Formule de Taylor et Comparaison de Fonctions
Formule de Taylor et Comparaison de Fonctions
1
Introduction
0.1 Introduction
Dans cas d’un polynôme P de degré n, la connaissance de la valeur de P et de ses dérivées
jusqu’a l’ordre n en un point a permet déterminer P en tout point (x = a + h) 2 R, cette
propriétés n’est plus véri…ée pour une fonction quelconque. la connaissance de la valeur de
f et de ses dérivées jusqu’ à l’ordre n en un point a permet seulement de connaitre une
approximation de la valeur de f (a + h) a l’ordre n en a (on verra une dé…nition précise
de cette expression plus loin), en la confondant avec la valeur en d’un polynôme Pn appelé
"partie régulière" de sa formule de Taylor. En analyse la formule de Taylor-Lagrange, de nom
du Mathématicien Brook-Taylor (1685-1731), qui l’établir en 1712 donne une approximation
d’une fonction plusieurs fois dérivables au voisinage d’un point par un polynôme dont les
coe¢ cients dépendant uniquement des dérivées de la fonction en ce point.
Dans notre mémoire on va commencer par la théorie de comparaison des fonctions au
voisinage d’un point et notation de Landau, et après on présente la formule de Taylor et ses
concepts di¤érents, le deuxième chapitre contient le concept de développements limités(DL),
et la formule de Taylor-Young avec les (DL) de quelques fonctions usuelles et en …n on va
présenter quelques applications des (DL)..
1
Chapitre 1
Formule de Taylor
On écrit alors
f (x) g(x); ou f g
x!a a
b)On dit que f est négligeable devant g au voisinage de a (ou que f est in…niment
petite devant g au voisinage de a) ssi: pour tout réel " > 0 il existe un voisinage V de a tel
que f et g soient dé…nies sur D \ V et véri…ent
On écrit alors
f (x) g(x); ou f g
x!a a
2
1.1. Comparaison des fonctions au voisinage d’un point
Bien que l’ensemble Oa (g) dépende de N ,l’écriture f 2 Oa (g) ne laisse aucun doute sur
l’ensemble dont il sàgit car on sait bien quel est l’espace des valeur pour f:
On rencontre fréquemment l’abus d’écriture consistant à remplacer le signe 2 par le
signe = dans f 2 Oa (g).
Méme si c’est parfois commode nous recommandons d’éviter cet abus car il est bien
évident qu’il ne s’agit pas d’une égalite au sens habituel et cela risque déntrainer des erreurs.
3
1.1. Comparaison des fonctions au voisinage d’un point
0
4- soit f etg valeurs dans K N et K N de…nies dans un voisinage de a supposons que g
0
ne s’annule jamais ou voisinage de a et soit v’une norme standard de K N
1 1
(de sorte que v 0 (g)
est dé…nie au voisinage de a dans D),on a :f 2 O(g) ssi v 0 (g)
f est
a
bornée au voisinage de a.
1
et f 2 O(g) ssi v 0 (g(x))
f (x) !0
a x!a
f (x)
En particulier, pour N 0 = 1. ces relations signi…ent respectivement que jg(x)j
est bornée
f (x)
au voisinage de a et que jg(x)j !0
x!a
En notant 1 toute fonction constante égale à 1 , on écrit:
f 2 O(1) ssi f est bornée au voisinage de a:
a
f 2 O(1) ssi f (x) ! 0:
a x!a
5-soit fi 2 FD (a; K) et gi 2 FD (a; K)
avec i 2 f1; 2gsi f1 2 O(f2 ) et g22 O(g2 ); alors f1 g22 O(f2 g2 ):
a a a
4
1.1. Comparaison des fonctions au voisinage d’un point
Cette dé…nition n’implique pas que les limites de f (x) et g(x) soient dé…nies
Donnons un contre exemple
5
1.2. Formule de Taylor
f (x) = x + 1; et g(x) = x
f (x) x+1 1
alors g(x)
= x
=1+ x
! 1 quand x ! +1
et pourtant ni f ni g n’a de limite quand x ! +1. Même remarque concernant la
dé…nition précédente.
