Document de Référence 2008 - Maroc Telecom
Document de Référence 2008 - Maroc Telecom
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Document de référence 2008
Le présente Document de référence a été déposé auprès de l’Autorité des Marchés Financiers le 2 avril 2009, conformément à
l’article 212-13 de son Règlement général. Il pourra être utilisé à l’appui d’une opération financière s’il est complété par une note
d’opération visée par l’AMF. Ce document a été établi par l’émetteur et engage la responsabilité de ses signataires
SOMMAIRE
FAITS MARQUANTS 4
CHIFFRES CLES 6
Janvier 2008
• Maroc Telecom ouvre la visiophonie dans les principales villes du Royaume aussi bien pour ses clients postpayés
que prépayés, et procède au lancement de l’offre Optimis, un nouveau plan tarifaire à destination des clients Entre-
prises. Maroc Telecom réévalue la redevance mensuelle d'abonnement téléphonique fixe pour les clients Résiden-
tiels et Téléboutiques. Le comité de gestion du Service Universel de l’ANRT approuve le programme Pacte pour un
montant de 1,2 milliard de dirhams, et attribue à Maroc Telecom la couverture de près de 80% des 9 263 localités
concernées.
• Finalisation de la fusion entre Mauritel SA et Mauritel Mobiles et réalisation d’importantes baisses sur les tarifs Mobile.
Février 2008
• Lancement par Maroc Telecom des numéros illimités vers l’international et de Phony International, un nouveau for-
fait illimité pour les appels vers les numéros Fixes internationaux, et nouvelle baisse des tarifs d’appel à partir du
Fixe vers les numéros Fixes et Mobiles internationaux.
• Lancement par Mauritel du service AMI Mobile (actualité par SMS) et baisse des tarifs d’abonnement ADSL.
• Onatel procède à des réaménagements tarifaires, avec des baisses allant jusqu’à 78% pour l’international, et ren-
force son réseau de distribution par la mise à disposition de 75 kiosques, notamment en zone rurale.
Mars 2008
• Maroc Telecom lance deux nouvelles offres d’Internet haut débit mobile avec les offres illimitées «Internet Mo-
bile 1.8» et «Internet Mobile 512», et intègre de nouveaux contenus au portail Mobile Zone. Pour les clients pré-
payés Mobile, lancement du service Call return.
• Mauritel baisse ses frais d’accès Internet CDMA et ses tarifs d’abonnements CDMA et révise à la hausse ses tarifs
d’abonnement Mobile.
• Onatel met en service de nouveau IN (Mobile et Fixe) et lance de nouvelles cartes prépayées Fixe (Phone Cash) de
petites valeurs pour répondre aux attentes des clients à faible revenu.
Avril 2008
• Maroc Telecom lance «Internet CDMA 1 Mbit/s», un nouveau débit Internet illimité, commercialisé dans les zones
rurales couvertes par le réseau CDMA dans le cadre du service Universel. Un nouvel arrêté ministériel fixe les mo-
dalités de promotion des services de télécommunications au Maroc et Maroc Telecom devra notifier à l’ANRT l’en-
semble des offres promotionnelles qu’il compte mettre en place. Approbation par l’ANRT de l’offre technique et tari-
faire relative à l’interconnexion par capacité au réseau Fixe de Maroc Telecom, et fixation par l’ANRT du tarif de
terminaison Mobile de Wana pour 2008 et 2009, différent de celui de Maroc Telecom et Méditel. Signature de la
convention entre Maroc Telecom et l’ANRT portant sur le programme Pacte pour l’année 2008 : équipement par
Maroc Telecom de 1500 localités pour un montant estimé de 762 millions de dirhams.
• Mauritel procède au rééquilibrage des tarifs d’appels on-net Mobile.
Mai 2008
• Maroc Telecom baisse ses tarifs internationaux postpayés mobiles vers la zone 1 de l’international, ainsi que ceux
des liaisons louées Internet.
• Signature d’un accord entre la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales de l’Education-
Formation constituée d’enseignants, et divers partenaires, dont Maroc Telecom, permettant à ses membres d’avoir
accès à Internet à des tarifs subventionnés (programme Nafid@).
• Lancement par Gabon Télécom d’un plan social portant sur 752 personnes, en accord avec le gouvernement Gabo-
nais et signature avec une banque locale (BGFI) d’un mandat d’arrangement pour un financement de 47 milliards
de FCFA.
• Lancement par Onatel de l’Internet via CDMA (postpayé et prépayé), d’offres bundlées Fixe-ADSL et de la recharge
électronique Fixe et Mobile. Élargissement du réseau de distribution avec la signature d’une convention avec la
Sonapost permettant la distribution de produits Fixe et Mobile.
Juin 2008
• Enrichissement du portail Mobile Zone par de nouveaux jeux et de l’offre BlackBerry par l’introduction de nouvelles
formules (BES externe et Full BES).
• Lancement par Onatel d’offres illimitées Mobile, de gratuités de communication, de tarifs préférentiels et d’une nou-
velle offre à destination des jeunes (tarifs préférentiels et forfaits SMS en heures creuses). Pour financer son déve-
loppement, Onatel mobilise un emprunt de 7,5 millions d’euros auprès de la SFI.
• Gabon Télécom procède à des réaménagements tarifaires des abonnements et des communications.
Juillet 2008
• Lancement par Maroc Telecom de nouvelles options illimitées pour les clients Entreprises : Mobile Business Control
et forfaits Mobile Business Class.
• Lancement de l’opération d’été avec des promotions sur les tarifs des Packs Fixes, TV/ADSL, Internet ADSL, ainsi
que sur les abonnements ADSL, et établissement d’un nouveau tarif pour l’option « Canal+ Essentiel ».
• Lancement par Mauritel du service ‘1h El Jawal’, permettant aux clients Mobile prépayés d’avoir 1 heure de commu-
nication on-net au prix de 1990 Ouguiya (environ 65 dirhams).
Août 2008
• Lancement par l’Onatel du projet ‘Internet pour tous’ devant couvrir plus de 45 communes rurales en
technologie CDMA avant fin 2008.
• Lancement par Mauritel du service ‘1h Liberté’, permettant d’avoir 1 heure de communication vers tous les opéra-
teurs au prix de 1990 Ouguiya (environ 65 dirhams).
Septembre 2008
• Maroc Telecom enrichit l’option Canal+ par l’ajout de deux nouvelles chaînes (Canal+ Family et Canal+ Cinema)
tout en baissant le tarif de cette option.
• Mauritel lance l’offre ‘Phony’, permettant d’effectuer des appels illimités vers 5 numéros pendant une semaine au
tarif de 1990 Ouguiya (environ 65 dirhams).
• Achèvement au Gabon et en Mauritanie de plans sociaux, ayant permis le départ notamment de plus de 750 per-
sonnes de Gabon Telecom.
Octobre 2008
• Lancement au Maroc de nombreuses promotions (ADSL, Mobile entreprises…), de la pochette Jawal à 30 dirhams
(avec un crédit de 10 dirhams) et refonte tarifaire de l’offre Mobisud.
• Pour accompagner son développement, Onatel mobilise un emprunt de 5 milliards de FCFA, dont 2 rétrocédé à sa
filiale Mobile, Telmob.
Novembre 2008
• Lancement par Maroc Telecom d’une nouvelle offre Internet Mobile prépayé, permettant de se connecter à partir de
10 dirhams/jour
• Nomination au Directoire de Maroc Telecom de [Link] Mechahouri.
Décembre 2008
• Lancement au Maroc d’une offre permettant d’effectuer des appels internationaux au même prix que les appels
nationaux et nouvelle baisse des tarifs ADSL à partir de 99 dirhams/TTC et doublement des débits des clients exis-
tants. Maroc Telecom procède également à la baisse de 30% des tarifs des forfaits internationaux.
• Lancement par l’Etat Burkinabé de l’offre publique de vente de 20% du capital de l’Onatel.
Janvier 2009
• Maroc Telecom procède à un nouveau réaménagement tarifaire en augmentant la redevance mensuelle d’abonne-
ment du Fixe pour les clients prépayés plafonnés, tout en baissant les tarifs des appels et les forfaits internationaux
du Fixe. Maroc Telecom lance une nouvelle offre VPN à l’international.
Février 2009
• Maroc Telecom déclaré adjudicataire provisoire des 51% du capital de Sotelma au Mali.
• Maroc Telecom innove de nouveau sur le marché en commercialisant une nouvelle offre Triple-play, baptisé ‘MT
Box’(phase test) , ainsi que le ‘Pack Pro’, un package commercial de services Fixe, Mobile et Internet (ADSL ou
3G), couplé à un PC à prix subventionné, et en lançant en exclusivité la TV sur Mobile.
Mars 2009
• Maroc Telecom accompagne sa clientèle lors du changement du plan de numérotation téléphonique au Maroc, à travers
une large campagne de communication et la mise à disposition d’une solution gratuite de mise à jour du répertoire. Paral-
lèlement, diverses offres promotionnelles sont lancées (TV ADSL, Packs modems Internet 3G, Infinifix…).
• Annonce des résultats de l’offre publique de vente de 20% d’Onatel, sursouscrite 1,4 fois. L’introduction à la Bourse
Régionale des Valeurs Mobilières d’Abidjan doit intervenir avant le 1er mai 2009.
En milliers
Mobile - Nombre de clients 11 564 15 342 17 184
Mauritel 37 36 49
Gabon Télécom - 24 33
Mauritel 4 5 9
Onatel 7 12 17
Gabon Télécom - 10 14
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
En milliers
Mobile - Nombre de clients 9 067 9 442 11 054 11 564 12 736 13 172 14 517 15 342 15 897 16 561 17 204 17 184
Maroc Telecom 8 576 8 924 10 496 10 707 11 372 11 713 12 838 13 327 13 697 14 211 14 629 14 456
Mauritel 491 518 558 601 687 767 843 905 959 1 015 1 104 1 141
Onatel - - - 244 411 388 460 564 645 756 877 977
Gabon Télécom - - - - 254 263 320 386 392 424 453 447
Fixe - Nombre de lignes 1 372 1 346 1 304 1 402 1 477 1 490 1 496 1 518 1 526 1 536 1 530 1 526
Maroc Telecom 1 336 1 310 1 267 1 266 1 314 1 325 1 324 1 336 1 335 1 329 1 314 1 299
Mauritel 36 36 37 37 39 36 38 36 40 46 47 49
Gabon Télécom - - - - 23 22 23 24 25 31 31 33
Internet - Nombre d’abonnés 306 335 352 402 447 466 473 503 517 520 518 522
Maroc Telecom 306 332 348 391 425 444 449 476 487 487 482 482
Mauritel - 3 4 4 5 5 5 5 6 7 8 9
Onatel - - - 7 8 8 10 12 13 15 16 17
Gabon Télécom - - - - 9 9 9 10 11 11 12 14
Mobile (brut) 3 342 3 736 4 221 3 595 4 162 4 727 5 260 5 148 4 901 5 260 5 612 5 388
Maroc Telecom 3 181 3 565 4 047 3 413 3 795 4 105 4 722 4 474 4 295 4 628 4 939 4 668
Mauritel 161 171 174 182 210 211 215 199 199 218 228 231
Mobisud - - - - 6 10 16 32 48 44 38 53
Fixe et Internet (brut) 2 563 2 514 2 634 2 601 2 618 2 913 2 769 2 789 2 745 2 800 2 871 2 938
Maroc Telecom 2 483 2 435 2 561 2 524 2 326 2 401 2 377 2 347 2 347 2403 2 437 2 497
Mauritel 80 79 73 77 81 84 73 81 74 71 72 73
Annulation flux internes -629 -638 -660 -664 -667 -746 -710 -731 -681 -716 -754 -843
Résultat opérationnel consolidé 2 326 2 165 3 107 2 446 2 844 3 155 3 510 2 724 3 104 3 562 3 755 3 469
Mobile 1 498 1 731 2 233 1 767 2 162 2 426 2 777 2 191 2 344 2 789 2 951 2 615
Fixe et Internet 828 435 874 679 682 729 733 533 761 773 804 854
1.2 ATTESTATION DU
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 10
1.3 RESPONSABLES
DU CONTRÔLE DES COMPTES 11
1.3.1 COMMISSAIRES AUX COMPTES 11
Le Président du Directoire
Abdeslam AHIZOUNE
• Circulaire du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières n°06-05 du 13 octobre 2005 relative à la
publication et à la diffusion d’informations financières par les personnes morales faisant appel public à
l’épargne.
• Circulaire du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières n°01-08 du 25 mars 2008, relative aux trai-
tements des opérations sur titres portant sur les actions cotées à la bourse des valeurs.
3.1.7 Durée
La durée de la Société est fixée à quatre-vingt dix-neuf (99) années à compter de son immatriculation au
Registre du Commerce, sauf les cas de dissolution anticipée ou de prorogation prévus par la loi et les
statuts.
Paiement de dividendes
Les modalités de mise en paiement des dividendes votés par l’assemblée générale ordinaire sont fixées
par elle-même ou, à défaut par le Directoire.
Cette mise en paiement doit avoir lieu dans un délai maximum de neuf mois après la clôture de l'exercice,
sauf prolongation de ce délai par ordonnance du président du tribunal, statuant en référé, à la demande du
Conseil de Surveillance.
Lorsque la Société détient ses propres actions, leur droit au dividende est supprimé.
Les dividendes se prescrivent par cinq ans au profit de la Société à compter de la date de mise en
paiement du dividende.
Les sommes non perçues et non prescrites constituent une créance des ayants droit ne portant pas intérêts
à l'encontre de la Société, à moins qu'elles ne soient transformées en prêt, à des conditions déterminées
d'un commun accord.
Si les actions sont grevées d'un usufruit, les dividendes sont dus à l'usufruitier ; toutefois, le produit de la
distribution de réserve, hors le report à nouveau, est attribué au propriétaire.
Assemblées d'actionnaires
Les décisions collectives des actionnaires sont prises en assemblée générale, laquelle est qualifiée
ordinaire ou extraordinaire selon la nature des décisions qu'elle est appelée à prendre.
L'assemblée générale régulièrement constituée représente l'universalité des actionnaires ; ses décisions
sont obligatoires pour tous, même pour les absents, les incapables, les opposants ou les actionnaires
privés du droit de vote.
Ordre du jour
L'assemblée générale se compose de tous les actionnaires, quel que soit le nombre de leurs actions.
Les sociétés actionnaires se font représenter par leur mandataire spécial qui peut ne pas être lui-même
actionnaire.
Un actionnaire peut se faire représenter par un autre actionnaire, par son tuteur, par son conjoint ou par un
ascendant ou descendant, sans qu'il soit nécessaire que ces derniers soient personnellement actionnaires
et par toute société ayant pour objet social la gestion de portefeuilles de valeurs mobilières.
Les copropriétaires d'actions indivises sont représentés aux assemblées générales par l'un d'eux ou par un
mandataire unique.
L'actionnaire qui a donné ses actions en nantissement conserve seul le droit d'assister aux assemblées
générales.
Bureau
L'assemblée est présidée par le Président du Conseil de Surveillance ou le Vice-président du Conseil de
Surveillance. A défaut, l'assemblée élit elle-même son Président.
Le Président de l'assemblée est assisté des deux actionnaires représentant le plus grand nombre d’actions
par eux-mêmes ou comme mandataires, qui sont nommés scrutateurs, sous réserve de leur acceptation.
Le bureau ainsi formé désigne le Secrétaire qui peut être pris en dehors des membres de l’assemblée.
Feuille de présence
A chaque assemblée est tenue une feuille de présence qui indique les prénom, nom et domicile des
actionnaires et, le cas échéant, de leurs mandataires, le nombre d'actions et de voix dont ils sont titulaires.
Cette feuille de présence est émargée par tous les actionnaires présents et par les mandataires des
absents ; elle est ensuite certifiée par les membres du bureau de l'assemblée.
Vote
Chaque membre de l’assemblée a autant de voix qu’il possède ou représente d’actions, notamment par
l’effet de mandats de représentation ou autres procurations.
Le droit de vote attaché à l’action appartient à l’usufruitier dans les assemblées générales ordinaires et au
nu propriétaire dans les assemblées générales extraordinaires.
En cas de nantissement des actions, le droit de vote est exercé par le propriétaire.
La Société ne peut voter avec des actions qu’elle a acquises ou prises en gage.
Tout actionnaire peut voter par correspondance dans les conditions prévues par la réglementation en vi-
gueur. Les actionnaires votant par correspondance sont assimilés aux actionnaires présents ou représen-
tés dès lors que leur formulaire de vote par correspondance est reçu par la Société 2 jours au moins avant
l’assemblée générale.
Procès-verbaux
Les procès verbaux des assemblées sont consignés sur un registre spécial tenu au siège social, coté et
paraphé par le greffier du Tribunal du lieu du siège de la Société.
Les copies ou extraits des procès-verbaux sont certifiés par le Président du Conseil de Surveillance
uniquement, ou par le Vice-président du Conseil de Surveillance signant conjointement avec le Secrétaire.
Attributions
L'assemblée générale ordinaire statue sur toutes les questions d'ordre administratif excédant les
compétences du Conseil de Surveillance et du Directoire et qui ne sont pas de la compétence de
l'assemblée générale extraordinaire.
Une assemblée générale ordinaire est réunie tous les ans, dans les six (6) mois qui suivent la date de
clôture de l'exercice social.
Cette assemblée entend notamment le rapport du Directoire et celui du ou des commissaires aux comptes ;
elle discute, redresse et approuve ou rejette les comptes ; elle statue sur la répartition et l’affectation des
bénéfices.
Elle nomme les membres du Conseil de Surveillance ; elle nomme le ou les commissaires aux comptes.
Elle peut révoquer les membres du Conseil de Surveillance.
Quorum et majorité
L’assemblée générale ordinaire n’est régulièrement constituée et ne peut valablement délibérer sur
première convocation que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins le quart des
actions ayant le droit de vote à l’exclusion des actions acquises ou prises en gage par la Société ; si elle ne
réunit pas ce quorum, une nouvelle assemblée est convoquée pour laquelle aucun quorum n’est requis.
Dans les assemblées générales ordinaires, les délibérations sont prises à la majorité des voix des
membres présents ou représentés.
Attributions
L'assemblée générale extraordinaire est seule habilitée à modifier les statuts dans toutes leurs dispositions.
Elle ne peut toutefois changer la nationalité de la Société, ni augmenter les engagements des actionnaires,
sans le consentement de chacun des derniers.
Elle peut décider la transformation de la Société en société de toute autre forme, sous réserve du respect
des dispositions légales applicables en la matière.
Quorum et majorité
L’assemblée générale extraordinaire n’est régulièrement constituée et ne peut valablement délibérer que si
les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins, sur première convocation la moitié, et, sur
deuxième convocation, le quart des actions ayant droit de vote, à l’exclusion des actions acquises ou prises
en gage par la Société.
A défaut de réunir le quorum du quart, cette deuxième assemblée peut être prorogée à une date
postérieure de deux mois au plus à celle à laquelle elle avait été convoquée et se tenir valablement avec la
présence ou la représentation d’actionnaires représentant le quart au moins du capital social.
Dans les assemblées générales extraordinaires, les délibérations sont prises à la majorité des deux tiers
des voix des actionnaires présents ou représentés.
Directoire
Composition
Le Directoire administre et dirige la Société sous le contrôle d’un Conseil de Surveillance. Le Directoire est
composé de cinq (5) membres.
Les membres du Directoire sont obligatoirement des personnes physiques. Tous les membres du
Directoire doivent être salariés de la Société et/ou être présents plus de 183 jours par an au Maroc, sauf
exception accordée par le Conseil de Surveillance à la majorité qualifiée des trois-quarts (¾) des membres
du Conseil de Surveillance présents ou représentés.
En cas de cessation de fonctions d’un membre du Directoire en cours de mandat, le Conseil doit pourvoir à
son remplacement dans les conditions prévues par la loi et les statuts de la Société.
Fonctionnement
Le Directoire assume collégialement la direction de la Société.
Les membres du Directoire peuvent, avec l'autorisation du Conseil de Surveillance, répartir entre eux les
tâches de direction. Toutefois, cette répartition ne peut en aucun cas avoir pour effet de retirer au Directoire
son caractère d'organe assurant collégialement la direction de la Société.
Les réunions du Directoire peuvent se tenir même en dehors du siège social ou par des moyens de visio-
conférence ou moyens équivalents permettant l’identification des membres, tels qu’ils sont prévus par la
réglementation en vigueur.
Les décisions sont prises à la majorité des voix des membres présents ou représentés en exercice, chacun
d'eux disposant d'une voix.
Les procès-verbaux des délibérations du Directoire, lorsqu'il en est dressé, sont établis sur un registre
spécial et signés par le Président du Directoire et par un autre membre. Les copies ou extraits de ces
procès-verbaux sont valablement certifiés par le Président du Directoire ou un Directeur général.
Pouvoirs
Le Directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la
Société, dans la limite de l’objet social, et sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi et
par les statuts au Conseil de Surveillance en vertu des articles 10.5.3 à 10.5.5 des statuts.
Dans les rapports avec les tiers, la Société est engagée même par les actes du Directoire qui ne relèvent
pas de l’objet social et des statuts, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet
objet et/ou les dispositions statutaires ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances.
Les dispositions des statuts limitant les pouvoirs du Directoire sont inopposables aux tiers.
Le Président du Directoire représente la Société dans ses rapports avec les tiers. Le Conseil de
Surveillance peut toutefois attribuer le même pouvoir de représentation à un ou plusieurs membres du
Directoire qui portent alors le titre de Directeur Général.
Les dispositions des statuts limitant le pouvoir de représentation de la Société du Président ou, le cas
échéant, du Directeur Général sont inopposables aux tiers.
Le Président du Directoire ou le ou les Directeurs Généraux peuvent valablement donner procuration à un
tiers. Les pouvoirs accordés par cette procuration devront cependant être limités et concerner un ou
plusieurs objets déterminés.
Vis-à-vis des tiers, tous les actes engageant la Société sont valablement accomplis par le Président du
Directoire ou tout membre ayant reçu du Conseil de Surveillance le titre de Directeur Général.
Devoirs d'information
Le Conseil de Surveillance peut demander à tout moment au Directoire la présentation d’un rapport sur sa
gestion et sur les opérations en cours. Ce rapport pourra être complété à la demande du Conseil de
Surveillance par une situation comptable provisoire de la Société.
En tant que de besoin, le Directoire transmet au Conseil de Surveillance un rapport détaillant l’éventuelle
application ou mise en œuvre des points à adopter par le Conseil de Surveillance conformément aux
articles 10.5.3 à 10.5.5 des statuts.
Une fois par trimestre au moins, le Directoire présente un rapport sur la marche de la Société au Conseil de
Surveillance.
Dans les trois mois de la clôture de chaque exercice, le Directoire doit arrêter les comptes annuels (bilan,
compte de résultat et annexe) de la Société et les communiquer au Conseil de Surveillance pour lui
permettre d’exercer son contrôle.
Le Directoire doit également communiquer au Conseil de Surveillance le rapport qui sera présenté à
l’assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les comptes de l’exercice écoulé.
Rémunération
Le Conseil de Surveillance fixe, dans la décision de nomination, le mode et le montant de la rémunération
de chacun des membres du Directoire.
Responsabilité
Sans préjudice de la responsabilité particulière pouvant découler de l’admission au règlement judiciaire ou
de la liquidation des biens de la Société, les membres du Directoire sont responsables individuellement ou
solidairement selon les cas, envers la Société ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions
législatives ou réglementaires applicables aux sociétés anonymes, soit des violations des statuts, soit des
fautes commises dans leur gestion.
Composition
Le Conseil de Surveillance est composé de huit (8) membres au moins et de douze (12) membres au plus,
pouvant être porté à quinze (15) membres si les actions de la Société sont inscrites à la cote de la Bourse
de Casablanca.
Chaque membre du Conseil de Surveillance doit être propriétaire d'au moins une (1) action de la Société
pendant toute la durée de son mandat.
Les membres du Conseil de Surveillance sont nommés par l'assemblée générale ordinaire.
Si au jour de sa nomination, un membre du Conseil de Surveillance n'est pas propriétaire d'au moins une
(1) action de la Société ou si, en cours de mandat, il cesse d'en être propriétaire, il est réputé
démissionnaire d'office s'il n'a pas régularisé sa situation dans le délai de 3 mois.
Le ou les commissaires aux comptes veillent, sous leur responsabilité, à l'observation des dispositions
prévues ci-dessus et en dénoncent toute violation dans leur rapport à l'assemblée générale annuelle.
Vacances - Cooptations
En cas de vacance par décès ou par démission ou par tout autre empêchement d’un ou de plusieurs
sièges de membres du Conseil de Surveillance, le Conseil peut, entre deux assemblées générales,
procéder à des nominations à titre provisoire.
Si le nombre de membres du Conseil de Surveillance devient inférieur à huit (8), le Conseil de Surveillance
doit procéder à des nominations à titre provisoire en vue de compléter son effectif dans le délai de trois (3)
mois à compter du jour où se produit la vacance.
Les nominations provisoires effectuées par le Conseil de Surveillance sont soumises à ratification de la
prochaine assemblée générale ordinaire ; le membre nommé en remplacement d’un autre ne demeure en
fonction que pendant le temps restant à courir du mandat de son prédécesseur.
A défaut de ratification des nominations provisoires, les délibérations prises et les actes accomplis
antérieurement par le Conseil de Surveillance n’en demeurent pas moins valables.
Si le nombre des membres du Conseil de Surveillance devient inférieur à trois (3), le Directoire doit
convoquer, dans un délai maximum de trente (30) jours à compter du jour où se produit la vacance,
l’assemblée générale ordinaire en vue de compléter l’effectif du Conseil.
Présidence – Vice-présidence
Le Conseil élit parmi ses membres un Président et un Vice-président qui disposent chacun du pouvoir de
convoquer le Conseil et d’en diriger les débats et qui exercent leurs fonctions pendant la durée de leur
mandat de membre du Conseil de Surveillance. Le Président et le Vice-président sont obligatoirement des
personnes physiques.
Le Conseil peut nommer à chaque séance un Secrétaire qui peut être choisi en dehors des membres du
Conseil.
Convocation – Délibérations
Le Conseil de Surveillance se réunit, sur convocation de son Président ou de son Vice-président, aussi
souvent que l’intérêt de la Société l’exige au siège social ou en tout autre endroit indiqué dans la
convocation. Cette convocation peut être adressée par messagerie électronique ou par fax, suivie dans les
deux cas par une confirmation par courrier simple, ou par lettre recommandée avec demande d’avis de
réception, ou par lettre remise en main propre contre décharge, huit (8) jours avant la date de la réunion, ce
délai pouvant être réduit si tous les membres du Conseil de Surveillance y consentent. Ce délai de huit
jours est soumis à l’approbation des nouveaux statuts par l’Assemblée générale mixte du 23 avril 2009.
Le Conseil de Surveillance ne délibère valablement que si la moitié au moins des membres du Conseil de
Surveillance sont effectivement présents.
Sont réputés pour le calcul du quorum et de la majorité, les membres du Conseil de Surveillance qui partici-
pent à la réunion du Conseil de Surveillance par les moyens de visioconférence ou moyens équivalents
permettant leur identification tels qu’ils sont prévus par la réglementation en vigueur, sous réserve de l’ap-
probation des nouveaux statuts par l’Assemblée générale mixte du 23 avril 2009.
Cette disposition n’est pas applicable lorsque l’ordre du jour porte sur la nomination et la révocation du Pré-
sident du Conseil, l’arrêté des comptes et la convocation de l’assemblée des actionnaires
Sous réserve des dispositions des articles 10.5.4 et 10.5.5 des statuts décrites ci-après, les décisions du
Conseil de Surveillance sont prises, conformément à la loi marocaine sur les sociétés anonymes (telle que
modifiée et complétée), à la majorité simple.
Outre les opérations soumises par la loi à l’autorisation préalable du Conseil de Surveillance, en vertu de
l’article 10.5.3 des statuts, les décisions suivantes requièrent l’accord préalable du Conseil de Surveillance
statuant à la majorité simple des membres présents ou représentés :
• Examen, approbation et révision du Plan d’Affaires, établi selon les mêmes critères et exigences straté-
giques, de productivité, de rentabilité et de compétitivité que les meilleurs opérateurs internationaux ;
• Examen et approbation du Budget, établi selon les mêmes critères et exigences stratégiques, de pro-
ductivité, de rentabilité et de compétitivité que les meilleurs opérateurs internationaux ;
• Politique sociale, de rémunération, de formation, de gestion des ressources humaines et création de
plans d’intéressement au profit des salariés ou dirigeants de la Société ;
• Nomination des membres du Directoire ;
• Approbation des projets de résolutions à soumettre à l’assemblée générale des actionnaires de la So-
ciété relatifs à l’allocation des résultats de la Société et de ses filiales (distribution de dividendes, de
réserves, etc.) dans les conditions prévues par les articles 16 et 10.5.4(x) des statuts.
Toutefois, par exception aux dispositions de l’article 10.5.3 décrites ci-dessus et selon les dispositions de
l’article 10.5.4 des statuts, les décisions suivantes sont du ressort du Conseil de Surveillance et doivent
être approuvées à la majorité qualifiée des trois-quarts (3/4) des membres du Conseil de Surveillance
présents ou représentés :
Rémunération
L'assemblée générale peut allouer aux membres du Conseil de Surveillance, en rémunération de leurs
fonctions, une somme fixe annuelle, à titre de jetons de présence. Il peut en outre être alloué par le Conseil
de Surveillance des rémunérations exceptionnelles pour les missions ou mandats confiés à ses membres.
Responsabilité
Les membres du Conseil de Surveillance sont responsables, individuellement ou solidairement, selon le
cas, envers la Société ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou
réglementaires applicables aux sociétés anonymes, soit des violations des statuts, soit des fautes dans leur
gestion.
Si plusieurs membres du Conseil de Surveillance ont coopéré aux mêmes faits, le tribunal détermine la part
contributive de chacun dans la réparation du dommage.
Les membres du Conseil de Surveillance sont responsables des fautes personnelles commises dans l’exé-
cution de leur mandat. Ils n’encourent aucune responsabilité en raison des actes de gestion et de leur ré-
sultat. Ils peuvent être déclarés civilement responsables des délits commis par les membres du Directoire
si, en ayant eu connaissance, ils ne les ont pas révélés à l’Assemblée générale.
Au cours de la vie sociale, les commissaires aux comptes sont nommés pour trois (3) exercices par
l'assemblée générale ordinaire.
Les fonctions des commissaires aux comptes expirent après la réunion de l'assemblée générale ordinaire
qui statue sur les comptes du troisième exercice. Les commissaires aux comptes sont rééligibles.
Le commissaire aux comptes nommé par l'assemblée en remplacement d'un autre ne demeure en fonction
que pour le temps qui reste à courir de la mission de son prédécesseur. Lorsqu'à l'expiration des fonctions
d'un commissaire aux comptes, il est proposé à l'assemblée de ne pas le renouveler, le commissaire aux
comptes doit, s'il le demande, être entendu par l'assemblée.
Un ou plusieurs actionnaires, représentant au moins 5% du capital social,et/ou le Conseil Déontologique
des Valeurs Mobilières peuvent demander la récusation pour justes motifs au président du tribunal de
commerce statuant en référé, du ou des commissaires aux comptes désignés par l'assemblée générale et
demander la désignation d'un ou plusieurs commissaires qui exerceront leurs fonctions en leurs lieu et
place. Le président est saisi, sous peine d'irrecevabilité, par demande motivée présentée dans le délai de
trente jours à compter de la désignation contestée.
S'il est fait droit à la demande, le ou les commissaires aux comptes désignés par le président du tribunal de
commerce demeurent en fonction jusqu'à la nomination du ou des nouveaux commissaires par l'assemblée
générale.
Dans le cas où il deviendrait nécessaire de procéder à la désignation d'un ou plusieurs commissaires aux
comptes et si l'assemblée négligeait de le faire, tout actionnaire peut demander au président du tribunal de
commerce, statuant en référé, la désignation d'un commissaire aux comptes.
Le ou les commissaires aux comptes désignés par le président du tribunal demeurent en fonction jusqu'à la
nomination du ou des nouveaux commissaires par l'assemblée générale. La désignation des commissaires
aux comptes doit tenir compte des règles d'incompatibilité édictées par la loi.
En cas de démission, les commissaires aux comptes doivent établir un rapport expliquant les motifs de leur
décision. Ce document est soumis au Conseil de Surveillance et à la prochaine Assemblée Générale. Il doit
être transmis immédiatement au Conseil Déontologie des Valeurs Mobilières.
Le ou les commissaires aux comptes ont pour mission permanente, à l'exclusion de toute immixtion dans la
gestion, de vérifier les valeurs et les livres, les documents comptables de la Société et de vérifier la
conformité de sa comptabilité aux règles en vigueur. Ils vérifient également la sincérité et la concordance,
avec les états de synthèse, des informations données dans le rapport de gestion du Directoire et dans les
documents adressés aux actionnaires sur le patrimoine de la Société, sa situation financière et ses
résultats.
Le ou les commissaires aux comptes s'assurent que l'égalité a été respectée entre les actionnaires.
Le ou les commissaires aux comptes sont convoqués à la réunion du Directoire qui arrête les comptes de
l'exercice écoulé, ainsi qu'à toutes les assemblées d'actionnaires.
A toute époque de l'année, le ou les commissaires aux comptes opèrent toutes vérifications et tous contrôles qu'ils
jugent opportun et peuvent se faire communiquer sur place toutes les pièces qu'ils estiment utiles à l'exercice de
leur mission et notamment tous contrats, livres, documents comptables et registres de procès-verbaux.
Les états de synthèse et le rapport de gestion du Directoire sont tenus à la disposition du ou des commissaires
aux comptes soixante jours au moins avant l'avis de convocation à l'assemblée générale annuelle.
Au Maroc
Toute personne physique ou morale, agissant seule ou de concert, qui vient à posséder, directement ou
indirectement, un nombre d’actions représentant plus du vingtième (5%), du dixième (10%), du cinquième
(20%), du tiers (33,33%), de la moitié (50%) ou de deux tiers (66,66%) du capital ou des droits de vote de
la Société, doit informer ladite Société, le CDVM (Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières) et la
Bourse de Casablanca, dans un délai de cinq (5) jours ouvrables à compter du franchissement en hausse
ou en baisse du seuil de participation, du nombre total d’actions de la Société qu’elle possède ainsi que
des droits de vote attachés.
La date du franchissement de seuil de participation correspond à celle de l’exécution en bourse de l’ordre
transmis par le déclarant.
Outre l’obligation légale mentionnée ci-dessus d’informer la Société du franchissement en hausse ou en
baisse des seuils précités de détention du capital ou de droits de vote, toute personne physique ou morale,
agissant seule ou de concert, venant à posséder, directement ou indirectement, un nombre d’actions repré-
sentant plus de 3%, 5%, 8%, 10% et à chaque seuil multiple de 5% au-delà de 10% du capital ou des
droits de vote de la Société, est tenue d’informer la Société, par lettre recommandée avec avis de récep-
tion, du nombre total d’actions ou de droits de vote qu’elle détient, dans un délai de cinq (5) jours de bourse
à compter de la date d’acquisition.
La déclaration mentionnée ci-dessus doit également être faite lorsque la participation au capital devient
inférieure aux seuils prévus ci-dessus.
Dans chaque déclaration visée ci-dessus, le déclarant devra certifier que la déclaration faite comprend bien
toutes les actions ou les droits de vote détenus ou possédés. Il devra également indiquer la ou les dates
d’acquisition ou de cession de ses actions.
Toute personne physique ou morale, agissant seule ou de concert, qui vient à posséder, directement ou
indirectement, un nombre d’actions représentant plus du dixième (10%) ou du cinquième (20%) du capital
ou des droits de vote de la Société, doit informer ladite Société, le CDVM (Conseil Déontologique des Va-
leurs Mobilières) et la Bourse de Casablanca, dans un délai de cinq (5) jours ouvrables à compter du fran-
chissement en hausse de l’un de ces seuils, des objectifs qu’elle a l’intention de poursuivre au cours des
douze mois suivant ledit franchissement en précisant si elle agit seule ou de concert, envisage d’arrêter ses
achats ou les poursuivre ainsi que ses intentions de proposer la nomination de membres aux organes so-
ciaux et sur sa volonté d’acquérir ou non le contrôle de la Société.
La date du franchissement de seuil visée au paragraphe précédent correspond à celle de l’exécution en
bourse de l’ordre transmis par le déclarant.
Sans préjudice des dispositions d’ordre public et dans les limites des dispositions impératives de la loi, en
cas de non respect de l’obligation de déclaration ci-dessus, les actions excédant la fraction qui aurait dû
être déclarée sont privées du droit de vote pour toute assemblée d’actionnaires qui se tiendrait jusqu’à l’ex-
piration d’un délai de deux ans à compter de la date de l’infraction.
Les détenteurs d'actions peuvent également être soumis aux obligations de notification prévues par le
Dahir portant loi n°1-04-21 portant promulgation de la loi n°26-03 relative aux offres publiques sur le
marché boursier en date du 21 avril 2004 et par la Circulaire n°01/04 du 8 juin 2004 relative aux
franchissements de seuil de participation dans le capital ou les droits de vote des sociétés cotées.
La description suivante contient un résumé desdites obligations. Il est recommandé aux détenteurs
d'actions ou d'autres titres de la Société de consulter leurs conseillers juridiques afin de faire établir si les
obligations de notification leur sont applicables.
Les dispositions du règlement général de l’AMF, concernant le mode de calcul des déclarations de fran-
chissements de seuils de participation, le contenu, la diffusion et enfin la déclaration d’intention, applicables
à la Société sont définies comme suit:
Pour le calcul des seuils de participation, la personne tenue à l’information prend en compte les actions et
les droits de vote qu’elle détient ainsi que les actions et les droits de vote qui y sont assimilés et détermine
la fraction de capital et des droits de vote qu’elle détient sur la base du nombre total d’actions composant le
capital de la société et du nombre total de droits de vote attachés à ces actions.
Pour le contenu et les modes de diffusion de la déclaration de franchissement de seuil(s),
• Les personnes tenues à l’information informent l’AMF au plus tard dans un délai de cinq jours de négo-
ciation à compter du franchissement du seuil de participation, l’AMF publie sur son site le calendrier
des jours de négociation des différents marchés réglementés établis ou opérant en France.
• Les déclarations de franchissement de seuil doivent être établies selon le modèle type de l’instruction
de l’AMF relative aux vdéclarations de franchissement de seuil de participation disponible sur le site
« [Link] ». Elles peuvent être transmises à l’AMF par voie électronique. Les déclarations
sont alors portées à la connaissance du public par l’AMF dans un délai maximal de trois jours de négo-
ciation, à compter de la réception des déclarations complètes.
Les différents seuils applicables sont : 5%, 10%, 15%, 20%, 25%, 33%, 50%, 66%, 90% et 95%.
La déclaration d’intention :
• La déclaration de franchissement de seuil(s) du dixième et du cinquième du capital ou des droits de
vote, entraine obligation de déclarer ses intentions pour les douze mois à venir. Cette déclaration pré-
cise si l’acquéreur agit seul ou de concert, s’il envisage d’arrêter ses achats ou de les poursuivre, d’ac-
quérir ou non le contrôle de la société, de demander sa nomination ou celle d’une ou plusieurs person-
nes comme administrateur, membre du directoire ou du conseil de surveillance. Elle est adressée à la
société dont les actions ont été acquises, à l’Autorité des marchés financiers dans un délai de dix(10)
jours de bourse. Cette information est portée à la connaissance du public dans les conditions fixées par
le Règlement Général de l’AMF.
• La sanction attachée à l’absence de déclaration des franchissements de seuils ou à l’irrégularité de ces
déclarations ( la privation des droits de vote attachés aux actions excédant la fraction qui aurait du être
déclarée pour toute assemblée d’actionnaires qui se tiendrait jusqu’à l’expiration d’un délai de deux ans
suivant la date de régularisation de la notification) est étendue aux cas d’absence de déclaration d’in-
tention.
Toute personne physique ou morale, agissant seule ou de concert qui souhaite faire connaître
publiquement qu'elle désire vendre ou acquérir des titres inscrits à la cote de la bourse des valeurs peut
déposer un projet d'offre publique d'achat ou de vente de ses titres.
A la différence du droit français qui prévoit l'intervention d'établissements présentateurs, en droit marocain,
le dépôt d'un projet d'offre publique se fait par l’initiateur auprès du Conseil Déontologique des Valeurs
Mobilières (CDVM) et doit comporter :
• les objectifs et intentions de l'initiateur ;
• le nombre et la nature des titres de la société ;
• la date et les conditions auxquelles leur achat a été ou peut être réalisé ;
• le prix ou la parité d'échange auxquels l'initiateur offre d'acquérir ou de céder les titres, les éléments
qu’il a retenus pour le fixer et les conditions de règlement, de livraison ou d’échange prévus ;
• le nombre de titres sur lequel porte le projet d'offre publique; et
• éventuellement, le pourcentage, exprimé en droits de vote, en deçà duquel l'initiateur se réserve la fa-
culté de renoncer à son offre.
Le projet d’offre publique doit être accompagné d’un document d’information.
La teneur et la réalisation des propositions faites dans le projet d'offre sont garanties par l'initiateur et, le
cas échéant, par toute personne se portant caution personnelle. Le projet d'offre publique déposé au
CDVM doit être accompagné de la ou des autorisations préalables des autorités habilitées à cet effet. A
défaut de cette autorisation, le projet d’offre est irrecevable.
Dès le dépôt du projet d'offre publique, le CDVM publie un avis de dépôt du projet d'offre publique dans un
journal d'annonces légales relatant les principales dispositions dudit projet. Cette publication marque le
début de la période de l'offre.
Le CDVM transmet les principales caractéristiques du projet d'offre publique à l'administration qui dispose
de deux jours ouvrables à compter de ladite transmission pour décider de la recevabilité du projet au
regard des intérêts économiques stratégiques nationaux. A défaut de faire connaître sa décision dans le
délai de deux jours, l'administration est réputée ne pas avoir d'observation à formuler.
Dès le dépôt du projet d'offre publique, le CDVM demande à la société gestionnaire de la bourse des
valeurs de suspendre la cotation des titres de la société visée par le projet d'offre. L'avis de suspension est
publié.
Le CDVM dispose d'un délai de dix jours ouvrables, courant à compter de la publication, pour examiner la
recevabilité du projet d'offre et peut exiger de l'initiateur toute justification ou information nécessaire à son
appréciation. Sous la réglementation française, ce délai est de cinq jours de bourse suivant la publication
du dépôt du projet d’offre.
Comme en droit français, l'initiateur doit modifier son projet pour se conformer aux recommandations du
CDVM si ce dernier considère que le projet porte atteinte aux principes d’égalité des actionnaires, de
transparence, d’intégrité du marché et de loyauté dans les transactions et la compétition. Dans tous les
cas, le CDVM est également habilité à demander à l'initiateur toute garantie supplémentaire et à requérir le
dépôt d'une couverture en espèces ou en titres. Toute décision de non recevabilité doit être motivée.
Lorsqu'une offre publique est déclarée recevable, le CDVM notifie sa décision à l'initiateur et publie dans un
journal d'annonces légales un avis de recevabilité. Concomitamment, le CDVM demande à la société
gestionnaire de la bourse des valeurs de procéder à la reprise de la cotation.
• les droits de vote résultent d’un transfert direct, d’une distribution d’actifs réalisée par une personne
morale au prorata des droits des actionnaires, suite à une fusion ou à un apport partiel d’actifs ou en-
core d’une souscription à l’augmentation de capital d’une société en situation de difficulté financière.
La demande de dérogation est déposée auprès du CDVM dans les trois jours ouvrables suivant le
franchissement du pourcentage de 40% des droits de vote. Elle doit comprendre les engagements de ladite
personne vis-à-vis du CDVM, de n'entreprendre aucune action visant à acquérir le contrôle de ladite
société durant une période déterminée ou de mettre en œuvre un projet de redressement de la société
concernée lorsqu'elle est en situation de difficulté financière. Si le CDVM accorde la dérogation demandée,
sa décision est publiée dans un journal d'annonces légales.
Garantie de cours
En droit français, lorsqu’une personne physique ou morale, agissant seule ou de concert, acquiert ou est
convenue d’acquérir un bloc de titres lui conférant, compte tenu des titres ou des droits de vote qu’elle
détient déjà, la majorité du capital ou des droits de vote d’une société, elle doit déposer un projet de
garantie de cours et s’engager à acquérir sur le marché, pendant une période de dix jours de bourse
minimum, tous les titres présentés à la vente au prix auquel la cession des titres a été ou doit être réalisée.
Une telle procédure n'existe pas en droit marocain.
Les offres publiques peuvent faire l'objet d'une ou plusieurs offres publiques concurrentes ou d'une
surenchère.
L'offre publique concurrente est la procédure par laquelle toute personne physique ou morale, agissant
seule ou de concert peut, à dater de l'ouverture d'une offre publique, et au plus tard cinq jours de bourse
avant sa date de clôture, déposer auprès du CDVM une offre publique concurrente portant sur les titres de
la société visée par l'offre initiale.
La surenchère est la procédure par laquelle l'initiateur de l'offre publique initiale améliore les termes de son
offre initiale soit spontanément soit à la suite d'une offre publique concurrente, en modifiant le prix ou la
nature ou la quantité des titres ou les modalités de paiement. L'initiateur qui souhaite procéder à une
surenchère doit déposer auprès du CDVM les modifications proposées à son offre publique initiale au plus
tard cinq jours de bourse avant la date de clôture de son offre initiale. Le CDVM apprécie la recevabilité de
ce projet de surenchère dans un délai de cinq jours de bourse à compter du dépôt dudit projet. L'initiateur
d'une offre publique établit et soumet au visa du CDVM un document d'information complémentaire.
Lorsque plus de dix semaines se sont écoulées depuis la publication de l'ouverture d'une offre publique, le
CDVM, en vue d'accélérer la confrontation des offres publiques, peut fixer un délai limite pour le dépôt des
surenchères ou des offres publiques concurrentes successives.
En cas d'offre publique concurrente, l'initiateur de l'offre publique initiale ou antérieure, doit au plus tard
10 jours avant la clôture de ladite offre publique, faire savoir au CDVM ses intentions. Il peut maintenir son
offre, y renoncer ou la modifier par une surenchère.
En droit français, une offre concurrente ou une surenchère doit être libellée à un prix supérieur d’au moins
2% au prix stipulé dans l’offre initiale. Elle peut également être déclarée recevable si elle comporte une
amélioration significative des conditions proposées aux porteurs de titres. Enfin, elle peut aussi être
déclarée recevable si, sans modifier les termes stipulés dans l’offre précédente, elle supprime le seuil en
deçà duquel l’initiateur n’aurait pas donné suite à l’offre.
Règles relatives aux sociétés visées et aux initiateurs d’une offre publique
Pendant la durée d'une offre publique, l'initiateur ainsi que les personnes avec lesquelles il agit de concert
ne peuvent, dans le cas d'une offre publique mixte, intervenir ni sur le marché des titres de la société visée
ni sur le marché des titres émis par la société dont les titres sont proposés en échange.
En cas d'offre publique d'achat volontaire, l'initiateur peut renoncer à son offre publique dans le délai de
cinq jours de bourse suivant la publication de l'avis de recevabilité d'une offre concurrente ou d'une suren-
chère. Il informe le CDVM de sa décision de renonciation qui est publiée par ce dernier dans un journal
d'annonces légales. Cette possibilité est également envisagée par la réglementation française.
Pendant la durée de l'offre publique, la société visée et les personnes agissant de concert avec elle, le cas
d'échéant, ne peuvent intervenir, directement ou indirectement, sur les titres de la société visée. Lorsque-
l'offre publique est réglée intégralement en numéraire, la société visée peut cependant poursuivre l'exécu-
tion d'un programme de rachat d'actions dès lors que la résolution de l'assemblée générale qui a autorisé
ce programme l'a expressément prévu.
Pendant la durée de l'offre publique, la société visée ainsi que l'initiateur, les personnes physiques ou mo-
rales détenant directement ou indirectement au moins 5% du capital ou des droits de vote de la société
visée et toutes autres personnes physiques ou morales agissant de concert avec ces derniers, doivent dé-
clarer au CDVM après chaque séance de bourse les opérations d'achat et de vente qu'ils ont effectuées
sur les titres concernés par l'offre ainsi que toute opération ayant pour effet de transférer immédiatement
ou à terme la propriété des titres ou des droits de vote de la société visée.
Toute délégation d'augmentation de capital décidée par l'assemblée générale extraordinaire de la société
visée est suspendue pendant la période de l'offre publique d'achat ou d'échange sur les titres de ladite so-
ciété et la société visée ne peut accroître ses participations d'autocontrôle.
Pendant la durée de l'offre publique, les organes compétents de la société visée doivent informer préala-
blement le CDVM de tout projet de décision relevant de leurs attributions, de nature à empêcher la réalisa-
tion de l'offre publique ou d'une offre concurrente. En droit français, l’initiateur d’une offre publique et les
personnes agissant de concert avec lui peuvent, sauf exceptions, intervenir à l’achat sur le marché des
titres de la société visée, suivant certaines conditions de prix. Ces règles sont également applicables aux
interventions pour compte propre effectuées par un établissement conseil de l’initiateur ou de la société
visée. Le Règlement général de l’AMF impose également des obligations de déclaration des opérations
d’achat et de vente sur titres concernés par l’offre.
Les actions sont indivisibles à l’égard de la Société qui ne reconnaît qu’un seul propriétaire pour chaque
action.
Les propriétaires indivis sont tenus de désigner un représentant commun auprès de la Société pour
l’exercice de leurs droits d’actionnaires ; à défaut d’entente, le mandataire est désigné par le président du
tribunal, statuant en référé, à la demande du co-indivisaire le plus vigilant.
Cependant, le droit d’obtenir communication de documents prévu par la loi appartient à chacun des
copropriétaires d’actions indivises ainsi qu’à chacun des nu-propriétaires et usufruitiers.
Les héritiers, créanciers, ayants droit ou autres représentants d’un actionnaire ne peuvent, sous quelque
prétexte que ce soit, requérir l’apposition des scellés sur les biens et valeurs de la Société, ni en demander
le partage ou la licitation, ni s’immiscer en aucune manière dans les actes de son administration ; ils
doivent, pour l’exercice de leurs droits, s’en rapporter aux inventaires sociaux et aux décisions de
l’assemblée générale.
Chaque fois qu’il sera nécessaire de posséder plusieurs actions pour exercer un droit quelconque, les
propriétaires de titres isolés ou en nombre inférieur à celui requis auront à faire leur affaire personnelle du
groupement et éventuellement de l’achat ou de la vente du nombre de titres ou de droits nécessaires.
Législation marocaine
Conformément à la législation marocaine et aux statuts de la Société, celle-ci peut acquérir celles de ses
propres actions qui sont entièrement libérées, dans la limite de 10% du total de ses propres actions et/ou
d’une catégorie déterminée.
En application de la circulaire du CDVM n°02/03 datée du 23 mai 2003 qui vient en application du décret
n°2-02-556 du 24 février 2003, toute société anonyme dont les actions sont inscrites à la cote de la Bourse
des Valeurs souhaitant racheter ses propres actions en vue de régulariser le cours doit établir une notice
d’information qui doit être soumise au visa du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières préalablement
à la tenue de l’assemblée générale appelée à se prononcer sur l’opération.
Les interventions de la Société sur ses propres actions en vue de régulariser le cours ne doivent pas
entraver le bon fonctionnement du marché.
La Société qui intervient sur ses propres actions informe le CDVM, au plus tard le cinquième jour ouvré
suivant la clôture du mois concerné, du nombre d’actions achetées et d’actions éventuellement cédées.
Dans le cas où la Société n’intervient pas sur ses propres titres durant un mois donné, elle en informe le
CDVM dans les mêmes délais.
