Comportement mécanique du bois et température
Comportement mécanique du bois et température
Titre
Evolution du comportement mécanique du bois vert avec la température. Application à l’étude du
déroulage et du tranchage de quelques bois guyanais.
G. CHALANT Rapporteur
C. SALES Rapporteur
M. FOURNIER Examinateur
P. LANGBOUR Examinateur
B. THIBAUT Examinateur
M. VERNOIS Examinateur
I-2
I-
T UT QUELQUES NOTIONS PRELIMINAIRES ET UTILES A L’ETUDE ..................................................... I-6
TU UT 78H
I - 1.
1HTU NOTIONS DE BASE SUR LE BOIS ........................................................................................................................ I-6
UT TU UT 79H
I - 2.
7HTU NOTIONS DE BASES SUR LA COUPE 0/90 ......................................................................................................... I-12
UT TU UT 85H
II -
1HTU UT CARACTERISATION DU MATERIEL VEGETAL UTILISE ........................................................... II-29
TU UT 89H
II - 3.1. Quelques définitions (GUITARD, 1988), KOLLMAN (1984), norme NF B 51-006 .......................... II-44
17HTU UT TU UT 95H
III -
20HTU UT METHODOLOGIE GENERALE DES ESSAIS MECANIQUES ...................................................... III-50
TU UT 98H
III - 1.
21HTU ORGANISATION DES ESSAIS ..................................................................................................................... III-50
UT TU UT 9H
III - 1.3. Protection des capteurs contre la dérive thermique et tests de stabilité ........................................... III-51
24HTU UT TU UT 102H
III - 1.5. Mesures physiques sur les éprouvettes d’essai ................................................................................. III-52
26HTU UT TU UT 104H
III - 2.
27HTU ESSAI DE COMPRESSION RADIALE ........................................................................................................... III-53
UT TU UT 105H
III - 3.
34HTU ESSAI DE CISAILLEMENT RADIAL............................................................................................................. III-62
UT TU UT 12H
III - 4.
38HTU ESSAI DE TENACITE OU DE PROPAGATION DE FISSURE ............................................................................. III-65
UT TU UT 16H
III - 4.3. Influence de quelques paramètres sur l’énergie de rupture Gf,I ....................................................... III-68
41HTU UT TU UB UTB 19H
IV -
45HTU UT RESULTATS DES ESSAIS MECANIQUES ET COMMENTAIRES .............................................. IV-73
TU UT 123H
IV - 1.
46HTU INFLUENCE DE LA DENSITE SUR LES DIFFERENTS DESCRIPTEURS MECANIQUES .......................................IV-73
UT TU UT 124H
IV - 2.
50HTU INFLUENCE DE LA TEMPERATURE SUR LES DIFFERENTES PROPRIETES MECANIQUES ................................IV-93
UT TU UT 128H
IV - 3.
54HTU SYNTHESE ET CONCLUSIONS .................................................................................................................IV-110
UT TU UT 132H
IV - 3.3.
57HTU UT Conclusion ...................................................................................................................................... IV-125
TU UT 135H
V-
58HTU UT ESSAIS DE DEROULAGE .................................................................................................................... V-129
TU UT 136H
V - 4.1. Relations entre les valeurs de Fa et de Fb et les descripteurs mécaniques ....................................... V-151
75HTU UT TU UB UB UB UB UT 153H
Fière de ses 8 millions d’hectares de forêt ombrophile et de ses 5900 espèces végétales
décrites, porte de technologie, la Guyane a tous les atouts pour une gestion exemplaire de sa
forêt. Cette gestion a avant tout besoin d’une meilleure connaissance des fonctionnements des
écosystèmes et des interactions des biocénoses. Mais, elle doit être aussi capable de répondre
à une exploitation obligatoire d’une partie de la forêt. C’est ici qu’interviennent les Sciences
du Bois, parce que, sur les 1200 espèces d’arbres dont le diamètre est supérieur à 10 cm,
aucune n’est exactement identique, chacune a ses particularités même au niveau de son bois.
Les populations locales l’ont d’ailleurs compris depuis longtemps par nécessité ; chaque bois
est utilisé pour un usage précis en fonction de ces propriétés spécifiques. Qu’il soit utilisé
pour sa dureté : Bois flèche (Mouriri crassifolia), ses propriétés mécaniques élevées : Bois
gaulette (Licania spp.), sa légèreté : Bois bouchon (Parkia nitida) ses particularités
esthétiques : Satiné rubané (Brosimum rubescens) ou encore sa spécificité : Bois pagaye
(Chimarrhis turbinata), chaque bois a une adéquation d’emplois basée sur une connaissance
empirique transmise de génération en génération. C’est cette connaissance que nous
cherchons à approcher. Certes, elle doit être plus rationnelle, et répondre à nos critères
scientifiques, mais elle doit surtout être accessible à tous.
Par ailleurs, il est bien connu que ces comportements sont fortement dépendants de la
température du bois (KOLLMANN & al, 1984), (MOOROKA & al, 1994). C’est cette
propriété qui est utilisée empiriquement depuis prés d’un siècle par les dérouleurs qui étuvent
leurs grumes sur une plage de température variant de la température ambiante à 90°C. LUTZ
(1972) a tenté de rassembler cette expérience dans un diagramme de choix de température
fonction de la densité mais à nouveau les divergences peuvent être très grandes entre
essences. Il n’est pas imaginable aujourd’hui de reprendre cette démarche empirique pour la
grande diversité des essences guyanaises encore mal ou méconnues.
l’infradensité et de la température sur des descripteurs des essais mécaniques est analysée. Un
complément d’étude sur les relations entre descripteurs et l’évolution des ratios de certains
descripteurs en fonction de la température est également proposé.
Le dernier chapitre présente la microdérouleuse utilisée pour les essais de déroulage sous un
U U
aspect technique et méthodologique. Des essais de coupe sans barre et des essais
d’enfoncement de barre sont développés avec une analyse des résultats respectifs. Enfin, une
comparaison entre résultats d’essais mécaniques et résultats d’essais de déroulage est
proposée.
I-6
existe en réalité toute une série d’éléments intermédiaires entre les éléments de vaisseaux et les fibres). Les
parenchymes, qui assurent de nombreuses fonctions physiologiques, sont les seuls éléments à durée de vie plus
ou moins longue. La mort de ces cellules est un des processus de la duraminisation (formation du bois de coeur).
Ces éléments cellulaires communiquent entre eux par des perforations (éléments de vaisseaux) ou des
ponctuations dont la taille, la disposition et le nombre peuvent jouer un rôle dans le séchage ou l’imprégnabilité
des bois.
I-7
Tableau I - -1 Principaux types, fonctions et dimensions des cellules du bois des feuillus ( d = diamètre, L =
U
d : 20 à 50 µm
L : 300 à 600 µm
d : 50 à 800 µm d : 20 à 50 µm
L : 100 à 1000 µm L : 100 à 200 µm d : 20 à 50 µm
L : 500 à 3000 µm
Mis à part les cellules de parenchyme radial qui constituent les rayons ligneux, toutes les cellules
constitutives du bois sont à orientation longitudinale. L’organisation spatiale des différents types de cellules
définit le plan ligneux. Ce plan ligneux est caractéristique d’une espèce (remarque : si son organisation est
relativement stable, il peut néanmoins présenter des variations qualitatives relativement importantes : bois
juvénile, bois adulte, bois de réaction).
De cette organisation spatiale d’éléments à orientation différente (parallèlement et perpendiculairement
à un axe de symétrie matérialisé par la moelle), résulte une anisotropie de structure décrite par trois plans de
référence : le plan transverse, le plan radial et le plan tangentiel (Figure I - -1).
X157H X
I-8
Figure I - -1 Représentation schématiques des principaux constituants du bois et des trois plans de référence
U
TISSU FIBREUX
PARENCHYME
PORES LONGITUDINAL
CAMBIUM
LONGITUDINALE
RADIALE
TANGENTIELLE
PARENCHYME
LONGITUDINAL
RAYON LIGNEUX
ECORCE
LIBER
LAMELLE MOYENNE
Tableau I - -2 Composition chimique des différentes couches de la paroi d’une fibre de bois.
U
Paroi secondaire
30% 30% 40%
S1
50% 30% 20%
S2
50% 35% 15%
S3
Total dans le bois
50% 30% 20%
des gymnospermes
Total dans le bois des
50% 25% 25%
angiospermes tempérés
45% 25% 30%
tropicaux
Ce tableau montre qu’il existe également des différences assez sensibles de la composition chimique
globale du bois des angiospermes entre les essences tempérées et les essences tropicales. Parmi ces dernières, il
n’est pas rare d’avoir des taux de lignines encore plus élevés (35% chez l’Angélique, le Boco) ou inversement
des teneurs en cellulose fortes (plus de 50% chez le Dodomissinga) ou très faible (36% chez le Wacapou). Ces
différences de composition élémentaire peuvent jouer un rôle sur le comportement du bois lors de traitements
hygrothermiques tel que l’étuvage.
La Figure I - -3 montre les trois principaux monomères (H, G et S) de base des lignines et la liaison la
X159H X
plus fréquente entre ces monomères. Le tableau Tableau I - -2 illustre la composition relative en monomères en
X160H X
des lignines. U
c R1
4
c o c c c
Tableau I - -3 Composition relative en monomères des lignines des tissus conducteurs lignifiés en fonction de
U
la position systématique, d’après FAIX (1976) in MONTIES (1980). (1: espèce tempérée; 2 : espèce tropicale). U UP UP UP UP U
caractéristiques rhéologiques pour un feuillu typique ayant une densité de 0,65 à 12% d’humidité.
Tableau I - -4 Constantes élastiques pour un feuillu « standard » de densité 0,65 (à 12% d’humidité et à une
U
ET
B B 1030 GRL 1260 B µTR 0,38 B B
EL
B B 14400 GRT 366 B µLR
B 0,39 B B
µLT 0,46 B B
µRL 0,049 B
µTL 0,033 B B
On remarque la grande anisotropie de comportement: la direction L est beaucoup plus rigide que les
directions R ou T. L’anisotropie transverse, entre R et T, est également sensible, bien que moins importante.
L’anisotropie axiale (L par rapport à L et T) n’est pas surprenante si l’on se réfère à la structure
tubulaire des cellules de bois. A cela s’ajoute l’anisotropie des parois cellulaires provenant de l’orientation des
microfibrilles de cellulose par rapport à l’axe des cellules (l’importance de cette caractéristique ultrastructurale
s’exprime également assez fortement dans le comportement des bois de réaction et dans une certaine mesure
dans la transition entre le bois juvénile et le bois adulte).
L’anisotropie transverse (entre les directions R et T) est beaucoup plus difficile à interpréter. Dans le
cas de bois à cernes bien marqués, constitués de bois final rigide et de bois initial peu rigide (type résineux
I-11
tempérés), cette alternance tend à renforcer la direction T par rapport à la direction R. Il faut donc faire
l’hypothèse que des caractéristiques :
- anatomiques (telles que la nature des cellules de parenchyme radial et l’organisation des rayons ligneux),
- ultrastructurales (épaisseur ou organisation différentes des parois cellulaires selon R et T)
- géométriques (disposition des cellules),
contrebalancent largement l’effet, lorsqu’il existe, de l’hétérogénéité intra-cerne (souvent relativement discrète
chez les essences équatoriales).
I - 1.5. Conclusion
Ainsi, à tous les niveaux de la transformation du bois, les paramètres structuraux (organisation
cellulaire, angle des microfibrilles) et sa composition chimique (variation des taux et de la qualité des lignines,
taux de silice) peuvent influencer de façon importante le comportement du bois, son usinabilité, sa durabilité,
etc...
I-12
a - Définition
U
Nous l’avons vu, le matériau bois est fortement anisotrope, aussi bien dans sa macrostructure que dans
sa microstructure. Cependant, pour simplifier son analyse, les mécaniciens l’assimilent à un matériau à
orthotropie axiale, repéré par trois directions : Radiale, Tangentielle et Longitudinale. La direction longitudinale
est la direction principale des fibres (trachéides pour les gymnospermes).
Communément, on ne distingue que
Figure I - -4 Modes de coupe fondamentaux, en coupe deux modes de coupe du bois : la coupe
U
Hormis la différence citée ci-dessus, les processus de coupe par tranchage et déroulage sont très
similaires.
Ces deux technologies de coupe ne sont, toutefois, pas vouées à la même utilisation :
- C’est l’aspect décoratif qui est avant tout recherché pour les placages tranchés, afin d’économiser la matière
première, l’épaisseur peut donc être la plus petite possible, à condition qu’elle soit suffisamment grande par
rapport à la dimension des éléments constitutifs du bois (le diamètre maximum des vaisseaux ne dépasse
qu'exceptionnellement 300 μm). De plus le placage une fois en place doit être suffisamment bien collé et bien
protégé étant donnée sa fragilité propre. Les placages tranchés font en général 0.6 mm d’épaisseur mais il est
possible d’envisager pour certains bois, l’utilisation de placages tranchés de 0.1 mm.
I-13
- Les placages déroulés sont majoritairement utilisés en structure sous forme de panneaux (bien qu’ils soient
aussi de plus en plus utilisés en décoration). Pour diminuer le coup de la colle, il y a alors intérêt à ce que le
placage soit le plus épais possible. L’expérience montre que pour une essence donnée, il existe une épaisseur
maximale au-delà de laquelle il est impossible d’empêcher la fissuration (THIBAUT, 1988). L’industrie du
contreplaqué est consommatrice de placages déroulés, la production mondiale était de 45 millions de m3 en 1991 P P
(BALDWIN, 1995). La production de LVL (laminated veneer lumber) est aussi en plein essor. L’industrie de
l’emballage et de fabrication d’allumettes utilise aussi ce type de débits. Les épaisseurs de placages déroulés
industriellement varient de 1 à 6 mm.
Le rendement théorique du déroulage est en général meilleur que celui du tranchage. A partir d’une
grume de 60 cm de diamètre, on obtient en la déroulant, un copeau continu de 265 mètres de long en 1 mm
d’épaisseur (avec un noyau résiduel de 15 cm de diamètre). Si l’on tranche un carrelet (de 420x420 mm2) débité P P
Figure I - -5 Coupe transversale d’une trancheuse à droite et d’une dérouleuse à barre de pression fixe à gauche (LUTZ,
U
1974)
ch Griffes de
ch fixation
bp : barre de pression cv : cote verticale
c: couteau
Billon ch : cote horizontale
bp cv α: angle d’attaque
Quartelle
bp
α cv
Broches
d’entrainement
c α
c
Réglage de
l’angle de
dépouille
à partir de cette grume, on obtient alors 390 placages tranchés de 42 cm de large en 1 mm d’épaisseur soit 165
mètres de placages. En outre, lors du tranchage, les aspects qualitatif et décoratif priment, le quartelle est
souvent réorienté, lors du débit, pour obtenir le meilleur aspect (dessin) de la feuille de bois (DEFRAMOND,
1990).
L’importance des phases de transition au début de la coupe, est une différence non négligeable entre les
deux modes de coupe par tranchage ou déroulage. Au début du déroulage d’un billon de bois, il faut plusieurs
tours avant d’atteindre un équilibre. Tout d’abord, il y a tendance au refus de coupe, ce qui entraîne une sur-
épaisseur au tour suivant et une sous épaisseur au prochain tour. Le copeau étant très long, les phases transitoires
n’affectent, pour les bois homogènes, qu’une petite portion de celui-ci. Par contre, pour le placage tranché,
l’équilibre peut n’être jamais atteint lors du débit d’une feuille.
Une comparaison plus complète entre le tranchage et le déroulage, notamment sur rendements-matière
et les différences dans la géométrie de coupe, a été faite par MARCHAL (1989).
facette de décompression. Il existe aussi des barres rondes, rotatives ou rotatives motorisées.
La barre de pression sert à exercer localement un effort de compression qui s’oppose aux contraintes de
traction responsables de la fissuration du placage (Figure I - -7). Les réglages de la barre de pression sont
X163H X
délicats (les contraintes locales misent en jeu dans le processus de coupe dépendent à la fois de la passe
d’usinage et du matériau). La position de la barre de pression est décrite par deux paramètres :
- la cote horizontale, définit l’écrasement que subit le bois avant de passer devant l’arête,
- la cote verticale, définit l’avance dans le sens inverse de la coupe entre cette zone de compression et l’arête de
l’outil.
Pour une épaisseur de placage donnée, une avance trop forte rend la compression inefficace, une
avance trop faible ou négative comprime inutilement le copeau entre la barre et l’outil, favorise à nouveau la
fissuration et provoque de fortes variations d’épaisseur.
L’augmentation de la compression a d’abord des effets bénéfiques sur l’ensemble des critères de
qualité du placage (...). Une compression trop forte semble aggraver à nouveau la fissuration du coté de l’outil
alors qu’elle provoque l’apparition de fissurations et d’arrachements du côté de la barre.
Pour une épaisseur de placage donnée, et une qualité du bois donnée, il y a donc un optimum de
réglage des cotes verticale et horizontale, (THIBAUT, 1988).
I-15
I - 2.1.2. Phénomènes physiques
Les principaux phéno-
Figure I - -7 Principaux mécanismes impliqués durant le déroulage
U
mènes physiques intervenant
(THIBAUT, 1992). dans le processus de coupe par
déroulage sont les suivants
(THIBAUT, 1989):
- un cisaillement principal RT
barre de concentré dans une zone très
placage
pression étroite assimilable à un plan qui
rejoint l’arête de la barre et celle
de l’outil.
- un frottement outil-bois :
1 couteau
2 3 entre le copeau et la face
4 d’attaque de l’outil, sur une
3 longueur voisine de l’épaisseur
sens de rotation du billon du placage ; et entre la face de
dépouille et le billon sur une
1 : Zone de bois écrasé en compression facette dont la longueur dépend
2 : Plan de cisaillement principal de l’angle de dépouille ou de la
3 : Cisaillement secondaire sur les faces de l’outil sur-épaisseur éventuelle après la
4 : Fissure coupe.
- un poinçonnement de la
barre de pression,qui pénètre sur une petite zone de plusieurs dixièmes de millimètres dans le bois. Le lumen
des cellules ainsi comprimé s’effondre, la contrainte de compression imposée par le nez de la barre est
supérieure ou égale à la contrainte limite élastique en compression transverse. Dans le cas du bois humide, cette
déformation est presque entièrement réversible.
- une rupture en traction en mode I devant l’arrête de l’outil.
- une déformation élastique globale du rondin (Se) sous l’action de l’ensemble outil + barre. Cette déformation
B B
peut être une expansion ou une compression ; après le passage devant l’arête, le rondin reprend sa forme
initiale, la surface ainsi crée n’a donc pas la bonne cote.
que pour des températures élevées (90-100°C), elle favorise le dessèchement rapide de la surface du bois en
superficie, ce qui augmenterait l’angle de frottement.
A partir des efforts tangentiels et normaux au billon : Xc et Yc exercés par le couteau sur le bois, il est
possible par une construction géométrique, de déduire les valeurs des efforts Fa et Fd exercés par la face
d’attaque et la face de dépouille sur le bois (THIBAUT, 1988) :
Figure I - -10 Analyse schématique des effort sur le couteau cos( φ − δ ) sin( φ − δ )
Fa = × Xc + × Yc
U
En général, l’intensité de la fissuration de la face inférieure du copeau est un bon critère de qualification
du placage. mais le tuilage de celui-ci, peut, s’il n’est pas bien séché à plat, poser certains problèmes (placages
plus fragiles) durant son utilisation ultérieure.
Tuilage du placage:
Un placage qui vient d’être usiné, soumis à son propre poids, présente une courbure d’autant plus forte
(ou un rayon de courbure d’autant plus petit) que le placage est mince, à condition que l’influence de son poids
propre ne soit pas trop importante. Après une récupération visco-élastique, le placage se stabilise avec un certain
rayon de courbure qui peut-être de signe contraire à la courbure initiale.
copeau. L’auteur constate expérimentalement, qu’en moyenne, cette variation de courbure ε (nombre sans
dimension exprimé en %) est indépendante du rayon de déroulage, ceci pour une épaisseur de placage donné. A
partir de l’indice de déformation, il existe une courbure du billon de déroulage ou un rayon de déroulage, pour
laquelle la courbure du copeau est nulle. Au dessous de ce rayon idéal la courbure du copeau est dans le sens
inverse de celle du billon et inversement. Pour des très petits diamètres de déroulage, la courbure du copeau est
très prononcée mais cela ne veut pas dire qu’il soit très fissuré.
Progression de la fissure :
La déformation imposée par la géométrie du couteau au copeau lors du déroulage, crée une zone de
contrainte en traction juste devant l’arête. Lorsque le facteur d’intensité de contrainte dépasse un seuil critique
KIc, une fissure s’amorce en mode I dans une direction quasiment tangentielle à la direction de déroulage. Après
B B
la libération brutale des contraintes de traction, la fissure se propage alors vers la surface supérieure du copeau
sous l’action combinée des contraintes de traction et de cisaillement induites par la flexion du copeau.
I-18
Arrachements ou effet Horner :
Figure I - -11 Distribution des forces surfaciques aux frontières
U
du copeau supposé en équilibre (THIBAUT, 1988) Lors du déroulage de bois tendre à de faibles
épaisseurs de coupe, il arrive fréquemment que le
copeau formé ait un très mauvais état de surface :
B placage pelucheux, forte variation d’épaisseur, on
parle alors de flambement du copeau ou effet Horner
Fa
(MOTHE, 1988). La coupe d’un bois de faible
G densité, est comparable à la coupe d’une mousse ou
d’une éponge humide. Elle est discontinue : dans un
σ(g) φ A
premier temps, le bois est fortement comprimé devant
l’outil sans être coupé, puis il rompt brutalement
libérant les contraintes accumulées.
τ(a)
τ(g) β Lors de l’élaboration du copeau, même en
σ(a) l’absence de barre de pression, le mécanisme
dominant dans la formation de ce copeau est un
δ cisaillement plan dans une direction proche de la
O normale. Tout au long de ce plan de cisaillement se
distribuent des efforts surfaciques normaux de
compression dans le sens du déroulage (Figure I - - X165H
Il existe donc une plage d’épaisseur, où l’écoulement du copeau est continu, il n’est ni trop fissuré ni
trop déformé. Cette plage d’épaisseur est limitée par une passe minimum et une passe maximum au dessous et en
dessus de laquelle, le copeau est endommagé. En règle générale, la passe minimum diminue quand la densité du
bois augmente, elle est limitée à 0.3 à 0.5 mm pour les bois de faible densité, du fait de l’effet Horner. De même,
la passe maximum diminue quand la densité du bois augmente, cette fois-ci c’est l’apparition de fissure qui
limite rapidement l’épaisseur de placage des bois denses. THIBAUT (1988) donne comme exemple l’Okoumé
(Aucoumea klaineana) qui a une densité à 12 % d’humidité de 0.32, une passe minimum avant flambement du
copeau de 0.3 mm et une passe maximum sans barre de pression de 1.2 mm. Dans les mêmes conditions le Buis
(Buxus sempervirens) qui a une densité de 1, fissure fortement pour des passes supérieures à 0.25 mm, par
contre, le déroulage de placages de 0.05 mm est tout à fait possible.
L’effort Fa exercé par la face d’attaque du couteau ne dépend quasiment que de l’épaisseur du placage
usiné (Figure I - -12) :
X16H X
Fa = A ⋅ p + C ⋅ (1 − e − p / u ) , grande
A dépend de l’angle de coupe, de l’angle de frottement et de la +/-
résistance au cisaillement de roulement du bois, p est la passe d’usinage et u
est une petite dimenssion (30 à 50 μm).
L’effort Fd dépend de l’intensité des frottements sur la face de dépouille, Thibaut distingue trois cas :
- les efforts de dépouille occasionnés par le roulement de cellules de bois non sectionnées, pour des angles de
dépouille positifs et en l’absence de sur-épaisseur,
Fd 1 = D + G ⋅ e − v⋅δ , D et G dépendent essentiellement de la résistance à la compression transverse du bois,
δ est l’angle de dépouille ;
- les efforts de dépouille occasionnés par une compression du billon par le dos de l’outil, lorsque l’angle de
dépouille est négatif (Figure I - -12),
X167H X
⎛R ⎞
Fd 2 = M ⋅ R ⋅ δ 2 ⋅ log⎜ 0 ⎟
⎝ R ⎠
- les efforts de dépouille occasionnés par une compression du billon par le dos de l’outil, lorsqu’il y a une sur-
épaisseur.
I-19
⎛R ⎞
Fd 3 = N ⋅ S ⋅ log⎜ 0 ⎟ transversal du bois,
⎝ R ⎠ , M et N sont des variables qui dépendent du module d’élasticité
S est la sur-épaisseur qui dépend de l’équilibre global des forces mises en jeu.
Influence
Figure
U
I - de
-12l’épaisseur du copeau sur les efforts de IFigure
UnfluenceI -de-13
l’angle de dépouille sur les efforts de coupe,
coupe, les « ellipses » représentent les nuages de point les « ellipses »représentent les nuages de point our un
pour une passe d’usinage donnée, (OBECHE, angle de angle de déouille donné, (OBECHE, épaisseur de copeau
dépouille : 1°), d’après THIBAUT (1988). U
: 0.3 mm), d’après THIBAUT (1988). U
X X
p = 1.2 mm
-1°30’
Fa
p = 0.8 mm
-1°20’
p = 0.5 mm Fa Fd
+1°30’ -1° -1°10’
p = 0.3 mm
+6°
Fd
30’
p =0.2 mm
0°
Y Y
Fa, Fd et Fb sont les forces résultantes exercées respectivement : par la face attaque, par la face de
B B B B B B
dépouille et par la barre de pression et Xi,Yi sont les composantes tangentielles et normales de ces forces.
B B B B
La composante normale de l’effort exercé par la face d’attaque du couteau Ya est fortement liée aux B B
contraintes de cisaillement le long du plan de cisaillement OG (Figure I - -14). « A.(p+u).τ » décrit cette action
X168H X
de cisaillement, le terme « [Link] » est un facteur correctif prenant en compte l’action de la barre de pression.
B B
Pour une même essence et pour les mêmes paramètres de coupe Xa et Ya sont proportionnels. Remarquons B B B B
encore qu’en l’absence de barre de pression Xa traduit l’état de contrainte en compression exercé sur le plan de
glissement OG.
p : épaisseur du placage
r r r
Fa = X a + Ya u : petite longeur comparable à un diamètre cellulaire
τ : contrainte de cisaillement de roulement du bois humide dans
la direction tranversale pour une déformation angulaire γ = 0.38 rd
(T1) Ya =A⋅(p+ u )⋅τ+ B⋅Yb A et B : constantes dépendant de la géométrie de coupe
Yb : composante normale à la coupe de Fb
B B B B
trois parties.
- le première terme « v.σy » décrit l’écrasement en compression des cellules non entièrement coupées par l’arête
B B
sens inverse de l’axe du billon, après un recouvrement élastique immédiat, la nouvelle surface de bois crée sera
compressée par le dos de l’outil. Ceci n’arrivera pas si Se est négatif , ainsi : B B
l’outil.
X d = Yd ⋅ tan(φ − δ ) R : rayon de déroulage.
Remarquons que lorsque l’angle de dépouille est positif et qu’il n’y a pas de sur-épaisseur,
Yd = v ⋅ σ y
Figure I - -14 Mécanismes d’apparition des sur-épaisseurs après la coupe (d’après THIBAUT, 1992)
U
épaisseur du
outil placage
Déplacement radial de la
surface coupée par l’arête surface actuellement
coupée au tour n
r r r
Fb = X b + Yb
Se’ : est le déplacement
B B
(T3) Yb = G ⋅ σ y ⋅ S e '+ Δ e plus haute que celle prévue avec une sur-cote d’épaisseur Se’. Cette sur- B B
K peut être calculé par une méthode de calcul par éléments finis à partir des valeurs des forces qui
agissent aux limites du l’échantillon de bois analysé. Thibaut montre que le facteur d’intensité de contrainte peut
être décrit, dans une première approche, comme une composition linéaire de Ya et Yb. Alors que des valeurs B B B B
élevées de Ya auront tendance à provoquer l’ouverture de la fissure, les valeurs élevées de Yb diminueront K et
B B B B
D’après les modèles de Thibaut résumés ci-dessus, les quatre principales propriétés mécaniques du bois
humide, intervenant dans la modélisation du processus de coupe sont :
ER B B : le module d’élasticité radiale (ou plus généralement transversal),
σy
B B : la contrainte au premier coude de la courbe de compression transversale,
τ : la contrainte de cisaillement RT pour une déformation angulaire de 0.38 rd (22°),
KIc B B : la résistance à la rupture en RT mode I.
relation pour Chamaecyparis obusta Endl. (dont la densité à 12 % d’humidité D12% est comprise entre 0.45 et B B
0.50). Les points carrés ou ronds sur le graphique représentent deux essais différents, sur des machines d’essais
différentes et pour des éprouvettes n’ayant pas les mêmes dimensions. Le ratio entre les valeurs à 100 et à 20°C
est de 4,3.
Le module d’élasticité radiale ER, par contre, évolue un peu différemment quand la température
B B
augmente. Jusqu’à 50°C, le module décroît assez lentement quand la température croit, entre 50 et 100°C ER B B
I-22
décroît brutalement (nous verrons par la suite que dans cette plage de température, des phénomènes transitoires
rendent le bois plus plastique), au-dessus de 100°C la décroissance ralentit de nouveau (Figure I - -16). Le ratio X170H X
Figure I - -15 Relation entre σy et la température (d’après MOROOKA & al, 1994).
B B
5 σ y (M P a )
T e m p é ra ture (°C )
0
0 40 80 120 160 200
Figure I - -16 Evolution du module radial du bois humide en fonction de la température pour trois essences
différentes (d’après NORIMOTO in BERRADA, 1991).
100
Température (°C)
60
0 20 40 60 80 100 120 140
Résistance à la rupture
Pour une même essence, à une humidité et une température donnée, l’énergie de rupture GI est B B
proportionnelle au carré du facteur d’intensité de contrainte KI, dans le cas d’un matériau orthotrope comme le B B
bois, le terme de proportionnalité est une fonction des constantes rhéologiques du matériau (SIH & al, 1965) et
(VALENTIN et ADJANOHOUN, 1992):
α 11 ⋅ α 22 α 22 2α 12 + α 66
G I = K 2I ⋅ ⋅ +
2 α 11 α 11
où, α11 = 1 / EL, α22 = 1 / ET, α66 = 1 / GLT, α12 = νLT / EL.