6
1.2. Formule de Taylor
f (b) f (a)
De plus, g0(x) = f 0(x) b a
pour tout x 2]a; b[. D’aprés le théoréme de Rolle, il existe c 2]a; b[ tel que 0 = g0(c) =
f (b) f (a)
f 0(c) b a
; Le théoréme est donc démontré
Fonctions réciproques des fonctions strictement monotones
Soit f une fonction continue d’un intervalleI R dans R, d´erivable sur I.
1:f 0(x) 0 pour tout x 2 I; si et seulement si f est croissante surI:
2.f 0(x) 0pour tout x 2 I, si et seulement si f est décroissante surI .
3. f 0(x) = 0 pour toutx 2 I; si et seulement si f est constante surI.
4. Si f 0 > 0 à l’intérieur de I, alors f est strictement croissante sur I.
5. Si f 0 < 0 à l’intérieur de I, alors f est strictement décroissante surI.
Preuve. (1) Supposons que f 0(x) 0 pour toutx 2 I. Si x1 etx2 sont deux
points de I tels que x1 < x2 , en appliquant le théoréme des accroissements …nis sur
l’intervalle [x1 ; x2 ], nous avons f (x2 ) f (x1 ) = f 0(c)(x2 x1 ) 0 avec c 2]x1 ; x2 [
(l’inégalité découle du fait que f 0(c) 0).
Réciproquement, si f est dérivable sur I et croissante, alors pour tout x0 2 I et tout
x 2 I, avec x 6= x0 , nous avons
f (x) f (x0)
x x0
0
(Il su¢ t d’utiliser la croissance de f et de distinguer les cas x < x0 et x > x0 ). Donc
par passage à la limite quand x ! x0 , nous récupérons f 0(x0 ) 0.
(2) La deuxiéme équivalence se démontre de maniére analogue.
(3) Si f 0 > 0 à l’intérieur de I, alors
f (x2 ) f (x1 ) = f 0(c)(x2 x1 ) > 0
pour tout x1 2 I et x2 2 I tels que x1 < x2 : Donc f est strictement croissante surI.
Le dernier énonce se démontre de manière analogue.
Nous pouvons étendre les énoncés 4 et 5 de la proposition précédente au cas où f
s’annule en un nombre …ni de points.
Soit f une application dérivable sur un intervalle [a; b]. Si f 0(x) 0 pour tout x 2 [a; b],
(respectivement f 0(x) 0 pour tout x 2 [a; b]) et si f 0 s’annule une seule fois en c 2]a; b[
alors f est strictement croissante (respectivement strictement
décroissante).
7
1.2. Formule de Taylor
Le résultat peut être étendu au cas d’une fonction qui s’annule un nombre …ni de fois
sur l’intervalle ]a; b[.
Preuve. On traite le premier cas. Supposons que f ne soit pas strictement croissante.
Alors il existex; y 2]a; b[; x < y tel que f (x) = f (y). La fonction f étant croissante, on
a f (t) = f (y) pour tout t 2 [x; y]. Or f est dérivable dans ]x; y[. Donc de la proposition
précédente, nous déduisons que f 0 = 0 dans ]x; y[. Mais cela contredit le fait que f 0 ne
s’annule qu’une fois.
Soit I =]a; b[ et f une fonction réelle dé…nie dans I et dérivable
dansI. Si f 0(x) > 0(respectivement f 0(x) < 0) pour tout x 2 I, alors
(i) f admet une limite à droite en a dans R (notée ) et une limite a gauche en b
dans R (notée ),
(ii) f est une bijection de I sur J =] ; [ (respectivement sur J =] ; [),
1
(iii) la bijection r´eciproque de f , not´ee f , est d´erivable sur J et
1 0 1 1
(f ) (y) = f 0 (y)
= f 0 (f 1 (y)) avec y = f (x)
1
En particulier, f est strictement croissante (respectivement strictement décroissante)
et nous avons
1 1
lim f (y) = a (respectivement lim f (y) = b)
y! x!
et
1 1
lim f (y) = b (respectivement lim f (y) = a)
y! x!
