0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues17 pages

L'évolution de l'animation japonaise

Transféré par

theebachee
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues17 pages

L'évolution de l'animation japonaise

Transféré par

theebachee
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cinéma d’animation

Ou le grand dessein animé 


Ou l’apathie pour chien

Animation japonaise :

Introduction :

Animé : désigne un sous genre de l’animation au japon, notamment télévisuel.


Années 70 : L’animation japonaise, à longtemps eu mauvaise presse. A partir
des, cette animation est synonyme de décadence, critiquer pour sa laideur et sa
violence, en opposition avec la beauté disneyenne.
Années 80, 90 : ces avis ont changé, notamment avec le manga et les animés.
Aujourd’hui : l’animation japonaise est devenue une industrie, on y trouve des
animations artistiques comme très standardisé.
L’animation japonaise a toujours était très influencé par l’animation américaine,
bien que sa propre culture soit très présente dans ses films d’animations.

1910-20 :

Prémices de l’animation japonaise :


Film très rudimentaire, à l’encre de chine sur papier ou avec du papier découpé.
Saitaro Kitayama : il réalise le premier film d’animation à être montré à
l’étranger, Momotaro (1917). Personnage du folklore japonais qui sera récurent
dans l’animation japonaise.

1930 :

Alternance entre occidentalisation et impérialisme :


1932, premier film d’animation parlant. On va avoir des films de marionnette,
inspiré du théâtre japonais. Mais toujours artisanal.

1940 :

Animation de propagande :

Momotaro, l’aigle des mer, 1941 :


Un moyen métrage, qui vente les exploits des Japonais à Pearl Abord. Produit
par la Shochiku. Le film raconte l’histoire de cette guerre avec une armé
anthropomorphisé.

Momotaro le divin soldat des mers, 1945 :


Premier long métrage. Question de la relation des humains aux animaux, thème
de l’animisme (tout est vivant). Absence de délimitation claire entre humain et
règne animal Film de propagande, qui raconte la victoire du japon face aux USA.
Film qui sort 5 mois avant la capitulation du japon. Défense des valeurs du japon
féodale contra la décadence des Américains (qui sont totalement corrompu).
Sur le plan technique proche des studios américains, bien que moins qualitatif.

Les Américains qui occuperont le japon après la 2GM, feront en sorte de bloqué
le redémarrage du cinéma d’animation japonais, jugé trop nationaliste. De plus
ils y importerons beaucoup leur production qui continuera cette
occidentalisation du Japon.

1950 :

N Ofuji :
Indépendant dans la prod de film d’animation. La Baleine, 1927, court métrage
en papier découpé. Et La Baleine, 1952, en cellophane coloré et ombre chinoise.
Film très adulte.
La Toei :

La Toei, boite de production qui a pour ambition de devenir le Disney de


l’orient. Celle-ci se lance directement dans la prod de long métrage.
Cette boite va produire 19 long métrage en à peu près une quinzaine d’année.
En 1956, la Toei décide de regrouper des petits studios, pour créer un studio
plus grand. Formation d’une nouvelle génération d’animateur au sein même de
la boite de la même manière que Disney.

Le Serpent blanc, T Yabushita, 1958 :


Premier film d’animation en couleur et premier film produit par la Toei.
Inspiration de l’organisation de la production Disney. Cette boite de prod c’est
distinguer au japon en adaptant son fonctionnement au japon au fil du temps.
Ici beaucoup de référence à Disney, notamment avec les personnages
d’animaux faire valoir. Cependant on peut remarquer que les personnages
humains eux sont très asiatiques. Le mélange de différente technique, et de
culture crée un manque d’unité dans celui-ci. Les personnages donnent parfois
un sentiment un peu de molesse. La scénographie de ce film va souvent mettre
en scène des personnages de profil, donne une impression de plat bien que ce
soit plus économiques de faire ça. Absence de limite entre les humains, animaux
et dieux, qu’on retrouvera plus tard dans l’animation japonaise. Film matriciel
du cinéma d’animation japonais.

