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Code Général des Impôts en Côte d'Ivoire

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03/12/2024

Côte d'Ivoire, Loi n°63-524 du 26 décembre 1963 portant Code Général


des Impôts
Sources internationales et étrangères > Textes africains > Côte d'Ivoire > 1963 > décembre > 26

[ NB - Loi n°63-524 du 26 décembre 1963 portant Code Général des Impôts

Modifiée, notamment, de :

la loi n°2019-1080 du 18 décembre 2019 portant Budget de l’État pour l’année 2020 (JO 2019-21 sp)

la loi n°2020-972 du 23 décembre 2020 portant budget de l’Etat pour l’année 2021 (JO 2020-23 sp)

la loi de finances n°2021-899 du 21 décembre 2021 portant budget de l’Etat pour l’année 2022

la loi de finances n°2022-974 du 20 décembre 2022 portant budget de l’Etat pour l’année 2023

l’ordonnance n°2023-719 du 13 septembre 2023 portant réforme des impôts sur les traitements, salaires,
pensions et rentes viagères à la charge des salariés

la loi de finances n°2023-1000 du 18 décembre 2023 portant budget de l’Etat pour l’année 2024 ]

Livre 1 - Impôts directs

Partie 1 - Impôts sur les revenus

TITRE 1 - IMPÔTS SUR LES BÉNÉFICES

Chapitre 1 - Impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux et les


bénéfices agricoles (BIC-BA)

Section 1 - Entreprises imposables

Art.1.- Il est établi un impôt annuel sur les bénéfices des professions commerciales, industrielles, artisanales, des
exploitations forestières ou agricoles et des entreprises minières, sur les bénéfices tirés des activités de recherche,
d’exploitation, de production et de vente d’hydrocarbures naturels, y compris les opérations de transport en Côte
d’Ivoire qui en sont l’accessoire.

Art.2.- L’impôt est dû à raison des bénéfices réalisés en Côte d’Ivoire.

Pour l’application des dispositions du CGI, sont considérées comme effectuées ou exercées en Côte d’Ivoire, les
opérations d’extraction effectuées et les autres activités exercées dans une zone marine s’étendant jusqu’à 200
miles marins et dénommée « Zone Économique Exclusive ».

Art.3.- Les sociétés anonymes et les sociétés à responsabilité limitée sont soumises à l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux, quel que soit leur objet et à raison des bénéfices visés aux articles 2 et 85 du présent
Code.

Dans les sociétés en nom collectif, chacun des associés est personnellement imposé pour la part des bénéfices
sociaux correspondant à ses droits dans la société.

Dans les sociétés en commandite simple, l’impôt est établi au nom de chacun des commandités pour sa part de
bénéfice et au nom de la société, pour le surplus.

Les impositions établies au nom des associés n’en demeurent pas moins des dettes sociales.

Sont également passibles dudit impôt :

1° les sociétés coopératives de consommation, lorsqu’elles possèdent des établissements, boutiques ou


magasins pour la vente ou la livraison de denrées, produits ou marchandises ;

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2° les sociétés coopératives et unions de coopératives d’artisans ;

3° les sociétés coopératives ouvrières de production ;

4° les personnes et sociétés se livrant à des opérations d’intermédiaires pour l’achat ou la vente des
immeubles ou des fonds de commerce ou qui, habituellement, achètent en leur nom les mêmes biens en
vue de les revendre ;

5° les sociétés de crédit foncier ;

6° les personnes et sociétés qui procèdent au lotissement et à la vente de terrains leur appartenant ;

7° les personnes et sociétés qui donnent en location un établissement commercial ou industriel muni du
mobilier ou du matériel nécessaires à son exploitation, que la location comprenne ou non tout ou partie
des éléments incorporels du fonds de commerce ou d’industrie ;

8° les adjudicataires, concessionnaires et fermiers de droits communaux ;

9° les établissements publics, les organismes de l’État, des départements ou des communes à condition
qu’ils jouissent de l’autonomie financière et se livrent à une activité de caractère industriel ou commercial
et à des opérations de caractère lucratif ;

10° les sociétés civiles, quelle que soit leur forme, lorsqu’elles se livrent à une exploitation ou à des
opérations présentant un caractère industriel ou commercial.

Section 2 - Exemptions

1) Exemptions permanentes

Art.4.- (L.F.2021, L.F.2022, L.F.2023) Sont affranchis de l’impôt :

A.

1° à 3° abrogés

4° les sociétés de prévoyance, sociétés mutuelles de production rurale, sociétés coopératives agricoles de
production, associations d’intérêt général agricole, sociétés d’assurances et de réassurances, mutuelles
agricoles, fonctionnant conformément à leurs statuts ;

5° abrogé

6° la Régie du Chemin de Fer Abidjan-Niger en ce qui concerne les bénéfices provenant des transports
ferroviaires ;

7° les structures exerçant dans le domaine de la microfinance, quelle que soit leur forme ;

8° les structures exerçant dans le domaine de la microfinance quelle que soit leur forme, en ce qui
concerne leurs opérations de collecte de l’épargne et de distribution du crédit, ainsi que les membres ou
clients de ces structures, sur les rémunérations des parts sociales, les revenus de leur épargne ;

9° abrogé

10° le Centre National de Recherche Agronomique.

B.

1° les intérêts des bons de caisse ayant effectivement fait l’objet de la retenue au taux de 25 % visée à
l’article 90 du présent Code ;

2° les intérêts des bons au porteur émis par le Trésor Public en règlement de travaux à paiement différé ;

3° les produits, les plus-values et les transactions se rapportant aux titres émis par les États membres de
l’UMOA ;

4° abrogé

5° les plus-values résultant d’opérations de placement réalisées dans le cadre de la gestion du portefeuille
des valeurs mobilières par les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) et les
Fonds d’Investissement Alternatif (FIA) agréés par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés
Financiers ;

6° abrogé

7° les intérêts des prêts accordés aux petites et moyennes entreprises par les établissements bancaires
pour leur équipement industriel et informatique à hauteur de 50 %, à condition que la durée du crédit soit

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supérieure à trois ans ;

8° les personnes morales qui font profession d’investir dans le capital d’une entreprise privée engagée dans
la recherche, le développement et l’innovation et qui revendent leurs parts détenues dans ladite entreprise
dans le délai de cinq ans suivant la prise de participations.

2) Exemptions temporaires

Entreprises minières

Art.5.- (L.F.2021) Abrogé

Centres de gestion agréés

Art.6.- Sont également affranchis de l’impôt, les centres de gestion agréés au titre de l’année de leur création et les
deux années suivantes.

Entreprises constituées pour exécuter un programme de construction de logements à caractère économique et


social

Art.6 bis.- (L.F.2024) Abrogé

Grands investissements dans le secteur de l’habitat

Art.7.- (L.F.2024) Abrogé

Reprise d’entreprise en difficulté

Art.8.- Une exonération temporaire d’impôt sur les BIC est instituée en faveur des entreprises qui reprennent une
société en difficulté.

La reprise peut porter sur la totalité de l’activité ou sur une branche autonome d’activité de la société.

Elle peut également se faire par la création d’une nouvelle entreprise créée à cet effet, ou par l’acquisition d’actions
ou de parts sociales de la société en difficulté par une entreprise déjà existante.

Art.9.- L’exonération prévue à l’article précédent est accordée sur autorisation du directeur général des Impôts.

La mesure est subordonnée aux conditions ci-après :

1° la société reprise doit présenter une situation nette négative pendant au moins les trois exercices
précédant sa reprise ;

2° l’entreprise qui reprend la société en difficulté doit :

relever d’un régime réel d’imposition ;

poursuivre l’activité ou une branche complète et autonome d’activité de l’entreprise reprise


pendant les six années suivant la reprise.

3° lorsque la reprise se fait par une société créée spécialement à cet effet, le capital de ladite société ne doit
pas être détenu directement ou indirectement à plus de 10 % par les personnes de droit privé qui,
ensemble ou individuellement, ont détenu directement ou indirectement plus de 50 % du capital de la
société en difficulté pendant les deux années précédant la reprise.

Art.10.- Les entreprises concernées sont exonérées d’impôt à raison des bénéfices réalisés au titre de l’activité
reprise jusqu’au terme du quatrième exercice suivant celui de la reprise de la société en difficulté.

Cette exonération est réduite à 75 % et à 50 % de l’impôt sur les bénéfices exigible respectivement au terme du
troisième et du quatrième exercice suivant celui de la reprise.

La date de la reprise de la société en difficulté est celle du transfert effectif de la propriété à l’entreprise qui
effectue la reprise.

Art.11.- Les bénéfices réalisés doivent faire l’objet d’une déclaration régulière dans les délais légaux. Une
comptabilité distincte doit être tenue pour l’activité ou la branche d’activité autonome reprise.

Art.12.- 1) Le bénéfice de l’exemption prévue par les dispositions qui précèdent est retiré si au cours des six
premières années d’exploitation, l’activité ou la branche d’activité reprise est interrompue.

2) En cas de retrait du bénéfice de la mesure d’exemption dans les conditions prévues au 1 du présent article,
l’impôt sur les BIC dont l’entreprise a été dispensée, devient exigible sans préjudice de l’application des pénalités
prévues par le LPF.

Art.12 bis.- (L.F.2022) Abrogé

Art.12 ter.- 1) Sont affranchies de l’impôt sur les BIC ou sur les bénéfices agricoles, les entreprises créées,

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réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones Centre, Nord et Ouest, au titre des exercices clos
aux 31 décembre 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette exonération est ramenée à 75 % au titre des exercices
clos aux 31 décembre 2016 et 2017.

2) Sont affranchies de l’impôt sur les BIC, les entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton,
de l’anacarde et du karité créées, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones Centre, Nord et
Ouest au titre des exercices clos aux 31 décembre 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette exonération est
ramenée à 75 % au titre des exercices clos aux 31 décembre 2016 et 2017.

Pour les entreprises de production effectuant des opérations d’achat de produits, l’exonération n’est acquise que si
la valeur des achats n’excède pas 15 % de la valeur de la production totale.

Entreprises s’installant et/ou réalisant leurs activités sur le territoire national en dehors du District d’Abidjan

Art.12 quater.- Sont exonérés de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, les produits des ventes de
logements construits avant le 1er janvier 2024, par les entreprises de promotion immobilière en dehors du district
d’Abidjan, sur une période de cinq ans.

Location-gérance d’entreprise en difficulté

Art.12 quinquies.- Une exonération temporaire d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux est instituée
en faveur des entreprises qui prennent en location-gérance une société en difficulté.

La date effective de la location-gérance de la société en difficulté est celle de la signature du contrat y afférent.

Les dispositions des articles 8, 9, 10, 11 et 12 du Code général des Impôts, sont applicables mutatis mutandis à la
location-gérance prévue au présent article.

Entreprises d’investissement à capital fixe

Art.12 sexies.- (L.F.2022) Sont exonérées de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, les entreprises
d’investissement à capital fixe. Cette exonération est de quinze ans à compter de la date de création de l’entreprise
et est subordonnée aux conditions suivantes :

avoir à tout moment un minimum de 50 % de la valeur nette du portefeuille global composé d’actions de
sociétés non cotées en bourses ;

joindre à la déclaration des résultats prévue aux articles 35 et 50 du présent Code, un état permettant
d’apprécier à la fin de chaque année le quota de 50 % ci-dessus visé.

Sont également exonérés de cet impôt, les revenus générés par les fonds déposés en gestion pour une durée
minimale de trois ans auprès des entreprises de capital-risque.

Section 3 - Bénéfices imposables

Art.13.- A compter des exercices ouverts après le 30 juin 1996, les contribuables ne sont pas autorisés à clore leurs
exercices comptables à une date autre que celle du 31 décembre de chaque année, sauf en cas de cession ou de
cessation en cours d’année.

Les contribuables qui commencent leur activité entre le 1 er juillet et le 31 décembre sont autorisés à arrêter leur
premier exercice le 31 décembre de l’année suivante.

Art.14.- Sous réserve de la déduction des revenus mobiliers prévue à l’article 21 ci-après, le bénéfice imposable est
le bénéfice net, déterminé d’après les résultats d’ensemble des opérations de toute nature effectuées par les
entreprises, y compris notamment les cessions d’éléments quelconques de l’actif, soit en cours, soit en fin
d’exploitation.

Art.15.- Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l’actif net à la clôture et à l’ouverture de
la période dont les résultats doivent servir de base à l’impôt, diminuée des suppléments d’apport et augmentée
des prélèvements effectués au cours de cette période par l’exploitant ou par les associés. L’actif net s’entend de
l’excédent des valeurs d’actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les
provisions justifiés.

Art.16.- Les stocks doivent être évalués au prix de revient ou au cours du jour de la clôture de l’exercice, si ce cours
est inférieur au prix de revient.

Les travaux en cours sont évalués au prix de revient.

Art.17.- Les écarts de conversion des devises ainsi que des créances et dettes libellées en monnaies étrangères par
rapport aux montants initialement comptabilisés sont déterminés à la clôture de chaque exercice en fonction du
dernier cours de change et pris en compte pour la détermination du résultat imposable de l’exercice.

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Art.18.- Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant notamment :

Art.18-A.- (L.F.2021) 1) Les frais généraux de toute nature, le loyer des immeubles dont l’entreprise est locataire,
les rémunérations à titre de dépenses de personnel et de main-d’œuvre. Toutefois, ces rémunérations ne sont
admises en déduction que dans la mesure où elles correspondent à un travail effectif et ne sont pas excessives eu
égard à l’importance du service rendu. Cette disposition s’applique à toutes les rémunérations directes ou
indirectes, y compris les indemnités, allocations, avantages en nature et remboursement de frais.

2) Les appointements que les exploitants individuels prélèvent sur leurs recettes professionnelles à titre de
rémunération de leur travail personnel sont exclus des charges déductibles. Il en est de même des dépenses
exposées dans l’intérêt personnel de l’exploitant.

3) Le salaire du conjoint de l’exploitant individuel peut, à la demande du contribuable, être déduit du bénéfice
imposable, dans la mesure où il correspond à un travail effectif, et n’est pas excessif eu égard à l’importance du
service rendu, à la condition qu’il soit justifié que ce salaire a donné lieu aux prélèvements sociaux et fiscaux en
vigueur.

4) Les indemnités de fonction allouées aux administrateurs des sociétés anonymes, dont le montant est fixé par
l’assemblée générale ordinaire desdites sociétés, sont déductibles dans la limite de 3.000.000 F par an et par
bénéficiaire.

Ces limites ne sont pas applicables, selon le cas, aux rémunérations permanentes et indemnités de fonctions
allouées au président directeur général et au directeur général adjoint, ou au président du conseil d’administration
et au directeur général, ou à l’administrateur général adjoint, ainsi qu’aux rémunérations exceptionnelles allouées
par le conseil d’administration à ses membres pour des missions et mandats qui leur sont confiés, et aux
remboursements de frais et dépenses engagés dans l’intérêt de la société et autorisés par le conseil
d’administration.

5) Les intérêts, arrérages et autres produits des obligations, créances, dépôts et cautionnements, redevances de
cession ou concession de licence d’exploitation, de brevets d’invention, de marques de fabrique, procédés ou
formules de fabrication et autres droits analogues ou les rémunérations de services de toute nature payés ou dus
entre entreprises ivoiriennes appartenant au même groupe.

Les sommes versées ne sont admises comme charges déductibles pour l’établissement de l’impôt que si le débiteur
apporte la preuve que ces dépenses correspondent à des opérations réelles et qu’elles ne présentent pas un
caractère anormal ou exagéré.

La déduction est plafonnée à 5 % du chiffre d’affaires dans la limite de 20 % des frais généraux de l’entreprise
débitrice.

6) Les intérêts servis aux personnes physiques ou morales directement ou indirectement liées à la société, en
rémunération des sommes qu’elles laissent ou mettent à la disposition de la société en sus de leur part de capital,
quelle que soit la forme de celle-ci, dans les limites suivantes :

le montant total des sommes laissées à la disposition de la société par l’ensemble de ces personnes ne peut
excéder le montant du capital social de celle-ci ;

le montant total des intérêts servis au titre des sommes susvisées ne peut excéder 30 % du résultat de
l’entreprise avant impôt, intérêts, dotations aux amortissements sur immobilisations et provisions ;

le taux des intérêts servis ne peut excéder le taux moyen des avances de la BCEAO pratiqué au titre de
l’année en cours, majoré de deux points ;

le remboursement des sommes doit intervenir dans les 5 années suivant leur mise à disposition et la
société ne doit pas faire l’objet d’une liquidation pendant cette période. Dans le cas contraire, les intérêts
déduits au titre de ces sommes sont rapportés au résultat de la sixième année ou de l’année de liquidation ;

les intérêts servis à ces personnes ne sont déductibles, quel que soit leur montant, qu’à condition que le
capital social de la société emprunteuse ait été entièrement libéré.

7) Les frais occasionnés par l’acquisition des biens d’équipement et des constructions intervenues avant le 31
décembre 2005 en remplacement de ceux détruits ou endommagés du fait de la guerre survenue à partir du 19
septembre 2002. Toutefois, le coût d’acquisition des constructions est admis en charge dans la limite de la moitié.
L’autre moitié est amortissable dans les conditions normales.

8) Les primes d’assurances versées par l’entreprise à une compagnie d’assurances ivoirienne dans le cadre de
contrats relatifs aux indemnités de fin de carrière.

La déduction de ces cotisations n’est admise qu’à la condition que le contrat d’assurances présente un caractère
général c’est-à-dire concerne l’ensemble du personnel ou une ou plusieurs catégories déterminées de celui-ci.

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9) La valeur des biens normalement amortissables, à condition que leur prix unitaire n’excède pas 300.000 FCFA et
que ceux-ci soient inscrits en frais généraux.

10) Toutefois, les entreprises qui détiennent des créances sur leurs clients situés en zone Centre, Nord et Ouest
sont autorisées à les passer directement en charge sous les conditions cumulatives suivantes :

la créance doit résulter des opérations réalisées entre le 1 er janvier 2001 et le 31 décembre 2002 ;

le créancier doit apporter la preuve de l’irrecouvrabilité matérielle de la créance par tous moyens.

Art.18-B-1.- Les amortissements réellement effectués par l’entreprise, dans la limite de ceux qui sont
généralement admis d’après les usages de chaque nature d’industrie, de commerce ou d’exploitation, y compris
ceux qui ont été régulièrement comptabilisés en application des dispositions de l’alinéa ci-après, mais réputés
différés en période déficitaire ; ces derniers amortissements doivent obligatoirement être inscrits à un compte
spécial « amortissements différés » puis prélevés sur les résultats des premiers exercices suivants, laissant
apparaître un bénéfice suffisant en plus de l’annuité afférente à ces bénéfices et du report éventuel des déficits
antérieurs dans la limite prévue par l’article 26 ci-après.

À la clôture de chaque exercice, la somme des amortissements effectivement pratiqués depuis l’acquisition ou la
création d’un élément donné doit être égale au montant cumulé des amortissements calculés suivant le mode
linéaire et répartis sur la durée normale d’utilisation.

À défaut de se conformer aux obligations figurant dans les deux précédents alinéas, l’entreprise perd
définitivement le droit de déduire la fraction d’amortissements qui n’a pas été régulièrement comptabilisée ou
prélevée.

Le taux d’amortissement annuel est fixé à 50 % en ce qui concerne :

le matériel informatique et les logiciels ;

les véhicules de transport neufs acquis au cours des années 2004 et 2005 par les entreprises de transport
public de personnes et de marchandises relevant d’un régime réel d’imposition.

S’agissant des biens visés au premier tiret ci-dessus, les entreprises peuvent opter pour l’application du taux
pratiqué d’après les usages du secteur d’activité.

Toutefois, cette période ne peut excéder cinq ans.

Art.18-B-2.- Les biens donnés en location dans le cadre d’une opération de crédit-bail sont amortissables sur la
durée du contrat chez le crédit-bailleur et le crédit-preneur.

En cas de non levée de l’option d’achat par le preneur, la reprise du bien, objet de l’opération de crédit-bail par le
crédit-bailleur est assimilée à une opération de cession.

Art.18-B-3.- Les licences d’exploitation des entreprises de téléphonie cellulaire délivrées par l’État de Côte d’Ivoire
sont amortissables sur leur durée d’utilisation totale.

En cas de paiement fractionné, le droit à amortissement naît à la date de paiement de l’acompte ou de l’avance. La
durée d’amortissement de la licence demeure toutefois égale à la durée d’utilisation.

Pour les entreprises ayant acquis la licence d’exploitation postérieurement à leur début d’activité, la durée
d’amortissement de la licence est égale à la durée d’utilisation restant à courir à sa date d’acquisition.

Art.18-C.- 1) Pourront toutefois faire l’objet d’un amortissement accéléré :

les matériels et outillages neufs remplissant à la fois la double condition :

a) d’être utilisés exclusivement pour les opérations industrielles de fabrication, de manutention, de


transport ou d’exploitation agricole ;

b) d’être normalement utilisables pendant plus de cinq ans ;

les matériels spécifiques à la téléphonie acquis par les entreprises concessionnaires de service public de
téléphonie ou titulaires d’une licence d’exploitation.

Pour ces matériels et outillages, le montant de la première annuité d’amortissement, calculé d’après leur durée
d’utilisation normale, pourra être double, cette durée étant alors réduite d’une année.

2) Sous réserve de l’agrément d’une demande déposée à la DGI dans les mêmes formes que celles définies à
l’article 110-5 du présent Code, les entreprises peuvent opter pour l’application à leurs matériels et outillages neufs
d’un amortissement dégressif.

Cette dégressivité est obtenue par l’affectation au taux d’amortissement linéaire de coefficients de majoration fixés
par arrêté du Ministère en charge de l’économie et des finances.

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3) Un amortissement accéléré de 40 % du prix de revient des immeubles affectés au logement du personnel des
entreprises industrielles et commerciales pourra être pratiqué à la clôture du premier exercice suivant la date
d’achèvement de ceux de ces immeubles construits en dur, comportant les conditions de salubrité et de confort
fixées par les règlements d’hygiène et dont la valeur d’immobilisation correspondant à un logement de trois pièces
habitables avec cuisine, douchière, water-closets et, dans les localités où elles existent, installations d’eau et
d’éclairage électrique, ne dépassera pas 20.000.000 FCFA hors taxes.

L’amortissement de la valeur résiduelle des immeubles en cause sera effectué dans les conditions ordinaires et
basé sur leur durée normale d’utilisation.

Les immeubles ou portions d’immeubles qui, au cours de cette durée normale d’amortissement, seraient affectés à
un usage autre que le logement du personnel de l’entreprise, cesseront d’avoir droit au bénéfice des dispositions ci-
dessus et la DGI sera fondée à procéder au réajustement des amortissements dont ils auront été l’objet, en vue de
réintégrer dans les bénéfices imposables les amortissements excédentaires.

[ NB - Voir l’arrêté n°102-MEF-DGI du 4 février 1985 sur les coefficients des amortissements dégressifs ]

Art.18-D.- Les impôts à la charge de l’entreprise mis en recouvrement au cours de l’exercice, à l’exception de
l’impôt cédulaire sur les bénéfices et de tous impôts et taxes incombant à des tiers et dont elle est le redevable
légal. Si des dégrèvements sont ultérieurement accordés sur les impôts déductibles, leur montant entre dans les
recettes de l’exercice au cours duquel l’exploitant est avisé de ces dégrèvements.

Art.18-E.- (L.F.2021) 1) Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées
et que les événements en cours rendent probables, à condition qu’elles aient été effectivement constatées dans les
écritures de l’exercice et figurent au relevé des provisions prévu à l’article 36 ci-après.

L’indemnité pour congés payés revêt du point de vue fiscal le caractère d’un salaire de substitution qui constitue
une charge normale de l’exercice au cours duquel le salarié prend le congé correspondant et ne peut donc faire
l’objet d’une provision fiscalement déductible du bénéfice imposable.

Les pertes de change ne peuvent donner lieu à constitution de provisions déductibles.

2) Les provisions constituées par les établissements de banque ou de crédit destinées à faire face aux risques
particuliers afférents aux prêts ou opérations à moyen et long terme pourront toutefois être constituées en
franchise d’impôt par ces établissements ainsi que celles constituées par les sociétés se livrant à des opérations de
crédit foncier.

La dotation annuelle de la provision prévue ci-dessus peut atteindre 5 % du bénéfice comptable de chaque
exercice, sans que le montant de ladite provision puisse excéder 5 % du total des crédits à moyen et à long terne
effectivement utilisés.

Les provisions pour dépréciation de créances constituées par les banques et établissements financiers en
application des normes de prudence édictées par la BCEAO.

Toutefois, la constitution de ces dernières provisions n’est pas cumulable avec celle de toute autre provision
déterminée de façon forfaitaire, notamment celle prévue au premier tiret précédent.

3) Les provisions destinées à faire face aux risques particuliers qui pourraient résulter des opérations de
réescompte d’effets souscrits par les établissements de banque ou de crédit auprès des caisses de crédit agricole.

Le montant annuel de cette provision ne pourra dépasser 10 % des utilisations de la fiche de réescompte dont le
plafond est limité à 250.000.000 F.

La constitution de cette provision cessera lorsque le montant cumulé des provisions constituées annuellement
aura atteint 50 % de la limite susvisée, soit 125.000.000 F.

Les pertes qui pourraient provenir de l’irrecouvrabilité éventuelle des effets réescomptés seront imputées sur le
montant de la provision ainsi constituée.

Lorsqu’il sera mis fin aux opérations de réescompte visées ci-dessus, le reliquat de la provision sera rapporté au
bénéfice imposable de l’exercice au cours duquel elle sera devenue sans objet.

4) Une provision égale à 5 % du montant de leur encours par exercice social pourra être constituée en franchise
d’impôt par les établissements de banques agréés comme banque de développement. Le montant cumulé des
provisions ainsi constituées ne pourra dépasser 10 % du montant total de l’encours.

5) Les provisions statistiques pour créances douteuses ou litigieuses constituées par les entreprises
concessionnaires de service public et les entreprises de téléphonie titulaires d’une licence d’exploitation.

6) Les provisions pour remise en état du patrimoine concédé, constituées par les entreprises concessionnaires de
service public.

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Les conditions de constitution des provisions visées aux 5 et 6 précédents sont fixées chaque année après accord
de l’administration fiscale.

7) Les provisions constituées par les compagnies d’assurances destinées à faire face aux sinistres tardifs et aux
annulations de primes, à condition que ces provisions soient déterminées conformément à la méthode de la
cadence prévue par les règles prudentielles de la CIMA.

8) Les pertes des banques et établissements financiers se rapportant aux créances accordées dans le respect des
normes de prudence édictées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, classées douteuses ou
litigieuses, ayant préalablement fait l’objet de provisions et non recouvrées au terme du cinquième exercice
comptable, à compter de leur transfert en créances douteuses ou litigieuses. La non-production de l’état des
créances douteuses prévues à l’article 36 du présent Code entraîne le rejet de la charge antérieurement déduite.

Art.18-F.- Les provisions visées au E ci-dessus qui, en tout ou en partie, reçoivent un emploi non conforme à leur
destination ou deviennent sans objet au cours d’un exercice ultérieur, sont rapportées aux recettes dudit exercice,
sauf disposition réglementaire contraire. Lorsque le rapport n’a pas été effectué par l’entreprise elle-même,
l’administration peut procéder aux redressements nécessaires dès qu’elle constate que les provisions sont
devenues sans objet. Dans ce cas, ces provisions sont, s’il y a lieu, rapportées aux recettes du plus ancien des
exercices soumis à vérification.

Art.18-G.- (L.F.2024) Les dons et libéralités consentis :

aux associations sportives reconnues par le Ministre en charge des sports et désignées par arrêté conjoint
du Ministre chargé des finances et du Ministre en charge des sports ;

aux organismes de recherche scientifique désignés par arrêté conjoint du Ministre chargé des finances et
du Ministre de la recherche scientifique ;

aux associations et organismes œuvrant dans les domaines de la santé publique et de l’action sociale,
désignés par arrêté conjoint du Ministre des finances et du Ministre de la santé et de la protection sociale ;

à l’Etat et à ses démembrements dans le cadre de leurs actions en matière de santé et d’hygiène publiques
ainsi que dans le domaine des actions sociales ;

aux associations œuvrant dans le domaine de la culture et de l’enseignement reconnues par le Ministre de
la culture ou de l’enseignement et désignées par arrêté conjoint du Ministre des finances et du Ministre de
tutelle concerné ;

à l’État ou à ses démembrements dans les domaines de l’éducation, de la santé ou des infrastructures
collectives ;

aux associations religieuses reconnues par le Ministère en charge des cultes sur la base d’un programme ou
d’un bilan d’actions sociales prouvées ;

aux malades démunis présentés par les services sanitaires ou sociaux ou par les centres de santé publics ;

aux élèves et étudiants ivoiriens non boursiers de l’État sous la forme de bourses d’études annuelles ;

aux personnes handicapées par les entreprises qui engagent des dépenses pour la fourniture d’installations
de rééducation, de matériels orthopédiques et autres matériels spécifiques ;

aux associations de jeunes et de femmes pour les aider à initier ou à développer une activité lucrative ;

aux associations qui œuvrent à la réadaptation des toxicomanes et des alcooliques ;

aux organismes privés à but non lucratif qui œuvrent à la conservation de l’environnement ;

aux mutuelles pour leurs opérations de financement, de construction de réhabilitation ou d’équipement


d’écoles de centres de santé ou de centres polyvalents au profit d’une collectivité ;

à l’État ou aux organismes publics œuvrant dans le domaine de la salubrité urbaine et de l’assainissement,
par les entreprises publiques ou privées ;

aux organismes de recherche scientifique, aux entreprises privées engagées dans la recherche, le
développement et l’innovation, aux inventeurs et innovateurs nationaux.

La valeur des dons et libéralités consentis est déductible dans la double limite de 2,5 % du chiffre d’affaires et de
200.000.000 FCFA par an.

En ce qui concerne les bourses d’études annuelles, elles ne doivent excéder la double limite particulière de
600.000 FCFA pour chaque étudiant bénéficiaire et 12.000.000 FCFA par entreprise donatrice. Les sommes ne
doivent être versées ni aux conjoints, ni aux ascendants et descendants des membres de la direction et des cadres
de l’entreprise. Ce seuil de 600.000 FCFA est porté à 1.000.000 FCFA pour les étudiants en cycle de recherche.

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Le coût de réalisation des routes, pistes rurales, hôpitaux, dispensaires, écoles et châteaux d’eau réalisés par les
entreprises privées au profit des collectivités territoriales ou des populations sont également déductibles des
résultats de ces entreprises, dans la double limite de 3 % du chiffre d’affaires et de 500.000.000 FCFA par an.

Le bénéfice des dispositions précédentes est subordonné à la condition que soient jointes à la déclaration des
résultats, les pièces justificatives attestant du montant et de la date de chaque versement, ainsi que de l’identité du
bénéficiaire. À défaut, les sommes déduites sont réintégrées d’office au résultat imposable.

S’agissant des dons d’ouvrages d’utilité publique, il devra également être joint à la déclaration de résultats une
preuve de leur réception par l’État ou une collectivité territoriale.

Les réalisations sociales effectuées par la LONACI, à la demande de l’État et approuvées par son conseil
d’administration sont déductibles en totalité des résultats de ladite société.

Art.18 bis.- Ne donnent pas droit à déduction, les paiements en espèces d’un montant supérieur à 250.000 FCFA et
se rapportant aux charges suivantes :

frais généraux, à l’exclusion des rémunérations à titre de dépenses de personnel et de main-d’œuvre ;

indemnités de fonction ;

intérêts de toute nature ;

primes d’assurances ;

acquisitions de biens et services.

Art.19.- Les montants des transactions, amendes, confiscations, pénalités et sanctions de toute nature mises à la
charge des contrevenants à la législation fiscale, douanière et sociale, à la réglementation des prix, et d’une
manière générale aux lois et règlements de l’État, ne sont pas admises en déduction des bénéfices soumis à
l’impôt.

Art.20.- Les dépenses d’études et de prospection exposées en vue de l’installation à l’étranger d’un établissement
de vente, d’un bureau d’études ou d’un bureau de renseignements ainsi que les charges visées à l’article 18 ci-
dessus, supportées pour le fonctionnement dudit établissement ou bureau pendant les trois premiers exercices,
peuvent être admises en déduction pour la détermination du bénéfice net imposable afférent à ces trois exercices.

Les sommes déduites des bénéfices par application de l’alinéa précédent devront faire l’objet d’un relevé spécial
détaillé annexé à la déclaration annuelle dont la production est prévue par l’article 35 du présent Code.

Elles seront rapportées par fractions égales aux bénéfices imposables des cinq exercices consécutifs à partir du
quatrième suivant celui de la création de l’établissement ou du bureau.

Art.21.- Le bénéfice imposable est obtenu en déduisant du bénéfice net total déterminé conformément aux
dispositions du présent Code, dans la proportion de 50 %, le revenu net des valeurs et capitaux mobiliers figurant à
l’actif des entreprises redevables de l’impôt sur les BIC.

Sont toutefois exclus de la déduction prévue ci-dessus, les produits des prêts non représentés par des titres
négociables ainsi que les produits des dépôts et comptes courants, lorsqu’ils sont encaissés par et pour le compte
des banquiers ou d’établissements de banques, des entreprises de placement ou de gestion de valeurs mobilières,
ainsi que des sociétés ou compagnies autorisées par le Gouvernement à des opérations de crédit foncier.

La proportion de 50 % visée ci-dessus est portée à 90 % en ce qui concerne :

1° les dividendes régulièrement mis en paiement par les sociétés cotées à la BRVM ;

2° les intérêts et tous autres produits des emprunts obligataires émis par l’État ivoirien, les départements
et les communes, les établissements publics ivoiriens et les sociétés cotées à la BRVM ;

3° les intérêts et tous produits des autres effets publics ivoiriens ;

4° les intérêts des emprunts émis par le Fonds National d’Investissement ;

5° les produits, lots et primes de remboursement des obligations émises en Côte d’Ivoire et remboursables
en cinq ans au moins.

La proportion de 50 % visée ci-dessus est portée à 95 % en ce qui concerne les sociétés bénéficiant du régime fiscal
des sociétés mères défini par l’article 22 ci-après.

La proportion de 50 % est portée à 100 % en ce qui concerne les intérêts et produits des titres d’État émis par les
États membres de l’UEMOA.

Art.21 bis.- Le bénéfice imposable des entreprises de production, de conservation, de conditionnement ou de


transformation des productions agricoles alimentaires dont la liste est établie par arrêté conjoint du Ministre en

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charge de l’agriculture et du Ministre de l’économie et des finances, est obtenu après un abattement de 50 % sur le
bénéfice net total déterminé à partir de la sixième année suivant la date du bénéfice de l’exonération visée à
l’article 12 bis du présent Code.

Art.22.- Le régime fiscal des sociétés mères est applicable aux sociétés ivoiriennes par actions ou à responsabilité
limitée qui détiennent, dans le capital d’autres sociétés revêtant l’une de ces formes, des participations satisfaisant
aux conditions ci-après :

1) Les titres de participations doivent revêtir la forme nominative ou être déposés dans un établissement désigné
par l’administration.

2) Ils doivent représenter au moins 10 % du capital de la société émettrice.

Ce pourcentage s’apprécie à la date de la mise en paiement des produits de la participation.

Toutefois, aucun pourcentage minimal n’est exigé pour les titres reçus en rémunération d’apports partiels admis au
régime fiscal des fusions non plus que pour les participations dont le prix de revient excède [Link] FCFA.

3) Les titres de participations doivent avoir été souscrits à l’émission. À défaut, la personne morale participante
doit avoir pris l’engagement de les conserver pendant un délai de deux ans.

En cas d’absorption par une tierce société d’une société détenant une participation satisfaisant aux conditions
exigées par le présent article, le bénéfice du régime fiscal des sociétés mères est transporté de plein droit de la
société absorbée à la société absorbante ou nouvelle. De même, une société participante demeure fondée à se
prévaloir du régime de faveur lorsque la société dont elle détient les actions ou parts absorbe une tierce société ou
est absorbée par celle-ci, sous réserve que la fusion ne soit pas réalisée pour faire échec aux conditions susvisées
et sans que la participation puisse bénéficier d’un traitement plus favorable que si l’opération n’avait pas eu lieu.

Art.23.- Le régime fiscal défini aux articles 29 et 193 du CGI s’applique de plein droit aux sociétés holdings de droit
ivoirien constituées sous la forme d’une société anonyme ou d’une SARL dont les 2/3 au moins de l’actif immobilisé
sont composés de participations qui répondent aux conditions fixées par l’article 22.

Ces sociétés peuvent en dehors de la gestion de participations exercer, à l’exclusion de toute activité commerciale,
industrielle, agricole ou non commerciale, les activités suivantes :

effectuer des prestations de services correspondant à des fonctions de direction, de gestion, de


coordination et de contrôle de sociétés du groupe ;

se livrer à des activités de recherche et de développement au seul profit du groupe ;

assurer la gestion de la trésorerie du groupe.

Le régime fiscal ci-dessus s’applique dans les mêmes conditions, à une société par actions simplifiée.

Art.24.- En ce qui concerne les sociétés, les rémunérations allouées à l’actionnaire unique, à l’associé unique ou au
gérant majoritaire personne physique et portées dans les frais et charges seront admises en déduction du bénéfice
de la société pour l’établissement de l’impôt, à condition que ces rémunérations correspondent à un travail effectif
et soient soumises au nom de ces derniers, à l’impôt sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères.

Art.25.- Sont admis en déduction :

1° en ce qui concerne les sociétés coopératives de consommation, les bonis provenant des opérations faites
avec les associés et distribués à ces derniers au prorata de la commande de chacun d’eux ;

2° en ce qui concerne les sociétés coopératives ouvrières de production, la part des bénéfices nets qui est
distribuée aux travailleurs.

Art.26.- En cas de déficit subi pendant un exercice, ce déficit est considéré comme une charge de l’exercice suivant
et déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice. Si ce bénéfice n’est pas suffisant pour que la déduction puisse
être intégralement opérée, l’excédent du déficit est reporté successivement sur les exercices suivants jusqu’au
cinquième exercice qui suit l’exercice déficitaire.

Art.27.- En cas de fusion absorption de sociétés de droit ivoirien, les déficits fiscaux reportables non prescrits ainsi
que les amortissements réputés différés non encore déduits de la société absorbée, sont admis en déduction
partielle ou totale des résultats de la société absorbante.

Les entreprises absorbantes peuvent également bénéficier, partiellement ou totalement, des crédits d’impôts ou
taxes ainsi que des avantages fiscaux non prescrits de la société absorbée.

Le bénéfice des mesures susmentionnées est subordonné à l’agrément préalable du directeur général des Impôts
sur présentation du dossier de fusion absorption.

L’agrément ainsi accordé peut prévoir un étalement des déductions sur une période qui ne peut excéder 5 ans.

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Art.27 bis.- Lorsque la dissolution d’une société dans laquelle tous les titres sont détenus par un seul associé
entraîne la transmission universelle du patrimoine de la société à cet associé, sans qu’il y ait lieu à liquidation
conformément aux dispositions de l’article 201 de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du
groupement d’intérêt économique, le régime fiscal suivant s’applique :

transfert des déficits fiscaux et des amortissements réputés différés, de la filiale à la société mère ;

transfert des avantages fiscaux et crédits d’impôts de la filiale à la société mère ;

exonération de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières sur le boni de dissolution éventuel.

Le bénéfice de ce régime est subordonné à l’autorisation du directeur général des Impôts après contrôle de la
sincérité des déficits provenant de l’entreprise dissoute.

L’autorisation ainsi accordée peut prévoir un étalement des déductions sur une période qui ne peut excéder 5 ans.

Section 4 - Plus-values

Art.28.- Par dérogation aux dispositions de l’article 14, les plus-values provenant de la cession, en cours
d’exploitation, d’éléments de l’actif immobilisé ne sont pas comprises dans le bénéfice imposable de l’exercice au
cours duquel elles ont été réalisées, si, dans la déclaration des résultats dudit exercice, le contribuable prend
l’engagement de réinvestir en immobilisations dans ses entreprises en Côte d’Ivoire, avant l’expiration d’un délai de
trois ans à partir de la clôture de l’exercice, une somme égale au montant de ces plus-values ajoutée au prix de
revient des éléments cédés.

Pour l’application des dispositions qui précèdent, les valeurs constituant le portefeuille sont considérées comme
faisant partie de l’actif immobilisé lorsqu’elles sont entrées dans le patrimoine de l’entreprise cinq ans au moins
avant la date de la cession.

Par ailleurs, sont assimilées à des immobilisations, les acquisitions d’actions ou de parts ayant pour effet d’assurer
à l’exploitant la pleine propriété de 30 % au moins du capital d’une tierce entreprise.

Si le remploi est effectué dans le délai prévu ci-dessus, les plus-values distraites du bénéfice imposable viennent en
déduction du prix de revient des nouvelles immobilisations, soit pour le calcul des amortissements s’il s’agit
d’éléments d’actif amortissables, soit pour le calcul des plus-values réalisées ultérieurement. Dans le cas contraire,
elles sont rapportées au bénéfice imposable de l’exercice au cours duquel a expiré le délai ci-dessus.

Les entreprises ont la possibilité de calculer et de déduire l’amortissement normal du nouveau bien à condition de
procéder à la réintégration au résultat final de la partie de la plus-value correspondant à l’excédent
d’amortissement ainsi dégagé.

