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Comprendre le Dopage et ses Régulations

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Faculté de pharmacie

Département dePharmacie
Cours de 5ème année Pharmacie
2023/24

DOPAGE
Pr K. SOBHI

1
DOPAGE ?

§ Le terme « dopage » = du néerlandais « dop »: une boisson alcoolisée à base


de peaux de raisins utilisé par les guerriers zoulous d’Afrique australe.
§ Au début du XXème siècle, fait référence au dopage des chevaux de course.
§ La déDinition a évolué au Dil du temps.
§ Colloque européen d’Uriage les Bains en 1963 qui considérait comme doping,
« l’utilisation de substances ou de tous moyens destinés à augmenter
artiDiciellement le rendement, en vue ou à l’occasion d’une compétition, et qui
peut porter préjudice à l’éthique sportive et à l’intégrité physique et psychique
de l’athlète ».
2
WADA = AMA

• L'Agence mondiale antidopage (AMA) 1999 à titre d'organisation


internationale indépendante.
• Financée à parts égales par le Mouvement sportif et les gouvernements.
• Activités principales : la recherche scientiEique, l'éducation, le développement
antidopage et la supervision de la conformité au Code mondial antidopage
(le Code) (le document harmonisant les règles liées au dopage dans tous les
sports et dans tous les pays).

• Le Code mondial antidopage a but de :


- Protéger le droit fondamental des sportifs de participer à des activités sportives exemptes de dopage;
Promouvoir la santé et garantir ainsi aux sportifs du monde entier l’équité et l’égalité dans le sport;
- Veiller à l’harmonisation, à la coordination et à l’ef>icacité des programmes antidopage aux niveaux
international et national en matière de détection, de dissuasion et de prévention du dopage. 3
DÉFINITION DU DOPAGE / AMA
• le Code est appliqué depuis 1er janvier 2004, révisé plusieurs fois pour s’adapter à la lutte
antidopage. A été accepté par plus de 660 organisations sportives.
Selon l’AMA, La déEinition du dopage = articles 1 et 2 du nouveau Code (1er janvier 2015) :

- ARTICLE 1 : DÉFINITION DU DOPAGE


« Le dopage est déEini comme une ou plusieurs violations des règles antidopage énoncées aux articles
2.1 à 2.10 du Code. »

- ARTICLE 2 : VIOLATION DES RÈGLES ANTIDOPAGES


« Sont considérées comme des violations des règles antidopage :
2.1 Présence d’une substance interdite, de ses métabolites ou de ses marqueurs dans un échantillon
fourni par un sportif
4
…..
DÉFINITION AMA

- ARTICLE 2 : VIOLATION DES RÈGLES ANTIDOPAGES …..


2.2 Usage ou tentative d’usage par un sportif d’une substance interdite ou d’une méthode interdite.
2.3 Se soustraire au prélèvement d’un échantillon, refuser le prélèvement d’un échantillon ou ne pas se
soumettre au prélèvement d’un échantillon
2.4 Manquements aux obligations en matière de localisation
2.5 Falsi>ication ou tentative de falsi>ication de tout élément du contrôle du dopage
2.6 Possession d’une substance ou méthode interdite
2.7 Tra>ic ou tentative de tra>ic d’une substance ou méthode interdite
2.8 Administration ou tentative d’administration à un sportif en compétition d’une substance interdite ou d’une
méthode interdite, ou administration ou tentative d’administration à un sportif hors compétition d’une
substance interdite ou d’une méthode interdite dans le cadre de contrôles hors compétition
2.9 Complicité
2.10 Association interdite ». 5
HISTORIQUE

En 1896, Arthur Linton, coureur cycliste britannique, vainqueur de la classique Bordeaux-Paris de cette même année,
meurt deux mois après son succès, of>iciellement d’une >ièvre typhoïde. En réalité, il s’avèrera que Linton avait
consommé une quantité importante d’alcool triméthylique!. Il s’agit du premier décès avéré d’un sportif lié au dopage

Les débuts du dopage moderne


En 1904, lors des IIIème Jeux Olympiques de l’ère moderne à Saint-Louis (États-Unis), Thomas Hicks remporta
l’épreuve du marathon avec l’aide de deux injections de strychnine au milieu de l’épreuve (la strychnine n’était pas
interdite d’utilisation), permettant d’accroître l’amplitude respiratoire.

Les premières tentatives de réglementation du dopage dans le sport sont apparues dans les années 1920. La
Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAAF) a été la première fédération sportive internationale à
prohiber le dopage en 1928. Interdiction vaine faute de test antidopage ef>icace.

6
HISTORIQUE

Les années 1950-1960 : la professionnalisation du dopage


- Apparition des hormones synthétiques 1930 et leur utilisation à des Eins de dopage
- Années soixante : les premiers tests antidopage.
- La mort de certains sportifs tels que le cycliste danois Knud Enemark Jensen aux J.O Rome 1960; Tom
Simpson pendant le Tour de France 1967.
- Première liste de substances interdites par CIO 1967.
- Premiers scandales 1970-1980 : l’utilisation de stéroïdes anabolisantsdans les sports de force
(haltérophilie, lancers); dopage d’Etat que l’Allemagne de l’Est exerçait sur ses athlètes.

7
HISTORIQUE

Le temps des affaires : les années 1990-2000


- Dopage sanguin à l’érythropoïétine (EPO). les premiers dépistages de l’EPO se montrent efEicaces J.O
Sydney 2000.
- L’affaire Festina Tour de France 1998 a montré la nécessité de la présence d’un organisme
international indépendant
è Naissance à l’Agence mondiale antidopage (AMA) (Lausanne 1999) par CIO.

