Analyse du PIB et de la consommation
Analyse du PIB et de la consommation
- On travaille sur des concepts/phénomènes et les processus qui permettent d’arriver a ces
phénomènes.
- On travaille sur des agrégat c'est-à-dire des observations (agrégat: grandeur statistiques,
synthétique qui mesure le résultat d’une activité économique).
Quelles sont les variables qui expliquent le niveau du PIB d’un pays a court terme?
On suppose que les prix dans l’économie sont stables (sans in ation).
Agrégat en valeur donc on se demande si l’augmentation est lié à l’e et volume ou e et prix
(in ation).
Les 2 e ets se combinent. Donc pour corriger cet e et trompe l’oeil lié à l’e et prix on utilise un
dé ateur « le dé ateur du PIB » qui est un indice de prix qui sert a corriger l’e et prix sur le PIB.
Prend en compte: l’évolution des prix à la consommation, évolution des prix importation et
exportation, et évolution FBCF = PIB réel ou en volume.
Page 1 sur 43
fl
fl
fl
fl
ff
ff
ff
fl
ff
ff
fi
fi
fi
ff
fl
ff
ff
ff
ff
Donc PIB réel =CF+M+X+FBCF
Page 2 sur 43
ff
On se rend compte que tous les pays
de l’OCDE sont concerné par des
di cultés économiques/ crises.
Les prévisions sont faites par de divers organismes, tournant plus ou moins autour de la
croissance réelle.
John Kenneth Galbraith disait que « la seule fonction de la prévision économique, c’est de
rendre l’astrologie respectable »
Pour comprendre comment sont réalisées les prévisions il faut comprendre la modélisation des
économies:
Les prévisions s’appuient sur une modélisation du système économique.
Page 3 sur 43
ffi
ff
S’il y a des erreurs cela peut venir de 3 choses
- Qualité du modèle (modèle mal spéci é) —> relation fonctionnelles ou omissions de variables
importantes.
- Événement imprévus —> choc aléatoires (COVID) ou changement de comportement
- Croissance à court terme: plusieurs variables que l’on sait importante à long terme on les
considère comme stable. Par exemple on considère que la qualité de la main d’oeuvre évolue
peu en 1 an ou que les ux d’innovations sont faibles par rapport au stock des technologies
existantes = on considère que le PT est stable.
Ce sont des changements quantitatifs (et non qualitatif) de certaines variables déterminant
le PIB qu’il faut prendre en compte.
A/ Dé nitions
Consommation nale: quantités de biens et services qui permet de satisfaire directement les
besoins des agents économiques.
En comptabilité nationale, di culté à évalué les dépenses des CF des ménages car une partie
des dépenses de CF ne sont pas directement payés par les ménages (exemple: dépenses
éducation ou santé)
C'est-à-dire que les ménages consomment sans payer ou en payant qu’une partie.
Part socialisé de la consommation: dépenses réalisé par les consommateur mais nancé par
les administration publique.
Donc les comptables nationaux font la distinctions entre dépenses de CF des ménages
(dépenses directement payés par les ménages) et dépense de consommation e ectives des
ménages (CF des ménages où l’on rajoute les dépenses de consommation individualisante =
qui proviennent de l’Etat/administration publique= part socialisé de la consommation)
Page 4 sur 43
fi
fi
fl
ffi
fi
fi
fi
ff
fi
En statistique on préfère utilisé le consommation e ective mais problème lors des comparaisons
internationales car dépenses des consommations individualisantes n’est pas mesurer de la même
manière selon les pays. Donc pour faire des comparaisons internationales on utilise la CF des
ménages.
La consommation nale des ménages représente un poids très important dans le PIB.
Page 5 sur 43
fi
fi
fi
ff
Certains de ces pays possèdent d’autres sources de croissance importante (pétrole par exemple
donc provient des exportations)
Pour des pays comme la Chine, 2 grandes sources de croissances:
-les exportations
-investissement étant dans une situation de rattrapage économique construit beaucoup a n de
construire des capacités de production et des infrastructures .
Coe cient budgétaire pour nous aider a mieux comprendre de quoi est composé le panier
de bien et services
Rapport entre un bien particulier Divisé par la dépenses totale de consommation
On l’exprime en générale en %. Cette évolution pour la France est assez classique.
Cette
classi cation par durabilité permet:
De comprendre comment se développe
un pays donné. De comprendre et
anticiper concernant le fonctionnement
et la transformation de l’appareil de production qui est l’o re.
Relation avec désindustrialisation et délocalisation de la France = les français consomment de
moins en moins de bien durable. Les ménages cherchent à acheter des services
Donc logique que l’o re très tourné vers la fabrication de bien se tourne petit à petit par la
fabrication de service
- PAR FONCTION:
Chercher à comprendre la nature du besoin que la consommation cherche à satisfaire, pourquoi
je consomme? Quel besoin je cherche à satisfaire?
L’INSEE regroupe biens et services complémentaires (automobiles et carburant) ou biens et
services substituables qui ont pour point commun de permettre la satisfaction d’un même
besoin.
Cette classi cation est utile dans le but de comprendre les changements de mode de vie des
ménages. Mais aussi pour les gouvernements qui peuvent mieux comprendre quels sont les
besoins fondamentaux exprimés par les citoyens.
La propension à consommer des ménages représente la liaison fonctionnelle entre elle montant
de la consommation (C) et le revenu (Y)
On peut calculer plusieurs propension à consommer:
- xx moyenne à consommer: PMC =C/Y
- Propension marginale à consommer (quand il y a une variation): Pmc=c=∆c/∆y
Pour la consommation il faut utiliser la CF des ménages.
Pour les revenus on utilise le revenu disponible brut (RDB).
PMS + PMC = 1
Pms + Pmc =1
—> à démontrer
Page 7 sur 43
ff
ff
ff
ff
Coe cient d’élasticité de la consommation par rapport au revenu:
Un coe cient d’élasticité est le rapport entre la variation relative d’une variable x est la variation
relative de la variable y
Exemple: don d’un sac d’or et je décide d’acheter un voiture de sport.
Don de deux sacs d’or, va-t-on acheter deux voitures ? Normalement non
Le problème: quelle est la nature d’un individu et ses revenus: si on le donne à Neymar et a un
SDF il n’en fera pas la même chose = il y a donc une variation relative entre les deux individu car
elle est l’apport supplémentaire par rapport au revenu initiale
∆Y/Y ; ∆C/C
Page 8 sur 43
ffi
ff
ffi
ff
ff
ff
ff
Si on adopte un point de vu historien, l’époque féodale les inégalités étaient fortes, inégalités
ternaire:
- Les guerriers vont devenir les nobles, ceux qui possèdent la richesse.
- Les membres du clergé, possèdent les richesses.
- L’immense masse de la population servile qui travaillent pour les deux autres classes.
Avec la Révolution Industrielle va faire émerger une nouvelle classe, la bourgeoisie industrielle et
commerciale. Cette classe est en capacité de capter une part importante des richesses pendant
que les classes religieuses voient au contraire perdre de leurs richesses. La position des nobles
va évoluer, globalement ceux-ci voient leurs richesses décliner car les rendements de la terre
décline par rapport aux rendements des activités industrielles et commerciales. L’immense masse
de la population, les choses stagnent, leurs positions ne va pas changer. Le niveau des inégalités
dans les économies est extrême.
A partir de 1980’s, avec un rythme et une intensité di érente selon les pays, on assiste à un
retournement de la tendance historique à la baisse des inégalités dans les pays développés. Les
classes les plus riches (10% les + riches, voir
1%, 1 pour mille) parviennent à capter une
part croissante des richesses créées dans les
échos. Dans le cas des Etats-Unis, on est
revenu à une situation, un niveau d’inégalité
équivalent à ceux observés avant la première
guerre mondiale.
PMC = 22500/35000
PMS =12500/35000
Remarques
- PMC des ménages riches resté stable. Dans latéralité, les choses sont pire. La proportion
marginal à consommer est inférieur à 1, ce qui veut dire que plus le revenu s’accroît, plus la
part de ce revenu consacré à la consommation diminue. Plus la PMC doit baisser en fonction
de la hausse du revenu.
- Ce qui est vrai au niveau d’un pays est aussi vrai à l’échelle mondiale se traduit par une hausse
de la propension à épargner à l’échelle mondiale, excès d’épargne à l’échelle mondiale ce qui
explique la hausse des cours des bourses, marchés nanciers. En e et, les individus très riches
« ultra riche » ne sachant pas quoi faire de leurs épargnes le place en bourse compte tenu de la
faiblesse des taux d’intérêts.
