Guide SVT TSEXP pour l'enseignement
Guide SVT TSEXP pour l'enseignement
p. 1
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Avant-propos
Le livre du professeur est un document d’activités pédagogiques qui contient les
activités et les synthèses de chaque concept du programme de SVT de
l’enseignement secondaire général (ESG), niveau Terminale Sciences
Expérimentales (TSExp).
Ce document a été rédigé par Dembélé Abdoulaye Seydou, Professeur
d’enseignement secondaire, major de la promotion 2018 Master SVT de l’Ecole
Normale Supérieure de Bamako (ENSup) avec l’appui de Mr Traoré Adama
de la même promotion ; afin de fournir un enseignement de qualité et de facilité
l’enseignement/apprentissage des SVT au niveau de l’enseignement secondaire
général surtout dans l’application de l’APC.
p. 2
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Biologie
p. 3
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 4
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.1
Consigne :
1. Définis une cellule et cite les constituants principaux d’une cellule.
2. Compare une cellule eucaryote et une cellule procaryote.
3. Explique le mot « théorie cellulaire ».
Synthèse partielle :
1) Définition : la cellule est l’unité structurale et fonctionnelle de tous les êtres vivants.
Les principaux constituants d’une cellule sont : la membrane cytoplasmique, le cytoplasme et
le noyau.
2) Comparaison : Les cellules eucaryotes possèdent un vrai noyau et des organites tandis
que les cellules procaryotes n’ont pas de vrai noyau (pas de membrane nucléaire) ni
d’organites.
3) La théorie cellulaire
« Toutes les êtres vivants sont constitués de cellules ». Toute cellule vient exclusivement de la
division d’une cellule préexistante appelée cellule mère. L’étude anatomique au microscope
optique a servi de base à l’édification de la théorie cellulaire.
Chaque cellule de l’organise es un être vivant car chaque cellule est capable d’accomplir trois
fonctions principales :
*Se maintenir en vie ;
*Se reproduire ;
*Régulariser son propre métabolisme.
p. 5
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A et B
Consigne :
Décris l’organisation d’une
cellule eucaryote à partir de
l’exploitation du document 2.
C
Document 2
Synthèse partielle :
L’ultrastructure d’une cellule eucaryote montre qu’elle est constituée de plusieurs constituant lui
permettant d’assurer sa sur survie. On distingue :
La membrane cytoplasmique : constituée d’une bicouche de phospholipide, elle délimite la
cellule. Elle protège la cellule et assure les échanges cellulaires. Elle est couverte par une membrane
cellulosique chez les végétaux.
Le noyau : de forme sphérique, il est constitué par le nucléoplasme, le nucléole et le matériel
chromosomique délimité par une membrane nucléaire trouée de pores. Il assure la vie cellulaire et
le maintien des caractères héréditaires.
Le cytoplasme : il est constitué en grande partie d’eau (cytosol ou hyaloplasme) de protéines qui
constituent le cytosquelette et des inclusions appelées organites cytoplasmiques.
Le cytosol sert de milieu de vie des organites et est le lieu de réalisation de diverses réactions
métaboliques.
Le cytosquelette constitué de protéines fibreuses sert de soutien à la cellule.
On distingue plusieurs organite : les mitochondries, les REL, REG, l’appareil de golgi, les plastes
(chez les c. végétales), le centrosome (chez les c. animales), les vacuoles, les lysosomes. Chacun
de ces organites joue un rôle déterminé dans la vie cellulaire.
p. 6
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B) Ultrastructure fonctionnelle.
Le document 3 représente le fonctionnement des cellules eucaryotes.
B
Document 3
Consigne : à partir de l’exploitation du document 3 :
Explique le fonctionnement des cellules eucaryotes.
Synthèse partielle :
Les cellules eucaryotes possèdent les structures nécessaires pour régulariser leurs propres
métabolismes.
La membrane assure les échanges cellulaires, le hyaloplasme assure ; lieu de plusieurs réactions
cellulaires, assure le milieu de vie des organites jouant chacun un rôle précis dans la vie
cellulaires.
Chez les autotrophes : les chloroplastes assurent l’autotrophie (grâce à la photosynthèse) ; les
mitochondries produisent l’énergie nécessaires pour les différentes réactions métaboliques ; le
noyau grâce à l’ADN est le centre de commande des activités cellulaires.
Chez les hétérotrophes : les cellules sont approvisionnées en nutriment grâce à l’alimentation.
A partir des nutriments absorbés, la cellule fait son métabolisme grâce aux différents organites.
p. 7
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale
I. Organisation de la cellule.
Les cellules ne peuvent pas être observées à l’œil nu en raison de leur très petite taille. L’histoire
de la biologie cellulaire est donc étroitement liée au perfectionnement d’un appareil optique
agrandissant : le microscope. Les premiers microscopes composés ont été mis au point à la fin
du XVIe siècle ce qui a activé les recherches sur les objets microscopiques.
La cellule est l’unité structurale et physiologique des êtres vivants à l’exception des virus. Il
existe deux grands groupes de cellules : les cellules procaryotes ou bactéries qui ne possèdent
pas de vrai noyau (pas de membrane nucléaire) et les cellules eucaryotes qui en possèdent un.
Le cytoplasme de la cellule est constitué en grande partie d’eau (cytosol ou hyaloplasme) et de
protéines qui constituent le cytosquelette.
Les membranes cellulaires forment un réseau qui permet de délimiter différents compartiments
dans la cellule (les organites) chacun jouant un rôle bien précis. En comparant les organites de
la cellule animale et ceux de la cellule végétale, nous constatons que ce sont pratiquement les
mêmes, la cellule végétale possédant toutefois en plus des chloroplastes de grandes vacuoles
mais pas de centrosome. Il est possible de regrouper ces différents éléments de l’ultrastructure
cellulaire en fonction des rôles qu’ils assurent dans la cellule.
Toutes les membranes que ça soit du cytoplasme, du noyau, du réticulum, de la mitochondrie
ou de l’appareil de Golgi, présentent une surface considérable jouant un rôle important dans la
vitesse des réactions chimiques. Cette surface fait intervenir des enzymes. Le passage dans la
membrane implique parfois et pour certaines substances un processus appelé « dialyse ».
NB : La dialyse est la diffusion passive à travers une membrane perméable pour un soluté du
milieu de forte concentration vers le milieu de faible concentration.
Mais cependant, la membrane ne se laisse en général pas traverser facilement. La traversé dans
la membrane implique parfois la consommation d’énergie, c’est le transport actif. En effet au
niveau de la membrane, il existe des sites de fixations spécifiques, ce sont les récepteurs
membranaires qui permettent le transport actif des ions transmembranaires.
II. Rôles des constituants cellulaires.
La cellule est constituée de plusieurs éléments. Chaque élément a un rôle bien déterminé. Grâce
aux expériences menées sur les cellules, on a pu mettre en évidence le rôle des différents
constituants cellulaires.
a) Le noyau : Le noyau assure la vie cellulaire. C’est le centre de contrôle de la cellule. Il est
responsable de la transmission de caractères héréditaires (génétique) grâce à l’ADN qu’il
p. 8
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
contient dans les chromosomes (l’acide désoxyribonucléique). C’est le principal acteur dans la
mitose.
b) La membrane cellulaire : Protège la cellule et contrôle les échanges cellulaires.
c) Le cytoplasme : C’est le milieu où baignent les organites et les structures. C’est là que
circulent beaucoup de substances (sucres, minéraux, protéines, gaz); ces substances voyagent
par diffusion Le cytoplasme est surtout composé d’eau.
d) La vacuole : Les vacuoles sont le siège du stockage des substances.
e) Les mitochondries : Les mitochondries assurent la respiration cellulaire (production
d’énergie sous forme d’ATP).
f) Les chloroplastes : Responsables de la photosynthèse dans les cellules végétales. Il capte la
lumière (source d’énergie) grâce à la chlorophylle.
g) Les réticulums endoplasmiques : Le réticulum granuleux assure la production des protéines
cellulaires. Le réticulum lisse assure la synthèse des lipides cellulaires.
h) L’appareil de golgi : Responsable de la transformation des protéines. Il les distribue (dans
la cellule et à l’extérieur de la cellule) grâce à des vésicules (petites bulles) qui se forment aux
bouts.
i) Le centrosome : Le centrosome est responsable de la mobilité cellulaire (appareil cinétique).
Il assure la formation des cils et des flagelles et joue un rôle important dans la mitose, dans la
formation des asters.
j) Les lysosomes : Réserve d’enzymes qui digèrent la nourriture et les cellules mortes ou
bactéries.
III. La théorie cellulaire :
Dans la théorie cellulaire, « Toutes les êtres vivants sont constitués de cellules ».
La cellule est l’unité morphologique et physiologique des êtres vivants. Toute cellule vient
exclusivement de la division d’une cellule préexistante appelée cellule mère. L’étude
anatomique au microscope optique a servi de base à l’édification de la théorie cellulaire.
La cellule est capable d’accomplir trois fonctions principales : se maintenir en vie, se
reproduire, se régulariser son propre métabolisme.
p. 9
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 10
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.1
Consigne :
1. Analyse et interprète les résultats de cette expérience.
2. Définis : turgescence ; plasmolyse.
B) Cas des cellules végétales.
Expériences :
On considère trois solutions de NaCl de concentrations différentes : 5%o, 9%o et 20%o ; dans
lesquelles on plonge trois fragments d’épidermes d’oignon, après un quart d’heure, une
préparation microscopique est faite avec l’épiderme de chaque solution afin d’observer le
comportement des cellules dans chaque solution (voire Fig.2)
Fig.2
Consigne :
1. Analyse et interprète les résultats de cette expérience.
2. Que se passe-t-il si on replace les cellules de ‘a’ dans la solution ‘c’ ? Nomme le phénomène
observé.
p. 11
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 2 : L’osmose
A) Expérience de Dutrochet : le mécanisme d’osmose
Une ampoule de verre contenant un soluté est plongée dans un solvant. Une membrane semi-
perméable (ici une vessie de porc) sépare les deux compartiments. Le solvant a diffusé au travers
de la membrane cellulaire et dilué la solution jusqu'à ce que la pression hydrostatique de la
colonne équilibre la pression osmotique (la pression minimum qu’il faut exercer pour empêcher
le passage du solvant de la solution moins concentrée vers la solution plus concentrée).
Fig.3
Consigne :
1. Analyse et interprète.
2. Définis l’osmose et énonce la loi de l’osmose.
B) La pression osmotique.
La pression osmotique se définit comme étant la pression minimum qu’il faut exercer pour empêcher le
passage d’un solvant d’une solution séparée à une autre à travers une membrane semi-perméable.
La pression osmotique (P) est proportionnelle à la température absolue (T) et à la concentration (n).
p. 12
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 1 :
A) Cas des cellules animales.
1) Analyse et interprétation :
Solution hypertonique : les hématies ont perdu de l’eau et prennent un aspect crénelé. Le milieu
extracellulaire étant plus concentré, l’eau a diffusée du milieu intracellulaire vers le milieu extra
cellulaire. La cellule est plasmolysée.
Solution isotonique : les hématies gardent leur aspect normal. De part et d’autre de la membrane,
les concentrations sont les mêmes et les échanges d’eau sont nuls. C’est l’isotonie.
Milieu hypotonique : il y a hémolyse. Le milieu extracellulaire étant moins concentré, les
hématies ont absorbé de l’eau jusqu’à s’éclatées. C’est la turgescence.
2) Définitions :
La Plasmolyse est la perte d’eau par une cellule placée dans un milieu hypertonique.
La turgescence est le gain d’eau par une cellule placée dans un milieu hypotonique.
B) Cas des cellules végétales.
1) Analyse et interprétation :
Solution hypertonique : il y a plasmolyse
Solution isotonique : les échanges d’eau sont nuls.
Milieu hypotonique : il y a turgescence.
Les cellules vont absorber de l’eau et deviennent turgescente : c’est la déplasmolyse provoquée.
Synthèse partielle 2 :
A) Expérience de Dutrochet : le mécanisme d’osmose
1) Analyse et interprétation :
La membrane semi-perméable séparant les deux milieux de concentrations différente, l’eau a
diffusée du milieu hypotonique vers le milieu hypertonique. C’est l’osmose.
2) L’osmose :
Définition : L’osmose est le passage d’un solvant à travers une membrane semi-perméable d’une
solution diluée (hypotonique) vers une solution concentrée (hypertonique).
La loi de l’osmose : Si deux solutions de concentration différente sont séparées par une
membrane semi-perméable, l’eau diffuse toujours du milieu de faible concentration en soluté
(milieu hypotonique) vers le milieu de forte concentration en soluté (milieu hypertonique). Ce
passage tant à égaliser les pressions osmotiques de part et d’autre de la membrane, c’est
l’isotonie.
B) La pression osmotique.
p. 13
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 3 : L’Endocytose :
A
C’est aussi la capacité que possèdent
certaines cellules (macrophages,
granulocytes) à réaliser une invagination
de leurs membranes plasmiques et à
intégrer des particules externes à
l’intérieur d’une vésicule formée à partir
de la membrane plasmique.
B // Fig.4
Consigne :
1. Définis : endocytose, exocytose.
2. Cite les étapes de la phagocytose.
3. Quelle différence fais-tu entre phagocytose et pinocytose ?
Activité 4 : Échanges de substances entre la cellule et le milieu extérieur
On plonge des fragments d’épiderme d’oignon dans une solution d’urée à 4%. L’observation
microscopique donne les résultats suivants :
6min après les cellules sont plasmolysée.
15min plus tard les cellules deviennent turgescentes.
NB : l’urée est une substance capable de pénétrer dans la cellule.
La figure 5 représente les différents modes d’échanges de substances à travers la membrane
plasmique.
Fig.5
Consigne :
1. Explique ces résultats.
2. Schématise une cellule à 6min et une cellule à 15min.
3. Cite et caractérise les différents modes d’échange d’ions entre la cellule et le milieu extracellulaire.
p. 14
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 3 :
1) Définition :
L’Endocytose : C’est l’absorption de substances faisant intervenir un transit de molécule dans
les vésicules membranaires.
L’exocytose : C’est l’excrétion ou le rejet de substances par une cellule faisant intervenir un
transit de molécule dans les vésicules membranaires.
2) Les étapes de la phagocytose : adhésion, absorption, digestion, expulsion.
Si la particule absorbée est une macromolécule ou solide, c’est la phagocytose. Si la particule
absorbée est liquide, c’est la pinocytose.
Synthèse partielle 4 :
1) Explication :
Après 6min, les cellules sont plasmolysées car elles se trouvent dans un milieu hypertonique et
ont donc perdu de l’eau.
Après 15min : il y a déplasmolyse spontanée ; le milieu extracellulaire est devenu hypotonique.
Les cellules ont absorbé l’urée, faisant augmenter la concentration intracellulaire et ont ainsi
absorbé de l’eau.
2) Schémas :
p. 15
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
I. Le comportement des cellules dans les milieux de concentrations différentes :
Les cellules respirent et se nourrissent. Elles ont des échanges importants avec le milieu extérieur. Ces
échanges et ses mouvements constituent quelques aspects de la vie cellulaire. Les cellules peuvent être,
dans certaines solutions, sous différents aspects.
1) Solutions Isotoniques :
Les cellules conservent leurs aspects normaux lorsqu’elles se trouvent dans une solution isotonique.
2) Solutions Hypertoniques :
Dans une solution hypertonique, la cellule animale se réduit, la vacuole des cellules végétales se rétrécit
et la membrane plasmique se décolle sauf en certain point appelé « Plasmodesmes ».
La perte d’eau par une cellule placée dans un milieu hypertonique constitue la «Plasmolyse».
3) Solutions Hypotoniques :
Dans une solution hypotonique, la cellule animale gonfle et lorsque la pression d’eau est trop forte, la
cellule s’éclate à cause de la fragilité de sa membrane. Dans les mêmes conditions, la vacuole de la cellule
végétale gonfle, sa membrane plasmique est alors comprimée contre la paroi. C’est ce qui empêche la
cellule d’éclaté.
Cet état de la cellule est la « turgescence ». L’hémolyse est l’éclatement des hématies suite à une trop
forte turgescence (turgescence exagéré).
II. L’Osmose :
1) Définition : L’osmose est le passage d’un solvant à travers une membrane semi-perméable d’une
solution diluée (hypotonique) vers une solution concentrée (hypertonique).
Membrane semi-perméable : est une membrane qui ne laisse passer que les solvants comme l’eau. Les
petites molécules (CO2, O2, CO, urée, éthanol) peuvent le traverser librement. Leurs vitesses de
transmission se fait dans le sens de la pression osmotique.
Solvant : C’est une substance qui à la propriété de dissoudre d’autre substance.
2) La loi de l’osmose : Si deux solutions de concentration différente sont séparées par une membrane
semi-perméable, l’eau diffuse toujours du milieu de faible concentration en soluté (milieu hypotonique)
vers le milieu de forte concentration en soluté (milieu hypertonique). Ce passage tant à égaliser les
pressions osmotiques de part et d’autre de la membrane, c’est l’isotonie.
3) La pression osmotique : La pression osmotique se définit comme étant la pression minimum qu’il faut
exercer pour empêcher le passage d’un solvant d’une solution séparée à une autre à travers une membrane
semi-perméable.
III. L’Endocytose :
C’est un transport faisant intervenir un transit de molécule dans les vésicules membranaires. C’est aussi
la capacité que possèdent certaines cellules (macrophages, granulocytes) à réaliser une invagination de
leurs membranes plasmiques et à intégrer des particules externes à l’intérieur d’une vésicule formée à
partir de la membrane plasmique. Si la particule absorber est solide, c’est la phagocytose. Si la particule
absorber est liquide, c’est la pinocytose.
IV) Echanges d’ions entre la cellule et le milieu ambiant :
La plupart des solutés sont incapable de traverser la membrane, ils le traversent grâce à des protéines
(molécules porteuses). Le transporteur est une protéine membranaire dont le rôle est spécifique car elle
ne se lit qu’au type de molécule qu’elle transporte. Il existe deux types de transport : le transport passif et
le transport actif.
1) Le transport passif :
Le transporteur ne fait qu’augmenter la vitesse de diffusion d’un soluté spécifique, les ions sortent ou
entrent dans la cellule selon leur gradient décroissant. Dans ce cas aucun apport d’énergie n’est requis
(nécessaire).
2) Le transport actif :
Le soluté traverse la membrane à l’opposé de son gradient de concentration (d’une région à faible
concentration vers une région à forte concentration).
Le transporteur doit être couplé à une enzyme hydrolysant, l’ATP et donc conduisant à une production
d’énergie chimique. Le transport actif exige donc une dépense d’énergie contrairement au transport actif.
p. 16
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 17
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 1A
Le document 1B représente les différentes étapes de la photosynthèse.
Document 1B
Consigne : à l’aide de l’exploitation du document 1 :
1. Explique le devenir des atomes marqués.
2. Cite les étapes de la photosynthèse et précisez leurs sièges.
3. Dégage les caractéristiques de chaque phase et établis un bilan.
4. Explique le couplage des deux phases de la photosynthèse.
p. 18
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle :
1) Analyse :
A- Le dioxygène du CO2 absorbé n’est pas rejeté. Il est incorporé dans le glucose.
B- Le dioxygène rejeté provient de la molécule d’eau (photolyse).
C- Le CO2 absorbé est incorporé dans la matière organique.
2) Les étapes de la photosynthèse :
La phase claire ou photochimique : dans la membrane des thylakoïdes
La phase sombre ou biochimique : dans le stroma.
3) Caractéristiques des étapes de la photosynthèse.
La phase photochimique : elle est caractérisée par quatre principales réactions :
La fixation de l’énergie lumineuse : la chlorophylle absorbe l’énergie lumineuse et devient excitée.
La photolyse de l’eau : la chlorophylle revient à son état normal en arrachant des électrons à l’eau
suivant l’équation : Le dioxygène se dégage.
La réduction d’un transporteur le NADP :
La synthèse d’ATP : ADP + Pi + E ATP + H2O.
Au terme de la phase claire, il y a formation d’énergie chimique (ATP et NADPH2) qui seront utilisés
pendant la phase suivante et la formation d’un déchet (O2) qui se dégage.
La phase biochimique : elle est caractérisée par la fixation du carbone (CO2) et l’utilisation des
produits de la phase claire pour la synthèse de matière organique.
Le carbone est fixé sur une molécule à C5 pour donner deux APG puis réduit par le NADPH2 et
l’ATP pour donner la molécule organique et régénérer le Rudi P. C’est le cycle de Calvin.
4) Le couplage des deux phases.
Dans le cycle de Calvin, l’APG est réduit en triose phosphate par les électrons et protons du NADPH2
et l’énergie de l’ATP (produits de la phase claire). Cette réduction libère l’ADP, le Pi et le
transporteur oxydé (NADP) qui seront encore utilisés par la phase claire.
Activité 2 : La transformation de l’énergie des métabolites.
A. La respiration cellulaire.
Expérience 1 : Si on isole des mitochondries d’une cellule par une technique appropriée, on peut
constater que ces organites réalisent des réactions suivantes : dégradation d’un substrat
organique, absorption de dioxygène, dégagement de dioxyde de carbone.
Expérience 2 : une fraction de culot de mitochondries diluée dans un tampon est placée dans un
bioréacteur. On mesure la quantité de l’oxygène en fonction du temps. At1, on ajoute du glucose
dans le milieu et en t2 on ajoute du pyruvate. L’ajout de glucose ne modifie pas la teneur en
oxygène, celui du pyruvate entraine une consommation de dioxygène.
Consigne :
1. Nomme le phénomène mis en évidence dans l’expérience 1 et définissez-le.
2. Interprète les résultats de l’expérience 2
Synthèse partielle 2A :
1) Le phénomène mis en évidence dans l’expérience 1 est la respiration cellulaire.
Définition : c’est la dégradation totale d’un substrat organique en aérobiose.
2) Interprétation :
Avec l’ajout de glucose il n’y a pas d’absorption d’O2 (pas de respiration) : le glucose n’est pas
directement dégradé par les mitochondries.
L’ajout de pyruvate provoque une absorption d’O2 (respiration) : c’est le pyruvate (produit de la
glycolyse) qui est dégradé par les mitochondries.
p. 19
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
Consigne :
1. Cite et caractérise les étapes de la dégradation du glucose.
2. Précise le nombre d’ATP formé pour l’ensemble des réactions sachant que : Chaque molécule de
pyruvate (2) subit les réactions à l’intérieur des mitochondries.
1NADH2 donne 3ATP ; 1FAD donne 2ATP.
3. Etablis le bilan de la respiration.
4. Calcule le rendement énergétique de la respiration :
30,5∗𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′𝐴𝑇𝑃
R= 𝐸𝑇
*100. Avec ET= 2860KJ (énergie totale contenu dans une molécule de glucose).
C. Les fermentations.
Les fermentations sont plus variées en terme réactionnel. Dans tous les cas, seule la première partie de la
réaction fournit de l’ATP grâce à la glycolyse. Le produit final est toujours une molécule organique :
l’oxydation est incomplète et ne libère que peu d’énergie. Mais c’est une source d’ATP pour les cellules
en anaérobiose. Le document 3 représente les étapes de la fermentation alcoolique.
Consigne :
1. Calcule le bilan de la fermentation
alcoolique.
2. Compare la fermentation et la
respiration.
Doc.3
p. 20
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 2B :
1) Les étapes de la respiration cellulaire :
La dégradation du glycose au cours de la respiration se déroule en 4 étapes : la glycolyse, la
réaction transitoire et le cycle de Krebs et la phosphorylation oxydative.
La glycolyse : elle se passe dans le hyaloplasme. Elle correspond à la dégradation du glucose en
deux molécules de pyruvates. Cette réaction de glycolyse n’utilise pas d’oxygène et la principale
réaction est une déshydrogénation. Il y a formation de deux molécules d’ATP et de deux
molécules de NADH2.
La réaction transitoire (dans la matrice) : chaque molécule de pyruvate entre dans la
mitochondrie et subit une décarboxylation oxydative pour donner l’acétate qui se combine à la
coenzyme A pour donner l’acétylcoenzyme A. Elle permet la réduction d’un transporteur et la
libération d’une molécule de CO2 (pour chaque pyruvate).
Le cycle de Krebs (dans la matrice) : Elle débute avec la fixation de l’acétylcoenzyme A sur
l’acide oxaloacétique préexistant dans la mitochondrie pour donner l’acide citrique qui subit un
ensemble de réactions constituant le cycle de Krebs (deux décarboxylations et quatre
déshydrogénations). Pour chaque molécule de glucose le cycle se produit deux fois ce qui fournit
4CO2, deux ATP et 8 transporteurs réduits (dont 6NADH2 et 2FADH2).
La chaîne respiratoire (dans les crêtes) :
Elle est caractérisée par l’oxydation des transporteurs (NADH2 et FADH2).
Les électrons seront transportés le long de la chaîne respiratoire à travers les différents complexes
jusqu’à l’accepteur final qui est l’oxygène alors que Les protons H+ sont pompés vers l’espace
inter-membranaire. 2H+ + 2e- + ½ O2 → H2O.
Au niveau des sphères pédonculées, l’ATP synthase utilise l’énergie libérée par le transfert des
protons pour la synthèse d’ATP : c’est la phosphorylation oxydative.
2) Le nombre d’ATP produit par une molécule de glucose :
2ATP (glycolyse) + 2ATP (cycle de Krebs) + 34ATP (phosphorylation oxydative) = 38 ATP.
3) Bilan de la respiration : le glucose totalement est dégradé en molécules minérales pour
produire de l’énergie suivant la réaction :
C6H12O6 + 6O2 6CO2 + 6H2O + E (2860KJ).
4) Le rendement énergétique :
,
Si N= 36 : R= (30,5*38*100)/2860= 40%. Si N = 36 : R= (30,5*36*100)/2860= 38%.
Synthèse partielle 2C
1) Le rendement de la fermentation :
R= (30,5 * 2*100)/2860= 2%.
2) Comparaison :
La respiration est une dégradation totale tandis que la fermentation est une dégradation partielle.
La respiration produit beaucoup d’énergie (34ATP) tandis que la fermentation en produit peu
(2ATP).
Les mitochondries interviennent dans la respiration (aérobie) tandis qu’elles n’interviennent pas
dans la fermentation (anaérobie).
Dans la respiration, l’accepteur final est l’O2 tandis que dans la fermentation c’une molécule
organique.
p. 21
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
I. La photosynthèse.
La photosynthèse est la synthèse de molécules organiques à partir de molécules minérales (CO2 et H2O)
en utilisant la lumière comme source d’énergie. La photosynthèse s’accompagne d’échanges gazeux :
absorption de CO2 et rejet d’O2. La capture de la lumière pour la photosynthèse nécessite la présence de
substances colorées capables d’absorber la lumière appelées pigments photosynthétiques. Il y a des
pigments principaux représentés par les Chlorophylles (a et b) et des pigments accessoires (caroténoïdes
et phycobellines). Tous ces pigments sont groupés dans des complexes appelés photosystèmes.
1. Les phases de la photosynthèse.
a. Capture de l’énergie lumineuse : la phase claire.
L’énergie lumineuse est captée par pigments photosynthétiques. L’absorption d’un photon par la molécule
provoque la délocalisation d’un électron de son orbite vers l’orbite supérieure : on dit que la molécule est
excitée. L’énergie de l’excitation est libérée à nouveau de trois manières : émission de lumière ou de
chaleur, transfert de l’excitation par résonnance et enfin ionisation par émission de l’électron. Le
photosystème est formé d’antennes collectrices qui absorbent la lumière pour la transférer de molécule à
molécule, et un centre réactionnel formé de chlorophylle a qui réalise l’ionisation considéré comme un
acte photochimique.
La phase claire débute par cet acte photochimique où la molécule de chlorophylle a perd un électron qui
est transféré à différents accepteurs. La chlorophylle récupère son électron par la réaction de photolyse de
l’eau. H2O → 2H+ + 2e- + ½ O2. Le transporteur réduit par la chlorophylle est le premier d’une chaine
de transporteurs localisés dans la membrane des thylakoïdes. Les électrons sont transférés le long de cette
chaîne de façon spontanée grâce à l’énergie acquis par la conversion de l’énergie lumineuse, jusqu’à un
accepteur final (le NADP : Nicotinamide Adénine Di nucléotide Phosphate) qui sera réduit en NADPH2.
Tout au long de leur transfert, de l’énergie est perdue par les électrons. Elle est récupérée pour assurer le
passage des H+ à l’intérieur du thylakoïde, ce qui augmente quantité. Lors de la phase photochimique, les
protons issus de la photolyse de l’eau ou du transfert des électrons s’accumulent dans le thylakoïde. Ils
créent une force permettant leur passage à travers des complexes particuliers de la membrane des
thylakoïdes : les sphères pédonculées, qui récupèrent l’énergie libérée lors du passage des protons pour
permettre la synthèse d’ATP (Adénosine Triphosphate) selon la réaction : ADP +Pi +énergie ATP + H2O.
Les protons revenus dans le stroma du chloroplaste sont fixés par le même accepteur final que les électrons
: NADP+ + 2H+ + 2e- NADPH2. La phase photochimique assure la conversion de l’énergie lumineuse
en énergie chimique utilisable dans les réactions cellulaires : l’ATP et le NADPH2 qui seront nécessaires
à la réduction du CO2 en molécule organique.
b. Réduction du CO2 : phase sombre
Cette phase a lieu dans le stroma et utilise les produits de la phase claire qui sont nécessaires pour la
synthèse des glucides : c’est le cycle de Calvin. Le CO2 est intégré dans une molécule organique par
l’enzyme la plus abondante chez les végétaux qui est la Rubisco. Ce CO2 est ensuite réduit grâce au
NADPH2 et à l’ATP pour le transformer en glucide. La lumière n’est donc pas directement utilisée pour
cette étape d’incorporation mais à l’obscurité, elle cesse de fonctionner. Les produits de la phase
photochimique apportent ainsi l’énergie nécessaire à la réduction du CO2 en molécule organique.
En retour, le transporteur réoxydé et l’ADP +Pi libérés peuvent être reconvertis dans d’autres processus
photochimique. Les deux phases de la photosynthèse sont dépendantes l’une de l’autre dans les deux sens.
II. L’oxydation cellulaire.
L’ATP est la source d’énergie de la cellule. Il faut de ce fait un renouvellement permanant de l’ATP.
C’est la dégradation des métabolites qui libère l’énergie nécessaire à la synthèse de l’ATP.
Cette dégradation se fait suivant deux voies : la respiration et la fermentation.
1. La respiration cellulaire
Il s’agit d’un ensemble de réactions de dégradation de la matière permettant à la cellule de produire de
l’énergie (ATP) avec absorption d’O2 et dégagement de CO2. On peut la diviser en différentes étapes :
La glycolyse, la réaction transitoire et le cycle de Krebs et la phosphorylation oxydative.
a. La glycolyse :
C’est une suite de réactions qui dégradent une molécule de glucose en deux molécules de pyruvates dans
le hyaloplasme (ou cytosol). En effet les mitochondries n’utilisent pas directement le glucose. Cette
réaction de glycolyse n’utilise pas d’oxygène et la principale réaction est une déshydrogénation. Il y a
formation de deux molécules d’ATP et de deux molécules de NADH2.
p. 22
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 23
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 24
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 1
B) Greffe de noyau.
Document 2
Consigne :
A partir de l’analyse des documents 1 et 2, donne les rôles du noyau.
Synthèse partielle 1:
Analyse :
Document 1 : Expérience de Mérotomie :
La partie basale régénère les parties manquantes car elle contient le noyau.
Le chapeau et la tige ne régénèrent pas, car elles ne contiennent pas de noyau.
Document 2 : Greffe de noyau.
On constate que chaque individu se construit à partir d’une cellule unique (le zygote).
Tous les xénopes nouvellement formés sont albinos car les zygotes possèdent le noyau d’un
xénope albinos. Les caractères spécifiques semblent hérités par un constituant du noyau.
Conclusion :
Le noyau assure la vie cellulaires et le maintien des caractères héréditaires.
p. 25
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A
B) Structure de l’ADN :
Le schéma B du document 3 représente la structure des chromosomes et celle de l’ADN.
B
Document 3
Consigne :
1. A partir de l’analyse de l’expérience de Griffith formule une hypothèse pouvant expliquer
l’apparition de bactéries S dans le corps des souris mortes.
2. Décris l’organisation de l’ADN.
3. Définis : un nucléotide ; un nucléoside.
p. 26
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 2:
1) Analyse :
L’injection de bactéries S vivantes entraine la mort de la sourie : la souche S dotée de capsule est
pathogène.
L’injection de bactéries R vivantes n’entraine pas la mort de la sourie : la souche R (sans capsule)
est non pathogène.
L’injection de bactéries S tuées n’entraine pas la mort de la sourie : cette souche perd sa
pathogénicité sous l’effet de la chaleur.
L’injection de bactéries R vivantes et S tuées entraine la mort de la sourie et il y a apparition de
bactéries S vivantes dans le sang de la sourie : l’un des constituants des bactéries S (ADN) permet
à des bactéries R de construire une capsule et de se transformer en bactéries S pathogènes.
L’ADN est une molécule chimique, support de l’information génétique.
2) Description de l’ADN :
L’ADN est une molécule constituée de deux brins (bi caténaire) enroulés en double hélice.
Chaque brin est une longue chaine d’éléments appelés nucléotides. Chaque nucléotide est
constitué d’un acide phosphorique, d’un désoxyribose (sucre) et d’une base azotée.
Il existe quatre types de bases azotées :
Les bases pyriques : l’adénine (A) et la guanine (G).
Les bases pyrimidiques : la thymine (T), et la cytosine (C).
Les deux chaînes de nucléotides sont reliées par des liaisons hydrogènes établies entres les bases
azotées. L’adénine est toujours associée à la thymine (A-T), la cytosine est associée à la guanine
(G-C) : on dit que les deux chaînes sont complémentaires.
3) Définitions :
Un nucléoside : c’est l’ensemble formé par une base azotée liée à un sucre (ribose ou
désoxyribose). Exemple : adénosine, Guanosine, cytidine et thymidine.
Un nucléotide : c’est l’ensemble formé par un nucléoside lié à une ou plusieurs molécules de
phosphate. Exemple : ATP, GTP, ADP…
p. 27
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
Toutes les cellules d’un être vivant, aussi diversifiées soient-elles, proviennent par division
successive d’une cellule unique (le zygote). Les vraies jumeaux se ressemblent parfaitement et
sont toujours du même sexe. Ils proviennent d’une seule et même cellule.
La transmission des caractères chez chaque être vivant suppose l’existence d’un véritable
programme biologique transmissible d’une génération à une autre. Ce programme est appelé
information génétique.
I. Le noyau.
1. Le rôle du noyau :
C’est au niveau du noyau qu’est stockée toute l’information génétique de la cellule. Il est
responsable de l’hérédité et du contrôle des structures qui commandent toute l’activité de la
cellule. Ses structures sont les gènes. Il représente le patrimoine héréditaire de la cellule et es il
est aussi porteur du génome. Son rôle principal est le stockage du génome nécessaire à la
réplication de l’information génétique contenue dans les gènes.
2. Structure du noyau :
C’est un organite gros, réfringent (renvoie la lumière) et facile à colorer. Sa taille varie selon le
type de cellule et son activité. Le rapport nucléo plasmique (volume du noyau divisé par le
volume du cytoplasme) renseigne sur l’activité cellulaire. Les principales structures du noyau
sont:
L’enveloppe nucléaire: c’est une double membrane en continuité avec le réticulum
endoplasmique. Elle est interrompue par endroits par des passages appelés pores nucléaires. Les
pores ne sont pas de simples trous. C’est une structure organisée comprenant environ 500
protéines disposées selon une symétrie d’ordre 8. Elle comprend un anneau cytoplasmique lié à
des filaments, un anneau intermédiaire et un anneau nucléaire associé à un panier. Ces pores
servent à réguler les échanges entre le cytoplasme et le noyau.
La face interne de l’enveloppe nucléaire est tapissée par une couche protéique filamenteuse de
10 à 20 nm d’épaisseur : la lamina. Elle donne au noyau sa forme et sert aussi à reconstituer
l’enveloppe nucléaire après la mitose.
Le nucléoplasme : c’est la substance fondamentale du noyau formée par une matrice gélatineuse
contenant des ions, des protéines, des enzymes et des nucléotides. Elle assure une continuité entre
les divers constituants moléculaires du noyau.
La chromatine : c’est la forme sous laquelle se présente le matériel génétique pendant
l’interphase. Elle comprend une forme très condensée inactive appelée hétérochromatine et une
forme lâche et diffuse appelée euchromatine.
Le nucléole : c’est une structure dense, bien individualisée et de forme sphérique. Il n’est pas
entouré d’une membrane lipidique. Le rôle des nucléoles est la formation des ribosomes. Les
gènes appelés organisateurs nucléolaires réalisent la transcription d’une partie des ARNr qui
s’associent avec d’autres ARN et avec des protéines (issues du cytoplasme) pour former les prés
ribosomes qui se scindent en petite et grosse sous-unité.
II. Organisation du matériel génétique de la cellule
1. Structure de l’ADN
La structure de la molécule d’ADN a été établie en 1953 par Crick et Watson qui ont eu le prix
Nobel.
p. 28
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
C’est une molécule formée de deux longues chaînes de nucléotides (double brin) enroulées en
double hélice.
Chaque brin est constitué de précurseurs appelés nucléotides. Chaque nucléotide est constitué
d’un acide phosphorique, d’un désoxyribose (sucre) et d’une base azotée.
Il existe quatre types de bases azotées : l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine
(C).
La succession des nucléotides au niveau d’un brin d’ADN varie au sein de la même molécule et
entre les molécules de différents individus et différentes espèces : on parle de séquence d’ADN.
Cette séquence constitue une information génétique écrite avec un alphabet à 4 lettres. Les deux
chaînes de nucléotides sont reliées au niveau des bases azotées. L’adénine est toujours associée
à la thymine (A-T), la cytosine est associée à la guanine (G-C) : on dit que les deux chaînes sont
complémentaires. Les brins sont polarisés il y a une extrémité 3’ et une extrémité 5’. Dans une
molécule d’ADN, l’extrémité 3’ est en face de l’extrémité 5’ de l’autre brin : les deux brins sont
antiparallèles. L’ADN d’un individu donné est divisé en différentes parties chacune gouvernant
un caractère donné. Ces fragments sont appelés gènes. Les différentes versions du même gène
issues généralement de mutations sont appelées allèles.
2. Organisation du matériel génétique chez les eucaryotes :
L’ADN des cellules eucaryotes se combine avec des protéines basiques appelées histones pour
former des structures appelées nucléosomes. Ces structures contiennent 4 paires de particules
protéiques histones (H2A, H2B, H3 et H4) entourées deux fois par le filament d’ADN d’une
longueur de 60 paires de base. Entre les nucléosomes, il y a une partie inter nucléosomique
associée à une histone H1. Cette fibre nucléosomique condense l’ADN de 6 à 7 fois.
La fibre nucléosomique se condense par la suite en une fibre plus épaisse dite fibre de 30 nm. Ce
mode de condensation divise encore la communauté scientifique.
La fibre de 30 nm subit des niveaux de condensation supérieurs permettant le passage de l’état
de chromatine à la l’état de chromosomique visible pendant des mitoses. Ainsi, la fibre forme
d’abord des boucles appelées microconvules. Ces boucles condensent encore l’ADN d’environ
10 fois.
Le passage ultime de la chromatine condensée au chromosome se fait par le regroupement des
boucles en rosettes et leur ancrage à une charpente centrale du chromosome formée de protéines
non histones. Cette étape permet de condenser l’ADN d’environ 20 fois.
Ce processus permet de passer d’une longueur totale de 1,90 m pour l’ADN humain à une
longueur de 220μm correspondant à la longueur totale des chromosomes. C’est une condensation
d’environ 8000 fois.
p. 29
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 30
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 1 : La mitose
Le document 1 représente les étapes de la mitose chez une cellule animale et chez une cellule végétale.
B
Document 1
Consigne :
1. Cite et caractérise les étapes de la mitose d’une cellule animale.
2. Dégage les particularités de la mitose d’une cellule végétale.
Synthèse partielle 1:
1) La mitose d’une cellule animale :
La mitose est un phénomène continu, mais le comportement des chromosomes nous permet de la
diviser en 4 étapes.
La prophase : c’est la phase la plus longue de la mitose. Elle est caractérisée par : la disparition
de la membrane nucléaire et du nucléole, la formation des asters et du fuseau achromatique qui
s’établie entre les deux asters, la spiralisation et l’individualisation des chromosomes.
La métaphase : c’est la phase la plus courte.
Les chromosomes, très épais et fissurés se placent à l'équateur du fuseau pour former « plaque
équatoriale ».
L'anaphase : elle est caractérisée par la séparation des centromères et la migration des
chromatides sœurs vers les pôles de la cellule : c’est l’ascension polaire des chromatides sœurs.
La télophase.
Les chromatides se disposent en deux lots polaires et commencent à se décondenser, le nucléole
apparait et une enveloppe nucléaire se forme autour de chaque lot de chromosomes pour achever
la formation des deux noyaux fils, le fuseau mitotique disparaît.
Un étranglement progressif de la cellule dans le plan médian la divise en deux cellules filles c’est
la cytocinèse.
p. 31
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
Consigne :
1. Localise les chromosomes dans la cellule.
2. Sous quelles formes trouve-t-on les chromosomes dans une cellule ?
B. Nombre de chromosomes.
Le document 3 représente le nombre de chromosomes chez quelques espèces.
Doc.3
Consigne :
1. Analyse le document 3.
2. En déduis la notion de diploïdie et d’haploïdie.
Synthèse partielle 2
A. Organisation des chromosomes
1) Les chromosomes se trouvent dans le noyau de ma cellule.
2) Les chromosomes sont constitués d’ADN et de protéines (histones). Dans le noyau
quiescent, ils sont décondensés sous forme de chromatine plus ou moins compact.
B. Nombre de chromosomes.
1) Analyse : les individus de la même espèce possèdent le même nombre de chromosome et le
nombre de chromosome des cellules somatique est le double de celui des cellules germinales.
2) Une cellule haploïde est une cellule contenant n chromosomes (un exemplaire de chaque
paire de chromosome) : les gamètes
Une cellule diploïde est une cellule contenant 2n chromosomes (2 exemplaires de chaque paire
de chromosome) : les cellules somatiques.
p. 32
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.4
Le document 5 représente le mécanisme de la duplication (réplication) de l’ADN.
A B
Doc.5
Consigné :
1. Compare l’ADN de la génération G0 à celui de G1.
2. Précise la proportion en ADN lourds et légers qu’on obtient en G5.
3. Explique le mécanisme de la réplication de l’ADN.
4. Compare les molécules-filles entre elles et compare-les à la molécule-mère.
Synthèse partielle :
1) comparaison : G0 : ADN 100% lourd et G1 : 100% hybrides (un brin lourd et un brin léger).
2) G5 : 25 = 32 molécules d’ADN dont 2 hybrides (6,25%) et 30 légers (93,75%).
3) Le mécanisme de la réplication : elle assurée par une enzyme appelé ADN polymérase. Elle se
déroule comme suit :
Ouverture des deux brins par rupture des liaisons hydrogènes.
Mise en place de nouveaux nucléotides en face des anciens grâce à la complémentarité des bases.
Formation des liaisons hydrogènes entre les nucléotides.