- L’affaire Fuentes/Puerto 2004 l’équipe cycliste espagnol: un système de dopage par transfusion
sanguine mis en place par le médecin de l’équipe.

- L’affaire Lance Armstrong – US Postal : Lance Armstrong, coureur cycliste américain, vainqueur de 7
TDF consécutifs entre 1999 et 2005, avoue en 2013 s’être dopé avec de multiples produits dopants
durant sa carrière sportive.
8
Législation du dopage en Algérie
Octobre 2011 : création de la Commission Nationale Anti Dopage (CNAD)

2012 : adoption du code national anti dopage, révisé en 2015

Loi n°13- 05 du 14 Ramadhan 1434 correspondant au 23 Juillet 2013 relative à


l’organisation et au développement des activités physiques et sportives.

La CNAD à procéder en 2022 à la préparation des réponses au questionnaire sur


la conformité au Code de l’AMA.

9
Le programme mondiale antidopage
Le programme mondial antidopage est structuré en trois niveaux :
• Niveau 1 : le Code mondial antidopage
• Niveau 2 : les Standards internationaux
• Niveau 3 : les modèles de bonnes pratiques et les lignes directrices

10
Le programme mondiale antidopage
Les modèles de bonnes
Le code Les standards internationaux
pratiques et lignes directrices
• Le Code est un document de • La liste des interdictions • Ces modèles sont
base, accompagné des • Les SI de contrôle recommandés par l’AMA et
quatre Standards • Les SI pour les laboratoires mis à disposition des
internationaux, créé a:in signataires sur demande
• Les SI pour l’autorisation
d’harmoniser les efforts mais ne sont pas
d’usage à des :ins
antidopage. Il vise à réduire obligatoires, à l’inverse des
thérapeutiques
les écarts entre les deux premiers niveaux.
différentes organisations
impliquées en matière de
connaissance des
substances, de procédures
utilisées, de sanctions
in:ligées, etc., a:in que les
sportifs béné:icient tous du
même traitement.

11
La liste des interdiction
1. Substances et méthodes interdites en permanence, c'est-à-dire en et hors compétition :
S1. agents anabolisants
S2. hormones et substances apparentées
S3. β2-agonistes
S4. antagonistes et modulateurs hormonaux
S5. diurétiques et autres agents masquants
M1. amélioration du transfert d’oxygène M2. manipulation chimique et physique M3. dopage génétique

2. Substances et méthodes interdites en compétition :


S1 à S5, M1 à M3
S6. stimulants
S7. narcotiques
S8. cannabinoïdes
S9. glucocorticoïdes (exceptées préparations topiques)
3. Substances interdites dans certains sports :
P1. alcool (éthanol) : en compétition
P2. β-bloquants : en compétition (et hors compétition pour certaines épreuves)
12
4. Substances spéci>iques
Liste des interdictions Dans
En compétition En permanence certains
sports
S0 Substances non approuvées ☓ ☓
S1 Agents anabolisants ☓ ☓
S2 Hormones peptidiques, facteurs de croissance ☓ ☓
S3 Beta-2-agonistes ☓ ☓
S4 Antagonistes et modulateurs hormonaux ☓ ☓
S5 Diurétiques et autres agents masquant ☓ ☓
S6 Stimulants ☓
S7 Narcotiques ☓
S8 Cannabinoides ☓
S9 Glucocorticoïdes ☓
M1 Amélioration du transfert d’oxygène ☓ ☓
M2 Manipulation chimique et physique ☓ ☓
M3 Dopage génétique ☓ ☓
P1 Alcool ☓ 13

P2 Béta-bloquants ☓
INTERDICTION ?

Le Code dé>init trois critères qui rendent une substance ou méthode susceptible d’être incluse dans la Liste des
interdictions :
o La preuve médicale ou scienti>ique que cette substance ou méthode a le potentiel d’améliorer ou améliore
effectivement la performance
o La preuve médicale ou scienti>ique que l’usage de la substance ou méthode représente un risque avéré ou
potentiel pour la santé du sportif
o La détermination par l’AMA que l’usage de la substance ou de la méthode est contraire à l’esprit sportif tel que
décrit dans l’introduction du Code.

Il faut qu’une substance réponde à deux de ces trois critères pour être interdite.

Une substance ou méthode est encore susceptible d’être dans la Liste si l’AMA détermine que, selon une preuve
médicale ou scienti>ique, la substance ou méthode est capable de masquer l’utilisation d’autres substances ou
méthodes interdites.
14
Organisation de la lutte antidopage

CIO, FI Gouvernements

CNO, CNP, FN ONAD ORAD


Sportifs, et entourage

15
CONTRÔLE ANTIDOPAGE

16
Contrôle
antidopage

Hors
En compétition
compétition
17
L’AMApeut
L’AMA peutelle
elleaussi
aussiorganiser
organiserdes
descontrôles
contrôleshors
horscompétition
compétitionenenSuisse.
Suisse. Ces
Ces L’emballage doit être intact.
L’AMA peut
contrôles peuvent
contrôles elle
peuvent être aussi
êtreréalisés organiser
réalisésààtout des
toutmoment,contrôles hors
moment,n'importe compétition
n'importeoùoùetetsans en
sanspréavis Suisse.
donnéCes
préavisdonné
contrôles peuvent
auxsportifs.
aux sportifs. être réalisés à tout moment, n'importe où et sans préavis donné

