Signature
numérique de
KAMAL IDRISSI
Hamza
Date :
2022.10.25
12:27:59 +01'00'
Infrastructure
de gestion de clés
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza
Plan
• Introduction
• Objectif du cours
• Problématique
• Cryptographie
• Cryptographie classique
• Définitions
• Catégorisation
• Cryptographie classique par substitution
• Cryptographie classique par transposition
• Cryptographie moderne
• Principe général
• Usages de la cryptographie moderne
• Typage
• Chiffrement symétrique
• Chiffrement asymétrique
• Chiffrement hybride
• Hachage
• Signature
• Certificat numérique
• Bibliothèques et outils
• Infrastructure PKI
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1
Introduction
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Objectif du cours
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Problématique
Problématique intemporelle
L’échange d’informations sensibles n’est pas dépendant de l’informatique
La confidentialité et l’authentification des données a constitué un véritable dilemme pour de secteurs tels
Jadis .
• Militaire
• Médical
Contemporain
• Cabinet d’avocat/notaire 90 %
• Protection de la confidentialité des contrats
Problématique révolutionnée
Les modes de communication et de consommation, dont internet fait partie, ont entrainé l’éclosion de nouveaux secteurs tels:
• E-commerce
• E-service
• E-government
• E-banking
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Problématique
Protection informatique
Les échanges sous-jacents à ces services sont gérés par des protocoles de
communication complexes
Les moyens techniques garantissant la sécurité de ces échanges reposent sur la
cryptographie.
Types de cryptographie
• Classique
• Moderne
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2
Cryptographie
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Cryptographie
classique
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Définitions
Terminologie
• Cryptologie: la branche des mathématiques qui traite de la cryptographie et de la cryptanalyse.
• Stéganographie: est l'art de la dissimulation. Son objet est de faire passer inaperçu (cacher) un message dans un autre message (exemple:
image).
• Cryptographie: c’est la transformation d'un texte afin de cacher le sens.
• Cryptanalyse: l’art de décrypter des messages chiffrés ou l’étude des attaques contre les mécanismes de cryptographie.
• Message clair: l’état du message avant le chiffrement.
90 %
• Chiffrement ou Cryptage: l’opération qui permet de coder un message.
• Cryptogramme: l’état du message après le chiffrement.
• Clé de chiffrement: c’est une clé qui est utilisée pour chiffrer le message.
• Clé de déchiffrement: c’est une clé qui est utilisée pour le déchiffrer.
Propriétés
M : suite de caractères (message)
Fonction de chiffrement: E(M)=C
Fonction de déchiffrement: D(C)=M
On doit donc avoir: D(E(M))=M
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Définitions
Objectif
Jusqu’à la naissance de la cryptographie moderne, la protection des informations
tenait principalement compte que de la confidentialité
Procédé 90 %
Par cryptographie symétrique: Partage de clés
=> L'émetteur et le destinataire doivent se mettre préalablement d'accord sur un
secret partagé (la clé) pour chiffrer et déchiffrer
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Catégorisation
Typologie
• Chiffrement par substitution (remplacer les lettres) : l’ordre des lettres est conservé, les lettres sont
déguisées.
• Chiffrement par transposition (changer l’ordre des lettres) : l’ordre des lettres est modifié, les lettres
ne sont pas déguisées; toutes les lettres du message sont présentes, mais dans un ordre différent.
• Chiffrement par substitution et transposition
90 %
Catégories de la cryptographie classique par substitution
• Substitution simple ou mono-alphabétique
• Substitution homophonique
• Substitution poly-alphabétique
• Substitution polygrammique
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Catégorisation
Résumé
90 %
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution mono-alphabétique
Procédé :
On remplace chaque lettre par une lettre différente.
Exemple 1 : Algorithme de César ou Rot (3)
La méthode consiste en un décalage de l’alphabet, et la clé est le nombre de caractères à décaler (3)
90 %
Exercice: Déchiffrer le message suivant sachant qu’il est chiffré avec César (6) : KTYGL OROKX KOYOI
Cette méthode est sensible à l’attaque de type analyse de fréquences.
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution mono-alphabétique
Attaque par analyse de fréquence
Toute langue naturelle comprend des régularités…!
«uftu eft gsfrvfodft» à déchiffrer
sans connaitre la clé
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution mono-alphabétique
Réponse «uftu eft gsfrvfodft»
f -> e (lettre la plus fréquente 5, donc e)
u -> t (lettre fréquente 2, donc t, r, n, o, i, a, s)
t -> s (lettre fréquente 2 hormis t, donc r, n, o, i, a, s)
Résultat «test ees gserveodes»
90 %
e -> d «test ees gserveodes» on essaie avec n, r, o, i, a …
Résultat défnitif «test des fréquences»
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution mono-alphabétique
Attaque par analyse de fréquence
rang mot fréquence fréq. rel. fréq. cumul.
1 de 184'249 0.0576 0.0576
2 la 100'431 0.0314 0.0890
3 l 75'103 0.0235 0.1124
4 le 70'751 0.0221 0.1345
5 à 63'572 0.0199 0.1544
6 et 62'916 0.0197 0.1741
7 les 62'517 0.0195 0.1936
8 des 59'899 0.0187 0.2123
9 d 55'257 0.0173 0.2296
10 en 45'602 0.0143 0.2438
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution mono-alphabétique
Substitution monophonique:
Procédé:
Permet de faire correspondre à chaque lettre du message en clair un ensemble possible d'autres caractères.
Exemple :
90 %
Cette méthode est sensible à l’attaque de type analyse de fréquences.
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution poly-alphabétique
Principe::
Le principe consiste à remplacer chaque lettre du message en clair par une nouvelle lettre prise dans un ou
plusieurs alphabets aléatoires associés.
90 %
Ce type de méthodes n’est pas sensible à l’attaque de type analyse de fréquences.
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution poly-alphabétique
Exemple 1 : Le chiffre Affine avec n variable
Contrairement au chiffre Affiné classique considérée comme une méthode de chiffrement par substitution
mono-alphabétique, la méthode avec n variable consiste en un décalage de l’alphabet, mais le nombre de
caractères à décaler ne sera pas le même.
Le chiffrement peut être représenté en utilisant les congruences sur les entiers. En commençant par
transformer chaque lettre en un nombre (A = 1, B = 2,..., Z = 26), pour encoder une lettre x avec une clé n il
suffit d'appliquer la formule:
90 %
Le déchiffrement consiste à utiliser la clé opposée (-n à la place de +n ) :
Le principe de la congruence impose que le chiffré retrouvé en cryptage/décryptage devra toujours être
compris entre 1 et 26 : si x + n (respectivement x - n ) n'est pas dans l'intervalle [1,26], il suffit de soustraire
(respectivement ajouter) le plus petit multiple de 26.
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution poly-alphabétique
Exemple 1 : Le chiffre Affine
Message B O N J O U R 90 %
+ 2 15 14 10 15 21 18
Clé P R K A M A L
16 18 11 1 13 1 12
Résultat 18 7 25 11 2 22 4
Chiffré R G Y K B V D
- Clé 16 18 11 1 13 1 12
Origine 2 (7-18 ) 14 10 (2-13) 21 (4-12)
Cette méthode n’est pas sensible à l’attaque de type analyse de fréquences.
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution poly-alphabétique
Exemple 2 :chiffre de Vigenère
C’est un chiffrement par substitution, mais une même lettre du message clair peut, suivant sa position dans
celui-ci, être remplacée par des lettres différentes lors d’une même opération, contrairement à un système
de chiffrement mono-alphabétique comme le chiffre de César (qu'il utilise cependant comme composant).
Cette méthode résiste ainsi à l'analyse de fréquences, ce qui est un avantage décisif sur les chiffrements
mono-alphabétiques.
90 %
Cette méthode n’est pas sensible à l’attaque de type analyse de fréquences.
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution poly-alphabétique
Procédé:
Table de Vigenère
90 %
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Cryptographie classique par substitution
Cryptographie classique par substitution poly-alphabétique
Procédé:
Pour chaque lettre en clair, on sélectionne la colonne correspondante, et pour une lettre de la clé on
sélectionne la ligne adéquate, puis au croisement de la ligne et de la colonne on trouve la lettre chiffrée. La
lettre de la clé est à prendre dans l'ordre dans laquelle elle se présente et on répète la clé en boucle autant
que nécessaire.
Exemple 1:
90 %
Clé : PASS Texte clair : VIGENERE Texte chiffré: KIYWCEJW
Exemple 2:
Clé : MUSIQUE Texte clair : JE MANGE LA POMME
Texte chiffré : VY EIDAI XU HWCGI
Cette méthode n’est pas sensible à l’attaque de type analyse de fréquences.
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Cryptographie classique par substitution
DL1
90 %
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Cryptographie classique par transposition
Procédé:
On procède à un réarrangement de l'ensemble des caractères (transposition) qui cache le sens initial.
Transposition par blocs
Chaque bloc de n lettres est mélangé d’une certaine manière.
Le message en clair est écrit dans les blocs ligne par ligne
La technique de transposition de base consiste à lire chaque bloc en colonne
90 %
Exemple: blocs de 3*3
LE POINT TANGENT ENTRE ZERO ET LINFINI
On lit ensuite colonne par colonne pour former le message crypté:
LPNEOT I TGTAE NNENEET RRZO NELFTIIN
La clé utilisée: la taille de bloc
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Cryptographie classique par transposition
Cryptographie classique par transposition à base matricielle
Procédé
La méthode est la transposition matricielle
Le message en clair est écrit dans une matrice ligne par ligne
La technique de transposition de base consiste à lire la matrice en colonne
Exemple: Dimensions de la matrice: 5L et 6C
Le message en clair : message secret à transposer
Texte en clair: Message secret à transposer
90 %
On lit ensuite colonne par colonne pour former le message crypté:
MEERSE TAESS NRSEAS AC P GRTO
La clé utilisée: les dimensions de la matrice
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Cryptographie classique par transposition
Cryptographie classique par transposition avec chiffre à transposition simple
Procédé;
On combine la transposition avec une substitution et on réarrange l'ordre des colonnes selon une permutation
qui est ajoutée à la matrice pour former la clé.
On choisit une clé dont la taille égale au nombre de colonnes de la matrice à condition de ne pas avoir des
redondances dans les lettres formant cette clé;
Exemple:
Texte en clair : Message secret à transposer
Clé : espoir
• On écrit les lettres de la clé dans un ordre alphabétique de façon à leur associer des nombres;
e-i-o-p-r-s = 1-2-3-4-5-6
• La traduction de cette clé en numérique nous donne: 1 6 4 3 2 5
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Cryptographie classique par transposition
Cryptographie classique par transposition avec chiffre à transposition simple
Exemple (suite):
90 %
Le texte crypté est:
"MEERSGRTO SEAS SS NRE TAEAC P ’’
La clé utilisée: les dimensions de la matrice et la clé de permutation
=> Pour pouvoir décrypter le message, le récepteur doit avoir et la clé et les dimensions de la matrice,
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Cryptographie
moderne
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Principe général
Bases
La cryptographie moderne repose sur :
• Un algorithme utilisé qui n'est pas secret. Il peut être diffusé librement, cela ne doit avoir aucun impact sur la facilité ou non à déchiffrer le
message.
• Une clé de (dé)chiffrage utilisée qui est secrète. 90 %
Principe de Kerckhoffs
Aucun secret ne doit résider dans l’algorithme mais plutôt dans la clé.
