MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DE CÔTE D'IVOIRE
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Union - Discipline - Travail
DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE (DGESIP)
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Concours STIC/GIC session 2017
Institut National Polytechnique
Félix Houphouët – Boigny Composition : Mathématiques 3 (algèbre)
SERVICE DES CONCOURS Durée : 4 Heures
EXERCICE 1
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n sur ℂ , où n ≥ 1, et u un endomorphisme de
E. Pour k entier naturel non nul, uk est la composée ( u u . . . u ) où u apparaît k fois ; u° est
l’application identique.
Pour un vecteur x de E, on appelle orbite de x selon u le sous-espace vectoriel de E engendré par les
{
images successives de x : Orbu (x)=vect x, u(x), u2 (x), . . . ,un-1 (x) . }
L’endomorphisme u est dit cyclique s’il existe un vecteur particulier x 0 réalisant l’égalité
E = Orbu (x 0 ).
1) ETUDE D’UN EXEMPLE
Ici l’espace E est de dimension 4. Après quelques recherches, on a pu déterminer deux vecteurs
vérifiant les propriétés suivantes :
- Le vecteur a vérifie :(a, u(a)) est libre et 2u2(a) – u(a) – a =0,
- Le vecteur b vérifie :(b, u(b), u2(b)) est libre et u3(b) – u2(b) + u(b) – b =0.
(a) Démontrer que la dimension de Orbu (a) est égale à 2.
(b) Démontrer que la restriction de u à l’orbite de a est diagonalisable et préciser la matrice de
cette restriction dans une base de diagonalisation (e1, e2). Enoncer sans démonstration des
résultats identiques concernant la restriction de u à l’orbite de b.
(c) Montrer que u est diagonalisable.
Par la suite, on notera (e1, e2, e3, e4) une base de diagonalisation, e1 étant commun aux deux orbites
et e2 étant associé à une valeur propre réelle.
(d) Déterminer un vecteur c dont l’orbite est de dimension 3, la restriction de u à cette orbite étant
annulée par le polynôme P(t)=(2t + 1)(t2 + 1).
Exprimer ce vecteur dans la base de diagonalisation.
(e) En déduire que l’orbite de a + b n’est pas nécessairement de dimension 4.
(f) Préciser un vecteur d tel que l’orbite de b + d soit de dimension 4.
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2) UNE CONDITION NECESSAIRE
On revient au cas de dimension n, et l’on suppose que l’endomorphisme u est cyclique, x0
étant l’un des vecteurs d’orbite maximale définis dans le préambule, B étant la base
(x 0 , u(x 0 ), u 2 (x 0 ), . . . ,u n-1 (x 0 ))
(a) Préciser la matrice A de l’application u dans la base B .
(b) Préciser la première colonne des matrices Ak, k étant un entier compris entre 0 et n-1.
(c) En déduire une condition nécessaire portant sur son polynôme minimal pour qu’un
endomorphisme soit cyclique.
EXERCICE 2
1-UN EXEMPLE DE REDUCTION SIMULTANEE D’UNE FAMILLE DE MATRICES
Pour tout triplet (a, b, c) appartenant à IR3 , nous notons M(a, b, c) la matrice appartenant à M3(IR)
a c b
définie par : M(a, b, c)= c a+b c .
b c a
Nous noterons I=M(1, 0, 0) la matrice unité, J=M(0, 1, 0) et K=M(0, 0, 1).
1.1 Sans aucun calcul, montrer que J et K sont diagonalisables.
1.2 Recherche des éléments propres de K
1.2.1 Déterminer les valeurs propres de K.
1.2.2 Pour chaque valeur propre de K, déterminer une base du sous-espace propre associé.
Les vecteurs intervenant seront choisis de troisième composante égale à 1.
1.3 Recherche des éléments propres de J
1.3.1 Déterminer les valeurs propres de J.
1.3.2 Pour chaque valeur propre de J, déterminer une base du sous-espace propre associé.
1.4 Recherche de vecteurs propres communs à J et K
1.4.1 Montrer que : Vect((1, 0, 1),(0, 1, 0))=Vect((1, 2, 1),(1, − 2, 1))
1.4.2 En déduire une matrice P inversible appartenant M3(IR) telle que P-1 K P et P-1 J P soient
diagonales
(La dernière ligne de P sera constituée uniquement que de 1)
1.5 En déduire une base de IR3 permettant pour tout (a, b, c) appartenant à IR3, de diagonaliser
la matrice M(a, b, c) et donner une matrice diagonale D semblable à M(a, b, c).