Preuve. Traitons le cas où f 0(x) > 0 pour tout x 2 I, l’autre cas se traite de manière
analogue. Nous savons que f est strictement croissante sur I, donc la limite de f à droite
en a existe et elle est éventuellement égale à 1. Notons-la . De même la limite de
f à gauche en b existe, notons-la . Si a < x1 < x2 < b, nous avons f (x1 ) < f (x2 ),
donc f est injective. Montrons que f est surjective de I sur J. Soit y 2 J. Etant
donné que lim+ f (x) = < y < lim f (x) = :Il existe a1 et b1 tels que a < a1 < b1 < b
x!a x!b
et < f (a1 ) < y < f (b1 ) < . D’après le théoréme des valeurs intermédiaires, il existe
c 2]a1 ; b1 [ tel que f (c) = y: Donc f est une bijection de I sur J. Il existe donc une
8
1.2. Formule de Taylor
fonction réciproque g de J dansI. Il est facile de montrer que g est continue dans J et
g(y) g(y0 ) g(y) g(y0 )
= . Pour tout y 2 J, y0 2 J, y 6= y0 . En passant à la limite,
y y0 f (g(y)) f (g(y0 ))
g(y) g(y0 ) 1 1
nous obtenons lim = lim f (g(y)) f (g(y0 )) = 0 . La fonction g = f 1
y !y0 y y0 y !y0 f (g(y0 ))
g(y) g(y0 )
est donc dérivable sur J et lèxpression de la dérivée est établie
Soient f et g deux fonctions dé…nies sur un intervalle ouvert I telles que f (a) = g(a) = 0
avec a 2 I. Si f et g sont dérivables en a et si g0(a) 6= 0,
Alors la limite de f g existe en a et
f (x) f 0 (a)
lim = g 0 (a)
x !a g(x)
P
n
1
I ! RN ; x ! Tn,f ,a (x) = f (a) + K!
(x a)K f (K) (a)
K=1
9
1.2. Formule de Taylor
Par conventionT0 ,f ,a est la fonction constante de valeur f (a) sur I. La fonction Tn,f ,a est
(K)
évidemment de classe C 1 sur I, et l’on a Tn,f ,a (a) = f (K) (a)
(K)
Si k n etTn,f ,a (a) = 0 si k > n. C’est la seule fonction polynomiale de degré n (à
coe¢ cients dans RN ) véri…ant ces conditions.
0
Lorsquen 1, les hypothèses faites surf entraînent que f admet en a une dérivée(n
l)ieme , et l’on constate que, pour tout x 2 I :
0
Tn 1,f 0 ,a (x) = Tn,f ,a (x)
!
X
n
(b a)K (K) (b a)n+l (n+1)
f (b) = f (a) + f (c) (2)
K=1
K! (n + 1)!
Preuve. Si a = b, l’égalité (2) est évidente.
Si b < a, on remplace la fonctionf parf1 : x 7 ! f ( x) qui véri…e les mêmes hypothèses
que f sur le symétrique I1 de I par rapport à l’origine, et pour laquelle on a :
1 1
k!
(( b) ( a))k f1k ( a) = k!
(b a)k f (k) (a) pour tout k n. Il su¢ t donc de prouver
le théorème avec a < b. Pour cela, considérons la fonction auxiliaire ' : [a; b] ! R dé…nie
par
X
n
(b x)K (K) (b x)n+l
'(x) = f (b) f (x) A
K=1
K! (n + 1)!
