DISCUSSION - DISSERTATION
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RESSEMBLANCES ENTRE DISCUSSION ET DISSERTATION
Dissemblances
Discussion Dissertation
- Tiré à partir d’un texte - Part d’un sujet sans lien avec un texte
- 2 Heures - 4 Heures
- Moins développée - Plus développée
- Sous-partie d’un devoir - Epreuve à part entière
- (Le choix du sujet peut être laissé à - Le sujet est imposé
l’initiative de l’élève) - Il peut ne pas partir d’une réflexion
- Tient toujours compte du texte
Ressemblances
- Structure : introduction, développement, conclusion.
- Fait appel à la réflexion du candidat.
- Le candidat doit faire preuve d’esprit critique.
- Le devoir doit être construit (plan du développement).
QUESTION DE TERMINOLOGIE
Très souvent, dans la pratique courante, les termes : dissertation, composition
française et essai littéraire renvoient à un seul et même exercice. Si la discussion est comme le
laisse entrevoir le tableau ci-dessus, une mini-dissertation, une rapide analyse de ces notions
permet de discerner les nuances qui existent entre les trois(3) autres termes et les exigences de
chacun des exercices correspondants.
1. La composition française
C’est un terme générique qui définit un exercice français en ce qu’il est composé, c’est-à-dire
soumis à un plan logique. La dissertation et l’essai littéraire sont par exemple des
compositions françaises
2. La dissertation
Ce mot, dérivé d’un terme technique latin de création tardive, signifie exposé et discussion.
La dissertation se caractérise par :
- La mise en scène d’un problème aux solutions contradictoires.
- L’effacement du sujet qui écrit : le sujet est l’énoncé et non l’énonciation.
- La maîtrise de la forme écrite.
- La maîtrises des exemples attendus.
3. L’essai littéraire
L’objectif de l’essai littéraire est de permettre à chaque candidat de tirer parti des lectures
qu’il a faites en classe ou hors de la classe et sur lesquelles il peut fonder un jugement motivé.
Le sujet pose, éventuellement à partir d’une citation, une question ouverte qui n’exige pas une
réponse unique et prédéterminée. Elle est formulée de façon que chacun puisse la résoudre
pour son propre compte, avec ses propres vues et selon ses propres moyens.
L’essai littéraire se caractérise par :
- L’édification d’une problématique
- La construction d’un raisonnement à partir d’exemples dont l’analyse ordonnée
permet la concrétisation de la pensée.
- La mise en œuvre d’un savoir appliqué à la littérature.
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METHODOLOGIE DE L’ANALYSE D’UN SUJET
Sujet n°1 :
“« Mon cousin m’a dit… J’ai lu que… Ma belle-sœur a été remise sur pied par… Je me
trouve très bien quand… Essayez donc… » sont les points de départ d’une automédication de
bouche à oreille…”
Que pensez-vous de l’automédication, telle que l’évoque le texte ?
Sujet n°2 :
Un auteur contemporain déclare : « Il n’y a pas de véritable éducation sans une part
totalement inutile, invendable, irrécupérable. »
L’éducation doit-elle avoir pour but premier de préparer l’enfant à son futur métier ou de
développer sa personnalité ? Q’en pensez-vous ? Vous appuierez vos réflexions sur vos
lectures et votre expérience personnelle.
Sujet n°2 :
Albert Camus affirme que devant la souffrance d’un innocent, l’homme doit perdre la foi ou
alors, se crever les yeux.
Faut-il penser que c’est s’opposer à une punition de Dieu que de lutter contre la souffrance ?
I. REPERER LES DIFFERENTS ELEMENTS DU SUJET (énoncé et consignes)
Présentation de citation(s)
La présentation d’une ou de plusieurs repérer l’origine du point de vue : auteur,
opinion(s) nationalité, profession, date et
circonstance de l’opinion.
Elles peuvent être directes ou indirectes,
et même prendre la forme d’une
injonction.
Les questions posées. Elles portent sur l’opinion présentée.
Elles peuvent aussi proposer un thème de
réflexion à confronter à l’opinion
présentée.
Elles portent sur la méthode, les
exemples à choisir.
