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Convection thermique : principes et applications

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République du BENIN

*************
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
*************
Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques
***********
Institut National Supérieur des Classes Préparatoires aux Etudes d’Ingénieur
************
Cours Préparatoire 1ère année

Convection
THEME
thermique et
application

Présenté par
- FALOLA Vladimir
Sous la supervision du - GANDONOU Pascal
Prof. Aristide HOUNGAN - GNACADJA Serge
- GUEDEGBE Divin

Année Académique : 2020 - 2021


Introduction
I. Mécanismes de convections
 Convection naturelle
 Convection forcée
II. Etude des mouvements de
convection thermique
 Echanges convectifs entre
un fluide et une paroi
 Loi refroidissement de
Newton
III. Analyse dimensionnelle
IV. Travaux Pratiques
A. Quelques applications
B. Quelques exercices
Conclusion

1
INTRODUCTION
Tout système communique avec un
autre système ou son milieu extérieur
par des échanges ou non de matières,
d’énergies (chaleur, travail). Ainsi le
transfert thermique, un échange de
chaleur, se fait suivant trois modes à
savoir : la conduction, la convection
et le rayonnement. Notre étude
portera sur la convection thermique,
qui est un transfert thermique au sein
d’un fluide en mouvement et une
paroi solide où la matière fluide
chaude cède de l’énergie aux parties
froides.

2
I. Mécanismes de convection
La convection constitue, avec la conduction et le rayonnement, l’un des trois modes
d’échanges de chaleur entre deux systèmes. Si le milieu de transmission permet des
mouvements de la matière, ceux-ci peuvent favoriser l’échange thermique par transport
cinématique et mélange des molécules “chaudes” avec les molécules “ froides ”.
On distingue deux types de convection : la convection libre ou naturelle et la convection
forcée

 Convection naturelle
La convection naturelle apparait spontanément. La convection a lieu exclusivement
dans les fluides (liquides ou gaz) au sein desquels existe un gradient de température. Un fluide
chaud est, à cause de la dilatation thermique, moins dense qu’un fluide froid. S’il est soumis à
un champ gravitationnel, et qu’il est situé au-dessous d’un fluide froid, il aura tendance à
s’élever au-dessus de celui-ci, initiant un mouvement tourbillonnaire. En effet, la masse
volumique dépendant de la température, un gradient de température engendre des différences
de masse volumique au sein du fluide, d’où résultent les variations de la poussée d’Archimède
qui sont à l’origine de tel mouvement. La convection est donc due à des mouvements
macroscopiques de molécules qui « emportent » l’énergie thermique avec elles.
La casserole d’eau que l’on chauffe illustre parfaitement ce phénomène. Le feu sous la
casserole réchauffe d’abord l’eau située au fond de celle-ci. Cette eau plus chaude est plus
légère que l’eau plus froide située au-dessus d’elle. A partir d’un certain gradient de
température qui lui permet de vaincre la viscosité du milieu, l’eau chaude va monter et mettre
en mouvement l’ensemble des molécules d’eau dans la casserole.

Figure1 : Les modes de transformations thermiques

3
De même peut-on expliquer les déplacements atmosphériques par de vastes
mouvements convectifs l’air ayant de faibles capacités et conductivité thermiques, c’est le sol
qui absorbe l’essentiel de l’énergie solaire. L’air le plus chaud de la troposphère est donc celui
de basse altitude, en contact avec le sol. Il tend à s’élever au-dessus de l’air froid de haute
altitude, et ce dernier tend à descendre prendre la place de l’air chaud. Ce mouvement de
masse d’air, représenté sur la figure2, se traduit par des courants ascendants et descendants
mais aussi par des courants d’air horizontaux, les « vents ». L’énergie éolienne est une
conséquence directe de rayonnement solaire.

