorphismes, c’est-à-dire des similarités
dans les structures des systèmes que l’on retrouve dans différents champs d’investigation.
Découvrir ces isomorphismes, c’est allé au cœur des principes d’organisation.
De la biologie, la théorie systémique s’est étendue aux organisations humaines vues
comme des systèmes ouverts devant s’adapter à leur environnement. Cette vision systémique
marque le champ des théories de l’organisation ainsi que celui des systèmes d’information. Il
en va de même des concepts de « tout », de « synergie », « d’adaptation », etc. qui sont
transférables d’un domaine de la science à l’autre.
Maurice Landry et Claude Banville caractérisent les approches systémiques en gestion
comme étant des tentatives délibérées de mise au point de démarches originales d’intervention
interdisciplinaires pour aborder des problèmes complexes de gestion.
La gestion dont il est surtout question est celle portant sur des problèmes à portée
(sociale, économique, organisationnelle, managériale…) concrète dans lesquels le chercheur
doit appuyer simultanément sa démarche sur des objets « durs » et sur des objets « mous ».19
Les objets de connaissance dits « durs » sont ceux des sciences de la nature « exactes
». Tandis que les objets « mous » sont ceux des sciences sociales.
VI. Méthodes et techniques de recherche

VI.1. Méthodes
Larousse défini la méthode comme une « démarche rationnelle de l’esprit pour arriver
à la connaissance ou à la démonstration d’une vérité20

KINGHOMBE WA KINGHOMBE défini la méthode comme une démarche


intellectuelle exigée par les schémas théoriques appropriées à elle–même en vue d’expliquer
ou d’analyser un certain nombre des phénomènes observés21.

Comme dit–on le choix de la méthode dépend de la nature du sujet du temps et moyen


dont dispose le chercheur, dans le cadre du présent travail, pour nous permettre de bien
vérifier nos hypothèses, nous faisons recours à la méthode systémique.

Certains auteurs, dans le souci d’analyser et d’expliquer les phénomènes sociaux, se


sont tournés vers d’analyse systémique. Cette analyse systémique est axée sur la notion de

19
M. LANDRY et C. BANVILLE, [Link], p. 17.
20
Petit Larousse illustré, Larousse, Paris, 2002.
21
KINGHOMBE WA KINGHOMBE, Méthodes de recherche en Sciences Sociales, cours inédit, G2
SPA UNIKIN 2007-08 , inédit
16

système, l’analyse des postulats qui reflète la réalité sociale que présente les caractères d’un
système dans sa totalité; interprète et explique les phénomènes sociaux par les liens
d’interdépendances qui les lies entre eux et qui en forment la totalité 22

Il s’agit de découvrir des lois d’arrangement de la réalité sociale considérée comme un


ensemble organisé et ordonné.

Cependant, considérant bien le secteur économique comme système, il nous est


également impérieux de faire recours à la méthode systémique considère également que la
réalité sociale présente les caractères d’un système. Certes, le système est considéré comme
un tout, un ensemble d’éléments interdépendants lies les un aux autres par les liens que la
modification, le changement d’un élément dans cet ensemble entraine d’office la
modification des autres, donc, la modification de l’ensemble tout entier.
Dans la même succession d’idée, J.W. LAPIERE considère le système comme «
l’ensemble d’éléments interdépendants, c’est - à- dire liés entre eux par les relations telles
que si l’un est modifie, les autres le sont et par conséquent tout l’ensemble est modifie ou
transforme23

David EASTON11 estime que l’environnement du système politique permet


d’expliquer et de comprendre pourquoi certains systèmes ne subsistent pas dans le monde
caractérisé à la fois par la stabilité et le changement, le système comprend deux grands
parties importantes, il s’agit de sous–système et de l’environnement ce dernier dit D. Easton
comprend l’environnement interne et externe.

En mettant l’accent sur la stabilité et l’équilibre, le modèle eastoniem présuppose qu’il


n’y a jamais d’exigences tout à fait contradictoires et inconciliables. Par de là, les divers
critiques sur le modèle théorique proposé par David EASTON constitue un instrument utile
pour l’analyse et l’explication des faits sociaux.

VI.2. Techniques de recherche

22
ROCHER, G, cité par KEBELE MOSUNGALA S.J, l’instabilité du pouvoir politique traditionnel
dans la chefferie de BATEKE EN territoire de KUTU, L2 SPA, Université de kolwezi, 2010 -2011.P9
23
LAPIERRE, J. W., Cité par MULUMBATI NGASHA, Introduction à la science politique,
Lubumbashi, Ed. Africa, 1994, p.24.
11
EASTON D, cité par YAV MUSOLO, Systèmes administratifs comparés, L1 SPA, FSSAP,
Université de Kolwezi 2023-2024, p8, Inédit
17

D’après KINGHOMBE WA KINGHOMBE, la technique est une opération pratique et


concrète qui permet au chercheur de récolter les données 24

En sciences sociales, quand on parle de la technique, l’on pose la question de savoir


comment récolter les données25

Pour une meilleure saisie de l’objet de notre étude nous avons recouru aux techniques
suivantes :

VI.2.1. Observation direct


Cette technique est celle qui fait appel aux sens à l’intuition et à la déduction. Sa
valeur provient de l’objectivité de l’observateur et de la bonne intelligence des problèmes.

VI.2.2. Interview libre.

Pour PINTO et GRAWITZ, l’interview est une forme de communication entre deux
personnes qui ne se connaissent pas ayant pour but ce recueillir les informations concernant
un objet précis. Il évoque l’entretien à questions ouvertes et l’entretien a questions fermes. 26

Cette technique nous a aidé à recueillir les informations par différentes questions à des
tiers concernant la délocalisation de peuple autochtones de la commune de Dilala à
l’occurrence la cité GECAMINES KOLWEZI, la cité MUSONOIE, ainsi que une partie du
centre ville commercial marqué par des fissures de minage de l’entreprise COMMUS. S.A

VI.2.3. Technique documentaire

La technique documentaire est une démarche qui encourage le chercheur à recourir à la


consultation des certains ouvrages ayant thèmes en corrélation avec l’objet d’étude de son
travail.

Le chercheur fera le classement des sources primaires et secondaires tout en les classant selon
les exigences scientifiques.

24
KINGHOMBE WA KINGHOMBE, [Link]. p.56
25
Idem
26
PINTO ET GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, tome II, 11é me édition Dalloz, Paris, 2001
p.643
18

Dans le même ordre d’idées, nous avons consulté beaucoup des documents entre autres, les
ouvrages, travaux scientifiques, les notes des cours et autres.

VI.2.3. Technique de questionnaire


GRAWITZ définit le questionnaire comme étant « un moyen de communication entre
l'enquêteur et l'enquêté. Il comporte une série de questions concernant les problèmes sur
lesquels on attend une information de l'enquêté »27.
Le questionnaire est adressé à un groupe d'individus en vue de recueillir leurs opinions,
perceptions, connaissances et témoignages sur un phénomène donné. Dans le cadre de cette
étude, un questionnaire a été adressé aux délocalisées vivant dans la commune de dilala.

En effet, cette technique nous a permis fourni une compréhension plus claire et approfondie
des réalités vécues par les populations délocalisées, tout en permettant d'adapter et de cibler
plus efficacement les actions de soutien.

VII. Délimitation du travail

La délimitation d’un travail scientifique constitue une étape cruciale qui impose au
chercheur de de délimiter le travail sur le plan spatial et temporel en vue de situer le travail
dans un contexte précis.

Sur le plan spatial, nous nous assignons de délimiter nos investigations dans la sphère qui
n’est autre que la ville de Kolwezi en général, et la commune de Dilala en particulier parce que c’est
l’unique commune qui regorge plusieurs entreprises et qui applique la procédure de délocalisation.

Sur le plan temporel, notre réflexion prend en compte la période allant de 2017 à
2024, la période 2017 marque la période de début des activités de délocalisation dans la
commune tandis que l’année 2024 constitue la période de présentation des résultats de notre
recherche de Dilala.

27
Idem
19

VIII. Subdivision du travail


Hormis, l’introduction et la conclusion, notre travail va s’articuler en trois chapitres
notamment :
Le chapitre premier porte sur les considérations conceptuelles et théoriques ;
Le deuxièmes quant à lui est consacré à la présentation de la commune de Dilala ;
Et enfin le troisième chapitre porte sur les normes procédurales de la délocalisation dans la
commune de Dilala.
20

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS GENERALES


De part le but visé à travers cette étude, bien qu'il soit essentiellement pratique, il nous semble
important de commencer par un chapitre théorique, permettant d'une part de créer un cadre de
référence et d'autre part de permettre la compréhension du contenu de notre étude.
C'est ainsi que dans la première section, nous définissons les concepts clés : Autorité,
Politique, procédure, délocalisation, peuples, autochtones. La seconde section sera consacrée
aux notions connexes.

SECTION 1 : DEFINITION DE CONCEPTS OPERATOIRES

1.1. Autorité

L’autorité est le pouvoir de commander, d’être obéi. En science politique elle désigne le
pouvoir d’une personne ou d’un groupe de personne sur d’autres ainsi que les organes représentatif de
ce pouvoir pris collectivement.28
28
Michel Humbert, Institutions politiques et sociales de l’antiquité, Dalloz, 2014, p. 323
21

Elle implique les notions de légitimité, de commandement et d’obéissance, d’un autre pouvoir
qui impose l’autorité. La forme de la légitimité peut varier selon les circonstances.

1.2. Politique

Le concept politique a plusieurs acceptions de nos jours. Ainsi nous nous préférons de relever
certaines de ces acceptions dans la ligne qui suivent.
L'étymologiquement, le mot politique, « politique « provient du grec « polis »signifiaient
« cité » et« itike » qui veut dire gérer. On conclut donc que la politique est l'art de gérer la
cité.
La cité elle-même n'est pas un concept matériel mais un concept humain, et également
juridique. La cité est l'ensemble des citoyens.29

1.2.1. La politique et le politique


Le concept politique employé au féminin désigne l'ensemble des activités des hommes
(concrets) situé dans un espace territorial, c'est-à-dire géographique bien déterminé pour gérer
leur environnement.30
La politique est le lieu du combat, des conflits, des divisions, Raymond Aron cité par
MOMINDO W. dégage six significations au concept politique pris au féminin.
 Politique comme réalité que déploient les citoyens ;
 Politique comme connaissance, comme la conscience que ses sujets ont de leur rôle
dans le mécanisme (processus) de changement ;
 Politique comme spécialité opposée à la généralité. Elle est de ce point de vue une
profession basée sur des critères ; des normes clairement définies et qui concernent la
gestion des ambitions au sein des institutions des institutions tant publiques que
privées ;
 Politique comme totalité de tous les secteurs (d'activités), que supervise l'Etat :
 Politique comme domaine général, le 1 ier signifiant un domaine précis tel que le
gouvernement et le parlement ayant de façons bien particulières de gères leurs secteurs
et le second signifiant et englobant l'organisation de la société entière comme la vie
économique du pays ;
 Politique comme programme d'actions, des objectifs fixés que les dirigeants cherchent
à atteindre.31

29
TSHISHIMBI KATULONDI E., Institutions et structures traditionnelle africaines, cours inédits, G2 Droit,
ULK, 2011-2012.
30
CHARLES [Link] PONTIERS.M., Introduction à la politique, Dalloz, Paris, 2000, p.2.
31
WETSHINGOLO MOMINDOF., Introduction à la science politique, cours inédit, G1 SPA, ULK, 2012-2013
22

Le politique, le concept « politique » employé au masculin, désigne parfois l'homme politique, celui
qui a une action politique.

Le politique évoque souvent le monde des essences. C'est le lieu d'un discours rationnel,
dégagé des contingences, sur le sens de l'évolution du groupe social.
G. BURDEAU, précise le concept en écrivant : « le politique est l'expression de l'être
du groupe » il est l'objet de réflexion des philosophes ; le politique devient l'intellectuel,
l'expert qui s'occupe de la politique supposé être le plus rationnel, ce plus apte à saisir
l'essence du groupement humain.32
1.2.2. Différence entre politics et policy
La langue anglaise fait la différence quant à l'orthographe et non seulement en genre
comme en français.
On a donc « policy » qui désigne la gestion exercée dans un domaine déterminé par un
organe. La « politics » désigne la lutte pour la conquête du pouvoir, spécialement le pouvoir
dans le cadre de l'Etat.33
Cette description ne couvre pas tous les aspects notionnels de politique, néanmoins, à
l'avantage de distinguer la politique conçue comme compétition pour obtenir le pouvoir et la
politique entendue comme l'exercice de ce dernier dans des domaines précis.
1.3. Procédure
La procédure est l’ensemble des formalités qui doivent être suivies pour soumettre une
prétention à un autorité34. Elle est donc l’ensemble des moyens légaux qui permettent à une
personne de saisir une, d’obtenir un jugement, de se défendre ou encore de faire exécuter une
décision.
1.4. Délocalisation/relocalisation
C'est le processus de déplacement et de réinstallation d'une communauté d'un lieu vers
un autre pour raisons de projets d'investissement ou de développement. Ce déplacement peut
être physique ou économique.
Le déplacement est physique lorsqu'il consiste en une perte des logements par les
communautés alors que dans le déplacement économique, les communautés affectées perdent
leurs moyens de subsistance ou les ressources leur permettant d'accéder aux moyens de

32
BURDEAUG., cité par CHARLES [Link] J.M, PONTIER, [Link]., p.3.
33
CHARLES D. et PONTIERJ.M., [Link]., p.8.
34
ROLAND, H, Lexique des termes juridiques, 16e édition, Dalloz, Paris, 2007, p. 519
23

subsistance (terres pour les activités agricoles, rivières pour les activités de pêche, ou encore
les activités minières...).35
 Le déplacement volontaire
Le déplacement est volontaire lorsque les communautés affectées ont légalement la possibilité
de le refuser ou de s'y opposer.