La toei, va introduire dans ces prods des travelings et va introduire la cam multi
plane.
1960 :

Production de film à la Toei très soutenu. En 1963, les animateurs prennent de


plus en plus part à la production de série tv. Exemple, Ken l’enfant Loup (63-65)
ou Sally la petite sorcière. A l’intérieur de cette boite il y aura deux groupes
ceux qui veulent poursuivre de la tv et ce qui veulent faire du long au cinéma,
fracture qui aura lieu en 1968 avec la sortie d’un film. Myasaki et Takahata sont
de ceux qui veulent faire du long.

Horus prince du soleil, I Takahata, 1968 :


Film beaucoup plus adulte et intéressant. On peut remarquer un saut qualitatif
à tout point de vue (image ou personnage). Film d’animation très adulte, du
moins, bien plus adulte que Disney. Rupture entre les animateurs et les
réalisateurs qui veulent faire de la foule animation et ceux qui veulent faire plus
de tv. Ceux qui ont travaillé sur ce film partirons créer leur propre studio. Ce film
manifestais de faire de l’animation pour adulte, représentation réaliste des
personnages sur le plan psychologique, et sur les représentations de la nature
(cf la tempête dans la mer). Ce film est basé sur l’histoire d’un peuple opprimé
japonais, qui vivent au nord du Japon, qui est une communauté qui vient de la
Russie, et dont ils restent à peine quelque centaine de personne aujourd’hui,
introduit la question politique dans le cinéma de Takahata. L’action du film
semble se passé dans un Europe du Nord un peu fantasmé. Film faisant l’objet
d’une sorte de récit initiatique. Film non manichéen, une vraie complexité,
derrière cette histoire fantasmée, on retrouve les enjeux moraux contemporain
du film (guerre du Vietnam, contestation de l’ordre établi, mise en avant des
minorités). Est mis en scène une jeune femme assez consciente de ses
contradictions de manière sans précédent dans l’histoire d’animation.
Cependant le film utilise toujours des méthodes assez éculées les animaux
compagnons (la chouette et l’écureuil), qui représente les aspects
contradictoires de la psychologie de Hilda, schéma des anges gardiens. Sur le
plan graphique comme formel, on voit encore que l’animation est encore
tiraillée entre deux tendance (légende jap et influence extérieur). Beaucoup de
référence dans ce film à Merlin l’enchanteur. Style animation fluide et réaliste
full animation, bien qu’il y ai quelque scène avec beaucoup moins d’images par
seconde, plus télévisuel style UPA (limited animation) (souvent les scènes de
violences, de manières à minimiser son impact). Dimension onirique.
O Tezuca, ancien de la Toei, va profondément transformer le monde du dessin
animé. Il va notamment réaliser la première version de Astroboy. Il est le père
du manga moderne. Le terme manga à était inventé par, Hokusay (qui a peint la
vague). Il va révolutionner le style du manga car il va dessiner à l’allure du
cinéma, en lui donnant un style cinématographique, gros travail sur le
mouvement, déplacement de point de vue.

1960 :
On prend en inspiration des histoires classiques européennes de l’enfance en
inspiration. Mais aussi des univers de science-fiction. Dimension androgyne de
personnages. Industrialisation car production de grande quantité de produit
dérivé. Qui inversera pour certain le processus créatif, on crée le jeu / jouet puis
la série.
Renouvellement des standard grâce à de nouveaux talents (les mecs de ghibli).

Miyazaki :

Quitte la Toei en 71, il travaillera sur de nombreuse série en indépendant. Il est


syndicaliste. Il travaillera pour la tv un peu, comme Heidi, et en parallèle il
réalise sont premier long d’auteur pour le cinéma, Le Château Kagliostro. C’est
la popularité de son manga Nausicaa de la vallée du vent, va l’amener à le faire
en film avec son pote. Les films de Miyazaki, sont proche du découpage de la
prise de vue réel, grande qualité rythmique. Cependant, il tout de même des
décalage onirique et symbolique. Ghibli désigne un vent du désert puis les
avions éclaireurs de la 2GM.

