Propriétés et solutions aqueuses
Propriétés et solutions aqueuses
Solutions aqueuses
1. L’eau
L’eau est le constituant fondamental de la matière vivante, elle est indispensable à la vie.
La teneur totale de l'organisme en eau représente 70% du poids du corps. Les propriétés
physicochimiques particulières de la molécule d’eau en font un bon solvant biologique des
composés ioniques et moléculaires.
❖ Propriétés chimiques
➢ Formule brute : H2O ‘ Isomères’
➢ L’autoprotolyse de l’eau selon l’équation d’équilibre: 2H2O →H3O+ + OH-
➢ Masse molaire : 18,0153 [Link]-1 ‘ H : 11,19 %, O : 88,81 % ’
❖ Propriétés physiques
➢ Les principales propriétés de l’eau sont résumées dans le tableau 1.1
T° fusion 0 °C
T° ébullition 100 °C
Masse volumique 1,00 g∙cm-3
Viscosité dynamique à 20 °C 0,001 Pa.s
Tension superficielle à 20 °C 0,072N/m
Conductivité électrique 5,5×10-6 S⋅m-1
Cp 1867 [Link]-1.°K-1
Cv 1406 [Link]-1.°K-1
2
Solutions aqueuses
O-
104,5°
H+ H+
+ +
- +
+
- +
+
-
Na+
+
- +
-
+
- +
+ +
3
Solutions aqueuses
➢ Les ions sont alors facilement transportés loin de leur matrice cristalline. Un
exemple de soluté non ionique est le glucose C6H12O6. Les dipôles des molécules
d’eau forment des liaisons hydrogène avec les régions dipolaire de la molécule de
sucre. Cette faculté de solvant de l’eau est vitale en biologie, parce que certaines
réactions biochimiques n’ont lieu qu’en solution.
Important
2. Solutions aqueuses
2.1 Définition
Une solution définit tout mélange homogène, en une seule phase de deux ou plusieurs
constituants Fig 1.3.
Remarque
✓ Le soluté peut être solide, liquide ou gazeux, moléculaires ou ioniques.
✓ Il existe une limite à la quantité de soluté que le solvant peut dissoudre. Lorsque cette
limite est atteinte on dit que la solution est saturée.
✓ Si le solvant est l'eau la solution, est appelée solution aqueuse.
✓ La solution qui contienne une grande quantité de solvant on l’appelle une solution diluée.
✓ La solution qui contienne une grande quantité de soluté on l’appelle une solution
concentrée.
4
Solutions aqueuses
• Electrolyte faible
L’ionisation ‘et la dissociation’ du soluté est partielle ‘Exemple : CH3COOH’. La
solution contient donc les ions ‘apportés par l’ionisation du soluté’, des molécules du
soluté et celles du solvant.
• Taux de dissociation
Les électrolytes faibles, possèdent une liaison à caractère fortement covalente, Ils sont
très peut dissociés dans l’eau .Une telle solution comprend donc à la fois des molécules
neutres et des ions.
Unité :
▪ α : sans unité
Remarque
✓ 𝛼 = 0 : La dissociation nulle ‘neutre’.
✓ 0 < 𝛼 < 1 : La dissociation est partielle ‘électrolyte faible’.
✓ 𝛼 = 1 : La dissociation est totale ‘électrolyte fort’.
5
Solutions aqueuses
❖ Solutions idéales
Solution dont le volume est égale à la somme du volume de solvant et des volumes des
solutés‘Exemple : glucose, urée’; il n'y a pas d'interaction entre les molécules de solvant et
les molécules des solutés.
2.2.2 Solutions micromoléculaires et macromoléculaires
On distingue deux types de solutions aqueuses, selon la taille des particules
❖ Solutions micromoléculaires - Cristalloïdes -
Les molécules du soluté contiennent quelques dizaines d'atomes ‘Exemple: l’urée, le
glucose, NaCl’. La solubilité du solide dépend de la nature du solide, de celle du liquide et
de la température. Habituellement, la solubilité augmente quand la température augmente.
Les ions sont obtenus par dissociation de composés ioniques par exemple : acides, bases et
sels, ou par ionisation en solution de composés polaires ‘exemple HCl gazeux, CH3COOH
liquide’.
❖ Solutions macromoléculaires - Colloïdes -
Les macromolécules, plus particulièrement les protéines, jouent un rôle considérable en
biologie. Les molécules contiennent entre 103 et 109 atomes. Ce type de solutions, à
l'opposé des solutions micromoléculaires, ne traversent pas certaines membranes qui ont des
pores micrométriques.
2.3 Caractéristiques quantitatives des solutions
La concentration2 est exprimée par plusieurs méthodes chimiques
Important
La concentration molaire pour un soluté donné, est le nombre de moles du soluté par
litre de solution, soit
𝑛𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡é
𝑚𝑟 = (1.1)
𝑉𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛
Unité :
▪ n en mol,
▪ V en l,
▪ 𝑚𝑟 en mol. l−1.
6
Solutions aqueuses
Remarquearques
✓ Une solution est dite molaire lorsque 𝑚𝑟 = 1 mol. l−1.
✓ Elle est dite décimolaire lorsque 𝑚𝑟 = 10−1 mol. l−1.
𝑚𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡é
𝐶𝑝 = (1.2)
𝑉𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛
Unité :
▪ m en g,
▪ V en l,
▪ 𝐶𝑝 en g. l−1.