Déroulement d’un contrôle antidopage


aux sportifs.
II. Déroulement
II. Déroulementd’un
d’uncontrôle
contrôleantidopage
antidopagehorshorscompétition
compétition: :
II. Déroulement d’un contrôle antidopage hors compétition :
1. Convocation
1. Convocation: : 4. Remise de l’urine :
1. Convocation : Elle se fait sous la surveillance d’un contrôleur,
Lerefus
refusde
derépondre
répondreà àlalaconvocation
convocationououdede homme ou femme selon le sexe du sportif.
Le Stage d’immersion en communauté Juin 2008
Le
subirrefus
le de répondre
contrôle peut à
être la convocation
considéré comme ou
un de Celui-ci doit se dénuder de la taille aux genoux
subir le contrôle peut être considéré comme un Le dopage dans le sport
subir lepositif.
contrôle et des mains aux coudes afin d’éviter tout trafic
contrôle
contrôle [Link] être
sportif
sportif considéré
signe
signe comme un
leleformulaire
formulaire
Stage d’immersion en communautéd’urine. Il faut au moins 85 millilitres d’urine
Juin 2008
contrôle positif.
confirmant avoir
confirmant Le
avoir été sportif
été convoquésigne le formulaire
convoquéauaucontrôle
contrôle
confirmant avoir été convoqué au contrôle Le dopage dans le sport
pour les analyses.
antidopage.
antidopage.
antidopage.
5. Choix du set de contrôle :

2. Identification
2. Identification: : 23
La quantité d’urine prélevée est marquée sur le
2. Identification : 5. Choix du set de contrôle : formulaire et le sportif choisit un set de
contrôle numéroté et emballé
prélevéehermétiquement.
L’athlètepeut
L’athlète peutêtre
êtreaccompagné
accompagnéd’uned’unepersonne
personne La quantité d’urine est marquée sur le
L’athlète peut être Ilsformulaire
contiennent deux flacons,
choisit un
un pour
de
de confiance
confiance s’il
s’il leleaccompagné
désire. Sond’une
dé[Link] personne
identité
identité estest l’échantillon A
et le sportif
(étiquette orange) et
set de
l’autre
de confiance
vérifiée.
vérifiée. s’il le désire. Son identité est contrôle numéroté et emballé hermétiquement.
pour
Ils l’échantillon
contiennentB (étiquette bleue). un pour
deux flacons,
vérifiée.
l’échantillon A (étiquette orange) et l’autre
pour l’échantillon B (étiquette bleue).

3. Choix
3. Choixdu
dugobelet
gobelet
3. Choix du gobelet 6. Transvasement :
Le sportif verse environ 25 millilitres pour
6. Transvasement : l’échantillon B dans le flacon bleu (en-dessous
22gobelets
gobeletsau
auminimum
minimumsont sontauauchoix.
choix. deLel’étiquette).
sportif verseLe environ
reste, au 25 minimum
millilitres 60
pour
2 gobelets doit
L’emballage
L’emballage au minimum
doit êtreintact.
être sont au choix.
intact. l’échantillon
millilitres, B dansl’échantillon
constituera le flacon bleu
A. (en-dessous
Si l’urine
L’emballage doit être intact. estde l’étiquette).
trop Le reste,
diluée, au minimum
certaine fédération 60
millilitres, constituera
internationale peuvent l’échantillon A. Si l’urine
exiger un deuxième
est trop
prélèvement. diluée, certaine fédération
internationale peuvent exiger un deuxième
prélèvement.
18
4. Remise
4. Remisede
del’urine
l’urine: :
4. Remise de l’urine : Ellesesefait
faitsous
souslalasurveillance
surveillanced’un
d’uncontrôleur,
contrôleur,
Elle 7. Fermeture du flacon :
Elle se
homme ou
homme fait sous
oufemme la surveillance
femmeselon
selonlelesexe d’un contrôleur,
sexedudusportif.
sportif.
homme ou femme selon le sexe du sportif. 7. Fermeture du flacon :
médicaments qu’il a consommés dans les 48h
prélèvement. et les faire inscrire sur le formulaire

7. Fermeture du flacon :
7. Fermeture du flacon : 10. Signature :

L’athlète ferme le flacon. Une fois fermé, celui- Les échantillons sont placés dans l’emballage.
ci ne sera ouvert qu’auUne
laboratoire oùcelui-
il sera L’athlète signe le formulaire après l’avoir relu
L’athlète ferme le flacon. fois fermé, et vérifié toutes les données. Il peut également
découpé.
ci ne sera ouvert qu’au laboratoire où il sera inscrire toute ses contestations. Le formulaire
découpé. est aussi signé par la personne en charge.

Si le résultat est positif, des substances interdites sont présentes dans


8. Procès verbal : l’échantillon d’urine. Les résultats sont transmis à l’athlète qui peut, dans un délai de
8. Procès verbal : La personne en charge du contrôle rentre les 7 jours, demander une contre-expertise par un autre laboratoire. Il peut assister à
données
La personnenécessaires
en charge (heure et numéro
du contrôle rentre les des cette dernière. Si le résultat est négatif, le contrôle est déclaré comme négatif. Si au
données nécessaires (heure et numéro des le
flacons). L’anonymat est garanti et contraire, il est à nouveau positif, le test est déclaré positif. Les sanctions éventuelles
laboratoireL’anonymat
effectuant lesest
testsgaranti
ne connaîtet quele le sont du ressort de la fédération dont dépend l'athlète ou bien de l'autorité pénale de
flacons).
laboratoire effectuant les tests ne connaît que le la
numéro du flacon, la date du prélèvement, Si le
Swiss résultat
Olympic. [9] est positif è Demander une contre-
discipline
numéro du sportive,
flacon, laledate
Stage d’immersion en communauté sexe de l’athlète.
nomduduprélèvement,
contrôleur et
Juin 2008
la le expertise dans un délai de 7 jours (Il peut assister):
discipline sportive, le nom du contrôleur et le
Le dopage dans le sport
sexe de l’athlète.
III. L’obligation de renseigner :
à SiAle résultat est négatif, le contrôle est déclaré comme
fin de pouvoir effectuer les contrôles hors compétition, les autorités
9. Annonce des médicaments consommés
24 : négatif.
responsables ont besoin d’être au courent des lieux de séjours des sportifs concernés.
Ces derniers doivent donc fournir pour chaque trimestre les informations nécessaires
à Si à leur nouveau et leurs, lieux
positif le test est Ledéclaré
formulairepositif . Les
24
concernant disponibilité de séjours. à remplir se
Le sportif est encouragé à indiquer tous les
médicaments qu’il a consommés dans les 48h sanctions éventuelles sont du ressort de la fédération
trouve en annexe. [10]