Pendant la réalisation du programme de rachat, toute modification relative au nombre d’actions à acquérir,
aux prix maximum d’achat et minimum de vente, et au délai dans lequel l’acquisition doit être réalisée, est
portée sans délai à la connaissance du public par voie de communiqué publié dans un journal d’annonces
légales. Ces modifications doivent rester dans la limite de l’autorisation donnée par l’assemblée générale
des actionnaires.
Réglementation française
Depuis l'admission de ses actions aux négociations d'un marché réglementé en France, la Société est
soumise à la réglementation résumée ci-dessous.
En application du Règlement Général de l’AMF, l'achat par une société de ses propres actions se fait au
moyen d’un document d’information, intitulé « descriptif du programme » non soumis au visa de l’AMF.
En application dudit règlement et du Règlement n°2273/2003 de la Commission Européenne du
22 décembre 2003, une société ne peut pas réaliser d'opérations sur ses propres actions aux fins de
manipuler le marché.
Après avoir réalisé des rachats de ses propres actions, une société est tenue de rendre public le détail de
l'ensemble de ses opérations au plus tard à la fin de la septième journée boursière suivant leur date
d'exécution et de déposer auprès de l'Autorité des marchés financiers des rapports mensuels contenant
des informations spécifiques sur les transactions intervenues.
Le programme de rachat d’actions en vue de régulariser le marché en vigueur actuellement a été approuvé
par l’Assemblée Générale du 28 mai 2008, après que la Société ait obtenu le visa du CDVM le 9 mai 2008
sous la référence VI/EM/017/2008 pour la Notice d’information relative audit programme.
Les principales caractéristiques de ce programme sont les suivantes :
• Durée : jusqu’au 29 novembre 2009
• Fourchette du prix d’intervention d’achat et de vente : 150 – 250 dirhams
• Part maximale du capital à détenir : 1,82%, soit 16 millions actions.
Depuis le 16 octobre 2007 et pour une durée d’un an renouvelable par tacite reconduction, Maroc Telecom
a confié à Rothschild & Cie Banque la mise en œuvre :
• à Casablanca, d’un contrat de régularisation de cours pour lequel un montant de 55 millions de dirhams
a été affecté.
• à Paris, d’un contrat de liquidité conforme à la Charte de déontologie établie par l’Association Française
des Entreprises d’Investissement et approuvé par l’Autorité des Marchés Financiers par décision du
22 mars 2005, publiée au Bulletin des Annonces Légales Obligatoires du 1er avril 2005. Pour la mise en
œuvre de ce contrat, un montant de 5 millions d’euros a été affecté au compte de liquidité.
Le bilan de ce programme de rachat d’actions pour la période s’étalant du 28 mai 2008 au 31 décembre
2008 se présente comme suit :
25/03/1999 Augmentation de 8 765 953 400 - 87 659 534 88 659 534 100 8 865 953 400
capital
4/06/1999 Réduction de capi- 75 000 000 - -750 000 87 909 534 100 8 790 953 400
tal*
28/10/2004 Réduction de la - - 791 185 806 879 095 340 10 8 790 953 400
valeur
nominale**
12/06/2006 Réduction de capital 3 516 381 360 - - 879 095 340 6 5 274 572 040
par voie de réduc-
tion de la valeur
nominale de l’action
***
* lors de sa constitution, le capital initial était libéré du quart, la réduction de capital ainsi réalisée a permis de ramener le capital à un niveau entièrement libéré.
** par voie d'échange obligatoire de 10 actions nouvelles de 10 dirhams de valeur nominale contre 1 action ancienne de 100 dirhams de valeur nominale.
*** l’assemblée générale mixte des actionnaires réunie le 30 mars 2006 a autorisé la réduction de capital de Maroc Telecom, non motivée par des pertes, par voie de réduction de
la valeur nominale de l’action de 10 à 6 dirhams.
210 210
Maroc Telecom
190 190
170 170
150 150
130 130
Maroc Telecom
MASI
110 110
90 90
70 70
d éc 0 4 mars 0 5 juin 0 5 s ep t 0 5 d éc 0 5 mars 0 6 juin 0 6 s ep t 0 6 d éc 0 6 mars 0 7 juin 0 7 s ep t 0 7 d éc 0 7 mars 0 8 juin 0 8 sep t 0 8 d éc 0 8 mars 0 9 d éc 0 7 janv 0 8 févr 0 8 mars 0 8 avr 0 8 mai 0 8 juin 0 8 juil 0 8 ao ût 0 8 s ep t 0 8 o ct 0 8 no v 0 8 d éc 0 8 janv 0 9 févr 0 9 mars 0 9
16 16
Maroc Telecom
14 14
12 12
CAC 40
10 10
CAC 40
8 8
6 6
4 4
d éc 0 4 mars 0 5 juin 0 5 s ep t 0 5 d éc 0 5 mars 0 6 juin 0 6 s ep t 0 6 d éc 0 6 mars 0 7 juin 0 7 s ep t 0 7 d éc 0 7 mars 0 8 juin 0 8 s ep t 0 8 d éc 0 8 mars 0 9
d éc 0 7 janv 0 8 févr 0 8 mars 0 8 avr 0 8 mai 0 8 juin 0 8 juil 0 8 ao ût 0 8 s ep t 0 8 o ct 0 8 no v 0 8 d éc 0 8 janv 0 9 févr 0 9 mars 0 9
En mai 2008, 11% du flottant étaient en circulation sur Nyse Euronext Paris.
Au 31 décembre 2008, les réserves de la Société s’élèvent à 3 425 millions de dirhams (hors résultats à fin
décembre 2008) dont 2,8 millions de dirhams sont distribuables (Vois section 5.2.4 « Principaux éléments,
méthodes et estimations comptables »).
L'attention des actionnaires est attirée sur le fait que le régime fiscal marocain est présenté ci-dessous à
titre indicatif et ne constitue pas l'exhaustivité des situations fiscales applicables à chaque actionnaire. Ain-
si, ces derniers doivent s'assurer auprès de leur conseiller fiscal habituel de la fiscalité s'appliquant à leur
cas particulier et notamment à l'acquisition, à la possession ou au transfert d'actions de la Société.
Le régime fiscal applicable au Maroc en matière de distribution des dividendes est régi par le Code Géné-
ral des impôts: Impôt sur les Sociétés (IS) pour les bénéficiaires personnes morales et Impôt sur les Reve-
nus (IR) pour les bénéficiaires personnes physiques.
Les produits d’actions (dividendes) perçus par les personnes physiques ou morales, résidentes ou non au
Maroc, sont soumis à une retenue à la source de 10%. Les sociétés intervenant dans le paiement de ces
produits se chargent du prélèvement, par voie de retenue à la source, et du versement de l’impôt au profit
du Trésor.
Toutefois, sont exonérées de cette retenue à la source les personnes morales ayant leur siège social au
Maroc, à condition qu’elles fournissent aux parties versantes une attestation de propriété des titres compor-
tant le numéro d’article de leur imposition à l’IS au Maroc.
Il convient de noter que les dividendes versés à des personnes résidentes de pays avec lesquels le
Royaume du Maroc a conclu des conventions fiscales de non-double imposition, pourront être soumis à
l’imposition à un taux inférieur à 10%, si lesdites conventions prévoient un tel taux. De même, ces person-
nes ont droit, en général, à faire valoir l’impôt payé au Maroc auprès de l’administration fiscale de leur pays
dans le cadre des procédures d‘élimination de la double imposition.
La réglementation des changes marocaine autorise, pour les actionnaires étrangers, le transfert des divi-
dendes à l’étranger.
L’attention des actionnaires est attirée sur le fait que le régime fiscal français est présenté ci-dessous à titre
indicatif et ne constitue pas l’exhaustivité des situations fiscales applicables à chaque actionnaire. Ainsi,
chaque actionnaire doit s’assurer auprès de son conseiller fiscal habituel de la fiscalité s’appliquant à son
cas particulier et notamment à l’occasion de l’acquisition, la possession ou du transfert d'actions de la So-
ciété.
Personnes physiques détenant des actions dans le cadre de leur patrimoine privé et
ne réalisant pas d’opérations de bourse à titre habituel
En application des dispositions prévues à l’article 25-2 de la convention fiscale conclue le 29 mai 1970 en-
tre la République Française et le Royaume du Maroc (la « Convention »), l’actionnaire résident français
bénéficie d’un crédit d’impôt imputable sur le montant de l’impôt sur le revenu français exigible sur ces mê-
mes revenus. Le montant de ce crédit d’impôt est forfaitairement fixé par l'article 25-3 de la Convention à
25% du montant des dividendes distribués, ce qui correspond, selon les informations communiquées par la
Direction de la Législation Fiscale, à 33,1/3% du montant net des dividendes encaissés (après déduction
de la retenue à la source prélevée au Maroc).
Les dividendes nets perçus, augmentés du crédit d’impôt qui y est attaché, peuvent être soumis, sur option
du contribuable, à un prélèvement de l’impôt sur le revenu au taux de 18%, auquel s’ajoute les prélève-
ments sociaux.
A défaut de cette option, ils sont pris en compte pour la détermination du revenu global du contribuable
dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le
revenu, dans les conditions ci-après décrites.
Nombre % du capital
Actionnaires
d'actions droits de vote
Le capital et les droits de vote de la Société au cours des trois dernières années, sont répartis de la façon
suivante :
Groupe Vivendi* 53,00% 465 920 477 53,00% 465 920 477 51,00% 448 338 570
Royaume du Maroc 30,00% 263 728 575 30,00% 263 728 575 34,00% 298 892 389
Dirigeants 0,02% 155 980 0,02% 155 980 0,02% 157 980
Salariés 0,15% 1 311 049 0,17% 1 466 653 0,18% 1 590 776
Public 16,78% 147 523 909 16,81% 147 768 655 14,80% 130 115 625
Auto-détention 0,05% 455 350 - 55 000 - 0
Total 100% 879 095 340 100% 879 095 340 100% 879 095 340
* Au travers de sa filiale à 100% (Société de Participation dans les Télécommunications)
Convention d'actionnaires entre le Royaume du Maroc et Vivendi relative aux actions de Ma-
roc Telecom
Par avenants, en date du 18 novembre 2004 et du 6 avril 2007, Vivendi et le Gouvernement du Royaume
du Maroc ont modifié la Convention d’Actionnaires ; les dispositions principales régissant les relations entre
le Royaume du Maroc et Vivendi sont les suivantes :
Les règles suivantes s’appliquent dans la mesure où elles aboutissent à assurer au Royaume du Maroc un
nombre de membres au Conseil de Surveillance supérieur au nombre résultant de l’application des stipula-
tions de la Convention d’Actionnaires relatives à la répartition des sièges au Conseil de Surveillance entre
le Royaume du Maroc et Vivendi :
• si la participation du Royaume du Maroc est supérieure ou égale à 22% du capital et des droits de vote
de la Société, trois (3) des membres du Conseil de Surveillance sont nommés sur proposition du
Royaume du Maroc et cinq (5) des membres du Conseil de Surveillance seront nommés sur proposi-
tion de Vivendi ;
• si la participation du Royaume du Maroc devient strictement inférieure à 22% et supérieure ou égale à
9% du capital et des droits de vote de la Société, deux (2) des membres du Conseil de Surveillance
seront nommés sur proposition du Royaume du Maroc et six (6) des membres du Conseil de Surveil-
lance seront nommés sur proposition de Vivendi ;
• si la participation du Royaume du Maroc devient strictement inférieure à 9% et supérieure ou égale à
5% du capital et des droits de vote de la Société, un (1) des membres du Conseil de Surveillance sera
nommé sur proposition du Royaume du Maroc et sept (7) des membres du Conseil de Surveillance
seront nommés sur proposition de Vivendi, et le Royaume du Maroc aura le droit de nommer un Repré-
sentant de l’Etat qui aura le droit d’assister au Conseil de Surveillance sans voix délibérative.
Ces règles de répartition des sièges du Conseil de Surveillance demeureront applicables tant que le
Royaume du Maroc détiendra au moins 5% du capital et des droits de vote de la Société.
Les règles de majorité applicables au sein du Conseil de Surveillance sont fixées dans la Convention d’Ac-
tionnaires et sont reproduites de manière quasiment exhaustive dans les statuts. Les seules décisions sou-
mises à l'approbation du Conseil de Surveillance dans l'Avenant qui ne sont pas reproduites dans les sta-
tuts concernent (i) l'accord des parties de soumettre à l'approbation préalable du Conseil de Surveillance,
statuant à la majorité qualifiée, toute dérogation à l'engagement de Vivendi de proposer la nomination au
Directoire d'au moins un membre de nationalité marocaine et (ii) l'accord des parties de soumettre à l'ap-
probation préalable du Conseil de Surveillance, statuant à la majorité simple, toute décision relative à un
projet relevant de la clause de non-concurrence dans la zone MENA prévue par la Convention d'Actionnai-
res.
• Directoire
La Convention d’Actionnaires prévoit une évolution de la répartition des sièges au sein du Directoire en
fonction de l’évolution des participations respectives de Vivendi et du Gouvernement du Royaume du Ma-
roc au capital de la Société, telle que décrite ci-après.
Si la quote-part du Gouvernement du Royaume du Maroc dans le montant total des droits de vote détenus
conjointement par celui-ci avec Vivendi devient :
• supérieure ou égale à 20% et inférieure à 40%, un membre sera proposé par le Royaume du Maroc
contre quatre par Vivendi ;
• supérieure ou égale à 40% et inférieure ou égale à 65%, deux membres seront proposés par le
Royaume du Maroc contre trois par Vivendi ;
• supérieure à 65% et inférieure ou égale à 70%, trois membres seront proposés par le Royaume du
Maroc contre deux par Vivendi ;
• supérieure à 70% et inférieure ou égale à 80%, quatre membres seront proposés par le Royaume du
Maroc contre un par Vivendi.
Les stipulations de la Convention d’Actionnaires relatives à la répartition des sièges au Directoire sont com-
plétées par ce qui suit : tant que le Royaume du Maroc détiendra au moins 15% du capital et des droits de
vote de la Société, deux (2) membres du Directoire seront nommés sur proposition du Royaume du Maroc
et trois (3) membres du Directoire seront nommés sur proposition de Vivendi et tant que le Royaume du
Maroc détiendra au moins 9% du capital et des droits de vote de la Société, un (1) membre du Directoire
sera nommé sur proposition du Royaume du Maroc et quatre (4) membres du Directoire seront nommés
sur proposition de Vivendi, nonobstant toute stipulation moins favorable de la Convention d’Actionnaires.
Les stipulations relatives à la répartition des membres du Directoire seront maintenues tant que le
Royaume du Maroc détiendra au moins 9% du capital et des droits de vote de la Société. Les stipulations
relatives à la répartition des membres du Directoire seront maintenues tant que le Royaume du Maroc dé-
tiendra au moins 9% du capital et des droits de vote de la Société.
• Assemblée Générale
Vivendi dispose de la majorité simple en assemblée générale ordinaire.
• Comité d’audit
Tant que le Royaume du Maroc détiendra au moins 5% du capital et des droits de vote de la Société, au
moins deux (2) des membres du Comité d'audit de Maroc Telecom seront nommés sur proposition du
Royaume du Maroc et le règlement intérieur de ce Comité d'audit prévoira la possibilité pour tout membre
du Comité d'audit de proposer audit comité de diligenter tout audit sur la Société et l'obligation pour le Co-
mité d'audit de statuer sur toute demande formelle soumise par au moins deux membres du Comité d'audit
de diligenter un tel audit.
Enfin, conformément aux dispositions du pacte d’actionnaires, la CMC a cédé 3% du capital de Mauritel SA
aux salariés de l’opérateur mauritanien, ramenant ainsi sa participation à 51% du capital de Mauritel SA.
Chacune des parties bénéficie d'un droit de préemption sur la participation de l'autre. Toute cession doit
faire l'objet d'un agrément par le conseil d'administration de Mauritel SA. Le pacte contient également un
droit de suite, permettant à l'Etat de vendre à l'acquéreur de la participation de Maroc Telecom le même
pourcentage de titres acquis auprès de Maroc Telecom.
Aucun nantissement d’actifs de la Société n’a été consenti par cette dernière.
En outre, les actions détenues par Maroc Telecom dans ses filiales ne sont pas nanties au profit de tiers.
Maroc Telecom est issu de la scission de l'Office National des Postes et Télécommunications suite à la
promulgation de la loi 24-96 et des décrets d'application relatifs aux télécommunications. Maroc Telecom,
opérateur historique de télécommunications du Royaume du Maroc, est organisé autour de deux activités :
Mobile et Fixe & Internet.
L’offre de télécommunications mobiles a été introduite au Maroc en 1987 avec la technologie analogique.
Dès l’adoption de la norme numérique GSM, l'opérateur historique a enrichi son offre mobile et a été le pre-
mier opérateur en Afrique et le second dans la région MENA (Middle East North Africa) à exploiter un ré-
seau GSM (1er avril 1994). Maroc Telecom a rapidement assuré la couverture des principaux centres éco-
nomiques et politiques du pays. En janvier 1995, Maroc Telecom signe son premier accord de roaming in-
ternational. Afin de se préparer à l'arrivée d'un nouveau concurrent sur le marché et d’augmenter la péné-
tration, Maroc Telecom a introduit les offres prépayées et les packs GSM en 1999 et lancé des forfaits en
2000. A ce jour, il existe trois opérateurs mobile de 2ème génération et 3ème génération, dont Maroc Telecom
(Voir section 4.5 « Concurrence »).
L’activité de téléphonie fixe est exploitée depuis la première moitié du 20ème siècle. La Société a enrichi son
offre de services de télécommunications fixes avec le lancement d'offres Internet bas débit depuis 1995,
ADSL haut débit en 2003 et TV sur ADSL en 2006, ainsi que d'offres de services de données dédiées aux
entreprises utilisant les nouvelles technologies disponibles sur le marché.
Dans le cadre de la privatisation de Maroc Telecom, Vivendi a acquis, le 20 février 2001, une participation
de 35% de la Société à la suite d'un appel d'offres organisé par le Gouvernement du Royaume du Maroc
pour le choix d’un partenaire stratégique. Vivendi s'est vue octroyer certains droits de gestion et d'organisa-
tion de la Société (Voir section 3.5.5 « Pactes d’actionnaires»). Maroc Telecom fait partie, avec le groupe
SFR, du pôle télécommunications du groupe Vivendi. Le 18 novembre 2004, le Royaume du Maroc et Vi-
vendi ont annoncé une prise de participation complémentaire de 16% de Vivendi au capital de Maroc Tele-
com. Au cours de l’année 2006, l’Etat marocain a cédé 0,1 % du capital, ramenant ainsi sa participation
dans le capital de Maroc Telecom à 34%.
Le 2 juillet 2007, l’Etat Marocain a cédé 4% du capital de Maroc Telecom à la Bourse de Casablanca au
prix de 130 dirhams par action. Cette cession a pris la forme d’un placement réservé aux investisseurs ins-
titutionnels marocains et internationaux par construction d’un livre d’ordres ouvert entre le 26 et le 28 juin
2007. Au terme de cette opération, l’Etat Marocain détient 30% du capital et des droits de vote de Maroc
Telecom et le flottant a été porté de 15% à 19% du capital. En décembre 2007, au terme d’un échange
d’actions avec la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc, Vivendi a acquis 2% supplémentaires.
Au 31 décembre 2008, la répartition du capital de Maroc Telecom est la suivante :
Groupe Vivendi 53,0%
Royaume du Maroc 30,0%
Public 17,0%
4.2.1 Organisation
La structure juridique simplifiée du groupe au 31 décembre 2008 est la suivante :
Vivendi Royaume du Maroc Marché
Maroc Telecom
Abdeslam AHIZOUNE
Président du Directoire
Dans le cadre de sa politique globale de qualité de ses activités, Maroc Telecom a obtenu en 2003 la certi-
fication ISO 9001 version 2000 pour certaines activités, puis en 2004 pour l’ensemble des activités dans le
cadre d’une démarche qualité totale, récompensant la qualité de ses produits et services. Cette certification
a été reconduite suite à l’audit de renouvellement de décembre 2007.
Cette certification concerne la conception et le développement des offres, la commercialisation, l’installa-
tion/désinstallation, l’activation/désactivation, la facturation & le recouvrement, le service après-vente, l’in-
formation et l’assistance pour tous les produits et services, pour l’ensemble des clients Grand public et En-
treprises sur l’ensemble des sites de Maroc Telecom.
Dans le cadre de sa politique globale de sécurité de l’information, Maroc Telecom a obtenu en janvier 2008
la certification ISO 27001 version 2005 pour l’ensemble de ses activités.
Cette certification concerne la conception, la planification, le développement, l’exploitation, la maintenance
et service après vente des services de télécommunication fixe, mobile et données, des services à valeur
ajoutée et des infrastructures technologiques correspondantes.
Capitaliser sur ses marques et faire de Maroc Telecom une référence en matière de
service clients au Maroc
Maroc Telecom bénéficie d’une forte notoriété et d’une excellente image grâce à ses marques, telles que
Jawal (téléphonie mobile prépayée), El Manzil (téléphonie fixe résidentielle et professionnelle), Phony
(forfaits d’appels fixes illimités) ou Menara (accès Internet). La Société a aussi l’ambition de faire de Maroc
Telecom une référence en matière de services clients au Maroc en poursuivant l’amélioration de l’aména-
gement et l’accueil au sein des points de vente et des services aux clients (mise en service technique, ser-
vice après vente, administration commerciale, centres d’appels).
*le terme « clients Mobile » regroupe les clients titulaires d'une carte prépayée active et les abonnés post-payés.
**parcs équivalents en 2007 et 2008 tenant compte du nombre de lignes fixe de chaque accès. Parc en nombre d’accès en 2006
*** le terme « clients Internet » correspond aux comptes IP ouverts auprès de Maroc Telecom (filaire et mobile).
4.4.1 Mobile
Présentation générale
Maroc Telecom est leader sur le marché marocain des communications mobiles. La part de marché de la
Société a atteint 63,4% au 31 décembre 2008 (Source : ANRT). Ce marché a connu une forte croissance
depuis 2000, le nombre de clients mobile (tous opérateurs confondus) passant de 2,9 millions en 2000, à
22,8 millions au 31 décembre 2008 (Source : ANRT). Sur la même période, le taux de pénétration du
marché est passé de 10% à 74% (Source : ANRT).
Le marché mobile (tous opérateurs confondus) est principalement un marché prépayé. En 2008, le parc
prépayé au Maroc a augmenté de 13,9%, passant de 19,2 en 2007 à 21,9 millions de clients à fin 2008.
Sur le segment postpayé, le marché total a progressé, entre fin 2007 et fin 2008, de 15,3% pour atteindre
922 000 abonnés.
Maroc Telecom propose des services prépayés (cartes Jawal et Mobisud) et une gamme d’abonnements
postpayés.
Maroc Telecom assure une couverture étendue tant au niveau de l’infrastructure qu’au niveau de la
présence commerciale. Son réseau couvre la quasi totalité de la population (Estimation : Maroc Telecom).
Au niveau international, grâce à plus de 466 accords de roaming, les clients de Maroc Telecom bénéficient
du service dans plus de 214 pays. L’étendue de la présence commerciale est obtenue à travers un réseau
de distribution directe et indirecte de plus de 55 000 points de vente référencés par Maroc Telecom (Voir
section 4.4.4 « Distribution »).
Le tableau suivant indique la ventilation du chiffre d’affaires Mobile de Maroc Telecom des trois dernières
années :
* Le chiffre d’affaires lié au trafic international entrant à destination du Mobile de Maroc Telecom et au trafic sortant du Mobile de Maroc Telecom vers l’international est comptabi-
lisé directement dans l’activité Mobile en 2007 alors qu’il faisait l’objet d’un chiffre d’affaires de transit via l’activité Fixe en 2006. Les données 2006 sont indiquées selon ce nou-
veau mode de présentation. Ce retraitement intercompagnie n’a aucun impact sur le chiffre d’affaires net global Maroc Telecom.
Le marché marocain des communications mobiles a connu une forte expansion grâce à l’introduction
d’offres prépayées en 1999. Ce système de prépaiement, sans engagement et sans facture, répond au
besoin de gérer les dépenses de communication à son rythme et d’éviter les dépassements de forfaits de
la clientèle. Cette formule est particulièrement adaptée au marché marocain notamment en raison de la
jeunesse de la population marocaine, la moitié de la population ayant moins de 25 ans.
Le tableau suivant reprend les principales données relatives aux services prépayés et postpayés offerts sur
les trois dernières années.
Il est à noter que Maroc Telecom définit le taux de résiliation comme le nombre de cartes déconnectées ou
de contrats résiliés par rapport au parc moyen pendant une période donnée. Pour les clients prépayés,
Maroc Telecom définit la période de validité d'une carte prépayée comme une première période de six
mois, suivie d’une seconde période de six mois correspondant à une période au cours de laquelle le client,
tout en pouvant recharger sa carte, peut recevoir des appels.
L’abonné mobile se définit comme tout détenteur d'un abonnement mobile postpayé non résilié, ou d'une
carte prépayée ayant au moins passé ou reçu un appel (payant ou gratuit) durant les trois derniers mois,
conformément à la définition de l’ANRT.
Le service prépayé a affiché une croissance soutenue depuis son introduction grâce notamment à la baisse
du prix de la pochette et à la commercialisation de packs subventionnés incluant un appareil GSM à des
prix relativement bas, et à la mise en place par Maroc Telecom de nombreuses promotions sur les
recharges et sur les communications qui ont stimulé la consommation et fidélisé la base de clientèle
constituée.
Le postpayé regroupe essentiellement une clientèle à forte consommation qui génère un ARPU nettement
supérieur à celui des clients prépayés.
Malgré la concurrence, Maroc Telecom a réussi à maintenir son taux de résiliation à un niveau satisfaisant,
suite aux efforts déployés afin de fidéliser ses clients tout en continuant de mener une politique
d'acquisition pour accroître son parc (Voir paragraphe « Offres » ci-dessous). Ainsi, les clients postpayés
bénéficient depuis mi-2002 de l'amélioration du programme de fidélisation par l'introduction d’un
programme à points Fidelio. Le client a le choix de son avantage fidélité : du temps en plus, des SMS ou
des terminaux GSM. Avec la forte croissance du parc en 2007 (2,6 millions), le taux de résiliation s’établit à
34,9% en 2008, en hausse de 9,5 points par rapport à 2007. En 2008, avec la croissance du parc, l’ARPU
a enregistré une baisse modérée de 8,4% par rapport à 2007, malgré un contexte fortement concurrentiel
et une réglementation plus restrictive en matière de promotions.
Tarifs
Depuis 2002, Maroc Telecom a modifié son mode de tarification et depuis, les communications sont
facturées à la seconde après la première minute indivisible pour les abonnés sans forfaits et par palier de
20 secondes pour les forfaits postpayés et le prépayé.
La stratégie tarifaire de Maroc Telecom est basée sur :
• l’utilisation des forfaits pour les abonnés du postpayé, en leur offrant une gamme de forfaits plus large
et des tarifs dégressifs en fonction de la durée du forfait, ainsi que des offres illimitées ;
• des réductions significatives en fonction du montant des recharges achetées pour les clients prépayés;
• et le lancement régulier d’offres promotionnelles (doublement des recharges, heure Jawal, réduction
sur les forfaits…).
Régulièrement, Maroc Telecom fait bénéficier ses clients de nouvelles réductions du prix de leurs commu-
nications mobiles vers l’étranger ainsi qu’une harmonisation des tarifs. Cette nouvelle politique tarifaire à
l'international s’inscrit dans la tendance générale des nouvelles offres, dont la variable « prix » est traduite
dans des grilles tarifaires attractives et compétitives.
Tous ces éléments permettent de faire profiter les clients d’un tarif moyen d’environ 1,5 dirham TTC/
minute.
Le tableau ci-dessus reprend l'évolution des tarifs moyens prépayés et postpayés par minute en dirhams
TTC au 31 décembre de chaque année considérée.
Maroc Telecom propose des services prépayés et postpayés s’adressant au grand public, aux
professionnels et aux entreprises. Ces services se déclinent en une gamme d’offres étendue organisée en
fonction de l’engagement et de la possibilité de dépassement.
Le tableau ci-après récapitule l’ensemble des offres Mobile de Maroc Telecom :
Le prépayé
Au 31 décembre 2008, le parc prépayé représente 13,853 millions de clients, soit près de 96% du parc
mobile, en hausse de 8% par rapport à 2007.
Maroc Telecom cherche à maintenir l’ARPU en stimulant l’usage (commercialisation d’une large gamme de
recharges) et en développant l’utilisation des services de données à valeur ajoutée (SMS et MMS). De
nombreuses promotions sont en outre appliquées sur les recharges et sur les communications afin de
fidéliser la base de clients existants et de stimuler la consommation.
Les offres
Maroc Telecom propose ses services prépayés sous les marques Jawal & Mobisud. Les services prépayés
s’adressent essentiellement au marché Grand Public qui requiert une gamme d’offres d’accès étendue et
jeune ainsi qu’une large fourchette de tarifs.
Les offres prépayées de Maroc Telecom sont commercialisées sous forme de packs (terminal et carte SIM)
et de pochettes (carte SIM seule), qui se déclinent de la façon suivante :
• La formule Jawal Classique, qui propose un tarif jour/nuit indifférencié ;
• La formule Jawal Jeunes, qui propose un tarif différencié les soirs, week-ends et jours fériés.
• La formule Mobisud, qui propose un tarif différencié les soirs, week-ends et jours fériés, et unique vers
tous les opérateurs ainsi que vers Mobisud France et Belgique.
Ces trois formules ont une période de validité qui se divise en une première période de six mois
correspondant à la durée du crédit de la carte, suivie d’une seconde période de six mois correspondant à
une période au cours de laquelle le client peut recharger sa carte et recevoir des appels.
Maroc Telecom a introduit en 2008 de nouveaux tarifs d’accès et des promotions à l’acquisition qui vien-
nent animer l’achat de cette pochette. Des promotions de bienvenue à l’acquisition sont organisées et
consistent à offrir des gratuités en minutes et en SMS et MMS.
Afin de développer l’usage du prépayé, Maroc Telecom commercialise une gamme de recharges de 5 à
1 200 dirhams avec des bonus accordés automatiquement dès l'achat d'une recharge de 50 dirhams et
plus.
Des promotions sont organisées sur l’usage voix et data mais aussi sur la gamme des recharges et
s’inscrivent dans un objectif de fidélisation des clients, d’augmentation de l’usage et d’augmentation du
parc.
Les moyens de rechargement disponibles sont également diversifiés dans le double objectif de réduire les
coûts de distribution et de faciliter le rechargement pour le client. Ainsi, outre les cartes de recharge sur
support PVC à gratter, sont proposées les recharges électroniques et les recharges via des distributeurs
automatiques bancaires. D’autres solutions dématérialisées sont à l’étude.
Afin de développer l’usage, Maroc Telecom commercialise l’option « numéros illimités » permettant aux
clients de certains forfaits de souscrire à 2, 5 ou 7 numéros illimités à partir de 118,80 dirhams TTC/mois.
Pour encourager les communications vers l’international, Maroc Telecom a lancé une gamme de deux for-
faits internationaux, permettant aux clients de communiquer à des tarifs plus avantageux. En 2008, ces
offres ont été complétées par le lancement de numéros illimités vers certaines destinations fixes internatio-
nales, l’intégration dans les forfaits des communications vers les fixes en Europe et en Amérique du Nord
au même tarif qu’un appel national, ainsi que la baisse des tarifs des forfaits internationaux (à partir de 70
dirhams TTC).
Enfin, et depuis fin 2004, Maroc Telecom commercialise deux offres destinées aux personnes déficientes
de l’ouïe et/ou de la parole sous forme d’un forfait SMS et aux personnes non voyantes sous forme d’un
pack et un logiciel d’adaptation.
Politique de fidélisation
La fidélisation clients est depuis 2000 un axe stratégique de Maroc Telecom et a permis d’anticiper l’arrivée
de la concurrence. Les offres fidélité mises en place dès janvier 2000 consistent à offrir des terminaux à
des tarifs préférentiels.
Le projet Gold destiné aux clients à forte consommation a été lancé en 2001. Ces clients bénéficient
gratuitement d’une carte de fidélité, d’un téléphone mobile haut de gamme au choix, d’un centre d’appel
dédié (numéro vert 999) et d’un accueil privilégié au niveau des agences commerciales. Depuis juillet 2003,
le club Gold a été intégré au programme Fidelio et la sélection se fait en fonction des points. De nouveaux
avantages sont accordés aux clients : un traitement SAV VIP et un bonus en points.
Fidelio est le premier programme de fidélité à points introduit au Maroc. Il est réservé aux clients postpayés
et a été lancé à partir du 1er juin 2002. Ce programme permet de cumuler des points sur la base de la
facturation et de bénéficier d’avantages sous forme de terminaux gratuits ou à prix réduit, de
communications et de SMS gratuits. Depuis avril 2003, Maroc Telecom a mis en place l’offre Fidelio
24 mois. En 2008, près de 106 000 clients, soit 17% du parc postpayé, se sont réengagés grâce au
programme Fidelio. Une évolution est à l’étude pour dynamiser davantage le programme Fidelio et
améliorer la satisfaction client.
• Le SMS
Le SMS (Short Message Service) est proposé depuis avril 2000. Le service a été régulièrement enrichi
depuis, avec l’introduction du SMS Info en 2001 (SMS contenant des informations de proximité tels que les
programmes de télévision, pharmacies de garde, horaires de train, etc.), du SMS Chat en 2002 (service de
communauté destiné essentiellement à la clientèle jeune), les premiers pilotes de services de type kiosque
en 2003 (SMS permettant de proposer des services de contenu ou de vote à distance adaptés aux
émissions radiophoniques ou télévisées), le chat SMS International en 2005 (service permettant aux clients
mobile Maroc Telecom de chatter par SMS avec des clients mobile français).
A fin décembre 2008, plus de 2,14 milliards de SMS ont été envoyés avec succès, en hausse de 49% par
rapport à 2007.
• Le MMS
Le MMS (système de messagerie multimédia) a été introduit pour les abonnés postpayés et étendu aux
clients prépayés. Il permet d'échanger du texte, de l'image et du son.
A fin 2008, le nombre d'inscrits au service MMS s'élevait à près de 2,5 millions et le nombre de messages
envoyés dans l'année s'est élevé à près de 8 millions.
Le service MMS de Maroc Telecom s’enrichit régulièrement : lancement de la Carte Postale MMS en 2004,
augmentation de la taille maximale permise de 50 à 100 Ko en 2006, lancement du service e-MMS (envoi
de MMS vers des adresses e-mail) et de l’offre MMS International en 2007.
Depuis octobre 2006, les MMS Texte sont facturés à 0,96 dirham TTC et les MMS Photo à 1,92 dirham TTC.
• IAM Messenger
Maroc Telecom a lancé en novembre 2007 le service IAM Messenger, service de messagerie instantanée
sur mobile.
IAM Messenger permet aux clients mobiles Maroc Telecom de chatter entre eux en mode messagerie ins-
tantanée avec possibilité de voir l'état de présence et de disponibilité de tout un chacun. Le client peut chat-
ter en texte et en image avec tous les abonnés mobile Maroc Telecom et même avec ses contacts Google
Talk. Ce service est facturé à partir de 0,72 dirham TTC par message.
• Mon répertoire
Le service ‘Mon répertoire’ de gestion des contacts des cartes SIM/USIM est commercialisé par Maroc Te-
lecom depuis novembre 2007. Ce service permet au client de sauvegarder une image de son répertoire
SIM/USIM sur un serveur central via le menu de la carte. Le client pourra commander le téléchargement de
ce répertoire image sur sa carte à n'importe quel moment. En outre, l'image du répertoire sur le serveur
central est fiabilisée continuellement grâce à la mise à jour automatique ou manuelle à chaque modification
du répertoire. Par ailleurs, il sera possible au client de gérer son répertoire à travers une interface Web
conviviale intégrée au niveau du portail Web [Link].
Le client peut souscrire au service moyennant un abonnement mensuel de 12 dirhams TTC.
• GPRS
Le GPRS (« General Packet Radio Service ») a été généralisé à l'ensemble des clients postpayés de Ma-
roc Telecom. Ce service est proposé sous la forme de trois forfaits limités (de 1à 20 MB) facturé au volume
(au-delà de son forfait, l'utilisateur ne paye que la quantité de données réellement échangées, et non la
durée de leur consultation). Le GPRS facilite l'usage de données en situation de mobilité: connexions Inter-
net/Intranet optimisée, envoi et réception d'e-mails, navigation en mode WAP et transfert de fichiers.
L’offre GPRS de Maroc Telecom a été enrichie ensuite par :
• Une formule GPRS Only permettant aux clients mobiles de dédier une carte SIM pour un usage pure-
ment GPRS. En effet, le client GPRS pourra demander gratuitement une deuxième carte SIM qu’il
pourra utiliser avec son forfait GPRS. Il continue à utiliser sa première carte SIM pour passer/recevoir
des appels ou SMS/MMS.
• une formule « GPRS Free Access », permettant de bénéficier de tous les services GPRS, sans abon-
nement ni engagement.
• Une formule « GPRS illimité », permettant au client de bénéficier de tous les services GPRS en illimité
moyennant un engagement mensuel.
Le forfait GPRS est commercialisé au tarif de 48 dirhams TTC/mois auquel s’ajoute 0,06 dirham TTC/Ko.
La formule Free Access est facturé 0,288 dirham TTC/Ko. La formule illimitée est facturée à 180 dirhams
TTC/mois.
En 2008, près de 4% des abonnés ont le service GPRS activé.
• BlackBerry
En Février 2007, Maroc Telecom a lancé l’offre BlackBerry. Basée sur une technologie fiable et perfor-
mante, cette solution permet aux clients d’accéder à leur messagerie professionnelle et personnelle ainsi
qu’à toutes les applications de l’entreprise en plus de l’accès à Internet. L’offre BlackBerry est commerciali-
sée à partir de 240 dirhams TTC/mois.
• Internet Mobile
En juin 2007 Maroc Telecom a lancé l’Internet haut débit mobile, utilisant la technologie 3G+ (HSDPA), per-
mettant aux clients mobiles d'accéder à l’Internet haut débit en illimité et en mobilité absolue. Ce service
offert en premier lieu aux clients postpayés a été complété à partir de novembre 2008 par le lancement
d’une offre prépayé. Ce service permet ainsi aux clients d'accéder à Internet à partir d'un téléphone Mobile
compatible 3G, d'un PDA ou Smartphone d'un ordinateur portable équipé d'une carte PCMCIA ou d'un mo-
dem USB. Dans les zones non couvertes par le réseau 3G+, la continuité de l'accès Mobile à l'Internet est
assurée par le réseau GPRS de Maroc Telecom.
L’offre postpayé se décline en deux formules (Voix+Data ou Data Only) et trois débits différents (512 Kbps,
1,8 Mbps et 3,6 Mbps), commercialisé à partir de 198 dirhams TTC/mois.
L’offre prépayé, sans engagement et sans facture, permet la connexion à l’Internet en utilisant des rechar-
ges Jawal à partir de 10 dirhams TTC pour une journée de connexion
• Service A-Ghany
Pour renforcer son leadership en matière d’innovation Maroc Telecom a lancé en exclusivité fin septembre
2007, le nouveau service A-Ghany basé sur la technologie RBT (Ring Back Tones). Ce service permet à
un client mobile de personnaliser et remplacer la tonalité d’accueil d’appel avec une tonalité plus originale :
chanson, message enregistré par son acteur préféré, humour… Une large sélection de tonalités est
proposé pour satisfaire tous les goûts et est disponible sur [Link]
Le client peut bénéficier de ce service en appelant le 409 ou envoyant un SMS au même numéro.
• La Visiophonie
Les clients de Maroc Telecom peuvent communiquer en visiophonie, qu’ils soient abonnés ou clients pré-
payés, à condition d’être muni d’un téléphone 3G compatible Visiophonie et en étant dans une zone de
couverture 3G. La visiophonie est facturée au même prix qu’un appel voix.
• Géolocalisation
Maroc Telecom offre un service de géolocalisation, permettant de donner des informations relatives à la
zone de localisation soit pour des services de secours, d’information, de tracking.
La vente de terminaux
Le prépayé
La gamme des packs prépayés Jawal est également diversifiée en termes de modèles et de tarifs. A cet égard,
une attention particulière est portée sur le renouvellement des terminaux et les dernières fonctionnalités associées.
En 2008, Maroc Telecom a continué sur sa politique de prix en proposant des mobiles Jawal à partir de
199 dirhams TTC (avec un crédit de 10 dirhams TTC)
Le postpayé
Les actions entreprises en faveur du développement du postpayé sont axées sur l’acquisition, la fidélisation
et le développement de l’offre de services.
La politique d’acquisition des clients postpayés s’articule autour de l’attractivité de l’offre, de la richesse des
produits et services associés et de la gamme des terminaux proposés. Des offres de cobranding
permettent de créer une dynamique dans le lancement et le renouvellement permanent des postes, lancés
souvent en même temps qu’au niveau international, et offrant aux clients les nouveautés aussi bien du
point de vue du design que technologiques. Maroc Telecom propose une gamme de packs diversifiée
conditionnés par une durée minimum d’engagement (12 ou 24 mois).
Depuis 2003, Maroc Telecom accorde en outre une place importante à la fidélisation telle que décrite ci-
dessus.
Pour accompagner le déploiement de ces offres, Maroc Telecom a mis en place une politique de relation
clients dont la démarche s’inscrit dans plusieurs axes : l’information, la prospection et la relance (qui obéit à
une logique de rétention). Cette politique de Services Clientèle répond en outre autant aux besoins du
Grand Public qu’à ceux de l’Entreprise.
Dans le cadre de sa politique globale de qualité de ses activités, Maroc Telecom a obtenu en 2003 la
certification ISO 9001 version 2000 pour la facturation du mobile et les centres d'appels du mobile.
Self care
Les clients Entreprises peuvent gérer leurs flottes à distance à travers le service E-gestion([Link]).
Elles peuvent ainsi procéder à des changements d'offre et à des activations de services complémentaires.
En outre, le service Clientèle Entreprise permet à ses clients d'assurer le suivi de leur budget de télécom-
munications mobile grâce au service EasyFact. Ce dernier permet de recevoir les factures relatives aux
abonnements GSM sur CD-Rom pour une consultation plus détaillée et facilement accessible.
Portails
Maroc Telecom a mis en place trois portails :
• [Link] est le portail décrivant les services et offres commerciales proposées et permettant
aux entreprises d’accéder au service Self Care,
• le portail WAP Maroc Telecom qui propose, outre des informations thématiques, l’accès aux pages jau-
nes, et
• Le portail Mobile Zone qui permet le téléchargement de contenu.
Roaming international
Le roaming est un service proposé par les opérateurs de télécommunications qui permet aux usagers de
téléphones mobiles de pouvoir appeler et être appelés dans un pays étranger. Pour cela, les opérateurs de
différents pays passent des accords dits de roaming, afin que les téléphones de leurs abonnés puissent se
connecter aisément à un réseau étranger si nécessaire.
Maroc Telecom a signé son premier accord de roaming avec SFR en février 1995 (Cet accord de roaming
est réalisé à des conditions commerciales normales). Au 31 décembre 2008, Maroc Telecom a passé un
total de 466 accords de roaming avec des opérateurs partenaires dans 214 pays dont 6 pays grâce à des
accords avec les opérateurs des systèmes GMPCS (Thuraya et Globalstar).
L’activité touristique du Maroc génère un important flux de visiteurs qui constitue un fort potentiel de
revenus roaming. Afin de capter l’essentiel de ce trafic, Maroc Telecom a développé une politique
d'acquisition de clientèle à travers des partenariats avec les opérateurs étrangers et a conclu des accords
préférentiels avec les plus importants d’entre eux. En 2008, et pour continuer d’assurer une constante
croissance du chiffre d’affaires Roaming et renforcer sa compétitivité vis-à-vis de la concurrence, Maroc
Telecom a signé des accords d'octroi de discount avec ses principaux partenaires et en a signé de nou-
veaux. De plus, Maroc Telecom a étendu son offre de Roaming aux services 3G.
Les services de GPRS et MMS sont également proposés en roaming depuis fin 2003. Au 31 décembre
2008, Maroc Telecom a conclu des accords avec 116 opérateurs dans 75 pays pour le roaming GPRS/
MMS (dont 73 pour le GPRS out). Par ailleurs, le Roaming prépayé est offert dans 54 pays grâce à des
accords conclus avec 89 opérateurs (dont 69 pour le roaming out).
Les services d'envoi de SMS à l'international (268 opérateurs dans 144 pays) , et les numéros courts le
333 pour la boite vocale et 777 pour le service client (98 Opérateurs dans 58 pays) et le service MMS à
l'International depuis le 1er Novembre 2007 sont disponibles. Ainsi, au 31 décembre 2008, Maroc Telecom
a conclu des accords avec 137 opérateurs dans 84 pays pour l'envoi du MMS à l'international via MMVD
(accès par login), dont 37 operateurs de 28 pays ouverts bilatéralement. Depuis début 2008, les services
3G sont proposés en roaming In et Out avec les principaux partenaires. Au 31 décembre 2008, Maroc
Telecom a conclu des accords avec 12 opérateurs dans 11 pays pour la 3G roaming (dont 09 opérateurs
pour la 3G Out).
Présentation générale
Maroc Telecom est le principal fournisseur de services de téléphonie fixe, de services Internet et de
services de transmission de données et le seul fournisseur d’un service de Télévision par ADSL au Maroc,
marchés totalement ouverts à la concurrence en 2005, avec l’octroi de licences de télécommunications fixe
à deux nouveaux opérateurs.
Les principaux services de télécommunications fixes fournis par Maroc Telecom sont :
• les services de téléphonie,
• les services d'interconnexion avec les opérateurs nationaux et internationaux,
• les services de transmission de données au marché professionnel et aux fournisseurs d'accès à Inter-
net ainsi qu’aux autres opérateurs télécoms
• les services Internet qui comprennent les services d'accès à Internet et des services associés à l'Inter-
net tel que l'hébergement, et
• la télévision par ADSL.
Le tableau ci-après reprend la ventilation du chiffre d’affaires des activités Fixe et Internet pour les exerci-
ces considérés.
En millions de dirhams – en normes IFRS
2006 2007 2008
Exercice clos au 31 décembre
Chiffres d’affaires brut* 10 003 9 451 9 683
Voix 6 618 6 225 6 091
Interconnexion* 993 655 562
Données 1 585 1 552 1 958
Internet 807 1 019 1 072
Résultat opérationnel avant amortissement 4 315 4 106 4 511
Résultat opérationnel 2 829 2 934 3 302
* Le chiffre d’affaires lié au trafic international entrant à destination du Mobile de Maroc Telecom et au trafic sortant du Mobile de Maroc Telecom vers l’international est comptabili-
sé directement dans l’activité Mobile en 2007 alors qu’il faisait l’objet d’un chiffre d’affaires de transit via l’activité Fixe en 2006. Les données 2006 sont indiquées selon ce nouveau
mode de présentation. Ce retraitement intercompagnie n’a aucun impact sur le chiffre d’affaires net global Maroc Telecom.
Le taux de pénétration de la téléphonie fixe au Maroc s’établit à 9,7% au 31 décembre 2008, contre 7,9%
fin 2007 et 4,2% fin 2006 (source ANRT). Cette hausse est particulièrement due à l’introduction par la
concurrence d’offres prépayées de mobilité restreinte. Retraité de ce parc, le taux de pénétration s’établit à
4,25%.
Ce taux de pénétration relativement faible doit être considéré à la lumière du nombre élevé de personnes
par foyer qui est de 5,3 en moyenne (Source : Recensement 2004 - Haut Commissariat au Plan). Ainsi, le
nombre de lignes (hors lignes Téléphonie Publique, Professionnels et Entreprises) ramené au nombre de
foyers donne un taux de pénétration de près de 15% des foyers résidentiels. Par ailleurs, les quelques
160 000 lignes de téléphonie publique ne rendent pas compte du nombre réel d'utilisateurs des cabines
publiques Maroc Telecom et des téléboutiques (Voir paragraphe « Téléphonie publique » ci-dessous).
Du fait notamment de la concurrence des offres mobiles prépayées sur le segment résidentiel, le taux de
pénétration du fixe a significativement chuté entre 1999 et 2002. Maroc Telecom a mis en œuvre depuis un
vaste plan d'actions pour relancer les services de la téléphonie fixe pour faire face à la concurrence des
offres mobiles, notamment prépayées, et depuis le début de 2007, des offres de fixe à mobilité restreinte
du 3ème opérateur :
• en développant une politique marketing, de communication et commerciale active et adaptée aux atten-
tes et aux besoins de la clientèle, en particulier avec la création de la marque « El Manzil » pour les
offres du fixe destinées au segment résidentiel,
• en introduisant des offres permettant de renforcer l’usage de téléphonie Fixe, en particulier avec l’offre
« Phony » et « Infinifix », offre de communications illimitées Fixe à Fixe destinées respectivement au
Grand Public (Résidentiels et Professionnels) et aux PME-PMI,
• en déployant des efforts importants pour permettre à la population marocaine d'accéder à l’Internet.
Les promotions fréquentes et la migration vers le Haut débit accompagnée de baisses tarifaires conti-
nues ont permis d’étendre l’accès à Internet à une plus grande tranche de la population,
• en offrant de nouveaux services qui renforcent la mutation vers les offres de contenu sur la téléphonie
Fixe, Maroc Telecom a ainsi lancé le service TV sur ADSL avec une ambition de faire de ce service un
nouveau mode de consommation de masse de la télévision au Maroc,
• en poursuivant le développement de son parc de cabines publiques initié en 2001 et en poursuivant
ses investissements dans ce domaine,
• en attachant une attention particulière au marché Entreprises ; Maroc Telecom a ainsi lancé des offres
et des tarifs spécifiques à destination de cette clientèle.
Au 31 décembre 2008, le parc global s’établi à 1,299 million de lignes (hors parc interne Maroc Telecom)
en baisse de 2,8% par rapport à fin 2007.
Le tableau suivant décrit l'évolution du parc de lignes téléphoniques fixes par segment :
En milliers de lignes*** 2006 2007 2008
* regroupe les lignes des téléboutiques et des cabines publiques Maroc Telecom.
** le parc comprend l'ensemble des abonnements au téléphone fixe quelle que soit la technologie utilisée (RTC ou RNIS). Il ne comprend pas le parc interne Maroc Telecom.
*** A compter du 1er janvier 2008, le parc Fixe de Maroc Telecom est communiqué par équivalence en tenant compte du nombre de lignes de chaque accès.
• Téléphonie Fixe
Les services de téléphonie fixe Grand Public de Maroc Telecom sont commercialisés, depuis mars 2002,
sous la marque « El Manzil ». Avec la gamme de produits et services « El Manzil », l’opérateur propose
des offres d’accès plafonnées et non plafonnées.
A partir de septembre 2006, une nouvelle offre fixe voix « Phony » est venue renforcer la gamme des offres
Grand Public. Les offres « Phony » permettent au client de téléphoner gratuitement et sans limite de
nombre ou de durée d’appels vers tous les Fixes de Maroc Telecom, avec un prix attractif à partir de 156
dirhams TTC par mois (abonnement compris). Les offres Phony déclinées également en formules
plafonnées et non plafonnées permettent donc aux clients du Fixe d’appeler librement tous leurs
correspondants Fixes au Maroc tout en maîtrisant leur facture. Ces offres qui rencontrent un succès
croissant ont permis d’amorcer une nouvelle relance du Fixe Grand public à partir du quatrième trimestre
de l’année 2006.
La gamme «Phony», se décline autour de 3 formules: « classique»; « plafonné» et « Liberté». Selon la for-
mule choisie, le client peut ainsi téléphoner de façon illimitée en heure creuse avec « Soir & Week
End» (SW) ou en tout temps grâce au « Tout temps» (TT). Les deux formules «SW» ou «TT» existent en
abonnement classique et en version plafonné. Dans cette dernière formule qui associe les avantages de
l'illimité et du plafonnement de facture, le client dispose d'un crédit de communication plafonné lui permet-
tant d'appeler les destinations hors illimité (avec possibilité de recharge). La formule « Liberté» quant à elle,
permet au client de disposer d'un crédit durée à tarif préférentiel vers tous les numéros mobiles au Maroc
en plus de l'illimité vers tous les numéros fixes Maroc Telecom.