Remarque
Unité :
▪ p sans unité
𝑛𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡é
𝑚𝑙 = (1.4)
𝑚𝑠𝑜𝑙𝑣𝑎𝑛𝑡
7
Solutions aqueuses
Unité :
▪ n en mol,
▪ m en kg,
▪ 𝑚𝑙 en mol. kg−1.
Remarque
𝑛𝑖
𝐹𝑖 = (1.5)
𝑛𝑡𝑜𝑡
Unité :
▪ Fi sans unité.
L’osmose est importante pour les phénomènes non électriques comme la diffusion, et
l’osmose.
Coefficient de dissociation.
Nombre d'ions crées par la dissociation.
Unité :
▪ wr en osmol.l-1.
Remarque
✓ Pour une solution contenant un soluté neutre, l’osmolarité de la solution est
wr = mr
✓ Pour une solution contenant un soluté électrolytique ‘électrolyte fort’, l’osmolarité de la
solution est wr = 𝛽 mr
8
Solutions aqueuses
✓ Pour une solution contenant plusieurs solutés, l’osmolarité de la solution est la somme des
concentrations osmolaires de tous les solutés.
𝑤𝑟 = ∑𝑛𝑖=1 𝑤𝑟𝑖
Unité :
▪ wl en [Link]-1.
Unité :
▪ Ceq en eqg-1.m-3
Important
Equivalent gramme3 d’ions est la quantité d’ions qui transporte une charge égale à
Faraday.
Remarque
9
Solutions aqueuses
✓ Pour une solution contenant plusieurs espèces ioniques, la concentration équivalente totale
est la somme des concentrations équivalentes de touts les espèces ioniques
‘additives’. 𝐶𝑒𝑞 = ∑𝑛𝑖=1 𝐶𝑒𝑞𝑖
2.3.8 Constante d’équilibre
Pour un soluté AB dissous dans l’eau, on peut écrire
AB + H2 O → A- + B+
Etat initial : mr
Etat final : mr (1- 𝛼) 𝛼 𝑚𝑟 𝛼 𝑚𝑟
[𝐴− ][𝐵 + ]
𝐾= [𝐴𝐵]
(1.9)
On peut déduire
𝛼2 𝑚 𝑟
𝐾=
(1 − 𝛼)
❖ Opération à effectuer
Fig 1.4 Préparation d’une solution aqueuse par dissolution d’un soluté solide.
10
Solutions aqueuses
➢ Etape 3 : Compléter jusqu’au trait de jauge avec de l’eau distillé, agiter jusqu'à
dissociation complète et ajuster à nouveau jusqu’au trait de jauge V.
Si le soluté se trouve sous forme solide, il faudra alors déterminer la masse de l'espèce
X à peser. Soit m cette masse.
𝑛
On a 𝑚𝑟 =
𝑉
𝑚𝑟 : Concentration molaire.
n : nombre de mole.
V : Volume de la solution.
Unité :
▪ n en mol,
▪ V en l,
▪ 𝑚𝑟 en mol. l−1.
𝑚
Or 𝑛=
𝑀
m : masse.
M : Mase molaire.
Unité :
▪ m en kg,
▪ M en kg. mol-1
Donc
𝑚 = 𝑚𝑟 . 𝑀. 𝑉 (1.10)
❖ Opération à effectuer
11
Solutions aqueuses
Fig 1.5 Préparation d’une solution aqueuse par dilution d’une solution mère.
𝑛 = 𝐶0 . 𝑉0
𝑛 = 𝐶1 . 𝑉1
𝐶0 . 𝑉0 = 𝐶1 . 𝑉1
𝐶1 .𝑉1
𝑉0 = (1.11)
𝐶0
12
Solutions aqueuses
Exercice
Déterminer la fraction molaire du soluté puis celle du solvant dans le sérum glucosé à 5%.
Solution
La composition de la solution est
• 5 g de glucose ‘soluté’.
• 100 ml d'eau ‘solvant’.
Le solvant représente une quantité de matière de
100
𝑛𝑒𝑎𝑢 = = 5,555𝑚𝑜𝑙
18
La quantité de matière dissoute en soluté est
5
𝑛𝑔𝑙𝑢𝑐𝑜𝑠𝑒 = = 0,027𝑚𝑜𝑙
180
Les fractions molaires sont donc
𝑛𝑔𝑙𝑢𝑐𝑜𝑠𝑒
𝐹𝑔𝑙𝑢𝑐𝑜𝑠𝑒 = = 0.0048 = 0.48%
𝑛𝑒𝑎𝑢 + 𝑛𝑔𝑙𝑢𝑐𝑜𝑠𝑒
𝑛𝑒𝑎𝑢
𝐹𝑒𝑎𝑢 = = 0.9952 = 99.52%
𝑛𝑒𝑎𝑢 + 𝑛𝑔𝑙𝑢𝑐𝑜𝑠𝑒
13
Chapitre 2
Viscosité
1. Phénomène de viscosité
1.1 Introduction
La viscosité permet de faire la distinction entre un fluide parfait et un fluide réel. Dans
le cas des fluides parfaits, on considère que l’écoulement se déroule sans perte d’énergie.
Dans un fluide réel, il existe des forces dites de Viscosité. Elles sont dues à des frottements
qui existent entre les couches de vitesses différentes et sur les parois.
Ce phénomène est une caractéristique de la matière, quel qu’en soit l’état physique; gazeux
‘G’, liquide ‘L’ ou à la limite solide ‘S’. Elle intervient fréquemment dans les équations de la
mécanique des fluides. Elle traduit en bref la résistance d’un fluide à l’écoulement, car elle
ralentit le mouvement du liquide au voisinage des parois.