Les directives. Parfois, le sujet recommande d’utiliser
précis et détermine le domaine où il faut
les choisir.
II. ELUCIDER LA SIGNIFICATION DE L’ENONCE
1. Vérifier toujours le sens littéral des termes qui posent problème, ou les images .
2. Encadrer les liens logiques, souligner les mots et expressions importantes. Dégager le
thème central à travers une analyse du vocabulaire.
3. Expliquer la ou les opinions présentées : lorsqu’il s’agit d’une citation longue, la
résumer ; sinon chercher une formulation équivalente.
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III. DEGAGER LE PROBLEME A RESOUDRE
Répondre à la question posée. Mais cette
question peut limiter ou élargir le thème
Si l’énoncé présente une ou plusieurs abordé dans la citation. C’est le cas du sujet
opinions et oriente la réflexion. n°2 où les deux questions sur le rôle de
l’éducation explicite la problématique de
départ.
On peut, pour formuler le problème, mettre à
la forme interrogative le point de vue opposé.
Ex. : “L’argent ne fait pas le bonheur” Qu’en
pensez-vous ?
Si l’énoncé n’oriente pas la réflexion.
Le problème ici est : l’argent fait-il le
bonheur ? Ce que l’on peut formuler ainsi : le
fait d’être dans le confort matériel est-il
suffisant pour être heureux ?
IV. DETERMINER AVEC RIGUEUR LE DOMAINE DE REFLEXION ET LE
LIMITER.
Le débat général dans lequel s’inscrit le problème est certes important : le déterminer
revient à mettre en évidence l’enjeu du sujet traité. Mais il faut n’étudier que le problème
soulevé par l’énoncé : fonction de la véritable éducation de l’enfant. Ne pas limiter le
problème posé c’est s’exposer au hors-sujet : il ne s’agit pas de dire ici tout ce que l’on peut
savoir sur l’éducation.
Notes sur l’éducation (sujet n°2)
L’éducation est un phénomène social. Le mot “éducation” ex-ducarae qui signifie
« conduire hors de … » C’est en clair conduire un individu de l’état d’ignorance à l’état de
connaissance. L’éducation s’offre comme le lieu de la transmission de valeurs. C’est un
ensemble de fonctions qui se développent de façon progressive par l’exercice. C’est un
ensemble de passages de la naissance à la maturité sociale. C’est aussi selon Emile Durkheim,
l’ensemble des opérations et des procédés par lesquels, à l’intérieur d’une société, les adultes
modèlent les plus jeunes générations, pour les conformer aux idéaux qui gouvernent la
société. Selon lui, « chaque société se fait un certain idéal de l’homme. C’est cet idéal qui est
le pôle de l’éducation. Pour chaque société, l’éducation est le moyen par lequel elle prépare
dans le cœur des enfants, les conditions essentielles de sa propre existence. » (in Education et
société).
La relation éducative est une relation qui s’établit entre adultes et jeunes : elle est
fondamentalement inégalitaire au dépens des jeunes et à l’avantage des adultes.
La dissertation
1. Définition et présentation de l’épreuve
Le mot “dissertation”, dérivé d’un terme technique latin de création tardive, signifie exposé et
discussion. Il vient du mot latin dissertare qui signifie disserter.
Disserter, c’est traiter méthodiquement un sujet par écrit ou à l’oral ; c’est mener une
réflexion personnelle argumentée à partir d’un sujet et organiser celle-ci autour d’un plan
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rigoureux. La dissertation est un sujet court qui peut être d’ordre général artistique littéraire.
Elle est de façon générale une question qui nous est adressée ; nous devons y répondre. Elle
fait de ce fait appel à notre expérience, à notre personnalité, à nos connaissances, à nos goûts,
à nos valeurs, à notre capacité à juger, apprécier et notre façon de voir les choses (l’intuition y
prenant une place non négligeable).
Il s’agira de :
deviner les rapports entre une question particulière et un problème général.
Flairer les difficultés apparentes ou dissimulées ; les plus manifestes n’étant pas à
négliger.
Etablir des rapports entre des thèmes apparemment sans rapports les uns avec les autres.