Formation de deux molécules filles d’ADN.
Chaque molécule fille est constituée d’un ancien et un nouveau brin (reproduction semi-conservatif). Les
deux molécules filles sont identiques entre elles et identique à la molécule mère.
p. 33
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 3 : Le caryotype.
Pour établir un caryotype, on procède comme suit :
o Cultiver des cellules au labo en plusieurs mitoses sur un milieu nutritif.
o Ajouter la colchicine dans le milieu pour bloquer les mitoses en métaphase.
o Placer les cellules en milieu très hypotonique pour les éclater.
o Ranger les chromosomes.
Le document 6 représente une photographie de l’ensemble des chromosomes chez deux
drosophiles.
Doc.6
Consigne :
1. Donne la formule chromosomique des drosophiles et cite les différentes formes des
chromosomes.
2. Range les chromosomes de chaque drosophile dans l’ordre de taille décroissante.
3. Compare les deux caryotypes et en déduis les notions d’autosomes et de gonosomes.
Activité 4 : Cycle cellulaire et évolution de la quantité d’ADN au cours d’un cycle cellulaire.
Chaque mitose est précédée par une phase préparatoire (interphase) au cours de laquelle se
déroule le processus essentiel de la mitose (réplication de l’ADN, dédoublement du
centrosome…).
Dans une population de cellules semblables, se divisant en même temps, on dose la quantité
d’ADN que contiennent ces cellules. Le résultat obtenu est consigné dans le tableau ci-dessous.
Consigne :
1. Trace le graphe de variation de la quantité d’ADN en fonction du temps. Echelle : 1cm=1UA ;
0,5cm=1h.
2. Indique sur le graphe une interphase et une mitose.
3. En déduis un cycle cellulaire et décrire l’évolution de la quantité d’ADN au cours d’un cycle
cellulaire.
p. 34
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.7
Consigne :
1. Détermine l’importance de la mitose.
2. Quelles sont les conséquences d’un déséquilibre entre production et la mort de cellules dans
l’organisme.
Synthèse partielle 3 :
1) La formule chromosomique : 2n=8. Il y a des chromosomes en V, en point et en bâtonnet.
2) Après avoir rangé, on obtient le caryotype des drosophiles.
3) Comparaison :
Drosophile A : 2n = 6 + xx (femelle), Drosophile B : 2n = 6 + xy (mâle).
XX et XY sont les chromosomes sexuels (gonosomes) et les autres sont les autosomes.
Synthèse partielle 4 :
1)
2) Voir graphe.
3) Un cycle cellulaire est l’ensemble d’une interphase et de la mitose suivante.
Evolution de la quantité d’ADN :
En interphase, la quantité d’ADN double grâce à la réplication (duplication) en phase S.
En anaphase de mitose, la division des centromères repartit l’ADN en quantité égale dans les
deux cellules filles (division conforme).
Synthèse partielle 5 :
1) La mitose assure la croissance, le développement de l’organisme et le remplacement de
cellules mortes.
2) Si le nombre de cellules est supérieur à la normale, cela provoque des cancers. S’il est inférieur
à la normale, cela provoque l’atrophie.
p. 35
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
Le matériel génétique est un ensemble d’instructions qui doivent être transmises à la
descendance. Cette transmission nécessite d’abord la création de copies supplémentaires pour
que les cellules disposent chacune de sa copie. On appelle ce processus la réplication.
I. Réplication de l’ADN
La réplication s’effectue par une enzyme (l'ADN polymérase) qui écarte progressivement les
deux brins de la molécule d'ADN (yeux de réplication) et permet à des nucléotides libres, présents
dans le noyau de se fixer chacun en face de la base azotée du nucléotide qui lui est
complémentaire. Ainsi, chaque brin d’ADN sert de matrice pour la synthèse d’un nouveau brin.
La réplication débute à divers endroits de la molécule et progresse en sens inverse, formant des
«yeux de réplication ». La réplication est achevée lorsque les « yeux» se rejoignent. Chaque
nouvelle molécule comprend un brin nouveau et un brin ancien : la réplication est semi-
conservative.
II. La mitose
La mitose est un processus continu, mais on peut y distinguer 4 étapes difficiles à délimiter.
1. Prophase
Les chromosomes commencent à se condenser s’individualiser. L’enveloppe nucléaire et le
nucléole disparaissent. Un fuseau achromatique, constitué de microtubules apparaît entre les
deux asters (chez les cellules animales) qui se forment à partir du centrosome et occupent les
« pôles ».
2. La métaphase
Les chromosomes, au maximum de leur condensation, se positionnent à l'équateur du fuseau pour
former « plaque équatoriale ».
3. L'anaphase
Le fuseau tire sur les deux chromatides qui se séparent et migrent vers les pôles de la cellule :
c’est l’ascension polaire des chromatides sœurs.
4. La télophase et Cytodiérèse
Les chromatides se disposent en deux lots polaires et commencent à se décondenser, l'enveloppe
nucléaire se forme autour de chaque lot de chromosomes et achève ainsi la formation des deux
noyaux fils, le fuseau mitotique disparaît.
La cytocinèse est le partage du cytoplasme aboutissant à la séparation finale des deux cellules
filles. Chez les animaux, la cytodiérèse s'effectue par un simple étranglement du cytoplasme dans
la région équatoriale de la cellule.
Chez les végétaux, cette séparation est plus complexe et fait intervenir des vésicules golgiennes
chargées en substances pariétales qui se disposent à l’équateur de la cellule pour former une paroi
au moment où les membranes qui les entourent constituent les nouvelles membranes.
III. Mitose et cycle cellulaire
Les cellules qui se divisent régulièrement présentent un ensemble d’activités structurales et
métaboliques qui leur permettent de préparer et de réaliser la mitose. Ces transformations qui se
succèdent de manière répétitive sont appelées cycle cellulaire. Sa durée est, en général entre 20
et 24 h. Les étapes du cycle cellulaire peuvent être aisément suivies à travers l’estimation de la
quantité d’ADN cellulaire à un moment donné.
Phase G1 (environ 8h) : période qui suit la mitose et se caractérise par une quantité minimale
d’ADN et des synthèses actives permettant la croissance cellulaire.
p. 36
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Phase S (environ 8h) : période de réplication de l’ADN en 2 chromatides attestée par une
augmentation progressive vers le doublement de la quantité d’ADN.
Phase G2: (environ 7h) : les cellules contiennent une quantité d’ADN double avec production
d’enzymes et de facteurs de régulation indispensables à la mitose. La fin de cette phase G2 est
marquée par la phosphorylation de nombreuses protéines.
Ces trois étapes sont regroupées sous le nom d’interphase.
Phase M ou mitose (1 à 2 h) : période de division proprement dite et de partage égal du matériel
héréditaire entre les 2 cellules filles issues d’une division.
Pendant l’interphase, une cellule apte à se diviser double son taux d’ADN, c’est-à-dire synthétise
(phase S) autant d’ADN qu’elle en possède.
A l’anaphase, le taux d’ADN retombe à sa valeur normale en raison du dédoublement des
centromères et par conséquent la séparation des chromatides-sœurs. Ainsi dans un organisme
pluricellulaire, toutes les cellules ont la même quantité d’ADN.
La mitose s’observe dans les règnes animale et végétale. Malgré quelques variantes, de détaille
on retrouve les mêmes phases essentielles marquant l’universalité du phénomène. Grâce à la
mitose les deux cellules-filles possèdent la même information génétique que la cellule-mère.
C’est pour cela qu’on l’appelle reproduction conforme.
La réplication de l’ADN en interphase et le dédoublement des centromères en anaphase sont deux
évènements complémentaires qui assurent au cours des cycles cellulaires le maintien du
caryotype et de l’information génétique dans toutes les cellules d’un organisme. En outre chez
les organismes pluricellulaires, la mitose assure la croissance et le développement de l’organisme
et aussi le remplacement des cellules mortes.
IV. Le caryotype.
C’est une représentation photographique ou dessiné du nombre et de la forme des chromosomes
d’une cellule. Etablir un caryotype permet d’observer le nombre de chromosomes, de s’assurer
de leurs structures et d’examiner les hétérochromosomes ou chromosomes sexuels
L’étude d’un caryotype humain est la cytogénétique.
L’examen du caryotype montre que le nombre et la morphologie des chromosomes sont stables
chez une espèce donnée (2n = 46 chez l’Homme) et tous les chromosomes sont présents par
paires : on parle de chromosomes homologues. Selon la position du centromère, on distingue 3
types de chromosomes:
Les chromosomes acrocentriques: le centromère divise le chromosome en 2 bras inégaux.
Les chromosomes métacentriques: le centromère divise le chromosome en 2 bras égaux.
Les chromosomes télocentriques: le centromère est en position terminale.
p. 37
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 38
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A B
Document 1
Consigne : à partir du document 1 :
1. Précise les constituants d’une protéine.
2. Cite et caractérise les différentes structures des protéines.
3. Quels rôles peut-on attribuer aux protéines dans le fonctionnement de l’organisme.
Synthèse partielle 1 :
1) Les protéines sont des polymères d’acides aminés (polypeptides).
2) Les structures des protéines : on distingue selon la complexité :
Structure primaire : est l’ordre d’enchainement des acides aminés.
Structure secondaire : est le repliement local dans l’espace d’une chaine polypeptidique dont
on distingue 2 types de configurations. Des hélices α et des feuillets plissées β.
Structure tertiaire : la chaine forme des boucles ou replis à certains niveaux stabilisés par divers
types de liaisons en particulier par des ponts disulfures s’établissant entre 2 molécules de
Cystéine.
Structure quaternaire : est l’association de plusieurs chaines polypeptidiques au sein d’une
macromolécule comme dans l’hémoglobine ou dans l’anticorps.
3) Fonctions des protéines : elles ont plusieurs fonctions :
Transport (hémoglobine), communication (hormones), catalyse (enzymes), nutrition (albumine),
mouvement (myofibrilles), protection (anticorps), structurale (kératine)…
p. 39
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
Consigne :
1. Compare la structure des deux protéines (HbA et HbS).
2. Qu’est-ce qui est à l’origine de la différence entre les deux protéines ?
3. En déduis l’influence des protéines sur le phénotype.
Synthèse partielle 2 :
1) Comparaison :
HbA et HbS comportent les mêmes nombres d’acides aminés.
L’acide Glutamique de HbA en position 6 est remplacé par la valine chez HbS.
2) Une modification au niveau de l’ADN (mutation) est à l’origine d’une modification de la protéine.
3) Une modification de la protéine a provoqué une modification du phénotype : les protéines
participent à la réalisation du phénotype.
Activité 3 : La synthèse des protéines.
A) Les étapes de la synthèse des protéines.
Dans une cellule, l’ADN possède l’information nécessaire à la synthèse des protéines. Cette
information est contenue dans la séquence en nucléotides des gènes. Le transfert de l’information
des gènes vers les protéines se déroule en en deux grands étapes (voir document 3).
Doc.3
p. 40
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B) La transcription
L’information contenue dans le noyau, au sein de la molécule d’ADN est transmise au cytoplasme, lieu
de synthèse des protéines : c’est la transcription (Doc.4A). L’ADN contient la totalité de l’information
génétique, mais un seul brin, le brin transcrit, transmet l’information par l’intermédiaire d’une molécule,
l’ARN messager (ARNm).
L’ARN est une molécule monocaténaire. Comme l’ADN, il est constitué de nucléotides contenant un
sucre (ribose), l’acide phosphorique et une des quatre bases azotées (la thymine est remplacée par
l’uracile). On distingue trois tipes d’ARN : ARNm ; ARNt (transfert) et ARNr (ribosomal).
A
Pour comprendre le rôle de l’ARNm, on fait une expérience sur les érythroblastes. Les érythroblastes
sont les cellules souches des hématies, elles ont un noyau et synthétisent essentiellement une protéine,
l'hémoglobine.
On réalise one expérience comme le montre le schéma B et on sépare ensuite par électrophorèse,
les protéines synthétisées par ces cellules depuis le début de l'incubation.
NB : Une protéine donnée ayant toujours le même emplacement sur le chromatogramme, le pic de
radioactivité, à cet endroit permet de savoir si la cellule a synthétisée ou non cette protéine.
B
Document 4
Consigne : à partir du document 4 :
1. Décris le mécanisme de la transcription.
2. A partir de l’analyse de l’expérience, donne le rôle de l’ARNm.
3. Compare l’ADN et l’ARN et en déduis l’importance de la transcription.
p. 41
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
C) Le code génétique :
Dans le cytoplasme, l’assemblage des acides aminés constitutifs d’une protéine est dicté par
l’ARNm : c’est la traduction. Au cours de cette étape, le message de l’ADN contenu dans
l’ARNm est codé.
Un code de correspondance doit donc exister entre le langage à quatre « lettres » des nucléotides
et le langage à vingt « lettres » des acides aminés (Doc.5A) : c’est le code génétique. L’unité de
code est formée de trois (3) nucléotides. A chaque codon correspond un acide aminé. Il existe
donc : 43 = 64 possibilités, c’est-à-dire 64 codons pour vingt acides aminés (Document 5B).
B
Document 5
Consigne :
1. Analyse le tableau du code pour dégager ses caractéristiques.
2. Pourquoi l’appelle-t-on code génétique ?
p. 42
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
D) Le mécanisme de la traduction
Le document 6 représente les étapes de la traduction.
Document 7
Consigne : à partir du document 7 :
1. Cite les acteurs de la traduction et précise leurs rôles.
2. Cite et caractérise les étapes de la traduction.
Exercice d’application :
Soit une séquence de base d’un gène dont le seul brin transcrit est :
Consigne :
Donne en s’aidant du code génétique la séquence d’acides aminés.
Synthèse partielle 3 :
A) Les étapes de la synthèse des protéines.
1) Les étapes de la synthèse des protéines :
La transcription : une portion d’ADN (gène) est transcrite en ARNm.
La traduction : de l’ARN aux protéines.
p. 43
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
2) Localisations :
La transcription : dans le noyau.
La traduction : dans le cytoplasme (REG).
B) La transcription.
1) Description :
La transcription est réalisée par une enzyme (ARN polymérase). Elle se déroule comme suit :
Ecartement des deux brins de l’ADN par rupture des liaisons hydrogènes.
Mise en place de ribonucléotides en face des nucléotides d’un brin (brin transcrit) par complémentarité
des bases.
Libération de la molécule d’ARN et fermeture de l’ADN.
2) Analyse : les érythroblastes produisent essentiellement l’hémoglobine.
L’œuf de xénope produit essentiellement deux protéines (protéines A et B).
Suite à l’injection d’ARNm provenant d’érythroblastes, l’œuf de xénope a synthétisé l’hémoglobine (une
protéine propre aux érythroblastes).
Conclusion : l’ARNm a apporté à l’œuf de xénope, l’information nécessaire à la synthèse d’hémoglobine.
L’ARNm a pour fonction d’apporter le message du noyau vers le cytoplasme.
3) Comparaison :
L’ADN est une grosse molécule bi caténaire tandis que l’ARN est monocaténaire.
Les sucre des nucléotides d’ADN est le désoxyribose, celui de l’ARN est le ribose.
La thymine de l’ADN est remplacée par l’uracile dans l’ARN.
Importance : l’ADN étant dans le noyau et la traduction se faisant dans le cytoplasme : l’ARNm (issu de
la transcription) apporte le message du noyau vers le cytoplasme.
C) Le code génétique :
Analyse :
Les nucléotides sont associés en triplets (codons)
Il existe 43 = 64 codons différents. Parmi les 64 codons possibles dont trois codons (UAA, UAG et UGA)
ne correspondent à aucun acide aminé : ce sont des codons STOP.
Le code génétique présente les caractéristiques suivantes :
Il est non ambigu : chaque codon code pour un seul acide aminé.
Il est redondant (ou dégénéré) : certains acides aminés sont codés par plusieurs codons.
Il est univoque : chaque codon ne code que pour un seul acide aminé.
Il est universel : le code génétique est le même pour tous les êtres vivants (animaux, végétaux et
bactéries).
D) Le mécanisme de la traduction
1) Les acteurs de la traduction :
ARNm : apporte l’information aux ribosomes.
Ribosomes : agents de la synthèse des protéines
ARNt : transport des acides aminés.
ATP : source d’énergie.
Acides aminés : nutriments constituants les protéines
2) Les étapes de la traduction :
Initiation :
Fixation du ribosome sur l’ARNm et mise en place de l’ARNt initiateur (porteur de la méthionine) dans
le site P du ribosome.
Mise en place de l’ARNt porteur du 2ème acide aminé dans le site A par complémentarité codon-anticodon.
Elongation :
Formation d’une liaison peptidique entre les deux acides aminés.
Déplacement du ribosome le long de l’ARNm.
Terminaison :
Apparition d’un codon stop dans le site (A) du ribosome marquant la fin de la synthèse.
Dissociation du complexe et libération du polypeptide qui passe dans les REG pour la maturation (pour
donner la protéine).
p. 44
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
I. La structure des protéines
Les protéines sont les constituants chimiques de la matière vivante. Elles assurent la croissance de
l’individu, la réparation des tissus après blessure ou maladie, ce sont des éléments bâtisseurs. Ce sont des
constituants qui ont un rôle actif, vitale et une importance capitale dans le fonctionnement des cellules
(enzymes, anticorps, antigènes, toxines…).
Une protéine est un ensemble d’acides aminés reliés entre eux par une liaison peptidique entre la fonction
COOH d’un acide aminé et la fonction NH2 de l’acide aminé suivant. Les protéines diffèrent à la fois par
le nombre d’acides aminés et par leur enchainement ou leur séquence. Dans une protéine, on peut trouver
plusieurs chaines peptidiques. La protéine peut aussi comprendre une partie non peptidique. Il a été
prouvé par l’étude de mutants qu’il y a une colinéarité entre la séquence du gène et la séquence de la
protéine. L’information portée par le gène (ADN) consiste en une séquence précise de nucléotides qui
indique l’enchainement des acides aminés au niveau de la protéine.
Elles sont complexes de par leurs compositions chimiques et leurs structures nous permettent de les classer
en quatre (4) ordres de complexité.
Structure primaire : est l’ordre d’enchainement des acides aminés.
Structure secondaire : est le repliement local dans l’espace d’une chaine polypeptidique dont on
distingue 2 types de configurations. Des hélices α et des feuillets plissées β.
Structure tertiaire : la chaine forme des boucles ou replis à certains niveaux stabilisés par divers types
de liaisons en particulier par des ponts disulfures s’établissant entre 2 molécules de Cystéine.
Structure quaternaire : est l’association de plusieurs chaines polypeptidiques au sein d’une
macromolécule comme dans l’hémoglobine ou dans l’anticorps.
II. Structure des ARN
L’ARN se distingue de l’ADN par 3 caractéristiques : simple brin, porte l’uracile au lieu de la thymine et
le ribose à la place du désoxyribose. Il y a 3 types d’ARN :
L’ARN message : simple brin linéaire
L’ARN ribosomal : lié aux ribosomes.
L’ARN de transfert replié en forme de trèfle et portant un acide aminé et un triplé caractéristique
l’anticodon.
III. Synthèse des protéines :
L’ADN des cellules eucaryotes est localisé dans le noyau mais la synthèse des protéines s’effectue dans
le cytoplasme au niveau des ribosomes.
1. La transcription de l’ADN en ARN
La synthèse débute par la synthèse d’une copie du gène sous forme d’une molécule d’ARN
appelé ARN messager. Les ARN sont des acides nucléiques comme l’ADN mais ils diffèrent
par 3 caractéristiques: ils ont un seul brin, possèdent le ribose au lieu du désoxyribose. La thymine
est remplacée par l’uracile. L’ARN messager est synthétisé par complémentarité avec l’un des
brins de l'ADN utilisé comme matrice. Ce processus est appelé transcription. L’ARNm obtenu a
une séquence complémentaire par rapport au brin d’ADN transcrit et identique par rapport au
brin non transcrit à part T qui est remplacé par U.
Un même gène est transcrit simultanément en plusieurs ARNm. Les ARNm synthétisés se
détachent de l'ADN et migrent dans le cytoplasme par les pores de l'enveloppe nucléaire.
L'ARNm est une copie éphémère du gène (durée de vie de quelques minutes). Chez les
procaryotes, la transcription permet de former directement un ARN messager immédiatement
utilisable pour l’étape suivante. Par contre, chez les eucaryotes, la transcription forme un ARN
p. 45
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
dit pré-messager. Cet ARN comprend des tronçons qui persisteront dans le futur ARNm, ce sont
les exons et des tronçons qui seront éliminés appelés introns. Lors d’un processus appelé
épissage, les introns sont coupés et éliminés et les exons sont raccordés entre eux pour former
l’ARN messager. Un même ARN pré-messager peut subir un épissage différent suivant plusieurs
facteurs comme le type de cellule ou le moment de la transcription. Certains exons peuvent ou
non être retenus. La conséquence est qu’un même gène peut donner plusieurs protéines
différentes. De ce fait, la diversité des protéines (protéome) d’un organisme donné dépasse
largement le nombre de ses gènes: on parle d’épissage alternatif.
2. La traduction
La traduction est la synthèse de chaînes peptidiques au niveau du cytoplasme selon le message
porté par l’ARNm issu de la transcription.
a) Le système de correspondance : code génétique
La relation entre séquence de nucléotides et la séquence d’acides nécessite un système de
correspondance entre les deux langages.
Il n’est pas possible de faire correspondre un nucléotide avec un acide aminé parce qu’il n’y a
que quatre nucléotides pour 20 acides aminés. La correspondance entre un doublet de nucléotides
avec un seul acide aminé n’est pas non plus possible du moment qu’il n’existe que 42 = 16
doublets possibles. Il faut donc trois nucléotides pour désigner les 20 acides aminés. Le problème
est qu’il existe 43 = 64 triplets possibles. Donc, la plupart des acides aminés sont codés par
plusieurs triplets ou codons. Ce système de correspondance entre triplets nucléotidiques et acides
aminés est appelé: code génétique. Le code génétique présente les caractéristiques suivantes :
Il est redondant (ou dégénéré) : certains acides aminés sont codés par plusieurs codons.
Il est univoque : chaque codon ne code que pour un seul acide aminé.
Il est universel : le code génétique est le même pour tous les êtres vivants (animaux, végétaux
et bactéries). Cette universalité est en faveur d'une origine commune à toutes les espèces.
Il existe mathématiquement 64 triplets de nucléotides différents. Parmi les 64 codons possibles
dont trois codons ne correspondent à aucun acide aminé : ce sont des codons STOP.
La traduction se fait au niveau de petits organites cytoplasmiques appelés ribosomes. Ce sont des
particules formées de deux sous unités: la grande et la petite. Ces ribosomes parcourent l’ARNm
triplet par triplet et chaque triplet fait appel à un acide aminé.
b) Déroulement de la traduction
Pendant la traduction, l’information portée par l’ARNm est traduite en une séquence précise
d’acides aminés (AA) pour constituer une protéine. C’est un processus qui se déroule au niveau
des ribosomes qui s’associent avec l’ARNm pour lire le message et lui faire correspondre les
acides aminés selon le code génétique.
La traduction fait intervenir aussi des ARN particuliers dits ARNt. C’est une molécule
monocaténaire repliée en forme de trèfle. Elle comprend deux sites importants : un résidu adénine
à l’extrémité 3’ sur lequel se fixe un acide aminé de manière covalente et un triplet de nucléotides
particulier appelé anticodon qui peut reconnaitre et se fixer sur le codon correspondant sur
l’ARNm. L’ARNt est donc l’adaptateur qui associe un triplet de l’ARNm avec l’acide aminé
correspondant selon le code génétique. La synthèse d’une chaîne peptidique se fait en 3 étapes:
l’initiation, l’élongation et la terminaison.
p. 46
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 47
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Figure 1
Consigne : à partir de l’exploitation du document :
Explique le dimorphisme sexuel chez l’Homme à partir de la puberté.
Synthèse partielle 1 :
Explication :
A partir de la puberté les glandes génitales (les testicules et les ovaires) commencent à produire
des hormones. Ces hormones sont responsables de l’apparition et le maintien des caractères
sexuels secondaires (faisant marquer le dimorphisme sexuel).
Activité2 : Les organes producteurs de gamètes.
A) Chez les mammifères.
Le document 1 représente les appareils génitaux mâle et femelle chez l’Homme.
1A
p. 48
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
1B
1C
1D
Document 1 : Les appareils génitaux chez les mammifères
Consigne : à partir du document 1 :
1. Décris l’organisation générale des appareils génitaux mâles et femelle.
2. Décris l’organisation des testicules et des ovaires et donnez leurs fonctions.
3. Compare les appareils génitaux mâle et femelle.
p. 49
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
2A 2B
2C
Document 2.
Consigne : à partir du document 2 :
1. Nomme l’ensemble des parties reproductrices mâles.
2. Nomme l’ensemble des parties reproductrices femelles.
3. Décris l’organisation d’une anthère.
Synthèse partielle 2 :
A) Chez les mammifères.
1) Organisation générale des appareils génitaux :
Mâle : il comprend les glandes génitales ou gonades (les deux testicules), les voies génitales
(épididyme, les canaux déférents ou spermiducte et l’urètre), les glandes annexes (prostate, vésicules
séminales, glandes de Cowper) et l’organe copulateur (pénis ou verge).
Femelle : il comprend : les gonades (deux ovaires), les conduits génitales (le vagin, les trompes de
Fallope ou oviductes, les pavillons), les glandes annexes (glandes de Bartholin) et l’organe copulateur
(vagin).
2) Organisation des gonades :
Testicules : il est organisé en lobules testiculaires. Chaque lobule testiculaire contient plusieurs tubes
séminifères. La section d’un tube séminifère montre différents types cellulaires reconnaissables à la
taille, à la place et à l’aspect des noyaux. Cet ensemble constitue la lignée séminale (germinale) qui
aboutit aux spermatozoïdes. On y rencontre aussi de grandes cellules, ce sont les cellules nourricières
ou cellules de Sertoli. Entre les tubes séminifères il y a les vaisseaux sanguins et d’autres types de
cellules, les cellules de Leydig ou cellules interstitielles qui produisent les hormones.
p. 50
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Ovaires : l’ovaire comprend le hile, la zone médullaire (médulla) stérile et la zone corticale fertile.
Dans la zone corticale sont élaborés les follicules qui sont à l’origine des cellules reproductrices
femelles (les ovules). Un follicule comprend un ovocyte et les cellules folliculaires. L’ovocyte croît
par élaboration de sève et en même temps le follicule primordial croît en follicule primaire, secondaire,
tertiaire (cavitaire), mûr (follicule de De Graaf). C’est la folliculogénèse.
3) Comparaison : bien que différents, les appareils génitaux mâles et femelles possèdent la même
organisation.
3A
p. 51
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
3B 3C
Document 3
Consigne :
1. Identifie et explique les étapes de la gamétogénèse.
2. Compare la spermatogénèse et l’ovogénèse.
3. Compare le gamète mâle et le gamète femelle.
4. Décris l’évolution du nombre de chromosome au cours de la gamétogénèse.
B) Chez les spermaphytes.
Le document 4 représente les étapes de la gamétogénèse chez les spermaphytes.
4A
4B
Document 4
Consigne : à partir du document 4 :
1. Compare la formation du sac embryonnaire à celle du grain de pollen.
2. Comment évolue le nombre de chromosome au cours de chaque processus ?
p. 52
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 3 :
A) Chez les mammifères.
1) Les étapes de la gamétogénèse : la gamétogénèse est la formation des gamètes. La formation
des spermatozoïdes est la spermatogénèse et celle de l’ovule est l’ovogénèse.
La phase de multiplication : elle correspond à la multiplication active (par mitose) des cellules
mères diploïdes (spermatogonies ou ovogonies). Incessante chez l’homme, elle prend fin dès la
15ème semaine de la vie fœtale chez la femme.
La phase d’accroissement : moins important chez l’homme, elle est importante chez la femme.
Les spermatogonies et les ovogonies augmentent de tailles et donnent respectivement des
spermatocytes I et des ovocytes I toujours diploïdes (2n).
La phase de maturation : elle correspond à la méiose. Chaque spermatocyte et ovocyte I subit
une méiose qui comprend deux divisions successives. La première division produit les
spermatocytes II et ovocytes II qui sont haploïdes (n), et la deuxième produit les spermatides et
ovotides haploïdes (n).
La phase de différentiation : absente dans l’ovogénèse, elle est très marquée dans la
spermatogénèse. Chaque spermatide se différentie en spermatozoïde. Elle est caractérisée par la
formation de l’acrosome (à partir des ductuosomes), l’élimination d’une partie du cytoplasme, la
séparation des deux centrioles, la formation du flagelle à partir du centriole distal, la migration
des mitochondries dans la pièce intermédiaire.
2) comparaison de la spermatogénèse et de l’ovogénèse :
p. 53
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 4 : La méiose
A partir d’une cellule, la méiose en donne quatre : c’est donc une succession de deux divisions. Les
phénomènes essentiels se produisent au cours de la première division : à la prophase I, les chromosomes
homologues s’associent par paires, formant des bivalents. A la métaphase I, les paires de chromosomes
s’alignent à l’équateur de la cellule. Lors de l’anaphase I, chaque chromosome se sépare de son
homologue, et il en résulte deux lots qui contiennent chacun un seul exemplaire de chaque chromosome
: les deux cellules filles qui se forment à la fin de la première division n’ont plus que la moitié des
chromosomes présents dans la cellule mère : il y a eu réduction par deux du nombre de chromosomes. La
cellule mère était diploïde (2n chromosomes), les deux cellules filles sont haploïdes (n chromosomes).
La seconde division, plus classique ne modifie pas le nombre de chromosomes et peut être comparée,
dans son déroulement, à une mitose.
Avec la réduction par deux du nombre de chromosomes, l’autre particularité de la méiose est de réaliser
des brassages génétiques. Au cours de la prophase I, lors de l’appariement des chromosomes en bivalents,
il se produit des échanges de chromatides donc de gènes : Ce brassage génétique est appelé brassage intra-
chromosomique.
Un autre brassage génétique se produit à la métaphase I. En effet, la disposition des paires de
chromosomes les unes par rapport aux autres à ce stade, se fait de manière aléatoire et à priori de
nombreuses combinaisons sont possibles : ce brassage est appelé brassage inter-chromosomique. (Voir
document 5)
Doc. 5A
Doc.5B
Consigne : à partir du texte et du document 5 :
1. Donne la formule chromosomique de cette cellule.
2. Caractérise les étapes de la méiose.
3. Compare la méiose et la mitose.
4. Décris l’évolution de la quantité d’ADN dans une cellule au cours de la méiose.
p. 54
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 4 :
1) La formule chromosomique de cette cellule est 2n = 4
2) Les étapes de la méiose :
La méiose comprend deux divisions : une première réductionnelle et une deuxième dite
équationnelle. Et chaque division comprend une prophase, une métaphase, une anaphase et une
télophase.
La Méiose I (réductionnelle) :
Prophase I : plus longue et plus complexe, elle est caractérisée par :
La formation des asters et du fuseau achromatique,
La disparition du nucléole et de la membrane nucléaire,
L’appariement des chromosomes homologues formant les tétrades ou bivalents.
Entrecroisement des chromosomes homologues permettant des échanges de portions (crossing-
over).
Métaphase I : les tétrades se placent à l’équateur du fuseau, les centromères de part et d’autre
du plan équatorial.
Anaphase I : les chromosomes homologues se séparent et migrent vers les pôles avec des
échanges de portions sans qu’il y ait division des centromères. C’est donc n chromosomes
fissurés qui se dirige vers chaque pôle.
Télophase I : les deux lots de n chromosomes fissurés restent individualisés aux pôles. Le fuseau
disparait à l’équateur tandis que la cellule se sépare en deux. On obtient deux cellules haploïdes
(les spermatocytes II).
La méiose II (équationnelle) : c’est une mitose normale que vont subir les cellules haploïdes
issues de la division réductionnelle.
Prophase II : se déroulant au même moment que la télophase I, elle est rapide et se limite au
dédoublement des asters et la formation du fuseau.
Métaphase II : les chromosomes fissurés forment la plaque équatoriale.
Anaphase II : les centromères se divisent et les chromosomes fils migrent vers les pôles. C’est
donc n chromosomes simples qui migrent vers chaque pôle.
Télophase II : c’est une télophase de mitose normale. On obtient 4 cellules haploïdes
(spermatides)
3) Comparaison :
p. 55
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 5 : La fécondation
A) Chez les mammifères
Après avoir été émis dans le vagin, les spermatozoïdes remontent les voies génitales de la femme
jusqu’aux trompes. Ils rencontrent de nombreux obstacles, notamment le passage du col de l’utérus, qui
permettent d’éliminer ceux qui présentent des anomalies. Seules quelques centaines parviennent aux
trompes au niveau desquelles a lieu la fécondation. Afin de pouvoir féconder l’ovocyte, les
spermatozoïdes doivent perforer son enveloppe (gangue ou membrane pellucide). Pour cela, ils produisent
et déversent des enzymes qui digèrent cette enveloppe et leur permet de rentrer en contact avec la
membrane cytoplasmique de l’ovule. Le contact du premier spermatozoïde avec l’ovocyte provoque un
décollement de la gangue qui empêche les autres gamètes mâles de féconder. Ainsi, un seul noyau de
spermatozoïde peut pénétrer dans l’ovocyte. Les deux noyaux ou pronucléi migrent alors l’un vers l’autre
et fusionnent : c’est la caryogamie qui rétablit la diploïdie dans la cellule œuf. Le caractère aléatoire de la
fécondation par tel ou tel spermatozoïde, amplifie le brassage génétique réalisé par la méiose. La
reproduction sexuée, par l’alternance entre méiose et fécondation, permet à chaque génération de créer
des individus génétiquement nouveaux : « tous semblables, tous différents »
Le document 6 représente les étapes de la fécondation chez les mammifères.
Doc.6
Consigne : à partir de l’exploitation du texte et du document 6 :
1. Dans quelle partie de l’appareil génital a lieu la fécondation chez les mammifères ?
2. Pour pouvoir féconder l’ovule, le spermatozoïde doit passer obligatoirement par l’utérus.
Pourquoi ?
3. Pourquoi chez les mammifères, l’ovule est fécondé par un seul spermatozoïde ?
4. Caractérise les étapes de la fécondation chez les mammifères.
p. 56
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
7A
7B
Document 7
Consigne :
1. Explique les mécanismes de la fécondation chez les spermaphytes.
2. Comment appelle-t-on les gamètes mâles et femelles des spermaphytes ?
3. Pourquoi parle-t-on de double fécondation chez les spermaphytes.
4. Trace le schéma du cycle de chromosomique chez les mammifères et chez les spermaphytes.
Synthèse partielle 5 :
A) Chez les mammifères
1) la fécondation a lieu dans le 1/3 supérieur de la trompe (dans l’ampoule).
2) Après la traversée de l’urètre pendant l’éjaculation, les spermatozoïdes perdent leur capacité à
fécondé l’ovule. Pendant la traversée de l’utérus, ils acquièrent cette capacité à féconder : c’est la
capacitation qui est indispensable à la fécondation.
3) Après la pénétration du premier spermatozoïde, la membrane pellucide devient imperméable
autres spermatozoïdes grâce à plusieurs réactions (libération du contenu des granules corticaux,
disparition de la couronne des cellules folliculaires.
4) Les étapes de la fécondation :
La phase d’attraction : les spermatozoïdes viennent se placer autour de l’ovocyte et commencent à
libérer les enzymes de l’acrosome qui digèrent la membrane pellucide.
p. 57
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
La capacité à se reproduire est une des caractéristiques des systèmes vivants. Pour cela, il existe
deux stratégies qui consistent soit à peupler rapidement un milieu avec des individus tous
identiques (reproduction asexuée), soit à créer des individus en plus petite quantité mais tous
différents les uns des autres (reproduction sexuée).
I. Organisation générale des appareils reproducteurs :
1. Chez les mammifères.
Les appareils génitaux de l’homme et de la femme présentent de nombreuses analogies : des
gonades qui fabriquent les cellules sexuelles, des conduits génitaux et des organes
d’accouplement. Ces similitudes résultent du fait que pendant les premières semaines du
développement embryonnaire, l’appareil génital est indifférencié et que la plupart des structures
ont une origine commune.
L’appareil génital de la femme : est formé de deux gonades (les ovaires), produisant les
gamètes (ovules) et les hormones femelles ; les conduits génitaux dans lesquels se déplacent ces
gamètes (pavillons, oviductes, utérus et vagin) et les glandes annexes. L’utérus est aussi l’organe
dans lequel s’implante l’embryon .Le vagin intervient lors de l’accouplement. L’orifice génital
débouche dans la vulve, fermée par les lèvres. C’est à ce niveau que débouche également le
conduit urinaire. Le clitoris, considéré comme un pénis embryonnaire, se trouve sur la face
antérieure de la vulve.
L’appareil génital de l’homme comprend : deux gonades, les testicules qui produisent les
gamètes mâles ou spermatozoïdes et les hormones. Les testicules, ou gonades mâles, sont des
glandes protégées par le bourse ou scrotum. Ils sont coiffés par une sorte de « chapeau » ou
épididyme qui se prolonge par le spermiducte ou canal déférent qui va transporter les
spermatozoïdes. C’est dans les testicules que sont fabriqués les spermatozoïdes, et leur passage
par l’épididyme est indispensable à leur maturation. La prostate et les vésicules séminales sont
des glandes qui sont à l’origine du sperme et qui permettent la maturation des spermatozoïdes.
Le pénis est l’organe d’accouplement qui permet de « déposer » directement les gamètes mâles
dans le vagin.
2. Chez les spermaphytes :
Les spermaphytes sont des plantes qui produisent des graines. L’appareil reproducteur des
spermaphytes est constitué d’une fleur qui, après fécondation, donne le fruit et la graine.
a) Organe reproducteur mâle : C’est l’androcée qui est constituée par les étamines. Chaque
étamine comprend un filet et une anthère. L’anthère mûre donne le grain de pollen.
b) Organe femelle : Le pistil comprend de bas en haut un ovaire, un style et un ou 2 stigmate.
L’ovaire renferme l’ovule. Le gynécée est l’ensemble des parties reproductrices des fleurs
femelles.
II. Formation des gamètes : La gamétogénèse
1) Chez les mammifères :
Les gamètes mâles et femelles se forment au cours d’un phénomène appelé gamétogénèse. Chez
l’homme, il s’agit de la spermatogenèse et chez la femme, de l’ovogenèse.
La spermatogenèse est un processus se déroulant dans les tubes séminifères des testicules et
conduisant à la formation des spermatozoïdes. L’ovogenèse est un processus se déroulant dans
les ovaires et aboutissant à la formation des ovocytes puis des ovules.
La gamétogénèse peut être divisée en 4 phases ou étapes :
Phase de multiplication : Les spermatogonies et les ovogonies à 2n chromosomes, cellules
germinales de base et constituant respectivement le premier stade cellulaire de la spermatogénèse
et de l’ovogénèse, se multiplient par mitose et donnent des spermatocytes I et des ovocytes I.
Cette phase incessante à partir de la puberté chez l’homme est terminée dès la 15ème semaine de
la vie fœtale chez la femme.
p. 59
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 60
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 61
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 62
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc. 1
Consigne :
1. De combien de caractères étudie-t-on la transmission ? Lequel (s) ?
2. Que peut-on dire des individus de la F1 ? Tirer une conclusion.
3. Explique les résultats de ces croisements.
4. Définis : gène ; allèle ; génotype et phénotype.
Synthèse partielle A1 :
1) On étudie la transmission d’un seul caractère. C’est la couleur des fleurs.
2) Les individus de la F1 sont hybrides et possèdent une combinaison des caractères parentaux.
Les caractères fleurs rouge et fleurs blanches sont codominant.
3) Explication :
Soient : B= fleur blanche ; R = fleur rouge.
4) Définitions :
Un gène : unité de l’information génétique correspondant à un ensemble de séquences d’ADN
contenant l’information nécessaire à la production régulée d’une protéine.
Allèle : Il s’agit d’une des versions d’un même gène par ses séquences nucléotidiques.
Génotype : ensemble des allèles d’une cellule ou d’un organisme, propre à l’individu.
Phénotype : ensemble des caractères apparentes, qui résulte de l’expression du génotype.
p. 63
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
Consigne :
1. Combien de caractère étudie-t-on la transmission ? Lequel (s) ?
2. Nomme ce type de croisement et définis-le.
3. Que-constate-t-on en F1 ? Quelle conclusion peut-on tirer ?
4. Explique les résultats de la F2.
Synthèse partielle A2 :
1) On étudie la transmission d’un seul caractère. C’est la couleur du pelage.
2) Ce croisement est un monohybridisme.
Définition : le monohybridisme est un croisement dans lequel on étudie la transmission d’un
seul caractère.
3) Tous les individus de la F1 sont identiques et possèdent un seul phénotype parental. C’est la
première loi de Mendel : uniformité des hybrides de la F1.
Conclusion : le caractère gris est dominant et le caractère blanc est récessif.
4) Explication :
Soient : G = grise ; b = blanche.
p. 64
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.3
Consigne :
1. Etablis l’échiquier de croisement.
2. Précise les phénotypes et les génotypes avec les proportions.
3. Définis : backcross ; test-cross.
Synthèse partielle A3 :
1) L’échiquier du croisement :
2) Les phénotypes et les génotypes : ½ = 50% G//b [G] ; ½ = 50% b//b [b].
3) Définitions :
Backcross : croisement d’un individu hybride avec son parent récessif (croisement en retour).
Test-cross : croisement d’un individu de génotype inconnu avec un individu récessif
(croisement teste).
p. 65
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.4
Consigne :
1. Combien de caractères étudie-t-on la transmission ? Lesquels ?
2. Nomme le type de croisement et définir-le.
3. Que peut-on dire de la F1 ? Tire une conclusion logique.
4. Explique les résultats de ces deux croisements.
5. Réalise un backcross et précise les résultats.
Synthèse partielle A4 :
1) On étudie la transmission de deux caractères : la couleur et la forme des graines.
2) Le croisement est un di hybridisme.
Le di hybridisme est un croisement dans laquelle on étudie la transmission de deux caractères.
3) La F1 est homogènes et tous les individus sont hybrides et possèdent le phénotype d’un parent.
Conclusion : les caractères jaunes et lisses sont dominants et les caractères verts et ridées sont
récessifs.
4) Explication :
Soient : J = jaune ; v = verte ; L = lisse ; r = ridée
5) Le backcross.
Proportions :
¼ = 25% JL//vr [JL]
¼ = 25% Jr //vr [Jr]
¼ = 25% vL//vr [vL]
¼ = 25% vr//vr [vr]
p. 66
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A B
Document 5
Consigne :
1. Quelle est la différence entre les croisements A et B ?
2. Compare les résultats des deux croisements.
3. Calcule le pourcentage de recombinaison du croisement A et établis la carte factorielle.
4. En déduis le type de linkage dans chaque cas et caractérise les.
5. En cas de linkage qu’est ce qui fait apparaitre les types recombinés ?
Synthèse partielle A5 :
1) La différence entre les deux croisements :
Croisement A : les caractères étudiés sont : couleur du corps et la forme des ailes.
Croisement B : les caractères étudiés sont : la forme des ailes et la couleur des yeux.
2) Comparaison des résultats :
Croisement A : on obtient 4 phénotypes (2phénotypes parentaux ; 2 phénotypes recombinés)
aves des proportions différentes.