1.2 Observations
L'eau et le miel coulent différemment Fig 2.1; l'eau coule vite, mais avec des
tourbillons, le miel coule lentement, mais de façon bien régulière.
1.3 Définition
La viscosité peut être définie comme la résistance à l’écoulement uniforme et sans
turbulence se produisant dans la masse d’une matière.
La force de frottement peut être figurée par l’énergie nécessaire pour déplacer un objet qui
frotte sur un autre.
14
Chapitre 2 : Viscosité
Remarque
Les phénomènes dus à la viscosité des fluides ne se produisent que lorsque ces fluides
sont en mouvement.
Sous l'effet des forces d'interaction entre les molécules de fluide et des forces d'interaction
entre les molécules de fluide et celles de la paroi, chaque molécule de fluide ne s'écoule
pas à la même vitesse Fig 2.2. On dit qu'il existe un profil de vitesse.
z F
v Écoulement
Pente=dv/dz
La viscosité se manifeste chaque fois que les couches voisines d’un même fluide sont en
mouvement relatif, c'est-à-dire lorsqu’il s’établit un gradient de vitesse.
𝑑v
𝐹= 𝜂𝑆 (2.1)
𝑑𝑧
15
Chapitre 2 : Viscosité
Dimension :
[ ] = M.L-1.T-1
Unité :
Important
𝜂
ν= (2.2)
𝜌
Dimension :
[ ] = L2.T-1
Unité:
3. Ordre de grandeur
Viscosité dynamique de quelques fluides à 20°C ’en mPa.s’. Tableau 2.1
Fluide η (mPa.s)
Eau 1,005
Essence 0,652
Glycérine 1490
Mercure 1,554
Miel liquide 6000
4. Influence de la température
La viscosité dépend fortement de la température. Dans un liquide, la viscosité décroît
rapidement en fonction de la température Tableau 2.2. Il n'existe pas de relation rigoureuse
liant et T, mais nous pouvons écrire : =k.T . ‘K : Constante quelconque’.
Fluide η (Pa.s)
Eau (0 °C) 1,787. 10–3
Eau (20 °C) 1,005 . 10–3
Eau (100 °C) 0,2818 . 10–3
5. Mesure de la viscosité
On présente dans cette partie les différents instruments permettant de mesurer la viscosité
‘Voir le TP’ [2].
5.1 Viscosimètre d'Ostwald - Basé sur la loi de Poiseuille -
L’appareil comporte
17
Chapitre 2 : Viscosité
On aspire le liquide jusqu’à R1 et on mesure la durée t qu’il met pour s’écouler jusqu’au
repère R2. Ce temps d’écoulement est proportionnel à la viscosité dynamique du liquide et
inversement proportionnel à la pression motrice. On montre que K étant une constante
caractéristique de l’appareil. Les constructeurs délivrent avec chaque tube, un certificat
d’étalonnage où intervient plutôt K : η = K.ρ.t .
Le principe de l’appareil consiste à faire écouler un liquide, dont on veut mesurer la viscosité,
à travers un tube capillaire avec une vitesse débitante assez petite pour que la loi de Poiseuille
puisse s’appliquer
𝜋 𝛥𝑝
𝐷= 𝑅4 (2.3)
8𝜂 𝐿
D : Débit volumique.
R : le rayon du tube capillaire.
Δp : Différence de pression entre l’entrer et la sortie du tube.
Pression hydrostatique 𝛥𝑝 = 𝑝1 − 𝑝2 = 𝜌𝑔ℎ
𝜋 𝛥𝑝 𝜋 𝜌𝑔ℎ
Poiseuille 𝐷= 𝑅4 → 𝐷 = 𝑅4 (*)
8𝜂 𝐿 8𝜂 𝐿
𝑉
Débit volumique 𝐷 =
𝑡
𝑉 𝑉
Alors on aura 𝐷𝑥 = 𝑡𝑥 = (1)
𝑡𝑥 𝐷𝑥
𝑉 𝑉
𝐷0 = 𝑡0 = (2)
𝑡0 𝐷0
(𝟏) 𝑡𝑥 𝐷𝑥
On met , on trouve = et en remplaçant par Poiseuille (*)
(𝟐) 𝑡0 𝐷0
On obtient
𝑡𝑥 𝜂𝑥 𝜌0
= (2.5)
𝑡0 𝜂0 𝜌𝑥
18
Chapitre 2 : Viscosité
f ‘Force de frottement’
P ‘Poids’
Repère 2
(+)
Si la viscosité est suffisante, la bille atteint très rapidement une vitesse limite de chute
constante v et cette vitesse est assez faible pour que la force de frottement soit décrite par la
loi de Stockes
F = 6π . r . η . v
La bille est en outre soumise à son poids et à la force d’Archimède. La 2ème loi de
Newton se traduit par
En on déduit
2𝑟 2
𝜂= (𝜌𝑆 − 𝜌𝐿 )𝑔 (2.6)
9v
On mesure le temps de chute dans un liquide de viscosité connue eau puis dans le liquide à
étudier. D’après (2.6) on a
2𝑟 2
v= (𝜌𝑆 − 𝜌𝐿 )𝑔 (2.7)
9𝜂
19
Chapitre 2 : Viscosité
𝐿
La vitesse de la bille est constante v =
𝑡
𝐿 𝐿
Alors on aura 𝑉𝑥 = 𝑡 𝑡𝑥 = (1)
𝑥 𝑉𝑥
𝐿 𝐿
𝑉0 = 𝑡 𝑡0 = (2)
0 𝑉0
(𝟐) 𝑡0 𝑉𝑥
On met , on trouve = et en remplaçant par (2.7)
(𝟏) 𝑡𝑥 𝑉0
On obtient
𝑡0 𝜂0 (𝜌𝑆 −𝜌𝐿𝑥 )
= (2.8)
𝑡𝑥 𝜂𝑥 (𝜌𝑆 −𝜌𝐿0 )
20
Chapitre 2 : Viscosité
𝜌v𝐷
𝑅𝑒 = (2.9)
𝜂
Avec 𝜂 = 𝜌 ν
v𝐷
𝑅𝑒 = (2.10)
𝜈
Le nombre de Reynolds est un nombre sans dimensions et selon les valeurs qu’il prend ‘Dans
le système SI’ on pourra caractériser la probabilité pour un écoulement d’etre laminaire ou
turbulent.