En février 2008, Maroc Telecom a lancé l’offre « Phony International » qui permet au client résidentiel d’ap-
peler en illimité tous les soirs, week-ends et jours fériés vers tous les numéros fixes situés dans l’Europe du
Sud, l’Europe du Nord et l’Amérique du Nord.
Maroc Telecom propose également les offres Packs « El Manzil » qui combinent l’installation gratuite d’une
ligne téléphonique fixe (pour les nouveaux clients) avec la fourniture d’un terminal partiellement
subventionné. Les gammes « Packs El Manzil » qui comprennent un choix de postes téléphoniques filaires,
sans fil et DECT et de terminaux fax variés pour les professionnels sont constamment élargis et
commercialisés à partir de 99 dirhams TTC. Afin de stimuler les ventes et animer le marché, Maroc
Telecom organise régulièrement des campagnes promotionnelles avec des Packs à partir de 0 dirham et
des bonus gratuits.
Avec l’offre Parrainage lancée en juillet 2008, Maroc Telecom rassemble les avantages des offres de packs
et ceux de l’offre Phony en faisant bénéficier aussi bien le parrain que le filleul de gratuité d’abonnement et
de réduction sur le prix des terminaux.
• TV par ADSL
En juin 2006, Maroc Telecom innove à nouveau sur le fixe en lançant le service Télévision numérique par
ADSL, une première sur le plan africain et arabe. Ce service baptisé « Maroc Telecom TV» permet aux
clients du Fixe de recevoir en qualité numérique sur leurs lignes téléphoniques près de 80 chaînes de télé-
visions nationales et internationales et 20 stations radios, grâce à la technologie ADSL. L'offre est organi-
sée autour de quatre bouquets de chaînes (Accès, Découverte, Prestige et Evasion) à partir d'un tarif
d'abonnement mensuel de 48 dirhams TTC. L'offre de chaînes de TV/ADSL couvre l'ensemble des thèmes
pour répondre aux attentes de tous les membres de la famille, et inclut toutes les chaînes hertziennes na-
tionales, des chaînes généralistes françaises, d'information en trois langues (arabe, français, anglais), de
jeunesse et enfants, de sport, de cinéma et divertissement, de musique, de documentaires et découverte,
art de vivre….Maroc Telecom propose également les chaînes Canal+ Essentiel, Canal+ Cinéma et Canal+
Family.
Tarifs d’appels
• Communications nationales
Au mois de mars 2007, les tarifs des communications fixes vers fixes nationaux ont connu une baisse, pas-
sant à un tarif unique de 1 dirham les 2 minutes en local et national tout le temps.
En 2008, le tarif des communications fixes vers mobiles n'a pas subi de changement. La dernière modifica-
tion a été opérée le 1er septembre 2005 à la suite de la décision de l'ANRT de baisser de 5% les tarifs d'in-
terconnexion fixe vers mobile. Cela avait permis à Maroc Telecom de baisser en conséquence ses tarifs
d'appels et de faire bénéficier ses clients de cette réduction des coûts de terminaison dans les réseaux mo-
biles.
Le tableau ci-dessous indique le prix moyen en dirhams (toutes taxes comprises) par minute d'une commu-
nication nationale de trois minutes en heure pleine depuis un poste fixe privé:
Fixe vers fixe Maroc Telecom et autres opérateurs sans mobilité restreinte 0,50
La tarification des appels à partir des téléboutiques et des cabines publiques se fait toujours à l’Unité de
Taxation. Les prix de détail de la téléphonie publique sont généralement plus élevés que ceux à partir d’un
poste privé.
• Communications internationales .
Au 1er novembre 2007, Maroc Telecom a opéré une restructuration des tarifs des communications interna-
tionales pour permettre aux clients de bénéficier d’une tarification spéciale vers leurs correspondants fixes
et mobiles à l’étranger. La restructuration s’est matérialisée par la réduction du nombre de zones tarifaires
et par la réduction des tarifs internationaux allant jusqu’à 60% en fonction des destinations.
Zones Destinations Plein tarif Tarif réduit Plein Tarif Tarif réduit
Services d'interconnexion
Les services d'interconnexion comprennent l'interconnexion avec les opérateurs nationaux et internationaux.
Interconnexion nationale
L'interconnexion nationale est réglementée. A ce titre, Maroc Telecom est tenu de faire droit aux demandes
d'interconnexion raisonnables au regard des besoins et des capacités émanant d'autres opérateurs.
Le tarif d'interconnexion rémunère l'usage effectif du réseau et les coûts correspondants (Voir section 4.8
« Environnement réglementaire et dépendances éventuelles »). L'interconnexion avec les opérateurs mobi-
les nationaux représente un poste important de coûts pour la téléphonie fixe, les coûts de terminaison du
trafic sur les réseaux mobiles étant très supérieurs aux revenus d’interconnexion générés par le trafic en-
trant sur le réseau fixe.
En 2006, avec l’arrivée de deux autres entrants sur le fixe, de nouveaux tarifs d’interconnexion ont été éta-
blis.
Aussi, en avril 2008, une décision d’interconnexion forfaitaire au réseau fixe de Maroc Telecom est entrée
en vigueur.
Par ailleurs, l’ANRT a approuvé l’offre de dégroupage partiel et total de Maroc Telecom. Le tableau ci-
dessous indique les principaux tarifs en vigueur depuis le 14 avril 2009 :
Le catalogue d’interconnexion fixe et l’offre de dégroupage partiel et total sont en ligne sur le site d’IAM
([Link]).
Maroc Telecom dispose d'une très forte connectivité internationale, avec environ 230 interconnexions avec
des opérateurs étrangers. L’année 2008 a été marquée essentiellement par une intensification de la
concurrence.
International entrant
Le trafic international entrant terminant sur les réseaux de Maroc Telecom a enregistré en 2008 une
hausse de 3,6% par rapport à 2007 pour atteindre 2 milliards de minutes.
Maroc Telecom a su garder une part de marché de plus de 85% sur le trafic international entrant vers ses
réseaux malgré une vive concurrence sur ce segment et ce grâce à une politique tarifaire agressive adap-
tée aux nouvelles conditions du marché international.
Maroc Telecom a acheminé également une part importante du trafic vers les réseaux des concurrents.
International sortant
Concernant le trafic sortant, Maroc Telecom a continué de négocier avec les opérateurs étrangers afin de
terminer son trafic à l’étranger au moindre coût et d’être en mesure de proposer le prix le plus attractif au
consommateur final.
Services de Données
La gamme de produits et services dédiés aux solutions réseaux de Maroc Telecom est composée des
offres :
• Liaisons Louées : Maroc Telecom propose des services de liaisons louées nationales et internationa-
les qui intègrent la chaîne physique, le modem et la supervision des liaisons louées. Afin de répondre à
la demande d'installation de centres d'appels au Maroc, des tarifs spécifiques pour les centres d’appels
sont proposés ainsi qu’une offre guichet unique (« One Stop Shopping ») de liaisons louées de bout en
bout avec la France, ce qui permet de simplifier la gestion opérationnelle.
• Frame Relay : Ce service permet aux entreprises de véhiculer des flux multimédia (voix, données et
images) au sein de leurs réseaux avec des débits allant jusqu’à 34 Mbps. L’offre Frame Relay offre un
haut niveau de performance grâce au débit minimum garanti associé à chaque circuit virtuel permanent
défini entre les points d’extrémité de la communication.
• VPN IP MPLS : Maroc Telecom propose une solution de réseau privé virtuel (interconnexion de sites
utilisant une infrastructure mutualisée), développée sur les protocoles IP/MPLS et commercialisée sous
la gamme « IP Connexion ». Ce service est accessible via les Liaisons Louées, Marnis et l’ADSL. Ma-
roc Telecom offre également un accès nomade sécurisé via Internet. En 2005, un accès VPN IP ADSL,
avec débit garanti a complété la gamme.
• LAN to LAN : S’appuyant sur le réseau en Fibres Optiques de Maroc Telecom, la solution LAN to LAN
Ethernet de Maroc Telecom permet aux clients d’interconnecter leurs sites situés dans la même agglo-
mération par des liens optiques à très haut débit (jusqu’à 1 Gb/s) avec des options de secours non dé-
gradé en fibre optique.
Maroc Telecom a adapté ses gammes de produits et services au marché Entreprises notamment en
termes de qualité de service garantie. Aujourd’hui, Maroc Telecom s’engage contractuellement envers ses
clients à maintenir un haut niveau de qualité de service. Maroc Telecom mesure notamment le taux de
disponibilité du réseau et se conforme sur cette disponibilité aux standards internationaux (Voir également
paragraphe « Infrastructure » ci-dessous).
Maroc Telecom a renforcé son offre de data internationale par l’introduction de l’offre de minute en gros
permettant aux clients Centres d’appels de disposer d’une gamme de forfaits vers l’international avec des
prix très avantageux.
Internet
La première connexion à l'Internet a été établie au Maroc par Maroc Telecom en 1995. Entre 1997 et 2000,
le Maroc a vu l'éclosion de nombreux FAI qui se sont, par la suite, consolidés autour de deux acteurs de
référence : Maroc Telecom et Maroc Connect. Le marché de l'Internet s'est néanmoins développé
lentement jusqu'à la fin 2003. Le développement de ce marché s'accélère depuis le premier
semestre 2004.
Les raisons expliquant le faible développement du marché de l'Internet avant 2004 sont le résultat conjugué
de trois facteurs : le faible taux d’équipement en ordinateurs qui atteint 11% des foyers urbains (Source :
ANRT, 2005), le coût relativement élevé de l'Internet pour les utilisateurs (coûts d'accès et de
communication), analphabétisme, manque de formation et un contenu local relativement limité.
Maroc Telecom mène une politique volontariste pour permettre à la population marocaine d'accéder à
l’Internet et fournit des solutions adaptées aussi bien pour l’accès que pour l'utilisation. En témoignent les
baisses tarifaires de mars 2005, mai 2006 et novembre 2007 et décembre 2008 ainsi que les promotions
fréquentes réalisées (Pack modem gratuit, mois d’abonnement gratuits, abonnement à prix réduit,
promotion de débit supérieur au prix du débit inférieur, etc…).
Au 31 décembre 2008, Maroc Telecom compte plus de 482 000 accès Internet filaires, représentant envi-
ron 42% des lignes fixes (hors Téléphonie publique).
Le tableau suivant reprend le nombre d'accès Internet Menara (le parc Menara est le parc d'accès Internet
commercialisé par Maroc Telecom, hors accès à usage interne de Maroc Telecom).
Nombre de clients actifs au 31 décembre—en milliers 2006 2007 2008
Bas Débit : 6 5 4
Libr@cces 2 2 2
Abonnement 4 3 2
Haut Débit 385 471 478
ADSL 384 470 477
Liaisons Louées 1 1 1
Total Filaire 391 476 482
Haut Débit Mobile - - 28
La croissance du parc depuis 2005 est à mettre au crédit de l’accès Internet via ADSL, lancé en novembre
2003 et commercialisé dans sa formule « Illimité » à partir de mars 2004. Au 31 décembre 2008, l'ADSL
représentait près de 99% de l'ensemble des modes d'accès utilisés par les abonnés Menara pour se
connecter à l'Internet et Maroc Telecom détient plus de 99% de parts du marché sur ce segment (Source :
ANRT, décembre 2008).
Par ailleurs, l’année 2008 a été marquée par le développement du marché de l’Internet haut débit Mobile,
notamment depuis le lancement d’offres prépayées.
Le marché Entreprises
Pour les entreprises, le haut débit est fourni via ADSL ou via des Liaisons Louées Internet (débits allant
jusqu’à 155 Mbps). Aujourd’hui, le parc Entreprises est majoritairement orienté vers le produit ADSL.
Cet engouement pour l’ADSL s’explique par son prix abordable mais également parce qu’il répond à un
grand nombre de besoins qui étaient satisfait auparavant par la Liaison Louée Internet (Vitesse, accès
illimité et permanent).
L’offre ADSL Pro propose des débits allant de 128 Kbps à 20 Mbps et comprend un grand nombre de
services notamment la fourniture d'e-mails sécurisés, un nom de domaine, une page web de contact, etc.
Quant à la Liaison Louée Internet, elle reste appréciée des grandes structures pour la performance (très
hauts débits symétriques et garantis) et la sécurité de bout en bout qu’elle procure.
L’hébergement des sites Internet des entreprises est également pris en charge par Maroc Telecom avec
deux types de solutions : l’hébergement mutualisé (sur une plateforme Maroc Telecom) ou dédié (achat ou
colocation d’un serveur), permettant aux entreprises d’être visibles sur Internet, tout en minimisant le coût.
Outre les offres d’accès et d’hébergement des entreprises, Maroc Telecom propose une gamme complète
d’options supplémentaires, dont : l’adresse IP fixe, le nom de domaine national et international, des
adresses e-mails, etc.
Par ailleurs, Maroc Telecom commercialise un Forfait bas débit (Toucompri) à partir de 79 dirhams TTC/
mois et une formule Libr@ccès, facturée 0,20 dirham TTC/minute
Il convient de rappeler que Maroc Telecom procède régulièrement à des baisses en cascade des tarifs d’a-
bonnements, avec des réductions de tarifs des très haut débits 2, 4 et 8 Mbps et une migration vers les
débits supérieurs sans modification des tarifs des clients existants du 128 k à 1 M .
Au titre de son cahier des charges, Maroc Telecom est tenu de fournir les services suivants (liste non
exhaustive) :
• un service de radiocommunications maritimes gratuit aux fins d'acheminer les messages de sécurité en
mer,
• un service de télécommunications bidirectionnelles d'échanges de messages entre navires en mer et
tout point de terminaison des réseaux publics,
• un service télégraphique et télex (avec l’accord de l’ANRT, Maroc Telecom a annoncé l’arrêt de ce ser-
vice en décembre 2008),
• un service de renseignement téléphonique (le 160), délivré via des centres de renseignements dédiés,
• l'acheminement des appels vers les numéros d'urgence, et
• un annuaire en langue arabe. L’opérateur édite en outre un annuaire professionnel de type « pages
jaunes ». Cette activité n’est pas significative en termes de revenus.
Services à la clientèle
La relation clients est au cœur des préoccupations de Maroc Telecom. Ainsi et toujours dans le souci de
répondre aux attentes et aux besoins de ses clients, l'opérateur a développé une politique active de gestion
de la relation avec sa clientèle.
Annuaires et Renseignements
Les Centres de Renseignements Téléphoniques « 160 » (Rabat, Casablanca, Marrakech et Meknès) assu-
rent le cadre du service universel, 24h/24 et 7j/7 aux clients qui appellent le numéro d'accès national
«160», la fourniture des numéros d'appel du téléphone fixe Maroc Telecom, de même dans le cadre de
l'opération « bienvenu », ils assurent le premier contact des nouveaux clients du fixe Maroc Telecom pour
Centres d’appels
La branche Centres d’Appels de Maroc Telecom compte actuellement les Centres suivants:
Pour la clientèle Grand Public :
Le Centre d’Appels Fixe assure la réception et l’émission d’appels.
• Activités de réception (plusieurs numéros d’accès dont le 108 est le numéro emblématique) : informa-
tion et assistance des clients de la téléphonie fixe, prises de commandes et activation de certains servi-
ces ;
• Activités d’émission : relance téléphonique des clients n’ayant pas réglé leurs factures, télévente, télé-
marketing, fiabilisation de fichiers (adresses de facturation, prélèvements bancaires, …) ;
Le Centre d’Appels Internet (un seul numéro d’accès : le 115): information et assistance des clients Mé-
nara et TV sur ADSL
Pour la clientèle Entreprises :
Le Centre d’Appels Entreprise (un seul numéro d’accès : le 3030): se charge de l’information et de l’as-
sistance des clients PME /PMI et Grands compte pour l’ensemble de leur portefeuille produit qu’ils ont avec
Maroc Telecom
Portails abonnés
Maroc Telecom développe une relation directe avec ses clients Fixe et Internet à travers ses différents por-
tails :
− [Link] pour les abonnés au Fixe grand public,
− [Link] pour les clients Entreprises,
− [Link] pour les clients de la TV sur ADSL
− et [Link] pour les abonnés Internet.
Outre les informations nécessaires sur les produits et services commercialisés, des fonctionnalités telles
que la souscription de services en ligne ou la consultation de facture y sont accessibles. Il convient de rap-
peler également que le portail Menara ([Link] ) a une exposition exceptionnelle, dans la mesure
où son audience en fait le plus important site de contenu et de services au niveau du Maroc et du Maghreb
(hors moteurs et portails internationaux) avec une marque forte et reconnue (plus de 5 millions de visites et
plus de 3 millions de visiteurs par jour).
Infrastructure Mobile
Le réseau Mobile de Maroc Telecom est basé sur la technologie GSM déployée sur la quasi totalité du ter-
ritoire. Il se caractérise par une infrastructure développée, une grande connectivité à l'international et une
qualité de service d'un niveau comparable à celui des opérateurs internationaux.
Afin de maintenir son leadership sur le marché et de renforcer sa compétitivité vis-à-vis de ses concurrents,
Maroc Telecom continue de déployer son réseau 3G/HSDPA offrant tous les services de troisième généra-
tion à un débit théorique de 3,6 Mbits/s (Visio conférence, streaming, téléchargements, jeux en ligne…), y
compris l’accès Internet à haut débit par clé USB en mobilité.
Couverture
Le réseau GSM de Maroc Telecom permet de couvrir la quasi-totalité de la population (98% de la popula-
tion à fin 2008). Cette couverture sera élargie, notamment grâce au programme Pacte du Service Universel
pour lequel Maroc Télécom va couvrir 7 338 localités rurales complémentaires (fin du programme : 2011)
Le réseau de stations de base est optimisé via :
• un programme de redéploiement des équipements permanent ;
• des mises à niveau logicielles aux versions les plus récentes ;
• Des technologies de compression permettant de faire face aux pics de trafic lors des journées excep-
tionnelles (fêtes et promotions).
Le réseau 3G/HSDPA de Maroc Telecom a été élargi en 2008 aux principales agglomérations du Royaume
afin d’offrir des services évolués à nos clients.
A fin 2008, Maroc Telecom couvre la quasi-totalité de la population grâce à plus de 5 410 stations de base
2G et plus de 1 100 stations 3G.
Infrastructure Fixe
Maroc Telecom a développé un réseau à la pointe de la technologie permettant d'offrir une large gamme de
services. Ce réseau est composé d'un backbone de transmission, de centres de commutation, de platefor-
mes de services et d'un réseau d'accès.
Plates-formes voix
Un réseau de nouvelle Génération (NGN), a été déployé afin d’offrir des services innovants :
• Voix sur IP ;
• Migration du trafic TDM vers IP, simplifiant les opérations d’optimisation du réseau.
Systèmes d’Information
La Direction des Systèmes d’information met à disposition des utilisateurs les infrastructures, les outils bu-
reautiques et les applications logicielles nécessaires pour répondre aux différents besoins des métiers.
Plusieurs chantiers majeurs ont été finalisés en 2008 :
• la refonte du système de gestion des produits et des services d’accès ;
• la mise à niveau des applications d’interconnexion, de médiation du Mobile, afin d’en améliorer les
performances et de bénéficier de nouvelles fonctionnalités ;
• La mise en place des référentiels réseaux d’inventaire et d’ingénierie pour l’ensemble des Réseaux de
Maroc Telecom ;
• la mise en place d’un premier système mutualisé de gestion pour les produits Fixe, Mobile et celui de la
vente indirecte ;
• l’extension du site de secours du « Plan de Reprise d’Activité » à d’autres systèmes de gestion de dé-
comptes inter-opérateurs nationaux et internationaux ainsi qu’aux systèmes de Gestion Achats et Fi-
nances.
Distribution
Organisation
Maroc Telecom dispose d'un réseau de distribution étendu avec un réseau direct et un réseau indirect
comprenant plus de 55 000 points de vente.
En 2008, les différents canaux de distribution étaient les suivants :
• le réseau direct composé de 304 agences,
• le réseau indirect local formé de petits commerçants indépendants liés par des accords d’exclusivité et
gérés par l’agence commerciale Maroc Telecom la plus proche. Une partie importante de ces reven-
deurs exerce aussi une activité de téléboutique Maroc Telecom,
• des distributeurs structurés à l’échelle nationale et dont les télécommunications ne sont pas l’activité
principale tels que la grande distribution, Altadis Maroc ou encore les bureaux de poste de Barid Al
Maghrib,
• des distributeurs régionaux opérant dans le domaine des télécoms pour les entreprises et couvrant les
régions de Rabat, Tanger, Marrakech, Settat, Casablanca et Fès,
• deux distributeurs nationaux dont l’activité concerne les différents segments de clientèle et toutes les
gammes de produits et service Maroc Telecom,
• et quatre partenaires pour la vente et l’installation de produit PABX.
Stratégie de distribution
L’étendue et l’organisation du réseau de distribution Maroc Telecom constituent un atout stratégique
majeur pour la Société. La stratégie de distribution de l’opérateur est principalement articulée sur les axes
suivants :
• maintenir le rôle central du réseau direct notamment pour les services à haute valeur ajoutée,
• accroître la capillarité des réseaux indirects pour augmenter la proximité avec les clients,
• renforcer le rôle des téléboutiques dans la distribution du prépayé et la commercialisation des lignes
fixes,
• assurer une synergie entre les canaux directs et indirects, et
• diversifier les supports de distribution (Recharge électronique, GAB, recharge express, etc.)
Couverture cohérente
Grâce à une connaissance des spécificités régionales et locales, le réseau commercial propre de Maroc
Telecom offre une couverture adaptée à l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, la quasi totalité des
agences commercialise l’ensemble de la gamme des produits et services Maroc Telecom (Mobile, Fixe et
Internet).
Réseau indépendant
En 2006, Maroc Telecom a conclu des accords avec trois nouveaux distributeurs, qui viennent s’ajouter à
la société GSM Al-Maghrib.
En mars 2006, Maroc Telecom a cédé sa participation de 35% dans le distributeur GSM Al-Maghrib, mais
demeure lié à cette société par des accords de distribution.
Altadis Maroc Fabrication et distribution de tabac 11/2003 Cartes prépayées Mobile et Fixe
au Maroc
Canal Market Monétique et distributeur de re- 11/2002 Recharge électronique Mobile et Fixe
charge électronique
11/2006 Abonnement Mobile, Fixe et Internet Entrepri-
ses - Région de Marrakech
Communication
Premier annonceur au Maroc, Maroc Telecom consacre un budget important à ses dépenses de
communication pour le Mobile, le Fixe, l’Entreprise, l’Internet, ainsi que pour la communication institution-
nelle, financière et interne.
L’activité communication est prise en charge par les entités suivantes :
• l’entité Communication Produits Grand public et Entreprises dont la mission est d’assurer la
Communication liée aux produits et services à destination de toutes les catégories clients aussi bien
résidentiels qu’entreprises ;
• l’entité Communication Institutionnelle est responsable des actions de communication liées à l’image
institutionnelle de Maroc Telecom, des opérations de sponsoring et de mécénat tout en restant garante
de la cohérence des stratégies de communication, ainsi que de la cartographie et de la charte de la
marque,
• l’entité Communication interne : Elle fonctionne en réseau sur toute l’entreprise. Proche des opération-
nels, elle fait remonter les informations et communiqués régulièrement sur les messages économiques,
financiers et culturels des différentes direction de la compagnie. Cette entité est rattachée à la Direction
des Ressources Humaines depuis sa réorganisation en 2006.
• l’entité Communication Financière, chargée entre autres, d’appliquer la politique de communication
financière définie avec la Direction Générale, de répondre aux obligations réglementaires en termes
d’information financière aussi bien au Maroc qu’en France et d’organiser les différents événements à
l’attention des investisseurs et analystes financiers.
Ces entités travaillent en étroite collaboration pour orchestrer en cohérence les différentes actions de
communication conformément aux objectifs globaux de Maroc Telecom.
Communication produits
La communication produit consiste à accompagner le lancement des offres à travers des campagnes de
communication réalisées via des supports publicitaires médias et hors médias.
Au cours de l’année 2008, la communication sur le Mobile a été marquée essentiellement par une commu-
nication promotionnelle, le lancement de la 3G, la baisse des tarifs internationaux et le lancement de nou-
veaux forfaits à destination de l’étranger.
Pour accompagner le sell-out des packs post et prépayés ainsi que pour conforter son image innovante,
Maroc Telecom a lancé plusieurs opérations de « co-branding » menées conjointement avec les fournis-
seurs de terminaux autour de campagnes promotionnelles (Packs 3G, Packs Jawal) et thématiques pour
accompagner les évènements de l’année (Journée de la femme, Plages propres, Salon de l’agriculture, …)
Quant à la communication sur les offres Internet, Maroc Telecom a engagé des actions de communication d’en-
vergure axée sur les avantages de l’ADSL , suivie par une importante campagne promotionnelle visant à acqué-
rir de nouveaux clients. Le dernier trimestre 2008 a été marqué par le lancement d’une campagne majeure au-
tour de l’Internet Mobile prépayé mettant en avant le prix agressif le moins cher du marché (10 DH/jour).
S’agissant de la communication sur le Fixe, et pour repositionner la télécarte comme le moyen le plus éco-
nomique pour téléphoner, une campagne a été lancée au 1er trimestre mettant en avant les avantages liés
à la télécarte : économie, flexibilité d’utilisation de la maison ou à partir d’un publiphone, tarifs …
Le développement de la communication hors-média continue à être une priorité pour l’opérateur. Les ac-
tions de marketing direct sont multipliées aussi bien à travers la diffusion des lettres mensuelles
(Mobinews, Moustajadat, Hissati, …), que d’envois ciblés de SMS et d’opérations d’e-mailing. L’animation
des portails Internet ([Link], [Link] , [Link] et [Link])
est régulièrement assurée pour dynamiser les sites et accroître leur attractivité.
La communication à destination des entreprises s’est illustrée en 2008 par de l’accompagnement presse et
par de l’affichage urbain au profit des principaux lancements de campagnes produits, en plus des actions
de marketing direct (La lettre d’information mensuelle, mailings d’information et SMS) et des actions de
communication hors média (brochures commerciales ; animations diverses, roadshows et organisation de
séminaires clients).
Dans un environnement marqué par l’intensification de la concurrence sur tous les segments, le développe-
ment des services Mobile de 3ème génération et la poursuite de l’ouverture à l’international, l’objectif global
de communication pour l’année 2008 a été le renforcement de l’image de Maroc Telecom en tant que 1er
opérateur global du pays. L’accent a été mis sur l’innovation, la simplicité et la proximité, tout en optimisant
les dépenses et de nouveaux outils de mesure ont été mis en place.
Sponsoring et Mécénat
Communication interne
Le service Communication interne organise la convention des cadres de Maroc Telecom et poursuit la dif-
fusion régulière des outils de communication interne (Flash Infos, Itissal et Wissal).
Il assure aussi l’accompagnement des projets initiés par les autres Directions de Maroc Telecom tels que
l’EAP, MassaRH, la politique qualité, la sécurité de l’Information.
Etant dans une démarche d’amélioration continue, Maroc Telecom a lancé en 2008 une étude sur la fonc-
tion communication interne, dont l’objectif était de sonder les salariés par rapport à leurs attentes en la ma-
tière. Les résultats se sont révélés positifs globalement et ont permis de faire émerger des pistes d’amélio-
ration pour le plan d’action des années à venir.
Communication financière
En 2008, Maroc Telecom a répondu à l’ensemble de ses obligations d’information financière aussi bien au
Maroc qu’en France, a tenu plusieurs réunions avec les analystes et investisseurs et a organisé des roads-
hows en Europe, aux Etats-Unis et au Moyen-Orient pour présenter ses résultats annuels et semestriels.
Par ailleurs, Maroc Telecom a été désigné vainqueur de l’édition 2009 du ‘’Africa Investor Financial Repor-
ting Award ‘’ dans la catégorie ‘’Financial Reporting company of the year– Telecommunications’’. Ce prix
vient récompenser l’ensemble da la communication financière de Maroc Telecom et son rôle dans le déve-
loppement du reporting financier en Afrique.
Téléphonie Mobile
Maroc Telecom a pour concurrent sur ce segment l’opérateur Médi Télécom (« Méditel »), titulaire d’une
licence mobile depuis août 1999. Méditel est détenue en majorité par les groupes Telefonica et Portugal
Telecom à hauteur de 32,18% chacun. Les participations minoritaires sont détenues par le Groupe BMCE
Bank, le Groupe Holdco (détenu à plus de 75% par la Caisse de Dépôts et de Gestion) avec
respectivement 18,06% et 17,59% (Source : Méditel et CDG).
Le marché marocain de la téléphonie mobile comptait plus de 22,8 millions de clients GSM au 31
décembre 2008. Ce marché est dominé par le parc prépayé avec 96% de clients prépayés. L’année 2008 a
été marquée par le lancement par le 3ème opérateur de ses offres de mobilité totale 3G, utilisant la technolo-
gie CDMA. En termes de parts de marché, Maroc Telecom détient à cette date 63,4% du marché global
contre 34,7% pour Méditel et 1,9% pour Wana. (Source: ANRT)
Au 31 décembre 2008 Etat du marché Parts de marché
(en % du nombre de clients)
Mobile prépayé Marché libéralisé Maroc Telecom : 63,3%
Autres opérateurs : 36,7%
Mobile postpayé Marché libéralisé Maroc Telecom : 65,4%
Autres opérateurs : 34,6%
Total Mobile Maroc Telecom : 63,4%
Méditel : 34,7%
Wana : 1,9%
(Source : ANRT)
Ce marché est caractérisé par une forte saisonnalité durant la période d’été. En effet, cette période connaît
une augmentation significative de l’activité, due principalement au retour massif des marocains résidents à
l’étranger pour leurs vacances.
Sur le marché des services prépayés, les opérateurs mobiles organisent des promotions fréquentes, ce qui
a engendré une baisse des tarifs sur ce secteur. Parallèlement ils ont consenti des niveaux élevés de
subventions des terminaux contribuant à la croissance soutenue du marché.
Sur le marché des services postpayés, les opérateurs se démarquent au travers des tarifs et des
spécificités de leurs offres. Maroc Telecom se distingue par une large gamme de forfaits adaptée au besoin
du client final, particulier ou entreprise. Maroc Telecom continue d’introduire régulièrement des baisses
tarifaires.
Maroc Telecom bénéficie d’une marque à forte notoriété, pour le postpayé comme pour le prépayé (Jawal).
Maroc Telecom jouit également d’une expertise reconnue grâce à la performance et la qualité de son
réseau (Source : Etude réalisée par la Sofres).
Maroc Telecom dispose des atouts suivants :
• couverture de la quasi totalité de la population (estimation Maroc Telecom).
• appui sur un réseau de distribution dense et capillaire constitué de plus de 55 000 points de vente réfé-
rencés par Maroc Telecom.
• fidélisation : à partir d’avril 2002, Maroc Telecom innove sur le marché en proposant des offres s’ap-
puyant sur un système de fidélisation à points « Fidelio ».
• commissionnement des revendeurs : les deux opérateurs se différencient sur le modèle de rémunéra-
tion : Maroc Telecom rémunère les ventes ; Méditel rémunère en plus les communications (Air time).
Aussi, pour permettre à ses clients de bénéficier des innovations les plus récentes, Maroc Telecom se
montre précurseur en introduisant régulièrement et en avant-première les dernières technologies, à l’instar
du WAP en 2000 ou encore du GPRS en 2002 et la 3G data en 2007.
Années de lancement des technologies mobile sur le marché par les deux opérateurs :
Maroc Telecom Méditel
WAP 2000 2004
SMS Info 2001 2003
GPRS 2002 2004
MMS 2003 2004
Roaming MMS et GPRS 2004 2006
Push mail 2006 2006
Push to talk 2006 -
3G Voix 2008 2008
Téléphonie Fixe
Deux nouvelles licences de téléphonie Fixe ont été attribuées en Juillet et Septembre 2005. L’exploitation
de ces licences est intervenue au début de l’année 2007.
La concurrence s’exerce désormais sur tous les segments : grand public, téléphonie publique et
entreprises.
Le taux de pénétration de la téléphonie Fixe au Maroc s’établit à 9,70% au 31 décembre 2008, contre
7,85% au 31 décembre 2007 (source ANRT).
A la même date, Maroc Telecom détient une part de marché de 99,2%, hors mobilité restreinte.
Au 31 décembre 2008 Etat du marché Parts de marché
Maroc Telecom
(en % du nombre de lignes)
Lignes fixe Marché libéralisé 99,2%
Lignes fixe, y compris mobilité restreinte Marché libéralisé 43,4%
Source : ANRT
Données
Au 31 décembre 2008, la concurrence sur les données demeure relativement limitée, en dépit du
lancement par les deux nouveaux opérateurs fixes de produits et services en direction des entreprises. Elle
peut revêtir quatre formes :
• la concurrence des FAI avec des services de type VPN IP tels que ceux proposés par Maroc Connect,
devenu Wana en 2006. Le service offert est de type VPN IP basé sur le réseau IP du FAI pour l'inter-
connexion des sites en national et en international. Fin 2006, Wana a dévoilé ses offres de transmis-
sion de données pour les entreprises ;
• les opérateurs exploitant les Réseaux de Télécommunications par Satellite de type VSAT tels que
Space Com S.A., Gulfsat Maghreb et Cimecom S.A. En national, le service est adapté pour les sites
isolés où Maroc Telecom n'est pas présent. Maroc Telecom peut cependant répondre aux besoins de
ses clients par des offres sur mesure de type desserte FH. Les opérateurs VSAT fournissent des Liai-
sons Louées Internationales aux Centres d’Appels ;
• l’opérateur international Equant qui fournit des services de transmission internationale à quelques
clients grands comptes. Maroc Telecom estime que Equant fournit des services à environ 20 compa-
gnies aériennes anciennement clientes du réseau SITA, ainsi qu’à environ 25 entreprises. Cette
concurrence reste très limitée puisque la totalité du trafic des clients d’Equant est acheminée par une
liaison louée d’une capacité totale de 2Mbps ;
• les offres de transmission de données de Méditel, notamment l’offre de Connectivité Internationale et
sa déclinaison spécifique pour les clients Centres d’appels, ainsi qu’une offre de VPN IP allant jusqu’à
2 Mbps ;
• les réseaux indépendants déployés par certains clients grands comptes qui ont fait le choix de bâtir
leur propre réseau de données et utilisent notamment des solutions radio. Cette concurrence n'est pas
significative.
Le tableau ci-après résume la situation du marché au 31 décembre 2008 :
Part de marché
Etat du marché
de Maroc Telecom
Services de transmission natio- Concurrence exercée par : Opérateurs VSAT,Réseaux
Non disponible
nale de données privés (solutions radios), Méditel, Wana
Services de transmission inter- Concurrence exercée par : Equant, Opérateurs VSAT, Non disponible
nationale de données Méditel, Wana
Internet
Le marché de l’Internet a poursuivi son développement en 2008 avec l’ADSL (principalement Maroc Tele-
com) mais aussi avec la forte croissance de l’Internet mobile 3G+. Maroc Telecom, comme ses deux princi-
paux concurrents, a lancé ses offres prépayés et postpayés. A fin décembre 2008, près de 35% du marché
utilisait une technologie sans fil (source ANRT).
Maroc Telecom garde une position très forte sur le marché de l'ADSL, qui représente près de 64% de l’en-
semble des accès Internet, avec une part de marché de près de 99% (Source: ANRT).
Le tableau suivant donne la situation du marché au 31 décembre 2008 (source ANRT):
Etat du marché Parts de marché
(en % du nombre d’accès)
Total des accès Marché libéralisé Maroc Telecom : 67,3%
Wana : 25,1% / Méditel : 7,3%
4.5.1 Mauritel
Mauritel SA est l’opérateur historique mauritanien, né de la scission en 1999 de l’Office des Postes et Télé-
communications. En 2000, Mauritel SA crée Mauritel Mobiles, détenue à 100%, qui obtient la seconde li-
cence d’exploitation d’un réseau de téléphonie Mobile de type GSM.
Le 12 avril 2001, suite à un appel d’offres international lancé par le Gouvernement mauritanien, Maroc Te-
lecom acquiert 54% du capital de Mauritel SA.
En janvier 2002, le groupe Maroc Telecom a créé la Compagnie Mauritanienne de Communication (CMC),
à laquelle elle a apporté les titres qu’elle détient dans Mauritel SA. Puis, Maroc Telecom a cédé le 6 juin
2002, 20% de CMC à des investisseurs mauritaniens. Au cours de l’exercice 2003, CMC a cédé 3% de
Mauritel SA au personnel de cette dernière pour 17 millions de dirhams conformément aux engagements
souscrits lors de la privatisation en 2001. A partir du 1er juillet 2004, la fin des droits de veto de l’Etat Mauri-
tanien dans la société Mauritel SA confère à Maroc Telecom le contrôle exclusif sur cette filiale conduisant
à sa consolidation par intégration globale. En 2006, le groupe CMC a acheté de la Socipam, société civile
constituée par le personnel des filiales mauritaniennes, la fraction du capital de Mauritel SA, soit 0,527%.
Suite à cette opération, la CMC détient 51,527% du capital de Mauritel SA.
Suite à l’abrogation en septembre 2007 (loi 2007-049 du 3 septembre 2007) de l’article 73 de la loi 99-019
sur les télécommunications, qui obligeait nominativement Mauritel SA à filialiser toutes ses activités soumi-
ses à la concurrence, en l’occurrence son activité Mobile, les Assemblées Générales Extraordinaires de
Mauritel SA et Mauritel Mobiles du 27 novembre 2007 ont approuvé le projet de fusion des deux sociétés.
Depuis cette date, Mauritel SA est devenue un opérateur global bénéficiant ainsi de la mutualisation entre
l’ensemble de ses activités Fixe, Mobile et Internet.
Mauritel fournit des services de téléphonie Fixe (voix et données) ainsi que l’accès à Internet.
Bien que Mauritel ne détienne plus depuis juin 2004 le monopole des services de base (téléphonie fixe na-
tional, télex et télégraphe), il demeure, à fin 2006, l’unique opérateur de téléphonie fixe en Mauritanie. En
novembre 2004, l’autorité de régulation en Mauritanie (‘ARE’) a lancé un appel à manifestation d’intérêt
pour la désignation de consultants pour l’assister dans le processus d’octroi de licences. Ce processus a
débouché en 2006 à l’octroi par l’ARE de licences fixes à un nouvel opérateur (Chinguitel).
Le parc de téléphonie Fixe s’établit à plus de 49 000 lignes au 31 décembre 2008, soit un taux de pénétra-
tion de 1,5%, et couvre les principales villes mauritaniennes. Outre les abonnés résidentiels et entreprises,
le parc est composé à plus de 5% par des lignes de téléboutiques, permettant l’accès à la téléphonie à un
plus grand nombre.
Mauritel offre également l’accès à Internet via le réseau téléphonique RTC, des liaisons RNIS, des Liaisons
Louées et l’ADSL, lancé en 2006. Le parc Internet est en nette évolution, il passe de 5 100 accès au 31
décembre 2007 à plus de 9 000 à fin décembre 2008 (+80%).
Le marché du Fixe et de l’Internet est partagé entre 2 opérateurs : Mauritel et Chinguitel (depuis août
2007). Les parts de marché de Mauritel au 31 décembre 2008 sont estimées à 95% pour la téléphonie Fixe
(versus 5% pour Chinguitel) et 88% pour l’internet (versus 12% pour Chinguitel). (Estimation Maroc Tele-
com)
Téléphonie Mobile
L’activité Mobile de Mauritel permet d’assurer les services prépayés et post-payés et offre le Roaming et le
SMS, ainsi que des services adaptés aux entreprises, tels que les Groupes Fermés d’Usagers. Pour en-
courager la consommation, Mauritel consent des réductions sur les volumes et des promotions sur les re-
charges. Elle développe un panel de SVA de mieux en mieux adaptés à chaque type de clientèle tels que
‘’Familles & Amis’’, ’’Ami Mobile’’, ’’Mon pays préféré’’, ’’Phony’’, ’’1H Eljawal’’, ’’1H Liberté’’...
Elle opère dans un marché libéralisé aux côtés de la Société Mauritano-Tunisienne de Télécommunications
(Mattel) et de Chinguitel (depuis août 2007). Rappelons qu’en 2006, l’ARE avait octroyé de nouvelles licen-
ces, dont une licence 3G pour Mauritel et des licences 2G et 3G pour Chinguitel.
Le parc Mobile de Mauritel s’établit à plus de 1,141 million clients au 31 décembre 2008, en quasi-totalité
prépayé. Le taux de pénétration du Mobile en Mauritanie est d’environ 62% (Estimation Maroc Telecom).
Le marché est partagé entre 3 opérateurs : Mauritel SA, Mattel et Chinguitel. Selon les estimations de Mau-
ritel, les parts de marché au 31 décembre 2008 sont de 56% pour Mauritel, 30% pour Mattel et de 13%
pour Chinguitel.
Le tableau suivant résume les principales données opérationnelles et financières du Groupe Mauritel :
Parc Internet 4 5 9
* Chiffre d’affaires net des revenus entre les activités Fixe et Mobile de chaque filiale, mais incluant les revenus générés entre les filiales (dont contrats d’engagement de servi-
ces), éliminés dans le chiffre d’affaires consolidé.
Des représentants de Maroc Telecom siègent aux Conseils d’Administration de CMC et de Mauritel SA et
aucun dirigeant de Maroc Telecom n’exerce de fonctions opérationnelles au sein de ces sociétés.
Les modalités de consolidation du sous-groupe CMC/Mauritel, ainsi que sa contribution aux résultats du
groupe Maroc Telecom sont reprises dans les Notes 1, 2 et 28 relatives aux comptes consolidés. Par ail-
leurs, le chapitre « 6.4 Conventions réglementées » détaille les flux financiers et leur nature entre Maroc
Telecom et le sous-groupe Mauritel.
Onatel fournit des services de téléphonie Fixe (voix et données) ainsi que l’accès à Internet.
Bien qu’Onatel ne détienne plus depuis le 31 décembre 2005 le monopole des services de base
(téléphonie fixe national, télex et télégraphe), il demeure, à fin 2008, l’unique opérateur de téléphonie Fixe
au Burkina Faso. En revanche, sur le marché de l’Internet d’autres fournisseurs d’accès opèrent aux cotés
de l’Onatel.
Le parc de téléphonie Fixe s’établit à plus de 145 000 au 31 décembre 2008, soit un taux de pénétration
d’environ 1,1%, et couvre les principales villes burkinabè. Outre les abonnés résidentiels et entreprises, le
parc est composé à plus de 10% par des lignes de télécentres et publiphones, permettant l’accès à la télé-
phonie à un plus grand nombre.
Onatel offre également l’accès à Internet via le réseau téléphonique RTC, des liaisons RNIS, des Liaisons
Louées et l’ADSL, lancé en septembre 2005.
Le parc Internet s’établit par ailleurs à plus de 17 000 accès au 31 décembre 2008.
Téléphonie Mobile
La société Telmob, filiale à 100% d’Onatel, fournit des services prépayés et postpayés et offre le roaming
et le SMS, ainsi que des services adaptés aux entreprises, tels que les Groupes Fermés d’Usagers. Afin
d’encourager les recrutements et la consommation, Telmob consent des réductions sur les volumes et des
promotions sur les kits et les recharges.
Telmob opère dans un marché libéralisé aux côtés des sociétés Zain (Celtel) et Moov (Telecel Faso).
Avec un parc actif de plus de 977 000 clients au 31 décembre 2008, en quasi-totalité prépayé, Telmob
détient une part de marché estimée à environ 37%.
Le taux de pénétration du Mobile est de 19% à fin 2008 (Source Onatel), ce qui offre des perspectives de
croissance importantes. Le marché est partagé entre 3 opérateurs : Telmob, Zain et Moov (Telecel). Les
parts de marché au 31 décembre 2008 sont de 51% pour Zain, 37% pour Telmob et de 12% pour Moov
(Telecel) (Estimation Maroc Telecom).
Le tableau suivant résume les principales données opérationnelles et financières du Groupe Onatel :
Parc Internet 7 12 17
* Chiffre d’affaires net des revenus entre les activités Fixe et Mobile de chaque filiale, mais incluant les revenus générés entre les filiales (dont contrats d’engagement de servi-
ces), éliminés dans le chiffre d’affaires consolidé.
Des représentants de Maroc Telecom siègent au Conseil d’Administration d’Onatel et Telmob et aucun diri-
geant de Maroc Telecom n’exerce de fonctions opérationnelles au sein de ces sociétés.
Les modalités de consolidation du sous-groupe Onatel, ainsi que sa contribution aux résultats du groupe
Maroc Telecom sont reprises dans les Notes 1, 2 et 28 relatives aux comptes consolidés. Par ailleurs, le
chapitre « 6.4 Conventions réglementées » détaille les flux financiers et leur nature entre Maroc Telecom
et le sous-groupe Onatel.
En mars 1999 Gabon Télécom a créé Libertis, sa filiale mobile, détenue à 100%, qui obtient la seconde
licence d’exploitation d’un réseau de téléphonie Mobile de type GSM en 2007.
Jusqu’en 2006, le capital de Gabon Télécom est détenu à 100% par l’Etat gabonais. En février 2007, suite
à un appel d’offre international, l’Etat gabonais cède 51% des actions à Maroc Telecom.
Gabon Télécom SA fournit des services de téléphonie Fixe (voix et données) ainsi que l’accès à Internet.
Bien que Gabon Télécom SA ne détienne plus depuis juin 2001, le monopole de certains services de base
comme l’Internet, il demeure, l’unique opérateur de téléphonie Fixe au Gabon jusqu’en 2011.
Le parc de téléphonie Fixe s’établit à plus de 33 000 au 31 décembre 2008, soit un taux de pénétration de
2,2%, et couvre les principales villes gabonaises.
Gabon Télécom SA offre également l’accès à Internet via le réseau téléphonique RTC, des liaisons RNIS,
des Liaisons Louées, l’ADSL et le Fixe sur la technologie CDMA (lancé en décembre 2007). Le parc Inter-
net s’établit à environ 14 000 accès au 31 décembre 2008.
Téléphonie Mobile
La société Libertis, filiale à 100% de Gabon Télécom SA, fournit des services prépayés et postpayés et
offre le roaming et le SMS, ainsi que des services adaptés aux entreprises, tels que les Groupes Fermés
d’Usagers. Libertis consent des réductions sur les volumes et des promotions sur les recharges.
Evoluant dans un marché de la téléphonie Mobile concurrentiel, Libertis compte, à fin décembre 2008, un
parc d'environ 447 000 clients mobile
Le taux de pénétration est de l’ordre de 93% à fin 2008. Le marché est partagé entre trois opérateurs : Li-
bertis, Zain Gabon et Moov (Telecel).Les parts de marché au 31 décembre 2008 sont de 59% pour Zain
Gabon, 32% pour Libertis et de 9% pour Moov (Estimation Maroc Telecom).
Le tableau suivant résume les principales données opérationnelles et financières du Groupe Gabon Télé-
com :
Parc Internet - 10 14
Fixe 38 -79 69
Mobile -60 45 44
* Chiffre d’affaires net des revenus entre les activités Fixe et Mobile de chaque filiale, mais incluant les revenus générés entre les filiales (dont contrats d’engagement de servi-
ces), éliminés dans le chiffre d’affaires consolidé.
Des représentants de Maroc Telecom siègent au Conseil d’Administration de Gabon Télécom et de Libertis
et aucun dirigeant de Maroc Telecom n’exerce de fonctions opérationnelles au sein de ces sociétés.
Les modalités de consolidation du sous-groupe Gabon Télécom, ainsi que sa contribution aux résultats du
groupe Maroc Telecom sont reprises dans les Notes 1, 2 et 28 relatives aux comptes consolidés. Par ail-
leurs, le chapitre « 6.4 Conventions réglementées » détaille les flux financiers et leur nature entre Maroc
Telecom et le sous-groupe Gabon Télécom.
4.5.5 Médi1Sat
Maroc Telecom a pris en 2005 une participation de 24,7%, portée à 26,8% en 2006, dans la société
Médi1Sat dont le projet vise à créer une chaîne de télévision à Tanger offrant en continu des informations
en langues arabe et française.
Par son association à ce projet, Maroc Telecom souhaite se rapprocher du secteur des médias pour ac-
compagner le développement des contenus de son offre « triple play » ADSL. En décembre 2006,
Médi1Sat a commencé la diffusion de ses programmes à partir du satellite Hotbird et via la TV sur ADSL.
En 2008, Maroc Telecom a souscrit à l’augmentation de capital de Médi1Sat pour un montant de 6,6 mil-
lions d’euros libéré à hauteur de 1/4 (18,6 millions de dirhams), portant ainsi sa participation à 37% ( la par-
ticipation cible après libération totale serait de 39%). Les autres actionnaires au 31 décembre 2008 de
Médi1Sat sont la Caisse de Dépôt et de Gestion, via sa filiale FIPAR Holding (39%), Radio Méditerranée
International (19,5%) et la Compagnie Internationale de Radio Télévision (CIRT) (2,5%).
Maroc Telecom dispose d’un département de recherche et développement qui travaille sur les produits de
la Société. Ces recherches aboutissent généralement à l’introduction de nouveaux produits et/ou services
ou à des transformations ou améliorations des produits existants, sans pour autant que ces travaux
puissent être considérés comme des inventions ou des procédés brevetables.
Les charges de recherche et développement de Maroc Telecom sont non significatives.
Maroc
Les mois d'été, avec le retour des marocains résidents à l'étranger, et la quinzaine précédant l'Aïd El Adha
(correspondant au 9 décembre 2008) connaissent traditionnellement une activité soutenue (mobile et télé-
phonie publique essentiellement), tandis que le mois du Ramadan (septembre 2008) est un point bas de
consommation tant au niveau du Fixe que du Mobile.
Mauritanie
En Mauritanie, la période s’étalant de juin à septembre connait généralement une forte activité. D’autres
périodes bien plus courtes offrent parfois des opportunités de vente très importantes en l’occurrence durant
les fêtes religieuses du Aïd El Al Adha, Aïd El Fitr et Aïd El Mawlid. A l’inverse la période du Ramadan est
un point bas de consommation tant au niveau du Fixe que du Mobile.
Burkina Faso
Les mois d’août et septembre connaissent une forte pluviométrie ce qui a un impact négatif sur les activités
de vente et sur la qualité de service du réseau. Ceci a des répercussions sur les revenus tant du Fixe que
du Mobile.
Présentation générale
En 2005, les décrets relatifs à l’interconnexion et aux conditions générales d’exploitation des réseaux
publics de télécommunications ont été modifiés et complétées, respectivement, par les décrets n° 2-05-770
et n° 2-05-771 du 13 juillet 2005, et un nouveau décret n° 2-05-772 du 13 juillet 2005, relatif à la saisine de
l’ANRT, a été adopté. Ces trois décrets ont été publiés au Bulletin Officiel n°5336 du 21 juillet 2005.
Par ailleurs, la libéralisation du secteur des télécommunications est poursuivie par :
• L’attribution de trois licences Mobile 3G en mai 2006 délivrées à Maroc Telecom, Méditel et Wana;
• La mise en œuvre de la présélection du transporteur le 8 juillet 2006 ;
• Le dégroupage partiel de la boucle locale le 8 janvier 2007 ;
• Le dégroupage total de la boucle locale le 8 juillet 2008.
En 2006, l’ANRT a fixé les dates de mise en œuvre de la Portabilité des numéros selon le calendrier
suivant :
• Portabilité des numéros mobiles au plus tard le 1er janvier 2007 ;
• Portabilité des numéros fixes au plus tard le 31 mars 2007.
• Enfin, le cadre réglementaire est complété par de nombreuses décisions de l'ANRT, à caractère géné-
ral ou individuel, prises tant pour réglementer le secteur que pour trancher des litiges entre opérateurs.