Sans celle-ci, il doit être impossible de retrouver le texte clair à partir du texte chiffré. Par contre, si on connaît la clé K, le déchiffrement est
immédiat.
En effet, ces fonctions reposent sur un problème difficile à résoudre sans connaître la clef de déchiffrement.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 30
Principe général
Notations
Ainsi, les cryptographes inventent des méthodes de chiffrement de plus en plus
complexes, composées d’une fonction de chiffrement et d’une fonction de
déchiffrement.
La fonction de chiffrement permet de chiffrer un message donné m à l’aide d’une clef k,
paramètre de la fonction de chiffrement . La fonction est notée Ek. Le message m chiffré 90 %
par la clef k est notée Ek(m).
La fonction de déchiffrement, notée Dk(c), permet de retrouver le message original m à
partir d’un message chiffré c = Ek(m) connaissant la clef de déchiffrement k
Ces fonctions vérifient l’équation Dk(Ek(m)) = m, ce qui permet de retrouver le message
original avec la fonction de déchiffrement et le message chiffré.
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Usages de la cryptographie moderne
Mécanismes de la cryptographie
Pour assurer la sécurité des
communications, la cryptographie utilise
généralement les mécanismes suivants:
• Le chiffrement qui, dans sa version
classique, assure la confidentialité mais il
s’étend, dans sa variante moderne, à 90 %
d’autres propriétés;
• La signature numérique qui assure
l’authentification, l’intégrité et la non
répudiation;
• Le hachage se base sur des fonctions
non réversibles afin de garantir l’intégrité
et l’authentification.
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Typage
Typage
Crypto-systèmes
• Symétrique
• A clé partagée
• Asymétrique
• A double clés
privée(secrète) et 90 %
publique
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Typage
Comparaison entre le cryptage symétrique et asymétrique
Algorithme Description Inconvénient Avantage Utilisation
Symétrique Utilise une même clé secrète -Partage la clé secrète +Très rapide -Chiffrement de
partagée entre les deux non sécurisée +Pas de stockage sécurisé quantité de
interlocuteurs afin de -Usage très court pour la clé données très
chiffrer/déchiffrer un message -Répudiation possible et grande
donc seulement -Authentification
l’authentification
90 %
Asymétrique Utilise deux clés -Très lent lors du +Partage de la clé publique -Chiffrement de
mathématiquement reliées: déchiffrement dû aux seulement, quantité de
Publique (connue par tout le tailles de clés plus +La clé privée n’est jamais données très
monde) et privée(connue par longues que pour le partagée réduite
le créateur des deux clés) symétrique +Le partage de la clé partagée -Authentification
spécialement pour la clé ou session peut s’effectuer sur forte
privée un canal pas sûr
-Protection et stockage +Selon l’usage, une paire de
de la clé privée clés (publique/privée)peut être
utilisée plus longtemps qu’une
clé symétrique.
+Permet l’authenticité
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 34
Chiffrement symétrique
Workflow
Objectifs:
Confidentialité de l’émetteur
Echange de clés
Echange de message crypté
90 %
Etapes:
1. L’émetteur crée la clé secrète
2. L’émetteur crypte le message
3. L’ émetteur envoie la clé sur un canal sûr
4. L’émetteur envoie le message crypté sur un canal non sûr
5. Le récepteur récupère la clé et décrypte le message
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Chiffrement symétrique
Workflow
Objectifs:
Authentification réciproque avec un protocole défi/réponse à base de chiffrement symétrique
Confidentialité du message
Echange de clés préalable
Echange de chaines aléatoires Ra et Rb
Ek(Ra)
Ek(Rb)
Echange de message crypté
90 %
1000….001… 1100….001…
Chaine aléatoire Ra Chaine aléatoire Rb
Etapes d’authentification réciproque: Etapes de confidentialité du message
1. L’émetteur et récepteur génèrent des chaines aléatoires Ra et Rb 1. L’émetteur crée la clé secrète
2. L’émetteur et récepteur échangent leurs chaines aléatoires 2. L’émetteur crypte le message
3. L’émetteur crée la clé secrète 3. L’ émetteur envoie la clé
4. L’émetteur crypte la chaine Rb et l’envoie au récepteur 4. L’émetteur envoie le message crypté
5. Le récepteur crypte la chaine Ra et l’envoie à l’émetteur 5. Le récepteur récupère la clé et décrypte le message
6. L’émetteur compare Dk(Ek(Ra)) avec Ra
7. Le récepteur compare Dk(Ek(Rb)) avec Rb
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Chiffrement symétrique
Confidentialité et authentification assurées 90 %
Partage de clés non sûr, Pas d’intégrité ni d’authenticité
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Chiffrement symétrique
DL2
Exercice 1:
Proposer deux architectures qui prouvent que le chiffrement symétrique est vulnérable à la répudiation
et à des failles d’intégrité
L’infrastructure ci-dessous est donnée comme étant une template de base pour la modifier
Echange de clés
90 %
Echange de message crypté
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Chiffrement symétrique
Chiffrement de Vernam
Définition
Le chiffrement symétrique parfait (incassable au sens de la théorie de l’information de Claude Shannon) est le chiffrement à masque jetable (One-
Time Pad) aussi appelé chiffrement de Vernam:
Historique 90 %
Réputé d’être tellement sûr qu'il a longtemps protégé le fameux "téléphone rouge", qui reliait la Maison Blanche au Kremlin.
Clé
Un masque jetable est une suite de bits aléatoires aussi longue que le message à chiffrer.
Cette suite est un secret connu uniquement des deux participants et ne peut être utilisée qu’une seule fois (jetable),
Les lettres de cette clé sont choisies de façon totalement aléatoire
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 39
Chiffrement symétrique
Chiffrement de Vernam
Illustration du principe par un exemple
Chiffrement
1. Alice veut transmettre à Bob un message M. A l'aide de la clé secrète K (convenue avec B), elle va crypter M pour arriver à sa version cryptée
C. Ecrivons : C = K XOR M
2. Alice va donc écrire son message sous forme binaire, puis générer une grande quantité de bits réellement aléatoires qui vont constituer la clé.
Elle pourra alors procéder au cryptage :
3. Soient M = 1000011 et K = 1101000, 90 %
4. Le message crypté C est donc : C = K XOR M = 1101000 XOR 1000011 = 0101011
Déchiffrement
1. Alice transmet C à Bob par un canal quelconque, tel que la radio. Bob, pour obtenir le message original, va utiliser l'opération inverse de celle
qui a permis le cryptage. Ici, comme XOR est son propre inverse :
2. M = K XOR C (car X XOR X=0 et X XOR 0=X)
3. M = 1101000 XOR 0101011
4. M = 1000011, ce qui constitue bien le message de départ
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 40
Chiffrement symétrique
Chiffrement de Vernam
Inconvénients
Le masque doit être :
• aussi long que le message à chiffrer;
• utilisé une seule fois. Très délicat de le générer de manière aléatoire pour éviter qu’il soit réutilisé et donc deviné ;
• échange de manière sûre entre les participants. Or, les clés sont de même taille que les messages à échanger;
90 %
Sans connaître le masque, il est prouvé sous ces conditions qu’il est impossible de retrouver le message original. Cependant, bien qu’inviolable en
théorie, ces inconvénients le rendent finalement très complexe
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 41
Chiffrement symétrique
Modes de chiffrement symétrique
Il existe deux modes de chiffrement symétrique
• Par bloc 90 %
• Par flux
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 42
Chiffrement symétrique
Chiffrement par bloc
Définition
Afin de chiffrer un texte plus long que les messages acceptés par un chiffrement symétrique, une méthode naïve consiste à découper en blocs le
message puis à appliquer le chiffrement sur chacun des blocs.
La taille de bloc est comprise entre 32 et 512 bits. Les blocs sont ensuite chiffrés les uns après les autres.
Les modes de chiffrement par bloc
• Le mode ECB 90 %
• Le mode CBC
• Le mode CFB
• Le mode OFB
• Le mode CTR
• Le schéma de Feitsel
• Le mode DES
• Le mode AES
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 43
Chiffrement symétrique
Chiffrement par bloc: DES
Résumé Résumé
Le chiffrement DES est constitué de 16 enchaînements successifs de la fonction
de Feistel, qui effectue successivement des opérations de transposition, de
substitution et de chiffrement de Vernam. Concepteur(s) IBM
Première publication 1975 (1977 pour le
Son emploi n'est plus recommandé aujourd'hui, du fait de sa lenteur à l'exécution standard)
et des avancées matérielles en informatique qui permettent, en un temps Dérivé de 90 %
Lucifer
raisonnable de « casser » un message chiffré avec DES par force brute.
Chiffrement(s) basé(s) sur cet Triple DES, G-DES, DES-
algorithme X, LOKI89, ICE
Quand il est encore utilisé c'est généralement en Triple DES, ce qui ne fait rien
pour améliorer ses performances. DES a notamment été utilisé dans le système Caractéristiques
de mots de passe UNIX. Taille(s) du bloc 64 bits
Longueur(s) de la clé 56 bits
En1998, le NIST lança un appel d’offres pour choisir le nouveau standard de Structure schéma de Feistel
chiffrement symétrique, en l’occurrence « Advanced Encryption Standard »(AES) Nombre de tours 16 tours du DES
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 44
Chiffrement symétrique
Chiffrement par bloc: AES
Résumé Résumé
Son nom original est Rijndaelet.
Ce chiffrement est constitué de substitutions, de décalages, de « ou exclusif » et Concepteur(s) Joan Daemen, Vincent Rijmen
de multiplications par un polynôme fixé, dans un anneau fini; ces opérations sont
Première publication 2000
élémentaires, simples et rapides à calculer.
Dérivé de 90 %
Rijndael, Square
Il permet de chiffrer des blocs de 128 bits en utilisant trois tailles de clefs Ceci
Chiffrement(s) basé(s) sur cet Aucun
laisse une plus grande flexibilité à l’utilisateur d’AES en fonction du niveau de algorithme
sécurité et de la vitesse de calcul souhaitées
Caractéristiques
Taille(s) du bloc 128 bits
Longueur(s) de la clé 128, 192, 256 bits
Structure Réseau de
substitution/permutation
Nombre de tours 10,12 ou 14 selon la taille de
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza
la clé P A G E 45
Chiffrement symétrique
Chiffrement par flot
Définition
Un chiffrement par flot arrive à traiter les données de longueur quelconque et n'a pas besoin de les découper.
Un chiffrement par flot se présente souvent sous la forme d'un générateur de nombres pseudo-aléatoires avec lequel on opère un XOR entre un bit
à la sortie du générateur et un bit provenant des données.
Propriétés
• Il emploie des clés courtes et réutilisables. 90 %
• Comme même, c’est un chiffrement par blocs, où le bloc a une dimension unitaire (1 bit, 1 octet, etc.) ou relativement petite.
• Les données sont traitées bit par bit ou octet par octet.
• Il applique de simples transformations selon un keystream (chiffrant) utilisé.
• Le keystream est une séquence de bits utilisée en tant que clé qui est générée aléatoirement par un algorithme.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 46
Chiffrement symétrique
Chiffrement par flot
Liste non exhaustive
• A5/1, algorithme publié en 1994, utilisé dans les téléphones mobiles de type GSM pour chiffrer la communication par radio entre le mobile et
l'antenne-relais la plus proche ;
• RC4 (Rivest Cipher 4) est un algorithme de chiffrement à flot conçu en 1987 par Ronald Rivest, l'un des inventeurs du RSA, pour les
Laboratoires RSA. Il est supporté par différentes normes, par exemple dans SSL ou encore WEP.