Ces valeurs de nombre de Reynolds doivent être considérées comme des ordres de grandeur,
le passage d'un type d'écoulement à un autre se fait progressivement.
8𝜂𝐿
𝛥𝑝 = ( )𝐷
𝜋𝑅4
21
Chapitre 2 : Viscosité
𝛥𝑝 = 𝑅𝑚 . 𝐷 (2.11)
8𝜂𝐿
Rm = ( ): Résistance mécanique
𝜋𝑅 4
La loi d’Ohm
𝑈= 𝑅. 𝐼 (2.12)
U : Différence de potentiel.
R : Résistance.
I : Intensité électrique.
Unité :
R en Ω,
U en V,
𝐼 en A.
𝛥𝑝 ≡ 𝑈
R m≡ 𝑅 (2.13)
𝐷≡𝐼
𝛥𝑝
Rm = (2.14)
𝐷
𝑃 = 𝛥𝑃 . 𝐷 (2.15)
Comme c’est le cas pour les résistances électriques, les résistances mécaniques peuvent être
placées en série ou en parallèle. Les lois valables pour les résistances électriques s’appliquent
22
Chapitre 2 : Viscosité
R1
1 1
Résistances en parallèle R2 : 𝑅 = ∑𝑛𝑖=1 𝑅𝑖
R3
8. Application
8.1 Analogie entre le cœur et la pompe électrique
Le cœur est un organe musclé constitué de quatre chambres, les deux chambres supérieures du
cœur sont appelées les oreillettes tandis que les deux chambres ‘pompes’ inferieures sont
appelées les ventricules.
Le cœur est aussi séparé en deux parties, la droite, cœur droit et, la gauche, cœur gauche.
Chacune comprend donc une oreillette et un ventricule.
23
Chapitre 2 : Viscosité
Poumons
o2 co2
Veine
Pulmonaire Artère
Pulmonaire
Une oreillette
o2 co2
o2 co2
Veine
Cave
Un Ventricule
Artère
Aortique
oOrganisme
2 co2
L’oreillette droite collecte le sang qui a parcouru tout le corps ‘le sang bleu’ et l’envoi
vers le ventricule droit afin qu’il soit éjecté dans les poumons pour y être ré oxygéné.
De la même façon l’oreillette gauche collecte passivement le sang qui a traversé les
poumons et l’acheminer au ventricule gauche qui éjecte le sang fraichement oxygéné
‘le sang rouge’ dans l’ensemble du corps.
𝛥𝑃
𝑅𝑃𝑇 = (2.16)
𝐷𝑉
D : Débit cardiaque
Unité :
𝛥𝑃 en mHg,
D en ml/s.
24
Chapitre 2 : Viscosité
Exercice
Un sujet hypertendu a une pression artérielle aortique moyenne de 152mm Hg et une pression
auriculaire droite de 2mm Hg.
1. Quelle est la puissance mécanique fournie par le ventricule gauche sachant que le débit
cardiaque de ce sujet est 4 l/min ?
2. Quelle est chez ce sujet la valeur de la résistance périphérique totale ?
Solution
1. La puissance mécanique
𝑃 = 𝛥𝑃 . 𝐷𝑉
Avec 𝛥𝑃 = 𝑃2 −𝑃1
105
𝛥𝑃 = (152 − 2) 760 𝑃𝑎
𝛥𝑃 = 19737𝑃𝑎
10−3
Et 𝐷𝑉 = 4 𝑙. 𝑚𝑖𝑛−1 = 4. 𝑚3 . 𝑠 −1 = 0,067. 10−3 𝑚3 . 𝑠 −1
60
On obtient alors
𝑃 = 𝛥𝑃 . 𝐷𝑉
A.N :
𝑃 = 19737.0,067. 10−3 𝑚3 . 𝑠 −1
𝑃 = 1,315 𝑊𝑎𝑡𝑡.
2. La résistance périphérique totale
𝛥𝑃
𝑅𝑃𝑇 =
𝐷𝑉
A.N :
19737𝑃𝑎
𝑅𝑃𝑇 =
0,067. 10−3 𝑚3 . 𝑠 −1
𝑅𝑃𝑇 = 2,96. 108
25
Chapitre 3
Phénomènes de surfaces
1. Phénomènes de surfaces
1.1 Introduction
Les phénomènes de surface s’ils peuvent être caractérisés par leur effets purement
mécaniques, peuvent aussi être comparés à des réactions physico-chimiques correspondant à des
changements dans les liaisons intermoléculaires [6]. Leurs effets peuvent être considérés comme
des variations de certaines fonctions thermodynamiques. Le phénomène de tension superficielle
fait apparaitre une grandeur intensive propre aux liquides, qui revêt une grande importance dans
des cas bien définis.