Air froid
Vent

Air chaud

Figure 2 : Formation du vent sous l’action du soleil

 Convection forcée
Ce deuxième type de convection se produit quand le mouvement du fluide est imposé par une
intervention extérieure indépendante de la différence de température. Par exemple : une
pompe, une turbine, un ventilateur ou un agitateur ou même le vent. En convection forcée, la
poussée d’Archimède est négligeable devant les forces servant à mettre le fluide en
mouvement. C’est le cas par exemple du refroidissement des moteurs à combustion interne :
la pompe à eau pousse le liquide de refroidissement à travers le moteur puis dans l’échangeur.
Le mouvement du liquide n’est donc pas naturel mais provoquée. C’est aussi le cas d’un
sèche-cheveux, un courant d’air est soufflé par un ventilateur au travers d’une résistance
électrique chauffante : l’air est chauffée par convection forcée.
Il arrive que la convection s’accompagne d’un changement de phase. Par exemple, dans le
condenseur d’une colonne à distillation, la vapeur recueillie est refroidie à une circulation
d’eau froide qui échange de l’énergie essentiellement par convection. Pendant ce
refroidissement, la vapeur est liquéfiée ce qui facilite son écoulement par gravité.

4
II. Etude des mouvements de convection
A la convection, il faut ajouter ce que l’on nomme advection (mouvement horizontal).
L’étude des mouvements de convection et d’advection est analytiquement très complexe. Des
modélisations simplistes peuvent toutefois être proposées afin de décrire ce type de transfert
d’énergie par chaleur. Comme pour le rayonnement, la puissance thermique ∅𝑐 véhiculée par
convection d’une zone chaude vers une zone froide est, proportionnelle à l’écart entre les
températures. Par unité de surface traversée par le flux thermique, on a
∅𝑐 ≈ ℎ𝑐 (𝑇1 − 𝑇2 )
Où hc est un coefficient d’échange thermique par convection.
On pourrait donc dire que ∅𝑐 est la densité du flux thermique exprimée en W/m²

 Echanges convectifs entre un fluide et une paroi


L’étude du transfert de chaleur par convection permet de déterminer les échanges de
chaleur ce produisant entre un fluide et une paroi comme le transfert de chaleur des parois du
moteur vers le liquide de refroidissement et le refroidissement d’un microprocesseur d’un
ordinateur.
En effet, la quantité de chaleur échangée par unité de temps (le flux thermique∅) depend de
plusieurs paramètres :
- La différence de température entre la paroi et le fluide.
- La vitesse du fluide.
- La capacité thermique massique du fluide.
- La surface d’échange.
- L’état de surface du solide.
- Sa dimension, etc.
Compte tenu du lien entre le transfert de masse et le transfert de chaleur, il est
nécessaire de
Considérer la nature du régime d’écoulement.
On distingue :
 Ecoulement en régime turbulent :
 Pas de direction privilégiée
 Pas unidirectionnel

Figure3
 Ecoulement en régime laminaire :
 Il est unidirectionnel
 Les lignes de courants sont parallèles

Figure4

5
 Loi de refroidissement de Newton
Dans un article en latin non signé de 1701, Newton établit une des premières échelles
pratiques des températures. Il y décrit aussi une série d'expériences sur du fer initialement
chauffé à blanc et balayé par un courant d'air, de laquelle il conclut que, pour des temps
égaux, ce qui est évacué par chaleur est proportionnel au gradient de température.
En langage mathématique, ce résultat s'écrit
∅ ≈ 𝐾(𝑇 − 𝑇0 )
T est la température du corps qui se refroidit,
To est la température ambiante
K est un facteur positif de proportionnalité dépendant a priori de la nature du corps qui se
refroidit et de l'environnement dans lequel il se refroidit.
Ce résultat est bien conforme à l'équation ∅𝑐 ≈ ℎ𝑐 (𝑇1 − 𝑇2 ) relative à l'advection et à la
convection. Il l'est également à l'équation ∅𝑟 ≈ ℎ𝑟 (𝑇 − 𝑇0 ) et rend compte du rayonnement.
Ainsi qu'on le voit avec l'équation de la conduction de Fourier, il traduit enfin le phénomène
de conduction. De fait, tous les modes de transferts thermiques étaient convoqués dans les
expériences de Newton. Une loi du refroidissement par décroissance exponentielle du
gradient de température en fonction du temps t s'en déduit, qui décrit généralement assez bien
les phénomènes quotidiens de refroidissement des corps inanimés.