• RC5 et RC6 qui dérivent du RC4: 90 %
• Le LFSR est un registre à décalage à rétroaction linéaire. C’est un mécanisme très souvent utilisé dans les chiffrements symétriques de flux. Il
génère des séquences de bits pseudo-aléatoires. La série de bits est initialisée par un vecteur d'initialisation. Le comportement du vecteur
"registre" est défini par rapport à un compteur. L’étendue des applications est très large : chiffrement des communications, contrôle d'erreurs
sur la transmission de données, auto-test des composants électroniques…
• E0 utilisé par le protocole Bluetooth.
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Chiffrement asymétrique
Généralités
Principe
La cryptographie asymétrique désigne un ensemble de mécanismes reposant sur des fonctions mathématiques à sens unique avec trappe,
Une fonction à sens unique est une fonction dont la réciproque est, en pratique, impossible à calculer car trop coûteuse en temps ou en
ressources. Par exemple, le produit de deux grands nombres premiers appelé problème de la factorisation, n’offre pas la possibilité de deviner les
deux entiers à moins de connaitre une trappe , en l’occurrence, l’un des nombres. 90 %
Clés à grande taille (ex: RSA: 1024-2048-…)
Généralement 10 fois jusqu’à 100 fois plus lent que le cryptage symétrique.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 48
Chiffrement asymétrique
Généralités
Propriétés
Il existe plusieurs propriétés de sécurité pour les chiffrements à clef publique:
• One-Way(OW): à partir du message chiffré, un attaquant ne doit bien évidemment pas pouvoir obtenir le message en clair.
• L’indistinguabilité : étant donné deux messages M0 et M1. A partir du chiffré d’un des deux messages, un attaquant ne doit pas être capable de
dire avec certitude quel message a été chiffré.
• 90 d’un
Non-malléabilité : à partir du chiffré valide d’un message M, l’attaquant ne doit pas pouvoir construire un chiffré valide % message dont il
connaît une relation avec M.
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Chiffrement asymétrique
Généralités
Vulgarisation
90 %
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Chiffrement asymétrique
Généralités
Exemples: .
Méthode Asymétrique Année d’apparition Problème mathématique
90 %
avec trappe
Diffie-Hellman 1976 Groupe multiplicatif des
entiers modulo p
RSA(Rivest-Shamir- 1978 Factorisation d’un entier en
Adleman) produit de deux grands
nombres premiers
Rabin 1979 Racines carrés
Elgamal 1985 Logarithme discret
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Chiffrement asymétrique
Workflows
Objectifs:
Confidentialité: Cryptage par clé publique et décryptage par clé privée
Partage clé publique
Echange de message crypté par la clé publique
Privée 1 Publique 1 Privée 2 Publique 2 90 %
Etapes:
1. Le récepteur crée les clés privées et publiques
2. Le récepteur partage sa clé publique avec tout le monde
3. L’ émetteur envoie le message crypté par la clé publique du récepteur
4. Le récepteur récupère le message et le décrypte par sa clé privée
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Chiffrement asymétrique
Workflows
Objectifs:
Authentificité: Cryptage par clé privée et décryptage par clé publique
Partage clé publique
Echange de message crypté par la clé privée
Privée 1 Publique 1 Privée 2 Publique 2 90 %
Etapes:
1. L’émetteur crée les clés privées et publiques
2. L’émetteur partage sa clé publique avec tout le monde
3. L’ émetteur envoie le message crypté par sa clé privée
4. Le récepteur récupère le message et le décrypte par la clé publique de l’émetteur
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Chiffrement asymétrique
Workflows
Objectifs:
Confidentialité et Authenticité: Cryptage clé publique, clé privée et décryptage clé privée, clé publique
Partage clé publique
Echange de message ou chaine aléatoire cryptée doublement
par la clé publique du récepteur et lac lé privée de l’émetteur
Privée 1 Publique 1 Privée 2 Publique 2 90 %
Etapes:
1. L’émetteur et le récepteur créent leurs clés privées et publiques
2. L’émetteur et le récepteur partagent leurs clés publiques avec tout le monde
3. L’ émetteur envoie le message crypté initialement par par la clé publique du récepteur puis par sa clé privée
4. Le récepteur récupère le message et le décrypte premièrement la clé publique de l’émetteur puis par sa clé privée
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Chiffrement asymétrique
Diffie-Hellman
Rôle
Protocole d’échange de clés secrètes
Procédé
L’exponentiation modulaire est au cœur du protocole de Diffie-Hellman et permet le partage de clefs.
90 %
Etapes
1. Supposons qu’Alice et Bob souhaitent partager une clé secrète K. Ils conviennent d’abord d’un groupe fini cyclique, par exemple le groupe
multiplicatif des entiers modulo un entier premier p, et d’un générateur g de ce groupe, ici g ∈ Z/pZ
2. Alice choisit un nombre a ∈ Z/pZ secret et calcule une valeur publique A := ga mod p. Elle envoie A à Bob.
3. Symétriquement, Bob choisit un nombre b ∈ Z/pZ secret et calcule une valeur publique B := gbmod p. Il envoie B à Alice.
4. Alice calcule alors Ba mod p.(b) Symétriquement, Bob calcule de son côté Ab mod p.
5. À la fin, Alice et Bob partagent la même clef secrète K = gab mod p et ceci sans l’avoir jamais communiquée directement
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Chiffrement asymétrique
Diffie-Hellman
Réflexions
• Diffie-Hellman se base sur la création deux clés asymétriques qui aboutissent en fin de compte à une seuel clé symétrique
• Diffie-Hellman permet de créer un secret commun (et donc de chiffrer des communications) mais contrairement à RSA, il ne permet pas de
signer des documents.
• C'est pour cette raison que Diffie-Hellman est souvent associé à DSS (Digital Signature Standard, un autre algorithme). DSS permet de
signer les documents. 90 %
• On voit donc souvent le sigle DH associé à DSS: DH/DSS.
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Chiffrement asymétrique
Diffie-Hellman
Risque: attaque MTM
Comme pour tout partage, ce protocole est vulnérable à « l'attaque de l'homme du milieu »,
Cette attaque repose sur l'interception de ga et gb, ce qui est facile puisqu'ils sont échangés en clair ; l'élément g étant supposé connu par tous les
attaquants. Pour retrouver les nombres a et b et ainsi casser complètement l'échange
90 %
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Chiffrement asymétrique
Confidentialité et authenticité assurées 90 %
Confidentialité lente, Pas d’intégrité
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Chiffrement hybride
Problématique
A cause des lacunes recensées, associés à:
• la cryptographie asymétrique qui brille par sa lenteur.
• et du fait que dans la cryptographie symétrique, les clés de manière sécurisée (sur un canal authentifié).
Solution 90 %
La cryptographie hybride combine les deux systèmes afin de bénéficier des avantages (rapidité de la cryptographie symétrique pour le contenu
du message) et utilisation de la cryptographie "lente" uniquement pour le partage de la clé secrète.
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Chiffrement hybride
Objectifs:
Confidentialité du message assuré par chiffrement symétrique
Confidentialité de la clé secrète assuré par chiffrement asymétrique
Echange de clé secrète
Partage clé publique
Echange de message crypté
Privée 1 Publique 1 Privée 2 Publique 2 90 %
Etapes:
1. L’émetteur crée la clé secrète
2. Le récepteur partage sa clé publique
3. L’émetteur crypte le message par la clé secrète et l’envoie
4. L’ émetteur envoie la clé secrète cryptée par la clé publique du récepteur
5. Le récepteur récupère la clé secrète en la décryptant par sa clé privée
6. Le récepteur décrypte le message par la clé secrète
NB: On peut rajouter un tiers de confiance afin de valider la non-répudiation de la clé publique
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Chiffrement hybride
DL3
Exercice 1:
Proposer deux architectures qui étendent l’exploitation de la structure actuelle en matière d’authenticité
et d’authentification côté émetteur
L’infrastructure ci-dessous est donnée comme étant une template de base pour la modifier
Echange de clé secrète
90 %
Partage clé publique
Echange de message crypté
Privée 1 Publique 1 Publique 2
Privée 2 90 %
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Chiffrement hybride
Confidentialité et authenticité assurées 90 %
Pas d’intégrité
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 62
Hachage
Définition
2ème mécanisme de la cryptographie moderne
C’est un procédé qui consiste à encoder les données traitées par une fonction à sens unique. Souvent de taille inférieure et fixe (en général 128
ou 256 bits) cette chaîne est appelée empreinte. Son antécédent est intitulé préimage
H(M)=h
90 %
Propriétés de la fonction de hachage
• One way: qui ne possède pas d’inverse
• L’entrée est de dimension quelconque mais la sortie en est fixe et compressée.
• Injective et sans collision: Difficile de produire deux chaînes ayant la même empreinte.
• Très rapide à calculer
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Hachage
Objectif
Intégrité: Protéger l’identité ou les données de l’utilisateur contre l’altération délibérée ou accidentelle. .
• Vérification des données téléchargées, échangées ou stockées.
• Comparaison des mots de passes, fichiers..
Authentification: vérifier l’origine d’une information ou d’un document sans dépenser beaucoup de ressources à travers la cryptographie
Dilemme du haché
90 %
Le haché doit être le plus court possible et sans collisions
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 64
Hachage
Algorithmes
Méthodes
• MD5 :Cette fonction renvoie une empreinte de 128 bits, des collisions sont trouvées même avec sa dernière version
• SHA1: Remplaçante de MD5 car elle produisait des empreintes 160 bits. Depuis 2005, date à laquelle des attaques ont prouvé des possibilités
de générer des collisions. il n’est plus conseillé d’utiliser la fonction SHA1.
• SHA2: SHA256 et SHA512 sont 2 des grands standards utilisés pour produire des empreintes de respectivement 256 et 512 bits.
• SHA3: Aussi appelé Keccak 512, ce nouvel algorithme est venu au jour en 2015, suite à un concours lancé par le NIST afin d’assurer plus de
90 %
rapidité.
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Hachage
Problème de collision
Définition
Une collision se produit si des données distinctes produisent le même hach. Il est fortement conseillé d’utiliser des algorithmes de hachage avec
un faible ou nul taux de collision.
Exemple
En 2005, une équipe composée de chercheurs issus du Centrum Wiskunde et Informatica (CWI, Pays- Bas) et de Google a annoncé avoir mis au
point une méthode pour briser l'algorithme SHA-1 qui a longtemps été utilisé pour vérifier l'authenticité des documents numériques. Dans le cadre
de la rédaction détaillée de leur réalisation, les chercheurs ont également publié deux fichiers PDF comme preuve de la collision réalisée, les
90 %
deux fichiers ayant des hachages SHA-1 identiques, mais affichant des contenus différents.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 66
Hachage
Problème de collision
Pourquoi y’a-t il de collisions
Il faudrait dans l'idéal que deux textes différents ne puissent pas avoir le même résumé.
C'est bien sûr impossible, car l'espace des textes est beaucoup plus gros que l'espace des résumés.
Atténuation du problème de collisions
On souhaite donc plutôt que la probabilité que deux textes aient le même résumé soit très faible.
On rentre ici tout à fait dans le problème du paradoxe des anniversaires.
90 %
Atténuation du problème de brute force
Plus précisément, si on veut que la fonction de hachage résiste à une attaque brute force, il faut qu'un attaquant ne puisse pas produire un texte
ayant le même résumé que le texte initial.