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2-REDUCTION SIMULTANEE DE DEUX MATRICES DANS LE CAS GENERAL
Considérons deux matrices A et B appartenant à M3(IR).Dans toute cette question, on suppose que
A et B sont diagonalisables et que AB = BA.
(E, + ,.) désigne un espace vectoriel de dimension 3, B =(e1, e2, e3) désigne une base de E.
Considérons les endomorphismes f et g de E définis par :Mat(f, B )=A et Mat(g, B )=B.
μ étant une valeur propre de f, E μ (f) désigne le sous-espace propre de f associé à la valeur propre
μ de f .
λ étant une valeur propre de g, E λ (g ) désigne le sous-espace propre de g associé à la valeur propre
λ de g .
2.1 λ étant une valeur propre de g, x appartenant à E λ (g ) , montrer que :g(f(x))= λ f(x) et en
déduire que f(x) appartient à E λ (g ) .
2.2 Nous supposons dans cette question que B admet une unique valeur propre λ
2.2.1 Montrer que B= λ I3, I3 représentant la matrice identité.
2.2.2 Justifier l’existence d’une matrice P inversible appartenant à M3(IR) telle que les matrices
P-1 A P et P-1 B P soient diagonales.
2.3 Nous supposons dans cette question que B admet trois valeurs propres deux à deux
distinctes λ1 , λ 2 et λ3
2.3.1 λ étant une valeur propre de B, quelle est la dimension de E λ (g ) ?.
2.3.2 λ étant une valeur propre de B, x un vecteur non nul appartenant à E λ (g ) ,montrer qu’il
existe un réel μ tel que f(x)= μ x.
2.3.3 Montrer alors l’existence d’une base de E constituée de vecteurs propres communs à f et g.
2.4 Supposons dans cette question que B admet deux valeurs propres distinctes λ1 , λ 2 .
2.4.1 Montrer que E = E λ1 (g) ⊕ E λ 2 (g) .
2.4.2 μ désigne une valeur propre de f. Soit x appartenant à E μ (f) , justifier l’existence de x1
appartenant à E λ1 (g ) et x2 appartenant à E λ 2 (g ) tels que x = x1 + x2 ,puis montrer que x1 et
x2 appartiennent à E μ (f) .
2.4.3 μ désigne toujours une valeur propre de f. Montrer alors que :
E μ (f ) = (E λ1 (g) ∩ E μ (f )) ⊕ (E λ 2 (g) ∩ E μ (f )) .
En déduire l’existence d’une base de E μ (f ) constituée de vecteurs propres de g.
2.4.4 En déduire l’existence d’une base de E constituée de vecteurs propres communs à f et g.
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EXERCICE 3
1
1°) Pour tout (P, Q) ∈ (IR[X]) 2 on pose P, Q = ∫ P(t)Q(t)dt . Montrer que l’on définit ainsi un
, 0
produit scalaire sur IR[X].
n-1 2
t − ∑ xkt
1
2°) n désigne un entier naturel non nul. Montrer l’existence de δ n = ∫
n k
min dt .
( x 0 , . . .,x n-1 )∈IR n 0
k=0
On notera (a 0 , . . . ,a n-1 ) un élément de IRn en lequel ce minimum est atteint.
n-1
3°) a) Montrer que, pour tout h ∈ {0, . . . ,n-1} , t h (t n − ∑ a k t k )dt = 0 .
1
∫
0
k=0
b) Pour n=2, calculer a0 , a1 puis δ2 .
n-1
1 ak
4°) Posons F(X)= +∑ .
X+n+1 k=0 X+k+1
a) Calculer F(h) pour tout h ∈ {0, . . . ,n-1} .
b) Exprimer δ n à l’aide de F.
c) Calculer F en fonction de n.
d) Calculer δ n en fonction de n.
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