Porco Rosso, Miyazaki, 1992 :


Décalage onirique et symboliste mais aussi du réaliste. Miyazaki à grandit dans
un Jpon vaincu et dans la reconstruction, il déteste alors la guerre et le fascisme.
Il résulte de cette haine, chez lui une sorte de principe de non-contradiction
entre d’un côté la chute et l’envole, travail entre le haut le bas. Parfois réalisme
terre à terre et parfois lyrisme aérien, sans pourtant que ce soit contradictoire.
Scénario hollywoodien sur le modèle de l’intrigue de prédestination, consiste à
donner de façon allusive et condenser l’essentiel de l’intrigue et sa résolution.
Scène d’exposition :
Si on n’analyse l’ouverture on a :
- Tout d’abord, on voit un hydravion rouge et Porco (les deux ne font
qu’un), tout ce qui est fait autour de l’avion à avoir avec Porco.
- On comprend que celui-ci a besoin de réparation
- Le personnage principal de ce film est mercenaire au grand cœur, qui
porte en lui une certaine forme de nostalgie (du temps des cerises). Qui a
une tête de porc. Ce visage est un peu une énigme, qui inscrit le
fantastique dans le réel.
- Suspense de dévoilement du personnage principale. Mise en scène qui
joue beaucoup avec le hors champ. Un film qui possède se suspense de
dévoilement et aussi le côté être humain affublé d’une tête d’animal à
savoir Elephantman. Ce mécanisme scénaristique hollywoodien a ici un
effet très court, qui crée un effet de surprise. Qui prépare le
questionnement de pourquoi son visage.
- Dualité entre le ciel et la mer, qui renvoi à la dualité du personnage
principale entre l’homme et la bête
- Le temps des cerises porte la couleur rouge, c’est aussi la musique de la
commune de Paris. Donc rapprochement avec le communisme. Discourt
politique.
- Personnage très mélancolique, abimé par la guerre.
- Le film est travaillé par une sorte de mise en abyme du cinéma à travers la
fiction (ou réflexivité). Le personnage est caché par une revue du cinéma,
solitude très médiatisé (radio, téléphone), la musique extra diégétique qui
démarre l’action de la scène semble aussi un peu caricatural, pour
démarrer son hydre avion il tourne la manivelle qui renvoi à la manivelle
des cam de prise de vue « il met en route le moteur fictionnel du film,
référence au cinéma de genre avec le suspense de dévoilement,
personnage caractérisé par un jeu de star de cinéma classique
hollywoodien une sorte de spécialiste de « understatement » (sous jeu
caractéristique de star comme John Wayn, ou Umfrey Bogart, où Jean
Rénau dans un understatement à la française), paradoxalement cette
« understatement « à l’aire légèrement caricatural (personnage qui ferai
l’acteur en permanence) (pastiche de cinéma hollywoodien ce qui fabrique
de la réflexivité, sorte de cinéma filmé avec des effet un peu appuyé.
- Plu s’il y a une mise en abyme du cinéma dans Porco Rosso, plus ceux-ci
semble à des personnages réels. Il y a un très grand degré d’anima (cf aussi
les plans qui semblent être en prise de vue réel).
- Tête de cochon => inclusion de l’extraordinaire dans l’ordinaire. Film
construit comme une sorte de fable. Référence mythologique, qui lorgne
du côté du conte. Notamment à travers le perso de Gina, qui par son chant
de la commune de Paris, renvois à un rêve de communisme utopique.
Personnage nostalgique, alter ego de porco. Sur le plan graphique le film
est travaillé par le bleu (ciel, mer), le blanc (gina, nuage) et le rouge (avion,
porco rosso, communisme, le temps des cerises, le sang de la guerre).
Extrait 2 :
- Gina et le blanc : habillé avec une robe blanche (un marié qui attend,
quand porco raconte l’histoire celle-ci vient de se marier),
- Encore de la réflexivité sur le cinéma, avec tout le truc du film,
d’Hollywood,
- Le rapport au souvenir, avec le flashback
Extrait 3 :
- Autre extrait où l’on fait appel aux souvenir
- Référence au conte, avec l’histoire du baisé, le « raconte-moi une
histoire » avant de dormir
- Blanc et bleu, avec la mer de nuage et le ciel bleu. Les multiples avions
dans le ciel crée une sorte de voie lacté qui font appelle au céleste,
spirituel.