Pour cela, il faut donc que l'attaquant doive produire un très grand nombre de tests avant d'en trouver un qui a le même résumé que le texte
initial.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 67
Hachage
Algorithmes
Paradoxe des anniversaires
Enoncé
Le paradoxe des anniversaires affirme que, dans une population de N personnes, la probabilité qu’au moins deux d’entre elles aient leur
anniversaire le même jour est approximativement égale à 0.51.
On parle de paradoxe car la probabilité est considérée intuitivement comme particulièrement élevée
Pourquoi le mot paradoxe?
90 %
Le calcul numérique est en contradiction avec l’énoncé précédent
Soit un groupe de k personnes, la probabilité que ces personnes aient toutes un jour d'anniversaire différent.
Quand on a 2 personnes, la première peut avoir son anniversaire n'importe quand, la seconde n'importe quel autre jour. On a donc :
Quand on a 3 personnes, la troisième doit avoir son anniversaire un jour différent des 2 autres :
On peut réitérer le raisonnement. Pour un groupe de k personnes, on obtient :
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 68
Hachage
Algorithmes
Paradoxe des anniversaires
Pourquoi le mot paradoxe?
Une petite application numérique donne
Nombre de personnes Probabilité calculé de date de
naissance différente
1 1
2 0,99 90 %
5 0,97
10 0,88
20 0,58
30 0,29
50 0,03
Contrairement à ce que l‘énoncé intuitif laisse présumer(0,49). A partir de 50 personnes, il n'y a que 3% de chances que tous les anniversaires
diffèrent!
En réalité pratique, on espère tomber au pire sur le calcul intuitif
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 69
Hachage
Algorithmes
Paradoxe des anniversaires
Application au hachage
Une fonction de hachage sera considérée
comme cassée lorsqu’il existera un algorithme
permettant de trouver des collisions pour cette
fonction avec une borne de complexité plus
petite que O(2n/2) calculs d’empreintes
90 %
successifs où n est la taille de l’empreinte.
Hormis ce problème d’algorithme cassé, une
fonction de hachage sera considérée comme
sûre si même avec la performance des
machines actuelles; le nombre de tests pour une
taille (n/2) à effectuer sera très coûteux pour un
attaquant:
• RIPEMD offre 80 bits de sécurité
• SHA256 offre 128 bits de protection
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 70
Hachage
MIC: Message Integrity Code
Echange de données
Pour assurer l’intégrité du message et la confidentialité du hach dans un canal non sûr, il y a deux
méthodes principales :
1. Utiliser un canal sécurisé pour transmettre l’empreinte de façon sûre, Un message étant transmis
sur le canal non sûr. Il est alors possible de vérifier la correspondance entre l’empreinte du
message reçu et celle réceptionnée sur le canal fiable.
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 71
Hachage
MIC: Message Integrity Code
Echange de données
Pour assurer l’intégrité du message et la confidentialité du hach dans un canal non sûr, il y a deux méthodes
principales :
2. Utiliser une fonction de chiffrement E (et la fonction de déchiffrement D associée) pour chiffrer à la fois le
message et l’empreinte avant de l’envoyer sur le canal non sûr.
90 %
Qu’est ce que cette architecture offre de plus que la précédente? Confidentialité du message
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 72
Hachage
MIC: Message Integrity Code
Intégrité assurée 90 %
Pas d’authentification
(Pas de jeton secret communiqué par l’émetteur)
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 73
Hachage
MAC: Message Authentication Code
Finalité
Le Hachage à clé permet d’assurer en plus de l’intégrité l’authentification de l’émetteur
Principe
Les fonctions de hachage sont utilisées pour faire à la fois de l’authentification et du contrôle d’intégrité
de message, elles sont alors appelées « Message Authentication Code »(MAC).
Les MAC constituent une des primitives fondamentales en cryptographie à clef symétrique. Ces
90 %
primitives sont des fonctions de hachage à clef garantissant l’intégrité et l’authentification du message
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 74
Hachage
MAC: Message Authentication Code
Echange de données avec canal sûr
Pour assurer l’intégrité du message et sa confidentialité dans un canal non sûr ainsi que l’authentification de l’émetteur, il y a deux méthodes:
1. Etapes de la première variante
A. Hacher le message ainsi que la clé
B. Utiliser un canal sécurisé pour transmettre l’empreinte et la clé symétrique de façon sûre, Un message étant transmis sur le canal
non sûr. Il est alors possible de vérifier la correspondance entre l’empreinte du message reçu associé à la clé transmise sur le canal
sûr et et celle réceptionnée sur le canal fiable.
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 75
Hachage
MAC: Message Authentication Code
Echange de données avec canal sûr
Pour assurer l’intégrité du message et sa confidentialité dans un canal non sûr ainsi que l’authentification de l’émetteur, il y a deux méthodes:
2. Etapes de la deuxième variante
A. Crypter le message avec une clé secrète partagée
B. Hacher le cryptogramme
C. Utiliser un canal sécurisé pour transmettre l’empreinte et la clé symétrique de façon sûre, Un message étant transmis sur le canal
non sûr. Il est alors possible de vérifier la correspondance entre l’empreinte du message reçu crypté par la clé transmis sur le canal
90 %
sûr et et celle réceptionnée sur le canal fiable.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 76
Hachage
MAC: Message Authentication Code
Algorithme de hachage à clé
Il existe plusieurs algorithmes à base du MAC dont:
• CBC-MAC,
• DMAC;
• PMAC:
• HMAC (se base sur SHA1 ou SHA2).
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 77
Hachage
DL4
Exercice 1:
Pour une infrastructure à base de canal non sûr en intégrale
Redessinez l’architecture suivante en lui appliquant un échange MAC avec les deux types.
Résultat:
• Architecture à canal non sûr avec clé secrète associée au message.
• Architecture à canal non sûr avec clé secrète cryptant le message.
Spécifiez les outils utilisés dans la confection de l’architecture
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 78
Hachage
Echange de données
Comparaison de mots de passe: Quel type d’échange/Hachage? Canal sécurisé?
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 79
Hachage
MAC: Message Authentication Code
Intégrité et authentification assurées 90 %
Pas de non répudiation ni d’authenticité
(On ne peut pas assurer avec certitude que l’émtteur a effectué une telle action, le destinataire peut réutiiser cette même clé
à son profit)
«Nécessité de posséder un jeton d’authentification unique »
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 80
Signature
Définitions
Types
Manuelle: Une donnée sous forme électronique qui est jointe ou liée logiquement à une unité de données et qui sert de méthode d’authentification.
Elle peut être utilisée pour identifier le(s) signataire(s) d’un acte juridique accompli par voie électronique.
Electronique: Données numériques ajoutées à l’unité de données sujet de transformation cryptographique ou de cette unité..
Objectif
La signature électronique vise à remplacer la signature manuelle afin de prouver l’identité ou l’authenticité (authentification unique) du
90 %
signataire ou au moins témoigner de son accord
Propriétés
Authentique : elle convainc le destinataire que le signataire a signé un document ;
Infalsifiable: il n’est pas possible de signer sans connaître la clef ;
Non réutilisable : elle est attachée à un document donné et ne pourra pas être utilisée sur un document différent;
Inaltérable : toute modification du document doit être détectable ;
Non reniable : le signataire ne peut répudier le document signé
=> Intégrité, authentification et non-répudiation (temporelle également)
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 81
Signature
Processus général
Objectifs:
• Partager un document tout en garantissant son intégrité:
• Authentification de l’émetteur de manière unique
Document Document signé
non signé 90 %
Création de la signature Vérification de la signature
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 82
Signature
Classes
Il existe trois classes de signature
• Signatures symétriques utilisent un cryptosystème à clef secrète. Dans ce cas, il convient de disposer soit d’un arbitre, soit d’une clef secrète
qui sera utilisée par exemple dans un MAC en mode CBC ou CFB, ce type inclut le hachage à clé symétrique
• Signatures asymétriques utilisent un cryptosystème à clef publique et une fonction de hachage publique comme SHA-256, Whirlpool ou Keccak
• Signatures Hybride: utilisent un cryptosystème combiné symétrique/asymétrique avec par exemple un cryptosystème DES-RSA
90 %
Classe la plus répandue
Les signatures asymétriques sont les plus communes et sont les seules à garantir l’intégrité et l’authenticité avec le moindre coût (taille de
signature réduite par rapport à l’hybride)
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 83
Signature
Signature asymétrique
Création de la signature
Signature asymétrique=Hach crypté par une clé privée
Représentation mathématique
Soit:
M: message à signer, H: fonction de hachage.
Kpr, Kpu: paire de clés privée / publique de l’émetteur.
E / D: fonction de cryptage / Décryptage en utilisant Kpu / Kpr.
90 %
La signature s(M)=EKpr(H(M))
Le document signé est la paire (M, s(M))
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 84
Signature
Signature asymétrique
Objectifs
Authenticité du hash est vérifiée par le cryptage clé privée/clé publique
Intégrité et compression de la donnée est vérifiée par le hachage
Pourquoi ne pas signer le document en complet?
Le hachage est le plus petit message assurant l’intégrité
Par conséquent, le cryptage clé privé lui étant appliqué va générer la plus petite signature assurant l’intégrité et l’authenticité
90 %
Propriété de sécurité Mécanisme de cryptographie
Intégrité Hachage
Authentification Cryptage asymétrique en chiffrant par la clé
privée et en déchiffrant par la clé publique
Non répudiation
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 85
Signature
Signature asymétrique
Vérification de la signature
1. Décryptage de la signature par la clé publique de l ’émetteur pour obtenir H(M)
2. Hachage du message M’ reçu
3. Comparaison de H(M) et H(M’)
4. Résultat:
90 %
Représentation mathématique
En recevant (M’, EKpr(H(M))), le récepteur vérifie si: H(M’)=DKpu(EKpr(H(M))).
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 86
Signature
Signature asymétrique
Processus d’une signature asymétrique
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 87
Signature
Signature asymétrique
Intégrité, authentification et non répudiation assurées90 %
Comment garantir la confidentialité?
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 88
Signature
Signature asymétrique
Solution
Cryptage de la signature et le message soit par crypto-système symétrique ou asymétrique
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 89
Signature
Détail du processus
Algorithmes du processus de signature
De manière plus formelle, une signature
électronique est composée de trois
algorithmes :
• un algorithme de génération aléatoire
de paire de clefs publique/privée ;
• un algorithme de signature fabriquant
90 %
une signature électronique à partir d’un
message et de la clef privée de
signature;
• un algorithme de vérification qui
accepte ou rejette une signature;
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 90
Signature
Détail du processus
Schémas de signature
Il existe deux schémas de signature qui étendent les fonctionnalités du hachage et les combine avec celles d’un algorithme asymétrique afin
d’assurer les propriétés d’une signature:
• PSS: schéma de signature probabiliste(« Probabilistic Signature Scheme »),
• DSS: le standard de signature électronique(« Digital Signature Standard »),
Ces schémas combinent algorithme de signature et de vérification
90 %
Exemples: d’algorithmes de signature
RSA-PSS
DSS-ECDSA
DSA se basant sur DSS
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 91
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Contenu facultatif
Une fois l’association du hache et cryptage asymétrique effectuée
Les éléments complémentaires à ajouter dans une signature électronique sont
au nombre de trois :
• Le certificat du signataire et la chaîne de certification correspondante ;
• Une preuve de non-révocation du certificat du signataire.
• Un jeton d’horodatage simple ou certifié (associé aussi avec un certificat
90 %
d’horodatage) permettant de connaître avec certitude le moment de
réalisation de la signature, et ainsi de vérifier sa validité;
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 92
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Horodatage simple
Principe
Lorsque l’on enregistre la date et l’heure d'un événement, on parle d’horodatage simple. Un appareil photo numérique enregistre la date et l'heure
de prise d'un cliché ; un ordinateur enregistre la date et l'heure associées à un document enregistré et modifié. Même chose pour une signature
manuelle datée..