- L’impact de la crise du COVID a fait s’élever le taux d’épargne (< 26%) et quand le con nement
s’est arrêté le taux d’épargne a diminué.
Les conséquences
- L’accroissement des inégalités conduit à une réduction de la propension moyenne à
consommer.
- La structure de la consommation: dualisation de la structure des ménages c'est-à-dire qu’une
partie des ménages ont des revenus tellement élevé qu’ils se mettent a consommer des biens
de luxe de manière très importantes.
- La croissance économique a long terme tout au long du XXème est lié au développement des
classes moyennes.
Lorsque l’on parle de fonction de consommation, c’est l’étude des mécanismes qui détermine le
niveau de la consommation globale des ménages.
On va voir des théories qui établissent des relations fonctionnelles entre le niveau de la
consommation et des variables explicatives elles déterminent la variable expliquée, ici c’est la
consommation.
L’analyse de Keynes repose sur 3 hypothèses théoriques. Elles sont théorique dans le sens où
aucune de ces 3 hypothèses n’on été testé empiriquement par Keynes a n de voir si elles étaient
vraies. Tester les hypothèses avant de faire sa théorie, ce n’était pas courant. Les trois
hypothèses de Keynes sont des idées.
Page 10 sur 43
ff
fi
ff
fi
fi
- La 1ère hypothèses est telle que Keynes nous dit que la propension marginal à consommer
Pmc est comprise entre 0 et 1, c’est ce que l’on appelle la loi psychologique fondamentale.
Ça veut dire que lorsqu’un individu voit ses revenus s’accroître, il augmente sa consommation,
mais moins que proportionnellement à la croissance du revenu.
- La 2ème hypothèse est telle que Keynes nous dit que la propension moyenne à consommer
diminue au fur à mesure que le revenu augmente. Micro: Autant un pauvre ne peut pas
épargner mais les riches peuvent. Macro: Plus le revenu global augmente plus la propension
moyenne diminue.
- La 3ème hypothèse est telle que Keynes nous dit que le revenu courant est le principal
déterminant de la consommation courante. On avait vu qu’on présente parfois l’épargne
comme une consommation retardée (d’après les néo classiques) : on épargne aujourd’hui pour
consommer d’avantage demain. Donc si les taux d’intérêts augmentent, l’épargne rapporte
d’avantage, donc on épargne plus et on consomme moins. Donc Keynes s’oppose à cette
analyse.
On va faire l’hypothèse que Pmc est stable quand le revenu courant des ménages augmente, si on
combine les hypothèses, on peut écrire l’équation :
C= consommation courante
c= pmc
Y= revenu courant
C0= consommation autonome ou incompressible
L’hypothèse que c est constante c'est-à-dire que ça implique que la fonction de consommation
prend la forme d’une droite.
Page 11 sur 43
fi
Dans le cas général, ce n’est pas constante mais elle décroit
avec l’accroissement du revenu. En e et, lorsqu’on a un faible
revenu, la croissance est forte, si on a un accroissement de
revenu on a ecte une grande partie de ce supplément de
revenu à la consommation.
Sur le fond, l’hypothèse de c décroissante, ça ne change pas grand chose à l’analyse mais ça
complexi e les méthodes de calcul mathématique.
L’analyse de Keynes est une analyse théorique et les économistes ont cherché à tester
empiriquement les propositions théoriques de Keynes.
Celles ci nous montre que les ménages béné ciant de revenu élevé consomme plus que les
autres. Ce qui con rme que c>0.
Ces études montraient également que les ménages dotés de revenus élevés épargnaient
également davantage que les autres: ce qui con rme c<1 = relation négative entre c et revenu.
L’ensemble de ces données individuelles con rme la conjecture keynésienne concernant les
propension moyennes et marginales a consommer.
En outre, au cours de ces mêmes années caractérisées par de faibles revenus, la part de la
consommation dans le revenu est élevée, ce qui con rme la deuxième hypothèse de Keynes.
Puis, la corrélation entre revenu et consommation est si forte et intense qu’aucune autre variable
ne parait expliquer signi cativement l’évolution de la consommation.
Donc, ces données con rment la troisième hypothèse de Keynes selon laquelle le revenu est le
principal déterminant de la consommation des ménages, le revenu courant est la bonne variable
explicative.
- Dans les années 1940, Simon Kuznetsk, reconstitue des séries de données relatives a la
consommation et aux revenus en remontant a l’année 1869. Ces données historique sur une
Page 12 sur 43
fi
ff
ff
fi
fi
fi
ff
fi
fi
fi
fi
fi
longue période de temps ont permis à Kuznetsk que la part de la consommation dans le revenu
est en fait stable de décennies en décennies et cela en dépit de l’accroissement substantiels des
revenus survenus au cours de la longue période étudiées.
Donc cela revient a invalidé l’hypothèse d’une relation négative
entre PMC et revenu au niveau macroéconomique.
Cela ouvre ce qu’on appelle un « agenda de recherche » les économistes doivent concevoir des
théories qui permettent d’expliquer les uctuations à court terme entre consommation et revenu
tout en étant compatible avec une théorie qui explique la stabilité du rapport entre consommation
et revenu disponible à long terme.
Il y a deux approches qui ont pour objectifs d’être comptabilises avec les travaux empiriques de
Kuznetsk tout en rejetant l’approche keynésienne de la consommation fonction du revenu
courant.
L’idée consiste a doté les agents d’une capacité calculatrice forte de sorte que ces agents
économiques réalisent un calcul inter-temporelle pour prendre leurs décisions d’épargne et
respectivement de consommation
Proposé par Franco Modigliani, Albert Ando, Richard Brumberg, théorie réalisée dans les
années 50.
L’une des principales raison qui fait varier le revenu au cours de l’existence, est la retraite.
Les consommateurs s’attendent donc a voir leur revenu diminuer pendant leur période de retraite.
Ils nous disent qu’on peut donc supposer que les ménages ne souhaitent pas réduire leurs
consommation au moment de leur retraite.
Dès lors, a n de préserver leur niveau de consommation, les agents doivent épargner au cours de
leurs vies pro a n qu’ils puissent constituer un patrimoine dans lequel ils puiseront à la retraite
a n de maintenir leurs niveaux de consommation.
Page 13 sur 43
fi
fi
fi
ff
fi
fi
fl
fi
fi
- Patrimoine qui s’accroit jusqu’avant la retraite puis diminue a la retraite quand l’individu puise
dans le patrimoine.
Formulation
- T: nombre d’années qui reste à vivre
- W: patrimoine/richesse initial(e)
- Y: revenus perçus pendant la vie professionnelle
- R: nombre d’années des travaux
2 hypothèses pour simpli er les calculs:
- Taux d’intérêt à 0
- Absence de volonté de laisser un patrimoine
Si le consommateur veut lisser sa consommation sur l’ensemble du cycle de vie
Numérateur: ressources du consommateur.
Un autre mérite de ce modèle: permet de résoudre l’énigme plus haut de la stabilité de la PMC
sur longue période. (le problème est qu’a CT uctuation du rapport C/Y et a LT rapport C/Y
stable).
Si on veut calculer PMC (C/Y)
- Raisonnement à court terme: la richesse (W) n’augmente pas aussi vite que elle revenu (Y) et
donc le ratio W/Y tend a diminuer c'est-à-dire que la PMC baisse à court terme.
- Raisonnement à long terme: la richesse (W) et le revenu (Y) croissent à des rythmes similaires
et donc le ratio W/Y tend a rester stable, et donc ceci implique la PMC est stable.
En parallèle avec Modigliani, les agents économiques lissent leurs consommations dans le temps,
ce qui implique que l’hypothèse de Keynes est remis en question.
Néanmoins, entre Friedman et Modigliani il y a une di érence chez Modigliani, on a l’idée que le
revenu….. Friedman n’accepte pas cette hypothèse, lui considère que les revenus subissent
d’année en année, des chocs aléatoires et intemporelle.
Le revenu transitoire est la partie du revenu courant dont les agents ne prévoient pas le maintient
dans l’avenir.
Le revenu permanent apparaît comme une sorte de revenu moyen, et le revenu transitoire qui
serait l’écart par rapport à cette moyenne.
Friedman nous dis que cette consommation devait dépendre du revenu permanent. Dans la
mesure où les consommateurs ont recourt à l’épargne et à l’emprunt pour lisser leurs
consommations en réaction à des variations temporaires de leurs revenus.
- salarié qui béné ce d’une promotion de 10 000€ par an. Ce surcroit de revenu est stable, il va
l’interpréter comme une variation de revenu permanent. Donc sa consommation de manière
pratiquement proportionnelle à sa hausse de salaire.