 Déplacement involontaire :
Le déplacement est involontaire lorsque les communautés affectées n'ont le droit de s'y
opposer.
 L'expulsion ou l’éviction :
L'éviction s'entend généralement comme un déplacement des communautés non suivi des
mesures de réinstallation.
 Les personnes affectées :
C'est l'ensemble de toutes les personnes touchées directement ou indirectement par le
déplacement physique et/ou économique.
 Les compensations ou indemnités :
Ce sont les paiements versés en espèces ou en nature aux personnes affectées pour la perte des
biens ou d'une ressource.
1.5. Peuples
Le peuple est une notion dynamique, ce qui rend difficile toute entreprise de
définition. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il ne bénéficie pas d'une définition
universellement acceptée.
Alain Pellet estime qu'il ne peut être donné une définition univoque à cette
notion « ou, plutôt, si une réponse générale doit être donnée, elle ne peut être que tautologique
un peuple est un groupe humain qui a le droit de disposer de lui-même et, inversement, tout
groupe humain ayant ce droit est un peuple »36. Sans donner une définition de ladite notion, il
en précise le critère fondamental : le droit à l'autodétermination37.

35
Plateforme des organisations de la société civile intervenant dans le secteur minier (POM), « rapport d’étude
sur les pratiques d’expropriation, d’indemnisation, de délocalisation/réinstallation des communautés affectées
par les projets miniers », Lubumbashi, 2015, p. 10, disponible sur [Link] pdf consulté le 05/ avril
2024. 18h32’’
36
Alain PELLET, « Quel avenir pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ? », in Liber Amicorum
Jimenez de Arechaga, Fondacion de cultura universitaria, Montevideo, 1995, p. 267.
37
Ibid., p. 267
24

C'est dans cette perspective qu'au niveau des Nations Unies, des éléments de définition
se sont progressivement développés et sont pris en considération lorsqu'il est question de
reconnaître à une entité la qualité de peuple et l'aptitude à bénéficier du droit des peuples à
l'autodétermination. Il s'agit des deux éléments suivants : être « une entité sociale possédant
une évidente identité et ayant des caractéristiques propres » ; avoir « une relation avec un
territoire, même si le peuple en question en avait été injustement expulsé et artificiellement
remplacé par une autre population »38. Une distinction y est tout de même faite entre le
peuple et les minorités religieuses, ethniques et linguistiques. Dans une logique non très
éloignée, l'article premier de la Déclaration universelle des droits collectifs des peuples définit
le peuple comme « toute collectivité humaine ayant une référence commune à une culture et à
une tradition historique propre, développées sur un territoire géographiquement déterminé, ou
dans d'autres domaines ».
1.5.1. Peuples autochtones

Les peuples autochtones, ou peuples indigènes, sont « les descendants de ceux qui
habitaient dans un pays ou une région géographique à l’époque où des groupes de population
de cultures ou d’origines ethniques différentes y sont arrivés et sont devenus par la suite
prédominants, par la conquête, l’occupation, la colonisation ou d’autres moyens ».
Les peuples autochtones représentent environ 370 millions de personnes dans le
monde, vivant dans plus de 70 pays. D’autres termes ont parfois été utilisés pour les désigner,
comme aborigène, « peuple premier », « peuple racine », « première nation » ou « peuple
natif », succédant à l’appellation péjorative de « peuple primitif », mais tous officiellement
délaissés au profit de peuple autochtone.
Les populations autochtones sont des groupes sociaux et culturels distincts. Elles
représentent 5 % de la population mondiale mais 15 % du nombre d’individus qui vivent dans
l’extrême pauvreté dans le monde.39

SECTION 2 : NOTIONS CONNEXES

2.1. Quelques droits des populations affectées consacrés par la législation


Minière
La législation minière congolaise reconnaît plusieurs droits aux populations affectées.
Mais pour la plupart de ces populations, les quelques actions réalisées par les entreprises
38
Edmond JOUVE, « Où en est le droit des peuples à l’aube du IIIème millénaire ? » :
[Link] consulté le 05/04/2024 à
19h05
39
[Link] Wikipé[Link] consulté le 05/04/2024 à 19h12
25

minières sont vues comme des actions de bienfaisance et non comme des obligations liées à
l'exploitation minière.
Comme le révèle Dunia, il y a dans le Code minier des dispositions qui bénéficient aux
populations locales et protègent leurs droits.40

Au nombre de ces droits, citons quelques-uns :


 Le droit de propriété
D'après les articles 280 et 281 du Code minier, l'exploitant minier est tenu de respecter
les droits de l'occupant du sol sur lequel l'exploitation minière est effectuée. L'occupant du sol
doit ainsi être indemnisé pour tout dommage engendré par l'activité minière ou pour
l'occupation de son terrain. Ces articles protègent le droit de propriété de l'occupant trouvé sur
le sol.41
 Le droit au développement
L'article 69 du Code minier exige de la personne qui sollicite un permis d'exploitation
des mines (exploitant industriel) de présenter un plan montrant en quoi le projet minier va
contribuer au développement des populations environnantes.42
 Le droit de vivre dans un environnement sain
Avant d'obtenir un quelconque droit minier, l'exploitant industriel doit d'une part
présenter un plan d'atténuation des impacts de son activité sur l'environnement et de
réhabilitation de l'environnement ; et d'autre part obtenir l'approbation de ce plan (article 50
du Code minier). Et durant son activité, l'exploitant industriel doit effectivement réhabiliter
l'environnement ; dans le cas contraire, son activité peut être suspendue par le Ministre des
Mines (article 570 du Règlement minier).
 Le droit d'usages coutumiers
L'article 281 al. 5 du Code minier reconnait le droit d'usages coutumiers. Il les
subordonne cependant à un accord préalable de l'occupant du sol avec le titulaire des droits
miniers ou de carrières à condition que les travaux de champs ne gênent pas les opérations
minières ou de carrières.43

2.2. Moyens de revendication des droits des populations affectées ressortant de


la législation minière.

40
ZONGWE DUNIA, « The Legal Justifications for a People-Based Approach to the Control of Mineral
Resources in the Democratic Republic of the Congo », Cornell Law School Inter-University Student Conference
Papers, Paper 12, New York, 2008, p.28.
41
LWANGO MIRINDI, P « cours de droit minier », 2013-2014, UCB, p. 38. Inédit
42
Ibidem.
43
LWANGO MIRINDI, Op. Cit, p. 38.
26

Les individus lésés par l'activité d'un exploitant minier peuvent saisir la justice. Ils
peuvent aussi saisir les autorités publiques afin d'obtenir de celles-ci la prise de mesures
administratives à l'encontre de l'exploitant fautif.44
 En effet, l'article 315 al. 5 et 7 du Code minier dispose ce qui suit : « Sans préjudice
des dispositions de l'article 46 du présent Code, font l'objet de recours judiciaire »
notamment ;
 Les litiges entre les titulaires ou avec les occupants du sol ;
 Le contentieux d'indemnité d'expropriation.
Les cours et tribunaux saisis d'un litige ou d'un recours contre une décision judiciaire
relative aux matières prévues à l'article précédent appliquent la procédure de droit commun
prévue par les Codes Congolais de Procédure Civile, Procédure Pénale, Procédure devant la
Cour Suprême de Justice ainsi qu'éventuellement tous les textes et principes généraux de droit
applicables en matière judiciaire (article 316 du Code minier).
Ainsi, le droit de propriété des populations affectées ou dépossédées peut être
revendiqué devant le Tribunal de grande instance du ressort, en cas de désaccord sur le
montant de l'indemnisation (article 281 du Code minier).
En plus, l'exploitant minier a, en vertu des dispositions de l'article 280 de Code minier,
l'obligation de réparer tout dommage qu'il causerait aux tiers. Cette protection générale,
inspirée de l'article 258 du Code civil congolais livre III, devrait pouvoir jouer en faveur des
individus qui pourraient saisir les juridictions pour la défense de leur droits.45
Outre la voie judiciaire, les populations peuvent, à travers leurs représentants, utiliser
la voie administrative pour obtenir la protection de leurs droits.46

44
Idem, p. 40-41.
45
LWANGO MIRINDI, Op. Cit, p. 40-41.
46
Ibidem
27

CHAPITRE DEUXIÈME. PRESENTATION DE LA COMMUNE


DE DILALA
SECTION I : Aperçu historique

La commune de Dilala, dont le bureau administratif est situé au numéro 325 de l’avenue
baobab au quartier urbain de Biashara, est une entité territoriale Décentralisée, quoi qu’étant
une subdivision administrative de la ville de Kolwezi, dans la province du Lualaba en
République Démocratique du Congo.47

La commune de Dilala a été créée par l’ordonnance loi numéro 71-177 du 21 juillet
1971 complété par l’arrêté ministériel numéro 72-0393 du 23 Mars 1972, portant mesure
d’exécution déterminant les limites administratives et territoriales, en tant qu’entité territoriale
Décentralisée, selon la constitution de la République Démocratique du Congo, telle que
modifiée par la loi numéro 11/002 du 20 janvier 2011, portant révision de certains articles de
la constitution du 18 février 2006.48

A ce titre, elle est dotée d’une personnalité juridique.

1.1. Bureau Communal

Le bureau Communal, à partir duquel nous avons l’honneur de diriger cette entité territoriale
Décentralisée, a pour but s’administrer l’entité et de réaliser les deux objectifs majeurs
suivants :

1) Assurer la sécurité des personnes vivant dans cette juridiction et de leurs biens.

Cet objectif est réalisé par la commune à travers les unités de la police nationale
congolaise mises à notre disposition, entant que garant du maintien de l’ordre public dans
cette juridiction.

2) Assurer le bien-être de la population de cette juridiction.

47
IDEM
48
L’ordonnance loi numéro 71-177 du 21 juillet 1971 complété par l’arrêté ministériel numéro 720393 du 23
Mars 1972, portant mesure d’exécution déterminant les limites administratives et territoriales,
28

Cet objectif est assuré par la commune à travers son budget, lequel englobe le
fonctionnement de l’institution, les investissements et l’assainissement de toute l’entité, à
court et à moyen terme, dans un plan de développement local, quinquennal de 2020 à 2024.

1.2. Limites territoriales

La commune n’a pas changé de limites, elle garde encore les mêmes frontières :
 A l’est : la commune Manika
 Au Nord, au Sud comme à l’ouest : elle est bornée par le territoire de Mutshatsha.
Sa superficie est de 154 km², et elle est située à une altitude de 1520 m par rapport
au niveau de la mer.

1.3. Statut juridique

La commune est dirigée par un bourgmestre, nommé par le chef de l’État, selon l’ordonnance
-loi numéro 71/0177 du 21 juillet 1971.

La commune à été créée par l’arrêté ministériel numéro 72-0393 du 23 Mars 1972, portant
mesure d’exécution déterminant les limites administratives et territoriales .

SECTION II : Aperçu géographique

Son climat n’a je non plus changé, il s’agit d’un climat tropical à deux saisons à savoir
: la saison sèche et la saison de pluvieuse, qui ont chacune une durée de six mois en temps
normal.

Quant à la température, elle varie entre 12 et 20 degrés sur l’ensemble de notre


juridiction.

Située sur le plateau de la Manika, son sol est généralement sablonneux, avec une
savane herbeuse occupée en grande partie par des concessions minières de cuivre et du
cobalt, exploités jadis par la générale des carrières et des mines (GCM) en sigle, actuellement
exploités par ses partenaires, notamment KCC et des entreprises chinoises ( ZIJIN
COMMUS et SICOMINES, installées respectivement à MUSONOIE et à KAPATA).

Notre juridiction à une densité de 1140 habitants/km², formées de gens des différentes
tribu du grand Katanga (Sanga, Ndembo, Luba, Tshokwe, Bemba, Lunda, Kalwena,
Kamingu et Hemba) ainsi que d’autres provinces telles que les provinces démembrés, issues
29

du Maniema, du Sud Kivu, des deux Kasaï, de l’équateur , de Bandundu , Haut-Katanga,


Haut-Lomami, Tanganyika, etc.

La Commune de Dilala est une mairie située sur l’avenue Kasa-Vubu, Elle est située à
proximité du palais de justice Parquet des Grandes Instances de Kolwezi et Tribunal de
Grandes Instances de Kolwezi.49

 Type : Mairie.
 Adresse : Avenue Kasa-Vubu, Kolwezi ;
 Catégorie : bâtiment gouvernemental ;
 Lieu : République démocratique du Congo, Afrique centrale, Afrique ;
 Latitude : 10,72063° ou 10° 43’ 14 » sud ;
 Longitude : 25,46994° ou 25° 28’ 12 » est Entité en charge : l’intérieur et Sécurité .

POPULATION HOMMES FEMMES GARÇONS FILLES TOTAL

NATIONAUX 89506 94911 87801 97783 370001

ÉTRANGERS 633 553 661 652 2499

TOTAUX 90139 95464 98435 98435 372500

2.1. Situation Politique

Les élections municipales seront organisées première fois en République


Démocratique du Congo au cours de l'année 2023. Ainsi la commune va remplir le critère de
la décentralisation.

2.2. Situation Administrative

La commune de Dilala est subdivisée en six(6) quartiers urbains ci-dessous :50


 Biashara ;
 Kanina ;
 Gcm Kapata ;

49
Source commune de Dilala
50
Ibidem
30

 Gcm Musonoie ;
 Gcm Luilu ;
 Gcm Kolwezi.

2.3. Hiérarchisation de l'organisation

Dans la hiérarchisation nous avons :

 Bourgmestre,
 Bourgmestre adjoint,
 Chef de bureau,
 L’administration générale,
 Service du budget,
 Secrétaire administratif,
 Comptabilité,
 L’Etat -civil,

 le chef du quartier,
 Les autres services techniques,

Ainsi que :

 La police nationale congolaise,


 L’agence nationale de renseignement,
 La direction générale de migration,
 La brigade anti -incendie.

Rappelons que les quartiers sont des subdivisions administratives de la commune qui
permet à l’administration d’être le plus proche de la population à travers le chef de quartier et
les cadres de base (chefs de cellules, chefs de Bloc et chefs d’avenue ).