et les faire inscrire sur le formulaire


dont dépend l'athlète ou bien de l'autorité pénale

19
10. Signature :

Les échantillons sont placés dans l’emballage.


L’athlète signe le formulaire après l’avoir relu
et vérifié toutes les données. Il peut également
INTERPRÉTATION GÉNÉRALE DES RÉSULTATS
Un échantillon est considéré comme contenant une substance donnée (positif) lorsque :

Ø la concentration de ladite substance interdite ou de ses métabolites ou de ses marqueurs et/ou


tout autre rapport pertinent dans l’échantillon du sportif diffère à un point tel des valeurs
normales trouvées chez l’homme qu’une production endogène normale est improbable
Ø le sportif ne peut pas prouver que cette concentration est attribuable à un état physiologique ou
pathologique
Ø indépendamment de la concentration, la substance est d’origine exogène

Résultats atypiques

ü Analyses complémentaires : méthode Eiable sur minimum trois prélèvements antérieurs


ü Suivi longitudinal du sportif
20
ANALYSE ET DOPAGE

21
Méthodes de dépistage des substances dopantes interdites
Classe Prop chimiques Conjugaison Extraction Dérivation (GC) Instruments
Stimulants Basique Non L/L Non GC-MS scan
GC-MS SIM
LC-ESI-SM/SM
Narcotiques Basique Glucurono L/L Méthylation GC-MS SIM
Sulfo- LC-ESI-SM/SM
SAA exogènes Neutre Glucurono L/L Énol-TMS GC-MS SIM
SPE LC-ESI-SM/SM
SAA endogènes Neutre Glucurono L/L Énol-TMS GC-MS SIM
SPE LC-C-IRMS
corticostéroïdes Neutre Non L/L Énol-TMS GC-MS SIM
SPE LC-ESI-SM/SM
Diurétiques Basique Non L/L Alkylation GC-MS SIM
Neutre SPE LC-ESI-SM/SM
Acide
Beta-2-agonistes Basique Glucurono TMS GC-MS SIM
Cyclisation LC-ESI-SM/SM
Hormones Non Imuno affinité non Immuno-dosage-22

peptidiques SPE électrophorèse


LC-ESI-SM/SM
Critères d’identification
Détection / identification = laboratoire accrédité AMA / Organisme international
d’accréditation

Critères d’identiDication par spectrométrie de masse

Abondance relative (% du pic de base)

23
PRINCIPALES SUBSTANCES
MÉDICAMENTEUSES
UTILISÉES INSCRITES DANS
LA LISTE DES
INTERDICTIONS DU CODE

24
Stéroïdes anabolisants androgènes

Hormones peptidiques facteurs de croissance,


substances apparentées et mimétiques

Substances
médicamenteuses Les beta-2 agonistes

!!
Modulateurs hormonaux et métaboliques

Autres substances médicamenteuses interdites

25
Manipulation de sang ou
de composants sanguins :
transfusion sanguine

Méthodes Manipulation chimique


interdites !! et physique :
substitution, perfusion, …

Dopage génétique :
transfert d’AN, utilisation
de cellules,…
26
Substances identiDiées par les laboratoires (Meckacher et all,2017)

Classes substances Laboratoires étrangers Algérie


Agents anabolisants 50 36,4
Stimulants 15 9,1
Diurétiques et autres agents masquant 12 18,2
Glucocorticoides 6 18,2
Modulateurs hormonaux et métaboliques 4 0
Beta-2- agonistes 3 0
Hormones peptidiques, facteurs de croissance 3 9,1
Cannabinoides 4 0
Narcotiques 1 9,1
Bétabloquants 1 0
Manipulation chimique et physique 0,03 0
Alcool 0 0
Manipulation de sang et de produits sanguins 0 0 27
masculinisation. La testostérone naturelle a une action androgénique supérieu
l’action anabolisante même si cette action varie en fonction des organes cibles43,44,4
1. Stéroïdes anabolisants androgènes
1.2.1. Les différentes molécules (SAA)

Actuellement, plusieurs SAA sont commercialisés en France. Elles sont séparées en 2


Les stéroïdes sont catégories
des :hormones retrouvées
les SAA d’origine exogène et les naturellement dans
SAA endogènes synthétisés
l’organisme. Elles sont différentiées en plusieurs classes telles que les
artificiellement.
glucocorticoïdes ou encore les androgènes, ces derniers étant présents à
l’état physiologique chez l’[Link] 1 : SAA répertoriés et commercialisés en France 44

SAA exogènes SAA endogènes


Figure 2 : Structure chimique de la testostérone 46
Dihydrotestostérone
Danazol
(DCI : androstanolone)
Noréthandrolone Testostérone