- Un individu qui gagne 10 000€ au loto. L’individu considère que c’est un gain exceptionnel
donc il relève d’un revenu transitoire. L’individu devrait éviter de dépenser l’intégralité de ce
revenu transitoire en une seule année. L’individu va surement répartir son gain sur l’ensemble
des années à venir.
Les consommateurs dépense leurs revenue permanent mais pensent quand même à épargner.
Page 15 sur 43
fi
ff
Chapitre 2: L’analyse de l’investissement
Les dépenses de consommation sont utiles pour les ménages aujourd’hui. Elles visent à satisfaire
un besoin immédiat. On peut comprendre la di érence clef avec l’investissement. Les dépenses
d’investissement visent à fournir un niveau de vie plus élevé a une date ultérieure. L’investissement
est ma composante du PIB liant le présent et le futur.
Selon l’INSEE, la FBCF est constitué par les acquisitions moins section d’actif xe réaliser par les
producteurs résidents sur le territoire national.
Les actifs xes sont les actifs corporels ou incorporels issus de processus de production et utilisé
de façon répéter ou continu dans d’autre processus de production pendant au moins un an.
Le premier grand agents est tel que les sociétés et entreprises individuelles non nancières.
Le deuxième grand agents est tel que les ménages.
- Les taux d’intérêt des prêts immobiliers: dépend de la capacité d'endettement des
ménages.
- Le niveau du pouvoir d’achat des ménages: surtout les anticipations concernant l’évolution
du pouvoir d’achat.
Page 16 sur 43
fi
fi
ff
fl
fi
ff
fi
fi
fi
- La croissance démographique: variation du nombre d’habitant, in uence la demande, selon
le nombre de foyer di érent.
- Composant culturel: volonté à vouloir devenir propriétaire, varie selon les pays et les
générations.
- Les politiques publiques: visent à soutenir l’acquisition de bien immobilier par les ménages,
que se soit par l’épargne, aider à la création de prêts boni er pour les moins aisés.
Une des grandes caractéristiques de l’investissement des entreprises, c’est qu’il est marqué par
une forte volatilité. En e et, le niveau d’investissement varie beaucoup d’une période à l’autre.
LA FBCF des entreprises est une composante importante du PIB. Si on arrive a anticiper le
montant de la FBCF, on va avoir une idée du comportement du PIB.
- L’investissement des entreprises se traduit aussi par une amélioration qualitative du stock de
capital. L’investissement est le moyen pour les entreprises d’introduire du purges technique. Il y
a un agrégat stratégique pour les pays, plus l’investissement est élevé, plus cela signi e que
les entreprises modernises leurs biens de productions.
Le point de départ de cette approche, consiste à adopter le point de vue d’un dirigeant
d’entreprise. Si on se place à un instant donné, on peut admettre que le dirigeant d’une entreprise
et confronté au dilemme suivant: soit utiliser ses ressources nancières pour accroitre son stock
de capital pour investir, soit placer ses ressources nancières dans l’achat d’autre actifs
nanciers.
L’investissement se présente comme la résultante d’un arbitrage. Nous allons voir que le taux
d’intérêt joue un rôle central sur l’arbitrage de ce dilemme.
Comment le calcul la VAN peut permettre aux entreprises de décider ou non un investissement.
Nous supposons que l’entreprise dispose de ressources nancières, elle ne peut s’endetter.
Nous supposons que nous nous plaçons dans un univers certains et d’information parfaite.
Formulez comme ça, le problème parait simple, alors qu’il est complexe.
Pour le dirigeant d’entreprise, le projet sera rentable si la somme de toutes les recettes récoltées
au cours du temps de l’investissement est supérieure au coût de l’investissement initial du projet.
Le problème est que l’on veut comparer des choses futures : les recettes des années 2,3,4,5
jusqu’à n avec une somme d’argent dépensée aujourd’hui. Pour faire cela il faut convertir les
recettes futures en sommes d’argent d’aujourd’hui.
La capitalisation c’est lorsque l’on calcule la somme d’argent que l’on obtient lorsque l’on dépose
l’argent sur un plateau rémunéré (livret A).
Page 18 sur 43
fi
fi
fi
fi
fi
fi
fi
La valeur actuelle consiste à calculer quelle somme d’argent
aujourd’hui serait équivalente à la somme d’argent obtenue au
bout de n années pour un placement rémunéré à un taux r.
V0 = somme actualisée
Vn = somme d’argent à la date n
R = taux d’actualisation
Typiquement, r correspond au taux d’intérêt auquel l’entreprise pourrait placer son argent sur les
marché nanciers.
On voit que l’entreprise va avoir des ux de recettes annuellement. Il va falloir convertir ces
sommes d’argent en argent d’aujourd’hui, il va falloir actualiser chacune des recettes futures.
On peut maintenant comparer la valeur actuelle du projet par rapport à son coût de réalisation.
Si la VAN > 0: l’investissement rapporte plus que ce qu’il n’a couté et donc le dirigeant
d’entreprise doit investir.
Si la VAN < 0: l’investissement rapporte moins que ce qu’il n’a couté, donc il est plus rentable de
refuser l’investissement et place ses ressources nancières sur les marchés nanciers où elles
seront rémunérées au taux d’intérêt r. Son raisonnement permet de montrer que son
investissement est sensible au taux d’intérêt.
Plus le taux d’intérêt est élevé, plus le dénominateur est important. Donc plus le projet
d’investissement est refusé.
(Le TRI se dé nit comme la valeur particulière du taux d’actualisation qui permet d’égaliser le coût
du projet d’investissement et la valeur actualisée du ux de recettes nettes générées par le projet
d’investissement.)
L’entreprise ne perd pas et ne gagne pas d’argent, donc le RRI est le taux d’actualisation pour
lequel la VAN=0
Appelons i (TRI), compare les di érents TRI calculer aux taux d’intérêts, taux d’intérêt auxquels
l’entreprise peut placer son argent dans un marché nancier
La règle de décision:
Si i > r alors le projet d’investissement sera réalisé et inversement
Cette formule nous permet de comprendre le volume d’investissement des entreprises sera
fonction de 3 choses:
- Taux d’intérêt o ert sur le marché nancier c'est-à-dire plus le taux de rémunération de
l’épargne des entreprise est important plus les projets nancés se réduisent (TCEPA).
- Coûts des investissements: plus les projets sont coûteux, plus auront de mal à être rentable.
- Flux de recettes anticipés (Rt): plus les recettes attendues sont élevées plus les projets auront
des choses d’être rentables et donc réalisé.
Page 19 sur 43
fi
fi
ff
ff
fi
fl
fi
fi
fl
fi
fi
La notion de TRI est assez proche du concept théorique: e cacité marginale du capital (EmC de
Keynes).
Keynes nous dit que le volume d’investissement est fonction d’un calcul de rentabilité où le taux
d’intérêt joue un rôle important, quand le taux d’interêt augmente de moins en moins de projets
d’investissement sont estimés rentables par les entreprises.
- Il met en avant l’endogénéité des prix des biens d’équipement, quand il y a augmentation du
nombre de biens d’investissement on peut observer une hausse des prix des biens
d’investissement. Une baisse du taux d’intérêt ne conduit pas à une hausse de l’investissement
aussi forte que prévu (e et de compensation).
- Anticipation: Keynes insiste sur ce rôle clé. Anticipation optimiste ou pessimiste de la part des
auto-entrepreneur selon les période, il en découle que dans certaines périodes alors même que
les taux d’intérêts baissent, les entreprises peuvent ne pas investir car elles ont des
anticipations pessimistes.
Raisonnement en terme de rentabilité montrant le rôle crucial du taux d’intérêt, mais le concept
EmC est plus riche parce qu’il intègre en plus des éléments d’anticipation et de réaction de
système productif face a la croissance de la demande bien d’I
Keynes: les décisions individuelles des entreprises dépendent du niveau des taux d’intérêt selon
une relation inverse, donc relation au niveau macro économique que l’on peut exprimer I=f(r) avec
f’<0
Nous venons de voir que le montant de la dépense d'investissement est une fonction inverse du
taux d'intérêt car il joue un rôle crucial dans la rentabilité de l'investissement.
Pourtant, même si le taux d'intérêt reste inchangé au cours du temps, nous ne pourrions pas
a rmer que le montant de l'investissement ne varierait pas. D'ailleurs, l'investissement des
entreprises est très volatile. Or, les taux d'intérêt ne bougent pas aussi fortement d'une année à
l'autre.
Conclusion empirique, la seule explication par le taux d'intérêt ne su t pas à expliquer les
importantes variations de l'investissement d'une année sur l’autre.