B B B B B B B B B B B B B B B B B B
I-23
Le facteur d’intensité de contrainte critique KIc (qui est lié par la même équation à l’énergie de rupture
B B
Dans le cas d’une éprouvette pré-entaillée sur une longueur « a », le facteur d’intensité de contrainte
peut s’écrire : K m = ασ m πa où σm est la contrainte appliquée à l’infini (m, nous le verrons plus loin est le
B B
ª L’influence de la température sur les critères de rupture n’est pas très claire et les résultats sont souvent
contradictoires. Toutefois, SCHNIEWIND & al (1982) ont calculé KIc à partir d’essais SEN (Single-Edge
B B
Notch) en traction sur du bois saturé de trois essences japonaises (Fagus crenata Blume, Chamaecyparis obusta
Endl. et Cryptomeria japonica D. Don.) à trois températures différentes (20, 40, 60°C). Les auteurs constatent à
partir de leurs calculs, que KIc décroît linéairement quand la température augmente, le ratio entre les valeurs à 20
B B
I - 2.2.2. Déroulage
BALDWIN (1995) mentionne qu’en 1911 les grumes de Pinus ponderosa étaient déjà étuvées pendant
48 heures avant d’être déroulées. Ce préconditionnement avait pour objectif à l’époque de détacher l’écorce et
« produire un placage lisse ».
Actuellement dans l’industrie du déroulage, certaines essences sont étuvées, d’autres ne le sont pas.
Dans l’industrie du tranchage les grumes sont presque systématiquement étuvées.
Le choix industriel d’étuver une essence plutôt qu’une autre ainsi que les modalités d’étuvage, reste très
empirique, mais le déterminisme principal est la densité de l’essence considérée. Plus une essence est dense, plus
elle a besoin d’un étuvage à température élevée. LUTZ (1974) propose une relation quasiment linéaire entre
l’infradensité et la température d’étuvage (Tableau I - -5).
X17H X
Tableau I - -5 Températures d’étuvage suggérées par LUTZ (1972) pour quelques essences nord américaines
Plage de températures recommandées en °C
Espèces Infradensité Déroulage Tranchage
Cecropia peltata 0.26 10-27 21-27
Tilia americana 0.32 4-21 4-21
Acer negundo 0.41 27-49 49-60
Jugulans nigra 0.51 66-82 66-82
Betula lenta 0.60 60-71 71-82
Metriosideros polymorpha 0.70 77-82 93-99
Quercus virginiana 0.81 71-77 93-99
Pour ce qui est de la qualité des placages, il est généralement admis que l’étuvage, en augmentant la
plasticité du bois, diminue la fissuration des placages, surtout pour les bois denses.
ª En reprenant les modèles de Thibaut, mais cette fois-ci pour un déroulage sans barre de pression on a :
(T1) ⇒ Ya = A ⋅ ( p + u) ⋅ τ et (T4) ⇒ M ⋅ Ya ≥ K Ic
la condition pour qu’apparaisse une ouverture devient alors :
τ
M ⋅ A ⋅ ( p + u) ⋅ τ ≥ K Ic ⇒ ≥ M ⋅ A ⋅ ( p + u)
K Ic
Si τ / KIc diminue, c’est à dire que τ est plus sensible à l’élévation de la température que KIc, alors, pour les
B B B B
Pour les bois tendres, par contre, l’étuvage augmente la rugosité (placage pelucheux).
ª il est possible que le rapport σy / τ diminue lorsque la température augmente, c’est à dire que σy soit plus
B B B B
sensible à l’élévation de la température que τ. La diminution de ce rapport favorise l’écrasement des cellules
devant le plan de cisaillement OG (§ I-[Link]), ce qui augmente le risque de flambement du copeau et donne
des placages ayant un très mauvais état de surface.
I-24
Pratiquement, la température décale la plage d’écoulement continu du copeau sur un axe représentant
l’épaisseur du placage. D’un côté, la température permet des passes d’usinage plus grandes sans fissure, de
l’autre côté, elle augmente la passe minimum en favorisant l’effet Horner.
L’étuvage peut aussi provoquer une dilatation de l’outil et de la barre, ce qui, en modifiant la cote
horizontale, crée une sur-pression et provoque des variations d’épaisseur du placage (d’après la bibliographie
de MOVASSAGHI, 1985).
La puissance nécessaire pour dérouler une grume donnée dans des conditions définies, diminue quand
la température augmente (BALDWIN, 1995), (LUTZ, 1974).
ª D’après THIBAUT (1988), misà part les phénomènes de friction de l’ensemble du dispositif de coupe, la
puissance dépensée lors de la coupe correspond au produit du rayon de déroulage et des composantes
tangentielles des efforts exercés par la barre, la face d’attaque et la face de dépouille
:P = (X a + X d + Xb ) ⋅ R (T5)
ou R est le rayon de déroulage
Dans les mêmes conditions de coupe, Xa, Xd et Xb sont proportionnels à Ya, Yd et Yb, ils dépendent donc
B B B B B B B B B B B B
d’après les modèles de Thibaut de σy et de τ. Il est donc normal que si σy et τ diminuent avec la température,
B B B B
l’influence réelle de la température sur les efforts de coupe. Si tant est qu’on y arrive (figure Figure I - -17), la X172H X
diminution des efforts sur la plage de températures étudiées (20 à 80°C) ne dépasse pas 45 % pour Xc et Yc et 30 B B B B
% pour Fa, alors que sur la même plage de température σy, par exemple, diminue de 65 %.
B B B B
° L’étuvage est donc, mis à part les bois tendres, plutôt bénéfique à la qualité du placage. Mais son principal
inconvénient est l’apparition, à partir d’une certaine température, d’importantes fentes à coeur (LUTZ, 1970),
(LUTZ, 1974) et (BALDWIN, 1995). Il est admis que plus la température est élevée, plus les fentes sont
importantes. Le mécanisme principal de l’ouverture est induit par la recouvrance hygrothermique.
Ö Nous avons peu évoqué l’influence de l’humidité ; elle joue un rôle important essentiellement lorsque le
taux d’humidité du bois descend au-dessous du point de saturation des fibres. Les propriétés mécaniques
augmentent alors, lorsque le taux d’humidité décroît, jusqu’à un maximum qui n’est pas forcément l’état
anhydre (mais plutôt 3 à 5 % d’humidité, KOLLMANN (1984), FRANCOIS (1992), SCHNIEWIND & al
(1982)). A priori, la coupe par déroulage ou par tranchage se fait toujours à partir de bois dont l’humidité est
supérieure au point de saturation des fibres. L’usinage de bois sec augmente fortement le coefficient de
frottement bois-métal, l’effort de dépouille Fd (THIBAUT, 1988)et la fissuration des placages (LUTZ, 1971) .
B B
I-25
I - 2.2.3. Recouvrance hygrothermique (RHT)
Lorsque du bois vert est chauffé pour la première fois, il tend généralement à se dilater dans la
direction tangentielle et à se contracter dans la direction radiale. Cette déformation est en grande partie
irréversible (GRIL & al, 1993a).
De nombreux auteurs ont travaillé sur les phénomènes de recouvrance (décharge au sens mécanique)
hygrothermique : KUBLER (1973), BERRADA (1991), GRIL & al (1993a) et (1993b)...
Les principaux résultats sont les suivants :
- Lorsque l’on débite une rondelle de bois dans le sens radial, il est possible de mesurer une recouvrance
tangentielle instantanée d’environ 0.2 % 1 . TPF0F FPT
- Lorsque l’on étuve un échantillon de bois, deux phénomènes se superposent : une déformation thermique
réversible (d'environ -0.1 % dans les direction R et T), qui dépend entre autres, du point de saturation des
fibres ; et une déformation thermique irréversible qui correspond à la RHT.
- Cette déformation thermique irréversible, peut atteindre (lors d’un étuvage pendant une durée de 20 à 100 mm
et à une température de 80à 100°C) 0.5 à 1 % dans la direction tangentielle et -0.15 % dans la direction radiale
(GRIL, 1993a).
- La RHT ne varie pas linéairement en fonction de la température, il existe des températures d’activation du
phénomène.
- Il est possible de subdiviser la RHT en la somme ou la succession de deux mécanismes de recouvrance
hygrothermique, l’un correspondrait à la libération des contraintes de croissances post-maturation (contraintes
crées une fois que le bois est déjà formé), l’autre mécanisme, activé à plus haute température, serait lié à la
contrainte de maturation des cellules ligneuses.
- Il semble qu’il y ait une première activation de la RHT au environ de 50°C et une autre plus importante vers
70-80°C. Ces températures d’activation peuvent être rapprochées des températures de transition vitreuse des
polymères constitutifs du bois.
Figure I - -18 Evolution de la recouvrance hygrothermique et de la longueur des fentes à coeur en fonction de
la température pour un Chêne médioeuropéen (d’après MARCHAL & al, 1993).
100 14
Longueur des fentes à coeur RHT
(% du rayon) 12 ouverture cumulée
80 (‰ de la circonférence)
10
60
8
6
40
4
20
2
Déformation élastique instantanée
Température (°C) Température (°C)
0 0
20 30 40 50 60 70 80 90 100 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Il est clair que par un chauffage excessif (80 à 90°C), les fentes à coeur des grumes deviennent très
importantes et compromettent fortement leurs débits futurs, en placages déroulés ou tranchés.
Il est donc primordial de savoir, si un étuvage fort améliore significativement la qualité des placages
d’une essence donnée, ou dans le cas contraire, à partir de quelle température minimum est-il possible d’obtenir
des placages de qualité comparable ?
1
Une valeur du pourcentage de déformation positive correspond à une dilatation, alors qu’une valeur négative
TP PT
La comparaison entre les évolutions des efforts et des propriétés mécaniques en fonction de la
température et de la densité, devrait au moins permettre de donner des critiques objectives des modèles.
Sur la base de ces constatations, nous avons mis en place trois essais mécaniques différents (Figure I - -
X174H
19) :
X
- un essai de compression,
- un essai de cisaillement RT
- un essai de ténacité RL mode I.
A partir de ces essais, nous avons observé l’influence de la température sur les différents descripteurs d’essais,
sur une large plage de densité.
Nous avons mesuré les efforts de coupe sur la même plage de température et de densité, en utilisant un
dispositif de microdéroulage instrumenté comparable à celui utilisé par THIBAUT (1988).
Remarques
ª Il nous faut garder à l’esprit, dans la comparaison entre les essais mécaniques et essais de déroulage, que les
premiers se font à des vitesses de déformations très faibles alors que les vitesses de déformations imposées par le
mode de coupe par déroulage sont très élevées.
ª Pour quantifier la résistance à la rupture, nous avons préféré le critère d’énergie de rupture GI,f car il seB B
calcule facilement à partir des valeurs expérimentales, plutôt que le facteur d’intensité de contrainte KI, qui est B B
fissure
barre de pression
placage
outil
Essai de
compression
radiale, estimation
de : σy et ER
Essai de cisaillement RT
estimation de τ
Essai de ténacité en RL
mode I estimation de
l’énergie de rupture Gf,I
I-28
MATERIEL VEGETAL
II-29
II - 1.2.1. Dodomissinga
Nomenclature de l’échantillon
Nom scientifique : Parkia sp.,
Famille : Mimosacées
Noms vernaculaires guyanais et des pays limitrophes (B = Brésil,S = Surinam, G = Guyana) :
Dodomissinga, Bois bouchon, Bois balle, Faveira (B), Kwatacama (S), Black manariballi (G).
Répartition et distribution géographique (Parkia nitida Miq.)
Aire de répartition : essence héliophile de forêts secondaires et primaires, qui préfère les sols secs et
argileux ; elle se rencontre dans les Guyanes et au Brésil (Para et Amazonie).
Fréquence en forêt sur parcelles inventoriées 2 (données ONF-CTFT) : environ 1,6 m3/ha soit 1,2 % du
TPF1F FPT P P
cubage total.
Fréquence en scierie guyanaise (données de 1988 à 1992) : inférieur à 0,1 % du volume total exploité
2
TPLes valeurs de fréquence en forêt données pour les dix essences correspondent à neuf parcelles de 21000 à 142000 ha, inventoriées entre
PT
1974 et 1976, soit 550 000 ha inventoriés sur les cent premiers km de la frange côtière guyanaise.
II-30
Description de l’arbre
• Grand arbre dominant muni d’un fût pouvant mesurer jusqu’à 25 mètres
de haut et de 50 à 120 cm de diamètre, possédant de grands et minces
contreforts (jusqu’à 3 mètres de haut et 2 mètres de large) se subdivisant
à la base.
• L’écorce est grise, relativement lisse, possédant de nombreuses
lenticelles brun rouge de 1 à 3 mm de diamètre. La tranche de l’écorce est
épaisse (15 à 20 mm), fibreuse, d’abord jaune elle vire rapidement au
rouge foncé et exsude une sève abondante et collante.
• Les feuilles sont stipulées, opposées, composées, bipennées. Le pétiole
est muni d’une glande vers sa base; il y a environ 6 à 8 paires de rachis
secondaires opposés et imparipennés. Chacun portant 15 à 20 paires de
foliolules décroissantes en taille aux extrémités, les foliolules sont
oblongues de 10 à 20 mm de long et de 3 à 5 mm de large.
• Le fruit est une grande gousse falciforme de 20 à 25 cm de long.
Type de dissémination usuelle : endozoochorie.
Dessin du rameau et du fruit de Parkia nitida Miq. par J. THIEL.
Description du bois (cf. planches II-1a et II-2a photo 1 en annexe IV)
Bois blanc-rosé ou blanc-beige, parfois strié de veines plus foncées. L’aubier n’est pas distinct.
Les pores sont gros (190-300 μm) et rares (1 à 3 mm2) ; le parenchyme est soit en manchon ou en
P P
losange associé aux pores, soit plus rarement, en ligne terminale. Les rayons ligneux sont de 1 à 3-
sériés, au nombre de 4 à 6 par mm. Les fibres longues de 1000 à 1400 µm, larges de 38 à 40 µm avec
des parois (2p) 3 épaisses de 6 à 12 µm.
TPF2F FPT
Imprégnabilité : moyenne.
Utilisations recommandées : âmes de contre-plaqués, emballages, isolation.
3
TP(2p) correspond à l’épaisseur de deux parois, pour le Dodomissinga la paroi fait en réalité de 3 à 6 µm d’épaisseur.
PT
4
TP Les classes de risques biologiques que nous indiquons correspondent à la norme NF B 50-100 qui définit des classes en fonction
PT
principalement des risques de pourritures encourus. Elles ne concernent pas la résistance aux termites. On ne doit pas confondre classe de
risque et classe de durabilité naturelle, celle-ci et souvent utilisée pour caractériser la résistance naturelle des bois (duramen) aux
champignons et insectes xylophages. On définit en général, 5 classes de durabilité, la classe 1 correspond aux essences dont le bois et très
résistant ou très durable vis-à-vis des agents de dégradations.
CLASSE DE RISQUE 1 Bois toujours sec. Humidité du bois en service Mobilier.
inférieur à 18 %
CLASSE DE RISQUE 2 Bois sec dont la surface est humidifiée Menuiseries intérieures pouvant être réhumidifiées
temporairement. Humidité du bois en service inférieur accidentellement.
à 18 %
CLASSE DE RISQUE 3 Bois soumis à des alternances d’humidité et de Structure, bardage et menuiseries extérieures.
sécheresse.
CLASSE DE RISQUE 4 Bois dont l’humidité est toujours supérieure à 20 % . Pontons, lisse basse au contact permanent avec l’humidité.
II-31
II - 1.2.2. Yayamadou marécage
Nomenclature de l’échantillon
Nom scientifique : Virola surinamensis A. C. Smith
Famille : Myristicacées
Noms vernaculaires guyanais et des pays limitrophes : Yayamadou
marécage, Grand Bouchi, Moulomba, Ucuuba (B), Baboen (S), Dalli (G).
Fréquence en scierie (données de 1988 à 1992) : environ 0,1 % du volume total exploité.
Description de l’arbre
• Grand arbre dominant muni d’un fût pouvant mesurer jusqu’à 25 mètres de haut et de 50 à 100 cm de
diamètre, possédant des petits contreforts s’élevant jusqu’à 1,5 m de haut, parfois accompagnés de
racines aériennes en zone inondable.
• L’écorce est relativement lisse, la couleur est bariolé de gris à marron clair, possédant de nombreuses
crevasses plus claire de 1 à 2 mm de profondeur et de longueur variable. La tranche de l’écorce est
épaisse (15 à 20 mm), fibreuse, de couleur rose, exsudant une sève rouge translucide.
• La feuille est simple, alterne, distique, oblongue, à bords légèrement révolutés. Elle mesure de 10 à
20 cm de long et de 2 à 5 cm de large, la base est obtuse.
• La graine est noirâtre et enveloppée dans un arille rouge clair (huile extraite de la graine sert à la
production de savons et de bougies)
Dessin du rameau et du fruit par J. THIEL.
Type de dissémination usuelle : endozoochorie.
juxtavascullaires indistinctes, très rarement en ligne terminale Les rayons ligneux sont de 1 à 2-sériés,
au nombre de 8 à 9 par mm. Les fibres sont longues de 1500 à 1650 µm, larges de 32 à 38 µm avec
des parois (2p) épaisses de 9 à 12 µm.
Propriétés
Plage de densité à 12 % d’humidité : 0,43-0,50 ; Coefficient de retrait Volumique moyen : 0,51.
Retrait Tangentiel total moyen : 11 % ; Retrait Radial total moyen : 7,5 %.
Propriétés Mécaniques Moyennes à 12 % d’humidité : Contrainte à la rupture en compression axiale :
32 MPa ; Contrainte à la rupture et module longitudinal en flexion statique (essais 3 points) : σr = 80
B B B
est associé aux pores avec des prolongements aliformes, anastomosés, formant parfois de longues
bandes en limite d’accroissement ; les rayons ligneux sont de deux tailles, les uns 3 à 8-seriés, les
autres 1-sérié, au nombre de 4 à 8 par mm, de structure hétérogène. Les fibres sont longues de 1400 à
1550 µm, larges de 30 à 35 µm avec des parois (2p) épaisses de 12 à 16 µm. Présence de lignes de
canaux traumatiques incluses dans des bandes tangentielles de parenchyme.
Propriétés (Vochysia guianensis Aubl.)
Plage de densité à 12 % d’humidité : 0,54-0,72 ; Coefficient de retrait Volumique moyen : 0,55.
Retrait Tangentiel total moyen : 12,4 % ; Retrait Radial total moyen : 4,6 %.
Propriétés mécaniques moyennes à 12 % d’humidité : Contrainte à la rupture en compression axiale : 59 MPa ;
Contrainte à la rupture et module longitudinal en flexion statique (essais 3 points) : σr = 130 MPa, El = 11500
B B B B
MPa.
Usinage : facile, parfois pelucheux.
Durabilité : faible résistance vis à vis des termites du bois sec et des autres insectes xylophages, moyennement
résistant aux champignons, classe de risques biologiques couverte : 1 à 2.
Imprégnabilité : faible.
Utilisations recommandées : contre-plaqués, menuiseries intérieures.
Provenance de la poutre prélevée : piste de Counamama.
II-33
II - 1.2.4. Grignon franc
Nomenclature de l’échantillon
Nom scientifique : Ocotea rubra Mez
Famille : Lauracées
Noms vernaculaires guyanais et des pays limitrophes : Grignon rouge,
Louro vermelho (B), Wana (S), Determa (G), Laurier cannelle (Trinité).
Description de l’arbre
• Grand arbre muni d’un fût pouvant mesurer jusqu’à 25 mètres de haut et de 50 à 100 (130) cm de
diamètre possédant fréquemment des contreforts courts et épais à la base.
• L’écorce est grise, un peu rougeâtre avec de nombreuses lenticelles en relief ; elle s’exfolie en
grandes écailles (plusieurs dizaines de centimètres) qui se soulèvent à la base. La tranche de l’écorce
est très épaisse (12 à 25 mm), de couleur rouge avec de petites zones blanchâtres.
• Les feuilles sont entières, alternes, groupées à l’extrémité des rameaux, coriaces, elles mesurent de 7
à 15 cm de long et de 3 à 6 cm de large, très cunéiformes à la base, arrondies et souvent émarginées
au sommet.
• Le fruit est une petite graine qui devient noirâtre à maturité.
Type de dissémination usuelle : endozoochorie
Dessin du rameau et du fruit par J. THIEL.
voisinage des pores, on observe d’assez nombreuses cellules à huile. Le parenchyme est associé aux
pores en manchon, anastomosé obliquement entre vaisseaux voisins. Les rayons ligneux sont 2 à 3-
seriés, au nombre de 5 à 7 par mm, de structure homogène. Les fibres sont longues de 1500 à 2000
µm, larges de 35 à 43 µm avec des parois (2p) épaisses de 15 à 20 µm.
Propriétés
Plage de densité à 12 % d’humidité : 0,56-0,74 ; Coefficient de retrait Volumique moyen : 0,54.
Retrait Tangentiel total moyen : 10,3 % ; Retrait Radial total moyen : 4,6 %.
Propriétés Mécaniques Moyennes à 12 % d’humidité : Contrainte à la rupture en compression axiale :
48 MPa ; Contrainte à la rupture et module longitudinal en flexion statique (essais 3 points) : σr = 108
B B B B
Remarque : on distingue deux formes (génotypes ?) d’Angélique, Angélique rouge ou franc avec un
bois foncé, marron violacé et un aubier de 1 à 6 cm d’épaisseur souvent cannelé en surface ; et
l’Angélique gris ou blanc dont le bois est plus clair et l’aubier plus large (BERTIN, 1920). Notre
échantillon correspondait à un Angélique rouge avec un aubier inférieur à 2 cm pour un diamètre de la
bille de 80 cm.
diamètre accolés en files radiales. Les pores sont fréquemment obstrués par des dépôts blanchâtres. Le
parenchyme est associé aux pores en manchon et anastomosé tangentiellement en lignes onduleuses
plus ou moins continues. Les rayons ligneux sont 2 à 3-seriés, au nombre de 6 à 9 par mm, de
structure hétérogène ; ils sont le plus souvent étagés (2 à 3 étages par mm), dans notre échantillon, ils
sont plutôt échelonnés. Les fibres sont longues de 1500 à 1700 µm, larges de 25 à 30 µm avec des
parois (2p) épaisses de 10 à 15 µm.
Propriétés
Plage de densité à 12 % d’humidité : 0,72-0,89 ; Coefficient de retrait Volumique moyen : 0,55.
Retrait Tangentiel total moyen : 9 % ; Retrait Radial total moyen : 5,4 %.
Propriétés Mécaniques Moyennes à 12 % d’humidité : Contrainte à la rupture en compression axiale :
71 MPa ; Contrainte à la rupture et module longitudinal en flexion statique (essais 3 points) : σr = 172 B B B B
Fréquence en scierie (données de 1988 à 1992) : environ 0,7 % du volume total exploité.
pores, aliforme, souvent anastomosé en formant de larges bandes reliant les pores. Les rayons ligneux
sont 3 à 5-seriés, au nombre de 4 à 6 par mm, leur disposition est parfois échelonnée ou étagée. Les
fibres sont longues de 1600 à 2000 µm, larges de 29 à 33 µm avec des parois (2p) épaisses de 21 à 25
µm.
les éléments de vaisseaux sont séparés par des perforations en grille de 10 à 25 échelons. Le
parenchyme est rare et essentiellement juxtavasculaire. Les rayons ligneux sont 1 à 2-seriés, au
nombre de 8 à 10 par mm, ils sont hétérocellulaires. Les fibres sont longues de 1900 à 2200 µm, larges
de 27 à 36 µm avec des parois (2p) épaisses de 20 à 23 µm.
Propriétés
Plage de densité à 12 % d’humidité des sous espèces : 0,79-1,10 ; Coefficient de retrait Volumique
moyen : 0,67.
Retrait Tangentiel total moyen : 10 % ; Retrait Radial total moyen : 7 %.
Propriétés Mécaniques Moyennes à 12 % d’humidité : Contrainte à la rupture en compression axiale :
90 MPa ; Contrainte à la rupture et module longitudinal en flexion statique (essais 3 points) : σr = 200
B B B B
Fréquence en scierie (données de 1988 à 1992) : environ 1,2 % du volume total exploité.
Description de l’arbre
• Grand arbre muni d’un fût pouvant mesurer jusqu’à 20 mètres de haut et de 40 à 100 cm de diamètre.
Les 4 à 5 premiers mètres du tronc sont de conformation irrégulière avec souvent de profondes
cannelures. Ces cannelures sont dues à une différence d’activité cambiale. L’activité cambiale est
intense sur les côtes, alors quelle est très réduite ou nulle au fond des cannelures (DETIENNE,
1995). Les contreforts sont dans le prolongement des côtes, ils s’écartent peu du pied en se
subdivisant.
• L’écorce est brune, relativement lisse, légèrement fissurée, avec quelques lenticelles éparses. La
tranche de l’écorce (3 à 10 mm) est blanc ocré.
• Les feuilles sont alternes, composées et imparipennées. Les folioles au nombre de 7 à 9 par feuille,
sont entières, arrondies à la base et aiguës et acuminées au sommet. Elles mesurent de 2,5 à 4 cm de
large pour 7 à 15 cm de long.
• Le fruit est une gousse piriforme verdâtre, couvert d’une pubescence roux-jaunâtre.
Type de dissémination usuelle : synzoochorie
Dessin du rameau par J THIEL et du fruit par W. H. A. HEKKING
entre pores voisins. Les rayons ligneux sont 2 à 3-seriés, au nombre de 6 à 7 par mm, de structure
homogène. Les fibres sont longues de 1200 à 1500 µm, larges de 19 à 22 µm avec des parois (2p)
épaisses de 14 à 16 µm.
Propriétés
Plage de densité à 12 % d’humidité : 0,84-1,07 ; Coefficient de retrait Volumique moyen : 0,65.
Retrait Tangentiel total moyen : 6,9 % ; Retrait Radial total moyen : 4,4 %.
Propriétés Mécaniques Moyennes à 12 % d’humidité : Contrainte à la rupture en compression axiale :
83 MPa ; Contrainte à la rupture et module longitudinal en flexion statique (essais 3 points) : σr = 210
B B B B
serratifolia Nichols., ils sont obstrués par un dépôt jaune verdâtre de lapachol qui est une
naphtoquinone inhibitrice des processus respiratoires). Le parenchyme, peu abondant, est associé aux
pores, formant parfois deux courts prolongements latéraux. Les rayons ligneux sont 1 à 3-seriés, au
nombre de 7 à 10 par mm, de structure homogène ; ils sont étagés ( de 4 à 5 étages par mm). Les fibres
sont longues de 900 à 1200 µm, larges de 15 à 18 µm avec des parois (2p) épaisses de 11 à 14 µm.
Propriétés (Tabebuia serratifolia Nichols.)
Plage de densité à 12 % d’humidité : 0,96-1,19 ; Coefficient de retrait Volumique moyen : 0,68.
Retrait Tangentiel total moyen :8 % ; Retrait Radial total moyen : 6,5 %.
Propriétés Mécaniques Moyennes à 12 % d’humidité : Contrainte à la rupture en compression axiale :
106 MPa ; Contrainte à la rupture et module longitudinal en flexion statique (essais 3 points) : σr = 240
B B B B
sur pied.
Fréquence en scierie (données de 1988 à 1992) : inférieur à 0,05 % du volume total exploité.
Description de l’arbre
• Le Boco est un arbre assez petit dont le fût ne dépasse jamais 20 mètres. Le diamètre de la bille est
compris entre 40 à 70 cm. Il n’y a pas de contreforts à la base, le fût est parfois légèrement cannelé.
• L’écorce est brune avec des taches grises et verdâtres, légèrement fissurée longitudinalement. Cette
écorce s’exfolie par plaques minces et irrégulières. La tranche de l’écorce est peu épaisse de 3 à 4
mm, marron jaunâtre, elle exude un peu de liquide rougeâtre.
• Les feuilles sont simples, arrondies à la base et obtuse au sommet. Elles sont de dimensions très
variables de 3 à 11 cm de large pour 5 à 20 cm de long.
• Le fruit est une gousse libérant à maturité une graine attachée à la gousse par un long funicule
filiforme pouvant atteindre 1 mètre de long.
Type de dissémination usuelle : endozoochorie et synzoochorie
Dessin du rameau par J. THIEL et du fruit par M.G.M. van ROOSMALEN
associé aux pores, de forme losangique, très courtement ou très longuement aliforme et anastomosé
tangentiellement. Présence de lignes terminales continues. Les rayons ligneux sont étagés, 1 à 2-
seriés, au nombre de 10 à 15 par mm, de structure homogène. Les fibres sont longues de 1200 à 1400
µm, larges de 19 à 21 µm avec des parois (2p) épaisses de 16 µm en moyenne.
Propriétés
Plage de densité à 12 % d’humidité : 1,15-1,31 ; Coefficient de retrait Volumique moyen : 0,84.
Retrait Tangentiel total moyen : 12 % ; Retrait Radial total moyen : 7,7 %.
Propriétés Mécaniques Moyennes à 12 % d’humidité : Contrainte à la rupture en compression axiale :
117 MPa ; Contrainte à la rupture et module longitudinal en flexion statique (essais 3 points) : σr = 251
B B B B
NB : Dans la version papier sont présentes des planches anatomiques et macroscopiques des espèces utilisées
II-41
II-42
éprouvettes d’essais. On obtient ainsi environ 250 éprouvettes, seulement 120 (40 x 3) sont utilisées pour les
essais. Soit en tout 1200 éprouvettes débitées pour les essais mécaniques.
5
TPLes critères de sélection sont : l’absence de défaut (comme les coups de vent par exemple), et la meilleure
PT
T
R
MESURES PHYSIQUES
DENSITEA12%
RETRAITSLINEAIRES
RETRAITSVOLUMIQUES
20ECHANTILLONSPARPOUTRE
ESSAIS DE DEROULAGE
SANS BARRE DE PRESSION
10 ESSENCES
MESURE DE 7 PASSES D’USINAGE
L’INFRADENSITE 4 à 6 TEMPERATURES D’ESSAIS
3 REPETITIONS
~ 1000 ESSAIS
ESSAIS MECANIQUES
MESURE DE L’ANGLE
DE FROTTEMENT
« φ » POUR LES 10
ESSENCES
ESSAI DE ESSAI DE ESSAI DE
COMPRESSION TENACITE CISAILLEMENT
R L R ESSAIS D’ENFONCEMENT
L T L DE LA BARRE DE
PRESSION
T R T 3 ESSENCES
10 ESSENCES 10 ESSENCES 10 ESSENCES 6 NIVEAUX DE PENETRATION
12 TEMPERATURES 12 TEMPERATURES 12 TEMPERATURES 4 TEMPERATURES D’ESSAIS
3 REPETITIONS
(25-30-35-40-45-50-55-60-65-70-75-80°C) (25-30-35-40-45-50-55-60-65-70-75-80°C) (25-30-35-40-45-50-55-60-65-70-75-80°C)
3 REPETITIONS 3 REPETITIONS 3 REPETITIONS = 216 ESSAIS
= 360 ESSAIS = 360 ESSAIS = 360 ESSAIS
II-44
II - 3. Résultats des mesures physiques
Sur chaque barrette servant à débiter les éprouvettes d’essais mécaniques, nous avons prélevé un
échantillon parallélépipédique afin de mesurer les densités et les retraits. Soit une vingtaine d’échantillons pour
chacun des dix arbres (nous n’avions qu’un arbre par essence).
volumique :
DensitéH ~ ρH = MasseH / VolumeH B B où H est l’humidité en %
B B B B B B
Infradensité ID
La notion d’infradensité est définie de la façon suivante :
ID ~ ρID = Masseanhydre / Volumesaturé
B B B B B B
Retrait linéaire R et T
Le retrait apparaît dès que l’humidité du bois devient inférieure au point de saturation des fibres.