La testostérone comme les autres SAA entraîne donc une augmentation de la synthèse protéique.
Mais elle permet également une diminution du catabolisme protéique car les stéroïdes entrent en
1.2.2. Indications

compétition avec la cortisone (hormone stéroïdienne catabolique),


Les indications diffèrent selon le type de stéroïdes :

les chercheurs se sont concentrés sur la modiEication chimique des stéroïdes pour mettre l’accent sur
- Les SAA d’origine endogène (testostérone et dérivés) sont indiqués
les effets anabolisants plutôt que sur les effets androgènes.
principalement dans l’hypogonadisme masculin par déficit en testostérone
démontré par analyses. 28

- Les SAA d’origine exogène ont différentes indications :


Le danazol est indiqué dans le traitement des symptômes associés à
1. Stéroïdes anabolisants androgènes
Effets recherchés par le sportif Effets indésirables

1. Effets musculaires : hypertrophie des >ibres avec 1. Effets cardiaques : insuf>isance cardiaque sur le
une augmentation de la masse musculaire, de la moyen terme , résistance vasculaire périphérique,
force ainsi que de la capacité de récupération source d’hypertension artérielle, modi>ication du
apport HDL/LDL cholestérol = IDM
2; Effets psychologiques :
- ils augmentent la capacité de con>iance en soi 2. Effets sur l’appareil locomoteur : ruptures des
- ils agissent sur l’humeur en donnant une tendons, arrêt de croissance chez l’adolescent
sensation de bien être
- la mémoire ainsi que les ré>lexes sont stimulés
- l’agressivité et le besoin de victoire sont très 3. Effets psychiques et psychologiques : agressivité,
présents chez des sportifs sous SAA violence, troubles du comportement, dépendance

4. Effets sexuels : atrophie testiculaire. Une


hypertrophie de la prostate peut également se
développer. Masculinisation chez la femme

29
érythrocytaire. L’hormone se lie aux précurseurs immatures (BFU-E pour Burst Formin

2. Erythropoïétine Unit-Erythroide) mais elle se lie surtout en grande majorité aux cellules souches de l
lignée érythrocytaire (CFU-E pour Colony Forming Unit-Erythroide) suivant directemen
L’EPO est une hormone glycoprotéique pesant entreles 32 et 40 kDa,
précurseurs. Ces constituée de plus
cellules sont les 165riches
acides aminés ainsi
en récepteurs que de
de surface 4
à l’EPO.
chaines glucidiques. Cette molécule va stimuler la voie érythrocytaire en agissant sur les cellules souches 43,49 de la
En découle ainsi le reste de la lignée jusqu’à la formation d’érythrocytes .
moelle osseuse, pour permettre la formation d’hématies et augmenter ainsi la capacité de transport du dioxygène.

On distingue 6 molécules différentes :


- L’époétine alfa
- L’époétine beta
- L’époétine théta
- L’époétine zêta
- La darbépoétine (dEPO)
- la méthoxy polyéthylène glycol-époétine bêta

L’EPO va agir sur des cellules cibles en se >ixant sur


des récepteurs à leur surface. Au niveau de la moelle
osseuse, l’EPO se >ixe sur les récepteurs des cellules
de la lignée érythrocytaire.
Figure 3 : Schématisation de la lignée érythrocytaire et de l'affinité de l'EPO51 30

L’EPO intervient au niveau d’autres cellules autres que celles de la voie érythrocytaire
2. Erythropoïétine
Effets recherchés par le sportif Effets indésirables

1. Effets cardiaques : très grave, risque de


thromboembolie, phlébite, embolie pulmonaire,
L’EPO stimule la formation d’hématies pour
IDM
augmenter le transport en dioxygène vers le
muscle.
2. Effets liés à l’injection : Suite à l’injection, un
Le taux d’hématocrite est ainsi augmenté, pouvant
syndrome pseudo-grippal apparait, se
dépasser le taux usuel (45 mL pour 100 mL de
manifestant par des céphalées et des douleurs
sang chez un homme).
articulaires.
Les >ibres musculaires oxydatives ayant un apport
plus important d’oxygène, l’endurance de l’athlète
Des risques d’allergies et d’œdèmes existent
s’en trouve améliorée
également

31
2. Erythropoïétine

Le cobalt, un élément naturel aux propriétés similaires à celles du fer et du


nickel, induit une réponse polycythémique marquée et stable grâce à une
transcription plus efficace du gène de l'érythropoïétine.

32
2. Erythropoïétine

Passeport biologique de l'athlète et EPO

Problèmes

- Les méthodes de détection bioanalytique standards présentent des limites majeures en matière de dopage
sanguin.
- La réinfusion de sang autologue est difficile à détecter;
- Avec les Agents alternatifs stimulant l'érythropoïèse (ESA) la fenêtre de détection est limitée.
- Les produits de dégradation urinaire de l’EPO ne sont pas très spécifiques.

Pour résoudre ce problème à introduit des limites supérieures acceptables pour l’Hb et l’Hct
Cependant, l’Hb et l’Hct sont influencées par de nombreux facteurs, tels que la posture corporelle, l’exposition
à haute altitude, les exercices antérieurs, l’âge, l’origine ethnique et le sexe. Et certains athlètes non dopés ont des
valeurs naturellement élevées de ces paramètres sanguins.