Ces décisions sont disponibles sur le site de l’ANRT ([Link]).
En 2008, l’ANRT a lancé un appel à concurrence pour l’attribution d’une troisième licence GSM 2ème
génération, octroyée à Wana en février 2009.
La loi 24-96, telle que complétée et modifiée met en place des régimes distincts en fonction de la nature
des réseaux et services de télécommunications.
Description générale
L'établissement et l'exploitation de tous réseaux publics de télécommunications empruntant le domaine
public ou utilisant le spectre des fréquences radioélectriques sont soumis à licence.(attribuée par décret).
Une licence ne peut être délivrée qu’à l'issue d'une procédure d'appel à la concurrence. Les appels à la
concurrence sont émis par l’ANRT.
Un cahier des charges précise, entre autres :
• les conditions d'établissement du réseau,
• les conditions de fourniture du service,
• la zone de couverture dudit service et les calendriers de réalisation,
• les fréquences radioélectriques et les blocs de numérotation attribués,
• la durée de validité de la licence et ses conditions de renouvellement,
• les contreparties financières et modalités de paiement y afférentes.
Le candidat dont l'offre est jugée la meilleure, après avis de l'ANRT, est déclaré adjudicataire.
L'adjudication fait l'objet d'un rapport public. Les licences sont délivrées par décret du Premier Ministre. Les
licences attribuées sont personnelles et ne peuvent être cédées à un tiers que par décret.
Outre le cahier des charges, le titulaire de la licence doit respecter l'ensemble des dispositions législatives
Les services de Maroc Telecom doivent être fournis de manière permanente, continue, dans des conditions
objectives, transparentes et non-discriminatoires. Les tarifs doivent ainsi éviter toute discrimination fondée
sur la localisation géographique. Maroc Telecom s'engage à mettre en œuvre tous les moyens pour
atteindre des niveaux de qualité de service comparables aux standards internationaux. A ce titre, l'ANRT
peut procéder à des contrôles auprès de Maroc Telecom qui est tenu de fournir un rapport annuel relatif à
la qualité de ses services.
Depuis la promulgation de la loi 55-01, le périmètre du service universel comprend l'aménagement du
territoire et les services à valeur ajoutée comprenant notamment les services permettant l’accès à l’Inter-
net. Le montant de la contribution globale est fixé à un maximum de 2% du chiffre d'affaires hors taxes net
des frais d'interconnexion. Le cahier des charges de Maroc Telecom a donc été révisé en conséquence.
(Voir paragraphe « Service universel » ci-dessous).
Un fonds spécial dans lequel seront versées les contributions au service universel a été créé par la loi de
finances pour l’année 2005 (Voir section 5.2.4 « Principaux éléments, méthodes et estimations comptables
— Contribution au service universel »).
Maroc Telecom s'acquitte par ailleurs d'une redevance, payable à l'ANRT, pour l'utilisation du spectre des
fréquences radioélectriques, dont le montant est fixé par voie réglementaire.
Maroc Telecom s’acquitte également d’une redevance forfaitaire (100 millions de dirhams) au profit de la
Trésorerie Générale du Royaume pour l’occupation du domaine public.
Les tarifs de détail des opérateurs de télécommunications sont libres, sous réserve du respect de la libre
concurrence et du principe d’uniformité des tarifs nationaux. Les opérateurs ont une obligation de
notification préalable desdits tarifs avant publication et entrée en vigueur. Maroc Telecom, en tant
qu’opérateur puissant, a une obligation renforcée de notification préalable et de justification de ses tarifs au
regard des coûts. L’ANRT peut exiger des opérateurs d’apporter des modifications en cas de non respect
des règles de concurrence et du principe d’uniformité précité.
Par exception au principe de la liberté des prix, les tarifs de Maroc Telecom pour les services de
radiocommunications maritimes doivent être orientés vers les coûts et gratuits pour les messages de
sécurité, c’est-à-dire les appels de détresse et d'urgence.
Les tarifs d’interconnexion et des liaisons louées fournies aux opérateurs tiers font quant à eux l’objet d’un
encadrement via la publication d’un catalogue d’interconnexion approuvé chaque année par l’ANRT (voir
ci-dessous « L’interconnexion »).
L'interconnexion
Cadre général
L'interconnexion est régie par la loi 24-96 tel que modifiée et complété par la loi 55-01 et le décret n°2-97-
1025, tel que modifié et complété par le décret n° 2-05-770 du 13 juillet 2005, qui détermine les conditions
techniques et tarifaires d'interconnexion aux réseaux publics de télécommunications.
Tout exploitant d'un réseau public de télécommunications est tenu de faire droit aux demandes
d'interconnexion raisonnables, au regard des besoins du demandeur et des capacités de l'exploitant à les
satisfaire, émanant d’un titulaire d'une licence d'exploitation d'un réseau public de télécommunications.
L'interconnexion doit faire l'objet d'un contrat entre les opérateurs qui a pour objet de déterminer les
conditions techniques, administratives et financières de l'interconnexion, dans le respect des principes
d'objectivité, de transparence et de non-discrimination. Si un désaccord intervient entre les parties au
moment de la négociation du contrat, la partie la plus diligente peut saisir l'ANRT.
Opérateurs puissants
Des obligations spécifiques sont imposées en matière d'interconnexion aux opérateurs désignés par
l’ANRT comme exerçant une influence significative sur un marché particulier. Un opérateur est défini
comme exerçant une influence significative, lorsque, pris individuellement ou conjointement avec d’autres,
il se trouve dans une position dominante lui permettant de se comporter de manière indépendante vis-à-vis
de ses concurrents, de ses clients et des consommateurs.
Aux termes du décret n°2-97-1025, tel que modifié et complété par le décret n° 2-05-770 du 13 juillet 2005,
tout opérateur exerçant une influence significative sur un marché particulier doit publier une offre technique
et tarifaire d'interconnexion approuvée préalablement par l'ANRT. Le tarif ne doit rémunérer que l'usage
effectif du réseau et les coûts correspondants.
A cet effet, la présentation des tarifs doit être suffisamment détaillée afin de permettre une détermination
précise des coûts pertinents et l'ANRT est chargée de déterminer les méthodes de comptabilisation
adéquates.
Maroc Telecom est donc tenu de proposer des conditions tarifaires qui respectent les principes
d'objectivité, de transparence, de non discrimination et d’orientation vers les coûts.
Depuis 2006, les coûts d’interconnexion au réseau fixe de Maroc Telecom sont calculés selon la méthode
basée sur les CMILT (Coûts Moyens Incrémentaux de Long Terme), conformément à la décision de l'ANRT
du 1er septembre 2005, relative à l’adoption des CMILT pour la fixation des tarifs d’interconnexion au
réseau fixe.
La liste des marchés particuliers arrêté par l’ANRT au titre des années 2009, 2010 et 2011 comporte les
marchés suivants :
y Le marché des terminaisons fixes ;
y Le marché des terminaisons mobile voix ;
y Le marché des terminaisons mobile SMS ;
y Le marché des liaisons louées.
Pour l’année 2009, Maroc Telecom est désigné en tant qu’opérateur exerçant une influence significative
sur les marchés de la terminaison fixe, de la terminaison voix et SMS mobile et des liaisons louées, tandis
que Méditel est désigné en tant qu’opérateur exerçant une influence significative sur le marché de la termi-
naison mobile et de la terminaison d’appels SMS.
Le 14 avril 2009, l’ANRT a approuvé les offres techniques et tarifaires d’interconnexion aux réseaux Fixe et
Mobile de Maroc Telecom pour l’année 2009. Ces offres tiennent compte de la désignation de Maroc Tele-
com mentionnée ci-dessus.
Le tableau ci-dessous indique les tarifs d’interconnexion nationale vers les réseaux fixes des opérateurs,
en vigueur depuis le 1er janvier 2009 (en heures pleines, 50% de réduction à appliquer en heures creuses) :
en dirham (hors taxes) par minute Maroc Telecom Méditel Wana
L’ANRT a par ailleurs déterminé un encadrement pluriannuel des tarifs d’interconnexion au réseau fixe de
Maroc Telecom consacrant une baisse desdits tarifs d’environ 15% entre 2007 et 2010.
En avril 2008, l’ANRT a approuvé l’offre technique et tarifaire de Maroc Telecom d’interconnexion par capa-
cité, éligible au seul trafic fixe (y compris mobilité restreinte). Les tarifs à compter du 1er janvier 2009 sont
les suivants :
• Intra CAA : 24 571 dirhams hors taxes/MIC/mois
• Simple transit : 68 710 dirhams hors taxes/MIC/mois
• Double transit : 100 656 dirhams hors taxes/MIC/mois
Liaisons louées
Le décret n°2-97-1027 du 25 février 1998 relatif aux conditions de fourniture d'un réseau ouvert de
télécommunications fixe les conditions tarifaires et techniques de fourniture des liaisons louées ainsi que
leur qualité (délai de fourniture du service et délai de réparation à partir du moment où une défaillance a été
signalée). L'ANRT détermine les liaisons louées dont la fourniture doit être assurée par les exploitants de
réseaux publics de télécommunications. Cette liste peut être complétée, après consultation de l'exploitant
concerné, par une offre obligatoire additionnelle. Chaque opérateur qui offre des liaisons louées doit publier
les conditions techniques de fourniture dans son catalogue des prix comprenant notamment « les principes
et modalités d'indemnisation ». Le principe est celui de l'orientation vers les coûts.
Service universel
Le service universel comprend les services de télécommunications dont un service téléphonique d'une
qualité spécifiée, à un prix abordable, les services à valeur ajoutée dont le contenu et les modalités
d'exécution sont fixés dans le cahier des charges des exploitants de réseaux publics de
télécommunications (dont les services permettant l'accès à l'Internet), l'acheminement des appels
d'urgence, la fourniture d'un service de renseignement et d'un annuaire sous forme imprimée ou
électronique.
La loi 55-01 a institué le principe du « pay or play » et fixe à 2% du chiffre d'affaires hors taxes (net des
frais d'interconnexion, des ventes de terminaux et des reversements des services à valeur ajoutée) la
contribution des opérateurs de réseaux publics de télécommunications au service universel. Les exploitants
peuvent donc, soit réaliser eux-mêmes les missions de service universel, soit payer une contribution,
versée sur un compte d'affectation spécial. Seuls l'acheminement des appels d'urgence, la fourniture d'un
service de renseignement et d'un annuaire, sous forme imprimée ou électronique, sont des services
obligatoirement fournis par les opérateurs, l’acheminement des appels d’urgence et l’annuaire téléphonique
devant être fournis gratuitement. Les modalités de réalisation des missions de service universel sont fixées,
pour chaque exploitant, dans un cahier des charges particulier qui est approuvé par décret.
Un service de cabines téléphoniques installées sur la voie publique doit également être assuré, ainsi que
leur maintenance et leur fonctionnement. Toute suppression d'une cabine est soumise à l'autorisation de
l'ANRT.
Pour les années 2008-2011, l’ANRT a lancé une consultation de l’ensemble des opérateurs nationaux pour
la réalisation d’un vaste programme de service universel intitulé « Pacte », visant à la couverture en
services téléphoniques et d’accès à Internet de l’ensemble des zones blanches au Maroc, soit 9 263
localités. Le programme proposé par Maroc Telecom portait sur l’ensemble des localités. Le Comité de
Gestion du Service Universel a retenu Maroc Telecom pour 7 338 d’entre elles, pour un montant global de
1,159 milliard de dirhams, à déduire de sa contribution au service universel pour les années 2008-2011.
En avril 2008, Maroc Telecom a conclu avec l’ANRT la convention afférente au programme du Service uni-
versel à réaliser au titre de l’année 2008, soit 1 500 localités, pour un montant total de 396 millions de dir-
hams, à déduire de la contribution de Maroc Telecom au Service Universel au titre de l’année 2008.
La loi 55-01 précise que la contribution des exploitants de réseaux publics de télécommunications au titre
de la formation et de la normalisation est fixée à 0,75% du chiffre d'affaires hors taxes, net des frais
d'interconnexion, réalisé au titre des activités de télécommunications objet de leur licence. Ce montant est
versé à l'ANRT. La contribution au titre de la recherche est fixée à 0,25% du même chiffre d'affaires. Ce
montant est versé sur un compte d'affectation spécial pour la recherche. Les exploitants qui réalisent, pour
un montant équivalent, des programmes de recherche, dans le cadre de conventions passées avec des
organismes de recherche dont la liste est arrêtée par voie réglementaire, sont exonérés de ce paiement.
Droits de passage
La loi 55-01 introduit une disposition aux termes de laquelle les personnes morales de droit public, les
concessionnaires et les autres exploitants de réseaux publics de télécommunications ont l'obligation de
mettre leur propriété (servitudes, artères, canalisations, points hauts, etc.) à la disposition des opérateurs
qui en font la demande en vue de l'installation et de l'exploitation de matériels de transmission. Cette mise
à disposition n'est obligatoire que si l'installation ne perturbe pas l'usage public. Elle doit être faite dans des
conditions réglementaires, techniques et financières acceptables, objectives et non discriminatoires qui
assurent des conditions de concurrence loyale. L'objectif de cette disposition est de permettre aux
opérateurs de recourir aux infrastructures dont disposent certains organismes tels que l'Office National de
l'Electricité, l'Office National des Chemins de Fer, les Autoroutes du Maroc ou d'autres opérateurs de
réseaux publics. Les contrats doivent être transmis pour information à l'ANRT qui est chargée de trancher
les éventuels litiges y afférents.
Par ailleurs, les exploitants d'infrastructures alternatives (personnes publiques ou privées) peuvent louer ou
céder à un opérateur la capacité excédentaire dont ils disposent et/ou les droits de passage sur le domaine
public. Le contrat de location doit être transmis à l'ANRT pour information et il ne doit pas porter atteinte
aux droits de passage que les autres opérateurs sont en droit d'obtenir.
L'ANRT attribue aux exploitants de réseaux publics de télécommunications des numéros, blocs de
numéros et préfixes dans des conditions qui doivent être objectives, transparentes et non discriminatoires.
Ces numéros et blocs de numéros ne peuvent être transférés sans l'accord exprès préalable de l'ANRT.
Les conditions de mise en œuvre de la portabilité des numéros ont été fixées par l'ANRT, dans le cadre de
ses décisions n° 10/06 du 4 octobre 2006, relative aux modalité et conditions de mise en œuvre de la
portabilité des numéros, et 10/07 du 18 juillet 2007, fixant les conditions tarifaires de la portabilité des
numéros fixes et mobiles de Maroc Telecom et des numéros mobiles de Méditel.
La portabilité des numéros fixes et mobiles est opérationnelle depuis le 31 mai 2007.
Présélection
La loi 55-01 ne précise pas les conditions du dégroupage de la boucle locale. Selon la « note d’orientations
générales pour la libéralisation du secteur des télécommunications pour la période 2004-2008 », le
calendrier s'oriente vers un dégroupage partiel, puis total, dans des délais respectifs de 18 mois et 36
mois à partir de la date de notification des licences de services terrestres, soit le 8 janvier 2007 et le 8 juillet
2008.
Le 4 janvier 2008, l’ANRT a approuvé l’offre technique et tarifaire d’accès total et partagé à la boucle locale
de Maroc Telecom, aux tarifs d’abonnement mensuel suivants :
- dégroupage partiel : 35 dirhams HT
- dégroupage total : 100 dirhams HT
Bien que l’offre de dégroupage partiel de Maroc Telecom existe depuis le 1er janvier 2007, aucun opérateur
tiers n’a souhaité à ce jour en bénéficier.
Séparation comptable
Aux termes du décret n°2-97-1026 tel que modifié et complété par le décret n° 2-05-771 du 13 juillet 2005
et n°2-97-1025 tel que modifié et complété par le décret n° 2-05-770 du 13 juillet 2005, les opérateurs ont
l'obligation de tenir une comptabilité analytique qui permet de déterminer les coûts, produits et résultats de
chaque réseau exploité ou service offert. Les comptes annuels doivent être soumis, pour audit, à un
organisme désigné par l'ANRT.
La loi 24-96 a institué auprès du Premier Ministre un établissement public doté de la personnalité morale et
de l'autonomie financière et soumis à la tutelle et au contrôle financier de l'Etat : l'ANRT.
Organes de l'ANRT
Les décrets n°2-97-813 et n°2-98-158 du 25 février 1998 ont précisé, d'une part la composition du conseil
d'administration de l'ANRT et, d'autre part, ses pouvoirs. Les organes d'administration de l'ANRT sont le
conseil d'administration, le comité de gestion et le directeur. Le conseil d'administration est composé, outre
son président, de sept représentants de l'Etat de rang ministériel et de cinq personnalités nommées par
décret pour une période de cinq ans. Il est présidé par le Premier Ministre et fixe les orientations générales
de l'ANRT et son programme annuel d'activité. Un comité de gestion assiste le conseil d'administration et a
notamment pour mission de trancher les litiges relatifs à l'interconnexion. Le directeur de l'ANRT est
l'organe exécutif de l'ANRT. Les recours pour excès de pouvoir contre les décisions de l'ANRT sont portés
devant le tribunal administratif de Rabat.
Missions de l'ANRT
L'ANRT, organe de régulation du secteur des télécommunications, a pour missions d'élaborer le cadre
légal du secteur des télécommunications, de contrôler et veiller au respect de la réglementation et de la
concurrence loyale entre opérateurs, et de trancher les litiges y afférents.
L'ANRT élabore des propositions visant à adapter le cadre juridique, économique et sécuritaire des
activités de télécommunications. A ce titre, elle prépare les projets de lois, de décrets et d'arrêtés
ministériels.
L'ANRT prépare et tient à jour les cahiers des charges des exploitants des réseaux publics de
télécommunications.
L'ANRT instruit les demandes de licences et propose les tarifs maxima pour les prestations relatives au
service universel.
L'ANRT fixe les spécifications techniques et administratives d'agrément des équipements terminaux, des
installations radioélectriques et d'une manière générale les règles techniques applicables aux réseaux et
services de télécommunications.
L'ANRT est en charge de la gestion et de la surveillance du spectre des fréquences radioélectriques et
attribue les fréquences radioélectriques.
Dans le cadre de sa mission de contrôle du respect de la réglementation, l'ANRT est investie d'un droit
d'information élargi ainsi que d'un pouvoir de sanction. Dans l'hypothèse où les informations exigibles des
opérateurs ne sont pas transmises, ou le sont avec retard, la loi 55-01 permet au directeur de l'ANRT de
prononcer des amendes (l'échelle des peines allant de 20 000 à 100 000 dirhams en fonction de
l'information non transmise).
Tout opérateur qui ne respecte pas la réglementation en vigueur s'expose à certaines sanctions. En
premier lieu, un avertissement adressé par le directeur de l'ANRT. En deuxième lieu, une amende égale au
maximum à 1% du chiffre d'affaires hors taxes net des frais d'interconnexion, tel que déclaré l'année
précédente. Dans ce cas, le directeur de l'ANRT saisit le procureur du Roi du tribunal de première instance
de Rabat aux fins d'engager les poursuites et peut se constituer partie civile. Cette amende est portée au
double si l'opérateur est en état de récidive. En troisième lieu, la suspension totale ou partielle de sa
licence pour une durée de 30 jours au plus, la suspension temporaire de la licence ou la réduction de sa
durée dans la limite d'une année, ou le retrait définitif de sa licence. La suspension de licence est
prononcée par l'autorité gouvernementale compétente, sur proposition du directeur de l'ANRT, et le retrait
est prononcé par décret sur proposition du directeur de l'ANRT.
Dépendances
En tant qu’opérateur de services, le Groupe Maroc Telecom n’intervient directement dans aucun processus
industriel. Les éléments d’infrastructures de son réseau, ainsi que les terminaux et les cartes SIM qu’il vend
à ses clients, sont achetés auprès de fournisseurs diversifiés de manière à ne pas présenter de dépendan-
ces à cet égard.
Mauritel
Présentation générale
Le cadre règlementaire des télécommunications en Mauritanie a été institué par la loi n° 99.019 du 11 juillet
1999 relative aux télécommunications en République Islamique de Mauritanie.
Cette loi prévoit que la régulation, le contrôle et le suivi des activités des opérateurs du secteur des télé-
communications soient assurés par l'Autorité de Régulation. Cette autorité, indépendante, est dotée de
l’autonomie financière et de gestion, régie par le statut particulier défini par la loi sur les télécommunica-
tions et placée sous la tutelle du Ministre chargé des télécommunications.
Le décret 2000-163 définissant les conditions générales d'interconnexion des réseaux et services de télé-
communications constitue le principal texte d’application de la loi régissant le secteur des télécommunica-
tions
Opérateurs concurrents
Depuis le lancement de la réforme du secteur en 2000 jusqu’au mois juillet 2006, l’ouverture la concurrence
était limitée aux services mobiles à deux acteurs Mauritel Mobiles et Mattel, l’opérateur historique Mauritel
SA bénéficiant du monopole sur les services fixes (téléphonie, internet, trafic international).
Depuis juillet 2006, avec l’achèvement du processus d’ouverture complète du secteur à la concurrence et
l’attribution de nouvelles licences fixe et mobiles de 2ème et 3ème Génération, un nouvel opérateur a fait son
entrée sur le marché fixe et mobile.
Présentation générale
Le cadre règlementaire des télécommunications au Burkina Faso a été institué par la loi n°051/98/AN du 4
décembre 1998 portant réforme du secteur des télécommunications et ses textes d’application.
L’Autorité de régulation crée sous la forme d’un établissement public à caractère administratif placé sous la
tutelle du ministère des postes et des TIC est chargée de faire appliquer la réglementation en matière de
télécommunications, de veiller au respect des dispositions du cahier des charges par les opérateurs, d’as-
surer la gestion et le contrôle du spectre des fréquences radioélectriques, d’établir et de gérer le plan natio-
nal de numérotation, et d’assurer la conciliation et l’arbitrage des litiges nés entre les exploitants des télé-
communications et entre ceux-ci et les consommateurs.
Les principaux textes d’application de la loi sur les télécommunications sont :
• décret n°2000-083/PRES/PM/MC/MCIA du 3 mars 2000 portant modalités d’établissement et de
contrôle des tarifs des services des télécommunications ;
• décret n°2000-087/PRES/PM/MC/MCIA du 13 mars 2000 portant définition des conditions générales
d’interconnexion des réseaux et services de télécommunications ;
Opérateurs concurrents
Onatel SA est l’unique opérateur de téléphonie fixe au Burkina Faso bien que ce dernier ne détienne plus
depuis le 31 décembre 2005 le monopole des services de base (téléphonie fixe national, télex et télégra-
phe).
En matière de téléphonie mobile, deux licences GSM ont été attribuées en 2000 aux opérateurs Zain (ex
Celtel) et Telecel pour une durée de 10 ans.
Gabon Télécom
Présentation générale
Le cadre règlementaire des télécommunications au Gabon a été institué par la loi n° 005/2001 du 27 juin
2001 portant réglementation du secteur des Télécommunications en République Gabonaise.
L'Agence de Régulation des Télécommunications est en charge de la régulation, du contrôle et du suivi des
activités du secteur des télécommunications. Cette agence est placée sous la double tutelle du Ministère
des Postes et des Télécommunications et du Ministère de l'Économie, des Finances, du Budget et de la
Privatisation.
Les principaux textes d’application de la loi sur les télécommunications sont :
• Décret n° 0540/PR/MPT fixant les modalités d'interconnexion et du partage des infrastructures
• Décret n° 0008/PR/MPT fixant les modalités d'établissement et de gestion du plan de numérotation
• Décret n° 1081/PR/MPT portant approbation de la convention de délégation de service publique
• Décret n° 084/PR/MCPTNTI relatif aux droits, redevances et contributions applicables aux opérateurs
de télécommunications titulaire d'une DSP ou d'une licence
• Décret n° 0544/PR/MPT fixant les modalités de mise en oeuvre, de financement et de gestion du fond
spécial du service universel
Opérateurs concurrents
Gabon Télécom est l’unique opérateur fixe au Gabon, il bénéficie en outre d’une exclusivité de 5 ans sur ce
segment à compter du 9 février 2007.
En matière de téléphonie mobile, Zain Gabon et Moov sont les deux concurrents de Libertis sur ce seg-
ment. Par ailleurs, le gouvernement a renouvelée en mai 2007 les licences Mobile des trois opérateurs
pour une durée de 10 ans.
4.9.2 Effectifs
36% du personnel de Maroc Telecom a moins de 40 ans et 37% des effectifs a une ancienneté comprise
entre 15 et 20 ans.
Pour accompagner son développement, Maroc Telecom cible de nouvelles recrues dans les meilleures
écoles. En attirant les meilleurs, Maroc Telecom vise à faire du recrutement l’un des leviers de création de
valeur pour l’entreprise.
* Voir Note 19 de l’annexe aux comptes consolidés pour l’effectif moyen du groupe Maroc Telecom
Engagée dans une dynamique permanente d’accroissement de ses performances, Maroc Telecom a lancé
fin 2006 un quatrième plan de départs volontaires avec des conditions de départ améliorées par rapport
aux plans précédents.
4.9.6 Formation
La formation est considérée comme un investissement essentiel pour la croissance et la performance de
Maroc Telecom. Elle s’inscrit dans une démarche globale de développement et d’adaptation des
ressources humaines aux besoins de l’entreprise. Ceci s’est traduit en 2008 par la réalisation de 37 000
journées de formation au profit de 15 000 participants, soit en moyenne près de 3,3 jours de formation par
collaborateur.
Dialogue social
L’entreprise a été caractérisée par la continuité de la culture du dialogue social avec les syndicats les plus
représentatifs. Ce dialogue est favorisé par la présence de partenaires sociaux représentatifs et des
délégués des salariés.
Pour répondre aux nouvelles dispositions du code du travail, Maroc Telecom a mis en place depuis 2006 le
Comité d'entreprise, les Comités régionaux de sécurité et d'hygiène et l’Association des œuvres sociales.
Paysage syndical
Représentativité syndicale
Les élections organisées au mois de septembre 2003, conformément à la législation du travail en vigueur,
ont permis d’élire des délégués des salariés. Les élus se répartissent comme suit :
SNPT (CDT) : 48,8%
UST (UMT) : 38,1%
Autres organisations syndicales
Les élections de 2003 ont été caractérisées par un taux de participation de 47% pour l’élection des
délégués des salariés. Les résultats obtenus indiquent la prédominance du SNPT (affilié à la CDT), suivi
par l’UST (affilié à l’UMT).
Le découpage électoral de Maroc Telecom est composé de huit établissements représentatifs et de trois
collèges de salariés.
Retraite complémentaire :
Trois régimes de retraite de base, CMR (Caisse Marocaine des Retraites), RCAR (Régime Collectif d’Allo-
cation de Retraite) et CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) sont mis en place au profit des salariés
conformément à la législation en vigueur. Maroc Telecom offre également une retraite complémentaire par
le biais de la Caisse Interprofessionnelle Marocaine des Retraites (CIMR). Le but est de permettre aux bé-
néficiaires de disposer d’une pension de retraite additionnelle à leur régime de base.
Le nombre des salariés bénéficiant de la retraite complémentaire est de 7 872, ce qui représente 71% de
l'effectif de Maroc Telecom.
Assurance décès :
Le collaborateur de Maroc Telecom bénéficie d’une assurance d’invalidité totale et définitive ou décès
avant l’âge de 70 ans. Elle se compose de 2 tranches :
a. une tranche prise en charge par Maroc Telecom au profit de tous ses collaborateurs. Le montant de
cette tranche est fixé à 100.000 dirhams ;
b. une tranche facultative prise en charge par le collaborateur dont le capital assuré varie entre 10 000 dir-
hams et 900.000 dirhams, payable aux ayants droit ou aux personnes désignées sur le bulletin d’adhésion
par le collaborateur.
Le taux de cotisation annuel est 0,18% du capital assuré.
Prêt immobilier :
L’entreprise négocie pour ses collaborateurs, avec les organismes bancaires, des crédits subventionnés
destinés à l’acquisition, la construction ou l’aménagement du logement individuel, à un taux de 5 % et sub-
ventionné à hauteur de 2,5 %.
En 2006, le plafond du prêt au logement bonifié par Maroc Telecom, est relevé à 700 000 dirhams et le
taux d’intérêt est bonifié à hauteur de 2,5 %.
Centres d’estivage :
A travers les différents centres propres à l’entreprise et aux établissements hôteliers privés conventionnés,
Maroc Telecom vise à mettre à la disposition des collaborateurs et de leur famille une infrastructure conve-
nable pour assurer leur accueil durant les vacances et les périodes de congé.
L’opération estivage 2008 subventionnée a profité à près de 1 000 salariés et à leurs familles. Le coût de
l’opération est estimé à plus de 4 millions de dirhams.
Pour leur part, les centres de Maroc Telecom hors subvention ont accueilli 1 688 salariés et leurs familles.
Activités médico-sociales :
Grâce à un réseau de centres médico-sociaux animés par dix-huit médecins conventionnés dont trois spé-
cialistes.
Médecine de travail :
Depuis 2005 et parallèlement aux missions des centres médico-sociaux, Maroc Telecom avait mis en place
la médecine de travail afin d’améliorer notamment les conditions de travail dans les structures de l’entre-
prise et d’être en conformité avec le Code du travail. Ce dispositif s’appuie sur 5 médecins du travail dont
l’activité est supervisée par le médecin-conseil de Maroc Telecom.
Pour les besoins de l'exploitation de ses réseaux et pour ses fonctions commerciales, support et adminis-
tratives, Maroc Telecom est implantée sur plus de 5 300 sites (bâtiments, terrains, etc.) répartis sur l'en-
semble du territoire marocain dont environ 80% sont en location et 20% appartenant à Maroc Telecom.
Les sites appartenant à Maroc Telecom concernent les sites historiquement détenus par le Royaume du
Maroc et transférés réglementairement par ce dernier à Maroc Telecom lors de sa constitution en 1998,
conformément à la loi 24-96 via un apport en nature,
Maroc Telecom a mis en œuvre un programme de régularisation afin de disposer formellement de la pro-
priété juridique de ces sites. L'achèvement des opérations administratives est prévu en 2009, étant précisé
que ce calendrier est indicatif dans la mesure où la régularisation de ces sites dépend notamment de la
durée des démarches administratives.
A fin décembre 2008, la situation des sites appartenant à Maroc Telecom se décomposait de la manière
suivante :
• 54% des sites avec un titre de propriété au nom de Maroc Telecom (versus 48% en 2007) ;
• 34% des sites en réquisition (versus 36% en 2007). La réquisition est la prétention à un droit réel. Elle
est délivrée par le conservateur après le dépôt du dossier d’immatriculation à la conservation foncière.
Elle est transformée en titre foncier après accomplissement des formalités administratives réglementai-
res : publicité de dépôt de la réquisition, bornage, avis de clôture de la réquisition et enfin l’immatricula-
tion. Cette démarche obéit à des délais réglementaires.
• 12% des sites en cours de régularisation (versus 16% en 2007) dont environ 3 propriétés de l’ONPT et
87 autres font l’objet de litiges juridiques. Il s’agit à titre d’exemples d’immeubles appartenant à plu-
sieurs présumés propriétaires et en situation contentieuse, de manque de pièces justificatives de la
propriété pour certains terrains, de terrains appartenant aux Domaines ou aux Communes et faisant
l’objet de plusieurs oppositions, et des terrains en expropriation par Maroc Telecom.
L'évaluation des coûts inhérents à ces opérations (paiement de droits d'enregistrement) et / ou les risques
financiers éventuels susceptibles de naître de la contestation de ces titres sont jugées non significatifs.
Dans le cadre de tout transfert de la propriété des biens meubles et immeubles affectés aux œuvres socia-
les relevant du domaine privé de l'Etat à la Société, qui devrait s'effectuer sous la forme d'un apport rému-
néré par une augmentation de capital au profit du Royaume du Maroc, ce dernier s'est engagé à rétrocéder
à Vivendi, simultanément à cette augmentation de capital et à titre gratuit, un pourcentage des titres émis à
l'occasion de cette augmentation de capital égal au pourcentage du capital de la Société détenu par Viven-
di avant la réalisation de ces apports.
Au 31 décembre 2008, Maroc Telecom détenait quelques 782 marques et noms commerciaux, 4 brevets,
un modèle et un dessin déposés à l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale (OMPIC).
Itissalat Al-Maghrib, Maroc Telecom, Jawal, El Manzil, Kalimat, Menara, Fidélio, les pages jaunes de Maroc
Telecom, Maghribcom, Mouzdaouij, Solution entreprises et Phony comptent parmi les principales marques
et noms commerciaux qui sont la propriété du groupe au Maroc.
Le premier brevet, déposé en 1997, concerne la réalisation complète avec prototype d’un dispositif
d’extrémité de transmission numérique TNR (Terminaison Numérique de Réseau). Cet équipement est
utilisé pour le raccordement des clients au réseau numérique à intégration de service de Maroc Telecom
Marnis et a été à l’origine de l’introduction du réseau numérique jusqu’au client.
Le deuxième brevet, déposé en 1999 concerne la réalisation complète avec prototype d’un dispositif de
téléaffichage via un réseau de radio messagerie nommé Rakkas. Cet équipement sans fil permet d’afficher
les informations bancaires, boursières ou autres sur n’importe quel site couvert par le réseau de radio
messagerie Rakkas.
Le troisième brevet, déposé en 2006 concerne un système de refroidissement automatique permettant de
sécuriser les climatiseurs en cas de panne ou en cas d’insuffisance de puissance dans les locaux abritant
les équipements d’énergie ou de télécommunication.
Le quatrième brevet, déposé en 2006 concerne un système automatique d’identification de lignes qui
permet d’assurer automatiquement et massivement l’inventaire des paires raccordées à un équipement du
réseau d’accès dans le domaine des télécommunications.
Le modèle déposé en 2002 concerne la mise en œuvre d’un nouveau design des abris téléphoniques pour
publiphone à installer dans les lieux publics. Ce design a été étudié pour l’environnement marocain et tient
compte entre autres des contraintes mécaniques, électriques, électromagnétiques (décharges électriques,
rayonnement, orages) et sonore pour permettre à l’usager une utilisation confortable et en toute sécurité du
publiphone. Cet abri est actuellement largement déployé par Maroc Telecom.
Le dessin déposé en 2006 porte sur le dessin du personnage de la couverture du manuel : « Guide
pratique : Sécurité de l’information ».
Les marques, noms commerciaux au nombre de 782, détenus actuellement par Maroc Telecom, sont
protégés sur tout le territoire national pour une durée indéfiniment renouvelable qui est de 20 ans pour les
284 marques déposées avant le 5 janvier 2005, date d’entrée en vigueur de la loi n°17-97 sur la protection
de la propriété industrielle et de 10 ans pour les 498 déposées ultérieurement à cette date.
Maroc Telecom a reçu en 2006 et en 2007, de la part de l’OMPIC, le trophée des marques pour avoir
déposé, pendant l’année 2005, le plus grand nombre de marques nationales.
• 241 marques déposées pour l’année 2005
• 113 marques déposées pour l’année 2006
Depuis 2006, afin de préserver ses droits de propriété industrielle à l’étranger, Maroc Telecom a procédé à
l’extension de la protection de 40 de ses marques (France, Benelux, Allemagne, Espagne, Portugal, Italie,
Algérie, Communauté Européenne), dont la marque Mobisud.
Par ailleurs, Maroc Telecom s'attache à prendre toutes les mesures à la fois nécessaires et opportunes afin
de protéger les marques, les brevets et le modèle qu'il a développés.
Maroc Telecom dispose d'un département de recherche et développement qui travaille sur les produits de
la Société. Ces recherches aboutissent généralement à l’introduction de nouveaux produits et/ou services
ou à des transformations ou améliorations des produits existants, sans pour autant que ces travaux
puissent être considérés comme des inventions ou des procédés brevetables. Ces perfectionnements
apportés à une invention protégée peuvent faire l’objet d’un dépôt en vue de leur protection par un titre
appelé certificat d’addition dont les formalités de dépôt sont identiques à celles du brevet principal.
Maroc Telecom a lancé auprès de ses collaborateurs un concours d’innovation visant à primer les
meilleures idées ou projets avec, le cas échéant, des débouchés pour la Société en termes de dépôt de
brevet, marque ou modèle.
Les droits d’utilisation des marques et noms commerciaux concédés à Maroc Telecom sont décrits dans
les contrats de service conclus avec ses contractants. Certains contrats de vente de services et produits du
Pôle Services de Maroc Telecom confèrent aux revendeurs le droit d’exploiter les marques de Maroc
Telecom pendant la durée d’exécution du contrat et conformément à la procédure convenue entre les
parties.
Dans le cadre de la valorisation de ses droits de propriété intellectuelle, Maroc Telecom a procédé:
• Le 25 novembre 2004, à l'acquisition de la marque et du nom de domaine Maroc Telecom qui avaient
été déposés en France par un tiers.
• le 28 mai 2007, avec la société Mobisud, à la conclusion d’un contrat de coexistence de la marque Mo-
bisud France et la marque communautaire Mobisud de Maroc Telecom et d’un contrat de transfert au
profit de Maroc Telecom des noms de domaine relatifs à la marque Mobisud.
Le 8 novembre 2007 à la concession des marques « Les Pages Jaunes de Maroc Telecom » à sa filiale
Casanet à l’occasion de l’externalisation de l’activité annuaire professionnel pages jaunes au profit de la-
dite société.
Au cours des six dernières années, Maroc Telecom a engagé un programme visant à renforcer la gestion
de ses risques et a mené les actions suivantes :
• estimation et évaluation des risques encourus,
• identification des risques susceptibles d’affecter les personnes, le patrimoine ou les résultats de l’entre-
prise,
• définition d’une meilleure couverture des risques sur son patrimoine, évalué et actualisé par des ex-
perts en assurances,
• optimisation des coûts de couverture des risques,
• couverture des risques résiduels par des polices d’assurances appropriées,
• mise en place d’une procédure de déclaration de traitement et suivi des sinistres,
• mise en place de moyens de prévention et de protection contre les risques d’incendie et d’explosion au
niveau des sites les plus importants,
• mise en place d’une politique de sécurité de l’information
• mise en place de centre de secours (back up) pour assurer la continuité de l’exploitation en cas de si-
nistre.
L’étude menée pour l’amélioration de la couverture Responsabilité civile, l’augmentation des limites
d’indemnité et l’élargissement du champ de garanties a servi à partir de janvier 2009 à la souscription d’une
nouvelle police d’assurance.
Maroc Telecom a également souscrit, en juin 2003, une police d’assurances garantissant les indemnités
relatives à la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Maroc Telecom a complété et renforcé ce dispositif en souscrivant, à partir du 1er juillet 2004, une police
d’assurance « Dommages Matériels et Pertes d’Exploitation » couvrant son patrimoine et son activité. En
plus de l’extension du périmètre de couverture des risques aux pertes d’exploitation, les limites
contractuelles d’indemnisation (LCI) ont été successivement revues à la hausse pour assurer une large
couverture et éviter toute perte significative susceptible de compromettre l’activité de Maroc Telecom.
Le plafond des garanties (LCI) dont bénéficiait Maroc Telecom depuis janvier 2006 était de 850 millions de
dirhams par sinistre pour les dommages matériels et les pertes d’exploitation traités de façon combinée et
cumulable.
Pour l’exercice 2008, et dans le cadre de l’amélioration de la couverture des risques, Maroc Telecom a
prévu une revue à la hausse de la LCI globale qui est porté à 1 100 millions de dirhams pour les domma-
ges et les pertes d’exploitation combinés et 550 millions de dirhams pour les événements naturels. Les
franchises sont aussi revues à la hausse en vue d’optimiser les coûts.
Les coûts d’assurances pour 2008 de toutes les polices souscrites par Maroc Telecom sont
de 17 492 249,85 DH et les principaux contrats d’assurances dont bénéficie actuellement Maroc Telecom
sont les suivants :
• Assurance Dommages Matériels et Pertes d’Exploitation
• Assurance Responsabilité Civile Exploitation et Après Livraison
• Assurance Responsabilité Civile des Mandataires Sociaux.
• Assurance Accidents de Travail et Maladies Professionnelles.
• Assurance Maladies Complémentaire.
• Assurance décès, invalidité au profit du personnel Maroc Telecom.
• Assurance tous risque chantier couvrant le projet du nouveau siège.
Parallèlement à la souscription de ces polices, Maroc Telecom a engagé depuis 2005 un large programme
visant à renforcer la protection de ses sites notamment contre les risques d’incendie, d’explosion et de vol.
Cette opération a été réalisée en étroite collaboration avec ses partenaires en assurances.
S’agissant de la sécurité des données et de la continuité de l’exploitation informatique, Maroc Telecom
dispose désormais d'un nouveau centre de secours informatique (centre de backup) installé à Ain Aouda.
Maroc Telecom fait aussi bénéficier ses filiales de son expertise et de son expérience en matière d’assu-
rance et de gestion des risques grâce à une collaboration étroite.
Litige Téléboutique :
Après l’ordonnance du Tribunal de Commerce de Rabat rendu le 28 Décembre 2004 par laquelle le juge des
référés s’est déclaré incompétent, la Fédération Nationale des Associations de Téléboutiquiers a introduit une
requête devant le Tribunal de Commerce de Rabat, par laquelle elle demandait le retrait de toutes les autorisa-
tions délivrées par Maroc Telecom aux nouveaux exploitants des téléboutiques sans tenir compte de la règle de
chaînage de 200 mètres entre deux téléboutiques
Le 6 avril 2005, ce Tribunal a rendu un jugement en premier ressort (non exécutoire) condamnant Maroc Tele-
com à annuler sa décision d’abandon du chaînage de 200 mètres et à retirer les autorisations octroyées ne te-
nant pas compte du chaînage. Ce jugement est assorti d’une astreinte de 500 dirhams par jour de retard dans
l’exécution.
Suite à l’appel interjeté par Maroc Telecom le 27 juin 2005, la Cour d’Appel de Commerce de Casablanca a reçu
partiellement, le 9 mai 2006, les demandes de Maroc Telecom et annulé la partie du jugement de première ins-
tance ordonnant le retrait des autorisations consenties mais a confirmé la partie ordonnant à Maroc Telecom
d’annuler la décision d’abandon du chaînage et l’enjoignant de cesser l’attribution de nouvelles autorisations
sans respecter la distance dudit chaînage sous astreinte de 500 dirhams par jour de retard.
La Société estimant que les demandes de la fédération sont sans fondement juridique, Maroc Telecom a dépo-
sé, le 21 juillet 2006, un pourvoi auprès de la Cour Suprême tendant à la cassation de l’arrêt de la Cour d’appel.
La partie adverse ayant également déposé un pourvoi en cassation, la Société a en outre demandé la jonction
des deux procédures. Cette demande a été examinée lors de l’audience du 14 février 2007 de la Cour Suprême
qui a décidé de renvoyer le dossier au Conseiller Rapporteur pour complément d’instruction du dossier.
La Cour suprême a rendu le 26 mars 2008 un arrêt cassant celui de la cour d’Appel de Commerce de Casablan-
ca au motif que la FNASET n’a pas la qualité d’ester en justice tout en renvoyant le dossier à cette cour pour
statuer de nouveau sur ce point juridique. Le dossier est toujours en cours.
Par ailleurs, depuis 2005, Maroc Telecom a reçu 105 requêtes individuelles intentées devant les différents tribu-
naux de commerce (Rabat, Fès, Oujda…) par des Téléboutiquiers qui réclament chacun une indemnisation pro-
visoire variant entre 5 000 et 50 000 dirhams (une demande porte sur 100 000 dirhams) ainsi qu’une expertise
judiciaire pour fixer le montant définitif de cette indemnité. Ces actions se basent essentiellement sur le juge-
ment et l’arrêt de la cour d’Appel précité.
A noter que depuis la décision de la Cour suprême, les requêtes se fondent désormais sur une prétendue viola-
tion par Maroc Telecom de l’accord conclu avec la FNASET : 51 affaires sont en cours, 48 affaires ont fait l’objet
d’un jugement déclarant les demandes irrecevables, 1 affaire a fait l’objet d’un jugement constatant le désiste-
ment du demandeur, 4 affaires ont fait l’objet d’un jugement rejetant la demande sur le fond parmi lesquelles 2
sont en appel et 1 autre affaire devant la cour d’appel.
La Société conteste le maintien de cette règle de chaînage, estimant qu’elle est contraire à une concurrence
saine et loyale dans la mesure où les autres opérateurs n’y sont pas soumis.
La Société n’a pas l’intention de revenir sur sa décision de suppression du chaînage, estimant que les deman-
des de la fédération sont sans fondement juridique.
Saisine de Wana relative au tarif de terminaison des appels dans son réseau mobile
Wana a saisi l’ANRT le 21 décembre 2007 d’une demande de règlement de différend relative au tarif d’intercon-
nexion à son réseau mobile ; les négociations du contrat d’interconnexion entre le réseau mobile de Wana et les
réseaux fixe et mobile de Maroc Telecom sont en cours mais les parties n’ont pas trouvé d’accord sur le tarif
d’interconnexion au réseau mobile de Wana : tandis que Wana demande l’application d’un tarif de
1,65 dirham HT sur une période de trois ans, Maroc Telecom demande l’application d’une parfaite symétrie tari-
faire entre son réseau mobile et celui de Wana, à savoir l’application à Wana du Price Cap mobile déterminé par
l’ANRT dans sa décision n°05/07 du 24 avril 2007 (voir paragraphe « Interconnexion »).
A noter que Wana a introduit la même demande de règlement de différend à l’encontre de Méditel et que les
prétentions de ce dernier sont les mêmes que celles de Maroc Telecom.
Cette demande a fait l’objet de la décision de l’ANRT n°10/08 en date du 23 avril 2008, qui a fixé les tarifs de
terminaison dans le réseau mobile 3G de Wana à 1,5027dirham/minute (heure pleine) en 2008 et à
1,4207dirham/minute en 2009. A compter du 1er janvier 2010, ces tarifs pourront être révisés par l’ANRT,
compte tenu notamment de l’état de développement de la concurrence sur le marché concerné.
Saisine de Maroc Telecom relative à l’offre technique et tarifaire d’accès aux infrastruc-
tures de Wana dans la zone de Casanearshore
Maroc Telecom a introduit une première saisine devant l’ANRT, rejetée par celle-ci, qui portait sur l’absence
d’offre de gros permettant à Maroc Telecom de commercialiser ses services dans la zone, comme peut le faire
Wana.
Une deuxième saisine avait été introduite par Maroc Telecom, déclarée recevable cette fois-ci par l’ANRT, et qui
porte sur l’absence d’offre de gros permettant à Maroc Telecom de répliquer les offres de Wana dans des condi-
tions économiquement viables.
Cette saisine a abouti à une conciliation qui a permis à Maroc Telecom d’obtenir une offre tarifaire de gros plus
attractive et une granularité identique à celle proposée dans l’offre de détails (LAN-to-LAN< 4 km) de Wana sur
la zone.
Dans le cadre de la conciliation du 11 novembre 2008, Wana doit mettre à disposition de Maroc Telecom une
offre de gros d’accès voix. N’avant pas donné suite à ladite conciliation , Maroc Telecom demande à l’ANRT de
faire appliquer les termes de la conciliation du 11 novembre 2008 précitée.
L’ANRT demande instamment aux deux parties de faire le nécessaire pour que les clients de Maroc Telecom
soient desservis le plus rapidement possible.
L’intervention de l’ANRT pour fixer les tarifs correspondant à l’accès voix est attendue.
Les revenus futurs et les résultats de Maroc Telecom dépendent de manière significative de l’évolu-
tion de l’économie marocaine.
Maroc Telecom fait face à une intensification de la concurrence sur le marché marocain des télé-
communications, qui pourrait entraîner une perte de parts de marché et une réduction des revenus
de Maroc Telecom.
Trois opérateurs disposant de licences Fixe et Mobile sont aujourd’hui présents sur le marché marocain
des télécommunications: Maroc Telecom, Méditel et Wana (anciennement Maroc Connect).
Sur le segment Mobile, la part de marché de Maroc Telecom a diminué en 2008, en s’établissant à 63,4%
au 31 décembre 2008 (Source : ANRT). Sur la même période, la Société continue de baisser ses tarifs et
de mettre en place des offres promotionnelles (y compris par l’attribution de subventions) pour répondre et
anticiper la concurrence. L’ANRT a attribué en 2006 des licences Mobiles de 3ème génération aux
opérateurs existants (Maroc Telecom, Méditel et Wana) puis en 2009, une licence de 2ème génération à
Wana. A l’avenir, Maroc Telecom pourrait être amené à effectuer des nouvelles baisses tarifaires et des
promotions pour maintenir sa position sur le marché et anticiper la concurrence sur le segment Mobile.
Par ailleurs, l’attribution de deux nouvelles licences sur le marché de la téléphonie fixe en 2005 pourrait
augmenter la concurrence sur le marché (Voir paragraphe « Risques liés à la réglementation » ci-dessous).
L’intensification de la concurrence entre les opérateurs existants ou avec des nouveaux entrants peut
conduire à une poursuite de la contraction de la part de marché de Maroc Telecom ainsi qu’à un
accroissement des coûts d’acquisition et de rétention de ses clients, qui pourrait entraîner une réduction
des revenus et des résultats de Maroc Telecom (Voir section 5.2.2 « Tendances du marché et autres
facteurs influençant les résultats »).
Maroc Telecom dépend de la fiabilité de ses systèmes d'information ; une destruction totale ou par-
tielle de ses systèmes pourrait entraîner une perte de clients et une réduction de revenus.
Maroc Telecom ne peut être payé pour ses services que dans la mesure où il utilise des systèmes
d'information (dont des systèmes de collecte et de facturation) fiables, et parvient à protéger et assurer la
continuité du fonctionnement de ces systèmes. Maroc Telecom a mis en place une politique de sécurité
des systèmes d’information permettant de faire face aux perturbations classiques d’une exploitation
informatique (accès non autorisés, ruptures de courant, vols, crashs matériels, etc.) et d’assurer la
continuité du service.
Maroc Telecom dispose actuellement d’un Plan de Reprise d’Activité pour ses systèmes d’information
critiques, ceux ayant un impact direct sur son chiffre d'affaire, à savoir les systèmes de collecte des
données de taxation, de vente et de facturation des trois produits Fixe, Mobile et Internet. Ce plan a été
élargi en 2008 à d’autres systèmes de gestion de décomptes inter-opérateurs nationaux et internationaux,
ainsi que les systèmes de gestion des Achats et Finance.
Un sinistre qui causerait la destruction totale ou partielle de ces systèmes (catastrophes naturelles, incendies ou
actes de vandalisme), déclencherait une opération de basculement vers un centre informatique de secours.
Les données des systèmes critiques étant synchronisées par réplication au fil de l’eau entre les
plateformes de production et celles de secours, le risque de perte d’informations et d’impossibilité de
facturer et recouvrer les clients devient très limité.
Maroc Telecom ne peut fournir des services que dans la mesure où elle parvient à protéger ses réseaux de
télécommunications des dommages résultant de perturbations, de ruptures de courant, de virus
informatiques, de catastrophes naturelles et d’accès non autorisés. Toute perturbation du système,
accident ou violation des mesures de sécurité qui provoquerait des interruptions dans les opérations de la
Société pourrait affecter sa capacité à fournir des services à ses clients et affecter négativement ses
revenus et résultats d’exploitation. De telles perturbations entraîneraient également un préjudice en termes
d'image et de réputation pour la Société, qui pourrait se traduire notamment par une perte de clients. En
outre, la Société pourrait devoir supporter des coûts supplémentaires afin de réparer les dommages causés
par ces perturbations.
Le réseau indirect de distribution de Maroc Telecom constitue une force qui pourrait être affaiblie si
Maroc Telecom ne parvenait pas à le maintenir.
Maroc Telecom dispose d'un réseau de distribution étendu, composé d'un réseau direct d'agences et d'un
réseau indirect composé des téléboutiques, de revendeurs et de partenaires ainsi que d’un réseau
indépendant (Voir section 4.4.4 « Distribution »).