Dans un bois vert contenant une quantité importante d’eau, cette dernière se trouve dans les parois cellulaires
(eau liée) et dans le lumen des cellules (eau libre). Le retrait se manifeste au-dessous du point de saturation des
fibres lorsque l’eau libre a été évacuée lors du séchage. Le retrait est donc engendré par le mouvement de l’eau
liée qui se trouve dans les parois cellulaires.
Les retraits linéaires correspondent aux variations de dimension du matériau dans les trois directions du
repère RTL. Les retraits linéaires totaux représentent les variations dimensionnelles du bois entre l’état saturé et
l’état anhydre. Ils s’expriment sous la forme :
Retrait linéaire Total (%) = [(Dimensionsaturée- Dimensionanhydre)/ Dimensionsaturée].100 B B B B B B
Il correspond à la variation volumique du bois lorsque son humidité varie de 1 %. Nous l’avons calculé
entre l’état sec à l’air (~ 12 % d’humidité) et l’état anhydre :
αV= [(VolumeH - Volumeanhydre)/( Volumesaturé x H)].100
B B B B B B B B
-d- La dernière méthode estime le volume saturé en mesurant le poids du volume d’eau déplacé par
l’éprouvette totalement immergée.
Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients :
-a- La première méthode est rapide mais nécessite un échantillon d’une géométrie parfaite. De plus elle exige
trois mesures, l’incertitude sur la mesure du volume est donc multiplié par trois.
-b- La seconde méthode est une méthode de référence. Outre la toxicité du mercure, elle est essentiellement
handicapée par un temps de manipulation long et une attention soutenue. De plus, des micro-billes de
mercure pénètrent dans les vaisseaux dont le diamètre est supérieur à 100 μm, ce qui perturbe les mesures
ultérieures 7 .
TPF6F FPT
-c- La troisième méthode convient bien pour de petits échantillons. Les échantillons plus volumineux ou
certaines espèces (Dodomissinga, Epicéa...) sont plus longs et plus difficiles à saturer totalement.
-d- La dernière méthode est rapide et précise. Toutefois, comme la méthode précédente, elle nécessite un
égouttage ou un essuyage rigoureusement identique pour chaque échantillon.
Dans l’ensemble, si l’on tient compte de leurs particularités, les quatre méthodes se valent et sont très
liées entre elles. Toutefois, la dernière méthode qui estime l’inverse de la poussée d’Archimède, nous semble
être la plus pratique et la plus fiable. C’est donc celle-ci que nous avons retenue par la suite.
II - 3.2.2. Résultats
Pour l’ensemble des essences, la densité moyenne à 12 % se situe dans la plage de variation donnée par
la littérature (bien que fréquemment à une des extrémités de cette plage). Alors que la densité à 12 % se distribue
assez régulièrement dans notre gamme de densité ; Nous remarquons que l’infradensité du Grignon, de
l’Angélique et du Bois rouge se suivent de très près. Les propriétés mécaniques du bois humide de ces trois
essences doivent donc être, en principe assez proches.
Tableau II - -1 Densités moyennes des dix espèces étudiées (20 échantillons par essence):
Nom commun Densité anhydre Densité à 12% InfraDensité Danh -ID
8
Moyenne Ecart-type Moyenne Ecart-type Moyenne Ecart-type ID
TPF7F FPT
6
TPLes macromolécules de cellulose ont une densité d’environ 1.58, les macromolécules de lignine ont une densité
PT
comprise entre 1.38 et 1.41. La densité de la matière ligneuse varie donc en fonction des proportions de lignine
et de cellulose mais aussi en fonction des autres macromolécules (pentosanes) et des extractibles aux solvants
(résine, cires, graisses, polyphénols...) qui peuvent parfois être en quantité non négligeable dans les bois
tropicaux (jusqu’à 20 % pour le Wacapou). Toutefois, pour simplifier nous utiliserons pour le calcul une densité
de la matière ligneuse de 1.50. Le volume saturé est alors égal à la somme du poids d’eau (eau libre + eau liée)
contenue dans l’éprouvette et du poids de la matière ligneuse de cette éprouvette : (Psat -Panh)+(Panh/1.5), où Psat
B B B B B B B B
est le poids saturé de l’éprouvette et Panh son poids anhydre (d’après KOLLMANN 1984).
B B
7
TPNous avons constaté qu’en tapotant sur une paillasse des échantillons de Boco saturés à la cloche à vide et dont
PT
le volume avait été mesuré au voluménomètre à mercure, il en sortait de nombreuses microbilles de mercure
dont le diamètre était inférieur à 100 μm.
8
TPL'écart type est une mesure de la dispersion des valeurs expérimentales par rapport à la moyenne de la
PT
n∑ x 2 − (∑ x)
2
σx =
n( n − 1)
II-46
Grignon 0.70 0.046 0.73 0.045 0.59 0.028 17%
Angélique 0.72 0.034 0.75 0.031 0.61 0.020 16%
Saint-Martin jaune 0.72 0.017 0.77 0.018 0.65 0.019 12%
Bois rouge 0.77 0.038 0.82 0.037 0.60 0.015 27%
Wacapou 0.89 0.035 0.94 0.031 0.79 0.015 13%
Ébène verte 1.00 0.013 1.07 0.013 0.90 0.010 11%
Boco 1.14 0.018 1.18 0.033 0.92 0.013 24%
Remarquons encore l’importante différence de classement entre la densité à 12 % du Bois rouge et son
infradensité. Cette particularité fait de son bois un matériau relativement différent à l’état vert et à l’état sec à
l’air.
L’écart de variation entre la densité anhydre et l’infradensité exprimée par le rapport
Vanh −
Panh Panh
Danh − ID Vsat ⇒ Vsat − Vanh permet d’appréhender sans mesurer le retrait,
⇒
ID Panh Vanh
Vsat
les essences à fort retrait comme le Bois rouge, le Moutende Kouali, Yayamadou marécage ou Boco.
d’humidité de stabilisation des échantillons, toutes essences confondues, est de 10,27 % à 11,50 %. L’état
anhydre est obtenu lorsque le poids de l’échantillon s’est stabilisé dans une étuve à 102 °C.
Le coefficient de retrait volumique est calculé à partir des mesures faites au palmer, entre l’état sec à
l’air et l’état anhydre.
9
TPLes conditions climatiques moyennes de Guyane (T = 26 °C et H = 86 %) font qu’un échantillon de bois abrité
PT
à l’extérieur, se stabilise à environ 20 % d’humidité relative. Toutefois suivant la saison, la section et nature du
bois considéré, cette humidité peut varier de 14 à 21 %. Dans une pièce climatisée en permanence, où l’humidité
est d’environ 50 % et la température est en moyenne de 23 °C, le bois se stabilise entre 9 et 10 % d’humidité.
II-47
Yayamadou marécage 14.2% 0.9% 5.7% 0.6% 24% 2.0% 0.62 0.05 38% 2.49
Moutende Kouali 15.5% 1.2% 5.9% 0.4% 26% 2.3% 0.70 0.02 37% 2.63
Grignon 10.1% 1.3% 4.1% 0.5% 16% 2.2% 0.57 0.05 28% 2.46
Angélique 9.4% 0.7% 4.5% 0.5% 16% 1.5% 0.48 0.06 33% 2.10
Saint-Martin jaune 7.1% 0.3% 4.1% 0.1% 12% 0.4% 0.58 0.01 21% 1.72
Bois rouge 14.7% 1.3% 7.5% 0.9% 27% 3.1% 0.59 0.06 46% 1.96
Wacapou 7.0% 0.5% 4.8% 0.5% 13% 1.1% 0.64 0.04 21% 1.45
Ébène verte 4.7% 0.2% 5.0% 0.2% 11% 0.5% 0.56 0.02 19% 0.94
Boco 12.0% 0.4% 8.7% 0.6% 25% 1.1% 0.90 0.06 28% 1.38
♦ Notons sur ce tableau que les coefficients de retraits volumiques du Bois rouge, de l’Ebène verte et du
Saint-Martin jaune sont très proches (0.59, 0.56, 0.58), alors que le retrait volumique total du Bois rouge (27 %)
est plus de 2 fois plus élevé que celui de l’Ebène verte (11 %) ou du Saint-Martin jaune (12 %). L’explication de
cette discordance s’explique par la variabilité spécifique de S (humidité au point de saturation des fibres). En
effet l’humidité calculée au point de saturation des fibres est d'environ 20 % pour l’Ebène verte ou le Saint-
Martin jaune et elle est supérieure à 40 % pour le Bois rouge.
Ces remarques révèlent la nécessité d’une détermination précise de S et plus globalement, elles
soulèvent l’importance d’une meilleure connaissance de l’évolution des retraits lorsque l’humidité varie de S à
l’état anhydre.
♦ En traçant la courbe des retraits linéaires en fonction de la densité à 12 %, on s’aperçoit que le retrait
radial est lié à la densité (le coefficient de corrélation r est de 0,68***) alors que le retrait tangentiel ne l’est pas
P P
(r = -0.06 NS). Cette remarque reste valable si l’on considère l’ensemble des essais du CTFT sur les essences
guyanaises (II - -22).
Figure II - -1 Retraits radiaux et tangentiels totaux en fonction de la densité à 12%, sur nos essences (à gauche)
et sur les données guyanaises du CIRAD (à droite) en gris retrait tangentiel en noir retrait radial.
18% linéaires totaux
Retraits 18 Retraits linéaires totaux
2 x (172 pts) Dodomisinga 2 x (345 pts)
%
16% 16
Yayamadou
14% Moutende Kouali 14
12% Grignon 12
ESSAIS MECANIQUES
III-50
Ailette de refroidissement
Thermoplongeur
Tige filetée
Eau
Cuve Makrolon
avec le bâti d’essai. L’étalonnage des capteurs de déplacement est fait avec un comparateur Mitutoyo à aiguille
dont la précision est de 5 μm. La linéarité des capteurs LVDT équivaut à +/- 1 % de l’étendu de mesure, leur
sensibilité est de 0,01 mm.
Pour réaliser les essais nous avons utilisé 3 capteurs de force à jauges de différentes sensibilités :
III-51
- un capteur de 5000 daN et un capteur de 500 daN de type FN 300 TC de marque FGP
Instrumentation, ces capteurs ont été étalonnés à l’aide d’un anneau dynamométrique de 1000 daN,
leur linéarité équivaut à +/- 0.1 % de l’étendue de mesure,
- un capteur de 200 daN de type AC 200 et de marque SEDEME étalonné avec une série de poids de
5 kg et dont la linéarité équivaut à 0.14 % de l’étendue de mesure.
Le Bâti d’essai se compose d’une plaque en inox de 20 mm x 120 mm x 300 mm sur laquelle sont
vissées, diamétralement opposées par rapport au centre, 2 tiges filetées en Inox de 300 mm de long, munies à
leur extrémité d’une pastille métallique en contact avec les palpeurs des capteurs LVDT (III - -2).
-20
-40
-60
Dérive en daN
-80
Figure III - -2 Comparaison des raideurs entre le bâti et les 3 types d’essais mécaniques à 25°C, pour l’essence
testée ayant les propriétés mécaniques les plus élevées : l’Ebène verte.
3000
Force en daN
Bâti=17924 DaN/mm
2500
2000
Compression=3750 DaN/mm
1500
Déplacement en mm
0
0 1 2 3 4 5 6 7
capteur de force lors des essais. Nous nous sommes alors limités à des cubes
de 30 mm de coté.
L’éprouvette est centrée et maintenue en place par deux pièces
cylindriques en inox légèrement fraisées. Une pièce en laiton permet de
ralentir la conduction thermique entre les pièces immergées et le capteur
(Figure III - -4).
Lors de l’essai, le déplacement maximal en compression est de 7 mm. Il correspond à une déformation
de 23%. La vitesse d’essai est de 0.5 mm/mn soit 278 microdéformations par seconde (μdef/s), la durée de
l’essai est de 14 mn. Les efforts mesurés varient de 300 à 2400 daN entre l’essence la moins dense et l’essence
la plus dense. Nous avons utilisé le capteur de 5000 daN pour ces essais. En plus des 3 essais de compression
radiale par température et par essence, nous avons fait trois essais de compression tangentielle à 30°C pour
chaque espèce.
Le montage du dispositif sur rotule permet de limiter les défauts de parallélisme lors de la mise en place
des éprouvettes. Toutefois nous le verrons par la suite, la rotule peut amplifier les déformations de biais et être à
phase de densification est lui aussi, assez bien corrélé à la porosité (FRANÇOIS, 1992) et à la densité (la
porosité et une fonction de la densité : porosité = 1 - [ densité anhydre/densité de la matière ligneuse]) car elle
exprime la déformation nécessaire à l’écrasement de toutes les cellules de l’éprouvette.
25
CO NTRAINTE EN MPa
Parois
10
cellulaire
c
σ5 y
f
e DEFO RMATIO N e n %
0
0% εy 10% 20% 30% 40% 50% 60%cε
GRIL et NORIMOTO (1993) décrivent ces phénomènes et proposent une modélisation de la courbe de
compression radiale basée sur de nombreux essais de LIU, NORIMOTO, MOROOKA (1993). Le modèle sépare
la courbe en deux parties par rapport au premier coude définit par la contrainte σy et la déformation εy (III - -8).
B B B B
Dans la première partie la contrainte σ est une fonction linéaire de la déformation ε et du module de
compression radiale Er. Dans la seconde partie, intervient entre autre la densité spécifique de l’espèce ρ par
B B
ε < εy B σ = ε Er B B
εd
ε > εy σ /σy = 1 + C ( − 1)
εd - (ε - ε y )
B B B B
où εd = 1 - K(ρ/ρs)
B B B B
σy en fonction de la densité. Le modèle est basé sur de nombreux essais réalisés sur 14 espèces dont la densité
B B
anhydre varie de .0,1 à 1,3. A 20°C et pour des éprouvettes à 12 % d’humidité. Les ajustements sont les suivants
:
Er (kg/cm²) = 12150ρo2 - Aρo +B B B B PB P B B
FRANCOIS (1992) a fait le même type d’ajustement sur une dizaine d’essences dont la densité à 12 %
est comprise entre 0,1 et 0,6. Il propose aussi une relation du type parabolique entre la contrainte au premier
coude σy et la densité : B B
décroissance importante de la
20
H=12% T=25°C
contrainte au premier coude σy et du B B
H>PSF T=25°C
module Er. Les coefficients de B B
H>PSF T=80°C
proportionnalité entre les essais à 12
15
% d’humidité, les essais sur du bois
humide à 20°C et les essais sur du bois
10 humide à 100°C, sont de 10:6:2 pour
σy et de 10:5:1 pour Er. B B B B
5
Nous avons réalisé des essais de
DEFORMATION en %
compression tangentielle sur des
0 échantillons de Simarouba (Simarouba
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70%
amara), dont les dimensions étaient
24T x 40R x 40L mm3 et la densité à P P
12 % de 0,41, dans trois conditions différentes : à 12 % d’humidité à 25°C (A), saturé à 25°C (B) et saturé à
80°C (C). Les coefficients de proportionnalité entre ces 3 essais sont respectivement (A:B:C) : 10:3,3:1,6 pour
Ete et 10:5,3:2,3 pour σy (Figure III - -10).
B B B B
III-56
III - 2.4. Paramètres mesurés
Avant-propos Le but du protocole est d’évaluer l’influence de la température sur les 3 types d’essais
mécaniques réalisés. Nous ne cherchons pas à donner les grandeurs physiques exactes caractérisant les bois
utilisés (comme les modules transverses par exemple), les essais réalisés ne sont ni normalisés ni conventionnels
pour déterminer ces grandeurs. De plus, ils font souvent apparaître des concentrations de contraintes
difficilement estimables. Toutefois, dans la mesure du possible, dans un souci d’homogénéité et afin de pondérer
les valeurs mesurées, nous avons ramené nos variables décrivant les essais, à des valeurs équivalentes aux
grandeurs techniques classiques.
GIBSON et ASHBY (1988) définissent deux types de déformation suite à une compression. Une
déformation homogène diffuse sur tout le volume de l’éprouvette et une déformation non linéaire qui provoque
l’apparition de plan de contraintes préférentielles (bandes de cisaillement). Une déformation homogène est
cependant beaucoup plus difficile à réaliser expérimentalement et, dans nos essais de compression radiale, nos
éprouvettes étant trop élancées, nous l’avons rarement observé. Le comportement des essences les moins denses
utilisées se rapproche d’une déformation homogène et la courbe contrainte déformation est proche de la courbe
type (III - -11). Toutefois, l’apparition fréquente d’une petite bande d’effondrement proche d’un des deux mors
provoque sur la courbe une petite baisse de contrainte. Pour les essences plus denses, l’apparition de bandes de
cisaillement entraîne une rupture de l’éprouvette, souvent avant le début du palier de flambement mais parfois
après ce palier, comme c’est le cas pour le Boco (III - -12). La déformation hétérogène du bois est souvent
comparée aux déformations observées en mécanique des sols, qui font intervenir des surfaces à fortes
discontinuités cinématiques : « les surfaces de glissement » (FRANCOIS 1992). Une représentation schématique
des deux types de déformation observés est donnée par la Figure III - -13.
Figure III - -14 Les deux types de déformation : Remarque : La rupture en cisaillement est
de moins en moins visible quand la
température augmente, le matériau étant
plus déformable. La rupture est très peu
marquée chez certaines espèces, comme le
Bois rouge et le Saint-Martin jaune. Ce
dernier possède des bandes assez larges de
parenchyme tangentiel qui supportent sans
doute des déformations plus élevées que
les fibres.
Les « descripteurs » de l’essai de
compression que nous avons retenus sont
les suivants :
- Le premier correspond à la pente de la
partie élastique. Il est ramené à un module
équivalent, appelons-le Ere, il est défini par B B
correspondante.
- Dans le cas d’une déformation homogène, nous avons défini une contrainte au premier coude de la courbe σy B B
et εy la déformation en ce point (Figure III - -15). Le point (εy, σy) est déterminé comme suit : la contrainte σy est
B B B B B B B B
Dans le cas d’une déformation hétérogène, nous avons remplacé la contrainte au premier coude et la
déformation au premier coude, par la contrainte à la rupture σr et la déformation correspondante εr. Dans tous B B B B
les cas, nous avons calculé les aires sous la courbe S1, S2 et S3 correspondant respectivement à 6,67%, 13,33% et
B B B B B B
20% de déformation, soit un déplacement de 2, 4 et 6 mm. Nous définissons alors l’énergie de compression
Wε% à 6,67%, 13,33% et à 20% de déformation, correspondant à une énergie par unité de volume et défini par
B B
la formule suivante :
Sε% 1 δx
Wε % = = ∫ Fd δ en kJ/m3
V V 0
P P
où δ est déplacement en m,
δx le déplacement à 2, 4 ou 6 10-3 m,
B B P P
F la force en N.
V le volume initial de l’éprouvette en m3. P P
III-57
Figure III - -16 Paramètres descripteurs des courbes de compression
10
CONTRAINTE EN MPa Déformation hétérogène
Ere
σr Ere Déformation homogène
8
F
6
σy
4
S1 S2 S3
DEFORMATION en %
0
0% εr εy 5% 10% 15% 20%
Ce résultat que l’on retrouve sur l’ensemble des résultats expérimentaux et qui est confirmé par l’important
pourcentage d’erreur des tests de répétabilité, peut avoir plusieurs raisons. Il peut être dû soit à un mauvais
centrage de l’éprouvette qui provoque un écrasement en biais, soit à un « parasitage » du dispositif
expérimental.
plus grand que le coefficient de poisson νTR (contrainte tangentielle, élongation radiale). GUITARD (1987)
B B
propose d’ailleurs pour un feuillu moyen un νRT = 0,67 et un νTR = 0,38. Les deux dernières remarques nous
B B B B
laissent supposer que ce sont les rayons ligneux qui, orientés radialement, entraînent un comportement différent
et une rigidité supérieure en compression radiale.
b - Plus la densité est élevée plus les courbes de compression radiale et tangentielle sont proches.
c - Pour la plupart des essences, la pente élastique est plus faible en compression tangentielle qu’en compression
radiale (pour le Wacapou et pour l’Ebène verte, les pentes radiales et tangentielles sont quasiment égales).
d - L’anisotropie Ete/Ere est d’autant plus forte que la densité est faible.
e - Les courbes des propriétés mécaniques en fonction de l’infradensité des différentes essences, sont assez
proches en compression radiale et en compression tangentielle. Toutefois si l’on fait une régression linéaire sur
ces courbes (propriétés mécaniques = f(ID)), la pente de la droite de régression est toujours plus grande pour les
essais de compression tangentielle.
f - Certaines essences comme le Yayamadou marécage ou le Moutende Kouali ont une courbe de compression
tangentielle beaucoup plus faible que la courbe de compression radiale. Pour tenter d’expliquer ce phénomène, il
semblerait intéressant de quantifier soit en volume, soit en quantité de matière ligneuse la proportion de rayons
ligneux par rapport à l’ensemble des autres tissus.
Comparaison entre l’anisotropie élastique Ete/Ere et l’anisotropie du retrait Rt/Rr tableau III - -1
Tableau III - -1 Valeur de l’anisotropie élastique et On observe une assez bonne corrélation entre
l’anisotropie des retraits entre 30 et 12% d’humidité. l’anisotropie des modules équivalents Ete/Ere et
Essences ID Rt/Rr Ete/Ere l’anisotropie du retrait Rt/Rr (Figure III - -22).
Parkia 0.20 4.54 0.51 L’anisotropie du retrait est aussi corrélée avec
Virola 0.35 3.27 0.27 l’anisotropie des autres descripteurs de l’essai : énergies
Vochysia 0.50 3.12 0.42 de compression, contrainte au premier coude. D’après le
nuage de points, il est possible d’ajuster une courbe de
Ocotea 0.58 2.87 0.70
tendance dont l’équation est une fonction logarithme et
Humiria 0.60 2.18 0.75
de tirer la conclusion suivante : plus la rigidité radiale
Dicorynia 0.62 2.34 0.68 est grande par rapport à la rigidité tangentielle, plus
Hymenolobium 0.66 1.72 0.56 l’anisotropie du retrait est forte et, ceci est d’autant plus
Vouacapoua 0.79 1.45 0.98 vrai que la densité est faible.
Tabebuia 0.90 0.85 1.00
Bocoa 0.91 1.48 0.77
III-59
Figure III - -23 Relation entre l’anisotropie du retrait et l’anisotropie élastique Sans vouloir alimenter les
Ete/Ere nombreuses controverses qui règnent sur
1.5 PARKIA VIROLA l’anisotropie du retrait, rappelons les 3
VOCHYSIA OCOT EA théories principales qui permettent de
DICORYNIA HYMENOLOBIUM comprendre l’hygroexpansion
HUMIRIA VOUACAPOUA
différentielle entre la direction radiale et
T ABEBUIA BOCOA
tangentielle (SKAAR 1988).
1.0 1- Une différence de macrostructure
radiale et tangentielle, présence de
rayons ligneux, alternance de couches
tangentielles de bois initial et de bois
final pour les bois tempérés.
0.5 2 - Une différence d’orientation des
microfibrilles de la couche S2 entre les
B B
150
Figure III - -24 Comparaison des essais compression radiale et
U
250
200
150
100
Yayamadou marécage
50
600
500
400
300
200
Moutende Kouali
100
800
600
400
Grignon
200
800
600
Déplacement en mm
0
0 1 2 3 4 5 6 7
III-61
1200 Force
en daN
1000
800
III - -26 Idem III - -26.
U U U
600
400 Angélique
200
1500
1200
900
600
0
1500
1200
900
600
Wacapou
300
2000
1600
1200
800
2500
2000
1500
Compression tangentielle
1000 Compression radiale
Boco
500
Déplacement en mm en mm
Déplacement
0
0 1 2 3 4 5 6 7
III-62
III - 3. Essai de cisaillement radial
L’essai de cisaillement est un essai délicat. La meilleure façon d’estimer les grandeurs techniques de
cisaillement est souvent un essai indirect de torsion ou de traction diagonale. Toutefois la méthode du cube
unique proposée par SEICHEPINE 1980, apporte certainement une bonne approximation des modules de
cisaillement.
Au-delà de la limite élastique en cisaillement, le comportement du bois est mal connu. Les essais
normalisés NF B 51 012 de type massicotage (l’effort de cisaillement ne s’exerce que sur un seul plan : le plan
de cisaillement) apportent peu d’information à ce sujet, la rupture étant très proche de la limite élastique.
Notre essai de cisaillement est un essai original mis au point à partir d’une idée de B. THIBAUT. Il
permet une assez bonne approche du cisaillement du plan radial-tangentiel à des déformations élevées.
Le bâti d’essai est le même que celui des essais de compression, le capteur de force est de 500 daN.
Le dispositif spécifique de cisaillement se compose de deux pièces en dural équipées chacune de deux
mâchoires dentées en inox bloquant l’échantillon en place.
Figure III - -27 Echantillon de L’éprouvette est donc maintenue entre un mors supérieur et un
cisaillement mors inférieur (Figure III - -29). Lors du montage de l’éprouvette,
le dispositif est calé sur un socle en dural. Ainsi la portion cisaillée
a une largeur constante de 10 mm dans la direction tangentielle. Le
volume cisaillé est donc de 10T x 20L x 40R mm3. Le jeu entre la
P P
La vitesse d’essai est de 0,3 mm/mn soit 500 microdéformations par seconde. La durée d’essai est
d’environ 10 mn. Les efforts mesurés varient de 100 à 500 daN entre l’essence la moins dense et l’essence la
plus dense.
Dans notre essai, la direction de l’effort est radiale, le plan de cisaillement est radial-longitudinal et le
parallélogramme cisaillé est radial-tangentiel.
III-63
S3
2
S2
1
S1
A ngle de cis aillement en °
0
0 2 4 6 8 10 γr 12 14 16
III-64
Cependant pour les mêmes raisons que pour l’essai de compression, nous avons ramené la pente
élastique de la courbe d’essais à un équivalent module Gre : B B
Gre =
B B τ/γ
où γ est l’angle de cisaillement en radian et τ est la contrainte à la limite élastique,
τ (MPa) = Force en N /(section cisaillée en mm2 ≈ 800 mm2) P P P P
mm, soit des angles de cisaillement de 2.3, 4.6, 9.1 degrés, calculées comme suit,
Sγ ° 1 δx
V ∫0
Wγ ° = = Fdδ en kJ/m3
V
P P
où δ est déplacement en m,
δx le déplacement à 0.4, 0.8 ou 1.6 10-3 m,
B B P P
F la force en N,
V le volume de la portion cisaillée en m3, P P
Figure III - -33 Rupture de l’éprouvette. La rupture de l’éprouvette se produit pour des déformations
assez fortes. Les fentes de rupture sont situées soit le long des mors
soit au milieu de l’éprouvette, orientées à 45° par rapport à la
direction de l’effort (Figure III - -34).
Sur une éprouvette d’Ebène verte, nous avons réalisé une série de 20 répétitions de cisaillement RT
dans le domaine élastique. Le rapport : écart-type/moyenne de la pente mesurée, nous donne un critère de
répétabilité égale à 4,5 %. Une estimation de l’erreur sur la mesure de la pente élastique est alors de +/- 4,5 % la
valeur mesurée.
Variabilité
Figure III - -35 Evolution de W2.3° en fonction de sa position sur la
B B
10%
L’infradensité qui varie de 4.5 %
par rapport à sa valeur moyenne, n’a pas
un rôle très important sur la variabilité de
5%
l’essai, puisqu’elle explique au mieux 7
% de celle-ci.
0%
W 2.3° W 4.6° Gre τr
tr γgrr
Descripteurs
Les dimensions de l’échantillon central sont de 24T x 40R x 40L mm3, une entaille centrale de 24 mm
P P
de long et de 1 mm de large est faite à la scie à ruban dans le plan TL. Les directions des plans de collage sont
TL pour l’échantillon et RT pour les bras (Figure III - -41).
Le dispositif de flexion est différent des dispositifs précédents. Il se compose de deux points d’appuis
distants de 24 cm. L’un des appuis est une bille en acier de 25 mm de diamètre et l’autre est un rouleau en dural
de 15 mm de diamètre. Ce système permet de corriger les éventuels défauts de parallélisme entre les bras et
l’éprouvette. La force est appliquée au centre de l’éprouvette par une bille en acier de 25 mm de diamètre
(Figure III - -43). Le capteur utilisé est le capteur de 200 daN. Le déplacement du plateau est mesuré par les
capteurs LVDT de la même manière que pour les autres essais.
Lors de l’essai, la vitesse de montée de la traverse est de 0,3 mm/mn. A température ambiante la rupture
intervient dans les 3 mn. A partir de 3 mm de déplacement (la rupture a lieu entre 1 et 2 mm suivant la
température), la vitesse augmente à 2 mm/mn. Nous n’avons que très rarement observé une rupture totale des
deux parties de l’éprouvette, ceci pour deux raisons :
- dans le milieu hygrothermique de l’essai, le ligament qui retient les deux parties de l’éprouvette
ensemble est beaucoup plus souple et déformable,
- dans un essai « normal » (à l’air), c’est le poids propre de l’éprouvette qui provoque la séparation
des deux morceaux de l’éprouvette, dans notre cas, au poids propre de l’éprouvette s’oppose la
poussée d’Archimède, la force appliquée sur le ligament est donc très faible par rapport à sa
« déformabilité ».
III-67
Fort de ces remarques, nous avons arrêté l’essai lorsque la force mesurée pour le point n(x,y) où x est le
déplacement et y la force, était égale à la force mesurée au point n-100. La fréquence d’acquisition est d’un
couple de mesure par seconde. Selon l’essence et la température considérées, le déplacement mesuré lors de
l’essai a varié de 10 mm à 20 mm.
Une fois l’éprouvette rompue, les deux éléments de l’échantillon testé sont séparés de leur bras
respectif. Une partie permet de mesurer l’infradensité, l’autre partie est utilisé pour la mesure de l’angle du fil et
pour l’estimation de la surface créée.
1 δx
S ∫0
G f ,I = ( F d δ + Mgδ x − Vg) en J/m2 P
Le valeur du terme : Mgδx - Vg étant négligeable par rapport à la valeur de Fdδ, nous ne l’avons pas
B B
Les autres critères que nous avons retenus pour décrire cet essai, sont la pente élastique, le déplacement
et la contrainte à la rupture.
Le déplacement à la rupture est utilisé brut et assimilé à la flèche de l’éprouvette à la rupture fr,I.
B B
Par contre, comme pour les essais précédents la pente et la contrainte à la rupture sont ramenées à des
grandeurs techniques équivalentes simplifiées.