è conduit à l’utilisation de profils sanguins longitudinaux ainsi que de facteurs hétérogènes tels que l’origine
ethnique et l’âge pour développer des modèles mathématiques permettant d’évaluer la probabilité de dopage.
33
è L'AMA a adopté ce concept en 2009 et a développé le Passeport biologique de l'athlète (PBA).
sur l’organisme humain ; d’où la seconde appellation de ces molécules : les ago

3. Les Béta-2 agonistes bêta-2 adrénergiques. Ils agissent, comme leur nom l’indique, sur les récepteurs b
de l’adrénaline. Les bronches possédant de nombreux récepteurs β2, cela perme
bronchodilatation et donc une amélioration de la respiration. Les bêta-2 agonistes
Les β2 agonistes sont des molécules dérivées d’une catécholamine, largement dans, le
l’adrénaline
utilisées neuromédiateur principal
domaine médical et comptent parmi les plus prescrit
du système nerveux sympathique provoquant divers effets sur l’organisme
les médecins humain
en France44,52 . ; d’où la seconde
appellation de ces molécules : les agonistes bêta-2 adrénergiques
Plusieurs bêta-2 agonistes existent sur le marché :
- Le bambutérol
- Le fénotérol
- Le formotérol
- L’indacatérol
- Le salbutamol (plus connu sous le nom commercial « Ventoline® »)
- Le salmétérol
- La terbutaline Figure 4 : Structure chimique de l'adrénaline 53

Ils agissent, comme leur nom l’indique, sur les récepteurs bêta-2 de l’adrénaline. Les
bronches possédant de nombreux récepteurs β2, cela permet une bronchodilatation
et donc une amélioration de la respiration. Les bêta-2 agonistes sont utilisées
largement dans le domaine médical et comptent parmi les plus prescrits par les
médecins en général. 34
3. Les Béta-2 agonistes
Effets recherchés par le sportif Effets indésirables

1. Effets cardiaques : à fortes doses : tachycardie, des


1. Effets respiratoires : Les bêta-2 agonistes sueurs, cé phalé es, tremblements, nausé es ou autres
permettent une bronchodilatation, facilitant la vomissements
respiration quasi immédiatement.
2. Autres effets secondaires musculaires ont été
2. Effets anabolisants : A fortes doses, ces
constatés, avec l’apparition de tendinopathies ainsi que
molécules bronchodilatatrices stimulent la
de déchirures musculaires.
glycogénolyse et la néoglucogenèse provoquant
une hyperglycémie. Cette hyperglycémie va libérer
Par ailleurs, des risques de cancers hépatiques sont
l’insuline, hormone anabolisante, qui entraine la
également présents
synthèse de protéines notamment ;

Les protéines synthétisées vont ensuite être


utilisées par le muscle strié.

35
3. Les Béta-2 agonistes

L'Agence mondiale antidopage (AMA) interdit l'utilisation de bêta-2 agonistes,


même chez les asthmatiques, sans autorisation d'usage thérapeutique, à
moins que la norme de soins n'exige médicalement leur utilisation (par
exemple, dans les situations d'inhalateur de secours).

Dans certains cas, un médicament est autorisé sous réserve de


restrictions d’usage quotidien à Des dossiers médicaux stricts et des
documents médicaux indiquant ce qui a nécessité une utilisation, pourquoi cela
s'est produit et quelle quantité de médicament a été administrée doivent être
conservés.

36
3. Les Béta-2 agonistes

Cas Clenbutérol
L'agent anabolisant non stéroïdien clenbutérol est spécifiquement utilisé à augmente les protéines
contractiles des muscles squelettiques et la masse des fibres musculaires, ce qui explique son utilisation
préférentielle par les haltérophiles et autres athlètes de force.
Il est également utilisé dans l'industrie de l'élevage pour ses effets anabolisants, et certains rapports
suggèrent que la consommation du la viande d'animaux traités avec ce produit peut donner lieu à un
contrôle antidopage positif.

Cycliste professionnel espagnol Alberto Contado 2010


Clenbutérol trouvé dans un échantillon d'urine, qui venait de remporter le Tour de France. Il a utilisé
l'argument de la « viande contaminée » pour expliquer le résultat positif du dopage, mais après un
examen approfondi par les agences antidopage, sa victoire a été annulée et il a été suspendu pour
2 ans.

37
4. Autres substances médicamenteuses
4.1 Les diurétiques

Ils sont utilisés en première intention dans le traitement de l’hypertension artérielle, mais ils sont aussi employés
dans le traitement de l’insuf>isance cardiaque ainsi que dans le traitement du sujet glaucomateux.

Les diurétiques agissent en augmentant le volume et le débit urinaire et en diminuant la réabsorption hydrique.
Le volume contenu dans le sang étant moins important, la tension vasculaire diminue en conséquence.

Effets recherchés par le sportif Effets indésirables


1. Les diurétiques sont des molécules utilisées par le
Déshydratation, l’hypovolémie avec des troubles
milieu sportif pour tromper les contrôles antidopage,
électrolytiques, ainsi que des risques d’hypotension
ce sont des agents masquant les produits dopants. Ils
orthostatique , risques cardiaques
agissent en diluant la molécule prohibée par,
augmentation du volume des urines ou encore en
Accélerant son élimination, faussant ainsi les tests
2. Ils entrainent également une perte rapide d’eau,
diminuant ainsi le poids d’un sportif, ce qui peut être
utile dans des sports où le poids pesé avant 38

compétition est primordial (boxe, judo, lutte, etc)


4. Autres substances médicamenteuses
4.2 Les stimulants

Ils existent de nombreuses molécules stimulantes disponibles en pharmacie, certaines d’entre elles étant vendues
librement sans ordonnance (par exemple la pseudoéphédrine utilisée dans les traitements contre le rhume).
Il existe une longue liste des ces substances dans laquelle >igure notamment les amphétamines, molécules très
utilisées dans les années 1960. on trouve la Caféïne aussi.