Il ne s’agira pas de réciter une question de cours, encore moins d’accumuler des éléments de
preuve sans liens entre eux ni avec le sujet ; il nous est demandé de prendre position dans un
débat.
La dissertation se caractérise par :
- La mise en scène d’un problème aux solutions contradictoires.
- L’effacement du sujet qui écrit : le sujet est l’énoncé et non l’énonciation.
- La maîtrise de la forme écrite.
- La maîtrises des exemples attendus.
2. Analyse du sujet.
Il faut traiter le sujet qui nous est soumis. Ceci est d’autant plus important que la tentation est
toujours grande de s’écarter de la problématique circonscrite par le sujet ; de se tromper de
question. Il faut donc d’abord comprendre le sujet ; en cerner les diverses implications, les
sous-entendus.
Dans un premier temps, on identifiera les différentes parties du sujet (la présentation d’une ou
de plusieurs opinions, la question posée aux candidats, les consignes ou directives
méthodologiques).
Ensuite, on élucidera la signification de l’énoncé :
a) Vérifier le sens littéral des passages qui posent problème.
b) Encadrer les liens logiques et repérer les mots et expressions clefs.
c) Dégager le thème central à travers une analyse du vocabulaire.
d) Cerner le thème précis traité par le sujet et le reformuler.
Enfin, il faut découvrir la problématique ou dégager le problème à résoudre. C’est se
demander quel est le problème précis sur lequel on nous invite à réfléchir. Pour mieux réussir
cette étape :
— Il est possible de reformuler la problématique sous forme de question.
— Chercher les mots ou liens logiques qui peuvent se discuter.
— Dans une question, cerner les mots à discuter.
3. Trouver des idées et des exemples.
La dissertation n’a de valeur que si elle présente des idées précises, pertinentes, en relation
avec le sujet. Un certain nombre de démarches aident à rassembler assez rapidement des
arguments suffisamment variés. Les idées se trouvent à partir de l’analyse du sujet, des
lectures personnelles, de l’expérience individuelle, de l’actualité.
Dans les faits, il faut :
a) Inscrire idées et arguments venant à l’esprit.
b) Distinguer idées (I) et exemples (Ex) pour mettre un peu d’ordre.
c) Classer les pistes de réflexion ou les différents points de vue.
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d) Enrichir les idées, c’est-à-dire préciser, illustrer, expliciter un argument, comparer,
diversifier les approches d’un problème, contredire, se documenter.
e) Organiser les idées pour bâtir la cohérence de la dissertation.
f) Argumenter l’idée centrale.
g) Illustrer un argument par un exemple (exemple argumentatif ; exemple illustratif).
4. Construire le devoir
4. 1. Elaborer un plan détaillé
La dissertation s’organise généralement autour de 2 ou 3 grandes idées qui constituent les
axes des parties. Ces parties doivent être de longueurs équivalentes. Une grande partie est
elle-même divisée en sous-parties ou paragraphes, l’idéal étant que chaque paragraphe
comporte une idée appuyée sur un exemple.
Le plan minimal se constitue d’une introduction, d’au moins deux (2) grandes parties
composées de deux (2) paragraphes chacune, et d’une conclusion.
Les grandes parties d’une dissertation obéissent à un ordre de présentation :
Du plus évident au moins évident.
Du plus objectif au plus subjectif.
Du moins défendable au plus pertinent.
Les sous-parties étayent l’idée principale de chaque grande partie. Quel que soit l’ordre, il
faut toujours mettre en dernier, les idées les plus convaincantes.
4. 2. Quelques types de plans
Le plan dialectique
C’est le plus connu (thèse / antithèse / synthèse) mais en aucun cas le plus universel)
Le plan analytique (problèmes – causes – solutions)
Il permet l’analyse approfondie et méthodique d’un problème quelconque. Le schéma peut
être le suivant :
1ère partie : les faits ; les données du problème
2ème partie : les causes
3ème partie : les conséquences ou les solutions à adopter suivant les circonstances.
Le plan inventaire
Comme son nom l’indique, il permet de faire le tour des différents aspect d’un thème ou
d’une question.