Fonctionnement : le fonctionnement de la commune de Dilala est défini par la loi


organique numéro 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et
fonctionnement des entités territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l’État et les
provinces.
31

Hormis le bourgmestre et son adjoint qui sont les autorités Politico-administratives,


jusqu’à présent nommés par l’ordonnance présidentielle sur proposition du Ministre de
l’intérieur, conformément au décret -loi numéro 081 du 02 juillet 1998 portant organisation
territoriale et administrative de la République Démocratique du Congo.

Tous les agents de la commune y sont affectés par le service urbain de la fonction
publique chargé du personnel actif et qui est habilité à recruter et engager les agents de
carrière des services publics en leur attribuant un numéro matricule les identifiants, et un
grade statuaire, conformément aux études faites. Chaque agent est affecté à une fonction
correspondante à son grade.

Lors du recrutement ou du recensement, le Ministère de la fonction publique attribue


des grades aux agents de carrière publique d’après les études faites.

Ce ministère accorde des promotions selon l’ancienneté ou le mérite, conformément la


loi numéro 16 /013 du 15 juillet 2016 portant statut des agents de carrière des services publics
de l’État.

N° GRANDE STATUTAIRES FONCTION CORRESPONDANTE TITRE

1 130 Chef de division Bourgmestre


2 140 Chef de bureau Bourgmestre adjoint
3 140 Chef de bureau Chef de bureau
4 140 Chef de bureau Chargée de l’admini
5 210 Attaché de bureau 1ére classe Mandataire de budget
6 210 Attaché de bureau 1ère classe Secrétaire Administratif
7 220 Attaché de bureau 2ére classe Comptable subordonné
8 220 Attaché de bureau 2ére classe Rédacteur
ére
9 220 Attaché de bureau 2 classe Chef de quartiers
10 220 Attaché de bureau 2ére classe Proposer de l’Etat civil
ere
11 310 Agent de bureau de 1 classe Percepteur principal
ere
12 310 Agent de bureau de 1 classe Chef de brigade sanit
ere
13 310 Agent de bureau de 1 classe Superviseur des équip
14 310 Agent de bureau de 1 ere classe Operateur de saisie
15 320 Agent de bureau de 2eme classe Chef de quartier adjoint
16 320 Agent de bureau de 2eme classe Commis au classement
17 320 Agent de bureau de 2eme classe Secrétaire de quartier
32

18 320 Agent de bureau de 2eme classe Percepteur


19 320 Agent de bureau de 2eme classe Chauffeur
20 330 Agent auxiliaire de 1ere classe Sapeur‒pompier
21 340 Agent auxiliaire 2eme classe Cantonnier
22 340 Agent auxiliaire 2eme classe Superviseur
23 350 Huissiers Huissiers

3.4. L’échelle des grades

Lors du recrutement ou du recensement, le Ministère de la fonction publique attribue


des grades aux agents de carrière publique d’après les études faites. Mais aussi le ministère
accorde des promotions selon l’ancienneté ou le mérite.

Grades acquis :

a. Secrétaire général (110) le grade le plus élevé dans la fonction publique


b. Directeur (120)
c. Chef de division (130)
d. Chef de bureau (140)
e. Attaché de bureau de première classe (210)

Grade acquis à l’entrée dans la fonction publique, conformément aux études faites :

f. Attaché de bureau de deuxième classe (220) : pour les licenciés des


universités
g. Agent de bureau de première classe (310) : pour les gradués des universités et
A1
h. Agent de bureau de deuxième classe (320) : pour les Diplômés d’État, A2,
G1, G2
i. Agent auxiliaire de première classe (330) : pour les brevetés, D4,
A3, PP5
j. Agent auxiliaire de deuxième classe (340) : pour ceux qui n’ont pas terminé
le cycle d’orientation
k. Huissier (350) : pour ceux qui n’ont pas été à l’école secondaire.
33

Les fonctions de la commune de Dilala : En temps normal, les fonctions suivantes


sont attribuées aux agents dont les grades en regard des fonctions, et le fonctionnement du
commun est l’accomplissement du rôle et de la mission de chacun.
Bourgmestre et officier de l’État civil (grade 130) Il est l’autorité Politico-
administrative de la commune jusqu’à présent et avant les élections municipales, il est nommé
par le président de la République sur proposition du Ministre de l’intérieur conformément au
décret -loi numéro 81 du 02 juillet 1998, portant organisation territoriale et administrative de
la République Démocratique du Congo. Placé sous l’autorité hiérarchique du Maire de la
ville, le bourgmestre est le représentant du chef de l’État dans sa juridiction.

A ce titre, il assume la responsabilité et le bon fonctionnement des services publics de l’État


dans son entité et la bonne marche de l’administration.

Notons qu’une autorité politico-administrative est celle qui gère la population, les
biens et les patrimoines publics ainsi que le personnel politico administratif de sa juridiction,
lequel est composé des agents du bureau Communal, ceux des services communaux, ceux des
quartiers et cellules, marchés publics,… Et dans ses attributions spécifiques qui lui sont
conférées par des textes légaux, le bourgmestre a pour rôle :

 De veiller au maintien de l’ordre et de la sécurité publique dans sa juridiction.


 A ce titre, il dispose des unités de la police nationale congolaise,

 De veiller à l’exécution des décisions, des règlements et des lois de l’autorité


hiérarchique supérieure,
 D’assurer l’accomplissement des tâches d’intérêt général, à ce titre, il est chargé
d’instruire les affaires à soumettre au conseil consultatif municipal,
 De préparer et de disposer du projet du budget de la commune pour le recouvrement
des taxes, droits et redevances, les crédits de virement et crédit supplémentaires, etc.
 De soumettre à sa hiérarchie les comptes annuels, les recettes et les dépenses de la
commune, dans les rapports annuels,

 De publier ou notifier les décisions de la province et de la ville, diriger les services de


la commune, gérer les revenus de la commune, ordonner les dépenses et contrôler la
comptabilité.
A ce titre, on l’appelle ordonnateur des dépenses.
 D’administrer le patrimoine de la commune et en conserver les droits, exécuter le plan
d’urbanisation.
34

 De représenter la commune en justice et d’une manière générale dans toutes les


questions juridiques.
En cas de nécessité, il peut prendre, se servir de la police pour sanctionner des crimes de
servitudes pénales ne dépassant pas sept jours, et faire payer des amendes ne dépassant pas
dix dollars américains et il peut statuer par voie d’arrêté .

Bourgmestre Adjoint (Grade 140) : il est nommé dans les mêmes conditions que son titulaire,
il est le gestionnaire des crédits et s’occupe de questions économiques et financières, ainsi que
du suivi d’exécution des projets de la commune sous la direction du bourgmestre titulaire.

En cas d’absence ou d’empêchement du titulaire, il joue l’intérim.

Chef de bureau (Grade 140) : il est l’autorité administrative de la commune, chargé de la


coordination des activités administratives de la commune.

En cas d’absence ou d’empêchement du bourgmestre et de son adjoint, il joue l’intérim.

 Il est le conseiller du bourgmestre en matière administrative


 Il est la charnière entre le bourgmestre et toutes les autres structures, tout passe
par lui,
 Il propose au Bourgmestre les annotations, les procédures légales et
administratives en donnant son avis,
 Il gère le personnel administratif, il a le dossier de chaque agent et c’est lui qui
est chargé d’ouvrir et clôturer les procédures d’action disciplinaires des agents.

Le chargé de l’administration générale (Grade 140) : c’est l’assistant du chef de bureau en


matière d’administration et gestion du personnel. Particulièrement la gestion des marchés
publics, l’exécution des travaux communautaires, etc.

Le mandataire du budget (Grade 210) : Il travaille sous la supervision directe du bourgmestre


adjoint, et il est chargé de :

 Prévoir le budget annuel de la commune.


 Préparer et élaborer le budget annuel de la commune ;
 Veiller à la réalisation (exécution) du budget de la commune au cours de l’année
c’est pour cette raison qu’il contresigne sur les bons de dépenses ;
 Evaluer la réalisation du budget de la commune de Dilala.

Notons que le budget de la commune comprend deux grandes rubriques dont les montants
sont égaux : les dépenses et les recettes.
35

Ce qui revient à dire que la gestion financière publique consiste à dépenser tout ce qui a été
aperçu, rétrocédé ou encaissé.
A la date du 31 décembre de l’année, les dépenses doivent être égales les recettes et la caisse
retombent à Zéro.
 Concernant les recettes, le mandataire du budget doit mettre en relief toutes les
recettes internes et externes de la commune.
 Concernant les dépenses, il doit mettre en lumière toutes les dépenses prévues
par la commune, il s’agit des dépenses courantes (dépenses de personnels, biens,
matériels), des dépenses d’investissement (exemple : la construction) et des
dépenses annexes.

Et ce, à la lumière des textes légaux qui régissent les finances publiques, toutes recettes et
toutes dépenses sont prévues par la loi.
Le secrétariat : c’est un composé de plusieurs personnes et le responsable est le secrétaire
administratif (grade 210).

Les autres agents de ce bureau sont :

 Le rédacteur (grade 220) : chargé de rédiger les correspondances, de compiler et


collectionner.
 Il remplace le secrétaire en cas d’empêchement.
 Chargé de la prévoyance sociale (grade 220) :
 Les opérateurs de saisie (grade 310) : chargés de saisir d’imprimer les
correspondances.
 Commis/chargé de la réception des courriers reçus (grade 320) : chargé d’enregistrer
le courrier entrant et d’y apposer le sceau de réception.
 Commis/chargé de l’expédition des courriers (grade 320) : chargé d’enregistrer le
courrier sortant, d’y apposer les références et les expédier à travers le facteur, puis
remets les copies à classer au commis/chargé du classement.
 Commis/chargé du classement et archives (grade 320) : chargé du classement des
courriers entrant et sortant, documents et archives, selon le plan de classification en y
apposant le sceau et la référence de classement.
 Facteur (grade 350) : chargés des tâches ménagères et l’expédition des courriers.

Ce bureau travaille sous la direction directe du bourgmestre ou son adjoint et sous la


supervision directe du chef de bureau. Il s’occupe de la réception, de la transmission, de la
36

rédaction de différentes correspondances et rapports de la commune, il constitue la porte


d’entrée et de sortie des courriers de la commune.

La comptabilité : alors que le mandataire prévoit, la comptabilité exécute le budget de


la Commune.

Travaillant sous la direction directe du bourgmestre qui est l’ordonnateur des dépenses
et sous la supervision directe du bourgmestre adjoint qui est le gestionnaire des crédits.

La comptabilité est subdivisée en deux branches :

Le bureau de comptabilité : ce bureau est assuré par un comptable subordonné (grade


220) qui s’occupe de la caisse, et de l’exécution de toutes les dépenses prévues par le budget
de la commune.

Notamment le paiement des créances, des frais de fonctionnement,


la paie du personnel, etc.

Le bureau de perception : qui s’occupe de la perception et du recouvrement de


différentes taxes communales.

Nous trouvons ici tous les percepteurs qui travaillent sur terrain sous la supervision
du percepteur principal (grade 310), lequel centralise toute perception et fait le rapport au
comptable subordonné.

Chef de quartier (grade 220) : à la différence du bourgmestre qui est une autorité
politico-administrative, le chef de quartier est une autorité administrative, il gère
l’administration de sa juridiction (qui est une subdivision administrative de la commune) et en
fait rapport au bourgmestre.

Le préposé à l’état civil (grade 310) : il tient le bureau de l’État civil, en supervise les
travaux qui sont notamment les recensements des naissances, des mariages, des divorces et
des décès, au nom de l’officier de l’État-civil qui est le bourgmestre de commune. Il s’agit du
recensement de l’État-civil et la démographie. Il y a donc pour chaque recensement un
registre.

Notons que pour le registre de naissance, chaque enfant de moins de trois mois à droit
d’être recensé gratuitement, et droit à la délivrance de l’acte de naissance. A défaut du respect
de ce délai, l’enfant aura droit à une attestation de naissance.
37

Dans ce bureau, l’officier de l’État-civil est assisté également par un commis aux écritures,
pour remplir dûment les registres et les documents, en caractères majuscules, et un
commis/classeur.

Le protocole (grade 320) : c’est un service d’avant-garde sécuritaire. Il s’occupe des relations
publiques, et il est chargé :

 L’accueil des visiteurs, des audiences


 De gérer l’emploi du temps et les rendez-vous des autorités communales,
 D’organiser les cérémonies officielles et manifestation publique,

Pour ces objectifs, le protocole ne manque jamais là où l’autorité se trouve. Ce service est
organisé de manière à arriver avant l’autorité, préparer son arrivée et son accueil, d’assurer sa
sécurité, de l’accompagner.
Voilà pourquoi un agent de protocole doit :

 Etre bien éduqué et instruite suffisamment


 Avoir un langage facile, et qui a de la modération dans son comportement ;
 Être circonspect et vigilant ;
 Maîtriser plusieurs langues, locales et étrangères ;
 Maîtriser l’écriture et les gestes de son chef ;
 Être expéditif ;
 Avoir la maîtrise de soi et être lent à la colère.

Organisation des audiences : les jours d’audience avec l’autorité municipale sont le
mardi et jeudi. Et les audiences sont enregistrées dans un registre, avec des informations sur le
demandeur d’audience : son nom, les coordonnées, le motif précis, claire et net de l’audience,
et l’avis du chef.

Organisation des réunions et manifestations : Toutes les réunions officielles sont


préparées par le bureau du protocole d’état, il s’agit :

 D’apprêter la salle de réunion : faire nettoyer pas les femmes de ménages, apprêter
les places assises tout en tenant compte de tous les participants, leur nombre, leurs
qualités ;
 Organiser l’ordre d’entrée : l’entrée en salle tout comme l’arrivé à une manifestation
est organisée selon les fonctions (les personnes aux fonctions moins gradées les
premières à arriver ou à entrer, et les personnes aux fonctions plus gradées sont les
dernières à arriver ou à entrer dans la salle de réunion).
38

Cela dit que le chef arrive toujours le dernier et cet ordre d’entrée s’inverse à la sortie :
le chef sort le premier, et ainsi de suite. A l’entrée du chef comme à sa sortie, l’assistance se
tient debout.