La contrainte équivalente à la rupture σr,I est calculée comme si il s’agissait d’une poutre simple ayant
B B
calculé comme s’il s’agissait d’un essai de flexion trois points (GUITARD, 1987) ayant pour section le segment
rompu ((a-h) x b) :
F L3
Pf ,I = /10
f 4 b( a − h) 3
en (MPa)
F
où est la pente de la tangente à l’origine de la courbe d’essai en N/mm2. P P
f
Evidement Pf,I n’est pas une grandeur technique. Pour avoir une approximation de Er il faudrait tenir
B B
deux plots du dispositif d’essai. Or dans la réalité, seul l’échantillon central se déforme de façon significative et
plus particulièrement la portion de bois correspondant au ligament crée par l’entaille. De la sorte, la valeur de Pf,I B B
réel est fortement sous estimé. C’est pourquoi, arbitrairement, la valeur du module calculé a été divisée par dix
pour être du même ordre de grandeur que le module équivalent en compression, au moins pour l’essence la
moins dense.
Dans leurs travaux sur le bois de plantation de Pinus resinosa Ait., SMITH et CHUI (1994) montrent
que l’énergie de rupture en mode I est influencée par l’humidité du bois et la direction du plan orthogonale à la
rupture. L’énergie de rupture croit lorsque l’humidité du bois baisse du point de saturation des fibres jusqu’à 18
% (maximum), elle redescend ensuite rapidement lorsque l’humidité continue à baisser. L’énergie moyenne à 5
% d’humidité est d’environ 300 J/m2, à 18 % elle est de 550 J/m2 et au-dessus du point de saturation des fibres,
P P P P
elle est de 450 J/m2 . Remarquons que lorsque le bois est amené à de faibles humidités, les micro-fissures qui
P P
plan de rupture était orienté de 60° par rapport à la direction radiale. Les valeurs de Gf,I sont comparables en B B
rupture radiale pure ou tangentielle pure (Gf,I ≈ 350 J/m2). Dans le cas des bois guyanais (angiospermes,
B B P P
dicotylédones), la présence d’un contre-fil important fait que la valeur de Gf,I dans le plan de rupture RL est B B
souvent pus forte que celle mesurée dans le plan de rupture TL. Les mesures de Gf,I réalisés par I CHOUQUET B B
(com. pers) dans le plan de rupture RL, sur du bois d’Angélique, sont au moins deux fois supérieures à nos
valeurs mesurées dans le plan de rupture RL (dans les mêmes conditions d’essai).
Smith et Chui ainsi que KRETSHMANN et al (1990) ont aussi démontré que l’énergie de rupture est
liée positivement à la densité lorsque les essais sont faits sur des éprouvettes dont l’humidité relative est
III-69
inférieure au point de saturation des fibres. Par contre, si le bois est au-dessus du point de saturation des fibres,
Gf,I et la densité ne sont pas statistiquement liés (au moins dans cadre d’une étude intraspécifique).
B B
10
TP Rappelons que le contre-fil, très fréquent dans les bois tropicaux, est constitué de couches de bois orientées
PT
alternativement à droite puis à gauche par rapport à la direction longitudinale. Ces couches peuvent avoir de 0,5
à 3 cm d’épaisseur (observations faites sur les essences guyanaises fréquentes en scierie), certaines essences ont
presque systématiquement un contre-fil important comme le Caryocar glabrum, le Brosimum rubescens ou les
Bagassa sp.. Toutefois, la présence d’un contre-fil important varie fréquemment non seulement d’une espèce à
l’autre, mais souvent entre individus. Le contre-fil apporte certainement au tronc de l’arbre une meilleure
résistance mécanique à la torsion.
11
TP La longueur de la ligne brisée est la somme des normes de tous les vecteurs qui la constitue.
PT
III-71
- 4’- A titre de comparaison, nous avons représenté le profil d’un essai dont le plan de rupture était
radial-longitudinal, alors que dans nos essais, le plan de rupture était tangentiel-longitudinal
(4); le contre-fil donne au plan de rupture RL, un profil beaucoup plus sinueux.
Figure III - -55 Mesure du profil du plan de rupture.
Il semble qu’il existe deux types de rupture, un mode hétérogène et un mode homogène.
- Le mode hétérogène est caractéristique des essences de faible ou de moyenne infradensité : Grignon,
Dodomissinga, Yayamadou, Bois rouge et Angélique. La rupture adopte un profil en dent de scie d’un élément
de vaisseau à l’autre.
- Dans le mode homogène, la rupture se fait dans le même type d’élément anatomique tangentiel, soit dans une
bande de parenchyme (Saint-Martin jaune, Wacapou), soit dans une bande de fibre (Boco, Ebène verte).
Lorsque la rupture se propage sur un même plan tangentiel, le plan de rupture parait lisse et brillant et GI,f estB B
Tableau III - -4 Rapport de la longueur du profil de rupture sur la largeur du plan de rupture (TL), pour les 10
T T T
essences étudiées.
ESPECE Moyenne Ecart-type Minimum Maximum
Dodomissinga 1.07 0.04 1.03 1.27
Yayamadou marécage 1.10 0.06 1.03 1.27
Moutende Kouali 1.11 0.07 1.03 1.46
Grignon 1.26 0.07 1.15 1.43
Angélique 1.11 0.05 1.03 1.25
Saint-martin jaune 1.11 0.08 1.03 1.45
Bois rouge 1.07 0.02 1.05 1.13
Wacapou 1.10 0.06 1.03 1.30
Ébène verte 1.10 0.08 1.04 1.52
Boco 1.19 0.06 1.06 1.31
La méthode que nous avons utilisée sous-estime sans doute la véritable surface créée. Elle n’est pas
assez précise pour déceler le mode de rupture homogène, par exemple. Toutefois, elle révèle les plans de
La largeur de la ligne brisée est la distance entre le premier et le dernier point de celle-ci.
III-72
ruptures ayant un profil vraiment tourmenté, comme ceux correspondant à la colonne « maximum » du Tableau
III - -5. C’est pourquoi, dans le calcul de l’énergie de rupture Gf,I, nous avons multiplié la surface (du ligament
B B
rompu lors de l’essai) par R = longueur du profil de rupture / largeur du plan de rupture (environ 24 mm).
T
IV-73
deux échantillons étaient de façon flagrante, plus écrasés d’un coté que de l’autre.
Mise à part la déformation εy au premier coude de la courbe de compression radiale, les autres
B B
descripteurs sont très liés à l’infradensité et ceci quelle que soit la température.
La courbe de tendance la plus simple pour ajuster un nuage de points (descripteur en fonction de
l’infradensité à une température donnée) est une fonction puissance du type :
y = bxa + c.
P P
- Il n’existe pas de bois dont la densité est nulle, le bois le plus léger de la xylothèque du CIRAD Montpellier
appartient à l’espèce Aeschynomene elaphroxylon (Fabacées) et sa densité à 12 % varie entre 0,06 et 0,08
(DETIENNE com. pers.).
IV-74
- Les meilleurs ajustements réalisables à partir des données du CIRAD sur différentes propriétés mécaniques,
dans la direction longitudinale, en fonction de la densité à 12%, privilégient une équation du type y = bxa. P P
Cette courbe passe par zéro. Les ajustements 12 sont d’ailleurs très proches d’une relation linéaire.
TPF1F FPT
Nous avons testé d’abord la formule complète, puis, chaque fois que le terme constant c était petit par
rapport aux valeurs du descripteur, la formule réduite passant par l’origine.
En fait dans l’ajustement choisi : Critère = b * Infradensitéa + c, pour chaque température considérée, P P
a, b et c peuvent varier. Nous avons limité le nombre de variable à deux au maximum, b étant la variable
principale. Compte tenu des faibles variations d’allure finale des courbes, dans la fenêtre de densité considérée,
lorsque la puissance a varie, nous avons privilégié les familles de courbes, avec ce paramètre indépendant de la
température. Ainsi seul b varie en fonction de la température et l’analyse est plus simple. Les variables sont
déterminées de manière à ce que la moyenne des douze coefficients de détermination (un coefficient par
température), soit maximale. L’outil utilisé pour déterminer les variables est le solveur de Microsoft Excel
Version 5.0, il permet entre autres de fixer certaines contraintes comme c > 0 par exemple (voir annexe).
L’optimisation par le
températures solveur a donné deux familles de
T°C acst b0B B B B c0
B B R2
P P acst
B B b1 B B R2 P P
courbes :
25 2.07 1300 57 0.93 1.73 1293 0.93 - L’une passant par l’origine :
30 2.07 1243 53 0.94 1.73 1228 0.93 W6.67% = b1 ID1.73
B B B B P P
35 2.07 1210 40 0.92 1.73 1179 0.91 (ID = infradensité) où seul b1 varie B B
12
TPLes ajustements ont été réalisés à partir des données du CIRAD sur plus 890 espèces, les équations sont les
PT
Module longitudinal en flexion statique (essais 3 points) : El = 17,6 D1,04 (R2 = 0.70). B B P P P P
Où D est la densité à 12 %, elle couvre une plage de 0,13 à 1,33 pour l’ensemble des espèces.
IV-75
Figure IV - -1 Exemple d’ajustements de W6.67% en fonction de l’infradensité pour trois températures différentes
B B
1400 800
33
kJ/m3
MJ/m
3
P P kJ/m
MJ/m P P
1200 700
600
1000
500
800
400
600
300
400
25°C 200 60°C
200 100
InfraDensité InfraDensité
0 0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00 0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00
400 Ajustement ne passant pas par l'origine *
3 Ajustement passant par l'origine *
350 MJ/m3
kJ/m P P
PARKIA
300 VIROLA
VOCHYSIA
250 OCOTEA
DICORYNIA
200
HYM ENOLOBIUM
150 HUM IRIA
VOUACAPOUA
100
80°C TABEBUIA
50 BOCOA
InfraDensité
0 * Se reporter au tableau IV-1 pour les équations et les significations des
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 ajustements.
De même pour les énergies à 13.3 % et à 20 % de déformation, deux familles de courbes optimales sont
proposées :
W13.3% = b3 ID2.09
B B B B P P
ou W13.3% = b2 ID2.49 + c1
B B B B P P B B
Energie à 20 % de déformation
W20% = b4 ID2.19
B B B B P P
ou W20% = b5 ID2.58 + c2
B B B B P P B B
ID = infradensité
Les valeurs des variables bi et ci et la signification des ajustements aux différentes températures sont
B B B B
Les figures (Figure IV - -2et Figure IV - -3donnent une représentation graphique des différentes
équations de W13.3% et W20% en fonction de l’infradensité à 3 températures d’essai 25, 60 et 80°C.
B B B B
IV-76
Tableau IV - -3
Valeurs des variables des ajustements de W13.3% aux 12 Valeurs des variables des ajustements de W20% aux 12
B B B B
températures températures
T°C acst B B b2 B B c1
B B R2 P P acst
B B b3
B B R2
P P T°C acst B B b4
B B c2
B B R2 P P acst
B B b5
B B R2 P P
25 2.49 2901 238 0.93 2.09 3074 0.92 25 2.58 4626 421 0.93 2.19 4999 0.92
30 2.49 2840 206 0.94 2.09 2957 0.93 30 2.58 4512 362 0.94 2.19 4795 0.92
35 2.49 2716 188 0.93 2.09 2812 0.92 35 2.58 4291 337 0.92 2.19 4544 0.92
40 2.49 2617 184 0.93 2.09 2717 0.92 40 2.58 4104 335 0.93 2.19 4377 0.92
45 2.49 2322 181 0.88 2.09 2437 0.87 45 2.58 3719 317 0.88 2.19 3984 0.86
50 2.49 2287 117 0.91 2.09 2292 0.90 50 2.58 3695 208 0.91 2.19 3762 0.90
55 2.49 2136 105 0.93 2.09 2136 0.92 55 2.58 3511 180 0.93 2.19 3548 0.92
60 2.49 1949 100 0.95 2.09 1959 0.94 60 2.58 3278 159 0.95 2.19 3299 0.94
65 2.49 1562 113 0.94 2.09 1628 0.93 65 2.58 2739 165 0.93 2.19 2815 0.92
70 2.49 1322 116 0.96 2.09 1416 0.95 70 2.58 2415 159 0.95 2.19 2510 0.94
75 2.49 1119 112 0.93 2.09 1221 0.92 75 2.58 2109 147 0.92 2.19 2204 0.91
80 2.49 992 88 0.92 2.09 1062 0.91 80 2.58 1896 110 0.90 2.19 1938 0.89
R2 0.9284 0.9184 R2 0.9239 0.9135
différentes
3500
kJ/m33 kJ/m33
MJ/m P P
MJ/m P P
3000 2000
2500
1500
2000
1500 1000
1000
25°C 500 60°C
500
InfraDensité InfraDensité
0 0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00 0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00
1200 Ajustement ne passant pas par l'origine *
3 Ajustement passant par l'origine *
kJ/m
MJ/m
3 P P
1000 PARKIA
VIROLA
800 VOCHYSIA
OCOTEA
DICORYNIA
600
HYM ENOLOBIUM
HUM IRIA
400
VOUACAPOUA
80°C TABEBUIA
200
BOCOA
InfraDensité
0 * Se reporter au tableau IV-2 pour les équations et les significations de
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 ajustements.
IV-77
Figure IV - -5 Exemple d’ajustements de W20% en fonction de l’infradensité pour trois températures différentes
B B
3500
kJ/m33 kJ/m33
5000 MJ/m P P
MJ/m P P
3000
4000 2500
2000
3000
1500
2000
1000
25°C 60°C
1000
500
InfraDensité InfraDensité
0 0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00 0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00
Ajustement ne passant pas par l'origine *
3
2000
kJ/m
MJ/m
3 P P
Les allures des courbes pour les trois niveaux de déformation sont très similaires. Il parait raisonnable
de proposer pour ces trois descripteurs une seule famille de courbe du type :
Wε% = b ID2
B B P P
Les corrélations entre les trois descripteurs sont particulièrement élevées (tableau IV - -6 et figure IV - -
4).
A partir de l’enregistrement complet de la courbe effort déformation, il est possible de calculer pour
tout couple de valeur (σ,ε) enregistré un grand nombre d’énergies Wε% dont la représentation graphique donne B B
l’allure de la courbe W(ε) pour un essai. Au-delà du premier coude, ces représentations sont rendues très
fidèlement par une famille de courbe du type
Wε % = B ε A
B B P P où ε est la déformation en %.
IV-78
Figure IV - -7 Relation entre les différents Wε% B B
Par ailleurs, il s’avère que les
paramètres B et A peuvent être estimés avec
3000
une très bonne précision avec seulement 4
W 13 .3 %
points correspondant à l’origine et aux
2500
descripteurs W6.67%, W13.3% et W20%
B B B B B B
W6.67% 1
B B
W13.3% 0.97
B B 1
W20%
B B 0.95 0.99 1
IV-79
Figure IV - -10 Evolution de l’énergie de compression Wε% (kJ/m3) à différentes températures en fonction de B B P P
la déformation ε (%) pour toutes les espèces confondues (énergie moyenne) et pour une essence particulière Vochysia
sp.
25
Wε en KJ/m
Wε en KJ/m
2000 Energies moyennes 30 1000 Vochysia sp.
25°C
35
25
40 800
1500 50
45
65
50 600 80
1000 55
60
400
65
500 70
200
75
ε en % 80 ε en %
0 0
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
L’évolution du module équivalent Ere est beaucoup plus linéaire que celle des descripteurs précédents. B B
1.33
ou Ere = b6 ID
B B B B P P + c3 B B
ID = infradensité
A titre d’information nous proposons aussi une famille de courbe, où la puissance varie en fonction de
la température (courbes en pointillés sur la figure Figure IV - -11):
(1) Ere = b8 IDa0 B B B B P P
Les valeurs des variables ai, bi et ci et la signification des ajustements aux différentes températures sont
B B B B B B
T°C acst b6 B c3
B R2
B B acst b7 B R2 B P P B B B B P P a0
B B b8
B B R2P P
1800 900
MPa MPa
1600 800
1400 700
1200 600
1.45 2
1000 y = 1791.5x R = 0.85 500
y = 838.83x 1.12 R2 = 0.76
800 400
600 300
200 100
InfraDensité InfraDensité
0 0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00 0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.0
350 Ajustement ne passant pas par l'origine *
MPa Ajustement passant par l'origine *
300 PARKIA
VIROLA
250
VOCHYSIA
OCOTEA
200
y = 303.79x 0.90 R2 = 0.68 DICORYNIA
HYM ENOLOBIUM
150
HUM IRIA
100 VOUACAPOUA
80°C TABEBUIA
50 BOCOA
InfraDensité
0 * Se reporter au tableau IV-5 pour les équations et les significations
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 des ajustements.
Comme dans le paragraphe précédent, trois familles de courbes sont proposées, deux familles avec une
puissance indépendante de la température :
σy = b10 ID1.47
B B B B P P ou σy = b9 ID1.76 + c4
B B B B P P B B
et une famille où la puissance varie en fonction de la température (courbes en pointillée sur la figure Figure IV -
-15 ):
σy = b11 IDa1 B ID = infradensité
B B B P P
Les valeurs des variables ai, bi et ci et la signification des ajustements aux différentes températures sont
B B B B B B
Le comportement vis-à-vis de l’infradensité est intermédiaire entre ceux des descripteurs Wε% et celui B B
du module équivalent. A nouveau la figure Figure IV - -17 permet de justifier l’utilisation de la famille de
courbe la plus simple.
IV-81
Tableau IV - -8 Valeurs des variables des ajustements de σy aux 12 températures B B B
T°C acst b9 c4
B R2
B acst
B B b10
B B R2 P P B B B B P P a1B B b11
B B R2 P P
25 1.76 20.3 0.42 0.93 1.47 19.5 0.92 1.43 18.3 0.93
30 1.76 19.6 0.34 0.94 1.47 18.5 0.92 1.40 17.0 0.93
35 1.76 19.2 0.10 0.93 1.47 17.9 0.91 1.47 16.8 0.92
40 1.76 17.6 0.38 0.90 1.47 16.9 0.89 1.42 15.6 0.90
45 1.76 16.0 0.31 0.90 1.47 15.2 0.88 1.43 14.2 0.89
50 1.76 15.3 0.01 0.93 1.47 14.1 0.91 1.46 13.2 0.92
55 1.76 13.2 0.21 0.91 1.47 12.6 0.90 1.41 11.6 0.90
60 1.76 11.3 0.42 0.89 1.47 11.2 0.89 1.38 10.3 0.89
65 1.76 7.7 0.94 0.80 1.47 8.6 0.80 1.23 7.7 0.81
70 1.76 6.1 1.01 0.77 1.47 7.3 0.77 1.24 6.7 0.80
75 1.76 4.9 0.99 0.70 1.47 6.1 0.69 1.16 5.5 0.74
80 1.76 4.2 0.83 0.75 1.47 5.2 0.74 1.13 4.6 0.78
R 2 0.8622 0.8524 0.8672
Figure IV - -18 Exemple d’ajustements de σy en fonction de l’infradensité pour trois températures différentes
B B
25 12
MPa MPa
10
20
8
15
y = 18.3 x 1.43 R2 = 0.93 6 y = 10.3 x 1.382 R2 = 0.89
10
4
25°C 60°C
5
2
InfraDensité InfraDensité
0 0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00 0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00
6 Ajustement ne passant pas par l'origine *
MPa Ajustement passant par l'origine *
5 PARKIA
VIROLA
4 VOCHYSIA
OCOTEA
y = 4.6 x 1.13 2
R = 0.78 DICORYNIA
3
HYM ENOLOBIUM
HUM IRIA
2
VOUACAPOUA
80°C TABEBUIA
1
BOCOA
InfraDensité
0 * Se reporter au tableau IV-6 pour les équations et les significations des
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 ajustements.
IV-82
IV - 1.1.4. Déformation au premier coude εy B B
Dans nos essais, la déformation au premier coude n’est pas influencée par la variation de densité
(Annexe I-1). La moyenne de εy toutes densités et toutes températures confondues est de 2 % de déformation
B B
IV - 1.1.5. Synthèse
Afin de résumer le comportement du bois en compression radiale en fonction de sa densité, et en
simplifiant modérément, nous pouvons proposer les familles de courbes suivantes :
- L’énergie de compression (Wε%) croit de façon parabolique quand l’infradensité (ID) augmente,
B B
Ere = bB ID
B B B B
σy = bC ID1.5
B B B B P P
25 2 1377 0.93 2 3016 0.92 2 4800 0.92 1 1581 0.84 1.5 19.7 0.92
30 2 1317 0.93 2 2894 0.93 2 4579 0.92 1 1507 0.87 1.5 18.7 0.93
35 2 1260 0.91 2 2755 0.92 2 4352 0.92 1 1526 0.84 1.5 18.0 0.91
40 2 1201 0.91 2 2661 0.92 2 4187 0.92 1 1425 0.86 1.5 17.0 0.90
45 2 1088 0.86 2 2385 0.87 2 3803 0.86 1 1310 0.83 1.5 15.4 0.89
50 2 1004 0.90 2 2243 0.89 2 3593 0.89 1 1117 0.82 1.5 14.3 0.91
55 2 906 0.91 2 2093 0.91 2 3393 0.91 1 1003 0.77 1.5 12.7 0.90
60 2 813 0.92 2 1919 0.94 2 3157 0.93 1 839 0.76 1.5 11.3 0.89
65 2 645 0.87 2 1594 0.92 2 2690 0.92 1 633 0.56 1.5 8.7 0.80
70 2 543 0.88 2 1389 0.95 2 2405 0.93 1 485 0.61 1.5 7.3 0.77
75 2 460 0.84 2 1197 0.92 2 2111 0.90 1 393 0.63 1.5 6.1 0.68
80 2 396 0.86 2 1041 0.91 2 1855 0.88 1 324 0.68 1.5 5.2 0.73
R 2 0.893 0.917 0.910 0.755 0.852
ajustée à une droite passant par zéro (figure (Figure IV - -19). Les deux autres énergies mesurées W4.6° et W9.1° B B B B
Les valeurs des variables bi et la signification des ajustements aux différentes températures sont
B B
données dans le tableau Figure IV - -20 (unités en kJ/m3). Des exemples sont donnés dans les figures IV - -21 et P P
(Figure IV - -22.
IV-83
Tableau IV - -10 Valeurs des variables des ajustements de Wγ° aux 12 températures d’essai, à gauche, B B B
ajustement de l’énergie pour un angle de cisaillement de 2.3° (W2.3°), au centre, ajustement de l’énergie pour un B B
angle 4.6° (W4.6°), à droite, ajustement de l’énergie pour un angle de 9.1° (W9.1°).
B B B B
Les corrélations entre les trois énergies de cisaillement sont aussi très élevées (figure IV - -23 et tableau
Figure IV - -24).
De la même manière que pour les énergies de compression il est possible de représenter les variations
de l’énergie de cisaillement avec l’angle de cisaillement par une famille de courbes du type :
Wγ° = C B B γ1.6P P où γ est l’angle de cisaillement en degrés, au-delà de la limite de
linéarité de la portion initiale.
La variable C diminue quand la température augmente, à titre indicatif nous donnons les valeurs de C à
trois températures, pour les dix essences dans le tableau IV - -12.
Nous avons représenté pour un essai de compression sur Vochysia à 25°C, la courbe représentant
l’évolution de l’énergie de cisaillement en fonction de l’angle de cisaillement pour chaque couple de valeur
(effort, angle) enregistré lors de l’essai (soit 168 points schématisés par des « x » sur la figure Figure IV - -25.
W2.3° B 1 B
W4.6° B 0.99
B 1
W9.1° B 0.98
B 0.99 1
IV-84
250
W 4 .6 ° (kJ/m3) aux différentes températures en fonction de l’angle de
P P
Wγ en KJ/m
150 y = 3.4837x Voshysia sp.
250 30
R2 = 0.9819
35
100 200 40
45
50 150 50
W 2 .3 ° 55
0 100 60
0 10 20 30 40 50 60 70 65
50 70
700
W 9 .1°
γ en ° 75
0
600 80
0 2 4 6 8 10
500
350 25°C
Wγ en KJ/m
400 y = 10.542x Humiria balsamifera 30
2 300
300 R = 0.9461 35
250 40
200
200 45
100
50
W 2 .3 ° 150
0 55
0 10 20 30 40 50 60 70 60
100
800 65
W 9 .1° 50
700
γ en °
70
0 75
600
0 2 4 6 8 10 80
500
400
y = 3.0969x
R2 = 0.9806
300
Tableau IV - -13 Valeur de C pour les dix essences
200 à trois températures différentes.
100 Essences 30°C 50°C 80°C
W 4 .6 ° Parkia 3.53 2.90 1.36
0
0 50 100 150 200 250
Virola 3.32 2.73 1.34
Vochysia 7.85 5.50 2.52
Ocotea 9.32 6.76 3.14
Humiria 9.36 7.17 3.04
Dicorynia 12.57 10.50 4.14
Hymenolobium 13.67 10.24 4.01
Vouacapoua 14.07 11.46 4.63
Tabebuia 18.50 16.11 5.06
Bocoa 13.80 12.35 4.80
IV-85
Figure IV - -28 Exemple d’ajustements de W4.6° et de W9.1° en fonction de l’infradensité pour trois
B B B B
150
80
60
100
40
50 25°C 60°C
20
InfraDensité InfraDensité
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8
70 700
W4 .6 ° W9 .1°
60 (KJ/m3 ) 600 (KJ/m3 )
50 500
40 400
30 300
20 200
80°C 25°C
10 100
InfraDensité InfraDensité
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8
500 250
W9 .1° W9 .1°
450
(KJ/m3 ) (KJ/m3 )
400 200
350
300 150
250
200 100
150
différentes
70 40
W2.3° W2.3°
60 3 35 3
(KJ/m ) (KJ/m )
30
50
25
40
20
30
1
20
1
25°C 60°C
1 5
InfraDensité InfraDensité
0 0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.0 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
1 Ajustement passant par l'origine *
1 W2.3° PARKIA
3
(KJ/m ) VIROLA
1
VOCHYSIA
1 OCOTEA
1 DICORYNIA
HYMENOLOBIUM
8
HUMIRIA
6 VOUACAPOUA
4 TABEBUIA
80°C
BOCOA
2
InfraDensité * Se reporter au tableau IV-8 pour les équations et les
0
significations des ajustements.
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Le module équivalent Gre est très lié à la densité de façon presque linéaire (graphique Figure IV - -31) :
B B
Les valeurs des variables bi (MPa) et la signification des ajustements aux différentes températures sont
B B
25 1.05 75.2 0.91 1.35 6.6 0.86 1.00 -4.35 10.65 0.20
30 1.05 74.0 0.91 1.35 6.6 0.88 1.00 -4.35 11.25 0.32
35 1.05 71.0 0.92 1.35 6.4 0.88 1.00 -4.35 11.54 0.54
40 1.05 67.6 0.95 1.35 6.1 0.90 1.00 -4.35 11.88 0.31
45 1.05 65.8 0.91 1.35 5.8 0.87 1.00 -4.35 12.25 0.27
50 1.05 62.3 0.94 1.35 5.4 0.88 1.00 -4.35 12.18 0.19
55 1.05 58.2 0.93 1.35 4.8 0.87 1.00 -4.35 12.94 0.43
60 1.05 52.4 0.93 1.35 4.2 0.89 1.00 -4.35 13.11 0.52
65 1.05 44.7 0.91 1.35 3.6 0.88 1.00 -4.35 13.75 0.47
70 1.05 35.2 0.84 1.35 3.0 0.84 1.00 -4.35 14.53 0.23
75 1.05 29.3 0.86 1.35 2.6 0.83 1.00 -4.35 14.93 0.37
80 1.05 24.1 0.82 1.35 2.3 0.91 1.00 -4.35 15.11 0.35
R 2 0.9031 0.8745 0.3505
IV-87
Figure IV - -32 Exemple d’ajustements de Gre en fonction de l’infradensité pour trois températures différentes
B B
80 60
MPa MPa
70
50
60
40
50
40 30
30
20
20
60°C
25°C 10
10
InfraDensité InfraDensité
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
25 Ajustement passant par l'origine *
MPa PARKIA
20 VIROLA
VOCHYSIA
OCOTEA
15
DICORYNIA
HYMENOLOBIUM
10 HUMIRIA
VOUACAPOUA
TABEBUIA
5 80°C
BOCOA
InfraDensité
* Se reporter au tableau IV-11 pour les équations et les
0 significations des ajustements.
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Figure IV - -33 Exemple d’ajustements de τr en fonction de l’infradensité pour trois températures différentes
B B
7
MPa 4
6
5 3
2
3
2
25°C 1 60°C
1
InfraDensité InfraDensité
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Ajustement passant par l'origine *
MPa PARKIA
2 VIROLA
VOCHYSIA
OCOTEA
DICORYNIA
HYMENOLOBIUM
1 HUMIRIA
VOUACAPOUA
80°C TABEBUIA
BOCOA
InfraDensité
* Se reporter au tableau IV-11 pour les équations et les
0
significations des ajustements.
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
IV-88
Figure IV - -34 Exemple d’ajustements de γr en fonction de l’infradensité pour trois températures différentes
B B
16 18
(°) (°)
14 16
14
12
12
10
10
8
8
6
6
4
25°C 4 60°C
2 2
InfraDensité InfraDensité
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
16
Droite de régression
(°) PARKIA
14
VIROLA
12 VOCHYSIA
OCOTEA
10
DICORYNIA
8 HYMENOLOBIUM
HUMIRIA
6
VOUACAPOUA
4 TABEBUIA
80°C
BOCOA
2
InfraDensité
0 * Se reporter au tableau IV-11 pour les équations et les
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 significations des ajustements.
La contrainte à la rupture τr est très liée à la densité (figure IV-12), la famille de courbes d’ajustement
B B
τr
= b16 ID1.35 B B B B P P
Les valeurs des variables bi (MPa)et la signification des ajustements aux différentes températures sont
B B
L’angle à la rupture est moins bien lié à la densité que les descripteurs précédents, toute fois γr décroît B B
significativement (au moins au seuil de 1 %, R2 = 0.2) quand l’infradensité augmente (figure du Tableau IV - - P P
ID = infradensité
Les valeurs des variables bi, ci et la signification des ajustements aux différentes températures sont
B B B B
IV - 1.2.5. Synthèse
Nous pouvons proposer pour résumer le comportement du bois en cisaillement RT, les familles
de courbes suivantes :
- des droites passant par l’origine pour Gre, W2.3° et W4.6°,
- et une fonction puissance d’exposant 1.35 pour W9.1° et τr (tableau IV - -17). B B B B
IV-89
Tableau IV - -18 Valeurs des variables b12, b13, b14, b15 et b16 B B B B B B B B B pour les familles de courbes simplifiées.