- Les deux fois ou rougie Porco dans les flashbacks, sorte de refus
symbolique de toute forme de refus de sexualité propre au cinéma
d’animation, la blancheur permet une seconde naissance de Porco,
notamment avec la voie lactée, celui-ci revient sur terre mi mort mi vivant.
La métamorphose de Porco (renvoyant directement à l’histoire de
l’animation) peut être lu au travers des métamorphose d’Ovide. Celle-ci
peut être comprise aussi qu’elle est liée à la guerre. Les traumatismes de
guerre de celui-ci se traduise par ces évènement
mythologicofastamagorique.

- Pourquoi bleu blanc rouge alors que ce film se passe en Italie ? Le


personnage à la tête de cochon renvois à la métamorphose et donc au
mythe de Pinocchio, avec la question du bien du mal, grandir, les
aventures marines, …
Du fait que Porco soit un guerrier et malgré ces bonnes actions Porco est un
animal, un porc en puissance.
Référence à la mythologie grecque beaucoup à l’intérieur du récit.

Mise en abyme du cinéma, mise en abyme des récits mythologiques = deux


niveaux de creusement des enjeux thématiques de son film.

Mon voisin Totoro, Miyazaki, 1988 :


Un vrai langage des décors qui passe par un travail sur la couleur, qui fabrique
des ambiances. Et un amour du détail réaliste et en même temps on y place de
l’extraordinaire. Sensation d’espace bucolique, dimension pastoral (du Bergé),
verdure. Rappelle d’une manière le Haiku. L’espace et le décor communique des
sentiments de la réalité extérieur tout en exprimant une intériorité (cf
expressionnisme allemand). Ce que dise les films de Miyazaki c’est que dans la
vie il faut toujours garder en soit un regard enfantin sur le monde, seule regard
garant d’humanité. La nature à quelque chose de magique. Ref à Alice au pays
des merveilles de Lewis Carol (avec le chat, et le voyage dans un monde
magique).
Les films de Miyazaki ne sont pas réductible à une japonité, puisqu’il tisse tous
ses séries de ref européennes et japonaises. Thème de la nostalgie de l’enfance.

Takahata :

Fait partir d’une génération particulière, la génération des cendres, née avant la
2GM, a vécu l’impérialisme japonais, la 2GM et toute la reconstruction qui a
suivi la guerre. Il a fait des études littéraires françaises et a étudié l’animation à
la Toei.

De part cette ancrage japonais il semble que les films de Takahata s’exporte
moins dans le monde occidental.
Takahata réalise un film d’animation documentaire, sur une rivière, puis son
premier succès sera le Tombeau des lucioles.
Dans ces choix, se distinguent de Miyazaki car ses films décrivent des univers
plus confidentiels. Qui s’intéresse de près à la société japonaise et à son
fonctionnement.

Le tombeau des Lucioles, Takahata, 1988 :

Film à discourt politique, sur la guerre :