Ti

T0
t

Figure 5
La figure 5 interprète les variations de la température du fluide avec le milieu ambiant
obéissant à la loi de la courbe décroissante obtenue. On peut dériver cette loi d’après une
décroissance exponentielle. Si T est la température du fluide, on a :
𝑑𝑇(𝑡)
= -K(T-T0)
𝑑𝑡

T(t) = T0 + (Tinitiale- T0) exp(-kt)


Des écarts à cette loi sont cependant observables dès lors que la température initiale est très
éloignée de la température ambiante To.

6
En résumé, le flux thermique de surface est donné par ∅ = h × S × (T-T0)
Avec h le coefficient thermique et S la surface couverte.

III. Analyse dimensionnelle


Le coefficient de convection h est difficile à déterminer. Il dépend de plusieurs paramètres:
vitesse du fluide, géométrie et position dans l’espace de la surface considérée, paramètres
thermo physiques du fluide (masse volumique, viscosité dynamique, conductivité thermique,
chaleur spécifique etc.). D’où la difficulté de calculer le coefficient de convection h.
Des lois d’échelle issues de l’analyse dimensionnelle et de résultats d’expérience permettent
de calculer le coefficient de transfert en fonction de la géométrie du problème. Prenons par
exemple le cas d’un simple échangeur cylindrique de diamètre intérieur D dans lequel circule
un fluide de masse volumique μ, de viscosité 𝜂 de conductivité thermique 𝜆 et de capacité
thermique massique Cp. Lorsque le fluide s’écoule à une vitesse moyenne v, un échange
convectif a lieu avec l’intérieur du tuyau. Appelons h le coefficient de transfert associé et
cherchons à le relier avec les propriétés du fluide par une analyse dimensionnelle.

qq

D 𝑣⃑ fluide (𝜆, μ, 𝜂, Cp)

Grandeur Μ V D 𝜂 𝜆 Cp h
Dimension ML-3 LT-1 L ML T -1 -1
MLT-3Θ-1 L²T-1 Θ-1 MT-3 Θ-1

M : Masse
T : Temps
L : Longueur

Θ : Température
Nombres adimensionnés
On cherche une relation entre n = 7 grandeurs qui mettent en jeu k = 4 dimensions
indépendantes. En vertu du théorèmeΠ, il existe n - k = 3 grandeurs adimensionnées liées
entre elles. On peut effectivement
Construire trois nombres sans dimension :

7
• Le nombre de Reynolds

ρvD
Re =
μ

Qui caractérise l’écoulement.

• Le nombre de Prandtl

𝜼𝑪𝒑
Pr = 𝝀
Plus le nombre de Prandtl est élevé, plus la diffusion de masse domine devant la diffusion de
chaleur.
• Le nombre de Nusselt

𝒉𝑫
Nu = 𝝀

Plus le nombre de Nusselt est important plus le transfert par convection domine devant le
transfert
par conduction.
D’après le théorème Π , on a
𝝀
Nu = f(Re,Pr) ⟹ h = 𝑫 f(Re,Pr)

La fonction f peut être déterminée de façon empirique ou numérique. Par exemple, pour les
fluides usuels et lorsque le régime turbulent est établi, on obtient

Nu = 0, 023Re0,8 Pr1/3 si Pr ≤ 0, 5

 Nombre de Grashof

Il caractérise la force de viscosité du fluide :

𝑔𝑑3 𝛽△𝑇
𝐺𝑟 = 2

Avec :
g : accélération de la pesanteur [m.s2].
d : dimension caractéristique de la
paroi[m]

∆T= Tp-Tf : différence de température entre la paroi et le fluide.

β: facteur de dilatation volumique du fluide [°C-1].