3.4. L’autorité Territoriales Politico-administrative

NOM& POST- GRADE MATRICULE FONCTION Réf/date/


NOM Acte
désignation
FRANÇOISE
MAGWEJ
KALUBUNDA 130 1433793 Bourgmestre Bureau
DEOGRACE communal
MUJINGA 140 N.U Bourgmestre Bureau
SAMBUMBA adjoint communal

Les différentes autorités territoriales qui se sont succédé à la tête de la commune


depuis sa création, se sont succédés les autorités suivantes, leurs noms en regard de la
période :

 De 1973 à 1975(soit deux ans) : Monsieur KAMUZEMBE FUPA


 De 1975 à 1976(soit une année) : Monsieur MVEMBA NGONGO
 De 1976 à 1978(soit deux ans) : Monsieur KATEMBA MULUME WA SIMBA
 De 1978 à 1980(soit deux ans) : Monsieur KABONGO MUKENDI MBELE
 De 1980 à 1982(soit deux ans) : Monsieur KAPUMBA KASESEMBA
 De 1982 à 1988(soit six ans) : Monsieur MOMA BANZA
 De 1998 à 1992(soit quatre ans) : Monsieur KASAU MILONGA
 De 1992 à 2001(soit quatre ans) : Monsieur TUBAYA SUMAHILI
 De 2005 à 2008(soit trois ans) :
 De 2008 à 2011(soit trois ans) : Monsieur FREDDY KABWITA KAYEMBE
 De 2011 à 2016(soit cinq ans) : Monsieur JEAN Marie Kaseya Tshingambo
 De 2016 à 2023(soit sept ans) : Monsieur Deogracias KALUBUNDA KASONGO
 De 2023 à ce jour : Madame Françoise Mangweji Kuwaya

3.5. Autorité Territoriales administratives


39

NOM& POST- GRADE MATRICULE FONCTION


NOM
NGOWA 140 489276 Chef de bureau Bureau
KASAY Maurice communal
KAKESE 330 N.U Chef de quartier Quartier
TSHIFUNGA kanina
MUTEBA 220 N.U Chef de quartier Quartier
MUWEMA musonoie
KIKUMBI 320 695237 Chef de quartier Quartier
MUSAJI kapata
BANZA 320 575473 Chef de quartier Quartier luilu
KASONGO
KAUMBA 320 N.U Chef de quartier Biashaa
MBUYU
MUYUMBA BIN 330 958233 Chef de quartier Quartier
adj kanina
ASSANI 330 158669/S Chef de quartier Quartier
KALULA adj musonoie
KABASH 330 N.U Chef de quartier Quartier
MUYOMBO adj kapata
TSHIBALA 330 600249 Chef de quartier Quartier luilu
LENGE adj

3.6. Les quartiers

Chacun de ces quartiers urbains, occupés par plus d’une dizaine des milliers de
personnes, est une entité administrative déconcentrée, subdivisée à son tour en cellules.

Ces cellules (67) sont aussi subdivisées en blocs (161), avenues (444) et rues (213).

Les cellules sont des subdivisions administratives déconcentrées des quartiers qui sont
dirigées par les personnes qui travaillent bénévolement, moyennant quelques avantages
octroyés par la commune en cas de besoin.51

3.7. Structure organisationnelle des quartiers

Au total, 67 cellules pour 6 quartiers, dans la commune de Dilala ; la structure de la commune


de Dilala se présente de la manière suivante

Subdivision Quartie Quartier Quartier Quartier Quartier/ Quartier/


Administrativ r kanina kapata GCM GCM GCM Luilu
e Biashar KOLWEZ Musonoie
a I
1 Biashara Tshombe Dikulwe Kinkole1 Écailles Commerciale 1
2 Munong Sendwe Mashamba Kinkole2 Pemba Des usines
o
51
Idem
40

3 maduda Lualaba UAC Matete 1 Kisale Kamuriaria


4 mwanga munongo Nsele Matete 2 Kinshasa 1 Mwilu
5 umoja Upite Biwaya Tanganyik Kinshasa 2 Tunkwe
a1
6 nord kakese Kamilomb Tanganyik Kiziba Kalasa
katanga e a2
7 kaseya hewa Kaseya Méthodiste Kimbot 1 Masoji
bora Kimbot 2
8 kindele Ld kabila Upite Ld Kabila 1 Kalubunda
Ld Kabila 2
9 kabwita Muyej Golf Mukuba
10 kalubund Kalubunda Masengo
a
11 Mwene Kapata Upite
12 Golf Kalemba M’siri
13 Muyej Mitumba
14 Masengo Muyej
kindele
15 Col
kitambo
41

CHAPITRE TROISIEME : NORMES PROCEDURALES DE LA


DELOCALISATION DANS LA COMMUNE DE DILALA

SECTION 1. LA SUPREMATIE DU DROIT MINIER SUR LES AUTRES DROITS


(FONCIER, FORRESTIER ET AGRICOLE).
Le droit minier ‚le droit foncier et le droit forestier sont tous des droits réels qui sont
en principe autonomes les uns des autres. Ces « trois droits » se trouvent en concurrence dans
un seul espace. Car il se pose souvent la question de savoir lequel de ces droits a prééminence
sur les autres, même si le législateur minier a déjà posé les principes de la distinction et de la
séparation du régime foncier d’avec le régime minier…

Même le législateur forestier a par ailleurs aussi posé le principe de la distinction de


régime forestier d’avec le régime foncier…

La concession foncière et forestière porte donc sur le « « fonds » » alors que la


concession minière concerne le « « tréfonds » » ; cette coupe horizontale des droits de natures
différentes ne marque pas déposer des difficultés théoriques et pratiques.

Le régime forestier est resté pendant longtemps dépendant du régime foncier si bien
que l’exploitation du bois était assujettie aux dispositions de la loi foncière sur l’emphytéose.

Et l’exploitation des ressources minières n’effectue pas seulement dans les mines.
Cette activité peut aussi s’exercer sur la surface de terre ou sur une accumulation de minerais
appelés « rejets » ou « remblais ». Sans que le souterrain, ne sont pas touchés. Il est dès lors
important de définir les différents rapports de droit qui peuvent exister entre le sol et les mines
42

en tant que droits réels. Le législateur minier a imposé certaines servitudes au concessionnaire
foncier face à l’exploitation minière. Cette situation engendre plusieurs hypothèses, car en
tout état de cause l’exploitation des mines se fait de la surface au fond de la terre ce qu’il
englobe d’une manière implicite les deux Droits.

1. Notion sur la propriété foncière


En vertu de l’article 53 de la loi foncière, le sol est la propriété exclusive, inaliénable
et imprescriptible de l’Etat. Il ressort de cette disposition que l’Etat est seul propriétaire du
sol. Cependant, il ne laisse aux particuliers qu’un simple droit de jouissance que l’on appelle «
concession ». Mais l’Etat ne peut pas disposer de son sol et ne peut pas devenir propriétaire
par accession. On dit alors que la propriété de l’Etat est démembrée et l’Etat n’a pas la
plénitude des attributs du droit de propriété.
L’on constate, par contre, que les particuliers, eux, sont propriétaires de ce qui se
trouve être incorporé au sol.

1.1.1. Caractères
Le droit de l’Etat sur le sol congolais est :
 Universel, qui veut dire que toutes les terres se trouvant dans les limites du
territoire congolais sont soumises à l’Etat :
 Exclusif, qui veut dire que c’est un droit sans partage, que nul ne peut prétendre
être propriétaire du sol :
 Absolu, qui veut dire que l’Etat peut opposer son droit à quiconque, personne
physique ou morale. Et c’est l’Etat qui définit la destination des terres qu’il peut
concéder aux particuliers ;
 Perpétuel, qui veut dire que le droit de l’Etat ne connait pas de limites, c’est-à-dire,
tant que durera le sol congolais, durera également le droit de l’Etat sur le sol ;
 Imprescriptible, qui veut dire que personne ne peut l’acquérir par prescription
acquisitive, de même que l’Etat ne peut le perdre du fait d’une prescription
extinctive. Notons que cette imprescriptibilité est absolue et permanente ;
43

 Inaliénable, qui veut dire que l’Etat ne peut céder une partie de son sol.

1.1.2. Gestion du sol


Le patrimoine foncier de l’Etat est divisé en deux catégories appelées « domaine de
l’Etat » :

a. Le domaine public de l’Etat52


Selon l’article 55 de la loi foncière, il s’agit ici de toutes les terres affectées à un usage
de tous ou à un service public. Ce sont des terres que la population par ses pratiques
habituelles ou que les autorités d’aménagement ont consacrés à l’usage de tous ou à une
activité d’intérêt général. Il en est ainsi des terres de route, de marché, d’aéroport, de parc, de
stade créées par l’Etat ou par l’usage de tous (et non par des particuliers dans leurs
concessions), ainsi que des terres octroyées par l’Etat à ses différents bureaux et services.
Tant que ces terres n’ont toujours pas fait l’objet d’une désaffectation, elles ne peuvent être
concédées aux particuliers, ni faire l’objet d’un droit civil au profit d’un particulier.

b. Le domaine privé de l'Etat


Selon les articles 56, 57 et 60 de la loi Foncière, il s'agit de toutes les terres qui ne
constituent pas des terres du domaine public.
Ces terres sont concessibles quelle que soit la destination ou l'usage dont le
bénéficiaire veut en faire (usage résidentiel, commercial, industriel...)
L'Etat peut accorder aux particuliers des droits civils et exclusifs de jouissance
sécurisés par les titres de concession. Cette concession peut être perpétuelle ou ordinaire.

1.1.3. La concession foncière


La concession est un contrat par lequel l’Etat reconnait à une collectivité, à une
personne physique ou morale de Droit Public ou Privé, un droit de jouissance sur un fonds
aux conditions et modalités prévues par la loi.
Dans la loi foncière, le terme « concession » a deux significations distinctes mais
complémentaires. D’un côté, il signifie « le contrat entre l’Etat congolais et une tierce
personne, par lequel l’Etat consent à cette dernière, de jouir d’une portion de terre aux
conditions bien déterminées ».

52
MURUND MUTEB J., Cours de Domaines et Problèmes sectoriels de l’administration publique, L1 SSPA,
UNIKOL, 2023-2024, P.45
44

De l’autre côté, il signifie « le droit de jouissance obtenu par le contractant de l’Etat à la suite
du contrat précité » (art. 80 et 109 de la loi foncière). Cependant, le droit de jouissance
régulièrement consenti par l’Etat dans le contrat de concession, n’est légalement établi que
par le certificat d’enregistrement (art. 59 et 219 de la loi foncière).
Cette concession ne peut porter que sur les terres du domaine privé de l’Etat : c’est un
contrat synallagmatique dont l’une des parties est toujours l’Etat, ce contrat peut être à titre
onéreux tout comme à titre gratuit : c’est un contrat d’adhésion dans lequel il y a une partie
économiquement forte qui impose ses conditions à l’autre partie.
Il existe deux types de concessions : la concession perpétuelle et les concessions
ordinaires.

1.1.4. La concession perpétuelle


La concession perpétuelle est un droit que l’Etat reconnait à une personne physique de
nationalité congolaise, de jouir indéfiniment de son fonds, aussi longtemps que seront
remplies les conditions de fond et de forme qu’exige la loi.
Il s’ensuit que la concession perpétuelle est un droit de jouir d’une terre, sans terme, que
l’Etat peut consentir seuls aux congolais ; personnes physiques, sur base du contrat de
concession conclu avec ce dernier.
Lorsqu’un congolais sollicite un contrat de concession perpétuelle sur un terrain
entièrement inculte (couramment appelé « terrain vierge »), ce droit ne peut lui être consenti,
qu’après conclusion d’un contrat de location pour une durée de trois ans renouvelable deux
fois en raison de deux ans au maximum à chaque renouvellement, afin de lui permettre de
mettre d’abord en valeur le terrain avant la conclusion du contrat de concession perpétuelle. Il
peut être consenti à titre gratuit ou à titre onéreux.

a. Caractères
 C’est un droit réel, il confère à son titulaire le droit de jouir du terrain et la propriété de
tout ce qui s’y joint, notamment les constructions et les plantations ;
 Il n’y a que les personnes physiques de nationalité congolaise qui peuvent jouir de ce
droit ;
 Elle n’est pas limitée dans le temps et est transmissible entre congolais ;
 Le concessionnaire a l’obligation de maintenir en valeur le fonds lui concédé.

b. Sources
45

 Le contrat de concession perpétuelle signé entre l’Etat et une personne physique de


nationalité congolaise ;
 La conversion des droits acquis par les congolais avant la loi n°73/071 de 1973.

c. Causes d’extinction
 L'expropriation pour cause d'utilité publique
 Rachat par l'Etat d'une concession acquise à titre onéreux
 Renonciation écrite du titulaire du droit
 Reprise par l'Etat aux conditions du contrat
 Décès du titulaire sans laisser d'héritier
 Prescription de 15 ans en faveur de l'Etat
 Conversion de la concession perpétuelle en concession ordinaire

1.1.5. La concession ordinaire


C’est un droit que l’Etat reconnait à toute personne physique de nationalité étrangère,
mais aussi à toute personne morale de Droit Public ou de Droit Privé de jouir de son fonds
pendant une période donnée et aux conditions et modalités prévues par la loi, les règlements
et le contrat de concession.
a) Caractères
 Toutes les concessions ordinaires sont temporaires, elles ont un terme qui n’excède
pas vingt-cinq ans renouvelables ;
 Les concessions ordinaires sont principalement destinées aux personnes physiques
étrangères et les personnes morales puisqu’ils ne peuvent pas accéder à la concession
perpétuelle, d’où sa particularité. Mais il n’est pas interdit à un congolais de se voir
octroyé un contrat de concession ordinaire.
b) Sources
 Le contrat de concession ordinaire ;
 La conversion d’un titre de concession perpétuelle en un titre de concession ordinaire.
c) Sortes
L’article 109 de loi foncière dispose qu’il existe cinq sortes de concessions ordinaires qui sont
les suivantes :53

53
Loi foncière (loi n°73-021 du 20 juillet 1973 portant régime générale des biens, régime foncier et
immobilier et régime des suretés telle que modifiée et complétée par la loi n°80-008 du 18 juillet
1980)
46

L’Emphytéose : qui porte sur les terrains incultes (terrains vierges) à charge pour
l’emphytéote de les mettre et les entretenir en valeur. Elle confère le droit de jouir du sol et de
tout ce qui y est incorporé. Elle cessible et transmissible dans les limites des prérogatives de
l’emphytéote.
La Superficie : qui porte sur les terrains déjà mis en valeur, à charge pour le
superficielle de les maintenir et les améliorer en valeur. Elle le confère le droit de jouir du sol
et de tout ce qui y est incorporé. Elle est cessible et transmissible.
L’Usufruit : qui porte sur un terrain mis en valeur, à charge pour l’usufruitier d’en
jouir et de le conserver en son état. Il confère le droit de jouir du sol et de tout ce qui y est
incorporé. Etant un droit viager, il est cessible mais non transmissible.
L’Usage : qui porte sur un terrain mis en valeur, à charge de l’usager d’en jouir lui-
même avec sa famille et de le conserver en son état. Il est, en principe, incessible et
intransmissible. Il confère le droit de jouir du sol et de tout ce qui est incorporé.
Contrairement aux concessions ordinaires précitées, l’usage ne peut être consenti pour un
terme excédant quinze ans renouvelables, et ce, généralement à titre gratuit.
d) Extinction

L'extinction des concessions ordinaires se fait pour les causes suivantes :


 L'échéance du terme qui est en général de 25 ans ;
 La reprise du fonds pour cause d'utilité publique, celui-ci sans indemnité
pour les concessions gratuites ;
 Conversion de la concession ordinaire en concession perpétuelle ;
 Certaines causes communes aux concessions perpétuelles.