Une explication alternative nous demande a se demander pourquoi les entreprises construisent
des capacités de production supplémentaire?
Si les entreprises font ça c’est pour répondre à des demandes nouvelles.
Principe de l’accélérateur: si les entreprises observent une hausse de la demande alors elles vont
accroitre leurs stocks de capital appelé l’investissement net. Mais, dans l’idée d’accélérateur on
trouve davantage de la simple idée d’une relation entre investissement et demande, il y a une idée
d’accélération (variation de l’investissement surréagis aux variation de la demande).
Cette idée ont la doit a Albert Alfaillon et John-Maurice Clark
1) L’accélérateur simple
Le point de départ consiste a se demander quel stock de K les entreprises doivent posséder
pour atteindre certaine production
Si Yt=100
Stock de K t: 200 Mds d’€
On fait l’hypothèse qu’il n’y a pas de K sous utilisé
Coe cient moyen de capital: k
Page 20 sur 43
ffi
ffi
ff
ffi
ffi
Faisons 2 hypothèses:
- k est constant (il faut la même proportion de capital pour réaliser la production réelle future),
combinaison productive stable.
- Absence de capacités de production non utilisées c'est-à-dire que le stock de capital sera
pleinement utilisé.
L’investissement de remplacement vise à remplacer des biens d’équipements lorsqu’ils sont hors
d’usage ou obsolète.
Le fait qu’il y ait un investissement de remplacement (Ir) cela veut dire que chaque années les
entreprises investissent dans le but de renouveler leurs stocks de capital.
n: durée du capital
Ir: donne le ux annuel du montant de remplacement
Si les entreprises veulent maintenir constant leurs stocks de capital, elles doivent réaliser chaque
années un investissement de remplacement.
Si n=200
Page 21 sur 43
fl
L’investissement de remplacement a un e et amortisseur à la crise.
Le principe de l’accélérateur suppose que le capital soit exible dans le une sou l’on peut
accroître ou diminuer le stock de capital en fonction de l’Etat de la conjoncture. Or, les entreprises
hésitent à détruire du capital en période de récession. Elle préfère garder du capital inactif plutôt
que de le détruire.
Le principe de l’accélérateur repose sur l’hypothèse d’une division et exibilité parfaite du
capital. On doit s’attendre à ce que du capital inactif apparaissent en période de récession.
Hypothèse de plein-emploi, c'est-à-dire qu’il n’existe pas de capacité de production non utilisé
dans l’économie, pourtant s’il existe du capital oisif (inactif) alors l’aspect mécanique des e ets
d’accélérations s’estompent. Les entreprises vont tarder à investir dans de nouveaux trucs car
veut d’abord remettre en service les déchaîne sous utiliser. Rare que les capacité de production
soit utiliser à 100%. Donc dans une période de croissance, on peut supposer que les entreprises
augmentent dans un premier temps le taux d’utilisation des équipements avant d’en acheter de
nouveau.
Donc l’investissement net ne réagis pas aussi violemment que le prédisait l’équation précédente.
En revanche, lorsque le taux d’utilisation de bien d’équipement est proche de 100% alors on
s’attend à ce que l’investissement des entreprises (I net) augmente franchement en cas de
croissance de la demande. C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’on conseillère que le taux
d’utilisation des capacités de production constitue un indicateur avancé de prédiction de volumes
d’investissement.
Le principe de l’accélérateur doit se décliner selon les secteurs donc hétérogénéité sectorielle.
Cette di érence entre les secteurs se jouent à plusieurs niveaux.
Tout d’abord les coe cients de capital sont di érents d’un secteur à l’autre. Donc la baisse de la
demande ou la hausse de la demande, va se répercuter di éremment d’un secteur à l’autre.
Les crises économiques a ectent di éremment les secteurs économiques.
Plus la crise va toucher des secteurs avec un coe cient élevé, plus l'investissement au niveau
macroéconomique sera touche (et inversement).
On peut matérialiser ce degré d'optimisme par l'introduction d'un coe cient d'anticipation noté
sigma et introduit dans l'équation de l’accélérateur:
Si σ = 1: les chefs d’entreprises suivent les observations fournies par les organismes de
prévisions économiques.
3/ L’accélérateur exible
L’objectif de cet accélérateur est de prendre en compte qu’il existe des délais pour la réalisation
des investissements. On a vu que l’accélérateur supposait un ajustement parfait du capital, or
cela n’est pas véri é dans la réalité. Il existe des délais d’ajustement : on peut considérer le temps
de construction des investissements, l’obtention d’un emprunt lorsque l’investissement est
nancé par un prêt, des délais administratifs…
L’équation implique que les variations donnent l’investissement net sont amorties par rapport à la
formule initiale de l’accélérateur. Elles sont désormais moins violentes.
Les dépenses publiques sont les dépenses engagées par l’Etat au sens large, c’est à dire l’Etat au
sens des administrations centrales (ministères), administrations publiques locales et organismes
de sécurité sociales. On va regrouper toutes ces dépenses de toutes ces administrations
publiques mais aussi les dépenses d’investissement publique.
On observe notamment qu’à partir de la n de la 2GM, une accélération s’opère alors que ce
produit en même temps une modi cation de la structures des dépenses.
Avant la 1GM, les dépenses régaliennes occupaient l’essentiel des dépenses de l’Etat. A partir de
la 1GM, on observe un début d’accélération des dépenses d’éducation puis durant l’entre de
Page 24 sur 43
fi
fi
fl
ff
fi
fl
fi
fi
fi
fi
fi
fi
guerres, des dépenses liées aux retraites et à l’invalidité et des dépenses de santé. Toute fois,
c’est surtout au lendemain de la 2GM, que ce type de dépenses augmente très fortement alors
que le poids des dépenses régaliennes tende à diminuer.
Les grands pays développés mettent en place un système de protection sociale sophistiqué, ce
qui conduit à un essor des dépenses consacré aux transferts sociaux, aux dépenses de santé,
aux pensions de retraite et à l’éducation.
Richard M. Publie un livre The Theory of Public Finance, en 1959. Il aborde la question: Qu’est ce
que le rôle de l’Etat ?
Pour lui l’Etat ne remplie que trois fonctions.
L’Etat va avoir deux rôles principaux. Le premier, l’Etat va mettre en place des infrastructures
institutionnelles basiques permettant aux échanges économiques (droit de propriété,
transport, droit de concurrence), l’Etat peut intervenir pour corriger les défaillances du
marché, c’est à dire les conséquences négatives découlant du fonctionnement spontané d’un
marché (externalités négatives: pollution, monopole naturel: solution naturelle).
Cette fonction d’allocation correspond aux fonctions de base des pouvoirs publiques, c’est à dire
l’administration générale, la justice, la police. Elle correspond d’une part à la fourniture de biens et
services publiques qui ne peuvent pas être o ert par le secteur privé (défenses nationale,
éclairage publique) et d’autre part à la production de service publique que les pouvoirs publiques
jugent nécéssaire à la population car ces services publiques génèrent des externalités positives
(éducation gratuite, la santé).
La répartition des revenus primaires peut être fortement inégale en fonction des individus. Les
revenus primaires, revenus perçus par les individus au titre de leur participation à l’activité
économique (revenu du travail). En e et, les individus sont di érents quant à leurs capacités,
quali cations, productivités et leurs dotations en ressources personnelles.
Le rôle de l’Etat, ici, peut intervenir pour établir une répartition moins inégalitaire, il se dote un
objectif de justice sociale. Son intervention consiste à opérer une redistribution des revenus par
des prestations sociales et par la scalité. C’est ce que l’on appelle la répartition secondaire.
Si la plupart des économistes sont en accord avec cette idée, il existe néanmoins un débat en ce
qui concerne l’ampleur de cette redistribution et sur la manière de parvenir à cette redistribution. Il
existe une fractures entre économistes sur une base strictement économique. Il y a d’un côté les
libéraux et les hétérodoxe.
Les libéraux, eux, sont très retissants, car ils reprochent que la redistribution aurait un e et
pervers et réduirait les incitations à épargner, investir et travailler. Pour eux, cela nuit à la
croissance économique. Il conteste la capacité de l’Etat à être compétent, sur les objectifs de
justice sociale, mais aussi sur la capacité de l’Etat à gérer e cacement la redistribution.
Les hétérodoxes, eux, contexte le point de vu des libéraux avec trois types d’arguments.