Croisement B : on obtient 2 phénotypes (phénotypes parentaux) à proportions égales.
3) Pourcentage de recombinaison du croisement A :
4) Types de linkage :
Croisement A : Le test cross donne deux phénotypes parentaux et deux phénotypes recombinés
avec des proportions différentes : les gènes sont liés : c’est un linkage partiel.
Croisement B : Le test cross donne uniquement des phénotypes parentaux (il n’y a pas de types
recombinés) : les gènes sont liés : c’est un linkage total.
5) En cas de linkage (gènes situés sur un même chromosome), le crossing-over fait apparaitre
les types recombinés.
p. 67
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A B
Document 6
Consigne :
1. Quel phénomène est à l’origine du brassage intra-chromosomique ?
2. A quel moment se déroule ce brassage ?
3. Comment se fait l’échange de caractères dans ce brassage ?
Activité 2 : Brassage inter-chromosomique.
Le document 7 représente le mécanisme de brassage inter chromosomique.
Doc.7
Consigne :
1. Quel est le phénomène responsable du brassage inter chromosomique ?
2. A quel moment se déroule ce brassage ?
3. Comment se fait les échanges de caractères dans ce brassage ?
Synthèse partielle B1 :
1) Le phénomène à l’origine du brassage intra-chromosomique est le crossing-over.
2) Le brassage intra-chromosomique se déroule en prophase I de la méiose.
3) Dans ce brassage, les chromosomes homologues font des échanges de portions et donc d’allèles.
Synthèse partielle B2 :
1) La séparation aléatoire des chromosomes homologues est responsable de ce brassage.
2) Ce brassage a lieu en métaphase I de la méiose.
3) En métaphase I, la disposition des centromères des chromosomes homologues de part et d’autre de
la plaque équatoriale est aléatoire. Cette disposition est responsable de la répartition des
chromosomes dans les gamètes. On obtient 2n combinaisons possibles. Ce brassage est par la
fécondation car la sélection du spermatozoïde est aussi aléatoire.
p. 68
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
C) Les mutations
Activité 1 : Les types de mutation.
Les mutations sont des modifications qui surviennent au hasard. Elles résultent d’erreurs de copie
lorsqu’un chromosome duplique son ADN avant la division cellulaire. Le document 8 représente
les différents types de mutations.
A B
Document 8
Consigne :
1. Quels sont les différents types de mutation ?
2. Citez et caractérisez les types de mutation génique.
3. Que subit l’ADN dans une mutation génique ?
Activité 2 : Conséquences des mutations.
Les mutations peuvent être répertoriées en fonction des conséquences qu’elles induisent sur les
protéines synthétisées. (Document 9).
Document 9
Consigne :
1. Classe les mutations en fonctions de leurs conséquences sur les protéines.
2. Dans quels cas ces mutations peuvent causer une modification des protéines synthétisées ?
p. 69
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.10
Consigne :
1. Décris le génome chez les eucaryotes et chez les procaryotes.
2. Qu’est ce qui assure la stabilité du génome d’une espèce ?
Activité 2 : La diversité et l’unicité des individus.
Tout individu est hétérozygote pour un grand nombre de gêne. Ce polymorphisme génétique est
responsable à travers la reproduction sexuée de la naissance de génération en génération,
d’individu génétiquement différent. En effet au cours de la méiose, le brassage intra-
chromosomique suivi du brassage inter-chromosomique fait que chaque individu est unique. Par
conséquent, chaque cellule haploïde, chaque gamète possède un génome unique. La fécondation,
caractérisée par la rencontre aléatoire des gamètes, amplifie considérablement le brassage
génétique dû à la méiose. Chaque organisme représente ainsi une association unique du gène de
l’espèce n’ayant jamais existé et ne se réformera plus dans l’avenir. Chaque individu est unique
du point de vue génotype. Cela justifie l’expression « Unicité des individus ».
Chez l’espèce humaine, chaque personne est hétérozygote pour 6 à 7% des gènes sur la base des
50000 gènes pour l’ensemble du génome humain. Il n’existe que 23 paires de chromosomes, cela
signifie que chaque paire de chromosome porte de très nombreux gènes représentés par 2 allèles
différents sur les chromosomes homologues. Par l’association des allèles des gènes qu’il possède,
un chromosome diffère génétiquement de son homologue et diffère également de tous les autres
chromosomes des individus de la même espèce.
Consigne :
1. Pourquoi les chromosomes homologues sont génétiquement différents ?
2. Pourquoi les enfants d’un même couple ne sont pas identiques ?
3. Explique l’expression : « unicité de l’individu ».
p. 70
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle C1 :
1) Les différents types de mutations :
Les mutations génomiques : modification du nombre de chromosomes.
Les mutations chromosomiques : remaniement d’un chromosome.
Les mutations géniques : modification de la séquence d’un gène.
2) Les types de mutations géniques :
Insertion : addition d’un ou plusieurs nucléotides.
Délétion : perte d’un ou plusieurs nucléotides.
Substitution : remplacement d’un ou plusieurs nucléotides.
3) Dans une mutation génique, la séquence de nucléotide de l’ADN est modifiée.
Synthèse partielle C2 :
1) En fonction des conséquences, on distingue :
Les mutations silencieuses : pas de changement dans la structure primaire des polypeptides.
Les mutations faux-sens : modification de la structure primaire des polypeptides.
Les mutations non-sens : apparition d’un codon stop.
2) Les protéines synthétisées sont modifiées dans le cas des mutations faux-sens et non-sens.
Synthèse partielle D1 :
1) Description : Le génome est l’ensemble des gènes (intégralité du matériel génétique) d’un
individu, caractéristique de son espèce.
Chez les procaryotes : dépourvus de vrai noyau, les procaryotes possèdent un génome constitué
d’ADN libre dans le cytoplasme.
Chez les eucaryotes : le matériel génétique (la chromatine) constitué de plusieurs chromosomes
se trouve dans le noyau. Chaque chromosome est organisé en plusieurs loci, occupés par les
gènes.
2) La stabilité du génome est assurée par la méiose et la fécondation. Ces deux phénomènes
sont complémentaire : la méiose assure l’haploïdie des gamètes tandis que la fécondation
rétablie la diploïdie dans le zygote.
Synthèse partielle D2 :
1) Les chromosomes homologues possèdent les mêmes gènes, mais avec le brassage intra-
chromosomique et l’existence de plusieurs allèles, ils ne possèdent pas à 100% les mêmes
allèles.
2) Les enfants d’un même couples ne sont pas identiques car chaque gamète étant
génétiquement différent des autres, chaque zygote (et par conséquent) chaque enfant est
génétiquement unique.
3) L’unicité de l’individu : le phénotype d’un individu dépend de son génotype. Avec le
brassage génétique, chaque individu (hormis les jumeaux monozygotes) possède son propre
génotype et est don unique.
p. 71
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
Du nom de Gregor Johann Mendel (1822-1884), ce prêtre autrichien passionné de botanique qui, huit
ans durant, occupa ses loisirs à hybrider des petits pois et fut le premier à en tirer des lois statistiques.
La génétique mendélienne a pour but d’étudier la transmission des caractères héréditaires de
génération en génération.
Par convention, la génération initiale ou génération parentale est dénommée P, les générations
suivantes ou générations filiales désignées F1, F2, F3… selon leur ordre d’apparition.
1. Le mono hybridisme.
C’est un croisement dans lequel on étudie la transmission d’un seul caractère. En croisant deux
lignées pures ne différant que par un seul caractère (par exemple des pois à graines jaunes et des pois
à graines vertes), un des deux caractères disparaît à la génération suivante (première génération filiale
ou F1).
On peut en déduire que le caractère présent en F1 est dominant alors que le caractère absent est
récessif.
C’est la première loi de Mendel ou loi d’uniformité : tous les hybrides de première génération issus
du croisement de deux lignées pures se ressemblent et présentent le caractère de l’un des parents et
de lui seul. Ainsi, si des pois homozygotes à graines jaunes (lignée pure) sont croisés avec des pois
homozygotes à graines vertes (autre lignée pure), en F1 tous les pois seront à graine jaune. Le
caractère « graine jaune » est donc dominant et le caractère « graine verte » récessif. Ce qui en termes
de génotype et de phénotype peut s’énoncer de la manière suivante, en utilisant l’allèle J pour jaune
dominant et l’allèle v pour vert récessif.
Chaque parent étant homozygote (J/J ou v/v), il ne peut en effet former qu’un seul type de gamète :
l’un porteur de l’allèle J, l’autre porteur de l’allèle v. La fécondation réunira donc obligatoirement
les deux allèles J et v mais J étant dominant, il sera le seul à s’exprimer. Par conséquent tous les
hybrides de première génération seront de phénotype « graine jaune ».
En croisant ensuite les hybrides de première génération (F1) entre eux, on aboutit alors aux résultats
suivants. Cette fois, les deux caractères parentaux réapparaissent mais dans un rapport 3/1 : 75% des
hybrides de deuxième génération présentent le caractère dominant et 25% le caractère récessif.
C’est la deuxième loi de Mendel ou loi de ségrégation : tous les hybrides de deuxième génération
issus du croisement de deux hétérozygotes pour un même couple d’allèles ne se ressemblent pas et
présentent l’un ou l’autre des caractères de la génération parentale.
2. Di hybridisme
Les phénomènes décrits jusqu’à présent ne concernaient que des lignées parentales pures se
distinguant par un seul caractère. Voyant maintenant ce qu’il en est lorsqu’elles diffèrent par deux
caractères distincts et reprenons les expériences de Mendel effectuées à partir de pois à graines jaunes
/ ridées et de pois à graines vertes / lisses. Comme précédemment, il s’agit bien sûr de lignées
homozygotes de sorte que le croisement de pois à graines jaunes / ridées entre eux ne donne que des
pois à graines jaunes / ridées et il en est de même pour les pois à graines vertes / lisses. En revanche,
si l’on croise les deux variétés entre eux, tous les pois de F1 présentent le même phénotype (graines
jaunes et lisses) et aucun pois à graines vertes / ridées n’apparaît. On peut donc en conclure une
nouvelle fois que les caractères « graine jaune » et « graine lisse » sont dominants alors que les
caractères « graine verte » et « graine ridée » sont récessifs. Ce qui en termes de génotype et de
phénotype peut s’énoncer de la manière suivante en utilisant l’allèle J pour jaune dominant, l’allèle
L pour lisse dominant, l’allèle v pour vert récessif et l’allèle r pour ridé récessif.
Mendel croise alors les hybrides obtenus en F1 entre eux et observe que les quatre caractères
parentaux réapparaissent en F2 mais dans un rapport 9/3/3/1. 9/16 des pois sont à graines jaunes et
p. 72
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
lisses (J ; L), 3/16 à graines jaunes et ridées (J ; r), 3/16 à graines vertes et lisses (v ; L) et 1/16 à
graines vertes et ridées (v ; r). Les deux lois d’uniformité et de ségrégation sont donc à nouveau
vérifiées : tous les hybrides de première génération se ressemblent mais pas ceux de deuxième
génération. Et n’importe quelle combinaison de caractères aboutirait à des proportions identiques :
3/4-1/4 en cas de mono hybridisme, 9/16-3/16-3/16-1/16 en cas de di hybridisme.
3. Cas du linkage (liaison entre les gènes)
Dans le croisement de cas de di hybridisme, il se peut que les gènes étudiés soient situés sur un même
chromosome (linkage) ou sur des chromosomes différents (gènes indépendants). Pour en savoir, il
faut un croisement-test et étudier ses résultats. Trois cas peuvent arrivés :
o Il y a autant de phénotypes recombinés que de types parentaux (4 phénotypes avec pour chacun
25%) : les gènes sont indépendants (pas de linkage).
o Le taux de types recombinés est inférieur à celui de types parentaux : les gènes sont liés (linkage
partiel).
o S’il n’y a pas de types recombinés : il y a linkage total.
4. Les mutations :
La mutation est un changement dans la séquence des nucléotides de l’ADN. Elle est provoquée par
des agents mutagènes, c’est-à-dire des facteurs susceptibles d’augmenter la fréquence des mutations.
Il s’agit des agents physiques (radiations ionisantes), des radiations chimiques (acide nitreux). La
conséquence de l’action de ses agents est une modification structurale de l’ADN. La mutation
ponctuelle : est toute modification n’affectant qu’une seule paire de nucléotide d’une séquence
d’ADN. Cependant, il arrive parfois que la modification soit plus étendue, ce qui entraine d’important
remaniement du segment d’ADN. Les mutations ponctuelles sont de plusieurs types affectant la
molécule d’ADN :
Substitution : Un nucléotide est remplacé par un autre.
Délétion : Elle est la perte d’un nucléotide de la séquence d’ADN.
Addition ou insertion : Un nucléotide s’insère entre 2 nucléotides de la séquence.
Lorsqu’une mutation entraine une modification de la séquence des acides aminés d’une protéine, elle
est dite efficace. Seules les mutations germinales sont transmissibles à la descendance. Les mutations
somatiques se transmettent d’une cellule à une autre cellule sur le même organisme mais ne sont pas
héréditaire.
5. Nature du génome :
Le génome est l’ensemble de tout le matériel génétique d’un être vivant. Les individus d’une même
espèce ont le même génome. Celui-ci est caractérisé par le nombre de chromosomes, leurs structures,
l’emplacement de tous les gènes nécessaires à l’édification et au fonctionnement de l’organisme.
6. Diversité et l’unicité de l’individu
Tout individu est hétérozygote pour un grand nombre de gêne. Ce polymorphisme génétique est
responsable à travers la reproduction sexuée de la naissance de génération en génération, d’individu
génétiquement différent. En effet au cours de la méiose, le brassage intra-chromosomique suivi du
brassage inter-chromosomique fait que chaque individu est unique. Par conséquent, chaque cellule
haploïde, chaque gamète possède un génome unique. La fécondation, caractérisée par la rencontre
aléatoire des gamètes, amplifie considérablement le brassage génétique dû à la méiose. Chaque
organisme représente ainsi une association unique du gène de l’espèce n’ayant jamais existé et ne se
réformera plus dans l’avenir. Chaque individu est unique du point de vue génotype. Cela justifie
l’expression « Unicité des individus ».
p. 73
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 74
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 1
Consigne :
1. Cette expérience s’intéresse à combien de générations ?
2. Les parents diffèrent par combien de caractères ?
3. Quels sont les génotypes et les phénotypes des parents et de la F1.
4. Compare la F1 et la F2 et tire une conclusion.
Synthèse partielle 1 :
1) Cette expérience s’intéresse à trois générations (parents, F1 et F2).
2) Les parents diffèrent par deux caractères : la couleur du corps et la taille des ailes.
3) Les phénotypes et génotypes :
La F1 est homogène : les caractères corps gris et ailes longues sont dominants.
4) Comparaison :
La F1 présente un seul phénotype : elle est homogène.
La F2 présente 4 phénotypes : deux phénotypes parentaux et deux phénotypes
recombinés. La génération F2 est polymorphe.
p. 75
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B
Document 2
Consigne ;
1. Compare la carte de distribution de la drépanocytose à celle du paludisme ?
2. Quel est le continent le plus touché ?
3. Explique pourquoi la présence de l’allèle HbS est un avantage dans les régions où sévie le
paludisme.
Synthèse partielle 2 :
1) La drépanocytose et le paludisme sont des maladies qui sévissent presque dans les
mêmes régions : la zone intertropicale.
2) Le continent le plus touché est l’Afrique.
3) La présence de l’allèle HbS est un avantage car les sujets hétérozygotes résistent
mieux au paludisme.
p. 76
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.3
Consigne :
1. Etablis une relation entre la latitude et la variation de la couleur de la peau.
2. Qu’est ce qui est à l’origine de la variation de la couleur de la peau ?
3. Explique l’influence des migrations sur la variation des fréquences alléliques.
Synthèse partielle 3 :
1) Relation entre la latitude et la couleur de la peau :
Dans les zones de basses latitudes, la peau est plus foncée. Plus on s’éloigne de l’équateur, plus la peau
s’éclaircis.
2) Explication :
La peau produit la mélanine (pigment foncé) pour lutter contre les rayonnements ultra-violets. Plus la
quantité de rayonnements UV est intense, plus la peau devient foncée (par production de mélanine).
Dans les zones de basses latitudes les rayonnements UV sont intenses, les peaux sont plus foncées.
Dans les zones de hautes latitudes, les rayonnements UV sont moins intenses, les peaux sont plus claires.
3) L’influence des migrations sur la variation des fréquences alléliques
Les migrations permettent les échanges d’allèles entre les populations éloignées (à travers la reproduction
sexuée). Ces échanges permettent de modifier la fréquence allélique dans les populations.
p. 77
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
Tous les individus appartenant à une même espèce possèdent le même nombre de chromosomes et les
mêmes gènes, occupant la même position le long de l'ADN. Au cours de l’évolution, des mutations
peuvent conduire à l’apparition de différentes versions des gènes : les allèles. Différents brassages au
cours de la reproduction sexuée expliquent que chaque individu (hormis les jumeaux vrais) soit
génétiquement unique.
1. Diversité génétique au sein d’une population.
Chez les individus à reproduction sexuée, le brassage génétique qui a lieu pendant la formation de gamètes
et la fécondation aboutissent à la diversité génétique au sein des populations. Par conséquent le brassage
génétique a pour finalité l'unicité génétique de l'individu.
La présence dans une population à reproduction sexuée, d'individus génétiquement identiques (vrai
jumeaux) en est une exception. La variation de phénotype au sein d'une population ou la présence, au sein
d'une population, de phénotypes différents est déterminée par la diversité génétique.
Le polymorphisme existe au niveau morphologique et biochimique. Les différents phénotypes sont dus à
l'existence d’enzymes différents codés par des allèles différents de la même gêne.
2. Influence de la sélection naturelle sur la variation de la fréquence allélique :
La fréquence allélique ou la proportion d’un allèle dans une population est le rapport du nombre de de cet
allèle, sur le nombre d'allèles de l'ensemble des individus de la population pour le gène considéré.
La sélection naturelle est l'avantage pris par certains génotype par diminution relative de la fécondité et
ou de l'espérance de vie d'autres génotypes de la population sous l'influence des facteurs du milieu.
3. Influence des migrations sur la variation de fréquence allélique :
La migration entre population distincte crée un transfert plus ou moins important de gènes entre elles, ce
qui modifie les fréquences alléliques et amoindri les différences allélique entre les pools de gènes.
En d'autres termes, on assiste à un mélange de pools de gènes qui a tendance à provoquer ou à entraîner
leurs uniformisations. Cette uniformisation est d'autant plus importantes que les populations sont proches
géographiquement.
Les migrations peuvent aussi être à l'origine de la création de nouvelles populations. En effet lors de la
formation d'une nouvelle population par un petit nombre d'individus constituant la population fondatrice,
la totalité des allèles se trouvant dans la population de départ n'est pas présente entièrement dans la
population fondatrice. Il y a donc perte de polymorphisme, c'est l'effet fondateur où effet de fondation.
L’histoire de l'humanité nous révèle que des groupes d’individu, pour des raisons diverses (famines,
conflits, catastrophe etc…) avaient été amenés à se séparer des populations plus vaste auquel elles
appartenaient.
Ceci a marqué l'influence de ces migrations sur la formation génétique de la population. On considère une
population de départ ou population mère noté P1, un petit groupe d'individus se sépare de cette population,
migre vers un territoire isolé de cellule de P1 et forme une nouvelle population P2.
Le plus petit groupe est appelé groupe fondateur ou population fondatrice. Les allèles présents dans ce
groupe, représentent ceux de la population P1. C'est-à-dire à partir du pool génétique de la population P1,
deux populations filles P3 et P4 sont créés. A chaque génération, un échantillon d’allèle est transmis au
hasard parmi la variation infinie des combinaisons possibles. Cette sélection des allèles au hasard d'une
génération à la suivante est appelé « dérive génétique ».
Elle peut être encore définie comme une variation de la fréquence allélique et génotypique d'une
génération à la suivante a une petite population. La dérive génétique et l’effet fondateur ne sont importants
que si les populations séparées demeurent isolées les unes des autres.
p. 78
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 79
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.1
Consigne : à partir du texte et du document 1 :
Définis un arbre généalogique (ou pédigrée) et donne son importance.
Synthèse partielle A1 :
Définition : un arbre généalogique est un schéma retrace l’histoire génétique d’une famille.
Un arbre généalogique permet de déterminer le mode de transmission d’une maladie héréditaire.
p. 80
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B
Document 2
Consigne : à partir du texte et du document 2 :
1. Caractérise le gène du système ABO.
2. Détermine les génotypes des individus I1, I2, II2, II5, II6, III1, III3, III5, III7 et III8.
3. Précise les résultats statistiques des descendants directs du couple I1 et I2.
4. Précise la probabilité pour que le couple II1 et II2 ait un enfant de groupe O.
5. Quels sont les caractéristiques de la transmission autosomale ?
p. 81
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle A1 :
1) Caractéristiques du gène du système ABO.
Il est situé sur la paire de chromosome n°9.
Il possède trois allèles dont deux dominants (A et B) et un récessif (O).
Ces allèles codent pour la synthèse de protéines à la surface des hématies, responsable des
groupes sanguins.
2) Les génotypes :
I1 : A//O ; I2 : B//O ; II2 : A//O ; II5 : B//O ; II6 : A//B ; III1 : A//O ; III3 : O//O ; III5 : O//O ;
III7 : B//O ; III8 : A//O.
3) Les résultats statistiques des descendants directs du couple I1 et I2.
p. 82
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.3.
Consigne : à partir du document 3 :
1. Explique le mode de transmission de cette maladie.
2. Trouve la probabilité pour que l’enfant d’Alice et d’Alexandre soit hémophile.
3. Donne les Caractéristiques de la transmission gonosomale.
Synthèse partielle A3 :
1) Le mode de transmission de cette maladie.
L’allèle responsable de la maladie est récessif : les parents sains ont des enfants malades.
Il est lié au sexe (gonosomale) : c’est seulement le sexe masculin qui est touché par la maladie.
Il est lié au chromosome X : la femme vectrice transmet la maladie à ses fils.
2) La probabilité pour que l’enfant d’Alice et d’Alexandre soit hémophile.
p. 83
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A B
p. 84
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
C D
Document.3
Document 4
Consigne : à partir du texte et des documents 3 et 4 :
1. Compare les caryotypes A, B et C.
2. Précise les caryotypes anormaux et leurs conséquences.
3. Explique l’obtention de caryotypes anormaux.
Synthèse partielle B1 :
1) Comparaison :
Caryotypes A : homme : 2n = 44+ XY ; femme : 2n = 44 + XX.
Caryotype B : 2n = 44 + XXY. Homme atteint de syndrome de Klinefelter.
Caryotype C : 2n = 45+ XX. Femme trisomique.
2) Les caryotypes anormaux et leurs conséquences :
Caryotype B (syndrome de Klinefelter) : atrophie des testicules (stérilité), retard mental parfois un
développement anormal des seins.
Caryotype C (trisomie 21) : petite taille, brachycéphalie, nez plat et petite oreilles, mains courtes retard
mental.
3) Les aberrations chromosomiques sont dues à une anomalie de disjonction des chromosomes
homologues en anaphase I de la méiose.
Activité 2 : Diagnostic prénatal.
La recherche d’anomalie chromosomique représente la grande majorité des demandes d’examen prénatal
en vue d’un diagnostic (90 à 95%).
La réalisation du caryotype d’un fœtus exige que l’on dispose de cellules fœtales. Celles-ci sont obtenues :
Soit par prélèvement de liquide amniotique (ou amniocentèse) vers la 15ème semaine de grossesse, ce
liquide contenant en suspension des cellules fœtales détachées de la peau ou des muqueuses. Cette
technique est la plus fréquemment utilisée car elle présente moins de risques de déclencher un avortement.
(Doc.5A)
Soit par prélèvement de sang fœtal ou cordocentèse (Doc.5B).
Soit par prélèvement de villosités choriales ou choriocentèse dès la 8ème semaine de grossesse. Cette
technique présente un intérêt évident car elle permet un diagnostic précoce. (Doc.5C).
p. 85
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
5A : Amniocentèse
C
Document 5 : Diagnostic prénatal
Consigne : à partir du texte et du document 5 :
1. Cite et explique brièvement les techniques de diagnostic prénatal.
2. Explique comment ces techniques permettent de diagnostiquer des anomalies chromosomiques.
3. Quel est l’importance du diagnostic prénatal.
Synthèse partielle B2 :
1) Les techniques de diagnostic prénatal.
Amniocentèse : prélèvement et analyse de liquide amniotique.
Cordocentèse : prélèvement et analyse de sang fœtal.
Choriocentèse (ou biopsie du trophoblaste) : prélèvement et analyse de villosités choriales.
L’électrophorèse : analyse de l’ADN.
2) Grâce à ces prélèvements, on se procure de l’ADN fœtal et déceler la présence d’anomalie
chromosomique.
3) Le diagnostic prénatal permet de déceler les anomalies chromosomiques avant la naissance
et prendre les dispositions nécessaires.
p. 86
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
I. Etude de la transmission d’une tare héréditaire
Les unions humaines présentent cinq modes de transmission héréditaire qui se dégagent de
l’étude des maladies rares par analyse généalogique. La maladie peut être autosomique récessive,
autosomique dominante, récessive liée à X ou dominante liée à X. Elle peut être aussi liée à Y.
1) Une maladie autosomale récessive : Exemple : l’albinisme
• est aussi fréquente chez les garçons que chez les filles.
• en général, elle n’apparaît pas à toutes les générations
• est déterminée par un gène qui ne s’exprime au niveau du phénotype atteint qu’à l’état
homozygote.
2) Une maladie autosomale dominante : Exemple : la brachydactylie (doigts courts)
• tout sujet affecté a au moins l’un des parents malade.
• en général elle se manifeste dans toutes les générations.
• les sujets malades sont le plus souvent hétérozygotes.
• les sujets sains sont toujours homozygotes.
3) Une maladie récessive portée par le chromosome sexuel X : Exemple : l’hémophilie, le
daltonisme
• est plus fréquente chez les garçons que chez les filles.
• est déterminée par un gène dont l’allèle récessif s’exprime chez les garçons atteints.
• les garçons malades sont issus d’une mère conductrice.
• Toute fille atteinte devrait avoir un père atteint.
4) Une maladie dominante liée à X :
• Tout sujet atteint a au moins l’un des parents atteint.
• En général elle se manifeste dans toutes les générations.
• Les hommes affectés transmettent la maladie à toutes leurs filles mais à aucun de leurs fils.
• Les femmes atteintes hétérozygotes mariées à des hommes non affectés transmettent la maladie
à la moitié de leurs fils et de leurs filles.
• Tout garçon atteint devrait avoir une mère atteinte.
5) Hérédité liée au chromosome Y :
Il s’agit de quelques curiosités dermatologiques assez exceptionnelles : Ichtyose grave, type «
porc-épic », Hypertrichose des oreilles, Kératose palmo-plantaire.
Le mécanisme de transmission est facile à comprendre : toutes les filles naissant de l'union d'un
homme atteint avec une femme normale sont normales car elles ne peuvent hériter que le X
paternel. Par contre, tous les garçons, qui ont hérité de l'Y paternel, sont atteints.
6) Risques liés au mariage consanguin : Exemple : la surdi-mutité
Si dans une famille il existe une tare récessive :
• le mariage consanguin augmente considérablement le risque d’avoir des enfants atteints de cette
tare car il la probabilité de rencontre des allèles récessifs.
• Le risque d’être porteur diminue de moitié à chaque génération.
• Un mariage entre cousins germains est déconseillé chaque fois qu’une tare récessive existe dans
la famille ascendante ou chez les collatéraux.
p. 87
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 88
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 89
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.1
Consigne :
1. Analyse et explique les résultats de ces greffes.
2. Qu’est ce qui est à l’origine du rejet de greffons ?
3. Indique comment doit-on choisir le receveur d’un greffon pour qu’il y ait succès.
Synthèse partielle 1A :
A) Les greffes
1. Analyses et explications
A- Autogreffe : il y succès. Le système immunitaire est le même.
B- Xénogreffe ou hétérogreffe : il y a rejet. Les systèmes immunitaires ne sont pas les mêmes.
C- Allogreffe : il y a rejet. Les systèmes immunitaires ne sont pas les mêmes. Le rejet est plus
rapide la 2ème fois car le système immunitaire est déjà prêt (immunisation).
D- Isogreffe ou homogreffe : il y succès. Le système immunitaire est le même.
2. L’origine du rejet de greffons :
En cas d’incompatibilité, les cellules du greffon sont reconnues par le système immunitaire
comme étrangères à l’organisme. Ainsi elles sont éliminées par les cellules immunitaires.
3. Pour qu’il y ait succès, le receveur doit avoir un système immunitaire compatible à celui du
donneur.
p. 90
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A
Les quatre groupes sanguins se caractérisent comme suit :
B
Doc.2
Consigne :
1. Analyse les résultats de cette expérience.
2. Que peut-on en déduire ?
3. Détermine les agglutinogènes et les agglutinines pour chaque groupe sanguin du système
ABO.
Synthèse partielle 1B :
1) Analyse :
Les sujets S1 et S2 sont compatibles : il n’y a pas d’agglutination.
Les sujets S1 et S3 sont incompatibles : il y a agglutination.
Les immunoglobulines contenues dans le plasma sont à l’origine de l’agglutination des hématies
en cas d’incompatibilité.
2) Déduction : la compatibilité entre les groupes sanguins est liée aux immunoglobulines
produites par le receveur.
3) Les caractéristiques des groupes sanguins.
p. 91
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 2 : Le soi.
La reconnaissance du soi est due à la présence de molécules particulières appelées marqueurs
du soi. Ces molécules sont des glycoprotéines présentes à la surface de toutes les cellules de
l’organisme (Doc.3). Ces marqueurs sont regroupés en deux ensembles selon leur localisation
cellulaires :
Les marqueurs majeurs d’histocompatibilité : situées sur les cellules nucléées, les molécules
du complexe majeur d'histocompatibilité CMH sont nommées human leucocyte antigen (HLA)
chez l'homme. Le système HLA est formé d'une série de gènes étroitement liés qui codent pour
des protéines membranaires (molécules HLA) qui fixent et présentent les peptides antigéniques
aux récepteurs des lymphocytes T (TCR).
Les marqueurs mineurs d’histocompatibilité : situés sur les hématies, sont à l’origine des
groupes sanguins.
Doc.3
Doc.4
Consigne :
1. Définis le soi.
2. Cite et caractérise les de marqueurs du soi.
3. Pourquoi les molécules du CMH sont spécifiques à chaque individu ?
4. Cite et localise les gènes qui codent pour les molécules du CMH.
p. 92
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 3 : Le non-soi.
La capacité de
l’organisme à différencier
le soi du non-soi est à la
base des réactions
immunitaires. Certaines
cellules ou molécules
sont reconnues comme du
non-soi ou du soi modifié
et peuvent être à l’origine
d’une réaction
immunitaire. On les
appelle antigènes ou
immunogènes. Le
document 5 représente
quelques exemples
d’antigènes.
Doc.5
Consigne :
1. Définis : le non-soi ; un antigène.
2. Quelles les deux origines possibles des antigènes ?
3. Quelles sont les formes possibles des antigènes ?
4. Comment appelle-t-on les portions responsables de la reconnaissance d’un antigène ?
Synthèse partielle 2 :
1) Définition : le soi est l’ensemble des molécules résultant de l’expression du génotype de
l’individu et propre à lui.
2) Les marqueurs du soi :
Les marqueurs majeurs d’histocompatibilité : situées sur les cellules nucléées. Ce sont les
molécules du complexe majeur d'histocompatibilité CMH (HLA chez l’Homme).
Les marqueurs mineurs d’histocompatibilité : situés sur les hématies, sont à l’origine des groupes
sanguins.
3) Les molécules du CMH sont spécifiques à chaque individu car chaque individu a son propre
génotype.
4) Les gènes du CMH sont situés sur le bras cours du chromosome n°6.
CMH classe I : gènes A, B et C.
CMH classe II : gènes de la famille D (DP, DQ, DR).
Synthèse partielle 3 :
1) Définitions :
Le non-soi : ensemble des molécules ne résultant pas de l’expression du génotype de l’individu.
Antigène : tout élément capable de déclencher une réaction immunitaire dans l’organisme.
2) Les antigènes peuvent avoir une origine interne (soi modifié) ou externe (agents pathogènes).
3) Les formes des antigènes :
Formes particulaires : bactéries, virus, protozoaires, champignons…
Formes solubles : toxines, venins…
4) Ce sont les déterminants antigéniques ou épitopes.
p. 93
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
L'immunité fait référence aux mécanismes de défense d'un organisme vivant contre des agents
étrangers, notamment infectieux, ou contre des agressions internes, notamment transformation
tumorale, susceptibles de menacer son bon fonctionnement ou sa survie. L'ensemble des organes
et tissus, cellules et molécules qui concourent à opposer une résistance aux infections est appelé
système immunitaire.
1. Le soi et le non soi.
L’immunité envers les maladies infectieuses se développe en réponse aux antigènes. Les
antigènes peuvent se définir comme des molécules reconnues par le système immunitaire et
induisant une réponse immunitaire. L’antigène stimule la production d’anticorps et/ou une
réponse cellulaire dirigée spécifiquement contre cet antigène. On peut comparer la réaction entre
l’antigène et l’anticorps à celle d’une clé dans une serrure. Elle est spécifique et les anticorps
produits contre un antigène donné ne réagissent pas, ou peu, avec les autres antigènes.
L’antigène peut être une substance soluble produite par un microorganisme (par exemple une
toxine ou sa forme détoxifiée, l’anatoxine) ou une substance présente à la surface d’une bactérie,
d’un virus ou d’une cellule ou dans la paroi cellulaire. La plupart des antigènes sont des protéines,
mais il existe des antigènes polysaccharidiques provenant des capsules bactériennes, et des
antigènes glycolipidiques.
La partie de l’antigène à laquelle se lie l’anticorps s’appelle déterminant antigénique, site
antigénique, ou épitope. Les antigènes contiennent généralement de nombreux déterminants
antigéniques qui peuvent être différents les uns des autres ou composés de structures moléculaires
répétitives.
Un microorganisme donné peut comporter de nombreux antigènes différents. Les protozoaires,
les champignons et les bactéries possèdent plusieurs centaines à plusieurs milliers d’antigènes.
2. Les marqueurs du soi.
Les molécules de CMH ont été nommées: Complexe Majeur d’Histocompatibilité par Jean
Dausset, en 1952. Historiquement, la découverte de ce système a permis de comprendre les
mécanismes de rejet d'une greffe d'organe survenant de façon quasi inévitable entre deux
individus non apparentés. Les molécules du complexe majeur d'histocompatibilité CMH sont
nommées human leucocyte antigen (HLA) chez l'homme. Le système HLA est formé d'une série
de gènes étroitement liés qui codent pour des protéines membranaires (molécules HLA) qui
fixent et présentent les peptides antigéniques aux récepteurs des lymphocytes T (TCR). Les
molécules HLA de classe I sont constituées de l'association non covalente de deux chaînes : une
chaîne lourde transmembranaire α et d'une chaîne légère non glycosylée, la β2-microglobuline
qui n’est pas implantée dans la membrane cellulaire. L’ensemble de la molécule s'inscrit dans un
cylindre de 7 nm de long et 4 à 5 nm de diamètre.
Les molécules HLA de classe II sont des glycoprotéines transmembranaires. Elles ont une
structure très proche de celle des molécules HLA de classe I. Elles sont formées de l'association
non covalente d'une chaîne α d'un poids moléculaire de 34kD, et d'une chaîne légère β d'un poids
moléculaire de 29kD. Contrairement aux molécules HLA de classe I, les chaînes α et β sont ici
parfaitement homologues, composées, toutes les deux, d'une partie extra-membranaire N-
terminale d'environ 190 acides aminés, d'une partie transmembranaire formée d'une vingtaine
d'acides aminés, et d'une partie intra-cytoplasmique C-terminale formée de 4-5 acides aminés.
p. 94
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 95
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.1A
Fig.1B
Consigne :
1. Cite et caractérise les différentes cellules immunitaires et donne leurs rôles.
2. Quelles sont les molécules solubles du système immunitaire ?
p. 96
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 1 :
1) Les cellules immunitaires :
Les phagocytes : Ce sont les cellules de l’immunité innée. Elles assurent la phagocytose. On
distingue les granulocytes (Neutrophiles, Eosinophiles, Basophiles) les monocytes, les
mastocytes, les macrophages, les cellules dendritiques et les cellules NK (Natural killer).
Les granulocytes neutrophiles sont les plus nombreux dans la circulation sanguine et sont
reconnaissables par leur noyau polylobé. Ils jouent un rôle majeur dans la défense
antimicrobienne et dans l'inflammation aiguë par leur fonction de cellules phagocytaires et le
contenu de leurs granules cytoplasmiques (plus de 100 enzymes différentes).
Les granulocytes éosinophiles ont un noyau bilobé et des granulations colorées spécifiquement
en rouge orangé par les techniques habituellement utilisées. Ceci est dû au caractère basique des
composants cytotoxiques et pro-inflammatoires qu'elles contiennent. Ces cellules sont
retrouvées principalement dans les tissus et possèdent un rôle capital dans les défenses
antiparasitaires et certaines réactions d'hypersensibilité.
Les granulocytes basophiles ont un noyau bilobé peu visible du fait de l'abondance de leurs
granulations métachromatiques contenant de l'histamine ainsi que des éléments très acides,
cytotoxiques et pro-inflammatoires. Leur équivalent tissulaire est le mastocytes, présent en
abondance dans les muqueuses, et ils ont un rôle anti-infectieux.
Les basophiles et les mastocytes ont aussi un rôle important dans les hypersensibilités
immédiates.
Les monocytes et les macrophages :
Les monocytes ont également un cytoplasme granuleux contenant de nombreuses enzymes.
Moins nombreux que les granulocytes, ils circulent dans le sang et adhèrent aux parois
vasculaires avant de migrer dans les tissus en réponse à certains facteurs chimiotactiques, où ils
s'y différencieront en macrophages. Ce sont des cellules essentiellement phagocytaires, capables
de capter et de digérer des éléments de tailles diverses
Les cellules dendritiques :
Les cellules dendritiques sont localisées dans de nombreux tissus et organes dans un état
immature ayant une importante capacité de capture d'antigènes. À l'inverse, lorsqu'elles quittent
les tissus et migrent vers les tissus lymphoïdes, elles subissent un processus de maturation qui
leur fait perdre cette capacité au profit de l'acquisition d'une propriété de présentation des
antigènes aux lymphocytes T. Ce sont les Cellules présentatrices d'antigènes (CPA) les plus
importantes car elles sont capables d'activer des lymphocytes T naïfs, et jouent ainsi un rôle
majeur dans l'initiation de la réponse immunitaire adaptative.
Les lymphocytes : Ce sont les cellules de l’immunité acquise. On distingue : LB, LT4, LT8.
Les lymphocytes NK :
Les lymphocytes NK ou cellules Natural Killer sont des cellules cytotoxiques localisées dans
le sang et les organes lymphoïdes périphériques. Ils reconnaissent et détruisent les cellules
infectées, endommagées ou ciblées par des anticorps de type IgG.
Les lymphocytes B et les lymphocytes T ont une morphologie similaire, avec un rapport nucléo-
cytoplasmique élevé sans granulation. Ils sont capables de reconnaître spécifiquement des
antigènes via leurs récepteurs de type BCR ou TCR. Le BCR se lie à l'antigène natif alors que le
TCR se lie à des antigènes apprêtés et présentés sous forme de peptide associé aux molécules du
CMH.
2) Les molécules solubles du système immunitaire : les anticorps (immunoglobulines), les
cytokines, les chimiokines, les protéines du complément, CRP (protéines C créative).
p. 97
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.2
Consigne :
1. Détermine l’origine des cellules immunitaire.
2. Quelles sont les lieux de maturation des cellules immunitaires ?
Activité 3 : Les structures de reconnaissance des lymphocytes.
Les lymphocytes acquièrent leur immunocompétence au cours de leur maturation. Ils
expriment à la surface de leur membrane, des récepteurs spécifiques d’un déterminant
antigénique donné. (Fig.3C)
Les lymphocytes B représentent environ 5 à 15 % des lymphocytes circulants et sont
définis par la présence d'immunoglobulines (Ig) de surface. Ces immunoglobulines,
produites par la cellule elle-même, jouent le rôle de récepteur spécifique pour l'antigène
(BCR). (Voir Fig.3B)
Chez les LT, la diversité des récepteurs T est aussi importante que celle des anticorps, car
leur mécanisme de synthèse est identique.
La partie variable possède une zone de reconnaissance d’un antigène et une zone de
reconnaissance du système HLA. Une population de LT ou LB portant le même récepteur
spécifique constitue un clone. L’ensemble des récepteurs spécifiques portés par les
différents clones des LB et LT constituent le répertoire immunologique de l’individu.
p. 98
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B C
Figure 3
Consigne :
1) Quelle est la nature des structures des reconnaissances des lymphocytes ?
2) Comment les appelle-t-on chez les LB et chez les LT ?
Synthèse partielle 2
1. Origines des cellules immunitaires : Foie, chez le fœtus ; moelle osseuse chez l’adulte.
2. Lieux de maturation des cellules immunitaires :
Moelle osseuse : granulocytes, monocytes, LB…
Thymus : LT4 et LT8
Synthèse partielle 3 :
1) Les structures de reconnaissance sont des protéines membranaires.
2) Chez les LB, on les appelle anticorps membranaires. Chez les LT, on les appelle récepteurs.
p. 99
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
Le système immunitaire est constitué d'un ensemble complexe d'organes individualisés et de tissus entre
lesquels circulent en permanence des cellules de l'immunité innée et de l'immunité adaptative. Cette
organisation en réseau de communication confère au système immunitaire trois propriétés essentielles :
● Une importante capacité d'échange d'informations, par contacts membranaires intercellulaires ou par
libération de médiateurs solubles. Ces échanges ont lieu entre des acteurs du système immunitaire (par
exemple des interactions entre les cellules de l'immunité innée et celles de l'immunité adaptative), mais
également avec d'autres systèmes.
● Un bras effecteur performant capable de protéger l'intégrité de l'organisme ;
● Une forte régulation qui est cruciale pour préserver, à tout moment et à tout endroit, l'équilibre du
système immunitaire ou homéostasie et garantir une réponse immunitaire adaptée.
La perturbation de l'un de ces systèmes est à l'origine de dérèglements pathologiques comme les déficits
immunitaires, les maladies auto-immunes ou les états d'hypersensibilité.
1. Les cellules et autres acteurs du système immunitaire :
Les phagocytes : ce sont les granulocytes (Neutrophiles, Eosinophiles, Basophiles) les monocytes, les
mastocytes, les macrophages, les cellules dendritiques et les cellules NK (Natural killer). Ce sont les
cellules de l’immunité innée. Elles assurent la phagocytose.
Les lymphocytes : LB, LT4, LT8. Ce sont les cellules de l’immunité acquise.
Les granulocytes (ou polynucléaires) :
Les granulocytes se divisent en trois lignées distinctes : neutrophiles, éosinophiles et basophiles.
Les granulocytes neutrophiles sont les plus nombreux dans la circulation sanguine et sont reconnaissables
par leur noyau polylobé. Ils jouent un rôle majeur dans la défense antimicrobienne et dans l'inflammation
aiguë par leur fonction de cellules phagocytaires et le contenu de leurs granules cytoplasmiques (plus de
100 enzymes différentes).