Toutefois, si le contribuable vient à cesser sa profession ou à céder son entreprise au cours du délai ci-dessus, les
plus-values à réinvestir seront immédiatement taxées dans les conditions fixées par l’article 71 ci-après.

Art.29.- Par dérogation aux dispositions de l’article 14, les plus-values provenant de la cession de titres de
participation par les sociétés holdings telles que défini par l’article 23 du présent Code, sont imposables à l’impôt
sur les BIC au taux de 12 % selon les conditions et modalités suivantes :

les titres de participation sont ceux qui revêtent ce caractère sur le plan comptable et qui donnent droit au
régime des sociétés mères définies par l’article 22 ;

les titres de participation doivent avoir été détenus depuis au moins deux ans.

Les cessions de titres de participation détenus depuis moins de deux ans sont taxées dans les conditions de droit
commun, sauf si les titres ont été acquis à la suite d’une fusion ou d’un apport et qu’ils figuraient dans le
portefeuille d’une société répondant aux conditions exigées par les présentes dispositions.

Pour l’application de ces dispositions, les cessions de titres compris dans le portefeuille sont réputées porter par
priorité sur les titres de même nature acquis ou souscrits à la date la plus ancienne ; les plus ou moins-values
résultant des cessions sont déterminées en fonction de la valeur d’origine pour laquelle les titres figurent au bilan.

Sur option, le prix d’origine des titres cédés peut être calculé d’après le coût d’achat moyen pondéré. Cette option
est irrévocable et porte sur tous les titres en portefeuille.

Il est fait une compensation entre les plus-values et les moins-values de même nature. La plus-value nette peut
être utilisée à compenser le déficit de l’exercice, les déficits reportables au titre des exercices antérieurs, les
amortissements réputés différés. La moins-value nette d’un exercice est déductible uniquement des plus-values de
même nature réalisées au cours des cinq exercices suivants.

La base imposable est constituée par les plus-values nettes dégagées au titre d’un exercice, déduction faite des
moins-values reportables au titre des exercices précédents et des frais strictement nécessaires à la réalisation de la

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cession.

Par dérogation aux dispositions de l’article 14, les plus-values provenant de la cession de titres de participation par
les sociétés visées à l’article 23 du présent Code et provenant de la cession de titres de participation répondant aux
conditions visées par le paragraphe 1 ci-dessus sont exonérées de l’impôt sur les BIC jusqu’au moment de la
cession, si le portefeuille desdites sociétés est composé d’au moins 60 % de participations dans les sociétés dont le
siège est situé dans l’un des pays membres de l’UEMOA.

Art.30.- Sont également exonérées de l’impôt sur les BIC, en ce qui concerne les sociétés ayant pour objet la
construction d’immeubles en vue de leur division, les plus-values résultant de l’attribution exclusive aux associés,
par voie de partage en nature à titre pur et simple, de la fraction des immeubles construits par celles-ci et pour
laquelle ils ont vocation.

Le bénéfice de ces exonérations est subordonné toutefois à la condition que le procès-verbal de l’assemblée
générale approuvant le projet de partage soit enregistré avant l’expiration d’un délai de 7 ans, à compter de la date
de constitution de la société.

L’acte de partage lui-même devra être enregistré, au plus tard, un an après l’enregistrement du procès-verbal de la
délibération de l’assemblée générale approuvant le projet de partage.

Art.31.- Dans le cas de décès de l’exploitant, la taxation de la plus-value du fonds de commerce (éléments corporels
et incorporels) est, lorsque l’exploitation est continuée par les héritiers en ligne directe ou par le conjoint, reportée
au moment de la cession ou de la cessation de l’exploitation par ces derniers, à condition qu’aucune augmentation
ne soit apportée aux évaluations des éléments de l’actif figurant au dernier bilan dressé par le défunt.

Cette disposition reste applicable, lorsqu’à la suite du partage de la succession, l’exploitation est poursuivie par le
ou les héritiers en ligne directe ou par le conjoint attributaire du fonds, de même que dans le cas où les héritiers en
ligne directe et le conjoint constituent exclusivement entre eux une société en nom collectif ou en commandite
simple, à condition que les évaluations des éléments d’actif existant au décès ne soient pas augmentées à
l’occasion du partage ou de la transformation de l’entreprise en société.

Fusion de sociétés et apports partiels d’actifs

Art.32.- Les plus-values, autres que celles réalisées sur les marchandises, résultant de l’attribution d’actions ou de
parts sociales (parts de capital) à la suite de fusions de sociétés anonymes ou à responsabilité limitée, sont
exonérées de l’impôt sur les BIC.

Il en est de même des plus-values, autres que celles réalisées sur les marchandises, résultant de l’attribution
gratuite d’actions ou de parts sociales à la suite de l’apport par une société anonyme ou à responsabilité limitée, à
une autre société constituée sous l’une de ces formes, d’une partie de ses éléments d’actif, à condition que la
société bénéficiaire de l’apport ait son siège social en Côte d’Ivoire.

Toutefois, l’application des dispositions des deux alinéas précédents est subordonnée à l’obligation constatée dans
l’acte de fusion ou d’apport pour la société absorbante ou nouvelle ou pour la bénéficiaire de l’apport de calculer,
en ce qui concerne les éléments autres que les marchandises comprises dans l’apport, les amortissements annuels
à prélever sur les bénéfices, ainsi que les plus-values ultérieures résultant de la réalisation de ces éléments d’après
le prix de revient qu’ils comportaient pour les sociétés fusionnées ou pour la société apporteuse, déduction faite
des amortissements déjà réalisés par elles.

Impositions des plus-values de cession

Art.33.- Sous réserve des dispositions de l’article 28, les plus-values provenant de la cession d’éléments d’actif
immobilisé en fin d’exploitation ou en cas de cession partielle d’entreprise et les indemnités reçues en contrepartie
de la cessation de l’exercice de la profession ou du transfert d’une clientèle sont comptées, dans les bénéfices
commerciaux et les bénéfices des professions non commerciales imposables, pour la moitié de leur montant.

Toutefois, lorsque la cession, le transfert ou la cessation intervient plus de cinq ans après la création ou l’achat du
fonds, de l’office ou de la clientèle, la plus-value n’est retenue dans les bénéfices imposables que pour le tiers de
son montant.

Le délai fixé à l’alinéa qui précède n’est pas opposable au conjoint survivant, ni aux héritiers en ligne directe,
lorsque la cession, le transfert ou la cessation de l’exercice de la profession est la conséquence du décès de
l’exploitant.

Section 5 - Régime du bénéfice réel normal

1) Personnes imposables

Art.34.- (L.F.2021) 1) Sont obligatoirement soumises au régime du bénéfice réel, les entreprises dont le chiffre
d’affaires annuel, toutes taxes incluses, excède 500.000.000 FCFA.

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Les entreprises dont le chiffre d’affaires s’abaissent en dessous de la limite prévue au paragraphe ci-dessus, ne
sont soumises au régime du bénéfice réel simplifié, ou le cas échéant, au régime de la taxe d’Etat de l’Entreprenant,
que lorsque leur chiffre d’affaires est resté inférieur à cette limite pendant trois exercices consécutifs.

Le chiffre d’affaires prévu au paragraphe 1 est ajusté au prorata du temps d’exploitation pour les entreprises qui
commencent ou cessent leurs activités en cours d’année.

2) Les entreprises qui remplissent les conditions pour être imposées sous le régime du bénéfice réel simplifié
peuvent opter, avant le 1er février de chaque année, pour le régime du bénéfice réel. L’option prend effet à
compter du 1er janvier de l’année au cours de laquelle elle est exercée. Elle est révocable après les trois exercices
comptables qui suivent sa date d’effet et sur autorisation expresse des services de la DGI.

Les entreprises qui débutent leur activité peuvent opter dans les trente jours du commencement de leur activité.
L’option est valable de manière irrévocable pour les trois premiers exercices comptables.

2) Déclaration de résultats

Art.35.- 1) Les contribuables visés à l’article précédent sont tenus de souscrire leur déclaration des résultats selon
le système normal.

2) La déclaration de résultats doit être produite au plus tard :

le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à l’obligation de
certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;

le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres entreprises.

Art.35 bis.- Abrogé

États financiers

Art.36.- (L.F.2021, L.F.2022, L.F.2024) Les contribuables visés à l’article 34-1° sont tenus de transmettre à
l’Administration fiscale, leurs états financiers annuels établis et présentés selon le cas, conformément au
référentiel comptable SYSCOHADA révisé, au droit comptable bancaire ou au Code de la CIMA.

Ces états peuvent être transmis en version papier ou par la voie électronique. Les entreprises relevant de la
Direction des grandes Entreprises ou de la Direction des moyennes Entreprises doivent transmettre lesdits états
financiers uniquement par la voie électronique.

Seuls sont recevables par l’Administration fiscale, les états financiers qui auront été préalablement présentés à la
formalité de la certification en ce qui concerne les entreprises soumises à cette procédure, conformément aux
dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE.

Les autres entreprises sont soumises à la procédure du visa préalable de leurs états financiers, effectuée par un
expert-comptable inscrit à l’Ordre. Les modalités de cette procédure sont définies par arrêté du Ministre en charge
du Budget.

Les états financiers doivent également être transmis par voie électronique. En cas de discordances entre la version
électronique et la version papier, la version papier fait foi.

Sont obligatoirement joints aux états financiers à déposer, les documents suivants :

les copies des actes modificatifs des statuts, des comptes rendus des délibérations des assemblées
statutaires et du procès-verbal de l’assemblée générale, relatifs à l’exercice faisant l’objet de déclaration ;

le double du compte rendu détaillé et des notes annexes fournis à la direction des Assurances dans les
délais légaux par les entreprises d’assurance ou réassurance de capitalisation ou d’épargne ;

un relevé des provisions constituées au cours de l’exercice fiscal faisant l’objet de la déclaration.

Les banques et établissements financiers sont tenus de joindre en plus des documents sus indiqués :

l’état prévu par les normes de la BCEAO se rapportant aux créances classées douteuses ou litigieuses
passées en perte ainsi que l’état de suivi du recouvrement desdites créances ;

le détail des comptes des classes 6 et 7 du Plan comptable bancaire révisé.

Les compagnies d’assurances sont, quant à elles, tenues de produire en plus des documents visés aux paragraphes
1 à 6 précédents :

le détail des comptes des classes 61 à 68 ;

le détail des comptes des classes 70 à 77.

Les entreprises dont le siège social est situé hors de la Côte, d’Ivoire, remettent en outre, un exemplaire de leurs

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états financiers.

Les états financiers et ces documents doivent être transmis au plus tard :

le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à l’obligation de
certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;

le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres entreprises.

Les entreprises qui exploitent des établissements secondaires, sont tenues de joindre à leurs états financiers, un
état faisant ressortir pour chaque établissement secondaire, les achats et les ventes effectués et d’une façon
générale, les agrégats comptables et économiques permettant de connaître le niveau d’activité et de rentabilité de
chaque établissement secondaire. La non-production de cet état est passible d’une amende de 1.000.000 FCFA.

En ce qui concerne les sociétés n’ayant pu tenir leur assemblée statutaire avant l’expiration des délais prévus ci-
dessus, la transmission du compte-rendu de délibération de l’assemblée statutaire doit se faire au plus tard le 31
juillet.

Toutefois, ce délai est porté au 31 octobre au plus tard en cas de prorogation du délai fixé pour la tenue de
l’assemblée statutaire de ces sociétés, dans le respect des dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit des
sociétés commerciales et du GIE.

L’Administration fiscale transmet la version électronique des états financiers ainsi que les documents annexes
reçus, à l’Institut national de la Statistique, à la Comptabilité nationale et à la BCEAO. Les organismes privés
notamment les banques, peuvent à leur demande recevoir de la part de la DGI, ces états financiers et documents
annexes.

Les entreprises qui sont sous la dépendance ou qui possèdent le contrôle d’entreprises situées hors de Côte
d’Ivoire, sont tenues de joindre à leurs états financiers, une documentation contenant notamment :

une description générale des structures juridiques et opérationnelles du groupe d’entreprises associées,
comportant l’identification et la localisation géographique des entreprises associées engagées dans des
transactions intragroupes au cours de l’exercice ;

une présentation générale des opérations réalisées avec les entreprises associées au cours de l’exercice,
incluant la nature et le montant des transactions, ainsi que l’identité et la localisation géographique des
sociétés du groupe impliquées ;

une description des méthodes de détermination des prix de transfert utilisées par le contribuable, pour la
valorisation des transactions internationales intragroupes concernées par l’état.

La non-production de la documentation visée au paragraphe précédent ou la production d’une documentation


incomplète est sanctionnée par le rejet comme charges déductibles, des sommes inscrites en comptabilité au titre
des opérations réalisées avec les entreprises associées et par une amende de 5.000.000 FCFA.

L’amende ci-dessus est majorée de 100.000 FCFA par mois ou fraction de mois de retard supplémentaire.

Art.36 bis.- (L.F.2024) Les entreprises qui contrôlent des entreprises situées hors de Côte d’Ivoire sont tenues de
produire auprès de l’Administration et suivant la fin de chaque exercice fiscal, une déclaration annuelle comportant
la répartition pays par pays des bénéfices du groupe et de divers agrégats économiques, comptables et fiscaux.

Sont concernées par l’obligation prévue au paragraphe précédent, les personnes morales établies en Côte d’Ivoire,
remplissant les conditions suivantes :

réaliser au titre de l’exercice précédant l’exercice fiscal soumis à déclaration, un chiffre d’affaires hors taxes
consolidé égal ou supérieur à [Link] FCFA ;

être soumise à l’obligation d’établissement d’états financiers consolidés, aux termes des articles 74 et
suivants de l’Acte uniforme de l’OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière ;

contrôler des entités établies hors de Côte d’Ivoire ;

ne pas être sous le contrôle d’une entreprise située en Côte d’Ivoire et soumise elle-même au dépôt de la
présente déclaration, ou établie dans un pays lié à la Côte d’Ivoire par un accord prévoyant l’échange de
renseignements à des fins fiscales et soumise à une obligation déclarative similaire.

La déclaration comprend obligatoirement pour chaque pays ou territoire dans lequel le groupe possède des
entités, les informations suivantes :

le chiffre d’affaires global résultant des transactions intragroupes réalisées ;

le chiffre d’affaires résultant des transactions avec des entreprises indépendantes ;

le chiffre d’affaires total réalisé dans le pays ou sur le territoire ;

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le résultat avant impôt sur les bénéfices ;

l’impôt sur les bénéfices dû dans le pays ou territoire, au titre de l’année faisant l’objet de la déclaration ;

le montant de l’impôt sur les bénéfices effectivement acquitté ;

le montant total des bénéfices non distribués à la fin de l’exercice ;

le capital social cumulé des entités établies dans le pays ou sur le territoire ;

l’effectif total du personnel employé dans le pays ou sur le territoire ;

l’identification des actifs corporels hors trésorerie et équivalents de trésorerie, détenus ou utilisés dans le
pays ou sur le territoire ;

la localisation, l’identité et les principales activités des entités du groupe, concernées par les données
agrégées déclarées.

La déclaration est à produire sur un support administratif conçu à cet effet, dans les douze mois suivant la fin de
chaque exercice fiscal. Elle doit également être transmise par voie électronique. En cas de discordance entre la
version électronique et la version papier, cette dernière fait foi.

Le défaut de production dans les délais légaux de la déclaration ci-dessus, est sanctionné par une amende de
5.000.000 FCFA, sans préjudice de l’application des autres sanctions prévues par la loi.

La production d’une déclaration incomplète ou comportant des erreurs est sanctionnée par une amende de
2.000.000 FCFA par erreur ou omission, sans préjudice des autres sanctions prévues par la loi.

Art.36 ter.- (L.F.2023) 1) Les personnes morales établies en Côte d’Ivoire relevant de la Direction des Grandes
Entreprises ou de la Direction des Moyennes Entreprises et qui sont sous la dépendance ou qui possèdent le
contrôle d’entreprises situées hors de Côte d’Ivoire, sont tenues de produire à l’Administration fiscale lors des
opérations de contrôle, en sus de l’état des transactions internationales intragroupes prévu à l’article 36 bis ci-
dessus, une documentation composée d’un fichier principal et d’un fichier local.

2) Le fichier principal comprend :

un schéma illustrant la structure juridique et capitalistique du groupe ainsi que la situation géographique
des entités opérationnelles ;

une liste et une description des accords importants de prestations de services entre entreprises associées,
à l’exclusion des accords afférents à des services de recherche et développement. Ces informations incluent
une description des capacités des principaux sites fournissant les services importants et des politiques
appliquées en matière de prix de transfert pour répartir les coûts des services et déterminer les prix
facturés pour les services intragroupes ;

les sources importantes de bénéfices du groupe ;

une description de la chaîne d’approvisionnement des cinq principaux biens et services offerts par des
entreprises du groupe ainsi que de tout autre bien et service représentant plus de 5 % du chiffre d’affaires
du groupe ;

une description des principaux marchés géographiques sur lesquels les biens et services du groupe sont
vendus ;

une analyse fonctionnelle décrivant les principales contributions des différentes entités du groupe à la
création de valeur, c’est-à-dire les fonctions clés exercées, les risques importants assumés et les actifs
importants utilisés ;

une description des opérations importantes de réorganisations d’entreprises ainsi que d’acquisitions et de
cessions d’éléments d’actif intervenues au cours de l’exercice ;

une description générale de la stratégie du groupe en matière de mise au point, de propriété et


d’exploitation des actifs incorporels. Cette description comporte notamment la localisation des principales
installations de recherche et développement et celle de la direction des activités de recherche et
développement ;

une liste des actifs incorporels ou des catégories d’actifs incorporels qui sont importants pour
l’établissement des prix de transfert ainsi que des entités qui en sont légalement propriétaires ;

une liste des accords importants entre entreprises associées relatifs aux actifs incorporels, y compris les
accords de répartition de coûts, les principaux accords de services de recherche et les accords de licence ;

une description générale des éventuels transferts importants de parts d’actifs incorporels entre entreprises

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associées, mentionnant les pays et les rémunérations correspondantes ;

une description générale de la façon dont le groupe est financé, y compris une description des accords de
financement importants conclus avec des préteurs indépendants du groupe ;

l’identification de tous les membres du groupe multinational exerçant une fonction de centrale de
financement pour le groupe, y compris du pays de constitution des entités considérées et de leur siège de
direction effective ;

une description générale des politiques du groupe en matière de prix de transfert relatives aux accords de
financement entre entreprises associées ;

les états financiers consolidés annuels du groupe pour l’exercice fiscal s’ils sont préparés par ailleurs à des
fins d’information financière, réglementaires, de gestion interne, fiscales ou autres ;

le cas échéant, une liste et une description des accords préalables en matière de prix de transfert
unilatéraux conclus par le groupe et des autres décisions rendus par des autorités fiscales concernant la
répartition des bénéfices du groupe entre pays.

3) Le fichier local comprend :

une description de la structure de gestion et un organigramme de l’entreprise ivoirienne ;

une description des activités effectuées et de la stratégie d’entreprise mise en oeuvre, en indiquant
notamment si l’entreprise a été impliquée dans ou affectée par des réorganisations d’entreprises ou des
transferts d’actifs incorporels pendant l’exercice ou l’exercice précédent et en expliquant les aspects de ces
transactions qui affectent l’entreprise ;

une description des transactions importantes avec des entreprises associées et des conditions dans
lesquelles elles sont réalisées. Cette description porte notamment sur les achats de services de fabrication,
les acquisitions de biens, la fourniture de services, les prêts, les garanties financières et garanties de bonne
exécution, la concession de licences portant sur des actifs incorporels ;

les montants des paiements et recettes intragroupes pour chaque catégorie de transactions impliquant
l’entreprise ivoirienne, ventilés en fonction de la juridiction fiscale du payeur ou du bénéficiaire étranger ;

une identification des entreprises associées impliquées dans chaque catégorie de transactions contrôlées
et des relations qu’elles entretiennent avec l’entreprise vérifiée ;

une copie de tous les accords intragroupes importants conclus par l’entreprise vérifiée ;

une analyse de comparabilité et une analyse fonctionnelle détaillées de l’entreprise ivoirienne et des
entreprises associées pour chaque catégorie de transactions, y compris les éventuels changements par
rapport aux exercices précédents ;

une indication de la méthode de détermination des prix de transfert la plus adaptée pour chaque catégorie
de transactions et des raisons pour lesquelles cette méthode a été choisie ;

le cas échéant, une indication de l’entreprise associée qui a été choisie comme partie testée et une
explication des raisons de cette sélection ;

une synthèse des hypothèses importantes qui ont été posées pour appliquer les méthodes de fixation des
prix de transfert ;

le cas échéant, une explication des raisons pour lesquelles une analyse pluriannuelle des méthodes de prix
de transfert a été appliquée ;

une liste et une description des transactions comparables sur le marché libre et des indicateurs financiers
relatifs à des entreprises indépendantes utilisés dans le cadre de l’analyse des prix de transfert, y compris
une description de la méthode de recherche de données comparables avec l’indication de la source de ces
informations ;

une description des éventuels ajustements effectués en indiquant si ces ajustements ont été apportés aux
résultats de la partie testée le cas échéant, aux transactions comparables sur le marché libre ou aux deux ;

une description des raisons pour lesquelles il a été conclu que les prix des transactions avaient été établis
conformément au principe de pleine concurrence en application de la méthode de prix de transfert
retenue ;

une synthèse des informations financières utilisées pour appliquer la méthode de détermination des prix
de transfert ;

le cas échéant, une copie des accords de fixation préalable des prix de transfert unilatéraux, bilatéraux et

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multilatéraux existants ainsi que des décisions d’autres autorités fiscales et qui sont liés à des transactions
contrôlées avec l’entreprise vérifiée ;

les états financiers annuels de synthèse de l’entreprise ivoirienne ;

des informations et des tableaux de répartition indiquant comment les données financières utilisées pour
appliquer la méthode de détermination des prix de transfert peuvent être reliées aux états financiers
annuels ;

des tableaux synthétiques des données financières se rapportant aux transactions comparables utilisées
avec l’indication des sources d’où ces données sont tirées.

4) Le fichier principal et le fichier local, qui ne se substituent pas aux justificatifs afférents à chaque transaction
réalisée par l’entreprise, doivent être tenus en langue française sous format papier et/ou dématérialisé et produits
à toute réquisition de l’Administration fiscale lors des opérations de contrôle.

Art.37.- Les contribuables susvisés doivent, le cas échéant, indiquer le nom et l’adresse du ou des comptables ou
experts chargés de tenir leur comptabilité ou d’en déterminer ou contrôler les résultats généraux, en précisant si
ces techniciens font ou non partie du personnel salarié de leur entreprise.

Ils peuvent joindre à leur déclaration les observations essentielles et les conclusions qui ont pu leur être remises
par les experts-comptables ou les comptables agréés chargés par eux, dans les limites de leur compétence,
d’établir, contrôler ou apprécier leurs états financiers annuels.

3) Contrôle des déclarations

Art.38.- Pour l’établissement de l’impôt sur les BIC dû par les entreprises qui sont sous la dépendance ou qui
possèdent le contrôle d’entreprises situées hors de Côte d’Ivoire, les bénéfices indirectement transférés à ces
dernières soit par la majoration ou la diminution des prix d’achat ou de vente, soit par tout autre moyen, seront
incorporés aux résultats. Il est procédé de même à l’égard des entreprises qui sont sous la dépendance d’une
entreprise ou d’un groupe possédant également le contrôle d’entreprises situées hors de Côte d’Ivoire.

À défaut d’éléments précis pour opérer les redressements prévus à l’alinéa précédent, les produits imposables
seront déterminés par comparaison avec ceux des entreprises similaires exploitées normalement.

Les intérêts, arrérages et autres produits des obligations, créances, dépôts et cautionnements, les redevances de
cession ou concession de licences d’exploitation, de brevets d’invention, de marques de fabrique, procédés ou
formules de fabrication et autres droits analogues ou les rémunérations de services payés ou dus par une
personne physique ou morale domiciliée ou établie en Côte d’Ivoire à des personnes physiques ou morales qui
sont domiciliées ou établies hors de Côte d’Ivoire, ne sont admis comme charges déductibles pour l’établissement
de l’impôt que si le débiteur apporte la preuve que ces dépenses correspondent à des opérations réelles et qu’elles
ne présentent pas un caractère anormal ou exagéré.

Les sommes versées ne sont admises comme charges déductibles pour l’établissement de l’impôt que dans la
double limite de 5 % du chiffre d’affaires hors taxes et de 20 % des frais généraux de l’entreprise débitrice.

La condition de dépendance ou de contrôle n’est pas exigée pour l’application de la double limite, lorsque la
transaction ou le transfert s’effectue avec des personnes situées ou établies dans un pays ou territoire non
coopératif ou à fiscalité privilégiée.

Lorsque le bénéficiaire des sommes versées est situé dans un tel pays ou territoire, la déduction desdites sommes
est plafonnée à 50 % de leur montant brut, sans préjudice de la double limite prévue ci-dessus.

Pour l’application des paragraphes précédents, sont considérés comme pays ou territoires non coopératifs, les
pays ou territoires identifiés comme tels par les autorités fiscales ivoiriennes ou figurant sur la liste de
l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) ou celle de l’Union européenne (UE).

Sont considérés comme territoires à fiscalité privilégiée, les territoires dans lesquels les revenus ou sommes
provenant de la Côte d’Ivoire sont taxables à un impôt au titre des bénéfices ou à toute autre nature d’impôt sur le
revenu, dont le montant est inférieur à la moitié de l’impôt qui aurait été perçu en Côte d’Ivoire, si de tels revenus
ou sommes y étaient imposables.

Toutefois, ne peuvent être considérés comme pays ou territoires à fiscalité privilégiée ou non coopératifs, les pays
ou territoires ayant conclu avec la Côte d’Ivoire, un accord prévoyant l’échange réciproque de renseignements à
des fins fiscales.

4) Paiement de l’impôt

A. Impôt minimum forfaitaire (IMF)

Art.39.- (L.F.2021) Un impôt minimum forfaitaire frappe les personnes physiques ou morales soumises au régime

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du bénéfice réel normal.

Il est exigible dans l’un des cas suivants :

a) le montant de l’impôt sur les bénéfices de l’exercice est inférieur à l’impôt minimum forfaitaire dudit
exercice ;

b) le montant cumulé des impôts et taxes dus au titre de l’exercice, hors impôts de tiers, est inférieur au
montant maximum de l’impôt des micro-entreprises déterminé sur la base du seuil supérieur du chiffre
d’affaires du régime de l’impôt des micro-entreprises.

1) La cotisation due au titre d’un exercice comptable donné est égale à 0,5 % du chiffre d’affaires, toutes taxes
comprises, de cet exercice. Cette cotisation ne peut être inférieure à un minimum de perception de 3.000.000 FCFA.
Pour les stations-service et les distributeurs de gaz butane, ce montant est ramené à 500.000 FCFA.

Toutefois, lorsque l’impôt minimum forfaitaire est dû à raison de la condition définie au b) ci-dessus, le minimum
de perception est majoré de la différence entre le montant cumulé des impôts et taxes dus au titre d’un exercice et
le montant maximum de l’impôt des micro-entreprises déterminé sur la base du seuil supérieur du chiffre d’affaires
du régime des micro-entreprises, affecté d’un coefficient de 1,2.

En ce qui concerne les établissements hôteliers, le minimum de perception de 2.000.000 FCFA est réduit de moitié
pour les exercices clos aux 31 décembre 2007, 2008, 2009 et 2010.

Sans préjudice de l’exigibilité du minimum de perception, le taux de l’IMF est fixé à :

0,10 % pour les entreprises de production, transformation et ventes de produits pétroliers, pour les
entreprises de production, de distribution d’eau et d’électricité ainsi que pour les entreprises de distribution
de gaz butane ;

0,15 % pour les établissements bancaires et financiers et les entreprises d’assurance et de réassurance.

Le maximum de perception de l’IMF est fixé à 35.000.000 F.

À titre exceptionnel, ce maximum de perception est ramené à 15.000.000 F pour les exercices clos au 31 décembre
2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009 et 2010.

En ce qui concerne les établissements hôteliers, le maximum de perception est fixé à 10.000.000 FCFA pour les
exercices clos aux 31 décembre 2007, 2008, 2009 et 2010.

2) Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de l’exercice de l’activité,
y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et accessoires ou de la gestion de l’actif commercial,
quelle que soit leur situation fiscale au regard des taxes sur le chiffre d’affaires.

3) La cotisation exigible doit être acquittée spontanément auprès de la recette des impôts du lieu d’exercice de
l’activité dans les mêmes conditions et sous les mêmes sanctions que l’impôt sur les BIC.

À titre transitoire, et jusqu’au 31 décembre 2020, le paiement de l’impôt prévu au présent article est suspendu.

Art.40.- Les entreprises nouvelles sont exonérées de l’IMF au titre de leur premier exercice comptable.

Par dérogation aux dispositions de l’article 39, les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition, en période
déficitaire et situées en zone de guerre sont exonérées de l’IMF jusqu’au 31 décembre 2010. Pour les entreprises
concernées, l’IMF déjà acquitté constitue un crédit d’impôt imputable sur l’impôt sur les bénéfices de l’exercice
suivant.

Les entreprises demeurées en activité en zones Centre, Nord et Ouest sont également exonérées de l’IMF au titre
des exercices clos aux 31 décembre 2011, 2012, 2013 et 2014, lorsqu’elles sont déficitaires.

Art.41.- Les personnes physiques ou morales qui bénéficient d’un régime d’exonération totale ou partielle d’impôt
sur les BIC sont exonérées, dans les mêmes conditions et quotités, de l’IMF.

B. Impôt sur les BIC

Art.42.- A compter des exercices ouverts après le 31 décembre 2002, l’impôt sur les BIC ou l’IMF dû au titre d’un
exercice est payable spontanément en trois fractions égales au plus tard le 15 avril, le 15 juin et le 15 septembre de
chaque année.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des Centres des Moyennes Entreprises, ces dates sont
fixées au :

10 avril, 10 juin et 10 septembre pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et
minières ;

15 avril, 15 juin et 15 septembre, pour les entreprises commerciales ;

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20 avril, 20 juin et 20 septembre, pour les entreprises de prestations de services.

Le paiement est effectué auprès de la recette des impôts dont dépend le contribuable.

Art.43.- À titre transitoire et par dérogation aux dispositions de l’article 42, un acompte provisionnel unique égal à
40 % de l’impôt sur les BIC ou de la cotisation d’IMF, due au titre de l’exercice comptable clos le 31 décembre 2002
est exigible.

Le paiement de cet acompte doit être effectué au plus tard le 20 septembre 2003.

La cotisation d’impôt sur les BIC, ou d’IMF, exigible au titre de l’exercice comptable clos le 31 décembre 2003, est
payable en trois versements égaux qui doivent être effectués respectivement le 20 avril, le 20 juin et le 20
septembre 2004. L’acompte provisionnel sera imputable par tiers sur chacun des trois versements.

Art.44.- Les personnes physiques ou morales sont autorisées à imputer leurs stocks de crédits d’impôt sur les BIC
et bénéfices agricoles sur leurs cotisations d’impôt exigibles au titre des exercices 2003 et 2004 à concurrence de la
moitié du montant desdites cotisations.

Les stocks de crédits d’impôt qui n’ont pu être résorbés au titre de l’exercice clos au 31 décembre 2004 sont
imputables sur l’impôt sur les BIC et bénéfices agricoles ou l’IMF dû à compter de l’exercice clos le 31 décembre
2005, jusqu’à épuisement total.

Toutefois, les personnes concernées peuvent opter pour le remboursement de ces crédits dans les conditions
habituelles. Le crédit résiduel demandé en remboursement ne peut plus faire l’objet d’imputation à compter de la
date d’option.

Pour bénéficier du remboursement, les personnes physiques ou morales doivent communiquer leurs stocks de
crédits résiduels d’impôt sur les BIC et bénéfices agricoles à la DGI dans un délai de 30 jours à compter de l’entrée
en vigueur des présentes dispositions.

Section 6 - Régime du bénéfice réel simplifié

1) Personnes imposables

Art.45.- (L.F.2021) 1) Le régime du bénéfice réel simplifié s’applique aux personnes physiques ou morales dont le
chiffre d’affaires annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 200.000.000 et 500.000.000 FCFA.

2) Les personnes physiques ou morales dont le chiffre d’affaires s’abaissent en dessous de la limite prévue au
paragraphe ci-dessus, ne sont soumises au régime de l’impôt des micro-entreprises, sauf option pour le régime
simplifié d’imposition, que lorsque leur chiffre d’affaires est resté inférieur à cette limite pendant trois exercices
consécutifs.

Le chiffre d’affaires limite prévu au paragraphe 1 est ajusté au prorata du temps d’exploitation pour les
contribuables qui commencent ou cessent leurs activités en cours d’année.

2) Option pour le régime réel simplifié ou pour l’assujettissement à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux

Art.46.- (L.F.2021, L.F.2022, L.F.2024) Les contribuables relevant du régime des micro-entreprises, peuvent opter
avant le 1er février de chaque année, pour le régime du réel simplifié ou pour leur assujettissement à l’impôt sur les
bénéfices non commerciaux lorsqu’ils exercent l’une des activités visées à l’article 85 du présent Code. Cette option
n’est révocable qu’après trois ans et sur autorisation expresse des services de la DGI. Elle prend effet à compter du
1er janvier de l’année au cours de laquelle elle est exercée.

3) Période d’imposition

Art.47.- L’impôt est établi chaque année sur les résultats du dernier exercice comptable. Les contribuables ne sont
pas autorisés à clore leur exercice comptable à une date autre que celle du 31 décembre de chaque année, sauf en
cas de cession ou de cessation d’activité en cours d’année.

Les contribuables qui commencent leur activité entre le 1 er juillet et le 31 décembre sont autorisés à arrêter leur
premier exercice le 31 décembre de l’année suivante.

4) Détermination des résultats

Art.48.- Sauf dispositions contraires, les résultats imposables sont déterminés dans les conditions et sous les
procédures et sanctions prévues par les articles 13 et suivants du présent Code pour les entreprises soumises au
régime du bénéfice réel.

Les dispositions de l’article 18 en ce qu’elles se rapportent aux amortissements dégressifs, accélérés et réputés
différés en période déficitaire et aux provisions ne sont pas applicables pour la détermination des résultats
imposables sous le régime du réel.

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Les amortissements qui doivent être calculés selon la méthode linéaire obéissent aux règles fixées par l’article 18.

Toutefois, la durée normale d’utilisation des biens et les taux d’amortissement correspondants sont fixés
conformément au tableau ci-après :

Durée
Immobilisations amortissables Taux d’amor-tissement
d’utilisation

Frais d’établissement 2 ans 50 %

Construction à usage commercial, artisanal et agricole 20 ans 5%

Matériel de transport 3 ans 33,33 %

Matériel et outillage 5 ans 20 %

Mobilier et matériel de bureau 10 ans 10 %

Installations, agencements et aménagements 10 ans 10 %

Matériel informatique 2 ans 50 %

5) Obligations des contribuables

Art.49.- Les documents comptables et les pièces justificatives notamment les factures d’achat, de frais généraux et
de vente, les pièces de recettes et de dépenses, doivent être conservés pendant les dix années qui suivent celle au
cours de laquelle les opérations auxquelles ils se rapportent ont été constatées dans les écritures.

Art.49 bis.- (L.F.2024) Les contribuables visés à l’article 45 du présent Code sont tenus de transmettre à
l’Administration fiscale leurs états financiers annuels établis et présentés selon le cas, conformément au référentiel
comptable SYSCOHADA révisé, au droit comptable bancaire ou au Code de la CIMA.

Ces états peuvent être transmis en version papier ou par la voie électronique. Les entreprises relevant de la
Direction des grandes Entreprises ou de la Direction des moyennes Entreprises doivent transmettre lesdits états
financiers uniquement par la voie électronique.

Seuls sont recevables par l’Administration fiscale, les états financiers qui auront été préalablement présentés à la
formalité de la certification en ce qui concerne les entreprises soumises à cette procédure conformément aux
dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE.

Les autres entreprises sont soumises à la procédure du visa préalable de leurs états financiers, effectuée par un
expert-comptable inscrit à l’Ordre. Les modalités de cette procédure sont définies par arrêté du Ministre en charge
du Budget.

Les états financiers doivent également être transmis par voie électronique. En cas de discordances entre la version
électronique et la version papier, la version papier fait foi.

Sont obligatoirement joints aux états financiers à transmettre, les documents suivants :

les copies des actes modificatifs des statuts et des comptes rendus des délibérations des assemblées
statutaires, établis au cours de l’exercice faisant l’objet de la déclaration ;

le double du compte rendu détaillé et des tableaux annexes fournis à la direction des Assurances dans les
délais légaux par les entreprises d’assurance ou réassurance, de capitalisation ou d’épargne.

Les entreprises dont le siège social est situé hors de la Côte d’Ivoire remettent en outre un exemplaire de leurs
états financiers.

Les états financiers et ces documents doivent être transmis au plus tard :

le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à l’obligation de
certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;

le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable pour les autres entreprises.

En ce qui concerne les sociétés n’ayant pu tenir leur assemblée statutaire avant l’expiration des délais prévus ci-
dessus, la transmission du compte rendu de délibération de l’assemblée statutaire doit se faire au plus tard le 31
juillet.

Toutefois, ce délai est porté au 31 octobre au plus tard en cas de prorogation du délai fixé pour la tenue de
l’assemblée statutaire de ces sociétés.

L’Administration fiscale transmet les états financiers en versions papier ou électronique ainsi que les documents
annexes reçus, à l’Institut national de la Statistique, à la Comptabilité nationale et à la BCEAO. Les organismes

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privés notamment les banques, peuvent à leur demande recevoir de la part de la DGI, ces états financiers et
documents annexes.

Les entreprises qui exploitent des établissements secondaires, sont tenues de joindre à leurs états financiers, un
état faisant ressortir pour chaque établissement secondaire, les achats et les ventes effectués et d’une façon
générale, les agrégats comptables et économiques permettant de connaître le niveau d’activité et de rentabilité de
chaque établissement secondaire. La non-production de cet état est passible d’une amende de 1.000.000 FCFA.

6) Déclaration des résultats

Art.50.- 1) Les contribuables visés à l’article 45 du CGI sont tenus de souscrire leur déclaration de résultat selon le
système normal.

2) La déclaration de résultats doit être produite au plus tard :

le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à l’obligation de
certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;

le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres entreprises.

7) Calcul de l’impôt

Art.51.- Le taux de l’impôt est fixé à 25 % pour les personnes morales et les personnes physiques.

Ce taux est porté à 30 % pour les entreprises du secteur des télécommunications, des technologies de
l’information et de la communication.

Pour le calcul de l’impôt, le bénéfice net est arrondi à la centaine de francs inférieure.

8) Paiement de l’impôt

Art.52.- A compter des exercices ouverts après le 31 décembre 2003, l’impôt sur les BIC ou l’IMF dû au titre d’un
exercice est payable spontanément en trois fractions égales au plus tard les 15 avril, 15 juin et 15 septembre de
chaque année au vu de la déclaration d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux à joindre au formulaire
unique de déclaration et de paiement des impôts et taxes.

Le paiement est effectué auprès de la recette des impôts du lieu d’exercice de l’activité au vu d’un bordereau avis
de versement établi en triple exemplaire.

9) Impôt minimum forfaitaire (IMF)

Art.53.- (L.F.2021) 1) Un impôt minimum forfaitaire frappe les contribuables soumis au régime du bénéfice réel
simplifié de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.

Il est exigible dans l’un des cas suivants :

a) le montant de l’impôt sur les bénéfices de l’exercice est inférieur à l’impôt minimum forfaitaire dudit
exercice ;

b) le montant cumulé des impôts et taxes dus au titre d’un exercice, hors impôts de tiers, est inférieur au
montant maximum de l’impôt des micro-entreprises déterminé sur la base du seuil supérieur du chiffre
d’affaires du régime des micro-entreprises.

2) La cotisation due au titre d’un exercice comptable donné est égale à 0,5 % du chiffre d’affaires, toutes taxes
comprises, de cet exercice. Cette cotisation ne peut être inférieure à un minimum de perception de 3.000.000 FCFA.
Pour les stations-service et les distributeurs de gaz butane, ce montant est ramené à 500.000 FCFA.

Toutefois, lorsque l’impôt minimum forfaitaire est dû à raison de la condition définie au b) ci-dessus, le minimum
de perception est majoré de la différence entre le montant cumulé des impôts et taxes dus au titre d’un exercice et
le montant maximum de l’impôt des micro-entreprises déterminé sur la base du seuil supérieur du chiffre d’affaires
du régime des micro-entreprises.

3) Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de l’exercice de l’activité,
y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et accessoires ou de la gestion de l’actif commercial,
quelle que soit leur situation fiscale au regard des taxes sur le chiffre d’affaires.

4) La cotisation exigible doit être acquittée spontanément auprès de la recette des impôts du lieu d’exercice de
l’activité dans les mêmes conditions et sous les mêmes sanctions que l’impôt sur les BIC.

5) Les entreprises relevant du régime simplifié d’imposition, en période déficitaire et situées en zone de guerre sont
exonérées de l’IMF jusqu’au 31 décembre 2010. Pour les entreprises concernées, l’IMF déjà acquitté constitue un
crédit d’impôt imputable sur l’impôt sur les bénéfices de l’exercice suivant.