2. La propriété privée
Si l'on tient compte du fait que toutes les terres appartiennent au seul Etat, a priori la
question de la propriété privée ne devrait pas se poser en RDC. Son existence est néanmoins
affirmée dans la loi 73-021, à l'article 14, selon une rédaction classique : « ... le droit de
disposer d'une chose d'une manière absolue et exclusive, sauf les restrictions qui résultent de
la loi et des droits réels appartenant à autrui ». Jusqu'à la loi 73-021, le principe
d'appropriation individuelle des terres était admis, portant sur les terres enregistrées au nom
de leurs propriétaires. Depuis la nouvelle loi, la propriété ne peut porter que sur les seuls biens
devenus immeubles par incorporation à un bien attribuée en jouissance à une personne
juridique puisque le texte distingue clairement la propriété foncière de celle immobilière
47

visant les immeubles par incorporation (forêts, arbres et plantes non détachés du sol, ainsi que
les fruits et récoltes dans les mêmes conditions), les immeubles par destination et les droits de
créance visant à acquérir un droit réel sur les immeubles précédents (Art. 208 Loi 73-021).
Le sort des droits de propriété foncière existant antérieurement à la promulgation de la
loi 73-021 a été réglé par la loi n° 80-008 du 18 juillet 1980, notamment en son article 4
modifiant l'article 369 de la loi 73-021 : « Tout droit de propriété foncière qui a été acquis
régulièrement par les zaïrois, personnes physiques, avant l'entrée en vigueur de la présente
loi, est converti, pour autant qu'il ait été matérialisé par une mise en valeur conforme aux
lois et règlements, en un droit de concession perpétuelle, telle que réglée par les articles 80
à108 ci -dessus... ». Le même article propose des modalités de conversion, toujours au profit
des seuls congolais personnes physiques, pour des terrains concédés et dont la mise en valeur
n'a pas pu être réalisée, en totalité ou en partie, dans des conditions très spécifiques.54

1.2. Acquisition d'un immeuble


Dès qu'une personne dispose des fonds suffisants pour acheter un immeuble, il est indiqué de
suivre les étapes ci-après :

A. La vérification du titre
La vérification du titre de propriété produit par le vendeur doit être effectuée afin
d'être rassuré que la parcelle à vendre lui appartient (c’est-à-dire di elle inscrite à son nom),
qu'il ne l'a pas vendue à quelqu'un d’autre, que le bien proposé à la vente correspond à celui
qui est inscrit sur le titre qu'il n'y a pas d'opposition à la vente ni des charges d'hypothécaires
frappant l'immeuble à vendre. Cette vérification se fait auprès des services de la conservation
des titres immobiliers.

B. La conclusion de l'acte de vente


Après avoir vérifié et être rassuré avec exactitude que l'immeuble appartient au
vendeur, l'acte de vente peut être signé entre vendeur et l'acheteur. Dans la pratique certaines
personnes préfèrent conclure leur acte de vente en présence du bourgmestre, du chef de
quartier et des témoins qui connaissent la situation de l'immeuble.
En faisant, le bourgmestre délivre une attestation qui sera présentée au notaire pour
l'authenticité de l'acte. Il est à noter que cette procédure établie la circulaire n°1189/05/82, une
taxe de 10% sur le prix de vente de l'immeuble est versée en vue d'obtenir l'attestation à la
commune.
54
Loi 73-021 a été réglé par la loi n° 80-008 du 18 juillet 1980, notamment en son article 4 modifiant
l’article 369 de la loi 73-021
48

D'autres conclurent leur acte de vente et vont directement devant le notaire ou devant
le Conservateur des titres immobiliers. L'acte de vente d'immeuble doit mentionner l'identité
des parties, la description de la parcelle, sa situation géographique, la description des types
des bâtiments y érigés, le prix de la vente, les modalités de payement, le lieu de la conclusion
de contrat, la date du contrat et être signé par les parties (vendeur et acheteur) en présences
des témoins.

C. L'authentification de l'acte
Le contrat de vente étant conclu, les parties devront accomplir une autre formalité à savoir son
authentification. Cette formalité se passe devant le notaire et consiste pour ce dernier à
apposer son cachet et sa signature après vérification des déclarations des parties qui ont signés
l'acte de vente. Après cette formalité le contrat de vente d'immeuble, acte sous seing privé,
devient par le fait de l'authentification un acte authentique. Après, cela devient la compétence
du conservateur des immobiliers en qualité de notaire.
Cependant il faut d'ores et déjà préciser que jusque là, le contrat de vente ainsi
authentifié ne consacre pas encore dans le chef de l'acheteur la propriété de l’immeuble, il ne
lui confère seulement qu'un droit de créance c'est-à-dire, le droit à devenir propriétaire. Pour
que l'acheteur devienne propriétaire, il devra en outre recourir aux formalités
d'enregistrement.

D. L'enregistrement de l'acte de vente devenu authentique


Pour cette étape, s'il s'agit d'un immeuble déjà enregistré, cette formalité va s'accomplir auprès
du conservateur des titres immobiliers qui va procéder à la mutation si toutes les conditions
sont réunies.55

E. Les charges pouvant grever les droits de concession foncière


Les droits de concessions foncières peuvent, par la volonté de la loi ou du
concessionnaire, supporter quelques charges pour le concessionnaire, lesquelles constituent en
même temps des droits réels ou personnels au profit des tiers, il peut s’agir notamment de :
 La servitude foncière : c’est un service soit de passage (des hommes ou des
eaux), soit d’aqueduc, soit de support de matériel, … rendu paru terrain objet
du droit de concession de quelqu’un, et ce, pour l’utilité d’un autre fonds

55
[Link] consulté le 16/05/2023 à 7h46
49

appartenant à quelqu’un d’autre. Ainsi, la servitude foncière est une charge


imposée sur un fonds (fonds servant) pour l’usage et l’utilité d’un autre fonds
(fonds dominant).
Cette charge peut résulter de la situation naturelle des terrains. Elle peut également
provenir de la volonté de la loi. Du reste, la servitude peut être constituée par la volonté du
concessionnaire du fond servant lui-même (servitude du fait de l’homme) ; dans ce cas, elle se
prouve par le titre conventionnel ou par sa possession due à son caractère apparent et
continue.
 L’hypothèque : c’est une charge que peut supporter un droit de concession
foncière, à titre de garantie d’une dette, telle que, si celle-ci n’est pas payée à
l’échéance, le créancier a droit de poursuivre la réalisation de l’immeuble objet
du droit de concession, pour se faire payer par priorité de son rang, sur le prix
de sa vente publique aux enchères. Cette hypothèque résulte principalement du
contrat conclu entre le concessionnaire et le créancier. Cependant, elle peut
exceptionnellement résulter de la loi (hypothèque légale) ou de la décision de
justice (hypothèque judiciaire). Le régime de l’hypothèque relève actuellement
du droit OHADA. (Acte uniforme portant organisation des sûretés).
 Le bail : c’est un contrat de louage de bien. Par le bail, le concessionnaire peut
diminuer lui-même ses droits sur le fonds en accordant la jouissance exclusive
de celui-ci à un tiers, moyennant perception des loyers. Le bail est en principe
une charge personnelle et non réelle parce que, le locataire ne peut revendiquer
son droit que contre son bailleur (son cocontractant) et non contre des tiers.
 La location : est l’action qui consiste à loue un logement un locale ou une
parcelle délivrée par l’État en tout autres bien matériel de l’Etat.

3. Étude du lotissement
Un lotissement est constitué par un ensemble de lots provenant de la division d’un
terrain en vue d’y recevoir des constructions qui sont vendues ensemble …

NB : Le lotissement se crée par un arrêté ou demande de sur population, dans un lotissement


nous trouvons divisé en bloc et parcelles, les espaces publics de loisirs, un marché, un hôpital
des espaces vert.

Dans la commune de Dilala il y plusieurs lotissements à savoir :

Circonscription de Kolwezi 1
50

 Lotissement Gécamines kolwezi


 Lotissement Gécamines musonoie
 Lotissement cinq-an
 Lotissement Luilu.

4. Notion de la délocalisation des habitants


La notion de la délocalisation trouve son champ d’application dans la loi N°18/001 du
09 mars 2018 modifiant et complétant la loi N°007/2002 du 11 juillet 2002 portant code
minier, et celui du règlement minier soit le décret N°038/2003 du 26 mars 2003 ainsi que la
loi N°73-021 du 20 juin 1973 telle que modifiée et complétée par la loi N°80008 du 18 juillet
1980 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des suretés ․
La délocalisation doit être précédée de l’expropriation des villages ou des habitations,
des champs et des terres arables selon le cas ․ Il en ressort que les populations visées qui
perdent leurs moyens de substances doivent être consultées soit directement, soit par les biais
de leurs délégués dont les chefs de village et l’indemnisation doit être équitable ․

5. Processus de la délocalisation

[Link]és du titulaire du droit minier


L’entreprise minière qui décide de procéder à la délocalisation des communautés locales pour
les besoins de son exploitation doit :

 Elaborer et mettre en œuvre le plan de réinstallation des communautés affectées ;


 Consulter les communautés affectées et les autres parties prenantes ;
 Consulter les communautés hôtes ;
 Indemniser, compenser et réinstaller les communautés affectées ;
 Faciliter les actions des suivis et l’évolution du processus de déplacement et
réinstallation.
5.2. Les principes applicables en matière de délocalisation des
communautés locales.

 Le principe de consultation et de participation communautaire durant toutes les étapes


et phases de processus de déplacement et de réinstallation des personnes affectées ;
 Le principe du respect des droits humains ;
51

 Le principe de transparence exigeant la divulgation et la disponibilité de toutes les


informations sur le processus de déplacement de localisation et de réinstallation des
communautés locales affectées ;
 Le principe d’identification et d’évolution préalable de biens appartenant
individuellement et /ou collectivement aux membres de communautés locales
affectées ;
 Le principe d’indemnisation et de compensation préalables des biens de membres de
communautés locales affectées pour toute perte ;
 Le principe de versement des indemnités de réinsertion socio-économique pouvant
permettre aux personnes touchées de mieux se réinstaller dans le nouveau milieu ;
 Le principe d’aménagement préalable du nouveau site de réinstallation par la
construction des infrastructures sociales descentes avant le déplacement ;
 Le principe de traitement égal et de non-discrimination de personnes affectées ;
 Le principe de bénéfice direct qui veut que les personnes impactées par le projet
minier bénéficient prioritairement des retombées positives et des impacts socio-
économiques du projet minier qui les affectent ;
 Le principe de l’égalité sociale qui exige qu’au cours du processus de délocalisation et
réinstallation, toutes les personnes touchées doivent avoir droit à la restauration ou la
création des conditions de vies égales ou supérieur à leur niveau de vie antérieur ;
 Le principe de discrimination positive à l’égard des personnes et groupes vulnérables
parmi les personnes affectées.
 Le principe d’octroi d’un délai raisonnable aux membres de communautés locales
affectées, impactées avant le processus de déplacement et de réinstallation ;
 Le principe de l’équité sociale exigeant que les personnes réinstallées aient accès aux
moyens de substance au service socio de bases et aux ressources disponibles ;
 Le principe de la responsabilité sociétale exige que l’investisseur minier crée des
infrastructures sociales de bases ainsi que des projets d’intérêt communautaire pouvant
contribuer au développement des personnes impactées par le projet minier.

SECTION 2. ENJEUX ET DEFIS SOCIAUX DU PHENOMENE DE DELOCALISATION


DES PEUPLES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Le phénomène de délocalisation n’est pas nouveau. Déjà pendant la première vague de


mondialisation (1870 à 1914) les statistiques mondiales révèlent des traces évidentes du
phénomène ; ce qui est nouveau, toutefois, et qui rend les délocalisations plus visibles, et
52

surtout plus préoccupantes depuis les 20 dernières années, c’est que celle-ci ne touche plus
seulement des secteurs à grande valeur.

Les délocalisations sont au cœur des débats entourant les dangers liés à la mondialisation et ne
laissent donc personne indiffère. Qu’il s’agisse de travailleurs, de pouvoir public ou de
simples communautés tel que la commune de Dilala, tous s’en inquiètent, et pour cause les
images que les médias rapportent sur la province.