Sous l'effet de facteurs chimiotactiques, les granulocytes neutrophiles sont les premières cellules de
l'immunité innée à être recrutées dans les tissus en cas d'infection bactérienne, où elles y auront une durée
de vie très brève.
Les granulocytes éosinophiles ont un noyau bilobé et des granulations colorées spécifiquement en rouge
orangé par les techniques habituellement utilisées. Ceci est dû au caractère basique des composants
cytotoxiques et pro-inflammatoires qu'elles contiennent. Ces cellules sont retrouvées principalement dans
les tissus et possèdent un rôle capital dans les défenses antiparasitaires et certaines réactions
d'hypersensibilité.
Les granulocytes basophiles ont un noyau bilobé peu visible du fait de l'abondance de leurs granulations
métachromatiques contenant de l'histamine ainsi que des éléments très acides, cytotoxiques et pro-
inflammatoires. Leur équivalent tissulaire est le mastocytes, présent en abondance dans les muqueuses, et
ils ont un rôle anti-infectieux.
Les basophiles et les mastocytes ont aussi un rôle important dans les hypersensibilités immédiates.
Les monocytes et les macrophages :
Les monocytes ont également un cytoplasme granuleux contenant de nombreuses enzymes. Moins
nombreux que les granulocytes, ils circulent dans le sang et adhèrent aux parois vasculaires avant de
migrer dans les tissus en réponse à certains facteurs chimiotactiques, où ils s'y différencieront en
macrophages.
Ce sont des cellules essentiellement phagocytaires, capables de capter des éléments de tailles diverses
(antigènes particulaires, macromolécules, agents microbiens, cellules ou débris cellulaires) avant de les
détruire puis de les présenter aux cellules de l'immunité adaptative. Ils produisent également de
nombreuses cytokines importantes à toutes les étapes de la réponse immunitaire, y compris dans la phase
de réparation tissulaire.
Les cellules dendritiques :
p. 100
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Les cellules dendritiques sont localisées dans de nombreux tissus et organes dans un état immature ayant
une importante capacité de capture d'antigènes. À l'inverse, lorsqu'elles quittent les tissus et migrent vers
les tissus lymphoïdes, elles subissent un processus de maturation qui leur fait perdre cette capacité au
profit de l'acquisition d'une propriété de présentation des antigènes aux lymphocytes T. Ce sont les
Cellules présentatrices d'antigènes (CPA) les plus importantes car elles sont capables d'activer des
lymphocytes T naïfs, et jouent ainsi un rôle majeur dans l'initiation de la réponse immunitaire adaptative.
Il existe plusieurs types de cellules dendritiques qui possèdent des propriétés différentes.
Les lymphocytes NK :
Les lymphocytes NK ou cellules Natural Killer sont des cellules cytotoxiques localisées dans le sang et
les organes lymphoïdes périphériques. Ils reconnaissent et détruisent les cellules infectées, endommagées
ou ciblées par des anticorps de type IgG. Ils ont également une grande capacité de sécrétion de cytokines
comme l'IFN-γ.
Les lymphocytes :
Les lymphocytes B et les lymphocytes T ont une morphologie similaire, avec un rapport nucléo-
cytoplasmique élevé sans granulation. Ils sont capables de reconnaître spécifiquement des antigènes via
leurs récepteurs de type BCR ou TCR. Le BCR se lie à l'antigène natif alors que le TCR se lie à des
antigènes apprêtés et présentés sous forme de peptide associé aux molécules du CMH.
2. Les organes du système immunitaire
Le système immunitaire est composé d'organes et de tissus dits lymphoïdes dévolus à la production de
lymphocytes et aux fonctions immunitaires. Ils sont connectés par les vaisseaux sanguins et lymphatiques.
Le foie fœtal est le premier organe de différentiation des cellules immunitaires, relayé à la naissance par
la moelle osseuse. Les Cellules souches lymphoïdes poursuivent leur maturation en lymphocytes B ou T
au sein des organes lymphoïdes primaires (ou centraux) où ils acquièrent, entre autres, un récepteur propre
à chaque cellule : c'est la constitution des répertoires T et B. Les organes lymphoïdes primaires sont la
moelle osseuse, dans laquelle sont par exemple générés les lymphocytes B et les cellules NK, et le thymus,
dans lequel sont générés les lymphocytes T.
Les organes lymphoïdes secondaires (ou périphériques) sont peuplés des cellules issues des organes
lymphoïdes primaires et sont le lieu des coopérations cellulaires aboutissant à la réponse immunitaire
adaptative, c'est-à-dire la présentation et la reconnaissance des antigènes, l'activation, l'expansion clonale
et la différentiation des lymphocytes en cellules effectrices. Ces organes sont le lieu de drainage et de
concentration d'antigènes présents dans les tissus, la lymphe (ganglions lymphatiques), le sang (rate), ou
les muqueuses (tissu lymphoïde associé aux muqueuses, MALT).
3. Les structures de reconnaissances des lymphocytes.
Le BCR et le TCR sont caractérisés par leur diversité, qui résulte de recombinaisons des segments de
gènes codant les chaînes lourdes et légères qui les constituent. Le nombre élevé d’antigènes susceptibles
d’être rencontrés par l’organisme implique que le génome permette la synthèse d’au moins plusieurs
millions de molécules différentes. Cependant, les régions constantes des différentes chaînes lourdes et
légères sont invariables. Alors que les régions variables sont différentes d'un récepteur à l’autre et
spécifiques chacune d’un épitope antigénique. Plusieurs segments de gènes participent à la constitution
des régions variables.
p. 101
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 102
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 1 : Généralité
L’organisme dispose de deux systèmes de défense: l’immunité innée et l’immunité adaptative.
L’immunité innée représente la première ligne de défense de l’organisme. Tandis que l’immunité
acquise représente quant à elle la deuxième ligne de défense. Contrairement à l’immunité
acquise, l’immunité innée se caractérise par sa rapidité et son non spécificité. L'immunité innée
fournit une réponse immédiate en attendant que l'immunité acquise devienne opérationnelle.
Immunité innée : L’immunité naturelle, connue sous le nom de l’immunité innée, correspond à
une réponse constitutive d'action immédiate, non spécifique de l’agent pathogène. En effet, Les
cellules et les molécules solubles de l'immunité innée existent soit dans un état fonctionnel avant
la rencontre avec les microbes, soit sont rapidement activées par les microbes. Elle repose sur
une distinction globale du soi et du non-soi
Immunité adaptative : L'immunité adaptative ou acquise est une réponse spécifique de
l'antigène du fait que les cellules de l'immunité adaptative, les lymphocytes, portent un seul type
de récepteur capable de reconnaitre un seul déterminant antigénique/épitope antigénique. Les
lymphocytes B peuvent reconnaitre les épitopes dans leur forme native alors que les lymphocytes
T reconnaissent les épitopes sous forme de peptides et à condition qu'ils soient présentés par des
molécules du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH). L'immunité adaptative améliore
certains mécanismes antimicrobiens de l'immunité innée en les rendant plus puissants.
p. 103
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B
Figure 2
Consigne :
1. Quelles sont les étapes de la réaction inflammatoire ?
2. Quelle est l’importance de la réaction inflammatoire ?
3. Cite les étapes de la phagocytose.
4. Pourquoi les qualifie-t-on de réponses immunitaires non spécifiques.
Synthèse partielle 2 :
1) Les étapes de la réaction inflammatoire :
La réaction vaso-exsudative : dilatation des vaisseaux sanguins, et afflue plasma.
La diapédèse leucocytaire : les cellules immunitaires affluent la zone blessée.
La phase d’élimination : les phagocytes réalisent la phagocytose, les mastocytes sécrètent les
cytokines, l’histamine, les protéines du complément.
L’évacuation des débris et la réparation tissulaire.
2) Importance de la réaction inflammatoire :
Elle permet d’éliminer les agents pathogènes et la mise en place de l’immunité adaptative.
3) Les étapes de la phagocytose :
La phase d’adhésion, la phase d’absorption, la phase de digestion et la phase de rejet.
4) L’immunité innée est qualifiée de non spécifique car elle n’est pas dirigée contre un antigène
spécifique. Chaque effecteur s’attaque à plusieurs antigènes.
p. 104
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
2.1
Expérience 3
3. A 3.B
Consigne :
1. Analyse l’expérience 1.
2. Explique pourquoi l’immunité adaptative est dite spécifique.
3. A partir de l’analyse des expériences 2 et 3 ; explique le support de l’immunité adaptative.
p. 105
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.4
Expérience 2 : Expérience de Claman
Expérience 3 :
On cherche à préciser les LT
responsables de la réponse
immunitaire à médiation cellulaire
et les cellules impliquée.
(Fig.6)
Consigne :
1. Analyse et interprète les résultats de chaque expérience.
2. En déduis les cellules intervenant dans la réponse immunitaire à médiation cellulaire et
celles intervenant dans la réponse immunitaire à médiation humorale.
p. 106
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.7
Consigne :
1. Identifie et localise les organes lymphoïdes.
2. Détermine les rôles des organes lymphoïdes.
p. 107
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.8
E) Expérience sur le rôle des LT4
Les LT4 sélectionnés par la CPA sont
activés. Ils se différencient en LT4
auxiliaires ou LT helpers (LTH) qui
sécrètent des messagers chimiques :
des interleukines IL2.
On met en culture des LB et LT en
présence ou en absence d’IL2. Au
bout de trois jours, on évalue la
prolifération des lymphocytes dans
chacun des milieux de cultures.
(Fig.9)
Fig.9
Consigne :
1. Précise le mécanisme responsable du déclanchement de l’immunité adaptative.
2. Quelle relation existe entre l’immunité innée et l’immunité adaptative.
3. Précise à l’aide de l’analyse de la figure 9 le rôle de l’interleukine 2.
p. 108
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 3 :
A) Support de la réponse immunitaire.
1) Analyse :
L’immunisation contre le tétanos est spécifique : Elle permet de lutter uniquement contre le tétanos.
2) L’immunité adaptative est dite spécifique car elle permet de lutter contre un antigène spécifique.
3) Le support de l’immunité spécifique :
Expérience 2 : Le transfert de l’immunité contre la diphtérie se fait par des molécules (anticorps)
contenues dans le sérum : c’est une immunité adaptative à médiation humorale. Elle est assurée par
les LB qui produisent les anticorps.
Expérience 3 : Le transfert de l’immunité contre la tuberculose se fait par des cellules (lymphocytes).
C’est une immunité adaptative à médiation cellulaire. Elle est assurée par les LT.
B) Coopération entre les cellules immunitaires.
1) Analyse et interprétation :
Expérience 1 : Les lymphocytes ne produisent les anticorps qu’en présence de phagocytes
(macrophages). Les macrophages aident à la production d’anticorps.
Expérience 2 (Expérience de Claman) : Seules les souris du lot 3 et du lot témoin produisent les
anticorps. La production d’anticorps nécessite la présence de LT et de LB.
Expérience 3 : Il y a destruction des cellules infectées dans les tubes 4 et 5. Les LT8 sont
responsables de la destruction des cellules infectée. Ils sont aidés par les phagocytes et les LT4.
2) Les cellules intervenantes dans l’immunité adaptative :
Immunité adaptative à médiation humorale : phagocytes (CPA), LT4, LB.
Immunité adaptative à médiation cellulaire : phagocytes (CPA), LT4, LT8.
C) Localisation des lymphocytes.
1) Identification et localisation :
Les organes lymphoïdes centraux : la moelle osseuse, le thymus.
Les organes lymphoïdes périphériques : l’amygdale, les végétations, les ganglions lymphatiques, la
rate et les tissus lymphoïdes associés aux muqueuses (MALT).
2) Les rôles des organes lymphoïdes :
Les organes lymphoïdes centraux : lieux de formation et de maturation des cellules immunitaires.
La moelle osseuse : lieu de formation des cellules immunitaires ; lieu de maturation des LB et des
phagocytes.
Le thymus : lieu de maturation des LT.
Les organes lymphoïdes périphériques : lieux de concentration des lymphocytes, au niveau
desquels s’effectue l’activation de la réponse immunitaire adaptative.
D) Déclanchement de la réponse immunitaire.
1) L’immunité adaptative est déclenchée par la présentation de l’antigène aux lymphocytes naïfs.
2) Relations entre l’immunité innée et l’immunité adaptative.
L’immunité adaptative est la poursuite de l’immunité innée.
Après la phagocytose, les cellules dendritiques présentent l’antigène sur leurs membranes. Elles
passent dans les ganglions et deviennent des cellules présentatrices d’antigènes (CPA). La CPA
sélectionne et active les lymphocytes spécifiques (en les présentant l’antigène) et l’immunité
adaptative est ainsi déclenchée.
3) Rôle de l’interleukine 2 :
Analyse : Les LT4 et LT8 prolifèrent en présence de l’interleukine 2.
Les LT4 auxiliaires produisent l’IL2 qui active et permet la prolifération des LB et LT8.
p. 109
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.10
Consigne : à partir du texte et de la figure 10 :
1. Cite et caractérise les étapes de la réponse immunitaire à médiation cellulaire.
2. Quels sont les effecteurs de cette immunité et leur mode d’action.
p. 110
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B C
Fig.11
Consigne : à partir du texte et des figures 10 et 11 :
1. Cite et explique les étapes de la réponse immunitaire adaptative à médiation humorale.
2. Quels sont les effecteurs de cette immunité ?
3. Cite et décris les immunoglobulines (Ig).
p. 111
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 4A :
A) Réponse immunitaire adaptative à médiation cellulaire.
1) Les étapes de la réponse immunitaire à médiation cellulaire.
La phase d’induction :
Sélection des LT4 et LT8 spécifiques par la CPA grâce à leurs récepteurs membranaires.
Production d’IL2 par les LT4 sélectionnés.
La phase d’amplification :
Multiplication et différentiation des LT4 en LT auxiliaire (LTh), en LT4 suppresseurs (LTS) et
en LT4 mémoires (à durée de vie longue).
Multiplication et différentiation des LT8 en LT cytotoxique (LTC) ; et en LT8 mémoires à durée
de vie longue.
La phase effectrice : Les LTC passent dans les tissus et éliminent les cellules infectées.
2) Les effecteurs de cette immunité sont les lymphocytes T cytotoxique (LTC).
Mode d’action :
Le LTC reconnait spécifiquement les cellules infectées grâce au complexe CMH-épitope.
Il se lie à la cellule cible et libère des protéines toxiques (perforine) qui perfore la membrane
cytoplasmique et lyse la cellule. L’immunité à médiation cellulaire permet d’éliminer les
antigènes intracellulaires.
Synthèse partielle 4B :
B) Réponse immunitaire à médiation humorale.
1) Les étapes de la réponse immunitaire adaptative à médiation humorale.
La phase d’induction :
Sélection des LB spécifiques grâce à leur anticorps membranaires (sans l’intervention de CPA).
Sélection des LT4 spécifiques par la CPA. Ils sont activés et produisent l’IL2.
La phase d’amplification :
Multiplication des LT4 et LB par mitose sous l’action de l’IL2.
Différentiation des LT4 en LT auxiliaires en LTS et en LT4 mémoires.
Différentiation des LB en plasmocytes (produisant les anticorps) et en LB mémoires.
La phase effectrice :
Production d’anticorps dans le sang par les plasmocytes et passage des Ig dans les tissus.
Liaison des Ig aux antigènes extracellulaires spécifiques et formation de complexe immun
(neutralisation).
Elimination du complexe immun par les macrophages (par phagocytose).
2) Les effecteurs de l’immunité à médiation humorale sont les anticorps (immunoglobulines).
3) Les types d’immunoglobulines : Une molécule d’anticorps possède une structure de base
formée de 4 chaines semblables deux à deux : 2 chaînes lourdes et deux chaînes légères.
Chaque chaîne possède une région constante et une région variable.
On distingue cinq classes d’anticorps.
Les IgG : Monomères. Majoritaire dans le sérum, ce sont les principaux agents des réactions
immunitaires, et de l’immunité du fœtus.
Les IgA : Monomères dans le plasma et dimères dans les sécrétions (lait, salive…). Protègent
les muqueuses.
Les IgM : Pentamères, elles sont souvent liées à la surface des LB. Ce sont les premières Ig
libérées lors de la réaction primaire.
Les IgD : Monomères. Présentes à la surface des LB, elles participent à leur sélection.
Les IgE : Monomères. Participent aux réactions inflammatoires ; allergiques et à la lutte contre
les parasites.
p. 112
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
L’organisme possède des mécanismes de défense complexes. Constamment agressé par les
microbes présents dans l’environnement, il se défend contre les infections par divers mécanismes
spécifiques et non spécifiques qui agissent ensemble ou de façon indépendante.
1. L’immunité innée ou non spécifique.
La réponse immunitaire innée est la première réponse mise en place par l'organisme suite à une
agression (invasion microbienne, lésion tissulaire, brûlure physique ou chimique…). Elle permet
une réponse rapide et efficace sur un grand nombre de pathogènes. De plus, elle joue un rôle
majeur dans la mise en place des réponses immunitaires adaptatives et les processus de réparation
tissulaire/cicatrisation.
Cette réponse innée prend place immédiatement au lieu de l'agression aussi bien dans les tissus
que dans le sang pour une efficacité optimale. Contrairement à l'immunité adaptative, la réponse
innée n'est pas spécifique d'un antigène précis, et n'est pas douée de mémoire.
La majorité des cellules de l'immunité innée sont d'origine myéloïde. Il s'agit des polynucléaires
ou granulocytes des cellules d'origine lymphoïde comme les cellules Natural Killer (NK), et des
phagocytes mononuclées (monocytes, macrophages, et cellules dendritiques).
2. L’immunité spécifique ou adaptative.
A la différence des mécanismes de défense non spécifiques, les systèmes de défense spécifiques
ne sont pas entièrement fonctionnels à la naissance et il leur faut du temps pour se développer
après exposition à l’agent infectieux ou à ses antigènes. L’immunité spécifique peut s’acquérir
naturellement par l’infection ou artificiellement par la vaccination. Il se divise en deux
composantes : l’une faisant intervenir les anticorps (immunité à médiation humorale) et l’autre
des cellules (immunité à médiation cellulaire).
a) Immunité adaptative à médiation humorale.
Les Lymphocytes B sont localisés dans les follicules primaires des organes lymphoïdes
secondaires. Ils n'ont pas accès direct aux antigènes. Ces derniers leur parviennent soit par la
lymphe issue du tissu infecté soit par les cellules dendritiques. En effet, les cellules dendritiques
provenant du lieu de l'infection pour présenter l'antigène aux lymphocytes T, sont chargées à leur
surface de nombreux Ag natifs issus des micro-organismes. L’activation des lymphocytes B peut
se faire de différentes manières suivant l’implication des lymphocytes T.
En effet le clone de LT4 sélectionnés par la CPA est activé et se multiplie activement par mitose.
Certaines de ces cellules deviennent des LT4 mémoires qui ont une durée de vie longue. D’autres
se différentient en LT4 auxiliaires (LTh : LT helpers) qui sécrètent de l’interleukine 2.
Parallèlement aux LT4, les LB sélectionnés (spécifique de l’antigène en question), sous l’effet
de l’IL2 sécrétée par les LTh se multiplient activement par mitose. Certains de ces cellules
deviennent des LB mémoire à durée de vie longue. Les autres se différentient en plasmocytes,
cellules effectrices qui sécrètent les anticorps spécifiques de l’antigène. Ces anticorps libérés
dans le sang neutralisent les antigènes en se liant à ces derniers pour former un complexe immun.
Ce complexe se fixe sur les phagocytes qui assurent leurs phagocytoses. Ainsi les antigènes
extracellulaires sont éliminés.
b) L’immunité à médiation cellulaire.
Lors de la réaction inflammatoire aiguë, caractéristique de l’immunité innée, des cellules
présentatrices de l’antigène, comme les cellules dendritiques, phagocytent des molécules du virus
et présentent des antigènes viraux au sein de leur CMH (complexe majeur d’histocompatibilité).
p. 113
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Ces cellules présentatrices de l’antigène migrent des tissus où elles ont rencontré le virus vers les
organes lymphoïdes, où se trouvent les lymphocytes T CD8+ (ou LT CD8+). Les différents
clones de LT CD8+ présentent un même récepteur membranaire CD8 et des récepteurs
membranaires T (ou TCR), variables selon les clones. Chaque récepteur T n’est capable de
reconnaître qu’un seul antigène et un très grand nombre de récepteurs T différents existent.
L’ensemble des récepteurs T est capable de reconnaître l’ensemble des antigènes existant. Ainsi,
lorsqu’un virus est présent dans l’organisme, les peptides antigéniques viraux présentés par les
cellules présentatrices de l’antigène sont reconnus par un récepteur T spécifique. Cette étape de
sélection clonale consiste en l’activation d’un clone de LT CD8+ dont le récepteur T est
spécifique de l’antigène viral. Les LT CD8+ ainsi activés se multiplient puis se différencient en
cellules effectrices : les LT cytotoxiques. Comme celle des plasmocytes, la formation des LT
cytotoxiques spécifiques d’un virus donné nécessite la présence des LT auxiliaires.
La présentation de l’antigène viral par les cellules présentatrices de l’antigène permet la sélection
des LT CD4+ spécifiques de l’antigène. Les LT CD4+ ainsi activés se multiplient puis se
différencient en LT auxiliaires. Les LT CD4+ activés sécrètent de l’interleukine 2, une molécule
capable de stimuler la multiplication et la différenciation de ces mêmes LT CD4+. L’interleukine
2 est également capable d’activer la multiplication des LT CD8+ et la différenciation de ces LT
CD8+ en LT cytotoxiques, à condition que ces LT CD8+ et les LT CD4+ sécrétant l’interleukine
2 présentent la même spécificité pour l’antigène, c’est-à-dire qu’ils possèdent le même récepteur
T activé par le même antigène viral. Les LT cytotoxiques ainsi formés sont capables de
reconnaître spécifiquement les cellules de l’organisme infectées par le virus et de sécréter des
molécules entraînant la destruction de ces cellules infectées, éliminant ainsi le virus de
l’organisme.
p. 114
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 115
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A B
Document.1
Consigne :
1. Explique la conséquence de chacun de ces déficits.
2. Quelle est l’origine des DIP ?
3. Quel est l’âge susceptible d’apparition des DIP ?
Synthèse partielle 1 :
1) Les conséquences des déficits immunitaires :
Déficits humoraux : défaut de réponse humorale.
DIP combiné (T) : défaut de réponse spécifique.
DIP combiné (T et B) : défaut de réponse spécifique.
Déficit de la phagocytose : défaut de réponse non spécifique.
Déficit du complément (C1 et C2) : défaut de l’élimination du complexe immun.
2) Les DIP sont d’origines héréditaires (généralement congénitales).
3) Les DIP apparaissent depuis l’enfance (depuis la naissance).
p. 116
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
Doc.4
Doc.3
Consigne : à partir de l’analyse du texte et des documents :
1. Explique la contamination de l’organisme par le VIH.
2. Pourquoi le VIH ne parasite que les LT4 et les macrophages ?
3. Comment le VIH arrive-t-il à affaiblir le système immunitaire ?
p. 117
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.5
Consigne :
1. Quel est l’agent responsable d’une allergie ?
2. Cite et caractérise les étapes de la réaction allergique immédiate.
3. Quels sont les cellules et les anticorps intervenant dans la réaction allergique immédiate ?
p. 118
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Tableau 1.
Consigne :
1) Pourquoi ces maladies sont-elles appelées auto-immunes ?
2) Quelles sont les causes de ces maladies ?
3) Parmi ces maladies, cite celles qui sont caractérisées par une réaction à médiation cellulaires
et celles à médiation humorale.
p. 119
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 2 :
1) La contamination de l’organisme par le VIH.
Fixation : le VIH se fixe au recteur CD4 (du LT4).
Pénétration : le virus pénètre dans le LT4.
Décapsidation : libération de l’ARN viral.
Transcription inverse : Transcription de l’ARN en ADN grâce à la transcriptase inverse.
L’intégration : l’ADN viral est intégré dans le génome de la cellule (LT4) grâce à l’intégrase.
Le génome viral s’exprime en synthétisant les ARNm viraux.
Traduction : synthèse de particules (protéines) virales.
Assemblage : rassemblement des particules viraux et formation de nouveau virus.
Bourgeonnement : libération des nouveaux virus.
2) Le VIH parasite les LT4 à cause des récepteurs CD4.
3) L’immunodéficience :
Les LT4 infectés sont éliminés par les LTC. La diminution considérable du taux de LT4 provoque
un défaut de réponse spécifique car les LT4 constituent le pivot de l’immunité spécifique.
Synthèse partielle 3 : Les mécanismes de l’hypersensibilité.
1) L’agent responsable d’une réaction allergique est appelé allergène (pollen, poussière...)
2) Les étapes de la réaction allergique immédiate.
Sensibilisation : Intervient après le premier contact avec l’allergène. Elle se déroule comme
suit :
Déclanchement d’une réaction immunitaire classique.
Sécrétion d’IgE par les plasmocytes.
Fixation des IgE sur la membrane des mastocytes et des granulocytes basophiles.
La réaction allergique (ou phase effectrice) : Elle intervient lors d’un contact répété avec
l'allergène. Elle se déroule comme suit :
Fixation de l’allergène sur les IgE à la surface des mastocytes et des basophiles.
Dégranulation des mastocytes et des basophiles : libération de sérotonine, histamine,
prostaglandines…
Réaction : vasodilatation, gonflement, œdèmes…
3) Les cellules et les anticorps intervenant dans la réaction allergique immédiate :
Cellules : plasmocytes, mastocytes, polynucléaires basophiles.
Anticorps : IgE.
Synthèse partielle 4 : Quelques maladies auto-immunes.
1) Ces maladies sont appelées auto-immunes car le système immunitaire est dirigé contre le
soi.
2) Les de ces maladies sont : génétiques et environnementales.
3) Les maladies auto-immunes :
A médiation humorale : Lupus érythémateux, thyroïdite auto-immune, myasthénie,
hyperthyroïdie auto-immune, diabète de type1, maladie cœliaque.
A médiation cellulaire : polyarthrite rhumatoïde, diabète de type1, maladie cœliaque.
p. 120
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
1. SIDA et déficit immunitaire.
La transmission du virus VIH se fait par voie sexuelle, sanguine et de la mère à l'enfant,
proportionnellement à la charge virale du liquide contaminant.
Le virus cible les cellules exprimant la molécule CD4 en utilisant cette molécule comme porte d'entrée.
La lymphopénie T CD4 + aboutit à un état d'immunodépression cellulaire et humorale. Il existe une
réponse lymphocytaire B contre le VIH qui conduit à la production d'anticorps utiles pour le diagnostic
mais peu efficaces contre l'infection car peu neutralisants.
La pression de sélection imposée par les lymphocytes T CD8 + cytotoxiques conduit à l'apparition de
virus mutants qui échappent aux réponses spécifiques T et B. La perte de lymphocytes T CD4 + au niveau
intestinal joue un rôle majeur dans la pathogénèse de l'infection. Les capacités de production thymique
diminuent progressivement au cours de l'infection naturelle. Les tentatives de vaccination sont pour
l'instant inefficaces.
2. Les maladies auto-immunes.
L'auto-immunité résulte de défauts dans la mise en place ou le maintien de la tolérance au soi du système
immunitaire. Chez les autres animaux et chez l'Homme, la rupture de tolérance au soi conduit à l'activation
de lymphocytes T et B auto-réactifs, entraînant la production de cellules effectrices ou d'auto-anticorps
reconnaissant des constituants de l'hôte et responsables de lésions cellulaires et tissulaires qui dans
certains cas peuvent aboutir à une symptomatologie clinique responsable de maladies auto-immunes. Les
maladies auto-immunes sont fréquentes (prévalence, toutes confondues : 5 %) et représentent une cause
importante de mortalité dans les pays développés. Elles sont très hétérogènes et sont classées en deux
groupes :
Les maladies spécifiques d'organes dans lesquelles les anticorps ou les lymphocytes T sont dirigés contre
des antigènes restreints à une distribution tissulaire ou à un organe (diabète de type 1, thyroïdite de
Hashimoto).
Les maladies non spécifiques d'organe, dites maladies auto-immunes systémiques, où la distribution des
autoantigènes cibles est ubiquitaire et où la formation de complexes immuns circulants, notamment
contribue au développement d'une maladie systémique avec des atteintes diffuses et polymorphes de
différents organes au cours du temps (exemple : le lupus érythémateux systémique). Ce sont des maladies
multifactorielles (terrain génétique prédisposant, facteurs environnementaux, facteurs hormonaux) mais
d'étiologie inconnue dans la majorité des cas.
3. L’hypersensibilité
On utilise le terme d’hypersensibilité quand la réponse immunitaire revêt une forme exagérée ou
inappropriée entraînant des lésions tissulaires.
L'hypersensibilité immédiate, dite de type I dans la classification de Gell et Coombs, correspond aux
réactions aux allergènes (allergies) dépendantes des IgE.
La phase de sensibilisation correspond à la synthèse d'IgE spécifiques et est cliniquement muette.
La cellule effectrice principale est le mastocyte, portant des FcεRI fixant les IgE par leur fragment Fc.
Au cours de la phase effectrice, lors d'un nouveau contact avec l'allergène, les IgE reconnaissent et lient
les épitopes correspondants par leurs Fab, s'agrègent (pontage) et induisent un signal transmis et amplifié
par les sous-unités du FcεRI. La dégranulation mastocytaire est à l'origine de symptômes immédiats
potentiellement sévères (anaphylaxie). Cette dégranulation est suivie par la libération de médiateurs
lipidiques et par une néo synthèse protéique responsable de l'induction des phases tardives de
l'hypersensibilité, de l'inflammation chronique et du remodelage tissulaire. L'allergie fait suite à une
anomalie ou une rupture de la tolérance naturelle vis-à-vis d'un antigène exogène. Les modifications
récentes de l'exposome et son impact sur le microbiote sont les principaux facteurs intervenant dans
l'augmentation des maladies allergiques ces dernières années.
p. 121
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 122
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 123
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 124
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B. Principe de la vaccination.
Lors de la première exposition à un antigène vaccinal, la réponse immunitaire est lente, peu
spécifique, s'exprimant initialement par la production d'IgM. Lors de nouveaux contacts avec
l'antigène, comme dans le cadre des rappels vaccinaux, le délai de réponse se raccourcit et les
anticorps atteignent des titres beaucoup plus élevés. Il s'agit alors essentiellement d'anticorps IgG
dont la spécificité est beaucoup plus grande. Parallèlement, les réactions cellulaires sont
accélérées et intensifiées. (Doc.2)
A B
C
Document 2
Consigne : à partir de l’exploitation du document 2 :
Explique le principe de la vaccination à partir de l’analyse de document 2.
Synthèse partielle 2B :
Analyse :
Schéma A : à la suite d’infections répétées par un même agent pathogène, la réponse primaire
est plus lente et moins efficace tandis que la réponse secondaire est plus rapide et plus efficace.
Schéma B : le premier contact antigénique permet la mise en place d’une mémoire immunitaire
qui réagit de façon rapide et efficace lors d’infections répétées.
Schéma C : le premier vaccin met en place une immunité adaptative moins efficace. Les rappels
vaccinaux permettent d’amplifier cette immunité et assurer l’immunisation de l’organisme.
Conclusion : Le principe de base de la vaccination est de stimuler la première réaction (sans
infection) en vue d’activer la mémoire immunitaire (qui réalise une réponse efficace lors
d’infections répétées). C’est une immunisation active.
p. 125
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 3 : La sérothérapie.
A) Principe
L’immunisation passive ou sérothérapie est l’administration d’anticorps préformés (en général
Ig G) par voie intraveineuse ou voie intramusculaire. Ces anticorps peuvent provenir d’individus
ayant une en anticorps élevée contre des agents pathogènes particuliers et ils sont utilisés pour
apporter une protection rapide dans certaines maladies telles que la diphtérie ou le tétanos ou
dans le cas d’une exposition accidentelle à certains agents pathogènes comme le virus de
l’hépatite B.
On réalise des expériences sur quatre lots de souris comme le montre le document 3A
Doc.3A
B) La sérovaccination est l’association de la sérothérapie et de la vaccination. (Document 3B)
Document 3B
Consigne : à partir de l’exploitation du document 3 :
1. Explique le principe de base de la sérothérapie ?
2. Compare la vaccination et la sérothérapie.
3. Pourquoi dans le cas de la sérovaccination on associe sérothérapie et vaccination ?
p. 126
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 3 :
1) Le principe de base de la sérothérapie :
Analyse :
Expérience 1 : sans traitement préalable, l’injection de bacille diphtérique provoque la mort des
souris : elles ne sont pas immunisées contre la diphtérie.
Expérience 2 : suite à l’injection de sérum d’animal guérie de la diphtérie, les souris résistent
aux bacilles diphtériques : le sérum d’un animal guéri de la diphtérie permet l’immunisation
contre la diphtérie.
Expérience 3 : suite à l’injection du sérum d’un animal non immunisé, les souris ne sont pas
immunisées contre la diphtérie : le sérum d’un animal non immunisé ne permet pas
l’immunisation contre la diphtérie.
Expérience 4 : malgré l’injection de sérum d’animal immunisé contre la diphtérie, les souris ne
sont pas immunisées contre le tétanos : l’immunisation par le sérum est spécifique.
Conclusion : la sérothérapie est un transfert d’immunité d’un individu immunisé vers un
individu infecté (ou sain) grâce aux anticorps circulants dans le sérum.
C’est une immunisation passive car elle n’active pas le système immunitaire de l’individu.
2) Comparaison :
3) La sérovaccination :
Analyse : l’immunisation par le sérum est immédiate et non durable.
Quant à la vaccination, l’immunisation est lente mais durable et plus efficace.
Conclusion : on associe sérothérapie et vaccination car le sérum installe une immunisation
immédiate, de courte durée, relayée par une immunisation durable provoquée par la vaccination.
p. 127
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 4.
B) La radiothérapie.
C’est un traitement locorégional des cancers. Elle consiste à utiliser des rayonnements pour détruire les
cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier. L’irradiation a pour but de détruire les
cellules cancéreuses tout en préservant le mieux possible les tissus sains et les organes avoisinants.
C) La chimiothérapie.
La chimiothérapie désigne l’utilisation d’agents chimiques (toxiques) pour traiter des maladies
cancéreuses. C’est un traitement toxique pour les cellules tumorales mais aussi pour les cellules saines
avoisinantes, ce qui peut engendrer des effets secondaires (nausées, vomissements, diarrhées, etc.).
L’antibiothérapie est un traitement par antibiotiques. Les antibiotiques sont des substances chimiques
élaborées par des microorganismes capables d’inhiber la multiplication (action bactériostatique) ou de
tuer (action bactéricide) d’autres microorganismes.
Consigne :
1. Pourquoi prescrit-on aux « enfants bulles » un traitement de greffe de moelle osseuse ?
2. Précise les avantages et les inconvénients de la radiothérapie et l’antibiothérapie.
Synthèse partielle 4 :
1) On prescrit un traitement de greffe de moelle osseuse aux « enfants bulles » parce que ces
enfants n’ont pas de système immunitaire.
2) La radiothérapie et l’antibiothérapie.
p. 128
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
1. La vaccination.
La première rencontre du système immunitaire avec un agent pathogène déclenche une réponse
immunitaire dite « primaire » qui consiste en la mise en place de cellules effectrices (plasmocytes
sécréteurs d’anticorps, lymphocytes T auxiliaires, lymphocytes T cytotoxiques) spécifiques de cet agent.
Lors d’un contact ultérieur avec le même agent infectieux, la réponse immunitaire dite « secondaire » est
plus rapide et quantitativement plus importante. En effet, la réaction immunitaire primaire s’accompagne
de la formation de cellules immunitaires mémoires à longue durée de vie : il s’agit des lymphocytes T et
B mémoires et des plasmocytes mémoires. Les études ont montré que certaines cellules immunitaires,
dont certains lymphocytes B et T, peuvent vivre très longtemps, au moins une dizaine d’années, dans
l’organisme. Ainsi, lors d’un contact ultérieur avec l’agent infectieux, les LT et LB mémoires réagissent
beaucoup plus vite à l’agent infectieux en proliférant et en se différenciant beaucoup plus rapidement que
les LT et LB naïfs, qui n’ont jamais été activés par l’agent infectieux. L’existence de cette réaction
secondaire intense et rapide nécessite que les LT et LB mémoires réagissent à des antigènes proches de
ceux les ayant activés la première fois.
Le principe du vaccin utilise cette mémoire immunitaire : le patient est exposé à un pathogène modifié et
non dangereux (pathogène tué, inactivé ou morceau de pathogène) mais immunogène, c’est-à-dire
entraînant une réaction immunitaire suffisante pour former des LB et des LT mémoires.
Il est souvent nécessaire d’effectuer des rappels de vaccination pour entretenir cette mémoire immunitaire.
Ainsi, par la vaccination, le patient qui n’a pas développé la maladie causée par l’agent infectieux possède
un phénotype immunitaire qui lui permet lors d’un contact ultérieur avec l’agent infectieux de déclencher
une réponse immunitaire secondaire, suffisamment rapide et intense, pour lui éviter de tomber malade.
2. La sérothérapie.
La sérothérapie est une technique de transfert passif de l'immunité humorale, visant à conférer une
protection immédiate, mais transitoire, en attente de la mise en place d'une immunité acquise d'origine
vaccinale. Les préparations utilisées pour la sérothérapie sont enrichies en anticorps dirigés contre un
agent pathogène particulier. Elles sont obtenues à partir de sérum provenant d'animaux ou d'individus
hyperimmunisés contre le pathogène en question (inoculation de préparation bactérienne ou de toxines
inactivées). Ces préparations diffèrent donc des Ig polyvalentes préparées à partir de plasma humain
provenant de donneurs non hyperimmunisés. Dans les deux cas, ces préparations sont dites poly clonales
car elles sont constituées d'un mélange d'anticorps différents.
La sérothérapie par anticorps d'origine animale peut de manière exceptionnelle provoquer des accidents
de type anaphylactique. L'utilisation d'anticorps purifiés (et non de sérum) a permis d'améliorer la
tolérance à ces préparations. Les immunoglobulines équines anti-venin de vipère sont ainsi toujours
utilisées.
L'utilisation d'immunoglobulines spécifiques purifiées d'origine humaine a réduit considérablement la
fréquence des accidents allergiques provoqués par les immunoglobulines d'origine animale. On dispose
ainsi d'immunoglobulines spécifiques humaines anti-VHB, anti rage et anti-tétanos pour ces dernières).
Les immunoglobulines spécifiques sont généralement administrées par voie intramusculaire.
3. Greffe de la moelle osseuse :
Cette technique est basée sur la transplantation des cellules de la moelle osseuse du donneur sain à une
personne immunodéficiente parce sa production de cellule immunitaire est très insuffisante. Cette greffe
est une reconstitution immunologique. Il est important que le receveur et le donneur appartienne au même
groupe tissulaire pour éviter le rejet du greffon. Cette greffe se fait généralement entre frère et sœur
histocompatible (même CMH). La greffe de la moelle osseuse est recommandée chez les malades atteints
de leucémie.
p. 129
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 130
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A B
Figure 1
Consigne :
1. Quelles sont les différentes parties d’un neurone ?
2. Décris un nerf.
Synthèse partielle 1 :
1) Les parties d’un neurone :
Corps cellulaire : traitement de l’information.
Axone : conduction de l’information.
Arborisation terminale : transmission de l’information
2) Description du nerf :
Un nerf est composé de plusieurs faisceaux de fibres et des vaisseaux sanguins, protégé par une
membrane appelée épinèvre.
Chaque faisceau constitué de plusieurs fibres nerveuses est protégé par le périnèvre. Les fibres
nerveuses qui correspondent à des axones ou des dendrites sont protégées par l’endonèvre.
Activité 2 : Le potentiel de repos.
A) Mise en évidence
Expérience 1 : on utilise pour ce dispositif une fibre nerveuse de calmar (axone) dont le
diamètre permet de placer les électrodes réceptrices de part et d’autre de la membrane
plasmique de la fibre nerveuse et sa robustesse la rend apte à l’étude in vitro. En l’absence de
stimulation, il existe une différence de potentiel ou ddp entre les deux faces de la membrane
plasmique. La face interne est négative par rapport à la face externe. Cette tension électrique
est appelée potentiel membranaire ou potentiel de repos.
Fig. 2
Consigne :
1) Détermine la différence de charge entre l’intérieur et l’extérieur de la fibre nerveuse au repos.
2) Quelle serait la valeur de la ddp si l’intérieur et l’extérieur de la fibre avaient la même charge ?
p. 131
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Figure 3
Consigne :
1) Détermine pour chaque ion, le milieu où il est concentré.
2) Explique cette différence de concentration à travers la membrane plasmique du neurone.
Synthèse partielle 2 :
A) Mise en évidence.
1) La différence de charge :
L’intérieur de la fibre est chargé négativement et l’extérieur est chargé positivement.
2) La ddp serait nul si les deux milieux avaient la même charge.
B) Origine du potentiel de repos.
1) Milieux de concentration des ions :
Le Na+ et le Cl- sont plus concentrés dans le milieu extracellulaire.
Le K+ et les gros anions sont plus concentrés dans le milieu intracellulaire.
2) Origine : La membrane est plus perméable au K+ qu’au Na+.
La pompe membranaire fait sortir plus de Na+ et fait entrer peu de K+.
Activité 3 : Le potentiel d’action (PA)
A) Origine du potentiel d’action
Le document ci-dessous représente le dispositif d’enregistrement du PA et son résultat.
Figure 4
Consigne :
1) Quel constat fais-tu entre ce dispositif et celui du potentiel de repos ?
2) Quels sont les différentes phases de la courbe représentant le PA ?
3) Que deviennent les charges électriques en un point donné du PA ?
p. 132
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Figure 5
Consigne :
1) Comment fonctionne les pompes ioniques NA+/K+ d’une fibre au repos et pendant la
génération d’un potentiel d’action.
2) Explique les mouvements d’ions pendant les différentes phases du PA.
C) Les conditions de la genèse d’un potentiel d’action
Le document 6 traduit la réponse d’une fibre nerveuse à des stimulations isolées d’intensités croissantes.
Doc.6
Le potentiel électrique (PE) est une légère dépolarisation de la fibre en réponse à la stimulation
électrique. Ce potentiel est proportionnel à l’intensité du stimulus.
Consigne : à partir de l’analyse du document 6 :
1) Explique la génération d’un potentiel d’action.
2) Identifie la stimulation minimale capable d’engendrer un PA et nommez-le.
3) Quelle loi concernant la propagation du PA se dégage de l’étude de ce graphe ? Explique.
p. 133
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 3 :
A) Origine du potentiel d’action.
1) Dans ce dispositif, il y a un stimulateur.
2) Les différentes phases du PA : la dépolarisation, la repolarisation et l’hyperpolarisation.
3) En un point du PA, l’intérieur se charge positivement et l’extérieur se charge négativement.
B) Mécanismes ioniques à l’origine du PA.
1) Fonctionnement de la pompe NA+/K+ :
Au repos, la pompe fait entrer le K+ et fait sortir le Na+ (avec consommation d’ATP).
Pendant la génération d’un PA, la pompe se ferme.
2) Les mouvements d’ions :
Repos : Pompe ouverte, canaux de fuites ouverts, canaux voltages dépendants fermés.