Les entreprises demeurées en activité en zones Centre, Nord et Ouest sont également exonérées de l’IMF au titre

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des exercices clos aux 31 décembre 2011, 2012, 2013 et 2014, lorsqu’elles sont déficitaires.

À titre transitoire, et jusqu’au 31 décembre 2020, le paiement de l’impôt prévu au présent article est suspendu.

Art.54.- Les entreprises nouvelles sont exonérées de l’IMF au titre de leur premier exercice comptable.

Section 7 - Impôt sur les bénéfices perçu par anticipation

Art.55.- Est perçu forfaitairement et par anticipation en même temps que la patente, l’impôt sur les BIC dû par les
transporteurs, les marchands forains et les acheteurs de produits visés aux articles 287, 296 et 297 ci-après.

En ce qui concerne les entreprises de transport public, la patente et l’impôt sur les bénéfices sont perçus en deux
fractions égales, dans les conditions fixées à l’article 286 du présent Code.

Les bases forfaitaires d’imposition à l’impôt sur les BIC dû par les transporteurs, les marchands forains et
acheteurs de produits sont fixées comme suit :

montant des droits de patentes inférieur à 75.602 : 300.000 FCFA

de 75.602 à 151.200 : 400.000 FCFA

de 151.200 à 231.000 : 500.000 FCFA

supérieur à 231.000 : 600.000 FCFA

Le prorata prévu en matière de patente par l’article 283 du présent Code s’applique à l’impôt sur les BIC perçu dans
les conditions énoncées au présent article.

La base imposée par anticipation est déductible du bénéfice déclaré en application des articles 35 à 37 ci-avant ;
cette déduction ne peut toutefois aboutir à la création d’un déficit reportable ni donner droit au remboursement
de l’impôt perçu par anticipation.

Les dispositions spéciales faisant l’objet du présent article ne sont plus applicables à compter du 1 er janvier 1969
aux transports effectués par des exploitants de service public selon des tarifs homologués par l’autorité
administrative.

Section 8 - Retenues à la source

Entreprises de transport de bois en grumes et d’hydrocarbures

Art.56.- Les personnes passibles de l’impôt sur les bénéfices sont tenues de prélever à la source pour le compte du
Trésor Public, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement au profit des entreprises de transport
de bois en grumes et d’hydrocarbures auxquelles elles ont recours pour l’exécution de leurs marchés.

La retenue n’est toutefois pas exigible lorsque les sommes sont mises en paiement au profit de personnes
régulièrement immatriculées à la DGI.

Les dispositions prévues aux paragraphes 2 et 3 de l’article 58 sont applicables mutatis mutandis à la retenue
instituée par le présent article.

Agents mandataires et apporteurs d’affaires des sociétés d’assurances

Art.57.- Les sociétés ou compagnies d’assurances sont tenues de prélever à la source pour le compte du Trésor
Public, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement au profit des agents mandataires et
apporteurs d’affaires.

Les dispositions prévues aux paragraphes 2 et 3 de l’article 58 sont applicables mutatis mutandis à la retenue
instituée par le présent article.

Art.57 bis.- Les entreprises sont tenues de prélever à la source pour le compte du Trésor public, une retenue de
7,5 % des sommes brutes mises en paiement au profit des mandataires ou apporteurs d’affaires.

Sont exonérés de cette retenue les mandataires ou apporteurs d’affaires relevant d’un régime réel d’imposition.

Les dispositions prévues aux paragraphes 2 et 3 de l’article 58 sont applicables mutatis mutandis à la retenue
instituée par le présent article.

Revendeurs des importateurs, fabricants grossistes et demi-grossistes

Art.58.- (L.F.2024) 1) Les importateurs, fabricants, grossistes et demi-grossistes qui versent des ristournes,
commissions ou remises à leurs revendeurs principaux sont tenus de prélever à la source pour le compte du
Trésor, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement. Toutefois, les revendeurs principaux relevant
de la DGE ou des centres des moyennes entreprises sont exonérés de cette retenue.

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2) a) Les entreprises soumises à un régime du réel d’imposition doivent verser les retenues afférentes aux sommes
mises en paiement au cours d’un mois donné, au plus tard le 15 du mois suivant.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des centres des moyennes entreprises, les retenues
afférentes aux sommes mises en paiement au cours d’un mois donné doivent être versées :

au plus tard le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières ou
minières ;

au plus tard le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales ;

au plus tard le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de service.

b)

1° le paiement des retenues s’effectue au moyen d’un bordereau avis de versement en triple exemplaire. À
l’appui de ce bordereau doivent être joints des états nominatifs devant obligatoirement comporter les
indications suivantes, pour chaque bénéficiaire des sommes versées :

nom et prénoms ;

adresse géographique, postale et téléphonique ;

montant mis en paiement ;

date de paiement ;

montant de la retenue effectuée.

2° les états nominatifs énumérés au 1 ci-dessus doivent être accompagnés, pour chaque bénéficiaire, d’une
attestation individuelle de retenue établie conformément au modèle prescrit par l’administration ;

3° les attestations individuelles visées par le receveur des impôts compétent sont remises par la partie
versante aux bénéficiaires pour leur permettre de faire valoir ultérieurement les retenues qu’ils ont subies.
Les retenues sont imputables sur les cotisations d’impôt sur les BIC ou d’IMF. Elles ne sont en aucun cas
restituables.

3) a) Les omissions ou insuffisances constatées dans les retenues à la source sont sanctionnées conformément aux
dispositions prévues par le Livre de Procédures Fiscales.

Le défaut de versement partiel ou total dans le délai légal des retenues effectuées est sanctionné par une pénalité
de 100 %. Cette pénalité est toutefois ramenée à 30 % si le retard de paiement n’excède pas un mois.

b) Sera considéré comme un délit d’escroquerie et sanctionné conformément aux dispositions de l’article 7 de
l’annexe fiscale à la loi de finances pour 1968, le fait pour tout importateur, fabricant, grossiste ou demi-grossiste
de ne pas reverser au Trésor Public les retenues effectivement opérées.

c) Le refus ou le défaut de production des états visés au 2-b est sanctionné par une amende de 100.000 FCFA.

L’amende est perçue autant de fois qu’il y a d’états non produits.

Sous-traitants, architectes, métreurs, géomètres et autres professionnels utilisés par les entrepreneurs du BTP

Art.59.- 1) Les entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics, sont tenus de prélever à la source pour le compte
du Trésor Public, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement au profit des sous-traitants,
architectes, métreurs, géomètres et autres professionnels auxquels ils ont recours pour l’exécution de leurs
marchés.

La retenue n’est toutefois pas exigible lorsque les sommes sont mises en paiement au profit de personnes morales.

2) Les dispositions prévues aux paragraphes 2 et 3 de l’article 58 sont applicables mutatis mutandis à la retenue
instituée par le présent article.

Traitants utilisés par les exportateurs de café et de cacao

Art.60.- 1) Les exportateurs de café et de cacao sont tenus de prélever à la source pour le compte du Trésor Public
une retenue de 2 FCFA par kg de café et de 2,5 FCFA par kg de cacao, livrés par les traitants.

Le fait générateur est constitué par la livraison des produits aux exportateurs.

Le prélèvement est retenu sur toutes les sommes dues aux traitants par l’exportateur au titre des produits livrés.

2) Les dispositions prévues aux paragraphes 2 et 3 de l’article 58 sont applicables mutatis mutandis à la retenue
instituée par le présent article.

Pisteurs de produits du café et du cacao

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Art.60 bis.- 1) Les acheteurs de produits sont tenus de prélever à la source pour le compte du Trésor public une
retenue sur les rémunérations qu’ils versent aux pisteurs.

2) La retenue est perçue au taux de 7,5 % des rémunérations brutes versées.

3) Les dispositions prévues aux paragraphes 2 et 3 de l’article 58 sont applicables mutatis mutandis à la retenue
instituée par le présent article.

Producteurs de noix de cajou ou intermédiaires de la filière

Art.60 ter.- Abrogé

Exportateurs de noix de cajou brute

Art.60 quater.- (L.F.2022) Il est institué un prélèvement à titre d’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux, à la charge des exportateurs de noix de cajou brute, au tarif de 5 francs par kilogramme de produit
exporté.

Le prélèvement est effectué par l’autorité en charge de la régulation ou de la gestion de la filière de noix de cajou.

Le produit de la retenue est reversé à la Recette des Impôts des grandes Entreprises, au moyen d’un imprimé
réglementaire prévu à cet effet par l’Administration fiscale, auquel est joint un formulaire administratif faisant
ressortir les détails de l’opération d’exportation.

Le reversement doit intervenir au plus tard le 15 du mois suivant celui de l’exportation.

Le montant reversé est déductible de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux déterminé au titre de
l’exercice au cours duquel l’exportation a été effectuée.

Producteurs de palmiers à huile, d’ananas, de bois en grumes et de produits hévéicoles

Art.61.- (L.F.2022) 1) Il est institué un prélèvement à titre d’impôt sur les bénéfices sur les productions suivantes :

produits du palmier à huile ;

ananas ;

bois en grumes.

2) Sont exclus du prélèvement, les productions des exploitants forestiers régulièrement déclarés et les opérations
de livraisons de bois en grumes entre industriels.

3) Le prélèvement subi est libératoire de l’impôt sur les bénéfices. Pour les unités de production relevant du
bénéfice agricole ou commercial, le prélèvement sera imputable sur l’impôt sur les bénéfices, à l’exception de l’IMF,
avec report possible sur deux exercices.

4) Le prélèvement ne constitue pas un élément du prix de revient des produits en cause et ne doit pas être
répercuté sur les prix de vente, sous peine de sanctions prévues par les dispositions relatives aux prix, à la
poursuite et à la répression des infractions à la législation économique.

5) Le prélèvement est retenu sur les sommes versées au producteur par les professionnels ou groupement de
professionnels de la conservation ou de la transformation ou de la mise en valeur et ce, quelle que soit la
destination des produits.

6) Le prélèvement est assis sur la valeur brute des produits concernés livrés en une ou plusieurs fois, par le
producteur récoltant lui-même, son représentant ou tout intermédiaire dont l’intervention se situerait entre le
producteur et les professionnels visés à l’alinéa précédent.

7) Le taux du prélèvement est fixé comme suit :

produits du palmier : 1,5 %

ananas : 2,5 %

bois en grumes : 5 %

Pour les produits hévéicoles et l’ananas, le taux est ramené à 1,5 % pour les années 2019, 2020 et 2021.

8) Le total des prélèvements effectués par les professionnels concernés au cours d’un mois donné, doit être
reversé au plus tard le 15 du mois suivant à la recette des impôts dont ils dépendent, au moyen d’une déclaration
réglementaire.

9) Tout prélèvement pratiqué est exigible du fait de sa facturation.

10) Tout professionnel qui n’a pas effectué ces prélèvements, ou qui a opéré des prélèvements insuffisants, est
redevable, outre le montant des prélèvements non effectués, d’une amende au taux du droit commun.

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11) Le défaut de production de la déclaration mensuelle des prélèvements dans le délai fixé ci-dessus, est
sanctionné par la procédure de taxation d’office.

12) Sans préjudice des dispositions qui précèdent, le prélèvement est contrôlé et recouvré selon les mêmes
modalités, sûretés, privilèges et sanctions que l’impôt sur les bénéfices.

Art.61 bis.- 1) Les scieries sont tenues d’effectuer un prélèvement à titre d’acompte d’impôt sur les bénéfices sur
les ventes réalisées par les scieries avec leurs clients revendeurs.

2) Le taux du prélèvement est fixé à 10 %.

3) Les dispositions prévues aux paragraphes 2 et 3 de l’article 58 du présent Code sont applicables mutatis
mutandis à la retenue instituée par le présent article.

Art.61 ter.- Il est institué un prélèvement au taux de 5 % à titre d’impôt sur les bénéfices sur les ventes de bois sur
pied réalisées par la Société pour le Développement des Forêts (SODEFOR).

Le prélèvement est appliqué par la SODEFOR à l’occasion de ses ventes de bois sur pied. Il est libératoire de l’impôt
sur les bénéfices.

Sont exclues du prélèvement, les ventes faites aux industriels et aux exploitants forestiers relevant d’un régime
réel d’imposition.

Le prélèvement subi ne constitue pas un élément du prix de revient desdits bois et ne doit pas être répercuté par
l’acheteur sur le prix de ses propres ventes,

Le prélèvement est assis, contrôlé et recouvré dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, sûretés et
sanctions que celles prévues à l’article 61 ci-dessus.

Section 9 - Prélèvement forfaitaire d’impôt sur les bénéfices des organisations professionnelles agricoles

Art.62.- Il est institué un prélèvement forfaitaire à titre d’impôt sur les bénéfices à la charge des structures créées
par l’ordonnance n°2000-583 du 17 août 2000 fixant les objectifs de l’action économique de l’État en matière de
commercialisation de café et de cacao et de l’Autorité de Régulation du Coton et de l’Anacarde créée par décret
n°2002-449 du 16 septembre 2002.

Le taux de ce prélèvement est de 7 % assis sur les sommes perçues par les structures visées à l’alinéa ci-dessus.

Est toutefois exclue de la base du prélèvement, la quote-part des sommes susvisées destinée à être rétrocédée à
l’État ou à d’autres organismes publics ou privés.

Le prélèvement est recouvré dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que
l’impôt sur les bénéfices dont il est libératoire.

Nonobstant les dispositions du paragraphe précédent, les redevables du prélèvement sont tenus de fournir à
l’administration fiscale, leurs états financiers conformément aux dispositions des articles 35 et suivants du présent
Code.

Section 10 - Personnes imposables

Art.63.- L’impôt est établi au nom de chaque exploitant pour l’ensemble de ses entreprises exploitées en Côte
d’Ivoire, au siège de la direction des entreprises ou, à défaut, au lieu du principal établissement.

Les sociétés de personnes, de capitaux, ou les sociétés mixtes, dont le siège social est situé à l’étranger sont
assujetties à l’impôt au lieu de leur principal établissement en Côte d’Ivoire d’après les résultats des opérations
qu’elles y ont réalisées.

Dans les SA, SARL, l’impôt est établi au nom de la société.

Dans les sociétés en nom collectif, chacun des associés est personnellement imposé pour sa part respective de
bénéfices et, pour le surplus, au nom de la société.

Dans les sociétés en commandite simple, l’impôt est établi au nom de chacun des commandités pour sa part
respective de bénéfices et, pour le surplus, au nom de la société.

Les impositions ainsi comprises dans les rôles au nom des associés n’en demeurent pas moins des dettes sociales.

Dans les sociétés en participation, y compris les syndicats financiers, et dans les sociétés de copropriétaires de
navires, si les participants ou copropriétaires exploitent dans le territoire, à titre personnel une entreprise dans les
produits de laquelle entre leur part de bénéfices, cette part est comprise dans le bénéfice imposable de ladite
entreprise. Dans le cas contraire, chacun des gérants connus des tiers est imposable personnellement pour sa part
dans les bénéfices de l’association et les bénéfices revenant aux autres co-participants ou copropriétaires sont

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imposés collectivement au nom des gérants et au lieu de la direction de l’exploitation commune.

Les groupements d’intérêt économique sont soumis au régime fiscal des sociétés de personnes visé au présent
article.

Section 11 - Calcul de l’impôt

Art.64.- Le taux applicable est fixé à 25 % pour les personnes physiques, les sociétés par actions et les sociétés à
responsabilité limitée et la part du bénéfice net correspondant, soit aux droits des commanditaires dans les
sociétés en commandite simple, soit à ceux des associés dont les noms et adresses n’ont pas été indiqués à
l’Administration en ce qui concerne les sociétés en participation y compris les syndicats financiers et les sociétés de
copropriétaires de navires.

Toute fraction du bénéfice imposable inférieure à 1.000 FCFA est négligée.

Art.65.- Par dérogation aux dispositions de l’article 258, sont taxés sur la base de la moitié du bénéfice net :

1° les ouvriers travaillant chez eux, soit à la main, soit à l’aide de la force motrice, que les instruments de
travail soient ou non leur propriété, lorsqu’ils opèrent exclusivement à façon pour le compte d’industriels
ou de commerçants, avec des matières premières fournies par ces derniers et lorsqu’ils n’utilisent pas
d’autres concours que celui de leur femme, de leur mère et père, de leurs enfants et petits-enfants, d’un
compagnon et d’un apprenti de moins de dix-huit ans, avec lequel un contrat régulier d’apprentissage a été
passé ;

2° les artisans travaillant chez eux ou au dehors qui se livrent principalement à la vente du produit de leur
propre travail et qui n’utilisent pas d’autres concours que celui des personnes énumérées au paragraphe
précédent.

Art.66.- L’impôt sur les BIC des entreprises de transport public de personnes et de marchandises relevant d’un
régime réel d’imposition est réduit de 50 % au titre des exercices 2004 et 2005.

Art.67 à 70.- Abrogés

Section 12 - Début d’activité, cession et cessation d’entreprise

Art.71.- (L.F.2022) 1) Toute personne qui entreprend l’exercice d’une profession l’assujettissant à l’impôt prévu au
présent chapitre doit en faire la déclaration auprès de la DGI avant le commencement de ses opérations.

Pour les sociétés, la déclaration doit être accompagnée d’une copie des statuts, et pour les sociétés anonymes, de
la déclaration de souscription et de versement.

Les personnes morales, quelles que soient leur forme et leur activité, sont tenues de joindre aux documents visés
au paragraphe précédent, une déclaration portant sur l’identité de leurs bénéficiaires effectifs, au sens des normes
nationales et internationales sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la
prolifération des armes de destruction massive. La déclaration est à produire selon le formulaire administratif
conçu à cet effet.

En ce qui concerne les exploitants de plateformes de ventes en ligne ou de services numériques non établis sur le
territoire ivoirien, la déclaration est faite en ligne et à distance, selon une procédure simplifiée mise en place par
l’Administration fiscale.

2) Le défaut de déclaration est puni d’une amende fiscale de 500.000 FCFA.

En ce qui concerne les exploitants de plateformes de ventes en ligne ou de services numériques non établis sur le
territoire ivoirien, le défaut de déclaration dans les trois mois suivant le début des activités, est sans préjudice des
sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales, sanctionné par la suspension de l’accès à la plateforme à
partir du territoire ivoirien.

3) Dans le cas de cession ou de cessation, en totalité ou en partie, d’une entreprise, l’impôt sur les BIC dû à raison
des bénéfices qui n’ont pas encore été taxés, est immédiatement établi.

4) Les redevables doivent, dans un délai de dix jours déterminé comme il est indiqué ci-après, aviser le service des
impôts de la cession ou de la cessation et lui faire connaître la date à laquelle elle a été ou sera effective, ainsi que,
s’il y a lieu, les noms, prénoms et adresse du cessionnaire.

5) Ils sont en outre, tenus de faire parvenir au service des impôts, dans le même délai, la déclaration de leur
bénéfice réel accompagnée des pièces indiquées à l’article 36.

Le délai de dix jours dont il est question commence à courir :

lorsqu’il s’agit de la vente ou de la cession d’un fonds de commerce, du jour où la vente ou la cession a été

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publiée dans un journal d’annonces légales ;

lorsqu’il s’agit de la vente ou de la cession d’autres entreprises, du jour où l’acquéreur ou le cessionnaire a


pris effectivement la direction des exploitations ;

lorsqu’il s’agit de la cessation d’entreprise, du jour de la fermeture définitive des établissements.

6) Si les contribuables ne produisent pas les renseignements visés aux alinéas 4 et 5 du présent article ou si, invités
à fournir à l’appui de la déclaration de leur bénéfice réel les justifications nécessaires, ils s’abstiennent de les
donner dans les dix jours qui suivent la réception de l’avis qui leur est adressé à cet effet, les bases d’imposition
sont arrêtées d’office.

7) En cas d’insuffisance de déclaration ou d’inexactitude dans les renseignements fournis à l’appui de la déclaration
du bénéfice réel, l’impôt est majoré ainsi qu’il est prévu par le LPF.

8) Les cotes établies dans les conditions prévues par le présent article sont immédiatement exigibles pour la
totalité.

9) Abrogé

10) Les dispositions du présent article sont applicables dans le cas de décès de l’exploitant. Les renseignements
nécessaires pour l’établissement de l’impôt sont alors produits par les ayants droit du défunt dans les six mois de
la date du décès.

Section 12 bis - Régime des micro-entreprises

Art.71 bis.- (L.F.2021, L.F.2022) Le régime des micro-entreprises est applicable aux contribuables dont le chiffre
d’affaires annuel toutes taxes incluses, est compris entre 50.000.000 et 200.000.000 FCFA.

L’impôt est déterminé par application d’un taux au chiffre d’affaires annuel.

Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de l’exercice de l’activité, y
compris toutes les sommes provenant des activités annexes et accessoires ou de la gestion de l’actif commercial,
quelle que soit leur situation fiscale au regard des taxes sur le chiffre d’affaires.

Le taux de l’impôt est fixé à 6 %. Pour les adhérents des Centres de Gestion Agréés (CGA) et les contribuables dont
le suivi comptable est assuré par des experts-comptables inscrits au tableau de l’Ordre des Experts-Comptables
agréés de Côte d’Ivoire avec qui la Direction générale des Impôts a signé une convention, ce taux est ramené à 4 %.

Le bénéfice de cet avantage est subordonné, pour les entreprises immatriculées au fichier de la direction générale
des Impôts, à l’adhésion à un centre de gestion agréé ou à un cabinet d’expert-comptable inscrit au tableau de
l’Ordre des Experts-Comptables agréés de Côte d’Ivoire avec qui la Direction générale des impôts a signé une
convention, au plus tard le 31 janvier de l’année en cours.

Pour les nouvelles immatriculations, le bénéfice de cet avantage est subordonné à l’adhésion à un centre de
gestion agréé ou à un cabinet d’expert-comptable inscrit au tableau de l’Ordre des Experts-Comptables agréés de
Côte d’Ivoire avec qui la Direction générale des impôts a signé une convention dans un délai de trente jours à
compter de la date de réception de la déclaration fiscale d’existence.

L’impôt correspondant à la réduction de taux devient exigible, sans préjudice de l’application des sanctions prévues
par le Livre de Procédures fiscales, si au cours des trois premières années d’adhésion, l’adhérent cesse
volontairement d’appartenir au centre de gestion agréé ou à un cabinet d’expert-comptable inscrit au tableau de
l’Ordre des Experts-Comptables agréés de Côte d’Ivoire avec qui la Direction générale des impôts a signé une
convention.

Art.71 ter.- (L.F.2021, L.F.2022, L.F.2024) Les contribuables relevant du régime des micro-entreprises, peuvent
opter avant le 1er février de chaque année, pour le régime du réel simplifié ou pour leur assujettissement à l’impôt
sur les bénéfices non commerciaux, lorsqu’ils exercent l’une des activités visées à l’article 85 du présent Code.

Les contribuables qui relèvent du régime des micro-entreprises peuvent également opter pour la production des
états financiers selon le système normal.

L’option exercée prend effet à compter du 1 er janvier de l’année au cours de laquelle elle est exercée. Elle n’est
révocable qu’après trois ans et sur autorisation expresse des services de la Direction générale des Impôts.

Art.71 quater.- (L.F.2021) L’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel ainsi que la retenue à la source sur
les sommes mises en paiement par les organismes payeurs de l’Etat, des établissements publics nationaux et des
collectivités territoriales au profit des entreprises soumises au régime de l’Entreprenant, ne sont pas imputables
sur le montant de la taxe d’Etat de l’Entreprenant.

Les dispositions des articles 78, 79, 81 à 84 du Code général des Impôts s’appliquent mutatis mutandis au régime

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des micro-entreprises.

Section 13 - Régime de l’Entreprenant

Art.72.- (L.F.2021) Il est établi une taxe d’Etat de l’Entreprenant qui se substitue à la patente, à l’impôt sur les
bénéfices et à la TVA.

1) Personnes imposables

Art.73.- (L.F.2021) Sont soumises à la taxe d’Etat de l’Entreprenant, les personnes physiques ou morales dont le
chiffre d’affaires annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 5.000.000 et 50.000.000 FCFA.

Les personnes physiques ou morales dont le chiffre d’affaires s’abaissent en dessous de la limite de
50.000.000 FCFA prévue au paragraphe ci-dessus, ne sont soumises à la taxe d’Etat de l’Entreprenant, que lorsque
leur chiffre d’affaires est resté inférieur à cette limite pendant trois exercices consécutifs.

Les chiffres d’affaires limites prévus au paragraphe 1 sont ajustés au prorata du temps d’exploitation, pour les
contribuables qui commencent ou cessent leurs activités en cours d’année.

2) Exclusions

Art.74 et 75.- Abrogés

3) Option pour le régime du réel simplifié ou pour l’assujettissement à l’impôt sur les bénéfices non commerciaux

Art.76.- (L.F.2021) Abrogé

4) Détermination de la taxe d’Etat de l’Entreprenant

Art.77.- (L.F.2021) La taxe d’Etat de l’Entreprenant est assise sur le chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises
réalisé par le contribuable ou sur le chiffre d’affaires prévisionnel déclaré.

Le taux de la taxe est fixé à 5 %.

Pour les contribuables exerçant des activités de commerce ou de négoce, ce taux est ramené à 4 %.

5) Déclaration et établissement de la taxe d’Etat de l’Entreprenant

Art.78.- (L.F.2021) 1) Les contribuables sont tenus de souscrire au plus tard le 15 janvier de chaque année leur
déclaration.

Le montant de la taxe dûe au titre de l’année en cours est fixé à partir des éléments contenus dans la déclaration
susvisée.

Le chiffre d’affaires annuel servant de base à la fixation de la taxe exigible est celui qui a été déclaré par le
contribuable ou retenu par le service des Impôts après instruction du dossier du contribuable. Lors de cette
instruction, le service des Impôts devra apprécier notamment les chiffres d’affaires des années précédentes, la
nature de l’activité, les achats de marchandises, le taux de marge du secteur d’activité, les stocks, les frais généraux,
l’importance des locaux, le matériel d’exploitation et le personnel utilisés et la clientèle.

2) Lorsqu’un contribuable exploite simultanément, dans une même localité ou dans des localités différentes,
plusieurs établissements, boutiques, magasins, ateliers, chantiers et autres lieux d’exercice d’une activité, chacun
d’entre eux est considéré comme une entreprise ou exploitation distincte faisant dans tous les cas l’objet d’une
imposition séparée, dès lors que le chiffre d’affaires total réalisé au titre de l’ensemble des activités exercées ne
place pas de plein droit le contribuable sous le régime d’imposition supérieur correspondant.

3) L’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel ainsi que la retenue à la source sur les sommes mises en
paiement par les organismes payeurs de l’Etat, des établissements publics nationaux et des collectivités
territoriales au profit des entreprises soumises au régime de l’Entreprenant, ne sont pas imputables sur le montant
de la taxe d’Etat de l’Entreprenant.

6) Paiement de la taxe

Art.79.- (L.F.2021) 1) Abrogé

2) Les contribuables sont tenus d’effectuer spontanément à la recette des impôts du lieu d’exercice de leur activité,
au plus tard le 10 de chaque mois, un versement égal au 12e du montant de leur taxe annuelle exigible.

3) Jusqu’à la fixation de leur taxe annuelle, les contribuables doivent acquitter des versements mensuels égaux au
12e de leur taxe annuelle précédente.

Ces versements provisionnels doivent être régularisés spontanément dès fixation de la taxe de l’année considérée.

4) Le retard dans le paiement de la taxe d’Etat de l’Entreprenant est sanctionné conformément aux dispositions du

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LPF.

5) Dix jours francs après la signification d’un commandement de payer, le receveur des impôts peut procéder à la
saisie ou à la fermeture des magasins, boutiques ou ateliers.

Il est dressé procès-verbal de saisie ou de fermeture.

Pour la fermeture des magasins, boutiques ou ateliers, l’agent de recouvrement est assisté à sa demande par les
autorités ayant pouvoir de police. Le contribuable est désigné en qualité de gardien.

Les ventes d’objets saisis ne peuvent s’effectuer qu’en vertu d’une autorisation spéciale du directeur général des
Impôts, délivrée sur la demande du receveur des impôts.

Les ventes ne peuvent avoir lieu que 21 jours après la saisie ou fermeture des magasins, boutiques ou ateliers.

L’application des mesures de saisie ou de fermeture peut être levée moyennant le versement préalable, outre le
montant de la taxe exigible, des intérêts de retard prévus au LPF et des frais de poursuites, d’une pénalité variant
entre 25 % et 50 % de la taxe en principal, ou en cas de récidive 100 % de cette taxe.

Art.80.- (L.F.2021) Pour les adhérents des centres de gestion agréés, le montant de la taxe est réduit de moitié
durant toute la période d’adhésion au centre.

Le bénéfice de cet avantage est subordonné, pour les entreprises immatriculées au fichier de la DGI, à l’adhésion à
un centre de gestion agréé, au plus tard le 31 janvier de l’année en cours.

Pour les nouvelles immatriculations, le bénéfice de cet avantage est subordonné à l’adhésion à un centre de
gestion agréé dans un délai de trente jours à compter de la date de réception de la déclaration fiscale d’existence
(DFE).

L’impôt correspondant aux exonérations accordées devient exigible sans préjudice de l’application des sanctions
prévues par le LPF si au cours des trois premières années d’adhésion, l’adhérent cesse volontairement d’appartenir
au centre de gestion agréé.

7) Obligations des contribuables

Art.81.- Abrogé

Art.82.- (L.F.2021, L.F.2024) Les contribuables soumis à la taxe d’Etat de l’Entreprenant sont tenus de présenter leur
résultat financier de fin d’exercice selon le système minimal de trésorerie prévu par le référentiel comptable
OHADA.

Ils doivent également tenir les deux registres suivants :

un registre chronologique consignant toutes les factures des achats et des dépenses ;

un registre chronologique consignant selon l’ordre numérique les factures des ventes ou des prestations
réalisées.

Les deux documents comptables ci-dessus doivent être conservés pendant trois ans et être présentés à toute
réquisition du service des impôts en particulier à des fins de contrôles pour la détermination du chiffre d’affaires
annuel au cours des opérations de recensement.

Le défaut de tenue des livres et documents comptables, ou leur non production, est passible d’une amende de
50.000 FCFA.

Les entreprises qui exploitent des établissements secondaires, sont tenues de joindre à leurs états financiers, un
état faisant ressortir pour chaque établissement secondaire, les achats et les ventes effectués et d’une façon
générale, les agrégats comptables et économiques permettant de connaître le niveau d’activité et de rentabilité de
chaque établissement secondaire. La non-production de cet état est passible d’une amende de 1.000.000 FCFA.

Les contribuables visés à l’article 78-2° du présent Code sont tenus de produire leurs états financiers annuels
faisant ressortir les résultats dégagés par l’ensemble de leurs établissements.

Ces états, soumis à la procédure de visa, sont déposés auprès du service d’assiette des Impôts expressément
désigné par les contribuables comme lieu de situation de l’établissement principal, parmi tous ceux auxquels ils
sont rattachés.

Les contribuables concernés peuvent opter pour la transmission au service d’Assiette des Impôts compétent,
lesdits états sous la forme électronique.

Art.82 bis.- Les contribuables visés à l’article 73 du présent Code sont tenus de fournir leurs états financiers de fin
d’exercice au plus tard :

le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à l’obligation de

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certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;

le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres entreprises.

Art.83.- (L.F.2021) Les contribuables soumis à la taxe d’Etat de l’Entreprenant ne sont pas autorisés à facturer la
TVA, ni à transmettre un droit à déduction au titre de cette taxe.

Art.84.- Pour les exploitants qui débutent leur activité, le service des impôts peut leur prescrire de se conformer
pendant leur première année d’activité aux obligations comptables et déclaratives exigées des contribuables
soumis au régime du réel simplifié d’imposition.

Section 14 - Prélèvement à la source sur les paiements faits aux prestataires de services du secteur informel

Art.84 bis.- (L.F.2021) 1) Il est institué un prélèvement à la source sur les paiements faits aux prestataires de
services du secteur informel.

2) Les personnes physiques ou morales relevant d’un régime réel d’imposition, sont tenues d’effectuer un
prélèvement au taux de 2 % assis sur le montant des prestations de services des entreprises soumises au régime
des micro-entreprises ou au régime de l’Entreprenant.

Elles sont tenues de déclarer et de reverser les retenues afférentes aux sommes mises en paiement au cours d’un
mois donné au plus tard le 15 du mois suivant, à la recette des impôts de leurs services de rattachement.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la Direction des
moyennes Entreprises, les retenues afférentes aux sommes mises en paiement au cours d’un mois donné doivent
être déclarées et reversées au plus tard :

le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles, pétrolières et minières ;

le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales ;

le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de services.

Le prélèvement n’est pas applicable aux sommes versées aux prestataires de services, lorsqu’elles sont passibles de
l’une des retenues à la source au titre de l’impôt sur les bénéfices, visées par les dispositions des articles 56, 57, 57
bis, 59, 60 bis et 93 à 99 du présent Code.

3) Le prélèvement est effectué dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que
l’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel.

4) Les prélèvements subis ne sont pas déductibles du montant de l’impôt des micro-entreprises, de la taxe d’Etat de
l’Entreprenant ou de la taxe communale de l’Entreprenant, dû par le contribuable.

Les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition sont tenues de délivrer à leurs fournisseurs, une attestation
individuelle de retenue à la source.

Cette attestation qui mentionne le montant du prélèvement opéré, est signée par le receveur des Impôts du service
de rattachement du contribuable ayant pratiqué la retenue.

5) Les personnes physiques ou morales visées au 2) sont tenues de produire auprès de la Direction générale des
Impôts, au plus tard le 30 avril de chaque année, un état annuel récapitulant les prélèvements effectués au cours
de l’année précédente et comportant les indications suivantes :

nom, prénoms, numéro de compte contribuable, adresse, dénomination commerciale, Centre des Impôts
de rattachement et régime d’imposition de la personne bénéficiaire des paiements ;

nature du service rendu ;

montant de la facture ;

montant de la retenue ;

date de la facture.

Chapitre 2 - Impôt sur les bénéfices non commerciaux (BNC)

Section 1 - Activités et personnes imposables

Art.85.- 1) Il est établi un impôt annuel sur les bénéfices non commerciaux (BNC).

Sont considérés comme provenant de l’exercice d’une profession non commerciale ou comme revenus assimilés
aux BNC les bénéfices des professions libérales, des charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de

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commerçants et de toutes occupations, exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une
autre catégorie de bénéfices ou de revenus.

2) Ces bénéfices comprennent notamment les rémunérations de toute nature payées :

a) pour l’usage ou la concession de l’usage d’un droit d’auteur sur une œuvre littéraire, artistique ou
scientifique y compris les films cinématographiques et de télévision ;

b) pour l’usage ou la concession de l’usage d’un brevet, d’une marque de fabrique ou de commerce, d’un
dessin ou d’un modèle, d’un plan, d’une formule ou d’un procédé secrets, ainsi que d’un équipement
industriel, commercial ou scientifique ne constituant pas un bien immobilier ;

c) pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou
scientifique.

3) Ces bénéfices comprennent également les rémunérations de toute nature inscrites en compte courant.

Art.86.- L’impôt est établi au nom des bénéficiaires des revenus imposables, au lieu de l’exercice de la profession
ou, le cas échéant, du principal établissement.

En ce qui concerne les sociétés en participation, si les participants exercent, à titre personnel, une profession dans
les produits de laquelle entre leur part de bénéfices, cette part est comprise dans le bénéfice imposable de ladite
profession. Dans le cas contraire, chacun des gérants connus des tiers est imposable personnellement pour sa part
dans les bénéfices de la société et les bénéfices revenant aux autres coparticipants sont imposés collectivement au
nom des gérants et au lieu de l’exercice de la profession commune.

Section 2 - Bénéfice imposable

Art.87.- L’impôt est établi chaque année à raison du bénéfice net de l’année précédente.

Ce bénéfice est constitué par l’excédent des recettes totales sur les dépenses nécessitées par l’exercice de la
profession. Il tient compte des gains ou des pertes provenant, soit de la réalisation des éléments d’actif affectés à
l’exercice de la profession, soit des cessions de charges ou d’offices. Il tient compte également de toutes
indemnités reçues en contrepartie de la cessation de l’exercice de la profession ou du transfert d’une clientèle. Les
dépenses déductibles comprennent notamment :

1° le loyer des locaux professionnels ;

2° les amortissements effectués suivant les règles applicables en matière d’impôt sur les BIC.

Toutefois, l’impôt sur les BNC n’est pas à comprendre dans les dépenses déductibles.

Les dispositions prévues au paragraphe A-2 et 3 de l’article 18 ci-dessus, relatives au salaire de l’exploitant
individuel et de son conjoint sont applicables, mutatis mutandis, à l’impôt sur les BNC.

Les dispositions prévues à l’article 18-G relatives à la franchise d’impôt sur les dons et libéralités sont applicables
pour la détermination de l’impôt sur les BNC.

Art.88.- Si, pour une année déterminée, les dépenses déductibles dépassent les recettes, l’excédent peut être
reporté sur les bénéfices des années suivantes jusqu’à la troisième année, dans les conditions prévues à l’article 26
ci-dessus pour les entreprises industrielles et commerciales.

Art.89.- En ce qui concerne la production littéraire, scientifique et artistique dont les revenus ne sont pas recueillis
annuellement, le bénéfice imposable peut, à la demande des intéressés, être déterminé en retranchant de la
moyenne des trois années précédentes la moyenne des dépenses de ces mêmes années. Les contribuables qui
adoptent ce mode d’évaluation pour une année quelconque ne peuvent revenir sur leur option pour les années
suivantes.

Section 3 - Calcul de l’impôt

Art.90.- Le taux de l’impôt est fixé à 25 %. Toute fraction de revenu n’excédant pas 1.000 FCFA est négligée.

Les intérêts des bons de caisse émis par les banques et les établissements financiers donnent lieu au moment de
leur paiement à l’application d’une retenue à la source de 20 %. Ce prélèvement est libératoire de tout autre impôt.

Art.91.- Abrogé

Section 4 - Contribuable n’ayant pas d’installation professionnelle en Côte d’Ivoire

Art.92.- (L.F.2022, L.F.2024) 1) Assiette de l’impôt

a) Sont passibles de l’impôt sur les BNC, sous réserve des dispositions des conventions internationales, les

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personnes et sociétés n’ayant pas d’installation professionnelle en Côte d’Ivoire, à raison des sommes qu’elles
perçoivent en rémunération des prestations de toute nature fournies ou utilisées en Côte d’Ivoire.

b) En ce qui concerne les rémunérations visées au paragraphe 2 de l’article 85, les dispositions de l’alinéa a
précédent s’appliquent, que le bénéficiaire de ces droits ou produits soit l’écrivain, le compositeur ou l’inventeur
lui-même ou qu’il les ait acquis à titre gratuit ou onéreux. Les mêmes dispositions s’appliquent également que le
bénéficiaire des droits ou produits soit une personne physique ou une société, quelle que soit dans ce cas la forme
de la société.

c) Les dispositions de l’alinéa a précédent s’appliquent également aux artistes de théâtre ou de music-hall,
musiciens et autres artistes non domiciliés en Côte d’Ivoire et qui y organisent ou y font organiser
occasionnellement des représentations ou des concerts.

d) Le montant net des sommes imposables est déterminé en appliquant aux encaissements bruts une déduction
de 20 %. En ce qui concerne les produits des représentations et concerts visés à l’alinéa c précédent, les
encaissements bruts sont au préalable diminués des droits et taxes frappant ces entrées ; il en est de même du
produit des opérations grevées d’une taxe sur le chiffre d’affaires.

e) En ce qui concerne les primes versées aux compagnies de réassurance non domiciliées en Côte d’Ivoire, la
déduction visée au paragraphe d précédent est portée à 50 %.

2) Recouvrement de l’impôt

a) Il est fait application du taux de 25 %.

b) Les particuliers, sociétés et associations qui paient en rémunération d’une activité déployée en Côte d’Ivoire
dans l’exercice d’une profession visée à l’article 85 à des personnes ou sociétés n’ayant pas d’installation
professionnelle en Côte d’Ivoire des sommes soumises à l’impôt en application du présent article, ou qui versent
des bénéfices, revenus, produits et redevances réalisés en Côte d’Ivoire par ces mêmes personnes ou sociétés sont
tenus de percevoir l’impôt pour le compte du Trésor par voie de retenue à la source.

Les dispositions ci-dessus s’appliquent mutatis mutandis aux sommes mises en paiement par tous les organismes
payeurs de l’État.

Le comptable public qui effectue la retenue doit procéder à son reversement dans les caisses du receveur des
impôts territorialement compétent dans les 15 jours suivant le paiement.

Cette retenue est opérée sur le montant net des sommes imposables déterminé dans les conditions spécifiées par
le paragraphe 1-d du présent article, au moment où le paiement est effectué.

Les retenues afférentes au paiement du mois précédent sont versées dans les quinze premiers jours du mois
suivant auprès de la recette des impôts du siège de l’entreprise.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la direction des Grandes Entreprises ou des Centres des Moyennes
Entreprises, ce délai est fixé au :

10 avril pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;

15 avril pour les entreprises commerciales ;

20 avril pour les entreprises de prestations de services.

La retenue est également effectuée dès lors que le montant dû est inscrit en compte courant.