2.1. Défis sociaux de la délocalisation des peuples

C’est une expression particulièrement employée en procédure pénal pour designer l’hypothèse
où pour des motifs d’ordre public, il est fait exception aux règles légales des compétences
géographiques et où la cause est attribuée à une juridiction autre que celle que la loi désigne
pour connaitre d’un procès pénal particulier.

La délocalisation correspond au déplacement géographique des activités ou des actions


d’une entreprise dans un autre pays ou d’une autre région ce déplacement se passe
généralement de lieu plus développé et donc moins cher.

Une dimension juridique peut également être à l’origine de la décision de délocalisation.


Certains accordent en effet plus de libertés aux dirigeants d’entreprises. Cet argument peut
être attractif pour certains chefs d’entreprises. L’idée globale en cas de délocalisation est
l’envie de la part d’un dirigeant d’entreprise d’accélérer le développement de sa société ou de
la sauver lors d’une phase critique. La délocalisation apparait alors comme une solution idéale
concrètement à ce qui se passe à la Commune de DILALA quand bien même que cette
délocalisation n’est pas d’une entreprise mais d’une communauté.

3.6. Les phénomènes juridiques de la délocalisation des peuples autochtones de


la commune de DILALA
Les phénomènes sont en forte progression professionnelle. Ils constituent le corollaire de la
mondialisation de l’économie. Ce phénomène très rependu dans les pays développés qui
consiste à séparer le milieu de fabrication ou de transformation des marchandises de leur lieu
de consommation.
53

C’est pourquoi l’entreprise ZIJIN COMMUS SAS a décidé de délocalisée la cité


Gécamines Kolwezi, le système de délocalisation n’accorde que très peu d’importance aux
facteurs structurels.

La majorité de la population qui accueille les activités délocalisées, se caractérise par


différentes instabilités pouvant nuire au développement de la population et succès des leurs
projets qu’elle met en œuvre. Certains endroits ne disposent pas de l’infrastructure adaptée
pour faciliter la mise en œuvre de certains projets.

Le problème d’infrastructures ne se limite pas à la mauvaise qualité des réseaux de


transport, mais aussi et surtout à l’électricité. La délocalisation ne peut pas nécessairement se
traduire par le succès du projet. Les facteurs de risques sont multiples. C'est la raison pour
laquelle il convient de mettre en place une étude précise et sérieuse avant de délocaliser une
ou telle autre cité.

3.7. Etat de lieu de la position du mine


Les images de la position de la mine à ciel ouvert de l’entreprise COMMUS.S. A vers des
maisons d’habitation

Cette image montre la position de la mine de


l’entreprise Commus SA par rapport aux maisons de la cité Gécamines de Kolwezi, où le
minage crée des fissures, soulève des préoccupations sérieuses quant à l’impact sur la sécurité
des résidents et sur la valeur de leurs propriétés.
54

Les fissures dans les maisons peuvent être causées par l’activité minière, notamment
les vibrations et les mouvements du sol. Ces fissures peuvent compromettre l’intégrité
structurelle des bâtiments et entraîner des risques pour la sécurité des habitants. De plus, les
résidents peuvent subir des pertes financières en raison de la dépréciation de la valeur de leurs
maisons affectées par ces fissures.

Il est essentiel que l’entreprise Commus SA prenne des mesures appropriées pour
minimiser ces impacts négatifs. Cela peut inclure la mise en place de techniques de minage
respectueuses de l’environnement et de la sécurité, ainsi que des mesures de surveillance et de
suivi régulières pour détecter rapidement les problèmes potentiels. Il est également important
que Commus SA collabore étroitement avec les résidents et les autorités locales pour trouver
des solutions et des mécanismes de compensation équitables pour les personnes touchées.

Il est crucial que les activités minières soient menées de manière responsable et respectueuse
de l’environnement et de la sécurité des résidents. Les entreprises minières doivent se
conformer aux réglementations en vigueur et travailler en étroite collaboration avec les
communautés locales pour atténuer les impacts négatifs sur les maisons et assurer la sécurité
et le bien-être des résidents.

En effet, il est essentiel que Commus SA prenne des mesures appropriées pour
minimiser ces impacts négatifs et travaille en étroite collaboration avec les résidents et les
autorités locales pour trouver des solutions équitables et durables.

Voici un tableau récapitulatif des avenues de la Gécamines Kolwezi délocalisée avec le


nombre de maisons pour chaque avenue :

Avenue Nombre de
Maisons
Avenue Kinkole 150
Avenue baluba 30
Avenue de la Mine 70
Avenue tshokwe 70
Avenue lunda 70
Avenue babemba 70
Avenue du chapelle 20
Avenue 46
benyerwanda
Avenue barundi 70
Avenue Ndembo 70
Avenue kalwena 74
Avenue matété 70
55

Avenue kibundu 70
Avenue bekelebwe 80

SECTION 3 : PROCESSUS DE L’INDEMNISATION ET DE LA DELOCALISATION


DE LA CITE GECAMINES KOLWEZI

3.1. L’indemnisation
Malgré certaines lacunes, la législation minière de la République Démocratique du Congo
protège les droits des tiers contre les activités de compagnies minières․

Les principes d’indemnisation juste correspondant aux dommages causés aux tiers par
l’exploitation minière y sont consacrés ․Cependant la législation minière n’organise pas
expressément les procédures devant être suivies avant les déplacements des communautés
d’une zone minière․ ce qui ouvre la voie aux expropriations et /ou délocalisation des
communautés locales sans réelles indemnisations․

Toute occupation des terrains privant les ayants droits de la jouissance du sol, toute
modification rendant le terrain impropre à la culture entraine pour le titulaire ou l’amodiataire
de droits miniers et /ou de carrières à la demande des ayants droits du terrain et à leur
convenance, l’obligation de payer une juste indemnité correspondant soit au foyer, soit à la
valeur du terrain lors de son occupation augmentée de la moitié.

1) Les processus
La consultation du public (communautés locales) :
 Le plan de consultation des populations affectées par le projet d’exploitation
comprend trois étapes principales : l’étape de prise de contact, d’explication et
d’information ;
 L’étape de présentation des mesures d’atténuation et de réhabilitation proposées par le
titulaire et les réponses et réactions des populations affectées par le projet
d’exploitation ;
 L’étape de présentation du projet d’étude d’impact environnemental du projet révisé et
les réponses et réactions des populations affectées par le projet d’exploitation ;
 L’étape de présentation de l’étude d’impact environnemental du projet final,
transmission d’une copie du résumé de l’étude d’impact environnemental du projet
56

final écrit dans la langue locale ou le dialecte de chaque population concerne aux
représentants de populations affectées par le projet d’exploitation à travers les
autorités administratives du ressort․
 La mise à disposition des résumés des études réalisées à la disposition des autorités
locales․
 Par ailleurs, le code minier prévoit que la responsabilité du fait de l’occupation du sol,
le titulaire ou l’amodiataire est de plein droit, tenu de repérer les dommages causés par
le travail, mêmes autorisés, qu’il exécute dans le cadre des activités minières ․

En cas de mutation d’un droit minier d’exploitation ou d’une autorisation


d’exploitation de carrières permanentes, la responsabilité de dommages provenant des travaux
antérieurs au transfert incombe solidement à l’ancien et au nouveau titulaire ;

En cas de mutation , l’ancien titulaire est tenu d’en informer par écrit le nouveau ․ il
l’informe également pour autant qu’il connait les dangers ou inconvénients importants qui
résultent de l’exploitation․ A défaut de cette information ,le bénéficiaire de la mutation a le
choix de poursuivre la résolution de la mutation ou de se faire restituer une partie du prix ․ il
peut aussi demander, aux frais de l’ancien titulaire, l’élimination des dangers ou la
suppression des inconvénients qui peuvent causer préjudice au tiers․

Le titulaire peut être tenu de fournir caution , de payer toutes indemnités si ses travaux
sont de nature à causer un dommage déterminé , et s’il est à craindre que ses ressources ne
soient pas suffisante pour faire face à sa responsabilité éventuelle ․ Les tribunaux sont juges
de la nécessite de cette caution et en fixent la nature et le montant ․Tous les dommages causés
aux biens des tiers sont réglés à leurs droits réels de remplacement, augmenté de la moitie, à
moins qu’ils soient remis à leur état antérieur à la survenance du dommage.

L’indemnisation des occupants du sol ․toutes occupations des terrains privant les ayant
droits de la jouissance du sol, toute modification rendant le terrain impropre à la culture
entraine, pour le titulaire ou l’amodiateur des droits miniers et /ou de carriers, la demande des
ayants droits du terrain et à leur convenance, l’obligation de payer une juste indemnité
correspondant soit au foyer, soit à la valeur du terrain lors de son occupation, augmentée de la
moitie.

En outre le propriétaire ne peut repousser l’atteinte à son droit si elle est indispensable
pour écarter un danger imminent incomparablement plus grand que le dommage qui doit en
57

résulter pour lui-même ․s’il a subi un préjudice, il peut se faire indemniser par la personne qui
en a profité.

3.2. L’observation de notre étude


Le paiement des indemnités de la communauté de la cite Gécamines Kolwezi se fait de
manière inacceptable compte tenu aux maisons de type 51 ․ Selon les occupants de cette cité
qui jusque-là ne sont pas délocalisés, compte tenu aux témoignages de certains anciens
occupants de cette cité , la somme donnée aux personnes à délocaliser sont incompatibles aux
dommage causés ,bien que certains Droits ne sont pas totalement respectés comme le code
l’indique․ ce paiement se fait à la base d’une somme à discuter entre le gouvernement et
l’entreprise chinoise․

 Les matériaux de construction utilisés ;


 Les nombres d’arbres dans la parcelle ;
 Les jardins ;
 La superficie de la parcelle․

Ces éléments ne sont plus considérés comme à la première délocalisation qui s’était
effectué toujours à la même cité ․ Avant le paiement variait entre 80 ․000 dollars et 45000
dollars pour des maisons avec modification et sans modification mais actuellement les
maisons avec modification varient entre 65․000 dollars et sans modification varie entre
22.500 dollars․

2) La réinstallation

Le principe de délocalisation, indemnisation, de compensation, de déplacements et de


réinstallation des communautés affectées par le projet minier se réalisent de manière suivante:

 L’étude d’exploration des alternatives pouvant empêcher ou minimiser les


déplacements ;
 L’étude et enquêtes démographiques et socio-économiques sur les communautés à
déplacer et à réinstaller ;
 Consultation et participation communautaires ;
 Choix du site de réinstallation des communautés ;
 Critères d’éligibilité des biens et modalités de paiement ;
 L’identification des biens et barème à prendre en compte dans l’indemnisation et la
compensation ;
58

 Processus de déménagement des communautés affectées vers le site de réinstallation.

1.1. Observation de notre étude


L’entreprise COMMUS n’a pas prévu le plan de réinstallation de la population de la cité
Gécamines Kolwezi. Cette entreprise improvise la délocalisation en suivant la direction du
filon du cuivre ; ce qui fait que plusieurs violations flagrantes contre le droit à la vie de la
population de la cité Gécamines Kolwezi sont observées :

Apres l’expertise de notre descente nous constatons que la population de la cité


Gécamines Kolwezi se trouve dans l’insécurité ; le processus de délocalisation n’est pas du
tout respecté en ce sens que les personnes demandent elles-mêmes d’être délocaliser et la
délocalisation se fait au fur et à mesure que les dangers croissent․

Comment doit-on comprendre qu’une entreprise ne sait pas délocaliser une cité une fois pour
toute ? Ce qui laisse voir que la délocalisation se fait aux gens dont leurs maisons présentent
un danger sérieux ; et pour les personnes dont leurs maisons ne présentent pas le danger
seront toujours dans ce quartier parce que le danger est moindre․

Bref cette délocalisation se fait sans un plan de réinstallation parfaite ; donc cela laisse voir
que les gens délocalisés se débrouillent chacun de son côté une fois qu’ils sont indemnisés․

1.2. Questionnaires d’enquête a la population de la cite Gécamines

Après avoir faire notre observation nous avons rédigé les questionnaires auprès de la
population délocaliser :

Question Réponse Femme Papa Vieillard Jeune TOTAL


d’enquête
Est-ce que le Non 23 12 5 50 90
montant donné
pour
l’indemnisation
à chaque
famille répond
au besoin
global ?
Comment Pas de 12 15 6 43 76
59

l’indemnisation l’indemnisation
a été
organisée ?
Selon vous est- Non 21 13 6 45 85
ce que la
procédure a été
respectée
conformément
à la loi ?
Quels sont les Y avait pas la 45 21 9 56 131
sites choisis création d’un
pour la nouveau lotissement
réinstallation
des peuples
délocalisés ?
Comment se Y avait pas le plan 56 12 9 41 118
présente le de délocalisation
plan de
délocalisation ?
L’enveloppe  Division 45 14 0 67 126
globale affectée provinciale
à la des affaires
délocalisation foncières/
est gérer par kolwezi 2
quelle  Division du
structure ? cadastre
 Ministère de
l’environne
ment
 Service de
l’habitat
Total générale 181 81 26 302 590
60

1.3. Etat de lieu de la cite Gécamines Kolwezi


61

Partant de ces images nous allons comprendre que la cité Gécamines Kolwezi git sur
une surface dont nul ne sait dans quelle direction part la mine de l’entreprise COMMUS. Or
que la population se trouve dans le danger que présente ses maisons ci-haut, les dangers sont
énormes que présente cette cité d’où l’affaissement de la cité se pointe à l’horizon suite aux
explosions des roches, certaines maisons continuent d’être fissurées et d’autres se détruisent
pendant la saison de pluies.

Excepté cela, la population vit près des immondices, les terrains des personnes
délocalisées qui se transforment en dépotoir, la population se voit en danger par des maladies
provenant de ces immondices surtout pendant la saison des pluies.