10
1.2. Formule de Taylor
où la constante A est choisie pour que ('(a) = 0 = '(b)), de sorte que '(x) véri…e sur [a; b]
toutes les conditions du théorème de Rolle, ce qui permet d’a¢ rmer l’existence d’un réel
(b x)n (n+1)
c 2]a; b[ tel que '0(c) = 0. Or le calcul de '0 donne comme résultat '0(x) = n!
f (x)+
(b x)n
n!
A les autres termes s’étant réduits deux à deux, et comme c 6= b, il vient A = f (n+1) (c).
En portant dans '(a) = 0 on obtient exactement la formule (2)
Dé…nition 1.2.2 Le reste Rn,f ,a ainsi obtenu est appelé le reste de Lagrange. En posant
b = a + h, la formule (2) devient
X
n
hK hn+l (n+1)
f (a + h) = f (a) + f (K) (a) + f (a + h) (3)
K=1
k! (n + 1)!
X
n
xK xn+l (n+1)
(K)
f (x) = f (0) + f (0) + f ( x) (4)
K=1
k! (n + 1)!
[Link] réel c …gurant dans la formule (2) (resp. …gurant dans (3) ou dans (4)) n’est en
général pas unique. De plus l’ensemble des valeurs c véri…ant (2) (resp. véri…ant (3))
dépend non seulement de f mais
également de a et b.
(b x)n+l
[Link] n’était pas obligé de prendre le dernier terme de '(x) sous la forme (n+1)!
A.
On aurait pu choisir la fonction auxiliaire :
P
n
(b x)K (K) (b x)p+l
[a; b] ! R, x 7 ! f (b) + k!
f (x) + n!(p+1)!
A,
K=1
où p est un entier naturel que l’on choisit à sa guise et où A est choisie pour que
(a) = 0. On a alors :
11
1.2. Formule de Taylor
(n+1)
et l’application du théorème de Rolle donneA = (b c)n p f (c). Bien sûr,
Pour p = n, on retrouve le reste de Lagrange ; mais pour p = 0 on obtient le reste de
(b a)(b c)n (n+1)
CauchyRn,f ,a = n!
f (c) (avec un c di¤érent de celui de Lagrange). Les autres
valeurs de p ne sont guère utilisées.
3. Si f est une fonction polynomiale on retrouve évidemment les formules de Mac-Laurin
et de Taylor étudiées en Algèbre. En particulier si le polynôme associé à f a un degré n,
le reste de Lagrange est identiquement nul.
Comme en général on n’a pas de renseignement précis sur l’emplacement de c, la formule
(2) ne présente un intérêt majeur que si l’on connaît le comportement global de f (n+1) sur
I (penser par exemple à des fonctions
telles quef (x) = sin(x) ou f (x) = ex ). De manière précise :
Soit I un intervalle non trivial de R, et f : I ! R une fonction de
classe C n sur I etn + 1 fois dérivable dans Int (I). Supposons
f (n+1) bornée sur I Alors, pour tous a et b dans I :
jb aj sup
j f (b) Tn,f ,a j sup j f (n+1) (x) j (5)
(n + 1)! x2int(I)
j b a jn+1
v[f (b) Tn;f;a (b)] sup v(f (n+1) (x)) (6)
(n + 1)! x2int(I)
12
1.2. Formule de Taylor
P
n
(b x)K (K)
Preuve. Fixons a et b. Soit g : I ! K N ; x ! f (x) K!
f (x); g est continue
K=0
(b x)n ; (n+1)
surI, dérivable dans Int (I) et l’on véri…e que : (8x 2 int(I)) g0(x) = n!
f
n
(8x 2 int(I)) d’où v(g0(x)) Mn+1 jb n!xj avec Mn+1 = sup (f (n+1) (x)). Mais le membre
x2int(I)
de droite est la dérivée de la fonction
h : I ! K N;
n+1 n+1
b)
x 7! Mn+1 : (x(n+1)! b)
si x b; x 7! (x(n+1)! Mn+1 si x b; qui est de classeC 1 surI:
Le théorème des accroissements …nis s’appliquent donc à g et h entre a et b, d’où :
ajn+1 P
n
(b a)k (k) ajn+1
(g(b) g(a)) j h(b) h(a) j= Mn+1 jb(n+1)! soit v(f (b) k!