En ce qui concerne les prestations exécutées par des entreprises appartenant au même groupe, la retenue est
exigible après une période de deux ans sans paiement de la prestation à compter de l’inscription des sommes
concernées dans un compte de charges ou au crédit d’un compte de tiers.

Les omissions ou insuffisances constatées dans les retenues à la source sont sanctionnées par une amende égale
au montant des retenues non effectuées et conformément aux dispositions prévues par le Livre de Procédures
Fiscales.

c) Paiement au comptant

En ce qui concerne les contribuables visés au paragraphe 1-e du présent article, l’impôt est acquitté au même
moment que la taxe sur le chiffre d’affaires.

Section 5 - Retenues à la source

Professions médicales ou paramédicales

Art.93.- (L.F.2023) 1) Les personnes morales, les organismes publics ou privés quels que soient leur forme
juridique, leur nationalité et leur régime fiscal, et les personnes physiques relevant de l’impôt sur les BIC, de l’impôt

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sur les BNC et de l’impôt sur les bénéfices agricoles qui versent des honoraires, vacations et autres rémunérations
à des personnes non salariées exerçant une profession médicale ou paramédicale, sont tenus de prélever à la
source pour le compte du Trésor, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement.

2-a) Les entreprises soumises à un régime du réel d’imposition doivent verser les retenues afférentes aux sommes
mises en paiement au cours d’un mois donné, au plus tard le 15 du mois suivant.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des centres des moyennes entreprises, les retenues
afférentes aux sommes mises en paiement au cours d’un mois donné, doivent être versées :

au plus tard le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et
minières ;

au plus tard le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales,

au plus tard le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de services.

2-b)

1° le paiement des retenues s’effectue au moyen d’un bordereau avis de versement en triple exemplaire. À
l’appui de ce bordereau doivent être joints des états nominatifs devant obligatoirement comporter les
indications suivantes, pour chaque bénéficiaire des sommes versées :

nom et prénoms ;

profession ;

adresse géographique, postale et téléphonique ;

nature des prestations rémunérées ;

montant mis en paiement ;

date du paiement ;

montant de la retenue effectuée.

2° les états nominatifs énumérés au 1 ci-dessus doivent être accompagnés, pour chaque bénéficiaire, d’une
attestation individuelle de retenue établie conformément au modèle prescrit par l’administration ;

3° les attestations individuelles visées par le receveur des impôts compétent sont remises par la partie
versante aux bénéficiaires pour leur permettre de faire valoir ultérieurement les retenues qu’ils ont subies.

3-a) Les omissions ou insuffisances constatées dans les retenues à la source sont sanctionnées conformément aux
dispositions prévues par le Livre de Procédures fiscales.

b) Sera considéré comme un délit d’escroquerie et sanctionné conformément aux dispositions de l’article 7 de
l’annexe fiscale à la loi de finances pour 1968, le fait pour une personne ou tout organisme de ne pas reverser au
Trésor Public les retenues effectivement opérées.

c) Le refus ou le défaut de production des états visés au 2-b est sanctionné par une amende de 100.000 FCFA.

L’amende est perçue autant de fois qu’il y a d’états non produits.

Revendeurs de billets de jeux de hasard, courtiers, intermédiaires et bénéficiaires des gains de jeux de hasard

Art.94.- Les personnes et organismes se livrant à l’organisation de jeux de hasard, de loterie et de paris mutuels
hippiques, quels que soient leur forme juridique, leur nationalité et leur régime fiscal, qui versent des commissions,
honoraires et autres rémunérations à des personnes non salariées relevant d’un régime réel d’imposition,
notamment aux revendeurs de billets, courtiers et autres intermédiaires, sont tenus de prélever à la source pour le
compte du Trésor public, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement.

L’obligation de retenue à la source instituée à l’alinéa 1 ci-dessus s’applique également aux montants des lots
versés aux bénéficiaires des gains de jeux de hasard autres que ceux provenant des jeux de machine à sous
lorsque le gain est supérieur ou égal à 1.000.000 FCFA.

La retenue est recouvrée dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que
celles prévues à l’article 93-2 et 3 du présent Code.

Enseignants vacataires

Art.95.- 1) Les organismes publics ou privés d’enseignement quels que soient leur forme juridique et leur régime
fiscal, sont tenus de procéder à une retenue à la source au titre des rémunérations de toute nature qu’ils versent à
leurs enseignants vacataires.

Sont exonérés de cette retenue, les enseignants vacataires justifiant d’une immatriculation au fichier des

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contribuables de la DGI sous le régime du réel normal d’imposition.

2) Les personnes physiques ou morales quels que soient leur objet social et leur forme juridique, sont tenues
d’effectuer la retenue sur les rémunérations versées au titre de prestations de consultance ou d’expertise à des
entreprises individuelles.

Sont exonérées de cette retenue, les entreprises individuelles de consultance justifiant d’une immatriculation au
fichier des contribuables de la DGI sous le régime du réel normal d’imposition.

3) La retenue est perçue au taux de 7,5 % des rémunérations brutes versées.

4) Les dispositions prévues à l’article 93-2 et 3 sont applicables mutatis mutandis à la retenue instituée par le
présent article.

Artistes musiciens, sportifs et organisateurs de spectacles

Art.96.- Les personnes physiques ou morales qui versent des sommes et autres rémunérations au profit des
artistes musiciens du spectacle, aux organisateurs de spectacle, aux sportifs et autres intervenants dans ces
secteurs, non-salariés, sont tenues de prélever à la source une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en
paiement.

La retenue est recouvrée dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que
celles prévues à l’article 93-2 et 3 du présent Code.

[ NB - Art.12 L.F.2012 et 18 L.F.2013 : Les personnes physiques ou morales qui versent des rémunérations
provenant d’une production littéraire, scientifique et artistique exercée de manière occasionnelle, sont tenues de
procéder à une retenue à la source au taux de 7,5 % sur les sommes brutes versées, libératoire de tous impôts et
taxes.

Le paiement des retenues s’effectue au moyen d’un bordereau avis de versement en triple exemplaire. À l’appui de
ce bordereau, doivent être joints des états nominatifs devant comporter l’identité et l’adresse de chaque
bénéficiaire des sommes versées, ainsi que le montant mis en paiement et le montant de la retenue opérée.

Il est appliqué, en cas de non-prélèvement à la source sur les sommes versées, les sanctions prévues par l’article
93-3° du CGI.]

Collaborateurs non-salariés des avocats, notaires, huissiers et commissaires-priseurs

Art.97.- 1) Les personnes physiques ou morales exerçant la profession d’avocat, de notaire, d’huissier ou de
commissaire-priseur sont tenues d’effectuer une retenue à la source sur les rémunérations qu’elles versent à leurs
collaborateurs non-salariés.

2) La retenue est perçue au taux de 7,5 % des rémunérations brutes versées.

3) Les dispositions prévues à l’article 93-2 et 3 du présent Code sont applicables mutatis mutandis à la retenue
instituée par le présent article.

Avocats, huissiers de justice, conseils juridiques et fiscaux, comptables, commissaires-priseurs et notaires

Art.98.- 1) Les personnes physiques ou morales passibles de l’impôt sur les bénéfices, ainsi que les organismes
publics ou privés quels que soient leur forme juridique et leur régime fiscal, qui versent des sommes à titre de
rémunérations aux avocats, huissiers de justice, conseils juridiques et fiscaux, comptables, commissaires-priseurs
et notaires, sont tenus de prélever à la source pour le compte du Trésor public, une retenue de 7,5 % des
rémunérations brutes versées.

2) Les dispositions prévues à l’article 93-2 et 3 du CGI sont applicables mutatis mutandis à la retenue instituée par
le présent article.

Greffiers-notaires

Art.99.- Les greffiers-notaires sont tenus de reverser auprès de la recette des impôts du siège de leur activité, dans
les dix jours qui suivent soit la fin du trimestre pour les opérations réalisées au cours du trimestre précédent, soit la
date de cessation de leur fonction, une redevance due sur les émoluments qu’ils perçoivent à titre d’honoraires
dans l’exercice de leur fonction de notaire.

Le taux du reversement est fixé à 50 % du montant de toutes les sommes effectivement perçues à titre
d’honoraires.

Section 6 - Obligations du contribuable

Déclaration de résultats

Art.100.- Toute personne passible de l’impôt à raison des bénéfices réalisés dans l’une des professions ou des

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revenus provenant de l’une des sources visées à l’article 85 est tenue de produire, au plus tard le 15 avril de chaque
année, une déclaration indiquant le montant de ses recettes brutes, celui de ses dépenses professionnelles et le
montant de son bénéfice net de l’année précédente.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des Centres des Moyennes Entreprises, cette date est
fixée au 20 avril.

Art.101.- La déclaration est adressée à la DGI.

États financiers

Art.101 bis.- (L.F.2024) Les contribuables visés à l’article 85 du présent Code sont tenus de transmettre à
l’Administration fiscale leurs états financiers annuels établis et présentés selon le cas, conformément au référentiel
comptable OHADA.

Ces états peuvent être transmis en version papier ou par la voie électronique. Les entreprises relevant de la
Direction des grandes Entreprises ou de la Direction des moyennes Entreprises doivent transmettre lesdits états
financiers uniquement par la voie électronique.

Seuls sont recevables par l’Administration fiscale, les états financiers qui auront été préalablement présentés à la
procédure du visa effectuée par un expert-comptable inscrit à l’Ordre. Les modalités de cette procédure sont
définies par arrêté du Ministre en charge du Budget.

Les états financiers doivent également être transmis par voie électronique. En cas de discordances entre la version
électronique et la version papier, la version papier fait foi.

Les entreprises qui exploitent des établissements secondaires, sont tenues de joindre à leurs états financiers, un
état faisant ressortir pour chaque établissement secondaire, les achats et les ventes effectués et d’une façon
générale, les agrégats comptables et économiques permettant de connaître le niveau d’activité et de rentabilité de
chaque établissement secondaire. La non-production de cet état est passible d’une amende de 1.000.000 FCFA.

Les états financiers et ces documents doivent être transmis au plus tard le 30 mai suivant la date de clôture de
l’exercice comptable pour les autres entreprises.

L’Administration fiscale transmet les états financiers en versions papier ou électronique ainsi que les documents
annexes reçus, à l’Institut national de la Statistique, à la Comptabilité nationale et à la BCEAO. Les organismes
privés notamment les banques, peuvent à leur demande recevoir de la part de la DGI, ces états financiers et
documents annexes.

Section 7 - Paiement de l’impôt

1) Impôt minimum forfaitaire (IMF)

Art.102.- 1) Un impôt minimum forfaitaire frappe les contribuables relevant de l’impôt sur les BNC.

Il est exigible au titre d’un exercice lorsque le montant de l’impôt sur les bénéfices dudit exercice lui est inférieur.

2) La cotisation due au titre d’un exercice comptable donné est égale à 5 % des recettes brutes toutes taxes
comprises de cet exercice. Cette cotisation ne peut être inférieure à un montant de 400.000 FCFA qui constitue un
minimum de perception.

Ce minimum de perception s’applique pour la première fois au résultat de l’exercice clos au 31 décembre 2014.

3) La cotisation exigible doit être acquittée dans les mêmes conditions et sous les mêmes sanctions que l’impôt sur
les BNC.

4) Les entreprises relevant du régime visé à l’article 85, en période déficitaire et situées en zone de guerre sont
exonérées de l’IMF au titre des exercices comptables clos les 31 décembre 2002, 2003, 2004 et 2005. Pour les
entreprises concernées, l’IMF déjà acquitté constitue un crédit d’impôt imputable sur l’impôt sur les BNC de
l’exercice suivant.

Les entreprises demeurées en activité en zones Centre, Nord et Ouest sont également exonérées de l’IMF au titre
des exercices clos aux 31 décembre 2011, 2012, 2013 et 2014, lorsqu’elles sont déficitaires.

5) Les entreprises nouvelles relevant de l’impôt sur les BNC prévu à l’article 85, sont exonérées de l’IMF au titre de
leur premier exercice comptable.

À titre transitoire, et jusqu’au 31 décembre 2020, le paiement de l’impôt prévu au présent article est suspendu.

2) Impôt sur les BNC

Art.103.- A compter des exercices ouverts après le 31 décembre 2003, l’impôt sur les BNC dû au titre d’un exercice
est payable spontanément en trois fractions égales au plus tard le 15 avril, le 15 juin et le 15 septembre de chaque

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année.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des Centres des Moyennes Entreprises, ces dates sont
fixées au :

10 avril, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;

10 juin, pour les entreprises commerciales ;

10 septembre, pour les entreprises de prestations de services.

Pour l’exercice clos le 31 décembre 2003, le solde de l’impôt sur les bénéfices sera acquitté le 20 avril 2004.

Le paiement est effectué auprès de la recette des impôts du lieu d’exercice de l’activité au vu d’un bordereau avis
de versement établi en triple exemplaire.

Section 8 - Contrôle des déclarations

Art.104.- Les contribuables soumis à l’impôt sur les BNC sont tenus d’avoir un livre-journal servi au jour le jour et
présentant le détail de leurs recettes professionnelles.

Pour les professions assujetties au secret professionnel, le livre-journal comporte en regard de la date, le détail des
sommes encaissées ainsi que la nature de l’acte effectué ou de la prestation fournie.

La DGI peut demander communication des livres et toutes pièces justificatives.

Section 9 - Début d’activité, cessation de l’exercice de la profession

Art.105.- 1) Toute personne qui entreprend l’exercice d’une profession l’assujettissant à l’impôt prévu au présent
titre doit en faire la déclaration auprès de la DGI avant le commencement de ses opérations.

2) Le défaut de déclaration est puni d’une amende fiscale de 100.000 FCFA.

3) Dans le cas de cessation de l’exercice de la profession, l’impôt sur les BNC dû en raison des bénéfices qui n’ont
pas encore été taxés, y compris ceux qui proviennent de créances acquises et non encore recouvrées, est
immédiatement établi.

4) Les contribuables sont tenus de faire parvenir à la DGI, dans un délai de dix jours, déterminé comme il est
indiqué ci-après, la déclaration prévue à l’article 100.

5) Le délai de dix jours commence à courir :

lorsqu’il s’agit de la cessation de l’exercice d’une profession autre que l’exploitation d’une charge ou d’un
office, du jour où la cessation a été effective ;

lorsqu’il s’agit de la cessation de l’exploitation d’une charge ou d’un office, du jour où a été publiée au
Journal Officiel la nomination du nouveau titulaire de la charge ou de l’office, ou du jour de la cessation
effective, si elle est postérieure à cette publication.

6) Si les contribuables ne produisent pas la déclaration visée au 4 e alinéa du présent article, les bases d’imposition
sont arrêtées d’office et il est fait application de la majoration de droits prévue par le LPF.

7) En cas d’insuffisance d’au moins un dixième dans les bénéfices déclarés ou d’inexactitude constatée dans les
documents et renseignements écrits fournis à l’appui de la déclaration, les contribuables sont passibles, suivant le
cas, de l’une ou de l’autre des majorations prévues par le LPF.

Les cotes établies dans les conditions prévues par le présent article sont immédiatement exigibles pour la totalité.

8) Abrogé

9) Les dispositions du présent article sont applicables dans le cas de décès du contribuable. Dans ce cas, les
renseignements nécessaires pour l’établissement de l’impôt sont produits par les ayants droit du défunt dans les
six mois de la date du décès.

Chapitre 3 - Dispositions spéciales visant les impôts sur les bénéfices

Section 1 - Imposition des contribuables disposant de revenus professionnels provenant de sources différentes

Art.106.- Lorsqu’une entreprise industrielle ou commerciale étend son activité à des opérations relevant de la
cédule des professions non commerciales, les résultats de ces opérations, déterminés suivant les règles propres à
l’impôt sur les BIC, sont compris dans les bases dudit impôt.

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Art.107.- Lorsqu’un contribuable a disposé au cours de la même année de revenus de sources différentes passibles
de plusieurs impôts cédulaires, chaque catégorie de revenu est, sous réserve de l’application de l’article 106 ci-
dessus, taxée d’après le taux et les règles qui lui sont propres. Mais le total des abattements applicables à ces
différentes catégories de revenus est limité au montant de l’abattement prévu pour celui des impôts cédulaires
correspondant qui comporte l’abattement le plus élevé.

Dans cette limite, les abattements prévus par les articles 64 et 90 ci-dessus sont accordés sur les revenus des
catégories correspondantes en commençant par celle qui est taxée d’après le taux le plus élevé et dans l’ordre
décroissant des taux.

Section 2 - Déclaration des commissions, courtages, honoraires, ristournes, droits d’auteur, rémunérations d’associés et parts de bénéfices

Art.108.- 1) Les entreprises qui, à l’occasion de l’exercice de leur activité versent à des personnes physiques ne
faisant pas partie de leur personnel salarié et à des personnes morales, des commissions, courtages, ristournes
commerciales ou autres vacations, honoraires occasionnels ou non, gratifications et autres rémunérations, doivent
déclarer ces sommes dans les conditions prévues par l’article 127 lorsqu’elles dépassent 50.000 FCFA par an pour
un même bénéficiaire.

2) Les entreprises, sociétés ou associations, qui procèdent à l’encaissement et au versement des droits d’auteur ou
d’inventeur, sont tenues de déclarer dans les conditions prévues par l’article 127 le montant des sommes
dépassant 10.000 F par an qu’elles versent à leurs membres ou à leurs mandants.

Les sommes visées aux paragraphes 1 et 2 ci-dessus, sont cotisées au nom du bénéficiaire à l’impôt cédulaire
correspondant à la nature d’activité au titre de laquelle il les a perçues.

Les parties versantes, désignées aux paragraphes précédents qui n’ont pas satisfait aux obligations définies,
perdent le droit de les porter parmi leurs frais professionnels pour l’établissement de leurs propres impositions.
L’application de cette sanction ne met pas obstacle à celle de l’amende prévue au paragraphe 3 suivant, ni à
l’imposition des mêmes sommes au nom du bénéficiaire, conformément à la disposition énoncée à l’alinéa
précédent.

En ce qui concerne les contribuables relevant de la DGE ou des centres des moyennes entreprises, les états visés
au 1° et 2° ci-dessus doivent être produits aussi bien sur support papier que sur support magnétique ou par voie
d’internet.

En cas de discordances constatées entre les informations portées sur les différents supports ci-dessus indiqués,
celles figurant sur la version papier font foi.

3) Toute infraction aux prescriptions du présent article entraîne l’application d’une amende fiscale de 5.000 FCFA
par omission ou inexactitude dans les renseignements exigés.

Lorsque la déclaration n’a pas été produite dans le délai exigé à l’article 127 du présent Code, le retard ou le défaut
de production est sanctionné conformément aux dispositions de l’article 170 du LPF.

Art.109.- 1) Les gérants des sociétés en nom collectif ou en commandite simple sont tenus de fournir à la DGI, en
même temps que la déclaration annuelle du bénéfice social prévue par les articles 35 et 100 ci-dessus, un état
indiquant :

a) les noms, prénoms et domiciles des associés ;

b) la part des bénéfices de l’exercice ou des exercices clos au cours de l’année précédente correspondant
aux droits de chacun des associés en nom collectif ou commandité dans la société ;

c) en ce qui concerne les sociétés en commandite simple, le montant des bénéfices distribués aux
commanditaires au cours de l’année précédente.

2) Les gérants des SARL sont tenus de déclarer, dans les conditions prévues au 1 ci-dessus, outre les noms,
prénoms et domiciles des associés :

a) le nombre de parts sociales appartenant en toute propriété ou en usufruit à chaque associé ;

b) les sommes versées à chacun des associés au cours de l’exercice précédent à titre, soit de traitements,
émoluments, indemnités et autres rémunérations, soit d’intérêts, dividendes ou autres produits de leurs
parts sociales.

3) Les gérants des sociétés en participation et des sociétés de copropriétaires de navires sont tenus de fournir,
dans les conditions prévues au 1 susvisé, un état indiquant :

a) les noms, prénoms, professions et domiciles des associés gérants et des coparticipants ;

b) les parts des bénéfices de l’exercice précédent revenant à chaque associé gérant, ainsi qu’à chaque

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coparticipant exploitant personnellement une entreprise ou exerçant une profession dans les produits de
laquelle entre sa part de bénéfices ;

c) le montant des bénéfices distribués aux autres coparticipants au cours de l’année précédente.

4) Les sociétés anonymes sont tenues de déclarer, dans les conditions prévues par l’article 108 ci-dessus, le
montant des tantièmes et indemnités de fonction versés au cours de l’année précédente aux membres de leur
conseil d’administration et passibles de l’IRVM.

Section 3 - Réductions d’impôts cédulaires en cas d’investissement de bénéfices en Côte d’Ivoire

Art.110.- (L.F.2022, L.F.2023) 1) Les personnes morales ou physiques qui investissent en Côte d’Ivoire tout ou partie
de leurs bénéfices peuvent obtenir dans les conditions ci-après, une réduction sur le montant de l’impôt sur les
bénéfices industriels, commerciaux ou agricoles. Cette réduction est obtenue par imputation du montant de
l’investissement sur le résultat de l’exercice.

2) Peuvent bénéficier des dispositions du présent article, les entreprises qui réalisent un programme
d’investissement, hors biens exclus, au moins égal à 100.000.000 FCFA hors TVA récupérable.

Pour les petites et moyennes entreprises, ce montant est ramené à 25.000.000 FCFA hors TVA récupérable.

Le programme d’investissement doit porter sur une activité nouvelle ou sur le développement d’une activité
existante.

Le développement d’activité est la réalisation par l’entreprise d’un projet d’extension, de diversification ou de
modernisation dans les conditions définies ci-après :

l’extension est l’accroissement de la capacité de production, de vente et de réalisation de prestations de


services ;

la diversification est la fabrication d’un produit nouveau ou la création d’une branche d’activité commerciale
ou de prestations de services ;

la modernisation est le renouvellement des équipements de production, de vente ou de prestations de


services, en vue d’adapter l’entreprise à l’évolution de la demande ou au progrès technologique.

3) Sont exclus du bénéfice de la réduction d’impôt :

les biens d’équipement acquis d’occasion ;

les véhicules de toute nature, à l’exception des engins de manutention et de travaux publics, des aéronefs,
des bateaux et des navires autres que de plaisance et des véhicules de transport public de personnes et de
marchandises ;

le mobilier et le matériel de bureau, à l’exception du matériel informatique.

Les biens meubles affectés à l’exploitation des activités des entreprises commerciales et de prestations de services
ne sont pas concernés par ces exclusions.

4) Le programme d’investissement doit être réalisé dans un délai de deux ans à compter du 31 décembre de
l’année au cours de laquelle il est agréé.

5) Les investissements envisagés doivent faire l’objet d’un programme fournissant toutes précisions indispensables
sur la nature, l’importance et le prix de revient des dépenses prévues et présentant les données du compte
d’exploitation prévisionnel attendu de ces investissements ainsi que l’origine des sommes investies.

Le programme dont le dépôt doit être antérieur aux premières opérations d’investissement, peut être présenté à
toute époque de l’année.

Le programme, accompagné de toutes les justifications nécessaires est adressé, sous pli recommandé, au directeur
général des Impôts.

Le Ministre chargé des finances prononce l’admission ou le rejet, total ou partiel, du programme sur proposition du
directeur général des Impôts après avis éventuel des services économiques compétents.

La décision du Ministre ne donne lieu à aucun recours ; elle est notifiée au contribuable sous pli recommandé par le
directeur général des Impôts.

Les entreprises dont le programme d’investissement est agréé, ont l’obligation de produire dans un délai de deux
mois à compter de la fin de la réalisation de leurs investissements, une déclaration de fin de réalisation dudit
programme, accompagnée d’un état récapitulatif des investissements réalisés.

6) La déduction peut être imputée, dans la limite de 50 % des bénéfices de chacun des exercices considérés, sur les

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résultats des quatre exercices suivant celui de l’achèvement du programme agréé.

Cette déduction est selon les régions du territoire concernées, plafonnée à :

35 % du montant des sommes réellement investies pour la région d’Abidjan (départements d’Abidjan,
d’Aboisso, d’Adzopé et d’Agboville) ;

40 % pour les autres régions. Si, en raison de la limitation de 50 %, il subsiste un reliquat non déductible des
bénéfices d’un exercice, ce reliquat sera reporté sur le ou les exercices de la période quadriennale restant à
courir sans que la déduction puisse jamais excéder 50 % des bénéfices de l’exercice ou des exercices de
report.

7) Si au cours de l’exécution du programme, le contribuable envisage l’extension de l’investissement primitivement


prévu et admis, il pourra présenter un nouveau programme afférent à une deuxième tranche d’investissement.

En ce qui concerne l’application des déductions et des délais d’exécution, les divers programmes admis seront
considérés isolément, sans toutefois que le total des déductions consécutives aux paiements effectués pendant un
exercice ou une année déterminée et aux reliquats éventuellement reportables, dans les conditions prévues au
paragraphe 5 ci-dessus, puisse excéder 50 % du montant des bénéfices nets taxables correspondants.

8) Seules les entreprises qui tiennent une comptabilité régulière et complète susceptible de faire foi devant la
juridiction contentieuse et qui présentent une situation fiscale régulière, peuvent se prévaloir des dispositions ci-
dessus.

Elles doivent joindre à leurs déclarations annuelles toutes justifications utiles relatives aux montants des
paiements effectués au titre des investissements admis.

9) Ne peuvent ouvrir droit au bénéfice des dispositions qui précèdent :

les investissements réalisés dans le cadre de l’article 28 du présent Code ;

les investissements réalisés par les entreprises qui bénéficient des dispositions du Code minier ;

les investissements financés par des emprunts ou par tout autre moyen autre que le réinvestissement des
bénéfices. La preuve de l’origine des fonds servant aux investissements peut être apportée par tout moyen
par le contribuable ou par l’Administration.

10) Les aliénations totales ou partielles de biens ayant donné lieu à une réduction d’impôt dans les conditions
prévues au présent article, entraîneront l’exigibilité immédiate de l’impôt non acquitté dans la proportion de
l’amortissement restant à courir au moment de l’aliénation.

11) Toutefois, en cas de fusion ou d’opérations assimilées réalisées dans les conditions prévues aux articles 756 et
757 du CGI, les transferts de biens ou de titres représentatifs de ces biens ne seront pas considérés comme des
aliénations totales ou partielles.

Les droits à réduction d’impôt acquis dans les conditions prévues au présent article à raison de biens compris dans
les apports réalisés à l’occasion d’opérations de fusion ou de scission de sociétés ou d’apports partiels d’actif
réalisés dans les conditions prévues aux articles 756 et 757 du CGI mais non utilisés à la date de l’apport, pourront
être transférés à la société bénéficiaire des apports, à condition que l’acte constatant ces apports comporte la
mention de l’option pour le transfert des droits à réduction, en faveur de la société bénéficiaire des apports.

La période de quatre années, prévue à l’alinéa 1 du paragraphe 6 du présent article continuera à courir à partir de
la même date que celle à laquelle les droits à réduction concernant les biens transférés avaient été précédemment
acquis.

Les aliénations totales ou partielles de biens ayant donné lieu au transfert de droits à réduction dans les conditions
ci-dessus indiquées entraîneront l’exigibilité immédiate de l’impôt non acquitté par la société bénéficiaire des
apports dans la proportion de l’amortissement restant à courir au moment de l’aliénation.

12) Les sociétés de crédit-bail peuvent être autorisées par le directeur général des Impôts à transférer à leur client
investisseur réel, leur droit à réduction d’impôt découlant de l’article 110 du CGI. Cette autorisation ne peut être
accordée qu’après transfert de propriété ou de la construction à la fin du contrat de crédit-bail.

13) Les déclarations non conformes aux investissements effectivement réalisés, donnent lieu à l’annulation de la
réduction d’impôt, sans préjudice des sanctions prévues par le LPF.

Section 3 bis - Exonération d’impôt sur les BNC

Art.110 bis.- Sont exonérées de l’impôt sur les BNC, les entreprises créées, réimplantées ou rouvertes avant le 31
décembre 2012 en zones Centre, Nord et Ouest au titre des exercices clos aux 31 décembre 2010, 2011, 2012, 2013,
2014 et 2015. Cette exonération est ramenée à 75 % au titre des exercices clos aux 31 décembre 2016 et 2017.

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Section 4 - Crédits d’impôts

1) Crédit d’impôt pour création d’emplois

Art.111.- (L.F.2021, L.F.2022) Les personnes physiques ou morales en activité depuis au moins un an, passibles de
l’impôt sur les bénéfices, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt annuel de 1.000.000 FCFA par emploi créé, suite à
la conclusion d’un contrat à durée indéterminée avec une personne de nationalité ivoirienne. Ce crédit est porté à
1.500.000 FCFA pour l’embauche de personnes en situation de handicap.

Le montant du crédit est ramené à 250.000 FCFA par an pour les entreprises relevant de la taxe d’Etat de
l’Entreprenant ou de l’impôt des micro-entreprises. Il est porté à 500.000 FCFA en cas d’embauche de personnes en
situation de handicap par lesdites entreprises.

Lorsque le contrat de travail est conclu pour une période déterminée, les crédits d’impôt prévus aux paragraphes
précédents sont applicables. Toutefois, ils sont réduits de moitié. Cette mesure est applicable une seule fois par
personne, aux contrats dont la durée est comprise entre 12 mois et 24 mois consécutifs.

Le bénéfice du crédit d’impôt est subordonné à la déclaration des salariés nouvellement embauchés à la Caisse
nationale de Prévoyance sociale (CNPS) par l’employeur et à la production d’un certificat médical délivré par un
médecin spécialiste du travail relevant de l’Administration en charge de la Santé et Sécurité au Travail attestant le
handicap physique ou intellectuel lorsque le contrat concerne des personnes en situation de handicap. Le salaire
stipulé au contrat doit être conforme à la réglementation sociale en vigueur en matière de fixation du niveau de
salaire selon les catégories professionnelles.

Le nombre d’emplois créés s’apprécie au 31 décembre de chaque année et ne doit pas être inférieur à cinq. En ce
qui concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à [Link] FCFA, ce nombre doit être au
moins égal à 2.

La détermination du crédit d’impôt est effectuée au moyen d’une déclaration réglementaire qui doit être
accompagnée d’une attestation d’immatriculation du salarié, délivrée par la CNPS.

Ces documents doivent être déposés auprès du service des Impôts du lieu d’exercice de l’activité en même temps
que la déclaration de résultats prévue à l’article 35 du présent Code.

Le crédit d’impôt est imputable sur les cotisations d’impôt sur les bénéfices exigibles au cours de l’année de son
obtention.

En ce qui concerne les contribuables relevant de la taxe d’Etat de l’Entreprenant ou de l’impôt des micro-
entreprises, le crédit d’impôt s’impute sur les cotisations d’impôts sur salaires exigibles au cours de l’année de son
obtention.

Les crédits d’impôt ne sont ni reportables, ni restituables.

Tout licenciement pour motif économique intervenu avant une période de 24 mois révolus à compter de la date
d’embauche dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée, donne lieu au reversement du montant du crédit
d’impôt antérieurement déduit.

De même, tout recrutement en remplacement de la personne licenciée doit être justifié par l’amélioration de la
situation économique de l’entreprise.

Art.111 bis.- (L.F.2021, L.F.2022) Les personnes physiques ou morales passibles de l’impôt sur les bénéfices peuvent
bénéficier d’un crédit d’impôt annuel de 500.000 FCFA par an et par personne formée dans le cadre d’un contrat
d’apprentissage ou d’un contrat stage de qualification ou d’expérience professionnelle. Ce crédit est porté à
750.000 FCFA lorsque l’apprentissage ou le stage de qualification ou d’expérience professionnelle concerne une
personne en situation de handicap.

Le montant du crédit est ramené à 100.000 FCFA par an pour les entreprises relevant de la taxe d’Etat de
l’Entreprenant ou de l’impôt des micro-entreprises. Il est porté à 150.000 FCFA lorsque l’apprentissage ou le stage
de qualification ou d’expérience professionnelle concerne une personne en situation de handicap.

Le nombre de personnes formées s’apprécie au 31 décembre de chaque année et ne doit pas être inférieur à cinq.
En ce qui concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à [Link] FCFA, ce nombre est fixé à
deux

L’apprentissage ou le stage de qualification ou d’expérience professionnelle peut se dérouler dans l’entreprise ou


être financé par celle-ci dans une entreprise tierce.

La période d’apprentissage ne peut être inférieure à 6 mois et supérieure à 12 mois consécutifs.

En ce qui concerne le contrat stage de qualification ou d’expérience professionnelle, la durée ne peut excéder
douze mois, renouvellements compris.

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La détermination du crédit d’impôt est effectuée au moyen d’une déclaration réglementaire produite par
l’administration fiscale, qui doit être certifiée conforme par l’organisme en charge de la promotion de l’emploi.

La déclaration ainsi certifiée doit être déposée auprès du service du lieu d’exercice de l’activité en même temps que
la déclaration de résultats prévue à l’article 35 du présent Code.

Ce crédit d’impôt qui n’est ni reportable ni restituable, est imputable sur la cotisation d’impôt sur les bénéfices, à
l’exclusion de l’impôt minimum forfaitaire, sur le montant de la taxe d’Etat de l’Entreprenant ou sur la cotisation
d’impôt des micro-entreprises.

Art.111 ter.- (L.F.2021, L.F.2022) Les personnes physiques ou morales passibles de l’impôt sur les bénéfices peuvent
bénéficier d’un crédit d’impôt annuel par personne formée dans le cadre d’un contrat stage-école.

Le montant de ce crédit est établi comme suit :

25.000 FCFA par stagiaire, pour les entreprises relevant de la taxe d’Etat de l’Entreprenant accueillant au
moins deux élèves ou étudiants et pour les petites et moyennes entreprises (chiffre d’affaires inférieur à
[Link] FCFA) accueillant au moins cinq élèves ou étudiants ;

50.000 FCFA par stagiaire, pour les grandes entreprises (ayant un chiffre d’affaires au-delà du milliard)
accueillant au moins dix élèves ou étudiants.

Le nombre d’élèves ou d’étudiants pris en stage s’apprécie au 31 décembre de chaque année.

La durée du stage de validation de diplôme est de 6 mois maximum.

La détermination du crédit d’impôt est effectuée au moyen d’une déclaration réglementaire produite par
l’Administration fiscale.

Ce crédit d’impôt qui n’est ni reportable ni restituable, est imputable sur la cotisation d’impôt sur les bénéfices, sur
l’impôt minimum forfaitaire et sur le montant de la taxe d’Etat de l’Entreprenant ou sur la cotisation d’impôt des
micro-entreprises.

2) Crédit d’impôt pour acquisition de brevets et procédés de fabrication

Art.112.- (L.F.2022) Les petites et moyennes entreprises bénéficient d’un crédit d’impôt s’élevant à 30 % de la
valeur d’acquisition de brevets ou procédés de fabrication nouveaux.

Pour bénéficier de cette mesure, les brevets et procédés visés à l’alinéa ci-dessus doivent être :

acquis après l’entrée en vigueur de la présente loi ;

hors du domaine public ;

conservés dans l’entreprise pendant une durée de cinq ans au moins.

Art.113.- Sont considérées comme PME, les entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel toutes taxes
comprises, inférieur à [Link] FCFA.

Art.114.- Pour bénéficier des dispositions de l’article 112 du présent Code, la petite et moyenne entreprise de
transformation industrielle ou intervenant dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la
communication doit remplir les conditions suivantes :

faire la preuve de son adhésion à un cabinet d’expert comptable agréé ou à un centre de gestion agréé ;

utiliser un brevet ou une licence ou utiliser de nouveaux procédés de fabrication constatés par l’Office
Ivoirien de la Propriété Intellectuelle (OIPI) pour les entreprises de transformation ;

être titulaire d’une attestation du Ministère des nouvelles technologies de l’information et de la


communication pour les entreprises intervenant dans le secteur des nouvelles technologies de
l’information et de la communication.

Pour les entreprises qui sont à leur première année d’exploitation, les deux dernières conditions ne sont toutefois
exigées qu’au cours de la deuxième année.

L’attestation du Ministère des nouvelles technologies de l’information et de la communication doit préciser que
l’entreprise concernée exerce à titre principal son activité dans l’une des branches des nouvelles technologies de
l’information et de la communication prioritaires suivantes :

application service provider ;

fournisseur d’accès à internet ;

génie informatique ;

génie logiciel ;

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internet ;

intranet ;

extranet ;

télématique.

Art.114 bis.- (L.F.2022) Les entreprises privées dont au moins 15 % des charges sont exclusivement affectés aux
activités de recherche, de développement et d’innovation, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt de 50 % des
sommes investies.

Ce crédit est imputable sur l’impôt sur les bénéfices.

Le bénéfice de ce crédit d’impôt est subordonné à la réalisation des investissements par l’entreprise elle-même et
n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues au Code des Investissements.

En ce qui concerne les entreprises anciennement à un régime du réel d’imposition reclassées au régime des micro-
entreprises au titre de l’année 2021, elles peuvent opter pour le régime du réel simplifié d’imposition afin de
bénéficier de l’avantage prévu par le présent article si l’année au titre de laquelle le crédit d’impôt est accordé est
l’année 2021.

3) Crédit d’impôt pour recyclage de déchets

Art.114 ter.- (L.F.2022) Il est accordé un crédit d’impôt aux entreprises de recyclage de déchets.

Ce crédit fixé à 10 % du montant des investissements réalisés est plafonné à 50 % des bénéfices sur une période de
quatre exercices consécutifs.

Le bénéfice du crédit d’impôt est subordonné à l’agrément préalable délivré à l’entreprise de recyclage des déchets
par le ministère en charge de l’Environnement et du Développement durable et n’exclut pas l’application des
dispositions plus favorables prévues au Code des Investissements.

Au-delà de la période susvisée, le reliquat du crédit d’impôt n’est ni reportable, ni restituable.

En ce qui concerne les entreprises anciennement à un régime du réel d’imposition reclassées au régime des micro-
entreprises au titre de l’année 2021, elles peuvent opter pour le régime du réel simplifié d’imposition afin de
bénéficier de l’avantage prévu par le présent article si l’année au titre de laquelle l’exonération est accordée est
l’année 2021.

TITRE 2 - IMPÔT SUR LES TRAITEMENTS, SALAIRES, PENSIONS ET RENTES VIAGÈRES ET


CONTRIBUTIONS ANNEXES

Chapitre 1 - Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

Section 1 - Revenus soumis à l’impôt

Art.115.- 1) Il est établi un impôt sur les revenus provenant des traitements publics et privés, des soldes, des
indemnités et émoluments, des salaires, des pensions et des rentes viagères.

2) Les traitements et salaires, soldes, indemnités et émoluments sont imposables :

a) lorsque le bénéficiaire est domicilié en Côte d’Ivoire alors même que l’activité rémunérée s’exerce hors
du territoire de l’État ou que l’employeur est domicilié ou établi hors de celui-ci ;

b) lorsque le bénéficiaire est domicilié hors de Côte d’Ivoire, dès lors que l’activité rétribuée est exercée
dans le territoire de l’État.

3) Les pensions et rentes viagères sont imposables :

a) lorsque le bénéficiaire est domicilié en Côte d’Ivoire, alors même que le débiteur serait domicilié ou établi
hors de Côte d’Ivoire ;

b) lorsque le bénéficiaire est domicilié hors de Côte d’Ivoire à la condition que le débiteur soit domicilié ou
établi en Côte d’Ivoire.

Pour l’application de la présente disposition en ce qui concerne les pensions publiques, le débiteur s’entend du
comptable assignataire.

4) Les dispositions des paragraphes 2-b et 3-b du présent article ne sont applicables que sous réserve des
dispositions des conventions internationales.

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5) Les rémunérations allouées à l’associé gérant majoritaire, à l’actionnaire ou à l’associé unique personne
physique des sociétés, sont assimilées à des salaires aux fins d’imposition à condition qu’elles correspondent à un
travail effectif.

Section 2 - Exonérations

Art.116.- (L.F.2023, Ordonnance n°2023-719) Sont affranchis de l’impôt :

1) Dans la limite du dixième de la rémunération totale (indemnités comprises) perçue par le contribuable, les
allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction ou à l’emploi et effectivement utilisées
conformément à leur objet.

2) Les allocations familiales, allocations d’assistance à la famille, les majorations de soldes, d’indemnités ou de
pensions attribuées en considération de la situation ou des charges de famille.

3) Les pensions servies en vertu de la loi du 31 mars 1919 à l’exclusion de la partie des pensions mixtes visées à
l’article 60 (paragraphe 2) de ladite loi, qui correspond à la durée des services.

4) Les pensions servies en vertu de la loi du 24 juin 1919 aux victimes civiles de la guerre et leurs ayants droit.

5) Les rentes viagères et indemnités temporaires attribuées aux victimes d’accidents du travail.

6) La retraite du combattant instituée par les articles 197 à 199 de la loi du 16 avril 1930.

7) Les appointements des personnels diplomatiques pour l’exercice de leurs fonctions dans la mesure où les pays
qu’ils représentent accordent des avantages analogues aux personnels diplomatiques ivoiriens.

8) Les salaires versés par les entreprises agricoles, agro-industrielles et assimilées visées à l’article 147, aux
travailleurs classés dans les catégories professionnelles fixées à l’article 148.

9) Sous la double limite du dixième de la rémunération mensuelle brute imposable, hors avantages en nature, et
d’un montant mensuel de 320.000 FCFA, les cotisations patronales versées par les employeurs à des organismes de
retraite et de prévoyance complémentaires.