Le premier argument est d’ordre micro économique, c’est à dire, suivant leurs pensées, les
arguments libéraux sont contestables si on raisonne en terme de di érentiel: certes, certains
Page 25 sur 43
fi
fi
fi
ff
ff
ffi
ff
ff
ff
individus peuvent se satisfaire de ne gagner que des prestations sociales mais si les individus en
question se mettent à travailler, ils béné cient d’un gain marginal de revenu et donc selon ce
critère exclusivement nancier, ils accroissent leur bien-être. Les situations où les gains
marginaux à travailler sont inférieurs par rapport au fait de vivre exclusivement des prestations
sociales sont en e et extrêmement rare.
Le deuxième argument se situe à un niveau microéconomique, l’incitation à maximiser ses e orts
ne provient pas uniquement des gains monétaires mais aussi de récompenses symboliques
(prestiges, admiration…). L’argument microéconomique, l’incitation à maximiser ses e orts ne
provient pas uniquement des gains monétaires mais aussi de récompenses symboliques (le
prestige, l’admiration, la satisfaction d'accomplir). L’argumentation de la désincitation des
économistes libéraux est fragilisée par le fait que les agents économiques n’agissent pas
uniquement sur la base d’incitation monétaire. Le troisième argument, d’ordre macroéconomique,
les transferts sociaux permettent d’accroître le niveau de consommation au niveau macro-
économique en assurant un transfert des revenus des plus riches vers les plus pauvres, donc un
transfert de revenus vers des agents économiques, ce qui accroît la propension consommé. Au
nal, cela béné cie à tous et aux plus riches.
Cette fonction correspond aux interventions directes de l’État dans l’économie visant à corriger
les déséquilibre macro économique (chômage, in ation…) et ou soutenir la croissance
économique. L’objectif est de maintenir les uctuations du PIB tourne autour de son potentiel.
Cette fonction de stabilisation peut être accomplie par des politiques de deux types:
Les politiques structurelles modi e directement ou à in échir de manière indirect le comportement
des agents économiques de manière à ce que l’économie se transforme dans une direction jugée
souhaitable.
Les politiques conjoncturelles modi e la valeur de certains paramètre économique dont l’Etat à le
contrôle. Par exemple l’Etat, à travers la BCE, peut modi er le niveau des taux d’intérêt dans
l’économie: politique monétaires. Peut aussi modi er les impôts ou la dépenses publiques:
politiques budgétaires. Ces politiques se situent dans un horizon temporel de court terme.
Conclusion:
Adolphe Wagner (1835-1917), la loi éponyme, W explique que sur une longue période, les
dépenses publiques sont amener a croitre plus vite que le produit national que l’industrialisation
et le développement économique entraine:
- Une hausse des dépenses nécessaire pour gérer l’organisation des nouvelles activités
économiques.
- Une augmentation de la demande des services publiques liée à l’augmentation du niveau de
vie.
- Une augmentation des investissements publiques en matières d’infrastructures publiques.
Le poids de la dépense publique résulte d’un compromis politique. On voit que la fonction de
redistribution a pris de l'ampleur après la 2GM et le développement de l'État-Providence qui est
l'expression d'une volonté politique de vouloir luter contre les inégalités au lendemain de la 2GM.
On a un consensus concernant la réduction de la dépense publique.
On a vu que les dépenses publiques représentent une composante importante du PIB, l’État est
un acteur économique majeur.
PIB = C + I + G (dépenses publiques) + (X-M), on voit que le gouvernement contrôle une des
variables qui est la variable G, dépenses publiques. La politique budgétaire passera par le fait de
faire varier la variable G. L’État détermine aussi C, la consommation est une fonction du revenu
disponible des ménages et celui-ci est fonction des impôts prélevés par l’État. Plus les impôts
Page 26 sur 43
fi
fi
ff
fi
fi
fi
fi
fl
fl
fi
fl
fi
ff
ff
sont importants, plus le revenu disponible tend à baisser et sous réserve que les consommateurs
ne modi ent pas leur consommation, la consommation baissera.
A contrario, le revenu disponible est aussi constitué de revenus de transfert. Et plus les revenus
de transfert sont élevés, plus le revenu disponible augmente. A comportement de consommation
stable, on s’attend à ce que le volume de consommation augmente.
L’État peut in uencer l’investissement des ménages et des entreprises en jouant sur les taxes et
les impôts qui pèsent sur les entreprises. Mais l’État peut aussi nancer l’investissement en jouant
sur des subventions d’investissement.
Avec l’équation, on voit que le poids de l’État est important dans le rythme de la croissance
économique et cela dans 2 sens.
L’État peut mener une politique budgétaire expansionniste. On
parlera de ce type de politique lorsque l’objectif de l’État est
d’augmenter la demande globale. L’État mène ce genre de
politique lorsque l’État estime que le rythme de la croissance
économique est trop faible. Il y a 3 grandes modalités aux
politiques expansionnistes:
- Accroître les achats de biens et services réalisés par l’État.
- Diminuer les impôts
- Augmenter les revenus de transfert
L'État peut mener une politique budgétaire restrictive. Elle vise à
ralentir le rythme de la croissance économique en faisant
baisser la demande globale. On pratique ce genre de politiques
quand l’économie connaît une croissance trop forte qui se solde
par une in ation élevée. On a 3 modalités également:
- On peut réduire l’achat de biens et services réalisés par l’État
- Augmenter les impôts
- Diminuer les revenus de transfert
On va voir comment concrètement une politique budgétaire impacte l’économie. Les 3 modalités
de chaque politique ont-elles des e ets égaux ?
On calcule les multiplicateurs de la dépense publique pour répondre à cette question. Il faut donc
décrire comment fonctionne l’activité économique à l’aide d’un modèle économique.
1) Modélisation de l’économie
Dans ce modèle on considère que l’on a 3 variables endogènes (=variables dont les valeurs sont
déterminées par le fonctionnement même du modèle):
- Les recettes de l’État (T) sont une fonction croissante de la croissance car la plupart des
impôts correspondent à un pourcentage des revenus touchés par les agents économiques. La
plupart mais pas tous car il y a des impôts forfaitaires qu’on appelle des composantes
autonomes: T = T0 + t.Y
- Les importations (M). Plus les ménages et les entreprises ont des revenus, plus ils importent.
On a donc ici une relation positive entre Y (revenu national) et M (les importations). Néanmoins,
Page 27 sur 43
fi
ff
fl
fl
ff
fi
on peut supposer qu’il existe une composante autonome dans les importations : M = M0 + h.Y
avec h est la propension à importer.
On va aussi avoir 4 variables exogènes (=variables xées indépendamment des variations de Y):
- La dépense publique (Ge) est le fruit d’une politique discrétionnaire de l’État et donc
indépendamment de Y.
- Les exportations (Xe) . On considère que si elles sont vendues à l’étrangers, on ne suppose
pas que le niveau de ces exportations dépendent du revenu national.
- Une part de l’accroissement du revenu perçu par les ménages n’est pas consommé par les
ménages mais épargné.
- Une part de l’accroissement du revenu n’est pas consommé mais revient dans les caisses de
l’État sous forme d’impôts.
- Une part de la demande globale n’est pas fournie par l’économie nationale mais provient des
importations et pro te à des pays extérieurs.
Page 28 sur 43
ff
ff
ff
fi
fi
ff
fi
fi
fi
ff
Ces 3 phénomènes constituent des fuites dans le circuit économique et cela vient amoindrir
l’impact des dépenses publiques.
Simulation:
c = 0.8
t = 20% = 0.2
h = 10% = 0.1
ΔGe = 100 milliards
Simulation:
On a les mêmes données que précédemment.
On perd l’e et direct de l’accroissement des dépenses de l’État en jouant avec les revenus de
transfert. On a plus que l’e et indirect.
Si on a a aire à une baisse des transferts, le résultat du multiplicateur serait négatif.
On reprend la formule de Y. Ici l’État veut faire une politique budgétaire expansionniste, l’État veut
diminuer les impôts.
Le multiplicateur est ici négatif. Il faut donc baisser les impôts pour avoir un e et positif.
Page 29 sur 43
ff
ff
fi
ff
ff
ff
Conclusion:
- Selon la modalité choisie, les e ets sont plus ou moins importants. On a montré que:
Les économistes libéraux parlent de l’e et d’éviction. Ils estiment qu’une politique budgétaire
expansionniste ne produit pas les e ets escomptés car l’accroissement des dépenses publiques
se fait au détriment des dépenses privées. On utilise l’e et d’éviction pour expliquer le
basculement du privé vers le public.
Dans la pratique pour que cet e et existe, il faut supposer que les capacités de production dans
l’économie soient utilisées à 100%. Dans ce cas là, la hausse des dépenses de l’État se heurte au
plein-emploi des facteurs de production et donc la demande globale doit s’ajuster à la baisse et la
seule voie possible consiste en une baisse de la composante privée de la demande globale.