Des cas de troubles cardiaques, de tension et des maladies respiratoires chez les personnes du
troisième âge ainsi que les enfants qui sont dû aux gaz nocifs et aux explosifs․ Les opérations
minières prolongées, en outre au-delà de 19 heures, soit la tombée de la nuit ; des dégâts
matériels, dont les secousses de maisons, les ondes de choc, l’inhalation de poussières.

Or l’entreprise COMMUS devrait commencer par l’étude d’impact de ses opérations de la


délocalisation et réinstallation․ Par ailleurs, le gouvernement devait ordonner à l’entreprise
chinoise de suspendre les activités pour des raisons de danger encourus par la population de la
cité Gécamines Kolwezi et de convoquer une réunion d’urgence entre COMMUS et la
population de la cité Gécamines Kolwezi restants ainsi que la société civile pour les
évolutions de dégâts et planifie la délocalisation ou la réinstallation de la population
confirment au code minier.

1.4. Etat de lieux de la ville commercial partant de l’image de l’Église méthodiste


62

SECTION 4. PROCESSUS DE L’INDEMNISATION ET DE LA DELOCALISATION


DE LA CITE MUSONOIE

Le processus d'indemnisation et de délocalisation de la Cité Musonoie est généralement


supervisé par les autorités locales ou nationales, en concertation avec les résidents de la cité.

Voici les étapes principales du processus :

Identification des bénéficiaires de l'indemnisation : Les autorités établissent une


liste des résidents de la Cité Musonoie qui seront éligibles à une indemnisation pour leur
délogement.

Évaluation des biens et des dommages : Une évaluation des biens des résidents est
effectuée pour déterminer la valeur des biens qui seront indemnisés. Des experts peuvent être
appelés pour évaluer les biens.

Proposition d'indemnisation : Sur la base des évaluations, les autorités proposent


une indemnisation financière aux résidents qui seront déplacés. Des négociations peuvent
avoir lieu pour convenir d'un montant d'indemnisation satisfaisant pour les deux parties.

Accompagnement des résidents dans la recherche d'un nouveau logement : Les


autorités peuvent fournir une assistance aux résidents pour trouver un nouveau logement après
leur déplacement. Cela peut inclure des informations sur les options de logement disponibles,
des visites de logements potentiels ou éventuellement des aides financières pour faciliter le
déménagement.

Déplacement des résidents et démolition des bâtiments : Une fois que les résidents ont
été indemnisés et ont trouvé un nouveau logement, les autorités peuvent procéder à la
démolition des bâtiments de la Cité Musonoie.

Il convient de noter que le processus peut varier en fonction du pays et des dispositions
légales et administratives en vigueur. Il est également important de souligner que le processus
d'indemnisation et de délocalisation des résidents doit être réalisé de manière transparente,
juste et équitable pour tous les résidents concernés.

[Link] de sur les délocalisés


63

Tout d'abord, il est important de souligner que les délocalisations ne sont jamais faciles
pour les populations concernées. Elles entraînent souvent des pertes de repères, des
bouleversements dans les relations sociales et familiales, ainsi que des difficultés d'adaptation
à un nouvel environnement. Dans le cas de la cité Gécamines Musonoie, de nombreux
habitants ont probablement vécu toute leur vie dans ce quartier et se retrouvent maintenant
contraints de déménager, laissant derrière eux leurs souvenirs et leurs habitudes.

Ensuite, il est essentiel de s'interroger sur les raisons qui ont poussé l'entreprise
Commus à procéder à ces délocalisations. S'agit-il d'une nécessité économique pour le
développement de l'entreprise ou d'une volonté de restructuration urbaine dans le but
d'embellir la ville et d'attirer de nouveaux investisseurs ? Quelles sont les mesures mises en
place par l'entreprise pour accompagner les habitants dans ce processus de délocalisation ? La
question de la responsabilité sociale de l'entreprise dans ces situations est également cruciale.

Enfin, il convient de se pencher sur les conséquences à long terme de ces


délocalisations pour les habitants concernés. Comment vont-ils reconstruire leur vie dans leur
nouveau quartier ? Quelles sont les garanties quant à la préservation de leurs droits
fondamentaux, tels que le droit au logement, à l'éducation, à la santé et à l'emploi ? Les
autorités locales et l'entreprise Commus doivent prendre en compte ces éléments et s'assurer
que les habitants déplacés bénéficient d'un suivi et d'un accompagnement adéquats pour
faciliter leur intégration dans leur nouveau environnement.

a) Fissuration
Les fissures dans la maison de l’avenue Oshué est le résultat du minage effectué par
l'entreprise Commus SA. Lorsque l'entreprise a réalisé des travaux de minage dans les
environs de cette avenue, cela a provoqué des vibrations et des mouvements du sol qui ont
entraîné l'apparition de fissures dans la maison Musonoie.

Ces fissures sont le résultat direct de la pression exercée sur les fondations de la
maison. Lorsque les vibrations du minage ont été transmises à la maison, les fondations ont
été soumises à des contraintes excessives, ce qui a provoqué des fissures.

Suite à ces dommages, il a été nécessaire de délocaliser les habitants de cette avenue. La
sécurité des habitants étant une priorité, leur déplacement a été réalisé afin de s'assurer qu'ils
ne soient plus exposés à un risque éventuel d'effondrement ou à d'autres problèmes liés aux
fissures dans leur maison.
64

Il est important que les entreprises prennent des mesures adéquates pour prévenir de
tels incidents lorsqu'ils réalisent des travaux de minage. Cela peut inclure des évaluations
géotechniques pour vérifier la stabilité du sol et des méthodes de construction adaptées pour
minimiser les impacts sur les structures environnantes.

1.2. Etat de lieux de la cité Gécamines musonoie


a) Image des maisons fissurées

b) M
a
i
s
o
n
abandonnée

L'abandon des maisons par les habitants de l'avenue Oshué suite au minage de l'entreprise
Commus SA est probablement dû aux risques et aux conséquences liés à cette activité
minière.

Tout d'abord, le minage peut provoquer des vibrations et des secousses souterraines
qui peuvent endommager les structures des bâtiments situés à proximité. Les habitants ont
donc peut-être préféré quitter leur maison par peur des dommages potentiels.

De plus, le minage peut également entraîner des risques pour la santé des habitants en
raison de la pollution de l'air et de l'eau causée par les produits chimiques utilisés lors de
l'activité minière. Il est possible que les habitants aient choisi de quitter leur domicile pour se
protéger de ces dangers pour leur santé et celle de leur famille.
65

Enfin, le bruit et les vibrations constants générés par le minage peuvent également
avoir un impact négatif sur la qualité de vie des habitants, les poussant à chercher un autre
lieu de résidence plus paisible.

e) Image des maisons

f) abandonnées

2. CRITIQUES ET SUGGESTIONS

A. Critiques
Depuis juin 2015 qui est le commencement du projet minier et métallurgique de
l’entreprise COMMUS. Nous avons constaté que la cité Gécamines Kolwezi est devenue une
mine à ciel ouvert exploité par l’entreprise chinoise ZIJIN COMMUS.

Avant que cette entreprise prétende exercer ses activités dans l’ancienne mine
délaissée par l’entreprise Gécamines ce dernier qu’on appelait l’over. Mais nous nous rendons
compte que l’entreprise chinoise ZIJIN exerce ses activités en fonction de la direction du filon
du cuivre qui vas vers les habitations, et l’entreprise continue d’attaquer la population sans
prévoir un plan de délocalisation pour les habitants restants․ Or que la carrière minière de
66

l’entreprise COMMUS indique que le filon du cuivre va jusqu’à l’Hôpital du Personnel de


Kolwezi (HPK) selon leur expertise․

Mais comment doit-on comprendre qu’une entreprise ne sait pas planifier un plan de
délocalisation pendant 10 ans d’existence.

Cette façon de faire laisse voir que d’autres investisseurs viendrons avec la même
application compte tenu de la légèreté et la complicité des autorités politico administratives
qui cèdent sans regret des concessions sans tenir compte de l’acquisition de ces maisons ni de
la manière de vivre de la population․

B. Suggestions
Le code minier tel que modifié et complété en 2018 renfermait des abus à
l’avancement de la notion parce qu’il profitait beaucoup plus aux investisseurs compte tenu de
cet aspect‚ il eut fallu réajuster les clauses․ Ainsi il est sans ignorer que la population est le
centre de toute cette législation‚ parce que sans elle à qui profiterait les avantages des
exploitations minières ? En effet une délocalisation ; une réinstallation ainsi que
l’indemnisation peuvent être faite․

Mais sans ignorer de mettre en place les opérations prévues dans la vulgarisation du
code minier, en l’occurrence de :

 L’étape de prise de contact, d’explication et d’information ;


 L’étape de présentation des mesures d’atténuation et de réhabilitation proposées par le
titulaire, ainsi que les réponses et réactions des populations affectées par le projet
d’exploitation ;
 L’étape de présentation du projet d’étude d’impact environnemental du projet révisé et
les réponses et réactions des populations affectées par le projet d’exploitation ;
 L’étape de présentation de l’étude d’impact environnemental du projet final,
transmission d’une copie du résumé de l’étude d’impact environnemental du projet
final écrit dans la langue locale ou le dialecte de chaque population concernée aux
représentants de populations affectées par le projet d’exploitation à travers les
autorités administratives du ressort․
 Elaborer et mettre en œuvre le plan de réinstallation des communautés affectées ;
 Consulter les communautés affectées et les autres parties prenantes ;
 Consulter les communautés hôtes ;
 Indemniser, compenser et réinstaller les communautés affectées ;
67

 Faciliter les actions des suivis et l’évolution du processus de déplacement et


réinstallation.
 Le principe de consultation et de participation communautaire durant toutes les étapes
et phases de processus de déplacement et de réinstallation des personnes affectées ;
 Le principe du respect des droits humains ;
 Le principe de transparence exigeant la divulgation et la disponibilité de toutes les
informations sur le processus de déplacement de localisation et de réinstallation des
communautés locales affectées ;
 Le principe d’identification et d’évolution préalable de biens appartenant
individuellement et /ou collectivement aux membres de communautés locales
affectées ;
 Le principe d’indemnisation et de compensation préalables des biens de membres de
communautés locales affectées pour toute perte ;
 Le principe de versement des indemnités de réinsertion socio-économique pouvant
permettre aux personnes touchées de mieux se réinstaller dans le nouveau milieu ;
 Le principe d’aménagement préalable du nouveau site de réinstallation par la
construction des infrastructures sociales décentes avant le déplacement ;
 Le principe de traitement égal et de non-discrimination de personnes affectées ;
 Le principe de bénéfice direct qui veut que les personnes impactées par le projet
minier bénéficient prioritairement des retombées positives et des impacts
socioéconomique du projet minier qui les affectent ;
 Le principe de l’égalité sociale qui exige qu’au cours du processus de délocalisation et
réinstallation, toutes les personnes touchées doivent avoir droit à la restauration ou la
création des conditions de vies égales ou supérieur à leur niveau de vie antérieur ;
 Le principe de discrimination positive à l’égard des personnes et groupes vulnérables
parmi les personnes affectées
 Le principe d’octroi d’un délai raisonnable aux membres de communautés locales
affectées, impactées avant le processus de déplacements et de réinstallation ;
 Le principe de l’équité sociale exigeant que les personnes réinstallées aient accès aux
moyens de substance au service socio de bases et aux ressources disponibles ;
 Le principe de la responsabilité sociétale exige que l’investisseur minier crée des
infrastructures sociales de bases ainsi que des projets d’intérêt communautaire pouvant
contribuer au développement des personnes impactées par le projet minier.
68

CONCLUSION

Il n’est pas aisé de rassembler en un condensé les données collectées au cours d’une
investigation scientifique.
69

Nous voici arrivé au terme de notre travail qui a porté sur « Autorités Politiques et Procédures
de la délocalisation des peuples autochtones en République Démocratique du Congo », cas de
la commune de Dilala.

Notre préoccupation était de savoir quels sont les aspects négatifs qui découlent du non-respect des
règles exigées aux entreprises minières dans le cadre de l’exploitation dans une zone habitable ?

La procédure légale de la délocalisation répondant aux exigences sociales. Sur ce, la


question fondamentale qui s’impose est-celle de savoir si les infrastructures sociales des sites
disponibilités pour les délocalisés sont-elles viables pour permettre un épanouissement
social ?

Quant à notre hypothèse de travail, nous avons répondu provisoirement qu’il en


découle, Les communautés autochtones ont des droits reconnus internationalement,
notamment le droit à la propriété et au consentement libre, préalable et éclairé avant toute
décision qui pourrait les affecter. Dans ce cas, le fait de déplacer ces populations sans
compensation appropriée viole clairement ces droits fondamentaux.

En outre, la pollution de l’environnement par l’usine de l’entreprise ZIJIN


COMMUS S.A. constitue une violation flagrante de la protection de l’environnement. L’usine
doit respecter les réglementations en matière de gestion des déchets et de protection de l’air et
de l’eau. La pollution engendrée par cette entreprise nuit non seulement à l’environnement
local, mais peut également avoir des effets néfastes sur la santé et le bien-être des populations
autochtones.

Un autre aspect préoccupant est la responsabilité des entreprises dans de tels cas. Les
entreprises ont la responsabilité de mener leurs activités de manière sociale et écologiquement
responsable. En ne respectant pas les droits des peuples autochtones et en polluant
l’environnement, l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A. S’est montre irrespectueuse envers ces
obligations.

Il est crucial que des mesures soient prises pour remédier à cette situation
inacceptable. Tout d’abord, l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A. doit être tenue responsable de
ses actions et doit indemniser de manière adéquate les peuples autochtones affectés par la
délocalisation forcée. De plus, des mesures doivent être prises pour réduire la pollution
engendrée par l’usine de l’entreprise afin de protéger l’environnement et la santé des
populations locales.
70

Nous constatons qu’à chaque minage les familles ou les habitants de la commune
Dilala en l'occurrence la cité GECAMINES KOLWEZI, MUSONOIE, et centre-ville
précisément l’avenue TAMBWE MUNANA doivent se déplacer de leur maison pour éviter
les accidents dus au minage.