1.2 Observations
Certains insectes tels que les gerris se déplacent à grande vitesse à la surface de l’eau
comme s’ils glissaient sur un film souple Fig 3.1. :
Une goutte d’eau sur une feuille d’une plante Fig 3.2.
26
Phénomènes de surfaces
Ces phénomènes donnent l’impression que la surface des liquides se comporte comme une
membrane élastique tendue.
1.3 Définition
La tension superficielle est une propriété des liquides qui permet de maintenir en équilibre
leur surface libre. L’origine de la tension superficielle réside dans les forces intermoléculaires
de Van der Waals. Il s’agit de forces dont l’origine est électrostatique qui apparaissent à cause
de la polarité de certaines molécules ‘Attractions et / ou Répulsions’.Au sein d’un liquide au
repos, chaque molécule est soumise à l’attraction des proches voisines. La résultante de ces
forces, dirigées dans toutes les directions, est nulle. Fig 3.3
A la surface de séparation entre le liquide et le gaz qui le surmonte, les forces de cohésion ne
présentent plus cette symétrie moyenne; chaque molécule subit de la part des molécules placées
à l’intérieur du liquide, des forces d’attraction dont la résultante, normale à la surface est dirigée
vers l’intérieur du fluide, n’est compensée par aucune autre force.
L’ensemble des molécules de surface se comportent donc comme une membrane tendue sur les
autres molécules. L’épaisseur de la couche superficielle de molécules varie entre 1 et 100nm.
Remarque
27
Phénomènes de surfaces
formation des gouttes, des gouttelettes et des bulles, ainsi que dans les propriétés de
mouillabilité des surfaces par les liquides.
✓ Ceci explique par ailleurs que tout liquide tend spontanément à diminuer sa surface. Ainsi se
forment les gouttes et les bulles. La forme sphérique présente le plus faible rapport surface
ou volume.
2. L’interface Liquide-Gaz
2.1 Tension superficielle
Supposons une lame de savon formée dans un fin cadre métallique ABCD dont l’un des
côtés CD est mobile.
Reprenons l’exemple précédent d’un point de vue énergétique. Pour déplacer le côté CD
d’une longueur dx dans des conditions réversibles, il faut fournir le travail dW. Il y a une
proportionnalité entre le travail dW que l’on fournit et l’augmentation dA de l’aire de la surface
liquide
𝑑𝑊 = 𝜎𝑑𝐴 (3.1)
Unité :
▪ SI : J.m-2.
▪ CGS : dyne/cm.
28
Phénomènes de surfaces
𝑑𝐹 = 𝜎𝑑𝑙 (3.2)
Unité :
▪ SI : N.m-1.
3. Ordre de grandeur
4. Influence de la température
On notera que la tension superficielle diminue lorsque la température augmente; cela
s’explique par le fait que les forces de cohésion intermoléculaires sont réduites par l’agitation
thermique.
29
Phénomènes de surfaces
5. Equation de Laplace
Prenons l’exemple d’une bulle d’air au sein d’un liquide. Supposons, pour simplifier, que
cette bulle est sphérique.
dR
R
Pi Pe
La résultante de toutes les forces de tension superficielle a pour effet d’exercer une compression
de façon à réduire la surface de la sphère. Il existe donc une surpression à l’intérieur de la
sphère. L’existence de cette bulle suggère que la pression interne Pi est supérieure à la pression
externe Pe. La loi de Laplace permet de calculer la différence Pi – Pe = ΔP en fonction de R et
de σ. Calculons Pi – Pe en prenant un élément de surface de la bulle.
Si on augmente le rayon R de la goutte de dR, son volume augmente de
dV= [Link] = 4π R2dR
S : est la surface de la goutte.
Travail des forces de pression au cours de cette opération
dWe = - Pe 4π R2dR
Et
dWi = Pi 4π R2 dR
Le travail total est donc
dW= (Pi – Pe) 4π R2 dR (1)
30
Phénomènes de surfaces
Remarque
✓ Une bulle de savon est un film sphérique mince possédant deux surfaces de séparation
Pi Pe
Téflon Verre
31
Phénomènes de surfaces
Θ θ : angle de raccordement
Ligne de raccordement
Cette situation fait intervenir trois phases, liquide, solide, gaz ‘air’. L’intersection des trois
interfaces s’appelle la ligne de contact entre les trois phases. L’angle de raccordement θ peut
facilement, mais imparfaitement, être mesuré. Nous pouvons distinguer les cas suivants
32
Phénomènes de surfaces
En projetant dans le plan de la plaque, l’equilibre du liquide à la surface du solide s’exprime par
la condition de Young
Remarque
✓ Cette loi permet de faire des prévisions. En effets, si l’on connait deux valeurs et un angle, la
troisième valeur peut être connue.
6.4 Ascension et dépression capillaire
Les phénomènes de capillarité sont liés à un équilibre entre les forces exercées sur les
surfaces; liquide-gaz, liquide-solide et solide-gaz.
6.4.1 Observation
Dans un tube de verre étroit, l'interface air-liquide est bombée vers le bas ‘ou vers le
haut ‘; la surface forme un ménisque concave ‘ou convexe’; de plus, le liquide s’élève ‘ou
s’abaisse’ le long des parois.
H2O Hg
33
Phénomènes de surfaces
P= mg= π R² ρ g h,
est équilibré par la force de tension superficielle. S'exerçant sur la ligne de raccordement entre le
liquide et la paroi du tube.