Toutefois, dans le cas général, les capacités de production sont rarement utilisées à 100% et les
entreprises sont en capacité d'accroître l’o re autrement dit le gâteau peut croître. L’hypothèse
d’e et d’éviction repose sur une vision statique de l’économie. C’est comme si nous avions
a aire à un gâteau de taille donnée à se partager.
Mais la taille de l’économie évolue et le but de la politique expansionniste est de faire croître la
taille.
L’e et d’éviction n’a guère de sens pour un économiste.
Si on compare par rapport à l'e et d'éviction sur les dépenses, le raisonnement est plus subtil car
cela nous amène à ré échir comment est nancé l’accroissement des dépenses publiques. On se
souvient que les impôts constituent une fuite dans le circuit économique, du coup pour qu’une
politique budgétaire expansionniste fonctionne il ne faut donc pas chercher à compenser son
coût immédiatement. Cette politique se traduit par un accroissement des dé cits publics à court
terme.
Si les taux d’intérêt augmentent alors on sait que l’investissement des entreprises privées et
ménages peut se réduire car le taux d’intérêt est un des déterminants de l’investissement des
ménages et de l’entreprise. On aurait donc ici un e et d’éviction sur les investissements privés. La
hausse des dépenses publique se fait au détriment de l’investissement privé par le biais des
marchés nanciers et de la hausse des taux d’intérêts.
L’e et d’éviction existe ou pas selon les périodes. Si l’économie est proche du plein emploi, alors
on peut s’attendre à avoir ce type d’éviction apparaitre. Si à l’inverse, l’économie est loin du plein
Page 30 sur 43
ff
ff
ff
ff
ff
fi
fl
ff
ff
ffi
ff
ff
ff
ff
ff
fi
ff
ffi
ff
ff
fi
emploi, alors un tel e et d’éviction est peu probable. En e et, la relance budgétaire entraîne un
accroissement du revenu national qui à son tour entraînera une hausse de l’épargne allant vers les
marchés nanciers ce qui tendra à faire baisser les taux d’intérêts. Depuis 2009, en dépit de la
très grande augmentation, les taux d’intérêts sur les marchés nanciers sont nettement orientés à
la baisse. Cela s’explique aussi par une politique monétaire très particulière mais en tout cas on
observe pas de tension sur les taux d’intérêts.
C/ L’équivalence ricardienne
L’équivalence ricardienne doit son nom à David Ricardo. Cela consiste que la politique budgétaire
expansionniste conduit à accroitre la dette publique. L’idée est que les consommateurs voyant la
dette publique augmenté, estiment qu’il faudra rembourser cette dette dans le futur, et que leur
impôt futurs vont augmenter. Les consommateurs vont anticiper cette augmentation future des
impôts et vont réduire dès aujourd’hui leur consommation. On retrouve ici des mécanismes
proches au chapitre de la fonction de consommation. C’est à dire que les agents économiques
lissent leur niveau de consommation a n de se constituer un patrimoine en anticipant une baisse
de leur revenus futurs découlant de la hausse des impôts qu’ils vont devoir payer.
Tout d’abord, on peut douter que la majorité des consommateur fassent ce types de calculs de
manière inter-temporelle. L’accroissement des revenus obtenu par les ménages grâce à la
politique budgétaire expansionniste sera consommé. On peut aussi supposer que les ménages
estiment que la croissance économique généré par la dépense publique va, certes, dans un
premier temps creuser les dé cit mais dans un deuxième temps, par la suite, la croissance
économique va permettre d’accroître les recettes scales à taux d’imposition constant et donc
permettre de rembourser les dettes publiques. Les agents économiques épousent cette argument
alors il n’y a pas de raison de penser que les agents économiques vont réduire leur
consommation aujourd’hui face à une hausse future des impôts car elle ne se fera pas.
Il ne s’agit pas de nier que la politique budgétaire est e cace, mais souligner qu’il faut être
prudent en ce qui concerne sa mise en ouvre dans la politique budgétaire. En e et, on pourrait
être tenter de pratiquer une politique budgétaire au moindre ralentissement économique. Le
soucis c’est qu’une telle attitude pourrait être plus déstabilisatrice que stabilisatrice, à cause des
délias d’action de la politique budgétaire. Ces délais sont de 2 ans. Le premier délais est le
gouvernement. Il doit se rendre compte qu’on rentre dans une période de récession où il y aurait
besoins d’une politique budgétaire expansionniste. Le gouvernement doit mettre au point le plan
de relance budgétaire, qui peut prendre des mois, pour que les politiciens se mettent d’accord sur
le types de dépenses qu’il faut engager et encore d’autre moins pour pouvoir enclencher les
dépenses. Au total, la politique budgétaire risque d’être opérationnel au moment où elle n’est plus
aussi utile.
La notion de stabilisateur automatique traduit l’idée que les principes de fonctionnement des
dépenses publiques d’un côté et des règles scales d’un autre côté.
Ces deux côtés font que la politique budgétaire est automatiquement contra-cyclique. La
politique budgétaire a un e et récessif quand la croissance est forte et un e et expansionniste
quand l’économie est en récession. Du côté des recettes, on sait que l'impôt est une fonction du
revenu distribué dans l’économie (formule des impôts).
Page 31 sur 43
fi
ff
ff
fi
fi
fi
fi
ffi
ff
fi
ff
ff
Lorsque l’économie est en croissance, alors les impôts prélevés par le gouvernement augmentent
ce qui conduit à réduire le rythme de la croissance. A l’inverse, quand l’économie est en
récession, alors le montant total de l'impôt prélevé diminue.
Du côté des dépenses à réglementations constantes, une partie des dépenses publiques
correspondent à des revenus de transfert qui viennent couvrir les ménages contre les risques
économiques.
Dans les périodes de récession économique, les revenus de transfert tendent à augmenter en
volume ce qui amoindrit la baisse du revenu disponible des ménages. A l’inverse, en période de
croissance économique, les revenus de transfert baissent ce qui limite la croissance du revenu
disponible des ménages et donc contribue à réduire l’activité économique.
Quelle est la force des stabilisateurs automatiques ? Ils sont d’autant plus fort que l’État occupe
une place importante dans l’économie
Conclusion:
La politique budgétaire est une arme à disposition des gouvernements pour in échir le rythme de
la croissance économique. On a établi que c’est une arme plutôt e cace et on peut évaluer son
ampleur grâce aux calculs des multiplicateurs.
Même sans décision politique particulière, des stabilisateurs automatiques sont opérés de sorte
que la trajectoire économique du pays est modulée en cas d'expansion trop forte ou de récession
marquée.
Cependant les économistes appellent à manipuler les politiques discrétionnaires avec prudence.
En e et, les valeurs des multiplicateurs changent dans le temps, ils ne sont pas identiques selon
les pays (multiplicateurs plus faibles dans les petits pays) et que les contraintes d’endettement
des États évoluent dans le temps.
Par ailleurs, pour être pleinement e cace, la résolution du modèle nous montre que les fuites du
circuit économique sont faibles et notamment le taux d’importation car il réduit la puissance du
multiplicateur.
Dans ce chapitre nous allons traiter des exportations quand il s’agit de vendre des biens ou des
services à l’étranger ou, à contrario, des importations quand il s’agit pour les agents de
l'économie domestique d’acheter à l’étranger des biens ou des services.
Les exportations occupent un poids dans le PIB assez di érents selon les pays. On peut
distinguer 3 types de pays:
Page 32 sur 43
ff
fi
fi
ffi
ff
ffi
fl
- Les pays où les exportations ne représentent qu'une faible part du PIB national (ex : USA avec
11,7% en 2019).
- Les pays où les exportations ont un poids important dans le PIB, facteur important de leur
croissance économique (ex : France avec 31,7% en 2019).
- Les pays pour lesquels les exportations ont un poids crucial dans le PIB, où les exportations
sont très importantes (ex : Slovaquie, République Tchèque).
Pour déterminer l’impact des échanges extérieurs sur la croissance économique, il faut
s’intéresser aux exportations mais aussi aux importations simultanément. C’est la di érence entre
croissance des exportations et croissance des importations qui vient déterminer l’in uence des
échanges extérieurs sur la croissance économique du pays l’année considérée. On parle de
balance commerciale.
C/ La balance commerciale
La balance commerciale est la di érence entre le montant total des exportations et le montant
total des importations. On trouve alors un négatif (dé citaire) ou positif (excédentaire). On peut la
calculer sur les biens seuls (commerce de marchandises).