Jeton d’horodatage simple=heure + date
90 %
Buts
• Non répudiation temporelle renforcée
• Archivage et notarisation
Source de temps
Ordinateurs, serveurs de synchronisation qui font appel au protocole NTP (Network Time Protocol)
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 93
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Horodatage simple
Problématique:
L’horodatage simple et non certifié quelque soit sa nature (numérique ou physique) pose un problème de non répudiation temporelle dù à un
problème de fiabilité dont la réalisation dépend de plusieurs facteurs:
• La date et l’heure apposées proviennent numériquement de son propre système et le résultat peut être faussé par l’absence de standard ou
mal intention
• La politique de synchronisation du serveur par rapport à des sources de temps et l’effectivité de sa mise en œuvre ;
90 %
• La synchronisation de l’événement et de la réalisation de sa trace
• La conservation de la trace réalisée dans de bonnes conditions de nature à en garantir l’intégrité
• Le lien entre l’horodatage simple et l’événement ou le document auquel il se rapporte est établi uniquement par l’enregistrement effectué dans
la base de données et offre le niveau de confiance permis par cette base de données.
Cas concret
Le format CAdES de signature électronique inclut par défaut la date et l’heure du poste du signataire dans les données de signature. Toutefois, si
le signataire est un usurpateur qui a volé la clé privée d’un tiers et veut réaliser de vraies fausses signatures à sa place, il n’aura qu’à reculer la
date de son ordinateur pour faire croire que la signature a eu lieu avant le vol.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 94
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Horodatage simple
Solution
Dans la réalité, on fait recours à une autorité d’horodatage telles que la commune
pour certifier les documents et les signatures et témoigner surtout de l’exactitude
de l’horodatage apposé.
Ce type d’entité a été simulé dans le monde virtuel et les TSA ont vu le jour
90 %
Autorité d’horodatage ou TSA
Une Autorité d’Horodatage ou Time Stamp Authority (TSA) peut être définie
comme une tierce partie de confiance dont le rôle est de certifier des heures et
des dates.
Une TSA est généralement associée à une PKI et permet de renforcer les
services de sécurité offerts par la PKI (surtout la non-répudiation temporelle).
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 95
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Horodatage certifié
Finalité
Un processus qui certifie que certaines données électroniques étaient présentes à un moment donné sous la forme où elles ont été présentées à
l'horodateur.
Objectifs
La numérisation de factures certifiées, la conservation de tous les types de documents numériquement signés et ceci car l’horodatage offre:
90 %
• Non répudiation temporelle
• Intégrité temporelle : Preuve de non altération depuis la dernière date de modification
• Prolonger la durée de vie d'une preuve signée au delà de la durée de vie de la signature (ou du certificat correspondant) en apportant la
preuve d'antériorité ;
• Éviter le renvoi à une date ultérieure d’un message par une entité attaquante (protection anti-rejeu ou replay).
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 96
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Horodatage certifié
Jeton d’horodatage certifié
La RFC 3161 définit le format des TimeStamps et le protocole TSP (Time Stamp Protocol).
En plus de l’heure et la date fournies par une source de temps, on peut relever d’autres informations:
• Valeur légale du TimeStamp émis par une TSA
• Durée de validité du TimeStamp (5 ans, 30 ans, …)
90 %
• Clauses de validité du TimeStamp (dans le cas où la TSA a arrêté ses activités, niveau de confiance de la TSA)
Format du jeton d’horodatage RFC 3161=Jeton d’horodatage simple(heure + date) +valeur légale + durée de validité + clauses de
validité
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 97
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Horodatage certifié
Processus d’acquisition d’un jeton d'horodatage certifié
1. L'application cliente doit envoyer le hachage du document pour
effectuer une demande d'horodatage conformément au protocole
RFC3161. Désormais, tout changement apporté au fichier d’origine exige
que les changements soient communiqués au serveur du TSA.
90 %
2. L'horodatage certifié est appliqué lorsque le hachage du document est
reçu. À cette fin, le service dispose d'une source horaire synchronisée
UTC en additionnant également les données du format RFC 3161
3. La signature du TSA avec sa clé privée est ajoutée à la combinaison du
jeton d’horodatage format RFC 3161 et hach.
Il est à noter que le demandeur d’un jeton
d’horodatage n’a pas à révéler au
4. Le jeton d'horodatage certifié et le certificat d’horodatage sont
PSHE(TSA) le contenu du document
renvoyés à l’application cliente et stockés dans la signature du fichier
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza Jeton d’horodatage certifié =signature(format RFC 3161 et hach) P A G E 98
Signature
DL5
Exercice 1:
Associez dans la même architecture la signature asymétrique et l’horodatage certifié par TSA
Redessinez l’architecture suivante en lui appliquant les étapes décrites dans le processus de création
du jeton d’horodatage certifié.
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 99
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Empaquetage
Concernant la position de la signature dans le document, on distingue
généralement trois cas :
1. Signature enveloppée (enveloped signature) : La signature est un « child »,
elle s'applique aux données qui l'entourent dans le reste du document
• Signature et signé: unis
• Association: forte
90 %
• Intégrité: risque présent
• Lecture du signé: indirecte suite à une extraction
• Transmission: Signature et signé associés dans le document
d’origine
• Multiple: Oui
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Empaquetage
Concernant la position de la signature dans le document, on distingue généralement
trois cas :
2. Signature enveloppante (enveloping signature) : La signature est un « parent »,
lorsque les données signées forment un sous-élément de la signature elle-même
• Signature et signé: unis
• Association: forte
90 %
• Intégrité: risque présent
• Lecture du signé: indirecte suite à une extraction
• Transmission: Signature et signé associés dans le document d’origine
• Multiple: Non
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Empaquetage
Concernant la position de la signature dans le document, on distingue
généralement trois cas :
3. Signature détachée (detached signature) : la signature est externe à
l'élément signé
• Signature et signé: Séparés
• Association: faible
90 %
• Intégrité: pas de risques
• Lecture du signé: directe
• Transmission: Signature et signé séparés ce qui génère le problème
d’association .
• Multiple: Oui
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Empaquetage: Problème d’association
Lorsqu'une signature détachée est créée, elle doit être associée aux
données qu'elle sert à sécuriser.
Ceci est accompli en créant un conteneur de fichiers qui combinera la
signature et le signé dans un même groupe de documents
Ce conteneur permet une distribution plus organisée et donc garantit une
90 %
signature correcte grâce à un processus de validation qui combine en plus de
la signature et le signé:
• les métadonnées du conteneur;
• jetons d'horodatage ou des enregistrements de preuves du conteneur,.
L'implémentation d'ASiC fournit une norme pour ce procédé de
conteneurisation
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Empaquetage: Conteneur ASIC
Définition
ASiC est un conteneur de données qui contient un groupe de fichiers et leurs signatures numériques/et/ou assertions de temps
associées au format ZIP.
Structure
• Un dossier racine qui contient tout le contenu du conteneur. Particulièrement et directement , on retrouve les données signés
90 %
• Un dossier « META-INF » dans le dossier racine qui contient des fichiers contenant des métadonnées sur le contenu, qui incluent
les fichiers de signature (CAdES et XAdES)/et/ou d'assertion de temps associés(jetons d’horodatage) à la conteneurisation
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Empaquetage: Conteneur ASIC
Variantes
ASiC Simple (ASiC-S)
Ce conteneur associe :
• un seul fichier à signer
• un/plusieurs fichiers de signature
• un/plusieurs fichiersd'assertion de temps par rapport à la conteneurisation.
90 %
• Un fichier nommé « mimetype », qui spécifie le type de média peut également être inclus dans ce conteneur.
Ce type de conteneur permet d'ajouter:
• des signatures supplémentaires à une date ultérieure pour signer le même fichier stocké
• des fichiers ASiC ArchiveManifest qui protégeront les jetons d'horodatage à long terme.
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Empaquetage: Conteneur ASIC
Variantes
ASiC Extended (ASiC-E)
Ce conteneur est capable de contenir:
• un ou plusieurs fichiers d'assertion de signature et/ou de temps qui s'appliquent à leur propre ensemble de fichiers à signer.
• des métadonnées associées aux fichiers à signer qui eux-mêmes peuvent être protégées par leurs signatures.
90 %
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Formats de signature
Les formats de signatures électroniques avancées techniquement AdES (Advanced Electronic Signature) sont de nombre de quatre:
1. XML-DSig: Aussi intitulé XML-Sig, elle n’est plus utilisée et remplacée par XAdES .
• Type de donnés: XML
• Empaquetage: détaché (séparé) globalement, enveloppé si le fichier source est de type XML ou enveloppante(le contenu
XML à signer doit être placé dans la balise SignatureValue
• Fichier: .xml .
90 %
• Multiple: Signature multiple possible
• Graphique: Non mais lisible par l’homme
• Types de fichiers à signer:
• Tout type de fichier pour une association détachée
• Juste des fichiers XML si on a une association enveloppée/enveloppante
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 107
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Formats de signature
Les formats de signatures électroniques avancées techniquement AdES (Advanced Electronic Signature) sont de nombre de quatre::
2. XAdES: XML Advanced Electronic Signature. C’est une extension du format, XMLDSig en véeillant à garantir la non répudiation
de manière plus stricte .
• Type de donnés: XML
• Empaquetage: détaché (séparé) globalement, enveloppé ou enveloppant si le fichier source est de type XML
• Fichier: .xml .
90 %
• Multiple: Signature multiple possible mais trop lourde pour le même document
• Graphique: Non mais lisible par l’homme
• Types de fichiers à signer:
• Tout type de fichier pour une association détachée
• Juste des fichiers XML si on a une association enveloppée/enveloppante
• Exemples: fichiers transmis sur internet notamment les formulaires sur internet
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 108
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Formats de signature
Les formats de signatures électroniques avancées techniquement AdES (Advanced Electronic Signature) sont de nombre de quatre :
3. CAdES: CMS Advanced Electronic
• Type de donnés: binaire PKCS/CMS (Cryptographic Message Syntax)
• Empaquetage : détaché (séparé) ou opaque enveloppé
• Fichier: .p7s .
• Multiple: Signature multiple pour le même document
90 %
• Graphique: Non
• Types de fichiers à signer: tout type de fichier
• Exemples: Données stockées sous le format Binary tels les : vidéos, image, son, plain data…
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 109
Signature
Fabrication et intégration de la signature
Formats de signature
Les formats de signatures électroniques avancées techniquement AdES (Advanced
Electronic Signature) sont de nombre de quatre:
4. PAdES: PDF Advanced Electronic Signature. C’est le format des signatures
électroniques incluses dans les documents PDF. Le format PAdES s’appuie sur le
format CAdES.
• Type de donnés: pdf;
90 %
• Empaquetage : opaque enveloppé (signature toujours comprise dans le
document)
• Fichier: .pdf .
• Multiple: Signature multiple pour le même document sous la forme de
sursignatures: chaque signataire signe non seulement le document, mais
aussi les signatures déjà apposées par les signataires précédents.
• Graphique: Oui
• Types de fichiers à signer: ,pdf
• Exemples: Fiche d’adhésion, PVs, contrats..