Dépolarisation : Pompe et canaux K+ voltages dépendants fermés, canaux Na+ voltage dépendants
ouverts (entrée massive de Na+).
Repolarisation : Pompe et canaux Na+ voltages dépendants fermés, canaux K+ voltage dépendants
ouverts (sortie massive de K+).
Hyperpolarisation : Pompe et canaux Na+ voltages dépendants fermés, canaux K+ voltage
dépendants ouverts (sortie de K+).
C) Les conditions de la genèse d’un potentiel d’action.
1) Génération du PA :
Si l’intensité du stimulus est faible (< au seuil d’excitabilité), il y a génération d’un PE qui s’amortie.
Si l’intensité du stimulus est élevée (> au seuil), il y a génération d’un PA d’amplitude maximale.
2) C’est la stimulation S5. C’est une stimulation efficace.
3) C’est la loi du « tout ou rien » : pour une stimulation d’intensité <au seuil, il n’y a pas génération
de PA ; une fois le seuil atteint, il y a génération d’un PA d’amplitude maximale.
Activité 4 : La propagation du message nerveux sur une fibre isolée.
La vitesse de propagation du PA est variable d’une fibre nerveuse à une autre en fonction du
diamètre ou selon que la fibre soit myélinisée ou non. (Voir Doc 7).
Doc.7
Consigne
1) Décris la propagation du PA le long des types de fibres nerveuses.
2) Comment varie la vitesse de propagation du PA en fonction du diamètre de la fibre.
Synthèse partielle 4 :
1) Description :
Fibre myélinisée : propagation saltatoire (de nœud de Ranvier en nœud de Ranvier), plus rapide.
Fibre non myélinisée : propagation continue (de proche en proche), plus lente.
2) Variation de la vitesse de propagation : Elle augmente progressivement avec le diamètre de la
fibre.
p. 134
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.8
Consigne :
1) Identifie les différents éléments d’une synapse à partir de l’analyse du document 8.
2) Quelle est la conséquence de l’arrivée du PA sur le neurone post-synaptique ?
Synthèse partielle 5A :
1) Les parties d’une synapse :
Le neurone pré-synaptique : contient des vésicules à neurotransmetteurs.
La fente (ou espace) synaptique : espace entre les deux neurones.
La cellule post synaptique : possède des récepteurs aux neurotransmetteurs.
2) L’arrivée d’un PA déclenche l’exocytose (libération) des neurotransmetteurs dans la fente
synaptique.
B) Réaction du neurone post-synaptique
Selon le type de synapse, la combinaison entre le neurotransmetteur et le récepteur se traduit par une
dépolarisation ou une hyperpolarisation de la membrane post-synaptique (PPS).
Lorsque cette combinaison entraine une dépolarisation, on parle de potentiel post-synaptique excitateur
(PPSE) : la synapse est dite excitatrice. Lorsqu’elle entraine une hyperpolarisation, on parle de potentiel
post-synaptique inhibiteur (PPSI) : la synapse est dite inhibitrice.
Doc.9
Consigne :
1) Explique comment la fixation du neurotransmetteur déclenche un PPSE ou un PPSI.
2) Identifie les types de synapse.
p. 135
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 5B :
1) Déclanchement d’un PPS : la fixation du neurotransmetteur déclenche un potentiel post-
synaptique.
Si elle provoque une entrée de Na+ ou de Ca++, il y a dépolarisation. On parle de PPS
Excitateur.
Si elle provoque l’entrée de Cl- ou sortie de K+, il y a hyperpolarisation. On parle de PPS
Inhibiteur.
2) Il existe deux types de synapses :
Synapses excitatrice : qui génère un PPSE.
Synapse inhibitrice : qui génère un PPSI.
C) La transmission synaptique.
Au niveau d’une synapse, la transmission du message se fait uniquement dans un seul sens.
L’arrivé du PA au niveau de la synapse entraine l’entrée d’ions Ca+ qui activent les vésicules
à neurotransmetteurs.
Le contenu de ces dernières est déversé dans la fente synaptique. Le neurotransmetteur ainsi
libéré se fixe sur les récepteurs et permet l’ouverture des canaux à Na+ ou Cl- chimio-
dépendants et génère ainsi un PPS.
Doc.10
Consigne : à partir de l’exploitation du document 10
1) Décris les étapes de la transmission du message nerveux au niveau d’une synapse ?
2) Pourquoi la transmission synaptique n’est possible que dans un seul sens ?
3) En déduis la nature du message transmis au niveau d’une synapse ?
p. 136
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.11
Consigne :
1) Analyse et interprète les résultats de ces expériences.
2) En déduis les conditions de la génération d’un PPSE.
Synthèse partielle 5C :
1) Les étapes de la transmission synaptique :
Arrivée du PA au niveau du bouton pré-synaptique.
Entrée d’ions Ca++.
Activation des vésicules à neurotransmetteurs (acétylcholine).
Exocytose : libération du neurotransmetteur dans la fente synaptique.
Fixation du neurotransmetteur sur les récepteurs du neurone post-synaptique.
Ouverture des canaux chimio-dépendants.
Génération d’un PPSE ou un PPSI selon le type de synapse.
La dissociation et la réabsorption du neurotransmetteur.
2) La transmission se fait dans un seul sens car le neurone post-synaptique n’a pas de vésicules à
neurotransmetteurs et le neurone pré-synaptique n’a pas de récepteurs.
3) Au niveau de la synapse, le message est de nature chimique.
Synthèse partielle 5D :
1) Analyse et interprétation :
a- Les deux stimuli (inefficaces) sont éloignés dans le temps : pas de PA.
b- Les deux stimuli (inefficaces) sont plus proches : il y a genèse d’un PA. Le neurone post-synaptique
a fait la sommation temporelle.
c- Le neurone post-synaptique a reçu simultanément deux stimuli d’origines différents : il y genèse
de PA. Il a fait la sommation spatiale.
d- Le neurone post-synaptique a fait la sommation des PPS (PPSE et PPSI), qui est nulle. Pas de PA.
2) Les conditions de la génération d’un PPSE : L’arrivée d’un seul PA ne peut pas déclencher un
PPSE.
Le neurone post-synaptique fait la sommation des PPS. Si le seuil est atteint, il y a genèse d’un PA, si
le seuil n’est pas atteint, il n’y a pas de PA.
p. 137
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc 12
Consigne :
1) Analyse les résultats de l’expérience.
2) Explique l’action du curare.
B) Action des drogues
Les drogues sont des dérivés de produits d’origines végétales. Elles agissent de différentes
manières sur le système nerveux, en particulier la transmission du message nerveux.
p. 138
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B
Document 13
Consigne :
1) La morphine et l’opium sont des drogues opiacés utilisées en médecine. Dans quel cas ?
2) Comment les drogues agissent sur le système nerveux ?
Synthèse partielle 6 :
A) Action du curare.
1) Analyse :
1- Le muscle se contracte : le curare n’agit pas sur la fibre nerveuse.
2- Pas de contraction musculaire : le curare agit soit sur le muscle, soit sur la synapse.
3- Le muscle se contracte : le curare n’agit pas sur le muscle. Donc il agit sur la synapse.
2) Le curare se fixe sur les récepteurs à acétylcholine au niveau de la plaque motrice et
empêche la transmission du message nerveux (l’acétylcholine ne peut pas se fixer).
B) Action des drogues :
1) La morphine et l’opium utilisés en médecine, pour calmer les douleurs (empêcher le
passage des messages nociceptifs vers le cerveau).
2) Les drogues perturbent la transmission du message nerveux suivent plusieurs formes :
Stimulent une forte sécrétion de neurotransmetteur, empêchent la fixation, la dissociation ou la
réabsorption du neurotransmetteur.
Donc elles peuvent stimuler ou inhiber la propagation du message nerveux.
p. 139
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
Chez les Métazoaires, la communication intercellulaire est un élément essentiel au maintien de
l’intégrité de l’organisme. Trois grands systèmes ont évolué en ce sens : paracrine, endocrine et
nerveux, ayant chacun leur spécificité. Communiquer entre deux éléments nécessite trois étapes
fondamentales :
Coder l’information à partir d’éléments d’un code (ex : alphabet).
Transmettre l’information (ex : langage, téléphone, écriture, etc.).
Décoder et « interpréter » l’information (ex : réponse à une question, etc.).
Les systèmes de communication intercellulaire utilisés par les neurones permettent de « porter »
l’information au plus près de la cellule cible. Par comparaison au système endocrine, il est ainsi
plus économique en molécules médiatrices libérées. Cependant, comme tous les systèmes de
communication, il est sensible aux perturbations éventuelles (drogues et transmission synaptique
; sclérose en plaque et conduction le long de l’axone, etc.).
1) Potentiel de repos d’un neurone :
Toutes les membranes biologiques « stockent » de l’énergie sous la forme d’une ddp
transmembranaire (ou potentiel de repos). Certaines de ces membranes utilisent cette énergie
potentielle pour créer des potentiels d’action, d’autres pour générer des transports moléculaires
transmembranaires.
Au repos ou en l'absence de toute simulation, il existe une différence de potentiel de -70mV entre
la surface membranaire externe électropositive et la surface interne électronégative. Cette
différence de potentiel est liée à une perméabilité complexe des ions Na+ et K+ responsable de
cette polarité membranaire.
En effet, les ions Na+ sont concentrés dans le milieu extracellulaire alors que les ions K+ sont
plus concentrés dans le milieu intracellulaire. La loi de diffusion permet une entrée passive des
ions Na+ et une sortie passive des ions K+ à travers les canaux ioniques de nature protéique.
Spontanément ces différences de potentiel dans les deux milieux des ions Na+ et K+ devraient
disparaître à cause de l’équilibre chimique qui consiste à avoir autant d’ions de même nature de
part et d'autre de la membrane. Mais cet équilibre ne sera jamais atteint dans une cellule vivante
et la polarité membranaire sera maintenue pour 2 raisons :
* La sortie passive des ions K+ est plus importante que l'entrée des ions Na+.
* Les pompes à Na+/K+ font entrer moins d’ions K+ et expulsent plus d’ions Na+. Ce transfert se
fait suivant un transfert actif car elle exige pour cela de l'énergie sous forme de l'ATP.
En conclusion le potentiel de repos est lié à la polarité membranaire. Il n'est pas le propre des
neurones, il est enregistré sur la membrane de toutes cellules vivantes.
2) Potentiel d'action :
Suite à un stimulus efficace d'une cellule nerveuse, le potentiel de repos de la fibre nerveuse est
modifié. Cette modification se fait en quatre principales étapes ou phases :
Tout commence par l'artefact de stimulation qui permet de déterminer le moment précis de la
stimulation.
Puis la période de latence, qui est le temps nécessaire au potentiel d'action pour parcourir la
distance comprise entre le point excité et le point d'enregistrement.
Phase de dépolarisation : elle est rapide et allant à une inversion de la polarité (l'intérieur de la
cellule dévient positif).
Phase de repolarisation : elle est plus lente et permet le retour au potentiel de repos et l'intérieur
de la cellule devient peu à peu négatif.
Phase d'hyperpolarisation : phase durant laquelle la ddp membranaire devient légèrement
inférieure à celle du potentiel de repos (-70mV) à cause d’une sortie importante d’ion K+.
Retour au potentiel de repos : La polarité membranaire redevient normal (potentiel de repos).
p. 140
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
La loi du tout ou rien : pour un neurone, le potentiel d'action n’apparait que lorsque la stimulation
provoque une dépolarisation membranaire au moins égale au seuil de dépolarisation. Une fois
atteint le potentiel d'action aura toujours la même amplitude même si les stimulations deviennent
plus fortes. Elle obéit donc à cette loi.
L'effet de recrutement : le nerf, formé de plusieurs fibres, n'obéit pas à la loi du tout ou rien.
Une fois le seuil atteint, l'amplitude du potentiel d'action sera en fonction de l'intensité de la
stimulation d'une part, et du nombre de fibres nerveuse atteints d'autre part. Elle atteindra le
maximum lorsque toutes les fibres nerveuses seront atteintes par la stimulation.
Loi du seuil ou sommation : en dessous du seuil, il n'y a pas de réponse. En augmentant
l'intensité, on obtient des réponses du nerf de plus en plus importantes. A partir d'une certaine
intensité, l'importance de la réponse ne varie plus quelle que soit l'intensité.
3) La propagation du potentiel d'action
La propagation d'un potentiel d'action est le résultat d'une succession de dépolarisation. Si cette
dépolarisation est suffisante et si la zone voisine est excitable, un nouveau potentiel d'action
identique au précédent est engendré. La propagation est dite saltatoire si la propagation du
message nerveux se fait d'un étranglement à un autre au niveau d'une fibre nerveuse à myéline. La
propagation est dite conductrice si elle se fait de proche en proche le long d'une fibre nerveuse
sans myéline. La propagation saltatoire est plus rapide que la propagation conductrice.
La vitesse du message nerveux varie en fonction :
Du Diamètre de la fibre : plus il est grand plus la vitesse est grande
De la Température : à 37°C la vitesse est plus grande
De la Nature de la fibre : avec myéline est plus rapide que sans myéline.
De L'état de la fibre : une fibre lésée, ligaturée ou anesthésiée ne conduit pas l'influx nerveux.
4) Fonctionnement des synapses :
La synapse est la zone de contact entre l'arborisation terminale d'un neurone et une autre cellule
(cellules musculaires, cellules glandulaires). Elle permet la transmission de la communication
nerveuse dans un seul sens de l'élément pré-synaptique vers l'élément post-synaptique.
La transmission d’un message nerveux se fait de la manière suivante :
Le potentiel d'action se propage le long de l'axone jusqu'à l’arborisation terminale ; L’afflux de
Ca2+ provoque une mobilisation des vésicules à acétylcholine et leurs fusions avec la membrane
pré-synaptique ; Le neurotransmetteur traverse la fente synaptique et atteint la membrane
postsynaptique ; Le neurotransmetteur se combine à des récepteurs spécifiques situés sur la
membrane postsynaptique ; La perméabilité de la membrane postsynaptique est modifiée et un
influx nerveux commence à se propager sur le neurone postsynaptique ; le neurotransmetteur
quitte la synapse en étant, soit dégradé par une enzyme, soit récupérer dans la terminaison pré-
synaptique.
Création du potentiel post-synaptique
L'association « neurotransmetteur – récepteur » peut selon la synapse provoquée, soit une
dépolarisation, soit une hyperpolarisation de la membrane post-synaptique.
Si le neurotransmetteur est excitateur. Il y a naissance d'un potentiel post-synaptique excitateur
(P.P.S.E) et la « synapse est excitatrice ». Les récepteurs post-synaptiques sont des canaux à Na+.
Si le neurotransmetteur est inhibiteur : Il y a naissance d'un potentiel post-synaptique inhibiteur
(P.P.S.I) et la « synapse est inhibitrice ». Par exemple les synapses à GABA (médiateur chimique
inhibiteur). Les récepteurs post-synaptiques sont soit des canaux à Cl- soit des canaux à K+. La
sortie des ions K+ provoque une hyperpolarisation (surcroît des charges négatives) dans le milieu
intracellulaire.
p. 141
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 142
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 143
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B
Document.1
Consigne : à partir du texte et du document :
1) Décris l’organisation du cortex cérébral.
2) Groupe les différentes aires, en aires motrice ; sensitives et associatives et décris leurs rôles.
3) Complète le tableau suivant à partir de l’analyse du document.
Aire corticale Effet de la lésion
Aire visuelle primaire
Aire d’association visuelle
Aire motrice
Aire auditive primaire
Aire motrice du Broca
Aire gustative
Synthèse partielle 2 :
1) Description : Le cortex cérébral (la substance grise) est constitué par les corps cellulaires
des neurones. Il est structuré en plusieurs zones (aires corticales) contrôlant chacune une
partie du corps ou une fonction précise. On distingue les aires communique avec les autres.
Chaque cortex contrôle le côté opposé du corps.
2) Les différentes aires corticales :
Aires sensitives : cortex somesthésique primaire, cortex visuel, aire gustative, cortex auditif
primaire.
Aires motrice : cortex moteur primaire, aire de Broca (aire du langage articulé).
Aires d’associations : aire préfrontale, aire auditive associative, aire associative
somesthésique, aire visuelle associative, aire de Wernicke, aire pré-motrice, aire pré-
motrice.
3) Complétons le tableau
p. 144
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
p. 145
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc3
Consigne : à partir du texte et du document :
1) Détermine le rôle du cervelet dans les mouvements volontaires.
2) Cite les structures encéphaliques impliquées dans le contrôle du mouvement volontaire.
3) Explique la collaboration entre les différents centres neveux.
Synthèse partielle 3 :
1) L’influx moteur nait au niveau du cortex moteur (d’un hémisphère), il se croise au niveau
du bulbe rachidien, passe dans la moelle épinière et provoque la contraction des muscles
du côté opposé.
2) Une lésion cérébrale d’un hémisphère entraine une paralysie dans le côté opposé parce
que chaque hémisphère contrôle le côté opposé du corps (les voies sont croisées au niveau
du bulbe rachidien.
3) Dans le schéma A, la peau est l’organe récepteur et le muscle squelettique est l’organe
effecteur.
Synthèse partielle 4 :
1) Le cervelet coordonne les mouvements, il contrôle la posture, l’équilibre et est impliqué
dans la programmation des mouvements.
2) D’autres structures intervenant dans les mouvements volontaires :
Les noyaux gris centraux : le noyau caudé, le putamen et le pallidum ou globus pallidus.
Les noyaux de Luys et la substance noire de locus de Niger.
3) La collaboration entre les différents centres neveux.
Tous les centres nerveux établissent entre eux et travaillent ensemble pour produire des
mouvements coordonnés et contrôlés. Plusieurs centres participent à la réalisation d’un même
mouvement.
p. 146
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
1. Le système nerveux
Le système nerveux est l’ensemble de cellules, les neurones, qui transmettent l’information nerveuse dans
l’organisme. Chez les vertébrés, on distingue :
Le système nerveux central comprend deux centres nerveux : l’encéphale et la moelle épinière. Ces
centres nerveux sont reliés entre eux par des faisceaux de fibres. Il contrôle l’ensemble du système
nerveux.
Le système nerveux périphérique qui est formé de nerfs reliant la périphérie de l’organisme et le système
nerveux central.
2. Mouvement volontaire :
Le mouvement volontaire contrairement au mouvement involontaire nécessite l'intervention du cerveau
pour son exécution. Sa réalisation jusqu'à exécution met en jeu des mécanismes de contrôle par le système
nerveux central. L'organe du mouvement est le muscle strié squelettique qui est relié aux os par des
tendons. Il diffère donc du mouvement involontaire qui est un acte réflexe automatique nécessitant la
présence d'un stimulus extérieur pour son déclenchement.
3. Commande de la motricité volontaire
Cette commande est assurée par le cerveau qui regroupe des milliards de neurones dont les trois quarts
sont contenus dans le cortex cérébral. Au niveau du cerveau, les neurones sont regroupés en aires et en
noyau. Dans le cortex cérébral, deux (2) aires interviennent dans la commande des mouvements
volontaires.
a) L'aire de projection motrice :
La lésion étendue du cortex de la circonvolution frontal ascendante entraîne une hémiplégie (paralysie
des muscles situés dans une moitié du corps). C'est donc dans cette région de l’hémisphère que se situe
l’aire motrice principale. Une simulation dans l'hémisphère cérébral gauche d'un point précis de cette aire
provoque un message moteur qui entraîne la contraction du muscle correspondant situé dans la moitié
droite. L'obtention de la contraction des muscles du côté droit du corps lorsque la simulation est portée
sur l’hémisphère gauche, montre que les voies nerveuses sont croisées.
b) L’aire pré-motrice :
La lésion de la région du cortex du lobe frontal situé en avant de l'aire motrice principale, n'entraîne pas
la paralysie des muscles. Mais provoque plutôt des troubles dans la réalisation des mouvements.
c) Les aires corticales sensitives :
Les différents voies nerveuses afférentes qui y aboutissent sont au nombre de deux : l’aire sensitive de
projection et l’aire d'association. Elles sont complémentaires et forme l’aire de sensibilité générale.
4. Trajet de l'influx nerveux dans un mouvement volontaire
Le message nerveux moteur sort des aires corticales motrices par des voies nerveuses. Les voies doivent
aboutir dans la moelle épinière où sont les motoneurones de la commande de la contraction musculaire.
C'est aussi la moelle épinière qui assure la transmission, aux muscles, des commandes motrices élaborées
par le centre encéphalique. Les voies nerveuses sont de deux sortes :
a) Les voies directes :
Sont directement connectées aux aires motrices. Elles constituent la voie pyramidale avec peu de relais
synaptiques qui interviennent dans la commande des mouvements fin et précis.
b) Les voies indirectes :
La connexion avec les aires corticales motrices est indirecte. Elles constituent la voie extrapyramidale
avec de nombreux relais synaptique qui sont plus lents que les premières. Elles interviennent dans la
commande des mouvements d'ensembles et le contrôle des postures. La voie pyramidale est directement
connectée aux motoneurones médullaires qui sont reliés aux muscles alors que la voie extrapyramidale
ne peut atteindre les mêmes motoneurones qu’après des relais synaptique dans la base de l'encéphale.
Remarque :
Le contrôle des mouvements rapides est assuré par le cervelet, celui des mouvements lents et réguliers est
assuré par les noyaux gris sous-corticaux. La précision du mouvement est déterminée par le nombre de
fibres musculaires par unité motrice (10 à 200 fibres) pour la contraction des muscles impliqués dans la
commande motrice.
p. 147
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 148
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
Doc.3
Consigne : à partir de l’analyse du texte et des documents 2 et 3:
1. Décris l’organisation d’un muscle strié squelettique.
2. Identifie et décris l’unité contractile d’un muscle strié squelettique.
p. 149
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 4
Consigne :
1. Définis une unité motrice.
2. Explique la transmission neuromusculaire.
Synthèse partielle 1 :
A) Structure d’un muscle strié squelettique.
1) Description d’un muscle :
Le muscle squelettique se compose de plusieurs milliers de fibres musculaires (cellules)
maintenues ensemble par des tissus conjonctifs.
Ainsi les cellules sont regroupées en faisceaux puis les faisceaux en muscle.
Une fibre musculaire possède plusieurs myofibrilles.
Chaque myofibrille est constituée de myofilament : filaments épais (myosine), filaments fins
(actine).
2) L’unité contractile du muscle strié squelettique est le sarcomère.
Le sarcomère correspond à la partie comprise entre deux stries Z.
Il comprend une band sombre (bande A) au milieu duquel il y a la zone H ; deux moitiés de
bandes claires (bande I), situées de part et d’autre de la bande A.
NB : Au cours de la contraction, la bande I diminue de taille et le sarcomère se raccourcit.
B) Innervation des fibres musculaires.
1) Définition : l’unité motrice est l’ensemble formé par une fibre nerveuse et les fibres
musculaires qu’elle contrôle.
2) La transmission neuromusculaire.
L’arrivée de l’influx nerveux ;
Libération de l’acétylcholine au niveau de la plaque motrice ;
Fixation de l’acétylcholine sur les récepteurs ;
Naissance d’un potentiel d’action musculaire ;
Libération de Ca++ par les réticulums endoplasmiques ;
Contraction musculaire.
p. 150
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.6
Consigne :
1. Qu’est-ce qui est à l’origine de la dépolarisation du sarcolemme ?
2. Explique le rôle des ions Ca2+ et celui de l’ATP dans la contraction musculaire.
3. A quoi correspond la contraction musculaire ?
Synthèse partielle 2 :
1) C’est la fixation de l’acétylcholine qui est à l’origine de la dépolarisation du sarcolemme.
2) Le Ca++ se fixe sur la troponine et libère le site de fixation de la myosine (masqué par la
tropomyosine).
L’hydrolyse de l’ATP fournie de l’énergie.
La contraction musculaire correspond au glissement des filaments d’actine entre les filaments
de myosine.
p. 151
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A
Tétanos :
Un autre PA peut survenir avant la fin d’une secousse, alors une autre secousse s’ajoute à la
précédente.
B
Si le muscle est stimulé de façon répétitive, davantage de secousses s’additionnent jusqu’à un
plateau.
C
Document 7
Consigne :
1. Identifie les différentes phases d’une secousse musculaire.
2. Analyse les schémas B et C du document 7.
3. Compare un tétanos parfait et un tétanos imparfait.
4. Dégage les propriétés du muscle.
p. 152
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B
Document 8.
Consigne :
1. Détermine l’importance de l’ATP dans la contraction musculaire.
2. Identifie et explique les voies de régénération de l’ATP lors d’une épreuve musculaire.
p. 153
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 154
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
1. Structure du muscle squelettique.
Le muscle squelettique est un organe spécialisé dans le développement d’une force sous le
contrôle du système nerveux. La cellule musculaire est une fibre (A) dont le diamètre varie en
moyenne de 10 à 100μn et dont la longueur peut atteindre 20 cm. Les « fibres » de viande,
reconnaissables à l'œil nu, sont en fait des faisceaux de fibres (A, environ 0,1-1 mm de diamètre).
La fibre musculaire (cellule) est limitée par une membrane cellulaire appelée le sarcolemme; elle
renferme les myofibrilles. Les myofibrilles sont entourées par le sarcoplasme (cytoplasme) qui
contient plusieurs noyaux cellulaires, des mitochondries (appelées aussi sarcosomes), des
lysosomes, des vacuoles lipidiques, des inclusions de glycogène, etc. Le sarcoplasme contient
également du glycogène, des enzymes glycolytiques, de la créatine phosphate et des acides
aminés, toutes ces substances pouvant être libérées. Une fibre musculaire renferme plusieurs
centaines de myofibrilles dont chacune se divise en compartiments de 2,5μm environ, délimités
chacun par 2 disques Z et appelés sarcomères. Leur longueur est grossièrement de 1,5 à 3,0μm
et dépend de la pré-charge du muscle.
2. La réception du message nerveux :
Le message nerveux transite au niveau de la jonction neuromusculaire qui est constituée de la
juxtaposition des membranes plasmiques de la terminaison nerveuse d’une part et d’une section
particulière du sarcolemme appelée plaque motrice, d’autre part.
3. Le couplage excitation-contraction
Au niveau de la plaque motrice, l’acétylcholine libérée par le motoneurone se fixe sur des
récepteurs postsynaptiques, entraînant la formation d’un potentiel de plaque motrice (PPM).
À distance de la plaque motrice, ce PPM entraîne la formation d’un potentiel d’action qui se
propage tout au long du sarcolemme puis des tubules transverses. La dépolarisation du tubule
induit l’ouverture de canaux calciques et l’activation de la triadine. La triadine agit sur un
récepteur à la ryanodine du réticulum sarcoplasmique et induit l’ouverture d’une protéine canal
laissant sortir le calcium réticulaire vers le cytoplasme. C’est ce calcium qui ensuite initie les
mouvements des myofibrilles.
4. Les mécanismes cellulaires de la contraction
Le sarcoplasme contient les myofibrilles nécessaires à la réalisation de la contraction de la fibre
musculaire : filaments fins (actine F) et filaments épais (myosine).
Le calcium libéré dans le cytoplasme se fixe sur la troponine, modifie la conformation de la
tropomyosine et entraîne la libération des sites de fixation de la myosine présents sur la molécule
d’actine. La myosine se fixe à l’actine puis la tête de la myosine pivote et provoque un glissement
des filaments les uns par rapport aux autres et donc un raccourcissement du sarcomère. L’énergie
nécessaire à ce déplacement provient d’une partie de l’hydrolyse d’un ATP (réalisée au cours de
la phase précédente). La rupture de la liaison actine-myosine se fait lors de la fixation d’une
nouvelle molécule d’ATP qui est ensuite hydrolysé pour que l’angle tête-queue retrouve sa valeur
initiale.
La tête de myosine peut alors se fixer sur un autre site de liaison situé plus loin sur le filament
d’actine et un nouveau cycle peut commencer.
Le relâchement final n’intervient que lorsqu’il n’y a plus de calcium au niveau cytoplasmique.
5. Sources d'énergie de la contraction musculaire
p. 155
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
L'énergie chimique de l'adénosine triphosphate (ATP) est directement utilisée pour la contraction
musculaire.
Cependant les réserves d'ATP de la cellule musculaire ne sont pas importantes puisqu'elles ne
permettent d'effectuer que 10-20 m seulement au cours d'une course de 100 m. L'ATP nécessaire
pour la course doit donc être régénéré, de manière à ce que la concentration intracellulaire d'ATP
demeure constante, même si la consommation augmente.
Les processus suivants sont utilisés pour la régénération de l'ATP :
L'hydrolyse de la créatine phosphate : est une source d'énergie rapidement disponible, mais
elle est limitée,
La glycolyse anaérobie : par exemple la dégradation du glycogène ou du glucose en acide
lactique,
La phosphorylation oxydative : provient de la combustion du glucose en présence d'Os, ce qui
donne du CO2 et de l'eau ; cette réaction libératrice de beaucoup d'ATP ne dépend pas
uniquement de l'02, c'est en effet un procédé relativement lent.
p. 156
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 157
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Expérience 3 : Rétrocontrôle.
On remarque que lors d’une castration les taux sanguins de LH et de FSH sont modifiés.
Doc.1
p. 158
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Schéma général
Doc.2
Consigne :
1. Tire une conclusion de chaque expérience.
2. Explique la régulation du fonctionnement des testicules.
Synthèse partielle 1 :
1) Conclusions de chaque expérience :
Expérience 1 : Rôles des testicules et de la testostérone.
A. Les testicules assurent la production de gamètes (spermatozoïdes) et contrôlent le maintien
des caractères sexuels secondaires.
B. Les testicules contrôlent la mise en place et le maintien des caractères sexuels secondaires
grâce à la production de testostérone (hormone) qui agit par voie sanguine.
C. Ce sont les cellules de Leydig qui produisent la testostérone.
D. la testostérone assure l’apparition et le maintien des caractères sexuels secondaires et
contrôle la spermatogénèse.
Expérience 2 : Rôles de l’hypothalamus et de l’hypophyse.
A. L’hypophyse contrôle le fonctionnement des testicules.
B. L’hypophyse contrôle le fonctionnement des testicules grâce à la production de
gonadostimulines (FSH et de LH).
C. La LH agit sur les cellules de Leydig et active la production de testostérone.
D. La FSH agit sur les tubes séminifères (cellules de Sertoli et lignée germinale).
E. La production de gonadostimulines (FSH et LH) par l’hypophyse est contrôlée par
l’hypothalamus.
F. Certains neurones hypothalamiques contrôlent les cellules gonadotropes de l’hypophyse.
G. L’hypothalamus contrôle l’hypophyse par la production d’une neurohormone (GnRH).
p. 159
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Expérience 3 : Rétrocontrôle.
Avant la castration il y a production de testostérone et la production de LH est faible.
Après la castration, il n’y a plus production de testostérone et la production de LH est forte.
L’implant sous-cutané produit la testostérone et la production de LH chute à nouveau.
Lorsque la production de testostérone est forte, le testicule agit en retour sur l’hypophyse
en inhibant la production de LH : c’est le rétrocontrôle négatif.
2) La régulation de l’activité testiculaire :
Les testicules ont pour fonction la production de gamète dans la paroi des tubes séminifères et la
production de testostérone par les cellules de Leydig.
La testostérone stimule la gamétogénèse et assure l’apparition et le maintien des caractères
sexuels secondaires.
L’hypophyse commande les testicules par la production de gonadostimulines (ou
gonadotrophines), la FSH et la LH.
La FSH (folliculostimuline) stimule la gamétogénèse en agissant sur les cellules de Sertoli par
l’intermédiaire des protéines de liaison (ABP).
La LH (hormone lutéinisante) stimule la sécrétion de testostérone par les cellules de Leydig.
La libération de gonadotrophine hypophysaire est sous la dépendance d’une neurohormone : la
GnRH (gonadolibérine) produite par des neurones de l’hypothalamus et libéré de façon pulsatile
dans les vaisseaux sanguins.
La production de gonadostimuline est inhibée par un rétrocontrôle négatif dès que le taux de
testostérone sanguin dépasse une valeur seuil.
Activité 2 : Les cycles sexuels chez la femme.
A) Le cycle ovarien
L’ovaire est un tissu hétérogène composé de follicules et de corps jaune. Les follicules sont
différents par leurs tailles et leurs structures. Au fur et à mesure de leur évolution, ils grandissent
et possèdent un grand nombre de cellules folliculaires entourant une cavité. Logé dans le
follicule, l’ovocyte II sera libéré au moment de l’ovulation. Après l’ovulation, le reste du follicule
se transforme en corps jaune qui va régresser s’il n’y a pas eu de fécondation. Le document 3
représente les étapes du fonctionnement des ovaires.
Doc.3
Consigne : à partir du texte et des documents :
1. Cite et caractérise les phases du cycle sexuel chez la femme.
2. Précise la durée moyenne d’un cycle et celles de chaque phase.
3. Identifie le phénomène marquant la limite entre deux cycles successifs et celui qui permet
de diviser le cycle en phases distinctes.
p. 160
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B) Le cycle utérin :
Le tissu utérin varie au cours du cycle sexuel. Lors de la première phase, l’endomètre s’épaissit ;
puis il change de forme lors de la phase lutéale : il se creuse de nombreuses cavités qui serviront
à la nidation d’un éventuel embryon. En absence de fécondation, la muqueuse se détruit et est à
l’origine des pertes de sans correspondant aux menstruations ou règles.
Doc.4
Consigne : à partir du document 4
1. Précise la partie de l’utérus concerné par ces modifications cycliques.
2. Décris l’évolution de la muqueuse utérine durant un cycle.
Synthèse partielle 2
A) Le cycle ovarien
1) Les phases du cycle sexuel chez la femme :
La phase folliculaire : la croissance et le développement folliculaire (folliculogénèse).
La phase lutéale (ou lutéinique) : la présence et l’évolution du corps jaune.
2) La durée du cycle menstruel varie selon les femmes et varie chez la même femme.
Un cycle dure en moyenne 28 jours (24 à 32 jours).
La phase folliculaire dure en moyenne 14 jours (10 à 18jours).
La phase lutéinique dure 14 jours (constante).
3) Deux cycles successifs sont séparés par le début des menstruations (règles).
Les deux phases du cycle sont séparées par l’ovulation qui survient 14 jours avant la fin du cycle.
B) Le cycle utérin :
1) C’est la muqueuse utérine ou endomètre qui est concernée par les modifications cycliques.
2) L’évolution de la muqueuse utérine durant un cycle.
Pendant la phase folliculaire, l’endomètre qui a été détruit en grande partie au cours des
menstruations se reconstitue et s’épaissit, les glandes se développent.
Pendant la phase lutéinique, l’endomètre continue à s’accroitre, les glandes deviennent très
tortueuses et ramifiées donnant à la muqueuse l’aspect de dentelle utérine.
Ces transformations de l’utérus le préparent à accepter l’implantation d’un embryon (nidation).
S’il n’y a pas fécondation, ces structures sont détruites à la fin du cycle : c’est l’origine des règles
ou menstruations.
p. 161
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.5
Consigne :
1) Décris l’évolution de la sécrétion de glaire cervicale.
2) Précise les rôles physiologiques de la glaire cervicale.
Synthèse partielle 2C :
1) Pendant le cycle sexuel, les glandes du col de l’utérus sécrètent la glaire cervicale.
Au début et vers la fin du cycle, la production de glaire cervicale est moins importante et cette
glaire est visqueuse empêchant les spermatozoïdes de passer.
Vers le moment de l’ovulation, la production de glaire cervicale est importante et elle est plus
claire et moins visqueuse, permettant le passage des spermatozoïdes.
2) La glaire cervicale joue plusieurs rôles :
La protection des voies génitales (lubrifiant), le transport et la sélection des spermatozoïdes.
Activité 3 : La régulation des cycles sexuels chez la femme.
Les hormones sécrétées par les ovaires au cours du cycle sont : des œstrogènes produits par les
follicules et la progestérone produite par le corps jaune. (Voir Doc. 6)
Expérience 1 : Action des ovaires sur l’utérus :
p. 162
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Rétrocontrôles.
L’ablation des ovaires chez une rate entraine une sécrétion anormalement élevée de FSH et de
LH. Une injection d’œstrogène entraine un retour à une sécrétion normale de gonadostimulines.
Document 6
Consigne : à partir du texte et du document :
1. Interprète ces expériences.
2. Précise les structures de l’ovaire qui sécrètent les hormones et l’action de ces derniers sur
l’utérus.
3. Détermine les relations entre l’hypothalamus, l’hypophyse les ovaires et l’utérus.
4. Précise les différents rétrocontrôles entre les ovaires, l’hypophyse et l’hypothalamus et leurs
conditions.
p. 163
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 3 :
1) Interprétations :
Expérience 1 : Action des ovaires sur l’utérus :
L’utérus n’a aucun contrôle sur le fonctionnement des ovaires.
Les ovaires contrôlent le cycle utérin grâce à la production d’hormones (œstrogènes et
progestérone).
Expérience 2 : Action de l’hypothalamus et de l’hypophyse dans le contrôle des cycles.
A. L’hypophyse commande le fonctionnement des ovaires.
B. L’hypophyse commande le fonctionnement des ovaires grâce à la production de
gonadostimulines (FSH et LH).
C. La production de gonadostimuline est sous contrôle de l’hypothalamus.
D. L’hypothalamus stimule la production de gonadostimuline par la sécrétion de GnRH
2) Les hormones ovariennes :
Les cellules folliculaires sécrètent les œstrogènes (dont l’œstradiol) et le corps jaune sécrète la
progestérone et un peu d’œstradiol.
Les hormones ovariennes provoquent l’hypertrophie (l’épaississement) de l’endomètre.
Les œstrogènes provoquent la contractilité du myomètre et stimulent la production de glaire
cervicale.
La progestérone limite et complète l’action des œstrogènes. Elle agit en synergie avec ces
derniers. Elle permet à la muqueuse d’atteindre son épaisseur maximale (dentelle utérine).
3) Contrôle hormonal :
Les ovaires on deux fonctions : la production de gamète et la production d’hormone (œstrogènes
et progestérone). Leur fonctionnement est cyclique.
Pendant la phase folliculaire : les follicules produisent les œstrogènes qui provoquent
l’hypertrophie de l’endomètre et la sécrétion de glaire cervicale.
Pendant la phase lutéinique : le corps jaune sécrète la progestérone et un peu d’œstradiol qui
permet à la muqueuse d’atteindre son épaisseur maximale.
A la fin du cycle : le corps jaune dégénère et la production d’hormone chute, provoquant la
destruction partielle de l’endomètre (menstruations).
L’hypophyse contrôle le fonctionnement des ovaires par la production de gonadostimuline :
La FSH : stimule la maturation des follicules. Grâce à l’action combinée avec la LH, les
follicules sécrètent les œstrogènes.
La LH : déclenche l’ovulation grâce à un pic (pic pré-ovulatoire), stimule la transformation du
follicule rompu en corps jaune et la production d’hormone par le corps jaune.
La production de gonadostimuline est contrôlée à la fois par l’hypothalamus et les hormones
ovariennes.
L’hypothalamus, stimule l’hypophyse par la production de gonadolibérine (GnRH).
Pendant la phase folliculaire, le taux faible d’œstrogènes inhibe la production de LH.
Au moment de l’ovulation le taux fort d’œstrogènes stimule l’augmentation de la production de
LH (pic pré-ovulatoire).
Pendant la phase lutéale, la présence simultanée de la progestérone et d’œstrogènes inhibe la
production de gonadostimulines.
4) Les différents rétrocontrôles :
Rétrocontrôle négatif : inhibition de la production de gonadostimuline :
Taux faible d’œstrogènes, présence simultanée de la progestérone et des œstrogènes.
Rétrocontrôle positif : stimulation de la production de gonadostimuline :
Taux d’œstrogènes très élevé.
p. 164
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B
Documen7
Consigne : à partir de l’analyse du texte et du document 7 :
Précise les différentes méthodes de contraception.
Synthèse partielle 4 :
Les méthodes de contraception :
Naturelles : abstinence, planning familial, prise de température, retrait du pénis avant éjaculation.
Chimique : prise de pilules, injectables, spermicides.
Mécaniques : préservatifs, diaphragmes, stérilets
Chirurgicale : insertion d’implants.
p. 165
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 8
Consigne : à partir de ce texte :
Précise les principales causes de stérilité dans un couple.
Synthèse partielle 5 :
Les principales causes de stérilité :
Chez l’homme : troubles hormonales, obstruction des spermiductes, azoospermie, oligospermie,
tératospermie.
Chez la femme : obstruction des oviductes, troubles hormonales, glaire cervicale absente,
infectée ou hostile aux spermatozoïdes.
p. 166
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
1. Rôle de l'hypophyse sur l'activité testiculaire
L’hypophyse sécrète deux hormones agissant sur les testicules : la LH et la FSH. Ces hormones sont
nommées gonadostimulines ou gonadotrophines :
• La LH : agit sur les cellules interstitielles ou cellule de Leydig en stimulant la sécrétion de testostérone.
• La FSH : active indirectement la spermatogenèse. En se liant aux récepteurs des cellules de Sertoli, la
FSH stimule la synthèse par ces cellules d’une protéine, l’ABP (Androgen Binding Protein) indispensable
à la réception de la testostérone par les cellules germinales, ce qui active la spermatogenèse.
La sécrétion de FSH est pulsatile et synchronisée avec celle de LH.
2. Rôle de l'hypothalamus et rétroaction exercée par la testostérone :
La production de FSH et de LH dépend donc d’une hormone hypothalamique, la GnRH dont la sécrétion
est pulsatile. La sécrétion de LH et de FSH est aussi pulsatile. Ce caractère pulsatile de la sécrétion de
GnRH, puis de FSH et de LH, s'explique par sa production par des amas de neurones hypothalamiques
dont l'activité est rythmique. L'hypophyse est donc sous le contrôle de l'hypothalamus. La testostérone
exerce donc une action inhibitrice sur le fonctionnement du complexe hypothalamo-hypophysaire.
3. La régulation des cycles sexuels chez la femme.
Dans l’espèce humaine, le cycle menstruel dure environ 28 jours, il débute le premier jour des règles et
se caractérise par un événement majeur : l’ovulation qui a lieu vers la moitié du cycle.
a. Le cycle ovarien
On distingue deux grandes phases lors de ce cycle : la phase folliculaire et la phase lutéale.
La phase folliculaire (ou phase pré-ovulatoire) est caractérisée par une maturation folliculaire avec une
reprise de l’ovogenèse et par une sécrétion d’œstrogènes par les cellules thécales.
L’ovulation est la phase de libération de l’ovocyte II (métaphase de deuxième division de méiose) ; elle
se produit sous l’influence de la forte décharge de LH. La phase lutéale (ou post-ovulatoire) se caractérise
par une transformation du follicule déhiscent en corps jaune dont la sécrétion principale est la
progestérone.
b. Le cycle utérin
Le cycle utérin débute par une phase de desquamation responsable de la menstruation. Dès la fin des
règles, la muqueuse utérine augmente d’épaisseur, se vascularisé et se creuse de nombreuses cryptes ;
c’est essentiellement l’œstradiol qui stimule ces transformations. Lors de la phase lutéale, il y a un
développement glandulaire et une diminution de l’activité contractile ; ces modifications sont dues à la
progestérone.
c. Le cycle de la glaire cervicale
La glaire (ou mucus) cervicale est sécrétée par les cellules glandulaires du col utérin. Sa production est
faible au début du cycle, puis devient progressivement abondante dans la deuxième moitié de la phase
pré-ovulatoire. La production régresse rapidement pendant la phase post-ovulatoire. Les propriétés
physiques de la glaire évoluent au cours du cycle : au moment de l’ovulation, elle devient plus riche en
eau, plus alcaline et plus filante. Ces modifications permettent de créer un milieu favorable au passage et
à la survie des spermatozoïdes lors de la période ovulatoire.