Le plan comparatif
La comparaison confronte par exemple, deux arts qui ne son pas de même nature. La plus
fréquente est celle de la littérature et du cinéma. Mais il y en a une foule d’autres, telle la
comparaison du cinéma et du théâtre. Exemple du théâtre et du cinéma.
1ère partie : le théâtre : son essence 1ère partie : Les similitudes
2ème partie : le cinéma : son essence 2ème partie : Les différences
3ème partie : similitudes et différences 3ème partie : Deux arts complémentaires
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Le plan explicatif
Il peut apparaître comme une variante du plan inventaire. Il s’agit généralement d’expliciter
un concept.
Autres types de plans
D’autres types de plans existent qui peuvent être suggérés par le sujet. Ces plans types sont
des outils à utiliser avec discernement en fonction du sujet, et avec souplesse pour les adapter
à la spécificité de chaque sujet.
4. 3. Construire un paragraphe
Au vu de tout ce qui précède, rédiger une dissertation ou une discussion serait alors une
sélection minutieuse de ces arguments, puis une mise en relation cohérente et rigoureuse de
ceux-ci ; d’où l’intérêt du recours au paragraphe.
Le paragraphe constitue l’unité de base d’une argumentation. Elle a généralement une
longueur limite : 08 – 15 lignes environ. Il comprend :
- Un argument mis en relation avec un sujet global.
- Une justification de cet argument par la référence à des réalités concrètes permettant
aux lecteurs de vérifier la validité de l’argument.
Pour construire un paragraphe, plusieurs solutions sont possibles :
Solution n°1 :
1) Enoncé de l’argument
2) Illustration par un ou plusieurs exemples
3) Phrase conclusive.
Solution n°2 :
1) Enoncé de l’argument
2) Démonstration de la validité de l’argument
3) Illustration par un ou plusieurs exemples.
Solution n°2 :
1) Exposé d’un exemple développé
2) Enoncé de l’argument déduit de l’analyse de l’exemple.
3) Phrase conclusive.
En clair et dans tous les cas, chaque argument est l’objet d’un paragraphe qui comprend, outre
l’argument lui-même, l’explication de celui-ci, des exemples précis mis en relation avec lui et
une phrase conclusive.
4. 4. Rédiger les transitions
Un signe que les idées contenues dans les diverses parties de notre devoir ne se contredisent
pas, c’est la façon dont nous négocions nos transitions. Si elles sont effectives à l’aide de mots
de coordination sollicités avec à-propos, elles marquent le fait que le texte se développe avec
esprit de suite.
Dans les faits, il faut :
Tracer le bilan rapide de la partie qui s’achève ;
Poser des questions pour relancer le débat ;
Annoncer l’idée générale suivante.
Les mots de transitions sont pour la plupart, des connecteurs ou liens logiques, des
conjonctions de coordination.
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4. 5. L’introduction et la conclusion
a) L’introduction
Une introduction effective à un texte doit indiquer : le problème, sa position, la perspective
du texte et son mouvement d’ensemble. De façon pratique, elle constitue un paragraphe. Elle
présente le sujet en partant de considérations plus générales et elle annonce le plan du devoir.
b) La conclusion
Une conclusion comporte deux (2) parties en un seul paragraphe :
— Un résumé de l’argumentation qui reprend les grandes étapes du devoir.
— Un éventuel élargissement qui lance d’autres pistes de réflexions touchant au sujet.
4. 6. Structure d’ensemble
Introduction
a) Annonce le sujet au moyen d’un exemple significatif ou d’une idée générale.
b) Reformuler de façon personnelle le problème posé.
c) Annoncer la démarche choisie (le plan).
Développement (n parties sur le modèle suivant)
a) Un bref paragraphe pour préciser le thème de la partie.
b) n paragraphes constitués chacun d’une idée et d’un exemple.
c) Un bref bilan-transition.
Conclusion
a) Récapituler de façon personnelle les conclusions intermédiaires.
b) Elargir les perspectives.
4. 7. Remarques
— Utiliser l’histoire de la pensée.
— Nourrir son argumentation d’exemples.