B
25 1 57.8 0.88 1 203 0.85 1.35 738 0.90 1 73.9 0.91 1.35 6.63 0.86
30 1 55.9 0.86 1 197 0.86 1.35 736 0.91 1 72.7 0.91 1.35 6.58 0.88
35 1 52.6 0.90 1 187 0.88 1.35 695 0.88 1 69.7 0.92 1.35 6.38 0.88
40 1 50.0 0.92 1 179 0.88 1.35 661 0.90 1 66.4 0.94 1.35 6.09 0.90
45 1 49.0 0.86 1 173 0.85 1.35 608 0.88 1 64.7 0.91 1.35 5.82 0.87
50 1 46.2 0.90 1 159 0.85 1.35 574 0.88 1 61.2 0.94 1.35 5.36 0.88
55 1 42.3 0.92 1 144 0.88 1.35 524 0.90 1 57.1 0.93 1.35 4.83 0.87
60 1 38.7 0.91 1 127 0.89 1.35 452 0.91 1 51.5 0.92 1.35 4.16 0.89
65 1 32.4 0.86 1 107 0.87 1.35 374 0.92 1 44.0 0.90 1.35 3.57 0.88
70 1 25.9 0.83 1 86 0.86 1.35 293 0.87 1 34.6 0.85 1.35 2.98 0.84
75 1 21.6 0.83 1 72 0.86 1.35 247 0.86 1 28.8 0.87 1.35 2.59 0.83
80 1 17.8 0.82 1 60 0.86 1.35 213 0.89 1 23.7 0.82 1.35 2.31 0.91
R 2 0.873 0.866 0.892 0.902 0.874
températures
forte, toutefois Gf,I croit toujours
R2 R2
B B
600 600
2 2
J/m J/m
500 500
400 400
300 300
200 200
25°C 60°C
100 100
InfraDensité InfraDensité
0 0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
600 Droite de régression*
2
J/m Ajustement passant par zéro*
500 PARKIA
VIROLA
400
VOCHYSIA
OCOTEA
DICORYNIA
300
HYMENOLOBIUM
HUMIRIA
200 VOUACAPOUA
TABEBUIA
80°C
100 BOCOA
InfraDensité * se reporter auau
tableau IV-13
* Se reporter tableau IV-6 pour
pour les
les équations
équations et
et les
les
0 significations des ajustements
significations des ajustements.
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
aux 12 températures
B
La liaison entre le module
T°C acst b20 B B B B R 2
P P a2
B B b21 B B R 2
P P
équivalent Pf,I et la densité est meilleure que
B B
60 0.64 426 0.76 0.81 449 0.76 la signification des ajustements aux
différentes températures sont données dans
65 0.64 368 0.76 0.82 393 0.76
le tableau IV - -40(unités en MPa).
70 0.64 313 0.71 0.67 316 0.71
75 0.64 254 0.45 0.52 241
L’ajustement à puissance variable 0.53
80 0.64 204 0.04 0.40 184
améliore les corrélations entre les critères, 0.33
R2 0.6763 mais il permet surtout de visualiser 0.7255
l’évolution de la courbe d’ajustement en
fonction de la température (figure IV - -41).
Nous remarquons que plus la température
augmente, moins Pf,I est sensible à la B B
variation de densité. A 80°C, Pf,I croit peu quand la densité augmente. Dans notre échantillonnage plus la
B B
température est élevée, moins la pente élastique de l’essai de ténacité est sensible à la densité.
IV-91
Figure IV - -42 Evolution de l’allure de la courbe d’ajustement de Pf,I : f(ID)en fonction de laB B
Infradensité
0.0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5
Figure IV - -43 Exemple d’ajustements de Pf,I en fonction de l’infradensité pour trois températures différentes
B B
900 500
MPa MPa
800 450
700 400
y = 449x 0.81 R2 = 0.76
2 350
600 y = 855x R = 0.85
300
500
250
400
200
300
150
200 25°C 100 60°C
100 50
InfraDensité InfraDensité
0 0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00 0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00
250 Ajustement passant par zéro*
MPa PARKIA
200
VIROLA
VOCHYSIA
y = 184x 0.4 R2 = 0.33 OCOTEA
150 DICORYNIA
HYMENOLOBIUM
100
HUMIRIA
VOUACAPOUA
TABEBUIA
50
80°C
BOCOA
InfraDensité
0 * Se reporter au tableau IV-14 pour les équations et les
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 significations des ajustements.
IV-92
IV - 1.3.3. Contrainte à la rupture σr,I B B
B B
45 0.67 9.6 0.82 0.81 10.1 0.81 signification des ajustements aux différentes
50 0.67 9.2 0.73 0.76 9.4 0.71 températures sont données dans le tableau IV -
55 0.67 8.5 0.78 0.80 8.8 0.76 -44. Comme pour le module équivalent, la
60 0.67 7.9 0.77 0.78 8.1 0.75 famille de courbes à puissance variable permet
65 0.67 7.2 0.71 0.86 7.7 0.68 de visualiser l’influence couplée de la
70 0.67 6.3 0.68 0.76 6.6 0.64 température et de la densité sur la ténacité des
75 0.67 5.5 0.51 0.69 5.5 0.55 essences testées.
80 0.67 4.7 0.47 0.67 4.6 0.56
Figure
R 2 0.7359
IV - -45 Exemple d’ajustements de σr,I en fonction
0.7321de l’infradensité pour trois températures différentes
B B
12 9
MPa MPa
8
10
7
8 6
5
6
4
4 3
25°C 2 60°C
2 y = 12.2 x 0.92 y = 8.1 x 0.78
R2 = 0.83 1
InfraDensité R2 = 0.75 InfraDensité
0 0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00 0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00
5 Ajustement passant par zéro*
5 MPa PARKIA
4
VIROLA
VOCHYSIA
4
OCOTEA
3
DICORYNIA
3 HYMENOLOBIUM
2 HUMIRIA
VOUACAPOUA
2
TABEBUIA
1 80°C
BOCOA
y = 4.6 x 0.67
1
R2 = 0.56 InfraDensité
* Se reporter au tableau IV-15 pour les équations et les
0
significations des ajustements.
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Dans nos essais, la flèche à la rupture ne semble pas être liée à la densité (Annexe I-3). La flèche
moyenne toutes densités et toutes températures confondues est de 1.2 mm. Nous verrons plus loin que cette
flèche évolue quand la température augmente.
IV-93
Ce modèle possède deux asymptotes C1 et C0 (pour des températures très élevées et très basses) et un
B B B B
point d’inflexion correspondant au maximum de la dérivée locale pour T = TP. Il permet d’estimer simplement B B
une température de transition éventuelle (TP) dans le phénomène. Bien entendu un tel modèle ne peut décrire
B B
qu’une seule température de transition ce qui semble être plutot le cas , en première estimation des résultats
obtenus. Le facteur « a » est un paramètre d’étalement qui permet de rendre compte de la plus ou moins grande
« brutalité » de la transition.
Pour optimiser les 4 paramètres C0, C1, TP et a sur un jeu de données expérimentales Ci, Ti, il a été
B B B B B B B B B B
procédé par itérations en utilisant à nouveau le solveur de Microsoft Excel (version 5.0) avec la procédure et les
constantes suivantes :
⎡ C + C 0 − 2C ⎤
- création d’une nouvelle variable C' = Arctanh ⎢ 1 ⎥
⎣ C1 − C 0 ⎦
une fois choisies 2 valeurs initiales C0 et C1, B B B B
T − TP a
- cette nouvelle variable est reliée par la relation , C' = a = T − a , une regression linéaire entre
TP T
P
C’ et T permet d’obtenir une estimation de a et de TP. B B
- Les contraintes suivantes sont mises sur les valeurs C0 et C1 : B B B B 0.5C min ≤ C1 ≤ C min
C max ≤ C 0 ≤ 11
. C max
où Cmin et C max sont respectivement les valeurs « minima » et « maxima » des données expérimentales
B B B B
analysées. Le solveur propose une solution (a, TP, C0, C1) qui maximise le coefficient de détermination R2 B B B B B B P P
entre les données expérimentales et les données calculées en effectuant au moins 100 itérations.
Dans les différents ajustements de cette partie, le nombre de degrés de liberté minimum par
régression est de 35 (entre 36 et 41 observations par essence). Le seuil de signification à 1 ‰ du coefficient
de détermination R2 est de 0,27 et le seuil de signification à 1 % est de 0,18.
P P
L’énergie de compression est très liée à la température d’essai et les ajustements de Wε% sur la base du B B
modèle (A) sont très « propres » quel que soit le taux de compression (figure IV - -1). Les valeurs des variables
de (A) pour chaque essence sont données dans le tableau IV - -2.
IV-94
Wε %1 + Wε % 0 Wε % 1 − Wε % 0 ⎡ T − TP ⎤
(A) ⇔ Wε % = − tanh ⎢a ⎥
2 2 ⎣ TP ⎦
Tableau IV - -15Valeurs des variables du modèle (A) en kJ/m3 et signification des ajustements pour les trois
P P
énergies de compression et les dix essences testées, (ID = infradensité moyenne par essence).
Essence ID W6.7%1
B W6.7% 0
B B a
B TP B R²B W6.7% 0 / W6.7%1
B B B B
Essence ID W13%1
B B W13% 0
B B a TP
B B R² W13% 0 / W13%1
B B B B
Essence ID W20%1
B B W20% 0
B B a TP
B B R² W20% 0 / W20%1
B B B B
KJ/m3
80
60
60
40 40
20 PARKIA W6.67%1 20 VIROLA
0 0
350 450
400
300
350
250
300
200 250
150 200
KJ/m3
KJ/m3
150
100
100
50 VOCHYSIA OCOTEA
50
0 0
450 800
400 700
350 600
300
500
250
400
200
KJ/m3
KJ/m3
300
150
100 200
900 800
800 700
700 600
600
500
500
400
400
KJ/m3
KJ/m3
300
300
200 200
1200 1200
1000 1000
800 800
600 600
KJ/m3
KJ/m3
400 400
200 200
BOCOA
Température en °C TABEBUIA Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
IV-96
Evolution des variables de (A) en fonction de la densité et de l’essence
Les deux asymptotes, Wε%0 et Wε%1 sont bien liées à l’infradensité et elles évoluent de la
B B B B
même manière que Wε%. Par contre, la température de transition « Tp », l’amplitude horizontale « a »
B B B B
Figure IV - -20 Relations entre les ordonnées des deux asymptotes et W667% moyen par essence à 25 et 80°c. B B
250 1400
W 6 .6 7%1 W 6 .6 7%0
y = 0.6235x 1200 y = 1.0526x
200 R2 = 0.9377 R2 = 0.9948
1000
150
800
600
100
400
50
200
W 6 .6 7% à 80°C W 6 .6 7% à 25°C
0 0
0 100 200 300 400 0 200 400 600 800 1000 1200
Certaines essen-ces comme Tabebuia ou Hymenolobium ont de fortes amplitudes 13 de variation quand TPF12F FPT
la température varie ; d’autres comme Dicorynia sont relativement moins influencées par la variation
de température. De même certaines essences semblent avoir une température de transition plus basse
ou plus forte par rapport à la moyenne [ TP = 57.5 °C (CV* = 6.6 %) toutes essences et tous taux de
compression confondus].
Lorsque le taux de compression croit de 6.67 % à 20 %, la moyenne du coefficient de
variation 14 (CV*) toutes essences confondues décroit de 2.3 (25 %) à 1.9 (14 %) pour « a » et de 5.5
TPF13F FPT
La variabilité de Ere est plus forte que celle de Wε%, et les étalements horizontaux etB B B B
verticaux sont plus élevés. Le facteur d’étalement « a » moyen vaut 3.1 (15 %) et l’amplitude verticale
« Ere0 / Ere1 » moyenne vaut 7.5 (30 %). La température de transition moyenne 58.3 °C (5.5%) est un
B B B B
peu plus élevée que celle déterminée par l’énergie de compression. Toutefois, la valeur de Tp de B B
l’essence Parkia est à prendre avec précaution, étant donné l’amplitude du nuage de point (figure IV - -
21).
Tableau IV - -2 Valeurs des variables du modèle (A) en MPa et signification des ajustements pour le module équivalent Ere, B B
(ID = infradensité).
Essence ID Ere∞ Ere0 a TP
B B R² Ere0 / Ere∞ B B B B B B B B
transition est faible. De même plus le rapport « Wε%0 / Wε%∞ » est grand, plus le descripteur de l’essence considérée est B B B B
pourcentage entre parenthèse qui suit cette moyenne est le coefficient de variation CV*.
100s X
Pour les populations dont l’effectif est grand, C.V.* est très proche de , (d’après SCHENER, 1984).
X
IV-97
Figure IV - -22 Evolution de Ere en fonction de la température pour les dix essences, les asymptotes en zéro et à
B B
250
200
200
150
150
MPa
MPa
100
100
50 E re 1 50
PARKIA VIROLA
0 0
700 1200
600 1000
500
800
400
600
300
400
MPa
MPa
200
100 200
OCOTEA
VOCHYSIA
0 0
800 1400
700 1200
600
1000
500
800
400
600
MPa
300
MPa
400
200
100 200
HUMIRIA DICORYNIA
0 0
1400 1600
1200 1400
1200
1000
1000
800
800
600
600
MPa
MPa
400
400
200 HYMENOLOBIUM 200
VOUACAPOUA
0 0
1800 1400
1600
1200
1400
1000
1200
1000 800
800 600
600
MPa
400
MPa
400
TABEBUIA
Température en °C 200 Température en °C
200 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
IV-98
IV - 2.1.3. Contrainte au premier coude σy (tableau (Figure IV - -23)
B B
Le modèle s’ajuste très bien sur les points expérimentaux (figure IV - -24). La température de transition
moyenne est de 57.4°C (5%), le coefficient d’étalement moyen « a » est de 2.3 (22%) et l’amplitude verticale
moyenne est de 6.2 (33%). Ces valeurs sont assez proches de celles obtenues pour l’ajustement de W6.67%. B B
Tableau IV - -3 Valeurs des variables du modèle (A) en MPa et signification des ajustements pour la contrainte
au premier coude σy (ID = infradensité).
B B
Essence ID σy1 B B σy 0 B
aB
TP R²
B B
σy 0 / σy1 B B B B
L’évolution de εy en B B
1.0%
décroit d’abord légerement entre 25
B
1.5 2.0
1.5
1.0
MPa
MPa
1.0
0.5
PARKIA
σy 1 0.5 VIROLA
0.0 0.0
6.0 8.0
7.0
5.0
6.0
4.0
5.0
3.0 4.0
MPa
MPa
3.0
2.0
2.0
1.0
1.0 OCOTEA
VOCHYSIA
0.0 0.0
7.0 14
6.0 12
5.0 10
4.0 8
MPa
MPa
3.0 6
2.0 4
1.0 2
HUMIRIA DICORYNIA
0.0 0
14 16
12 14
12
10
10
8
8
6
MPa
MPa
6
4
4
2 2
HYMENOLOBIUM VOUACAPOUA
0 0
20 18
18 16
16 14
14
12
12
10
10
8
8
MPa
MPa
6
6
4 4
TABEBUIA
2 2 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
IV-100
IV - 2.2. Rôle de la température sur l’essai de cisaillement RT
L’angle de cisaillement à la rupture mis à part, les autres descripteurs de l’essai de cisaillement ont été
ajustés sur la base du modèle (A).
La variabilité de l’énergie de cisaillement est plus forte que celle de l’énergie de compression.
Cependant, le modèle (A), paragraphe « IV-3 », décrit assez bien l’évolution de Wγ° en fonction de la B B
température (figure Figure IV - -27). Les valeurs des différentes variables de (A) et les significations des
ajustements sont données dans le tableau
Les autres descripteurs de l’essai (Figure IV - -28) sont :
- 3 énergies par unité de volume cisaillé W ° pour des déplacements lors de l’essai de 0.4, 0.8 et 1.6 mm,
B B
énergies de cisaillement et les dix essences testées, (ID = infradensité moyenne par essence).
Essence ID W2.3°1 B W2.3° 0
B B a BTP R² B W2.3° 0 / W2.3°1
B B B B B
Figure IV - -29 Evolution de W2.3° en fonction de la température pour les dix essences, les asymptotes en zéro et
B B
KJ/m3
6 6
4 4
2 PARKIA W2.3° 1 2 VIROLA
0 0
35
40
30
25 30
20
20
KJ/m3
KJ/m3
15
10
10
5
VOCHYSIA OCOTEA
0 0
35 45
40
30
35
25
30
20 25
KJ/m3
KJ/m3
15 20
15
10
10
5
5
HUMIRIA DICORYNIA
0 0
50 50
40 40
30 30
KJ/m3
KJ/m3
20 20
10 10
HYMENOLOBIUM VOUACAPOUA
0 0
70 50
45
60
40
50 35
40 30
25
KJ/m3
KJ/m3
30
20
20 15
10
10 TABEBUIA
5 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
IV-102
Figure IV - -30 Evolution de Gre en fonction de la température pour les dix essences, les asymptotes en zéro et
B B
10
8 10
MPa
MPa
6
4 5
2 PARKIA Gre 1 VIROLA
0 0
45 45
40 40
35 35
30 30
25 25
20 20
MPa
MPa
15 15
10 10
5 5
VOCHYSIA OCOTEA
0 0
50
45 50
40
35 40
30
30
25
MPa
MPa
20
20
15
10 10
5
HUMIRIA DICORYNIA
0 0
60 70
50 60
50
40
40
30
30
MPa
MPa
20
20
10 10
HYMENOLOBIUM VOUACAPOUA
0 0
80
60
70
60 50
50 40
40
30
30
MPa
MPa
20
20
TABEBUIA 10
10 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
IV-103
Une des différences avec l’énergie de cisaillement est une température de transition moyenne plus
élevée : TP = 61.6°C (4 %). Parallèlement « a » moyen est un peu plus grand a = 3.2 (23 %), alors que
l’amplitude Gre 0 / Gre 1est du même ordre.
B B B B
Tableau IV - -6 Valeurs des variables du modèle (A) en MPa et signification des ajustements
pour le module équivalent Gre, (ID = infradensité moyenne par essence).
B B
- -33).
La température de transition moyenne TP = 57.8 (3.8 %) ainsi que le coefficient d’étalement a = 2.8 (19
B B
Tableau IV - -7 Valeurs des variables du modèle (A) en MPa et signification des ajustements pour la contrainte
à la rupture τr, (ID = infradensité moyenne par essence).
B B
Essence ID τr 1 B B τr 0 a B B
TP R² τr 0 / τr 1
B B B B
0.8 0.6
0.5
0.6 0.4
MPa
MPa
0.3
τr 1
0.4
0.2
0.2 PARKIA VIROLA
0.1
0.0 0.0
2.5 3.5
3.0
2.0
2.5
1.5 2.0
MPa
1.0 1.5
MPa
1.0
0.5
0.5
VOCHYSIA OCOTEA
0.0 0.0
3.5 4.5
4.0
3.0
3.5
2.5
3.0
2.0 2.5
1.5 2.0
MPa
MPa
1.5
1.0
1.0
0.5
0.5
HUMIRIA DICORYNIA
0.0 0.0
5.0 5.0
4.5 4.5
4.0 4.0
3.5 3.5
3.0 3.0
2.5 2.5
MPa
2.0 2.0
MPa
1.5 1.5
1.0 1.0
0.5 0.5 VOUACAPOUA
HYMENOLOBIUM
0.0 0.0
7
5
6
5 4
4
3
MPa
MPa
3
2
2
TABEBUIA 1
1
BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
IV-105
IV - 2.2.4. Angle à la rupture γr B B
IV - 2.3. Rôle
de la température sur l’essai de ténacité
Seul le module équivalent et la contrainte à la rupture ont été ajustés sur le modèle (A), pour chaque
essence.
L’évolution du module équivalent Pf,I en fonction de la température est ajustée sur la base du modèle
B B
(A). Les valeurs des différentes variables et les significations des ajustements sont résumées dans le tableau
Figure IV - -38. Les nuages de points de Pf,I en fonction de la température sont un peu plus lâches que les
B B
propriétés mécaniques précédentes surtout pour Parkia et Virola (figure Figure IV - -39).
ß La température de transition principale est de 57°C (3 %) en moyenne et le coefficient d’étalement « a
moyen » est de 2.4 (13 %), donc comparables à ceux obtenus sur les descripteurs de l’essai de compression.
ß Par contre, l’amplitude de variation verticale Pf,I 0 / Pf,I 1 est très hétérogène. Elle est près de cinq fois plus
B B B B
importante pour l’essence Tabebuia que pour l’essence Virola. La sensibilité de Pf,I à l’élévation de la B B
IV-106
température est très variable suivant les essences. De plus Pf,I 0 / Pf,I 1 tend à augmenter en fonction de la
B B B B
densité.
ß Le paramètre (A) Pf,I 0 est lié à l’infradensité par une droite passant par zéro. Par contre, Pf,I 1 n’est pas lié à
B B B B
‘infradensité. Ce qui corrobore bien la remarque du paragraphe « IV-1.3.2. » : Plus la température est élevée,
moins Pf,I est sensible aux variations de l’infradensité.
B B
Tableau IV - -9 Valeurs des variables du modèle (A) en MPa et signification des ajustements pour le module
équivalent Pf,I, (ID = infradensité moyenne par essence).
B B
Essence ID Pf,I 1
B Pf,I 0
B a TP B B R² Pf,I 0 / Pf,I 1
B B B B B B
du dispositif de compression
IV - 2.3.4. )
ß La température de transition principale moyenne est de 60.6°C (2 %).
ß La valeur du paramètre d’étalement « a » est comparable à celle pour la contrainte à la rupture en cisaillement
a = 2.7 (13 %), alors que σf,I 0 / σf,I 1 moyen est de 2.9 (29 %) ce qui est plutôt faible. La contrainte à la
B B B B
rupture dans l’essai de ténacité est en moyenne moins sensible à la température que tous les autres descripteurs
mécaniques examinés. Remarquons que les amplitudes verticales de Parkia et de Virola sont particulièrement
faibles (figure Figure IV - -41).
Tableau IV - -10 Valeurs des variables du modèle (A) en MPa et signification des ajustements pour la
contrainte à la rupture σr,I, (ID = infradensité moyenne par essence).
B B
200 200
150 150
100 100
MPa
Pf,IP1f,I∞
MPa
50 B B
50
PARKIA VIROLA
0 0
500 600
450
500
400
350
400
300
250 300
200
200
150
MPa
100
MPa
100
50 VOCHYSIA OCOTEA
0 0
600 700
500 600
500
400
400
300
300
MPa
MPa
200
200
100 100
HUMIRIA DICORYNIA
0 0
800 800
700 700
600 600
500 500
400 400
300 300
MPa
MPa
200 200
HYMENOLOBIUM VOUACAPOUA
100 100
0 0
900 800
800 700
700
600
600
500
500
400
400
300
300
MPa
MPa
200 200
σ r,I 0
3 3
2 2
MPa
MPa
1
σ r,I 1 1
PARKIA VIROLA
0 0
7 8
6 7
6
5
5
4
4
3
3
MPa
2
MPa
2
1 1
VOCHYSIA OCOTEA
0 0
10 9
9 8
8 7
7
6
6
5
5
4
MPa
4
MPa
3
3
2 2
1 HUMIRIA 1 DICORYNIA
0 0
12 10
10
8
8
6
6
4
4
MPa
MPa
2
2
HYMENOLOBIUM VOUACAPOUA
0 0
12 12
10 10
8 8
6 6
4 4
MPa
MPa
2 2
TABEBUIA BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
IV-109
IV - 2.3.5. Flèche à la rupture fr,I B B
IV - 3. Synthèse et conclusions
W13.3%
B B Ere
B B σy
B B W4.6°
B B Gre B B τr
B B Gf,I
B B Pf,I
B B σr,I
B B
W13.3% B B 1.000
Ere B B 0.859 1.000
σy B B
0.954 0.951 1.000
W4.6° B B 0.914 0.955 0.966 1.000
Gre B B 0.914 0.948 0.960 0.988 1.000
τr
B B
0.945 0.945 0.980 0.972 0.965 1.000
Gf,I B B 0.338 0.344 0.368 0.390 0.435 0.396 1.000
Pf,IB B 0.823 0.955 0.914 0.948 0.945 0.922 0.325 1.000
σr,IB B
0.842 0.908 0.894 0.923 0.936 0.885 0.472 0.939 1.000
Les modules équivalents en rupture et en cisaillement sont directement proportionnels puisqu’ils sont
liés par une droite passant par zéro. Par contre, ces deux modules sont plutôt liés par une fonction puissance
avec le module équivalent en compression (figure Figure IV - -45).
Les corrélations entre les contraintes limites sont également très bonnes entre le cisaillement et la
compression (figure
Figure IV - -32 Relation entre les contraintes limites σy et τr (unités MPa), toutes IV - -33) ou bonne B B B B
15
TP Chaque point est la représentation graphique des valeurs moyennes par température des descripteurs pour une
PT
Figure IV - -36 Relation entre les différents modules équivalents de compression Ere, de cisaillement Gre et de B B B B
1800 1800
Ere Ere
1600 1600
1400 1400
600 600
400 400
200 200
Pf,I Gre
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 0 10 20 30 40 50 60 70
900
Pf,I Températures
800
700 25 30
600
y = 10.539x 35 40
2
500 R = 0.9132
400
45 50
300 55 60
200
65 70
100
Gre 75 80
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
Figure IV - -37 Relation entre les contraintes limites σr,I et τr (unités MPa), toutes essences et toutes températures
B B B B
confondues.
12 T(°C)
σr,I
Autres essences 25
10
30
y = 3.5575x0.6411
35
R2 = 0.9072
8 40
45
50
6 55
Tabebuia 60
65
4
70
75
2 80
τr
0
0 1 2 3 4 5 6 7
IV-112
Figure IV - -38 Relation entre les contraintes limites σr,I et τr (unités MPa), pour chaque essence.
B B B B
3.5 4.0
3.0
σr,I 3.5 σr,I
2.5 3.0
2.5
2.0
y = 2.9936x - 0.2053
2.0 y = 1.78x + 1.8962
1.5 R2 = 0.9082
1.5 R2 = 0.7631
1.0
1.0
0.5 Parkia Virola
τr
0.5
0.0 0.0
τr
0.0 0.5 1.0 1.5 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
7.0 8.0
6.0
σr,I 7.0 σr,I
6.0
5.0
5.0
4.0 y = 2.388x + 1.2613
4.0
3.0 R2 = 0.9641 y = 2.1603x + 1.2925
3.0 R2 = 0.9637
2.0
2.0
1.0 Vochysia Ocotea
τr τr
1.0
0.0 0.0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0
10 9.0
9 σr,I 8.0 σr,I
8 7.0
7
6.0
6
5.0
5 y = 1.6382x + 2.1508
y = 3.093x - 0.2902 4.0
4 R2 = 0.9284
R2 = 0.98 3.0
3
2 2.0
Humiria Dicorynia
1
τr 1.0
τr
0 0.0
0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0
10 9.0
9 σr,I 8.0 σr,I
8 7.0
7
6.0
6
5.0
5 y = 1.6186x + 2.5534 y = 1.3573x + 2.4214
R2 = 0.9688 4.0
4 R2 = 0.9191
3.0
3
2 2.0
Hymenolobium Vouacapoua
1
τr 1.0
τr
0 0.0
0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0 0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0
12 12
σr,I σr,I
10 10
8 8
6 6 y = 1.4734x + 2.6516
y = 1.278x + 0.8945 R2 = 0.9415
4 4
R2 = 0.9822
2 Tabebuia 2 Bocoa
τr τr
0 0
0.0 2.0 4.0 6.0 8.0 0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0 6.0
IV-113
Afin de comparer l’évolution avec la température des descripteurs, il est intéressant de calculer certains
ratios et d’examiner leurs évolutions. Les figures IV - -39 à Tableau IV - -12 représentent les ratios des
σ r ,I σy σy
contraintes limites ( , , ) et les ratios entre l’énergie totale dépensée dans l’essai de ténacité et
τr σ r ,I τ r
l’énergie dépensée dans l’essai de cisaillement, jusqu’à la déformation angulaire de 4.6° pour toutes les
essences.
Il faut d’abord noter une grande différence de sensibilité à la température de ces ratios :
σy σ r ,I
Ö et peuvent être quasiment invariables (Humiria, Ocotea) ou varier au maximum dans un rapport
τr τr
de 1.5 (Virola, Tabebuia, Bocoa).
σy
Ö diminue presque toujours quand la température augmente. Cette variation est à nouveau quasiment
σ r ,I
nulle pour Humiria qui se révèle très stable avec la température pour ces critères, mais elle peut atteindre un
facteur 2 pour Virola, Tabebuia ou Bocoa.
G f ,I
Ö augmente toujours fortement avec la température, ce qui était prévisible compte tenu des faibles
W4 .3°
variations de l’énergie dépensée dans l’essai de ténacité. Les amplitudes de variations sont comparables à
celles du descripteur de l’essai de cisaillement lui même (elles varient d’un facteur 2 à un facteur 4). Il faut
noter dans la plupart des cas que cette augmentation n’est sensible qu’à partir de 50-60°C, ce qui n’est pas
sans rappeler le phénomène de recouvrance hygrothermique (GRIL & al, 1993a). L’effet essence est aussi
très sensible à la fois sur l’allure des courbes et sur le niveau moyen du ratio.
A densité équivalente, Virola et Parkia ont des comportements contrastés : le premier résiste nettement
mieux en compression et en résistance à la rupture qu’en cisaillement. Ce sont à priori des atouts pour le
déroulage. De la même façon pour Humiria et Dicorynia, le premier a un bien meilleur comportement à la
rupture qu’en cisaillement mais le second compense par une meilleure sensibilité à la température.
IV-114
Figure IV - -40 Evolution des ratios des contraintes limites (moyenne par température) de ténacité σr,I et de B B
3.5 6.0
σr,I / τr σr,I / τr
3.0 5.0
2.5
4.0
2.0
3.0
1.5
2.0
1.0
σr,I / τr σr,I / τr
4.0 3.5
3.5 3.0
3.0
2.5
2.5
2.0
2.0
1.5
1.5
1.0
1.0
0.5 Vochysia 0.5 Ocotea
Température Température
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
3.5
σr,I / τr 3.0
σr,I / τr
3.0
2.5
2.5
2.0
2.0
1.5
1.5
1.0 1.0
3.5
σr,I / τr
3.0
3.0
σr,I/ τr
2.5
2.5
2.0
2.0
1.5
1.5
1.0
1.0
2.0 3.0
σr,I / τr σr,I / τr
2.5
1.5
2.0
1.0 1.5
1.0
0.5
Tabebuia 0.5 Bocoa
Température Température
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
IV-115
Figure IV - -41 Evolution des ratios des contraintes limites (moyennes par température) au premier coude de la
courbe de compression σy et de cisaillement τr en fonction de la température.