4. Maitrise de la procréation
L’évolution démographique a conduit à la mise en place d’un contrôle des naissances. Les problèmes de
stérilité ou d’hypofertilité des couples ont conduit à des recherches de moyens de traitement de la stérilité.
On distingue plusieurs types de pilule : les pilules combinées normo dosées, les pilules séquentielles, les
micropilules. La contraception par voie orale empêche soit la fertilisation en perturbant la rencontre des
gamètes ou en bloquant l'ovulation, soit la nidation, soit associé tous ses effets. La pilule a pour tâche de
rendre la glaire cervicale infranchissable pour les spermatozoïdes en restaurant le maillage.
p. 167
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 168
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 1 : La glycémie
La glycémie est définit comme le taux de glucose sanguin. Elle est proche de 1g.l-1 (soit 5mM.l-1).
Si ce taux est inférieur à 0,6g/l, on est en hypoglycémie. Elle se caractérise par une fatigue, des sueurs et
une pâleur du visage ; elle s’accompagne parfois d’une perte de connaissance.
Si ce taux est supérieur à 1,26g/l, on parle d’hyperglycémie. Le sujet ressent une soif intense, la présence
de sucre dans l’urine (glycosurie) peut entrainer des troubles rénaux. Les urines et le sang sont plus
« sucrés » et les bactéries s’y développent activement. Les défenses immunitaires sont amoindries et des
risques cardiovasculaires peuvent subvenir. Ces troubles caractérisent le diabète.
Pour un bon fonctionnement de l’organisme, la glycémie doit donc toujours avoir la même constante
physiologique (1g/l) : c’est l’homéostat glycémique. Cela implique l’existence d’un système de
régulation.
Chez u sujet en bonne santé, chaque repas est suivit d’une augmentation de la glycémie, qui ne dépasse
pas 1,6g/l, et un retour à la normale en moins de deux heures après le repas. Chez un sujet en jeûne
prolongé, la glycémie ne varie pas pendant plusieurs jours. On peut donc conclure qu’il existe un système
de régulation. Le glucose est tantôt stocké, tantôt libéré pour maintenir cette « constance » de la glycémie.
Consigne : à partir du texte :
1. Détermine la valeur moyenne de la glycémie chez un sujet normal.
2. Explique les causes de la variation de la glycémie au cours de la journée.
3. Explique pourquoi l’hypoglycémie peut provoquer des pertes de connaissances.
Activité 2 : Le rôle du foie dans la régulation de la glycémie.
Des expériences ont étés réalisées pour comprendre le rôle du foie dans la régulation de la glycémie.
Expérience 1 : Expérience « du foie lavé ».
Claude Bernard explique qu’en faisant passer un courant d’eau dans les vaisseaux hépatiques (foie)
d’un animal aussitôt après la mort, on débarrasse le foie de son sucre mais quelques heures après, le
même foie se charge à nouveau de sucre.
Expérience 2 : Ablation du foie.
Après l’ablation du foie chez un animal, les résultats sont consignés dans le tableau suivant.
Consigne :
1. Analyse les résultats de ces expériences.
2. Précise le rôle du foie dans la régulation de la glycémie.
Synthèse partielle 1 :
1) La valeur moyenne de la glycémie chez un sujet normal est de 1g.l -1 (soit 5mM.l-1).
2) La glycémie augmente après chaque repas, grâce à l’absorption intestinale.
3) En cas d’hypoglycémie, le fonctionnement des neurones est perturbé car leur source d’énergie
est le glucose. Cela peut amener des pertes de connaissance.
Synthèse partielle 2 :
1) Analyse :
Expérience 1 : Le foie débarrassé de glucose s’en charge après quelques temps. Le foie régénère
le glucose.
Expérience 2 : Après l’ablation du foie, la glycémie diminue progressivement jusqu’à la mort de
l’animal. Le foie intervient dans la régulation de la glycémie.
2) Le rôle du foie dans la régulation de la glycémie :
Le foie réalise le stockage et la régénération de glucose en fonction des besoins de l’organisme.
p. 169
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.1
Consigne : à partir texte et du document 1 :
1. Détermine les organes de stockage du glucose et préciser l’organe qui restitue le glucose au
sang.
2. Quelles sont les formes et les conditions du stockage du glucose ?
Synthèse partielle 3 :
1) Les organes de stockage de glucose : Le foie, le tissu adipeux (graisse), les muscles. Parmi
ces organes, c’est le foie qui restitue le glucose au sang (glycogénolyse et néoglucogenèse).
2) En cas d’hyperglycémie, le glucose est stocké dans les organes de stockage.
Sous forme de glycogène dans le foie et le muscles (glycogénogenèse).
Sous forme de lipide dans le tissu adipeux (lipogenèse).
p. 170
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
A B
p. 171
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.4
Consigne : à partir du texte et du document 4 :
1. Explique pourquoi le diabète de type 1 est qualifié d’insulinodépendant et le type 2 d’insulino-
résistant.
2. Détermine pour lequel des deux diabètes la prédisposition génétique est plus élevée.
3. Explique comment peut-on prévenir le diabète de type 2.
p. 172
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 4 :
A) Mise en évidence.
Analyse : Le pancréas est une glande mixte.
Il intervient dans la digestion en produisant les enzymes digestives (fonction exocrine).
Il intervient dans la régulation de la glycémie par voie sanguine (fonction endocrine).
Conclusion : Le stockage et la régénération de glucose est sous la dépendance d’hormones
pancréatiques.
B) Rôles des hormones pancréatiques dans la régulation de la glycémie.
1) Le pancréas endocrine (les îlots de Langerhans) constitué par les cellules α et les cellules
β intervient dans la régulation de la glycémie.
2) Les hormones pancréatiques intervenant dans la régulation de la glycémie :
L’insuline : Produite par les cellules β, elle stimule le stockage de glucose (glycogénogenèse,
lipogenèse). C’est une hormone hypoglycémiante.
Le glucagon : Produit par les cellules α, il stimule la régénération de glucose (glycogénolyse
et néoglucogenèse).
3) La régulation de la glycémie :
En cas d’hyperglycémie : Les cellules β produisent l’insuline dans le sang. L’insuline stimule
le stockage de glucose et la glycémie baisse.
En cas d’hypoglycémie : Les cellules α produisent le glucagon dans le sang. Le glucagon
stimule la régénération de glucose par le foie et la glycémie augmente.
Synthèse partielle 5 :
1) Le diabète de type I est appelé insulinodépendant car il est dû à une production anormale
d’insuline (manque de quantité ou de qualité). Il se corrige avec une injection régulière
d’insuline.
Le diabète de type II est qualifié d’insulino-résistant car les cibles n’arrivent pas à fixer
l’insuline (manque de récepteurs à l’insuline).
2) C’est le diabète de type I qui a des prédispositions génétiques élevées.
3) Pour prévenir le diabète de type II, il faut avoir une bonne hygiène alimentaire (ration
alimentaire équilibrée, faire le sport).
p. 173
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
1) La glycémie :
La glycémie est le taux de glucose dans le sang ou plus exactement dans le plasma sanguin. La
glycémie est très finement régulée. Les valeurs de la glycémie varient selon l’état nutritionnel et le
stress. En particulier la différence entre la glycémie à jeun et la glycémie post-repas est importante.
Sa valeur moyenne est de 1g/l.
Dans l’organisme, le glucose est stocké sous forme de glycogène dans le tissu musculaire et le tissu
hépatique, et sous forme de triglycérides dans le tissu adipeux.
Les réserves hépatique étant réduite, la néoglucogenèse permet de couvrir les besoins des cellules
gluco-dépendants durant une dizaine d'heures.
2) Action du foie :
Le foie est un organe de stockage et de déstockage du glucose en vue du maintien de la constante
glycémique. La glycogénogenèse est le stockage de glucose sous forme de glycogène dans le foie.
Lorsque le foie est saturé en glycogène, le surplus de glucose sanguin est emmagasiné dans les
muscles striés et dans les tissus adipeux. Ces derniers ne fournissent pas de glucose au milieu
intérieur, mais fournissent au foie les précurseurs nécessaires (glycérol, lactate, pyruvate, acides
aminés …) à la néoglucogenèse.
Le glycogène musculaire est directement utilisé par le muscle lui-même. C'est une réserve privée.
Celui du foie est commun à tout l’organisme. Le foie par glycogénolyse et grâce à la présence de la
glucophosphatase est « le seul organe capable de libérer du glucose dans le milieu intérieur ».
3) Action du pancréas
En cas d'hyperglycémie : les cellules β captent la variation et secrètent une hormone hypoglycémiante
« l'insuline » qui agit sur les cellules cibles. En effet l'insuline favorise la pénétration du glucose et
sa consommation dans les cellules, stimule la synthèse du glycogène (glycogénogenèse) et des
graisses.
En cas d’hypoglycémie : les cellules α captent la variation et secrètent une hormone
hyperglycémiante, le glucagon qui agit sur les cellules cibles. Ces derniers sont essentiellement les
cellules hépatiques. Le glucagon stimule la glycogénolyse et la néoglucogenèse.
4) Glycémie et diabète
Le diabète est une maladie chronique très grave qui résulte d’une hyperglycémie. Il peut prendre
différentes formes en fonction de son origine.
Le diabète de type I : également appelé diabète juvénile, il a la particularité qu’il ne peut pas se
prévenir.
Origine : Les lymphocytes, au début de la maladie, envahissent les îlots de Langerhans et détruisent
les cellules β, c'est une maladie auto-immune. Au final les malades ne secrètent plus assez d'insuline,
ils ne proviennent plus à corriger l'hyperglycémie. On parle aussi de diabète insulino-dépendant «
DID ». Un sujet peut avoir des cellules β et sécréter une insuline anormale (non reconnue par les
récepteurs des cellules cibles). Il est traité par l'insulinothérapie. Cela consiste à une injection
intramusculaire d'insuline plusieurs fois par jour pour contrer l'hyperglycémie.
Le diabète de type II : Il représente près de 90 % des diabétiques. Il se déclenche tardivement chez
des individus âgés de plus de 50 ans.
Origine : L'insuline aussi produite n'est pas utilisé par les muscles car ils deviennent résistants. On
parle de diabète non insulino-dépendant « DNID ». Il n'est pas traité par l'insuline. Son traitement est
complexe et a besoin d'un arsenal complet de médicaments thérapeutique.
p. 174
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 175
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.1
Consigne :
1) Définis : pression artérielle, pression systolique et pression diastolique.
2) Détermine les éléments physiologiques responsables de la pression artérielle.
3) Quelles sont les valeurs normales de la pression diastolique et systolique ?
4) Trouve la relation entre la pression artérielle et le débit sanguin.
Synthèse partielle 1A :
1) Définitions :
Pression (ou tension) artérielle : c’est la pression exercée par le sang sur la paroi des artères.
La pression systolique : elle correspond à la pression pendant la contraction (systole) ventriculaire.
La pression diastolique : correspond à la pression exercée pendant le relâchement (diastole) du
cœur.
2) Les éléments physiologiques responsables de la pression artérielle : le débit et la fréquence
cardiaque, le diamètre des vaisseaux sanguins, le volume sanguin.
3) Les valeurs normales de la pression artérielle :
La pression systolique : 13cm Hg.
La pression diastolique : 8cm Hg.
4) La pression artérielle est proportionnelle au débit sanguin. U=R*I.
U= différence de pression entre deux endroits ; R = résistance des vaisseaux sanguins, I= débit
sanguin.
p. 176
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
Consigne :
1. Nomme quelques activités journalières à l’origine de la variation de la pression artérielle.
2. Pourquoi la pression artérielle doit être maintenue à une valeur consigne ?
Synthèse partielle B :
1) Quelques activités journalières à l’origine de la variation de la pression artérielle : le repas, l’activité
physique, la passion, le coucher, le réveil…
2) La pression artérielle doit être maintenue à une valeur consigne pour assure le bon fonctionnement
de l’organisme et éviter des dommages de l’organisme (surtout les vaisseaux sanguins).
Activité 2 : La régulation nerveuse de la pression artérielle.
Les facteurs qui déterminent la pression artérielle sont : le débit cardiaque, la résistance périphérique,
l’élasticité des parois des grosses artères, le volume sanguin (ou volémie). L’appareil circulatoire comme
l’ensemble des viscères, est soumis à des contrôles assurés par le système neuro-végétatif (Doc. 3). Ce
dernier est organisé en deux ensembles antagonistes : le système sympathique et le système
parasympathique. Chaque système possède ses voies nerveuses, ses centres et intègre les informations
fournies par un certain nombre de récepteurs sensoriels renseignant notamment sur les variations de la
pression artérielle en certains « points stratégiques » du système circulatoire. Les systèmes sympathique
et parasympathique réagissent aux informations sensorielles de façon coordonnée et rétablissent une
pression normale en modifiant de façon appropriée l’activité cardiaque d’une part, et la vasomotricité
périphérique d’autre part.
Doc.3
p. 177
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.4
Le document 5 représente le schéma général de la régulation nerveuse de la pression artérielle.
Doc. 5
Consigne : à partir de l’analyse des expériences et documents :
1. Précise les centres intégrateurs, les voies et l’effecteur de la régulation nerveuse de la pression
artérielle.
2. Quelles informations peut-on tirer concernant les nerfs qui innervent le cœur ?
3. Explique comment la pression artérielle normale est établie après une perturbation ?
p. 178
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 6
Consigne : A partir de l'analyse des résultats expérimentaux et du document 6 :
1. Donne l’action des hormones mises en jeu dans la régulation de la pression artérielle.
2. Explique le rôle du système rénine-angiotensine dans la régulation de la pression artérielle.
p. 179
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 2 :
1) Les acteurs de la régulation de la pression artérielle :
Centres intégrateurs : Le centre bulbaire cardio-accélérateur (ou sympathique), le centre
bulbaire cardio-modérateur (parasympathique), la moelle épinière (centre médullaire cardio-
accélérateur).
Les voies nerveuse : Nerf de Herring, nerf de Cyon, nerf vague (ou nerf X), nerf cardiaque.
Les effecteurs : le cœur et les vaisseaux sanguins.
2) Informations sur les nerfs :
Les nerfs de Herring, et de Cyon sont des nerfs sensitifs (afférents).
Le nerf vague et le nerf cardiaque sont des nerfs moteurs (efférents).
Le nerf vague appartient au système parasympathique (cardio-modérateur) et le nerf cardiaque
appartient au système sympathique (cardio-accélérateur).
3) Régulation de la pression artérielle :
En cas d’hypotension :
La stimulation au niveau du sinus carotidien et de la crosse aortique diminue.
Le message est transmis aux centres bulbaires par les nerfs de Cyon et de Herring.
Le centre parasympathique est faiblement stimulé et le centre cardio-accélérateur est faiblement
inhibé.
La stimulation augmente au niveau des nerfs sympathiques et la fréquence cardiaque augmente,
faisant ramener la pression artérielle à la valeur normale.
En cas d’hypertension :
La stimulation au niveau du sinus carotidien et de la crosse aortique augmente.
Le message est transmis aux centres bulbaires par les nerfs de Cyon et de Herring.
Le centre parasympathique est fortement stimulé et le centre cardio-accélérateur est fortement
inhibé.
La stimulation augmente au niveau des nerfs parasympathiques et la fréquence cardiaque
diminue, faisant ramener la pression artérielle à la valeur normale.
Synthèse partielle 3 :
1) Rôles des hormones : Les hormones Adrénaline, l’angiotensine, l’aldostérone et l’ADH
(hormone antidiurétique ou vasopressine) sont toutes hypertensives (augmentent la
pression artérielle).
Le rôle du système rénine-angiotensine dans la régulation de la pression artérielle :
En cas d’hypotension : le foie produit l’angiotensinogène qui est transformé en angiotensine
I par la rénine (produit par les reins), puis en angiotensine II par l’ECA. L’angiotensine II
stimule la vasoconstriction, la production d’ADH ; d’adrénaline et d’aldostérone, la
réabsorption de NA+ ; de CL- et la rétention d’eau : faisant augmenter la pression artérielle.
En cas d’hypertension : la production d’angiotensinogène diminue et la pression artérielle
diminue.
p. 180
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
1) La pression artérielle :
La pression artérielle est la pression exercée par le sang sur les parois des artères. On le définit
aussi comme étant un paramètre physiologique représentant la pression du sang dans le système
circulatoire.
La valeur de la pression artérielle dépend de la vitesse d’écoulement du sang qui dépend elle-
même de la résistance des vaisseaux. Elle varie chez l’Homme en fonction de l’âge, de l’état de
santé, des activités physiques, de l’état émotionnel et de la position du corps.
Elle oscille chez un adulte, à chaque battement, entre deux (2) valeurs de référence. Les valeurs
de la pression artérielle sont indiquées par deux nombres noté « A/B mm Hg » avec :
A = pression artérielle systolique
B = pression artérielle diastolique
Son unité de mesure est le millimètre de mercure (mm Hg). On peut mesurer la pression artérielle
à l’aide d’un Sphygmomanomètre, d’un stéthoscope ou d’un tensiomètre.
Une valeur maximale ou pression artérielle systolique : 140 mm Hg de mesure qui est la
conséquence de la contraction du ventriculaire cardiaque ou systole.
Une valeur minimale ou pression artérielle diastolique : 90 mm Hg de mesure qui correspond à
la phase de relaxation ventriculaire cardiaque ou diastole.
La pression artérielle est dite normale chez un adulte en bonne santé lorsqu’elle est inférieure à
140/90 mm Hg et supérieure à 100/70 mm Hg.
2) Régulation de la pression artérielle :
La pression artérielle est un paramètre physiologique important dont la régulation nécessite
l’intervention des capteurs disséminés dans l’organisme. Ces capteurs sont sensibles soit
directement aux variations de la pression artérielle (barorécepteurs), soit à la variation d’autres
paramètres liés à cette pression (pression osmotique agissant sur des osmorécepteurs, variations
de la volémie détectées par des volorécepteurs).
Ces informations sont intégrées par des centres nerveux hypothalamiques, bulbaires et
médullaires qui adaptent leurs activités respectives en fonction des messages reçus. Ces
informations modifient également l’activité du rein (sécrétion de rénine).
Les organes effecteurs susceptibles d’agir sur la pression artérielle (pompe cardiaque, artères à
paroi musculaire, reins) reçoivent en permanence des consignes nerveuses (message sympathique
ou parasympathique) et hormonales (vasopressine, aldostérone, adrénaline) : ce contrôle
complexe du débit cardiaque, de la vasomotricité et de la volémie assurent le maintien de la
pression artérielle à une proche de la valeur de référence.
Les mécanismes nerveux et hormonaux, parfaitement intégrés, constituent un système de
régulation par rétroaction négative.
La régulation de la pression artérielle est une régulation neuro-hormonale intégrée, au cours de
laquelle les effecteurs tels que le cœur, les artères, les artérioles et les reins, reçoivent en
permanence des messages nerveux et hormonaux à l'origine du contrôle du débit cardiaque, du
volume du sang, du calibre des vaisseaux et en définitive du maintien de la pression artérielle
entre ses limites de référence.
p. 181
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 182
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Consigne :
1. Définissez le mot biotechnologies.
2. Citez quelques disciplines
impliques dans les
biotechnologies.
3. Quel est l’importance des
biotechnologies ?
4. Quelle différence fais-tu entre
génie génétique et
biotechnologie ?
doc.1
Synthèse partielle 1 :
1) Définition : la biotechnologie est l’ensemble des techniques utilisant les biomolécules
comme l’ADN et les enzymes.
2) Quelques disciplines impliquées : que la microbiologie, la biochimie, la biophysique, la
génétique, la biologie moléculaire, la botanique, l’écologie, la zoologie, la médecine, la
pharmacie, la physique, l’électronique, l’informatique, le génie génétique.
3) Importances : agriculture et sécurité alimentaire, industries, santé humaine et animale,
produits de diagnostics, énergie, médicaments, préservation et conservation de
l’environnement, etc.
4) Comparaison : la biotechnologie a pour but la synthèse ou la transformation de produits
tandis que le génie génétique a pour but de faire produire par une cellule, des protéines
nouvelles.
p. 183
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 2
Consigne : A partir du texte et du document 2 :
1. Définis la transgénèse et donnez son importance.
2. Détermine les matériels utilisés dans la transgénèse.
3. Explique la réalisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM).
Synthèse partielle 2 :
1) Définition : transfert dans le génome d’un individu d’un gène qui lui est étranger. permet
l’apparition d’une nouvelle caractéristique chez le receveur
2) Matériels utilisés : gène d’intérêt chez une cellule donneuse, constriction génétique, cellule
receveuse.
3) Réalisation d’un OGM :
Identifier et isoler le gène d’intérêt ;
Insérer le gène d’intérêt dans une constriction génétique et le faire multiplier ;
Transférer le gène d’intérêt dans la cellule donneuse et faire régénérer un organisme à partir de
cette cellule.
p. 184
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.3
ii. Fabrication du pain.
Dans un milieu anaérobie, les levures dégradent le glucose en éthanol et en gaz carbonique. C’est
le processus de fermentation alcoolique. L’éthanol s’évapore mais le CO2 reste. Ce dernier étant
emprisonné dans la pâte du pain le fait gonfler.
Consigne :
1. Quels sont les agents impliqués dans la fabrication de ces aliments ?
2. Nomme le point commun aux deux techniques de fabrication.
Synthèse partielle 3 :
1) Agents impliqués : les microorganismes.
2) Points communs : transformation de la matière.
p. 185
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.4
Consigne : à partir du document 4 :
1. Pourquoi désire-t-on que le pied de maïs transgénique produise un insecticide ?
2. Comment expliquer que le maïs transgénique produise un insecticide d’origine bactérienne ?
3. Quelle est la propriété du code génétique exploité dans cette technique ? Justifier.
4. Précise : le gène transféré, l’origine du gène et l’organisme génétiquement modifié.
Synthèse partielle 4 :
1) Pour qu’il puisse lutter contre les insectes.
2) Explication : le gène responsable de la synthèse d’insecticide étant transférer chez la cellule
receveuse, cette dernière régénère des maïs capable de produit l’insecticide.
3) L’universalité du code génétique : le maïs utilise l’ADN d’une bactérie.
4) Le gène transféré est le gène insecticide ; il provient du bacille ; le maïs est l’OGM.
Activité 5 : Application dans le domaine de la santé.
i. Fabrication du vaccin contre l’hépatite B.
De nos jours, le vaccin contre l’hépatite B est fabriqué par génie génétique. Un bout d’ADN qui contient
l’information nécessaire à l’élaboration d’une protéine du virus est retiré du génotype du virus de
l’hépatite B. le fragment d’ADN est inséré dans un plasmide. Durant l’étape suivante, des cellules de
levure vont prendre en charge la production de protéines virales. Celles-ci seront ensuite purifiées et
appliquées en tant que vaccin (Document 5).
Doc.5
p. 186
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.6
iii. La fabrication d’insuline.
L’insuline est une hormone sécrétée par les ilots pancréatique. C’est l’hormone hypoglycémiante.
Lorsqu’elle sécrétée en quantité insuffisante ou qu’elle est anormale, les sujet est atteint de
diabète de type 1. Cette maladie ne peut être corrigée qu’en injectant de l’insuline normale. Le
document 7 représente les étapes de fabrication de l’insuline.
Document 7
p. 187
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Consigne :
1. Comment obtient-on le gène à transférer dans chaque cas ?
2. Pour chaque cas, identifie : le greffon, le porte-greffon, la cellule hôte et l’intérêt de la
technique.
3. On peut constater que les bactéries utilisent le gène humain. Précise la propriété de l’ADN
mise en évidence.
Synthèse partielle 5 :
1) Le gène transféré est isolé à partir du génome d’une cellule.
2) Les éléments :
p. 188
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale.
1. Définition :
Il s’agit un domaine d’activités qui consiste à caractériser et utiliser dans des applications variées,
des molécules ou organismes vivants montrant des propriétés particulières et étonnantes. Elles
sont telles, qu’elles présentent un intérêt indéniable pour l’homme.
Le préfixe « BIO » implique l’étude du monde vivant aussi bien en amont, en parallèle et en aval
d’un procédé industriel ou artisanal.
Le terme « TECHNOLOGIES » implique le développement, le perfectionnement et l’utilisation
de méthodes et outils spécifiques d’un domaine.
Les biotechnologies font donc appel à des compétences (savoirs, savoir-faire et savoirs-être) que
l’on retrouve dans des domaines bien spécifiques de la biologie comme la microbiologie, la
biochimie, la biologie moléculaire et cellulaire. Celles-ci sont complétées par des compétences
technologiques et techniques constituant ainsi un domaine passionnant à l’interface des
connaissances fondamentales et des sciences de l’ingénieur.
2. Principe :
Les exemples sont nombreux, en voici quelques-uns parmi les plus significatifs :
Les enzymes sont de prodigieux accélérateurs et sont capables d’augmenter la vitesse d’une
réaction de plusieurs millions de fois. Elles existent en nombre varié, agissant dans des conditions
peu consommatrices d’énergie et de façon hautement spécifique. Elles sont tellement efficaces
qu’elles sont qualifiées, avec sympathie, de « gloutonnes » !
La capacité de transformation de différents substrats par des micro-organismes est déjà très
largement utilisée en agro-alimentaire mais celle-ci a des potentialités tellement vastes, variées
et non polluantes que de plus en plus de procédés y ont recours dans un objectif de développement
durable. Ainsi des bactéries sont utilisées pour éliminer les nitrites et nitrates dans l’eau, les
fusariotoxines dans les silos d’ensilage ou pour rendre la production de papiers ou de fibres de
chanvre moins polluante.
De même, l’accès à l’information génétique portée par l’Acide désoxyribonucléique (ADN),
annonce des perspectives immenses dans le domaine de la santé avec, entre autres, la production
de médicaments innovants ou de la police scientifique, comme certaines séries TV le reprennent.
3. Des applications anciennes et modernes
Il existe donc une biotechnologie « historique », utilisée, sans être connue, depuis l’antiquité,
caractérisée depuis et intégrée à des domaines d’activité (agro-alimentaire, environnement, etc.)
Bien définis actuellement (production de fromages, vinification, de compost, etc.).
Celle-ci est complétée par une biotechnologie « moderne » qui s’appuie sur les avancées
scientifiques de ces dernières décennies comme la biologie moléculaire qui commence à donner
des applications technologiques dans des domaines très variés (thérapie génique et lutte contre
les maladies génétiques).
Les fermentations alcooliques, lactiques… retrouvées dans la production de produits agro-
alimentaires comme le vin, le pain, les fromages ou autres comme la bio-fertilisation des sols, la
méthanisation ou la production de biocarburants de troisième génération (algocarburant très
énergétique).
Les enzymes (protéases, lipases ...) Utilisées dans les lessives (regardez la composition sur le
paquet !), les détergents ou pour produire spécifiquement des médicaments.
p. 189
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Les empreintes génétiques utilisées en police scientifique ou la thérapie génique qui commencent
à permettre des perspectives de guérison de certaines maladies génétiques (mucoviscidose,
syndrome d’immunodéficience sévère chronique ...).
Les biotechnologies, par elles-mêmes, se retrouvent intégrées, généralement à des stades de
recherche et développement (R&D), dans des secteurs industriels bien définis comme la
pharmacie, les industries agroalimentaires, l’environnement, le développement durable etc.
Devant cette diversité, la Communauté Européenne a élaboré une classification très « colorée »
des biotechnologies :
Les biotechnologies jaunes : se rapportent à toutes les applications liées à la protection de
l’environnement et au traitement ou à l’élimination de pollution.
Les biotechnologies vertes : regroupent les technologies utilisant des plantes et leurs cellules
pour produire et transformer des produits alimentaires, des biomatériaux et de l’énergie.
Les biotechnologies bleues : développent des produits en liaison avec la biodiversité marine :
santé, cosmétique, aquaculture, agro-alimentaire.
Les biotechnologies blanches : regroupent les applications industrielles, par l’emploi de
systèmes biologiques comme alternative aux procédés chimiques classiques. Les premières
utilisations sont dans les secteurs des polymères, des carburants, des dissolvants, de la
construction, du textile, et de tous les produits à dominante chimique.
Les biotechnologies rouges : touchent le domaine de la santé, en particulier l’industrie
pharmaceutique dont une grande partie de la recherche actuelle repose sur les biotechnologies.
4. Construction d’une culture scientifique alternative :
La nouvelle série STL Sciences physiques et chimiques en laboratoires (SPC) et biotechnologies
se caractérise aussi par un enseignement intégré de Chimie, Biochimie et Sciences du vivant
(CBSV) qui permet d’installer une culture fondée sur une approche concrète et transdisciplinaire,
concernant les systèmes vivants aux différentes échelles. Il s’agit ainsi par cet enseignement
innovant de faire ressortir les connexions entre trois champs disciplinaires, supports des
biotechnologies et d’une physique-chimie appliquée.
La spécialité Sciences et Technologies de Laboratoire (STL) Biotechnologies privilégie
l’acquisition de connaissances du vivant et l’acquisition de compétences biotechnologiques
permettant à l’élève de se construire une culture scientifique particulière axée sur la maîtrise
conjointe de compétences fondamentales et technologiques. Elle présente un enseignement
spécifique de biotechnologies. Celui-ci prend appui sur les disciplines fondamentales qui
alimentent le champ des biotechnologies modernes ainsi que sur un équipement destiné à acquérir
les références méthodologiques majeures et les savoir-faire de base pour privilégier le
développement critique et la réflexion logique. Cet enseignement repose principalement sur des
activités technologiques structurantes.
p. 190
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 191
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Consigne :
1. Compare le téosinte et le maïs cultivé.
2. Quelle technique a permis l’obtention du maïs à partir de la variété sauvage (téosinte) ?
3. Dans quel intérêt on améliore les races animales et les variétés végétales ?
Synthèse partielle 1 :
1) Comparaison :
Téosinte : épi moins développé, graines développées et moins nombreuses.
Maïs cultivé : épis développés, graines petites et nombreuses.
2) La technique utilisée est la sélection.
3) Pour augmenter la quantité et la qualité de la production.
p. 192
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
p. 193
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B) La sélection
La sélection est utilisée dans l’amélioration génétique des plantes et des animaux. Dans la
population, on sélectionne certains individus en fonction des caractères intéressants qu’ils
présentent et on les faits se reproduire pour former la génération suivante. Ceci permet
d’augmenter le nombre de descendants porteurs des caractères intéressants, à condition que ceux-
ci possèdent une forte héritabilité.
Il existe différents types de sélection :
La sélection massale : on choisit les plantes qui semblent plus intéressantes dans une population
puis on utilise leurs graines comme semence pour la culture suivante.
La sélection récurrente : les plantes de la génération de départ sont sélectionnées sur leur valeur
propre puis multipliées par autofécondation.
La sélection généalogique : les plantes issues du croisement de deux plantes présentent une forte
variabilité de phénotype. Elles sont autofécondées afin de produire des plantes au sein desquelles
le sélectionneur choisit les meilleurs individus.
Doc.4
Consigne : à partir du texte et du document 4 ;
1. Cite les différents types de sélection.
2. Compare la sélection massale et la sélection généalogique.
3. Laquelle des technique de sélection est plus performante pour l’amélioration des espèces ?
Justifie.
4. Quelles sont les conséquences de la sélection sur le plan écologique ? Explique.
p. 194
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 2 :
A- L’hybridation.
1) Définition : l’hybridation est le croisement entre des individus de phénotypes différents.
2) Explication : des gamètes prélevés sur deux individus différents (souvent espèces différentes) sont
utilisés pour la fécondation. On obtient un hybride qui combine les caractères des deux parents.
3) Si les deux individus ne sont pas de la même espèce, les hybrides obtenus sont stériles car elles ne
peuvent pas produire de gamètes (pas de méiose).
4) L’hybridation permet d’avoir des variétés améliorées.
B- La sélection
1) Les différents types de sélection : la sélection massale, la sélection récurrente, la sélection
généalogique.
2) La sélection massale ne nécessite pas de croisement tandis que la sélection généalogique nécessite
des croisements.
3) C’est la sélection généalogique qui est plus performante : avec les croisements, on peut obtenir
rapidement les meilleurs individus.
Activité 3 : L’apport des biotechnologies
A) La fusion de protoplastes.
Le terme protoplaste désigne une cellule végétale débarrassée de sa membrane cellulosique, elle
apparait sous forme d’une cellule sphérique, limitée par sa membrane plasmique. C’est une forme
de modification génétique qui permet, chez les végétaux de fusionner deux espèces différentes
pour former un nouvel hybride ou hybride somatique, héritant des propriétés génétiques des deux
espèces d’origine. (Document 5).
La propriété la plus importante des protoplastes est leur capacité à fusionner entre eux lorsqu’ils
sont placés dans un milieu approprié. Cette technique permet de surmonter les barrières liées à
la reproduction sexuée et de créer de nouvelles combinaisons entre noyau et cytoplasme. Le but
de telles expériences est de créer des plantes à très grande productivité, combinant plusieurs
qualités.
Doc.5
Consigne : à partir du texte et du document 4 :
1. Définis un protoplaste et préciser sa propriété importante.
2. Explique la technique de la fusion somatique.
3. Détermine l’avantage génétique et économique de la fusion somatique.
p. 195
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B) Le clonage.
Le clonage consiste à reproduire à l’identique des organismes vivants afin d’obtenir des individus
génétiquement identiques. Il peut se faire à partir d’une seule cellule ou à partir d’un fragment de tissu ou
d’organe (le cas du bouturage chez les végétaux).
Il permet la production, à faible coût, de grande quantité d’individus présentant des caractéristiques
intéressantes, avec un gain de temps, car la reproduction sexuée classique peut être longue pour certain
organismes. Le document 5 représente un exemple de clonage chez les vaches.
Doc.5
Consigne : à partir du texte et du document 5 :
1. Définis le clonage et explique les étapes du clonage chez les vaches.
2. Quel est l’intérêt de cette technique ?
3. Quel est son impact sur la biodiversité ?
4. En déduis l’impact des biotechnologies sur l’amélioration des espèces ?
Synthèse partielle 3 :
A- Fusion de protoplastes.
1) Un protoplaste désigne une cellule végétale débarrassée de sa membrane cellulosique. Ils ont la
capacité à fusionner entre eux lorsqu’ils sont placés dans un milieu approprié.
2) Explication : on met plusieurs protoplastes dans un milieu en présence d’agent de de fusion. Ils
fusionnent et donnent des hybrides somatiques.
3) Les avantages : génétiques (surmonter les barrières liées à la reproduction sexuée), économique
(créer des plantes à très grande productivité, combinant plusieurs qualités).
B- Le clonage :
1) Définition : le clonage est la production d’individus ou de cellules génétiquement identique (clone).
Explication :
Prélever un ovule non fécondé et éliminer son noyau ;
Prélever le noyau d’une cellule d’un embryon et greffer ce noyau dans l’ovule sans noyau ;
Réimplanter le nouvel embryon dans l’utérus de la vache porteuse ;
Implanter plusieurs ovules chez plusieurs vaches porteuses pour obtenir un clone.
2) Son but est d’obtenir plusieurs individus avec un caractère désireux.
3) Le clonage appauvrit la biodiversité.
4) Les biotechnologies permettent d’obtenir des individus avec un meilleur rendement dans la
production.
p. 196
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
1. Définition :
L’expression ‘Amélioration des plantes’ doit se comprendre comme la science et l’art de la création
de nouvelles populations, appelées variétés, répondant de mieux en mieux aux besoins de l’homme.
Cette science accroît les connaissances en génétique des plantes et impulse du progrès génétique pour
améliorer les principaux caractères des espèces d’intérêt agronomique dans des conditions de culture
données, les caractères étant évalués dans des dispositifs d’expérimentation multi-sites. Les
principales espèces illustrant le propos de l’auteur sont blé, maïs et plantes fourragères, espèces dont
l’auteur est un éminent spécialiste ; d’autres espèces sont aussi citées en exemple lorsque le thème
abordé s’y prête.
L'amélioration des espèces et les connaissances biologiques ont évolué parallèlement, de façon
synergique.
L'amélioration des semences a constitué une inspiration et un stimulus pour la découverte des
mécanismes de l'hérédité (Mendel,) et de l'évolution (Darwin).
Les progrès conceptuels (cf. lois de ségrégation des caractères) et techniques (mutagenèse,
colchicine, ADN recombinant) ont été progressivement incorporés dans les méthodes de sélection.
Les problèmes posés par la sélection de caractères quantitatifs ont stimulé le développement de
nouveaux outils statistiques (Fischer, Snedecor).
Ces progrès techniques ont permis un accroissement sensible du rendement des plantes cultivées dans
les pays riches. Cette augmentation de rendement est cependant liée à un modèle d'organisation
sociale et à des systèmes agraires particuliers, et leur transposition telle quelle à d'autres sociétés
présente des inconvénients et des risques identifiables.
2. La sélection :
La sélection est utilisée dans l’amélioration génétique des plantes et des animaux. Dans la population,
on sélectionne certains individus en fonction des caractères intéressants qu’ils présentent et on les
faits se reproduire pour former la génération suivante. Ceci permet d’augmenter le nombre de
descendants porteurs des caractères intéressants, à condition que ceux-ci possèdent une forte
héritabilité. Il existe différents types de sélection :
La sélection massale : on choisit les plantes qui semblent plus intéressantes dans une population
puis on utilise leurs graines comme semence pour la culture suivante.
La sélection récurrente : les plantes de la génération de départ sont sélectionnées sur leur valeur
propre puis multipliées par autofécondation.
La sélection généalogique : les plantes issues du croisement de deux plantes présentent une forte
variabilité de phénotype. Elles sont autofécondées afin de produire des plantes au sein desquelles le
sélectionneur choisit les meilleurs individus.
3. La fusion de protoplastes :
Le terme protoplaste désigne une cellule végétale débarrassée de sa membrane cellulosique, elle
apparait sous forme d’une cellule sphérique, limitée par sa membrane plasmique. C’est une forme de
modification génétique qui permet, chez les végétaux de fusionner deux espèces différentes pour
former un nouvel hybride ou hybride somatique, héritant des propriétés génétiques des deux espèces
d’origine.
La propriété la plus importante des protoplastes est leur capacité à fusionner entre eux lorsqu’ils sont
placés dans un milieu approprié. Cette technique permet de surmonter les barrières liées à la
reproduction sexuée et de créer de nouvelles combinaisons entre noyau et cytoplasme. Le but de telles
expériences est de créer des plantes à très grande productivité, combinant plusieurs qualités.
p. 197
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Géologie
p. 198
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 199
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Figure 2
p. 200
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 201
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 202
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.6
Consigne :
1. Cite les conditions d’apparition de la vie sur Terre.
2. Quels sont les premiers êtres vivants apparus sur Terre et quand sont-ils apparus ?
3. Explique l’expression synthèse abiotique.
4. Où sont apparus les premiers êtres vivants ?
p. 203
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.7
Il y a de très nombreux êtres vivants différents les uns des autres sur Terre, c’est ce que l’on
appelle la Biodiversité. Les conditions de vie de ces êtres vivants sont intimement liées aux
facteurs de leurs milieux de vie. Pourtant, on peut observer des points communs entre eux,
comme la présence de cellules. La cellule est l’unité structurale et physiologique des êtres vivants
à l’exception des virus
Les événements géologiques ayant affecté la surface de la Terre (déplacement des continents,
formation des chaînes de montagnes, fluctuations du climat, chute sur Terre de météorites
géantes…) ont modifiés les milieux et les peuplements ont changé. Depuis son apparition, la vie
n’a cessé d’évoluer ; de nouvelles formes apparaissent, d’autres disparaissent. Vers la fin du
Précambrien, début des peuplements dans les océans, plusieurs groupes d'invertébrés évolués
encore dépourvus de squelette ou de carapace tels que les annélides, les cnidaires et les
arthropodes font leurs apparitions (c’est l’explosion du cambrien). La plupart des groupes actuels
étaient présents à cette époque ; d'autres ont disparues depuis. Les algues et les lichens, à cette
époque, bordaient les océans. La figure 8 représente l’histoire de la vie sur Terre.
p. 204
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.8
Consigne : à partir de l’analyse du texte et du document :
1. Précise le rôle des cyanobactéries dans l’évolution de l’atmosphère.
2. Détermine l’ordre d’apparition des vertébrés.
3. Quel est l’évènement ayant favorisé la colonisation des continents ?
4. Cite chez les animaux et les végétaux, deux caractères à développer pour coloniser les
continents.
Synthèse partielle 2 :
1) Comparaison :
Atmosphère primitive : riche en gaz volcaniques (CO2, H2O, CH4)
Atmosphère actuel : riche en O2 et N2.
2) L’atmosphère primitive s’est formée par dégazage du manteau (volcanisme).
3) Les océans primitifs se sont formés à la suite des pluies diluviennes résultantes de la
condensation des vapeurs d’eau de l’atmosphère.
4) Les volcans sont à l’origine des premiers continents.
5) Avec la tectonique des plaques, la Pangée s’est disloquée et les continents ont dérivés pour
donner la configuration actuelle.
Synthèse partielle 3 : Origine de la vie sur Terre.
1) Les conditions d’apparition de la vie sur Terre : Température de l’eau : 80°C ; absence d’O2 ;
les rayonnements ultraviolets intenses interdisant la vie sur les continents et dans les eaux peu
profondes
2) Les premiers êtres vivants comparables à des bactéries actuelles sont apparus dans les océans il
y a environ 3,8 Ga.
3) Synthèse abiotique : formation de molécules organique dans un monde purement minéral.
4) Les premiers êtres vivants sont apparus dans les océans.
Synthèse partielle 4 : Evolution de la vie sur Terre.
1) Grace à la photosynthèse, les cyanobactéries sont responsables de la diminution du CO2
atmosphérique et la libération d’O2.
2) L’ordre d’apparition des vertébrés : poissons- batraciens- reptiles- mammifères- oiseaux.
3) L’évènement ayant favorisé la colonisation des continents est la formation de la couche d’ozone.
4) Chez les animaux : respiration pulmonaire, membres.
Chez les végétaux : racines, feuilles.
p. 205
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.9
Consigne :
1. Définis une crise biologique.
2. Quelles sont les causes probables des crises biologiques ?
3. Parmi les cinq grandes crises, laquelle a eu un grand impact sur la biodiversité.
4. Cite quelques espèces qui ont disparu pendant la crise du crétacé.
Synthèse partielle 5 :
1) Définition : Crise biologique : période d’extinction massive d’espèces à l’échelle planétaire.
2) Causes : volcanisme, chute de météorite, changement climatique (glaciations).
3) La 3ème grande extinction : crise du Permien (disparition de près de 90% des espèces).
4) Les dinosaures, les ammonites…
p. 206
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Non seulement de nombreux gènes sont identiques entre espèces différentes, mais l’organisation
et le fonctionnement des gènes sont souvent identiques: les gènes qui contrôlent le
développement des embryons de souris sont les mêmes, organisés de la même façon que ceux
qui fonctionnent chez les humains. Plus étonnant, on retrouve ces gènes chez les mouches! De
plus, l’étude des gènes a permis de découvrir les traces des histoires évolutives des espèces et de
la façon dont se produit l’évolution.