Si Maroc Telecom ne parvenait pas à maintenir des relations étroites ou à renouveler ses accords de
distribution avec les composantes de son réseau indirect, ou si son réseau de distribution indirect était
remis en cause par d'autres moyens, notamment par des actions des concurrents, ou si les gérants de
téléboutiques ne respectaient pas les accords d'exclusivité conclus avec Maroc Telecom et distribuaient
des produits concurrents de ceux de Maroc Telecom, ce réseau de distribution pourrait en être affaibli et
l'activité et les résultats de la Société pourraient être affectés de manière significative.
Des changements continuels et rapides dans les technologies pourraient intensifier la concurrence
ou imposer à Maroc Telecom de procéder à des investissements supplémentaires significatifs.
De nombreux services offerts par Maroc Telecom font un usage intensif de la technologie. Le développe-
ment de nouvelles technologies pourrait rendre non concurrentiels certains services de la Société. Maroc
Telecom pourrait ne pas identifier en temps utiles les nouvelles opportunités qui se présenteraient et devoir
procéder à des investissements supplémentaires significatifs, notamment pour le développement de nou-
Des moyens alternatifs de communication pourraient engendrer une diminution de l'utilité voire une
obsolescence du réseau fixe, ce qui pourrait entraîner la perte d'un avantage concurrentiel et dimi-
nuer les revenus de la Société de manière significative.
La Société a déjà été confrontée à un phénomène de substitution du fixe par le mobile accentué par le re-
cours à des technologies alternatives. A titre d’exemple, les services de passerelles GSM qui concurren-
cent les services voix fixe aux entreprises, ou plus récemment, le lancement des offres de mobilité res-
treinte qui tendent à concurrencer les téléboutiques (Voir section 4.4.5 « Concurrence »).
Les activités de téléphonie fixe de la Société pourraient être affectées par le développement de ces
passerelles ou d'autres moyens alternatifs de communication. Ces technologies alternatives pourraient
remettre en cause l'utilité des infrastructures et du réseau de téléphonie fixe de Maroc Telecom, en
permettant aux services de téléphonie mobile de concurrencer Maroc Telecom sans disposer d'un réseau
fixe. Les infrastructures et le réseau étendu de Maroc Telecom seraient alors rendus moins utiles voire
obsolètes, ce qui entraînerait la perte d'un avantage concurrentiel et pourraient affecter de manière
significative les revenus et les résultats de la Société.
Des risques pour la santé, réels ou perçus, ou d’autres problèmes liés aux appareils mobiles ou aux
stations de base pourraient entraîner une utilisation moins intensive des communications mobiles.
Il est soutenu dans certaines études sur la technologie mobile que les signaux électromagnétiques
émanant d’appareils mobiles et des stations de base présentent des risques pour la santé. Ces risques,
réels ou perçus, et la publicité qui en est faite, ainsi que la réglementation ou les procès qui en
découleraient, pourraient réduire la base de clients mobiles de la Société, rendre plus difficile la recherche
et le maintien de stations de base, ou inciter les clients à moins utiliser leurs téléphones mobiles.
Le détournement frauduleux du trafic pourrait limiter les revenus de la Société et affecter ses résultats.
La Société a subi, à partir de 2001, un détournement frauduleux du trafic. Maroc Telecom a, depuis, mis en
place un plan de lutte contre cette fraude. Maroc Telecom ne peut néanmoins pas prévoir si de nouveaux
moyens de fraude se développeront et, le cas échéant, les secteurs que les fraudeurs viseront, ni les
incidences que ces éventuelles fraudes pourraient avoir.
Si Maroc Telecom ne parvenait pas à juguler l'usage de la fraude, il pourrait voir son trafic sur le secteur
visé par les fraudeurs diminuer, et ses revenus et résultats pourraient en être affectés.
Afin d'étendre sa présence géographique, Maroc Telecom pourrait réaliser des opérations de croissance
externe par l'acquisition de sociétés de télécommunications ou de licences dans d'autres pays. De telles
opérations comportent nécessairement des risques. Si Maroc Telecom ne parvenait pas à obtenir les
résultats attendus de ces acquisitions, ses activités et ses résultats pourraient en être affectés. Maroc
Telecom pourrait notamment :
• réaliser des acquisitions à des conditions financières ou opérationnelles qui s'avéreraient défavorables,
• intégrer difficilement les sociétés acquises, leurs réseaux, produits ou services,
• ne pas parvenir à retenir le personnel clé des sociétés acquises ou à recruter le personnel qualifié
éventuellement nécessaire,
• ne pas bénéficier des synergies ou des économies d'échelle attendues,
• réaliser des investissements dans des pays où la situation politique, économique ou juridique présente
des risques particuliers, tels que des troubles civils ou militaires, l’absence de protection effective ou
compréhensive des droits des actionnaires, ou des désaccords sur la gestion des sociétés acquises
avec d’autres actionnaires de référence, y compris les pouvoirs publics, et
• ne pas s'adapter aux spécificités des pays dans lesquels des sociétés seraient éventuellement acqui-
ses.
Maroc Telecom pourrait ne pas parvenir à retenir son personnel clé ou à employer du personnel
hautement qualifié, ce qui pourrait affecter de manière significative les activités de la Société et sa
capacité à s'adapter à son environnement.
La performance de Maroc Telecom dépend de manière significative des capacités et services fournis par
son équipe de direction. L’équipe de direction a une grande expérience et une grande connaissance de
l’industrie des télécommunications. La perte de membres clés de la direction pourrait avoir un impact néga-
tif significatif sur la capacité de Maroc Telecom à mettre en œuvre sa stratégie.
Maroc Telecom et ses performances dépendent également d’un personnel qualifié ayant l’expérience et les
capacités techniques ou commerciales nécessaires au développement de son activité. La capacité de Ma-
roc Telecom à adapter ses services, ses produits, et ses offres commerciales, que ce soit dans le domaine
des télécommunications fixes ou mobiles, dépend étroitement de la présence d'équipes compétentes et
qualifiées sur ses différents marchés.
Si Maroc Telecom ne parvenait pas à retenir son personnel clé, qu’il s’agisse de son équipe de direction ou
ses cadres commerciaux et techniques, son activité pourrait s'en trouver affectée et ses revenus d'exploita-
tion pourraient notablement diminuer.
L'environnement réglementaire de l'industrie des télécommunications au Maroc est en évolution. La loi 55-
01, qui a été promulguée en novembre 2004, pourrait faire l’objet d’interprétations susceptibles d'affecter
de manière significative l'activité de Maroc Telecom et entraîner une baisse de ses revenus et résultats. En
outre, l'introduction (i) de la présélection du transporteur, (ii) du dégroupage et (iii) de la portabilité des nu-
méros favorisera nécessairement la concurrence au détriment de Maroc Telecom. Aussi, la mise en de-
meure de l’ANRT concernant l’identification des clients mobiles pourrait entraîner des décisions de l’ANRT
que Maroc Telecom ne peut pas prévoir.
Les grandes orientations à venir pourraient impacter de manière signifiative l’activité de Maroc Telecom.
Le contrôle tarifaire des offres de détail et des promotions de Maroc Telecom risque de s’intensifier dans un
sens défavorable aux opérateurs exerçant une influence significative sur un marché particulier avec la pu-
blication des lignes directrices de l’ANRT relatives au contrôle tarifaire.
L’ANRT élabore par ailleurs une « Note d’orientations générales relative au secteur des télécommunica-
tions » pour les années 2009-2013, dont les grands axes stratégiques pourraient être les suivants: couver-
ture numérique de l’ensemble du territoire, régime des zones dédiées à certaines activités (touristiques,
industrielles…), roaming national et partage d’infrastructures, baisse des prix…
En 2005 et 2006, l’ANRT a attribué une licence Fixe avec mobilité restreinte à Wana, ainsi que trois
licences mobiles de 3ème génération à Maroc Telecom, Méditel et Wana, et en 2009, une licence mobile de
2ème génération à Wana.
La Société ne peut pas prévoir si ce processus de libéralisation du mobile évoluera dans un sens qui lui
sera favorable.
En tout état de cause, l’attribution d’une troisième licence Mobile de 2ème génération à la société Wana,
avec un droit au roaming national, aura pour effet d’intensifier la concurrence sur le marché de la
téléphonie mobile au Maroc. Ainsi, Maroc Telecom pourrait voir sa part de marché se contracter ainsi que
ses coûts d’acquisition et de rétention de ses clients s’accroître, ce qui pourrait entraîner une réduction de
ses revenus et résultats.
La libéralisation du marché du fixe pourrait restreindre la part de marché de Maroc Telecom et af-
fecter sa rentabilité.
Maroc Telecom évolue dans un marché de télécommunication fixe qui vient d’être libéralisé. Deux
nouvelles licences Fixe ont été attribuées en 2005 pour le national, l’international et la boucle locale.
La libéralisation du marché du fixe pourrait réduire la base de clients existants ou potentiels de Maroc
Telecom attirés par la concurrence. Par ailleurs, l'entrée d'un nouvel opérateur via l'octroi d'une licence
internationale entraînera une concurrence accrue pouvant engendrer une baisse des tarifs à l'international.
Par conséquent, la libéralisation de ces marchés pourra affecter les revenus et les résultats de Maroc
Telecom.
Maroc Telecom pourrait être affecté par des décisions réglementaires qui permettraient à d'autres
opérateurs (i) d'accéder au marché des télécommunications à des conditions moins contraignantes que
celles imposées à Maroc Telecom et (ii) d'accéder au réseau de Maroc Telecom à des conditions
favorables. Un opérateur pourrait fournir des services de télécommunications sans avoir à supporter les
mêmes obligations que celles de Maroc Telecom, tout en bénéficiant des infrastructures de ce dernier, lui
permettant ainsi de cibler spécifiquement des marchés à haute rentabilité au détriment de Maroc Telecom.
En qualité d’opérateur puissant sur les réseaux fixe, voix et données, la Société sera tenue par la loi 55-01
de concéder l'accès à son réseau, ce qui permettra aux concurrents de fournir leurs propres services via
l'utilisation du réseau de Maroc Telecom.
Ce faisant, ces opérateurs pourront cibler des marchés à rentabilité comparativement importante, tels que
le marché des entreprises, les zones urbaines ou le marché international, ce qui pourrait (i) restreindre la
possibilité de Maroc Telecom d'augmenter le nombre de ses clients à forte consommation, ou (ii) détourner
ses clients existants sur ces marchés.
Maroc Telecom pourrait être affecté par l'application de la réglementation de la concurrence par
l'ANRT.
L'ANRT a désormais, de par la loi 55-01, également pour mission de contrôler et de veiller au respect d'une
concurrence loyale entre opérateurs au regard de la loi n°6-99 relative à la liberté des prix et de la
concurrence. Ce faisant, l'ANRT pourrait statuer sur des sujets relatifs à l'environnement concurrentiel du
marché des télécommunications. Maroc Telecom ne peut pas prévoir dans quelle mesure les décisions de
l'ANRT dans ce domaine pourraient affecter son activité.
Des coûts d'interconnexion favorables aux autres opérateurs pourraient affecter de manière signifi-
cative les résultats futurs de la Société.
Afin de fournir des services à ses clients, Maroc Telecom doit connecter son réseau à celui de tout autre
opérateur qui dispose d'une licence nationale, et réciproquement. Les tarifs d’interconnexion sont
homologués par l'ANRT. La Société ne peut pas prévoir si la politique de l’ANRT relative aux tarifs
d’interconnexion fixe et mobile lui sera défavorable.
Maroc Telecom pourrait ne pas pouvoir déduire certaines provisions pour créances douteuses.
Le montant des créances douteuses provisionnées par Maroc Telecom est déductible de sa base
imposable sous réserve de justifier la mise en œuvre de procédures judiciaires contre ses débiteurs. Maroc
Telecom n'a pas initié ces procédures judiciaires sur la totalité des débiteurs provisionnés. Si la
déductibilité de ces provisions pour les créances d'un montant inférieur à un certain plafond était remise en
cause, les résultats et le bénéfice de la Société pourraient en être défavorablement affectés.
La Société pourrait être influencée par Vivendi dont les intérêts peuvent ne pas toujours concorder
avec ceux des autres actionnaires de la Société.
Vivendi détient une majorité des droits de vote de la Société. En conséquence, Vivendi contrôle les
décisions soumises à l'approbation des actionnaires nécessitant une majorité simple.
Les intérêts de Vivendi relativement à ces matières et les facteurs dont il tiendra compte lorsqu'il exercera
ses droits de vote peuvent ne pas concorder avec les intérêts des autres actionnaires de la Société.
Le tableau suivant présente une sélection des données financières consolidées du Groupe Maroc Telecom.
La sélection des données financières pour les trois exercices clos aux 31 décembre 2006, 2007 et 2008
provient des comptes consolidés du Groupe préparés selon les normes internationales IFRS (International
Financial Reporting Standards), audités par les commissaires aux comptes Monsieur Abdelaziz Almechatt,
et par Monsieur Fouad Lahgazi du cabinet KPMG au Maroc (Monsieur Samir Agoumi du cabinet Salustro
Reydel au Maroc pour l’exercice 2006) .
La première publication des comptes 2004 aux normes IFRS, ainsi que le document de passage, a été ré-
alisée par le groupe Maroc Telecom à l’occasion de la publication de ses comptes consolidés au 30 juin
2005.
Le passage aux normes IFRS a eu un impact limité sur les comptes du groupe au 31 décembre 2004 (se
référer au document de référence 2005).
Compte de résultat :
Résultat net dilué par action (en dirham) 10,8 9,1 7,7
Bilan :
Les taux de change ci-dessus ne sont indiqués que pour faciliter la lecture du présent document. Le groupe
ne garantit pas que les montants exprimés en dirhams ont été, auraient pu ou pourraient être convertis en
euros à ces taux de change ou à tout autre taux. Pour des informations concernant l’effet des variations de
change sur les résultats du groupe, voir section 5.3.5 « Publication d’informations qualitatives et quantitati-
ves en matière de risques de marché » ci-après.
Le tableau suivant présente une sélection des données financières consolidées du Groupe Maroc Telecom
présentées en euro, aux taux de change retenus dans le cadre de la consolidation de la situation financière
et des résultats du groupe Vivendi pour les exercices 2006, 2007 et 2008 des comptes du groupe.
Compte de résultat :
Bilan :
Les commentaires et l’analyse qui suivent doivent être lus en parallèle avec l'ensemble du présent docu-
ment de référence, et notamment avec les comptes consolidés audités incluant de manière indissociable le
bilan, le compte de résultat, le tableau des flux de trésorerie, le tableau de variation des capitaux propres et
les annexes pour les exercices clos aux 31 décembre 2006, 2007 et 2008.
L’ensemble des données opérationnelles incluses dans le chapitre 5.2 ne concernent que l’activité au Ma-
roc et ne prennent notamment pas en compte les données des filiales : Mauritel , Mobisud, Gabon Télé-
com et Onatel voir 4.5 « Description des activités des filiales ».
Le chiffre d'affaires de Maroc Telecom comprend principalement les ventes de services de télécommunica-
tions de l’activité Mobile, et de l’activité Fixe et Internet et, plus accessoirement, les ventes de produits as-
sociés à ces services que sont en particulier les terminaux utilisés par les clients et abonnés (téléphones
Mobiles, téléphones Fixes et équipements multimédia).
Activité Mobile
L’activité regroupe les services de télécommunications mobiles (voix, données, international entrant, roa-
ming) et les ventes de terminaux mobiles.
Prépayé et postpayé :
Le chiffre d’affaires généré par le secteur de la téléphonie Mobile varie essentiellement en fonction de l’é-
volution du nombre de clients et du revenu moyen par client (ARPU). L’évolution de ces deux facteurs a été
significativement influencée par l’introduction des offres prépayées en 1999 et la libéralisation effective du
marché en 2000 avec l’attribution d’une seconde licence depuis août 1999 et avec l’atribution de trois licen-
ces 3G en juillet 2006 et d’une licence 2G en 2009 (Voir section 4.8 « Environnement réglementaire et dé-
pendances éventuelles»).
S’agissant du nombre de clients du Mobile, Maroc Telecom a bénéficié de l’essor du marché qui s’est tra-
duit par une évolution significative du taux de pénétration. Ce taux mesure le nombre d’utilisateurs des ser-
vices de télécommunications mobiles par rapport à la population totale du Maroc. Il a connu une forte crois-
sance au cours des ces dernières années passant de 1,3 % au 31 décembre 1999 à 74% au 31 décembre
2008 (Source : ANRT). Ainsi, le nombre d'utilisateurs du mobile est passé de 364 000 à fin 1999 à 22,8
millions au 31 décembre 2008 (Source : ANRT).
Au 31 décembre 2008, Maroc Telecom détient 63,4% de parts de marché du mobile marocain contre
65,7% au 31 décembre 2007 (Source : ANRT). Les clients prépayés représentent 95,8 % de ses clients
mobiles (Source : Maroc Telecom).
Services d’interconnexion
Le chiffre d'affaires généré par l’interconnexion est principalement constitué par l'international entrant, à
savoir l'interconnexion avec les opérateurs internationaux (A l’exclusion des revenus générés par les ap-
pels sortants qui sont compris dans les revenus de la téléphonie mobile), et l'interconnexion avec Méditel et
Wana.
Les offres
On se reportera au chapitre IV du présent document pour un descriptif détaillé des offres de l’activité mo-
bile.
Les tarifs
Ils comprennent les frais d’accès (abonnement, cartes prépayées, frais de mise en service et prix des ter-
minaux) et les tarifs d’utilisation.
Depuis l’arrivée du deuxième opérateur mobile, le marché de la téléphonie mobile se caractérise par une
pression continue sur les tarifs qui conduit les opérateurs à adapter leurs offres. Ils engagent des actions
de promotion fréquentes qui portent à la fois sur les subventions des terminaux et sur les tarifs d’utilisation.
Maroc Telecom s’emploie à compenser l’impact négatif sur l’ARPU de ces baisses tarifaires par la crois-
sance de son parc et la stimulation de l’usage de ses clients.
Le trafic
En 2008, Le trafic mobile sortant a connu une augmentation de 13% par rapport à 2007 principalement en
raison de la croissance du parc.
L’activité touristique du Maroc participe également à cette évolution. Elle génère en effet un important flux
L’ARPU
Le revenu moyen par client Mobile, ou ARPU, représente le chiffre d’affaires généré par les appels entrants
et sortants et la consommation des services à valeur ajoutée sur une période déterminée, hors roaming in,
divisé par le parc moyen sur la même période rapporté au mois. Le parc moyen résulte de la moyenne des
parcs moyens mensuels sur cette période. L’ARPU est déterminé par plusieurs facteurs, dont notamment
les tarifs et le volume de trafic lié à l’usage des services de télécommunications mobiles (voix entrante, sor-
tante et services à valeur ajoutée).
L'ARPU mixte s'établit à 99 dirhams au 31 décembre 2008, contre 108 dirhams au 31 décembre 2007, soit
une baisse de 8% sous l’effet conjugué de la baisse des revenus entrant (notamment de l’international) et
de la contraction de l’usage prépayé (lié au phénomène de multi équipement).
Au 31 décembre 2008, l’ARPU prépayé s’établit à 77 dirhams contre 84 dirhams au 31 décembre 2007, et
ce malgré le fort élargissement de la base de clientèle mobile prépayée (+8% de clients par rapport à
2007).
L'ARPU postpayé est passé de 701 dirhams à 653 dirhams entre 2007 et 2008. Cette baisse s’explique par
l’acquisition de nouveaux abonnés à plus faible consommation.
Par ailleurs, la baisse du taux de pénétration a notamment été due à l'effet de substitution du fixe au profit
du mobile. Malgré une politique de développement de nouveaux produits et services, comme les packs et
les forfaits plafonnés (« El Manzil »), les cartes prépayées, les offres illimitées et l’extension de la couver-
ture de la téléphonie publique, le taux de pénétration du Fixe au Maroc demeure faible et s’établit à 9,7%
au 31 décembre 2008 (source ANR) et à 4,3% seulement hors mobilité restreinte (estimation Maroc Tele-
com). En 2008, le parc de lignes fixes de Maroc Telecom s’est établi à 1,299 million de lignes, en baisse de
2,8% par rapport à décembre 2007.
On se reportera au chapitre IV du présent document pour un descriptif détaillé des offres de téléphonie fixe.
Services Internet
En 2008, Maroc Telecom a poursuivi ses actions en faveur du développement de l’Internet au Maroc, avec
de nouvelles baisses des tarifs et des promotions régulières. Le nombre d’accès à l’Internet a atteint
482 000 au 31 décembre 2008, dont 477 000 sont des abonnés à l’Internet haut débit. Le nombre de lignes
ADSL représente ainsi au 31 décembre 2008 près de 42% des lignes fixes (hors téléphonie publique). A ce
parc Internet filaire s’ajoutent près de 30 000 clients au haut débit Mobile 3G+ et plus de 10 000 clients TV/
ADSL.
Services d’interconnexion
Le chiffre d'affaires généré par l’interconnexion est principalement constitué par l'international entrant, à
savoir l'interconnexion avec les opérateurs internationaux (à l’exclusion des revenus générés par les ap-
pels sortants qui sont compris dans les revenus de la téléphonie fixe), et l'interconnexion avec Méditel et
Wana.
L’évolution du chiffre d'affaires généré par l'interconnexion de l’international entrant dépend du volume et
des quotes-parts tarifaires négociées avec les opérateurs internationaux.
Saisonnalité
Les mois d'été, avec le retour des Marocains résidents à l'étranger, et la quinzaine précédant l'Aïd El Adha
(correspondant en 2008 au 9 décembre), connaissent traditionnellement une activité soutenue (mobile et
téléphonie publique essentiellement), tandis que le mois du Ramadan (du 02 septembre au 01 octobre en
2008) est un point bas de consommation tant au niveau du fixe que du mobile.
• Groupe Mauritel
Maroc Telecom détient 51,5 % des droits de vote de Mauritel SA, l’opérateur historique mauritanien qui
exploite un réseau de téléphonie fixe et mobile, suite à la fusion de Mauritel SA (Fixe) et de Mauritel Mo-
bile. Mauritel SA est porté par la holding Compagnie Mauritanienne de Communications « CMC » détenue
par Maroc Telecom à hauteur de 80 % de sorte que Maroc Telecom détient 41,2% des parts d’intérêt dans
l’opérateur historique mauritanien. Maroc Telecom consolide le Groupe Mauritel depuis le 1er juillet 2004.
• Onatel :
Maroc Telecom a acquis 51% le 29 décembre 2006 du capital de l’opérateur Burkinabé Onatel et sa filiale
mobile à 100% Telmob. Onatel est consolidé dans les comptes de Maroc Telecom depuis le 1er janvier
2007.
• Gabon Télécom
Maroc Telecom a acquis 51% le 9 février 2007 du capital de l’opérateur Gabon Télécom et sa filiale mobile
à 100% Libertis. Gabon Télécom est consolidé dans les comptes de Maroc Telecom depuis le 1er mars
2007.
• Mobisud France
En France, Maroc Telecom a pris le 3 novembre 2006 une participation de 66% dans la société SFR6, re-
baptisée Mobisud, aux côtés des sociétés Saham (18%) et SFR (16%). Mobisud opère en tant que MVNO
(Mobile Virtual Network Operator) depuis le 1er décembre en France. Maroc Telecom consolide Mobisud
depuis sa prise de participation (cf. annexes aux comptes consolidés).
• Médi1Sat
Maroc Telecom met en équivalence à partir de l’exercice 2006 la société Médi1Sat dont elle détient 36,8%
du capital au 31 décembre 2008.
Suite à l’augmentation du capital de Médi1Sat réalisée en décembre 2008, la part de Maroc Telecom dans
cette société est passée de 28% à 36,8%, la CIRT n’ayant en effet pas souscrit à cette augmentation de
capital.
La société Médi1Sat est une société ayant pour objet la production et la diffusion de programmes d’infor-
mations en langues française et arabe vers le Maghreb. Elle a lancé ses activités de diffusion le 1er décem-
bre 2006.
• GSM Al-Maghrib
La société GSM Al-Maghrib (GAM) qui était mise en équivalence en 2005 ne l’est plus depuis la cession
par Maroc Telecom le 27 mars 2006 de sa participation de 35% au profit de la société Air Time.
En application du règlement européen 1606/2002 du 19 juillet 2002 sur l’adoption des normes internationa-
les, les états financiers consolidés du groupe Maroc Telecom au titre de l’exercice clos le 31 décembre
2008 ont été établis selon les normes comptables internationales IFRS (International Financial Reporting
Standards) édictées par l’IASB (International Accounting Standards Board) applicables au 31 décembre
2008 telles qu’adoptées dans l’Union Européenne (UE). Pour les besoins de comparaison, les états finan-
ciers 2008 reprennent les éléments 2007 et 2006.
L’ensemble des nouvelles normes, interprétations ou amendements publiés par l’IASB et d’application obli-
gatoire dans l’Union Européenne dès le 1er janvier 2006, a été appliqué. Ils n’ont pas donné lieu à un re-
traitement des données des exercices 2005 et 2004 car leurs effets n’étaient pas significatifs.
Les états financiers consolidés du groupe Maroc Telecom ont été établis conformément aux normes IFRS
(International Financial Reporting Standards) et aux interprétations IFRIC (International Financial Reporting
Interpretations Committee) adoptées dans l’UE (Union Européenne ) et obligatoire au 31 décembre 2008 et
qui ne présentent, dans les états financiers présentés aucune différence avec les normes comptables pu-
bliées par l’IASB (International Accounting Standards Board).
Maroc Telecom a appliqué les nouvelles normes et interprétations comptables suivantes :
• Norme IFRS 8 - Secteurs opérationnels, liée à l’information sectorielle, d’application obligatoire à
compter du 1er janvier 2009, dont Maroc Telecom a décidé d’anticiper l’application.
Cette norme a été publiée par l’IASB le 30 novembre 2006, adoptée dans l’UE le 21 novembre 2007,
publiée au Journal officiel de l’UE le 22 novembre 2007, et se substitue à la norme IAS 14 précédem-
ment en vigueur.
Selon IAS 14, en 2007, le premier niveau d’information sectorielle était constitué de six secteurs géogra-
phiques et le deuxième niveau d’information sectorielle était constitué de nos deux métiers fixe et mobile.
Après analyse de la norme IFRS 8 et de la structure de son reporting financier interne, Maroc Telecom
considère que les secteurs opérationnels dont l’information financière est à présenter dans ses notes
annexes sont conformes au deuxième niveau d’information sectorielle présentée jusqu’en 2007 confor-
mément à la norme IAS 14.
En application de la norme IFRS 8, les secteurs opérationnels de Maroc Telecom sont donc constitués
des deux métiers : le fixe et le mobile. L’adoption de la norme IFRS 8 n’a ainsi pas eu d’incidence signifi-
cative sur l’information sectorielle présentée par Maroc Telecom.
Parmi les autres normes IFRS et interprétations IFRIC émises par l’IASB/l’IFRIC à la date d’approbation
des présents états financiers consolidés, mais non encore entrées en vigueur, et pour lesquelles Maroc
Telecom n’a pas opté pour une application anticipée, les principales normes et interprétations susceptibles
de concerner Maroc Telecom sont les suivantes :
• l’amendement à la norme IAS 23-Borrowing Costs, lié à la capitalisation des intérêts intercalaires dans
le coût d’une immobilisation, d’application obligatoire à compter du 1er janvier 2009,
• les amendements à la norme IAS 1-Presentation Of Financial Statements : A Revised Presentation,
liés à la présentation des états financiers notamment s’agissant des capitaux propres, d’application
obligatoire à compter du 1er janvier 2009,
Le processus de détermination par Maroc Telecom des impacts potentiels de l’application de ces normes et
interprétations sur le compte de résultat, le bilan, les flux de trésorerie et le contenu des notes annexes aux
états financiers consolidés est en cours.
Provisions
Des provisions sont comptabilisées lorsqu’à la fin de la période concernée, le groupe a une obligation lé-
gale, réglementaire, contractuelle résultant d’évènements passés, qu’il est probable qu’une sortie de res-
sources sans contrepartie attendue soit nécessaire pour éteindre l’obligation et que le montant peut être
évalué de façon fiable. Si l’effet de la valeur temps est significatif, les provisions sont déterminées en actua-
lisant les flux futurs de trésorerie attendus à un taux d’actualisation avant impôt qui reflète les appréciations
actuelles par le marché de la valeur temps de l’argent. Si aucune estimation fiable du montant de l’obliga-
tion ne peut être effectuée, aucune provision n’est comptabilisée et une information est donnée en annexe.
Une provision pour restructuration est comptabilisée lorsque le groupe a approuvé un plan formalisé et dé-
taillé de restructuration et a, soit commencé à exécuter le plan, soit rendu public le plan. Les coûts d’exploi-
tation futurs ne sont pas provisionnés.
Aucune provision pour retraite relative aux sociétés de droit marocain du groupe Maroc Telecom n’est en-
registrée dans les comptes dans la mesure où les charges de retraite sont couvertes par l’affiliation du per-
sonnel aux régimes de retraite en vigueur au Maroc.
Stocks
Les stocks sont composés de :
• marchandises qui correspondent aux stocks destinés à la vente aux clients lors de l’ouverture de leur
ligne et se composent des terminaux Fixe et Mobile et de leurs accessoires. Ces stocks sont valorisés
selon la méthode du PMP. Les terminaux livrés aux distributeurs et non activés à la date de la clôture
sont comptabilisés en stocks. Les terminaux non activés dans un délai de neuf mois à compter de la
date de livraison sont constatés en chiffre d’affaires ;
• matières et fournitures correspondant à des éléments non dédiés au réseau. Ces stocks sont valorisés
à leur coût moyen d’acquisition.
Les stocks sont évalués au plus faible de leur valeur nette de réalisation. Une dépréciation est constituée
par comparaison de la juste valeur à la valeur nette de réalisation.
Une perte de valeur est comptabilisée si la valeur comptable d’un actif est supérieure à sa valeur actualisée
des flux de trésorerie futurs estimés.
Information sectorielle
L’activité du groupe est organisée par secteur d’activité Fixe-Internet et Mobile.
Le chiffre d’affaires de chacune de ces activités prend en compte les produits liés aux consommations de
leurs services de téléphonie par les clients et abonnés ainsi que les prestations réciproques à chacune de
ces activités. Ces dernières sont évaluées sur la base des prix appliqués à la concurrence.
Le résultat opérationnel résulte de la différence entre les produits et les charges opérationnelles ventilés
analytiquement soit par imputation directe, soit à défaut, par le biais de clefs de répartition fondées sur des
critères économiques.
Les investissements sont ceux qui résultent de l’affectation directe aux pôles dédiés. Les éléments d’actifs
immobilisés utilisés en commun sont répartis proportionnellement aux actifs dédiés. Les éléments non ré-
partis comprennent essentiellement les impôts, la trésorerie, les actifs financiers, les emprunts et la situa-
tion nette.
La ventilation par secteur d’activité des autres postes du bilan a été en partie réalisée sur la base d’estima-
tions. Le découpage retenu est basé sur des hypothèses raisonnables.
Les quelques comptes du bilan qui ont fait l'objet d'une ventilation entre les deux activités en se basant sur
des clés de répartition concernent :
• Pour les postes contenant à la fois des éléments directement affectés et des éléments communs
(mixtes) : la partie mixte de ces postes a été répartie proportionnellement aux montants affectés direc-
tement dans ces postes,
• Pour les postes ne contenant que des éléments communs (mixtes) : ces montants sont répartis selon
une clé de répartition choisie en tenant compte de la nature des éléments les constituant (Exemple :
les dettes et créances rattachées au personnel sont réparties en fonction des effectifs affectés à cha-
que secteur).
Chiffre d’affaires
Les produits des activités ordinaires sont comptabilisés lorsqu’il est probable que les avantages économi-
ques futurs iront au Groupe et que ces produits peuvent être évalués de manière fiable.
Ils comprennent les ventes de services de Télécommunications des activités Mobile, Fixe et Internet, ainsi
que les ventes de produits, principalement les ventes de terminaux (mobile, fixe et équipement multimédia).
Les produits des abonnements téléphoniques sont comptabilisés de manière linéaire sur la durée de la
prestation correspondante. Les produits relatifs aux communications (entrantes et sortantes) sont reconnus
lorsque la prestation est rendue. S’agissant des services prépayés, le chiffre d’affaires est pris en compte
au fur et à mesure des consommations.
Le chiffre d’affaires des activités Fixe, Internet et Mobile est constitué des :
• Produits des communications nationales et internationales sortantes et entrantes générées par le post-
payé qui sont constatés dès lors qu’ils sont réalisés ;
• Produits des abonnements ;
• Produits générés par les services prépayés, dont le chiffre d’affaires est pris en compte au fur et à me-
sure des consommations ;
• Produits issus de la vente d’insertions publicitaires dans les annuaires imprimés et électroniques qui
sont pris en compte dans le résultat lors de leur parution.
Le chiffre d’affaires provenant de la vente de terminaux, net des remises accordées aux clients et des frais
de mise en service, est constaté lors de l’activation de la ligne. Ainsi, les coûts d’acquisition et de rétention
des clients pour la téléphonie fixe et mobile se composant principalement de remises consenties sur ventes
de terminaux aux clients via les distributeurs sont constatés en réduction du chiffre d’affaires.
Les ventes de services aux abonnés gérées par Maroc Telecom pour le compte des fournisseurs de conte-
nu (principalement les numéros spéciaux) sont présentées systématiquement nettes des charges afféren-
tes. Lorsque la vente est réalisée par un distributeur tiers qui s’approvisionne auprès du Groupe et bénéfi-
cie d’une remise par rapport au prix de vente public, à ce titre, le chiffre d’affaires est comptabilisé en brut
et les commissions accordées sont constatées dans les charges opérationnelles.
Charges opérationnelles
Les charges opérationnelles comprennent les achats consommés, les charges de personnel, les charges
d’impôts, les autres charges opérationnelles et les dotations nettes aux amortissements, dépréciations et
provisions.
Flux de trésorerie
Le flux net de trésorerie lié aux opérations d’exploitation correspond à la capacité d’autofinancement aug-
mentée ou diminuée de la variation du besoin en fonds de roulement du groupe.
Le flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement correspond à la différence entre les acquisi-
tions d’immobilisations et les cessions d’immobilisations corporelles, incorporelles et financières ainsi que
le flux de trésorerie nette des prêts à long terme.
Le flux net de trésorerie lié aux opérations de financement comprend principalement les remboursements
de dettes de financement et la distribution de dividendes.
Les comptes consolidés servent de support à la communication financière de la société auprès des mar-
chés financiers depuis l’introduction aux bourses de Casablanca et de Paris. Dans ce contexte, les comp-
tes 2008, 2007 et 2006 sont arrêtés et présentés en application des normes comptables internationales
IFRS.
Dotations nettes aux amortissements, dépréciations et aux provisions -4 059 -4 038 -3 363
Quote-part du résultat net des sociétés mises en équivalence -62 -34 -21
Nombre d'actions au 31 décembre 879 095 340 879 095 340 879 095 340
L'analyse ci-dessous présente les différents postes du compte de résultat consolidé de Maroc Telecom et
détaille leurs évolutions sur les périodes considérées.
Chiffre d'affaires
Le tableau ci-dessous décrit la décomposition du chiffre d’affaires pour les exercices clos aux 31 décembre
2006, 2007 et 2008.
Le chiffre d’affaires consolidé réalisé au 31 décembre 2008 est en hausse avec la poursuite de la crois-
sance des activités Mobile pour Maroc Telecom et ses filiales et des activités Fixe et Internet de Maroc Te-
lecom.
Ainsi, le chiffre d’affaires de l’année 2008 s’établit à 29 521 millions de dirhams, en hausse de 7,2% par
rapport à 2007 (6,2% en base comparable et taux de changes constants).
En 2007, le chiffre d’affaires s’était établi à 27 532 millions de dirhams, en hausse de 21,7% par rapport à
2006. La progression du chiffre d’affaires en 2007 était déjà liée à l’essor de l’activité Mobile, à la crois-
sance des activités Internet haut débit et à la progression du trafic international entrant.
Charges opérationnelles
Le tableau ci-dessous décrit les charges opérationnelles du groupe Maroc Telecom pour les exercices clos
aux 31 décembre 2006, 2007 et 2008.
Les charges opérationnelles affichent une croissance de 2,2% à 15,632 milliards de dirhams, et révèlent
ainsi la maîtrise des charges opérées par Maroc Telecom aussi bien au Maroc que dans les filiales.
Le poste « Autres achats consommés » comprend essentiellement l’achat d’énergie (carburant et électrici-
té), les achats de cartes téléphoniques et les autres achats non stockés.
Entre 2007 et 2008, les achats consommés ont augmenté de 6% à 4 471 millions de dirhams en 2008
contre 4 215 millions de dirhams en 2007.
Au Maroc, les coûts des terminaux sont en hausse en raison principalement d’un effet volume (croissance
du parc) et d’un effet prix conduisant à une montée en gamme des terminaux achetés par les clients.
Entre 2006 et 2007, les achats consommés ont augmenté de 14% à 4 215 millions de dirhams en 2007
contre 3 693 millions de dirhams en 2006. Cette hausse est due principalement aux changements de péri-
mètre de consolidation. Au Maroc, les coûts des terminaux sont en retrait en raison principalement de la
poursuite de la baisse des coûts d’achat unitaire, et les autres achats consommés sont en hausse du fait
principalement du développement du parc, de l’usage et du réseau.
Ce poste comprend les coûts salariaux de l'exercice à l'exclusion des coûts liés aux plans sociaux compta-
bilisés en autres charges opérationnelles.
En 2008, les charges de personnel sont restées stables par rapport à 2007, avec notamment un effet du
plan social réalisé chez Gabon Télécom au 3ème trimestre 2008 aboutissant à une réduction de 2/3 de l’ef-
fectif. Des réductions d’effectif et des plans de départs volontaires ont également été entamées en 2008
chez Mauritel et Mobisud France. Au Maroc, la masse salariale a été contenue à son niveau de 2007 (avec
un effectif moyen stable).
En 2007, la hausse de plus de 30% des frais de personnel est principalement liée à l’intégration des nou-
velles filiales Onatel et Gabon Télécom, avec un effectif moyen a augmenté de 2 536 personnes. Il est à
noter par ailleurs qu’au Maroc, les charges de personnel ont progressé de 8% suite aux augmentations
salariales.
Les impôts et taxes comprennent les impôts locaux (taxe professionnelle, taxe d’habitation, taxe de servi-
ces communaux), la redevance pour l’occupation du domaine public et autres impôts (droits d’enregistre-
ment, taxe sur les véhicules).
Les redevances comprennent les montants payés aux agences de réglementation des télécommunications
au titre du service universel, de la formation, d’effort en recherche et développement ainsi que les rede-
vances pour la gestion des fréquences (2G/3G).
En 2008, le niveau des redevances a baissé de 6% par rapport à 2007, en raison principalement de la
hausse de l’exonération perçue au titre de la redevance « Service Universel » au Maroc, en contre partie
de la réalisation par Maroc Telecom d’investissements dans le cadre du programme Pacte, consistant à
couvrir 1 500 localités en zone blanche en 2008.
La hausse des autres produits et charges opérationnels est 2,3% en 2008 à 3 643 millions de dirhams. Les
hausses les plus significatives concernant les postes suivants :
- Commissions : +14,1% à 1 188 millions de dirhams principalement en raison d’un effet volume (le nombre
de terminaux activés est en hausse de 14% au Maroc) et d’un effet prix (on constate une montée en
gamme des terminaux vendus, avec un prix de vente moyen en hausse de +9% au Maroc).
- Charges de locations : +9,4% provenant essentiellement de la hausse des locations de circuits (pour l’in-
ternational notamment) pour faire face à la hausse du trafic (+7,2% sur le réseau mobile).
- Entretien et réparation : +15,9% relatif à la hausse des coûts de maintenance (tant sur les équipements
réseaux que sur les systèmes d’informations), un nombre croissant d’équipements étant arrivés enfin de
période de garantie.
Concernant les plans de départs volontaires, les coûts engagés en 2008 concernent Maroc Telecom pour
17 millions de dirhams (reliquat du plan de départ volontaire initié en 2006) et Mauritel pour 21 millions de
dirhams. En 2007, la totalité des coûts engagés était relative à Maroc Telecom.
Le tableau ci-dessous présente l’évolution de ce poste pour les exercices clos aux 31 décembre 2006,
2007 et 2008.
Les dépréciations restent stables au global en 2008 par rapport à 2007. Les autres provisions sont compo-
sées essentiellement de la provision pour départs volontaires de Gabon Télécom.
Les dotations nettes aux provisions et dépréciations s’établissent à 289 millions de dirhams au 31 décem-
bre 2008, contre 416 millions de dirhams en 2007. Cette variation s’explique par l’évolution contrastée des
éléments suivants :
• une réduction des dépréciations des comptes clients au Maroc notamment (pour 320 millions dirhams)
en raison d’une amélioration de la politique de recouvrement et du règlement de certains litiges avec
des opérateurs internationaux ;
• une reprise des provisions sur stocks, en raison du déstockage mené tout au long de 2008, via entre
autres des opérations de ventes aux enchères ;
• les provisions constatées en 2008 pour 273 millions de dirhams proviennent essentiellement de la pro-
vision pour couvrir les dépenses du plan social engagé au Gabon pour 180 millions dirhams.
Au 31 décembre 2007, les dotations nettes aux provisions et dépréciations s’établissent à 416 millions de
dirhams, contre 611 millions de dirhams en 2006. Cette variation s’explique par l’évolution contrastée des
éléments suivants :
• l’augmentation des dépréciations sur les clients en relation avec la croissance du parc et à une politi-
que de dépréciation des créances clients plus restrictive ;
• et une reprise de provisions de 293 millions de dirhams concernant la provision pour restructuration liée
au plan de départs volontaires lancé par Maroc Telecom en 2006, et qui avait fait l’objet d’une provision
à hauteur de 300 millions de dirhams en 2006.
Résultat opérationnel
Le tableau suivant reprend le résultat opérationnel du groupe Maroc Telecom pour les exercices clos aux
31 décembre 2006, 2007 et 2008.
Le résultat opérationnel a augmenté de 14% en 2008 à 13 889 millions de dirhams et de 22% en 2007 à
12 234 millions de dirhams.
La quote-part dans le résultat des entreprises mises en équivalence s’établit à –62 millions de dirhams au
31 décembre 2008 . A noter qu’en décembre 2008, la quote-part de Maroc Telecom dans Médi-1–Sat est
passée de 28% à 36,8%. En effet, la CIRT n’a pas souscrit à la dernière augmentation du capital.
Maroc Telecom a cédé ses 35% en 2006 dans la société GSM Al-Maghrib pour un montant de 13 millions
de dirhams générant une moins-value de cession de 12 millions de dirhams compensée par un résultat
positif sur le premier trimestre de 3 millions de dirhams.
Entre 2007 et 2008, les autres produits financiers (837 millions de dirhams en 2008) correspondent à l’a-
bandon par l’Etat Gabonais de dettes fiscales et à la reprise à son compte de dettes bancaires se tradui-
sant dans les comptes de Gabon Télécom par un produit exceptionnel de 725 millions de dirhams
(conformément à la convention de cession de créances signée par Gabon Télécom et l’état Gabonais en
2008). Les autres charges financières (418 millions de dirhams en 2008) traduisent essentiellement (pour
361 millions de dirhams) l’impact du complément de prix à verser par Maroc Telecom à l’Etat Gabonais
dans le cadre de la convention signée à cet effet par les parties en 2008.
Entre 2006 et 2007, le coût d’endettement financier et les autres produits et charges financiers sont passés
de 143 millions de dirhams à 32 millions de dirhams. Cette baisse est principalement due à l’augmentation
des charges d’intérêts sur emprunts avec l’entrée en 2007 dans le périmètre de consolidation de filiales
endettées (la trésorerie nette s’établit au 31 décembre 2007 à -547 millions de dirhams pour l’Onatel et à -
626 millions de dirhams pour Gabon Télécom) et à la diminution des produits de placements, impactée par
la baisse des taux de rémunération des dépôts à terme et à vue.
Charges d’impôts
Le tableau ci-dessous décrit la ventilation des impôts entre l'impôt sur les sociétés dû par le groupe Maroc
Telecom et les impôts différés pour les exercices clos aux 31 décembre 2006, 2007 et 2008 :
(En millions MAD) 2008 2007 2006
Impôts sur les sociétés 3 915 4 062 3 249
L’impôt sur les sociétés a baissé sur la période suite à la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés au Ma-
roc et au Burkina Faso de 35% à 30% en 2008.
Le poste « impôts sur les résultats» comprend l'impôt exigible et les impôts différés. Les impôts différés
résultent des différences temporelles entre la valeur comptable et fiscale d’un actif ou d’un passif. La
hausse des impôts différés en 2008 est principalement liée à la dépréciation des impôts différés actif de
Mobisud France et à l’annulation dans les comptes consolidés des provisions pour dépréciation des titres
de participation (Mobisud et Médi1Sat).
Résultat net
Le résultat net est passé de 6 833 millions de dirhams en 2006 à 8 137 millions de dirhams en 2007 et à
10 010 millions de dirhams en 2008, soit une hausse de 19% sur l’exercice 2007 et de 23% sur l’exercice
2008.
Intérêts minoritaires
Les intérêts minoritaires, reflétant les droits des actionnaires autres que Maroc Telecom dans les résultats
des entités consolidées, se sont en hausse à 490 millions de dirhams en 2008 contre 104 millions de dir-
hams en 2007 et 94 millions de dirhams en 2006 .
La hausse des intérêts minoritaires en 2008 est principalement liée à la quote-part des minoritaires de Ga-
bon Télécom dans le produit financier exceptionnel lié à la convention signée entre l’Etat Gabonais et Ma-
roc Telecom.
Le tableau ci-dessous détaille les intérêts par société intégrée.
(En millions MAD) 2008 2007 2006
Mauritel 165 176 102
Onatel 75 79 -
Le résultat net consolidé (part du Groupe) atteint 9 520 millions de dirhams en 2008. Il était de 8 033 mil-
lions de dirhams en 2007 et de 6 739 millions de dirhams sur l'exercice 2006.
Sur la base d’un nombre d’actions de 879 095 340, le résultat net par action atteint 10,8 dirhams sur l’exer-
cice 2008 contre 9,1 dirhams sur l’exercice 2007 et 7,7 dirhams sur l'exercice 2006.
Mauritel :
L’activité Mobile de Mauritel a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires brut de 875 millions de dirhams, en
hausse de 4,9% (+3,4% sur une base comparable). En dépit de la concurrence, le parc Mobile de Mauritel
enregistre une hausse de 26,1%, atteignant 1,14 million de clients fin 2008.
L’intensification de la concurrence avec l’arrivée d’un 3ème opérateur Fixe et Mobile, a entraîné de fortes
pressions sur les tarifs.
Onatel :
L’activité Mobile de l’Onatel a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires brut de 881 millions de dirhams, en
hausse de 22,5% (+21,1% sur une base comparable). Le parc Mobile a atteint plus de 977 000 clients fin
2008, en hausse de 73,2% par rapport à 2007, grâce principalement à l’élargissement de la couverture.
Malgré cette hausse, la croissance des revenus de l’Onatel a été impactée par la baisse du niveau de
consommation, liée au renchérissement du coût de la vie.
Gabon Télécom :
L’activité Mobile au Gabon a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires brut de 692 millions de dirhams, en
hausse de 18,7% (+0,1% sur une base comparable). Le parc Mobile a enregistré une croissance de 15,8%
à près de 447 000 clients à fin 2008, stimulé par les promotions.
Flux de trésorerie
Le tableau suivant reprend des informations relatives aux flux de trésorerie consolidés de Maroc Telecom
pour les périodes spécifiées.
(En millions MAD) 2008 2007 2006
Flux net de trésorerie généré par l’activité 12 567 13 069 11 233
Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement -5 769 -5 656 -6 435
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement -7 857 -6 432 -9 615
NB : le flux net de trésorerie généré par l’activité inclut les variations de besoin en fonds de roulement y compris les fournisseurs d’im-
mobilisations. Le flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement n’intègre donc pas les variations de besoins en fonds de
roulement liées aux fournisseurs d’immobilisations.
Le tableau ci-dessous présente les immobilisations acquises par Maroc Telecom par activité pour les pério-
des considérées.
(En millions MAD) 2008 2007 2006
Fixe et Internet 2 343 2 188 1 533
Remarque préliminaire
La différence entre les immobilisations corporelles et incorporelles et le flux net de trésorerie lié aux opéra-
tions d’investissement s’explique par la prise en compte dans ce dernier des investissements financiers,
des cessions d’immobilisations et du flux de remboursement des prêts à long terme.
En 2008, la différence entre le flux net de trésorerie liée aux opérations d’investissement et les immobilisa-
tions corporelles et incorporelles s’explique principalement par les cessions d’immobilisations au Maroc
pour 228 millions de dirhams (équipements et terrains). En 2008, les investissements ont atteint 5 957 mil-
lions de dirhams, dont près de 18% réalisés au niveau des filiales.
En 2007, la différence entre le flux net de trésorerie liée aux opérations d’investissement et les immobilisa-
tions corporelles et incorporelles s’explique principalement par l’acquisition de titres de participation pour
343 millions de dirhams dans Gabon Télécom. En 2007, les investissements ont atteint 5 467 millions de
dirhams, dont près de 24% réalisés au niveau des filiales.
En 2006, la différence entre le flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement et les immobilisa-
tions corporelles et incorporelles s’explique principalement par l’acquisition de titres de l’Onatel pour 2 476
millions de dirhams. En 2006, les investissements ont atteint 3 978 millions de dirhams.
Investissements au Maroc
Mobile:
En 2008, les investissements au Maroc ont été liés à la poursuite du développement de la capillarité et de
la capacité du réseau, notamment sur la partie 3G du réseau (700 stations de base déployées) et à l’exten-
sion des plateformes de services du réseau intelligent IN, SMS MMS, Messageries vocales). Un projet de
grande envergure visant à remplacer totalement le cœur de réseau « legacy » par des équipements de
nouvelle génération (NGN) a été lancé.
En 2007, Maroc Telecom a poursuivi les investissements relatifs à la capillarité et à la capacité du réseau
mobile. Ainsi 420 nouvelles BTS ont été mises en service, portant à plus de 5000 le nombre de stations de
base en service. Les capacités BSC et NSS ont été renforcées afin de faire face à l’augmentation du trafic
et du nombre de clients en 2007 (+2,3 millions). En complément des investissements sur les équipements
de deuxième génération, 400 stations de base 3G (NodeB) ont été déployées afin de couvrir les principales
agglomérations du Royaume. Les efforts d’investissements ont également porté sur les plateformes de ser-
vices (systèmes IN, SMS, MMS, Messageries Vocales …), avec notamment la mise en œuvre de nouvelles
plateformes.
En 2006, Maroc Telecom a poursuivi les investissements relatifs à la capillarité et à la capacité du réseau
mobile. Ainsi 424 nouvelles BTS ont été mises en service en 2006, ainsi que 70 BTS de remplacement.
Les capacités BSC et NSS ont été renforcées suite à l’augmentation du trafic et du nombre de clients en
2006 (+2,5 millions). Un programme de redéploiement et d’extension des TRX (cellule radio), mis en place
en 2002 et poursuivi depuis, a permis d’optimiser l’usage des équipements d’accès radio (TRX). Les efforts
d’investissements ont également porté sur les plateformes de services (systèmes IN, SMS, MMS, VMS …),
avec notamment la mise en œuvre de nouvelles plateformes.
En 2009, au delà des couts liés à la croissance du parc et des usages, les investissements porteront es-
sentiellement sur le développement de la couverture 3G et l’amélioration des débits offerts aux clients afin
de répondre aux attentes liés aux nouveaux usages en mobilité. La bascule du cœur de réseau en techno-
logie NGN sera finalisée et apportera un confort accru d’exploitation.