Effets recherchés par le sportif Effets indésirables

1. Ces molécules ont des effets psychostimulants, 1. Des troubles cardiovasculaires peuvent être
permettant une amélioration de la concentration, engendrés, se signalant par une tachycardie, des
ainsi qu’un effet euphorisant et décomplexant. palpitations ou encore une hypertension artérielle. Ces
troubles peuvent entrainer un arrêt cardiaque pouvant
Les stimulants peuvent potentialiser la respiration être fatal
ainsi que diminuer la sensation de fatigue physique
2. Ces molécules peuvent provoquer des troubles
comportementaux, marqués par une anxiété, une
agressivité voire des délires
39
40
4. Autres substances médicamenteuses
4.3 Les glucocorticoides

Ces substances dérivées de la cortisone sont dispensées pour leurs vertus anti-in>lammatoires notamment.

41
4. Autres substances médicamenteuses
4.3 Les glucocorticoides

Ces substances dérivées de la cortisone sont dispensées pour leurs vertus anti-in>lammatoires notamment.

Effets recherchés par le sportif Effets indésirables

1. Les anti-in>lammatoires stéroïdiens (AIS) sont 1. augmentation de la glycémie et des lipides et par un
utilisés tout d’abord pour lutter contre catabolisme accru des protéines. Le catabolisme
l’in>lammation et diminuer les douleurs pré et post protéique peut entrainer une fonte musculaire
effort. Ils permettent également de diminuer la
fatigue ainsi que le stress. 2. Les AIS à forte dose peuvent provoquer de
l’ostéoporose augmentant les risques de fractures.
2. Les corticoïdes ont également la propriété de
stimuler l’euphorie et la volonté. L’euphorie va 3. Doses élevées (Pour Dopage) à effets plus graves
permettre à l’athlète de booster ces capacités tels que : Fatigue, gon>lement des chevilles et des
physiques et mentales, augmentant la tolérance à la pieds, prise de poids, problèmes de vision, ecchymoses
douleur et renforçant la force physique et saignements faciles, visage gon>lé, croissance
inhabituelle des cheveux, dépression, sautes d'humeur,
agitation, douleurs et faiblesse musculaires, un
amincissement de la peau, une cicatrisation lente des
plaies et des douleurs osseuses. 42
4. Autres substances médicamenteuses
4.3 Les glucocorticoides

The swelling and weight gain are associated with the mineralocorticoid actions of glucocorticoids
such as cortisol.
4. Autres substances médicamenteuses
4.3 Les glucocorticoides

Il est intéressant de noter qu’une diminution de la disponibilité de l’oxyde


nitrique au fil du temps peut altérer la fonction endothéliale, conduisant à
l’hypertension et à l’athérosclérose, qui sont toutes deux des complications
cardiovasculaires majeures associées à une utilisation excessive de
glucocorticoïdes.

44
4. Autres substances médicamenteuses
4.4 Les Béta-bloquants

Les β-bloquants sont des médicaments ayant prouvés leur ef>icacité dans le traitement de l’hypertension artérielle
de l’insuf>isance cardiaque.
4. Autres substances médicamenteuses
4.4 Les Béta-bloquants

Les β-bloquants sont des médicaments ayant prouvés leur ef>icacité dans le traitement de l’hypertension artérielle
de l’insuf>isance cardiaque. L’automobile Le billard,Les >léchettes Le golf ,Le ski ….

Effets recherchés par le sportif Effets indésirables

1. Les bêtabloquants améliorent la concentration et Hypotension, l’insuf>isance cardiaque, les crises


contribuent à diminuer le stress ainsi que les d’asthme, l’hypoglycémie ou encore un risque de
tremblements par diminution de la fréquence syndrome de Raynaud
cardiaque

Utilisation se limite à quelques sports dans lesquels le calme et la stabilité (Main ferme) sont
essentiels, très efficaces dans ces sports.
L'AMA les a interdit dans le tir à l'arc et le tir en compétition et hors compétition, ainsi que les sports
automobiles, le billard, les fléchettes, le golf, le ski, le snowboard et les sports sous-marins en
compétition. 46
4. Autres substances médicamenteuses
4.5 Les Narcotiques

Les stupé>iants sont des médicaments qui agissent pharmacologiquement comme la morphine.
Les différents types d'opioïdes >igurent tous sur la liste des interdictions de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

L’entraînement physique et la compétition sportive sont physiquement exigeants, et de nombreux athlètes vivent
avec un certain degré de douleur aiguë ou chronique.
Des doses élevées de narcotiques pour soulager la douleur pendant les programmes d'entraînement pourraient
conduire à une amélioration des performances, tout comme le masquage de la douleur lors d'une compétition.

Dans ce contexte, les stupé>iants, en modi>iant le seuil de douleur,


sont des drogues potentiellement améliorant la performance

RISQUE DÈPENDANCE ET ADDICTION à OVERDOSES

Aux États-Unis, les décès liés à la drogue semblent


augmenter plus rapidement que jamais (60 000 décés en
2016), en grande partie à cause de l'opioïde fentanyl,
47
qui est environ 100 fois plus puissant que l'héroïne.
4. Autres substances médicamenteuses
4.5 Les Narcotiques

48
4. Autres substances médicamenteuses
4.5 Les Narcotiques

Cas Tramadol

Le tramadol n’est pas interditpar l'AMA . Plusieurs agences nationales antidopage (l'Agence antidopage des
États-Unis en fait partie) estiment que le moment est venu pour l'AMA de retirer ce médicament de son
système de surveillance, où il figure depuis 2012, VERS la Liste des interdictions.