Consigne :
1. Pourquoi dit-on que les êtres vivants ont une origine commune ?
2. Parmi les espèces citées dans le tableau, lequel est plus proche de l’Homme ? Justifie.
B) Parenté au niveau d’un même groupe : les vertébrés
Les vertébrés actuels présentent des ressemblances moléculaires, anatomiques, et
morphologiques chez l’adulte et à l’état embryonnaire. Ces ressemblances sont exploitées pour
établir des relations de parenté qui existent entre eux.
L’étude de la formation et du développement des embryons de vertébrés montre que les premières
étapes de ces processus sont très semblables chez les différentes espèces (Fi.10). Par exemple,
tous les vertébrés ont des vaisseaux sanguins qui forment plusieurs arcs de part et d’autre de la
tête. Ces arcs sont toujours présents chez les animaux à branchies adultes alors qu’ils sont ensuite
profondément modifiés chez les autres vertébrés.
A l’état adulte, les vertébrés possèdent un plan d’organisation commun ; c’est-à-dire que l’on
retrouve chez tous des axes de polarité (axe antéro-postérieur, axe dorso-ventral, axe droite-
gauche). Le plan d’organisation se retrouve dans la disposition des organes par rapport aux
différents axes : la colonne vertébrale et le système nerveux sont dorsaux, l’appareil digestif est
ventral et tous les trois présentent une polarité antéro-postérieure. Les poumons, les reins les
p. 207
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
gonades sont pairs et présentent une disposition droite gauche. Les membres antérieurs des
tétrapodes sont organisés en segments : avant-bras, bras, main. Ses structures sont homologues
(Fig.11). Cela suggère qu’elles sont héritées d’un ancêtre commun. On parle d’analogie si les
structures assurent les mêmes fonctions mais ne sont pas hérités d’un ancêtre commun.
L’amnios est une membrane qui entoure la cavité amniotique qui est remplie de liquide. Chez
l’homme, la cavité amniotique est appelée poche des eaux. Si on s’intéresse à sa présence ou à
son absence chez les vertébrés, on peut faire les observations suivantes :
Il est absent chez les poissons et les batraciens qui sont donc des anamniotes.
Il est présent chez les reptiles, les oiseaux et les mammifères qui sont donc des amniotes.
L’apparition de l’amnios est une modification capitale dans le processus de développement
embryonnaire chez les vertébrés. En effet, chez les anamniotes, la reproduction doit se faire
obligatoirement dans l’eau. En revanche, l’amnios permet à l’embryon de se développer en
dehors du milieu aquatique. L’amnios étant une innovation génétique, les amniotes constituent
un clade (ensemble d’êtres vivants apparentés possédant en commun une innovation génétique).
Fig.10
Fig.11
Consigne :
1. Quels sont les critères qui nous permettent d’établir des parentés entre les vertébrés ?
2. Définis : caractères homologues et caractères analogues.
3. Cite quelques caractères homologues chez les vertébrés.
4. Quelle est l’importance de l’amnios chez les vertébrés qui en possèdent ?
5. Tire une conclusion générale de l’analyse du texte est des documents.
p. 208
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 209
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 6 :
A) Unité du monde vivant.
1) L’existence de plusieurs caractères communs chez les êtres vivants permet de dire que tous
les êtres vivants ont une origine commune : la présence de cellule, le matériel génétique sous
forme d’ADN, l’universalité du code génétique et la présence de plusieurs gènes identiques.
2) parmi ces espèces le chimpanzé est le plus proche de l’Homme car il partage plus de gènes
identiques (99%).
B) Parenté au niveau d’un même groupe : les vertébrés
1. Les critères qui permettent d’établir la parenté entre les vertébrés :
Le plan d’organisation générale, le squelette osseux, le développement embryonnaire.
2. Définitions :
Caractères Homologues : structures ayant le même plan d’organisation, même position, même
origine, fonctions identiques ou différentes.
Caractères Analogues : structures ayant les mêmes fonctions, mais de structures et d’origines
différentes.
3. Quelques caractères homologues chez les vertébrés :
Ailes des oiseaux et membres antérieurs des mammifères ; la colonne vertébrale.
4. L’amnios permet à l’embryon de se développer en dehors du milieu aquatique.
Cette analyse montre que les vertébrés ont plusieurs structures homologues et donc ont un
ancêtre commun hypothétique.
Synthèse partielle 7 :
1) Définition : Un arbre phylogénique est un schéma représentatif des relations de parentés
entres différents espèces. Il montre le degré de parenté entre espèces différentes.
2) Chez le requin : état ancestral. Chez le dauphin : état dérivé.
3) 4 innovations étaient nécessaires.
4) Autres arbres
p. 210
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
1) Formation de la Terre :
Il y a plus de 15 milliards d’années, le monde était totalement différents ; les étoiles, les planètes qui nous
entourent n’existaient pas ; la Terre n’existait pas ; le soleil, la lune n’existaient pas ; rien de connu dans
l’immensité de l’espace. Dans cet espace infini, apparut une sorte de nuage, un immense nuage fait de gaz
et de poussière. Ce nuage s’agitait comme dans une tempête en tournant sur lui-même et en grossissant.
Devenu immense, il s’agita tellement que ses particules se heurtèrent les unes contre les autres. Et plus
les particules s’agitaient, virevoltaient, et se heurtaient plus le nuage devenait brûlant. Et plus le nuage
de gaz et de poussière grossissait, plus sa chaleur devenait ardente. Tellement chaud, qu’il ferait
ressembler notre soleil actuel à un morceau de glace. Le nuage est devenu tellement ardent et agité qu’il
finit par exploser dans un gros bang : « le BIG-BANG ». Les particules qui avaient été projetées partout
dans l’espace lors de l’explosion se collèrent entre elles en différents tas, un peu comme des boules de
neige. D’autres particules vinrent peu à peu se coller sur ces tas qui devinrent de plus en plus gros jusqu’à
former les galaxies qui ressemblaient à d’immenses feux d’artifices. L’espace est alors parsemée de
galaxies.
Une de ces galaxies s’appelle la Voie lactée.
Il y a 4,6 milliards d’année, dans cette galaxie s’est formée une boule de feu beaucoup plus grosse que les
autres, une étoile qu’on appelle le soleil. Le soleil dégageait tellement d’énergie que, peu à peu, d’autres
boules plus petites se mirent à tourner autour de lui tout en tournant sur elle-même. Ce sont ces boules
plus petites qui deviendront plus tard des planètes même si à ce moment ce sont des conglomérats de gaz
et de poussières ressemblant à des boules de feu. Une de ces plus petites boules était notre Terre. En
tournant autour du soleil, la Terre récolta de plus en plus de petits matériaux : du cuivre, du fer, de la
silicone et bien d’autres matériaux… Plus la récolte était abondante, plus la Terre devenait compacte mais
toujours brûlante. Au fur et à mesure que les matériaux s’amalgamaient, à la Terre, les plus lourds et les
plus bouillants plongeaient en son centre, alors que les plus légers flottaient en surface. Le centre de notre
Terre était donc beaucoup plus compact que sa surface et ressemblait à un noyau, composé de roches
liquides. Sa surface, quant à elle, était comme une mer de lave. La Terre était toujours brûlante, mais
quand même moins que le Soleil. L’espace était très froid et le Soleil suffisamment loin : la Terre
commença peu à peu à refroidir. Cela prit des milliards d’années. Au contact de la Terre bouillante avec
la température glacée de l’espace survint un phénomène de condensation. Un brouillard de vapeur se créa.
Des gaz comme l’hydrogène, le souffre et l’azote s’échappèrent de la croûte terrestre et s’élevèrent en
formant un immense nuage qui couvrit la planète et la priva des bienfaits du soleil (chaleur et lumière).
Pendant des millions d’années, la croûte terrestre se refroidit et se durcit lentement. Le centre de la Terre
demeurait fluide et par endroit, les gaz toujours contenus à l’intérieur de la Terre percèrent la surface. La
surface de la Terre se recouvrit de gigantesques volcans flamboyants. En refroidissant la croûte de notre
planète forma des sortes de plaques gigantesques qui se ratatinèrent, se heurtèrent et se cassèrent, formant
ainsi montagnes, vallées et bassins. L’immense nuage qui entourait notre planète continuait de s’épaissir.
Certains gaz qui le formaient commencèrent à se mélanger. Deux de ces gaz, l’oxygène et l’hydrogène,
formèrent l’eau en se mélangeant. Mélangé à d’autres gaz comme le nitrogène, l’oxygène forma l’air. Le
nuage colossal qui recouvrait la Terre s’éventra et laissa échapper toute sa charge. Ainsi, il commença à
pleuvoir, pleuvoir sans arrêt. La croûte de la Terre était encore très chaude, les gouttes se changeaient en
vapeur aussitôt qu’elles touchaient le sol. Cette vapeur s’élevait et venait reformer le nuage. Il plut ainsi
pendant des millions d’années. Avec toute cette eau, la Terre se refroidit plus rapidement. Les gouttes de
pluie ne s’évaporaient plus en touchant le sol. La pluie envahit tous les creux de la Terre et forma les
océans. Les ruisseaux, les rivières et les fleuves transportèrent toutes sortes de débris rocheux qui se
déposèrent sur le plancher des océans. Il ne cessa pas de pleuvoir et toute la surface de notre planète Terre
fut totalement inondée d’eau. Après quelques millions d’années, quelques rayons du soleil pénétrèrent la
couche amincie de nuages. Enfin, le soleil brilla sur ce paysage tout en eau. La Terre devint plus calme,
plus tranquille. Rien ne grouillait, juste de l’eau immobile. Il aura fallu un milliard d’année à la croûte
terrestre pour se former.
2) Apparition et évolution de la vie.
Les premières étapes de l’évolution de la Terre (diminution de température, formation des océans…) ont
permis l’apparition de la vie, environ un milliard d’année après sa formation (-3,8Ga). Les premiers êtres
vivants étaient sans doute des bactéries comparables à celles vivant actuellement dans les sources chaudes
p. 211
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
(90°c). Nous savons assez peu de choses sur les êtres vivants du précambrien (de la formation de la terre
à -570 millions d’années), parce que les fossiles sont rares et si mal conservés qu’il est souvent difficile
de savoir de quels organismes ils proviennent. On a pourtant la certitude que les êtres vivants étaient déjà
nombreux et variés : algues, éponges, vers, mollusques et crustacés. Une comparaison des formes vivantes
depuis le précambrien jusqu’à nos jours permet de constater que les espèces animales et végétales n’ont
pas toujours été celles que nous connaissons (contemporaines) : il y a des espèces contemporaines qui
existaient déjà au primaire comme les blattes, d’autres sont plus récentes, beaucoup d’espèces ont disparu.
Les événements géologiques ayant affecté la surface de la Terre (déplacement des continents, formation
des chaînes de montagnes, fluctuations du climat, chute sur Terre de météorites géantes…) ont modifiés
les milieux et les peuplements ont changé. Ainsi, la tectonique des plaques change les conditions de vie
en un milieu. Des fluctuations de climat, indépendantes de la tectonique des plaques, modifient les
peuplements. Des événements cataclysmiques comme la chute d’une météorite géante sur la terre peuvent
bouleverser complètement la faune et la flore.
Parfois ces modifications de la faune et de la flore ont été définitives suite à des extinctions massives
d’espèces et l’apparition de nouvelles espèces. Ces extinctions massives ainsi que les grands événements
géologiques ont été utilisés pour subdiviser les temps géologiques en ères et en périodes plus courtes.
3) Parentés entre les êtres vivants et fossiles :
Les espèces vivantes possèdent une origine commune. Celle-ci se traduit par des ressemblances au niveau cellulaire,
moléculaire et fonctionnelle. Le monde vivant est constitué des : procaryotes (bactéries), des eucaryotes (animaux
+ végétaux + champignons) ; et des virus (parasites cellulaires obligatoires, classés « à la limite du vivant »). Tous
les êtres vivants ont des caractéristiques communes. Ils sont composés de cellules (unité structurale et fonctionnelle
du vivant) ; leur information génétique est constituée d'ADN (Acide Désoxyribonucléique) ; les mécanismes assurant
le maintien du caryotype et des caractères d’une génération à la suivante au sein d’une même espèce sont les mêmes
: la réplication de l’ADN, la mitose l’expression des gènes grâce à l’universalité du code génétique.
4) Phylogénèse et ontogénèse :
Phylogenèse : étude évolutive d'une entité anatomique ou d'un phénomène biologique à travers les espèces
qui se sont succédé par filiation.
Ontogenèse : étude évolutive d'un organe ou d'un phénomène biologique chez un même individu, depuis
la fécondation jusqu'à l'âge adulte (embryogenèse et organogenèse).
Un arbre phylogénétique permet de représenter simplement des liens hypothétiques entre des espèces.
Pour les trouver, il faut étudier un échantillon d’espèces et quelques caractères.
Après avoir sélectionné les espèces à étudier et les caractères à utiliser, construire un tableau (en colonnes,
les caractères / en lignes, les espèces).
Compléter le tableau en précisant si le caractère est présent ou absent chez chaque espèce étudiée.
Faire une classification selon la méthode des groupes emboîtés.
Construire l’arbre phylogénétique selon la méthode expliquée ci-dessous :
Tracer un axe d’évolution (apparition successive de nouveau caractères = évolution des espèces).
Tracer la flèche du temps (en bas, les temps anciens et en haut, les temps actuels)
La première espèce à placer est celle qui a le plus de caractères ancestraux.
Placer un nœud (= ancêtre commun de tous ses descendants)
Tracer un trait (= branche) à partir du nœud jusqu’au sommet de l’arbre : noter en haut de cette branche
le nom de l’espèce qui a le plus de caractères ancestraux.
Placer un second nœud (en suivant le sens de la lecture de l’arbre)
Tracer une branche à partir du nœud jusqu’au sommet de l’arbre : noter le nom de l’espèce qui possède
le nouveau caractère et qui ne possède pas les autres caractères
Faire de même avec les autres espèces et terminer en notant celle qui possède tous les caractères étudiés
sur la dernière branche de l’arbre.
Si une espèce a disparu, ne pas tracer la branche jusqu’au sommet de l’arbre puisqu’elle n’existe plus.
Toutes les espèces qui sont présentes aujourd’hui sur Terre sont autant évoluées par rapport au premier
ancêtre commun (la cellule ancestrale LUCA pour Last Universal Common Ancestor). L’Homme n’est
donc pas plus évolué.
p. 212
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 213
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Consigne :
1. En quoi les allèles d’un gène diffèrent-ils ?
2. Pourquoi chaque individu a son phénotype ?
3. Pourquoi dit-on que les gènes du système HLA sont polymorphes ?
4. Analyse le tableau de comparaison des gènes du système HLA.
Synthèse partielle 1A :
A) Polymorphisme génétique.
1. les allèles d’un gène diffèrent par leurs séquences de nucléotides (ADN).
2. Chaque individu a son phénotype car chaque individu possède son propre génotype.
3. Les gènes du système HLA sont dit polymorphes car ils possèdent plusieurs allèles.
4. analyse : Les gènes du système HLA possèdent le même nombre de nucléotides et chaque
allèle possède quelques différences par rapport aux autres.
p. 214
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
a b
Doc.1
Consigne :
1. Quels mécanismes sont à l’origine de la formation des allèles ?
2. Définis une famille multigénique et cite quelques familles multigéniques.
3. Quels mécanismes sont à l’origine de la formation des familles multigéniques ?
p. 215
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.2
Un enchainement précis des étapes du développement embryonnaire est programmé par des gènes
qui déterminent pour les gènes de structure quand et pour quelle durée ils seront actifs. Ces
chronogènes fixent aussi la vitesse à laquelle se développent les différentes parties de l’embryon. De
nouveaux phénotypes peuvent résulter de décalages temporels auxquels certains biologistes
attribuent un rôle dans l’évolution, en particulier dans la lignée humaine. Le crâne de l’Homme adulte
ressemble plus au crâne de fœtus de chimpanzé qu’à celui de l’adulte : forme globuleuse, front
bombé, position centrée du trou occipital. D’où l’hypothèse d’un développement embryonnaire
ralenti pour l’Homme sans allongement de sa durée, ce qui fait qu’il nait « non fini ». Selon cette
hypothèse de l’origine néoténique de l’Homme, le nouveau-né correspond à un stade juvénile de
l’ancêtre commun aux deux espèces, le chimpanzé ayant poursuivi son développement embryonnaire
au-delà de ce stade. Par rapport aux singes, le développement embryonnaire du système nerveux est
plus lent, il se poursuit au-delà de la naissance, se perfectionne. On appelle hétérochronie une
modification de la durée et/ou de la vitesse de développement de l’organisme au cours de l’évolution.
p. 216
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 3
Consigne :
1. Explique le mécanisme permettant l’apparition de nouveau phénotype ?
2. Pourquoi il y a une ci-grande différence entre l’Homme et le chimpanzé à l’état adulte ?
Synthèse partielle 1B et C :
1. les mutations sont à l’origine de la formation de nouveaux allèles.
2. famille multigénique : ensemble de gènes issus d’un gène ancestral par duplication et transposition.
3. Exemple : la famille des globines ; des hormones hypophysaires ; des gènes homéotiques.
Mécanismes : mutations, duplications, transpositions.
Synthèse partielle 2 :
1) Apparition de nouveaux phénotypes :
Le phénotype dépend des protéines et par conséquent du génotype. Une mutation fait apparaitre de
nouvelles protéines et donc de nouveaux caractères.
Les gènes homéotiques contrôlent la mise en place des organes suivant le plan d’organisation général de
l’espèce. Une mutation au niveau de ces gènes peut provoquer une modification structure, de la durée,
de la chronologie de mise en place de certains organes, faisant apparaitre de nouveaux caractères.
2) Cela est dû à la différence des phases de développement embryonnaire et post natal.
Activité 3 : le maintien des innovations génétiques.
A) La sélection naturelle.
De nombreux individus tous génétiquement différents composent une population. Certains
génotypes sont plus avantageux que d’autres dans les conditions écologiques du moment. Les
individus qui en sont les porteurs ont plus de chance que les autres de survivre et de se reproduire,
transmettant ainsi certains de leurs allèles à leurs descendances. Cette sélection naturelle joue un
rôle important dans l’évolution des êtres vivants comme celle des phalènes par exemple. (Doc.4)
Un allèle défavorable peut être maintenu dans une population comme le cas de la drépanocytose.
La molécule d’hémoglobine comprend quatre chaines polypeptidiques semblables deux à deux
(2α et 2β). Une mutation du gène codant pour la chaine β, noté βS ou S, entraine une forme en
faucille des hématies qui ne fixe plus normalement l’oxygène. Les sujet qui ne peuvent
synthétiser l’hémoglobine normale, de type A, sont atteints de drépanocytose, une maladie qui
sévit en Afrique intertropicale.
Trois génotypes sont possibles, avec les conséquences suivantes :
A/A (sujets sains) ; A/S (quelques troubles, longévité normale) ; S/S (atteints de drépanocytose).
p. 217
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
La sélection naturelle favorise les sujets hétérozygotes. Tandis que les sujets de génotype A/A
sont décimés par le paludisme, les hétérozygotes A/S sont résistants et transmettent l’allèle S à
la moitié de leurs enfants (statistiquement).
Doc.4
B) Mutations neutres et évolution.
Il existe des mutations neutres sur lesquelles la sélection ne s’exerce pas. Transmises d’une
génération à la suivante sur de longues périodes, elles constituent des archives permettant de
retracer l’évolution d’espèces apparentées. Ces mutations n’offrent ni avantage ni désavantage
pour les individus porteurs. Elles concernent surtout des enzymes, des hormones, des
hémoglobines ou d’autres biomolécules. La comparaison de familles de molécules issues de ces
mutations permet de reconstituer quelques maillons de l’évolution biologique.
Les molécules d’hémoglobine des vertébrés comportent 4chaines polypeptidiques identiques
deux à deux. Il existe 6 types de chaines, variant par la séquence des acides aminés. Le document
5 représente les chaines d’hémoglobine chez quelques vertébrés.
Doc.5
Consigne :
1. Analyse et interprète la répartition des phalènes dans les différents écosystèmes.
2. Pourquoi les individus de génotypes A/S sont avantagés dans les régions où sévit le
paludisme ?
3. Quelle est l’importance des mutations neutres ?
p. 218
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 4 : La spéciation
Au sein d’une espèce, deux populations isolées par une barrière géographique ou
comportementale ont des échanges génétiques liés à la reproduction sexuée réduits et accumulent
ainsi des différences génétiques. Ces différences, au-delà d’un certain seuil peuvent empêcher
les individus de deux populations isolées de se reproduire entre eux. Il y a alors apparition d’une
nouvelle espèce à partir d’espèce ancestrale : c’est la spéciation. L’isolement reproducteur entre
deux populations est associé à l’isolement génétique et il n’y a plus d’échange d’allèle entre elles.
Chaque population est alors considérée comme une nouvelle espèce (s’il n’y a plus de
reproduction sexuée possible entre les individus des deux populations), qui continuera à évoluer
séparément, sous l’effet du hasard et de la sélection naturelle.
Le document 6 représente les différents types et le processus de la spéciation.
B C
Document 6
Consigne : à partir du texte et du document 6 :
1. Définis la spéciation et donne les différents types de spéciation ?
2. Quels mécanismes sont à l’origine de l’isolément reproducteur entre deux populations ?
3. Quelle est la conséquence de la spéciation sur la biodiversité ?
p. 219
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 220
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
Le génome est l’ensemble des gènes présents dans les cellules d’un organisme. Chaque espèce a son
génome. Le génotype d’un individu détermine son phénotype, qui dépend aussi de l’influence de
l’environnement.
Au sein des espèces, il existe un polymorphisme aux différents niveaux d’organisation, depuis les
séquences d’ADN jusqu’aux individus des différentes populations et à l’espèce elle-même. La
reproduction sexuée assure une stabilité relative du génome d’une espèce tout en réalisant un brassage
génétique. Il y a donc à la fois stabilité et variabilité des génomes.
Les mutations géniques, en modifiant la séquence de l’ADN, sont innovatrices. Certaines sont transmises
aux descendants et s’accumulent de génération en génération.
1) La formation de nouveaux allèles.
Le génome de la plupart des espèces contient des milliers de gènes.
Parmi ces gènes, certains ont des séquences de nucléotides en commun : ils constituent des familles. Les
gènes d’une famille sont issus d’un seul gène ancestral selon un mécanisme qui explique à la fois leur
nombre (duplication) et leur diversité (mutation). Lorsque plusieurs gènes ont des séquences de
nucléotides communes, les protéines correspondantes ont des séquences d’acides aminés communes. Les
ressemblances entre les protéines permettent de détecter les familles de gènes, comme par exemple pour
le génome humain : la famille des « globines » ; celle des « hormones hypophysaires » ; celle des « gènes
homéotiques ».
Le mécanisme de duplication suivi de mutation peut se répéter plusieurs fois, chaque gène formé pouvant
être à son tour à l’origine de nouveaux gènes. Chaque gène suit une évolution indépendante de celle des
autres, livrée en partie au hasard, les duplications et les mutations étant des phénomènes aléatoires. Le
génome d’une espèce s’enrichit par addition de nouveaux gènes à l’échelle des temps géologiques. De
nouvelles protéines peuvent être fabriquées par les cellules, permettant dans certains cas de nouvelles
fonctions, un nouveau mode de vie pour les organismes.
2) Conséquences des mutations sur le phénotype.
Le phénotype dépend des protéines et par conséquent du génotype, les allèles déterminant la nature des
protéines de l’organisme. Chaque séquence de nucléotides de l’ADN code pour une suite précise d’acides
aminés. En modifiant l’ADN, une mutation génique a, ou non, des répercutions sur le phénotype, selon
sa nature et sa localisation. Les mutations interviennent de façon aléatoire et ne dépendent pas des
caractéristiques de l’environnement. Certaines innovations génétiques apportent aux individus qui en sont
porteurs de meilleures chances de survivre et de se reproduire dans un milieu donné. Il s’exerce ainsi une
sélection naturelle des individus et par conséquent des allèles résultant de mutation favorable dont la
fréquence augmente dans les populations concernées. Ce mécanisme de mutation-sélection est une cause
importante de l’évolution des êtres vivants. Il existe des mutations neutres sur lesquelles la sélection ne
s’exerce pas. Transmises d’une génération à la suivante sur de longues périodes, elles constituent des
archives permettant de retracer l’évolution d’espèces apparentées. Les gènes de développement peuvent
être l’objet de mutations qui compromettent la transformation de l’œuf en un embryon organisé selon le
plan de l’espèce. Les conséquences sur le phénotype de l’organisme sont importantes : parfois mortelles,
parfois créatrices de nouvelles formes ce qui leur fait attribuer un rôle possible dans l’évolution des êtres
vivants.
3) La sélection naturelle :
De nombreux individus tous génétiquement différents composent une population. Certains génotypes sont
plus avantageux que d’autres dans les conditions écologiques du moment. Les individus qui en sont les
porteurs ont plus de chance que les autres de survivre et de se reproduire, transmettant ainsi certains de
leurs allèles à leurs descendances. Cette sélection naturelle joue un rôle important dans l’évolution des
êtres vivants
p. 221
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 222
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.1
Possédant des cellules nucléées et une colonne vertébrale, l’Homme est un eucaryote, métazoaire, et un
vertébré. Les primates dont appartient l’Homme, font leur apparitions au sein du groupe des mammifères
il y a environ 65 Ma. Ils sont caractérisés par :
Les orbites orientées vers l’avant permettant la vision binoculaire qui facilite l’appréciation des distances.
Le pouce opposable aux autres doigts facilitant la préhension et le déplacement dans les branches.
Les griffes sont remplacées par les ongles plats.
L’étude de quelques primates actuels, met en évidence l’existence des primates anthropomorphes ou
Hominoïdes (absence de queue) dont l’apparition est datée à -23 Ma.
Parmi les primates Hominoïdes, on distingue les Pongidés (orang-outang) des Hominidés (gorille,
chimpanzé, Homme). Les Homininés constituent une famille regroupant les êtres appartenant à la lignée
humaine qui comprennent : Le genre Australopithecus (plusieurs espèces en Afrique de l’est et du sud)
et le genre Homo (plusieurs espèces) en Afrique d’abord, puis sur les autres continents. Pour différencier
les Homininés des Hominidés, il faut s’appuyer sur des critères anatomiques et culturels qui sont
notamment : la bipédie, l’évolution du crâne et de l’encéphale, la fabrication d’outils et le langage articulé.
Si l’homme partage un ancêtre commun avec les Panidés (chimpanzé) cet ancêtre ne ressemble ni aux uns
ni aux autres. En effet, les Panidés ont évolué indépendamment des Homininés. L’origine de l’Homme
est connue aujourd’hui grâce à l’étude des fossiles trouvés dans plusieurs régions du monde. (Doc.1)
Consigne : à partir du texte et du document.
1. Détermine la place de l’Homme dans le règne animale.
2. Quelle différence fais-tu entre Hominidés et Homininés.
3. Dans quelle région du monde est apparu l’Homme ?
4. Cite les caractères permettant de classer une espèce dans la lignée humaine.
Synthèse partielle 1 :
1) La place de l’Homme dans le règne animal :
Règne animal ; embranchement des vertébrés ; classes des mammifères ; ordre des primates ; famille des
hominidés ; sous-famille des Homininés.
2) Les hominidés comprennent l’Homme et les grands singes sans queue tandis que les Homininés
correspondent aux Hommes (actuels et fossiles) et les australopithèques, caractérisés par la bipédie.
3) Les premiers Hommes sont apparus en Afrique oriental (Ethiopie).
4) Les critères d’appartenance à la lignée humaine : la bipédie, l’évolution de l’encéphale, la fabrication
d’outils, le langage articulé.
p. 223
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 2
Consigne :
1. Compare le squelette de l’Homme et celui du gorille.
2. Quels sont les caractères qui ont permis la bipédie chez l’Homme.
3. Pourquoi le gorille n’appartient pas à la lignée humaine.
Synthèse partielle 1A : La bipédie
1) Comparaison :
Chez l’Homme : Volume crânien élevé (1400cm3), colonne vertébrale présentant 4courbures,
bassin court et large, trou occipital centré, mâchoires réduites (en v), les mains, libérées du rôle
locomoteur et contrôlée par un cortex cérébral développé, est capable d’une grande dextérité,
membres inférieurs plus développés, pieds adaptés à la marche (orteils courts, gros orteil non-
opposable, voûte plantaire).
Chez le gorille : Volume crânien moins élevé (450 cm3), colonne vertébrale présentant une seule
courbure, bassin long et étroit, trou occipital excentré, mâchoire en U (lourde), membres
antérieurs plus développés, pieds adaptés à la brachiation (pouce opposable).
2) Les caractères responsables de la bipédie :
4courbures de la colonne vertébrale, bassin court et large, trou occipital centré, gros orteil du
pied non opposable.
Le gorille n’appartient pas à la lignée humaine car il n’est pas bipède.
p. 224
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.3
Consigne :
1. Décris l’évolution morphologique des crânes des différents Homininés.
2. Décris l’évolution du volume crânien et de la vascularisation du cerveau des Homininés.
3. Pourquoi les australopithèques ne sont pas des Hommes ?
Synthèse partielle 2B :
1) L’évolution morphologique du crâne :
Forme arrondie, arcades et bourrelets diminués, front bombé, angles faciales augmentés, réduction
de la mâchoire et en v
2) De l’australopithèque à l’Homo sapiens, on constate une augmentation du volume crânien (de
450cm3 à 1400cm3) : c’est la céphalisation.
La vascularisation et le développement des aires corticales deviennent de plus en plus complexe :
c’est la cérébralisation.
3) Les australopithèques ne sont pas des Hommes car leur volume crânien n’a pas évolué.
p. 225
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
B C
Document 4
Consigne :
1. Décris l’évolution de l’outillage des différents groupes d’hominidé.
2. Quelle est l’espèce qui a découvert le feu et celle qui a été la première à quitter l’Afrique ?
3. Quelle est l’espèce qui a commencé à enterrer ses morts ?
Synthèse partielle 2C :
1) L’évolution de l’outillage : plus simple chez les premiers hommes il devient de plus en plus complexe
et diversifié.
Australopithèques : pas d’outillages connus.
Homo habilis : galets aménages (industrie oldowayéenne).
Homo erectus : bifaces (industrie acheuléenne).
Homo sapiens Neanderthalensis : bifaces perfectionnés : couteaux, lames, perçoires, flèches…).
Industrie moustérienne.
Homo sapiens : outillage perfectionné et diversifié : sagaies, harpons, propulseurs…
2) L’Homo erectus a découvert le feu et est le premier à quitter l’Afrique.
L’Homo sapiens Neanderthalensis est le premier à enterrer les morts.
p. 226
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Document 5
Consigne :
1. Compare l’appareil vocal de l’Homme et celui du gorille.
2. Pourquoi le gorille n’a pas de langage articulé ?
3. Quel autre mécanisme est impliqué dans l’acquisition du langage articulé.
Synthèse partielle 2D
1) Comparaison :
Chez l’Homme : le larynx est en position basse ce qui laisse suffisamment d’espace au pharynx
pour moduler les sons émis en langage articulé.
Chez le gorille : le larynx est en position haute et laisse peu d’espace au pharynx.
2) Le gorille n’a pas de langage articulé car la position haute du larynx laisse peu d’espace au
pharynx qui ni peu plus moduler les sons en langage articulé.
3) Le développement des aires de Wernicke (pour la compréhension du langage) et de Broca
(pour l’émission du langage) est aussi impliqué dans l’acquisition du langage articulé.
p. 227
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Activité 3 : Données permettant d’établir les liens de parentés et l’arbre phylogénique des
Hominidés.
A) Données chromosomiques.
Le séquençage des génomes de l’homme et du chimpanzé a révélé une identité de plus de 99 %.
Ainsi, les études génétiques et l’observation du développement de l’homme et de son plus proche
parent permettent de comprendre comment se construisent leurs phénotypes différents à partir
d’un patrimoine génétique très proche. Le document 6 représente le demi-caryotype de l’Homme
(à droite) et celui du chimpanzé (à gauche).
Document 6
Consigne :
1. Combien de paires de chromosome sont morphologiquement identiques. Lesquelles ?
2. Combien de paires de chromosome sont morphologiquement différentes ? Lesquelles ?
3. Explique la différence du nombre de chromosome des deux espèces.
B) Données moléculaires.
La NAD déshydrogénase est une enzyme qui sert à la production de l’énergie dans les
mitochondries. Comme chez tous les vertébrés, elle se trouve chez l’Homme, le chimpanzé, le
gorille et l’orang-outang. En tant que protéine, elle est codée par un gène qui a 79 codons, soit
237 nucléotides. En comparant 2 à 2 tous ces nucléotides chez les quatre primates ci-dessus, on
s’est rendu compte qu’un certain nombre de codons était identiques pour deux espèces. (Voir
Doc.7)
Doc.7
Consigne : à partir des données du document 7 :
1. Laquelle de ces espèces est plus proche de l’Homme ? Justifie.
2. Laquelle de ces espèces est plus éloignée de l’Homme ? Justifie.
3. Détermine l’ordre d’apparition de ces quatre primates et illustre ta réponse par un arbre
phylogénique.
p. 228
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 3A :
1) 13 paires sont identiques : 3, 6, 7, 8, 10, 11, 14, 16, 19, 20 21, 22, 23.
2) 10 paires sont différentes : 1, 2, 4, 5, 9, 12, 13, 15, 17, 18.
3) La différence s’explique par la fusion de deux paires de chromosomes en une paire chez
l’Homme (la paire n° 2).
Synthèse partielle 3B :
1) Le chimpanzé est le plus proche de l’Homme. Il partage avec l’Homme plus de nucléotides
identiques (20).
2) L’orang-outang est le plus éloigné de l’Homme. Il ne partage pas de codons identiques avec
l’Homme.
3) L’ordre d’apparition est : orang-outang, gorille, chimpanzé, Homme.
Arbre phylogénique :
p. 229
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale :
Si la lignée humaine n’est actuellement représentée que par une seule espèce, plusieurs espèces
d’Homininés se sont succédé durant quatre millions d’années.
On parle de lignée humaine parce que ces différents genres et espèces semblent dérivées les uns
des autres par évolution (mutation, sélection…).
Les Homininés correspondent à une famille regroupant deux genres, apparus successivement sur
la Terre et caractérisés par la bipédie :
o le genre Australopithecus (plusieurs espèces en Afrique de l’est et du sud) ;
o le genre Homo (plusieurs espèces) en Afrique d’abord, puis sur les autres continents.
Ils sont actuellement représentés par un seul genre et une seule espèce : Homo sapiens.
1. Origine de l’Homme
Tous les plus anciens fossiles de la lignée humaine ont été découverts en Afrique. On peut donc
supposer que c’est en Afrique que la lignée humaine fait son apparition, dans une population à
ancêtre communs aux Hommes et aux chimpanzés. L’évolution de l’Homme est marquée par :
l’acquisition de la bipédie ; augmentation du volume de l’encéphale, la fabrication d’outils et
l’acquisition du langage articulé.
2. Les critères de l’hominisation :
La bipédie : liée à certaines modifications du squelette (bassin cours et large, trou occipital
centré, courbures de la colonne vertébrale, fémur oblique).
L’évolution de l’encéphale : le volume crânien augmente progressivement des
australopithèques (400cm3) à l’Homo sapiens (1400cm3) et la vascularisation devient de plus en
plus complexe.
La fabrication d’outils : elle commence avec l’Homo habilis qui fabrique des outils très simples
(galets aménagés) et l’outillage devient de plus en plus perfectionné et diversifié.
L’acquisition du langage articulé : elle est due à la position basse du larynx qui laisse
suffisamment d’espace au pharynx qui amplifie et module les sons émis en langage articulé.
3. Données permettant d’établir les liens de parentés et l’arbre phylogénique des
Hominidés.
Les données chromosomiques :
La comparaison du caryotype de l’Homme actuel et des singes anthropomorphes montre de
grandes similitudes. Le caryotype du chimpanzé comporte 48 chromosomes alors que celui de
l’Homme en a 46. Les deux caryotypes présentent une grande similitude indiquant une étroite
parenté entre les deux espèces et montrant qu’elles possèdent un ancêtre commun.
Les données moléculaires :
La comparaison du nombre de mutations communes à deux espèces permet d’évaluer leur degré
de parenté. L’Homme et le chimpanzé présentent le plus grand nombre de mutations communes,
ils sont les espèces les plus proches.
p. 230
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 231
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Doc.1
Consigne : à partir du texte et du document 1 :
1. Quelle est la situation géologique du Mali ?
2. Quelles sont les grands ensembles du craton Ouest-africain ?
Synthèse partielle 1 :
1) Situation géologique :
Le Mali est située à cheval sur le craton Ouest africain à l’Ouest et le bouclier Touareg à l’Est.
2) Les grands ensembles du craton Ouest-africain :
La dorsale de Reguibat, la dorsale de Man et les fenêtres de Kayes et Kéniéba.
p. 232
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 233
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Fig.2A
Figure 2B
p. 234
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
p. 235
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
fig.3A
Fig.3B
Consigne : à partir du texte et de la figure 3 :
1. Définis une nappe aquifère et explique comment se forme une nappe souterraine ?
2. Cite les différents types d’aquifère au Mali.
3. Cite quelques importances des nappes aquifères.
4. Quel est le type de nappe qui fournit une eau plus propre ? justifie.
Synthèse partielle 4 :
1) Une nappe aquifère est une zone souterraine contenant de l’eau.
Formation d’une nappe : à la suite des pluies les eaux s’infiltrent dans le sol en traversant les roches
perméables. Arrivée au niveau d’une roche imperméable, l’eau s’accumule et forme une nappe aquifère.
2) Les types de nappes aquifères :
Nappes continues : aquifères de types généralisés (à porosité primaire).
Nappes semi-continues : aquifères de types fissurées et à porosité primaire.
Nappes discontinues : aquifères de types fissurées (à porosité secondaire).
3) Quelques importances des nappes aquifères : Grâces aux forages, l’eau des nappes est puisée et
utilisée pour différentes activités : L’usage domestique, le jardinage, l’élevage.
4) Les nappes continues fournissent une eau plus propre car les roches perméables filtrent l’eau.
p. 236
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Figure 4
Consigne : à partir de l’analyse du texte et de la figure 4 :
1. Recense les barrages du Mali ? Lesquels sont déjà fonctionnels ?
2. Recense les ressources minières du Mali. Lesquelles sont exploitées ?
3. Quelles sont les conséquences de l’exploitation des ressources minières ?
p. 237
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse partielle 5 :
1) Les barrages du Mali :
Le barrage hydroélectrique de Sélingué : il est construit sur le fleuve Niger (Sankarani) depuis
1920. Sa capacité de production est de 44000 K watt.
Le barrage hydroélectrique de Manantali : il est construit sur le fleuve Sénégal, le Bafing, à
90 Km au Sud-Est de Bafoulabe. Les travaux ont commencés en Juin 1982 et la mise en service
en 1988 par l’organisation pour la mise valeur du fleuve Sénégal (OMVS) associant le Sénégal,
la Mauritanie et le Mali. L’électricité produite à Manantali est distribuée à Bamako, Dakar et
Nouakchott. Sa capacité de production est de 144000 K Watt.
Le barrage hydraulique de Markala : il est construit sur le fleuve Niger dans la région de
Ségou. Les travaux ont débutés en 1934 et ont pris fin en Juin 1947. Il constitue le principal projet
d’irrigation en Afrique de l’Ouest.
Le barrage de Sotuba : construit sur le Niger à Bamako. C’est un central thermique.
Le barrage de Felou : il est construit sur le fleuve Sénégal dans la région de Kayes. C’est un
central thermique.
Les petits barrages du pays Dogon : plusieurs petits barrages hydrauliques sont aménagés au
pays Dogon.
Le barrage hydraulique de Talo (Yangasso) : construit sur le Baní dans la région de Ségou.
Les travaux on débutés en 2005 et ont pris fin en 2008.
Le barrage de Tossaye (Taoussa) : c’est un barrage hydroélectrique en construction sur le Niger
à Gao. Les Travaux ont débutés en février 2010 et devraient prendre fin en 2016.
Le barrage de Djenné : c’est un barrage hydraulique en construction sur le Niger dans la région
de Mopti. Les travaux ont débutés en 2016 et devraient prendre fin en 2018.
Les perspectives hydrologiques : la construction de plusieurs barrages sur le Niger et le Sénégal
; l’aménagement des cours d’eaux et de plusieurs petits barrages à travers tout le pays à des fins
agropastorales.
2) Les ressources minières du Mali
Exploités : l’or, le sel, Le phosphate, le Kaolin, le marbre.
Non exploites :
Le diamant : dont l’existence est avérée dans une vingtaine de pipes de kimberlite dans la zone
minière de Kéniéba, dans la région de Kayes.
Le manganèse : avec environ 20 millions de tonnes de ressources prouvées auxquelles est
associé l’or.
Le fer : estimé à 1 milliard 360 millions de tonnes dans les secteurs de Kita et Narena.
Le plomb : dans les secteurs de de Tessalit et Tamanrasset avec 1million 700 milles tonnes.
Le cuivre, le gypse, le Nikel, la platine : dont les indices ont étés retrouvés respectivement à
Nioro, Kadiolo et au Nord de Taoudéni.
Le calcaire : à Bafoulabe et à Hombori totalisant 50 millions de tonnes de ressources très
approprié pour la fabrication du ciment, de la chaux vive et des carreaux. Les réserves sont
évaluées à plus de 122 millions de tonnes répartis dans plusieurs localités.
La bauxite : à l’Est et au Sud-ouest avec un potentiel de plus de 1 milliard de tonne.
3) Les conséquences de l’exploitation des ressources :
Positives : augmentation de l’économie nationale et locale, constructions de routes ; d’école ; de
petits barrages…
Négatives : la dégradation de l’environnement (pollution, déforestation…).
p. 238
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Synthèse générale
1. Les grands ensembles géologiques du Mali :
On distingue :
Le socle : c’est l’ensemble des terrains anciens, hors sismique qui forment la base des continents. Il est
constitué par des roches magmatiques et métamorphiques d’âge précambrien.
La couverture sédimentaire : les chaînes birrimiennes soumises à une longue érosion, sont en grande
partie démantelées. Les matériaux résultants de cette destruction remplissent bassins et fosses et
constituent à partir du Précambrien supérieur la couverture sédimentaire. Les formations sédimentaires
occupent 2/3 du pays. Déposées dans la vaste synéclyse de Taoudéni, elles prennent les dénominations
suivantes :
L’infracambrien, pour les sédiments du précambrien ; paléozoïque pour les sédiments du primaire ;
continental intercalaire pour ceux du secondaire ; le crétacé supérieur et le continental terminal pour les
sédiments du tertiaire et le quaternaire pour les sédiments du quaternaire.
Les formations sédimentaires récentes :
Le quaternaire a été marqué par des profonds changements climatiques favorisant la formation :
Des latérites : sol de couleur rouge résultant de la décomposition des roches.
Des tufs : roches poreuses formées de cendres volcaniques ou de dépôts de calcaires.
Des dépôts de sebkhas : lac d’eau salée.
Des alluvions : dépôts de matériaux et de résidus laissés par l’eau en se retirant.