f (a)) Mn+1 jb(n+1)!
k=0
Les formules (2), (5) et (6) fournissent une estimation globale du reste d’ordre n en un
point. Par exemple, elles mettent bien en évidence le fait que f est polynomiale de degré
n sur I ssi sa dérivée (n + 1)-ième est nulle
sur I
Soit f une fonction numérique deux fois dérivable sur un intervalle non trivial I et
supposons f convexe (c’est-à-dire, 8x 2 I , f 00 (x) 0). Pour a et x dans I, écrivons la
formule de Taylor-Lagrange
1
(9c entre a et x tel que f (x) f (a) (x a)f (a) = 2
(x a)2 f "(c)).
Il vient: f (x) f (a) + (x a)f 0(a) et l’on retrouve ainsi le fait que le graphe f de f
est au-dessus de toute tangente à ce graphe.
Soit n 2 N (n 2) et I un intervalle non trivial de R stable par addition, par exemple
[0; +1[ ou R tout entier.
Soit S le R-ev des fonctions numériques n fois dérivables sur I. On donne deux réels M0
et Mn et soit F le sous-ensemble de S formé des
f 2 S telles que jf (x)j M0 et jf (n) (x) j Mn pour tout x 2 I. Montrons qu’il existe
des réels M1 ; :::::::; Mn 1 0 tels que
(8f 2 F; 8x 2 I) j f (k) (x) j Mk pour 1 k n 1
Si P est une fonction polynome de degré d 2 N, dé…nie par
13
1.2. Formule de Taylor
P (k) (0)
En particulier nous avons ak = k!
1 1
f (x) = x+1
; ; f "(x) = (x+1)2
2 3!
(f (3) (x) =
(1+x)3
; f (4) (x) = (1+x) 4
D’où, pour x = 0,
1 (k 1)!
f (0) = 0; f (k) (0) = ( 1)k (1+x)k
Ceci nous conduit au développement de Taylor-
Lagrange pour ln(1 + x)
3) Les dérivées de cos x s’écrivent :
De sorte que
Comme nous pouvons développer à un ordre pair ou impair, nous allons obtenir deux
expressions de ce développement. Développons tout d’abord à un ordre pair n = 2p :
x2 x4 x2p x2p+1
8x 2 R; 9 2]0; 1[; cos(x) = 1 + + ::: + ( 1)p + ( 1)p+1 sin( x) (7)
2! 4! (2p)! (2p + 1)!
14
1.2. Formule de Taylor
x 2 x4 x2p x2p+2
8x 2 R; 9 2]0; 1[; cos(x) = 1 + + ::: + ( 1)p + ( 1)p+1 cos( x) (8)
2! 4! (2p)! (2p + 2)!
On notera que les parties régulières des formules (7) et (8) sont identiques.
La façon d’écrire le reste dépend de l’ordre. Les dérivées de sin x s’écrivent :
de sorte que
Nous pouvons développer sin x, tout comme cos x précédemment, à un ordre pair ou
impair et obtenir ainsi deux expressions de ce développement.
Développons tout d’abord sin x jusqu’a un ordre impair n = 2p 1:
x3 x5 1 x2p 1 x2p
sin(x) = x 3!
+ 5!
+ ::: + ( 1)p (2p 1)!
+ ( 1)p (2p)! sin( x)
x3 x5 1 x2p 1 x2p+1
sin(x) = x 3!
+ 5!
+ ::: + ( 1)p (2p 1)!