- Ce film est l’adaptation d’une nouvelle très connue, contemporain de
Takahata. Dans celle-ci l’auteur raconte et dramatise sa jeunesse lors de la
guerre.
- L’auteur, Nosaka, fait partie de la génération des cendres, on peut y
retrouver des cinéaste, auteur ect… Cette génération est témoin de ce
passé ambiguë du japon, passé fait de cendre.
- Le film commence directement de manière assez brutale, « je suis mort »
d’un jeune homme, qui suit sa petite sœur dans une sorte de train
fantôme. On suit ensuite leur histoire tragique.
- Ce point de vue des enfants dans ce film est marqué par une absolue
impuissance, de la même manière que le spectateur face à cette tragédie.
- Les avions qui bombardent, sont à la fois l’horreur de la guerre, et une
sorte de châtiment divin qui lave des anciens péché commis.
- Le pays engagé sur une mauvaise vois, voie de l’agressivité, cette
destruction vas permettre de changer de voie.
- Les Japonais retrouvent leur vrai nature, pas une nature guerrière une
nature pacifique.
Nostalgie et mémoire :
- Un rapport assez trouble à son histoire et à la mémoire, car d’emblée le
récit est raconté en flashback, donc rapport au temps.
- Une mémoire qui est liée à la psychologie de l’enfance (comme Myiazaki,
qui défend lui aussi ce regard enfantin sur le monde).
La mort :
- Idée que les spectres du passé nous observe et que les morts toujours
présents nous réclament des comptes. Questions de la préservation du
souvenir des morts.
- Film sur travail de deuil. Qui montre que le monde lui-même est devenu
un tombeau.
- Potentiel de nouvel naissance (cf scène de l’avion dans Porco Rosso).
Couleur :
- On peut remarquer une importance des couleurs, avec cette silhouette
rouge qui s’extrait de la nuit noire.
- Des couleurs froides opposé à des couleurs chaudes, le rouge de l’enfers
et du sang. Takahata est certes un réalisateur réaliste, néanmoins on
remarque ici un certain symbolisme et un côté un peu fantastique et
morbide.
Esthétique :
- Sur la forme on a une animation assez classique, presque disneyen, mais
sans être hyper réaliste quand même.
- Film travaillé par des éléments de paradoxe, animation belle pour nous
montrer des choses affreuses, lumière et obscurité, paradoxe tout de suite
exprimé par le titre, qui est une sorte d’oxymore (proche du cinéma de
Miyazaki avec la question du haut et du bas).

Quelque chose de la philosophie millénariste, qui dit que pour reconstruire il


faut tout détruire.
On retrouve avec tout ça l’ambiguïté de la génération des cendres et va baigner
la culture manga.
Ex : Gen Hiroshima. Dans ce manga on gère Hiroshima de manière optimiste.
Après l’explosion on reconstruit le monde dans cette optique que plus jamais
une telle horreur arrivera.
Ce film, et d’autre vont vraiment faire changer le regard occidental, sur le
cinéma d’animation japonais. Jusque-là on avait des dessins animés d’animation
japonaise tv, qui était perçut comme pauvre, trop violente et nulle.
Paradoxalement se sont des films assez « violent » qui vont donner ses
premières lettres de noblesse au cinéma d’animation japonais.

Un culte de la science après la 2GM, vas vachement inspirer le cinéma jap, cf :


Astroboy. Car pour eux s’ils ont perdu la guerre ce n’est pas par manque de
courage qu’ils ont perdu la guerre mais c’est à cause de la science. C’est donc
elle qui va reconstruire le pays, construit un monde nouveau, pacifique et
meilleur.
Cependant à partir des années 90, celle-ci va être perçu comme potentiellement
dangereuse. Notamment avec cette question écologique. Il vont populariser ces
univers post apocalyptique, ex : Akira. On a plus cette optimise de la
reconstruction. Retour à l’apocalypse à cause de l’humanité et de la science.
Dans lequel on retrouve plus des personnages avec des but personnel (pareil
avec le cinéma français qui dans le néo réalisme est dans la reconstruction
collective, et avec la modernité, nouvelle vague française plus d’individualisme).

Akira, Otomo, 1988 :

Univers post apocalyptique, après 3GM. Film née grâce à l’assistance d’un livre
japonais, qui a commandé un manga se SF assez chaud et contre utopique,
dystopique, (on retrouve la même chose aux US dans la bande dessiné). Ce
manga va avoir un certain succès, il va suivre les pas de Miyazaki et adapté son
livre en film (cf Nauzika la vallé du vent), il aura un budget de 7 millions.
Esthétique :
- Cyber punk
o Mouvement culturel, on peut le retrouver dans les romans avec par
exemples Neuromancien.
o De ce point de vue Akira est la mémoire de toute une génération
d’animé.
o Le japon devient le symbole absolu de l’hyper informatisation,
l’aliénation de l’individue.
o La Japon à cause de son rapport particulier à la technologie est
propice à cette représentation du cyber punk.
- Réflexion sur le monde :
o Difficulté à vivre dans un monde artificiel et hostile.
o Cette culture réfléchis l’invasion du corps par la technologie, les IA, la
science …
- Couleur :
o Travail énorme sur les couleurs.
- Réalisme de l’animation et des dialogues (enregistré au préalable de
l’animation). On a une animation sur celluloïd ici, avec un peu de travail
informatique (CGI).
Après Akira, la culture japonaise s’est propagée dans le monde comme un virus.
Ce film va totalement modifier l’idée de ce que potentiellement pouvait être le
cinéma d’animation.