1 𝜕𝜌
𝛽 = − 𝜌 (𝜕𝑇)
𝑝
1
Pour un gaz parfait : 𝛽 = − 𝑇

8
IV. Travaux Pratiques
A. Quelques applications
La convection crée des patrons cycliques de montée de l'air chaud et descente de l'air froid en
rouleaux, cellules ou panaches. Il y a une série de domaines où l'on retrouve ce phénomène
 Vie courante

 Le mouvement dans une casserole posée sur le feu s'explique par les différences de
densité créées par le chauffage. Le fluide se met en mouvement spontanément quand
la différence de température entre le haut et le bas de la couche d'eau atteint une valeur
critique.
 La fumée de cigarette ou de cheminée monte car la combustion crée une zone très
chaude et très légère par rapport à l'environnement. Cette zone de fluide monte sous
l'action de la poussée d'Archimède.
 Le chauffage par le sol relève du même principe. La couche chaude à la base des
pièces, du fait de la dilatation thermique, devient plus légère (relativement) et
engendre une circulation dans la maison.
 Le fonctionnement de la lampe à lave est basé sur ce phénomène: La cire est chauffée
par le fond jusqu'à ce que sa densité soit inférieure à celle du fluide environnant. Elle
s'élève alors en formant des panaches qui, une fois au sommet de la lampe,
refroidissent et retombent au fond du récipient.
 Les courants de convection sont à l'origine des contraintes de compression et des
contraintes d'expansion (selon leurs mouvements), ce qui cause la déformation des
roches.
 Pour l'isolation thermique d'une habitation, l'air enfermé entre la toiture et le plancher
des combles, ou entre le mur porteur et un mur intérieur n'assure aucunement
l'isolation à cause du phénomène de convection accéléré par une différence de
température entre paroi chaude et paroi froide: pour réaliser l'isolation, il faut ajouter
dans cet espace un matériau isolant dans lequel l'air enfermé dans des bulles ou entre
des fibres ne peut pas participer à la convection.

 Technologie

 Le brûleur de la montgolfière réchauffe l'air au-dessus de lui et fait monter la nacelle.


 L'eau du circuit de refroidissement des réacteurs des centrales nucléaires est refroidie
dans les grandes cheminées en utilisant la capacité d'extraction de chaleur de la
convection associée à la chaleur d'évaporation de l'eau particulièrement élevée.
 Les tours solaires utilisent également la convection : l'air chauffé par le soleil à la base
de la tour remonte dans la tour

 Aéronautique

Sous sa forme bénigne, la convection peut donner aux planeurs et autres aéronefs non
motorisés la poussée ascendante dont ils ont besoin pour se maintenir en vol. Les
montgolfières utilisent aussi la convection comme moyen de sustentation, en emprisonnant
une quantité d'air chaud (moins dense que l'air environnant) à l'intérieur d'un ballon.

Par contre, les forts mouvements verticaux, dans et autour des orages, sont à éviter car ils
produisent de la turbulence intense. De plus, le givrage dans ces nuages est important, car les
gouttes y sont en surfusion, et la grêle va endommager les aéronefs

9
 Géologie
 Dans les volcans
Chambre magmatique, Nuées ardentes.
 Dans la lithosphère

Convection à petite échelle, déstabilisation.

 Dans le manteau

La convection mantellique est un phénomène physique se produisant à l’intérieur du


manteau terrestre. Elle est considérée comme le moteur profond de la théorie de la tectonique
des plaques mais le sujet est toujours en discussion. Soumises à une forte différence de
température entre la base du manteau inférieur (isotherme 3 000 °C environ) d'une part et la
transition asthénosphère-lithosphère (isotherme 1 330 °C) d'autre part, les roches du manteau
développent un gradient de densité important. Les parties chaudes, moins denses, auront
tendance à s'élever, tandis que les parties froides, plus denses, auront tendance à s'enfoncer.