10) La prime de transport versée aux salariés dans la limite du montant prévu par arrêté du Ministre chargé de
l’Emploi et du Ministre chargé du Budget.

11) Les dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge médicale et paramédicale des personnes ayant
contracté le VIH/SIDA ainsi que celles correspondant aux coûts des dialyses pour insuffisance rénale.

Les dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge médicale et paramédicale des personnes atteintes du
cancer ainsi que celles afférentes aux frais de dépistage de cette affection.

Les dépenses peuvent être réalisées au moyen de cotisations ou de subventions versées à des organisations
spécialisées ou des associations reconnues d’utilité publique et ayant exclusivement pour objet le financement de
la prise en charge médicale et paramédicale des salariés, à condition que ces organisations ou associations
emploient au moins 85 % des cotisations ou subventions au financement de ces actions.

12) L’indemnité versée au stagiaire pour une durée n’excédant pas six mois et pour la tranche de l’indemnité
mensuelle égale ou inférieure à 150.000 FCFA.

L’indemnité d’apprentissage versée aux apprenants dans le cadre d’un contrat d’apprentissage pour une durée
n’excédant pas deux ans et pour un montant mensuel égal ou inférieur à 100.000 FCFA.

13) La fraction des pensions de retraite et des rentes viagères égale ou inférieure à 320.000 FCFA par mois.

14) Les dépenses de santé engagées par les entreprises pour la constitution de boîte de pharmacie permettant de
faire face aux premiers soins des employés malades, les coûts de traitement du paludisme, de la tuberculose, de
l’hépatite virale, du diabète et de l’hypertension artérielle dont ces employés sont atteints ainsi que les sommes
versées aux mutuelles de santé du personnel ou aux compagnies d’assurances, à leurs courtiers, gestionnaires de
portefeuilles, dans le cadre de contrat groupe d’assurance maladie.

15) Les rémunérations versées par l’Institut Africain pour le Développement Économique et Social (INADES).

16) Les dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge des frais de transport en commun du personnel,
dans la limite de 20.000 FCFA par mois et par salarié.

17) Les dépenses supportées par l’employeur pour la prise en charge des frais de restauration du personnel dans
les cantines de l’entreprise ou en dehors du lieu de travail dans la limite de 30.000 FCFA par mois et par salarié.

Lorsque le service de restauration est offert en dehors des cantines de l’entreprise, le bénéfice de l’exonération est
subordonné à la production d’un contrat signé entre l’employeur et la structure extérieure de restauration et de la
preuve de l’effectivité des dépenses effectuées dans ce cadre.

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18) Les logements à caractère social de quatre pièces au plus, dont le montant n’excède pas 23.000.000 FCFA hors
taxes, mis gratuitement à la disposition des ouvriers ou agents de maîtrise par les entreprises agricoles ou agro-
industrielles, sur les sites de leurs plantations.

19) Les sommes versées aux travailleurs par les employeurs à l’occasion des cérémonies de décoration ou de
distinction, dans la limite d’un montant brut ne pouvant excéder six mois de salaire hors avantage en nature.

Section 3 - Personnes imposables et bases d’imposition

Art.117.- L’impôt est dû par les bénéficiaires des revenus imposables.

Il porte chaque année sur les traitements, soldes, indemnités, émoluments, salaires, pensions et rentes viagères
payés aux intéressés au cours de la même année.

Art.118.- Pour la détermination des bases d’imposition, il est tenu compte du montant total brut des traitements, y
compris les sommes mandatées au titre du pécule, indemnités et émoluments, salaires, pensions et rentes
viagères, ainsi que de tous les avantages en argent ou en nature accordés aux intéressés en sus des traitements,
soldes, indemnités, émoluments, salaires, pensions et rentes viagères proprement dits. Les avantages en argent
comprennent notamment les cotisations patronales versées par les employeurs à des organismes de retraite et de
prévoyance complémentaires, sous réserve des dispositions de l’article 116-9 du présent Code.

Pour l’application de l’alinéa précédent, l’estimation des rémunérations allouées sous forme d’avantages en nature
est opérée selon les règles fixées par arrêté du Ministre chargé des finances. Les avantages en nature qui ne sont
pas visés par l’arrêté ministériel précité sont retenus, pour la détermination des bases d’imposition, pour leur
montant réel.

[ NB - Voir l’arrêté n°1028-MEF du 7 novembre 1996 sur les modalités d’évaluation des avantages en nature (Voir
l’arrêté n°1028-MEF du 7 novembre 1996)]

Art.119.- (Ordonnance n°2023-719) Le montant du revenu imposable servant à la détermination de l’impôt brut est
le total des rémunérations tel qu’il est défini à l’article précédent.

Art.119 bis.- (Ordonnance n°2023-719) Pour le calcul de l’impôt brut, il est fait application du barème d’imposition
progressive par tranches de salaires qui se présente comme suit :

Tranches de revenus mensuels en FCFA Taux

0 - 75.000 0%

75.001 - 240.000 16 %

240.001 - 800.000 21 %

800.001 - 2.400.000 24 %

2.400.001 - 8.000.000 28 %

Au-dessus de 8.000.000 32 %

Art.120.- (Ordonnance n°2023-719) 1) Il est appliqué une Réduction d’Impôt pour Charges de Famille (RICF)
imputable sur le montant de l’impôt brut tel qu’il est déterminé à l’article précédent.

Cette réduction est effectuée suivant le barème ci-après :

Réduction d’impôt pour Charges de Famille


Nombre de parts
Montant mensuel en FCFA Montant annuel en FCFA

1 0 0

1,5 5.500 66.000

2 11.000 132.000

2,5 16.500 198.000

3 22.000 264.000

3,5 27.500 330.000

4 33.000 396.000

4,5 38.500 462.000

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5 44.000 528.000

Les personnes retraitées âgées de plus de 70 ans bénéficient d’un abattement de 75 % de l’impôt calculé après
application de la Réduction d’Impôt pour Charges de Famille.

2) Le nombre de parts à prendre en compte pour la détermination de la Réduction d’Impôt pour Charges de Famille
prévue à l’alinéa précédent est fixé comme suit :

Situation matrimoniale Nombre de parts

Célibataire, divorcé ou veuf sans enfant à charge 1

Marié sans enfant à charge 2

Célibataire ou divorcé ayant un enfant à charge 2

Marié ou veuf ayant un enfant à charge 2,5

Célibataire ou divorcé ayant deux enfants à charge 2,5

Marié ou veuf ayant deux enfants à charge 3

Célibataire ou divorcé ayant trois enfants à charge 3

Marié ou veuf ayant trois enfants à charge 3,5

Célibataire ou divorcé ayant quatre enfants à charge 3,5

Le nombre de parts est majoré d’un demi-point par enfant à charge. Cette majoration est portée à un point par
enfant à charge infirme mineur ou majeur.

Le veuf qui a à sa charge un ou plusieurs enfants non issus de son mariage avec le conjoint décédé est traité
comme un célibataire ayant à sa charge le même nombre d’enfants.

Toutefois, le nombre de parts à prendre en considération pour la réduction de l’impôt ne pourra en aucun cas
dépasser cinq.

Par dérogation aux dispositions qui précèdent, le nombre de parts à prendre en considération par l’employeur
pour un enfant mineur n’ayant pas la qualité de chef de famille est de un.

Sont considérés comme étant à la charge du contribuable, à la condition de n’avoir pas de revenus distincts de
ceux qui concourent à la base d’imposition de ce dernier, les enfants légitimes, les enfants naturels reconnus et les
enfants légalement adoptés qui sont mineurs ou âgés de moins de 27 ans lorsqu’ils poursuivent leurs études.

Pour l’application des dispositions du présent article, la situation de famille à retenir est celle existant au 1 er
janvier de l’année d’acquisition du revenu.

Toutefois, en cas de mariage du contribuable ou d’augmentation de ses charges de famille en cours d’année, il est
fait état de la situation de famille au 31 décembre de ladite année.

3) Le nombre de parts des contribuables célibataires, divorcés ou veufs n’ayant pas d’enfant à leur charge est fixé à
1,5 lorsque ces contribuables :

1° ont un ou plusieurs enfants majeurs ou faisant l’objet d’une imposition distincte ;

2° ont eu un ou plusieurs enfants qui sont décédés, à la condition que l’un d’entre eux au moins ait atteint
l’âge de seize ans ou que l’un d’eux au moins soit décédé par suite de faits de guerre ;

3° sont titulaires d’une pension d’invalidité de 40 % au moins, soit de guerre, soit d’accident de travail, ou
d’une pension de veuve de guerre ;

4° ont adopté un enfant.

Section 4 - Mode de perception de l’impôt

1) Traitements et salaires

Art.121.- 1) Lorsque l’employeur est domicilié en Côte d’Ivoire, l’impôt est perçu par voie de retenue opérée pour le
compte du Trésor au moment de chaque paiement effectué en ce qui concerne :

a) tout bénéficiaire domicilié en Côte d’Ivoire ;

b) tout bénéficiaire domicilié hors de Côte d’Ivoire, lorsque l’activité rétribuée s’exerce en Côte d’Ivoire.

Les retenues portent sur le montant net du revenu imposable déterminé dans les conditions indiquées à l’article

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119 du Code.

2) Les contribuables domiciliés en Côte d’Ivoire qui reçoivent de particuliers, sociétés ou collectivités publiques et
privées, domiciliés ou établis hors de Côte d’Ivoire, des traitements, soldes, indemnités, émoluments, salaires, sont
tenus de calculer eux-mêmes l’impôt afférent aux sommes qui leur sont payées, majorées des avantages en nature
et de verser le montant de cet impôt à la recette des impôts du lieu de leur domicile dans les conditions et délais
fixés en ce qui concerne les retenues à opérer par les employeurs.

2) Pensions et rentes viagères

Art.122.- 1) Lorsque le débirentier est domicilié en Côte d’Ivoire, l’impôt est perçu par voie de retenue opérée pour
le compte du Trésor au moment de chaque paiement effectué en ce qui concerne :

a) tout bénéficiaire domicilié en Côte d’Ivoire ;

b) tout bénéficiaire domicilié hors de Côte d’Ivoire.

2) Les contribuables domiciliés en Côte d’Ivoire qui reçoivent de particuliers, sociétés ou associations domiciliés
hors de Côte d’Ivoire, des pensions ou rentes viagères sont tenus de calculer eux-mêmes l’impôt afférent aux
sommes qui leur sont payées et de verser le montant de cet impôt à la recette des impôts du lieu de leur domicile
dans les conditions et délais fixés en ce qui concerne les retenues à opérer par les débirentiers.

3) Modalités pratiques

Art.123.- (Ordonnance n°2023-719) Les retenues périodiques ainsi que la régularisation annuelle obligatoire
prévue à l’article 132 du présent Code sont effectuées par les employeurs.

Section 5 - Obligations des employeurs et débirentiers

Art.124.- Les dispositions relatives à la déclaration d’existence prévues par l’article 436 du Code sont applicables à
l’impôt sur les traitements et salaires.

Art.125.- Toute personne physique ou morale qui paie des sommes imposables aux bénéficiaires visés aux alinéas
a et b du paragraphe 1 des articles 121 et 122 précédents est tenue d’effectuer pour le compte du Trésor la retenue
de l’impôt.

Elle doit, pour chaque bénéficiaire d’un paiement imposable, mentionner sur son livre, fichier ou autre document
destiné à l’enregistrement de la paie ou à défaut, sur un livre spécial, la date, la nature et le montant de ce
paiement y compris l’évaluation des avantages en nature, le montant des retenues opérées, la référence du
bordereau de versement prévu à l’article 126 ci-après.

Les documents sur lesquels sont enregistrés les paiements et les retenues effectuées doivent être conservés
jusqu’à l’expiration de la 3e année suivant celle au titre de laquelle les retenues sont faites ; ils doivent à toute
époque et sous peine des sanctions prévues par le LPF être communiqués, sur leur demande, aux agents de la DGI.

Les employeurs ou débirentiers sont tenus de délivrer à chaque bénéficiaire de paiement, ayant supporté les
retenues, une pièce justificative mentionnant le montant desdites retenues.

Art.126.- (L.F.2024) 1) Les retenues afférentes aux paiements effectués pendant un mois déterminé, doivent être
versées à la recette des impôts dont dépend le contribuable :

a) au plus tard le 15 du mois suivant, pour les contribuables soumis à un régime du réel d’imposition ;

b) en ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des centres des moyennes entreprises :

au plus tard le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et
minières ;

au plus tard le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales ;

au plus tard le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de services.

Les versements pourront être effectués par chèque bancaire ou chèque postal. En ce qui concerne les retenues
opérées sur les sommes versées aux salariés de l’État, les versements seront effectués au moyen de bon de
virement à l’ordre du receveur des impôts de la DGE.

2) Lorsque le montant des retenues mensuelles n’excède pas 10.000 FCFA, le versement peut n’être effectué que
dans les quinze premiers jours des mois de juillet et de janvier pour le semestre écoulé. Si pour un mois déterminé,
le montant des retenues vient à excéder 5.000 FCFA, toutes les retenues faites depuis le début du semestre en
cours doivent être versées dans les quinze premiers jours du mois suivant.

3) Dans le cas de cession ou de cessation d’entreprise, les retenues effectuées doivent être immédiatement
versées.

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4) En cas de décès de l’employeur ou du débirentier, les retenues opérées doivent être versées dans les quinze
premiers jours du mois suivant celui du décès.

5) Chaque versement est accompagné de la déclaration unique des impôts sur les traitements, salaires, pensions et
rentes viagères et des cotisations sociales.

Les employeurs ne seront tenus de souscrire la déclaration unique qu’après l’opérationnalisation de la plateforme
dédiée à cette déclaration.

Art.127.- Tous particuliers et toutes sociétés ou associations occupant des employés, commis, ouvriers ou
auxiliaires, moyennant traitement, salaire ou rétribution, sont tenus de déposer à la DGI, un état présentant pour
chacune des personnes qu’ils ont occupées au cours de l’année précédente, au plus tard :

le 30 juin de chaque année, pour les entreprises soumises à l’obligation de certification de leurs comptes
par un commissaire aux comptes ;

le 30 mai de chaque année pour les autres entreprises, les particuliers et les associations.

Cet état comporte les indications suivantes :

1° nom, prénoms, emploi et adresse ;

2° montant des traitements, salaires et rétributions payés, soit en argent, soit en nature pendant ladite
année avant et après déduction des retenues pour la retraite ;

3° montant des retenues effectuées au titre de l’impôt sur les traitements et salaires, pensions et rentes
viagères ;

4° période à laquelle s’appliquent les paiements lorsqu’elle est inférieure à une année ;

5° nombre d’enfants indiqué par le contribuable comme étant à sa charge ;

6° montant des indemnités pour frais d’emploi ou de service ;

7° numéro de la Caisse nationale de prévoyance sociale des salariés.

Les entreprises relevant de la DGE ou des centres des moyennes entreprises doivent produire l’état visé au
paragraphe 1 ci-dessus, aussi bien sur support papier que sur support magnétique ou par voie d’internet.

En cas de discordances constatées entre les informations portées sur les différents supports ci-dessus indiqués,
celles figurant sur la version papier font foi.

Les ordonnateurs délégués ou sous-ordonnateurs des budgets de l’État, des départements, des communes ou
établissements publics sont tenus de fournir dans le même délai les mêmes renseignements concernant le
personnel qu’ils administrent.

Additionnellement à l’état visé ci-dessus, les employeurs sont tenus de fournir la liste de leurs employés ayant
quitté définitivement l’entreprise, mentionnant pour chacun d’eux la date du départ, le montant du salaire
d’activité, la durée du préavis et celle du congé, la nature et le montant de toutes les rémunérations perçues à
l’occasion du départ définitif.

Art.128.- En ce qui concerne les personnes rétribuées par un seul employeur, la déclaration prévue à l’article
précédent n’est exigée que pour celles dont les traitements, salaires ou rétributions y compris les avantages en
nature ramenés à l’année excèdent 235.000 FCFA.

La déclaration doit être produite quel que soit le montant ramené à l’année des rémunérations qui leur ont été
versées, pour les personnes qui remplissent des fonctions susceptibles d’être exercées simultanément auprès de
plusieurs entreprises, telles que les fonctions de membre ou secrétaire de comité ou conseil de direction, de
gestion ou de surveillance, quelle qu’en soit la dénomination, commissaire aux comptes, trésorier, représentant de
commerce, etc.

Art.129.- Tous particuliers et toutes sociétés ou associations payant des pensions ou rentes viagères sont tenus,
dans les conditions prévues à l’article 127 ci-dessus, de fournir les indications relatives aux titulaires de ces
pensions ou rentes, lorsqu’elles dépassent 20.000 FCFA.

Art.130.- Dans le cas de cession ou de cessation en totalité ou en partie de l’entreprise ou de cessation de l’exercice
de la profession, l’état visé à l’article 127 ci-dessus doit être produit, en ce qui concerne les rémunérations payées
pendant l’année de la cession ou de la cessation dans un délai de dix jours déterminé comme il est indiqué aux
articles 71 et 105.

Il en est de même de l’état concernant les rémunérations versées au cours de l’année précédente s’il n’a pas encore
été produit.

En cas de décès de l’employeur ou du débirentier, la déclaration des traitements, salaires, pensions ou rentes

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viagères, payés par le défunt pendant l’année au cours de laquelle il est décédé, doit être souscrite par les héritiers
dans les six mois du décès. Ce délai ne peut toutefois s’étendre au-delà du 31 janvier de l’année suivante.

Section 6 - Renseignements à fournir par les bénéficiaires de traitements, salaires, pensions ou rentes viagères de source étrangère à la Côte d’Ivoire

Art.131.- Les contribuables domiciliés en Côte d’Ivoire qui reçoivent de débiteurs domiciliés ou établis hors de Côte
d’Ivoire des traitements, indemnités, émoluments, salaires, pensions ou rentes viagères, doivent produire, en ce
qui les concerne, les renseignements exigés par les articles 127 à 129 ci-dessus.

Section 7 - Régularisation

Art.132.- (L.F.2022, Ordonnance n°2023-719) Les retenues effectuées sur les traitements, salaires, pensions ou
rentes viagères sont, sous peine des intérêts de retard prévus à l’article 161 du Livre de Procédures fiscales,
régularisées aux échéances suivantes :

a) En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises et la Direction des moyennes
Entreprises :

au plus tard le 10 février, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;

au plus tard le 15 février, pour les entreprises commerciales ;

au plus tard le 20 février, pour les entreprises prestataires de services.

b) En ce qui concerne les entreprises relevant des centres des Impôts, au plus tard le 15 février.

Les déclarations de régularisation sont effectuées à la diligence de l’employeur ou à celle de l’Administration dans
les conditions ci-après :

1) Régularisation par l’employeur : Les retenues effectuées en cours d’année par un même employeur ou
débirentier sont obligatoirement régularisées à l’expiration de l’année civile ainsi qu’en cas de départ du salarié ou
crédirentier ou de fermeture de l’entreprise. Dans ce but les sommes imposables de toute nature versées à chaque
redevable au cours de l’année considérée sont totalisées ainsi que les retenues qu’elles ont supportées. Si le
montant des retenues effectuées diffère de celui de l’impôt légalement dû, l’employeur ou débirentier ajuste la
dernière retenue en conséquence et au besoin procède au remboursement du trop-perçu.

2) Régularisation par l’administration : Indépendamment de la régularisation prévue au paragraphe précédent, les


traitements, salaires, pensions ou rentes viagères versés à chaque redevable par des employeurs ou débirentiers
différents ainsi que les retenues qu’ils ont supportées sont cumulés et comparés à l’impôt effectivement dû,
l’insuffisance ou l’excédent d’impôt dégagé étant suivant le cas mis en recouvrement par voie de rôle, ou alloué
d’office en dégrèvement.

Section 8 - Contribuables en congé hors de Côte d’Ivoire

Art.133.- Pour l’application des dispositions des articles 121, 122, 123 et 132 ci-dessus, la Côte d’Ivoire demeure le
domicile fiscal des salariés qui, à l’occasion d’un congé hors de Côte d’Ivoire, continuent à être rétribués par
l’employeur pour qui ils travaillent en Côte d’Ivoire avant leur départ en congé.

Chapitre 2 - Contributions des employeurs

Section 1 - Contributions à la charge des employeurs

Art.134.- 1) Les sommes payées au titre de traitements, salaires, soldes, indemnités et émoluments, y compris la
valeur des avantages en nature, donnent lieu au versement d’une contribution à la charge des employeurs qui
paient ces sommes, que ceux-ci soient ou non installés en Côte d’Ivoire.

2) L’établissement ou l’organisme résident de la Côte d’Ivoire auprès duquel les salariés d’un employeur non
résident en Côte d’Ivoire sont détachés, est solidairement responsable du paiement de la contribution due par cet
employeur.

3) Le montant qui sert d’assiette à ce versement est celui défini à l’article 119 ci-dessus.

Ne donnent toutefois pas lieu à ce versement, les sommes payées pendant la période d’exploration par tout
titulaire de permis de recherche de substances minérales utiles classées en régime minier.

4) Les rémunérations versées au personnel local sont exonérées de la contribution à la charge des employeurs
visée au présent article.

Demeurent toutefois exigibles, la CNDN, la taxe additionnelle pour la formation professionnelle continue et la taxe

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d’apprentissage.

Art.135.- La CNPS est exonérée de la contribution à la charge des employeurs sur les indemnités de maternité
qu’elle verse.

Art.136.- Sont exonérés de la contribution à la charge des employeurs jusqu’au 31 décembre 2005, les salaires
versés au personnel local par les entreprises exploitées en Côte d’Ivoire.

Cette exonération est subordonnée :

à une baisse du chiffre d’affaires d’au moins 25 % par rapport au chiffre d’affaires de l’année 2002 et ;

au maintien de l’ensemble du personnel au 19 septembre 2002 ou à la reprise après cette date du


personnel licencié pour motif économique.

Cette mesure est accordée sur autorisation du directeur général des Impôts.

Sont exonérées de la CNDN pendant deux ans à compter de la date d’embauche, les rémunérations versées au titre
du premier emploi du salarié.

En ce qui concerne le personnel local dont l’embauche ne constitue pas le premier emploi, l’exonération s’applique
sur une période d’un an compter de la date de ladite embauche.

Les rémunérations versées aux personnes handicapées physiques sont exonérées pendant cinq ans à compter de
la date de l’embauche, de la CNDN, de la taxe à la formation professionnelle continue et de la taxe d’apprentissage.

Art.136 bis.- Sont exonérées de la CNDN, les indemnités versées aux stagiaires dans le cadre de leur stage
d’embauche.

Cette exonération est subordonnée aux conditions suivantes :

la durée de l’exonération ne doit pas excéder douze mois ;

l’indemnité ne doit pas excéder 150.000 F par mois et par stagiaire.

En ce qui concerne les rémunérations versées au personnel des entreprises relevant d’un régime réel d’imposition,
créées, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 dans les zones Centre, Nord et Ouest, elles sont
exonérées sur la période 2010 à 2015 de la contribution nationale pour le développement économique, culturel et
social de la nation à la charge des employeurs. Cette exonération est ramenée à 75 % pour les années 2016 et
2017.

Pour les rémunérations versées au personnel des entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du
coton, de l’anacarde et du karité, créées, réimplantées ou rouvertes dans les zones Centre, Nord et Ouest avant le
31 décembre 2012, elles sont exonérées sur la période 2010 à 2015. Cette exonération est ramenée à 75 % au titre
des années 2016 et 2017.

Art.137.- Sont exonérées de la CNDN à la charge de l’employeur :

1° les rémunérations versées par l’Institut Africain pour le Développement Économique et Social (INADES) ;

2° les rémunérations versées pendant dix ans, au personnel des entreprises créées entre le 1 er janvier 2010
et le 31 décembre 2012 pour la production, la conservation, le conditionnement ou la transformation des
productions agricoles alimentaires dont la liste est établie par arrêté conjoint du Ministre en charge de
l’agriculture et du Ministre de l’économie et des finances.

Art.138.- 1) Les redevables de la contribution doivent verser dans les quinze premiers jours de chaque mois à la
DGI, les sommes dues sur les salaires versés et les avantages en nature consentis, dans le courant du mois
précédent, à leur personnel.

2) Lorsque le montant de la contribution n’excède pas 1.000 FCFA le versement peut n’être effectué que dans les
quinze premiers jours des mois de juillet et de janvier pour le semestre écoulé. Si pour un mois déterminé, le
montant du versement vient à excéder 5.000 FCFA toutes les sommes dues depuis le début du semestre en cours
doivent être versées dans les quinze premiers jours du mois suivant.

3) Dans le cas de cession ou de cessation d’entreprise, le versement des sommes dues doit être effectué
immédiatement.

En cas de décès de l’employeur, le versement doit être effectué dans les quinze premiers jours du mois suivant
celui du décès.

4) Les employeurs seront approvisionnés sur leur demande, en déclarations réglementaires, par la DGI.

Art.139.- Toute personne physique ou morale qui paie des sommes imposables doit pouvoir justifier du montant
du versement effectué chaque mois à l’aide des documents prévus par l’article 125.

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Art.140.- Les redevables de la contribution sont tenus de remettre au plus tard le 30 avril de chaque année, à la
DGI, un état récapitulatif indiquant les bases et le montant des versements effectués mensuellement au cours de
l’année précédente.

Art.141.- Dans le cas de cession ou de cessation en totalité ou en partie de l’entreprise ou de cessation de l’exercice
de la profession, l’état visé à l’article ci-dessus doit être produit en ce qui concerne les versements de l’année de la
cession ou de la cessation dans un délai de dix jours déterminé comme il est indiqué aux articles 71 et 105.

Il en est de même de l’état concernant les versements effectués au cours de l’année précédente s’il n’a pas encore
été produit.

En cas de décès du redevable, l’état récapitulatif des versements effectués pendant l’année au cours de laquelle il
est décédé, doit être souscrit par les héritiers dans les six mois du décès. Ce délai ne peut toutefois s’étendre au-
delà du 31 janvier de l’année suivante.

Art.142.- Si le montant des versements effectués pendant une année déterminée est supérieur aux sommes
réellement dues, le redevable peut obtenir par voie de réclamation adressée à la DGI dans les conditions prévues
par le LPF, la restitution des droits qu’il a supportés en trop. Dans le cas contraire, les droits ou compléments de
droits exigibles sont perçus au moyen de rôles qui sont établis et mis en recouvrement dans les conditions et délais
prévus par le LPF.

Section 2 - Taxe d’apprentissage

Art.143.- Il est créé une taxe d’apprentissage perçue au profit du Fonds de Développement pour la Formation
Professionnelle.

Cette taxe, dont le taux est fixé à 0,50 %, est une taxe additionnelle à la contribution à la charge des employeurs.
Elle est assise et perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes sûretés que la contribution de base qui fait
notamment l’objet des articles 134 à 142 du CGI.

Art.144.- Outre les exonérations prévues par le CGI pour la contribution de base, des remboursements peuvent
être accordés aux entreprises assujetties qui en feront la demande.

Le montant de chaque remboursement est fixé par arrêté du Ministre chargé du plan, sur proposition du conseil
d’administration du Fonds de Développement pour la Formation Professionnelle.

Art.145.- Les modalités d’application concernant aussi bien l’affectation et le recouvrement que l’utilisation des
sommes perçues au titre de la taxe d’apprentissage sont fixées par décret.

[ NB - Voir le décret n°92-529 du 2 septembre 1992 portant modalités d’application des dispositions financières de
la loi n°77-924 du 17 novembre 1977 sur le financement de la formation professionnelle continue et de la loi n°66-
615 du 23 décembre 1966 portant réforme de la taxe d’apprentissage. ]

Section 3 - Taux et répartition de la contribution

Art.146.- Les taux et répartitions des impôts formant la contribution mise à la charge des employeurs se
présentent comme suit :

Personnel Budget

Local Expatrié bénéficiaire

Contribution employeur proprement dite - 11,5 % Budget de l’État 100 %

CNDN 1,5 % 1,5 % Budget de l’État 100 %

Taxe d’apprentissage 0,5 % 0,5 % Fonds BNI

Taxe additionnelle pour la formation professionnelle continue 1,5 % 1,5 % Fonds BNI

Total 3,5 % 15 %

Abattement 20 % 0,7 % 3 %

Taux d’usage 2,8 % 12 %

Chapitre 3 - Dispositions communes

Section 1 - Entreprises agricoles et agro-industrielles

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Art.147.- La liste des entreprises agricoles, agro-industrielles et assimilées dont les salariés, compris dans les
catégories énumérées à la section 2 ci-dessous sont exonérés de l’impôt sur les traitements et salaires, et qui sont
soumises à la contribution de 2 % à la charge des employeurs, se présente comme suit :

1° exploitations de quelque nature qu’elles soient ;

2° exploitations des bois : travaux d’abattage, d’ébranchage, de transport en forêt et lorsqu’ils sont
exécutés sur parterre de la coupe, travaux de débit, de façonnage, de sciage, d’empilage et carbonisation ;

3° exploitations d’élevage, de dressage, d’entraînement, des haras ;

4° bureaux, dépôts et magasins de vente se rattachant à des exploitations agricoles, lorsque l’exploitation
agricole constitue le principal établissement ;

5° coopératives agricoles de culture et de stockage en commun ou de motoculture, à l’exclusion des autres


coopératives qui sont soumises aux dispositions de l’alinéa 1 de l’article 112 de la loi du 15 décembre 1952 ;

6° entreprises de marais salants ;

7° entrepreneurs ou particuliers occupant des travailleurs agricoles à l’entretien ou à la mise en état des
jardins.

Section 2 - Catégories professionnelles

Art.148.- La liste des catégories professionnelles pour les manœuvres, ouvriers, conducteurs de véhicules
automobiles et employés travaillant dans les entreprises agricoles et assimilées visées au premier paragraphe ci-
dessus est établie comme suit :

A. Manœuvres et ouvriers :

1ère catégorie :

manœuvres saisonniers, sans spécialité, ayant moins d’un an de présence dans l’entreprise, chargés des
travaux divers courants, tels que :

entretien des plantations par sarclage et binage, récolte et transport sur aire des produits, travaux de
drainage et d’irrigation, paillage et transport d’amendements, épandage d’engrais, fumier et composts,
application de fongicides et insecticides ;

abattage, dessouchage, débardage, brûlage des taillis et futaies ;

piquetage, trouaison, plantation, semis, repiquage, arrosage ;

ébranchage, élagage ;

élevage et soins aux animaux domestiques ;

emballage et ensachage des produits ;

entretien du petit outillage agricole ;

confection d’accessoires de culture et d’emballage ;

entretien des appareils agricoles et forestiers ;

triage, surveillance des séchoirs.

2e catégorie :

manœuvres ayant plus d’un an de présence dans l’entreprise, chargés des mêmes travaux que ceux
énumérés ci-dessus ;

travailleurs exécutant certains travaux exigeant une certaine expérience, tels que :

taillage, œilletonnage ;

tronçonnage mécanique ;

conduite des machines à café fixe ;

grimpeurs récolteurs ;

abatteurs forestiers ;

gardiens.

3e catégorie : ouvriers agricoles spécialisés dans des travaux agricoles, tels que :

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saigneurs d’hévéas ;

empaqueteurs de régimes de bananes ; coupeurs, récolteurs de bananes ;

chefs manœuvres dirigeant un groupe de vingt manœuvres au plus ;

équarrisseurs.

4e catégorie : ouvriers agricoles spécialisés dans des travaux agricoles, tels que :

nageurs ;

ravitailleurs ;

chefs manœuvres dirigeant plusieurs groupes de manœuvres ;

prospecteurs avant deux ans de pratique ;

conducteurs de petits tracteurs agricoles, sans permis, utilisés uniquement dans l’exploitation ;

aides-ouvriers d’art de techniques non agricoles (mécanique générale, électricité, bâtiment, menuiserie).

5e catégorie :

ouvriers professionnels agricoles ; spécialistes de techniques agricoles nécessitant initiative et


appréciation ;

prospecteurs après deux ans de pratique ;

ouvriers d’art ordinaires, avant deux ans de pratique, de techniques non agricoles (mécanique générale,
électricité, bâtiment, menuiserie).

6e catégorie :

ouvriers d’art ordinaires après deux ans de pratique, de techniques non agricoles (mécanique générale,
électricité, bâtiment, menuiserie) ;

élèves diplômés de l’École d’agriculture de Bingerville, avant un an de pratique.

7e catégorie :

ouvriers d’art qualifiés de techniques non agricoles (mécanique, électricité, bâtiment, menuiserie) ;

élèves diplômés de l’École d’agriculture de Bingerville, après un an de pratique.

B. Conducteurs de véhicules automobiles :

catégorie A : conducteur de voiture de tourisme, de petits tracteurs routiers, de véhicules de moins de 3


tonnes ;

catégorie B : conducteur de véhicules poids lourds de 3 à 5 tonnes de charge utile ;

catégorie C : conducteur de véhicules poids lourds dépassant 5 tonnes de charge utile ou de tracteur attelé
à remorque semi-portée, conducteur à chenilles de plus de 40 CV.

C. Employés :

1ère catégorie : peseur, marqueur illettrés ;

2e catégorie : pointeur de personnel, distributeur de matériel, outillage et vivres ;

3e catégorie : commis magasinier, commis susceptible de tenir tous les registres d’employeur et de faire la
paye, dactylographe faisant moins de 30 mots à la minute ;

4e catégorie : dactylographe capable de dactylographier 30 mots à la minute avec une présentation et une
orthographe parfaites ; employé de comptabilité ;

5e catégorie : sténodactylographe capable de prendre en sténographie 90 mots à la minute et de


dactylographier 30 mots à la minute avec une orthographe et une présentation parfaites, comptable de la
définition de la 5e catégorie Scimpex (convention collective du 24 février 1958) ;

6e catégorie : employé qualifié à responsabilité étendue ayant des connaissances techniques agricoles.

TITRE 3 - IMPÔTS FONCIERS ET PRÉLÈVEMENTS ASSIMILÉS

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Chapitre 1 - Impôt sur le revenu foncier

Section 1 - Propriétés imposables

Art.149.- Il est établi un impôt annuel sur le revenu foncier des propriétés bâties, telles que maisons, fabriques,
manufactures, usines et, en général, tous les immeubles construits en maçonnerie, fer ou bois fixés au sol à
demeure, à l’exception de ceux qui en sont expressément exonérés par les dispositions du présent Code.

Art.150.- Sont également soumis à l’impôt sur le revenu foncier :

1) Les terrains non cultivés employés à usage commercial ou industriel, tels que chantiers, lieux de dépôt de
marchandises et autres emplacements de même nature, soit que les propriétaires les occupent, soit qu’ils les
fassent occuper par d’autres à titre gratuit ou onéreux.

2) Les bateaux utilisés en un point fixe et aménagés pour l’habitation, le commerce, l’industrie ou la prestation de
services même s’ils sont seulement retenus par des amarres.

Section 2 - Exemptions

Art.151.- (L.F.2024) Sont exemptés de l’impôt sur le revenu foncier :

1) Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l’État, aux collectivités territoriales et aux
établissements publics, lorsqu’ils sont affectés à un service public ou d’utilité générale et sont improductifs de
revenus.

2) Les installations qui dans les ports maritimes, fluviaux ou aériens, et sur les voies de navigation intérieure font
l’objet de concessions d’outillage public accordées par l’État à des chambres de commerce, d’agriculture ou
d’industrie, ou à des municipalités et sont exploitées dans les conditions fixées par un cahier des charges.

3) Les ouvrages établis pour la distribution de l’eau potable ou de l’énergie électrique et appartenant à l’État, ou à
des collectivités territoriales. L’exemption est étendue, pour une période de dix ans, aux terrains, équipements,
ouvrages du domaine public existants ou à construire, affectés à la production, au transport et à la distribution de
l’énergie électrique ainsi qu’aux lignes d’interconnexion avec des réseaux étrangers existants ou à construire, mis à
la disposition de la société « Côte d’Ivoire Energies », à l’exclusion des lignes créées en vertu d’un traité
international.

4) Les édifices servant à l’exercice public des cultes.

5) Les immeubles à usage scolaire non productifs de revenus fonciers.

6) Les immeubles affectés à des œuvres d’assistance médicale ou d’assistance sociale.

7) Les immeubles servant aux exploitations agricoles pour loger les animaux et serrer les récoltes.

8) Les cases en paille.

9) Les bâtiments et installations des chemins de fer de l’État.

10) Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l’État, situés en zone portuaire et aéroportuaire et
affectés aux ports et aéroports ivoiriens pour la réalisation de leurs missions, à l’exclusion de ceux qui sont donnés
en location.

11) Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant aux ports ivoiriens et utilisés pour les besoins directs
de l’exercice de leurs activités, à l’exclusion de ceux qui sont donnés en location.

12) Les immeubles à usage de bureau ou à usage sportif et les structures de formation en matière de sport
appartenant ou mis gratuitement à la disposition des associations sportives reconnues par le ministère en charge
du Sport et non productifs de revenus.

13) Les terrains de sport, les dispensaires, les marchés, les ponts, les routes et les pistes non productifs de revenus
fonciers mis à la disposition des employés par les entreprises sur les sites des exploitations agroindustrielles et par
les entreprises minières sur les sites d’exploitation et d’extraction minières.

14) Les terrains et installations de sport appartenant ou mis gratuitement de façon exclusive à la disposition des
associations sportives reconnues par le ministère en charge du Sport et non productifs de revenus.

15) Les immeubles, bâtiments ou constructions improductifs de revenus appartenant à l’État et mis à la disposition
des sociétés d’État à condition que ceux-ci ne figurent pas à leur bilan.

16) Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l’État, situés en zone aéroportuaire et affectés à la
Société d’Exploitation et de Développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (SODEXAM) pour la

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réalisation de ses missions, à l’exclusion de ceux qui sont donnés en location.

17) Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à la SODEXAM et utilisés pour les besoins directs de
l’exercice de ses activités, à l’exclusion de ceux qui sont donnés en location.

18) Abrogé

19) Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant au Centre national de Recherche agronomique et
utilisés pour les besoins de ses activités, à l’exclusion de ceux donnés en location.

20) Les immeubles des associations et fondations caritatives reconnues d’utilité publique, à l’exclusion de ceux qui
sont donnés en location. Cette disposition ne s’applique qu’aux associations et fondations reconnues d’utilité
publique agissant sans but lucratif et dont la gestion est désintéressée.

21) Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à la Société de Développement des Forêts (SODEFOR),
et utilisés pour les besoins directs de l’exercice de ses activités, à l’exclusion de ceux qui sont donnés en location.

22) Les sociétés commerciales ayant pour seul objet la gestion de leur patrimoine foncier.

23) Les immeubles, installations ou bâtiments appartenant aux entreprises agricoles et affectés aux activités de
transformation de produits agricoles en produits finis, pour une durée de cinq années à compter de la date de
l’achèvement du programme d’investissement agréé par le directeur général des Impôts, en application de l’article
1145 du présent Code.

24) Les entreprises privées sur une période de cinq ans à compter de la date du début des investissements dans la
recherche, le développement et l’innovation, pour les immeubles, matériels et équipements exclusivement affectés
à la recherche et au développement. Le bénéfice de la mesure n’exclut pas l’application des dispositions plus
favorables prévues au Code des Investissements.

Section 3 - Base d’imposition

Art.152.- L’impôt sur le revenu foncier est calculé à raison de la valeur locative de l’année précédente de ces
propriétés.

La valeur locative des sols, des bâtiments de toute nature et des terrains formant une dépendance indispensable
et immédiate des constructions entre, le cas échéant, dans l’estimation du revenu servant de base à l’impôt sur le
revenu foncier des propriétés bâties afférent à ces constructions.

Section 4 - Valeur locative

Art.153.- (L.F.2024) La valeur locative est le prix que le propriétaire retire de ses immeubles lorsqu’il les donne à
bail, ou, s’il les occupe lui-même, celui qu’il pourrait en tirer en cas de location.

La valeur locative est déterminée au moyen de baux authentiques ou de locations verbales passées dans des
conditions normales. Cette valeur ne peut être inférieure à celle fixée par la Commission prévue à l’article 161 bis
du présent Code pour la zone de situation de l’immeuble concerné. En l’absence d’actes de l’espèce, la valeur
locative à retenir est celle déterminée par la Commission précitée pour la zone de situation de l’immeuble
concerné. Cette valeur est également à retenir lorsque celle figurant dans les baux lui est inférieur.

Si aucun de ces procédés n’est applicable, la valeur locative est déterminée par voie d’appréciation directe :
évaluation de la valeur marchande, détermination du taux moyen d’intérêt des placements immobiliers dans la
région considérée pour chaque nature de propriété, application du taux d’intérêt à la valeur marchande.

La valeur marchande des biens imposables peut être déterminée par les services compétents de la DGI, par tous
moyens, notamment le recours à des experts immobiliers privés.

La valeur locative des terrains à usage industriel, commercial est déterminée à raison de l’usage auquel ils sont
affectés y compris la valeur locative du sol.

Section 5 - Personnes imposables

Art.154.- L’impôt sur le revenu foncier est dû pour l’année entière par le propriétaire ou le possesseur au 1 er
janvier de l’année de l’imposition.

En cas d’usufruit, l’imposition est due par l’usufruitier dont le nom doit figurer sur le rôle à la suite de celui du
propriétaire.

En cas de bail emphytéotique, l’impôt est dû par le bailleur en raison du loyer perçu et par le preneur ou
l’emphytéote pour les constructions édifiées.