B B B B
2.0 3.5
1.8
3.0
1.6 σ y/τ r
1.4 2.5 σ y/τ r
1.2 2.0
1.0
0.8 1.5
0.6 1.0
0.4
Park ia 0.5 Virola
0.2
Température (°C) Température (°C)
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
2.5 3.0
2.5
2.0
σ y/τ r 2.0
σ y/τ r
1.5
1.5
1.0
1.0
0.5
Vochysia 0.5 Ocotea
Température (°C) Température (°C)
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
2.5 3.0
2.0 2.5
σ y/τ r σ y/τ r
2.0
1.5
1.5
1.0
1.0
0.5
Humiria 0.5 Dicorynia
Température (°C) Température (°C)
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
3.0 3.0
1.5 1.5
1.0 1.0
3.0 3.5
2.5 3.0
2.0
σ y/τ r 2.5 σ y/τ r
2.0
1.5
1.5
1.0
1.0
0.5 Tabebuia 0.5 Bocoa Température (°C)
Température (°C)
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
IV-116
Figure IV - -42 Evolution des ratios des contraintes limites (moyenne par température) au premier coude de la
courbe de compression σy et de ténacité σr,I en fonction de la température.
B B B B
1.0 1.0
0.9 σ y/σ r,I 0.9 σ y/σ r,I
0.8 0.8
0.7 0.7
0.6 0.6
0.5 0.5
0.4 0.4
0.3 0.3
0.2 0.2
Park ia Virola
0.1 0.1
Température (°C) Température (°C)
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
1.0 1.0
0.9 σ y/σ r,I 0.9
0.8 0.8
0.7 0.7 σ y/σ r,I
0.6 0.6
0.5 0.5
0.4 0.4
0.3 0.3
0.2 0.2
Vochysia Ocotea
0.1 0.1 Température (°C)
Température (°C)
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
1.0 1.4
0.9
σ y/σ r,I 1.2 σ y/σ r,I
0.8
0.7 1.0
0.6
0.8
0.5
0.4 0.6
0.3 0.4
0.2
Humiria 0.2 Dicorynia
0.1
Température (°C) Température (°C)
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
1.4 1.8
σ y/σ r,I σ y/σ r,I
1.2 1.6
1.4
1.0
1.2
0.8 1.0
0.6 0.8
0.6
0.4
0.4
0.2 Hymenolobium 0.2 Vouacapoua
Température (°C) Température (°C)
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
2.0 1.6
1.8 1.4
σ y/σ r,I
1.6
σ y/σ r,I
1.2
1.4
1.2 1.0
1.0 0.8
0.8
0.6
0.6
0.4
0.4
Tabebuia 0.2 Bocoa Température (°C)
0.2 Température (°C)
0.0 0.0
20 40 60 80 20 40 60 80
IV-117
Figure IV - -43 Evolution des ratios des énergies (moyenne par température) dépensées dans l’essai de ténacité
Gf,I et des énergies dépensées dans l’essai de cisaillement W4.6° jusqu’à une déformation angulaire
B B B B
14 7
12
G f,I/ W4 .6 ° 6 G f,I/ W4 .6 °
10 5
8 4
6 3
4 2
2 Vochysia 1 Ocotea
Température (°C) Température (°C)
0 0
20 40 60 80 20 40 60 80
8 7
7 G f,I/ W4 .6 ° 6 G f,I/ W4 .6 °
6
5
5
4
4
3
3
2 2
1 Humiria 1 Dicorynia
Température (°C) Température (°C)
0 0 τr
20 40 60 80 20 40 60 80
14 8
12 G f,I/ W4 .6 ° 7 G f,I/ W4 .6 °
6
10
5
8
4
6
3
4
2
2 Hymenolobium 1 Vouacapoua
Température (°C) Température (°C)
0 0
20 40 60 80 20 40 60 80
8 7
7 G f,I/ W4 .6 ° 6 G f,I/ W4 .6 °
6
5
5
4
4
3
3
2 2
1 Tabebuia 1 Bocoa
Température (°C) Température (°C)
0 0
20 40 60 80 20 40 60 80
IV-118
IV - 3.2. Influence du facteur essence
L’effet essence n’est pas facile à estimer car c’est un effet faible par rapport aux deux variables
principales que sont la température et la densité. Toutefois, nous avons essayé de classer chaque essence en
fonction de deux critères :
ß Ses propriétés mécaniques par rapport à sa densité ;
ß Sa sensibilité à la température.
Pour montrer l’influence de l’essence sur les valeurs des propriétés mécaniques mesurées, il faut donc
annuler l’influence de la température et de la densité sur les valeurs mesurées.
Pour classer les essences entre elles, nous avons calculé pour chaque essence, la distance qui sépare la
valeur du descripteur à sa valeur calculée (à partir de l’ajustement du descripteur en fonction de l’infradensité).
Cette distance est pondérée par la moyenne du descripteur considéré. On obtient ainsi le pourcentage de
variation, appelons-le Z (%) par rapport à l’ajustement pour chaque essence :
C(sp ) − C calculé
Z(sp ) = * 100 en (%)
C moyen
C(sp) est la valeur du descripteur de l’essai, pour une essence considérée à 25°C,
Ccalculé = f(ID) est la valeur de C calculé à partir de l’équation de la courbe d’ajustement de C en
B B
fonction de l’infradensité.
Cmoyen est la moyenne du descripteur, toutes essences confondues.
B B
Afin de prendre en compte les données mesurées à toutes les températures, l’influence de la température
est annulée en divisant le descripteur par sa valeur calculée à partir du modèle (A) décrit précédemment.
C(T)
C(sp) ( 25) = * A (25)
A (T)
C(sp)(25) est la valeur du descripteur de l’essai corrigé pour une température de 25°C,
B B
Pour l’énergie de rupture Gf,I, qui ne varie pas en fonction de la température, nous avons pris pour
B B
b - Résultats
Le classement que nous proposons ne concerne que les arbres que nous avons testés. L’introduction
d’autres individus pour les mêmes essences, puis d’autres essences dans les ajustements sont indispensables
pour valider cette approche qui peut être considérée comme préliminaire.
IV-119
Figure IV - -44 Valeurs de Z pour les différentes essences et les différents descripteurs, en haut les énergies
(cisaillement, compression, rupture), au centre les équivalents modules, en bas les contraintes à la rupture.
Hymenolobium
Wγ °
Wε % Dicorynia
Gf,I Tabebuia
Vochysia
Parkia
Humiria
Ocotea
Virola
Vouacapoua
Bocoa
Pf,I Hymenolobium
Gre Dicorynia
Ere Tabebuia
Ocotea
Vouacapoua
Parkia
Vochysia
Humiria
Virola
Bocoa
σy Hymenolobium
τr Dicorynia
σr,I Tabebuia
Parkia
Vouacapoua
Ocotea
Humiria
Vochysia
Virola
Bocoa
ß Certaines essences comme Hymenolobium, Dicorynia et Tabebuia ont un comportement « fort » par rapport
à leurs densités respectives. Par contre, les essences comme Bocoa et Virola ont un comportement plutôt
« faible » par rapport à leurs densités. Les autres essences ont un comportement moyen, plus hétérogène, qui
dépend du critère considéré.
ß Certains critères comme l’énergie de rupture Gf,I (essai de ténacité) ou la contrainte limite
B B σyB (essai de
B
mécaniques.
La contrainte limite σy est, elle aussi, un peu ambiguë quant à sa détermination et sa signification. Si,
B B
pour certaines essences comme Bocoa ou Parkia, cette contrainte au premier coude que nous avons mesuré
sur la courbe, correspond effectivement au début du plateau de flambement (document annexe) ; il n’en est
pas de même pour les essences comme Ocotea ou Vouacapoua où σy correspond plutôt à une contrainte de
B B
rupture liée à l’apparition de bandes de cisaillement décrites figure III-8. Même pour une déformation
homogène avec l’apparition nette d’un plateau de flambement, il n’est pas sûr que le comportement du
matériau soit le même. Le début du plateau de flambement peut être dû à l’effondrement successif de petites
bandes tangentielles ou encore à l’apparition de micro-bandes de cisaillement orientées à 45° par rapport au
plan RT. Il est donc assez difficile de comparer σy et les contraintes à la rupture de l’essai de cisaillement et
B B
de ténacité qui, par ailleurs, sont très cohérentes quant aux classement des essences par rapport à leur densité.
Tabebuia
Hymenolobium
Parkia
Vouacapoua
Ocotea
Virola
Humiria
TANGENTIELLE
Vochysia
RADIALE
Bocoa
sensibles à la variation de
Figure IV - -4 Variation de l’amplitude de variation S moyenne par température (figure IV - -13).
essais mécaniques, pour les dix essences testées.
4.5 Compression
L’amplitude de variation S
S Cisaillement est significativement liée à
4.0 T énacité l’infradensité, le coefficient de
corrélation entre S pondéré par
3.5
Smaximum et l’infradensité moyenne par
B B
1.0
0.5
0.0
IV-122
- D’après les données du CIRAD 16 TPF15F FPT
comportement thermo-mécanique spécifique de chaque essence est sûrement plus complexe. Dans l’explication
de ce comportement, interviennent sans doute : les compositions spécifiques, les proportions relatives des
lignines et des hémicelluloses ainsi que l’organisation de ces macromolécules dans la parois cellulaire.
La température et l’humidité agissent différemment sur la matrice (lignine, hémicelluloses) et sur les
microfibrilles (cellulose). A cause de leur nature cristalline, l’eau ne pénètre pas dans les microfibrilles. Les
molécules d’eau agissent à l’interface entre les microfibrilles et la matrice, elles agissent à la fois comme agent
16
TPLe pourcentage d’hémicelluloses que nous indiquons correspond au pourcentage des pentosanes (dosage du
PT
furfural après dégradation à l’acide chlorhydrique) ramené au poids anhydre d’un volume de sciure de bois.
Le pourcentage de lignine correspond au pourcentage de lignine de Klason (dosage du résidu insoluble
minimum après attaque du bois par un acide minéral concentré) ramené au poids anhydre de la quantité de sciure
testée.
La cellulose est extraite à partir des sciures de bois attaquées par de l’acide nitrique, de l’éthanol et de l’éther. A
partir du résidu obtenu, on dose les pentosanes non attaqués par le traitement nitro-alcoolique, en retranchant les
pentosanes au dosage de cellulose précèdant, on obtient alors la cellulose corrigée. Les pourcentages de
cellulose que nous indiquons correspondent au poids de cellulose corrigée par le poids anhydre du volume de
sciure initiale. Les différentes méthodes d’extraction sont décrites par SAVARD et al, 1954.
IV-123
de gonflement et comme plastifiant (NORIMOTO et GRIL, 1989). Chaque polymère du bois a un état vitreux et
un état de transition (secondaire ou vitreuse) en relation avec la composition chimique. L’état vitreux pur,
insensible à la température correspond au comportement élastique. Tandis que l’état de transition correspond au
comportement viscoélastique sensible à la température. Le comportement du bois correspond à la superposition
des comportements individuels de ses constituants (LE GOVIC & al, 1989). A une humidité donnée et pour un
intervalle de temps donnés (SALMEN, 1984), il existe donc pour chacun des composants du bois, une
température de transition vitreuse notée Tg. La cellulose se dégrade au-dessous de sa température de
B B
transition. Par contre, la température de transition vitreuse dans des conditions humides, de la lignine est
comprise entre 77 et 128°C et celle des hémicelluloses est comprise entre 54 et 142°C, valeurs mesurées par
GORING, 1963, à partir de poudre de lignine ou d’hémicellulose isolées du bois d’Epicéa et de Bouleau
essentiellement (la température de transition est atteinte lorsque la poudre collapse en un bouchon solide). Le
chauffage du bois humide provoque donc un ramollissement de la matrice lignine, hémicelluloses.
L’analyse des procédés de relaxation du bois, en utilisant deux méthodes différentes : la DMTA
(Dynamic Mechanical Thermal Analysis) et la DSC (Differential Scanning Calorimetry) a permis KELLEY & al
1987, de démontrer l’existence de deux températures de transition vitreuse correspondant à deux polymères
amorphes distinctes. Leurs expériences ont été réalisées à partir de petits échantillons (DMTA) ou de sciures
(DSC) de bois de Picea sitchensis Bong. Carr. et d’Acer saccharum Marsh. D’après les auteurs et pour une
humidité du bois de 30 %, la température de transition de la lignine est de 60°C et celle des hémicelluloses est de
-10°C.
IIDA 1986, a étudié l’évolution du module longitudinal, déterminé par un essai de flexion 3 points, en
fonction de la température (16 températures d’essai, de 10 à 95°C), sur le bois humide de 23 essences tempérées.
En traçant la tangente de El en fonction de la température, il met en évidence, pour 19 essences, deux pics de
B B
ramollissement du bois. L’un dans la plage de 39 à 54°C, l’autre couvrant la plage de 63 à 80°C.
Les températures de transition que nous avons obtenues à partir des ajustements du modèle A
(paragraphe IV-3) sur nos données, couvrent une plage de température de 51 à 65°C. Si l’on donne le même
poids à chaque essai mécanique, la moyenne générale est de 58.6°C.
Afin de mettre en évidence les températures de « ramollissement préférentiel » du bois, nous pouvons
comme l’ont fait IIDA ou KELLEY (op. cit.) calculer la tangente ou la pente instantanée des courbes :
descripteurs en fonction de la température (pour plus de lisibilité, la tangente calculée est alors pondérée par la
tangente moyenne toutes températures confondues). Les températures pour lesquelles la tangente est la plus
élevée correspondent en théorie, à une température ou, au moins un des polymères du bois est proche d’un état
de transition.
En utilisant ce mode de calcul, nous obtenons des températures de transition un peu plus variables que
celles obtenues à partir du modèle (A). La tangente pondérée maximale se situe dans une plage de 50 à 70°C.
Toutefois, essentiellement pour l’essai de compression, nous obtenons pour certaines essences, un deuxième
maximum (pic) qui se situe
Figure IV - -7 Evolution de la tangente pondérée de W13% et de b3 en fonction dans une plage de 40 à
B B B B
l’essai de compression en
fonction de l’infradensité
1.5
(définis en IV-1).
En comparant nos
résultats à ceux de
1 KELLEY (op. cit.), nous
admettons assez facilement
que les températures de
transition situées dans la
0.5
plage 51-65°C,
correspondent aux
Température températures de transition
0 vitreuse de la lignine de
20 30 40 50 60 70 80
chaque essence ; Le premier
IV-124
pic de transition situé dans la plage 40-45°C, également observé par IIDA (op. cit.), pourrait correspondre à une
transition secondaire des lignines ou à une transition des hémicelluloses.
Vouacapoua
Tabebuia
Humiria
Vochysia
Bocoa
Ocotea
Hymenolobium
Dicorynia
Parkia
par seconde) et obtient une température de transition de 72°C. De plus il compare, le ramollissement du bois
dans la direction longitudinale et transversale et obtient sensiblement les mêmes valeurs de température de
transition.
Dans nos essais, la vitesse de déformation était de 500 microdéformations par seconde pour l’essai de
cisaillement et de 278 microdéformations par seconde pour l’essai de compression. Nous étions donc bien dans
la plage de vitesse de déformation étudiée par SAMUEL. Par contre, nous avons travaillé à des taux de
compression jusqu’à 100 fois plus élevés.
La vitesse de déformation joue un rôle important dans des essais mécaniques, comme la température
elle peut modifier le comportement du matériau. Pour de nombreux polymères, il a d’ailleurs été mise en
évidence une équivalence entre l’écoulement du temps (ou la fréquence d’observation) et la valeur de la
température (LE GOVIC op. cit.). C’est donc un facteur important dans la comparaison entre des essais
mécaniques quasi statiques, et des essais de déroulage très dynamiques.
IV-125
IV - 3.3. Conclusion
Au terme de ce chapitre, nous disposons d’un modèle de variation des principaux descripteurs
mécaniques avec la température pour chaque essence testée (sur un seul arbre pour l’instant).
Par ailleurs, il apparaît tout à fait possible de limiter le nombre de descripteurs mesurés compte tenu des
corrélations très fortes entre certains d’entre eux. A la limite, sous réserve de vérification complémentaire, il
parait possible de n’effectuer que l’un ou l’autre des essais de compression et de cisaillement tout en obtenant
finalement une bonne estimation des descripteurs des deux essais à partir des formules de régression. Il parait
aussi possible de se contenter dans ces essais de la première partie de la courbe sans aller jusqu’aux contraintes
limites, ce qui permettrait peut être d’éviter l’endommagement et d’utiliser plusieurs fois la même éprouvette.
Cela devrait être testé.
Par contre, il reste indispensable d’effectuer l’essai de ténacité qui donne des résultats tout à fait
reproductibles et apporte une information moins bien ou mal corrélée avec les résultats des deux autres essais.
L’analyse de l’influence de l’infradensité permet d’envisager un modèle moyen standard, fonction de
cette infradensité, pour calculer les différents descripteurs à une température donnée. Il est possible de partir soit
de l’analyse de l’infradensité, soit de l’analyse de la sensibilité à la température pour construire de tels modèles.
A titre d’exemple nous donnons le résultat pour le descripteur W6.67% : B B
⎡ C + C 0 C1 − C 0 ⎡ T − TP ⎤ ⎤ β
B) C=⎢ 1 − tanh ⎢a ⎥ ⎥ × ID
⎣ 2 2 ⎣ TP ⎦ ⎦
Valeurs des variables de (B) déterminées à partir de l’analyse de la densité pour l’énergie de compression à 6.67
% de déformation
C C0 C1
B B TP B Ba β B B
W6.67% B 1386
B 160 57.8 2.08 1.73
La figure Figure IV - -12 compare les données calculées par le modèle (B) ci-dessus et les données
expérimentales.
descripteurs en fonction de la
1200
température, ajuster sur les données
C0 = 1332.4 ID1.73 une équation du type (A), définit en IV-
1000 R2 = 0.9173 2. Les variables « a » et « TP » de ce B B
400
C1 = 232 ID1.73 prendre sans trop diminuer le
R2 = 0.8302 coefficient de détermination, la même
200 puissance pour C1 et C0 (figure Figure
B B B B
différentes variables sont toutefois légèrement différentes, comme nous le montre le tableau suivant :
160 200
140 180
160
120
140
100 120
80 100
kJ/m3
kJ/m3
60 80
60
40
40
20 PARKIA 20 VIROLA
0 0
400 500
350 450
400
300
350
250 300
200 250
200
kJ/m3
kJ/m3
150
150
100
100
50 VOCHYSIA 50 OCOTEA
0 0
500 700
450
600
400
350 500
300 400
250
200 300
kJ/m3
kJ/m3
150 200
100
HUMIRIA 100 DICORYNIA
50
0 0
800 900
700 800
600 700
600
500
500
400
400
kJ/m3
kJ/m3
300
300
200 200
100 100 VOUACAPOUA
HYMENOLOBIUM
0 0
1200 1200
1000 1000
800 800
600 600
kJ/m3
kJ/m3
400 400
200 200
TABEBUIA BOCOA
Température (°C)
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
IV-128
DEROULAGE
V-129
V- Essais de déroulage
Cette microdérouleuse permet de mesurer en continu les efforts tangentiels et normaux exercés par une
rondelle de bois déroulée, sur le couteau (Xc,Yc) et la barre de pression (Xb,Yb). L’acquisition des efforts, les
B B B B B B B B
réglages des paramètres de coupe (angle de dépouille, cote verticale cote horizontale, angle d’entrée de la barre)
sont gérés par un micro-ordinateur. De la même manière que de nombreuses dérouleuses industrielles, c’est
l’ensemble de coupe (comportant deux couronnes dynamométriques, une pour l’outil, l’autre pour la barre) qui
se déplace. Les moteurs d’entraînement du billon et d’avance du chariot d’usinage sont des moteurs de type
BRUSHLESS asservis numériquement.
Les efforts de coupe sont mesurés par quatre capteurs piézo-électriques à quartz, contrairement à la
microdérouleuse de THIBAUT (1988) où les efforts étaient mesurés à partir de la déformation de huit barrettes
dynamométriques équipées chacune d’une paire de jauges. Les capteurs piézo-électriques sont très fiables et très
sensibles. Le principal défaut de ces capteurs est leur sensibilité aux bruits mécaniques (moteurs) et à la
température.
Les paramètres de coupe sont gérés par quatre moteurs pas à pas pilotés par ordinateur (deux moteurs
génèrent des rotations et deux moteurs génèrent des translations, par l’intermédiaire de cales biaises). Chacune
des deux couronnes dynamométriques (figure V - -1) est fixée à un socle métallique rigide indépendant, par
l’intermédiaire de roulements (roulement à rouleaux croisés pour la couronne intérieure porte outil, et roulement
à billes pour la couronne extérieure porte barre). La rotation des couronnes par rapport aux socles permet le
réglage de l’angle de dépouille et de l’angle d’entrée de la barre. Les deux socles sont fixés au bâti du chariot
par une série de butées à billes permettant les deux translations (dont l’amplitude est limitée) nécessaires aux
réglages des cotes verticales et horizontales.
La vitesse linéaire de coupe est constante quel que soit le rayon (la vitesse de rotation du moteur
d’entraînement est asservie par le rayon de déroulage et elle impose une vitesse de rotation au moteur d’avance
du chariot), elle peut varier expérimentalement de 3 m/s à 0.001 m/s. Pour l’ensemble de nos essais, nous avons
utilisé une vitesse de 0.07 m/s (en déroulage industriel la vitesse d’usinage et de l’ordre du m/s).
L’ensemble des commandes de la microdérouleuse et l’acquisition des données sont entièrement pilotés
par un P.C. (figure V - -2), sur la base d’un programme élaboré à partir du logiciel LABVIEW par DECES-
PETIT (BUTAUD & al, 1995).
La microdérouleuse peut dérouler des rondelles de 30 mm de large, celles que nous avons utilisées
avaient une largeur de 20 mm, ce qui est suffisamment grand par rapport à la longueur des fibres pour que les
effets de bord puissent être négligés (THIBAUT, 1988).
L’ensemble de microdéroulage tel que nous l’avons utilisé était un outil fiable et convivial, bien qu’il
ne soit pas totalement terminé (il manquait alors, la caméra, la mesure du rayon de déroulage et la mesure de la
sur-épaisseur).
V-130
Figure V - -1 Schéma du dispositif de microdéroulage (d’après BUTAUD, 1994)
17
6
5 2
3 4 1
12
11
10
9
Angle de prise de vue
de la planche V-1
100 mm
1 : Eprouvette
2 : Chariot d’usinage
3 : Moteur d’entraînement du billon
4 : Motoréducteur
5 : Moteur d’entraînement du chariot
6 : Vis sans fin (entraînant le chariot)
7 : Couronne porte barre de pression
8 : Couronne porte couteau
9 : Rail de guidage du chariot
10 : Moteur pas-à-pas permettant le réglage de la cote horizontale
11 : Moteur pas-à-pas permettant le réglage de l’angle d’entrée de la barre
12 : Porte barre
13 : Cône d’entraînement de l’éprouvette
14 : Copeau continu de Grignon
15 : Amplificateur Kistler
16 : Bornier
17 : Bâti
V-131
Planche V - -1 Vue du dispositif (même légende que la figure V-1).
4 12
13 7
3
11
10
15
17
16
14
V-132
Alimentation
Servoampli.
Brushless
Commande
pas-à-pas
Moteur Ecran
d’entraînement
du billon
Carte d’axes
Ampli Kristler
Carte d’acquisition
Ordinateur + logiciel
Ensemble Borniers
dynamomètrique
C
X
K
Les informations analogiques X,Y provenant de chacun des capteurs sont amplifiées pour chaque
couronne dynamométrique, elles sont ensuite transformées en données numériques par une carte d’acquisition.
La fréquence d’acquisition peut varier de 1 à 5000 Hz. Dans nos essais, pour diminuer la taille des fichiers nous
l’avons limitée à 100 Hz (ce qui pour une vitesse de 70 mm/s correspond une donnée acquise toutes les 700 μm,
pour chacune des composantes des efforts Fc et Fb). Pour chaque essence, l’amplification est maximisée de
B B B B
manière à ce que le bruit parasite soit le plus petit possible, par rapport à la valeur des efforts.
L’étalonnage a été fait à l’aide d’une série de poids (la masse du poids le plus lourd était de 40 kg). Une
barre d’acier munie d’une poulie en son extrémité, mise à la place de la barre de pression ou de l’outil, a permis
d’étalonner (par l’intermédiaire de poulies) la sensibilité des axes Xc,Yc et Xb,Yb.
B B B B B B B B
initiales (cf. figure II-1) sont surfacés à l’aide d’une fraise à métaux (∅ = 150 mm). Les tronçons sont ensuite
percés et débités en triangle (figure V - -3). Les éprouvettes
Figure V - -2 Eprouvette de déroulage ainsi préparées sont déroulées de façon discontinue. La
portion utilisée pour les mesures (aussi bien pour les mesures
d’efforts que pour les mesures physiques sur le copeau
Portion usiné) correspond à la partie centrale de l’éprouvette, sa
mesurée longeur varie de 3 à 7 cm, le rayon minimum de déroulage
est toujours supérieur à 6 cm.
150 mm
1 copeau de longueur αR
Où R est le rayon de déroulage, et α l’angle entre les deux rayons, de début et de fin de coupe,
Xi ,Yi sont les composantes normales et tangentielles des efforts Fc ou Fb. B B B B
La figure V - -1 nous donne un exemple des profils d’efforts Xc et Yc mesurés sur le couteau. Les
efforts que nous mesurons, sont ceux exercés par le bois sur l’outil, ce sont les opposés des efforts exercés par
l’outil sur le bois.
V-134
Figure V - -4 Profils d’efforts exercés par le bois sur le couteau (essence Yayamadou, épaisseur 0.4 mm, vitesse 70 m/s).
Effort (daN)
2
Portion mesurée
1 Yc
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400
Temps (10 -2 s)
-1
-2
-3
Xc
-4
-5
V - 1.4. Mesure
du coefficient de frottement
Nous l’avons vu dans le premier chapitre, la valeur de l’angle de frottement bois-métal « φ » est
nécessaire aux calculs des différents efforts de coupe.
THIBAUT (1988), MOTHE (1988), MARCHAL (1989) ont mesuré le coefficient de frottement à
l’aide d’un patin « flottant » situé en amont de l’arête du couteau (exerçant une pression constante sur le bois de
40 N). Le couteau situé bien en aval de la barre, déroulait un copeau de faible épaisseur qui permettait de
rafraîchir la surface à chaque tour.
Nous avons opté pour une méthode similaire, mais en guise de ⎛X ⎞ ⎛ 2.3⎞
φ = arcTan⎜ b ⎟ = arcTan⎜ ⎟ = 15°
patin, nous avons utilisé le dos de la barre de pression poncé sur un ⎝ Yb ⎠ ⎝ 8.7 ⎠
polissoir avec un papier abrasif à l’eau de grain 1200 (c’est avec ce
grain de 1200 que nous avons affûté le couteau). La barre et le couteau ont été faits dans le même acier de dureté
51 HRC. Le dos de la barre ainsi préparé était positionné tangentiellement à la surface usinée et centré sur le
rayon de déroulage pendant toute la durée du déroulage. (figure V - -2).
L’effort résultant Fb exercé par le bois sur le dos de la barre de pression variait de 30 à 70 N, sur cette
B B
plage la valeur de φ varie peu. Pour de faibles valeurs de Fb, le bruit expérimental perturbait fortement la mesure.
B B
Au-dessus de 80 N, φ semblait diminuer légèrement, du moins sur les quelques essais préliminaires. Les mesures
de φ ont été effectuées à la même vitesse linéaire que les essais de déroulage (70 mm/s). Nous avons fait dix ou
vingt répétitions par essence, en prenant pour le calcul, les efforts (Xb, Yb) moyens d’une portion peu tourmentée
B B B B
Fb
20 mm Barre φ
Echantillon
Copeau
Outil
δ
Figure V - -9 Exemple de profils d’efforts exercés par le bois sur le patin de frottement (Grignon, T =
27°C). V-136
Effort (daN)
3
Xb
2
0
0 50 100 150 200 250 300 350 Temps
-1 -2
(10 s)
-2 Portion mesurée
-3 Yb
-4
-5
-6
La condition de départ que nous nous étions fixée, était que le couteau fût toujours en légère
« plongée » dans le bois. Dans cet état, la valeur de Fd est toujours plus faible que celle de Fa élevée et la coupe
est plus stable (THIBAUT, comm. pers.). Dans le repère orthonormé outil-bois (effort appliqués par l’outil sur le
bois), cette condition de plongée de l’outil est vérifiée lorsque Yc est positif (figure V - -3). Afin de maintenir Yc
B B B B
légèrement positif, nous devions modifier l’angle de dépouille en permanence, il fallait le diminuer, à la fois
lorsque la passe augmentait, mais aussi lorsque le rayon de déroulage diminuait.
Figure V - -10 Comparaison des efforts de coupe en situation de léger refus de coupe à droite et de légère
plongée du couteau à gauche (efforts exercés par l’outil sur le bois).
Fa
Fa
Fc
Yc
Couteau
Xc
δ
Xc
Yc Fc
Eprouvette
Fd
Fd
Suivant les essences, nous avons testé 4 ou 6 températures d’essai différentes. Pour chaque passe
d’usinage et pour chaque température, nous avons fait systématiquement trois répétitions. Sur chacune de ces
V-137
répétitions, nous avons prélevé la partie centrale du copeau, afin d’en déterminer l’épaisseur (mesurée au palmer
en trois points du copeau) et l’infradensité (calculé à partir du poids anhydre et du volume saturé mesuré par les
méthodes « a » ou « c » décrites au § II-4.1.1.). Avant chaque série de trois essais, nous procédions à une ou
deux passes de calibrage, ce qui permettait de déterminer l’angle de dépouille et l’amplification adéquate.
Pour une essence donnée, nous avons limité la plage d’épaisseur étudiée à l’aide de critères visuels
qualitatifs (placage très fissuré, placage pelucheux), mais aussi par des critères quantitatifs : lorsqu’il y a une
fissuration importante ou un flambement du copeau, les variations des efforts de coupe aussi bien, Fa que Fd
B B B B
augmentent fortement et le coefficient de variation (écart-type de Fi / moyenne de Fi) croit de façon significative
B B B B
(THIBAUT, 1988).
V-138
Tableau V - -1 Valeurs des passes (Pa. en mm) et des angles de dépouille (δ en °) aux différentes températures.
Fa, Fd et FT, les coefficients de variation de Fa, l’épaisseur et l’infradensité des placages, sont présentés dans le
B B B B B B
document annexe.
Figure V - -12 Essai d’enfoncement de la L’enfoncement de la barre de pression a été testé sur trois
barre de pression (efforts exercés par essences choisies en fonction de leur différence d’infradensité. Les
l’outil sur le bois). essais consistent à mesurer les efforts exercés par la barre sur le
bois pour différentes pénétrations Δe de celle-ci. De la même
S = 15°
E = 35° S
manière que sur la mesure de φ, afin de renouveler la surface à
chaque tour sans perturber les mesures, le couteau est placé bien en
Fb amont de la barre (figure V - -13).
Xb
Barre Les paramètres de coupe sont choisis de manière à ce que
le déroulage se fasse dans les meilleures conditions (pas de
fissuration et pas de sur ou de sous-épaisseur, qui perturberait la
Yb mesure sur la barre). Pour les trois essences, nous avons pris une
passe de 0.3 mm et un angle de dépouille de 2°.