Par ailleurs, le Comité de Gestion du Service Universel de l’ANRT a retenu Maroc Telecom pour la couver-
ture en services téléphoniques et d’accès à Internet de 7 338 localités (sur un total de 9 263) pour un mon-
tant global de près de 1,2 milliards de dirhams, à déduire de sa contribution au service universel pour les
années 2008 à 2011.
Fixe et Internet :
En 2008, Maroc Telecom a poursuivi ses investissements liés à l’augmentation des capacités, tout en dé-
ployant un cœur de réseau de nouvelle génération (NGN) dédié aux réseaux fixes, en cours de déploie-
ment, ainsi qu’un backbone utilisant les technologies IP/MPLS.
En 2007, afin de faire face aux besoins toujours plus importants en capacité, des investissements impor-
tants ont été réalisés notamment sur la capacité Fibre Optique en liaisons urbaines et inter-urbaines, la ca-
pacité de transmission nationale passant de 201 000 à 308 000 E1. La transmission internationale a égale-
ment fait l’objet d’investissements importants via notamment le déploiement d’un câble sous marin entre
Assilah et Marseille « Atlas Offshore » afin d’accroitre la bande passante internationale, avec une capacité
s’établissant à 25 Gbits/s fin 2007. Près de 276 000 clients auront été raccordés pour 96 000 accès ADSL.
En 2006, la poursuite de la croissance de l’ADSL et l’introduction du service TV sur ADSL ont nécessité
des investissements importants en équipements d’accès, de coeur de réseaux et de transmission. Ces in-
vestissements ont permis de faire face à la croissance du parc ADSL, le réseau de transmission quant à lui
a eu sa capacité augmenté de près de 90%, et un câble sous marin entre Assilah et Marseille a commencé
à être déployé.
En 2009, Maroc Telecom, s’appuyant sur les technologies IP déployées pourra proposer de nouveaux ser-
vices fixes (VoIP…). Le parc d’équipements sera étendu afin de faire face aux croissances des usages,
tant au niveau de la transmission nationale et internationale que des plateformes de service. Les principa-
les villes du sud du Royaume seront reliées au backbone national via fibre optique.
Les différents investissements et désinvestissements financiers réalisés par le groupe au cours des trois
derniers exercices peuvent se résumer comme suit :
• En 2008, Maroc Telecom a cédé 3 terrains pour une valeur de 106 millions de dirhams, dégageant ain-
si une plus value comptable de 78 millions de dirhams. Par ailleurs, Maroc Telecom a participé aux
augmentations de capital de Mobisud France (pour 37 millions de dirhams), Mobisud Belgique (pour 54
millions de dirhams) et Médi1Sat (dont 18 millions de dirhams libérés, représentant ¼ de l’augmenta-
tion de capital décidée en Assemblé Générale) portant ainsi sa participation à 36,8% au 31 décembre
2008, la CIRT n’ayant pas souscrit à cette dernière augmentation de capital. Par ailleurs des prêts ré-
munérés ont été consentis à hauteur de 18,6 millions de dirhams générant 2,6 millions de dirhams d’in-
térêt à percevoir auprès de Médi1Sat.
• En 2007, Maroc Telecom a procédé à l’acquisition de 51% du capital social de l’opérateur historique
Gabon Télécom. Le prix de référence a été fixé à 61 millions d’euros. La documentation contractuelle
prévoit par ailleurs un mécanisme d’ajustement de prix en fonction des éléments d'actifs et de passifs
tels que ressortant des comptes certifiés de l’exercice 2006. A ce jour, Maroc Telecom a procédé au
versement de montants totalisant 26,3 millions d’euros et formant la base de valorisation de cette parti-
cipation.
• Conformément aux engagements pris, Maroc Telecom a participé à l’augmentation de capital de Mé-
di1Sat à hauteur de 25 millions de dirhams, portant ainsi sa participation à 28%, tel que cela était prévu
aux termes du pacte d’actionnaires.
• La société Maroc Telecom Belgique, détenue à 100% par Maroc Telecom a été dotée de capitaux pro-
pres supplémentaires en 2007 pour 36 millions de dirhams, portant ainsi son capital social à 53 millions
de dirhams.
• En 2006, Maroc Telecom a cédé sa participation dans GSM Al-Maghrib pour un montant de 13 millions
de dirhams, conformément à la décision de l’Assemblée Générale des actionnaires de cette société, a
participé à l’augmentation de capital et porté sa participation à 27% dans Médi1Sat pour 10 millions de
dirhams, a créé la société Maroc Telecom Belgique en lui apportant 17 millions de dirhams et a pris
51% du capital de l’opérateur burkinabé Onatel pour un montant de 2 476 millions de dirhams ;
Ressources financières
A ce jour, Maroc Telecom a financé ses activités principalement grâce à sa trésorerie excédentaire. Maroc
Telecom a mobilisé en mai 2008 deux lignes de découvert de 2 et 1,8 milliards de dirhams, aux taux de
respectivement 3,96% et 4,46%, pour faire face aux paiements de dividendes.
Le montant des emprunts en cours non encore remboursés au 31 décembre 2008 s’élève à 2 452 millions
de dirhams.
Le tableau ci-dessous indique la ventilation des encours de la dette (hors intérêts courus) par devise pour
les périodes considérées :
Euro 714 56 1
Dollar US - - -
Intérêts courus 15 45 1
Grâce à son flux de trésorerie net d'exploitation, et malgré le versement du dividende et le paiement de
ses prises de participation, le groupe affiche une trésorerie nette positive qui se répartit comme suit :
* les titres et valeurs de placement sont considérés comme de la quasi-trésorerie quand leur durée de placement ne dépasse pas trois mois.
Par ailleurs, dans ses rapports aux autorités de marché, Vivendi déclare que certains de ses emprunts obli-
gataires et bancaires contiennent des clauses usuelles aux termes desquelles Vivendi s'engage à faire en
sorte que ses filiales, dont la société, respectent certains engagements, tels que ne consentir de sûretés
sur leurs actifs au-delà de certains montants. Les seuils en dessous desquels ces opérations seraient per-
mises sont souvent déterminés de façon globale pour toutes les filiales du groupe Vivendi, et la société
pourrait ne pas pouvoir en bénéficier pleinement dans la mesure où d’autres filiales de Vivendi auraient
déjà bénéficié de ces exclusions.
En outre, dans le cadre de ses emprunts, Vivendi s’est engagé à respecter un ratio maximum de dette fi-
nancière nette proportionnelle sur EBITDA proportionnel et dividendes reçus des sociétés non consolidées.
Ce ratio est déterminé sur une base consolidée et prend en compte l’endettement, la situation financière et
les résultats des filiales de Vivendi, dont la société à hauteur du taux de détention de Vivendi.
En conséquence, Vivendi pourrait exercer son pouvoir de contrôle sur la société pour l’empêcher de réali-
ser certaines opérations dans la mesure où de telles opérations ne seraient pas conformes avec les enga-
gements pris par Vivendi dans ses emprunts ou auraient pour effet le non-respect par Vivendi de son ratio
financier.
N’étant pas signataire de ces emprunts et/ou engagements, la société n’est pas en mesure d’estimer la
nature et l’étendue exacte des restrictions ou termes qui y sont contenus, autrement que pour ceux des
documents qui ont été rendus publics. Maroc Telecom ne peut pas garantir que d’autres engagements au
niveau du groupe Vivendi qui pourraient avoir une incidence sur les activités et les ressources financières
de la société n’aient pas été pris (Voir également section 4.14 « Facteurs de risque »).
Engagements
Le groupe Maroc Telecom a dans ses engagements des reliquats sur contrats engagés avec des fournis-
seurs ainsi que des cautions ou avals relatifs à des contrats de fourniture d’équipements.
Le tableau ci-dessous présente les engagements (en millions de dirhams) :
Engagements donnés
En 2008, les engagements donnés ont augmenté de près de 1,4 milliards de dirhams avec principalement
avec la hausse des engagements d’investissements de Maroc Telecom, notamment dans le cadre du pro-
gramme Pacte.
La hausse en 2007 des engagements reçus s’explique principalement par le fait que Maroc Telecom a
signé un contrat de Swap d’équipements du réseau Mobile avec Nokia Siemens Network suivant lequel ce
dernier s’engage à acquérir auprès de Maroc Telecom d’anciens équipements (HLR, MSC, TMSC et
GPRS) pour un montant total de 615,5 millions de dirhams. En 2008, un avenant au contrat a conduit à la
suppression de l’obligation de reprises de ces anciens équipements par Nokia Siemens Network, sans que
soit modifié le prix net d’acquisition des équipements neufs.
Le tableau ci-dessous présente les obligations données par le groupe Maroc Telecom au 31 décembre
2008 par période de maturité (en millions de dirhams) :
A moins De 1 A plus
(En millions MAD) Total
d’un an à 5 ans de 5 ans
Dettes à long terme 1 316 277 956 83
Les dettes à long terme sont le fait des filiales nouvellement acquises.
Le groupe Maroc Telecom a par ailleurs passé une convention d'investissement avec l’Administration du
Royaume du Maroc en 2006, applicable à partir du 30 avril 2006, par laquelle Maroc Telecom s'est enga-
gée à (i) réaliser un programme d'investissement sur 3 ans pour un montant de 7 410 millions de dirhams,
et (ii) créer 150 nouveaux emplois sur la période 2006-2009. En contrepartie, l’Administration s'est engagée
à accorder à Maroc Telecom une exonération de droits de douanes pour tous les biens d'investissements
importés. Ce programme a été réalisé au 31 décembre 2007 à hauteur de 7 019 millions de dirhams d’in-
vestissement. A fin 2008, les engagements pris dans le cadre de cette convention ont été entièrement réali-
sées.
Le groupe Maroc Telecom est exposé aux fluctuations de taux de change dans la mesure où la composi-
tion de ses encaissements en devises et de ses décaissements en devises diffèrent. Les encaissements et
décaissements en devises représentent une proportion significative du chiffre d’affaires.
Maroc Telecom perçoit des encaissements en devises correspondant aux revenus de l'international et ré-
alise des décaissements en devises correspondant au paiement des fournisseurs (notamment le paiement
des décaissements d'investissement et l'acquisition de terminaux) et au règlement de l'interconnexion avec
les opérateurs étrangers. Ces décaissements sont principalement libellés en euros. Au 31 décembre 2008,
la part des décaissements en devises hors filiales, libellée en euros représente 59% de l’ensemble des dé-
caissements en devises, ces derniers totalisant 4 850 millions de dirhams. Ces décaissements en devises
excédent le montant des encaissements en devises (3 059 millions de dirhams en 2008).
Par ailleurs, le groupe Maroc Telecom a une dette de 2 452 millions de dirhams au 31 décembre 2008, li-
bellée en FCFA et en dirhams principalement (voir plus haut paragraphe « Ressources financières »).
Le groupe Maroc Telecom ne peut pas netter ses décaissements et ses encaissements en devises, la ré-
glementation marocaine en vigueur ne l'autorisant qu'à conserver 50% de ses recettes télécoms en devises
dans un compte en devises; les 50% restants sont cédés contre dirhams. Le résultat du groupe Maroc Te-
lecom peut de ce fait être sensible aux variations des taux de change, notamment entre le dirham et le dol-
lar US ou l'euro.
En 2008, l'euro s'est déprécié de 1,0% par rapport au dirham (de 11,3590 au 31 décembre 2007 à 11,2460
dirhams pour 1 euro au 31 décembre 2008). Sur la même période, le dollar US s'est apprécié de 5%, en
passant de 7,7132 dirhams en 2007 à 8,0983 dirhams pour 1 dollar US en 2008.
Au niveau Groupe Maroc Telecom, une dépréciation du dirham face à l’euro de 1% aurait sur la base des
comptes groupe de 2008 les impacts limités suivants :
• chiffre d’affaires : + 60 millions de dirhams
• résultat opérationnel : +14 millions de dirhams
• résultat net, part du groupe : +11 millions de dirhams
Le tableau suivant présente les positions du groupe dans les principales devises étrangères au 31 décem-
bre 2008 :
Au niveau de Maroc Telecom, l’appréciation de 1% de l’Euro et du Dollar US par rapport au Dirham aurait
un impact au 31 décembre 2008 de :
• +22 millions de dirhams sur les postes de l’actif,
• - 20 millions de dirhams sur les postes du passif,
• + 2 millions de dirhams sur la position nette,
• - 17 millions de dirhams sur les engagements et,
• - 16 millions de dirhams sur la position nette globale.
- Autres 8,0% - - - 1
Exercice 2008 :
En millions de dirhams < 1 an 1 à 5 ans > 5 ans Total
Emprunts auprès des établissements de crédit 277 956 83 1 316
Concours bancaires courants 1 136 - - 1 136
Emprunts et dettes financières 1 412 956 83 2 452
Disponibilité 2 678 - - 2 678
Cash bloqué pour emprunts bancaires 150 - - 150
Total 1 415 -956 -83 376
Exercice 2007 :
Exercice 2006 :
En millions de dirhams < 1 an 1 à 5 ans > 5 ans Total
Emprunts auprès des établissements de crédit 44 11 - 55
Concours bancaires courants - - - -
Emprunts et dettes financières 44 11 - 55
Disponibilité 2 741 - - 2 741
Total 2 697 -11 - 2 686
La rémunération des excédents de trésorerie se fait au taux du marché. La variation des taux d’intérêt cré-
diteurs a un impact significatif sur les produits de placement :
• Sur la base de la trésorerie moyenne au 31 décembre 2008 une augmentation de 1% du taux d’intérêt
se traduirait par un gain supplémentaire sur un an de placement de 9 millions de dirhams.
• Inversement, sur la base de la trésorerie moyenne au 31 décembre 2008, une baisse de 1% du taux
d’intérêt se traduirait par un manque à gagner sur un an de placement de –9 millions de dirhams.
Le groupe ne détenant pas de titres de portefeuille cotés en bourse représentant des montants significatifs,
il n'existe pas de risque significatif lié à une variation du cours de ces titres ou participations.
Les comptes consolidés sont établis à partir des comptes sociaux de Maroc Telecom et de ses filiales, ar-
rêtés en application des référentiels comptables nationaux, sur lesquels un certain nombre de retraitements
a été appliqué pour respecter les règles de consolidation et les formats de présentation conformément au
référentiel IFRS. Sur le passage détaillé aux normes IFRS, on se reportera à la partie II des états financiers
ci-après.
Au niveau du compte de résultat, les principaux retraitements de présentation portent sur :
• L’annulation du chiffre d’affaires relatif aux abonnés résiliés entre la date de résiliation et celle de fin de
période d’abonnement ;
• La prise en compte des commissions dans les charges opérationnelles consolidées. Ces coûts sont
initialement portés en diminution du chiffre d’affaires dans les comptes sociaux ;
• Le reclassement des éléments non courants en résultat opérationnel à l’exception des opérations liées
aux révisions des valeurs immobilisées ;
• Le reclassement de la provision Fidelio en diminution du chiffre d’affaires ;
• Le reclassement des éléments non courants à caractère financier en résultat financier.
Au bilan, les principaux retraitements portent sur l’actif circulant :
• Cartes SIM : reclassement de stock en immobilisations.
• Postes non activés : retraitement des stocks de terminaux vendus et non activés dans le cadre de la
reconnaissance du chiffre d’affaires à l’activation.
• Au niveau des dettes d’exploitation le principal retraitement porte sur le reclassement de certaines det-
tes d’exploitation en provision pour risques et charges.
L’ensemble des changements de présentation est sans incidence sur le résultat du groupe.
Les autres retraitements de consolidation portent sur l’élimination des provisions réglementées, la détermi-
nation d’impôts différés, et l’ensemble des opérations de consolidation (élimination des titres de participa-
tion…).
SOMMAIRE
• Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes • Note 15. Emprunts et autres passifs financiers
consolidés aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
• Bilans consolidés aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006 • Note 16. Dettes d’exploitation
• Comptes de résultat consolidés des exercices 2008, 2007 et aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
2006 • Note 17. Chiffres d’affaires
• Tableaux des flux de trésorerie consolidés des exercices des exercices 2008, 2007 et 2006
2008, 2007 et 2006 • Note 18. Achats consommés
• Tableaux de variation des capitaux propres consolidés sur des exercices 2008, 2007 et 2006
les exercices 2008, 2007 et 2006 • Note 19. Charges de personnel
• Notes annexes aux comptes consolidés des exercices 2008, 2007 et 2006
• Note 1. Principes comptables et méthodes d’évaluation • Note 20. Impôts, taxes et redevances
des exercices 2008, 2007 et 2006
• Note 2. Périmètre de consolidation 2008, 2007 et 2006
• Note 21. Autres produits et charges d’exploitation
• Note 3. Ecarts d’acquisition des exercices 2008, 2007 et 2006
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
• Note 22. Dotations nettes aux amortissements
• Note 4. Immobilisations incorporelles et aux provisions des exercices 2008, 2007 et 2006
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
• Note 23. Quote-part du résultat net des sociétés mises
• Note 5. Immobilisations corporelles en équivalence des exercices 2008, 2007 et 2006
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
• Note 24. Résultat financier
• Note 6. Titres mis en équivalence
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006 • Note 25. Charge d’impôt
des exercices 2008, 2007 et 2006
• Note 7. Actifs financiers non courants
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006 • Note 26. Intérêts minoritaires
des exercices 2008, 2007 et 2006
• Note 8. Variation des impôts différés
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006 • Note 27. Résultats par action
des exercices 2008, 2007 et 2006
• Note 9. Stocks aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
• Note 28. Informations sectorielles
• Note 10. Créances d’exploitation et autres aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
• Note 29. Provisions pour restructurations
• Note 11. Actifs financiers à court terme aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
• Note 30. Opérations avec les parties liées
• Note 12. Trésorerie et équivalent de trésorerie
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006 • Note 31. Engagements contractuels,
et actifs et passifs éventuels
• Note 13. Dividendes versés et proposés
• Note 32. Gestion des risques
• Note 14. Provisions
aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006 • Note 33. Evènements post clôture
Monsieur Le Président,
Messieurs les actionnaires,
Nous avons effectué l'audit des états financiers consolidés ci-joints de la société ITISSALAT AL-MAGHRIB SA (IAM),
comprenant le bilan au 31 décembre 2008, ainsi que le compte de résultat, l'état des variations des capitaux propres et
le tableau des flux de trésorerie pour l’exercice clos à cette date, et des notes contenant un résumé des principales
méthodes comptables et d'autres notes explicatives.
Responsabilité de la Direction
La direction est responsable de l'établissement et de la présentation sincère de ces états financiers, conformément aux
Normes Internationales d'Information Financière. Cette responsabilité comprend la conception, la mise en place et le
suivi d'un contrôle interne relatif à l'établissement et la présentation des états financiers ne comportant pas d'anomalie
significative, que celles-ci résultent de fraudes ou d'erreurs, ainsi que la détermination d'estimations comptables raison-
nables au regard des circonstances.
Responsabilité de l’Auditeur
Notre responsabilité est d'exprimer une opinion sur ces états financiers sur la base de notre audit. Nous avons effectué
notre audit selon les Normes de la Profession au Maroc. Ces normes requièrent de notre part de nous conformer aux
règles d'éthique, de planifier et de réaliser l'audit pour obtenir une assurance raisonnable que les états de synthèse ne
comportent pas d'anomalie significative.
Un audit implique la mise en œuvre de procédures en vue de recueillir des éléments probants concernant les montants
et les informations fournies dans les états de synthèse. Le choix des procédures relève du jugement de l'auditeur, de
même que l'évaluation du risque que les états financiers contiennent des anomalies significatives, que celles-ci résul-
tent de fraudes ou d'erreurs. En procédant à ces évaluations du risque, l'auditeur prend en compte le contrôle interne
en vigueur dans l'entité relatif à l'établissement et la présentation des états financiers afin de définir des procédures
d'audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité de celui-ci.
Un audit comporte également l'appréciation du caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère
raisonnable des estimations comptables faites par la direction, de même que l'appréciation de la présentation d'ensem-
ble des états financiers.
Nous estimons que les éléments probants recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Opinion sur les comptes consolidés
A notre avis, les états financiers consolidés cités au premier paragraphe ci-dessus donnent, dans tous leurs aspects
significatifs, une image fidèle de la situation financière de l’ensemble constitué par les personnes et entités comprises
dans la consolidation de la société ITISSALAT AL-MAGHRIB SA (IAM) au 31 décembre 2008, ainsi que de la perfor-
mance financière et des flux de trésorerie pour l'exercice clos à cette date, conformément aux Normes Internationales
d'Information Financière (IFRS) telles qu'adoptées dans l'Union européenne.
Sans remettre en cause l'opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur le caractère estimatif des infor-
mations sectorielles (exposées dans les Notes 1 (§ 2.5) et 28).
Vérification spécifique
Par ailleurs, nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport sur la gestion du
groupe. Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Le 25 février 2009
Les commissaires aux comptes
Dotations nettes aux amortissements, dépréciations et aux provisions 22 -4 059 -4 038 -3 363
Quote-part du résultat net des sociétés mises en équivalence 23 -62 -34 -21
Nombre d'actions au 31 décembre 879 095 340 879 095 340 879 095 340
Dotations nettes aux amortissements, dépréciations et aux provisions 3 863 3 317 3 043
Capacité d'autofinancement après coût de l'endettement financier net et impôt 13 491 11 383 9 944
Capacité d'autofinancement avant coût de l'endettement financier net (A) 17 692 15 477 13 141
Flux net de trésorerie généré par l'activité (D) = (A+B+C) 12 567 13 069 11 233
Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement (E) -5 769 -5 656 -6 435
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement (F) -7 857 -6 432 -9 615
Dividendes Versés :
• 8 088 millions de dirhams dividendes versés par Maroc Telecom
• 158 millions de dirhams versés aux actionnaires minoritaires par les filiales étrangères
(*) Onatel est intégré globalement à partir du 1er janvier 2007.
(*) Mobisud Belgique est intégré globalement à partir du 1er mai 2007.
(*) Gabon Télécom est intégré globalement à partir du 1er mars 2007
(C) La variation du besoin en fonds de roulement lié à l’activité comprend également la variation du besoin en fonds de roulement
relatif aux immobilisations.
Tableau de variation des capitaux propres consolidés sur les exercices 2008, 2007 et 2006
Autres Ecart de Réserves et Total
Minori-
(En millions MAD) Note Capital retraite- conver- résultats part Total
taires
ments sion consolidés groupe
Situation au 31 décembre 2005 8 791 -12 -2 10 404 19 195 530 19 724
Situation au 31 décembre 2006 5 276 -12 -37 10 986 16 261 592 16 853
Titre d’auto-contrôle -8 -8 -8 -8
Ecart de conversion 12 12 12 9 21
Autres retraitements 9 9 9 -9 0
Situation au 31 décembre 2007 5 276 -11 -25 12 105 17 380 1 254 18 634
Titre d'auto-contrôle
Ecart de conversion 6 6 6 10 16
Situation au 31 décembre 2008 5 276 -120 -19 13 434 18 709 1 647 20 356
Au 31 décembre 2008, le capital social de Maroc Telecom est composé de 879 095 340 actions ordinaires réparties comme suit :
• Etat Marocain : 30% ;
• Vivendi : 53% via la Société de Participation dans les Télécommunications (SPT) ;
• Autres : 17%
(*) Variation de périmètre :
Onatel est intégré globalement à partir du 1er janvier 2007.
Gabon Telecom est intégré globalement à partir du 1er mars 2007
Les réserves sont essentiellement constituées du cumul des résultats des exercices antérieurs non distribués, dont 3 424 millions de
dirhams de réserves non distribuables au 31 décembre 2008, et du résultat net part du groupe de l’exercice en cours.
Il y a lieu de noter que la valeur nominale de l’action est passée de 10 à 6 dirhams en 2006. L’ensemble des actions est totalement
libéré au 31 décembre 2006.
Il n’existe aucun privilège, restriction ou droit particulier attaché aux actions. Par ailleurs, ces dernières ne sont détenues ni par Maroc
Telecom elle-même, ni par une ou plusieurs de ses filiales.
1. Faits caractéristiques
2.1 Contexte de l’élaboration des états financiers consolidés de l’exercice 2008 et des comptes de l’exercice 2007 et 2006.
En application du règlement européen 1606/2002 du 19 juillet 2002 sur l’adoption des normes internationales, les états financiers
consolidés du groupe Maroc Telecom au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2008 ont été établis selon les normes comptables
internationales IFRS (International Financial Reporting Standards) édictées par l’IASB (International Accounting Standards Board)
applicables au 31 décembre 2008 telles qu’adoptées dans l’Union Européenne (UE). Pour les besoins de comparaison, les états fi-
nanciers 2008 reprennent les éléments 2007 et 2006.
L’ensemble des nouvelles normes, interprétations ou amendements publiés par l’IASB et d’application obligatoire dans l’Union Euro-
péenne dès le 1er janvier 2008, a été appliqué.
• l’amendement à la norme IFRS 2- Share-based Payment, lié aux modalités de comptabilisation des conditions d’acquisition et
des annulations de droits, d’application obligatoire à compter du 1er janvier 2009.
Le processus de détermination par Maroc Telecom des impacts potentiels de l’application de ces normes et interprétations sur le
compte de résultat, le bilan, les flux de trésorerie et le contenu des notes annexes aux états financiers consolidés est en cours.
Les autres charges et produits financiers intègrent essentiellement les résultats de change (autres que ceux relatifs aux opérations
d’exploitation classées dans le résultat opérationnel), les dividendes reçus des sociétés non consolidées, les résultats issus des activi-
tés ou sociétés consolidées non classés en résultat des activités cédées ou en cours de cession.
2.3.2 Bilan
Les actifs et passifs dont la maturité est inférieure au cycle d’exploitation, généralement inférieur à 12 mois, sont classés en actifs ou
passifs courants. Si leur échéance excède cette durée, ils sont classés en actifs ou passifs non courants.
2.3.8 Méthodes de conversion des comptes des états financiers des activités à l’étranger
Les actifs et les passifs d’une activité à l’étranger y compris le Goodwill et les ajustements de juste valeur découlant de la consolida-
tion sont convertis en dirham en utilisant le cours de change à la date de clôture.
Les produits et les charges sont convertis en dirham en utilisant des cours de change approchant les cours de change aux dates de
transactions.
Les écarts de change résultant des conversions sont comptabilisés en réserve de conversion, en tant que composante distincte des
capitaux propres.
2.3.9 Actifs
[Link] Autres immobilisations incorporelles
Les immobilisations incorporelles acquises séparément sont comptabilisées à leur coût et les immobilisations incorporelles acquises
dans le cadre d’un regroupement d’entreprises sont comptabilisées à leur juste valeur à la date d’acquisition. Postérieurement à la
comptabilisation initiale, le modèle du coût historique est appliqué aux immobilisations incorporelles qui sont amorties dès qu’elles
sont prêtes à être mises en service. Un amortissement est constaté pour les actifs dont la durée d’utilité est finie. Les durées d’utilité
sont revues à chaque clôture.
Les durées d’utilité estimées sont comprises entre 2 et 5 ans.
A contrario, les marques, bases d’abonnés et parts de marchés générées en interne ne sont pas reconnues en tant qu’immobilisations
incorporelles.
Les licences d’exploitation des réseaux de télécommunications sont comptabilisées à leur coût historique et sont amorties en mode
linéaire à compter de la date effective de démarrage du service jusqu’à échéance de la licence.
Maroc Telecom a choisi de ne pas utiliser l’option offerte par la norme IFRS 1 consistant à choisir d’évaluer au 1er janvier 2004 cer-
taines immobilisations incorporelles à leur juste valeur à cette date.
La licence 3G de Maroc Telecom, est comptabilisée en immobilisations incorporelles pour son coût global de 372 millions de dirhams
qui englobe les frais propres de la licence (300 millions de dirhams) et le coût de contribution au réaménagement du spectre de fré-
quences la concernant (72 millions de dirhams). La licence a été amortie à partir du 30 juin 2007 et ce sur une durée de 25 ans.
La licence 3G de Mauritel, est comptabilisée en immobilisations incorporelles pour son coût global d’environ 10 millions de dirhams et
amortie sur une durée de 15 ans.
Les dépenses ultérieures relatives aux immobilisations incorporelles sont activées seulement si elles augmentent les avantages éco-
nomiques futurs associés à l’actif spécifique correspondant. Les autres dépenses sont comptabilisées en charges lorsqu’elles sont
encourues.
Les immobilisations non mises en service sont maintenues dans le poste immobilisations en cours. Les actifs financés par des
contrats de location financière sont capitalisés pour la valeur des paiements minimaux actualisés, ou la juste valeur si elle est infé-
rieure, et la dette correspondante est inscrite en « emprunts et autres passifs financiers ». Ces actifs sont amortis de façon linéaire sur
leur durée d’utilité. Les dotations aux amortissements des actifs acquis dans le cadre de ces contrats sont comprises dans les dota-
tions aux amortissements.
Maroc Telecom a choisi de ne pas utiliser l’option offerte par la norme IFRS 1 consistant à choisir d’évaluer au 1er janvier 2004 certai-
nes immobilisations corporelles à leur juste valeur à cette date.
Le Groupe comptabilise, dans la valeur comptable d’une immobilisation corporelle, le coût de remplacement d’un composant de cette
immobilisation corporelle au moment où ce coût est encouru s’il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet
actif iront au groupe et son coût peut être évalué de façon fiable.
Tous les coûts d’entretien courant et de maintenance sont comptabilisés en charges au moment où ils sont encourus.
[Link] Stocks
Les stocks sont composés de :
• marchandises qui correspondent aux stocks destinés à la vente aux clients lors de l’ouverture de leur ligne et se composent
des terminaux Fixe et Mobile et de leurs accessoires. Ces stocks sont valorisés selon la méthode du CUMP .
• Les terminaux livrés aux distributeurs et non activés à la date de la clôture sont comptabilisés en stocks ;
• Les terminaux non activés dans un délai de neuf mois à compter de la date de livraison sont constatés en chiffre
d’affaires ;
• matières et fournitures correspondant à des éléments non dédiés au réseau. Ces stocks sont valorisés à leur coût moyen
d’acquisition.
Les stocks sont évalués au plus bas de leur coût ou de leur valeur nette de réalisation. Une dépréciation est constituée en fonction
des perspectives d’écoulement ( que ce soit pour le GSM ou les actifs techniques).
[Link] Créances d’exploitation et autres
Elles comprennent les créances clients et autres débiteurs et sont évaluées à leur juste valeur lors de la comptabilisation initiale, puis
au coût amorti diminué du montant des pertes de valeur.
Les créances clients correspondent aux créances privées et aux créances publiques :
• Créances privées : il s’agit de créances détenues sur les particuliers, distributeurs, entreprises et opérateurs internationaux.
• Créances publiques : il s’agit de créances détenues sur les collectivités locales et l’Etat.
Une perte de valeur est comptabilisée si la valeur comptable d’un actif est supérieure à sa valeur actualisée des flux de trésorerie
futurs estimés.
2.3.12. Provisions
Des provisions sont comptabilisées lorsqu’à la fin de la période concernée, le Groupe a une obligation légale, réglementaire, contrac-
tuelle résultant d’évènements passés, qu’il est probable qu’une sortie de ressources sans contrepartie attendue soit nécessaire pour
éteindre l’obligation et que le montant peut être évalué de façon fiable. Si l’effet de la valeur temps est significatif, les provisions sont
déterminées en actualisant les flux futurs de trésorerie attendus à un taux d’actualisation avant impôt qui reflète les appréciations
actuelles par le marché de la valeur temps de l’argent. Si aucune estimation fiable du montant de l’obligation ne peut être effectuée,
aucune provision n’est comptabilisée et une information est donnée en annexe.
Une provision pour restructuration est comptabilisée lorsque le Groupe a approuvé un plan formalisé et détaillé de restructuration et a
soit commencé à exécuter le plan, soit rendu public le plan. Les coûts d’exploitation futurs ne sont pas provisionnés.
Aucune provision pour retraite relative aux sociétés de droit marocain du Groupe Maroc Telecom n’est enregistrée dans les comptes
dans la mesure où les charges de retraite sont couvertes par l’affiliation du personnel aux régimes de retraite en vigueur au Maroc.
Chez Mauritel, Onatel et Gabon Télécom une provision d’indemnité de départ à la retraite est estimée selon la méthode actuarielle.
La valeur comptable des actifs d’impôt différé est revue à chaque date de clôture et réduite dans la mesure où il n’est plus probable
qu’un bénéfice imposable suffisant sera disponible pour permettre l’utilisation de l’avantage de tout ou partie de ces actifs d’impôt
différé.
Les actifs et passifs d’impôt différé sont évalués aux taux d’impôt dont l’application est attendue sur l’exercice au cours duquel l’actif
sera réalisé ou le passif réglé, sur la base des taux d’impôt (et réglementations fiscales) qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la
date de clôture.
Les impôts relatifs aux éléments reconnus directement en capitaux propres sont comptabilisés en capitaux propres et non dans le
compte de résultat.
(*) A noter que Mauritel mobiles a été absorbée par Mauritel SA en 2007.
Maroc Telecom est une société anonyme de droit marocain, qui a pour activité principale la commercialisation des produits et services
de télécommunications. Son siège social est situé à Avenue Annakhil Hay Riad Rabat Maroc.
Maroc Telecom est consolidé par intégration globale dans les comptes de Vivendi.
A compter du 1er janvier 2007, la société Onatel est intégrée globalement dans les comptes de Maroc Telecom.
A compter du 1er mars 2007, la société Gabon Telecom est intégrée globalement dans les comptes de Maroc Telecom.
A compter du 1er mai 2007, la société Mobisud Belgique est intégrée globalement dans les comptes de Maroc Telecom.
A fin décembre 2008, le pourcentage de participation du Groupe Maroc Telecom dans la société Médi1Sat est de 37% contre 28% à
fin décembre 2007.
Le Goodwill fait l’objet de tests de valeurs au moins une fois par an et à chaque fois qu’il existe un indice de perte de valeur.
Pour ce test, les goodwill sont ventilés par unités génératrices de trésorerie (UGT) identifiables.
Un test de valeur consiste à comparer la valeur comptable de chaque UGT avec la projection des cash flows futurs actualisés. Les
UGT correspondent aux secteurs d’activité du sous-groupe (Fixe et Mobile).
Les principales hypothèses concernant le test de valeur du Goodwill sont les suivantes :
• les tests de valeur reposent sur l’utilisation d’un plan d’affaires sur 5 années.
• le taux de croissance à l’infini des Cash Flows des UGT auxquelles appartiennent le goodwill de Mauritel, Onatel et Gabon
Télécom est estimé à :
• 2,5% pour Mauritel ;
• 4,5% pour Onatel ;
• 2,5% pour Gabon Télécom .
Cette hypothèse tient compte du niveau d’inflation dans le pays, du potentiel de croissance des télécommunications et de
l’économie nationale suite aux retombées de l’exploitation pétrolière.
• le taux d’actualisation - calculé avec la méthode du Coût Moyen Pondéré du Capital – est estimé à :
• 14% pour Mauritel ;
• 14,5% pour Onatel ;
• 15,5% pour Gabon Télécom.
Début de Ecart de Variation Fin de
(En millions MAD) Impairment
période conversion de périmètre période
Excercice 2006 129 0 0 17 146
Mauritel 129 8 137
Mobisud France 0 9 9
Excercice 2007 146 0 0 2 051 2 197
Mauritel 137 137
Mobisud France 9 9
Onatel 1 838 1 838
Gabon Télécom 213 213
Exercice 2008 2 197 -9 0 -71 2 117
Mauritel 137 137
Mobisud France 9 -9 0
Onatel 1 838 1 838
Gabon Télécom 213 -71 142
Le poste licences comprend les licences 2G de Mauritel, Onatel et Gabon Télécom, ainsi que deux licences 3 G acquises respective-
ment par Maroc Telecom et Mauritel.
Le poste « autres immobilisations incorporelles » inclut essentiellement les softwares des équipements liés au réseau des télécommu-
nications et les encours.
Les immobilisations incorporelles ont connu une forte évolution en 2008 suite à un léger accroissement du volume des investisse-
ments :
• du réseau mobile (plates formes IN; nouveaux services à valeurs ajoutée; up grade des softs du réseau…)
• du réseau fixe (ADSL; lignes à fibre optique; réseau d'entreprise) et
• des systèmes d'informations (GISR Lot2 et WIAM)
Excercie 2008
Acquisitions et Cessions Ecarts de Var. Reclasse-
( En millions MAD) 2007 2008
dotations et retraits conversion périmètre ments
Brut 6 776 834 0 6 7 346 7 969
Brevets, Marques, Droits et valeurs similaires 2 424 8 0 0 0 -35 2 397
Licence Mobile 893 0 0 3 0 0 896
Autres immobilisations incorporelles 3 459 827 0 2 7 381 4 676
Amortissements et dépréciations -3 131 -954 0 -2 0 7 -4080
Brevets, marques, Droits et valeurs similaires -1 156 0 0 0 0 30 -1 126
Licence Mobile -166 -59 0 -2 0 -2 -228
Autres immobilisations incorporelles -1 810 -894 0 -1 0 -22 -2726
Total net 3 644 -119 0 3 7 353 3 889
Exercice 2007
Acquisitions Cessions Ecarts de Var. Reclasse-
(En millions MAD) 2006 2007
Dotations et retraits conversion périmètre ments
Brut 4 625 1 302 0 8 372 468 6 776
Brevets, Marques, Droits et valeurs similaires 812 116 0 3 193 1 300 2 424
Licence Mobile 591 188 0 4 109 0 893
Autres immobilisations incorporelles 3 222 998 0 2 70 -832 3 459
Amortissements et dépréciations -2 210 -746 0 -3 -182 10 -3 131
Brevets, Marques, Droits et valeurs similaires -396 -645 0 -2 -123 10 -1 156
Licence Mobile -88 -44 0 -1 -33 0 -166
Autres immobilisations incorporelles -1 726 -57 0 -1 -26 0 -1 810
Total net 2 415 556 0 5 190 478 3 644
Excercie 2006
Acquisitions Cessions Ecarts de Var. Reclasse-
(En millions MAD) 2005 2006
Dotations et retraits conversion périmetre ments
Brut 3 128 1 149 -7 -26 0 380 4 625
Brevets, Marques, Droits et valeurs similaires 572 2 0 -1 0 238 812
Licence Mobile 226 382 0 -17 0 0 591
Autres immobilisations incorporelles 2 330 766 -7 -8 0 142 3 222
Amortissements et provisions -1 737 -564 0 12 0 79 -2 210
Brevets, Marques, Droits et valeurs similaires -262 -135 0 1 0 0 -396
Licence Mobile -79 -15 0 6 0 0 -88
Autres immobilisations incorporelles -1 396 -414 5 79 -1 726
Total net 1 392 585 -7 -14 0 460 2 415
La colonne reclassement concerne les virements de poste à poste des immobilisations incorporelles et les retraitements sur les mises
hors service non traités dans les comptes sociaux.
Excercie 2008
Acquistions et Cessions et Ecart de Reclasse- Immobilisations détenues
( En millions MAD) 2007
dotations retraits conversion
Var. périmètre
ments en vue de cession
2008
La colonne reclassements concerne les virements de poste à poste des immobilisations corporelles.
6.1 Principaux titres mis en équivalence aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
(En millions MAD) Poucentage de contrôle Valeur des sociétés mises en équivalence
6.2 Informations financières relatives aux principaux titres mis en équivalence aux 31 décem-
bre 2008, 2007 et 2006
Chiffre d'affaires 6 1
Résultat opérationnel -142 -113 -44
Résultat net -153 -116 -46
Les informations relatives aux sociétés mises en équivalence sont des données sociales en normes comptables marocaines.
Note 7. Actifs financiers non courants aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
31 décembre 31 décembre 31 décembre
(En millions MAD) Note
2008 2007 2006
Titres de participations (non consolidés) 7.1 104 93 2 534
(a) Les autres immobilisations financières comprennent essentiellement le cash bloqué auprès des établissements de crédits en
contrepartie des emprunts de l’Onatel pour un montant de 126 millions de dirhams, les prêts immobilisés pour un montant 49 millions
de dirhams ainsi que d’autres actifs financies d’une valeur de 21 millions de dirhams ventilés entre Gabon Télécom, Onatel et Mauritel
Les échéances des autres immobilisations financières au 31 décembre 2008 s’analysent comme suit :
31 décembre 31 décembre 31 décembre
(En millions MAD)
2008 2007 2006
A moins d'un an 12 14 12
Plus de 5 ans 54 35 35
Exercice 2008
Pourcentage Valeur Dépréciatio Valeur nette Capitaux
( En millions MAD) Résultat net
détenu brute n comptable propres
Casanet (1) 100% 18 0 18 ND ND
Matelca (2) 50% NS NS NS ND ND
Arabsat NS 13 0 13 ND ND
Autoroute du Maroc NS 20 4 16 ND ND
Thuraya NS 10 5 10 ND ND
Fond d’amorçage Sindbad 10% 5 8 0 ND ND
Rascom NS 34 8 26 ND ND
Sonatel NS 5 0 5 ND ND
CMTL NS 6 4 2 ND ND
INMASAT NS 12 0 12 ND ND
Autres NS 1 0 1 ND ND
Total 125 21 104 ND ND
Exercice 2007
Pourcentage Valeur Valeur nette Capitaux
(En millions MAD) Dépréciation Résultat net
détenu brute comptable propres
Casanet (1) 100% 18 18 8 30
Matelca (2) 50% NS NS NS ND ND
Arabsat NS 13 0 13 ND ND
Autoroute du Maroc NS 20 4 16 ND ND
Thuraya NS 10 0 10 ND ND
Fond d’amorçage Sindbad 10% 3 3 0 ND ND
Rascom NS 34 10 25 ND ND
Sonatel NS 5 5 ND ND
CMTL NS 6 4 2 ND ND
INMASAT NS 4 4 ND ND
Autres NS 1 1 0 ND ND
Total 114 22 93 8 30
Exercice 2006
Pourcentage Valeur Valeur nette Capitaux
(En millions MAD) Dépréciation Résultat net
détenu brute comptable propres
Casanet (1) 100% 18 18 5,6 22
Matelca (2) 50% NS NS NS ND ND
Arabsat NS 13 0 13 ND ND
Autoroute du Maroc NS 20 20 0 35,4 4
Thuraya NS 10 0 10 ND ND
Fond d’amorçage Sindbad 10% 3 3 0 -1,3 18,2
Onatel (3) 51% 2 476 2 476 ND ND
MVNO Belgique 100% 17 17 ND ND
Autres NS 0 0 ND ND
Total 2 557 23 2 534
(1) La société Casanet a pour activité principale la maintenance du portail Internet de Maroc Telecom (Menara) dont les coûts facturés par Casanet sont
supportés par Maroc Telecom.
(2) La société Matelca est en cours de liquidation et a été exclue du périmètre à ce titre.
(3) Onatel est consolidé à partir du 1er janvier 2007 (cf note1).
En 2008, la part des sociétés non consolidées cotées est non significative (faible exposition au risque de marché des cours d’actions).
Excercie 2008
Charge du Incidence Mouve-
31 décembre 31 décembre Reclasse- Ecart de 31 décem-
( En millions MAD) compte de capitaux ment de
2006 2007 ment conversion bre 2008
résultat propres périmètre
Actif 445 204 -30 -158 1 18
Passif 177 0 252 6 -158 100
Position nette 268 204 -281 0 -6 0 1 -82
Exercice 2007
charge du incidence Mouve-
31 décembre 31 décembre Reclasse- Ecart de 31 décem-
(En millions MAD) compte de capitaux ment de
2005 2006 ment conversion bre 2007
résultat propres périmètre
Actif 525 445 -32 -32 -177 1 204
Passif 172 177 -177 0
Position nette 353 268 -32 0 -32 0 1 204
Excercie 2006
charge du Incidence Mouve-
1er janvier 31 décembre Reclasse- Ecart de 31 décem-
(En millions MAD) compte de capitaux ments de
2005 2005 ment conversion bre 2006
résultat propres périmètre
Actifs 495 525 -85 6 -1 445
Passifs 129 172 5 0 177
Position nette 366 353 -90 0 6 0 -1 268
Note 10. Créances d’exploitation et autres aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
31 décembre 31 décembre 31 décembre
(En millions MAD)
2008 2007 2006
Clients et comptes rattachés 7 858 8 062 5 901
Autres créances et "comptes de régularisation" 1 969 1 835 1 027
Total net 9 827 9 897 6 928
Le compte « clients privés » comprend les créances sur les sociétés SFR et Casanet. Ces transactions sont définies et détaillées
dans la note 30 relative aux parties liées.
Les fournisseurs débiteurs avances et acomptes, les créances sur le personnel, les créances fiscales et les autres débiteurs sont à
moins d'un an.
Le compte de personnel comprend les avances accordées aux salariés nettes de dépréciations. Ces prêts étant accordés à de nom-
breux salariés, à des conditions particulières, et étant donné leurs montants non significatifs, Maroc Telecom a jugé qu’il n’était pas
pertinent de préciser leurs éléments spécifiques (échéanciers, options de règlement anticipé, conditions des instruments, taux appli-
qués etc…).
Le poste créances fiscales représente pour l'essentiel des créances de TVA et d’impôt sur les sociétés (IS).
Les « comptes de régularisation » sont constitués essentiellement par les charges constatées d’avance sur les contrats de location du
matériel de transport et les polices d’assurance.
En 2006 les actifs financiers à court terme concernent les dépôts à terme dont la durée de placement est supérieure à 3 mois et qui
ne répondent pas à la notion de liquidité du groupe.
(1) En 2007 et 2008, Maroc Telecom a confiée à Rotschild & Cie la mise en œuvre d’un contrat de liquidité à la Bourse de Paris
et d’un contrat de régulation de Cours à la Bourse de Casablanca pour maîtriser le risque de marché des actions.
Note 12. Trésorerie et équivalents de trésorerie aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
13.1 Dividendes
Exercice clos le
31 décembre 31 décembre 31 décembre
(En millions MAD)
2008 2007 2006
Dividendes reçus de sociétés mises en équivalence
- Médi-1– Sat - - -
- - -
Dividendes versés par les filiales à leurs actionnaires minoritaires (a)
- Mauritel 158 26 23
- Onatel - - -
- Gabon Télécom - - -
- Autres - - -
158 26 23
Dividendes versés par Maroc Telecom aux actionnaires (b)
- Etat Marocain 2 426 2 078 2 080
- Vivendi 4 287 3 533 3 121
- Autres 1 375 1 316 918
8 088 6 927 6 119
Total dividendes versés (a) + (b) 8 246 6 953 6 142
Il est précisé que les délais de remontée des dividendes de Mauritel sont relativement longs du fait de la fiscalité mauritanienne qui
impose une taxation en cascade.
Dans le cadre de l’arrêté des comptes de l’exercice 2008 et de l’affectation du résultat de l’exercice, le conseil de surveillance dans sa
réunion du 23 février 2009 a décidé de proposer aux actionnaires de mettre en paiement un dividende de 10,8 dirhams par action
représentant une distribution globale de 9 520 millions de dirhams.
Exercice 2008
Change- Ecart de
Consom- Reprises Reclasse-
( En millions MAD) 2007 Dotations
mation
ment conver-
sans objet ments
2008
périmètre sion
La provision pour charges relative au personnel correspond aux engagements de Maroc Telecom à verser des rentes viagères à ses
salariés et anciens salariés victimes d’accident de travail et à diverses autres charges.
La dotation de 180 millions de dirhams de la provision pour restructuration correspond au plan de départs volontaires lancé par Ga-
bon Télécom en 2008.
Les autres provisions courantes sont principalement relatives aux litiges avec les tiers, l’administration fiscale et les organismes de
régulation des télécommunications.
Exercice 2007
Change-
Consom- Ecart de Reprises Reclasse-
(En millions MAD) 2006 Dotations
mation.
ment
conversion sans objet ments
2007
périmetre
Provisions non courantes 36 13 -10 163 2 -3 0 203
Provisions pour rente viagère 28 - -1 - - - - 27
Provisions d’indemnités de départs à la retraite 8 13 - 152 2 -3 - 172
Autres provisions - - -9 11 - - - 3
Provisions courantes 388 51 -223 28 1 -101 0 143
Provisions pour charges plan départs volontaires 304 - -193 - - -100 - 11
Provisions personnel 26 14 -17 1 - -1 - 23
Provisions pour litiges avec les tiers 35 37 -13 27 1 - 23 108
Autres provisions 23 - - - - - -23 0
Total 424 64 -233 191 3 -104 0 345
La provision pour charges relative au personnel correspond aux engagements de Maroc Telecom à verser des rentes viagères à ses
salariés et anciens salariés victimes d’accident de travail et à diverses autres charges.
La provision d’indemnités de départs à la retraite concerne principalement l’Onatel et Gabon Télécom.
La reprise de provisions de 293 millions de dirhams de la provision pour restructuration correspond au plan de départs volontaires
lancé par Maroc Telecom en 2006.
Les autres provisions courantes sont principalement relatives aux litiges avec les tiers, l’administration fiscale et les organismes de
régulation des télécommunications.
Exercice 2006
Change-
Consom- Ecart de Reprises
(En millions MAD) 2005 Dotations ment péri- 2006
mation conversion sans objet
metre
Provisions non courantes 35 4 -2 0 -1 0 36
Provisions pour rente viagère 25 3 - - - - 28
Autres provisions 10 1 -2 - -1 - 8
Provisions courantes 102 320 -24 0 -2 -9 388
Provisions pour charges plan départs volontaires 6 300 -2 - - - 304
Provisions personnel 53 2 -15 - - -14 26
Provisions pour litiges avec les tiers 13 10 -3 - - 15 35
Autres provisions 29 9 -3 - -2 -10 23
Total 137 325 -26 0 -2 -9 424
La provision pour charges relative au personnel correspond aux engagements de Maroc Telecom à verser des rentes viagères à ses
salariés et anciens salariés victimes d’accident de travail et à diverses autres charges.
La dotation de 300 millions de dirhams de la provision pour restructuration correspond au plan de départs volontaires lancé par Maroc
Telecom en 2006.
Les autres provisions courantes concernent principalement le groupe Mauritel, et sont relatives aux litiges avec l’administration fiscale
et les organismes de régulation des télécommunications.
Excercie 2008
(En millions MAD) < 1 an 1 à 5 ans > 5 ans Total
Emprunts auprès des établissements de crédit 277 956 83 1 316
Concours bancaires courants 1 136 1 136
Emprunts et dettes financières 1 412 956 83 2 452
Disponibilité 2 678 2 678
Cash bloqué pour emprunts bancaires 126 24 150
Trésorerie nette 1 265 -830 -59 376
Exercice 2007
(En millions MAD) < 1 an 1 à 5 ans > 5 ans Total
Emprunts auprès des établissements de crédit 331 1 125 108 1 565
Concours bancaires courants 828 828
Emprunts et dettes financières 1 159 1 125 108 2 392
Disponibilté 3 725 3 725
Cash Bloqué pour emprunts bancaires 118 118
Trésorerie nette 2 684 -1 125 -108 1 451
Excercie 2006
(En millions MAD) < 1 an 1 à 5 ans > 5 ans Total
Emprunts auprès des établissements de crédit 44 11 55
Concours bancaires courants -
Emprunts et dettes financières 44 11 - 55
Disponibilités 2 741 2 741
Trésorerie nette 2 697 - 11 - 2 686
Le compte « Fournisseurs et comptes rattachés » comprend les dettes des sociétés GAM, SFR, Vivendi, Vivendi Telecom Internatio-
nal, le groupe Canal+ et Casanet. Ces transactions sont définies et détaillées dans la note 30 relative aux parties liées.
Le poste « Dettes fiscales et autres dettes » comprend essentiellement les dettes d'impôts et de TVA. Il comprend également les det-
tes relatives aux obligations issues du cahier des charges de Maroc Telecom.
Le poste « Compte de régularisation» comprend essentiellement les produits constatés d’avance qui correspondent aux abonnements
facturés d'avance, aux cartes vendues non consommées - activées et non activées, aux terminaux vendus non activés et aux produits
différés relatifs aux programmes de fidélisation pour un montant de 1 555 millions de dirhams.