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Formats de signature
Résumé:
90 %
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Formats de signature
Variantes
• AdES-BES: (basic electronic signature) . Elle dénote des balises pour l’authentification et l’intégrité mais ne fournit pas de
moyens pour prouver la non répudiation (balises: SignedInfo, SignatureValue, KeyInfo et SignedProperties)
• AdES-PES: . Elle se base sur l’ AdES-BES mais les choix à faire sont régies par une politique de signature
• AdES-T : rajoute l’horodatage (Timestamp) pour assurer la non répudiation.
• AdES-C: (Complete validation data).Afin d’assurer la validation de la signature, elle s'appuie sur le AdES-T en rajoutant des
90 %
références au chemin de certification et à l'état de révocation. Ces informations sont utiles dans le cas où les informations sont
archivées chez une source externe, comme un fournisseur de services de confiance.
• AdES-X: (eXtended validation data). Elle s'appuie sur AdES-C en rajoutant l’horodatage pour les données de certifications.
• AdES-X-L: (eXtended validation data incorporated for the Long term), Elle se base sur AdES-X en y ajoutant les données de
validation (c'est-à-dire les certificats et valeurs de révocation) pour les informations stockées en interne à long terme
• AdES-A: (Archiving validation data) , Elle se base sur AdES-X-L en additionnant l’horodatage à ces informations archivées en
interne pour assurer une non répudiation malgré l'affaiblissement de la signature pendant une longue période de stockage.
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Formats de signature
Variantes
90 %
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Signature
Fabrication et intégration de la signature
Formats de signature
Variantes
PAdES-LTV
Elle se base sur le niveau précédent PAdES-BES or PES avec horodatage EPES et s’intéresse au maintien d’une signature stockée
à long terme (certificats, statut de révocation et horodatage de ces mêmes données)
90 %
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Signature
Cadre juridique
Schémas de signature
La loi n°43.20 relative aux services de confiance pour les transactions électroniques a été publiée dans le bulletin officiel numéro 695 du 11 janvier
2021. Elle avait été adoptée à l’unanimité par les deux chambres du Parlement respectivement le 8 et 15 décembre 2020.
Elle vise entre autres à
• établir un cadre juridique moins restrictif et plus approprié pour les diverses transactions
• clarifier l’effet juridique de la signature électronique simple et avancée, de sorte que l’effet juridique des deux signatures électroniques ne
90 %
puisse être rejeté ou non accepté simplement parce qu’elles sont présentées sous forme électronique ou parce qu’elles ne répondent pas aux
exigences d’une signature électronique qualifiée.
Cette loi s’inspire du règlement nº 910/2014, appelé Identification électronique et services de confiance pour les transactions électroniques
(eIDAS).
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 115
Signature
Cadre juridique
Nature du document
La signature électronique doit porter sur des données intelligibles par un être humain, c.à.d. les documents dont ils peuvent visualiser et
approuver le contenu, et dont la signature est rendue nécessaire par le contexte juridique.
Portabilité de la signature
La signature électronique apposée sur un objet contenant plusieurs documents n’implique la signature de l’objet lui-même et non pas celles de ses
documents considérés non signés
90 %
Cas1 :Fichier ZIP. De ce fait à l’occasion du rejet d’une offre à un marché public constituée d’un fi chier ZIP signé sans que les fichiers inclus le
soient eux-mêmes. Il fallait signer individuellement chacun des fichiers, puis de constituer l’enveloppe ZIP.
Cas2 :Mail. Là encore, envoyer un e-mail signé contenant une pièce jointe n’équivaut pas à envoyer un e-mail contenant une pièce jointe signée
Le format standard de signature des courriers électroniques , S/MIME, fait porter la signature électronique sur le corps de l’e-mail et les pièces
jointes. L’émetteur, le ou les destinataires et l’objet de l’e-mail sont exclus
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 116
Signature
Cadre juridique
Niveau légal d’une signature
A ce titre, trois niveaux de signatures ont été ainsi retenus par la loi 43.20 :
Niveau « Simple »
• Pas d’exigences techniques ou fonctionnelles spécifiées, pour un usage simplifié ;
• Elle ne peut pas garantir que la personne qui signe le document est bien celle qu’elle prétend être et ne fournit pas l’horodatage;
• Sans processus concret de vérification d’identité ou de consentement. Le signataire pourrait alors tout simplement nier l’avoir signé. Ainsi une
signature scannée, une signature numérique basique faites en 2 clics, un pieds de page d’un mail ou une signature physique non légalisée
90 %
sont des signatures dites simples.
• Pas de présomption de fiabilité : la charge de la preuve revient au défendeur.
• Il existe deux procédés d’authentification pour les signatures électroniques simples :
• AdobeSign par exemple, envoie les documents à signer directement sur l’adresse mail du signataire. Le document est accessible via un
lien unique qui redirige le destinataire vers le contrat à signer.
• HelloSign, Yousign ou encore Docusign optent pour une authentification via un code PIN envoyé au signataire par sms. Ce dernier devra
alors renseigner ce code pour avoir accès au document à signer.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 117
Signature
Cadre juridique
Niveau légal d’une signature
A ce titre, trois niveaux de signatures ont été ainsi retenus par la loi 43.20 :
Niveau « Simple »
Actes courants
• Contrats d’adhésion (assurance, club…)
• Etat des lieux d’entrée et de sortie d’un logement
• Devis, Facture, Contrat fournisseur
90 %
• Contrat de bail, Contrat de travail
• Opérations de caisse
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 118
Signature
Cadre juridique
Niveau légal d’une signature
Niveau « Avancé »
• Meilleure reconnaissance juridique que le niveau simple : exigences techniques et organisationnelles de niveau intermédiaire (notamment le
recours à un certificat électronique), plus souple que la signature qualifiée
• Est créée par des moyens sous le contrôle exclusif du signataire comme son téléphone ou ordinateur personnel
• Le certificat ne sera accessible qu’aux personnes qui auront transmis un justificatif d’identité (CNI, Passeport…) au prestataire de confiance
chargé de contrôler l’identité des différents partis.
90 %
• Pas de présomption de fiabilité : la charge de la preuve revient au défendeur.
• Elle répond à des critères de vérification d’identité plus poussés et dispose ainsi de niveaux de sécurité supérieurs tels qu’énoncés dans le
règlement eIDAS
• Grâce à l’enregistrement d’une piste d’audit horodatée qui regroupe les informations liées au document et aux signataires, ce procédé ne
pourra être ni modifié, ni contesté.
Actes courants
• Compromis de vente immobiliers
• Contrats d’ouverture de comptes bancaires
• Contrats de crédits
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 119
Signature
Cadre juridique
Niveau « Qualifié »
• Afin de traiter vos documents avec une signature électronique qualifiée, chaque parti devra :
• valider son identité avec un certificat électronique qualifié prouvé par un justificatif (CNI, Passeport…) ;
• passer un entretien en face à face avec Opérateur d’Enregistrement Délégué ;
• posséder un dispositif physique qualifié (token type clé USB) remis en main propre. Une alternative à la remise d’une clé cryptographique
est l’utilisation d’un HSM dans le Cloud
• Bénéficie de la présomption de fiabilité ;
90 %
• Utile pour le développement d’usages à fort enjeu ;
• son effet juridique est équivalent à celui d’une signature manuscrite légalisée
Actes courants
• Les actes d’avocats, Adoul et notaire :
• Les actes auprès d’organismes publics exigeant des niveaux de confiance et de sécurité élevés comme la passation de marchés publics
dématérialisés
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 120
Signature
Vérification de la signature
Composants de vérification
La vérification d’une signature électronique comporte trois étapes :
• technique, qui consiste moyennant un logiciel à
• extraire la signature à partir du conteneur et du package
• décrypter et lire son contenu XML, binaire ou format média
• contrôler entre autres le hach décrypté, le jeton d’horodatage, le certificat d’horodatage et la chaîne de la confiance, qui
consiste à contrôler que le certificat du signataire est émis par une autorité de certification fiable et iles non révoqué ;
90 %
• juridique, qui consiste à s’assurer que, dans le contexte précis de l’application, le niveau de signature et la signature est bien
recevable. Elle doit être effectuée par un être humain ; Cette vérification permet de s’assurer que: le signataire est bien habilité à
signer le document. Par exemple, s’agissant de la signature d’une offre à un marché public, il faut vérifier que :
• le signataire fait partie de l’entreprise ;
• le signataire est habilité à engager l’entreprise, soit parce qu’il figure sur le tête de celle-ci, soit parce qu’il a reçu un mandat
de délégation de signature de la part d’un responsable lui-même habilité ;
• le mandat de délégation est bien conforme avec le contexte du marché, car une délégation de signature peut être limitée
non seulement dans le temps, mais aussi en termes de montants.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 121
Signature
Politique de signature
Structure d’une politique de signature
La note ETSI 102 041 [ETSId] et la [RFC3125] proposent une structure de politique de signature qui précise:
l’environnement technique de signature, incluant éventuellement l’outil utilisé ;
• les types de données signées ;
• le processus de signature ;
• le type et le format de signature ;
• les certificats de signature acceptés ;
90 %
• le service d’horodatage utilisé ;
• les algorithmes cryptographiques utilisés pour la signature ;
• les dispositions juridiques encadrant le service de signature et la protection des données personnelles.
• un identifiant de la politique de signature régissant son service d’application.
Fichiers accompagnant une politique de signature
Fichier de configuration, exploitable par les applications des signataires et de ses destinataires
Conditions Générales d’Utilisation (CGU)
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 122
Signature
Confidentialité, intégrité, authenticité et non répudiation assurées
Comment renforcer la non répudiation, l’authenticité et90la%
confidentialité à base de clé asymétrique?