F= 2π R σ cosθ .
2 𝜎𝑐𝑜𝑠 𝜃
ℎ= (3.7)
𝜌𝑅𝑔
34
Phénomènes de surfaces
Remarque
7. Application
7.1 Tensioactifs
Les tensioactifs sont des molécules utilisées en grande quantité dans l'industrie et les
produits de la vie quotidienne. Leurs propriétés particulières permettent de les retrouver
dans des domaines variés.
35
Phénomènes de surfaces
Hydrophope Hydrophile
La molécule est dite amphiphile; cela signifie qu’elle comporte au moins deux entités au
comportement opposé vis-à-vis d’un solvant donné.
➢ La tête polaire, chargée ou non, est hydrophile; elle favorise la dissolution de la molécule
dans les solvants fortement associés ‘eau, glycérol, hydrazine’.
• L’interaction solvant / tête hydrophile est de nature électrostatique ‘liaison
hydrogène’.
➢ La queue, formé de chaines ou cycles hydrocarbonés est hydrophobe ou plutôt lipophile.
• L’interaction queue lipophile / solvant sont faible.
➢ L’hydrophile peut l’emporter sur la lipophile et vis versa.
+ - -+
importance dans tous les savons. C’est sa structure amphiphile qui donne au tensioactif ses
propriétés, entre autre de remonter à la surface d’une solution.
37
Phénomènes de surfaces
Exercice
Solution
On a
𝐹
𝜎=
𝐿
𝑚𝑔
𝜎=
𝐿
On obtient
𝜎. 𝐿
𝑚=
𝑔
On trouve
𝜎. 4𝜋𝑟
𝑚=
𝑔
A.N
𝑚 = 0,6𝑔
38
Chapitre 4
Propriétés électriques des solutions
1. Conductimétrie
1.1 Électrolytes
Une solution électrolytique ‘Électrolytes forts et Électrolytes faibles’ est une solution
conductrice de l'électricité Fig 4.1. La présence d'ions, chargés électriquement, assure le
caractère conducteur de la solution dont on peut distinguer
Le mouvement des ions sous l’influence du champ électrique E est équivalent à un courant
d’intensité I. Dont la résistance est définie par la loi d’Ohm
𝑈
𝑅= (4.1)
𝐼
39
Propriétés électriques des solutions
𝑙
𝑅=𝜌 (4.2)
𝑆
ρ : Résistivité du matériau,
l : Longueur du filament,
S : Section du filament.
Unité :
ρ en Ω.m,
l en m,
𝑆 en m2.
Pour les électrolytes, il est d’usage d’utiliser la conductivité 𝜒, plutôt que la résistivité 𝜌
1
𝜒= (4.3)
𝜌
𝜒: Conductivité électrique,
ρ: Résistivité de la solution.
Unité :
𝜒 en S.m-1 ‘S :Siemens’,
ρ en Ω.m.
𝜒
H2SO4
KOH
NaCl NaOH
C
Fig 4.2 Les variations de la conductivité en fonction des concentrations.
40
Propriétés électriques des solutions
𝜒
𝜆= (4.4)
𝐶𝑒𝑞
Unité :
𝜒 en Ω-1m-1,
Ceq en eqg-1.m-3,
λ en Ω-[Link]-1.
𝜆0
KCl
CH3COOH
√C
Fig 4.3 Les variations de la conductivité équivalente en fonction de √C.
La courbe concave vers le haut CH3COOH caractérise les électrolytes faibles dont
le coefficient de dissociation diminue avec la concentration et cumule cet effet
avec ceux de la mobilité des ions.
Remarque
Ces deux types de courbes mettent en évidence une propriété commune fondamentale
λ décroit quand C augmente
41
Propriétés électriques des solutions
La conductivité dépend de la nature des ions. Ces ions la vont-ils influer par leur taille ou
leur masse ou bien par leur capacité de mouvoir.
2.1 Conductivité équivalente limite d’un électrolyte
A dilution infinie, chaque ion migre indépendamment des autres ions présents
dans la solution. Il en résulte que λ0 est la somme des conductivités équivalentes
ioniques limites caractéristiques de chaque ion constitutif de l'électrolyte
𝜆0 = 𝜆+ + 𝜆− (4.5)
𝜆
𝛼= (4.6)
𝜆0
On peut suivre les variations de conductivité au fur et à mesure qu’on ajoute un réactif.
𝜒 (a)
(b)
42
Propriétés électriques des solutions
Remarque
Dans les deux cas (a) et (b), la courbe montre un point anguleux au moment de la
neutralisation. Ce qui nous offre la possibilité de faire des dosages ‘Voir TP’.
43
Propriétés électriques des solutions
Exercice
𝜆 𝜆
𝛼= = +
𝜆0 𝜆 + 𝜆−
A.N:
60,75 𝛺 −1 . 𝑐𝑚2 . 𝑒𝑞𝑔−1
𝛼=
(350 + 55) 𝛺 −1 . 𝑐𝑚2 . 𝑒𝑞𝑔−1
𝛼 = 0,15
2. La conductivité 𝜒
𝜒 = 𝜆𝐶𝑒𝑞
A.N:
𝜒 = (60,75 𝛺 −1 . 𝑐𝑚2 . 𝑒𝑞𝑔−1 )10−5 𝑒𝑞𝑔. 𝑐𝑚−3
44
Chapitre 5
Diffusion en phase liquide
Fick a exprimé la loi qui régit le phénomène de la diffusion par une expression qui cadre
bien avec celle régissant le phénomène de propagation de chaleur dans un conducteur. On
supposera que
45
Diffusion en phase liquide
Soit Δm la masse du soluté qui diffuse pendant le temps Δt d’un point x1 vers x2 dans le
compartiment Fig 5.2.