En France, on a un dé cit de la
balance commerciale de
marchandises. Mais on a un solde
excédentaire en ce qui concerne les
services. Pendant longtemps cette
balance commerciale permettait de
compenser le dé cit sur le
commerce de marchandises mais
ce n’est plus le cas.
Au total, en ce qui concerne les
échanges extérieurs, on va avoir
une fuite dans le circuit
économique.
A l’inverse, si les importations croissent plus vite que les exportations on a une contribution
négative à la croissance économique.
Page 33 sur 43
fi
fi
ff
fi
fl
ff
En regardant ce tableau, les 2 dernières colonnes représentent le PIB des années 2019 et 2020 et
celui-ci s’est contracté de 8,3% en 2020 et on a l’explication de la variation de ce pourcentage.
Le commerce extérieur a contribué à enlever 0,3 point de croissance en 2019 et 1,5 en 2020.
Ce qui détermine la force de ce multiplicateur est c. Et il est réduit par t et h. Mais h peut varier
car si les exportations augmentent on peut voir la propension à importer (h) augmenter car l’o re
nationale peut ne pas suivre le rythme de croissance de l’économie domestique. Il peut apparaître
des goulets d’étranglement: quand le rythme de production ne suit pas la demande.
Il se peut aussi que certains produits demandés ne soient pas produits dans le pays. Les
importations sont di érentes car on doit décomposer 2 e ets.
On décompose 2 e ets car on s'intéresse à la part des importations autonomes (M0). Les
importations constituent une fuite dans le système économique car la variation de Me est
négative. Mais une variation des importations signi e aussi une variation de h (propension à
importer) au-delà de la simple variation des importations autonomes, une variation des
importations dans l’économie nationale signi e que h varie. L’aspect fuite joue de la même
manière: une hausse de h réduit l'ampleur des multiplicateurs, nous avons donc davantage de
fuite dans le circuit économique et vice versa.
Il faut noter par contre, qu’une telle augmentation des importations provenant d’un autre pays
contribue à la croissance économique du partenaire commercial ce qui en retour peut aboutir à
une hausse des importations domestiques vers le pays et donc contribuer à la croissance de
l’économie domestique.
Cependant, cet e et rebond se produit (s’il se produit) avec une moindre ampleur et avec un
décalage dans le temps.
C’est pourquoi il est important pour une économie nationale d’avoir une balance des échanges
excédentaires ou du moins en voie d’amélioration si on veut que le PIB croisse.
Page 34 sur 43
ff
ff
ff
ff
fi
fi
ff
ff
III- Fondements du solde extérieur d’un pays
Le premier élément à prendre en compte c’est la destination des exportations du pays étudié en
terme de pays clients. Ce dernier va être appelé A. Si le pays A possède parmi ses principaux
pays clients des pays qui connaissent une croissance économique forte, on s’attend à ce que les
exportations de A soient tirées à la hausse. Le pays A béné cie de la bonne conjoncture du pays
client B. Si chez B il y a une bonne conjoncture on s’attend à ce qu’il importe davantage.
Ce mécanisme joue d’autant plus fortement lorsqu'il existe un décalage conjoncturel entre les
deux pays A et B: une situation où le pays B connaît une croissance supérieure à celle du pays A.
Dans ce cas B apparaît comme une locomotive pour le pays A.
Ce type de décollage conjoncturelle peut se produire lorsque le pays B pratique une politique de
relance budgétaire isolée: politique de relance non concerté avec ses partenaires commerciaux
(ex: France en 1982). Et c'est pour cette raison que les économistes recommandent que les
politiques de relance soient coordonnées à l’échelle européenne. Les exportations tendront à
augmenté plus vite que l’économie nationale et bien placé sur les marchés dynamiques. C’est
une des raisons qui explique les bonnes performances de l’économie allemandes depuis deux
décennies.
B/ La compétitivité
On s’interroge aux éléments permettant aux entreprises résidentes sur le territoire national de
gagner des parts de marché sur les marchés extérieurs (volet d’exportation), mais aussi sur le
marché intérieur, dans ce cas il s’agit de réduire les exportations.
1) La compétitivité coût
Par compétitivité coût on entend capturer l’ensemble des éléments qui permet aux entreprises
résidentes de gagner des parts de marché à l’internationale et de résister face à la concurrence
étrangère dans son pays en permettant aux entreprises d’o rir des produits équivalent à un prix
inférieur à celui des concurrents.
- Le coût des facteurs de production: il s’agit de prendre en compte le coût du travail, le coût des
biens d'investissements, le coût du capital nancier (coût des emprunts), le coût des impôts et
des taxes et le coût d'accès aux ressources naturelles utilisées.
- L’e cacité productive: cela renvoie à la productivité des facteurs de production. On sait que
pour le cas français la productivité du travail est élevé ce qui implique que bien que le coût du
travail puisse paraître élevé par rapport à d’autres pays équivalent, le coût du travail
(productivité du travail prise en compte) est moins élevé qu’il n’y paraît.
- Parmi les éléments qui conditionnent la productivité des facteurs, on trouve le niveau de
quali cation de la main d'œuvre, la qualité de management des entreprises, la exibilité du
système de production ou encore la qualité des relations sociales dans l’entreprise.
- L’existence de la zone euro. Avec les 19 pays partenaires voisins on ne peut pas jouer sur les
taux de change car on partage la même monnaie et ces pays sont nos principaux partenaires
commerciaux.
- Il existe des importations non substituables comme le café ou le pétrole donc le taux de
change ne fait pas varier la quantité.
- Les comportements de marge de la part des entreprises. Des entreprises qui augmentent
ou baissent leur marge commerciale pour s’adapter aux taux de change.
- Montée en gamme des concurrents étrangers. Cela consiste à aller sur des produits où les
clients sont moins sensibles aux prix (ou l’élasticité prix de la demande est faible).
La notion de compétitivité hors coût rassemble les éléments de la compétitivité des entreprises
en dehors de motifs strictement monétaires.
Le positionnement dans la gamme de produits, c’est l’idée que les entreprises peuvent proposer
des produits qui apparaissent su samment di érenciés aux yeux des consommateurs de sorte
que les produits sont demandés quel que soit leur niveau de prix. On peut jouer sur l’innovation
(monopole d’innovation).
L’in uence diplomatique, certains biens ou services s’exportent principalement à travers le ltre
des relations diplomatiques. Ainsi le matériel d’armement sont le fruit de négociation où les
arguments prix et qualité du produit ne constituent qu’un élément. La dimension géopolitique
compte. Il en ai de même des grands sentiers d’infrastructure comme la construction d’aéroport,
de lignes de chemins de fer. Les États exportateurs interviennent pour aider leurs entreprises à
conquérir des parts de marché en proposant des aides nancières aux États acheteurs ou en se
proposant d’intervenir sur la scène diplomatique internationale.
Page 36 sur 43
fl
ff
ffi
ff
fi
fi
On a vu que les échanges extérieurs ont un e et important sur le rythme de la croissance le
résorption du dé cit des échanges extérieurs est un des facteurs qui contribuent à accroître le
PIB. Parallèlement on voit que les mécanismes expliquant l’évolution du commerce extérieur
proviennent à la fois de facteurs d’ordre macroéconomiques (taux de change…) mais aussi
d’éléments propres aux stratégies des entreprises. Du coup, pour comprendre comment évolue le
solde extérieur il faut comprendre le comportement des entreprises.
Au temps de la crise des années 30: la Grande Dépression, cette crise a eu des conséquences
désastreuse pour les civils, ce qui a conduit à un double avènement du nazisme et fascisme qui
aboutissent à la 2nd GM.
Mais c'est également une période révolutionnaire dans le domaine scienti que économique. Elle
voit une remise en cause d’une large pensée économique (néo-classique).
Cette pensée se voit incapable d’expliquer la crise économique car, selon cette théorie, le revenu
national dépend de l’o re des facteurs de production disponibles et de l’état des technologies.
Mais la crise ne peut pas être expliquée par cette théorie car il faudrait deux types de
mécanismes: la disparition des facteurs de production disponibles (L/K) ou un changement dans
les technologies disponibles.
Or, on n’observe pas de modi cation signi cative concernant la quantité de facteurs de
production disponibles ni de changement technologique remarquable.
C'est dans ce contexte-là que surgit John Maynard Keynes avec La théorie générale de l'emploi,
de l'intérêt et de la monnaie (1936), où il y propose une théorie radicalement di érente qui, elle,
permet d'expliquer la crise.
Il propose une nouvelle approche de l’économie reposant sur une analyse de la demande
agrégée. Selon lui, la crise trouve son explication dans la faiblesse de la demande agrégée et,
cette faiblesse, explique la chute du revenu national et la hausse du chômage.