+ ( 1)p (2p+1)! cos( x)
15
1.2. Formule de Taylor
m(m 1) 2
(1 + x)m = 1 + mx + 2!
x + ::: + xm :
ln(1+x)
Soit maintenant 2 R, alors (1 + x) est dé…nie (pour x > 1) par : (1 + x) = e
On voit ainsi (le calculer) que les dérivées s’écrivent :
1 2
f 0(x) = (1 + x) ; f "(x) = ( 1)(1 + x) ,
f (p) (x) = ( 1) ( p + 1)(1 + x) p
.
D’où, pour x = 0,
( 1) 2
(1 + x) = 1 + x + 2!
x + +( 1) (
p!
p+1) p
x + ( 1) (
(p+1)!
p) p+1
x (1 + x) p 1
La formule de Taylor-Young
Soit I un intervalle ouvert contenant x0 , et soit f une fonction n fois d´erivable dans I
telle quef (n) soit continue en x0
(cette hypothèse est véri…ée si f (n+1) (x0 ) existe). Alors il existe une fonction ", dé…nie
au voisinage de 0, telle que
h2 (2) hn (n)
f (x0 + h) = f (x0 ) + 1!h f 0(x0 ) + 2!
f (x0 ) + ::: + n!
f (x0 ) + hn "(h) avec lim "(h) = 0
h!0
16
Chapitre 2
Développements limités(D.L.)
f (x) p(x)
lim xn
= 0.
x!x0
P
k
Tk (P )(x) = ai x i :
i=0
17
2.1. Unicité du développement limité
Dé…nition 2.0.3 Soit f une fonction dé…nie sur un intervalle ouvert I R, et soit x0 2 I.
Un polynome P est un développement limité d’ordre n en x0 (en abrégé un (d.l). d’ordre n
en x0 ) de f s’il existe une fonction " telle que
Pour qu’une fonction f admette un d.l. d’ordre 0 en 0 il faut et il su¢ t que f soit
continue en 0. On a alors
Pour qu’une fonction f admette un d.l. d’ordre 1 en 0 il faut et il su¢ t que f soit
dérivable en 0. On a alors
n
Preuve. Supposons que f admette un autre développement f (a+h) = 0 + 1 h+ + nh +
18
2.2. Développements limités usuels
h2 (2) hn (n)
f (x0 + h) = f (x0 ) + 1!h f 1 (x0 ) + 2!
f (x0 ) + :::: + n!
f (x0 ) + hn "(h)
ou’" est une fonction dé…nie sur un voisinage de 0 et telle que lim :"(h) = 0
h!0
Nous allons maintenant donner les développements limités des fonctions usuelles en0
1 Fonction exponentielle
La fonction exp est indé…niment dérivable dans R, et, pour tout entier n,exp(n) = ex
Nous avons donc
x2 xN
exp(x) = 1 + x + + ::::: + xn "(x),avec; lim" = 0
2! n! 0
2 Sinus et cosinus
x2 x4 x2n
cos(x) = 1 + + ::::: + ( 1)n + x2n+1 "(x); avec lim" = 0
2! 4! (2n)! 0
3 5 2n+1
x x x
sin(x) = x + + ::::: + ( 1)n+1 + x2n+2 "(x); avec lim" = 0
3! 5! (2n + 1)! 0
La fonction cosinus est paire. Nous remarquons que les d.l. de cette fonction ne contient
que des monômes d’exposant pair. De mème, la fonction ’sinus’est impaire et ses (d.l) ne
contiennent que des monômes d’exposant impair.
Si f est une fonction paire d´e…nie dans un intervalle ouvert I
contenant0, dérivable jusqu’‘a l’ordren dans I, alors f (2k+1) (0) = 0 si 2k + 1 n, et
19
2.2. Développements limités usuels
x2 x2n
ch(x) = 1 + + ::::: + + x2n+1 "(x); aveclim" = 0
2! (2n)! 0
3 2n+1
x x
sh(x) = x + + ::::: + + x2n+2 "(x); aveclim" = 0
3! (2n + 1)! 0
4. La fonction (1 + x)
La fonctionx 7 ! (1 + x) , ou’ 2 R, est indé…niment dérivable dans ] 1; +1[, et pour
tout entier n 2 N nous avons
((1 + x) )(n) = ( 1):::( n + 1)(1 + x) n
.