(Le chiffrement asymétrique et la signature supposent la non répudiation de la clé publique disponible dans un annuaire)
Pourtant, la confiance dans la clé publique asymétique n’est pas encore établie
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 123
Certificat numérique
Usurpation de clé publique
Cryptage par clé publique et décryptage par clé privée assurant la confidentialité
Partage de clé publique sur un annuaire
Echange de message crypté par la clé publique
Privée 2 Publique 2 90 %
Annuaire
Scénario normal:
1. Le récepteur crée les clés privées et publiques
2. Le récepteur partage sa clé publique avec tout le monde par le biais d’un annuaire
3. L’émetteur récupère la clé publique du récepteur à partir de l’annuaire
4. L’ émetteur envoie le message crypté par la clé publique du récepteur
5. Le récepteur récupère le message et le décrypte par sa clé privée
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 124
Certificat numérique
Usurpation de clé publique
Cryptage par clé publique falsifiée et décryptage par clé privée : confidentialité mise à l’échec
Partage de clé publique sur un annuaire
Echange de message crypté par la clé publique
Privée 2 Publique 2 90 %
Scénario d’attaque: Annuaire
1. Le récepteur crée les clés privées et publiques
2. Le récepteur partage sa clé publique avec tout le monde par le biais d’un annuaire
3. Le pirate substitue la clé publique du récepteur par la sienne dans l’enregistrement
4. L’émetteur récupère la clé publique falsifiée à partir de l’annuaire
5. L’ émetteur envoie le message crypté par la clé publique du pirate
6. Le récepteur récupère le message et ne peut le décrypter par sa clé privée
7. Le pirate peut moyennant une attaque MAN récupérer le message et peut le déchiffrer par sa clé privée
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 125
Certificat numérique
Usurpation de clé publique: Usurpation d’identité
Signature par clé privée non authentique : non répudiation mise à l’échec
Partage de clé publique sur un annuaire
90 %
Poisoning Public Key
Directory
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 126
Certificat numérique
DL6: Usurpation de clé publique
Exercice 1: Chiffrement asymétrique clé privé/clé publique
Proposer une architecture illustrant l’usurpation de clé publique effectuée par un pirate ainsi que le scénario d’attaque
L’infrastructure ci-dessous est donnée comme étant une template de base pour la modifier
Partage clé publique
Echange de message crypté par la clé privée
Privée 1 Publique 1 Privée 2 Publique 2
90 %
Etapes:
1. L’émetteur crée les clés privées et publiques
2. L’émetteur partage sa clé publique avec tout le monde
3. L’ émetteur envoie le message crypté par sa clé privée
4. Le récepteur récupère le message et le décrypte par la clé publique de l’émetteur
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 127
Certificat numérique
DL6: Usurpation de clé publique
Exercice 2: Chiffrement combiné
Proposer une architecture illustrant l’usurpation de clé publique effectuée par un pirate ainsi que le scénario d’attaque
L’infrastructure ci-dessous est donnée comme étant une template de base pour la modifier
Partage clé publique
Echange de message ou chaine aléatoire cryptée doublement
par la clé publique du récepteur et lac lé privée de l’émetteur
Privée 1 Publique 1 Publique 2
Privée 2 90 %
Etapes:
1. L’émetteur et le récepteur créent leurs clés privées et publiques
2. L’émetteur et le récepteur partagent leurs clés publiques avec tout le monde
3. L’ émetteur envoie le message crypté initialement par par la clé publique du récepteur puis par sa clé privée
4. Le récepteur récupère le message et le décrypte premièrement la clé publique de l’émetteur puis par sa clé privée
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 128
Certificat numérique
DL6: Usurpation de clé publique
Exercice 3: Chiffrement hybride
Proposer une architecture illustrant l’usurpation de clé publique effectuée par un pirate ainsi que le scénario d’attaque
L’infrastructure ci-dessous est donnée comme étant une template de base pour la modifier
Echange de clé secrète
Partage clé publique
Echange de message crypté
Privée 1 Publique 1 Publique 2
Privée 2 90 %
Etapes:
1. L’émetteur crée la clé secrète
2. Le récepteur partage sa clé publique
3. L’émetteur crypte le message par la clé secrète et l’envoie
4. L’ émetteur envoie la clé secrète cryptée par la clé publique du récepteur
5. Le récepteur récupère la clé secrète en la décryptant par sa clé privée
6. Le récepteur décrypte le message par la clé secrète
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 129
Certificat numérique
Usurpation de clé publique
Synthèse
Les techniques à clé publique ne peuvent fonctionner que si:
• Le récepteur qui veut vérifier l’authenticité de l’émetteur
• L’émetteur qui veut chiffrer des données à envoyer au récepteur
• Le récepteur qui veut vérifier la signature de l’émetteur
est en mesure d’acquérir la certitude que la clé publique appartient respectivement à ,
• L’émetteur
90 %
• Le récepteur
• Le signataire
Et par conséquent qu’il est également le détenteur des clés privées correspondantes.
Problème
Comment fournir la preuve infalsifiable de la légitimité (non répudiation) de cette clé publique?
Solution
Certificats électronique
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 130
Certificat numérique
Nature et Provenance
Définition
Un certificat numérique de clé publique est une donnée numérique dont le rôle est de lier une clé publique à son propriétaire pour qu’un
utilisateur du certificat puisse croire à l’authenticité de la clé publique certifiée et donc à celle de
• document signé moyennant la clé privée associée.
• l’authenticité de la personne à authentifier par la clé privée associée
• Cryptage de données par la même clé publique
90 %
Informations à certifier
• Informations sur le détenteur: nom, organisation, e-mail…
• Sa clé publique
Autorité de certification
Le certificat est émis et signé par une partie tierce considérée ‘de confiance’ en l’occurrence l’autorité de certification ou CA
Une CA est généralement un organisme, publique ou privé, qui jouit d’une notoriété.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 131
Certificat numérique
Objectif
Propriétés
• Nominatif: l’identifiant de la personne ou du serveur à qui appartiennent la clé publique et le certificat. Pour une personne, cela peut être son
adresse email. Pour un serveur web, c'est en général son nom de domaine ;
• Avec durée de validité: pou refléter la durée de validité de la clé publique
• Révocable: par analogie avec la CIN
90 %
• A titre unique: chaque clé publique est associée à un seul certificat
=> Liaison unique clé publique - propriétaire
=> Confiance dans le CA
=> Non répudiation de la clé publique par laquelle on signe, crypte..
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 132
Certificat numérique
Typologie
Types
• Le certificat d’identité où la partie réservée à l’information concernant le propriétaire de la clé publique permet de l’identifier.
• Le certificat d’autorisation ou d'attributs où on ne s’intéresse pas à l’identité de l’entité certifiée mais à un certain nombre de ses attributs
(tranche d’âge, profession, possession d’une licence spéciale, etc.).
Ces deux types de certificats diffèrent aussi en termes de :
90 %
• Durée de vie (généralement plus courte pour un certificat d’attributs)
• Portée d’application (généralement plus réduite pour un certificat d’attributs)
• Autorité émettrice (AA vs CA)
Le cours s’intéresse principalement au certificat d’identité
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 133
Certificat numérique
Processus général
Cycle de vie
Acquisition et création: afin de certifier une clé publique, le demandeur envoie une requête de certification au près d’une autorité de confiance.
Celle-ci se charge de la création du certificat
Partage: le partage de certificat peut se faire directement ou par annuaire
Vérification: la personne qui veut utiliser , dans le cadre de cryptage ou signature, la clé publique d’une autre personne récupère le certificat
équivalent (directement ou par annuaire) puis procède à la vérification au côté de l’autorité de confiance.
90 %
Extraction de la clé publique du certificat
Révocation: par exemple en cas de perte de clé privée, il faut révoquer le certificat
Renouvellement; en cas d’expiration
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 134
Certificat numérique
Processus général
Objectifs:
• Garantir l’authenticité de la clé publique en y rajoutant la confiance
• Non répudiation des opérations à base du chiffrement asymétrique Annuaire
4-Extraction de clé publique du
Certificat Directement certificat
2-Partage de certificat
Privée 1 Publique 1 90 %
5-Révocation de certificat 3-Vérification de certificat
1-Acquisition et création de certificat
6-Renouvellement de certificat
Autorité de confiance
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 135
Certificat numérique
Processus général
Exemple 1: Chiffrement asymétrique pour la confidentialité
Garantir la non-répudiation de la clé publique
Confidentialité: Cryptage par clé publique et décryptage par clé privée
Récupération de certificat Partage de certificat
Annuaire
Echange de message crypté par la clé publique
Extraction de la clé Privée Publique 90 %
publique du certificat Certificat vérifié
Certificat
Vérification
certificat
Achat de certificat
pour la clé publique
Etapes: Autorité de confiance
1. Le récepteur crée les clés privées et publiques
2. Le récepteur achète un certificat à partir de l’autorité de confiance, le serveur de l’autorité de confiance peut garder une copie de ce certificat
3. Le récepteur partage son certificat avec l’émetteur directement ou par annuaire
4. L’émetteur vérifie la validité du certificat
5. L’émetteur extrait la clé publique du certificat
6. L’ émetteur envoie le message crypté par la clé publique du récepteur
7. Le récepteur récupère le message et le décrypte par sa clé privée
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 136
Certificat numérique
¨Processus général
Exemple 2: Chiffrement combiné
Garantir la non-répudiation de la clé publique
Confidentialité et Authenticité: Cryptage clé publique, clé privée et décryptage clé privée, clé publique
Partage des certificats contenant les clés publiques
Extraction de la clé
Extraction de la clé
publique 1 du certificat 1
publique 2 du certificat 2
Echange de message crypté par la clé publique
Privée 1 Publique 1
Publique 2 Privée 2 90 %
Vérification
Certificat 1 Certificat 2 Vérification
certificat 2
certificat 1
Achat de certificat 1
pour la clé publique 1 Achat de certificat 2
pour la clé publique 2
Etapes: Autorité de confiance
1. L’émetteur et le récepteur créent leurs clés privées et publiques
2. L’émetteur et le récepteur achètent des certificats à partir de l’autorité de confiance, le serveur de l’autorité de confiance peut garder une copie de ces certificats
3. L’émetteur et le récepteur partagent entre eux leurs certificats respectifs directement ou par annuaire
4. L’émetteur et le récepteur vérifient la validité des certificats opposés
5. L’émetteur et le récepteur extraient les clés publiques opposés à partir des certificats
6. L’ émetteur envoie le message crypté initialement par par la clé publique du récepteur puis par sa clé privée
7. Le récepteur récupère le message et le décrypte premièrement la clé publique de l’émetteur puis par sa clé privée
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Certificat numérique
DL7: Processus général
Exercice 1: Chiffrement asymétrique clé privé/clé publique
Proposer une architecture illustrant l’acquisition, partage sur un annuaire et vérification de certificat au niveau de l’architecture suivante
L’infrastructure ci-dessous est donnée comme étant une template de base pour la modifier
Partage clé publique
Echange de message crypté par la clé privée
Privée 1 Publique 1
90 %
Etapes:
1. L’émetteur crée les clés privées et publiques
2. L’émetteur partage sa clé publique avec tout le monde
3. L’ émetteur envoie le message crypté par sa clé privée
4. Le récepteur récupère le message et le décrypte par la clé publique de l’émetteur
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 138
Certificat numérique
DL7: Processus général
Exercice 2: Chiffrement hybride
Proposer une architecture illustrant l’acquisition, partage sur un annuaire et vérification de certificat au niveau de l’architecture suivante
L’infrastructure ci-dessous est donnée comme étant une template de base pour la modifier
Echange de clé secrète
Partage clé publique
Echange de message crypté
Privée 2 Publique 2 90 %
Etapes:
1. L’émetteur crée la clé secrète
2. Le récepteur partage sa clé publique
3. L’émetteur crypte le message par la clé secrète et l’envoie
4. L’ émetteur envoie la clé secrète cryptée par la clé publique du récepteur
5. Le récepteur récupère la clé secrète en la décryptant par sa clé privée
6. Le récepteur décrypte le message par la clé secrète
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 139
Certificat numérique
DL7: Processus général
Exercice 3: Signature numérique
Proposer une architecture illustrant l’acquisition, partage sur un annuaire et vérification de certificat au niveau de l’architecture suivante
L’infrastructure ci-dessous est donnée comme étant une template de base pour la modifier
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Certificat numérique
Création de certificat
Procédé technique
Le certificat est techniquement
incarné par la signature des
informations à signer dont la clé
publique
C=S(Kpu+infos)=E(H(Kpu+infos)) KprAC
90 %
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Certificat numérique
Création de certificat
Procédé technique
Etapes
1. Le CSR(Certificate Signing Request) et la clé publique sont envoyés à l’AC.
2. L'AC demandera au demandeur d'envoyer une preuve de son identité.
3. Le demandeur enverra la preuve.
4. Formatage du certificat: une fois l'identité du demandeur vérifiée, l'AC ajoutera la clé publique du demandeur dans certificat selon un
format donné (X.509, PGP…)
90 %
5. L'AC signe numériquement le certificat formaté à l'aide de sa clé privée.
6. Le certificat signé est ensuite envoyé au demandeur. Maintenant que l'autorité de certification a créé le certificat,
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 142
Certificat numérique
Création de certificat
Demande de certificat signé ou CSR
Le CSR (Certificate Signing Request) regroupe les données envoyées par le demandeur y compris la clé publique afin qu’ils soient certifiées
(signées par l’autorité de confiance)
Informations à certifier
• Organisation (O) : il s'agit du nom légal de l'entreprise et de tout identifiant supplémentaire, par exemple, INWI (SA).