Ghost in the shell, Mamoru, 1998:

Comme beaucoup, il a réalisé beaucoup d’épisodes de dessins animés. Il va


aussi faire des films en prise de vue réel, Lunette rouge. En 88, il commence à
devenir célèbre grâce au développement d’un concept, celui de robot géant
dans un monde futuriste constamment sous surveillance, il y pose les jalons de
son œuvre là-dessus. Le film est inspiré d’un manga japonais. Le film affiche un
scénario très complexe.
Réflexion sur le monde :
- Beaucoup de question existentielle.
- Sur le plan scénaristique le film est très « calqué » sur Blade Runner, la
question de la conscience des répliquant (le tout renvoyant au mythe de
Franckenstein). Ici on affaire à un conte philosophique, que l’on retrouve
avec le personnage de Deckard => Descart (je pense donc je suis).
- Tout un aspect biblique dans ce film, et ce genre de film. Des citations
bibliques, conflits entre la chaires et l’esprit, l’existence immatériel,
l’ubiquité destiner uniquement au dieu de base est possible à travers
l’avatar virtuel. Ce qui est fou de la part d’un réal jap, car la bible ne fait
pas vraiment partie de cette culture. Question de si ce qu’on voit est la
réalité ou si celle-ci est troublé et irréel, une simple invention.
- L’héroïne cherche à prendre les reines de sa vie, et cherche des réponses à
ces questions existentiels.
- Renaissance du personnage :
o Film construit comme un parcourt initiatique un peu futuriste, avec
une sorte de renaissance du personnage.
La place de la ville :
- La ville à un rôle très important, celle-ci est une métaphore du réseau
informatique.
- Impression de faire face à une forteresse d’insecte.
- La ville est aussi montrée comme un labyrinthe mental, le cerveau.
Esthétique :
- Impression que le personnage est posé comme un cellulot sur un autre,
mais que les deux niveaux ne s’absorbe pas.
- Science-fiction techno urbaine (Total Recall, Darkcity, Matrix, Minority
Report), qui livre un film de science-fiction sombre dans une grande ville.
- 2001 l’odyssée de l’espace et Blade Runner, est un film qui a influencé ce
genre de film
En 2004, il fera la suite de ce film Ghost in the shell innocence, qui sera le
premier film d’animation en compétition officiel à Cannes.

Les films de marionnettes au japon :

K Kawamoto :
Chronique des trois royaumes, Le dit du Haike, deux séries que tous les enfants
au japon connaissent. Après s’être formé au Japon, il est allé en
Tchécoslovaquie avec le maître Jiri Trnka.
Cinéaste un peu politique, il a fait des films en hommage au Printemps de
Prague.

La maison en flamme, Kawamoto, 1979 :

Décor peint en papier, poupées au visages expressifs, bande son travaillé, et


recherche poussée sur la mise en scène (qui ne le présente pas come du théâtre
filmé). Marionnette de très grande tailles, animé par des animateurs habillés
tout en noire (théâtre bonraku). Ici 20 25 cm. Marionnette avec un visage en
bois, qui les rapproches du théâtre No.
Film qui raconte la fin d’une jeune femme aimée par deux hommes, comme elle
ne peut choisir à la fin elle se suicide. Perfectionnisme permanent dans
l’animation, esthétique d’une grande inventivité. Traduction des émotions au
travers de mouvement. Impression que les poupées changent d’expression alors
que leurs masques sont figés.
En oxydent c’est ce type de travail qui le présente en tant qu’ambassadeur de
l’animation noble japonaise. Noble car on de l’animation en lien avec les arts
traditionnels.
Ce qui intéresse ce réalisateur c’est les passions humaines amoureuses.
Animation tchécoslovaque :