E
Là encore, nous avons fait systématiquement trois
répétitions, par température et par pénétration de barre. Les
Copeau
Eprouvette résultats expérimentaux bruts sont résumés dans le document
annexe.
Outil
Tableau V - -2 Pénétration de la barre (Δe en mm) pour les trois essences, aux différentes températures.
Infradensité Δe Δe Δe Δe Δe Δe
Virola à 27, 53, 75 et 90°C 0.33 0.10 0.15 0.20 0.25 0.30 0.40
Ocotea à 27, 50, 72 et 90°C 0.59 0.10 0.15 0.20 0.25 0.30 0.35
Tabebuia à 27, 50, 75 et 90°C 0.89 0.05 0.10 0.15 0.20
Figure V - -14 Profils d’efforts exercés par le bois sur la barre (essence Ebène verte, Δe = 0.2 mm, vitesse 70
m/s, T = 75°C)
2
Effort en 10 N
3
2
Xb
1
0
-2
0 50 100 150 Temps 10 s 200
-1
-2 Portion mesurée
-3
Yb
-4
-5
-6
V-140
de copeau de 20 mm.
Dans nos essais Fa croit presque systématiquement quand la passe augmente et ceci quelle que soit la
B B
Figure V - -12 Evolution de Fa en fonction de la passe, les barres température. La figure V - -13 illustre
d’erreurs représentent ± l’écart-type (Humiria, 27°C) assez bien la fissuration du copeau. A
(3 essais par passe). partir d’une certaine passe d’usinage (0.8
mm), celle-ci est très importante, Fa varie
B B
20
Passe (mm)
0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00 Effet de la température sur Fa pour
l’ensemble des plages d’épaisseurs
étudiées :
L’effet de la température sur l’effort d’attaque est plutôt faible, mais il est toujours visible : Fa décroît
quand la température augmente. Pour une espèce considérée, l’influence de la température est, en générale,
d’autant plus marquée que la passe d’usinage est grande.
Ces résultats confirment ceux obtenus par MARCHAL (1989) où l’influence de la température restait
assez faible sur les valeurs des efforts Fa lors du déroulage de trois chênes méditerranéens.
V-141
Sur les figures V - -1 (a,b et c), nous avons représenté l’évolution de Fa en fonction de la passe et de la
température pour les dix essences étudiées. Pour chaque essence et pour les deux températures d’essai extrêmes,
nous avons figuré les droites de régression calculées sur la plage d’épaisseur ou le copeau est peu fissuré (cf.
paragraphe V-2.4.).
L’influence de la température sur les pentes de ces droites de régression n’est importante que pour
l’essence Parkia (où elle diminue de 66 % entre 27 et 90°C) et dans une moindre mesure pour l’essence Virola
(où elle diminue de 37 % entre 27 et 90°C), en ce qui concerne les autres essences, la pente ne décroît pas de
plus de 30% entre les essais à 27°C et ceux à 90°C.
Pour la suite de l’analyse, nous avons donc constitué un fichier de valeurs moyennes de Fa pour une
B B
épaisseur d’usinage, tel que le copeau soit relativement peu fissuré, quelle que soit l’essence. L’épaisseur
retenue est de 0.4 mm. Pour donner plus de poids à ces données, nous les avons calculées en prenant la moyenne
des valeurs de Fa à des épaisseurs de 0.3, 0.4 et 0.5 mm.
B B
Le tableau V - -2 récapitule les valeurs moyennes de Fa pour chaque essence et pour quatre
B B
températures d’essai de déroulage différentes. Nous y avons ajouté pour l’analyse ultérieure, les valeurs
moyennes des différents descripteurs d’essai pour des températures d’essai équivalentes.
V-142
Figure V - -14 (a) Evolution de l’effort Fa en fonction de la passe et de la température.
70 70
Fa (N) Fa (N)
Parkia Virola
60 60
y = 31.579x + 14.39
y = 28.051x + 18.85 R2 = 0.9928
R2 = 0.9638
50 50
40 40
y = 20.025x + 14.142
y = 9.5274x + 22.765
R2 = 0.9929
R2 = 0.9626
30 30
27
27 50
20 50 20 72
72 90
90
27°C
10 90°C 10
0 0
0 0.5 1 1.5 2 0 0.5 1 1.5 2
100 140
Fa (N)
Fa (N) Vochysia Ocotea
90
y = 48.414x + 29.485
120
R2 = 0.962
80
y = 67.609x + 26.854
R2 = 0.9855
100
70
y = 45.005x + 28.371
60 R2 = 0.9057
80
50
27
60
50 y = 61.497x + 16.334
40
55 R2 = 0.9872 27
70 50
30 75 55
40
90 70
75
20
90
20
10
y = 65.39x + 19.509
70
R2 = 0.9114
y = 89.611x + 11.987
100 R2 = 0.9814
60
y = 71.734x + 13.344
80 R2 = 0.9954 50
27 y = 48.751x + 25.708
50 R2 = 0.9535
40
60 55
70
75 30 27
90 50
40
72
20 90
27°C
20 90°C
10
0 0
0 0.5 1 1.5 2 0 0.2 0.4 0.6 0.8
140 90
Fa (N) Fa (N)
Hymenolbium Vouacapoua
80
120
70
y = 78.571x + 24.87
100
y = 122.86x + 25.239 R2 = 0.9075
R2 = 0.8724 60
27
55
80
50 60
70
27 75
y = 60.327x + 22.291
50 40
60 R2 = 0.9583 90
y = 89.962x + 29.124 72
R2 = 0.9491
90
30
40
20
Passe (mm)
20
10
Passe (mm)
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
V-144
Figure V - -1 (c) Evolution de l’effort Fa en fonction de la passe et de la température (suite).
90 100
Fa (N) Tabebuia
Bocoa
Fa (N)
90
80 y = 120.76x + 26.807
R2 = 0.9614
y = 129.26x + 13.993
80
70 R2 = 0.9849
70
60
60
y = 97.875x + 26.781
50
R2 = 0.9803
y = 112.4x + 13.478 50
R2 = 0.9824
40
40
27
30
30 50
27
72
50
90
20 72
20
90
27°C
90°C
10 10
Passe (mm) Passe (mm)
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0 0.2 0.4 0.6
Tableau V - -2 Valeurs moyennes de Fa (pour une passe de 0.4 mm) et des descripteurs des essais mécaniques
pour les dix essences et à quatre températures d’essai.
ID = infradensité moyenne des éprouvettes d’essais mécaniques (pour chacune des quatre températures) ;
ID1 = infradensité moyenne des copeaux déroulés pour des passes d’usinage de 0.3, 0.4, 0.5 mm.
25-27°C ID W6%
B B W13%
B B W20%
B B Ere
B B σy
B B W2.3°
B B W4.6°
B B W9.1°
B B Gre
B B τr
B B Gf,I
B B Pf,IB B Sr,I
B ID1
B B B Fa
B B
Parkia 0.23 152 339 509 239 2.3 12.8 42 123 16.6 1.20 175 222 3.4 0.27 29.3
Virola 0.34 175 370 584 306 2.9 14.2 45 112 19.3 1.02 198 201 3.7 0.33 27.0
Vochysia 0.50 294 638 1030 584 4.7 30.5 101 270 38.9 2.39 343 451 6.7 0.49 48.6
Ocotea 0.58 407 840 1296 1034 7.4 33.3 108 315 39.1 2.99 273 528 7.5 0.55 56.5
Humiria 0.60 398 867 1381 747 6.4 31.3 104 323 41.5 2.92 390 515 8.6 0.52 49.0
Dicorynia 0.61 645 1367 2139 1116 11.1 40.0 145 436 48.1 4.06 286 563 8.4 0.53 46.4
Hymenolobium 0.66 760 1655 2648 1196 12.6 43.1 151 470 55.1 4.38 426 646 9.6 0.69 76.5
Vouacapoua 0.79 703 1465 2301 1349 13.7 45.2 162 480 58.4 4.65 364 637 8.8 0.72 55.8
Tabebuia 0.90 1155 2433 3882 1599 17.3 56.6 211 644 73.7 6.73 417 756 9.9 0.86 57.9
Bocoa 0.92 1070 2564 4062 1242 16.0 46.6 160 - 60.2 5.04 339 637 10.6 0.87 70.7
50°C moyenne 51.8
Parkia 0.22 117 245 391 204 1.7 11.5 35 98 14.6 1.02 196 191 3.2 0.23 28.3
Virola 0.35 140 295 460 253 2.3 11.7 36 92 15.8 0.75 234 150 3.1 0.33 24.5
Vochysia 0.50 205 440 709 422 3.4 21.4 67 186 28.7 1.64 405 331 5.5 0.48 41.9
Ocotea 0.59 305 618 961 739 5.6 24.1 76 231 32.2 2.31 344 397 6.4 0.57 53.0
Humiria 0.61 306 670 1081 587 4.9 26.9 84 244 34.8 2.21 421 340 6.4 0.55 42.6
Dicorynia 0.60 451 966 1527 728 7.7 34.8 125 358 40.8 3.22 281 495 8.0 0.54 44.7
Hymenolobium 0.66 536 1156 1851 898 8.9 32.2 106 354 45.7 3.44 489 432 8.1 0.62 67.7
Vouacapoua 0.79 522 1085 1740 871 10.1 35.6 127 394 48.3 3.59 354 462 7.4 0.68 54.1
Tabebuia 0.90 942 1971 3133 1153 13.9 43.4 162 560 58.4 5.53 323 535 7.4 0.87 57.5
Bocoa 0.92 809 2072 3361 916 12.0 40.7 143 - 53.5 4.34 358 446 8.6 0.90 69.8
moyenne 48.4
V-145
Tableau V - -3 (suite)
65-70°C ID W6%
B B W13%
B B W20%
B B Ere
B B σy
B B W2.3°
B B W4.6°
B B W9.1°
B B Gre
B B τr
B B Gf,I
B B Pf,I
B B σr,I ID1
B B B B Fa
B B
Parkia 0.23 92 199 318 165 1.4 8.8 26 74 11.1 0.80 169 118 2.01 0.24 25.8
Virola 0.35 101 217 342 123 1.7 8.5 26 69 11.5 0.59 253 162 3.26 0.31 24.6
Vochysia 0.51 139 317 532 191 2.3 13.9 43 121 18.4 1.21 374 223 4.00 0.48 40.1
Ocotea 0.61 229 463 722 417 4.0 17.6 56 167 23.9 1.54 360 242 4.46 0.61 42.5
Humiria 0.60 206 470 780 326 3.2 17.4 55 163 24.2 1.57 370 230 4.75 0.56 41.5
Dicorynia 0.60 336 729 1180 604 5.4 26.0 85 245 32.5 2.23 333 338 6.26 0.62 45.8
Hymenolobium 0.65 360 799 1313 544 5.9 24.5 78 242 33.2 2.31 584 308 6.67 0.67 72.1
Vouacapoua 0.79 391 826 1333 508 7.5 25.5 82 253 36.0 2.60 438 350 6.77 0.71 51.0
Tabebuia 0.90 490 1365 2301 545 6.9 29.5 102 333 40.5 3.45 447 350 5.66 0.87 55.2
Bocoa 0.91 492 1405 2506 501 6.4 27.1 95 311 37.0 2.70 310 325 6.79 0.88 73.8
80-90°C moyenne 47.3
Parkia 0.25 63 138 221 103 1.0 4.6 15.2 46 5.7 0.6 174 95 1.67 0.20 25.7
Virola 0.34 63 140 226 80 1.0 4.9 15.8 46 6.6 0.4 202 118 2.38 0.31 21.6
Vochysia 0.50 89 201 337 111 1.5 8.8 28.6 86 11.0 0.9 310 172 3.12 0.48 44.6
Ocotea 0.60 154 322 511 193 2.8 10.0 33.1 108 14.8 1.2 236 190 3.51 0.61 39.8
Humiria 0.59 147 349 587 173 2.2 10.5 34.1 104 13.2 1.0 269 122 2.95 0.58 41.7
Dicorynia 0.62 220 512 841 284 3.5 14.7 47.6 142 19.9 1.5 338 182 3.96 0.60 46.6
Hymenolobium 0.65 207 476 818 252 3.4 12.7 43.9 138 16.6 1.5 496 149 4.27 0.69 64.8
Vouacapoua 0.78 241 513 838 252 4.6 15.6 51.8 159 20.4 1.7 391 167 4.09 0.64 46.8
Tabebuia 0.89 267 731 1296 284 3.1 15.1 53.4 175 21.2 2.1 322 151 3.22 0.85 55.7
Bocoa 0.92 320 973 1856 263 4.1 14.1 47.8 167 18.0 1.8 289 171 4.72 0.84 64.6
moyenne 45.2
20 y = 64.531x + 10.447
R2 = 0.7328
10
Infradensité
0
0.00 0.20 0.40 0.60 0.80 1.00
V - 2.3.2. V
ariati
on de Fa en fonction de la température
A partir des valeurs moyennes de Fa pour une passe de 0.4 mm (tableau V - -4), c’est-à-dire lorsque le
B B
copeau est relativement peu fissuré quelle que soit l’essence, l’effort d’attaque est, là encore, assez peu influencé
par la température (figure V - -5). Il ne décroît en moyenne (toutes essences confondues) que de 11% entre 27 et
90°C. Toutefois, dans les mêmes conditions, l’effet est un peu plus marqué pour deux essences Virola (20%) et
Ocotea (30%).
V-146
Figure V - -16 Evolution de Fa moyen pour une passe d’usinage de 0.4 mm, en fonction de la température
pour les dix essences étudiées
80 Fa en N
70
Bocoa
60 Hymenolobium
T abebuia
50 Vouacapoua
Ocotea
40
Dicorynia
30 Humiria
Vochysia
20
Parkia
Virola
10
Température en °C
0
20 40 60 80 100
(d’autant que le coefficient de variation de Fa est assez élevé pour cette essence (annexe III)).
Passe (mm)
0%
0.00 0.50 1.00 1.50 2.00
V - 2.4.1. Effet de la
température sur le
coefficient de variation de Fa
Effet positif de la température : Elle diminue les coefficients de variation pour les fortes épaisseurs
d’usinage, la plage d’épaisseur où le copeau est peu fissuré s’élargit (figure V - -19). Cet effet est plus ou moins
prononcé suivant les essences.
V-147
Effet négatif de la température : Inversement pour les essences à bois tendre, la température peut
favoriser le flambement du copeau (effet Horner) pour les faibles épaisseurs de coupe (figure V - -21). C’est
pour cette raison que nous n’avons pas pu dérouler les essences Parkia et Virola en 3/10 de mm à températures
élevées.
Pour une forte épaisseur de copeau usiné, où le placage est fortement fissuré, la température diminue presque
systématiquement le coefficient de variation (figure V - -23 à droite).
Figure V - -20 Evolution du coefficient de variation de Fa en fonction de la température, pour une épaisseur de
copeau de 0.4 mm à gauche et les épaisseurs de copeau maximales à droite.
40% 40%
CV CV
35% Bocoa 35%
T abebuia
30% 30%
Dicorynia
25% Vochysia 25%
Vouacapoua
20% 20%
Humiria
15% Hymenolobium 15%
Ocotea
10% Passe de 0.4 mm Virola
10%
Epaisseurs maximales
5% Parkia 5%
Température (°C)
Température (°C)
0% 0%
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Alors que pour une épaisseur moyenne de copeau de 0.4 mm, l’effet de la température sur CV est moins
Figure V - -22 Plages de passes d’usinage (aux différentes températures d’essais), pour lesquelles le coefficient de
variation de Fa est relativement petit (par exemple, CV < 15 % pour Parkia et CV < 25% pour Bocoa).
}Bocoa 27°C
}Tabebuia 50°C
}Vouacapoua 72°C
90°C
}Hymenolobium
}Dicorynia
}Humiria
}Ocotea
}Vochysia
}Virola
Passe (1/100 mm) }Parkia
0 50 100 150 200 250
net. Pour certaines essences comme Parkia, elle favorise l’effet Horner pour d’autre, comme Dicorynia, elle
semble réduire la fissuration du copeau et diminuer la valeur du CV.
V-148
Dans nos essais, l’effet de la température est assez net : l’élévation de la température d’étuvage
augmente l’épaisseur d’usinage où le copeau est relativement peu fissuré, et il favorise le flambement du copeau
pour les essences de faible infradensité (ou d’infradensité moyenne comme Ocotea ou Humiria).
La figure V - -25
Figure V - -24 Efforts exercés par la barre sur le bois. (d’après THIBAUT, 1988) présente les relations entre
les composantes de
l’effort exercé par la barre
Barre de pression sur le bois
(Xb) et (Yb). Pour les trois
B B B B
composante normale Yb B B
⎛ Xb ⎞
: θ = ATan⎜ ⎟.
⎝ Yb ⎠
B
Les angles θ et φ évoluent dans le même sens mais l’amplitude de θ est moins marquée.
V-150
Figure V - -27 Relations entre les composantes normales Yb et tangentielles Xb de l’effort Fb mesuré. B B B B B B
80 200 400
60 150 300
40 100 200
20
Virola 50 Ocotea 100 Tabebuia
Xb (N) Xb (N) Xb (N)
0 0 0
0 20 40 60 80 0 50 100 150 200 0 100 200 300 400
Pour les trois essences, la relation entre Fb et Δe est très bonne (Figure V - -28). En posant Fb = PΔe, on
B B B B B B B B
obtient pour chaque essence et pour chaque température d’essai, les valeurs de P suivantes :
Température Virola Ocotea Tabebuia
27°C 445 1076 4141
50°C 362 909 3177
72°C 286 758 2456
90°C 309 793 2350
160 400
Fb (N) y (27) = 445.08x Fb (N)
y ( 27) = 1076.1x
R2 = 0.9974
140 350 R2 = 0.9949
y (50) = 362.8x
y ( 50) = 909.27x
120 R2 = 0.9936 300
27°C R2 = 0.9979
27°C
100 50°C 250 50°C
72°C
72°C
80 90°C 200
90°C
y (72) = 286.1x y ( 72) = 757.9x
60 R2 = 0.9908 150
R2 = 0.9932
800
Fb (N)
y (27) = 4141.3x
700 R2 = 0.9931
100 Tabebuia
Δ e (mm)
0
0.00 0.05 0.10 0.15 0.20 0.25
des valeurs observées pour la température de 90°C. Cette observation est à rapprocher de la remarque évoquée
précédemment, concernant le dessèchement rapide de la surface usinée au cours de l’essai à 90°C. Le séchage de
la couche superficielle soumise à l’action de la barre (quelques dixièmes de millimètres) explique sans doute cet
effet perturbateur, qu’il faudra étudier plus avant. Dans l’analyse qui suit nous n’avons pas utilisé les résultats
obtenus à 90°C.
V-151
V - 4. Comparaison déroulage essais mécaniques
analyse statistique (régressions linéaires multiples) et en prenant comme variables explicatives l’ensemble des
descripteurs des essais mécaniques (tableau Tableau V - -7 ) ; L’énergie de rupture Gf,I associée à l’énergie de B B
Tableau V - -8 Relation entre les descripteurs mécaniques et Fa moyen (pour une passe de 0.4
mm). Seuil de signification pour mille r = 0.50. (cf. tableau V - -9).
W6% W13% W20% Ere B B B B B B B B σy
B B W2.3° W4.6° W9.1° Gre
B B B B B B B B τr B B Gf,I
B B Pf,I
B B Sr,I
B B
Coefficient de
corrélation (r)
entre Fa et les 0.68 0.73 0.75 0.61
B B
0.66 0.65 0.64 0.63 0.67 0.68 0.70 0.58 0.72
autres variables
20
de déformation W20% explique à 99.5 % la variabilité de P (résultats obtenus en éliminant les valeurs de P à
B B
Coefficient de
0.976 0.996 0.998 0.850 0.959
corrélation
V-152
Tableau V - -11 Valeur de P et de W20% pour les B B
trois essences à trois températures d’essai Plus précisément, P croit comme une fonction
3
P (N/mm) W20% (kJ/m ) puissance
B B
de W20% (de puissance 1.115). Comme Fb =
P P
B B B B B B
800
F b ( o b s e rv é ) e n N
700 (144 p o in t s )
600
500
400
300
200
1.115
100 F b ( c a lc ulé ) = 0 .4 1 2 W 2 0 %.Δ e
2
R = 0 .9 8
0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
L’énergie de compression à 20% de déformation est donc un très bon prédicteur de l’effort résultant
exercé par la barre de pression (figure Figure V - -35).
V - 4.1.3. Commentaires
Dans les deux cas, les descripteurs « énergétiques » semblent plus pertinents.
- Dans le cas de Fb, on trouve assez naturellement une liaison très forte entre l’effort et comportement en
compression transverse du bois.
- Par contre dans le cas de Fa, l’énergie de rupture que l’on peut considérer comme une énergie nécessaire à la
création d’une nouvelle surface, lors de la séparation du copeau, est un des descripteurs qui apparaît
relativement tôt, alors que le modèle de THIBAUT privilégiait plutôt le phénomène de cisaillement RT.
Ö Le rapport entre l’énergie de rupture et l’énergie de cisaillement RT pour une déformation angulaire de 4.6° :
G f ,I
, est aussi un indicateur du risque de fissuration du copeau, mais il indique aussi l’influence de la
W4.6°
température sur la fissuration. Plus la valeur de ce ratio est grande, plus l’énergie nécessaire à la création
d’une nouvelle surface est élevée par rapport à l’énergie nécessaire au cisaillement du copeau (à la formation
du copeau), plus le risque de fissuration est limité. Gf,I est, nous l’avons vu, peu sensible à la température,
B B
alors que W4.6° diminue d’un facteur 2 à 3 lorsque la température augmente de 25 à 80°C. L’énergie de
B B
La plage pour laquelle l’essence Virola se déroule bien est plus grande que celle de Parkia Virola
σ r ,I
fissure moins tôt à basse température. La valeur moyenne du rapport est nettement plus élevée pour
τr
Virola (3.6) que pour Parkia (2.8).
σy
Le copeau de Virola flambe moins vite à haute température, la valeur du rapport du Parkia est toujours
τr
inférieure à 2, elle est de 1.6 à 80°C, alors que celle du Virola est au minimum égale à 2.3 pour une température
de 80°C.
Essences de forte densité : Tabebuia et Bocoa
σ r ,I
La fissuration de ces deux essences est importante puisque les valeurs du rapport restent petites
τr
par rapport aux essences facilement déroulables. Toutefois, les valeurs moyennes (toutes températures
confondues) de ce ratio, à savoir 2.3 pour Bocoa et 1.5 pour Tabebuia, confirment que le copeau de Bocoa est
moins sensible à la fissuration que celui de Tabebuia.
V-154
Essences de densité moyenne : Ocotea, Humiria, Dicorynia et Hymenolobium
Tableau V - -12 Valeurs des ratios à 25°C pour les 4 Ocotea et Humiria ont des valeurs du rapport
essences de densité moyenne. σ r ,I
élevées, ils sont à la fois résistants (déformables)
Essence σy σ r ,I G f ,I τr
τr τr W4.6° en cisaillement et résistants à la rupture, ce sont des
essences très favorables au déroulage.
Ocotea 2.4 2.5 2.7 σ r ,I
Humiria 2.2 3 3.8 Dicorynia a de mauvais (petits) rapports ou
Dicorynia 2.8 2.1 1.8
τr
Hymenolobium 2.8 2.2 3 G f ,I
à température ambiante, c’est donc, une essence
W4.6°
très sensible à la fissuration.
V - 5. Conclusion du chapitre
Pour confirmer les résultats, il est nécessaire de faire de nombreux autres essais de déroulage sans barre
et avec enfoncement de la barre de pression, en augmentant : le nombre de températures d’essai, de passes
d’usinage, de niveaux d’enfoncement de la barre et enfin en élargissant le nombre d’essences.
L’influence de la température sur les efforts de coupe est relativement faible, en comparaison de son
influence sur les propriétés mécaniques. Par contre, l’effet de la température est assez net sur la plage de bonne
déroulabilité déterminée par les coefficients de variation de l’effort d’attaque.
Les essais tels que nous les avons réalisés permettent de qualifier d’une façon correcte les essences qui
se déroulent bien et celles qui sont moins bien déroulables.
Certains ratios des propriétés mécaniques (comme le rapport entre la contrainte limite de rupture en
ténacité et la contrainte à la rupture en cisaillement RT) semblent pertinents pour qualifier l’aptitude au
déroulage des différentes essences.
V-155
V-156
CONCLUSION GENERALE
L’objectif premier de ce travail était d’analyser le comportement mécanique du bois vert dans trois
types de sollicitations a priori proches des principaux phénomènes physiques régissant le processus de coupe du
bois par déroulage ou tranchage :
- la compression radiale (plus généralement orthogonale à la direction du fil du bois) jusqu’à un niveau
de déformation élevé (> 20 %),
- le cisaillement RT, dit de « roulement » (rolling shear pour les anglophones) également jusqu’à des niveaux
élevés de déformation angulaire (0.1 rd),
- la propagation de fissure en mode I dans la configuration LT (plan de fissure Longitudinal Tangentiel,
direction de propagation de la fissure longitudinale).
Les dispositifs expérimentaux nouveaux mis en place, en s’inspirant le plus possible d’essais existants,
se sont révélés à la fois fiables et suffisamment performants pour réaliser des campagnes d’essais comparatifs.
Ils ont permis de calculer dans chaque cas, trois descripteurs mécaniques intéressants :
- un paramètre de raideur, équivalent à un module, obtenu à partir de la pente de la partie initiale linéaire de la
courbe effort - déplacement,
- un paramètre de résistance limite, équivalent à une contrainte, (associé à un paramètre de déformation
correspondant) caractérisant un changement prononcé de comportement (flambement des cellules en
compression ou amorce de rupture en cisaillement et en ténacité),
- un paramètre de dépense énergétique associé à l’histoire de la sollicitation résultant de l’aire mesurée sous la
courbe effort - déplacement.
Il apparaît possible d’améliorer les essais de compression et de cisaillement en diminuant dans chaque
cas, la hauteur (ou la largeur) de la partie soumise au champ de contrainte de compression (et de cisaillement).
Avec une éprouvette de compression de dimensions 20R x 30T x 30L mm3, il serait possible de retarder
P P
l’apparition des bandes de cisaillement. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que le but de ces essais n’est pas
de décrire rigoureusement la loi de comportement mécanique du bois vert mais d’obtenir à partir d’essais rapides
et fiables, des descripteurs explicatifs du comportement de l’essence étudiée lors du déroulage ou d’autres
opérations de thermoformage.
L’analyse de l’ensemble des essais mécaniques met bien en évidence la double influence de la densité
et de la température d’essai, paramètres qui à eux seuls expliquent des variations de 200% à 600% des
descripteurs mesurés.
L’influence de la densité sur ces descripteurs peut se traduire raisonnablement bien par des fonctions puissances
de type C = K . ID ∝
P P
C = descripteur mécanique
ID = infradensité
∝ = puissance variant de 0.5 à 2.5 selon le
descripteur et la température d’essai.
Les valeurs de ∝ sont les plus élevées pour les descripteurs de l’essai de compression (respectivement,
2, 1.5 et 1 environ pour les descripteurs de type énergie, contrainte de limite et module), intermédiaires pour
l’essai de cisaillement (respectivement 1, 1.35 et 1) et les plus basses pour l’essai de ténacité (respectivement
0.5, 0.66 et 0.66). Il faut noter que la qualité des régressions est généralement bonne pour les essais de
cisaillement et de compression mais que l’influence de la densité sur la ténacité est beaucoup moins nette.
Les résultats montrent également un fort couplage entre densité et température. Il apparaît évident que
l’influence de la température sur les propriétés mécaniques évolue quand la densité augmente. En règle générale,
cette influence est d’autant plus marquée que la densité est élevée.
L’influence de la température sur tous les descripteurs mécanique, excepté l’énergie de rupture est très
bien représentée, dans la plage expérimentale utilisée, par une formulation non linéaire du type :
V-157
⎡ ( T − TP ) ⎤
C = M − N. Tanh⎢ a ⎥
⎣ TP ⎦
M, N et a sont des paramètres d’étalement de la courbe selon les deux cordonnées.
T est la température d’essai
Tp est une température « critique » correspondant au point d’inflexion de la tangente hyperbolique
utilisée dans la formule. elle peut être assimilée à une température de transition.
Il faut noter que l’estimation de cette température de transition est sujette à une certaine incertitude que
l’on peut estimer à 4 ou 5 ° dans la plupart des cas. Elle n’apparaît pas significativement différente entre les
différents descripteurs ; par contre, il apparaît des différences de comportement entre essences, la différence
entre températures de transitions moyennes pouvant atteindre 10°C entre la plus faible (Vochysia ≈ 53° C) et la
plus forte (Parkia ≈ 62 °C).
Le ratio entre valeurs maxima et minima d’un descripteur dans la plage de température expérimentée
permet de qualifier la sensibilité à la température de ce descripteur. En moyenne, l’essai de compression est
légèrement plus sensible (ratios moyens de 2.5 à 4.5 environ) que l’essai de cisaillement (ratios moyens de 2.5 à
3.5 environ). L’essai de propagation de fissure est nettement moins sensible à l’influence de la température
(ratios moyen de 1.5 à 3 environ) en raison essentiellement de l’évolution particulière de l’énergie de rupture.
Contrairement à tous les autres descripteurs, l’énergie de rupture ne décroît pas régulièrement quand la
température de l’essai augmente. Il est même fréquent d’observer un maxima à une température intermédiaire
avec des valeurs peu différentes entre hautes et basses températures.
Le couplage température - infradensité apparaît clairement avec ces ratios qui augmentent de façon
significative depuis les faibles infradensités (2 environ pour les moins denses) jusqu’aux essences les plus
denses (3.5 environ).
L’influence de la température sur les descripteurs mécaniques du comportement transverse du bois vert
est d’autant plus prononcée que le bois est plus dense.
Les différences parfois sensibles entre essences de densité équivalente sont certainement à rechercher
dans la composition intime de la paroi cellulaire.
Les résultats obtenus dans ces expérimentations permettent de classer les essences en essences
« mécaniquement » supérieures (Hymenolobium par exemple) ou inférieures (Bocoa par exemple) à la moyenne
compte tenu de leur densité, pour le comportement transverse.
Toutes essences et températures confondues dans l ’analyse, il existe de très fortes corrélations entre
tous les descripteurs mécaniques pour les différents essais, sauf pour l’énergie de rupture (R toujours < 0.5). Ces
relations sont naturellement encore plus fortes à l’intérieur de chaque essence et; il apparaît cette fois-ci, des
différences sensibles entre essences quant à la relation elle même entre descripteurs. Cela est particulièrement
vrai pour les relations entre la contrainte limite à la rupture dans l’essai de ténacité et les contraintes limites des
essais de compression et de cisaillement.
L’analyse de quelques ratios de descripteurs estimés a priori pertinents pour le déroulage montre que :
- il y a des différences très fortes entre essences pour ces ratios ; par exemple, le rapport entre descripteurs
de contrainte limite en ténacité et en cisaillement varie de 1.5 en moyenne pour Tabebuia, à plus de 4
pour Virola ; il varie de 2 à 3 à température ambiante entre Dicorynia et Humiria ou Vochysia, pourtant
d’infradensité comparable.