Le groupe Maroc Telecom réalise en 2008 un chiffre d’affaires consolidé de 29 521 millions de dirhams, en progression de 7,2%
grâce à la poursuite de la forte croissance des activités Mobile.
Mobisud 183 65
Le chiffre d’affaires consolidé réalisé au 31 décembre 2008 marque une progression significative sous l’effet d’une part, de l’essor de
l’activité Mobile et d’autre part de la croissance des activités Internet haut débit, des services de données aux entreprises et opéra-
teurs et de la progression du trafic international entrant.
Le poste "Autres achats consommés" comprend essentiellement l'achat d'énergie (carburant et électricité), les achats de cartes télé-
phoniques et les autres achats non stockés.
Ce poste comprend les coûts salariaux de l'exercice à l'exclusion des coûts liés aux plans sociaux comptabilisés en autres produits et
charges opérationnels.
Note 20. Impôts, taxes et redevances des exercices 2008, 2007 et 2006
(En millions MAD) 2008 2007 2006
Les impôts et taxes comprennent les impôts locaux (patente, taxe urbaine, taxe d’édilité), la redevance pour l’occupation du domaine
public et autres impôts (droits d’enregistrement, taxe sur les véhicules).
Les redevances comprennent les montants payés aux agences de réglementation des télécommunications au titre du service univer-
sel et de la formation.
Les charges de communication ont progressé de 1,4%. Cette évolution provient principalement des filiales Onatel et Mauritel malgré
une baisse constatée au niveau de Maroc Telecom et Gabon Télécom.
Les charges de commissions ont évolué de 14% en raison essentiellement de la progression enregistrée par Maroc Telecom dont le
montant de charges de commissions est passé de 804 millions de dirhams en 2007 à 952 millions de dirhams en 2008 affichant ainsi
un taux d’évolution de 18%.
Note 22. Dotations nettes aux amortissements, dépréciations et aux provisions des
exercices 2008, 2007 et 2006
(En millions MAD) 2008 2007 2006
Amortissements et dépréciations sur immobilisations 3 770 3 623 2 752
Les autres provisions sont composées essentiellement de la provision pour départ volontaires de Gabon Télécom. (cf. note 29)
Note 23. Quote-part du résultat net des sociétés mises en équivalence des exerci-
ces 2008, 2007 et 2006
(En millions MAD) 2008 2007 2006
GAM -9
• Medi-1-Sat est consolidé par mise en équivalence à partir du 1er janvier 2006
• GSM Al-Maghrib a été cédé lors du premier trimestre 2006 pour un montant de 13 millions de dirhams générant une moins
value de cession de 12 millions de dirhams compensé par un résultat positif sur le premier trimestre de 3 millions de dirhams.
La baisse des revenus des placements entre 2008 et 2007 est due à la baisse des taux de rémunérations des dépôts à terme et à vue.
Les charges d’intérêts ont baissé de 18% en raison de la diminution de la dette de Gabon Télécom suite au protocole signé avec l’Etat
gabonais, ainsi qu’à la diminution des intérêts versés par Maroc Telecom au titre du découvert bancaire.
Les autres produits et charges financiers prennent en compte les effets sur les comptes de Gabon Télécom de la prise en charge pour
l’Etat gabonais de certaines dettes de Gabon Télécom et l’incidence chez Maroc Télécom du coût de dédommagement (complément
de prix) consenti par Maroc Télécom (Cf. Faits caractéristiques).
Les autres différences nettes comprennent essentiellement la réduction de l’imposition sur la part du chiffre d’affaires réalisé à l’inter-
national à 17,5%.
Le taux d’impôt différé de Maroc Telecom et d’Onatel : 30% .
Le taux d’impôt différé de Gabon Télécom est : 35%.
Le taux d’impôt différé de Mobisud France est de 33 +1/3 %.
Les intérêts minoritaires reflètent les droits des actionnaires autres que Maroc Telecom sur les résultats des sociétés Mauritel, Mobi-
sud France, Onatel et Gabon Télécom.
Les intérêts minoritaires ont fortement évolué grâce essentiellement à l’amélioration de résultat net de Gabon Télécom.
La part des minoritaires prend en compte l’incidence net des accords de reprise des dettes par l’Etat Gabonais (338 millions de dir-
hams).
Note 27. Résultats par action des exercices 2008, 2007 et 2006
27.1 Résultats par action
31-déc-08 31-déc-07 31-déc-06
(En millions MAD) De base Dilué De base Dilué De base Dilué
Résultat net, part du groupe 9 520 9 520 8 033 8 033 6 739 6 739
Résultat net ajusté, part du groupe 9 520 9 520 8 033 8 033 6 739 6 739
Nombre d'actions (en millions) 879 879 879 879 879 879
Résultat par action (en MAD) 10,8 10,8 9,1 9,1 7,7 7,7
31/12/2008
Activité Activité Mo- Non alloué Total Groupe
(En millions MAD)
Fixe (A) bile (B) (C) Maroc Telecom
Actifs non courants 11 182 11 391 2 461 25 034
Actifs courants 5 530 4 841 3 078 13 449
Total actif 16 713 16 232 5 538 38 483
Capitaux propres 20 356 20 356
31/12/2007
Activité Activité Non Total Groupe
(En millions MAD)
Fixe (A) Mobile (B) alloué (C) Maroc Telecom
Actifs non courant 10 669 9 846 2 727 23 242
Actifs courant 7 285 3 530 3 692 14 507
Total actif 17 954 13 376 6 419 37 749
capitaux propres 18 634 18 634
Passifs non courants 185 17 1 233 1 436
Passiffs courants 7 573 7 984 2 121 17 679
Total passif 7 759 8 002 21 989 37 749
Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles 2 188 3 279 5 467
31/12/2006
Activité Activité Non Total Groupe
(En millions MAD)
Fixe (a) Mobile (B) Alloué (c) Maroc Telecom
Actifs non courants 7 468 7 408 3 220 18 095
Actifs courants 4 525 2 823 2 780 10 129
Total actif 11 993 10 231 6 000 28 224
Capitaux propres 16 853 16 853
Passifs non courants 27 10 187 224
Passifs courants 4 667 5 989 491 11 147
Total passif 4 694 5 999 17 531 28 224
Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles 1 533 2 445 3 978
(c) comprend essentiellement les impôts, la trésorerie, les actifs financiers, les emprunts et la situation nette.
Exercice 2008
Elimina-
(En millions MAD) Fixe Mobile Total
tions
Chiffre d’affaires 11 354 21 160 -2 993 29 521
Résultat opérationnel 3 192 10 697 13 889
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations 1 622 2 148 3 770
Plan de départs volontaires -28 -10 -38
Exercice 2007
Elimina-
(En millions MAD) Fixe Mobile Total
tions
Chiffres d'affaires 11 090 19 296 -2 854 27 532
Résultat opérationnel 2 676 9 556 12 232
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations 1 716 1 907 3 623
Plan de départs volontaires 125 68 193
Exercice 2006
Elimina-
(En millions MAD) Fixe Mobile Total
tions
Chiffres d'affaires 10 312 14 895 -2 592 22 615
Résultat opérationnel 2 815 7 228 10 043
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations 1 324 1 428 2 752
Plan de départs volontaires 30 1 31
Exercice 2008
Burkina Elimina-
(En millions MAD) Maroc Mauritanie Gabon France Belgique Total
Faso tions
Chiffre d’affaires 25 738 1 086 1 467 1 187 98 85 -140 29 521
Résultat opérationnel 13 557 372 210 -11 -201 -38 13 889
Dotations nettes aux amortisse- 2 859 181 410 282 39 0 3 770
ments et dépréciations des immo-
bilisations
Plan de départs volontaires -17 -21 -38
Exercice 2007
Elimina-
(En millions MAD) Maroc Autres Total
tions
Chiffres d'affaires 24 136 3 499 -103 27 532
Résultat opérationnel 12 072 162 12 234
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations 2 786 837 3 623
Plan de départs volontaires 193 0 193
Exercice 2006
Elimina-
(En millions MAD) Maroc Autres Total
tions
Chiffre d'affaires 21 736 929 -50 22 615
Résultat opérationnel 9 783 260 10 043
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations 2 601 151 2 752
Plan de départs volontaires 2 28 30
Note 29. Provisions pour restructurations aux 31 décembre 2008, 2007 et 2006
Maroc Total Groupe
(En millions MAD) Autres
Telecom Maroc Telecom
Solde au 01/01/2006 6 0 6
Mouvement de périmètre et ajustements de l'affectation du prix d'acquisition 0
Dotations 300 300
Consommation -2 -2
Reprises 0
Solde au 31/12/2006 304 0 304
Mouvement de périmètre et ajustements de l'affectation du prix d'acquisition 0
Dotations 0
Consommation -193 -193
Reprises -100 -100
Solde au 31/12/2007 11 0 11
Mouvement de périmètre et ajustements de l'affectation du prix d'acquisition 0
Dotations 181 181
Consommation -11 -11
Reprises 0
Solde au 31/12/2008 0 181 181
Maroc Telecom a lancé un plan de départs volontaires en 2006, la provision y afférente s’élève à 300 millions de dirhams.
En 2007, la consommation de cette provision s’élève à 193 millions de dirhams, 100 millions ont été repris sans objet.
En 2008, la consommation de la provision pour départs volontaires de Maroc Telecom s’élève à 11 millions de dirhams. Par ailleurs, la
filiale Gabon Télécom a lancé un plan de départs volontaires, le coût estimé de cette opération par la société s’élève à 181 millions de
dirhams.
30.1. Rémunérations des mandataires sociaux, des dirigeants et des administrateurs en 2008,
2007 et 2006
Au titre de l'exercice 2008, les membres du Directoire ont perçu 29 millions de dirhams.
Au titre de l'exercice 2007, les membres du Directoire ont perçu 23 millions de dirhams.
Au titre de l'exercice 2006, les membres du Directoire ont perçu 22 millions de dirhams.
Entre outre, Maroc Telecom a réalisé des transactions avec SFR 1er opérateur privé de la téléphonie Mobile en France, le groupe
Canal+ et le groupe Vivendi dans le cadre de la coopération stratégique. Ces différentes transactions se résument comme suit :
Exercice 2008
(En millions MAD) Vivendi SFR Groupe Canal+ VTI
Chiffre d’affaires 401
Charges 3 197 8 5
Créances 222
Dettes 251 64 3 3
Exercice 2007
(En millions MAD) Vivendi SFR Groupe Canal+ VTI
Chiffre d'affaires 84
Charges 6 131 5 12
Créances 128
Dettes 102 173 3
Exercice 2006
(En millions MAD) Vivendi SFR Groupe Canal+ VTI
Chiffre d'affaires 114
Charges 70 28 5 25
Créances 31
Dettes 60 92 0 2
A moins A plus
(En millions MAD) Total De 1à 5 ans
d'un an de 5 ans
Dettes à long terme 1 316 277 956 83
Obligations en matière de location-financement * - - - -
Contrats de location simple 4 4 - -
Obligations d'achat irrévocables - - - -
Autres obligations à long terme - - - -
Total 1 320 281 956 83
Engagements donnés
Les engagements donnés comprennent:
En 2008
− Un engagement d’investissements de 3 141 millions de dirhams comprenant :
− 2 689 millions de dirhams d’engagement par Maroc Telecom vis à vis des fournisseurs d’immobilisations ;
− 452 millions de dirhams d’engagement des autres filiales du groupe vis à vis des fournisseurs d’immobilisations.
− L’engagement de Mauritel pour un montant de 145 millions de dirhams au titre de l’acquisition de la licence 3G ;
− Des engagements par aval et signature auprès des banques pour un montant de 78 millions de dirhams ;
− Un engagement au titre d’augmentation de capital de Médi -1-Sat à hauteur de 56 millions de dirhams ;
− Un engagement au titre de quasi capital de Casanet d’un montant de 4 millions de dirhams ;
− Un engagement de location simple de 12 millions de dirhams ;
− Un engagement de location satellite à long terme d’un montant de 185 millions de dirhams ;
Divers engagements de Maroc Telecom pour un montant de 0,2 millions de dirhams
En 2007
− Des cautions ou avals relatifs à des contrats de fourniture d'équipements. A fin décembre 2007, ils s'élèvent à 67,1 millions de
dirhams contre 205 millions de dirhams au 31 décembre 2006, dont l'essentiel est à moins d'un an.
− L'ensemble des commandes fournisseurs d’immobilisations, qui représentent un montant de 1 753 millions de dirhams à fin dé-
cembre 2007 versus 910 millions de dirhams à fin 2006, dont l’essentiel est à moins d’un an. Ces commandes concernent essen-
tiellement les investissements en immobilisations corporelles.
− Les contrats de location d’une durée comprise entre 3 à 10 ans pour 10,8 millions de dirhams à fin décembre 2007. Le montant
enregistré correspond à un mois de charge de l’exercice compte tenu de l’existence d’une clause de résiliation avec un préavis
d’un mois.
− Les contrats à long terme de location des segments spatiaux pour un montant de 254,2 millions de dirhams.
− Le fonds d’amorçage Sindibad pour 2 millions de dirhams en 2007 contre 2 millions de dirhams en 2006.
− Le groupe CMC est engagé à rétrocéder à la Socipam, société civile constituée par le personnel des filiales mauritaniennes, la
fraction du capital de Mauritel SA qu’elle lui a achetée en février 2006, soit 0,527%. Les clauses de cet engagement sont les sui-
vantes :
− rachat possible pendant 5 ans, à la demande de la Socipam, des 5 592 actions cédées à la CMC au prix de 7,8 millions
dirhams ;
− par tranche de 100 actions
− à un prix unitaire qui augmentera annuellement à compter de 2007
− L’engagement d’investissement de Mauritel vis-à-vis de l’Etat pour la licence 3G pour un montant de 160 millions dirhams dont
32 millions dirhams à moins d’an le reste à plus d’an.
− Gabon Télécom - contribution à l'assurance maladie obligatoire : 10 % du chiffre d'affaires annuel de l’activité Mobile (hors toute
taxe et diminué des commissions versées aux distributeurs) à compter du 1er janvier 2008.
− Engagement de Maroc Telecom pour l’augmentation du quasi capital de Casanet pour un montant de 6,1 millions de dirhams.
− Maroc Telecom bénéficie d'une exemption des droits de douanes sur les importations relatives aux investissements, en vertu
d'une convention signée avec l'État marocain, par laquelle Maroc Telecom s'engage à réaliser un programme d'investissements
de 7,4 milliards de dirhams et à créer 150 nouveaux emplois, sur la période 2006-2009. Au 31 décembre 2007, le programme
d’investissements restant s’élève à approximativement 391 millions de dirhams. Si Maroc Telecom ne réalise pas ces investisse-
ments, il devra payer les droits de douane non acquittés pour l’ensemble des biens d’investissements importés majorés de pénali-
tés de retard.
En 2006
− Des cautions ou avals relatifs à des contrats de fourniture d'équipements. A fin décembre 2006, ils s'élèvent à 205 millions de
dirhams contre 236 millions de dirhams au 31 décembre 2005, dont l'essentiel est à moins d'un an.
− Une caution donnée au titre de la participation de Maroc Telecom à l’appel d’offre pour la privatisation de Gabon Télécom pour
11 millions dirhams.
− L'ensemble des commandes fournisseurs d’immobilisations, qui représentent un montant de 910 millions de dirhams à fin décem-
bre 2006 versus 613 millions de dirhams à fin 2005, dont l’essentiel est à moins d’un an. Ces commandes concernent essentielle-
ment les investissements en immobilisations corporelles.
− Les contrats de location d’une durée comprise entre 3 à 10 ans pour 10 millions de dirhams à fin décembre 2006. Le montant
enregistré correspond à un mois de charge de l’exercice compte tenu de l’existence d’une clause de résiliation avec un préavis
d’un mois.
− Les contrats à long terme de location des segments spatiaux pour un montant de 117 millions dirhams.
− Le fonds d’amorçage Sindibad pour 2 millions de dirhams en 2006 contre 2 millions de dirhams en 2005.
− La prise de participation dans la société Médi1Sat pour 42 millions de dirhams.
− Le groupe CMC est engagé à rétrocéder à la Socipam, société civile constituée par le personnel des filiales mauritaniennes, la
fraction du capital de Mauritel SA qu’elle lui a achetée en février 2006, soit 0,527%. Les clauses de cet engagement sont les sui-
vantes :
− rachat possible pendant 5 ans, à la demande de la Socipam, des 5 592 actions cédées à la CMC au prix de 7,8 millions
dirhams ;
− par tranche de 100 actions ;
− à un prix unitaire qui augmentera annuellement à compter de 2007
− Le contrat signé entre Mobisud et SFR par lequel Mobisud s’engage à payer au titre participation financière à l'ESP (Enhanced
Service Provider : SFR fournit à Mobisud sur l’ensemble du territoire français métropolitain des services de transmission et autres
services associés sur son réseau GSM et UMTS) une avance de 84 millions dirhams en janvier 2007 remboursable par SFR à
hauteur de 72 millions dirhams à l'atteinte de 75 000 clients par Mobisud.
− L’engagement d’investissement de Mauritel vis-à-vis de l’Etat pour la licence 3G pour un montant de 160 millions dirhams dont 32
millions dirhams à moins d’an le reste à plus d’an.
− Maroc Telecom bénéficie d'une exemption des droits de douanes sur les importations relatives aux investissements, en vertu
d'une convention signée avec l'État marocain, par laquelle Maroc Telecom s'engage à réaliser un programme d'investissements
de 7,4 milliards de dirhams et à créer 150 nouveaux emplois, sur la période 2006-2009. Au 31 décembre 2006, le programme
d’investissements restant s’élève à approximativement 4,6 milliards de dirhams. Si Maroc Telecom ne réalise pas ces investisse-
ments, il devra payer les droits de douane non acquittés pour l’ensemble des biens d’investissements importés majorés de pénali-
tés de retard.
En 2008
− Les avals et cautions pour 1 600 millions de dirhams au 31 décembre 2008 versus 1 455 millions de dirhams au 31 décem-
bre 2007.
− D’autres engagements pour un montant de 74 millions de dirhams.
− Le 4 mai 2008, dans le cadre du programme de service universel Pacte, le Groupe Maroc Telecom a signé une convention
par laquelle il s’engage à couvrir en téléphonie Mobile 1 500 localités enclavées au Maroc en 2008, pour un investissement
total estimé à 923 millions de dirhams (81 millions d’euros). En contrepartie, Maroc Telecom sera dispensée du versement au
fonds de service universel d’un montant de 396 millions de dirhams (35 millions d’euros) au titre de l’exercice 2008.
En 2007
− Les avals et cautions pour 1 455 millions de dirhams au 31 décembre 2007 versus 1 152 millions de dirhams au 31 décem-
bre 2006.
− En 2007, Maroc Telecom a signé un contrat de Swap d’équipements du réseau Mobile avec Nokia Siemens Network suivant
lequel ce dernier s’engage à acquérir auprès de Maroc Telecom d’anciens équipements (HLR, MSC, TMSC et GPRS) d’un
montant total de 615,5 millions de dirhams.
− En 2007, Maroc Telecom a signé deux compromis de vente de terrains d’un montant total de 39 millions de dirham.
En 2006
− Les avals et cautions pour 1 152 millions de dirhams au 31 décembre 2006 versus 705 millions de dirhams au 31 décem-
bre 2005.
− La garantie de l'Etat sur l'ensemble des emprunts de Maroc Telecom SA qui s'élève à fin décembre 2006 à 1 millions de dir-
hams contre 11 millions de dirhams à fin 2005. Cette garantie a les mêmes échéances que les emprunts.
− Le contrat signé entre Mobisud et SFR par lequel Mobisud s’engage à payer au titre participation financière à l'ESP
(Enhanced Service Provider : SFR fournit à Mobisud sur l’ensemble du territoire français métropolitain des services de trans-
mission et autres services associés sur son réseau GSM et UMTS) une avance de 84 millions dirhams en janvier 2007 rem-
boursable par SFR à hauteur de 72 millions dirhams à l'atteinte de 75 000 clients par Mobisud.
− En juillet 2006, Maroc Telecom s’est vu attribuer par l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT)
une licence de 3e génération pour une période d’exploitation de 25 ans (juillet 2006- juillet 2031), en contrepartie du paiement
d’une redevance fixe de 300 millions de dirhams (hors taxes, soit environ 27 millions d’euros, versés sur le quatrième trimes-
tre 2006).
− En juillet 2006, Mauritel SA s’est vu attribuer par l’Agence de Réglementation des Télécommunications (ARE) une licence de
3e génération pour une période d’exploitation de 15 ans (juillet 2006- juillet 2021), en contrepartie du paiement d’une rede-
vance fixe de 10 millions de dirhams .
− Maroc Telecom bénéficie d'une exemption des droits de douanes sur les importations relatives aux investissements, en vertu
d'une convention signée avec l'État marocain, par laquelle Maroc Telecom s'engage à réaliser un programme d'investisse-
ments de 7,4 milliards de dirhams et à créer 150 nouveaux emplois, sur la période 2006-2009. Au 31 décembre 2006, le pro-
gramme d’investissements restant s’élève à approximativement 4,6 milliards de dirhams. Si Maroc Telecom ne réalise pas ces
investissements, il devra payer les droits de douane non acquittés pour l’ensemble des biens d’investissements importés ma-
jorés de pénalités de retard.
Risque de change :
Le groupe Maroc Telecom est exposé aux fluctuations de taux de change dans la mesure où la composition de ses encaissements en
devises et la composition de ses décaissements en devises diffèrent. Les encaissements et décaissements en devises représentent
une proportion significative du chiffre d’affaires.
Maroc Telecom perçoit des encaissements en devises correspondant aux revenus de l'international et réalise des décaissements en
devises, correspondant au paiement des fournisseurs (notamment le paiement des décaissements d'investissement et l'acquisition de
terminaux) et au règlement de l'interconnexion avec les opérateurs étrangers. Ces décaissements sont principalement libellés en
euros. Au 31 décembre 2008, la part des décaissements en devises hors filiales, libellée en euros représente 59 % de l’ensemble des
décaissements en devises, ces derniers totalisant 4 850 millions de dirhams. Ces décaissements en devises excédent le montant des
encaissements en devises (3 058 millions de dirhams en 2008).
Par ailleurs, le groupe Maroc Telecom a une dette de 2 452 millions de dirhams au 31 décembre 2008, libellées en dirhams, euro et
en FCFA :
Le groupe Maroc Telecom ne peut pas netter ses décaissements et ses encaissements en devises, la réglementation marocaine en
vigueur ne l'autorisant qu'à conserver 50 % de ses recettes télécoms en devises dans un compte en devises ; les 50 % restants sont
cédés en dirhams. Le résultat du groupe Maroc Telecom peut de ce fait être sensible aux variations des taux de change, notamment
entre le dirham et le dollar US ou l'euro.
En 2008, l'euro s'est apprécié de 1,0% par rapport au dirham (de 11,3590 au 31 décembre 2007 à 11,2460 dirhams pour 1 euro au
31 décembre 2008). Sur la même période, le dollar US s'est apprécié de 5%, en passant de 8,4566 dirhams en 2007 à 7,7132 dir-
hams en 2007 à 8,0983 dirhams pour 1 dollar US en 2008.
L’arrivée en 2007 dans le périmètre de consolidation de filiales africaines (Onatel et Gabon Télécom) dont la monnaie de compte est
le franc CFA rend l’exposition du groupe au risque de change plus importante, notamment vis-à-vis des fluctuations de cours de
change de l’euro face au dirham. Toutefois, une dépréciation du dirham face à l’euro de 1% aurait sur la base des comptes groupe de
2008 les impacts limités suivants :
− chiffre d’affaires = + 60 millions de dirhams
− résultat d’exploitation = +14 millions de dirhams
− résultat net, part du groupe = +11 millions de dirhams
Le tableau suivant présente les positions du groupe dans les principales devises étrangères au 31 décembre 2008.
Total Devises Total Groupe
(en millions MAD) Euro /FCFA USD Autres * MAD
étrangères Maroc Telecom
Total actifs 8 335 719 2 174 11 228 27 255 38 483
Total passifs -8 200 -661 -2 205 -11 066 -27 417 -38 483
Position nette 135 58 -31 162 -162 0
* principalement Ouguiyas
Risque de liquidité :
Maroc Telecom estime que les flux de trésorerie générés par ses activités opérationnelles, sa trésorerie, ainsi que les fonds disponi-
bles via les lignes de crédit, seront suffisants pour couvrir les dépenses et investissements nécessaires à son exploitation, le service
de sa dette, la distribution de dividendes et les opérations de croissance externe en cours au 31 décembre 2008.
SOMMAIRE
Monsieur Le Président,
Messieurs les actionnaires,
Conformément à la mission qui nous a été confiée par vos Assemblées Générales, nous avons effectué l’audit des états de synthèse,
ci-joint, de la société ITISSALAT AL-MAGHRIB (IAM) S.A., comprenant le bilan, le compte de produits et charges, l’état des soldes de
gestion, le tableau de financement et l’état des informations complémentaires (ETIC) relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2008.
Ces états de synthèse font ressortir un montant de capitaux propres et assimilés de 18 233 492 milliers de dirhams dont un bénéfice
net de 9 527 628 milliers de dirhams.
Responsabilité de la Direction
La Direction est responsable de l’établissement et de la présentation sincère de ces états de synthèse, conformément au référentiel
comptable admis au Maroc. Cette responsabilité comprend la conception, la mise en place et le suivi d’un contrôle interne relatif à
l’établissement et la présentation des états de synthèse ne comportant pas d’anomalie significative, ainsi que la détermination d’esti-
mations comptables raisonnables au regard des circonstances.
Responsabilité de l’Auditeur
Notre responsabilité est d’exprimer une opinion sur ces états de synthèse sur la base de notre audit. Nous avons effectué notre audit
selon les normes de la profession au Maroc. Ces normes requièrent de notre part de nous conformer aux règles d’éthique, de planifier
et de réaliser l’audit pour obtenir une assurance raisonnable que les états de synthèse ne comportent pas d’anomalie significative.
Un audit implique la mise en œuvre de procédures en vue de recueillir des éléments probants concernant les montants et les informa-
tions fournies dans les états de synthèse. Le choix des procédures relève du jugement de l’auditeur, de même que l’évaluation du
risque que les états de synthèse contiennent des anomalies significatives. En procédant à ces évaluations du risque, l’auditeur prend
en compte le contrôle interne en vigueur dans l’entité relatif à l’établissement et la présentation des états de synthèse afin de définir
des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité de celui-ci. Un audit
comporte également l’appréciation du caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estima-
tions comptables faites par la Direction, de même que l’appréciation de la présentation d’ensemble des états de synthèse.
Nous estimons que les éléments probants recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Le 25 février 2009
Les commissaires aux comptes
KPMG Abdelaziz ALMECHATT
Fouad LAHGAZI Abdelaziz ALMECHATT
Associé Associé
IMMOBILISATIONS CORPORELLES (C) 38 155 566 24 238 046 13 917 520 12 274 467 11 755 431
TOTAL I (A+B+C+D+E) 48 914 837 28 065 103 20 849 734 18 793 843 16 997 225
STOCKS (F) 611 997 143 395 468 601 381 903 334 446
. Marchandises 432 791 114 177 318 614 294 948 265 969
. Matières et Fournitures Consommables 179 206 29 218 149 988 86 955 68 476
. Produits en cours 0 0 0 0 0
. Produits Intermédiaires et Produits résiduels 0 0 0 0 0
. Produits Finis
CREANCES DE L'ACTIF CIRCULANT (G) 12 991 057 5 407 226 7 583 832 7 242 014 6 630 232
. Fournisseurs Débiteurs, avances et acomptes 289 489 0 289 489 130 818 254 288
. Clients et comptes rattachés 11 828 625 5 363 708 6 464 917 6 459 978 5 695 162
. Personnel 17 664 4 120 13 544 10 304 21 087
. Etat 640 545 0 640 545 529 964 532 169
. Comptes d'associés 0 0 0 0 0
. Autres débiteurs 169 422 39 397 130 025 29 149 25 580
. Comptes de régularisation Actif 45 313 0 45 313 81 802 101 947
TITRES ET VALEURS DE PLACEMENT (H) 1 843 576 0 1 843 576 2 810 321 1 400 000
ECARTS DE CONVERSION - ACTIF (I) 0 0 0 0 0
(Eléments circulants) 58 570 0 58 570 88 978 63 166
TOTAL II (F+G+H+I) 15 505 201 5 550 621 9 954 580 10 523 216 8 427 844
TRESORERIE - ACTIF 161 153 0 161 153 120 530 854 254
. Chèques et valeurs à encaisser 155 900 0 155 900 47 600 9 375
. Banques, TG. ET C.C.P. 0 0 0 67 464 839 851
. Caisses, Régies d'avances et accréditifs 5 253 0 5 253 5 466 5 028
TOTAL III 161 153 0 161 153 120 530 854 254
TOTAL GENERAL I+II+III 64 581 191 33 615 724 30 965 467 29 437 589 26 279 322
PASSIF NET
(En milliers de dirhams) 2008 2007 2006
. Capital social ou personnel (1) 5 274 572 5 274 572 5 274 572
DETTES DU PASSIF CIRCULANT (F) 10 893 340 11 328 952 9 890 079
AUTRES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES (G) 656 174 433 977 689 555
XVI- RESULTAT NET (total des produits-total des charges) 9 527 628 8 091 922 6 929 101
− Une provision complémentaire est constituée en cas d’obsolescence technique, de réduction de la durée estimée d’utilisation
ou de dépréciation de valeur.
− Les immobilisations non mises en service sont maintenues dans le poste immobilisations en cours.
Immobilisations financières
− Les titres de participations sont enregistrés à leur valeur d’acquisition. Si cette valeur est supérieure à la valeur d'usage une
provision pour dépréciation est constituée pour la différence. La valeur d'usage est déterminée par référence à la quote-part
des capitaux propres que les titres représentent, celle-ci étant le cas échéant rectifiée pour tenir compte de l'intérêt de ces
sociétés ainsi que de leurs perspectives de développement et de résultat.
− Les autres immobilisations financières représentatives de créances ou prêts et dépôts, sont enregistrées sur la base de leur
valeur nominale, des provisions étant le cas échéant constatées en cas de risque de non recouvrement de ces montants.
• des mobiles et accessoires destinés à la vente aux clients lors de l’ouverture de leur ligne,
• des éléments techniques nécessaires au déploiement du réseau ou à la maintenance autres que le câble et les
lots de pièces de
rechange.
Les stocks de mobiles et accessoires sont valorisés selon la méthode PMP, une dépréciation étant constatée pour prendre en
compte les risques d’obsolescence et d’invendus.
Les stocks des éléments techniques sont valorisés à leur coût d’acquisition (droits de douane et autres frais inclus) et sont dépréciés
en fonction de leur valeur d’utilité ou de leur obsolescence.
Créances
Les créances sont comptabilisées à leur valeur nominale.
Créances privées : les créances clients font l’objet de provision pour dépréciation en fonction du risque de non recouvrement appré-
ciées selon leur antériorité.
Créances publiques : une provision est constatée pour couvrir le risque de non reconnaissance des créances par l’Administration, elle
est évaluée de manière statistique.
Autres créances : elles sont dépréciées, le cas échéant, en fonction de l’évaluation du risque de non recouvrement.
Provisions réglementées
Elles correspondent aux provisions suivantes :
Chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires est comptabilisé sur la base des consommations des abonnés et clients en fin de période, net des subventions et
commissions.
• Les ventes de biens et services correspondent aux produits des communications sortantes et entrantes constatés dès lors qu’ils
sont réalisés (communications téléphoniques et frais de mise en service). S’agissant des abonnements, ceux-ci sont facturés
mensuellement d’avance et enregistrés en produits constatés d’avance au passif du bilan avant d’être rapportés au chiffre d’affai-
res sur la période de mise à disposition du service. En ce qui concerne les services prépayés, le chiffre d’affaires est pris en
compte au fur et à mesure des consommations.
Elles intègrent également les produits issus de la vente d’insertions publicitaires dans les annuaires imprimés et électroniques qui
sont pris en compte dans le résultat lors de leur parution.
• Les ventes de marchandises sont relatives aux produits de vente de terminaux comptabilisés lors de la livraison au client ou au
distributeur ou, le cas échéant, lors de l'activation de la ligne.
• Les coûts d’acquisition et de fidélisation comprennent les remises accordées aux nouveaux clients constituées des remises sur
mobiles et des promotions (périodes de consommations gratuites accordées aux nouveaux clients dans le cadre d’offres promo-
tionnelles). Les remises sur mobiles sont portées en diminution du chiffre d’affaires à la date de livraison du mobile au client ou
au distributeur. Les remises accordées aux distributeurs au titre de la rémunération du service rendu sont essentiellement enre-
gistrées en chiffre d’affaires au moment de la livraison.
Autres produits
Les autres produits d’exploitation regroupent :
• les transferts de charges (principalement les frais de télécommunications propres à IAM comptabilisés en autres charges exter-
nes),
• les reprises de provisions d’exploitation (stocks et provisions pour risques et charges).
• les redevances ANRT au titre de l’assignation des fréquences radioélectriques conformément à la Loi 24-96 et l’arrêté n° 310-98
du 25 février 1998,
• les charges liées au service universel conformément à la Loi n° 24-96 et au décret n° 2.00.1333 du 9 octobre 2000 (cahier de
charges d’IAM) et,
• la charge de contribution à la recherche, à la formation et à la normalisation en matières de télécommunications conformément à
la Loi n° 24-96 et au décret n° 2.00.1333 du 9 octobre 2000 (cahier de charges d’IAM).
Instrument financier
La société n’a recours à aucun instrument financier et notamment à aucune couverture de change.
34 471 308 4 198 056 0 2 511 695 35 515 116 737 2 873 241 38 155 566
IMMOBILISATIONS CORPORELLES
Terrains 969 530 0 0 15 247 28 142 0 0 956 636
Constructions 4 085 423 0 0 119 777 0 0 0 4 205 200
Installations techniques matériel et outillage 24 360 427 0 0 2 111 711 50 0 0 26 472 087
Matériel de transport 75 318 0 0 1 227 6 971 0 0 69 574
Mobilier, matériel de bureau et aménagements divers 2 626 216 0 0 263 734 352 0 0 2 889 598
Autres immobilisations corporelles 11 048 0 0 0 0 0 0 11 048
Immobilisations corporelles en cours 2 343 346 4 198 056 0 0 0 116 737 2 873 241 3 551 424
.( * ) Dont : ( * ) Dont :
Provision pour mise en Rebut (SWAP) 113 Mdh Affectation aux amortissements 7 Mdh
Provision stock classe 2 133 Mdh Pièces de rechange 101 Mdh
Provision câble 18 Mdh Reprise provision câble 104 Mdh
Retard mise en service encours 62 Mdh Retard mise en service encours 61 Mdh
Reprise provision foncier 67 Mdh
Total 326 Mdh 340 Mdh
. Fournisseurs et comptes rattachés 5 426 197 109 635 4 035 493 1281 069 2 037 730 0 189 645 4 470
. Clients débiteurs, avances et acomptes 555 913 0 555 913 0 555 913 0 0
. Personnel 642 178 0 642 178 0 0 0
. Organismes sociaux 110 237 0 110 237 0 0 110 237 0 0
Etat 2 289 450 0 2 289 450 0 0 2 289 450 0 0
. Comptes d'associés 1 0 1 0 0 0 0 0
. Autres créanciers 625 127 0 560 220 64 907 391 721 195 611 391 721 0
. Comptes de régularisation-Passif 1 244 237 0 1 244 237 0 0 0 0 0
61 981 78 652
- Engagement de prise de participation
* Gabon Télécom 175 408
* Fonds Amorçage Sindibad 0 2 164
* Médi1Sat (augmentation de capital) 55 836 0
* Médi1Sat (quasi capital) 0 0
* Mobisud France (augmentation de capital) 37 224 74 773
* Mobisud France (quasi capital) 0
* Casanet (quasi capital) 3 800 6 100
Montants
ENGAGEMENTS RECUS Exercice
. Convention d'investissement
Exemption des droits de douanes et de la TVA sur les importations relatives aux investisse-
ments. 0 0
TRANSFERT DE CHARGES
PRODUITS FINANCIERS
IAM bénéficie d'une imposition réduite de son chiffre d’affaires à l’international à hauteur de 17,5% au lieu de 30%
Adresse
NOMBRE DE TITRES Valeur MONTANT DU CAPITAL
nominale de
chaque Souscrit Appelé Libéré
Exercice Exercice action ou part
Nom, prénom ou raison sociale des principaux associés (1) précédent actuel sociale
1 2 3 4 5 6 7 8
1°/ Royaume du Maroc 263 729 263 729 0,006 1 582 371 1 582 371 1 582 371
représenté par M. Salaheddine Mezouar,
Ministre de l'Economie et des Finances
2°/ Société de Participation dans les Télécommunications 465 920 465 920 0,006 2 795 523 2 795 523 2 795 523
représentée par M. Jean-Bernard Levy
3°/ M. Fathallah Oualalou 10 0 0,006 0 0 0
14°/ Divers actionnaires 149 445 149 445 0,006 896 671 896 671 896 671
(1) Quand le nombre des associés est inférieur ou égale à 10, l'entreprise doit déclarer tous les participants au capital.
Dans les autres cas il y a lieu de ne mentionner que les 10 principaux associés par ordre d'importance décroissante.
Exercice du 01/01/08
(En milliers de dirhams) au 31/12/08
MONTANT MONTANT
A. ORIGINE DES RESULTATS A AFFECTER (Décision du 17 Avril 2008 ) B. AFFECTATIONS DES RESULTATS
. Report à nouveau au 31/12/2007 1 829 . Autres réserves 7 046
. Résultats nets en instance d'affectation 0 . Tantièmes 0
. Résultat net de l'exercice 8 091 922 . Dividendes 8 087 677
. Prélèvement sur les réserves 971 . Autres affectations 0
. Autres prélèvements 0 . Report à nouveau 0
Total A 8 094 723 Total B 8 094 723
Capitaux propres plus capitaux propres assimilés moins immobilisation en non valeurs 15 628 890 16 793 541 18 233 492
Résultats non distribués (mis en réserves ou en instance d'affectation) 266 303 1 829 7 046
II. EVENEMENTS NES POSTERIEUREMENT A LA CLOTURE DE L'EXERCICE NON RATTACHABLES A CET EXERCICE
ET CONNUS AVANT LA 1ere COMMUNICATION EXTERNE DES ETATS DE SYNTHESE
NEANT
2. Conventions conclues au cours des exercices antérieurs et dont l’exécution s’est poursuivie durant l’exercice 2007
2.1 Contrat d’avance en compte courant avec Mobisud (France)
En date du 1er mars 2007, le Conseil de Surveillance de la société a approuvé la mise en place d’une convention d’avance en compte
courant rémunéré conclue entre la société IAM et la société Mobisud (France) pour un montant maximum de € 5 280 000.
Au cours de l’exercice 2007, cette avance a été débloquée en totalité, soit un montant en principal de 59 628 milliers de dirhams auquel
se sont ajoutés des produits financiers comptabilisés par IAM à fin décembre 2007 pour 1 235 milliers de dirhams soit un solde total de 60
863 milliers de dirhams à cette date.
Au 31 décembre 2008, le solde de l’avance en compte courant y compris les intérêts à percevoir à cette date s’élève à 64 157 milliers de
dirhams.
2.2 Contrat d’avance en compte courant avec Médi 1 sat
Au cours de l’exercice 2006, la société IAM a conclu une convention avec la société MEDI1SAT en vertu de laquelle elle s’engage à met-
tre à la disposition de cette dernière, pour ses besoins financiers, des avances en compte courant rémunérés d’un montant de € 2 800
000. En 2006, IAM a procédé au paiement de la première tranche de cette avance pour un montant de € 1 200 000, soit 13 283 milliers
de dirhams.
Au cours de l’exercice 2007, IAM a procédé au paiement de la deuxième tranche de cette avance pour un montant de € 1 600 000, cor-
respondant à 18 198 milliers de dirhams.
Au 31 décembre 2007, les intérêts à percevoir comptabilisés par IAM au titre de la présente convention s’élèvent à 967 milliers de dir-
hams.
Le solde de ces avances au 31 décembre 2008, y compris les intérêts à percevoir à cette date, s’élève à 34 949 milliers de dirhams.
2.3 Contrat avec Onatel
Courant 2007, la société ONATEL a conclu avec IAM une convention en vertu de laquelle cette dernière lui fournit des prestations dans
les domaines suivants :
- La stratégie et le développement ;
- L’organisation ;
- Les réseaux ;
- Le marketing ;
- La finance ;
- Les achats ;
- Les ressources humaines ;
- Les systèmes d’information ;
- La réglementation.
Ces différents services sont exécutés principalement par le biais de personnel expatrié.
Au 31 décembre 2008, le montant facturé des prestations fournies en 2008, pris en charge par Onatel, s’est élevé à 11 333 milliers de
dirhams hors taxes. Le solde de la créance au 31 décembre 2008 s’élève à 7 565 milliers de dirhams.
2.4 Contrat avec Gabon Telecom
Courant septembre 2007, la société Gabon Telecom a conclu avec IAM une convention en vertu de laquelle cette dernière lui fournit des
prestations dans les domaines suivants :
- La Stratégie et le développement ;
- L’organisation ;
- Les réseaux ;
- Le marketing ;
- La finance ;
- Les achats ;
- Les ressources humaines ;
- Les systèmes d’information ;
- La réglementation.
Ces différents services sont exécutés principalement par le biais de personnel expatrié.
Au titre de cette convention, le montant des produits facturés par IAM à Gabon Telecom s’est élevé, au cours de l’exercice 2008, à 12
795 milliers de dirhams hors taxes.
De plus, au cours de l’exercice 2008, IAM a cédé à Gabon Telecom un ensemble de matériel pour une valeur de l’ordre de 176 milliers de
dirhams.
Au 31 décembre 2008, le compte Gabon Telecom ouvert dans les livres d’IAM présente un compte débiteur de 14 512 milliers de dir-
hams.
2.5 Contrat d’avance en compte courant avec Casanet
Maroc Telecom a décidé de confier son activité d’annuaires professionnels à sa filiale Casanet. Dans ce cadre, le Conseil de Surveillance
a autorisé en date du 4 décembre 2007, la prise en charge par la société des coûts d’investissements nécessaires dont le financement
s’effectuera par voie d’avances en compte courant non rémunérées, le montant de l’avance devrait s’élever à 6 100 milliers de dirhams.
Au cours de l’exercice 2008 Maroc Telecom a effectué une avance en compte courant au profit de Casanet d’un montant de 2 300 milliers
de dirhams représentant, au 31 décembre 2008, le solde du compte débiteur de Casanet dans les livres de Itissalat Al Maghrib.
2.6 Contrat d’assistance avec Vivendi Telecom international (VTI)
Au cours de l’exercice 2001, la société ITTISSALAT AL MAGHRIB a conclu une convention d'engagement de services avec la société
VTI, en vertu de laquelle cette dernière fournit à Maroc Telecom, en direct ou par l’intermédiaire de ses filiales, des travaux d'assistance
technique dans les domaines suivants :
- La stratégie et l’organisation ;
- Le développement ;
- Le commercial et le marketing ;
- Les finances ;
- Les achats ;
- Les ressources humaines ;
- Les systèmes d'information ;
- La réglementation ;
- L'interconnexion ;
- Les infrastructures et réseaux.
Au titre de cette convention, le montant des honoraires pris en charge par IAM au cours de 2008 s'est élevé à 6 964 milliers de dirhams
hors taxes. Le solde des dettes à ce titre s’élève, au 31 décembre 2008, à 5 331 milliers de dirhams.
2.7 Refacturation des coûts relatifs aux stocks options et aux attributions gratuites d’actions
Vivendi refacture à ses filiales le coût lié aux avantages consentis aux titres des stocks options et des attributions gratuites d’actions aux
collaborateurs bénéficiaires.
Au titre des stocks options et attributions gratuites d’actions, le montant des refacturations nettes en faveur de IAM s’est élevé, au cours
de l’exercice 2008, à 14 367 milliers de dirhams. Le solde de la dette au 31 décembre 2008 s’élève à 68 921 milliers de dirhams.
2.8 Contrat avec Mauritel SA
Au cours de l’exercice 2001, la société Mauritel SA a conclu une convention avec la société ITTISSALAT AL MAGHRIB en vertu de la-
quelle cette dernière fournit à MAURITEL des travaux de prestations, d’assistance technique ainsi que la cession de matériels.
Le montant des produits facturés par IAM à MAURITEL S.A. en 2008 s’élève à 9 473 milliers de dirhams hors taxes. Le compte MAURI-
TEL S.A. ouvert dans les livres d’IAM au 31 décembre 2008 présente un solde débiteur de 10 976 milliers de dirhams.
2.9 Contrat avec Casanet
Depuis l’exercice 2003, la société IAM a conclu plusieurs conventions avec la société Casanet qui ont pour objets :
- La maintenance en conditions opérationnelles du portail Internet Menara d’IAM ;
- La fourniture des prestations de développement et d’hébergement du portail mobile d’IAM ;
- L’hébergement du site El Manzil d’IAM ;
- La maintenance de nouveaux modules WAP sur le portail Menara et la production des contenus relatifs à ces modules ;
- La réalisation des sites WEB ;
- La commercialisation des accès Internet par liaison louée ;
- L’acquisition de divers matériels ;
- La production et la commercialisation de l'annuaire les pages jaunes d'IAM ;
- La régularisation et la mise en ligne des bannières publicitaires sur le portail Menara ;
- L'envoi des SMS pour le compte de IAM ;
- Etc.
Au 31 décembre 2008, le montant des charges facturées à IAM au titre de ces conventions s’élève à 31 686 milliers de dirhams hors
taxes.
Au 31 décembre 2008, le montant des produits comptabilisés par IAM au titre de ces conventions s’élève à 2 202 milliers de dirhams hors
taxes.
Les comptes Casanet ouverts, dans le cadre de cette convention, dans les livres d’IAM au 31 décembre 2008 présentent respectivement
un solde créditeur pour un montant de 11 047 milliers de dirhams et un solde débiteur pour un montant de 13 494 milliers de dirhams.
Le 25 février 2009
Les commissaires aux comptes
Janie LETROT Directeur Général Réglementa- 1ère nomination : 29 juin 2006 2011*
(54ans) tion, Communication et Dévelop- Renouvellement le 23 février 2009
pement à l’International
Rachid MECHAHOURI Directeur Général 1ère nomination : 17 novembre 2008 2011*
(42 ans) Pôle Réseaux et Systèmes Renouvellement le 23 février 2009
* les mandats des membres du Directoire ont été renouvelés lors du Conseil de surveillance du 23 février 2009, pour une durée de
deux ans, qui sera portée à quatre ans, sous réserve de l’approbation des nouveaux statuts par l’Assemblée Générale.
Notice biographique et autres mandats et fonctions exercés par les membres du Directoire
Abdeslam AHIZOUNE
Abdeslam Ahizoune est Président du Directoire de Maroc Telecom depuis février 2001. Il exerce également
les fonctions de membre du Directoire de Vivendi (depuis avril 2005). Il est membre des Conseils d’Admi-
nistration des sociétés Axa Assurances Maroc et Holcim Maroc, de la Fondation Mohammed V pour la Soli-
darité, de la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement, de l’Association Lalla Salma pour la lutte
contre le cancer et de l’Université Al Akhawayne. Depuis 2006, Abdeslam Ahizoune est Président de la
Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme (FRMA). Au cours de l’année 2008, il a été nommé Président de
l’Association Marocaine des Professionnels des Télécoms (MATI) et Président-Directeur général de la so-
ciété Médi1Sat (chaîne satellitaire Marocaine).
Il a successivement exercé les fonctions de Président-Directeur général de Maroc Telecom (entre février
1998 et 2001), Ministre des Télécommunications (entre août 1997 et 1998), Directeur général de l'ONPT
(entre février 1995 et août 1997), Ministre des Postes et Télécommunications et Directeur Général de
l'ONPT (entre août 1992 et février 1995) et Directeur des Télécommunications au Ministère des Postes et
Télécommunications (entre 1983 et 1992). Il a également occupé dès 1982, diverses hautes fonctions,
dans le département des Postes et des Télécommunications puis dans l’Office National des Postes et Télé-
communications (ONPT).
Il est titulaire d'un diplôme d’Ingénieur de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris
en 1977.
Larbi GUEDIRA
Larbi Guedira est Directeur Général du Pôle Services de Maroc Telecom, après y avoir notamment occupé
les fonctions de Directeur Central du Pôle Commercial, de Directeur Central des Télécommunications, de
Directeur Financier et de Directeur Régional de Casablanca. Il est par ailleurs administrateur de la CMC, de
Mauritel SA, de Matelca, d’Onatel, de Telmob, de Gabon Télécom, de Libertis et de Mobisud Belgique. Il
fut également Président de l'Association Nationale des Ingénieurs des Télécommunications entre 2000 et
2002.
Larbi Guedira est ingénieur de l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris et titulaire
d’une maîtrise de mathématique à Paris XI (Orsay) et d'un DESS de gestion de l'Université de Lille.
Rachid MECHAHOURI
Rachid Mechahouri est Directeur Général du Pôle Réseaux et Systèmes de Maroc Telecom, il a intégré
Maroc Telecom en tant qu’ingénieur en 1992, il a occupé successivement les postes de Chef de projet
GSM, Chef de service de la planification puis Chef de Division Equipements réseaux Mobiles, Directeur
Achats d’infrastructures et Directeur Achats. Il est par ailleurs Administrateur de Casanet.
Rachid Mechahouri est lauréat de l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris et titu-
laire d’un DEA en Electronique et Automatique.
Janie LETROT
Janie Letrot est Directeur Général de la Réglementation, de la Communication et du Développement à l’In-
ternational de Maroc Telecom. Elle est par ailleurs administrateur d’Onatel. Déléguée générale du groupe
Vivendi au Maroc de janvier 1999 à juillet 2001, elle a rejoint Maroc Telecom en tant que Directeur de la
Réglementation et des Relations extérieures avant d’être promue Directeur Central de la Réglementation et
de la Communication. Auparavant, elle fut successivement Administrateur civil au Ministère français des
Finances, Conseiller commercial et Conseiller financier à la Mission économique auprès de l’ambassade
de France à Rabat puis Conseiller économique et financier à la Mission permanente de la France auprès
des Nations unies à New York.
Titulaire d’une licence d’Histoire-Géographie (Paris-Sorbonne), elle est lauréate de l’Ecole Nationale d’Ad-
ministration de Paris.
Janie Letrot est chevalier de l’Ordre national du Mérite.
Arnaud CASTILLE
Arnaud Castille est Directeur Général du Pôle Administratif et Financier de Maroc Telecom. Il occupait au
sein de cette même société le poste de Directeur du contrôle de gestion depuis septembre 2001. Il est Pré-
sident du conseil d’administration de CMC et administrateur d’Onatel et de Mobisud Belgique. Il a été, au-
paravant, Responsable administratif et financier d’une direction de travaux chez Bouygues, puis Chef de
mission dans le cabinet de conseil CSC Peat Marwick. Il a débuté sa carrière en tant qu’auditeur chez Ern-
st & Young. Arnaud Castille est âgé de 36 ans.
Il est titulaire d’une maîtrise de gestion et d’un DESS de finance d’entreprise de l’université Paris Dauphine
et diplômé de l’International Executive Programme de l’INSEAD.
Selon le droit marocain, le Directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circons-
tances au nom de la Société ; il les exerce dans la limite de l'objet social et sous réserve de ceux qui sont
expressément attribués par la loi au Conseil de Surveillance et aux assemblées d'actionnaires.
Dans les rapports avec les tiers, la Société est engagée même par les actes du Directoire qui ne relèvent
pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte dépasse cet objet ou qu'il ne
pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à
constituer cette preuve.
Les dispositions des statuts limitant les pouvoirs du Directoire sont inopposables aux tiers.