𝐶2 − 𝐶1
𝛥𝑚 = −𝐷. . 𝛥𝑡. 𝑆
𝑥2 − 𝑥1
Soit
𝛥𝐶
𝛥𝑚 = −𝐷. 𝑆. 𝛥𝑥 . 𝛥𝑡 (5.1)
S: Section du tube,
D: Coefficient de diffusion
Unité :
𝛥𝑚 en Kg; g; mole.
𝛥𝐶 en Kg/m3; g/cm; mole/m3 ; mole/cm3.
𝛥𝑥 en m ; cm.
𝛥𝑡 en s.
D en m2/s; cm2/s.
Remarque
Le signe ‘-‘ exprime le fait que la diffusion se faite du milieu le plus concentré vers le
milieu le moins concentré.
En toute rigueur la loi de Fick n’est valable que pour des solutions idéales, car le
coefficient de diffusion D est supposé indépendant de la concentration, donc D dépend
de la nature du solvant et du soluté.
Pour une diffusion faible, la vitesse est faible alors on trouve parfois l’unité de
coefficient de diffusion D est cm2/jour.
Si on considère le phénomène de diffusion sur une petite distance et pendant un temps
très court, on peut écrire la loi de Fick sous forme différentielle
𝑑𝐶
𝑑𝑚 = −𝐷. 𝑆. . 𝑑𝑡 (5.2)
𝑑𝑥
𝑑𝐶
𝑑𝑥
: Gradient de concentration.
On parle aussi de flux de diffusion qui s’exprime par la quantité de matière ayant diffusée à
travers l’unité de surface pendant de temps du point x1 vers le point x2
46
Diffusion en phase liquide
𝛥𝐶 𝛥𝑚
𝜙 = −𝐷. = (5.3)
𝛥𝑥 𝑆.𝛥𝑡
𝛥𝑚
𝛥𝑡
: Débit de diffusion,
Important
brownien1: aléatoire.
Fig 5.3 Trajectoire aléatoire d’une molécule du soluté dans une solution [10].
𝐾𝑇
𝛥𝐿2 = 2. 𝛥𝑡 (5.4)
𝑓
f : Coefficient de frottement,
T : Température absolue,
K : Constante de Boltzman ; K = 8,38 . 10-23JK°.
Remarque
Si la particule est sphérique de rayon r, La force de frottement est donnée par la loi de
Stocks : F = f.v = 6π.η.r.v; d’où f = 6π.η.r
47
Diffusion en phase liquide
Considérons à présent que le mouvement de la particule est aléatoire circulant dans un tube de
section S ou la diffusion se faite dans le sens de la flèche ‘C1> C2’.
II C2 x2 ΔL
I C1 x1 ΔL
Considérons dans ce tube deux volumes de hauteur ΔL’ libre parcours moyen’ dans lesquels
les concentrations sont C1, C2.
La diffusion s’effectuant dans tous les sens, la moitié du soluté du volume I diffuse vers le bas
1
et l’autre moitié vers le haut dans un temps et vaut . S. ΔL . C1
2
De même, la moitié du soluté contenu dans le volume II diffuse également vers le bas dans un
1
temps vaut à .S.ΔL. C2.
2
1
𝛥𝑚 = . 𝑆. 𝛥𝐿. (𝐶1 − 𝐶2 )
2
Soit
𝛥𝑚 1 𝛥𝐿 𝛥𝐿
= . 𝑆. . (𝐶1 − 𝐶2 ).
𝛥𝑡 2 𝛥𝑡 𝛥𝐿
1 𝛥𝐿2 (𝐶1 − 𝐶2 )
= . . .𝑆
2 𝛥𝑡 𝛥𝐿
48
Diffusion en phase liquide
Or
𝐾𝑇
𝛥𝐿2 = 2. 𝛥𝑡
𝑓
On trouve
𝛥𝑚 𝐾𝑇 (𝐶1 −𝐶2 )
= 𝑆. .
𝛥𝑡 𝑓 𝛥𝐿
(𝐶1 −𝐶2 )
On voit l’apparition des différents facteurs de la loi de Fick 𝑺 et .
𝛥𝐿
𝐾𝑇 1 𝛥𝐿²
La quantité ( ) est égale à ( . ), donc égale au coefficient de diffusion D.
𝑓 2 𝛥𝑡
On obtient
𝛥𝐿² 𝐾𝑇
𝐷= = (5.5)
2𝛥𝑡 𝑓
Remarque
Pour des molécules supposée sphérique, le coefficient de diffusion est donné par
𝑘𝑇
𝐷= (5.6)
6𝜋.𝜂.𝑟
49
Diffusion en phase liquide
Le phénomène de diffusion permet de donner une idée sur les méthodes utilisées
pour la séparation des constituants selon les tailles des molécules.
𝐷 𝑆𝑝𝑜𝑟𝑒𝑠
𝑃= .
𝑒 𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒
𝐷
𝑃= (5.7)
𝑒
Remarque
Les membranes sélectives ont pour rôle de séparer les grosses des petites molécules
dans un mélange. C’est le pricipe de dialyse.
4.2 Application
4.2.1 Le rein artificiel
Le rein artificiel est un dispositif thérapeutique permettant d'assurer de manière
temporaire ou définitive les fonctions d'un rein défaillant, notamment en cas d'insuffisance
rénale terminale; élimination des toxines dans le sang, régulation de l'équilibre hydrique...etc.