Art.155.- (L.F.2024) Lorsqu’un propriétaire de terrain ou d’un immeuble portant une construction sans grande

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valeur donne le fonds à bail, à charge pour le locataire de construire à ses frais un immeuble bâti de valeur ou de
consistance donnée devant revenir sans indemnités et libre de toutes charges au bailleur à l’expiration du bail,
l’impôt sur le revenu foncier est dû, à raison de l’immeuble construit, par le locataire durant toute la durée du bail.

La valeur locative imposable au nom du preneur pendant toute la durée du bail est soit le prix que le preneur tire
des immeubles qu’il a bâtis lorsqu’il les donne à bail, soit l’équivalent de l’annuité correspondant à la somme
nécessaire pour amortir, pendant la durée du bail, le prix des travaux exécutés et des charges imposées au
preneur.

Dans le cas considéré, l’impôt est dû par le preneur à partir du 1 er janvier de l’année qui suit celle de l’achèvement
de la construction édifiée.

Toutefois, lorsque le contrat de bail prévoit le reversement d’un loyer au propriétaire pendant la durée du bail, le
propriétaire, nonobstant l’impôt acquitté par le locataire est assujetti à l’impôt sur le revenu foncier sur la base du
loyer perçu.

La valeur locative ou le loyer stipulé au contrat de bail ne peut être inférieur à la valeur fixée par la Commission
prévue à l’article 161 bis du présent Code pour la zone de situation de l’immeuble concerné.

Section 6 - Taux de l’impôt

Art.156.- Le taux de l’impôt sur le revenu foncier est fixé à 3 % de la valeur locative des immeubles productifs de
revenus.

Ce taux est porté à 4 % en ce qui concerne les immeubles appartenant aux entreprises ou aux personnes morales
à l’exception des sociétés civiles immobilières de copropriété.

Chapitre 2 - Impôt sur le patrimoine foncier

Section 1 - Impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties

Art.157.- Les dispositions des articles 149 à 155 ci-dessus sont applicables mutatis mutandis à l’impôt sur le
patrimoine foncier des propriétés bâties.

Art.158.- (L.F.2022) Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier des immeubles bâtis et non bâtis productifs de
revenus fonciers est fixé à 9 %. Il est porté à 11 % en ce qui concerne les entreprises et les personnes morales, à
l’exception des sociétés civiles immobilières de copropriété.

Le taux est ramené à 3 % dans les cas suivants :

une seule habitation occupée par le propriétaire à titre d’habitation principale ;

une seule résidence secondaire à usage personnel improductive de revenus fonciers. L’application de ce
taux est subordonnée à la production d’un certificat de résidence secondaire établi par la DGI ;

les immeubles bâtis appartenant aux sociétés civiles immobilières de copropriété non Productifs de
revenus ;

les immeubles bâtis des personnes physiques restés vacants pendant une période de six mois consécutifs
au cours d’une année. Le taux de 3 % est porté à 4 % en ce qui concerne les immeubles bâtis restés vacants
appartenant à des entreprises ou à des personnes morales.

La vacance est constatée à compter du premier jour du mois suivant celui au cours duquel la déclaration en est
faite par les personnes visées à l’article 154 du présent Code, au Centre des Impôts du lieu de situation de
l’immeuble concerné.

Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier est porté à 15 % de la valeur locative des immeubles appartenant aux
personnes morales et aux entreprises, et affectés à leurs activités à l’exception des sociétés civiles immobilières de
copropriété.

Le taux est ramené à 10 % pour les constructions non achevées et inscrites à l’actif du bilan des entreprises et des
personnes morales lorsqu’elles ne sont pas utilisées pour l’exercice de leurs activités.

Le montant de l’impôt sur le patrimoine foncier des établissements hôteliers est réduit de moitié pour les exercices
clos aux 31 décembre 2008, 2009 et 2010.

Art.158 bis.- Sont exemptées de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties :

les entreprises nouvelles, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones Centre, Nord et
Ouest au titre des années 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette exonération est ramenée à 75 % au

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titre des années 2016 et 2017 ;

les entreprises agro-industrielles inter-venant dans les secteurs du coton, de l’anacarde et du karité, créées,
réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 dans les zones Centre, Nord et Ouest au titre des
années 2010 à 2015. Cette exonération est ramenée à 75 % au titre des années 2016 et 2017 ;

les logements à caractère social de quatre pièces au plus, dont le montant n’excède pas 23.000.000 FCFA
hors taxes, mis gratuitement à la disposition des ouvriers ou agents de maîtrise par les entreprises
agricoles ou agro-industrielles, sur les sites de leurs plantations.

Art.158 ter.- Les entreprises créées entre le 1 er janvier 2010 et le 31 décembre 2012 pour la production, la
conservation, le conditionnement ou la transformation des productions agricoles alimentaires, bénéficient d’une
exonération totale pendant une période de 10 ans de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties.

La liste des produits agricoles alimentaires est établie par arrêté conjoint du Ministre en charge de l’agriculture et
du Ministre de l’économie et des finances.

Section 2 - Impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties

I. Propriétés imposables

Art.159.- Il est établi un impôt annuel sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties.

Art.160.- 1) Sont imposables à l’impôt annuel sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties, les immeubles
urbains.

Sont considérés comme immeubles urbains :

a) les terrains situés dans l’étendue d’une agglomération déjà existante ou en voie de formation et compris
dans les limites des plans de lotissement régulièrement approuvés ;

b) ceux qui, se trouvant en dehors du périmètre des agglomérations visées au paragraphe précédent, sont
destinés à l’établissement de maisons d’habitation, factoreries, comptoirs avec leurs aisances et
dépendances, lorsque lesdites constructions ne se rattachent pas à une exploitation agricole.

2) Sont également imposables :

a) les exploitations d’hévéa, de palmier à huile, de coco, de café, de cacao, d’anacarde, de banane, d’ananas,
de mangue, de canne à sucre, de citron, de papaye ou de fleurs, appartenant ou exploitées par les
personnes morales ou les entreprises agro-industrielles ;

b) les exploitations d’hévéa, de palmier à huile, de coco, de café, de cacao, d’anacarde, de banane, d’ananas,
de mangue, de canne à sucre, de citron, de papaye ou de fleurs d’une superficie d’au moins 100 hectares
appartenant ou exploitées par des personnes physiques.

II. Base d’imposition

Art.161.- (L.F.2024) Les immeubles urbains sont imposables à raison de leur valeur marchande au 1 er janvier de
l’année d’imposition.

La valeur marchande est déterminée :

en ce qui concerne les terrains urbains visés à l’article 160-1° a) ci-dessus, par la Commission prévue à
l’article 161 bis du présent Code ;

en ce qui concerne les autres terrains imposables, au moyen des actes translatifs de propriété concernant
les terrains imposables ou les terrains voisins, ou à défaut d’actes translatifs, par voie d’estimation directe.
La valeur marchande ainsi déterminée ne peut être inférieure à celle fixée par la Commission prévue à
l’article 161 bis du présent Code.

Art.161 bis.- (L.F.2022, L.F.2024) Il est institué une commission dénommée Commission de Fixation des Valeurs
marchandes des biens immobiliers.

Cette commission a pour mission de fixer les valeurs marchandes de référence des terrains urbains et des
immeubles bâtis ainsi que les valeurs locatives par pièce des immeubles bâtis.

Ces valeurs sont fixées pour une période d’un an.

La composition et les modalités de fonctionnement de la Commission sont déterminées par arrêté du Ministre en
charge du Budget, du Ministre en charge de la Construction et du Ministère en charge de l’Equipement et de
l’Entretien routier.

III. Exemptions

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Art.162.- (L.F.2024) Sont exempts de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties :

a) Les terrains faisant l’objet d’une interdiction générale absolue de construire résultant par application de textes
réglementaires de leur situation topographique et ceux qui font l’objet d’une interdiction temporaire ou
conditionnelle résultant d’une décision particulière des autorités locales ne provenant pas du fait du propriétaire.

b) Les terrains dont le propriétaire se trouve privé temporairement de la jouissance par suite d’une situation de fait
indépendante de sa volonté.

c) Les terrains appartenant à l’État, aux collectivités territoriales, affectés ou non à un usage public, mais
improductifs de revenus.

d) Les pépinières et jardins d’essai créés par l’administration ou par les sociétés d’intérêt collectif agricole et les
centres de coopération et coordination agricoles dans un but de sélection et d’amélioration des plants.

e) Les terrains à usage scolaire, à usage du culte ou utilisés par des établissements d’assistance médicale ou
sociale ou par des sociétés reconnues d’utilité publique et agréées comme sociétés d’éducation physique ou de
préparation militaire.

f) Les terrains remis en échange de terrains ou immeubles réquisitionnés, durant les cinq années suivant celle de
leur attribution.

g) Abrogé

h) Les terrains et installations de sport appartenant ou mis gratuitement de façon exclusive à la disposition des
associations sportives reconnues par le Ministère en charge du Sport et non productifs de revenus.

i) Les sols et dépendances immédiats des propriétés bâties ainsi que les terrains affectés à un usage commercial et
industriel dont la valeur locative entre dans l’évaluation servant de base à l’impôt sur le revenu foncier et de l’impôt
sur le patrimoine foncier des propriétés bâties.

Les terrains urbains à considérer comme dépendances immédiates des constructions sont exclusivement les
emplacements attenants et servant d’accès ou de dégagement auxdites constructions et d’une étendue au plus
égale au lot y relatif du plan de lotissement urbain ou à douze fois celle recouverte par l’élévation si ledit lot atteint
une étendue supérieure.

Les lotisseurs sont affranchis de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties pendant une durée de
trois ans à partir de l’année suivant l’expiration du délai prévu par l’arrêté d’autorisation de lotir visé à l’article 17
du décret n°67-18 du 11 janvier 1967.

j) Les terrains appartenant au Centre national de Recherche agronomique et affectés à ses activités de recherche
ou utilisées à titre de plantations expérimentales.

k) Les terrains attribués pour la construction d’immeubles d’habitation à des entreprises de promotion immobilière
et réservés à la voirie et aux équipements sociaux à hauteur de 25 % de la superficie totale.

Art.163.- (L.F.2024) Abrogé

Art.163 bis.- Sont exemptées de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties :

les entreprises nouvelles, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones Centre, Nord et
Ouest au titre des années 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette exonération est amenée à 75 % au
titre des années 2016 et 2017 ;

les entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton, de l’anacarde et du karité, créées,
réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 dans les zones Centre, Nord et Ouest au titre des
années 2010 à 2015. Cette exonération est ramenée 75 % les années 2016 et 2017 ;

les entreprises créées entre le janvier 2010 et le 31 décembre 2012 pour la production, la conservation, le
conditionnement ou la transformation des productions agricoles alimentaires, pendant une période de 10
ans.

La liste des produits agricoles alimentaires est établie par arrêté conjoint du Ministre en charge de l’agriculture et
du Ministre de l’économie et des finances.

IV. Personnes imposables

Art.164.- (L.F.2021) L’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties est dû pour l’année entière par le
propriétaire, par le concessionnaire ou par le détenteur du droit de superficie au 1 er janvier de l’année
d’imposition.

En cas de bail emphytéotique, l’impôt est dû par le bailleur en raison du loyer perçu et par le preneur ou
l’emphytéote pour la détention du droit de superficie. L’impôt est établi conformément aux dispositions de l’article

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165 du Code général des Impôts.

En cas d’usufruit, l’impôt est dû par l’usufruitier et déterminé dans les conditions prévues à l’article 165 du présent
Code.

V. Taux et tarifs de l’impôt

Art.165.- (L.F.2022, L.F.2024) 1) Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties est fixé à
1,5 % de la valeur marchande déterminée conformément aux dispositions de l’article 161 du présent Code.

Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier des immeubles non bâtis et non productifs de revenus, appartenant au
Port autonome de San Pedro, est fixé à 0,75 %.

2) Ces taux s’appliquent à partir de la fin de la deuxième année suivant l’année d’acquisition du terrain, même en
cas de cession à un nouvel acquéreur.

3) Le tarif de l’impôt pour les exploitations visées à l’article 160-2° ci-dessus est fixé comme suit (en FCFA/ha
planté) :

hévéa : 7.500

cacao : 5.000

café : 5.000

banane : 5.000

ananas : 5.000

coco : 5.000

palmier à huile : 5.000

fleurs : 5.000

canne à sucre : 2.500

mangue : 2.500

anacarde : 2.500

citron : 2.500

papaye : 2.500

4) Le produit de l’impôt sur les exploitations agricoles visées au paragraphe 2 du présent article, est réparti comme
suit :

commune : 30 %

région : 60 %

État : 10 %.

Chapitre 3 - Taxe de voirie, d’hygiène et d’assainissement

Art.166.- Il est établi une taxe dite taxe de voirie, d’hygiène et d’assainissement à la charge des propriétaires
exonérés de l’impôt sur le revenu foncier et de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties, des
représentations diplomatiques et assimilées et des entreprises bénéficiaires des avantages du Code des
Investissements et d’autres codes particuliers.

La société « Côte d’Ivoire Energies » est exonérée de la taxe sur une période de dix ans, pour les ouvrages et
équipements existants ou à construire, affectés à la production, au transport et à la distribution de l’énergie
électrique ainsi que pour les lignes d’interconnexion avec des réseaux étrangers existants ou à construire, mis à sa
disposition et figurant à l’actif de son bilan, à l’exclusion des lignes créées en vertu d’un traité international.

Le taux de la taxe est fixé à 2 %.

La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que l’impôt sur
le revenu foncier et l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties.

Le produit de cette taxe est intégralement affecté à l’organisme chargé de la gestion des ordures ménagères.

Chapitre 4 - Prélèvement d’un acompte au titre des impôts sur les revenus

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locatifs et obligations des bailleurs

Section 1 - Acompte au titre de l’impôt sur les revenus locatifs

Art.167.- Abrogé

Art.167 bis.- Les régies des Forces armées, de la Gendarmerie, de la Police et des Eaux et Forêts, sont tenues de
prélever une somme égale à 12 % du montant brut des loyers qu’elles paient au titre des baux administratifs aux
particuliers.

Ce taux est porté à 15 % pour les immeubles appartenant aux entreprises et aux personnes morales.

Art.168.- (L.F.2024) Les agences immobilières, les syndics d’immeubles, les gérants de biens, les sociétés civiles
immobilières et tous autres intermédiaires sont tenus de prélever une somme égale à 12 % du montant brut des
loyers qu’ils reversent à leurs clients propriétaires des locaux loués. Ces loyers ne peuvent être inférieurs à la
valeur locative fixée par la Commission prévue à l’article 161 bis du présent Code pour la zone de situation de
l’immeuble concerné.

Ce taux est porté à 15 % pour les locaux loués appartenant à des personnes morales ou à des entreprises.

Art.169.- (L.F.2021, L.F.2024) De même, les entreprises soumises à un régime réel d’imposition ainsi que celles
relevant de la taxe d’Etat de l’Entreprenant ou de l’impôt des micro-entreprises sont tenues de prélever 12 % sur le
montant des loyers de l’ensemble des immeubles pris en location, sauf pour les immeubles loués par les
intermédiaires visés à l’article 171, auquel cas, seuls ces derniers sont soumis aux obligations du présent texte. Ces
loyers ne peuvent être inférieurs à la valeur locative fixée par la Commission prévue à l’article 161 bis du présent
Code pour la zone de situation de l’immeuble concerné.

Ce taux est porté à 15 % pour les locaux loués appartenant à des personnes morales ou à des entreprises.

Section 2 - Obligations des bailleurs

Art.169 bis.- Les personnes physiques ou morales visées aux articles 167 bis, 168 et 169 ci-dessus, doivent
subordonner le paiement des loyers par la production d’une attestation d’immatriculation et de la copie de la
déclaration foncière au titre de l’année de la conclusion du contrat de bail, par le propriétaire, l’usufruitier,
l’emphytéote de l’immeuble ou de tout autre débiteur principal de l’impôt.

Art.170.- Ces prélèvements constituent un acompte à valoir sur l’impôt sur le revenu foncier et sur l’impôt sur le
patrimoine foncier des propriétés bâties.

Art.171.- Les agences immobilières, syndics d’immeubles, gérants de biens, sociétés civiles immobilières, tous
intermédiaires et les entreprises visées à l’article 169 doivent reverser les sommes prélevées dans les quinze
premiers jours du mois suivant leur encaissement, à la caisse du receveur des Impôts.

Ils établissent à cet effet deux titres de paiement de 3 % et 9 % du montant brut des loyers, représentant
respectivement l’impôt sur le revenu foncier et l’impôt sur le patrimoine foncier.

Ces taux sont portés respectivement à 4 % et 11 % pour les immeubles appartenant à des personnes morales ou à
des entreprises.

Les versements doivent être accompagnés d’une déclaration comportant le nom, l’adresse et le numéro de compte
contribuable du propriétaire, l’identification de l’immeuble loué, les noms des locataires et le montant des loyers
payés par ceux-ci.

Art.172.- Le taux du prélèvement est ramené au niveau du taux de l’impôt sur le revenu foncier et de l’impôt sur le
patrimoine foncier applicables à l’immeuble concerné.

Art.173.- (L.F.2023) Toute personne physique ou morale tenue à cette obligation qui n’a pas fait les retenues ou qui
n’a opéré que des retenues insuffisantes est passible d’une amende fiscale égale au montant des retenues non
effectuées.

En outre, pour chaque période d’un mois écoulé entre la date à laquelle les versements auraient dû être
normalement effectués et le jour du paiement, une amende fiscale égale à 10 % du montant des sommes dont le
versement a été différé sera appliquée. Pour le calcul de cette amende, toute période d’un mois commencé est
comptée entièrement.

Toutefois, l’obligation de retenue visée aux articles précédents ne s’applique pas lorsque le bailleur apporte à son
locataire, la preuve de l’acquittement de l’impôt afférent à l’immeuble pris en location. Cette preuve est faite soit
par une quittance de paiement de l’impôt, soit par une attestation de régularité de situation fiscale couvrant toute
l’année d’imposition. Cette preuve doit être conservée par le locataire qui est tenu de la présenter à toute
réquisition de l’Administration, afin de justifier l’absence de prélèvement.

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Art.174.- Les prélèvements effectués par les payeurs du Trésor public feront l’objet d’écritures de régularisation
suivant des modalités arrêtées en accord avec le receveur des impôts.

Ces écritures seront appuyées de la déclaration exigée à l’article 171 ci-dessus.

Art.175.- Le versement des prélèvements ci-dessus ne dispense pas le propriétaire d’accomplir ses obligations
fiscales notamment celles relatives à la déclaration et au paiement des impôts fonciers et taxes annexes selon la
réglementation en vigueur.

Chapitre 5 - Dispositions communes aux impôts fonciers et prélèvements


assimilés

Art.176.- Les dispositions qui font l’objet du présent chapitre sont applicables aux impôts fonciers et aux
prélèvements assimilés.

Section 1 - Obligations des contribuables - Déclarations

Art.177.- (L.F.2021, L.F.2022, L.F.2024) 1) Pour la détermination des valeurs locatives et des valeurs marchandes
servant de base de calcul des impôts sur le revenu foncier et sur le patrimoine foncier et taxes annexes, les
propriétaires personnes physiques, et, en cas de sous-location, les locataires principaux ou, en leur lieu et place, les
gérants d’immeubles, sont tenus de souscrire une déclaration au service d’assiette des impôts du lieu de situation
de l’immeuble entre le 1er octobre et le 15 novembre de chaque année.

La déclaration est souscrite une seule fois au moment de l’acquisition de l’immeuble. Des déclarations
complémentaires sont souscrites dans les cas suivants :

modification d’immeuble ;

modification de la valeur locative ;

modification de l’affectation de l’immeuble ;

cession de l’immeuble ;

changement du redevable de l’impôt.

En ce qui concerne les entreprises et les personnes morales, la déclaration foncière doit être souscrite au plus tard
le 15 janvier de chaque année.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des Centres des Moyennes Entreprises, cette date est
fixée au :

10 janvier, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;

15 janvier, pour les entreprises commerciales ;

20 janvier, pour les entreprises de prestations de services.

2) La déclaration foncière doit être faite par écrit pour chaque immeuble, en double exemplaire et indiquer au jour
de sa production :

a) l’emplacement de l’immeuble : localité, quartier, rue, numéro du lot et du titre foncier ;

b) la superficie totale du terrain en précisant éventuellement la surface bâtie ;

c) la date d’achèvement de chaque tranche de construction ;

d) la nature et la consistance des différents locaux y compris les locaux vacants ou occupés par le débiteur
de l’impôt ;

e) les nom et prénoms usuels de chaque propriétaire ou locataire ainsi que le numéro de leur boîte postale
et, s’il y a lieu, leur adresse principale ;

f) les nom et prénoms de chaque occupant à titre gratuit ;

g) la nature et la durée de la location ;

h) le montant du loyer annuel, y compris les charges non locatives ;

i) les modifications envisagées entre la date légale de dépôt de la déclaration et le 1 er janvier de l’année
suivante ;

j) les terrains pour lesquels se trouve déposée simultanément une demande concernant l’une des

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exemptions prévues à l’article 162 a), h) ou c), la pétition en cause devant être accompagnée de toutes les
justifications nécessaires.

Section 2 - Établissement des impositions - Recouvrement

Art.178.- (L.F.2024) Les impositions sont établies par la DGI à partir des valeurs marchandes, des valeurs locatives
et des valeurs brutes déterminées conformément aux dispositions des articles 152, 153, 155 et 161 du présent
Code. Les impositions sont mises en recouvrement dans les formes prescrites par le LPF.

Art.179.- Le montant de la cotisation des impôts sur le revenu foncier et/ou sur le patrimoine foncier est payé en
quatre fractions égales, au plus tard le 15 mars, le 15 juin, le 15 septembre et le 15 décembre de chaque année.

Pour les entreprises individuelles et les personnes morales, ce montant est payé en deux fractions égales au plus
tard le 15 mars et le 15 juin de chaque année.

En ce qui concerne les petites et moyennes entreprises, le montant de l’impôt sur le revenu foncier et/ou de l’impôt
sur le patrimoine foncier dû au titre des deux premières années à compter de la date de création, est réduit de
25 % au moment du règlement lorsque le paiement intervient au plus tard le 15 mars et le 15 juin de chaque année.

Les dispositions du paragraphe ci-dessus sont étendues mutatis mutandis aux petites et moyennes entreprises qui
acquièrent, après leur création, des immeubles pour les besoins de leur exploitation.

Dans le cas où le débiteur légal ne peut être atteint, l’impôt est exigible de tout locataire ou sous-locataire jusqu’à
concurrence de la somme due par lui à l’intéressé.

Section 3 - Mutations foncières

Art.179 bis.- (L.F.2021, L.F.2022) Les nouveaux acquéreurs de biens immeubles ont l’obligation de produire aux
services d’assiette de l’impôt foncier auxquels lesdits biens sont rattachés, copies des actes notariés de cessions
signés à cet effet.

Les notaires rédacteurs de ces actes de cessions d’immeubles ont également l’obligation de communiquer à ces
services, les informations relatives aux transactions effectuées.

Les mutations foncières peuvent être appliquées d’office dans les rôles par les agents chargés de l’assiette, d’après
les documents certains dont ils ont pu avoir communication.

Tant que la mutation n’a pas été faite, l’impôt est dû par le cessionnaire et par le notaire qui ont l’obligation de
produire auprès du Service d’assiette de l’Impôt foncier compétent, les informations relatives à l’immeuble cédé.

TITRE 4 - IMPÔTS SUR LE REVENU DES CAPITAUX MOBILIERS

Chapitre 1 - Impôt sur le revenu des valeurs mobilières (IRVM)

Section 1 - Revenus imposables

Art.180.- (L.F.2021) L’impôt sur le revenu des valeurs mobilières s’applique :

1) A tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital ainsi qu’à toutes les
sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les
bénéfices, et notamment :

a) aux dividendes, intérêts, arrérages, revenus et tous autres produits des actions de toute nature et des
parts de fondateurs des sociétés, compagnies et entreprises financières, industrielles, commerciales ou
civiles, ayant leur siège social en Côte d’Ivoire ;

b) aux intérêts, produits et bénéfices des parts d’intérêts et commandites dans les sociétés, compagnies et
entreprises ayant leur siège social en Côte d’Ivoire, dont le capital n’est pas divisé en actions ;

c) sous réserve des dispositions de l’article 232, au montant des indemnités de fonction, remboursements
de frais et toutes autres rémunérations qui sont allouées aux membres du conseil d’administration, en leur
dite qualité, des sociétés ayant leur siège social en Côte d’Ivoire, que ces indemnités, remboursements et
rémunérations constituent ou non des charges déductibles de la société qui les supporte ;

d) aux indemnités de fonction payées aux administrateurs de ces sociétés à l’occasion des assemblées
générales.

2) Aux intérêts, arrérages et tous autres produits des obligations émises par les établissements publics et par les

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sociétés, compagnies et entreprises désignées aux a et b du 1 du présent article, ainsi qu’aux lots et primes de
remboursement payés aux porteurs d’obligations des mêmes établissements publics, sociétés, compagnies et
entreprises.

3) Au montant des remboursements et amortissements totaux ou partiels que les sociétés désignées dans les
numéros qui précèdent effectuent sur le montant de leurs actions, parts d’intérêts ou commandites, avant leur
dissolution ou leur mise en liquidation.

4) Aux plus-values issues de la cession directe sans intermédiaire, d’actions ou de parts sociales par leur titulaire.

La déclaration de ces produits est à la charge du cédant.

Art.181.- Les revenus ci-dessus désignés sont déterminés pour le paiement de l’impôt conformément aux
dispositions des articles 184, 186 et 187 ci-après.

En cas de réunion, de quelque manière qu’elle s’opère, de toutes les actions ou parts d’une société entre les mains
d’un seul associé, l’impôt est acquitté par cet associé dans la mesure de l’excédent du fonds social sur le capital
social.

Section 2 - Taux

Art.182.- Le taux de l’impôt est fixé à 15 % pour :

1° les lots d’obligations ;

2° les distributions de bénéfices exonérés de l’impôt sur les BIC ou n’ayant pas effectivement supporté cet
impôt au taux prévu par l’article 64 du présent Code ;

3° les produits et toutes les sommes imposables à l’IRVM non visés par le présent article.

Art.183.- Le taux prévu à l’article 182 du CGI est fixé à :

1° 10 % pour les dividendes régulièrement mis en paiement par les sociétés cotées à la BRVM ;

2° 2 % pour tous les produits, lots et primes de remboursement payés aux porteurs d’obligations émises en
Côte d’Ivoire et remboursables en cinq ans au moins.

Art.183 bis.- Sous réserve des dispositions des conventions fiscales internationales, le montant de l’impôt exigible,
déterminé conformément aux dispositions du présent Code, est majoré de 25 %, lorsque les sommes imposables
sont versées à une personne physique ou morale située ou établie dans un pays ou territoire non coopératif ou à
fiscalité privilégiée, au sens de l’article 38 du présent Code.

Section 3 - Détermination du revenu ou de la rémunération

Art.184.- Le revenu est déterminé :

1° pour les actions, par le dividende fixé d’après les délibérations des assemblées générales d’actionnaires
ou des conseils d’administration, les comptes-rendus ou tous autres documents analogues ;

2° pour les obligations, par l’intérêt échu dans l’année ;

3° pour les parts d’intérêts et commandites, soit par les délibérations des assemblées générales des
associés ou des conseils d’administration, soit à défaut de délibération, au moyen d’une déclaration à
souscrire dans les trois mois de la clôture de l’exercice, faisant connaître les bénéfices ou produits
effectivement distribués ;

4° pour les lots, par le montant même du lot en francs ;

5° pour les primes de remboursement, par la différence entre la somme remboursée et le taux d’émission
des emprunts ;

6° pour les rémunérations de l’administrateur unique ou des membres des conseils d’administration des
sociétés, par les délibérations des assemblées générales d’actionnaires ou des conseils d’administration, les
comptes-rendus ou tous autres documents analogues ;

7° pour les autres revenus ayant le caractère de revenus distribués, par tous les éléments déterminés par
l’administration.

Art.185.- Les comptes rendus et les extraits des délibérations des conseils d’administration ou des actionnaires
sont déposés, dans le mois de leur date, au service des impôts compétent.

Section 4 - Mode d’évaluation du taux des emprunts

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Art.186.- Lorsque les obligations dont les lots et primes de remboursement sont assujettis à l’impôt en vertu de
l’article 180 ci-avant, ont été émises à un taux unique, ce taux sert de base à la liquidation du droit sur les primes.

Si le taux d’émission a varié, il est déterminé, pour chaque emprunt, par une moyenne établie en divisant par le
nombre de titres correspondant à cet emprunt le montant de l’emprunt total, sous la seule déduction des
arrérages courus au moment de chaque vente.

A l’égard des emprunts dont l’émission faite à des taux variables n’est pas terminée, la moyenne est établie d’après
la situation de l’emprunt au 31 décembre de l’année qui a précédé celle du tirage.

Lorsque le taux ne peut être établi conformément aux trois alinéas ci-dessus, le taux est représenté par un capital
formé de vingt fois l’intérêt annuel stipulé lors de l’émission au profit du porteur du titre.

A défaut de stipulation d’intérêt, il est pourvu à la fixation du taux d’émission par une déclaration estimative faite
dans la forme prévue par la législation en vigueur.

Section 5 - Remboursements et amortissements de capital dans les sociétés

Art.187.- Les sociétés, compagnies ou entreprises visées à l’article 180-1-a et b, qui entendent procéder à un
remboursement total ou partiel sur le montant de leurs actions, parts d’intérêts ou commandites avant leur
dissolution ou leur mise en liquidation, doivent en faire la déclaration au service des impôts compétent.

Cette déclaration doit être faite dans le mois de la date à laquelle l’opération a été décidée et doit être
accompagnée :

1° d’une copie certifiée conforme de la décision qui a ordonné la répartition ;

2° d’un tableau faisant connaître le nombre des actions, leur montant nominal, le capital versé et, s’il y a
lieu, les amortissements auxquels il a été procédé et les réductions de capital opérées.

Section 6 - Lieu et mode de paiement de l’impôt

Art.188.- L’impôt est payé à la recette des impôts compétente :

1° du siège social pour les sociétés, compagnies et entreprises ;

2° du siège administratif pour les établissements publics ;

3° du lieu où la société possède un siège administratif ou un établissement stable, pour les sociétés dont le
siège social est situé hors de Côte d’Ivoire.

Art.189.- L’impôt est versé :

1) Pour les obligations, emprunts et autres valeurs, dont le revenu est déterminé à l’avance, au plus tard le 15
janvier en ce qui concerne les produits échus au cours de l’année précédente.

2) Pour les actions, parts d’intérêts et commandites, au plus tard le 15 du mois suivant la mise en distribution des
produits, ou en ce qui concerne les sociétés visées à l’article 191 la détermination de la quotité imposable ; en tout
état de cause, l’impôt est versé dans les trois mois suivant la date du procès-verbal de l’assemblée ayant décidé la
mise en distribution, à moins que ladite décision n’ait été officiellement annulée avant l’expiration du délai précité.

3) Pour les lots et primes de remboursement, au plus tard le 15 des mois de janvier, avril, juillet et octobre, en ce
qui concerne les sommes mises en paiement au cours du trimestre précédent.

4) Pour les bénéfices, indemnités de fonction et rémunérations diverses distribués aux membres des conseils
d’administration des sociétés, compagnies ou entreprises, au plus tard le 15 des mois de janvier, avril, juillet et
octobre.

5) Pour les remboursements ou amortissements totaux ou partiels, au plus tard le 15 du mois suivant la mise en
paiement de ces remboursements.

Toutefois, si une demande d’exemption a été présentée, l’impôt n’est exigible qu’après qu’il aura été statué sur
ladite demande.

6) En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou de la Direction des Moyennes Entreprises, les délais et
dates prévus au présent article sont fixés au :

10 octobre, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;

15 octobre, pour les entreprises commerciales ;

20 octobre, pour les entreprises de prestations de services.

Les dates de déclaration et de paiement de l’impôt sont fixées au 15 du mois suivant la mise en distribution

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effective des produits, lorsque l’assemblée générale annuelle des actionnaires a été reportée par décision de
justice.

Art.190.- A l’appui du paiement de l’impôt sur les rémunérations de l’administrateur unique ou des membres des
conseils d’administration, les sociétés, compagnies ou entreprises, sont tenues de déposer un état nominatif
totalisé, certifié par leurs représentants légaux et énonçant le montant des sommes distribuées à chacun des
membres des conseils d’administration avec l’indication de leur domicile ou de leur résidence.

Section 7 - Sociétés ayant leur siège social hors de Côte d’Ivoire

Art.191.- 1) Les sociétés, compagnies ou entreprises qui, n’ayant pas leur siège social en Côte d’Ivoire, y exercent
cependant une activité qui les y rendrait imposables si elles y avaient leur siège, sont redevables en Côte d’Ivoire,
de l’IRVM, dans les conditions prévues au présent Livre, mais seulement dans la mesure de cette activité.

2) La quotité, imposable en Côte d’Ivoire, du revenu desdites sociétés est, sauf si elle a été déterminée par une
convention fiscale internationale, fixée forfaitairement à 50 % du bénéfice retenu, en Côte d’Ivoire, pour
l’imposition sur les BIC.

Chapitre 2 - Impôt sur le revenu des créances (IRC)

Section 1 - Revenus imposables

Art.192.- L’impôt sur le revenu des créances s’applique aux intérêts, arrérages et tous autres produits :

1° des créances hypothécaires, privilégiées et chirographaires, à l’exclusion de toutes opérations de crédit


commercial ne présentant pas de caractère juridique d’un prêt ;

2° des dépôts de sommes d’argent à vue ou à échéance fixe, quel que soit le dépositaire et quelle que soit
l’affectation du dépôt ;

3° des cautionnements en numéraire ;

4° des comptes courants ;

5° des emprunts non obligataires.

Section 2 - Taux

Art.193.- 1) Le taux de l’IRC est fixé à 18 %.

2) Toutefois, en ce qui concerne les intérêts, arrérages, et autres produits de dépôts et des comptes courants visés
à l’article 192 précédent, ouverts dans les écritures d’un banquier ou d’une maison de banque, d’un agent de
change ou d’un courtier en valeurs mobilières, établis en Côte d’Ivoire, ce taux est ramené comme suit :

a) Compte de dépôts :

Échéance des comptes Particuliers Entreprises

≤ à 1 an 13,5 % 16,5 %

> à 1 an et ≤ à 3 ans 10 % 10 %

> à 3 ans et ≤ à 5 ans 5% 5%

> à 5 ans 1% 1%

b) Compte courant :

particuliers : 13,5 % ;

entreprises, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales : 16,5 %.

c) Abrogé

3) Les taux de 13,5 % ou 16,5 % visés aux a et b précédents sont réduits de moitié pour :

les intérêts des prêts consentis pour une durée d’au moins trois ans par les établissements financiers
installés à l’étranger et destinés au financement de biens d’équipement ;

les intérêts des emprunts contractés par les sociétés holdings définies à l’article 23 du présent Code auprès
d’établissements financiers installés à l’étranger et destinés au financement de l’acquisition de titres de
participation, ainsi que pour les intérêts servis aux actionnaires ou associés desdites sociétés à raison des

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sommes prêtées auxdites sociétés et destinées au financement de l’acquisition ou de la souscription de


titres de participation.

4) Le taux de l’impôt sur le revenu des créances visé à l’alinéa 1 est réduit en ce qui concerne les intérêts et autres
produits servis par les compagnies d’assurances sur les contrats comme suit :

échéance des contrats supérieure à 3 ans et inférieure ou égale à 5 ans : 13,5 %

supérieure à 5 ans et inférieure ou égale à 10 ans : 10 %

supérieure à 10 ans et inférieure ou égale à 15 ans : 5 %

supérieure à 15 ans : 1 %

Art.193 bis.- Sous réserve des dispositions des conventions fiscales internationales, le montant de l’impôt exigible,
déterminé conformément aux dispositions du présent Code, est majoré de 25 %, lorsque les sommes imposables
sont versées à une personne physique ou morale située ou établie dans un pays ou territoire non coopératif ou à
fiscalité privilégiée, au sens de l’article 38 du présent Code.

Section 3 - Assiette et fait générateur de l’impôt

Art.194.- L’impôt est liquidé sur le montant brut des intérêts, arrérages ou tous autres produits des valeurs
désignées à l’article 192.

Le fait générateur de l’impôt réside dans l’échéance des intérêts stipulés par la convention des parties.

Toutefois, l’impôt est dû lorsque le paiement des intérêts intervient avant l’échéance prévue par la convention des
parties.

Le fait générateur se réalise soit par le paiement des intérêts de quelque manière qu’il soit effectué, soit par leur
inscription au débit ou au crédit d’un compte.

Il est à la charge exclusive du créancier, nonobstant toute clause contraire quelle qu’en soit la date ; toutefois, le
créancier et le débiteur en sont tenus solidairement.

Art.195.- En cas de capitalisation des intérêts d’un prix de vente de fonds de commerce, le fait générateur de
l’impôt est reporté à la date du paiement effectif des intérêts.

Section 4 - Déclarations et paiement de l’impôt

Art.196.- L’impôt est payé sur déclaration faite par :

1° le notaire rédacteur, lorsque celui-ci est domicilié en Côte d’Ivoire et qu’il a été chargé de payer ou de
percevoir les intérêts ;

2° le débiteur, si celui-ci est domicilié en Côte d’Ivoire et paie directement les intérêts au créancier ;

3° le créancier, si le débiteur n’est pas domicilié en Côte d’Ivoire et ne paie pas les intérêts au créancier par
l’intermédiaire d’un notaire établi en Côte d’Ivoire ;

4° par les banquiers, agents de change et courtiers en valeurs mobilières.

Art.196 bis.- L’administration est dispensée du paiement de la consignation légale lorsqu’elle exerce son droit de
saisine auprès des juridictions civiles et pénales.

Art.197.- La recette des impôts compétente pour recevoir la déclaration est celle du domicile du créancier.

Art.198.- Les déclarations sont déposées et l’impôt versé au plus tard le 15 du mois suivant celui de l’inscription en
charge ou de l’échéance des intérêts stipulées par la convention entre les parties, pour les contribuables soumis à
un régime du réel d’imposition.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des centres des moyennes entreprises, elles déclarent et
acquittent la taxe :

au plus tard le 10 du mois, pour les entreprises industrielles, pétrolières et minières ;

au plus tard le 15 du mois, pour les entreprises commerciales ;

au plus tard le 20 du mois, pour les entreprises prestataires de services.

Dans le cas prévu à l’article 195 du présent Code et en cas de paiement avant échéance des intérêts, les
déclarations sont déposées et l’impôt versé au plus tard le 15 du mois qui suit celui de la date du paiement effectif
des intérêts.

Art.199.- La déclaration se présente sous la forme d’un tableau contenant les indications suivantes à raison d’une

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ligne par paiement de revenus imposables et d’une colonne par énonciation :

1° date du paiement des intérêts ou du remboursement du capital ;

2° nom, prénoms, profession et domicile du créancier ;

3° nom, prénoms, profession et domicile du débiteur ;

4° date du titre constitutif de la créance ;

5° montant des intérêts payés par le débiteur ;

6° échéance des intérêts convenus entre les parties ou inscrits aux crédits ou aux débits des comptes ;

7° indication de la période à laquelle s’appliquent les intérêts ;

8° montant du capital remboursé ;

9° dans une colonne intitulée « Observations » sont mentionnées, s’il y a lieu, avec leurs dates, les
modifications du taux des intérêts, ou substitutions des débiteurs effectuées au cours de l’année.

Section 5 - Dispositions spéciales

1) Banques et sociétés de crédit

Art.200.- Les banques ou sociétés de crédit, qui acquittent obligatoirement l’impôt sur les produits visés par
l’article 192 inscrits au débit ou au crédit d’un compte, doivent tenir un registre spécial sur lequel sont indiqués
dans les colonnes distinctes :

1° le nom du titulaire de tout compte à intérêts passibles de l’impôt et, s’il y a lieu, le numéro ou matricule
du compte ;

2° le montant des intérêts taxables ;

3° la date de leur inscription au compte.

Art.201.- Les banques et sociétés de crédit, déposent entre le 1 er janvier et le 30 avril de chaque année, à la recette
de l’enregistrement de leur agence, un bordereau certifié faisant connaître pour l’année civile précédente :

1° le total des sommes à raison desquelles l’impôt est dû ;

2° le montant de l’impôt qui est immédiatement acquitté ;

3° les noms, prénoms, qualité et domicile des bénéficiaires des intérêts d’un montant égal ou supérieur à
300.000 F, ainsi que le numéro ou le matricule de leur compte.

2) Notaires

Art.202.- Le notaire qui reçoit un acte d’obligation est tenu de donner lecture aux parties des dispositions des
articles 192 et 194 du CGI, 161 et 162 du LPF.

Mention expresse de cette lecture doit être faite dans l’acte à peine d’une amende de 100.000 FCFA.

Art.203.- L’inscription du privilège prise pour la garantie du prix de vente d’un fonds de commerce ne peut être
radiée que s’il est justifié que l’impôt édicté par l’article 192 a été acquitté sur les intérêts de ce prix.

Les inscriptions de tous autres privilèges, hypothèques ou nantissements, prises pour la garantie des créances
productives d’intérêts, ne peuvent être radiées que s’il est justifié que le même impôt a été acquitté sur les intérêts.