Dans la Théorie Générale, Keynes énonce que, dans le court terme, le revenu national d'une
économie est déterminé par les dépenses que les ménages, les entreprises et les APUL
souhaitent e ectuer.
Plus ces agents économiques souhaitent dépenser, plus les entreprises peuvent leur vendre des
biens et des services. Autrement dit, plus la demande agrégée (l'ensemble des dépenses
souhaitées quel que soit le type d'agent) est élevée, plus l'o re sera élevée. La demande prime
donc dans l'analyse keynésienne, elle commande à quel niveau se forme l’o re et donc le
revenu national.
C'est donc la logique inverse de la théorie néo-classique qui disait que l'o re générait sa propre
demande via la distribution de revenu.
Par ailleurs, nous savons qu'on peut écrire une fonction de production macroéconomique sous la
forme suivante : Y = F(K, L ; Â).
Page 37 sur 43
ff
fi
ff
fi
fi
ff
ff
fi
ff
ff
ff
Y = F(K, L) : décrit comment l'o re est générée dans l'économie (fonction).
Â: état des technologies disponibles dans l’économie. (^ pour dire que c'est stable).
Si  est stable, il faudra varier la quantité de L ou K pour faire varier Y. Donc la quantité d'emploi
demandée par les entreprises (L) est fonction du niveau d'o re à atteindre (Y).
- La dépense prévue (ou anticipée notée DP): elle représente l’ensemble des dépenses que les
trois types d’agents économiques désirent dépenser.
- La dépense e ective (ou réalisée notée DE): elle représente l’ensemble des dépenses que les
trois types d’agents économiques réalisent e ectivement. Ces dépenses e ectives sont égale
au PIB de l’économie (équation de l’équilibre comptable du PIB).
Selon Keynes, l’égalité entre les deux traduit un équilibre économique qui n’est en rien
automatique.
- DP < DE: les entreprises produisent moins que ce qu'elles peuvent vendre. Elles vont donc
devoir, si elles en ont, puiser dans leurs stocks.
On sait qu’on peut écrire la consommation comme une variable endogène et qu’elle est fonction
du revenu disponible: C = C + c(Y-T).
Ici, les impôts T sont nets des revenus de transferts.
Cette relation nous montre que la dépense prévue est fonction du revenu national, du niveau
exogène de l'investissement programmé par les entreprises et les ménages et des variables
exogènes Ge et Te qui relèvent de la politique budgétaire de l'État.
Page 38 sur 43
ff
ff
ff
ff
ff
ff
II- L’équilibre économique
L'équilibre économique correspond à une situation où la dépense e ective est égale à la dépense
prévue. On justi e ce postulat car il se fonde sur l'idée suivante : lorsque les agents économiques
réalisent leurs désirs, ils n'ont alors pas de raisons de modi er leurs décisions économiques.
Y = PIB, revenu total présent dans l'économie et dépense e ective en biens et services alors la
condition d’équilibre économique peut s’écrire de la manière suivante:
dépense e ective = dépenses prévues, càd Y=DP
Supposons que le PIB soit supérieur à son niveau d'équilibre (Y1) : la dépense prévue PE1 est
inférieure à Y1.
La dépense prévue étant inférieure à la production, les entreprises vendent moins que ce qu’elles
produisent.
Les biens non-vendus s'accumulent dans leurs stocks. Cet accroissement non-programmé des
stocks incite les entreprises à des employés et à réduire leurs productions, ce qui se traduit par
une baisse du PIB.
Page 39 sur 43
fi
ff
fi
fi
fi
ff
ff
Ce processus d'accumulation non voulue des stocks et de baisse du revenu national se poursuit
jusqu'au moment où le revenu Y rejoint son niveau d'équilibre, au moment où Y=DP.
En résumé, l'équilibre keynésien montre comment le revenu national Y se détermine pour tout
niveau donné de l'investissement prévu Ie et pour toute politique budgétaire donnée Ge et Te.
Nous pouvons dès à présent utiliser ce modèle pour étudier la variation du revenu national en
fonction de l'évolution de ses variables exogènes.
Nous avons vu que les dépenses publiques sont une composante majeure de la demande
globale. Notre modèle keynésien retrouve cette logique puisque les dépenses publiques sont une
des composantes de la demande e ective et de la demande prévue.
Or, nous avons vu et calculé dans ce même chapitre que la dépense publique avait un e et
multiplicateur sur l'économie. On s'attend donc que, dans ce modèle keynésien, un
accroissement de la dépense publique engendre un surcroît de l'activité économique, et donc
aboutisse à un revenu national plus élevé.
- Vague 1: augmentation des dépenses publiques deltaG (et donc augmentation équivalente du
revenu national). Dans le chapitre 3, c'est ce qu'on appelait l'impact direct des dépenses
publiques. Les revenus nouvellement distribués dans l'économie donnent lieu, à leurs tours, à
un surcroît de consommation. C'est cette hausse de la consommation qui augmente la
dépense réalisée dans l'économie et le revenu national. c * deltaG.
Cette succession de vagues vient de l'augmentation initiale des dépenses publiques. C'est in ni
de manière de plus en plus faible car 0 < c < 1.
On voit comment rejoindre l'équilibre mais ici, visuellement, on observe les di érentes vagues
(déplacements horizontaux, e et multiplicateur de plus en plus faible).
L'avantage de ce graphique est que le coût des vagues se voit au sens propre du terme.
Nouveau point d'équilibre: E' (à YE'). Visuellement, la distance entre YE et YE' est égale à la
distance entre DP et DP' (deltaY = deltaG).
Depuis le chapitre 3, nous savons qu’une augmentation des impôts contribue à réduire le PIB (et
inversement). Toujours dans ce chapitre, on avait vu que le multiplicateur des impôts était plus
faible que celui des dépenses. Dans le modèle keynésien, on raisonne avec un impôt net des
transferts.
On préserve la propriété du chapitre 3 : multiplicateur des impôts < multiplicateur des dépenses
publiques. Signe – montre que l'e et des impôts a un impact inversé sur le PIB.
Tout cela rejoint les résultats et les conclusions du chapitre 3, avec des mécaniques di érentes.
V- L’endogénéisation de l’investissement
Jusque là, nous avons considéré que l'investissement était exogène (Ie). Ça veut dire que la
valeur du montant de l'investissement est déterminé en dehors du modèle.
Ici, nous allons transformer Ie en une variable endogène.
Pour ce faire, nous allons reprendre les enseignements vus au chapitre 2: on peut expliquer le
niveau de l'investissement était expliqué par di érentes variables, dont chacune comportait des
limites (accélérateur, rentabilité, marge, ...). Toutefois, une des variables qui fonctionne le mieux
était le taux d'intérêt. D'ailleurs, cette variable explicative est celle jugée la plus pertinente par
Keynes lui-même, lorsqu'il évoque la notion d'e cacité marginale du capital (combine taux
d'intérêt et anticipation des entreprises).
Ce résultat nous montre que le taux d'intérêt a un impact sur la croissance économique. Une
augmentation du taux d'intérêt entraîne une baisse de l'investissement, qui a son tour se traduit
par une baisse du PIB de sorte qu'on aboutit à un nouveau point d'équilibre YE' plus faible que
l'équilibre initial. Le raisonnement inverse est vrai.
Si cette analyse montre une relation entre taux d'intérêt et croissance économique, le processus
n'est pas aisé.
Cette courbe synthétise les changements sur le marché des biens et services liés aux variations
du taux d'intérêt. Elle permet de synthétiser, sur un seul graphique, les e ets de variation du taux
d'intérêt déterminé par la fonction d'investissement et par l'équilibre keynésien. Autrement dit, la
relation entre investissement et PIB.
Page 42 sur 43
ff
ffi
ff
ff
Cette courbe montre comment, à l'équilibre, le
niveau de revenus dépend du taux d'intérêt
grâce à la relation suivante : plus TI est élevé,
plus I est faible, plus le PIB est faible (et
inversement).
Hausse Ti: Baisse PIB (car baisse DP) IS relie TI
au PIB, courbe de synthèse.
CONCLUSION:
IS nous montre les combinaisons du TI et du PIB qui sont compatibles avec l'équilibre sur le
marché des biens et services. On la trace pour une politique budgétaire donnée, et ses
modi cations déplacent IS.
Toutefois, dans ce modèle, nous n'avons pas intégré la politique monétaire. En e et, la politique
monétaire (gestion de la monnaie par la Banque Centrale) n'a pas été prise en compte dans notre
analyse.
Page 43 sur 43
fi
fi
ff