• Unité dans l’organisation (OU) : représente le département propriétaire du certificat. Par exemple, l'OU peut être le service des ventes ou la
division des technologies de l'information (IT)
90 %
• Localité (L) : représente la ville où est située l'entreprise ou la personne physique .
• Nom de l'État ou de la province (ST) : représente l'état ou la province où l'entreprise ou la personne physique est située.
• Pays (C) : représente le pays où l'entreprise ou la personne physique est située.
• E-mail Adresse (e-mail) : représente l'adresse e-mail du gestionnaire de certificats.
• Algorithme de signature : les algorithmes utilisés lors de la génération du certificat. Par exemple, le couple RSA-SHA2 ou DSA
• Clé publique
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 143
Certificat numérique
Création de certificat
Formatage
Formats les plus utilisés
X.509 V3
90 %
PGP
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 144
Certificat numérique
Création de certificat
Formatage
X.509 V3
Le format le plus utilisé
Défini par l’ISO/IEC JTC1 SC21 en 1995
Structure
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 145
Certificat numérique
Création de certificat
Formatage
X.509 V3
Attributs de base
Version : Version du format de certificat X.509
Numéro de série : Numéro de série du certificat(propre à chaque AC)
Algorithme de signature (OID) : Identifiant des types d’algorithmes utilisés pour la signature du certificat
Nom de l’émetteur ou fournisseur : Distinguished Name (DN) de l’AC émettrice du certificat
90 %
Période de validité : Période de validité du certificat
Nom du sujet ou porteur: Distinguished Name (DN) du détenteur de la clef publique , reprend les informations présents dans le CSR
Clé publique du sujet : Informations sur la clef publique du certificat
• A partir de la version 2
Issuer Unique ID : Identifiant unique de l’émetteur du certificat (facultatif)
Subject Unique ID : Identifiant unique du détenteur de la clef publique (facultatif)
• A partir de la version 3
Extensions : Extensions génériques optionnelles ou critiques
Signature : Signature numérique par l’AC sur les champs précédents
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 146
Certificat numérique
Création de certificat
Formatage
X.509 V3
Extensions
Le champ d’extension(s) peut être facultatif
Chaque extension est caractérisée par trois informations :
• l’identifiant de l’extension considérée,
• le fait qu’elle soit critique ou non, 90 %
• la valeur de l’extension, propre à un certificat.
Quelques exemples d’extensions:
• SubjectAlternativeName :
• IssuerAlternativeName :
• KeyUsage : usage de la clé certifiée (signature, chiffrement de clé, signature de certificat, authenticité …)
• PolicyMappings : indique l’‘équivalence entre politiques de certificats de domaines différents;
• PolicyConstraints :permet à l’émetteur d’appliquer des contraintes concernant les politiques de certificats sur les autres émetteurs dans un
chemin de certification.;
• …
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Certificat numérique
Création de certificat
Formatage
X.509 V3
Exemple
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 148
Certificat numérique
Vérification de certificat
Etapes de vérification
Vérification de la
durée validité
Vérification de la
révocation 90 %
Vérification de la
signature du CA
Vérification de la
chaine de
certification
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 149
Certificat numérique
Vérification de certificat
Vérification de la signature du CA
Alice : Le détenteur du certificat
Bob : l’utilisateur du certificat
Ivan: CA
Et si le certificat d’Ivan était
90 %
certifié par une autre CA?
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 150
Certificat numérique
Vérification de certificat
Vérification de la chaine de certification
Chaine de certification
Si le vérificateur n’a pas pu obtenir ‘directement’ la clé publique de
l’autorité de certification, il doit vérifier son authenticité par une
autre tierce partie de confiance, et ainsi de suite. On dit, dans ce
cas, qu’il procède à la validation de la chaine de certification.
Donc, des CAs peuvent certifier d’autres CAs
90 %
Trust Anchor
Pour que ce chemin aboutit et qu’on puisse parler de Trust Anchor’,
il faut au moins que parmi ces tierces parties, il y en a une dont
Un trust Anchor est en général une entité très réputée
1. le vérificateur connaît, de manière sûre, la clé publique et ce,
sans biais de certificat. Le vérificateur a de la confiance dans Les certificats des Trusts Anchors sont préconfigurés dans
la plupart des OS et logiciels
cette CA .
2. Le CA sujet de confiance est l’autorité racine de la chaine de
confiance empruntée (Le certificat de l’autorité racine est
auto-signé)
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 151
Certificat numérique
Révocation de certificat
Causes de révocation
Expiration
Perte/Compromission
de la clé privée
90 %
Démission du
détenteur
Changement d’usage
ou de droits d’accès
Le CA n’est plus digne
de confiance
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 152
Certificat numérique
Révocation de certificat
Vérification de révocation
La révocation est vérifiée par le biais d’une CRL: liste de révocation de certificats.
Liste de révocation ou CRL
Une Liste de Révocations de Certificats (LRC), CRL en anglais, est la liste des identifiants des certificats qui ont été révoqués. C’est-à-dire
une liste des certificats qui ne sont plus valides (expirés…)
Obtention de CRL
On obtient le CRL à partir d’un lien présent dans le:
90 %
• site de l’autorité: ex: [Link]
• certificat directement
Circulation des listes de révocation
La circulation des informations de révocation est effectuée par l’intermédiaire du On-line Certificate Status Protocol :OCSP
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 153
Certificat numérique
Politique de certificats
Définition
Un ensemble nommé de règles qui indiquent l’applicabilité d’un certificat à une communauté particulière et/ou à une classe d’applications avec
des exigences de sécurité communes. Elle détermine :
o le niveau d’assurance attribué au certificat ;
o le mode de vérification de l’identité des titulaires ;
o la durée de validité des certificats ou clé publiques ;
o La révocation (utilisation des CRL)
90 %
o Les limites de responsabilité
o Le niveau des contrôles de sécurité et des audits, etc.
Conformité d’une CA à une politique de certificats
Une CA pour montrer qu’elle est conforme à une politique de certificat, elle doit publier un CPS (Certificate Practice Statement) dont le rôle est de
décrire de manière plus détaillée les pratiques d’émission et de gestion de certificats suivies par cette CA.
=>La confiance ‘dans’ une CA accroit si son CPS est conforme à la politique de certificat du sujet (soumis à celle de son gouvernent ou
entreprise).
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 154
Infrastructure PKI
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 232
Infrastructure hiérarchique
Contexte
Dans le cadre de certification centralisée, les architectures deviennent trop étoffées
=>Un problème d’organisation
A titre d’exemple: imaginez la création d’une architecture d’une signature qui inclut :
Confidentialité
Jeton d’horodatage certifié (signature, durée de validité de certificat et enregistrement de révocation)
Création de certificat
Vérification de signature de certificat 90 %
Vérification de validité de certificat
Vérification de révocation de certificat
Vérification de chaine de certification
Imaginez en plus que la confidentialité est à base de chiffrement asymétrique et que le récepteur a choisi un autre Ca que le signataire
Dans le cadre de certification décentralisée: la gestion centralisée des demandes de certificats et de leur création et de validation est lourde
=>Création de nouvelles entités
=> Complexité architecturale
=>subdivision des tâches, communication et confiance entre les entités
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 233
Infrastructure hiérarchique
Définition
IETF définit une PKI comme un ensemble d’entités, communiquant par des protocoles et offrant des services pour la gestion des clés
publiques et de leur certificat (création, distribution, révocation, …).
Une PKI est généralement composée de plusieurs CAs afin de permettre l'utilisation des certificats dans un contexte large où une seule CA ne
peut assurer à elle seule la gestion et la distribution de tous les certificats.
Utilisé largement dans le cas de grande entreprise ou site ayant besoin d’authentification/autorisation
90 %
Fonctionnalités
• Enregistrement des utilisateurs
• Vérification des attributs
• Génération de certificats
• Publication des certificats révoqués
• Identification & authentification des utilisateurs
• Archivage des certificats
• …
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 234
Infrastructure hiérarchique
Types
PKI globales vs fermées :
• Globales : PKI préconisée par les normes X500/X509 ou la PKI de PGP (web of trust).
• ‘Fermées’ ou ‘autonomes’ d’entreprise :
o En général, une seule autorité de certification suffit.
o Achat de solution ‘clé en main’ parfois open source ( exp : NewPKI, IDX-PKI de IDEALX, …)
o Tendance actuelle
90 %
PKI gouvernementales vs privées :
• Gouvernementales: PKI du Canada, PKI fédérale des U.S.A, L’IGC/A (Infrastructure de Gestion de la Confiance de l’Administration) de la
DCSSI française , CertEurope, La Poste marocaine, …
• Privées (prestataires de service de certification): Verisign devenu External Certificate Authority en 2005 (agréé par les agences fédérales
des U.S.A), Entrust, KEYNECTIS, etc.
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 235
Infrastructure hiérarchique
Entités de base
• Entité finale (EE) : le titulaire d’un certificat et le vérificateur d’un certificat,
• Titulaire de certificat:
son nom figure sur le certificat
celui qui détient exclusivement la clé privée associée à la clé publique du certificat
• Vérificateur de certificat:
• vérifie l’authenticité et l’intégrité du certificat à l’aide de la clé publique de l’AC
90 %
• vérifie la non révocation du certificat
• vérifie la validité du certificat
• vérifie l’identité du titulaire du certificat
• Autorité de certification (CA):
Émet le certificat
Possède la confiance des entités finales
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 236
Infrastructure hiérarchique
Entités de base
• Autorité d’enregistrement(RA):
dépend étroitement du CA (arrondissement et préfecture dans le cas du passeport)
accueille les CSRs des demandeurs
vérifie les information présentes dans le CSR (identité , clé publique/ clé privée)
vérifie l’habilitation du demandeur à s’octroyer les droits indiqués dans le certificat
transmission de la demande au CA
90 %
traite les demandes de révocation, renouvellement
• Annuaire:
contient les certificats
contient les clés publiques
contient les listes de révocation
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Infrastructure hiérarchique
Fonctionnement
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 238
Infrastructure hiérarchique
Entités facultatives
Autorité d’horodatage
• compléter la signature électronique par un jeton d’horodatage certifié
• prolonger la durée de vie d'un certificat
• prolonger la durée de vie des listes de certificats révoqués (CRL)
Autorité d’archivage
• une Autorité d’archivage assure l’archivage sécurisé des document signés, des certificats et toutes informations utiles relatives à la
certification. Par exemple, suite à des litiges qui peuvent avoir lieu après l’expiration ou la révocation d’un certificat ou l’arrêt de service
90 %
d’une CA
Autorité de validation
• validation et vérification du certificat
Autorité de certification de politique (PCA et/ou PAA ):
• vérifier si l’autorité de certification est conforme à la politique de certificats d’un gouvernement ou une entreprise en examinant son CPS
Autorité d’attributs (AA ):
• délivre des certificats valables pour une attribution spéciale par exemple: une délégation de signature
Service de séquestre ou recouvrement de clés privées:
• stocke de manière sécurisée la clé privée et permet de la récupérer en cas de perte.
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Infrastructure hiérarchique
Modèles de confiance
Confiance entre les entités
• Il n’existe pas toujours de trust anchor dans une PKI (interne)
• La confiance dans une PKI émane de:
• Relations physiques en dehors de la PKI
• Conditions d’intégration à une PKI
• Confiance dans les techniques de hachage et cryptage.
90 %
© Pr, KAMAL IDRISSI Hamza P A G E 240