La forme et le mode de production des justifications sont déterminés par l’article 204 ci-après.

Les conservateurs de la propriété foncière, et les greffiers des tribunaux qui contreviennent aux dispositions des
deux premiers alinéas du présent article et de l’article 204 ci-après sont passibles d’une amende de 250.000 FCFA.

3) Greffiers et conservateurs

Art.204.- Le greffier du tribunal et le conservateur de la propriété foncière, qui sont requis de radier une inscription
de privilèges, hypothèque ou nantissement, prise pour la garantie de créances productives d’intérêts doivent,
avant de procéder à la radiation, exiger la production d’un certificat délivré par le receveur de l’enregistrement en
trois exemplaires, et attestant que l’impôt exigible sur les intérêts a été perçu.

Le greffier et le conservateur de la propriété foncière conservent pendant cinq ans, à compter de la radiation,
l’exemplaire du certificat qui leur a été remis ; le troisième exemplaire est gardé par le requérant.

4) Remboursement d’une créance comportant des intérêts impayés

Art.205.- S’il est procédé au remboursement total ou partiel d’une créance comportant des intérêts impayés, il est

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considéré que le remboursement s’applique aux intérêts avant le capital.

Cette disposition ne s’applique pas aux réductions de dettes judiciairement constatées, ni remboursements par
voie d’ordre ou de contribution amiable ou judiciaire.

Chapitre 3 - Dispositions communes

Section 1 - Déclarations des sociétés

Art.206.- Les sociétés civiles de personnes, les sociétés commerciales, quelle que soit leur forme, sont tenues de
faire au service des impôts compétent du lieu du siège de leur principal établissement, dans les deux mois de leur
constitution définitive, une déclaration constatant :

1° l’objet, le siège et la durée de la société ou de l’entreprise ;

2° la date de l’acte constitutif et celle de l’enregistrement de cet acte, dont un exemplaire sur papier non
timbré dûment certifié est joint à la déclaration ;

3° les nom, prénoms, domicile des dirigeants ou gérants ;

4° le nombre et le montant des titres émis, en distinguant les actions des obligations et les titres nominatifs
des titres au porteur ;

5° pour les sociétés civiles, la nature et la valeur des biens mobiliers ou immobiliers constituant les apports ;

6° pour les sociétés civiles, les droits attribués aux associés dans le partage des bénéfices et de l’actif social,
que ces droits soient ou non constatés par des titres délivrés aux ayants droit.

En cas de modification dans la constitution de l’actif social, de changement de siège, de remplacement du directeur
ou gérant, d’émission de titres nouveaux, ou de remplacement d’un ou plusieurs associés dans les sociétés civiles,
les collectivités intéressées doivent en faire la déclaration dans le délai d’un mois au bureau qui a reçu la
déclaration primitive et déposer en même temps un exemplaire de l’acte modificatif.

Les dispositions qui précèdent s’appliquent aussi bien aux sociétés qui ont leur siège en Côte d’Ivoire qu’aux
sociétés dont le siège se trouve ailleurs, lorsque ces dernières sociétés exercent en Côte d’Ivoire une activité qui les
y rendrait imposables si elles y avaient leur siège.

Art.207.- Toute contravention aux prescriptions de l’article 206 est punie d’une amende de 250.000 FCFA.

A défaut de la déclaration prévue audit article, les actes constitutifs ou modificatifs de sociétés civiles, ne sont pas
opposables à l’administration pour la perception des impôts exigibles en vertu de la réglementation en vigueur.

Art.208.- Les entreprises relevant de l’impôt sur les bénéfices qui paient aux associés, actionnaires ou porteurs de
parts des sommes passibles de l’IRVM visées à l’article 180 du présent Code sont tenues de joindre à la déclaration
de résultat un état récapitulatif.

Cet état récapitulatif doit présenter les mentions suivantes :

nom, prénoms et adresse de chaque bénéficiaire ;

montant brut des dividendes versés ;

montant de la retenue effectuée au titre de l’IRVM ;

montant net des dividendes ;

exercice auquel se rattachent les sommes versées et la date de paiement.

Le retard ou le défaut de production de l’état prévu au présent article est sanctionné par une amende de
1.000.000 FCFA pour les entreprises relevant du régime du réel normal et 500.000 FCFA pour les entreprises au réel
simplifié d’imposition.

Section 2 - Contrôle des revenus mobiliers

Art.209.- 1) Toute personne ou société, qui fait profession de payer des intérêts, dividendes, revenus et autres
produits de valeurs mobilières ou dont la profession comporte à titre accessoire des opérations de cette nature, ne
peut effectuer de ce chef aucun paiement, ni ouvrir aucun compte sans exiger du requérant la justification de son
identité et l’indication de son domicile réel.

Elle est, en outre, tenue de remettre à la DGI le relevé des sommes payées par elle, sous quelque forme que ce soit,
sur présentation ou remise de coupons ou d’instruments représentatifs de coupons. Ce relevé indique pour chaque
requérant ses nom et prénoms, son domicile réel et le montant net des sommes par lui touchées.

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Les mêmes obligations incombent aux collectivités pour les dividendes et intérêts de leurs propres actions, parts
ou obligations qu’elles payent à des personnes ou sociétés autres que celles qui sont chargées du service de leurs
coupons.

Les personnes et sociétés, soumises aux prescriptions du présent article et qui ne s’y conforment pas ou qui
portent sciemment des renseignements inexacts sur les relevés fournis par elles à l’administration, sont passibles
d’une amende fiscale de 1.000 FCFA pour chaque omission ou inexactitude.

2) Les coupons présentés sont, sauf preuve contraire, réputés propriété du requérant. Dans le cas où celui-ci
présente des coupons pour le compte de tiers, il a la faculté de remettre à l’établissement payeur une liste
indiquant, outre ses nom, prénoms et domicile réel, les nom, prénoms et domicile réel des propriétaires véritables,
ainsi que le montant des coupons appartenant à chacun d’eux.

L’établissement payeur annexe cette liste au relevé fourni en exécution du 2 e alinéa du paragraphe 1 du présent
article. Quiconque est convaincu d’avoir encaissé sous son nom des coupons appartenant à des tiers, en vue de
faire échapper ces derniers à l’application de l’IGR, est passible des amendes fiscales prévues par le LPF.

Les livres, pièces et documents de nature à permettre la vérification des relevés prévus au présent article, qui ne
sont pas soumis à un délai de conservation plus étendu, doivent, sous les sanctions édictées par le LPF, être
conservés dans le bureau, l’agence ou la succursale où ils ont été établis, à la disposition de la DGI, jusqu’à la fin de
la quatrième année suivant celle au cours de laquelle les paiements correspondants ont été effectués.

Art.210.- Les sociétés ou compagnies, changeurs, banquiers, escompteurs, officiers publics ou ministériels et
toutes personnes, sociétés ou associations recevant habituellement en dépôt des valeurs mobilières sont tenus
d’adresser à la DGI avis de l’ouverture et de la clôture de tout compte de dépôt de titres, valeurs ou espèces,
comptes d’avances, compte courant ou autre.

Les avis sont établis sur des formules dont le modèle est arrêté par l’administration ; ils indiquent les noms,
prénoms et adresses des titulaires des comptes. Ils sont envoyés dans les dix premiers jours du mois qui suit celui
de l’ouverture ou de la clôture des comptes. Il en est donné récépissé.

Chaque année, avant le 1 er février, les établissements visés au premier alinéa du présent article sont tenus
d’adresser à la DGI le relevé des coupons portés, au cours de l’année précédente, au crédit des titulaires des
comptes de dépôt, de titres, valeurs ou espèces, comptes d’avances, comptes courants ou autres.

Les contraventions aux dispositions du présent article sont punies d’une amende fiscale de 1.000 FCFA par
omission ou inexactitude.

Section 3 - Exemptions

1) Amortissements de capital

Art.211.- Les dispositions de l’article 180-3 ne sont pas applicables aux amortissements qui seraient faits par une
réalisation d’actif et au moyen de prélèvements sur les éléments autres que le compte de résultat net, les réserves
ou provisions diverses du bilan et qui se traduiraient par une réduction statutaire du capital social.

De même elles ne s’appliquent pas aux sociétés concessionnaires des collectivités publiques qui établissent que
l’amortissement par remboursement de tout ou partie de leur capital social, parts d’intérêts ou commandites, est
justifié par la caducité de tout ou partie de leur actif social, notamment par dépérissement progressif ou par
obligation de remise en fin de concession à l’autorité concédante.

Art.212.- 1) Les sociétés qui entendent bénéficier des exemptions prévues à l’article 211 doivent joindre à leur
déclaration une demande spéciale accompagnée d’un état détaillé et estimatif de tous les biens qui composent
l’actif social au jour de la demande, ainsi que tous éléments du passif.

L’estimation de l’action est faite d’après sa valeur réelle, nonobstant toute évaluation des bilans et autres
documents.

2) La demande d’exemption est accompagnée, selon les cas, des pièces suivantes :

a) un état certifié indiquant sur quelle réalisation d’actif et grâce à quel prélèvement l’opération doit être
réalisée, si l’amortissement doit être opéré par une réalisation d’actif et au moyen de prélèvements sur les
éléments autres que le compte de résultat net, les réserves ou provisions diverses du bilan ;

b) une déclaration détaillée et s’il y a lieu, estimative d’une part, de l’actif social actuel et d’autre part, des
biens à remettre en fin de concession à l’autorité concédante, si la demande d’exemption est fondée sur
l’obligation de remettre en fin de concession à l’autorité concédante, tout ou partie de l’actif.

3) En cas de contestation sur les déclarations prévues aux alinéas précédents, il est procédé à la conciliation prévue
par les articles 788 et suivants du CGI.

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Lorsque la demande d’exemption est fondée sur la disparition en fin de concession de tout ou partie de l’actif
social, soit par suite de dépérissement, soit par suite de remise à l’autorité concédante, l’exemption est accordée
sous réserve que le capital social ne se retrouve en franchise d’impôt, compte tenu des amortissements ou
remboursements effectués.

Art.213.- Lorsque les actions ont été remboursées par un des moyens non expressément exclus par le premier
alinéa de l’article 211, à la liquidation de la société, la répartition de l’actif entre les porteurs d’actions de jouissance
et jusqu’à concurrence du pair des actions originaires, est considérée comme un remboursement de capital non
imposable à l’IRVM.

2) Caisse d’épargne

Art.214.- Sont exemptés de l’impôt :

1° les intérêts des sommes inscrites sur les livrets de caisse d’épargne ;

2° dans la limite d’un livret par personne, les intérêts des comptes d’épargne populaire ainsi que ceux des
structures de microfinance quelle que soit leur forme.

3) Les structures exerçant dans le secteur de la microfinance

Art.215.- Sont également exemptées de l’impôt, les structures exerçant dans le domaine de la microfinance quelle
que soit leur forme, concernant leurs opérations de collecte de l’épargne et de distribution du crédit, ainsi que les
rémunérations des parts sociales de leurs membres ou clients, les revenus tirés de leur épargne et les paiements
d’intérêts sur les crédits qu’ils ont obtenus de ces structures.

4) Comptes courants

Art.216.- Les dispositions des articles 192-4 et 193 ne sont pas applicables aux intérêts, arrérages et tous autres
produits des comptes courants figurant dans les recettes provenant de l’exercice d’une profession industrielle,
commerciale ou agricole ou d’une exploitation minière sous la double condition que :

1° les contractants, liés par la convention spéciale dite contrat de compte courant, aient l’un et l’autre les
qualités d’industriel, de commerçant ou d’exploitant agricole ou minier ;

2° les opérations inscrites au compte courant se rattachent exclusivement à l’industrie, au commerce ou à


l’exploitation des deux parties.

Les dispositions qui précèdent ne s’appliquent qu’aux contractants dont les produits des comptes courants sont
imposables à l’impôt sur les BIC en Côte d’Ivoire.

5) Coopératives

Art.217.- (L.F.2022) Abrogé

6) Emprunts émis à l’étranger

Art.218.- Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, les intérêts, arrérages et tous autres
produits des emprunts émis à l’étranger par l’État et la Banque Nationale d’Investissement.

7) Emprunts des collectivités

Art.219.- Sont affranchis de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, les intérêts, arrérages et tous autres
produits des obligations et emprunts émis par le Trésor.

Sont également affranchis dudit impôt, les intérêts et autres produits versés à ces établissements publics.

8) Habitations économiques ou à bon marché

Art.220.- Sont affranchis de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, les intérêts des obligations et emprunts
émis ou à émettre par des organismes agréés par l’État et constitués en vue du développement de l’habitat, ainsi
que les intérêts des prêts consentis par ces mêmes organismes.

9) Prêts de certaines sociétés et associations

Art.221.- Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers :

1° les intérêts, arrérages et autres produits des prêts consentis sous une forme quelconque par toutes
sociétés ivoiriennes au moyen des fonds qu’elles se procurent en contractant des emprunts soumis eux-
mêmes à l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers ;

2° les intérêts, arrérages et autres produits des prêts consentis sous une forme quelconque et des dépôts
effectués par les associations constituées en vue de mettre à la disposition de leurs membres ou des
associations similaires auxquelles elles sont affiliées, les fonds qu’elles se procurent en contractant des
emprunts ou en recevant des dépôts.

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Le montant des prêts exonérés ne peut excéder celui des emprunts contractés ou des dépôts reçus et il doit être
justifié par la société, la personne ou l’association.

10) Prêts non représentés par des titres négociables

Art.222.- Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers lorsqu’ils sont encaissés par ou pour le
compte de banquiers ou d’établissements de banque, des entreprises de placement ou de gestion de valeurs
mobilières, ainsi que des sociétés autorisées par le Gouvernement à faire des opérations de crédit foncier, les
produits des prêts non représentés par des titres négociables, ainsi que les produits visés à l’article 192 ci-avant.

Cette exonération est strictement subordonnée à la condition que ces revenus et produits soient taxables en Côte
d’Ivoire à l’impôt sur les BIC.

11) Prêts des banques des États membres de l’UEMOA

Art.223.- Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers :

les intérêts, arrérages et autres produits des prêts consentis aux banques et établissements financiers
ivoiriens par ceux des autres états membres de l’UEMOA ;

les produits, les plus-values et les transactions se rapportant aux titres d’État émis par les États membres de
l’UMOA en représentation des concours consolidés de la BCEAO.

12) Prêts consentis par la CNPS

Art.224.- Sont exonérés de l’IRC, les intérêts des prêts consentis à l’État par la CNPS.

13) Intérêts des bons de caisse

Art.225.- Sont exonérés d’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, les intérêts des bons de caisse lorsqu’ils ont
effectivement fait l’objet de la retenue au taux de 25 % visé à l’article 90 du présent Code.

14) Réserves

Art.226.- Les augmentations de capital effectuées par incorporation de réserves sont exonérées de l’impôt sur le
revenu des capitaux mobiliers.

Toutefois, lorsque ces distributions sont consécutives à une réduction de capital non motivée par des pertes
sociales ou à une opération quelconque impliquant le remboursement direct ou indirect du capital en franchise de
l’impôt sur le revenu réalisé depuis moins de dix ans, elles ne peuvent bénéficier de l’exemption édictée par l’alinéa
précédent que si et dans la mesure où l’augmentation de capital en résultant excède le capital remboursé.

Lorsque les distributions sont suivies dans le délai de dix ans d’une réduction de capital non motivée par des
pertes sociales ou d’une opération quelconque impliquant le remboursement direct ou indirect du capital en
franchise d’impôt, elles sont déchues du bénéfice de l’exemption pour une somme égale au montant du
remboursement et les droits exigibles doivent être acquittés dans les vingt premiers jours du trimestre suivant
celui de l’événement qui a entraîné la déchéance sous les sanctions édictées par le LPF.

15) Sociétés de constructions d’immeubles

Art.227.- Les plus-values résultant de l’attribution exclusive en propriété aux membres des sociétés de
constructions, visées à l’article 703 du CGI, par voie de partage en nature à titre pur et simple, de la fraction des
immeubles construits par celle-ci et pour laquelle ils ont vocation, sont exonérées de l’impôt sur le revenu des
capitaux mobiliers.

Le bénéfice de cette disposition est subordonné à la condition que les sociétés dont il s’agit fassent enregistrer le
procès-verbal de la délibération de l’assemblée générale approuvant le projet de partage avant l’expiration d’un
délai de sept ans, à compter de la date de leur constitution.

L’acte de partage lui-même doit être enregistré au plus tard un an après l’enregistrement du procès-verbal de la
délibération de l’assemblée approuvant le projet de partage.

16) Sociétés en commandite simple

Art.228.- Les dispositions de l’article 180-1-b ne s’appliquent dans les sociétés en commandite simple, dont le
capital n’est pas divisé en actions, qu’au montant de la commandite à la double condition que :

1° le ou les associés responsables soient des personnes physiques ;

2° l’ensemble de leurs parts n’excède pas 25 % du capital social.

17) SNC - Sociétés civiles

Art.229.- Les dispositions de l’article 180-1-b ne sont pas applicables :

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1° aux parts d’intérêts dans les sociétés commerciales en nom collectif ;

2° aux parts d’intérêts dans les sociétés civiles de personnes assujetties à l’impôt sur les BNC ou sur les
traitements et salaires, dont l’actif ne comprend que les biens mobiliers nécessaires à l’exercice de la
profession des associés ;

3° aux parts d’intérêts dans les sociétés civiles de personnes assujetties à l’impôt sur les bénéfices de
l’exploitation agricole, constituées exclusivement entre agriculteurs participant personnellement à
l’exploitation de l’entreprise sociale et dont l’actif ne comprend que les biens nécessaires à l’exercice de la
profession des associés ;

4° aux parts d’intérêts dans les sociétés civiles assujetties à l’impôt foncier (ou exemptées temporairement
par la législation) constituées entre copropriétaires et ayant uniquement pour objet la gestion de leurs
immeubles, à l’exclusion de toutes opérations commerciales visées à l’article 553 du CGI, sous réserve en ce
qui concerne les sociétés n’ayant pas leur siège social en Côte d’Ivoire des dispositions de l’article 191.

18) Sociétés d’État - SEM de crédit

Art.230.- Les sociétés d’État ou d’économie mixte de crédit qui ont pour objet le crédit à la petite entreprise de
toute nature, aux sociétés, coopératives et associations de prévoyance et à l’habitat, bénéficient de l’exonération
de l’impôt sur les intérêts :

1° des obligations ou emprunts émis ou à émettre dans le public ou contractés auprès de tout autre
organisme de crédit ;

2° des dépôts dans ces mêmes établissements ;

3° des dépôts consentis conformément à leur objet.

19) Sociétés par actions

Art.231.- En cas de fusion de sociétés anonymes ou à responsabilité limitée, les attributions gratuites d’actions ou
de parts sociales (parts de capital) de la société absorbante ou nouvelle, aux membres de la société absorbée, ne
sont pas considérées comme des attributions imposables au regard de l’article 180 du présent Code, même lorsque
ces attributions tout apparaître une plus-value.

Le régime est applicable lorsqu’une société anonyme ou à responsabilité limitée apporte une partie de ses
éléments d’actif à une société constituée sous l’une de ces formes, dans les conditions prévues aux articles 756 et
757 du CGI.

Si dans les dix ans suivant la fusion ou l’apport partiel d’actif, il est procédé à une réduction de capital non motivée
par des pertes sociales ou à un remboursement total ou partiel des valeurs attribuées gratuitement, la distribution
est déchue, à concurrence de la portion du capital remboursé aux actions, parts ou obligations attribuées
gratuitement, de l’exemption dont elle avait bénéficié, et les droits exigibles doivent être acquittés par la société
absorbante ou nouvelle dans les vingt premiers jours du trimestre qui suit celui au cours duquel a été fait le
remboursement, à peine des sanctions édictées par le LPF.

Art.232.- Les dispositions de l’article 180 ne s’appliquent pas aux produits correspondant à des fonctions de
direction revenant, en sus des sommes attribuées aux membres du conseil d’administration, au président directeur
général et au directeur général adjoint, ou au président du conseil d’administration et au directeur général, ou à
l’administrateur général et à l’administrateur général adjoint des sociétés anonymes ainsi qu’aux rémunérations
versées aux administrateurs titulaires d’un contrat de travail dans la limite des sommes qui leurs sont attribuées
au titre de l’exécution de leur contrat de travail.

Toute déclaration inexacte donne ouverture à une amende égale au quintuple de l’impôt éludé.

Sociétés mères - Filiales

Art.233.- Les dividendes distribués par les sociétés bénéficiant du régime fiscal des sociétés mères défini par
l’article 22 du CGI sont, pour chaque exercice, exonérés de l’IRVM dans la mesure du montant net, déduction faite
de l’IRVM, des produits des actions ou parts d’intérêts de leurs filiales touchés par elles au cours de l’exercice.

Lorsque la société mère de nationalité étrangère cède au moins 10 % des droits sociaux qu’elle possède dans sa
filiale exploitée en Côte d’Ivoire, au profit de personnes physiques ou morales ivoiriennes, les dividendes qui lui
sont distribués par sa filiale concernant la part de ses droits sociaux non cédés, sont exonérés à hauteur de 25 %
de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières au titre de la première année de distribution qui suit la cession
desdits droits.

Sociétés et organismes d’investissement

Art.234.- (L.F.2023) Les dividendes distribués par :

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Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) et les Fonds d’Investissement Alternatif (FIA)
agréés par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers sont pour chaque exercice,
exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers dans la mesure du montant net, déduction faite de l’IRVM,
des produits encaissés au cours de l’exercice, des actions, parts de fondateurs, parts d’intérêts et titres d’emprunts
qu’ils détiennent, à condition de justifier que ces produits ont supporté l’IRVM.

Les plus-values résultant d’opérations de placement visées dans le présent article, sont exonérées de l’impôt sur le
revenu des valeurs mobilières.

Art.234 bis.- (L.F.2022) 1) Les entreprises d’investissement à capital fixe sont exonérées de l’impôt sur le revenu
des valeurs mobilières pour une durée de quinze ans à partir de leur date de création.

2) Les plus-values de cessions des titres détenus par les entreprises d’investissement à capital fixe sont exonérées
lorsque les titres cédés ont été conservés dans leur portefeuille pendant une période minimale de trois années à
compter de leur date d’acquisition.

3) Les plus-values de cession de titres réinvestis dans d’autres titres, dans un délai de douze mois à compter de
l’exercice de cession, sont exonérées d’impôt, quelle que soit leur durée dans le portefeuille de l’entreprise.

20) Nantissements

Art.235.- L’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers n’est pas applicable aux avances faites aux sociétés au
moyen d’endossement de nantissements.

21) Produits, lots et primes de remboursement des obligations

Art.236.- Les produits, lots et primes de remboursement des obligations versés à des personnes morales non
établies dans l’un des pays membres de l’UEMOA sont exonérés de l’IRVM. Cette exonération s’applique également
aux personnes physiques fiscalement domiciliées hors de l’UEMOA.

[ NB - Article 19 L.F.2008, modifié par la L.F.2009 : Les intérêts et produits des titres émis par les États membres de
l’UEMOA sont exonérés de tous impôts et taxes.]

22) Intérêts des prêts octroyés aux entreprises nouvelles, réimplantées ou rouvertes en zones CNO

Art.236 bis.- Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des créances, les intérêts des prêts octroyés aux entreprises
nouvelles, réimplantées ou rouvertes en zones Centre, Nord et Ouest sur la période 2010 à 2012, par les associés
de ces entreprises.

23) Bons et obligations du Trésor souscrits par les personnes physiques

Art.236 ter.- Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des créances, les intérêts des bons et obligations du Trésor
souscrits par les personnes physiques.

24) Intérêts des prêts octroyés aux entreprises privées et dividendes des personnes physiques réalisant des
investissements dans le domaine de la recherche, du développement et de l’innovation

Art.236 quater.- Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des créances sur une période de trois ans suivant l’année
du début des investissements, les intérêts des prêts octroyés aux entreprises privées pour leurs activités de
recherche, de développement et d’innovation.

Sont également exonérés de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, les dividendes distribués par les
entreprises privées aux personnes physiques ou morales qui investissent dans le capital de ces entreprises
s’engageant dans des activités de recherche, de développement et d’innovation.

25) Intérêts versés aux souscripteurs des contrats d’assurance-vie

Art.236 quinquies.- (L.F.2021) Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des créances les intérêts versés aux
souscripteurs des contrats d’assurance-vie.

TITRE 5 - IMPÔT GÉNÉRAL SUR LE REVENU (IGR)

Chapitre 1 - Personnes et revenu imposables

Section 1 - Personnes imposables

Art.237.- 1) Il est établi un impôt général sur le revenu qui frappe le revenu net global annuel tel que défini à
l’article 241 ci-après, des personnes imposables définies ci-dessous.

2) Sous réserve des dispositions des conventions internationales et de celles des articles 238, 239 et 260 ci-après,

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l’impôt est dû par toutes les personnes physiques ayant en Côte d’Ivoire une résidence habituelle.

Sont considérés comme ayant une résidence habituelle en Côte d’Ivoire :

a) les personnes qui y possèdent une habitation à leur disposition à titre de propriétaire, usufruitier ou
locataire lorsque, dans ce dernier cas, la location est conclue soit par convention unique, soit par
conventions successives pour une période continue d’au moins une année ;

b) les personnes qui, sans disposer en Côte d’Ivoire d’une habitation dans les conditions définies à l’alinéa
précédent, ont néanmoins en Côte d’Ivoire le lieu de leur séjour principal ;

c) les salariés qui, pendant leur congé hors de Côte d’Ivoire, continuent à être rétribués par l’employeur
pour lequel ils travaillaient en Côte d’Ivoire. Dans ce cas, l’impôt est établi dans les conditions indiquées par
l’article 256.

3) Sont également passibles de l’IGR en l’absence de résidence en Côte d’Ivoire, les personnes physiques ivoiriennes
ou étrangères, mais seulement à raison des bénéfices ou revenus perçus ou réalisés en Côte d’Ivoire.

Art.238.- Le bénéficiaire du revenu est imposé à titre individuel sur ce revenu.

Par dérogation à ce principe, sur option du contribuable notifiée au service compétent, l’imposition peut porter sur
les revenus du foyer. Dans ce cas, le chef de famille est imposable tant en raison de ses revenus personnels que
ceux de sa femme et de ses enfants mineurs, majeurs incapables, étudiants habitant avec lui.

Toutefois, le contribuable peut réclamer des impositions distinctes pour ses enfants mineurs, majeurs incapables,
étudiants, lorsqu’ils tirent un revenu de leur propre travail ou d’une fortune indépendante.

Art.239.- (Ordonnance n°2023-719) Sont exemptés de l’impôt :

1° et 2° Abrogés

3° les personnels diplomatiques de nationalité étrangère, mais seulement dans la mesure où les pays qu’ils
représentent concèdent des avantages analogues aux personnels diplomatiques ivoiriens.

Art.240.- Si le contribuable a une résidence unique, l’impôt est établi au lieu de cette résidence.

Si le contribuable possède plusieurs résidences, il est assujetti à l’impôt au lieu où il est réputé posséder son
principal établissement et sa principale résidence.

Dans le cas prévu à l’article 237-3 l’impôt est établi au lieu d’origine du revenu ou du bénéfice, ou à Abidjan si le
contribuable intéressé bénéficie de plusieurs sources de revenus différemment localisées.

Section 2 - Revenu imposable

Art.241.- (Ordonnance n°2023-719) L’impôt est établi d’après le montant total du revenu net annuel dont dispose
chaque contribuable. Ce revenu net est déterminé eu égard aux propriétés et aux capitaux que possède le
contribuable, aux professions qu’il exerce, ainsi qu’aux bénéfices de toutes opérations lucratives auxquelles il se
livre, sous déduction des charges ci-après, lorsqu’elles n’entrent pas en compte pour l’évaluation des revenus
cédulaires :

1° intérêts des emprunts et dettes à la charge du contribuable ;

2° arrérages des rentes payées par lui à titre obligatoire et gratuit ;

3° abrogé

4° en cas de cession ou de cessation d’entreprise, les déficits affectant l’exercice de liquidation, compte
tenu, s’il y a lieu, des pertes des trois années précédentes qui n’auraient pu être imputées sur le revenu
cédulaire ;

5° les versements volontaires pour la constitution de retraite et les primes d’assurance sur la vie, dans la
limite de 6 % du revenu net professionnel qui n’a pas déjà subi de retenues obligatoires ; le maximum de la
déduction autorisée est fixé à 200.000 FCFA, augmenté de 40.000 FCFA par enfant à charge, lorsque les
contrats comportent la garantie d’un capital en cas de vie, à la condition toutefois que la durée de ces
contrats soit au moins égale à dix ans ;

6° les versements effectués au profit des associations et organismes reconnus d’utilité publique et visés à
l’article 18-G du CGI. La déduction s’effectue dans la limite de 10.000.000 FCFA par an.

Le bénéfice des dispositions précédentes est subordonné à la condition que soient jointes à la déclaration de
revenus, les pièces justificatives attestant du montant et de la date de chaque versement, ainsi que de l’identité du
bénéficiaire. A défaut, les sommes déduites sont réintégrées d’office au revenu imposable.

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Art.242.- (Ordonnance n°2023-719) N’entrent pas en compte pour la détermination du revenu net global :

1° les intérêts des bons du Trésor et des bons de la Défense nationale à échéance de trois ans au plus ou
ceux dont l’exonération de l’impôt est accordée par décret ;

2° les intérêts des obligations émises par le Trésor Public ;

3° les lots, ainsi que les primes de remboursement attachés aux bons et obligations émis avec l’autorisation
du Ministère des finances ;

4° les intérêts, arrérages et tous autres produits des emprunts émis à l’étranger par l’État et la Banque
Nationale d’Investissement, pendant toute leur durée ;

5° et 6° abrogés

7° sous réserve des dispositions du 3 e alinéa de l’article 33 ci-dessus, les plus-values provenant de la cession
d’éléments d’actif immobilisé et les indemnités reçues en contrepartie de la cessation de l’exercice de la
profession ou du transfert de la clientèle, lorsque la cession, le transfert ou la cessation intervient plus de
cinq ans après la création ou l’achat du fonds, de l’office ou de la clientèle ;

8° les plus-values répondant aux conditions fixées par l’article 30 du présent Code ;

9° abrogé

10° les intérêts et dividendes provenant d’actions ou obligations cotées à la BRVM d’Abidjan ou émises par
appel public à l’épargne privée dans les conditions prévues par le décret n°73-26 du 17 janvier 1973, dans
une limite de 300.000 FCFA par déclaration et à condition que le revenu imposable avant abattement soit
inférieur à 5.000.000 FCFA par part ;

11° dans la limite d’un livret par personne, les intérêts des comptes d’épargne populaire ainsi que ceux des
structures de microfinance quelle que soit leur forme.

Section 3 - Détermination du revenu

Art.243.- (Ordonnance n°2023-719) 1) Le revenu net correspondant aux diverses sources de revenus énumérées à
l’article 241 est déterminé, chaque année, d’après leur produit respectif pendant la précédente année.

Il est constitué par l’excédent du produit brut effectivement réalisé, y compris la valeur des produits et avantages
dont le contribuable a joui en nature, sur les dépenses effectuées en vue de l’acquisition et de la conservation du
revenu.

2) Les revenus des capitaux mobiliers comprennent notamment, sous réserve des dispositions de l’article 246 du
présent Code, toutes les distributions passibles de l’IRVM. Les revenus de cette nature qui ne sont pas passibles de
l’impôt cédulaire sont néanmoins soumis à l’impôt général, s’ils ne sont pas exonérés de ce dernier impôt par une
disposition spéciale.

Les revenus visés au présent paragraphe sont soumis à l’IGR au titre de l’année de leur paiement en espèces ou par
chèques, ou de leur inscription au crédit d’un compte.

3) Les bénéfices des professions industrielles, commerciales, artisanales et ceux de l’exploitation minière, les
bénéfices de l’exploitation agricole, ainsi que les bénéfices tirés de l’exercice d’une profession non commerciale,
sont déterminés dans les mêmes conditions que pour l’assiette des impôts cédulaires qui leur sont respectivement
applicables, sans toutefois tenir compte des réductions spéciales pour investissements prévues à l’article 110 ci-
dessus.

Il est appliqué un abattement de 10.000.000 FCFA au revenu agricole net imposable.

Le montant imposable des rémunérations visées à l’article 93 du présent Code est déterminé dans les mêmes
conditions que celles prévues pour le prélèvement à la source institué par le même article.

4) Abrogé

5) Le revenu imposable des propriétés foncières est déterminé comme en matière de CFPB auquel il est appliqué
un abattement forfaitaire de 50 % à l’exclusion de toutes autres charges et déductions.

Le contribuable peut toutefois opter pour un abattement de 6.000.000 FCFA sur le montant des revenus fonciers
pour la détermination de l’assiette de l’impôt général sur le revenu.

6) Pour les contribuables n’ayant pas opté pour l’imposition par foyer, les revenus et les charges à prendre en
compte pour le calcul de l’impôt, sont ceux que ces contribuables ont personnellement perçus ou supportés.

7) Il est appliqué un abattement sur les intérêts, arrérages et autres produits de dépôts visés à l’article 192 du
présent Code, ouverts dans les écritures d’un banquier ou d’une maison de banque, d’un agent de change ou d’un

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courtier en valeurs mobilières, établis en Côte d’Ivoire.

Les taux d’abattement sont fixés comme suit :

échéance des comptes de dépôts supérieure à 1 an et inférieure ou égale à 3 ans : abattement de 25 %

supérieure à 3 ans et inférieure ou égale à 5 ans : 50 %

supérieure à 5 ans : 90 %

8) Un abattement de 50 % est appliqué sur les produits, lots et primes de remboursement payés aux porteurs
d’obligations émises en Côte d’Ivoire et remboursables en cinq ans au moins.

9) Il est appliqué un abattement de 50 % sur les rémunérations versées conformément aux dispositions du Code
CIMA par les compagnies d’assurances aux assurés sur les bénéfices techniques et financiers qu’elles réalisent
dans le cadre des contrats d’assurance vie.

10) Il est appliqué un abattement sur les intérêts et autres produits des contrats d’assurances versés aux assurés.
Les taux d’abattement sont fixés comme suit :

échéance des contrats supérieure à 3 ans et inférieure ou égale à 5 ans : 30 %

supérieure à 5 ans et inférieure ou égale à 10 ans : 50 %

supérieure à 10 ans et inférieure ou égale à 15 ans : 70 %

supérieure à 15 ans : 90 %

Art.244.- Sauf justification contraire fournie par le contribuable, le revenu imposable ne peut être inférieur à une
somme forfaitaire déterminée en appliquant à certains éléments du train de vie des contribuables le barème ci-
après :

Revenu forfaitaire
Éléments du train de vie
correspondant

Valeur locative de la résidence principale et éventuellement des résidences secondaires Trois fois la valeur
en Côte d’Ivoire ou hors de la Côte d’Ivoire locative

Domestiques, quel que soit le sexe ; gardien-jardinier 240.000 F

Voitures automobiles destinées au transport des personnes :

a) d’une puissance égale ou supérieure à 15 CV de moins de 2 ans d’âge et d’une valeur 150.000 F par CV
vénale supérieure à 1.800.000 F 75.000 F par CV
b) d’une puissance égale ou supérieure à 11 CV 45.000 F par CV
c) d’une puissance intérieure à 11 CV ou ayant plus de dix ans d’âge

Yachts ou bateaux de plaisance à voiles :


200.000 F
a) jusqu’à 3 tonneaux
50.000 F
b) par tonneau : au-dessus de 3 jusqu’à 10 tonneaux
100.000 F
c) par tonneau : au-dessus de 10 tonneaux

Bateaux de plaisance à moteur fixe ou hors-bord :


250.000 F
a) pour les 20 premiers chevaux
10.000 F
b) par CV supplémentaire

Avions de tourisme 25.000 F par CV

Les éléments dont il est fait état pour le calcul du revenu minimum, sont ceux dont le contribuable, sa femme et les
autres membres de sa famille qui habitent avec lui ont disposé pendant l’année dont les revenus sont imposés.

La valeur locative à retenir pour les résidences principales ou secondaires est celle servant de base pour
l’établissement de la CFPB.

Sont déduits du revenu global forfaitaire, déterminé en vertu du présent article, tous les revenus qui sont
affranchis à un titre quelconque de l’IGR et dont le contribuable justifie avoir disposé au cours de ladite année.

Pour l’appréciation des éléments du train de vie des contribuables membres d’un foyer et imposés à titre
individuel, les revenus forfaitaires prévus au barème ci-dessus, seront divisés par le nombre de membres du foyer
souscrivant une déclaration individuelle.

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Section 4 - Exonérations

Art.245.- 1) Sont exonérés de l’IGR :

a) les remboursements et amortissements totaux ou partiels effectués par les sociétés sur le montant de
leurs actions, parts d’intérêts ou commandites avant leur dissolution ou leur mise en liquidation, lorsque
ces remboursements sont exemptés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers aux termes des textes
réglementant cet impôt ;

b) sont également exonérés de l’IGR, en cas de distributions de réserves sous formes d’augmentation de
capital ou de fusion de sociétés, l’attribution gratuite d’actions, de parts bénéficiaires, de parts sociales ou
d’obligations, ou les plus-values résultant de cette attribution dans la mesure où elles bénéficient les unes
ou les autres de l’exemption de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers.

Toutefois, dans les cas de déchéance, ces attributions ou plus-values sont considérées comme un revenu
imposable au titre de l’année qui suivra celle de la déchéance pour les porteurs de titre qui ont bénéficié
personnellement des immunités accordées par le présent texte.

Les plus-values résultant de fusions de sociétés, réalisées dans les conditions prévues par l’arrêté codifiant l’impôt
sur les revenus des capitaux mobiliers et enregistrés avant le 1 er janvier 1943 restent soumises à l’IGR au titre de
l’année qui suivra l’année de la dissolution de la société absorbante nouvelle ou l’année du remboursement, total
ou partiel, sous quelque forme qu’il soit effectué, des actions, parts bénéficiaires, parts sociales ou obligations
attribuées gratuitement.

2) Le boni attribué, lors de la liquidation d’une société, aux titulaires de droits sociaux en sus de la valeur nominale
de leurs parts ou actions, n’est compris dans les bases de l’IGR que jusqu’à concurrence de l’excédent du prix de
remboursement des droits sociaux annulés sur le prix d’acquisition de ces droits, dans le cas où ces derniers sont
supérieurs à la valeur nominale ; la même règle est applicable dans le cas où la société rachète, au cours de son
existence, les droits de certains associés actionnaires ou porteurs de parts bénéficiaires.

Art.246.- (Ordonnance n°2023-719) Sont également exonérés de l’IGR :

les dividendes régulièrement mis en paiement par les sociétés cotées à la BRVM ou par les organismes
d’intermédiation pour le compte desdites sociétés ;

les produits des obligations émises dans les pays membres de l’UEMOA. Les exonérations précitées sont
subordonnées à la condition que les dividendes et les produits des obligations aient effectivement
supporté l’IRVM ;

les rémunérations des parts sociales des membres ou clients des structures de microfinance et les revenus
tirés de leur épargne ;

les intérêts des bons de caisse, lorsqu’ils ont effectivement fait l’objet de la retenue au taux de 25 % visé à
l’article 90 du présent Code ;

abrogé

les produits des cessions effectuées par des personnes physiques étrangères au profit de personnes
physiques ou morales ivoiriennes, portant sur les droits sociaux qu’elles détiennent dans des entreprises
exploitées en Côte d’Ivoire ;

les revenus tirés par des personnes physiques des investissements réalisés dans le capital d’entreprises
privées exploitées en Côte d’Ivoire et qui s’engagent dans des activités de recherche, de développement et
d’innovation.

Chapitre 2 - Calcul de l’impôt et obligations déclaratives

Section 1 - Règles de calcul

Art.247 à 250.- (Ordonnance n°2023-719) Abrogés

Art.251.- (Ordonnance n°2023-719) Pour le calcul de l’impôt sur le revenu, les taux applicables au revenu net
annuel imposable sont fixés, d’une façon progressive, pour chaque tranche de revenu déterminé comme suit :

Revenus compris entre :

1.000 et 2.200.000 F : 2 %

2.200.001 et 3.600.000 F : 10 %

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3.600.001 et 5.200.000 F : 15 %

5.200.001 et 7.200.000 F : 20 %

7.200.001 et 9.600.000 F : 24 %

9.600.001 et 12.600.000 F : 26 %

12.600.001 et 20.000.000 F : 29 %

20.000.001 et 30.000.000 F : 32 %

30.000.001 et 40.000.000 F : 34 %

40.000.001 et 50.000.000 F : 35 %

au-delà de 50.000.001 F : 36 %

Lorsque le foyer exerce l’option prévue à l’article 238 du présent Code, l’impôt net à acquitter déterminé par
application du barème ci-dessus est réduit de 10 %.

Pour le calcul de l’impôt sur les traitements et salaires, pensions et rentes viagères, il est fait application des
barèmes visés à l’article 123 du présent Code.

Toutefois, l’impôt sur le revenu ainsi déterminé ne doit pas excéder le tiers du revenu net du contribuable.

Art.252.- (Ordonnance n°2023-719) Sont déductibles de l’impôt général sur le revenu :

l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières acquitté ;

le prélèvement à la source à titre d’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel, prévu à l’article 23
de l’annexe fiscale à la loi de finances pour 2005 ;

tous impôts directs et taxes assimilées, acquittés par le contribuable au cours de l’année précédente à
l’exclusion de l’impôt sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères.