En Europe, on remarque l’animation occidentale avec ceux de l’est. L’animation


dans les pays de l’est n’est pas du tout existante avant la 2GM, sauf peut-être
un peu en Russie.
La particularité des pays de l’est, après la 2GM, l’animation s’oriente vers des
choix techniques pour des raisons économiques, pas de film en cellulot parce
que très chère, plutôt du papier découpé et des films de marionnettes. Les
contraintes économiques fait que les choix artistiques s’orientes vers une
animation pas fluide.
Esthétique qui se développe sur la culture de l’âme russe. Ensemble d’école
nationale qui vont petit à petit grandir, grâce à leur originalité.
Au fur et à mesure on va avoir des moyens de plus en plus importants
notamment à Prague, esthétique assez riche.
Souvent les films sont assez sombres, mélancoliques. La 2GM est le facteur le
plus important de ce besoin de production artistique sombre.
Développement de film autour de son folklore local et beaucoup de film
politique. On a des satires politiques contre le capitalisme ou contre le pouvoir
en place.

Jiri Trnka :

Il va reprendre les commandes de L’AFIT, et va le renommer les Frères en tricot.


Il va gagner un prix pour un de ces films, et va lancer l’âge d’or du cinéma
d’animation Tchek. Avant de faire du cinéma, il est déjà connu en tant
qu’artiste.
Les films d’animations Tchek, vont permettre de faire briller le pays à l’étranger.
De ce studio vont sortir des centaines de films, dessins animés, émission de tv.
Ce studio trouve son origine et se développe pendant la 2GM, avec les
Allemands qui occupaient le pays et qui voulaient concurrencer Disney. Il
commence sa carrière de marionnettistes à douze ans.
Dès la fin de la 2GM, des animateurs ont revendiquer le fait de faire des films
pas du tout Disney.
Il a tourné une vingtaine de film de marionnette.

Les vielles légendes, Trnka, 1952 :


Animation artisanale très pointue. Adaptation des sources littéraire qui mettent
en avant l’identité de la nation tcheck. Il donne un élan épique à cette légende.
On est dans une recherche poétique avec ces reconstitutions, qui vont au-delà
du réalisme soviétique, qui est généralement obligatoire dans le pays. On a ici
une dimension presque religieuse.

Ces films sont assez reconnaissables par leur style poétique. Cinéma conçu pour
un publique adulte. Les marionnettes ne parlent pas ou très peu, l’expression du
visage ne change pas.
Il a toujours revendiquer que les marionnettes de ses films soit perçu comme
des marionnettes.
Son travail renvoie un peu au masque de la tragédie antique.
Il insuffle le souffle de la tragédie antique et shakespearienne à ses
marionnettes. Il cultive le mouvement utile, animation fluide mais un peu
statique tout de même, en rarifiant le mouvement celui-ci suspend le temps.
Les retrouvent des fonctions très anciennes de l’image, rapprochement avec les
vitraux ou à des manuscrits enluminés.
La lumière fait penser à la peinture romantique, avec le clair-obscur.

La Main, Trnka, 1965 :


Film beaucoup plus politique. Cette allégorie s’applique à la situation de Trnka à
l’intérieur du régime soviétique.

Jan Svankmajer :

Il s’est aussi formé à Prague. Il se défend de ne pas faire partie de l’école de


Trnka, mais il a tout de même hérité de sa technique. Il mélange les acteurs et
les animations.
Cinéaste qui s’intéresse beaucoup à l’enfance. Il s’oppose au monde des
adultes. Il fait des films un peu surréalistes.
Au milieu des années 50, au printemps 1968, il a une sorte de révolution contre
le régime soviétique, révolution qui sera étouffé.
Il utilise beaucoup d’allégorie pour critiquer le système infantilisant qui s’en
prend aux individue. Il a traversé 6 régimes politique.
La plupart de ses films c’est de l’animation d’objet dans un environnement réel.
Réalité qui se confronte aux effets magique de l’animation.

La nourritue, Svankmajer, 1992 :


d

Vous aimerez peut-être aussi