Nous en déduisons
1
= 1 x + x2 + ::::: + ( 1)n xn + xn "(x) avec; lim" = 0
1+x 0
1
= 1 + x + x2 + ::::: + xn + xn "(x) avec x 2] 1; +1[; lim" = 0
1 x 0
20
2.3. Opérations sur les développements limités
x2 xn
ln(1 + x) = x + :::: + ( 1)n 1 + xn "(x) avec; lim" = 0
2 n 0
2 n
x x
ln(1 x) = x :::: + xn "(x) avec; lim" = 0
2 n 0
( 1) x2
(ii) Avec (a + x) = a (1 + xa ) lorsque a 6= 0 nous avons (a + x) = (1 + 1! xa + 2! a2
+
( 1)::::( n+1) xn
::::: + n! an
) + xn "(x) avec; "lim" = 0
0
f (x) = P (x) + xn "f (x) ,g(x) = Q(x) + xn "g(x), avec lim"f = 0; lim"g = 0;
0 0
n n n
P (x) = a0 + a1 x + ::: + an x , et Q(x) = b0 + b1 x + ::: + b x .
Proposition 2.3.1
21
2.3. Opérations sur les développements limités
Exemple 2.3.1 .
Proposition 2.3.3 Nous supposons que f est une fonction d’un intervalle ouvert I con-
tenant 0, et que f est à valeurs dans un intervalle ouvert J contenant 0. Nous supposons
que la fonction g est dé…nie sur l’intervalle J. (Comme précédemment). Nous supposons
que P est le d.l. d’ordre n en 0 de f et que Q est le d.l. d’ordre n en 0 de g.) Si f (0) = 0
alors le polynome Tn (Q P ) (la troncature du polynome Q P au degré n) est le d.l. d’ordre
n en 0 de g f .
x2 5X 4
et T4 (Q P )(x) = 1 2
+ 24
.
22
2.4. Développement limité au voisinage de l’in…ni
Le (D.L) de f g, s’il existe, est dé…ni via le quotient de la division d’un polynome par un
autre suivant les puissances croissantes. Cette notion est introduite à la section suivante.
Si g(0) 6= 0, le quotient, de la division suivant les puissances croissantes d’ordre n, de P
par Q est le (d.l) d’ordre n en 0 de f g.
f (x) = P ( x1 ) + 1
xn
"(x) avec; "lim" = 0
1
23
Chapitre 3
lim x xarctan x
2 sin x ,
x!0
x3
x arctan x = 3
(1 + "1 (x)),
24
3.2. Etude locale d’une courbe
lim x xarctan
2 sin x
x
= 1
3
x!0
Pour situer la courbe par rapport à cette tangente, nous devons donc estimer la di¤érence
25
3.3. Etude des branches in…nies d’une courbe
f (x) a1 a2 1 1
x
= a0 + x
+ x2
+ x2
" x
avec a2 6= 0
On trouve alors
1 1
= a0 , = a1 et D = f (x) a0 x a1 = x
a2 + " x
26
Chapitre 4
Conclusion
Les développements limités nous permettent de construire une approximation d’une fonction
réelle en un point donné ou l’in…ni.
Les développements limités sont utilisés dans le calcul des limites (formes indéterminées)
dans la construction de la courbe représentative d’une fonction, notamment pour préciser
la position relative de la courbe et d’une asymptote.
27
Bibliographie
[2] J-Pierre Dédieu, et [Link]; Analyse; fonction d’une variabe réelle; Univ,
Paul Sabatier; Toulouse.
[3] Jaques abelle et Armel Mercier; Introduction à l’analyse réelle Modulo; Mon-
réal;1993.
28