C’est pourquoi l’entreprise ZIJIN COMMUS S.A a décidé de délocalisée les peuples
autochtones de la commune de Dilala sans toutefois crée un lotissement, le système de
délocalisation n’accorde que très peu d’importance aux facteurs structurels. La majorité de la
population qui accueille les activités délocalisées, se caractérise par différentes instabilités
pouvant nuire au développement de la population et succès des leurs projets qu’elle met en
œuvre. Certains endroits ne disposent pas des infrastructures adaptées pour faciliter la mise en
œuvre de certains projets.

La deuxième préoccupation sur la procédure légale de la délocalisation répondant


aux exigences sociales.

Dans le cadre réglementaire, le législateur congolais a mis en place une norme


juridique dans la l’article 34 de la constitution de la république, qui dispose que : « l’Etat
garantit le droit à la propriété individuelle ou collective‚ acquise conformément à la loi ou à la
coutume encourage et veille à la sécurité des investissements privés‚ nationaux et étrangers.
Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et moyennant une juste
et préalable indemnité octroyée dans les conditions fixées par la loi. Nul ne peut être saisi ses
biens qu’en vertu d’une décision prise par une autorité compétente. ».

Cet article fait recours à deux fondamentales dans le cadre procédural de la


délocalisation des peuples conformément à la loi; il s’agit de la notion de droit à la propriété
privé ou collective et la notion de l’expropriation pour cause d’utilité publique.

Cette pratique est considérée illégale, lorsque la délocalisation des peuples autochtones
ne respecte pas les deux notions. La Commune de Dilala étant une entité minière qui se
trouve dans le processus de délocalisation des peuples autochtones, nous constatons que la
délocalisation dans la commune de Dilala respecte d’une part les deux notions ( la notion de
droit à la propriété privé ou collective et la notion de l’expropriation pour cause d’utilité
publique) et d’autres part la procédure ne respecte le processus de délocalisation car
l’indemnisation se fait de manière opaque.
71

La question des infrastructures sociaux dans des sites disponibilisés pour les délocalisés
et la viabilité pour permettre un épanouissement social

Nous constatons que le problème d’infrastructures ne se limite pas à la mauvaise


qualité des réseaux de transport, mais aussi et surtout à l’électricité. La délocalisation ne peut
pas nécessairement se traduire par le succès du projet. Les facteurs de risques sont multiples.
C’est la raison pour laquelle il convient de mettre en place une étude précise et sérieuse avant
de délocaliser une ou telle autre commune.

Ainsi, pour atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés au départ, hormis
l’introduction et la conclusion, nous avons reparti notre étude en trois chapitres.

Le premier chapitre a été consacré aux considérations conceptuelles et théoriques. Nous


sommes efforcés de donner certaines définitions de mots clés. Qui ont fait l’objet de notre
œuvre scientifique, ainsi que de présenter de manière succincte certaines théories ayant traits
à la délocalisation ;

Le deuxième chapitre s’articule sur la présentation de la Commune de Dilala ;

Et le troisième chapitre qui est même l’épine dorsale de notre travail traite quant à lui, sur
normes procédurales de la délocalisation des peuples autochtones « cas de la Commune de
Dilala ».

Pour arriver aux résultats de cette rédaction scientifique nous avons recouri à la méthode
systémique appuyé par la théorie systémique et les techniques, d’observation, d’interview
libre, technique documentaire et la technique de questionnaire.

C’est au vu de ce chapitre que nous avons vu le principe préalable donne aux habitants en
processus de délocalisation par une entreprise et le principe préalable donne à une entreprise
en produire de délocaliser une Commune telle que celle de la Commune de Dilala.

C’est pourquoi nous sommes allés plus loin de ce pose cette problématique à savoir si l’Etat
congolais assure le droit des propriétés des habitants et si les codes miniers permettaient aux
investisseurs et exploitant miniers de respecter la délocalisation sur tous les points.

Il nous convient de dire que toute victime de l’exploitation minière doit être
délocalisée ; indemniser et réinstaller conformément à la loi et revient dans la mission
régalienne de l’Etat de faire assurer et protéger le droit de la population.
72

Par-dessus tout le droit de la population des habitants de la Commune de Dilala n’est pas
respectés, leurs droits sont voilés par l’entreprise chinoise COMMUS qui ne respecte pas les
conditions y afférentes (l’indemnisation et la réinstallation) de la population. Et cela se passe
au vu et au su des autorités politico-administratif.

BIBLIOGRAPHIE
I. TEXTES LEGAUX
73

1. L’ordonnance loi numéro 71-177 du 21 juillet 1971 complété par l’arrêté ministériel
numéro 720393 du 23 Mars 1972, portant mesure d’exécution déterminant les limites
administratives et territoriales ;
2. Loi 73-021 a été réglé par la loi n° 80-008 du 18 juillet 1980, notamment en son article 4
modifiant l’article 369 de la loi 73-021 ;
3. Article 34 de la constitution du 18 février 2006.

II. OUVRAGES

1. BERTLANFFY a été résumée dans son ouvrage General System theory, New York,
Georges Braziller, 1968 ;
2. CHARLES [Link] PONTIERS.M., Introduction à la politique, Dalloz, Paris, 2000 ;
3. DEPELTEAU FRANÇOIS, La démarche d’une recherche en science humaines. De la
question de départ à la communication des résultants. Presse de l’Université de Laval
Québec, 2eme Edition de Boeck, 1950 ;
4. MULUMBATI NGASHA, Introduction à la science politique, Lubumbashi, Ed.
Africa, 1994 ;
5. PINTO ET GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, tome II, 11é me édition Dalloz,
Paris, 2001 ;
6. Humbert Michel, Institutions politiques et sociales de l’antiquité, Dalloz, 2014 ;
7. SCHWARTENBERG R-G., Sociologie politique, Paris, Ed. Mont-chrétien, 1998 (5è
édition) :
8. WENU Becker, Méthode de recherche en sciences sociales, Press Universitaires,
Lubumbashi, 3éme édition 2018, Lexique des termes juridiques, 16e édition, Dalloz,
Paris, 200 .

III. ARTICLES OU REVUES

1. LANDRY. M et BANVILLE. C, Nous nous inspirons de l’analyse de deux auteurs «


Caractéristiques et balises d’évaluation de la recherche systémique » dans Document
de l’Atelier-Forum sur l’évaluation des recherches en ingénierie des organisations ;
2. PELLET, A., « Quel avenir pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ? », in
Liber Amicorum Jimenez de Arechaga, Fondacion de cultura universitaria,
Montevideo, 1995 ;
74

3. ZONGWE DUNIA, « The Legal Justifications for a People-Based Approach to the


Control of Mineral Resources in the Democratic Republic of the Congo », Cornell
Law School Inter-University Student Conference Papers, Paper 12, New York, 200.

IV. NOTES DE COURS

1. LUKOMBE N. Droit civil les biens, publications des universités du Congo, Kinshasa,
P.F.D.U.C, 2003 ;
2. MUSHID FAUSTIN, Cours d’initiation à la recherche scientifique, Université de
Kolwezi, G1 SPA, 2019-2020 ;
3. MURUND MUTEB J., Cours de Domaines et Problèmes sectoriels de l’administration
publique, L1 FSSPA, Université de Kolwezi, 2023-2024 ;
4. KINGHOMBE WA KINGHOMBE, Méthodes de recherche en Sciences Sociales,
cours inédit, G2 SPA Université de Kinshasa 2007-08 ;
5. YAV MUSOLO, Cours des systèmes administratifs comparés, L1 S.P.A., Université de
Kolwezi, année 2023-2024.

V. MEMOIRE ET DEA

1. DAHMANI FAYÇAL, Impact de la délocalisation des habitats sur l’assurance et la


gestion du risque énergétique Institut supérieur d’assurance et de gestion Alger –
Conseiller technique en assurance 2007 DEA en assurance et gestion ;
2. KAZAMWALI MUKAMBA, « La délocalisation de la population de Twangiza au
profit de la société Twangiza mining et ses exigences légales en matière de la
délocalisation des populations affectées par les projets minier s ». Universités
catholique de Bukavu – Licence en droit économique et social 2015 ;
3. KEBELE MOSUNGALA S.J, l’instabilité du pouvoir politique traditionnel dans la
chefferie de BATEKE EN territoire de KUTU, L2 SPA, Université de Kolwezi, 2010 -
2011 ;

4. NYEMBO NAASON, l’impact de l’opération conversion des titres immobiliers sur le


conflit foncier en République démocratique du Congo, mémoire en droit économique,
Université de Lubumbashi, 2009, inédit ;
5. TSHIMWANGA ETIENNE, la problématique de l’indemnisation, délocalisation et la
relocalisation en droit minier congolais. Cas de la cité Gécamines Kolwezi. L2 Droit
Eco, 2021, Université de Kolwezi, 2018, inédit.
75

VI. DICTIONNAIRES
1. Dictionnaire le petit Robert, éd. Robert, Paris, 1991 ;
2. Petit Larousse illustré, Larousse, Paris, 2002.

VII. AUTRE DOCUMENT

1. Carte postale de la Commune de Dilala

VIII. WEBOGRAPHIE

1. Edmond JOUVE, « Où en est le droit des peuples à l’aube du IIIème millénaire ? » :


[Link] consulté le
05/04/2024 à 19h05 ;
2. [Link] Wikipé[Link] consulté le 05/04/2024 à 19h1 ;
3. Plateforme des organisations de la société civile intervenant dans le secteur minier (POM), «
rapport d’étude sur les pratiques d’expropriation, d’indemnisation, de
délocalisation/réinstallation des communautés affectées par les projets miniers », Lubumbashi,
2015, disponible sur [Link] pdf consulté le 05/ avril 2024. 18h35.

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE...........................................................................................................................................I
DEDICACE...........................................................................................................................................II
REMERCIEMENT...............................................................................................................................III
INTRODUCTION..................................................................................................................................1
I. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE...............................................................................1
III. Etat de la question..................................................................................................................3
IV. Problématique et hypothèse du travail....................................................................................9
VI. 1. Problématique..........................................................................................................................9
Selon WENU BECKER, les problématiques sont des préoccupations que le chercheur se pose sur
l’objet de recherche............................................................................................................................9
VI.2. Hypothèses du travail..............................................................................................................10
V. Théorie explicative de référence...............................................................................................13
VI. Méthodes et techniques de recherche....................................................................................16
VI.2. Techniques de recherche..........................................................................................................17
VIII. Subdivision.......................................................................................................................20
76

CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS GENERALES............................................................21


SECTION 1 : DEFINITION DE CONCEPTS OPERATOIRES......................................................21
1.1. Autorité.............................................................................................................................21
1.2. Politique............................................................................................................................21
1.3. Procédure..........................................................................................................................23
1.4. Délocalisation/relocalisation............................................................................................23
1.5. Peuples..............................................................................................................................24
SECTION 2 : NOTIONS CONNEXES............................................................................................26
2.1. Quelques droits des populations affectées consacrés par la législation.................................26
Minière.........................................................................................................................................26
2.2. Moyens de revendication des droits des populations affectées ressortant de la législation
minière.........................................................................................................................................27
CHAPITRE DEUXIÈME. PRESENTATION DE LA COMMUNE DE DILALA...............................29
SECTION I : Aperçu historique.......................................................................................................29
1.1. Bureau Communal............................................................................................................29
1.2. Limites territoriales..........................................................................................................29
1.3. Statut juridique.................................................................................................................30
SECTION II : Aperçu géographique................................................................................................30
2.1. Situation Politique................................................................................................................31
2.2. Situation Administrative........................................................................................................31
2.3. Hiérarchisation de l'organisation..........................................................................................31
CHAPITRE TROISIEME : NORMES PROCEDURALES DE LA DELOCALISATION DANS LA
COMMUNE DE DILALA...................................................................................................................42
SECTION 1. LA SUPREMATIE DU DROIT MINIER SUR LES AUTRES DROITS (FONCIER,
FORRESTIER ET AGRICOLE)..........................................................................................................42
1.1. Notion sur la propriété foncière............................................................................................43
1.1.1. Caractères.....................................................................................................................43
1.1.2. Gestion du sol...............................................................................................................43
1.1.4. La concession perpétuelle.............................................................................................45
1.1.5. La concession ordinaire.................................................................................................46
1.2. La propriété privée...........................................................................................................48
1.3. Acquisition d'un immeuble................................................................................................49
1.4. Étude du lotissement........................................................................................................51
1.5. NOTION DE LA DELOCALISATION DES HABITANTS.............................................52
SECTION 2. ENJEUX ET DEFIS SOCIAUX DU PHENOMENE DE DELOCALISATION DES
PEUPLES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO....................................................53
1.1. Défis sociaux de la délocalisation des peuples.................................................................54
77

2.1. Les phénomènes juridiques de la délocalisation des peuples autochtones de la commune


de DILALA...................................................................................................................................54
2.2. Etat de lieu de la position du mine....................................................................................55
SECTION 3 : PROCESSUS DE L’INDEMNISATION ET DE LA DELOCALISATION DE LA
CITE GECAMINES KOLWEZI......................................................................................................57
1) L’indemnisation....................................................................................................................57
2) Les processus........................................................................................................................57
3) La réinstallation...................................................................................................................59
1.3. Etat de lieu de la cite Gécamines Kolwezi........................................................................62
1.4. Etat de lieux de la ville commercial partant de l’image de l’Église méthodiste................63
SECTION 4. PROCESSUS DE L’INDEMNISATION ET DE LA DELOCALISATION DE LA
CITE MUSONOIE...........................................................................................................................63
1.2. Observation de sur les délocalisés....................................................................................64
1.3. Etat de lieux de la cité Gécamines musonoie....................................................................65
2. CRITIQUES ET SUGGESTIONS............................................................................................67
A. Critiques...............................................................................................................................67
B. Suggestions...........................................................................................................................67
CONCLUSION................................................................................................................................69
BIBLIOGRAPHIE...............................................................................................................................73
TABLE DES MATIERES....................................................................................................................76

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