Il sera interdir dès 2024 Officialisé par AMA.

49
4. Autres substances médicamenteuses
4.6 Modulateurs hormonaux et métaboliques

Les médicaments modulateurs sélectifs des récepteurs aux androgènes (SARM) et modulateurs
sélectifs des récepteurs aux œstrogènes (SERM) sont des agents dopants relativement nouveaux.

Les SARM mêmes effets que les médicaments androgènes


anabolisants tels que les stéroïdes et les hormones telles
que la testostérone, mais de manière plus sélective.

à effets anabolisants-androgènes dans la prostate,


augmentant ainsi le risque de cancer de la prostate.
à Néanmoins, ils ont un ratio d’effets anabolisants et
androgènes considérablement réduit par rapport à
l’hormone endogène testostérone (SARM préférés des
athlètes dopants.)

Les SERM (action anti-œstrogénique chez les hommes):


en interférant avec la Feed-back négative de l'axe hypothalamo-
hypophyso-gonadique, permettant ainsi aux niveaux de 50

testostérone d'augmenter beaucoup plus haut que la


normale.
4. Autres substances médicamenteuses
4.6 Modulateurs hormonaux et métaboliques

Les SARM
les effets secondaires sont similaires aux stéroïdes anabolisants bien que généralement moins graves.

Les SERM
Les SERM peuvent provoquer des effets secondaires graves, notamment des caillots sanguins, des accidents
vasculaires cérébraux et éventuellement un cancer de l'endomètre chez les femmes.

D'autres effets moins graves sont :


Douleur thoracique ou essoufflement, fatigue, faiblesse, picotements ou engourdissement du visage, du bras ou de
la jambe, difficulté soudaine à voir, vertiges, mal de tête soudain et intense, gonflement ou sensibilité des jambes,
sueurs nocturnes ou bouffées de chaleur, sautes d'humeur, saignements ou écoulements vaginaux anormaux

51
FAÇONS PAR
LESQUELLES LES
ATHLÈTES ÉVITENT LA
DÉTECTION 52
FAÇONS PAR LESQUELLES LES ATHLÈTES ÉVITENT LA DÉTECTION

Les athlètes feront des efforts extraordinaires pour continuer à utiliser les produits dopants et les
procédures tout en évitant d’être détectés.
Certains de ces moyens sont ingénieux, d’autres tout simplement insensés.

Diurétiques
Examples: acetazolamide, amiloride,
furosemide, indapamide, metolazone,
spironolactone, thiazides (bendroflumethiazide,
chlorothiazide, hydrochlorothiazide).

53
FAÇONS PAR LESQUELLES LES ATHLÈTES ÉVITENT LA DÉTECTION

Agents masquants
Les expanseurs plasmatiques à dilution du sang (l'albumine, le dextrane et l'amidon
hydroxyéthyle).
Ils peuvent provoquer une élévation dangereuse de la tension artérielle.

L'épitestostérone est utilisée par les athlètes qui prennent de la testostérone.


à corrige le rapport naturel perturbé entre la testostérone et l’épitestostérone (rapport T/E)
normalement de 1.
à Le test urinaire de dopage à la testostérone est basé sur ce rapport.
à Un athlète prenant de la testostérone artificielle aura un rapport anormalement élevé qui
reviendra à la normale par la prise épitestostérone, ce qui donnera une lecture négative au
test d’urine.
54
Même si cela peut être intimidant, il est de la responsabilité
de l'athlète et de son équipe d'entraîneurs de :

Connaître, de comprendre et de se tenir au courant des règles


et politiques énoncées chaque année par l'AMA.

55
DIFFÉRENTS SPORTS TOUCHÉS PAR LE DOPAGE EN
ALGÉRIE

56
Sports les plus touchés par le dopage en Algérie (Meckacher et all,2017)

57
Les différents rapports d’activités de l’AFLD de 2007 à 2012 inclus permettent de
recenser les cas positifs en France durant cette période 59.

Sports les plus touchés par le dopage en France (Pierson et all,2015)


Tableau 2 : Contrôles positifs recensés par l’AFLD entre 2007 et 2012 59

Pourcentage par rapport


Fédération Nombre de cas positifs au total des contrôles
positifs (en %)
Cyclisme 171 13,7
Haltérophilie, musculation,
force athlétique et 108 8,7
culturisme
Athlétisme 89 7,2
Football 87 7
Rugby 81 6,5
Handball 60 4,8
Basket-ball 58 4,7
Hockey sur glace 55 4,3
Volley-ball 35 2,8
Triathlon 31 2,5
Autres (15 fédérations) 258 37,8
58
COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES ET DOPAGE

59
Le marché des compléments alimentaires est très dynamique. L’of>icine
reste le circuit de distribution privilégié avec 51 % des ventes totales
même si pour les compléments alimentaires pour sportifs, d’autres circuits
peuvent prédominer tels que les magasins spécialisés et l’e-commerce.

Selon le code mondial antidopage (article 2.2.1), les sportifs sont responsables de leur consommation en cas de
contrôle. Il est donc important de s’assurer que les médicaments et les compléments alimentaires dispensés à un
sportif ne comportent pas de substance interdite (ou dérivés).

Des études ont montré que la consommation de compléments


alimentaires pouvait occasionner un contrôle positif chez le
sportif1 et que certains compléments alimentaires (15% à
25% d’entre eux) pouvaient contenir des substances dopantes
non mentionnées dans la notice.

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