2. La stratigraphie régionale :
Suivant les régions et la disposition des couches sédimentaires, on distingue :
Le Mali occidental : Kayes-Bamako-Nara-Ségou.
Le Mali méridional (Sud) : C’est la région s’étendant entre Sikasso et Gao.
Le Mali oriental (Est) : Le haut Tilemsi
La Mali septentrional (Nord) : Taoudéni
3. Le potentiel minier du Mali :
En plus de l’or, d’autres ressources existent dans le pays parmi lesquelles on a :
Le diamant : dont l’existence est avérée dans une vingtaine de pipes de kimberlite dans la zone minière
de Kéniéba, dans la région de Kayes.
Le manganèse : avec environ 20 millions de tonnes de ressources prouvées auxquelles est associé l’or.
Le fer : estimé à 1 milliard 360 millions de tonnes dans les secteurs de Kita et Narena.
Le plomb : dans les secteurs de de Tessalit et Tamanrasset avec 1million 700 milles tonnes.
Le cuivre, le gypse, le Nikel, la platine dont les indices ont étés retrouvés respectivement à Nioro,
Kadiolo et au Nord de Taoudéni.
Le calcaire à Bafoulabe et à Hombori totalisant 50 millions de tonnes de ressources très approprié pour
la fabrication du ciment, de la chaux vive et des carreaux. Les réserves sont évaluées à plus de 122
millions de tonnes répartis dans plusieurs localités.
Le marbre au Nord se Bafoulabe avec plus de10 millions de tonnes.
La bauxite à l’Est et au Sud-ouest avec un potentiel de plus de 1 milliard de tonne.
Le phosphate : véritable engrais naturel pour l’agriculture, constitue une réserve prouvée à 20 millions
de tonnes à Tamaguilett dans la préfecture de Bourem, région de Gao.
L’étain, le lithium, le Kaolin, les pierres ornementales, l’argile, les sables de verrerie dans le lac
Faguibine et les bassins sédimentaires, favorables pour la recherche et l’exploitation des pétroles et gaz.
Cependant, parmi toutes ces ressources citées, seul l’or es connait de nos jours une exploitation artisanale
et industrielle intense, matérialisée par l’existence de nombreux placers et de mines industrielles.
p. 239
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Lexique
Ablation : Action d’enlever du corps un de ses organes ou une formation pathologique
Accepteur : Substance qui reçoit une autre substance et se combine à elle ; plus spécifiquement, substance capable
d’accepter l’hydrogène (accepteur d’hydrogène) ou l’oxygène au cours des réactions d’oxydation biologique.
Accrétion terrestre : selon certaines hypothèses, formation de la Terre à partir d’un noyau primitif par
l’agglomération, sous l’effet de l’attraction newtonienne, de météorites, astéroïdes, etc.
Acétylcoenzyme A : Composé essentiel dans le métabolisme intermédiaire, dans le catabolisme des glucides, des
lipides et des protides. Il sert de précurseur à la synthèse des acides gras et des stéroïdes
Acinus : Petite cavité glandulaire arrondie en forme de cul-de-sac, se déversant dans un canal excréteur.
Acquis : Qui n’est pas congénital, mais apparaît après la fécondation.
Actine : Protéine du système contractile musculaire et tout particulièrement du muscle qui, combinée à la myosine
A, constitue l’actomyosine, responsable de la contraction musculaire.
ADH : Abréviation pour antidiurétique hormone, désignant la vasopressine.
ADN : Abréviation de l’acide désoxyribonucléique. Polymère de poids moléculaire élevé, constitué d’une double
chaîne spiralée où alternent des groupements de désoxyribose et des phosphates, les deux chaînes étant antiparallèles
et réunies par des bases puriques et pyrimidiques. Le nucléotide, unité primaire de l’ADN, est formé par trois
constituants : désoxyribose, phosphate, base purique. L’ADN sert à stocker les informations déterminées par la
séquence des nucléotides dans la chaîne poly nucléotidique.
Adénosine : Nucléoside formé par l’union d’une molécule d’adénine (base purique) et d’une molécule de D-ribose.
Adénosine di phosphate (ADP) : Nucléotide qui contient deux acides phosphoriques, formé par hydrolyse de l’ATP
avec libération d’énergie.
Adrénaline : Hormone sécrétée par la médullosurrénale. Elle agit en stimulant les récepteurs adrénergiques
postsynaptiques du système orthosympathique.
Aérobiose : Vie dans un milieu contenant de l’air ou de l’oxygène libre.
Affleurement : Partie d’un terrain visible à la surface de la Terre. Sur les cartes géologiques, les affleurements sont
généralement limités par des traits fins qui sont les contours géologiques.
Agglutination : Groupement en petits amas de cellules ou de microorganismes porteurs d’un antigène
(agglutinogène), en suspension dans un liquide en présence de l’anticorps spécifique (agglutinine) correspondant.
Albumen : Tissu riche en matières nutritives dans les graines végétales.
Albinisme : Absence congénitale, partielle ou totale, de pigment mélanique dans la peau, le système pileux et les
yeux, se transmettant suivant le mode dominant autosomique pour l’albinisme partiel, récessif autosomique pour
l’albinisme total ou lié au sexe pour l’albinisme oculaire. Il est dû à une anomalie du métabolisme de la mélanine.
Algues : Végétaux aquatiques, marins ou d’eau douce, souvent fossilisés quand ils s’incrustent de calcaire ou de
silice.
Allergène : Antigène d’origine animale ou végétale capable de provoquer une réaction allergique.
Allergie : État de sensibilité spécifique, pathologiquement exagérée, à une substance antigénique, se manifestant
après au moins deux contacts avec ledit antigène.
Allèle : Chacun des deux gènes occupant un même locus sur les chromosomes homologues, de même fonction, mais
exercée de façon différente. Il s’agit d’une des versions d’un même gène par ses séquences nucléotidiques.
Dominant (Allèle qui nécessite un seul locus pour s’exprimer). Récessif (Allèle qui nécessite deux loci pour
s’exprimer).
Allogreffe : Greffe où donneur et receveur appartiennent à la même espèce et diffèrent par un ou plusieurs antigènes
d’histocompatibilité.
Alluvion : Sédiment des cours d’eau, à granulométrie liée au débit, et composé de galets, de gravier et de sable en
dépôts souvent lenticulaires, la fraction fine correspondant à des argiles et limons
Altération : Modification des propriétés physico-chimiques des minéraux, et donc des roches, par les agents
atmosphériques, par les eaux souterraines et les eaux thermales.
Amniocentèse : Ponction de la cavité amniotique et prélèvement de liquide amniotique en vue d’une analyse. Son
indication principale est la recherche d’anomalies chromosomiques ou enzymatiques graves.
Ammonites : Groupe de Céphalopodes Ammonoïdés caractérisé par la situation du siphon du côté ventral et le
dessin des lignes de suture comportant des selles et des lobes découpés.
p. 240
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Amnios : Membrane mince tapissant tout l’intérieur de la cavité où se trouve le fœtus (cavité amniotique).
Analogues : structures ayant les mêmes fonctions, mais de structures et d’origines différentes.
Anatoxine : Toxine inactivée par l’action combinée du formol et de la chaleur, qui a perdu ses propriétés toxiques,
mais qui conserve ses propriétés immunisantes.
Anaérobiose : Vie en milieu dépourvu d’air ou d’oxygène libre.
Antécambrien : Division stratigraphique équivalant au Précambrien.
Antibiotique Toute substance, naturelle ou synthétique, capable d’inhiber le développement des bactéries.
Anticodon : Triplet de nucléotide de l’ARNt s’hybridant avec le codon homologue de l’ARN messager.
Anticorps : Complexe glycoprotéique, se liant spécifiquement à une substance appelée antigène, produit par les
cellules lymphoïdes B (surtout les plasmocytes), généralement après contact avec ledit antigène.
Antigène : Substance qui, introduite dans un organisme, provoque la formation d’un anticorps spécifique. Les
protéines et les polysaccharides de poids moléculaire élevé sont des antigènes forts.
Anthropoïdes : Groupe zoologique comprenant les singes et les Hominidés.
Apoptose : Mort cellulaire génétiquement programmée (suicide cellulaire).
Arcade : Structure anatomique de forme arquée. Terme général utilisé pour désigner des éléments de nature osseuse,
fibreuse ou vasculaire.
Aquifère : Terrain perméable contenant une nappe d’eau souterraine.
Archéen : Période la plus ancienne des temps géologiques, antérieure à 2 500 ma.
Archéoptéryx : Oiseau primitif à caractères reptiliens (dents, griffes, écailles,...) du Jurassique sup.
ARN : Abréviation d’acide ribonucléique.
Artère : Chacun des vaisseaux qui conduisent le sang lancé par les ventricules du cœur, vers les organes
Aster : Structure en forme d’étoile qui entoure la sphère attractive au cours de la mitose.
ATP : Adénosine triphosphate. Energie chimique utilisable par les cellules.
Atrophie : Réduction du volume d’une cellule, d’un tissu ou d’un organe au cours de phénomènes physiologiques,
ou de processus pathologiques.
Auto-immunité : Condition caractérisée par une réponse immunitaire dirigée contre les propres constituants d’un
organisme. Ce phénomène est à l’origine de maladies auto-immunes parmi lesquelles certaines anémies
hémolytiques, la thyroïdite d’Hashimoto, le lupus érythémateux systémique, etc.
Autosome : chromosome ne portant pas de gènes lié au sexe.
Azoïque : Protérozoïque (division stratigraphique du Précambrien).
Bactérie Microorganisme unicellulaire appartenant au règne (ni végétal, ni animal) des Protistes procaryotes.
Barorécepteur : Récepteur nerveux sensible aux variations de la pression artérielle.
Basalte : Roche magmatique effusive ; roche grenue équivalente : gabbro) très commune, les basaltes, avec les
andésites à pyroxène, constituant 95 % des laves continentales et océaniques.
Bassin : Dépression ovale ou circulaire, à fond plat ou concave, et largement évasée, à flancs en pente douce, de
dimension très variable (du kilomètre à plusieurs milliers de kilomètres), qui est ou a été un lieu de sédimentation.
Bauxite : Roche sédimentaire ou résiduelle qui est un minerai d’aluminium.
Biface : Outil de pierre (silex en général) taillé sur ses deux faces, en forme d’amande ou de triangle allongé. Il
caractérise particulièrement les industries du Paléolithique inf.
Biologie. Science de la vie ou étude des êtres vivants, animaux et végétaux, et des phénomènes qui régissent leur
vie.
Biopsie : Prélèvement sur le corps vivant d’un fragment de tissu ou d’organe en vue d’un examen microscopique ou
d’une analyse biochimique.
Biosphère : Partie du globe terrestre occupée par les êtres vivants.
Biosynthèse : Formation d’une substance chimique au cours du métabolisme, dans un organisme vivant.
Biotechnologie : ensemble des techniques utilisant les biomolécules comme l’ADN et les enzymes.
Bouclier : Vaste portion stable de socle ancien constitué surtout de roches magmatiques (granite,…) et de roches
métamorphiques (gneiss,...) généralement d’âge précambrien, dépourvu de couverture sédimentaire.
Brassage inter-chromosomique : répartition aléatoire des chromosomes au cours de la méiose.
Brassage intra-chromosomique : échange entre chromatides homologues par crossing-over au cours de la méiose.
Calcaire : Roche sédimentaire carbonatée contenant au moins 50% de calcite CaCO3 pouvant être accompagnée
d’un peu de dolomite, d’aragonite, de sidérite.
p. 241
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Cancer : Tumeur maligne. Le cancer résulte d’un déséquilibre dans les mécanismes de croissance et de
multiplication cellulaire. La cellule cancéreuse se caractérise par des anomalies nucléaires avec mitoses fréquentes
et anarchiques.
Caractère : Ensemble des propriétés morphologiques et physiologiques qui différencient un organisme des autres.
Caractères sexuels primaires : mises en place des gonades, voies génitaux et glandes annexes.
Caractères sexuel secondaire : ensemble de caractères sexuels masculin et féminin développés à partir de la puberté
(voix, pilosité, glandes mammaires, morphologie du bassin).
Caryotype : Représentation chromosomique complète d’un individu. Elle présente les chromosomes par paires,
classés par ordre de taille décroissante, et en fonction de la position du centromère.
Caryogamie : Fusion, lors de la fécondation, des noyaux des deux gamètes pour former le noyau du zygote.
Castration : Ablation des gonades, c’est-à-dire des testicules chez l’homme ou des ovaires chez la femme.
Catalyse : Augmentation de la vitesse d’une réaction chimique produite par la présence d’une substance qui n’entre
pas dans la réaction. Les processus de catalyse de l’organisme sont régis par les enzymes.
Cellule : Unité morphologique et fonctionnelle des tissus vivants. Douée d’une vie propre, elle est composée d’une
masse de protoplasme limitée par une membrane et contenant un noyau.
Cénozoïque : Ère géologique dans laquelle on groupe généralement le Tertiaire et le Quaternaire
Cerveau : Partie principale de l’encéphale, comprenant une partie médiane (diencéphale) et les deux hémisphères
cérébraux (télencéphale).
Chopper : Outils de pierre primitifs constitués par des galets rendus tranchants par l’enlèvement d’éclats
respectivement sur une ou sur deux faces.
Chromatide : produit de la duplication d’un chromosome. Bras d’un chromosome.
Chromatine : Substance basophile présente dans le noyau cellulaire, où elle apparaît sous forme de granules. La
chromatine est essentiellement constituée d’ADN et de protéines basiques.
Chromosome : Chacun des éléments essentiels du noyau cellulaire visibles lors de la mitose sous forme de
bâtonnets. Chaque chromosome se divise de façon longitudinale, donnant naissance à deux filaments jumeaux
parfaitement égaux. Le nombre des chromosomes est constant pour une espèce déterminée (chez l’homme, 46, dont
44 sont autosomes et 2 gonosomes). Ils sont constitués essentiellement d’une double chaîne d’acide
désoxyribonucléique (ADN) et sont les supports des gènes, facteurs déterminants de l’hérédité.
Chromosome sexuel (gonosome) : chromosome porteur de gènes liés au sexe. XX pour la femme, XY pour
l’homme.
Chronogènes : gène dont la mutation modifie la durée d’une étape du développement embryonnaire.
Ciment : En construction, poudre qui, mélangée à de l’eau constitue une pâte qui fait prise en un temps variable. Le
ciment utilisé couramment est fabriqué par cuisson à haute température d’un mélange de calcaire et d’argile.
En pétrographie, toute matière liant entre eux des éléments figurés et conduisant à des roches sédimentaires
compactes.
Clone : Ensemble des individus nés par réplication asexuée d’un seul organisme ou d’une seule cellule. Les membres
d’un clone sont génétiquement identiques.
CMH : Abréviation de complexe majeur d’histocompatibilité.
Coenzyme : Petite molécule associée à une protéine enzymatique et nécessaire à son activité. Elle participe à la
réaction catalysée par cette enzyme et se retrouve identique à la fin de cette réaction.
Complément : Système Complexe de protéines présentes sous forme inactive dans le sérum normal et représentant
le principal support de l’immunité humorale non spécifique. Il existe en dehors de toute immunisation. Il complète
en quelque sorte l’action des anticorps, d’où son nom.
Complexe immun : ensemble formé par un antigène neutralisé par des anticorps.
Contraception : Emploi de moyens en vue d’éviter une grossesse.
Corail : Nom vulgaire des Cnidaires.
Coronaradiata : Cellules les plus internes de la membrane granuleuse du follicule ovarien, disposées en forme de
couronne.
Coronavirus : Genre de virus de la famille des Coronaviridae. Il comprend différentes espèces : Coronavirus humain
(responsable d’infections des voies respiratoires supérieures et de gastro-entérite chez l’homme), virus de la
bronchite infectieuse aviaire, virus de l’hépatite murine, virus de la gastro-entérite porcine, etc.
p. 242
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Couche (strate) : Ensemble sédimentaire, compris entre deux surfaces approximativement parallèles qui
correspondent à des discontinuités ou à de brusques variations pétrographiques permettant de délimiter nettement
cet ensemble des terrains voisins.
Craton : Vaste portion stable du domaine continental par opposition aux zones instables déformées
Crise biologique : période d’extinction massive d’espèces à l’échelle planétaire.
Cortex : Partie externe d’un organe, distincte de la capsule, située autour de la partie centrale de cet organe.
Crossing-over : Terme anglais désignant l’échange réciproque de matériel génétique entre chromosomes
homologues lors de la méiose.
Cuirasse : En pédologie, croûte superficielle épaisse (jusqu’à plusieurs mètres) fortement durcie par des
précipitations d’hydroxydes de Fe et Al, se formant surtout en climat intertropical à saisons sèches bien marquées
Culture : En bactériologie, procédé consistant à placer dans un milieu artificiel approprié une petite quantité de
microorganismes en vue d’obtenir leur multiplication.
Curare : Substance toxique extraite de diverses espèces des genres Strychnos et Chondodentron et utilisée depuis
longtemps comme poison pour flèches par les indiens d’Amérique du Sud.
Cytokine : Glycoprotéine médiateur des interactions à courte distance entre les cellules.
Cytosine : Base pyrimidique entrant dans la composition des acides nucléiques et représentant un produit de
dégradation des nucléoprotéines.
Cytosol : phase liquide du cytoplasme des cellules, dans laquelle se déroulent divers réactions cellulaires.
Cytosquelette : Microfilaments d’actine intracellulaire, assurant l’armature de la cellule.
Dégénérescence : Transformation d’une structure biologique organisée (cellule, tissu, organe) en une structure ayant
perdu ses caractères distinctifs et sa fonction habituelle.
Délétion : En génétique, perte d’une ou plusieurs paires de bases consécutives sans rupture de la molécule d’ADN.
Dendrite : Prolongement cytoplasmique arborisé de la cellule nerveuse.
Déshydrogénation : Enlèvement de l’hydrogène d’un composé. Les déshydrogénations représentent le mode
habituel des oxydations biologiques.
Désoxyribose : Pentose dérivant du ribose par réduction d’une fonction alcool.
Diabète : Terme générique désignant un groupe d’affections caractérisées par une polyurie avec polydipsie.
Dialyse : Séparation de différentes substances en solution fondée sur la vitesse avec laquelle elles traversent une
membrane semi-perméable.
Diamant : Carbone pur cristallisé dans le système cubique, en cristaux souvent maclés, parfois à faces courbes
pouvant être finement striées, à clivage facile, à éclat spécial dit adamantin, incolore et limpide ou diversement
coloré : jaune, vert, rouge et parfois noir.
Diastole : Période de la révolution cardiaque pendant laquelle une cavité du cœur se remplit de sang et se dilate.
Diffusion : Propriété de certains corps de se disséminer dans le milieu qui les contient ; dissémination d’une
substance dans l’organisme.
Diphtérie : Maladie infectieuse aiguë, contagieuse, due à Corynebacterium diphteriae (bacille de Klebs- Löffler),
caractérisée par l’apparition de fausses membranes, fortement adhérentes, et d’exsudats fibrineux qui se forment
principalement sur les muqueuses des voies respiratoires et digestives où elles produisent des symptômes locaux.
Di hybridisme : croisement expérimental entre deux individus de la même espèce ne se distinguant que par 2
caractères.
Diploïdie : État d’une cellule dont le noyau contient deux jeux de chromosomes homologues.
Disjonction : En génétique, séparation des chromosomes durant la mitose ou des chromatides durant la méiose.
Drépanocytose : anomalie sanguine caractérisée par une falciformation des hématies sous l’influence de la baisse
de la pression partielle de l’oxygène. On distingue une forme grave (état homozygote) provoquant une anémie
souvent mortelle, avec remplacement total de l’hémoglobine A par de l’hémoglobine S dans les hématies, et une
forme cliniquement inapparente (état hétérozygote), dans laquelle le remplacement de l’hémoglobine A par de
l’hémoglobine S est seulement partiel.
Efférent : Qui conduit ou transporte du sang, une substance quelconque ou des impulsions, hors d’un organe, ou du
centre vers la périphérie. Se dit d’un vaisseau, d’un nerf, d’un canal. S’oppose à afférent.
Éjaculation : Acte physiologique réflexe par lequel le sperme, parvenu dans l’urètre, est expulsé hors du pénis.
Embryon : Produit de la conception depuis les premières modifications de l’œuf fécondé jusqu’à la fin du troisième
mois de la grossesse où il est appelé fœtus.
p. 243
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Encéphale : Partie du système nerveux central logée dans la boîte crânienne, qui comprend le cerveau (hémisphères
cérébraux et diencéphale), le cervelet et le tronc cérébral (pédoncules cérébraux, pont et bulbe).
Endocrine : Se dit d’une glande dont le produit de sécrétion se déverse directement dans le sang.
Endocytose : Transport de molécules de grande taille et de particules étrangères à travers les membranes vers
l’intérieur des cellules.
Endomètre : Muqueuse de la cavité utérine
Enzyme : Substance capable d’accélérer ou de provoquer certains processus chimiques en ne faisant l’objet d’aucune
modification. Ce sont des complexes organiques qui catalysent les réactions biochimiques et qui se composent d’un
groupement prosthétique ou coenzyme, possédant une spécificité fonctionnelle, et d’un groupe protéique ou
apoenzyme, ayant une spécificité de substrat.
Eolien : Se dit des processus où intervient le vent, et de ce qui en résulte.
Épitope : déterminant antigénique.
Ere : Une des plus longues divisions géochronologiques.
Érythrocyte : Cellule anucléée du sang, de couleur rose-rouge, en forme de disque biconcave, qui contient de
l’hémoglobine et transporte l’oxygène nécessaire à l’organisme.
Érythropoïèse : Production de globules rouges dans les organes hématopoïétiques.
Espèce : Groupement de base des classifications des êtres vivants. Pour des animaux actuels, l’espèce peut être
définie comme l’ensemble des individus interféconds avec une descendance fertile.
Eucaryote : Organisme qui possède un noyau bien différencié, un génome pourvu de plusieurs chromosomes
enveloppés par une membrane unitaire, un cytoplasme à structure réticulaire pourvu d’organites.
Evolution : Théorie selon laquelle les animaux et les végétaux seraient issus d’un stock restreint d’êtres vivants
primitifs à partir desquels ils se seraient diversifiés.
Excitation : Augmentation du fonctionnement normal d’une fonction quelconque.
Exocytose : Expulsion d’une cellule de particules de taille trop importante pour diffuser.
Exon : Séquence de gènes dont le transcrit persiste dans l’ARN messager mûr après maturation du transcrit primaire,
représentant une séquence codante et traduite continue.
Fécondation : Pénétration du spermatozoïde dans l’ovule et fusion de ceux-ci pour constituer l’œuf (zygote).
Fenêtre : Zone où affleure le substratum d’une unité allochtone, et qui, est complètement entourée par cette dernière
Fermentation : dégradation partielle de molécules organiques par oxydation, avec production d’une petite quantité
d’ATP lors de la première partie de la réaction, et libération d’une autre molécule organique.
Fœtus : Produit de la conception depuis la fin du troisième mois de la grossesse jusqu’à l’accouchement.
Follicule ovarien : structure constituant le tissu ovarien, présentant des stades d’évolution successifs pendant la
phase folliculaire.
Fossile : Reste ou moulage naturel d’organisme conservé dans des sédiments
FSH : hormone folliculostimulante sécrétée par l’hypophyse.
Gaba : Abréviation d’acide gamma aminobutyrique. (Neurotransmetteur).
Galets aménagés : Outils préhistoriques très frustes fabriqués à partir de galets rendus tranchants par enlèvement
d’éclats sur une face (« chopper ») ou sur les deux (« shopping Tools»).
Gamète : Cellule reproductrice ou germinale haploïde.
Gamétogenèse : Formation des éléments sexuels ou gamètes.
Ganglion : Amas cellulaire constitué de cellules nerveuses formant un renflement. (Les ganglions lymphatiques
sont maintenant désignés par le terme nœud lymphatique.
Gène : Ensemble des séquences d’acide désoxyribonucléique contenant l’information nécessaire à la production
régulée d’un ARN particulier (transcription) ou d’un polypeptide particulier. C’est l’unité de l’information
génétique.
Gène homéotique : gène intervenant pendant le développement embryonnaire sur la mise en place des différentes
parties de l’organisme.
Gène polymorphe : gène ayant plusieurs allèles dont au moins 2 représentés chez les individus à une fréquence
supérieur ou égale à 1%.
Génétique : discipline de la biologie qui étudie le fonctionnement du matériel chromosomique.
Génome : Ensemble des gènes d’un organisme, caractéristique de l’espèce.
Génotype : ensemble des allèles d’une cellule ou d’un organisme, propre à l’individu.
p. 244
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Géologie : Science comprenant l’étude des parties de la Terre directement accessibles à l’observation, et
l’élaboration des hypothèses qui permettent de reconstituer leur histoire et d’expliquer leur agencement.
Gisement : Lieu où l’on rencontre une substance ou des objets déterminés, (gisement de pétrole, gisement de
fossiles).
Glaciation : Période durant laquelle la quantité de glace stockée à la surface du globe est supérieure à la moyenne.
Glucagon : Hormone polypeptidique hyperglycémiante sécrétée par les cellules alpha-2 des îlots de Langerhans du
pancréas. Antagoniste de l’insuline, elle contribue à la régulation permanente de la glycémie, en particulier en
activant la glycogénolyse hépatique.
Glycolyse : Transformation du glucose dans le cytosol d’une cellule sous l’effet d’enzymes.
Gneiss : Roches métamorphiques du métamorphisme général, très commune, méso à cata zonale le plus souvent, à
grain moyen ou grossier à foliation souvent nette caractérisée par des lits généralement de teinte sombre, riches en
minéraux ferromagnésiens alternant avec des lits clairs de quartz et de feldspaths.
GnRH : neurohormone hypothalamique ou hormone gonadolibérine, fabriquée par neurosécrétion pulsatile des
cellules nerveuses de l’hypothalamus et stimule la sécrétion des hormones hypophysaires (FSH et LH).
Gonade : Glande qui produit les gamètes et les hormones mâles (testicule) ou femelles (ovaire).
Gondwana : Masse continentale d’un seul tenant, du Carbonifère au Trias, et maintenant dissociée en plusieurs
morceaux (Amérique du Sud, Afrique, Madagascar, Inde, Australie).
Gradient : Taux de variation d’une grandeur physique en fonction d’une distance ou du temps.
Granite : Roche magmatique plutonique très commune (roche effusive équivalente : rhyolite), grenue, de teinte
claire.
Grès : Roche sédimentaire détritique terrigène composée à 85 % au moins de grains de quartz plus ou moins
arrondis.
Guanine : Base purique entrant dans la constitution des acides ribonucléique et désoxyribonucléique.
Guanosine : Nucléoside composé de guanine et de ribose. C’est le produit de l’hydrolyse de l’acide guanylique.
Gypse : Sulfate hydraté CaSO4, 2H2O, du système monoclinique, à clivages parfaits, à aspect vitreux translucide,
nacré ou soyeux suivant les faces, en cristaux tabulaires ou lenticulaires
Haploïde : Qui possède un seul lot de n chromosomes, à la différence du nombre diploïde ou complet (2n) de
chromosomes présent dans les cellules somatiques normales. Chez l’homme, le nombre haploïde est de 23
chromosomes.
Hématie : Globule rouge, érythrocyte. Cellule sanguine des animaux à sang rouge.
Hémoglobine : Hétéroprotéine de couleur rouge présente dans les hématies, de poids moléculaire 68 000 daltons et
dont la fonction principale est de transporter l’oxygène vers les tissus.
Hérédité : Transmission aux descendants des caractères par l’intermédiaire des gènes.
Hétérozygote : Se dit d’un individu pourvu de deux allèles distincts d’un même gène.
Hominidés : Groupe formé par les Homininés et les singes anthropomorphes, caractérisé par l’absence de queue.
Homininés : Groupe formé des Hommes actuels et fossiles ainsi que les Australopithèques, caractérisés par la
bipédie.
Homologue : se dit de structures ou de molécules dont l’origine est commune.
Homozygote : cellule ou organisme diploïde dont le gène étudié est représenté par deux allèles identiques.
Hydrogéologie : Partie de la géologie qui s’occupe de la circulation des eaux dans le sous-sol.
Immunité acquise (adaptative ou spécifique) : immunité se mettant en place à la suite d’un contact antigénique.
Immunité innée (non spécifique) : défenses immunitaires activés par un contact antigénique.
Immunoglobuline : anticorps.
Interleukine : substance produite par les LT4 activant la réaction immunitaire.
Jaspe : Roche sédimentaire siliceuse, dérivant d’une vase à radiolaires silicifiée dès le début de la diagenèse.
Kaolin : Roche argileuse formée essentiellement de kaolinite (Minéral argileux provenant principalement de
l’altération des roches acides riches en feldspath), et qui est blanche et friable.
Lacune : Dans une série sédimentaire, absence des dépôts correspondant à un certain laps de temps.
Lave : Roche émise en fusion à l’état liquide ou pâteux par les volcans, et donnant en général des coulées.
LH : hormone lutéinisante produite par l’hypophyse.
Limon : Dépôt détritique meuble, argileux et silteux, à grain très fin (classe des lutites).
Lithologie : Nature des roches d’une formation géologique.
Lutite : Ensemble des roches sédimentaires détritiques dont les éléments sont de diamètre inférieur à 1/16 mm.
p. 245
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Lymphocytes mémoire : lymphocytes à longue durée de vie pouvant réagir rapidement lors d’un contact avec
l’antigène.
Lymphocyte T cytotoxique (LTC) : LT8 différentiés qui a la capacité de détruire les cellules infectés par un virus
et les cellules cancéreuses.
Lymphocytes T CD4 (LT4) : cellules immunitaires pivot de l’immunité adaptative.
Méiose : ensemble de deux divisions cellulaires donnant 4cellules haploïdes à partir d’une cellule diploïde.
Ménopause : arrêt du fonctionnement cyclique de l’ovaire dû à son vieillissement, arrive chez la femme vers 50
ans.
Menstruation : synonyme de règles, correspond à la destruction partielle de la muqueuse utérine.
Métabolisme : ensemble des réactions cellulaires de synthèse ou de dégradation de molécules.
Météorite : corps rocheux céleste tombant sur Terre.
Minerai : Ensemble rocheux contenant des substances utiles en pourcentage suffisant pour justifier une exploitation.
Mitose : division cellulaire assurant la reproduction conforme des cellules.
Monohybridisme : croisement expérimental entre 2 individus d’une même espèce se distinguant par un seul
caractère.
Mutation : modification de la séquence des nucléotides de l’ADN, ou toute modification de l’information génétique.
Mutation génique : modification de la séquence de nucléotide de l’ADN affectant un gène.
Mutation ponctuelle : mutation limitée à la modification d’une seule paire de nucléotide de l’ADN.
Nappe d’eau souterraine) - Eaux souterraines remplissant entièrement les interstices d’un terrain poreux et
perméable (l’aquifère) de telle sorte qu’il y ait toujours liaison par l’eau entre les pores. Une nappe se forme par
accumulation des eaux d’infiltration au-dessus d’un terrain imperméable qui interdit leur progression vers le bas.
Néoglucogenèse : Formation de glucose à partir de substances non glucidiques.
Nucléotide : unité constitutive de l’ADN ou de l’ARN comprenant un sucre (ribose ou désoxyribose), l’acide
phosphorique, une base azotée.
Œstrogène : hormone femelle produite par le tissu du follicule ovarien pendant la première phase du cycle.
OGM : organisme génétiquement modifié par l’apport d’un gène étranger.
Organite : compartiment cellulaire délimité par une membrane plasmique jouant un rôle bien précis.
Orogenèse : Tout processus conduisant à la formation de reliefs
Ovulation : émission du gamète femelle vers le 14ème jour du cycle menstruel.
Pangée : Continent unique existant à la fin du Paléozoïque et qui s’est ensuite séparée en Laurasie, au Nord, et
Gondwana, au Sud.
Pathogène : qui provoque une maladie.
Phagocyte : cellule immunitaire réalisant la phagocytose.
Phénotype : ensemble des caractères apparentes, qui résulte de l’expression du génotype.
Phénotype immunitaire : ensemble des lymphocytes spécifiques présents chez un individu à un moment donné.
Phosphate : Minerai caractérisé par le radical (PO4)3-.
Photosynthèse : ensemble des réactions chimiques permettant la synthèse de molécules organiques par fixation du
CO2 grâce à l’énergie lumineuse accompagné par un dégagement de dioxygène.
Placodermes : Groupe de poissons uniquement fossiles, dont la partie antérieure du corps était protégée par une
cuirasse formée de plaques osseuses.
Plan d’organisation : caractéristiques de l’organisation d’un être vivant correspondant aux axes de polarités et à la
disposition des principaux organes par rapport à ces axes.
Plaque lithosphérique : Partie rigide superficielle de la Terre, épaisse d’une centaine de kilomètres, qui, avec
d’autres, constitue la lithosphère.
Plasmide : ADN circulaire de petite taille chez les bactéries et les levures.
Plasmocyte : cellules issus de la différentiation des lymphocytes B et produisant les anticorps.
Polypeptide : enchainement d’acides aminés.
Population : ensemble d’individus de la même espèce limité dans l’espace.
Poudingue : Roche sédimentaire détritique formée pour 50 % au moins d’éléments arrondis (galets) de diamètre
supérieur à 2 mm liés par un ciment.
Primates : Groupe de Mammifères caractérisés par un développement important du cerveau, et dont les doigts, au
nombre de cinq à chaque membre, sont pourvus d’ongles et non de griffes.
Procaryote : essentiellement les bactéries, dont les cellules n’ont pas de vrai noyau ni d’organites.
p. 246
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Progestérone : hormone ovarienne, produite par le corps jaune pendant la phase lutéinique.
Quartz : Forme cristalline très commune de la silice (SiO2).
Race pure (ligné pure ou variété pure) : homozygote.
Réducteur : se dit d’une molécule B ayant la capacité de perdre des électrons au profit d’une molécule A.
Répertoire immunologique : ensemble des lymphocytes présents dans un organisme à la naissance.
Respiration : ensemble des réactions chimiques aboutissant à l’oxydation complète d’une molécule organique
comme le glucose et permettant la synthèse d’une grande quantité d’ATP. Ce processus utilise l’oxygène comme
dernier accepteur de protons et d’électrons ce qui le réduit en H2O. C’est une minéralisation totale.
Rétrovirus : virus dont le matériel chromosomique est sous forme d’ARN.
Roche : Matériau constitutif de l’écorce terrestre, formé en général d’un assemblage de minéraux et présentant une
certaine homogénéité statistique, le plus souvent dur et cohérent, parfois plastique, ou meuble, à la limite liquide.
Sarcomère : unité contractile du muscle constitué d’actine et de myosine qui se répète un grand nombre de fois dans
les cellules musculaires.
Schiste : Au sens large (qu’il vaut mieux éviter), toute roche susceptible de se débiter en feuillets.
Sebkha : Dépression temporairement occupée par un lac, en général salé, et où se déposent des évaporites.
Sédiment : Ensemble constitué par la réunion de particules plus ou moins grosses ou de matières précipitées ayant,
séparément, subi un certain transport.
Sélection naturelle : survie des individus d’une espèce les mieux adaptés à l’environnement.
Série : Ensemble de couches sédimentaires, considérées dans leur succession chronologique.
Silex : Roche siliceuse constituant des accidents dans des couches calcaires, formée de silice (calcédoine, quartz, un
peu d’opale) d’origine biochimique, précipitant dès le début de la diagenèse dans le sédiment encore meuble.
Socle : Vaste ensemble de terrains, très plissés, en général métamorphisés et souvent largement granitisés, qui a été
pénéplané, et sur lequel reposent en discordance des terrains sédimentaires (et/ou volcaniques) formant la
couverture.
Sphère pédonculé : unité transmembranaire des crêtes mitochondriales et des thylakoïdes des chloroplastes
permettant le transfert de protons (H+) et la synthèse d’ATP.
Stratigraphie : Science qui étudie la succession des dépôts sédimentaires, généralement arrangés en couches
(strates).
Stromatolithe : Construction discoïde ou mamelonnée due à des Cyanophycées (Algues bleues).
Synéclyse : Vaste portion de plate-forme de quelques centaines ou milliers de kilomètres carrés, dont le socle,
affaissé à grande profondeur, est recouvert par des sédiments épais (quelques kilomètres) et continus alors que,
alentour, il se relève et est surmonté corrélativement par une couverture moins épaisse et moins complète
stratigraphiquement.
Test-cross : croisement d’un individu dont on veut connaitre le génotype avec un homozygote récessif pour le
caractère considéré.
Testostérone : hormone mâle produite de façon continue à partir de la puberté, fabriquée par les cellules
interstitielles.
Téthys : Mer située, durant les ères secondaires et tertiaires, entre l’Eurasie et l’Afrique, en partie à l’emplacement
approximatif de l’actuelle Méditerranée.
Transgénèse : transfert dans le génome d’un individu d’un gène qui lui est étranger.
Vaccination : procédé d’activation des défenses immunitaires par injection d’antigène atténué.
Zygote : cellules-œuf provenant de la fusion des deux gamètes.
p. 247
La cigogne // Edition 2021
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Références
G. et G. Menant : Géologie 4e, Hatier, Paris 1980, ISBN : 2.218.04737.3.
Annick Noël, Marc Dupin, Béatrice Levilly, Anne Quentin : Sciences de la vie
et de la terre Term S Nathan /VUEF, 2002-9.
Programme de SVT (enseignement secondaire général).
R. Tavernier/C. Lizeaux : Sciences de la vie et de la terre, LAROUSSE
BORDS, Paris, 1958, I .S.B.N. 2-O4-02862-4.
Marin Terrible et Denis Winkoun Hein : Géologie d’Afrique 4e Edition de
l’Ecole, Paris1964.
p. 248
La cigogne // Edition 2021
Interleukin 2 (IL-2) is a crucial cytokine in the immune response, primarily produced by activated Helper T cells (LT4). It plays a significant role in the proliferation of T and B lymphocytes. IL-2 acts as a growth factor that stimulates the clonal expansion of T cells, particularly cytotoxic T cells (LT8), enhancing their ability to respond to infections. Additionally, IL-2 supports the development of regulatory T cells that help maintain immune tolerance and prevent autoimmune reactions. Experiments show that the presence of IL-2 is necessary for the proliferation of lymphocytes, as demonstrated by increased lymphocyte activity in cultures supplemented with IL-2 compared to those without .
The innate and adaptive immune systems collaborate by providing an efficient and targeted response to pathogens. The innate system acts as the first line of defense with a rapid response using physical barriers and immune cells like macrophages and dendritic cells that recognize common pathogen patterns. These cells can engulf pathogens and present their antigens. This antigen presentation is crucial for activating the adaptive immune system, particularly T and B lymphocytes, which target specific pathogens. Interactions between innate components, such as dendritic cells and the cytokines they produce, help activate and direct the adaptive immune response. Adaptive immune responses enhance the specificity and memory of the immune system, providing long-term protection against previously encountered pathogens .
Non-coding sequences play a critical role in the evolution of new genes, particularly within gene families. These sequences can undergo duplication events, which increase the number of copies of a gene within a genome. Subsequent mutations in the non-coding regions of these duplicates can lead to the development of novel functions or regulation patterns without affecting the original gene's function. Over time, these modified sequences can evolve into new genes with potentially advantageous properties, contributing to an organism's adaptability and survival. This process is evident in the diversification of gene families such as globins, where duplication and subsequent divergence have led to different gene functions in various organismal contexts .
La photosynthèse et la respiration cellulaire sont interconnectées pour maintenir l'énergie cellulaire grâce à un cycle d'échanges de gaz et de molécules énergétiques. Lors de la photosynthèse, les chloroplastes utilisent l'énergie lumineuse pour convertir le CO2 et l'eau en glucides et O2. Les glucides produits servent ensuite de substrat pour la respiration cellulaire dans les mitochondries, où ils sont dégradés en CO2 et H2O, libérant de l'énergie sous forme d'ATP. L'oxygène libéré par la photosynthèse est utilisé comme acceptateur final d'électrons dans la chaîne respiratoire de la respiration cellulaire, permettant la production d'ATP .
Recent advancements in biotechnology and genetic science have significantly impacted the genetic improvement of plant and animal species. Techniques such as selective breeding, genetic engineering, and CRISPR-Cas9 gene editing have allowed for precise modifications of genetic material. Selective breeding involves choosing organisms with desirable traits to reproduce, gradually enhancing the species' qualities. Genetic engineering allows for the direct modification of the genome, introducing new traits or enhancing existing ones. CRISPR-Cas9 facilitates targeted gene editing, enabling the correction of genetic defects or the insertion of beneficial mutations. These advancements have improved crop yield, disease resistance, and livestock productivity, while also accelerating the development of new plant varieties and animal breeds .
New alleles are formed through mutations, which can involve substitutions, insertions, or deletions of nucleotides within a gene. These genetic alterations can lead to variations in the protein's structure and function, sometimes conferring advantageous traits. The formation of gene families involves gene duplication, where an ancestral gene is copied. Mutations accumulate in these copies over time, allowing them to acquire new functions or regulatory patterns, resulting in a diverse set of genes with shared ancestry yet distinct roles. This process contributes to genetic diversity and evolutionary adaptability, with examples like the diversification of the globin gene family, which supports different physiological roles in oxygen transport .
Muscle fibers are categorized based on their biochemical and functional properties into types such as type 1 (slow-twitch) and type 2 (fast-twitch) fibers. Type 1 fibers, or red fibers, are rich in mitochondria and capillaries, enabling sustained aerobic activities like endurance running. They have slower contractile speed but are resistant to fatigue. Type 2 fibers, or white fibers, have fewer capillaries and mitochondria, rely more on anaerobic metabolism, and are suited for short bursts of power and speed such as sprinting. The distribution of these fiber types within the muscles determines the athlete's suitability to different types of physical activities and training can alter this distribution to an extent, enhancing performance .
Blood pressure is regulated through a combination of neural and hormonal controls. The neural regulation involves the sympathetic and parasympathetic nervous systems. Sensors like baroreceptors detect changes in blood pressure, relaying this information to the cardiovascular centers in the brain, which then adjusts heart rate and vessel dilation through either system. Hormonal control involves mechanisms such as the renin-angiotensin system, where renin catalyzes the conversion of angiotensinogen to angiotensin I, eventually becoming angiotensin II, which constricts blood vessels and increases blood pressure. Hormones like aldosterone and ADH regulate blood volume, affecting pressure indirectly by controlling fluid retention in the kidneys .
Cellular memory mechanisms are fundamental to the adaptive immune system, allowing it to respond more efficiently to previously encountered pathogens. Memory T and B cells, generated after an initial exposure to an antigen, persist long-term in the body. Upon re-exposure to the same antigen, these memory cells enable a faster and stronger immune response, often neutralizing the pathogen before it can cause substantial harm. This principle underlies the effectiveness of vaccines, which introduce a harmless form of the pathogen to stimulate immunity without causing disease, creating memory cells that protect against future infections. Such acquired immunity is crucial for long-term health maintenance and combating pandemics like smallpox .
The stability of the genome in a species is ensured by sexual reproduction, which includes meiosis and fertilization. These processes stabilize the karyotype by maintaining a consistent number of chromosomes across generations. Variability, on the other hand, is introduced through genetic variations during meiosis, such as crossing over and independent assortment, as well as the random fertilization of gametes, which brings together different alleles. Additionally, the inherent properties of DNA allow for structural changes through mutations that add diversity without loss of DNA's primary function .