- ces ratios sont plus ou moins stables avec la température, selon les essences ( très stables le cas d’Ocotea
ou Humiria, variant fréquemment de plus de 50 % pour Virola ou Bocoa)
- bien évidemment les ratios entre l’énergie de rupture et les descripteurs « énergétiques » des autres
sollicitations sont particulièrement sensibles à l’influence de la température, mais avec des schémas et des
amplitudes de variation qui dépendent de l’essence et qui confirment qu’en moyenne cette influence est
plus prononcée pour les bois de forte densité.
Enfin l’examen des déformations associées aux descripteurs de contrainte limite montre clairement que
la « déformabilité » du bois humide augmente avec la température, ce qui est bien connu des praticiens du
formage du bois.
Les essais de déroulage ont été beaucoup plus limités dans ce travail où nous nous sommes contentés
d’analyser les efforts Fa et Fb ainsi que l’usinabilité des bois testés à différentes températures, sans barre de
pression. L’expérimentation mise en place à l’ENSAM Cluny par Butaud, Decés Petit et Marchal est
aujourd’hui presque opérationnelle et offre un champs d’expérimentation direct de l’aptitude au déroulage quasi
illimité. La régulation thermique (maintien de l’humidité et de la température localement pendant l’usinage)
reste un problème mal résolu. Une solution assez simple pourrait être un arrosage maîtrisé de la zone usinée par
un filet d’eau régulé à la température du bois en cours d’essai, venant en complément des précautions déjà
prises.
Pour Fa, nous avons retrouvé une faible décroissance de cet effort exercé par la face d’attaque de l’outil
sur le placage en formation, quand la température augmente. Dans ce cas, l’infradensité du placage reste le
premier facteur explicatif des variations de Fa. Si l’on n’utilise que les descripteurs mécaniques, les descripteurs
de type « énergétique » et notamment l’énergie de rupture apparaissent comme les plus pertinents. Il serait
intéressant dans l’avenir de développer un modèle de type « énergétique » du déroulage en parallèle avec le
modèle de Thibaut, basé sur une analyse en terme d’efforts surfaciques, d’efforts résultants et de contraintes
limites.
Les variations de Fb, effort exercé par la barre de pression sont très bien expliquées par les descripteurs
de l’essai de compression, les descripteurs énergétiques se révélant à nouveau plus performants. Cette fois,
l’influence de la température est nettement plus prononcée.
Nous retrouvons aussi une influence très prononcée de la température sur la plage de bonne usinabilité
des bois testés en l’absence de barre de pression - cette plage s’amplifie et se décale vers les fortes épaisseurs
quand la température augmente. Pour les bois tendres, le risque de mauvais usinage avec des placages pelucheux
pour les faibles épaisseurs augmente avec la température. Par contre, pour les plus fortes épaisseurs le risque de
macrofissurations, affectant une proportion importante de l’épaisseur du placage, diminue lorsque la température
augmente.
Dans l’avenir, il est nécessaire dans un premier temps, d’augmenter sérieusement la palette d’espèces
testées, en examinant parallèlement la variabilité de cette aptitude au déroulage dans chaque essence importante.
Cela permettra de proposer sur une base plus solide qu’actuellement, une batterie de critères (ratios sans doute)
pertinents pour tester l’usinabilité. Il est aussi indispensable de réaliser des essais avec barre de pression, seuls
représentatifs de la pratique réelle du déroulage industriel.
Pour répondre à un problème industriel type sur l’utilisation d’une essence méconnue, la démarche
suivante peut être proposée :
A)
- réalisation d’essais mécaniques à plusieurs températures
- examen du phénomène de recouvrance hygrothermique et des températures critiques risquant de
provoquer des fentes importantes en bout de billon
- essais de déroulage sans barre de pression à différentes températures sur une microdérouleuse qui n’a pas
besoin d’être instrumentée
V-159
A la fin de cette phase de laboratoire, on disposera d’indications sur l’usinabilité et les températures a priori
optimales de travail.
B)
- Essais complémentaires de déroulage avec barre de pression , aux températures conseillées, afin de
proposer des gammes de réglages optima (épaisseur de placage, angle de dépouille et cotes de la barre de
pression en fonction du rayon de déroulage) sur la microdérouleuse.
- Validation de ces résultats (étuvage et déroulage) par des essais préindustriels et industriels sur une
dérouleuse de qualité. : analyse des propriétés des placages ainsi obtenus du point de vue
physicomécanique (retraits, modules d’élasticité, résistance à la rupture) et esthétique (couleur, dessin,
défauts visuels).
C)
Réalisation et test de produits cibles semi-finis ou finis :
- Contre-plaqués intérieurs ou extérieurs à usage structural ou décoratif,
- emballages légers,
- LVL pour un usage en charpente ou en menuiserie, en examinant leurs aptitudes à répondre aux cahiers
des charges (résistance mécaniques, durabilité, contact alimentaire etc...).
L’objectif pour un organisme de recherche pour le développement pourrait être de rassembler et tenir à
disposition des utilisateurs potentiels, les résultats des ces 3 phases d’essais sous forme d’une base de données
organisée.
En matière de recherche plus fondamentale, le champ est très ouvert et la combinaison d’essais
mécaniques simples, quasistatiques, à vitesse de déformation variant dans une large plage, (de 104 à 105 par
P P P P
exemple), d’essais mécaniques à grandes vitesse de déformation (barre de Hopkinson par exemple) et d’essai de
déroulage à des vitesses variant dans une plage de l’ordre 104, permettrait de mieux explorer l’influence de la
P P
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73 - SIAU J.F. (1984)
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V-165
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Connaissance du processus de déroulage du bois. Etude de l’apparition des microfissurations pendant la coupe.
Compte rendu de fin d’étude. DGRST N° 76-7-0555.
79 - THIBAUT B. (1988)
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80 - THIBAUT B. (1988b)
Analyse des phénomènes de flambement du copeau lors de l’usinage du bois en mode 0° 90°.
1er colloque européen : Comportement mécanique du bois, Bordeaux, GS Réologie du Bois (ed.), p. 287-298.
81 - THIBAUT B. (1989)
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Projet groupe P5.01 : « Proprieties and utilisation of tropical woods », IUFRO, Abidjan, P. 117-129.
82 - THIBAUT B. (1992)
Basic process in veneer cutting, summary of the main experimental results and proposed simplistic models.
IUFRO All Division 5 conference, Nancy, 23-28/08/92, ARBOLOR (ed.), p. 579..
83 - THIBAUT B., CHANSON B., FOURNIER M., GRIL J. (1993)
Quelques aspects de la mécanique du bois.
o
MECAMAT, juin 93, n 10. P P
ANNEXES
ANNEXE I-1 W6.67%
1000
800 800
800
600 600
600
400 400
400
25°C 30°C 35°C
200 200 200
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
1000
800 800
800
600 600
600
400 400
400
70°C 75°C 80°C
200 200 200
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
2500 2500
2000
2000 2000
1500
1500 1500
1000
1000 1000
55°C 60°C 65°C
500 500 500
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
20 20 18
18
MPa 18
MPa MPa
16
16 16 14
14 14
12
12 12
10
10 10
8
8 8
6
6 6
4 25°C 4 4
30°C 35°C
2 2 2
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
18 16 16
MPa MPa MPa
16 14 14
14 12 12
12
10 10
10
8 8
8
6 6
6
4 4
4 40°C 45°C 50°C
2 2 2
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
14 12 8
MPa MPa MPa
12 7
10
6
10
8
5
8
6 4
6
3
4
4
2
55°C 60°C 65°C
2 2
1
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
8 7 5
MPa MPa MPa
7 5
6
4
6
5 4
5 3
4
4 3
3
3 2
2 2
2
70°C 75°C 1 80°C
1 1
InfraDensité 1 InfraDensité
InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
2,5% 2,5%
2,0%
2,0% 2,0%
1,5%
1,5% 1,5%
1,0%
1,0% 1,0%
2,5%
2,0% 2,0%
2,0%
1,5% 1,5%
1,5%
1,0% 1,0%
1,0%
55°C 60°C 65°C
0,5% 0,5% 0,5%
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0,0% 0,0% 0,0%
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
120 90 90
MPa MPa MPa
80 80
100
70 70
80 60 60
50 50
60
40 40
40 30 30
90 80 80
MPa MPa MPa
80 70 70
70
60 60
60
50 50
50
40 40
40
30 30
30
20 20 20
70°C 75°C 80°C
10 10 10
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
70 60 60
3 3 3
MJ/m MJ/m MJ/m
60 50 50
50
40 40
40
30 30
30
20 20
20
25°C 30°C 35°C
10 10 10
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
60 60 50
3 3 3
MJ/m MJ/m 45
MJ/m
50 50
40
35
40 40
30
30 30 25
20
20 20
15
40°C 45°C 10 50°C
10 10
InfraDensité InfraDensité 5
InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
45 45 35
40
MJ/m3 40
MJ/m3 MJ/m3
30
35 35
25
30 30
25 25 20
20 20 15
15 15
10
10 55°C 10 60°C 65°C
5
5 5
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
25 25 18
3 3 3
MJ/m MJ/m MJ/m
16
20 20 14
12
15 15
10
8
10 10
6
90 70 60
3 3 3
MJ/m MJ/m MJ/m
80
60 50
70
50
60 40
50 40
30
40 30
30 20
20
20 70°C 75°C 80°C
10 10
10
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
500 500
400
400 400
300
300 300
200
200 200
40°C 45°C 50°C
100 100 100
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
90 80 70
MPa MPa MPa
80 70 60
70 60
50
60
50
50 40
40
40 30
30
30
20
20
20 25°C 30°C 35°C
10 10
10
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
70 70 70
MPa MPa MPa
60 60 60
50 50 50
40 40 40
30 30 30
20 20 20
40°C 45°C 50°C
10 10 10
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
70 60 45
MPa MPa MPa
40
60 50
35
50
40 30
40 25
30
30 20
20 15
20
55°C 60°C 10 65°C
10 10
5
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
35 30 25
MPa MPa MPa
30 25
20
25
20
20 15
15
15
10
10
10
70°C 75°C 5 80°C
5 5
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
8 8 7
MPa MPa MPa
7 7 6
6 6
5
5 5
4
4 4
3
3 3
2
2 2
25°C 30°C 35°C
1 1 1
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
7 7 7
MPa MPa MPa
6 6 6
5 5 5
4 4 4
3 3 3
2 2 2
40°C 45°C 50°C
1 1 1
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
6 5 4
MPa MPa MPa
4 4
5
4
3
4 3
3
3
3 2
2
2
2 2
1
55°C 1 60°C 65°C
1
1 1
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
3 3 3
MPa MPa MPa
3 3
2
2 2
2
2 2
1
1 1
16 18 14
(°) (°) (°)
14 16
12
12 14
10
12
10
10 8
8
8 6
6
6
4
4
25°C 4
30°C 35°C
2 2
2
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
18 18 16
(°) (°) (°)
16 16 14
14 14 12
12 12
10
10 10
8
8 8
6
6 6
4
4 40°C 4 45°C 50°C
2 2 2
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
16 18 18
(°) (°) (°)
14 16 16
14 14
12
12 12
10
10 10
8
8 8
6
6 6
4
55°C 4 60°C 4 65°C
2 2 2
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
18 18 18
(°) (°) (°)
16 16 16
14 14 14
12 12 12
10 10 10
8 8 8
6 6 6
4 70°C 4 75°C 4 80°C
2 2 2
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
500
400 400
400
300 300
300
200 200
200
55°C 60°C 65°C
100 100 100
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
300 300
200
200 200
70°C 75°C 80°C
100
100 100
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
300 300
200
200 200
40°C 45°C 50°C
100
100 100
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
12 12 12
MPa MPa MPa
10 10 10
8 8 8
6 6 6
4 4 4
12 12 10
MPa MPa MPa
9
10 10
8
7
8 8
6
6 6 5
4
4 4
3
40°C 45°C 2 50°C
2 2
InfraDensité InfraDensité 1
InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
10 10 8
MPa MPa MPa
9 9 7
8 8
6
7 7
6 6 5
5 5 4
4 4 3
3 3
2
2 55°C 2 60°C 65°C
1 1 1
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
7 6 6
MPa MPa MPa
6 5 5
5
4 4
4
3 3
3
2 2
2
70°C 75°C 80°C
1 1 1
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0 0 0
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
1,20
1,00 1,00
1,00
0,80 0,80
0,80
0,60 0,60
0,60
0,40 0,40
0,40
40°C 45°C 50°C
0,20 0,20 0,20
InfraDensité InfraDensité InfraDensité
0,00 0,00 0,00
0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00 0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
180 200
160 180
140 160
140
120
120
100
100
80
3
3
80
kJ/m
kJ/m
60
60
40 40
20 PARKIA VIROLA
20
0 0
350 450
300 400
350
250
300
200 250
150 200
3
3
kJ/m
kJ/m
150
100
100
50 VOCHYSIA 50 OCOTEA
0 0
450 700
400
600
350
500
300
250 400
200 300
3
3
kJ/m
kJ/m
150
200
100
HUMIRIA 100 DICORYNIA
50
0 0
900 800
800 700
700 600
600
500
500
400
400
3
300
kJ/m
kJ/m
300
200 200
1400 1200
1200 1000
1000
800
800
600
3
3
kJ/m
kJ/m
600
400
400
3
Evolution de l'énergie de compression à 6.67 % de déformation W
: 6.67% (en kJ/m ) de la courbe de
compression radiale en fonction de la température pour chacune des dix espèces.
W13.3%
400 450
350 400
300 350
300
250
250
200
200
3
kJ/m
150
150
100 100
50 PARKIA 50 VIROLA
0 0
700 900
600 800
700
500
600
400 500
300 400
300
200
200
100 VOCHYSIA 100 OCOTEA
0 0
1000 1600
900 1400
800
1200
700
600 1000
500 800
400 600
300
400
200
HUMIRIA 200 DICORYNIA
100
0 0
1800 1600
1600 1400
1400 1200
1200
1000
1000
800
800
600
600
400 400
3000 3000
2500 2500
2000 2000
1500 1500
1000 1000
3
Evolution de l'énergie de compression à 13.3 % de déformation W
: 13.3% (en kJ/m ) de la courbe de
compression radiale en fonction de la température pour chacune des dix espèces.
W20%
600 700
500 600
500
400
400
300
300
3
3
kJ/m
kJ/m
200
200
100 100
PARKIA VIROLA
0 0
1200 1400
1000 1200
1000
800
800
600
600
3
3
kJ/m
kJ/m
400
400
200 VOCHYSIA 200 OCOTEA
0 0
1600 2500
1400
2000
1200
1000 1500
800
1000
3
3
kJ/m
kJ/m
600
400
500
200 HUMIRIA DICORYNIA
0 0
3000 2500
2500
2000
2000
1500
1500
1000
3
3
kJ/m
kJ/m
1000
500
500
HYMENOLOBIUM VOUACAPOUA
0 0
4500 4500
4000 4000
3500 3500
3000 3000
2500 2500
3
3
kJ/m
kJ/m
2000 2000
1500 1500
1000 1000
500 TABEBUIA 500 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
3
Evolution de l'énergie de compression à 6.67 % de déformation W
: 6.67% (en kJ/m ) de la courbe de
compression radiale en fonction de la température pour chacune des dix espèces.
Ere
300 400
350
250
300
200
250
150 200
150
MPa
100
MPa
100
50
PARKIA 50 VIROLA
0 0
700 1200
600 1000
500
800
400
600
300
MPa
MPa
400
200
900 1400
800
1200
700
1000
600
500 800
400 600
MPa
MPa
300
400
200
HUMIRIA 200 DICORYNIA
100
0 0
1400 1600
1200 1400
1200
1000
1000
800
800
600
600
MPa
MPa
400
400
200 HYMENOLOBIUM 200 VOUACAPOUA
0 0
2000 1400
1800
1200
1600
1400 1000
1200
800
1000
600
MPa
MPa
800
600 400
400
TABEBUIA 200 BOCOA
200
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
Evolution du module équivalent :Ere (en MPa) de la courbe de compression radiale en fonction de la
température pour chacune des dix espèces
σy
3,0 3,5
2,5 3,0
2,5
2,0
2,0
1,5
1,5
1,0
MPa
MPa
1,0
0,5 0,5
PARKIA VIROLA
0,0 0,0
6,0 8,0
7,0
5,0
6,0
4,0
5,0
3,0 4,0
3,0
MPa
MPa
2,0
2,0
1,0 VOCHYSIA 1,0 OCOTEA
0,0 0,0
7,0 12
6,0 10
5,0
8
4,0
6
3,0
MPa
MPa
4
2,0
1,0 2
HUMIRIA DICORYNIA
0,0 0
14 16
12 14
12
10
10
8
8
6
MPa
6
MPa
4
4
2 HYMENOLOBIUM 2 VOUACAPOUA
0 0
20 18
18 16
16 14
14
12
12
10
10
8
8
MPa
MPa
6 6
4 4
TABEBUIA 2 BOCOA
2
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
3,0% 3,5%
2,5% 3,0%
2,5%
2,0%
2,0%
1,5%
1,5%
1,0%
1,0%
0,5% 0,5%
PARKIA VIROLA
0,0% 0,0%
3,5% 4,5%
3,0% 4,0%
3,5%
2,5%
3,0%
2,0% 2,5%
1,5% 2,0%
1,5%
1,0%
1,0%
0,5% VOCHYSIA 0,5% OCOTEA
0,0% 0,0%
3,0% 3,0%
2,5% 2,5%
2,0% 2,0%
1,5% 1,5%
1,0% 1,0%
0,5% 0,5%
HUMIRIA DICORYNIA
0,0% 0,0%
3,0% 5,0%
Température en °C 4,5%
2,5%
4,0%
3,5%
2,0%
3,0%
1,5% 2,5%
2,0%
1,0%
1,5%
1,0%
0,5%
HYMENOLOBIUM 0,5% VOUACAPOUA
0,0% 0,0%
2,5% 3,0%
2,0% 2,5%
2,0%
1,5%
1,5%
1,0%
1,0%
0,5%
TABEBUIA 0,5%
BOCOA
Température en °C
0,0% 0,0%
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
6,0
5,0
4,0
3,0
MPa
2,0
1,0
PARKIA
0,0
250 140
120
200
100
150
80
60
MPa
MPa
100
40
50
TABEBUIA 20 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
16 18
14 16
12 14
12
10
10
8
8
3
kJ/m
6
6
4 4
2 PARKIA 2 VIROLA
0 0
35 40
30 35
30
25
25
20
20
15
15
10
10
5 VOCHYSIA 5 OCOTEA
0 0
40 50
35 45
40
30
35
25 30
20 25
15 20
15
10
10
5 HUMIRIA DICORYNIA
5
0 0
50 50
45 45
40 40
35 35
30 30
25 25
20 20
15 15
10 10
5 HYMENOLOBIUM 5 VOUACAPOUA
0 0
70 50
45
60
40
50 35
40 30
25
30
20
20 15
10
10 TABEBUIA BOCOA
5
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
3
Evolution de l'énergie decisaillement pour un angle de cisaillement de 2.3° :W2.3° (en kJ/m ) en
fonction de la température pour chacune des dix espèces.
W4.6°
50 60
45
50
40
35
40
30
25 30
3
20
kJ/m
20
15
10
10
PARKIA VIROLA
5
0 0
120 140
100 120
100
80
80
60
60
40
40
20 VOCHYSIA 20 OCOTEA
0 0
120 180
160
100
140
80 120
100
60
80
40 60
40
20
HUMIRIA 20 DICORYNIA
0 0
180 180
160 160
140 140
120 120
100 100
80 80
60 60
40 40
20 HYMENOLOBIUM 20 VOUACAPOUA
0 0
250 180
160
200 140
120
150
100
80
100
60
50 40
TABEBUIA 20 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
3
Evolution de l'énergie decisaillement pour un angle de cisaillement de 2.3° :W2.3° (en kJ/m ) en
fonction de la température pour chacune des dix espèces.
W9.1°
140 120
120 100
100
80
80
60
60
3
kJ/m
40
40
20 20
PARKIA VIROLA
0 0
300 350
250 300
250
200
200
150
150
100
100
50 VOCHYSIA 50 OCOTEA
0 0
350 500
450
300
400
250 350
200 300
250
150 200
100 150
100
50 HUMIRIA DICORYNIA
50
0 0
600 500
450
500
400
350
400
300
300 250
200
200
150
100
100
HYMENOLOBIUM 50 VOUACAPOUA
0 0
700 700
600 600
500 500
400 400
300 300
200 200
3
Evolution de l'énergie decisaillement pour un angle de cisaillement de 9.1 :W9.1° (en kJ/m ) en
fonction de la température pour chacune des dix espèces(valeur prise en compte si la rupture n'a pas eu lieu).
Gre
20 25
18
16 20
14
12 15
10
8 10
MPa
MPa
6
4 5
PARKIA VIROLA
2
0 0
45 45
40 40
35 35
30 30
25 25
20 20
MPa
MPa
15 15
10 10
5 VOCHYSIA 5 OCOTEA
0 0
50 60
45
50
40
35
40
30
25 30
20
MPa
MPa
20
15
10
10
HUMIRIA DICORYNIA
5
0 0
60 70
50 60
50
40
40
30
30
MPa
MPa
20
20
10 10
HYMENOLOBIUM VOUACAPOUA
0 0
90 70
80
60
70
50
60
50 40
40 30
MPa
MPa
30
20
20
TABEBUIA 10 BOCOA
10
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
1,4 1,2
1,2 1,0
1,0
0,8
0,8
0,6
0,6
MPa
MPa
0,4
0,4
0,2 0,2
PARKIA VIROLA
0,0 0,0
2,5 3,5
3,0
2,0
2,5
1,5 2,0
1,0 1,5
MPa
MPa
1,0
0,5
VOCHYSIA 0,5 OCOTEA
0,0 0,0
3,5 4,5
4,0
3,0
3,5
2,5
3,0
2,0 2,5
1,5 2,0
MPa
MPa
1,5
1,0
1,0
0,5 HUMIRIA DICORYNIA
0,5
0,0 0,0
5,0 5,0
4,5 4,5
4,0 4,0
3,5 3,5
3,0 3,0
2,5 2,5
2,0 2,0
MPa
MPa
1,5 1,5
1,0 1,0
0,5 HYMENOLOBIUM 0,5 VOUACAPOUA
0,0 0,0
8 6
7
5
6
4
5
4 3
MPa
3
MPa
2
2
TABEBUIA 1
1 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
18 18
(°) (°)
16 16
14 14
12 12
10 10
8 8
6 6
4 4
2 PARKIA 2 VIROLA
0 0
18 16
16
(°) (°)
14
14 12
12
10
10
8
8
6
6
4 4
2 VOCHYSIA 2 OCOTEA
0 0
14 16
(°) (°)
12 14
12
10
10
8
8
6
6
4
4
2 HUMIRIA 2 DICORYNIA
0 0
16 16
(°) (°)
14 14
12 12
10 10
8 8
6 6
4 4
2 HYMENOLOBIUM 2 VOUACAPOUA
0 0
16 14
(°) (°)
14 12
12
10
10
8
8
6
6
4
4
2 TABEBUIA 2 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
300 300
250 250
200 200
150 150
100 100
2
2
J/m
J/m
50 50
PARKIA VIROLA
0 0
600 500
450
500
400
350
400
300
300 250
200
200
2
2
150
J/m
J/m
100
100 VOCHYSIA
50 OCOTEA
0 0
500 400
450 350
400
300
350
300 250
250 200
200 150
2
2
J/m
J/m
150
100
100
HUMIRIA 50 DICORYNIA
50
0 0
800 600
700
500
600
400
500
400 300
300
200
2
2
J/m
J/m
200
100
100 HYMENOLOBIUM VOUACAPOUA
0 0
600 450
400
500
350
400 300
250
300
200
200 150
2
2
J/m
J/m
100
100 TABEBUIA 50 BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
Evolution de l'énergie de rupture :Gf,I (en J/m2) de la courbe de ténacité en fonction de la température
pour chacune des dix espèces.
Pf,I
250 250
200 200
150 150
100 100
MP
MP
50 50
PARKIA VIROLA
0 0
500 600
450
500
400
350
400
300
250 300
200
200
150
MP
MP
100
VOCHYSIA 100
50 OCOTEA
0 0
600 700
500 600
500
400
400
300
300
200
200
MP
MP
100 100
HUMIRIA DICORYNIA
0 0
700 800
600 700
600
500
500
400
400
300
300
MPa
MPa
200
200
100 HYMENOLOBIUM 100 VOUACAPOUA
0 0
900 800
800 700
700
600
600
500
500
400
400
300
300
MPa
MPa
200 200
Evolution du module équivalente :Pf,I (en MPa) de la courbe de ténacité en fonction de la température
pour chacune des dix espèces
σr,I
5 5
4 4
3 3
2 2
MP
MP
1 1
PARKIA VIROLA
0 0
8 9
7 8
6 7
6
5
5
4
4
3
3
MP
MP
2 2
1 VOCHYSIA 1 OCOTEA
0 0
10 10
9 9
8 8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
HUMIRIA DICORYNIA
1 1
0 0
12 10
9
10
8
7
8
6
6 5
4
4
3
MP
MP
2
2
HYMENOLOBIUM 1 VOUACAPOUA
0 0
12 12
10 10
8 8
6 6
4 4
MPa
MPa
2 TABEBUIA 2
BOCOA
Température en °C Température en °C
0 0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
1,6 1,8
mm mm
1,4 1,6
1,2 1,4
1,2
1,0
1,0
0,8
0,8
0,6
0,6
0,4 0,4
0,2 PARKIA 0,2 VIROLA
0,0 0,0
1,8 1,6
mm mm
1,6 1,4
1,4 1,2
1,2
1,0
1,0
0,8
0,8
0,6
0,6
0,4 0,4
2,0 1,8
1,8 mm mm
1,6
1,6 1,4
1,4
1,2
1,2
1,0
1,0
0,8
0,8
0,6
0,6
0,4 0,4
HUMIRIA 0,2 DICORYNIA
0,2
0,0 0,0
2,5 2,0
mm 1,8 mm
2,0 1,6
1,4
1,5 1,2
1,0
1,0 0,8
0,6
0,5 0,4
HYMENOLOBIUM 0,2 VOUACAPOUA
0,0 0,0
2,5 2,0
mm 1,8 mm
2,0 1,6
1,4
1,5 1,2
1,0
1,0 0,8
0,6
0,5 0,4
TABEBUIA BOCOA
0,2
Température en °C Température en °C
0,0 0,0
20 30 40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
Evolution de la flèche à la rupture : fr,I (en mm) de la courbe deténacité en fonction de la température
pour chacune des dix espèces
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
10% 10%
Virola à 75°C Virola à 90 °C
Passe (mm) Passe (mm)
0% 0%
0,00 0,50 1,00 1,50 2,00 2,50 0,00 0,50 1,00 1,50 2,00 2,50
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
10% 10%
Parkia à 27 °C Parkia à 50 °C
Passe (mm) Passe (mm)
0% 0%
0,00 0,50 1,00 1,50 0,00 0,50 1,00 1,50
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
10% 10%
Parkia à 70 °C Parkia à 90 °C
Passe (mm) Passe (mm)
0% 0%
0,00 0,50 1,00 1,50 2,00 0,00 0,50 1,00 1,50 2,00
30% 30%
20% 20%
Vochysia à 27°C
10% 10% Vochysia à 50°C
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
10%
Vochysia à 55°C 10%
Vochysia à 70°C
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
10%
Vochysia à 75°C 10%
Vochysia à 90°C
Passe (mm) Passe (mm)
0% 0%
0,00 0,50 1,00 1,50 0,00 0,50 1,00 1,50 2,00
30% 30%
20% 20%
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
Ocotea à 90 °C
Passe (mm) Passe (mm)
0% 0%
0,00 0,50 1,00 1,50 2,00 0,00 0,50 1,00 1,50 2,00
30% 30%
20% 20%
Humiria à 50 °C
10% Humiria 10%
à 27 °C
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
30% 30%
20% 20%
Dicorynia à 27 °C
10% Dicorynia à 50 °C
10%
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
30% 30%
20% 20%
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
30% 30%
20% 20%
Vouacapou à 27 °C Vouacapou à 55 °C
10% 10%
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
Vouacapou à 60 °C Vouacapou à 70 °C
10% 10%
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
30% 30%
20% 20%
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
Tabebuia à 90 °C
10% Tabebuia à 75°C 10%
30% 30%
20% 20%
Bocoa à 27 °C Bocoa
10% 10%
à 55 °C
CV (Fa) CV (Fa)
40% en % 40% en %
30% 30%
20% 20%
Bocoa à 90 °C
10% Bocoa à 75°C 10%
Résumé
Afin d’analyser le comportement mécanique du bois vert dans trois types de sollicitations a priori
proches des principaux phénomènes régissant le processus de coupe du bois par déroulage ou par tranchage, 3
types d’essais mécaniques dans les directions orthogonales aux fibres ont été menés sur 10 essences guyanaises
de densité variant de 0.27 à 1.18 à 12 températures d’essais croissant de 25 et 80°C. L’influence de la densité et
de la température sont très fortes et souvent couplées, elles peuvent être assez bien prédites, par contre l’analyse
du comportement spécifique de chaque essence est plus délicat et devrait être plus approfondi.
Parallèlement sur ces mêmes essences, des essais de déroulage sans barre de pression et des essais
d’enfoncement de la barre de pression, sur la même plage de température, ont permis :
• d’étudier l’influence de la température sur la fissuration ou le flambement du copeau,
• de valider la pertinence de différents descripteurs mécaniques pour expliquer les efforts de
coupe,
• de mettre en avant certains ratios entre descripteurs mécaniques comme prédicteurs de
l’aptitude au déroulage des bois homogènes.
Mots clés : Bois tropicaux - Propriétés mécaniques - Etuvage - Densité - Déroulage - Efforts de coupe -
Variabilité interspécifique.
Title : Temperature effect on the mechanical behaviour of green wood : application to the veneer cutting study
of French Guyana species
Summary
In order to analyse the mechanical behaviour of green wood loaded in 3 different ways close to veneer
cutting process, 3 kinds of mechanical tests in the directions orthogonal to the grain were performed on 10
guyanese species with specific gravity ranging from 0.27 to 1.18 at 12 temperatures growing from 25 to 80°C.
Both temperature and specific gravity influences were very strong, often coupled together and predictable.
However the specific behaviour of each specie should be studied thoroughly.
The same species have been involved in peeling trials without pressure bar and bar penetration test
using the same temperature. These experiments allow to :
• investigate the temperature effect on chip split...
• assess the mechanical criteria for explaining the cutting forces,
• define several mechanical criteria ratios for predicting the peeling ability of homogeneous
woods
Keys words : Tropical woods - Mechanical Proprieties - heating - Density - Veneer cutting - Cutting force
- Interspecific Variability.