Si les forces liées à la poussée d'Archimède sont plusieurs ordres de grandeurs supérieures
aux forces opposées à l'élévation, une convection à l'état solide se met en place. Ce
mécanisme est autorisé par le comportement ductile des roches en profondeur, qui permet au
réseau cristallin de se déformer sans se briser (fluage plastique). Le nombre de Rayleigh (Ra),
sans dimension, exprime le rapport des forces impliquées dans la convection, qui débute si Ra
dépasse une valeur critique, caractéristique d'un milieu donné. Le tout s'effectuant sur une
échelle de temps géologique (le million d'années), le manteau se comporte d'une manière
similaire à un fluide

 Astrophysique

Les étoiles de la séquence principale et les géantes rouges comportent une zone de convection
stellaire, dans laquelle ce sont les cellules de convection qui transfèrent l'énergie thermique
produite au cœur de l'étoile.

B. Quelques exercices
Application de la loi de Newton : Convection naturelle, Convection forcée
1. Convection naturelle
a. Méthode pratique de calcul du flux de chaleur en convection naturelle

L’application de l’analyse dimensionnelle montre que la relation liant le flux de


chaleur transféré par convection aux variables dont il dépend peut être recherchée sous
la forme d’une relation entre trois nombres adimensionnels : Nu = f (Gr, Pr)
Le calcul d’un flux de chaleur transmis par convection naturelle s’effectue donc de la
manière suivante :

Calcul des nombres adimensionnels de Gr et de Pr.

Suivant la valeur de Gr, choisir une corrélation expérimentale correspondante à la


10
configuration étudiée.

Calcul de Nu par application de cette corrélation.

Calcul de

Calculer le flux chaleur échangé à partir de la relation de

Newton ϕ = h. S(TB − TC)

Remarque :

Avant de procéder au calcul de h, il faut bien savoir :

− Si le fluide est liquide ou gaz.


− L’intervalle de température du fluide.
− S’il s’agit d’une convection naturelle ou forcée.
− Si le régime d’écoulement est laminaire ou turbulent.
− Si le fluide est en contact avec une surface plane, ou circule entre deux surfaces planes,
ou circule dans un tube, … .
b. Différentes corrélations pour le calcul de h
Nous avons vu que les relations décrivant un problème de convection naturelle
peuvent s’écrire sous la forme : Nu = f (Re, Pr). La relation entre ces trois nombres
adimensionnels ne peut pas être établie théoriquement mais doit être déterminée
expérimentalement. De nombreux résultats obtenus par des scientifiques ont été
rassemblés dans la littérature. Ils sont appelés « corrélations expérimentales ». Dans
cette partie nous présenterons les corrélations expérimentales les plus usuelles en
convection naturelle.
Les corrélations expérimentales les plus usuelles en convection naturelle sont
généralement de la forme :
Nu = [Link] Avec Ra= Gr. Pr

Remarque :
Ra est le nombre de Rayleigh qui est un nombre adimensionnel. En pratique, on utilise le
nombre de Rayleigh pour déterminer le régime d’écoulement en convection naturelle.
La valeur du coefficient C dépend de la nature du régime et des fluides. Elle se
détermine en calculant Ra, selon la valeur trouvée on choisit les valeurs de c et de n
convenables qui sont données dans le tableau suivant :

11
Dimension C en convection C en convection
Géométrie et
caractéristique d laminaire : n=1/4 turbulente : n=1/3
orientation de la paroi
Hauteur 0,59 0,10
Plaque verticale 9 9
Ra ≤ 10 Ra >10
0,54 0,15
Plaque horizontale Largeur 4 7 7 11
10 ≤ Ra ≤ 10 10 < Ra ≤ 10

chauffant vers le haut


0,27 0,54
Plaque horizontale Largeur 5 10 10 13
10 ≤ Ra ≤ 10 10 < Ra ≤ 10

chauffant ver le bas

Cylindre horizontal C = 1,02 et n = 0,148 0,135

2.107 < Ra ≤ 1013


Diamètre extérieur 10−2≤ Ra ≤ 102

0,54

5.102≤ Ra ≤ 2 × 107

Application :
Calculer le coefficient d’échange en convection naturelle entre une paroi verticale de largeur
l=2m et l’eau à une température 20°C.