Sauf dispense accordée par le Conseil de Surveillance statuant à la majorité qualifiée des trois-quarts, les
membres du Directoire doivent être salariés de la Société et présents plus de 183 jours par an sur le terri-
toire marocain.
Chakib BENMOUSSA
Chakib Benmoussa est Ministre de l’Intérieur depuis le 15 février 2006. Auparavant, il a été Directeur de la
planification, Directeur des Routes au Ministère de l’Equipement, Secrétaire Général du Département du
Premier Ministre et Président Délégué de « SONASID » et de « Tanger Free Zone ».
Il fut également Administrateur, Directeur Général du Groupe des « Brasseries du Maroc », Membre de la
CGEM, de la fondation CGEM pour l’Entreprise, de la COSEF (Commission Spéciale Education Formation)
et Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur.
Chakib Benmoussa est diplômé de l’Ecole Polytechnique en 1979 et de l’Ecole Nationale des Ponts et
Chaussées en 1981. Il est titulaire d’un "Master of Science" en Génie Civil au Massachusetts Institute of
Technology en 1983 et d’un DESS de Gestion de Projet (I.A.E, Lille).
Abdelaziz TALBI
Abdelaziz Talbi a été nommé Directeur en 2005 de la Direction des Entreprises Publiques et de la Privati-
sation (DEPP) au Ministère de l’Economie et des Finances. Il avait auparavant rempli différentes responsa-
bilités au sein de la DEPP, supervisant le service de la révision comptable puis la division de l’audit et de la
normalisation comptable puis occupant le poste de Directeur Adjoint. Avant son entrée dans l'Administra-
tion publique, il a été directeur administratif et financier dans une société à Rabat et responsable régional
dans un cabinet d'expertise comptable à Paris. Parallèlement à son activité au sein de la DEPP, Abdelaziz
Talbi est Président du comité permanent du Conseil National de la Comptabilité.
Abdelaziz Talbi est expert-comptable diplômé par l'Etat Français et titulaire d’un diplôme en administration
des entreprises et des collectivités publiques de l'Université de Nancy.
Abdelaziz Talbi, en tant que représentant de l’Etat Marocain, est membre du Conseil de Surveillance de la
Régie des tabacs, Atlas Blue et Crédit Agricole du Maroc et du Conseil d’Administration de la Compagnie
Nationale « Royal Air Maroc », de la Compagnie Marocaine de Navigation « COMANAV », de la Société
Nationale de Radio et de Télévision (SNRT) et de la Société Nationale d’Aménagement Communal
(SONADAC).
Jean-René FOURTOU
Jean-René Fourtou est un ancien élève de l'Ecole Polytechnique. En 1963, Jean-René Fourtou était Ingé-
nieur-conseil en organisation à l'Organisation Bossard & Michel. Puis en 1972, il devient Directeur général
de Bossard Consultants, avant de devenir Président-Directeur général du Groupe Bossard en 1977. En
1986, il est nommé Président-Directeur général du Groupe Rhône-Poulenc. De décembre 1999 à mai
2002, il occupe les fonctions de Vice-président et de Directeur général d'Aventis.
Jean-René Fourtou est Président Honoraire de la Chambre de Commerce Internationale (ICC). Il copréside
le Groupe d’impulsion économique franco-marocain créé en septembre 2005, qui a pour vocation de propo-
ser toute mesure susceptible d’améliorer les relations économiques entre les deux pays.
Il est également Président du Conseil de surveillance du Groupe Canal+, Membre du Conseil de surveil-
lance d’AXA, membre du Conseil d’administration d’AXA Millésimes SAS, administrateur de Cap Gemini,
de Sanofi Aventis, de NBC Universal (Etats-Unis) et de Nestlé (Suisse).
Jacques ESPINASSE
Jacques Espinasse est titulaire d’un MBA de l’Université du Michigan. Depuis mai 2007, il est retraité et
administrateur de sociétés.
Il est administrateur et président du comité d’audit d’Axa Belgium et d’AXA Holdings Belgium (Bruxelles), il
est membre du conseil de surveillance, du comité d'Audit et du Comité des rémunérations de La Banque
Postale Asset Mngt LBPAM (Paris). Il est également administrateur, membre du Comité d'Audit d’Hammer-
son Plc (Londres), administrateur et membre du comité d'audit, du comité des nominations et des rémuné-
rations de SES (Luxembourg)
Jacques Espinasse a occupé de nombreux postes à responsabilités au sein de grands groupes français, et
notamment CEP Communication et Groupe Larousse Nathan, dont il est devenu Directeur général adjoint
en 1984. En 1985, il a été nommé Directeur financier du Groupe Havas puis Directeur général adjoint lors
de la privatisation du groupe Havas, en mai 1987, et ce jusqu'en janvier 1994. En 1999, il a été nommé
Directeur général du bouquet satellite TPS puis administrateur-directeur général en 2001. Enfin, en juillet
2002, il a été nommé Directeur financier du Groupe Vivendi puis membre du Directoire de Vivendi en avril
2005.
Philippe CAPRON
Philippe Capron est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP) et de l’Ecole des hautes études
commerciales (HEC), Il est assistant du Président et Secrétaire du Conseil d’administration de Sacilor de
1979 à 1981. A sa sortie de l’ENA en 1985, il rejoint l’inspection générale des finances.
Conseiller du Président-directeur général de Duménil Leblé de 1989-1990, puis Directeur général et mem-
bre du Directoire de la Banque Duménil Leblé (groupe Cérus) de 1990 à 1992, il est ensuite Vice Président
(partner) au sein du cabinet de conseil en stratégie Bain and Company de 1992 à 1994.
Directeur du développement international et membre du Comité exécutif du Groupe Euler de 1994 à 1997,
il est Président-directeur général d’Euler-SFAC de 1998 à 2000.
Il rejoint en novembre 2000 le groupe Usinor comme Directeur des services financiers, membre du Comité
exécutif jusqu’en 2002, date à laquelle il est nommé Vice-président exécutif du groupe Arcelor, chargé de
la division aciers pour emballage puis des activités de distribution et de trading internationales. Début 2006,
il devient Directeur des affaires financières et membre du management committee du Groupe Arcelor.
Philippe Capron a rejoint Vivendi en janvier 2007 en qualité de Directeur à la Direction générale. Il est nom-
mé membre du Directoire et Directeur Financier de Vivendi en avril 2007.
Il est membre du Conseil de surveillance du Groupe Canal+, membre du Conseil de surveillance et Prési-
dent du Comité d’audit de Canal+ France, du Groupe Vibrac. Il est administrateur et Président du comité
d’audit de SFR, Administrateur de NBC Universal (Etats-Unis), d’Activision Blizzard (Etats-Unis), de Tinubu
Square et membre de la société d’économie politique.
Régis TURRINI
Régis Turrini est Directeur de la Stratégie et du Développement de Vivendi depuis janvier 2008. Il a rejoint
Vivendi en janvier 2003, en tant que Directeur à la Direction générale, chargé des fusions & acquisitions.
Avocat au Barreau de Paris, diplômé des facultés de lettres et de droit et de l'Institut d'Etudes Politiques de
Paris, et ancien élève de l'Ecole Nationale d'Administration, Régis Turrini, 49 ans, a débuté sa carrière
comme conseiller de Tribunal administratif et de Cour administrative d'appel, avant d'intégrer les cabinets
Cleary Gottlieb Steen & Hamilton (1989-1992) puis Jeantet & Associés (1992-1995), en qualité d'avocat
d'affaires. Il rejoint en 1995 Arjil & Associés Banque (groupe Lagardère) comme conseiller de la gérance,
puis gérant et enfin, à compter de 2000, associé-gérant.
Il est Président-Directeur général de Vivendi Telecom International, de Vivendi Net USA Group, Inc. (Etats-
Unis) et de [Link] Inc (Etats-Unis) Membre du Conseil de surveillance de Canal+ France, Administra-
teur de Scoot Europe NV (Belgique) et de Vivendinet UK Limited (Angleterre - Pays de Galles).
Statutairement, le Conseil de Surveillance est composé de huit membres au moins et de quinze membres
au plus depuis que les actions de la société sont inscrites à la cote. Il élit parmi ses membres un Président
et un Vice-président qui peuvent convoquer le Conseil et en diriger les débats. Le Conseil de Surveillance
nomme et révoque les membres du Directoire à la majorité simple et confère à l’un d’eux la qualité de pré-
sident.
Conformément aux dispositions statutaires, les décisions du Conseil sont prises, selon leur nature, à la ma-
jorité simple ou à la majorité qualifiée des trois-quarts (3/4) des membres.
Le Conseil de Surveillance exerce le contrôle permanent de la gestion de la Société par le Directoire. Pour
davantage de renseignements sur la composition du Conseil de Surveillance, la durée des fonctions de ses
membres et les modalités de délibérations, voir section 3.1 « Renseignements de caractère général
concernant la Société — Administration de la Société — Conseil de Surveillance ».
En 2008, le Conseil de Surveillance s’est réuni à cinq reprises, pour approuver aussi bien les réalisations
de l’entreprise que ses perspectives de croissance à moyen et long termes avec un taux moyen de pré-
sence de 70%.
Au sein du Conseil de Surveillance, Messieurs Salaheddine Mezouar, Chakib Benmoussa et Abdelaziz Tal-
bi (3 membres) ont été nommés sur proposition du Gouvernement du Royaume du Maroc et Messieurs
Jean-Bernard Lévy, Jean-René Fourtou, Frank Esser, Philippe Capron, et Régis Turrini, (5 membres) ont
été nommés sur proposition de Vivendi. Monsieur Jacques Espinasse, nommé initialement sur proposition
de Vivendi et parti en retraite en 2007, a conservé son poste de membre du Conseil de Surveillance.
Chaque membre du Conseil de Surveillance doit posséder au moins une action.
D'après le droit marocain, le Conseil de Surveillance exerce le contrôle permanent de la gestion de la So-
ciété par le Directoire.
Les statuts peuvent subordonner à l'autorisation préalable du Conseil de Surveillance la conclusion des
opérations qu'ils énumèrent. Lorsqu'une opération exige l'autorisation du Conseil de Surveillance et que
celui-ci la refuse, le Directoire peut soumettre le différend à l'assemblée générale pour décision.
La cession d'immeubles par nature, la cession totale ou partielle de participations, la constitution des sûre-
tés ainsi que les cautions, avals et garanties font l’objet d’une autorisation du Conseil de Surveillance. Ce-
lui-ci fixe un montant pour chaque opération. Toutefois, le Directoire peut être autorisé à donner, sans limite
de montant, des cautions, avals ou garanties aux administrations fiscales et douanières.
Lorsqu'une opération dépasse le montant ainsi fixé, l'autorisation du Conseil de Surveillance est requise
dans chaque cas. Le Directoire peut déléguer le pouvoir qu'il a reçu en application des alinéas précédents.
L'absence d'autorisation est inopposable aux tiers, à moins que la Société ne prouve que ceux-ci en aient
eu connaissance ou ne pouvaient l'ignorer.
A toute époque de l'année, le Conseil de Surveillance opère les vérifications et les contrôles qu'il juge op-
portuns et peut se faire communiquer les documents qu'il estime utile à l'accomplissement de sa mission.
Les membres du Conseil de Surveillance peuvent prendre connaissance de toutes informations relatives à
la vie de la Société. Une fois par trimestre au moins, le Directoire présente un rapport au Conseil de Sur-
veillance. Après la clôture de chaque exercice et dans le délai de trois mois, le Directoire présente au
Conseil de Surveillance, aux fins de vérification et de contrôle, les documents visés dans de la loi 17-95
relative aux sociétés anonymes.
Le Conseil de Surveillance présente à l'assemblée générale ses observations sur le rapport du Directoire
ainsi que sur les comptes de l'exercice.
Les membres du Conseil de Surveillance ne sont pas liés à la Société par un contrat de travail.
Composition
* Madame Sandrine Dufour a été nommée en qualité de membre du Comité d’audit lors du Conseil de Surveillance du 29 mai 2008,
en remplacement de Monsieur Robert de Metz.
Notice biographique et autres mandats et fonctions exercés par les membres du Comité d'Audit
Noureddine BOUTAYEB
Noureddine Boutayeb a été nommé Wali, Directeur Général des Collectivités locales au Ministère de l’Inté-
rieur en 2006. Il est également membre du Conseil de Surveillance du Crédit Agricole. Auparavant il fut
Directeur des Affaires Rurales au Ministère de l’intérieur, Directeur Général Adjoint de la Société Maghré-
bine d’Ingénierie (INGEMA SA) après avoir occupé différents postes d’Ingénieur au sein du Ministère de
l’Equipement et dans un Bureau d’Ingénieurs Conseils à Paris.
Nourredine Boutayeb est diplômé de l’Ecole Centrale de Paris. Il est en outre titulaire du MBA et du di-
plôme d’Ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Il a enfin obtenu un DEA en Mécaniques
des Sols.
Pierre TROTOT
Pierre Trotot est Directeur Général délégué Finances et Administration de SFR. Il occupa auparavant les
fonctions de Chargé de mission puis de Directeur à la direction financière au sein de la Compagnie Géné-
rale des Eaux après avoir été Chargé de mission auprès du Président au sein de la Compagnie de Naviga-
tion Mixte (1982-1988). Il exerça précédemment les fonctions de Chargé de mission chez Arthur Andersen
Audit (1978-1982).
Pierre Trotot est diplômé d'HEC.
Monkid MESTASSI
Monkid Mestassi est Secrétaire général du Ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé des Affai-
res Economiques et Générales depuis septembre 2003. Il a occupé auparavant plusieurs postes, Adminis-
trateur-adjoint au Ministère des Affaires Etrangères (service de la coopération économique bilatérale), Atta-
ché de direction à Bank Al Maghreb (Banque Centrale), Chef de service à l’O.C.E (Office de Commerciali-
sation et d’Exportation) et Chargé d’Etudes auprès du Premier Ministre.
Il a été nommé en 1987, Chargé de Mission auprès du Premier Ministre responsable de la coopération éco-
nomique avec l’USAID et de la coordination des relations avec le groupe de la Banque Mondiale. Il a été
également en 2000, Responsable du dossier de la moralisation de la vie publique et de la lutte contre la
corruption et Chargé de Mission auprès du Premier Ministre, Responsable du pôle de la mise à niveau de
l’Administration.
Monkid Mestassi est Ingénieur d’Etat statisticien-économiste et titulaire d’une maîtrise es-sciences écono-
miques.
Sandrine DUFOUR
Sandrine Dufour est Directeur Financier Adjoint de Vivendi en charge de la consolidation, du reporting fi-
nancier, du plan, du budget et du contrôle de gestion. Elle est également Président de Vivendi Mobile En-
tertainment (VME). Elle occupa auparavant les fonctions de Chargée de Mission auprès du Directeur Fi-
nancier de Vivendi, Directeur Financier de VU Net puis Directeur de l’Audit Interne et Projets Spéciaux de
Vivendi, basée à New York. Avant d’entrer chez Vivendi en 1999, Sandrine Dufour a été analyste financier
à la BNP (1990-1993) puis à la société de Bourse CAI Cheuvreux (1993-1999), où elle avait notamment en
charge le secteur des Télécommunications.
Sandrine Dufour est diplômée de l’ESSEC et CFA.
Fonctionnement
Créé en 2003 par le Conseil de Surveillance, le Comité d’Audit répond à la volonté des actionnaires d’a-
dopter les standards internationaux pour le Gouvernement d’Entreprise et le Contrôle Interne de Maroc Te-
lecom.
Le Comité d’Audit est composé d’un Président et de six membres permanents, à raison de trois représen-
tants pour l’Etat et quatre pour Vivendi, dont le Président. Le Comité d’Audit s’est réuni en mai 2004 pour la
première fois et a tenu quatre réunions en 2008. Il a pour rôle de faire des recommandations et émettre des
avis au Conseil de Surveillance, notamment dans les domaines suivants :
• examen des comptes sociaux et comptes consolidés avant leur présentation au Conseil de Surveil-
lance,
• cohérence et efficacité du dispositif de contrôle interne de la Société,
• suivi du programme de travail des auditeurs externes et internes et examen des conclusions de leurs
contrôles,
• méthodes et principes comptables, ainsi que le périmètre de consolidation,
• risques et engagements hors bilan de la Société,
• suivi de la politique d’assurances,
• procédures de sélection des commissaires aux comptes, formulation d’avis sur le montant des honorai-
res sollicités pour l’exécution de leur mission de contrôle légal et contrôle du respect des règles garan-
tissant leur indépendance, et
• tout sujet qu’il estime présenter des risques pour la Société ou des dysfonctionnements graves de pro-
cédures.
Audit Interne
Le département d’Audit Interne de Maroc Telecom est une fonction indépendante qui a un accès direct au
Comité d’Audit. Son fonctionnement est régi par une Charte, approuvée par le Comité d’Audit.
Le département d’Audit Interne a pour vocation de fournir à l’entreprise une assurance sur le degré de maî-
trise de ses opérations et sur la qualité du contrôle interne à chacun des niveaux de son organisation. Le
département d’Audit Interne aide l’entreprise à atteindre ses objectifs en évaluant les processus de mana-
gement des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise.
L’efficacité du processus de contrôle interne est appréciée par l’Audit Interne en fonction d’un plan d’audit
annuel approuvé par le Comité d’Audit. Les synthèses des observations et recommandations formulées par
le département d’Audit Interne sont communiquées au Comité d’Audit afin qu’il puisse en assurer le suivi et
en garantir la mise en œuvre.
Le plan d’audit est défini en fonction d’une analyse des risques de l’entreprise, qui couvre à la fois les ris-
ques financiers et informatiques ainsi que les risques inhérents aux unités opérationnelles du groupe.
Pour satisfaire ce double objectif, le département d’audit interne est composé de deux pôles qui ont une
mission complémentaire :
• l’audit financier (09 auditeurs au 31 décembre 2008), rattaché à la Direction du Contrôle Général
(Présidence), intervient dans les processus ayant un impact comptable et financier.
• l’audit opérationnel (18 auditeurs au 31 décembre 2008), rattaché à la Direction du Contrôle Général
(Présidence), intervient dans les unités opérationnelles (agences, centres techniques, magasins, ré-
gions…). Il procède à l’analyse des procédures de gestion des ressources, des réseaux et des services
à la clientèle.
Le plan annuel d’audit se décline dans un programme de missions dont la réalisation est confiée au dépar-
tement d’Audit Interne. Ces missions ont pour principaux objectifs de :
• déterminer l’adéquation et la réalité des contrôles dans les domaines financier, informatique et opéra-
tionnel en assurant que les principaux risques sont identifiés et convenablement couverts ;
• revoir l’intégrité de l’information financière, incluant les contrôles relatifs à la sécurité de la communica-
tion, de l’enregistrement et de la sauvegarde de l’information ;
• revoir les unités opérationnelles et les systèmes pour s’assurer de l’adéquation avec les politiques, pro-
cédures, exigences législatives et réglementaires ;
• revoir les moyens de sauvegarde des actifs et conseiller le management quant à l’efficience et l’effica-
cité de l’utilisation des ressources ;
• s’assurer de la mise en œuvre des recommandations dans le cadre de missions de suivi.
Le département d’Audit Interne communique et se coordonne enfin avec les auditeurs externes de l’entre-
prise afin de maximiser l’efficacité du champ de couverture de l’audit.
Les missions d’audit interne réalisées en 2008 ont concerné les principaux cycles du bilan et du compte de
résultat : chiffre d’affaires, immobilisations, stocks et trésorerie.
Inspection
Conjointement avec le département d’Audit Interne, le département d’Inspection (15 inspecteurs au 31 dé-
cembre 2008) participe également à l’évaluation et à la validation du contrôle interne de l’entreprise. Il rap-
porte à la Direction du Contrôle Général (Présidence) et au Comité d’Audit.
A la demande de ces instances ou de sa propre initiative, le département d’Inspection procède à des
contrôles réguliers, inopinés et spécifiques dans le but de :
• protéger les actifs, le patrimoine, les ressources et les moyens mis en œuvre ;
• veiller au respect des instructions, politiques, règles et procédures de gestion ;
• assurer la qualité, l’exhaustivité et la fiabilité des données et l’optimisation de l’allocation des ressour-
ces ;
• prouver et délimiter les éventuelles responsabilités en cas de dysfonctionnements, d’irrégularités ou de
fraude que l’entreprise serait amenée à constater.
L’Inspection peut être appelée à renforcer l’audit opérationnel dans la réalisation de missions spécifiques et
ponctuelles, et à constituer une force d’étude, d’analyse et de proposition sur le fonctionnement de l’entre-
prise.
Sarbanes-Oxley
En 2006, Vivendi a mis un terme au contrat de dépôt (« agreement ») relatif à ses American Depositary
Receipts (ADR) conclu avec The Bank of New York, ainsi qu’à ses obligations liées au « Securities and
Exchange Act » de 1934.
Pour les besoins de Vivendi, alors cotée au New York Stock Exchange, Maroc Telecom en tant que filiale
du groupe, avait initié dès 2003 des travaux de mise en conformité avec la Loi Sarbanes-Oxley basés sur
une évaluation de la qualité des processus pouvant avoir une incidence sur la fiabilité de l’information finan-
cière. Suite à l’extinction des obligations réglementaires de Vivendi vis-à-vis des autorités de marché amé-
ricaines, Maroc Telecom continue de maintenir les meilleurs standards en matière de gouvernance et de
communication financière.
Des sociétés du groupe Vivendi participent au paiement d’une partie de ces sommes à certains membres
du Directoire. Par ailleurs, certains membres du Directoire sont éligibles au plan d’options de souscription
d’actions Vivendi. Sur la base des rémunérations de 2008, le montant minimum à payer par la Société en
cas de rupture des contrats de travail des membres du Directoire s’élèverait à environ 38 millions de dir-
hams au total sauf licenciement pour faute lourde ou grave. Par ailleurs les frais de déplacement et de re-
présentation engagés par les membres du Directoire dans l’exercice de leurs fonctions sont pris en charge
par la société.
S’agissant des membres du Conseil de Surveillance, l’Assemblée Générale du 28 octobre 2004 a décidé
d’allouer, à titre de jetons de présence aux membres du Conseil de surveillance, la somme globale an-
nuelle de deux millions (2 000 000) de dirhams. Cette décision est valable jusqu’à ce qu’une nouvelle déci-
sion soit prise par l’Assemblée Générale. Les conditions et modalités de répartition doivent être fixées cha-
que année par le Conseil de Surveillance. Il sera proposé à l’Assemblée Générale du 23 avril 2009 d’al-
louer, à titre de jetons de présence aux membres du Conseil de Surveillance la somme globale
de 2,4 millions de dirhams.
Lors du Conseil de Surveillance du 1er août 2007, les membres du conseil ont décidé, à l’instar du précé-
dent exercice, de renoncer à percevoir les jetons de présence qui devaient être versés au titre de l’exercice
2006 et ont souhaité que ceux-ci soient versés par Maroc Telecom à l’Association Maroc Telecom pour la
Promotion de l’Emploi qui est chargée de les répartir sous forme de soutien financier à des étudiants maro-
cains méritants disposant de peu de ressources et souhaitant suivre un cursus universitaire .
Maroc Telecom étant une société de droit marocain, les dispositions du Code de Commerce français ne lui
sont pas applicables.
Néanmoins, aux termes des articles 95 et suivants de la loi marocaine n°17-95 sur les sociétés anonymes,
telle que modifiée et complétée par la loi n°20-05, toute convention intervenant, entre la société et l’un des
membres du Directoire ou du Conseil de Surveillance ou l’un de ses actionnaires détenant, directement ou
indirectement, plus de 5% du capital et des droits de vote, est soumise à l’autorisation préalable du Conseil
de Surveillance. Il en est de même des conventions intervenant entre la société et une entreprise, si l’un
des membres du Directoire ou du Conseil de Surveillance, est propriétaire, associé indéfiniment responsa-
ble, gérant, administrateur, directeur général ou membre du Directoire ou du Conseil de Surveillance de
l’entreprise.
6.4.1 Les conventions réglementées conclues par Maroc Telecom durant l’exercice 2008
En date du 29 mai 2008, la société Maroc Telecom a conclu une convention avec la société Médi1Sat en
vertu de laquelle elle consent une nouvelle avance en compte courant d’un montant de 1,120 million d’eu-
ros. Au 30 septembre 2008, Maroc Telecom a fait un transfert complémentaire de 504 000 euros.
En date du 29 juillet 2008, le Conseil de Surveillance de la société a approuvé l’octroi d’avances en compte
courant à la société Mobisud (France) par un montant maximum de 6,6 millions d’euros. Au 31 décembre
2008, aucun versement n’a été effectué au titre de cette convention.
6.4.2 Les conventions conclues au cours des exercices antérieurs et dont l’exécu-
tion s’est poursuivie durant l’exercice 2008
En septembre 2007, la société Onatel a conclu avec Maroc Telecom une convention en vertu de laquelle
cette dernière lui fournit des prestations dans les domaines suivants: la stratégie et le développement, l’or-
ganisation, les réseaux, le marketing, la finance, les achats, les ressources humaines, les systèmes d’infor-
mation et la réglementation.
Ces différents services sont exécutés principalement par le biais de personnel expatrié.
Le montant facturé des prestations fournies , pris en charge par Onatel, s’est élevé à 11,3 millions de dir-
hams hors taxes en 2008 et à 11,5 millions de dirhams hors taxes en 2007.
En septembre 2007, la société Gabon Télécom a conclu avec Maroc Telecom une convention en vertu de
laquelle cette dernière lui fournit des prestations dans les domaines suivants : la stratégie et le développe-
ment, l’organisation, les réseaux, le marketing, la finance, les achats, les ressources humaines, les systè-
mes d’information et la réglementation.
Ces différents services sont exécutés principalement par le biais de personnel expatrié.
Le montant des produits facturés par Maroc Telecom à Gabon Télécom s’est élevé à 12,8 millions de dir-
hams hors taxes en 2008 et à 12,8 millions de dirhams en 2007.
De plus, Maroc Telecom a cédé à Gabon Télécom un ensemble de matériel pour une valeur de l’ordre de
0,176 million de dirhams au cours de l’exercice 2008 et de 1,35 millions de dirhams en 2007.
Refacturation des coûts relatifs aux stocks options et aux attributions gratuites d’actions
Dans le cadre de l’application des normes IFRS, Vivendi refacture à ses filiales le coût lié aux avantages
consentis aux titres des stocks options, plan d’épargne groupe et des attributions gratuites d’actions aux
collaborateurs bénéficiaires. Les montants refacturés sont les suivants :
Au titre des stocks options et attributions d’actions gratuites, le montant s’élève à 14,4 millions de dirhams
en 2008, 21,9 millions de dirhams en 2007 et à 21,5 millions de dirhams en 2006.
Au cours de l’exercice 2003, la société Maroc Telecom a conclu plusieurs conventions avec la société Ca-
sanet, qui ont pour objet entre autres, la maintenance en conditions opérationnelles du portail Internet Me-
nara de Maroc Telecom, la fourniture des prestations de développement et d’hébergement du portail Mo-
bile de Maroc Telecom, l’hébergement du site El Manzil de Maroc Telecom, la maintenance de nouveaux
modules WAP sur le portail Menara et la production des contenus relatifs à ces modules, ainsi que la com-
mercialisation des accès Internet par liaison louée.
Les montants facturés par Casanet à Maroc Telecom en vertu des conventions décrites ci-dessus pour les
exercices 2008, 2007 et 2006 se sont élevés à respectivement 31,7 millions de dirhams, 49,4 millions de
dirhams et de 27,5 millions de dirhams.
En date du 24 février 2006, le Conseil de Surveillance de la société Maroc Telecom a approuvé la conven-
tion conclue au cours de l’exercice avec la société Media Overseas, filiale du Groupe Canal +, ayant pour
objet le lancement d’une offre de TV sur ADSL. Les opérations au titre de cette convention sont engagées
avec la société Canal Overseas Africa (ex. Multitv Afrique), filiale de la société Media Overseas.
Le montant comptabilisé en charge par Maroc Telecom au titre de la présente convention s’élève à
7,8 millions de dirhams en 2008 et à 4,5 millions de dirhams en 2007.
Mobisud France
En commun accord avec les autres actionnaires de Mobisud France, Maroc Telecom prévoit de se désen-
gager totalement de Mobisud France en cédant sa participation de 66% à SFR.
Monsieur le Président,
En notre qualité de commissaires aux comptes et en application du règlement (CE) n°809/2004, nous
avons établi le présent rapport sur les prévisions de résultat de la société ITISSALAT AL-MAGHRIB inclu-
ses dans le chapitre 7 section 7.3 du document de référence 2008.
Ces prévisions et les hypothèses significatives qui les sous-tendent ont été établies sous votre responsabi-
lité, en application des dispositions du règlement (CE) n°809/2004 et des recommandations CESR relatives
aux prévisions.
Il nous appartient, sur la base de nos travaux, d'exprimer une conclusion, dans les termes requis par l'an-
nexe I, point 13.2 du règlement (CE) n°809/2004, sur le caractère adéquat de l'établissement de ces prévi-
sions.
Nous avons effectué nos travaux conformément aux normes d’audit internationales. Ces travaux ont com-
porté une évaluation des procédures mises en place par la Direction pour l'établissement des prévisions
ainsi que la mise en œuvre de diligences permettant de s'assurer de la conformité des méthodes compta-
bles utilisées avec celles suivies pour l'établissement des informations historiques de la société ITISSALAT
AL-MAGHRIB. Ils ont également consisté à collecter les informations et les explications que nous avons
estimées nécessaires permettant d'obtenir l'assurance raisonnable que les prévisions sont adéquatement
établies sur la base des hypothèses qui sont énoncées.
Nous rappelons que, s'agissant de prévisions présentant par nature un caractère incertain, les réalisations
différeront parfois de manière significative des prévisions présentées et que nous n'exprimons aucune
conclusion sur la possibilité de réalisation de ces prévisions.
A notre avis :
• Les prévisions ont été adéquatement établies sur la base indiquée ;
• La base comptable utilisée aux fins de cette prévision est conforme aux méthodes comptables appli-
quées par la société ITISSALAT AL-MAGHRIB.
Ce rapport est émis aux seules fins du dépôt du document de référence auprès de l’AMF et, le cas
échéant, de l’offre au public en France et dans les autres pays de l’Union Européenne dans lesquels un
prospectus, comprenant ce document de référence, visé par l’AMF, serait notifié, et ne peut être utilisé
dans un autre contexte.
6.3. Evénements exceptionnels ayant influencé les informations fournies au 6.1 et 6.2 NA
6.4. Dépendance vis-à-vis des brevets, licences, contrats industriels commerciaux ou financiers ou de nouveaux procédés de fabrication 132
6.5. Eléments sur lesquels est fondée la déclaration concernant la position concurrentielle 100-109
7. ORGANIGRAMME -
10.5. Informations concernant les sources de financement attendues qui seront nécessaires pour honorer les engagements NA
visés aux 5.2.3 et 8.1
11. RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT, BREVETS ET LICENCES 111/132
16.4. Déclaration de conformité avec le régime du gouvernement d’entreprise en vigueur dans le pays d'origine. NA
17. SALARIES -
20. INFORMATIONS FINANCIERES CONCERNANT LE PATRIMOINE, LA SITUATION FINANCIERE ET LES RESULTATS 146-183
DE L’EMETTEUR
20.1. Informations financières historiques 146-183
En application de l’article 28 du règlement CE n° 809/2004 du 29 avril 2004, les informations suivantes sont incluses par référence dans le présent document de référence :
• les comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2008, le rapport des commissaires aux comptes y afférent et le rapport financier du groupe figurent aux pages
186,187 et 146 du document de référence enregistré auprès de l’AMF le 28 avril 2008 sous le numéro R 08-0323
• les comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2006, le rapport des Commissaires aux comptes y afférent et le rapport financier du Groupe figurant aux pages
135, 175 et 106 du document de référence enregistré auprès de l’AMF le 9 mai 2007 sous le numéro R 07-0058
• les comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2005, le rapport des Commissaires aux comptes y afférent et le rapport financier du Groupe figurant aux pages
124, 167 et 98 du document de référence enregistré auprès de l’AMF le 11 avril 2006 sous le numéro R 06-031
• les comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2004, le rapport des Commissaires aux comptes y afférent et le rapport financier du Groupe figurant aux pages
157, 131 et 100 du document de référence enregistré auprès de l’AMF le 8 avril 2005 sous le numéro R 05-038
• les comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2003, le rapport des Commissaires aux comptes y afférent et le rapport financier du Groupe figurant aux pages
160, 122 et 208 du document de base enregistré auprès de l’AMF le 8 novembre 2004 sous le numéro I 04-198
• Les chapitres du document de référence n° R 05-038 et du document de base n° I 04-198 non visés ci-dessus sont soit sans objet pour l’investisseur, soit couverts à un
autre endroit du présent document de référence.
Date Titre
7 janvier 2008 Bilan semestriel-Contrat de liquidité (Paris)- Contrat de régularisation de cours (Casablanca)
09 mai 2008 Communiqué sur le Chiffre d’affaires et les résultats du 1er trimestre 2008
4 juillet 2008 Bilan semestriel– Contrat de liquidité (Paris)- Contrat de régularisation de cours (Casablanca)
11 juillet 2008 Communiqué sur la nomination d’un nouveau directeur général à la tête du groupe Gabon Télécom
5 novembre 2008 Communiqué sur le Chiffre d’affaires et les résultats du 3ème trimestre 2008
19 novembre 2008 Communiqué portant sur une nouvelle nomination au Directoire de Maroc Telecom
7 janvier 2009 Bilan semestriel– Contrat de liquidité (Paris)- Contrat de régularisation de cours (Casablanca)
Exercice 2008
Conformément aux dispositions de l’article 221.1.2 du Règlement Général de l’AMF, vous trouverez ci-
dessous l’information relative au montant des honoraires versés, au sein du Groupe Maroc Telecom, à cha-
cun des contrôleurs légaux au titre de l’exercice 2008.
Honoraires de
11,34 3,82 2,70 17,86 16,98
commissariat aux comptes
A titre ordinaire :
Première résolution : Approbation des rapports et des états de synthèse annuels de l'exercice clos le
31 décembre 2008
L'Assemblée Générale, statuant aux règles de quorum et de majorité requises pour les Assemblées Géné-
rales Ordinaires, connaissance prise :
− du rapport de gestion du Directoire et des observations du Conseil de surveillance sur ledit rapport,
− et du rapport général des Commissaires aux comptes sur les comptes de l'exercice clos le 31 dé-
cembre 2008,
− approuve les états de synthèse dudit exercice et les opérations traduites dans ces états ou résu-
mées dans ces rapports.
L'Assemblée Générale décide, en conséquence, de donner quitus aux membres du Conseil de surveillance
et du Directoire pour l'exécution de leur mandat au titre de l'exercice 2008.
Deuxième résolution : Approbation des comptes consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2008
L'Assemblée Générale, statuant aux règles de quorum et de majorité requises pour les Assemblées Géné-
rales Ordinaires, approuve en tant que de besoin les comptes consolidés relatifs à l'exercice clos le 31 dé-
cembre 2008, tels qu'ils lui ont été présentés.
Les dividendes ordinaires versés au titre des trois précédents exercices ont été les suivants :
2007 2006 2005
Nombre d’actions 879 095 340 879 095 340 879 095 340
Dividende/action (dirhams) 9,20 7,88 6,96
Distribution totale
8 087 677 128 6 927 271 279,20 6 118 503 566,40
A titre extraordinaire :
(2) Le projet de statuts modifiés sera mis en ligne sur le site de la Société.
Septième résolution : Autorisation à donner au directoire à l’effet de consentir des options d’achat
ou de souscription d’actions de la société
L'Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées
générales extraordinaires, autorise le Directoire, dans le cadre des dispositions légales en vigueur, à
consentir, en une ou plusieurs fois, pendant un délai de trois ans à compter de ce jour, au bénéfice de
mandataires sociaux, de cadres dirigeants, de cadres supérieurs ou, exceptionnellement, de salariés non
cadres du groupe, des options de souscription d’actions nouvelles de la société à émettre à titre d’augmen-
tation de capital, ou des options d’achat d’actions de la société provenant d’un rachat effectué par la socié-
té, dans la limite de 1 % du capital social au jour de l’octroi des options par le Directoire.
Le prix d’exercice fixé pour la souscription des actions par les bénéficiaires sera déterminé par le directoire
et ne pourra être inférieur au cours de clôture de la dernière séance de bourse précédant la date d’attribu-
tion des options de souscription d’actions.
Le prix d’exercice fixé pour l’achat des actions par les bénéficiaires sera déterminé par le directoire et ne
pourra être inférieur au coût moyen pondéré du rachat des titres par la société.
La présente autorisation emporte de plein droit au profit des bénéficiaires dans le cas d’attribution d’options
de souscription, renonciation des actionnaires à leur droit préférentiel de souscription aux actions qui seront
émises au fur et à mesure des levées d’option.
Les options consenties devront être exercées dans un délai maximum de dix ans à compter de la date à
laquelle elles auront été consenties.
Les actions souscrites, dans le cadre de la présente autorisation, devront revêtir la forme nominative.
L'Assemblée Générale confère tous pouvoirs au Directoire pour, en une ou plusieurs fois, dans les condi-
tions prévues par les statuts, définir les bénéficiaires et arrêter le nombre d'options consenties à chacun
d'eux, fixer la date d'ouverture des options, arrêter les conditions et modalités pratiques d'attribution,
d'exercice et de suspension temporaire des options consenties, réaliser toutes les opérations qui seront
nécessaires, mettre en œuvre toutes autres dispositions légales nouvelles qui interviendraient pendant la
durée de la présente autorisation et dont l'application n'exigerait pas une décision expresse de l'assemblée
générale et déléguer à son président tous pouvoirs à l'effet d'accomplir tous actes ou formalités.
ANRT. Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications Flux internes. Les flux internes correspondent aux prestations réciproques
entre le Fixe et le Mobile, dont principalement: les services liés à la termi-
ARPU moyen. Indicateur calculé en divisant le chiffre d’affaires généré sur naison des trafics fixe et mobile entre les deux pôles d'activités, et l’usage
la période considérée (prépayé et postpayé), hors revenus roaming in par le Pôle Mobile des liaisons louées au Pôle Fixe. A partir du 1er juillet
(appels sortants, appels entrants, revenus des services à valeur ajoutée) 2004, les flux internes comprennent également les prestations réciproques
par le parc moyen total (prépayé et postpayé) de la même période rapporté avec Mauritel.
au nombre de mois. Le parc moyen est la moyenne des parcs moyens
mensuels (prépayé et postpayé) de la période. Le parc moyen mensuel Frame Relay (Relais de trame). Technologie de transmission de données
correspond à la moyenne arithmétique du nombre de clients (prépayés et à haut débit sur de longues distances, permettant la transmission de haute
postpayés) en début et en fin de mois. capacité, l'adaptation des variations de flux et le transport de la voix.
ATM (Asynchronous Transfer Mode). Technologie réseau permettant de GMPCS (Global Mobile Personal Communications by Satellite). Systè-
transférer simultanément de la voix, des données et de la vidéo. Elle est mes de communications personnelles assurant une couverture transnatio-
basée sur la transmission asynchrone des signaux par paquets courts et de nale, régionale ou mondiale depuis une constellation de satellites accessi-
longueur fixe. bles avec de petits terminaux facilement transportables.
Boucle d’accès optiques (BLO). Réseau d'accès à base de câbles à fibre GPRS (General Packet Radio Service). Système de commutation de
optique destiné à raccorder des clients à hauts débits. données par paquets permettant d’améliorer les débits fournis par les
réseaux GSM.
BTS (Base Transeiver Station). Elément du réseau radio mobile constitué
d’un système antennaire et d’émetteurs/récepteurs radio (TRX). Il assure Groupe Maroc Telecom. Indique l’ensemble des sociétés comprises dans
une couverture en réseau GSM sur une zone géographique déterminée. le périmètre de consolidation en intégration globale.
CAA (Commutateur à Autonomie d’Acheminement). Un commutateur GSM (Global Systems for Mobile communications). Norme européenne
est un ensemble d’organes de commande permettant d’établir une liaison de transmission numérique de téléphonie mobile, dite de 2ème génération,
ou connexion temporaire entre une voie entrante et une voie sortante cor- adoptée en 1987 et mise au point par l'ETSI (European Telecommunica-
respondant à des lignes d’abonnés ou à des circuits. tions Standard institut). C'est la norme la plus utilisée dans le monde. Utili-
sée depuis 1992, cette technologie emploie deux bandes de fréquences :
CAIR (Centre d’Appels Intelligent Réseau). Offre de Centre d’Appels 900 et 1 800 MHz, et peut transmettre aussi bien la voix que les données.
lancée par Maroc Telecom, destinée aux entreprises dont la gestion de la
relation client constitue une véritable variable stratégique. L’objectif du Interconnexion. Prestations réciproques offertes par deux exploitants de
CAIR est de permettre une gestion efficace de la relation client sans inves- réseaux ouverts au public qui permettent à l'ensemble des utilisateurs de
tissement lourd de la part du client. Car les fonctionnalités techniques du communiquer librement entre eux.
centre d’appels sont gérées au sein du réseau de Maroc Telecom. IP (Internet Protocol). Protocole de télécommunications utilisé sur les
Carte SIM (Subscriber Identity Module). La carte SIM est indispensable réseaux servant de support à l'Internet, utilisant la technique de commuta-
au fonctionnement d'un téléphone mobile. Elle contient notamment les tion par paquets.
informations d'identification sur l'abonné, un code PIN de verrouillage Kbits/s (Kilo bits par seconde). Unité de mesure du débit d’information
(instructions visant à bloquer l'accès à la carte). sur une ligne de transmission de données.
Centre MSC (Mobile Switching Center). Centre de commutation de ser- Liaison louée. Tout segment de réseau, y compris une ligne d’accès au
vice Mobile, élément de commutation des systèmes mobiles. réseau, livré en tant que canal dégagé qui offre toute sa capacité à l’utilisa-
CTI (Centre de Transit International). Commutateur permettant d’achemi- teur et sur laquelle il n’existe aucun contrôle ni signalisation.
ner le trafic à l’international vers les réseaux des opérateurs étrangers. LO BOX (Passerelles GSM). Equipements terminaux, compatibles avec la
Dégroupage. Un opérateur propriétaire de la boucle locale a l’obligation de norme GSM conçus pour permettre l’interfaçage, avec le réseau GSM,
fournir des paires de cuivre nues à un opérateur tiers, qui le rémunère pour d’équipements terminaux destinés à être normalement connectés au ré-
cet usage. L’opérateur tiers installe lui-même ses propres équipements de seau public fixe de télécommunications (tels que les autocommutateurs
transmission afin de relier les abonnés à son propre réseau. Le dégrou- privés (PABX) ou postes téléphoniques ordinaires).
page partiel permet à l’opérateur tiers de proposer un service haut débit, MENA (The Middle East and North Africa). Region incluant les pays
tandis que l’opérateur propriétaire continue à fournir l’abonnement et le suivants: Algérie, Bahrain, Egypt, Gaza et Cisjordanie, Iran, Iraq, Israël,
service téléphonique. Le dégroupage total permet à l’opérateur tiers de Jordanie, Kuwait, Liban, Lybie, Maroc, Oman, Qatar, Arabie Saoudite,
raccorder l’intégralité d’une ligne à ses propres équipements, et donc de Syrie, Tunisie, Turquie, Emirats arabes unis, Yemen.
fournir à la fois la téléphonie et le haut débit.
MIC (Modulation par Impulsions et Codage). Procédé de transmission
DSLAM (Digital Subscriber Line Access.) Equipement ADSL situé au de la parole par échantillonnage du signal et codage numérique. Le circuit
centre téléphonique, composé de l'équivalent du filtre et du modem client MIC est le circuit de base du réseau téléphonique à 2 Mbps.
sous forme de cartes insérées dans un châssis. Le filtre effectue la sépara-
tion téléphonies/données et le modem restitue les cellules ATM (petits MMS (Multimedia Messaging Service). Version multimédia du SMS per-
paquets transmis en mode de transfert asynchrone). mettant de joindre de véritables fichiers multimédias au message texte :
vidéos, sons, images en haute résolution.
FAI (Fournisseur d’Accès à Internet). Société ou organisme offrant des
accès Internet aux utilisateurs particuliers, aux professionnels et aux entre- Multiplexeur. Equipement de réseaux de télécommunications permettant
prises. d'insérer ou d'extraire des paquets de données.
NORME NMT (Nordic Mobile Telephone). Réseau mobile lancé par Ma- Taux de churn moyen. Indicateur calculé en divisant le nombre de résilia-
roc Telecom, basé sur la technologie analogique fonctionnant dans la tions (des clients aux formules prépayées et postpayées) sur la période
bande des 450 Mhz. considérée par le parc moyen total (prépayé et postpayé) de la même
période, rapporté à l’année. Le parc moyen est la moyenne des parcs
PABX (Private Automatic Branch eXchange). Equipement capable d’éta-
moyens mensuels (prépayé et postpayé) de la période. Le parc moyen
blir des connexions temporaires entre des lignes entrantes et sortantes
mensuel correspond à la moyenne arithmétique du nombre de clients
pour acheminer des communications.
(prépayés et postpayés) en début et en fin de mois.
Plates-formes IN (réseau intelligent). Plate-forme permettant d’offrir des
Taux de coupure. Indicateur de qualité mesurant, pour le parc de mobiles
services à valeur ajoutée (carte prépayée, ligne prépayée, kiosque, forfait
existant, le nombre de communications coupées rapporté à l’ensemble de
plafonné, etc.).
communications établies sur le réseau.
Pôles. Indiquent le pôle Mobile ou le pôle Fixe et Internet de la société
Taux de réussite d’établissement. Indicateur de qualité mesurant, à
Maroc Telecom.
l’heure de pointe sur le réseau, le nombre d’appels établis avec succès
Postpayés (services). Formule permettant de payer l’utilisation de servi- émis par le parc de mobiles existant (sur la partie radio BSS), rapporté à
ces après leur consommation (des services gratuits peuvent également l’ensemble des appels émis sur le réseau.
être inclus dans cette formule).
Taux de signalisation de dérangement (TSI). Terme générique, applica-
Power CP. Nouvelle version de processeur plus puissante pour les com- ble aux différents services, exprimant le nombre de lignes ou services
mutateurs mobiles MSC de technologie Siemens. déclarés en dérangement sur la période rapporté au parc de lignes ou
services sur la même période.
PPT. Service du Réseau Intelligent permettant la commercialisation de
forfaits plafonnés, avec non pas un numéro de ligne (CLI) mais un numéro Taux de succès. Indicateur de qualité mesurant le nombre de SMS en-
virtuel quelconque. voyés avec succès par le parc de mobiles existant rapporté à l’ensemble
des SMS émis sur le réseau.
Prépayés (services). Formule dans laquelle l’utilisation des services est
payée avant leur consommation (des services gratuits peuvent également Technologie CAMEL (Customised Applications for Mobile networks
être inclus dans cette formule). Enhanced Logic). Technologie permettant d'appeler son pays d’origine
sans aucun code ou indicatif requis, valable aussi bien pour un appel vocal
Radio-messagerie. Transmission de messages numériques ou alphanu-
que pour les messages courts (SMS).
mériques à destination d'un terminal mobile ou à un groupe de stations
mobiles. Technologie SDH (Synchronous Digital Hierarchy). Technologie de
transmission à haut débit, basée sur un "anneau". Ce type de structure
Réseau NSS (Network Sub-System). Ensemble d’éléments/équipements
permet de mettre à disposition un tracé géographique différent, assurant un
notamment de commutation rentrant dans la constitution d’un réseau GSM.
chemin de secours au cas où le chemin primaire deviendrait indisponible.
Réseau SS7 (Signaling System 7). Nom américain du code CCITT 7 de
Téléboutiques. Local commercial géré par un tiers non salarié de Maroc
signalisation des réseaux
Telecom, ouvert au public regroupant un certain nombre de taxiphones,
RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Service ou ISDN en an- permettant l’accès aux services de télécommunications au grand public.
glais). Réseaux de télécommunication entièrement numérisés, permettant
TNR (Terminal Numérique Réseau). Appareil servant à raccorder les
de transporter simultanément de la voix et les données (fax, Internet…).
clients RNIS.
Roaming. Cette fonction permet à un utilisateur qui se trouve à l'étranger
TRX (Transceiver Receiver). Elément de la BTS qui a pour fonction l’é-
d'émettre et de recevoir des appels à partir du réseau d’un autre opérateur
mission et la réception du signal GSM.
que celui auprès duquel il a souscrit l’abonnement.
UMTS (Universal Mobile Telecommunications System). Norme de 3ème
RTC (Réseau Téléphonique Commuté). C’est le réseau classique à 2 fils.
génération pour le transfert des données et de la voix, cette technologie
Ce réseau est commuté dans le sens où la liaison s’établit temporairement
basée sur les normes WCDMA-CDMA permet d’atteindre des débits qui
avec la personne appelée, par opposition au câble pour lequel la liaison est
dépassent les 2Mbps.
permanente.
Unité de Taxation (UT). Unité de taxation servant à facturer les communi-
SDH (Synchronous Digital Hierarchy). Mode de transmission numérique
cations, dont la durée est différente selon le type de communication (local,
servant à optimiser les transmissions sur les supports fibre optique et fais-
interurbain, internationale, fixe vers mobile).
ceaux hertziens.
VMS (Voice Mail System). Nom donné au système de messagerie vocale.
Serveurs SMSC (Short Message Service Center). Service permettant
l'envoi et la réception de messages écrits avec un maximum de 160 carac- VPN (Virtual Private Network). En français, Réseau Privé Virtuel qui
tères. Les messages peuvent être envoyés par opératrice, par Internet ou consiste à partager l’utilisation d’un ou plusieurs réseaux ouverts au public
bien directement grâce au clavier du mobile. Si le portable du destinataire pour les besoins internes d’un groupe fermé d’utilisateurs. Cette offre per-
est éteint, les messages sont quand même conservés dans le centre de met de répondre aux besoins de communications interne et externe des
messages de l'opérateur. La durée du stockage varie selon l'opérateur. entreprises.
Pour que les messages puissent être reçus il faut cependant que la capaci-
VSAT (Very Small Aperture Terminal). Système de transmission satellite
té maximum de stockage de messages du portable ne soit pas atteinte.
utilisant de petites antennes. Une base VSAT correspond à une microsta-
SMS (Short Message Service). Message écrit, limité à 160 caractères, tion constituée d'une antenne d'un diamètre de 0,9 à 3,5m. Un réseau
échangé entre téléphones mobiles. VSAT est un réseau par satellite permettant de communiquer à partir d'une
station maîtresse (hub) avec un ensemble de sites dotés de microstations
SMW3 (SEA-ME-WE3 / South East Asia – Middle East – Western Eu-
(VSAT) reliées au système central par une topologie en étoile.
rope). Câble sous-marin en fibre optique permettant de relier 4 continents.
WAP (Wireless Application Protocol). Standard adaptant l’Internet aux
SSNC. Nouveau module de traitement de la signalisation pour les MSC de
contraintes de la téléphonie mobile, notamment par l’utilisation d’un format
technologie Siemens permettant l’augmentation de la capacité de traite-
de contenu approprié.
ment.
WiFi (Wireless Fidelity). Marque commerciale déposée définissant un
Système STP. Point de transfert de signalisation pour les systèmes de
système de transmission de données à la norme IEEE 802.11, permettant
signalisation par canal sémaphore (S7). Le STP permet le routage et le
d'accéder sans fil à un réseau Ethernet jusqu'à quelques centaines de
transfert des messages de signalisation en code 7 (SS7).
mètres, à une vitesse de 11 Mbits/s.
Taux de résiliation (churn). Indicateur calculé en divisant le nombre de
X 25. Protocole de transmission par commutation de paquets. Utilisé par
résiliations sur la période considérée par le parc moyen de la même pé-
Maroc Telecom à travers Maghripac.
riode, rapporté à l’année. Le parc moyen mensuel correspond à la
moyenne arithmétique du nombre de clients en début et en fin de mois.