Ce procédé médical est également appelé hémodialyse. Le patient est relié pendant plusieurs
heures, deux à trois fois par semaine, à une machine dans laquelle va transiter le sang qui sera
50
Diffusion en phase liquide
Une autre méthode utilisant la membrane du péritoine appelée dialyse péritonéale est
également possible.
Principe
Les échanges s’effectuent au travers d’une membrane semi-perméable ou sélective
au sein du dialyseur.
Cette membrane autorise le passage de l’eau, des électrolytes et des solutés de faible
poids moléculaire, mais non celui des protéines et des éléments figures du sang
‘globules rouges, globules blancs et plaquettes’.
51
Diffusion en phase liquide
52
Diffusion en phase liquide
Exercices
Une membrane poreuse de surface totale des pores S = 0,05m2 sépare deux compartiments
contenant du saccharose aux concentrations 0,5 et 0,2 mol/l respectivement. Ces
concentrations sont maintenues constantes aux cours de la diffusion des molécules de
saccharose à travers la membrane. On suppose le régime stationnaire établi.
Solution
1. Le Débit
La loi de Fick
𝛥𝑛 𝛥𝐶
= −𝐷. 𝑆.
𝛥𝑡 𝛥𝑥
A.N :
𝛥𝑛 (0,2−0,5).103 mol.𝑚 −3
= −(8. 10−10 𝑚2 . 𝑠 −1 ). (5. 10−2 𝑚2 ).
𝛥𝑡 10.10−6 𝑚
𝛥𝑛
= 1,2. 10−3 𝑚𝑜𝑙. 𝑠 −1
𝛥𝑡
53
Chapitre 6
Osmose de diffusion
1. Phénomène d’osmose
1.1 Observation
On considère deux phases liquides séparées par une membrane sélective ‘semi-
perméable’, perméable à certaines molécules et imperméable à d’autres. Supposons par
exemple que l’une des phases soit l’eau pure et l’autre une solution aqueuse d’un soluté arrêté
par la membrane. L’eau pure tend à diluer la solution de manière à équilibrer les
concentrations. Ce déséquilibre se traduit par un flux de solvant pur à travers la membrane qui
veut diluer la solution dans le but de rendre les concentrations égales. C’est au flux de solvant
pur qu’on donne le nom de l’osmose de diffusion. En effet les molécules de solvant diffusent
du milieu le moins concentré vers le milieu le plus concentré. Le mot osmose vient du fait que
c’est le nombre d’osmole du soluté qui fait la différence de concentration de part et d’autre de
la membrane. Comme il y a un flux de particules de solvant, on pourra donc affirmer qu’une
pression est responsable de ce flux de solvant.
54
Osmose de diffusion
𝝅 : Pression osmotique,
T : Température absolue.
R : Constante universelle des gazes parfaits.
SI : R = 8,31 J/osmole.°K
CGS : R = 0,0082 [Link]/osmole.°K
Unité :
𝝅 en Pa.
T en °K.
55
Osmose de diffusion
Un globule rouge placé dans l'eau pure subit une pression osmotique considérable. En absence
de contre-pression appliquée dans le cytoplasme, l'eau pure hypotonique diffuse vers
l'intérieur de la cellule hypertonique à travers la membrane. L'entrée massive d'eau dans
l'hématie entraîne le gonflement puis l'éclatement du globule rouge, il y a hémolyse des
cellules
Réciproquement, si les globules rouges sont placés dans une solution hypertonique, ils se
rétracteront. Le milieu extérieur est hypertonique entraînant la sortie de l'eau des hématies et
donc le phénomène de plasmolyse.
Il est possible de faire varier la pression de turgescence d'une cellule en faisant varier la
pression osmotique du milieu extérieur. Si l'on plonge les cellules dans des solutions salines
de différentes concentrations, on observe trois états de la cellule en fonction de la pression
osmotique externe.
56
Osmose de diffusion
𝛥𝛳 = 𝛳𝑆 − 𝛳0 (6.2)
𝛳𝑆 : 𝛳(𝑆𝑜𝑙𝑢𝑡é)
𝛳0 : 𝛳(𝐻2𝑂)
Pour une solution aqueuse l’abaissement cryoscopique est donné par la loi de Raoult
𝛥𝛳 = 𝐾𝑐 . 𝑤𝑟 (6.3)
Lorsqu’on refroidit de l’eau isolée de toute influence extérieure et que l’on étudie les
variations de température en fonction du temps. La courbe représentative suivante peut être
décomposée comme suit ϴ0
ϴ0 A A C D
B E
57
Osmose de diffusion
Exercice
Une solution aqueuse d’un acide faible monovalent 0,1 M présente un degré de dissociation
α=0,15.
Solution
L’abaissement cryoscopique Δθ
𝛥𝛳 = 𝐾𝑐 . 𝑤𝑟
𝑤𝑟 = 𝑚𝑟 [1 + α(β − 1)]
D’ou β = 2
A.N:
𝑤𝑟 = 0,1𝑚𝑜𝑙. 𝑙 −1 [1 + 0,15]
On obtient alors
𝛥𝛳 = 𝐾𝑐 . 𝑤𝑟
A.N:
𝛥𝛳 = (−1,86. 10−3 m3 . °C. mol−1 ).115𝑜𝑠𝑚𝑜𝑙. 𝑚−3
𝛥𝛳 = −0,21°C
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