12
On donne :
- La température de la paroi est 60°C.
- Le coefficient de dilatation β=0, 37 10-3°C-1. .
- La viscosité dynamique 𝜇 = 0,653 cP.
- La masse volumique =992 kgm-3.
- La conductivité thermique =0,627 W/m°C
- La chaleur spécifique Cp=

1cP= Po= Pa.s

2. Convection forcée sans changement de phase

Les corrélations expérimentales les plus usuelles en convection forcée sont généralement de
la forme : Nu = f(Pr, Re).

Concernant le nombre de Prandtl, qui intervient dans l’expression du nombre de


Nusselt, et qui caractérise le fluide en écoulement il doit être déterminé pour une
température donnée du fluide. Or, pour qu’il y ait échange de chaleur, la température à
la surface et la température du fluide doivent être différentes, les propriétés du fluide
seront tout simplement prises pour la température moyenne Tm :
𝑇𝑝 + 𝑇𝑓
𝑇𝑚 =
2

a. Écoulement le long d’une plaque

Écoulement laminaire Re < 3.105 et Pr >0,5 Nu = 0,664. Re1/2.Pr1/3


Écoulement turbulent Re >5.105 et Pr >0,5 Nu = 0,035. Re4/5.Pr1/3

b. Écoulement à l’intérieur d’un tube


c. Écoulement à l’extérieur des tubes
d. Écoulement externe

Par écoulement externe nous considérons un écoulement se développant librement à une


surface solide. Cette surface pourra être plane (plaque) ou bien courbée (cylindre,
sphère...).

Écoulement sur une plaque plane

13
1- une géométrie : un tuyau à section circulaire transportant de
l'eau chaude.

2- une dimension caractéristique : un diamètre D = 20 mm


3- un écart de température Tp-T∞ entre la paroi et le fluide, par exemple TP=15°C et
T∞ =50°C
4- un fluide en écoulement à la vitesse moyenne U∞: le tuyau transporte un débit Q=0,5
l/s
5- un fluide de caractéristiques𝝆, 𝝁, C, 𝝀 dans le domaine TP et T (la moyenne par
exemple)
La vitesse moyenne d’écoulement est donc U∞ = Q/S = 1,6 m/s
Eau à 50 °C : 𝝆= 988 kg/m3, 𝝁= 0,55.10-3 Pa.s, 𝝀= 0,639 W/(m.°C), C = 4184 J/(kg.°C)
6- calcul des nombres adimensionnés Re et Pr pour obtenir Nu
𝒉𝑫 𝜌𝑼∞𝐷 𝝁𝑪
Nu = f (Re , Pr) ⇒ =f( ; )
𝝀 𝜇 𝝀

𝝁𝑪 0,55.10−3.4184
Pr = = = 3,60
𝝀 0,639

𝜌𝑼∞𝐷 988.1,6.0,02
Re = = = 57,124
𝜇 0,55.10−3

7- calcul de Nu par choix d’une corrélation


𝒉𝑫 𝜌𝑼∞𝐷 𝝁𝑪
Nu = f (Re , Pr) ⇒ 𝝀 = f ( 𝜇 ; 𝝀 )

pour 104 < Re < 1,2.105 et 0,7 < Pr < 100


on applique la corrélation de COLBURN
Nu = 0,023Pr1/3 Re0,8 = 224
8- calcul de h
𝒉𝑫 𝑁𝑢 𝜆 224 ×0,639
Nu = 𝝀 ⇒h = 𝐷 = 0,02 = 7156 W.m-2K-1

14
CONCLUSION
En général, le transfert thermique par
convection est un transfert de chaleur
qui s’effectue simultanément avec le
transfert de masse. Ce transfert de
chaleur, se fait soit avec un
changement d’état soit avec une
maintenance de l’état du fluide (sans
changement d’état). Aussi, on
distingue deux grands types de
transfert de chaleur par convection
qui sont : le transfert de chaleur par
convection forcée et le transfert de
chaleur par convection naturelle.
Pour chacun de ces types, le flux de
chaleur a une expression donnée. Il
convient de rappeler que le transfert
de chaleur par convection joue un
rôle important en thermodynamique.
15
Sources
 [Link]é[Link]
 [Link]
[Link]

16

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