En tout état de cause, le montant de l’impôt général sur le revenu est égal à la somme des impôts cédulaires
acquittés.

Art.253.- Lorsque au cours d’une année un contribuable a réalisé un revenu exceptionnel, tel que la plus-value d’un
fonds de commerce ou la distribution de réserves d’une société, et que le montant de ce revenu exceptionnel
dépasse la moyenne des revenus nets d’après lesquels ce contribuable a été soumis à l’impôt général au titre des
trois dernières années, l’intéressé peut demander qu’il soit réparti pour l’établissement de l’impôt général sur
l’année de sa réalisation et les années antérieures non couvertes par la prescription. Cette disposition est
applicable pour l’imposition de la plus-value d’un fonds de commerce à la suite du décès de l’exploitant.

La même faculté est accordée au contribuable qui, par suite de circonstances indépendantes de sa volonté, a eu, au
cours d’une même année, la disposition de revenus correspondant par la date normale de leur échéance à une
période de plusieurs années.

En aucun cas, les revenus visés au présent article ne peuvent être répartis sur la période antérieure à leur
échéance normale, à la date à laquelle le contribuable a acquis les biens ou exploitations ou entrepris l’exercice de
la profession générateurs desdits revenus.

Art.254.- Lorsqu’un associé, actionnaire, commanditaire ou porteur de parts bénéficiaires cède à un tiers, pendant
la durée de la société, tout ou partie de ses droits sociaux, l’excédent du prix de cession sur le prix d’acquisition est
taxé exclusivement à l’IGR pour le tiers de son montant.

Toutefois, l’imposition de la plus-value ainsi réalisée est subordonnée aux deux conditions suivantes :

1° que l’intéressé ou son conjoint, ses ascendants ou descendants exercent ou aient exercé, à un moment
quelconque, au cours des cinq dernières années, des fonctions d’administrateur ou de gérant dans la
société et que les droits des mêmes personnes dans les bénéfices sociaux aient dépassé ensemble 25 % de
ces bénéfices à un moment quelconque de ladite période ;

2° que le montant de la plus-value réalisée dépasse 100.000 FCFA.

Section 2 - Obligations déclaratives

Art.255.- (Ordonnance n°2023-719) 1) Tout contribuable passible de l’IGR est tenu de souscrire chaque année,
avant le 1er mai, une déclaration de ses revenus acquis au cours de l’année précédente, avec l’indication, par
nature de revenu, des éléments qui le composent.

Cette déclaration, établie sur une formule réglementaire mise à la disposition des intéressés, doit être signée et

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adressée au service des impôts du lieu du domicile.

Cette déclaration doit comporter l’indication précise des éléments du train de vie énumérés à l’article 244.

2) Abrogé

3) L’imposition par voie de déclaration annuelle peut être demandée par le salarié :

a) lorsqu’il est susceptible de bénéficier des dispositions de l’article 263 du Code ;

b) Abrogé

4) Abrogé

A titre transitoire, et jusqu’à l’achèvement de la réforme globale de l’impôt visé au 1° ci-dessus, la déclaration
prévue au présent article est suspendue.

Art.256.- (Ordonnance n°2023-719) 1) Le contribuable précédemment domicilié hors de Côte d’Ivoire et qui y
transfère en cours d’année son domicile ne doit être soumis à l’IGR au titre de l’année suivant celle de son
installation en Côte d’Ivoire que pour les revenus dont il a disposé à compter du jour de son arrivée dans le
territoire.

Ces revenus doivent être déclarés dans le délai ordinaire prévu par l’article 255 ci-dessus.

2) Le contribuable qui, domicilié en Côte d’Ivoire postérieurement au 1 er janvier transfère son domicile à l’étranger
avant le 31 décembre, est passible de l’IGR au titre de ladite année pour les revenus dont il a disposé du jour de
son arrivée au jour de son départ de Côte d’Ivoire.

Ces revenus doivent être déclarés et sont taxés dans les conditions indiquées ci-après pour les contribuables
transférant leur domicile hors de Côte d’Ivoire.

3) Le contribuable domicilié en Côte d’Ivoire qui transfère son domicile à l’étranger est passible de l’IGR en raison
des revenus dont il a disposé pendant l’année de son départ jusqu’à la date de celui-ci, des bénéfices industriels et
commerciaux qu’il a réalisés depuis la fin du dernier exercice taxé et de tous revenus qu’il a acquis sans en avoir la
disposition antérieurement à son départ.

Les revenus visés au présent article sont imposés d’après les règles applicables au 1 er janvier de l’année du départ.

Une déclaration provisoire des revenus imposables en vertu du présent article est produite dans les dix jours qui
précèdent la date du départ. Elle est soumise aux règles et sanctions prévues à l’égard des déclarations annuelles.
Elle peut être complétée, s’il y a lieu, jusqu’à l’expiration des trois premiers mois de l’année suivant celle du départ.
A défaut de déclaration rectificative souscrite dans ce délai, la déclaration provisoire est considérée comme
confirmée par l’intéressé. Les cotisations dues sont calculées dès réception de la déclaration provisoire, sous
réserve des dispositions du dernier alinéa de l’article 250 ci-dessus.

Elles sont immédiatement exigibles et recouvrées par anticipation, selon la procédure prévue par l’article 103 du
LPF.

4) Toutefois, lorsque le transfert de résidence s’effectue dans un des États membres du Conseil de l’Entente, le
contribuable est passible de l’IGR, au lieu de résidence au 1er janvier de l’année de l’imposition, en raison des
revenus dont il a disposé pendant l’année précédente dans tous les États membres du Conseil de l’Entente.

5) Les revenus dont le contribuable a disposé pendant l’année de son décès et les bénéfices industriels et
commerciaux qu’il a réalisés depuis la fin du dernier exercice taxé sont imposés d’après les règles applicables au
1er janvier de l’année du décès. Il en est de même des revenus dont la distribution ou le versement résultent du
décès du contribuable, s’ils n’ont pas été précédemment imposés, et de ceux qu’il a acquis sans en avoir la
disposition antérieurement à son décès.

La déclaration du revenu imposable susvisée est produite par les ayants droit du défunt dans les six mois de la
date du décès. Elle est soumise aux règles et sanctions prévues à l’égard des déclarations annuelles. Les demandes
d’éclaircissements et justifications, ainsi que les notifications prévues au LPF peuvent être valablement adressées à
l’un quelconque des ayants droit ou des signataires de la déclaration de succession.

Art.257.- Les sociétés civiles immobilières ainsi que les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite
simple, les sociétés de fait et les indivisions, propriétaires d’immeubles bâtis, sont tenues de souscrire chaque
année au cours du mois de janvier, une déclaration comportant la raison sociale ou la désignation de la société ou
de l’indivision ainsi que son adresse, le revenu net foncier l’adresse topographique et éventuellement les
références cadastrales de chacun des immeubles possédés, les nom, prénoms, adresse et la partie du revenu net
revenant à chaque associé exprimée en nombre de parts, fraction, ou pourcentage.

A défaut de déclaration, ces sociétés et indivisions sont personnellement assujetties à l’IGR à raison du montant

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global de ce revenu. La taxation est établie sous une cote unique et au taux prévu au dernier alinéa de l’article 260
du présent Code. L’imposition établie est définitive. Les déclarations déposées tardivement ou par voie de
réclamation n’ont d’effet que pour l’année suivante.

Section 3 - Acompte de l’IGR (Abrogé)

Art.258.- Abrogé

Section 4 - Majoration d’impôt et pénalité pour défaut ou insuffisance de déclaration

Art.259.- Le contribuable qui, encaissant directement ou indirectement des revenus à l’étranger, ne les a pas
mentionnés dans sa déclaration, est réputé les avoir omis et il est tenu de verser le supplément d’impôt
correspondant, ainsi que la majoration du droit en sus.

Section 5 - Retenue à la source sur les sommes mises en paiement par le Trésor public au profit des entreprises soumises à la taxe communale de l’Entreprenant, à la taxe
d’Etat de l’Entreprenant ou à l’impôt des micro-entreprises

Art.259 bis.- (L.F.2021) Les organismes payeurs de l’Etat des établissements publics nationaux et des collectivités
territoriales sont tenus d’effectuer une retenue à la source sur toutes les sommes mises en paiement au profit des
entreprises soumises à la taxe communale de l’Entreprenant, à la taxe d’Etat de l’Entreprenant ou à l’impôt des
micro-entreprises.

Le taux de cette retenue à la source est fixé à 5 % du montant des sommes mises en paiement.

La retenue effectuée n’est pas déductible du montant de l’impôt des micro-entreprises, de la taxe d’Etat de
l’Entreprenant ou de la taxe communale de l’Entreprenant, dû par les entreprises.

Chapitre 3 - Dispositions particulières

Section 1 - Imposition des rémunérations occultes

Art.260.- Les sociétés par actions, les SARL et les sociétés en commandite simple, qui, directement ou
indirectement versent à des personnes, dont elles ne révèlent pas l’identité, des commissions, courtages,
ristournes commerciales ou non, gratifications et toutes autres rémunérations, sont assujetties à l’IGR à raison du
montant global de ces sommes.

La taxation est établie sous une cote unique et porte chaque année sur les sommes payées au cours de la période
retenue pour l’assiette de l’impôt sur les BIC dus au titre de la même année.

La déclaration des sommes taxables est faite en même temps que celle relative à l’impôt sur les BIC.

L’article 255 s’applique aux impositions établies en vertu du présent article.

Il est fait application à la totalité des sommes ainsi imposées du taux le plus élevé prévu pour l’IGR sans aucun
abattement ; il en est de même des rémunérations occultes versées par une personne physique.

Section 2 - Retenue d’impôt sur le revenu des exploitants forestiers

Art.261.- 1) Les exploitants forestiers sont tenus d’effectuer une retenue de 35 % représentative d’impôt sur le
revenu pour le compte du Trésor, sur les sommes qu’ils versent à titre de fermage aux attributaires de chantiers
forestiers, non exploitants.

Sont assimilées à un fermage pour l’application du présent texte les rémunérations perçues sous n’importe quelle
forme ou appellation et quelle que soit leur nature, par les attributaires de chantiers forestiers non exploitant.

2) Cette retenue est effectuée dans les mêmes conditions que celle opérée par les employeurs en matière d’impôt
sur les traitements et salaires ; toutes les dispositions légales et réglementaires concernant cette dernière retenue,
notamment celles qui visent les obligations des employeurs, s’appliquent à la nouvelle retenue.

Art.262.- Les sommes retenues en application du présent texte sont déductibles de l’impôt sur le revenu
effectivement dû par les attributaires concernés sans toutefois pouvoir ouvrir droit à remboursement.

Section 3 - Réduction d’impôt pour investissement de revenu en Côte d’Ivoire

Art.263.- 1) Les contribuables qui ne sont redevables ni de l’impôt sur les BIC, ni de l’impôt sur les BNC, mais sont
cependant imposables à l’IGR et qui investissent en Côte d’Ivoire tout ou partie de leur revenu global imposable,
peuvent bénéficier, dans les conditions fixées ci-après, d’une réduction sur le montant de l’IGR.

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2) Donnent lieu à l’application des dispositions prévues ci-dessus, les programmes de construction d’immeubles
constituant la première habitation principale du contribuable en qualité de propriétaire.

3) Le programme d’investissement doit être réalisé dans un délai de 4 ans à compter du 31 décembre de l’année au
cours de laquelle il est agréé.

4) Le contribuable intéressé doit produire à la DGI tous documents, pièces, précisions et justifications
indispensables sur la nature, l’importance et le prix de revient des investissements prévus.

Le programme, accompagné de toutes les justifications nécessaires, est adressé, sous pli recommandé, au
directeur général des Impôts.

Le Ministre chargé des finances, prononce l’admission ou le rejet total ou partiel, du programme sur proposition du
directeur général des Impôts après avis éventuel des services économiques compétents.

La décision du Ministre ne donne lieu à aucun recours ; elle est notifiée au contribuable sous pli recommandé par le
directeur général des Impôts.

5) Sur demande des contribuables intéressés, et sur justification du montant des sommes réellement payées au
titre des investissements prévus au programme admis, il leur sera accordé une réduction d’IGR. Cette réduction est
égale à 10 % du montant de ces sommes.

Le bénéfice de la réduction s’applique pendant chacune des trois années suivant celle de l’établissement de l’acte
notarié pour les logements acquis auprès des professionnels de l’immobilier ou de la notification de l’achèvement
des travaux par le propriétaire à l’administration, lorsqu’il réalise lui-même le programme de construction.

Cette déduction sera toutefois limitée à 10 % de la moitié du revenu net passible de l’IGR au titre de chacune de ces
années.

Si en raison de cette limitation, il subsiste un reliquat non déductible des revenus d’une année déterminée, ce
reliquat pourra être reporté sur les années suivantes restant à courir jusqu’à la troisième inclusivement, sans que
la déduction totale à opérer de ce chef puisse excéder 10 % de la moitié du revenu net imposable de chacune de
ces années.

Partie 2 - Autres impôts directs

TITRE 1 - AUTRES IMPÔTS DIRECTS

Chapitre 1 - Contribution des patentes

Section 1 - Dispositions générales

Art.264.- Toute personne physique ou morale, ivoirienne ou étrangère qui exerce en Côte d’Ivoire un commerce,
une industrie, une profession non compris dans les exemptions déterminées par le présent Code est assujettie à la
contribution des patentes.

Art.265.- La contribution des patentes se compose d’un droit sur le chiffre d’affaires et d’un droit sur la valeur
locative.

Art.266.- La patente est due par établissement.

Section 2 - Droit sur le chiffre d’affaires

Art.267.- Sous réserve des dispositions particulières prévues aux articles 268 et 272 du présent Code, la cotisation
due au titre d’une année est égale à 0,5 % du chiffre d’affaires ou des recettes brutes hors taxes de l’année
précédente.

Cette cotisation ne peut être inférieure à un montant de 300.000 FCFA qui constitue un minimum de perception.

Ne sont pas concernés par le minimum de perception, les entreprises visées à l’article 272 du présent Code.

Pour les entreprises disposant de plusieurs établissements, le droit sur le chiffre d’affaires de l’établissement
principal est déterminé sur la base du chiffre d’affaires total de l’entreprise.

Toutefois, le chiffre d’affaires ayant effectivement supporté le droit sur le chiffre d’affaires dans chaque
établissement secondaire est imputable sur le chiffre d’affaires total de l’établissement principal pour la
détermination de la patente de celui-ci.

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Art.268.- Sans préjudice du minimum de perception, le taux du droit sur le chiffre d’affaires est porté à 0,7 % pour :

les entrepreneurs de télégraphie et téléphonie par câble ou sans fils ;

les ports ivoiriens ;

les concessionnaires de la distribution d’eau ;

les entrepreneurs d’enlèvement des ordures ménagères ;

la Poste de Côte d’Ivoire ;

les hôtels pour les exercices 2003, 2004, 2005 et 2007 à 2010 ;

les sociétés fournissant des infrastructures passives de télécommunication aux opérateurs de téléphonie
par la location de pylônes.

Art.269.- Le maximum de perception du droit sur le chiffre d’affaires est fixé comme suit :

chiffre d’affaires inférieur à 200.000.000 F : 350.000 F

de 200.000.000 à 500.000.000 F : 700.000 F

de 500.000.001 à [Link] F : 1.300.000 F

supérieur à [Link] F : 3.000.000 F

Ne sont pas concernées par le maximum de perception, les professions visées aux articles 272 et 276 du présent
Code.

Art.270.- Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de l’exercice de
l’activité, y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et accessoires ou de la gestion de l’actif
commercial quelle que soit leur situation fiscale au regard des taxes sur le chiffre d’affaires.

Art.271.- Le droit sur le chiffre d’affaires des entreprises nouvelles est assis sur le chiffre d’affaires prévisionnel
évalué par l’administration au moyen de tous les éléments d’informations fournis par le contribuable pour la
période allant du 1er jour du commencement de l’activité au 31 décembre de la même année.

En fin d’exercice, le contribuable effectue une régularisation au vu du chiffre d’affaires réalisé au 31 décembre.

Le complément de droit est déclaré dans les conditions prévues à l’article 286 alinéa 1 du présent Code.

L’excédent de droit du premier exercice d’une entreprise nouvelle constitue un crédit imputable sur le droit de
l’exercice suivant.

Art.272.- Le droit sur le chiffre d’affaires des entreprises de transport est fixé comme suit :

1) Transport de personnes :

a) transport terrestre, par voiture : 50.400 F majorés de 2.520 F par place, celle du conducteur non
comprise ;

b) transport fluviaux, maritimes ou lagunaires, par bateau : 75.600 F majorés de 1.008 F par place, celle du
conducteur non comprise.

2) Transport de marchandises :

par voiture ou tracteur : 37.800 F majoré de 1.008 F par tonne de charge utile au-dessus de 2 tonnes ; une
fraction de tonne étant comptée comme une tonne entière ;

les droits par voiture et par place sont réduits des 3/4 pour les assujettis utilisant des véhicules à traction
animale.

3) Transports mixtes :

par voiture : 50.300 FCFA augmentés du cumul des majorations par place et par tonne.

Art.272 bis.- Le droit sur le chiffre d’affaires des entreprises exploitant des corbillards ou fourgons mortuaires est
fixé comme suit :

1° entreprises relevant d’un régime réel d’imposition, par voiture : 24.000 F

2° entreprises ne relevant pas d’un régime réel d’imposition, par voiture : 206.000 F

Art.273.- Le droit sur le chiffre d’affaires des entreprises de transport public de personnes et de marchandises fixé
à l’article précédent est réduit de moitié pour les véhicules neufs acquis au titre des années 2004 et 2005.

Art.273 bis.- Abrogé

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Art.273 ter.- (L.F.2021) Le droit sur le chiffre d’affaires des exploitants de véhicules à moteur à deux ou trois roues
à usage de transport public de personnes et/ou de marchandises est fixé à :

a) 20.000 FCFA par an pour les véhicules de transport public de personnes à deux roues ;

b) 25.000 FCFA par an pour les véhicules de transport public de personnes et/ou de marchandises à trois
roues.

Ce droit est majoré de 1.500 FCFA par attelage ajouté au véhicule.

La déclaration de la contribution des patentes susvisée s’effectue au moyen d’un imprimé spécial, dans les services
d’assiette des Impôts de rattachement des contribuables concernés.

Section 3 - Droit sur la valeur locative

Art.274.- Le droit sur la valeur locative est établi sur la valeur locative des bureaux, magasins, boutiques, usines,
ateliers, hangars, remises, chantiers, garages, terrains de dépôts et autres locaux et emplacements servant à
l’exercice de la profession, les installations de toute nature passibles de la CFPB à l’exclusion des matériels et
outillages, des mobiliers, agencements et installations.

Il est dû lors même que les locaux occupés sont concédés à titre gratuit.

Art.275.- La valeur locative est déterminée soit au moyen de baux authentiques ou de déclarations de locations
verbales, passées dans les conditions normales, soit par comparaison avec des locaux dont le loyer aura été
régulièrement constaté ou sera notoirement connu et à défaut de ces bases, par voie d’appréciation directe.

En ce qui concerne le crédit-bail, le montant à retenir pour la détermination de la valeur locative des biens inscrits à
l’actif est la valeur d’acquisition au bilan.

Le droit sur la valeur locative des usines et établissements industriels est calculé sur la valeur locative de ces
établissements pris dans leur ensemble, à l’exclusion des matériels et outillages de production ainsi que les
mobiliers, agencements et installations.

En ce qui concerne les loueurs de fonds, le droit est établi sur la valeur locative des locaux loués.

Art.276.- Sont exemptés du droit sur la valeur locative, les professions visées à l’article 268 du présent Code ainsi
que les marchands forains avec véhicule automobile.

Art.277.- Sont également exemptées du droit sur la valeur locative, les sociétés d’État pour les immeubles,
bâtiments ou constructions, appartenant à l’État et mis à leur disposition à condition que ceux-ci ne figurent pas à
leur bilan.

Cette exemption est étendue, pour une période de dix ans, aux terrains, équipements, ouvrages du domaine public
existants ou à construire, affectés à la production, au transport et à la distribution de l’énergie électrique, ainsi
qu’aux lignes d’interconnexion avec des réseaux étrangers existants ou à construire, mis à la disposition de la
société « Côte d’Ivoire Energies » et figurant à l’actif de son bilan, à l’exclusion des lignes créées en vertu d’un traité
international.

Art.278.- Le taux du droit sur la valeur locative est fixé à 18,5 % de la valeur locative des locaux professionnels. Ce
taux est ramené à 16 % pour les établissements ne relevant pas d’un périmètre communal.

Toutefois, lorsqu’il est dû, le droit sur la valeur locative ne peut être inférieur au tiers du droit sur le chiffre
d’affaires.

Art.279.- Lorsque plusieurs patentables exercent dans un même local, le droit sur la valeur locative est dû pour
chacun d’eux sur la part de la valeur locative qui lui est imputée.

Section 4 - Exemptions

Art.280.- (L.F.2021, L.F.2022) Ne sont pas assujetties à la patente, les personnes ci-après énumérées :

1) L’État, les collectivités territoriales et les établissements publics pour les services publics d’utilité générale.

2) Les fonctionnaires et employés salariés en ce qui concerne seulement l’exercice de leur fonction.

3) Les peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs considérés comme artistes et ne vendant que le produit de
leur art.

4) Les établissements d’enseignements scolaires et universitaires.

5) Les entreprises de publication de journaux et périodiques.

6) Les agriculteurs et les éleveurs qui ne vendent ou ne manipulent que les récoltes, fruits, produits d’élevage

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provenant de leur exploitation et qui ont un chiffre d’affaires annuel inférieur à celui fixé pour relever d’un régime
réel d’imposition.

7) Supprimé

8) Les propriétaires ou locataires louant accidentellement en meublé une partie de leur habitation personnelle
lorsque d’ailleurs cette location ne présente aucun caractère périodique.

9) Supprimé

10) Les associés des sociétés de capitaux.

11) Les caisses d’épargne et de prévoyance administrées gratuitement.

12) Les établissements publics ou privés ayant pour but de recueillir les enfants pauvres et de leur donner une
profession.

13) Les voyageurs, représentants et placiers de commerce et d’industrie, qu’ils travaillent pour le compte d’une ou
plusieurs maisons, qu’ils soient rémunérés par des remises proportionnelles ou des appointements fixes, à la
condition qu’ils ne fassent aucune opération pour leur compte personnel et qu’ils n’aient pas de personnalité
professionnelle indépendante de celle des commerçants dont ils placent les produits.

14) Les sociétés coopératives agricoles de production et leurs unions pour les opérations qui, entrant dans les
usages normaux de l’agriculture, ne donneraient pas lieu à l’application de la patente si elles étaient effectuées
dans les mêmes conditions par chacun des adhérents desdites sociétés.

15) Les sociétés coopératives de consommation quand elles se bornent à grouper les commandes de leurs
adhérents et à distribuer dans de simples magasins de dépôt les marchandises ayant fait l’objet de ces commandes
ou bien lorsque ne vendant qu’à leurs sociétaires, leurs bonis sont à l’exclusion de tout autre emploi, répartis entre
ces sociétaires ou versés à des œuvres d’intérêt général, ou consacrés à des réserves qui ne sont pas destinées à
être réparties entre les porteurs d’actions. Ne perdront pas cependant les droits à l’exemption, les sociétés dont les
statuts prévoient l’attribution au capital social d’un intérêt fixe n’excédant pas la limite de 6 %.

16) Les syndicats agricoles et les sociétés de crédit agricole.

17) Les planteurs vendant du bois de chauffe provenant exclusivement du débroussaillement pour mise en valeur
de leurs plantations.

18) Supprimé

19) Les redevables de la taxe d’Etat de l’Entreprenant, de la taxe communale de l’Entreprenant, de l’impôt des
micro-entreprises.

20) Les transporteurs domiciliés et régulièrement patentés dans les pays de l’UEMOA, lorsqu’ils transportent :

des marchandises ou matériels débarqués à Abidjan à destination des autres pays membres de l’Union ;

ou des produits du cru, en provenance des autres pays membres de l’Union devant être embarqués à
Abidjan.

Les dispositions du présent paragraphe s’appliquent sous réserve du principe de réciprocité.

21) Les institutions financières à caractère mutualiste, coopératif agréées dans le cadre strict de leur activité.

22) Les coopératives d’achat qui fonctionnent conformément à leur objet et dont les membres sont immatriculés
fiscalement et acquittent individuellement la contribution des patentes.

23) Les contribuables visés à l’article 272 du présent Code, à raison de leurs véhicules inutilisés au 1 er janvier de
l’année d’imposition.

Est considéré comme véhicule inutilisé, tout véhicule dont la carte grise aura été déposée auprès du receveur des
Produits divers de la DGI ou des receveurs des impôts divers au plus tard le 31 janvier de l’année d’imposition. Tout
retrait de la carte grise ou la remise en circulation du véhicule en cours d’année entraîne l’exigibilité immédiate de
la patente au prorata de la période restant à courir.

24) Supprimé

25) Les structures exerçant dans le domaine de la microfinance quelle que soit leur forme, en ce qui concerne leurs
opérations de collecte de l’épargne et de distribution du crédit, ainsi que les membres ou clients de ces structures
concernant les rémunérations des parts sociales et les revenus tirés de leur épargne.

26) Les centres de gestion agréés au titre de l’année de leur création et les deux années suivantes.

27) Abrogé

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28) Le Centre National de Recherche Agronomique dans le cadre de ses activités de recherche.

29) Abrogé

30) Les entreprises de transport public de personnes ou de marchandises jusqu’au 31 décembre 2010, pour les
véhicules de transport neufs ou d’occasion de moins de six ans acquis au titre des exercices 2006, 2007, 2008, 2009
et 2010.

31) Les organismes de bienfaisance et les associations sans but lucratif.

32) Les entreprises nouvelles, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones Centre, Nord et
Ouest au titre des exercices 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette exonération est ramenée à 75 % au titre
des exercices 2016 et 2017 ;

33) Les entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton, de l’anacarde et du karité, créées,
réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 dans les zones Centre, Nord et Ouest au titre des exercices
2010 à 2015. Cette exonération est ramenée à 75 % pour les exercices 2016 et 2017.

Pour les entreprises de production effectuant des opérations d’achat de produits, l’exonération n’est acquise que si
la valeur des achats n’excède pas 15 % de la valeur de la production totale.

34) Les entreprises créées entre le 1 er janvier 2010 et le 31 décembre 2012 pour la production, la conservation, le
conditionnement ou la transformation des productions agricoles alimentaires pendant une période de 10 ans. La
liste des produits agricoles alimentaires est établie par arrêté conjoint du Ministre en charge de l’agriculture et du
Ministre de l’économie et des finances.

35) La Société des Transports abidjanais (SOTRA) et ses filiales détenues à 100 %, jusqu’au 31 décembre 2015.

36) Les petites et moyennes entreprises sur une période de cinq ans à compter de l’année de création.

37) Les entreprises de transformation de produits agricoles, durant les cinq années suivant la date d’achèvement
du programme d’investissement agréé par le directeur général des Impôts en application de l’article 1145 du Code
général des Impôts.

38) Les entreprises qui s’installent avant le 1 er janvier 2024, en dehors des limites du territoire du District d’Abidjan,
quelle que soit la nature de leurs activités, sur une période de cinq ans, lorsque le montant des investissements
réalisés est égal ou supérieur à un montant minimum d’un milliard de francs hors taxes.

Le bénéfice de cette mesure n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues au Code des
Investissements.

39) Les entreprises privées sur une période de cinq ans à compter de la date du début des investissements dans la
recherche, le développement et l’innovation, pour les immeubles, matériels et équipements imposables affectés
exclusivement à la recherche, au développement et à l’innovation.

Le bénéfice de cette mesure n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues au Code des
Investissements.

Art.280 bis.- (L.F.2021, L.F.2022) Sont exemptés du droit sur le chiffre d’affaires, les dépôts de vente de produits
pharmaceutiques et les établissements annexes des cabinets vétérinaires situés dans les zones rurales.

Art.281 et 282.- (L.F.2024) Abrogés

Section 5 - Obligations des redevables

Art.283.- La contribution des patentes est due pour l’année entière par toutes les personnes physiques ou morales
exerçant au 1er janvier un commerce, une industrie ou une profession.

La patente des entreprises nouvelles est acquittée au prorata du nombre de jours restant à courir jusqu’au 31
décembre de l’année.

Art.284.- Ceux qui entreprennent une profession sujette à la patente sont tenus d’en faire la déclaration à la DGI
avant le commencement de leurs opérations. Après justification du paiement intégral des droits, il est remis aux
intéressés une formule.

Sont également tenus dans les mêmes délais de souscrire une déclaration, les contribuables qui apportent des
changements à leurs conditions d’exploitation de nature à modifier le droit sur la valeur locative.

Il est également dû un supplément de droit sur la valeur locative par les patentables qui prennent des maisons ou
locaux d’une valeur locative supérieure à celle des maisons ou locaux pour lesquels ils ont primitivement souscrit
une déclaration et par ceux qui entreprennent une profession passible d’un droit sur la valeur locative plus élevé.

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Art.285.- La contribution des patentes est exigible en un seul terme. Toutefois, des paiements fractionnés seront
effectués dans les conditions suivantes :

la 1 ère moitié, au plus tard le 15 mars ;

la 2 e moitié, au plus tard le 15 juillet.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des Centres des Moyennes Entreprises, les dates prévues
au présent article sont fixées au :

10 mars et 10 juillet, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;

15 mars et 15 juillet, pour les entreprises commerciales ;

20 mars et 20 juillet, pour les entreprises de prestations de services.

Art.286.- Tout contribuable qui exerce une profession passible de la patente doit souscrire une déclaration
annuelle de patente, auprès de la recette des impôts dont il dépend au plus tard le 15 mars de chaque année.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la direction des Grandes Entreprises ou des Centres des Moyennes
Entreprises, la déclaration est souscrite au plus tard le :

10 mars, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;

15 mars, pour les entreprises commerciales ;

20 mars, pour les entreprises de prestations de services.

Pour le cas particulier des entrepreneurs de transport public, des entreprises exploitant des corbillards ou
fourgons mortuaires et de celles exerçant l’activité de marchands forains visées au dernier paragraphe de l’article
287 du présent Code, le montant de la cotisation exigible est payé en deux fractions égales dans les conditions
suivantes :

la 1 ère moitié, au plus tard le 1 er mars ;

la 2 e moitié, au plus tard le 20 mai.

En ce qui concerne les entreprises nouvellement créées visées au paragraphe précédent, la patente au titre de la
première année civile d’activité est due d’avance et en un seul terme, sans fractionnement.

Art.287.- Les patentes d’acheteurs de produits locaux et de marchands forains avec véhicule automobile et toutes
les professions non exercées à demeure fixe sont dues pour l’année entière sans fractionnement, quelle que soit
l’époque à laquelle le patentable entreprend ou cesse son commerce.

En ce qui concerne les acheteurs de produits locaux, la cotisation exigible est payée au plus tard quinze jours après
la date de l’ouverture officielle de la principale campagne ou la date de fixation du prix d’achat de ces produits.

La cotisation exigible des marchands forains avec véhicule automobile et de toutes les professions non exercées à
demeure fixe est payée au plus tard le 15 février.

Toutefois, lorsque les marchands forains avec véhicule automobile visés aux paragraphes précédents relèvent d’un
régime réel d’imposition, ils acquittent leur patente dans les mêmes conditions que les entrepreneurs de transport
public.

Art.288.- S’agissant des ventes au détail de produits pétroliers, les propriétaires des installations de distribution
sont solidaires du paiement de la patente des exploitants. Ils sont légalement autorisés à se faire rembourser par
l’exploitant, le montant des cotisations acquittées en lieu et place des exploitants.

Art.289.- En cas de déménagement hors du ressort de la recette, comme en cas de vente volontaire ou forcée, la
totalité ou le reliquat de la contribution des patentes est immédiatement exigible. En cas de cession de fonds de
commerce, qu’elle ait lieu à titre onéreux ou à titre gratuit, le détenteur demeure responsable solidairement avec
le contribuable du paiement de la contribution des patentes due au titre de l’année de la cession, tant que n’a pas
été produite la demande de transfert prévue à l’article 298 ci-après.

Section 6 - Formules de patentes

Art.290.- Tout patentable est tenu dans son établissement d’exhiber sa carte informatisée prévu à l’article 297
lorsqu’il en est requis par les agents de l’administration et tous officiers ou agents de police judiciaire.

Art.291.- (L.F.2021) Les contribuables visés au deuxième paragraphe de l’article 286 et aux articles 296 et 297 du
présent Code ne pourront justifier de leur imposition que par la production d’une carte informatisée, qui leur sera
remise lors du paiement des droits de la patente.

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En ce qui concerne les véhicules à moteur à deux ou trois roues à usage de transport public de personnes et/ou de
marchandises, leur imposition est justifiée par une formule de patente délivrée par le service des Impôts
compétent.

Art.292.- Les agents du service des transports routiers ne peuvent procéder après le 30 mai de chaque année à
aucune mutation, visite technique, inscription de gage, ou toute autre formalité relative à des véhicules de
transport public de personnes ou de marchandises, sans qu’il ne soit présenté par le requérant la justification du
paiement de la patente au titre de l’année en cours ou la preuve de son exemption.

Art.293.- Le patenté qui aura égaré sa patente et qui sera dans le cas d’en justifier hors de son domicile pourra se
faire délivrer par la DGI, un certificat. Ce certificat fera mention des motifs de la requête.

Art.294.- Les contribuables visés aux articles 296 et 297 du présent Code, sont tenus de justifier à toute réquisition
de leur imposition à la patente à peine de saisie ou séquestre à leur frais des marchandises par eux mis en vente et
des instruments servant à l’exercice de leur profession, à moins qu’ils ne donnent caution suffisante jusqu’à la
représentation de la patente. Ils ne pourront justifier valablement de leur imposition que par la production de la
formule prévue à l’article 297 du présent Code.

Art.295.- Les patentables qui ne pourront justifier de leur imposition seront astreints au paiement de la
contribution pour l’année entière sans préjudice des pénalités prévues par le LPF.

Section 7 - Dispositions spéciales

1) Marchands forains et entrepreneurs de transport public

Art.296.- Tout individu qui transporte au moyen d’un véhicule automobile des marchandises de ville en ville, est
tenu, alors même qu’il vend pour le compte d’autres marchands ou fabricants, d’avoir une patente personnelle de
marchand forain.

Art.297.- Les entrepreneurs de transport public, les marchands forains avec véhicules automobiles ainsi que les
exploitants de corbillards ou fourgons mortuaires sont tenus à leur diligence, de se faire délivrer autant de cartes
informatisées qu’ils ont de véhicules en service.

Les duplicata de la carte informatisée initiale délivrés sans frais à cette catégorie de contribuables, mentionneront
expressément le véhicule auquel ils s’appliquent ; ils devront être produits à toute réquisition des agents de
l’autorité visée à l’article 290 du présent Code.

2) Cession de fonds de commerce

Art.298.- La contribution des patentes est due jusqu’au 31 décembre de l’année de l’imposition.

Toutefois, en cas de cession de fonds de commerce, la patente sera, sur la demande établie d’un commun accord
par le cédant et le cessionnaire, transférée à ce dernier ; la demande sera recevable dans le délai de 30 jours à
partir de la cession de l’établissement.

Art.299.- En cas de fermeture des établissements, magasins, boutiques et ateliers, par suite de décès, de
liquidation des biens, d’expropriation ou d’expulsion, les droits non encore acquittés restent dus. Sur la
réclamation des parties intéressées, il sera accordé décharge du surplus de la patente.

Pour être recevable, la demande devra être présentée dans les 30 jours ayant suivi la fermeture définitive de
l’établissement.

Chapitre 2 - Contribution des licences

Section 1 - Personnes imposables

Art.300.- Toute personne ou toute société se livrant à la vente en gros ou en détail des boissons alcooliques ou
fermentées, soit à consommer sur place, soit à emporter, est assujettie à un droit de licence pour chaque
établissement de vente, sans réduction pour les succursales.

Est assimilée à la vente toute remise de boissons alcooliques faite à l’occasion de transactions commerciales, que
ce soit à titre d’échange, de troc ou même de cadeau.

Toutefois, la licence n’est pas due par le commerçant qui se borne à vendre exclusivement à emporter de l’alcool
de menthe pharmaceutique et tous autres produits médicamenteux alcoolisés.

Ne sont pas assujettis à la contribution des licences, les points de vente exonérés de la contribution des patentes.

Section 2 - Détermination de la contribution des licences

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Art.301.- Le droit de licence est établi suivant la nature des opérations conformément au tableau visé à l’article ci-
après.

Les droits afférents aux deux premières classes sont réduits des trois quarts pour les cercles et autres associations
récréatives lorsqu’ils sont exemptés de la contribution des patentes.

Les droits sont réduits des deux tiers pour les personnes vendant uniquement du vin et de la bière.

Art.302.- Le tarif de la contribution des licences est déterminé comme suit :

1ère classe - Établissement de nuit servant des boissons alcooliques à consommer sur place (ouvert après 1
heure du matin plus de quatre fois par mois) :

1ère zone : 320.000 FCFA

2e zone : 220.000 FCFA

2e classe - Autres établissements servant des boissons alcooliques à consommer sur place (y compris
wagons-restaurants passibles des droits de la première zone) :

1ère zone : 96.000 FCFA

2e zone : 66.000 FCFA

3e classe - Fabrication, ventes en gros ou au détail à emporter des boissons alcooliques :

1ère zone : 50.000 FCFA

2e zone : 36.000 FCFA

Art.303.- La licence est indépendante de la patente et l’imposition à l’une ne dispense pas du paiement de l’autre.
Dans le cas où plusieurs des professions comprises au tableau ci-dessus sont exercées dans le même
établissement, le droit le plus élevé est seul exigible.

Section 3 - Assiette, recouvrement et obligations

Art.304.- Toutes les dispositions concernant l’assiette et le recouvrement des patentes, les déclarations que sont
tenus de faire les contribuables, la production des formules de patentes et demandes de dégrèvement, les
pénalités prévues en matière de patentes sont applicables à la contribution des licences.

Toutefois, le droit de licence est dû pour l’année entière, quelle que soit l’époque à laquelle l’assujetti entreprend
ou cesse ses opérations.

Le produit de la contribution des licences est affecté à un Fonds de ta Culture créé par décret et logé dans un
compte ouvert à la Banque. nationale d’investissement.

Chapitre 3 - Taxe d’habitation

Art.305.- Il est établi une taxe dite taxe d’habitation sur les propriétés passibles de la CFPB.

Art.306.- La taxe est due par les personnes physiques ou morales occupant les immeubles d’habitations ou
professionnels en qualité de propriétaire ou de locataire.

La taxe est due même en cas de vacance de l’immeuble.

Art.307.- La contribution est fixée forfaitairement à 20.000 FCFA par an. Elle est payable en deux fractions égales.

Art.308.- 1) Sont exemptés de la taxe, les immeubles exemptés de la CFPB ainsi que toutes les habitations à loyer
modéré.

2) Pour l’application de l’alinéa 1 ci-dessus, l’habitation à loyer modéré est celle dont l’abonnement à un
concessionnaire de service public de distribution d’électricité relève de la tranche sociale.

Art.309.- La taxe est recouvrée sous les mêmes sanctions, procédures et sûretés que la CFPB.

Chapitre 4 - Contribution pour la reconstruction nationale

Section 1 - Base d’imposition et taux

Art.310.- Il est institué pour une période de cinq ans une contribution dite contribution pour la reconstruction

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nationale.

La base d’imposition est le salaire mensuel pour les salariés, le montant de certaines charges annuelles pour les
entreprises et les professions libérales relevant d’un régime réel d’imposition et le chiffre d’affaires pour les
entreprises relevant du régime de l’impôt synthétique. Le salaire mensuel retenu comme base d’imposition de la
contribution pour la reconstruction nationale s’entend du salaire brut à l’exclusion des avantages en nature.

Le tarif de la contribution est déterminé selon le tableau ci-après :

1) Salariés :

revenu mensuel inférieur ou égal à 100.000 F : 0 %

de 100.001 à 600.000 F : 1 %

de 600.001 à 1.500.000 F : 1,5 %

de 1.500.001 à 3.000.000 F : 2 %

plus de 3.000.000 F : 2,5

2) Entreprises relevant d’un régime réel d’imposition et professions libérales :

la taxe est assise sur les charges d’exploitation visées par le droit comptable OHADA par les comptes
suivants : compte 61 transport, compte 62 services extérieurs A, compte 63 services extérieurs B, compte
65 autres charges : 2 %

Sont exclues du champ d’application de la contribution, les charges d’exploitation suivantes :

charges visées au compte 60 du droit comptable OHADA ;

provisions et amortissements ;

charges financières ;

impôts et taxes mis en recouvrement au cours de l’exercice à l’exception des pénalités ;

rémunérations en numéraire versées à titre de salaires.

3) Entreprises relevant du régime de l’impôt synthétique :

chiffre d’affaires annuel inférieur ou égal à 5.000.000 F : néant

de 5.000.001 à 15.000.000 : 2.500 F

de 15.000.001 à 30.000.000 : 5.000 F

de 30.000.001 à 40.000.000 : 10.000 F

de 40.000.001 à 50.000.000 : 20.000 F

Section 2 - Obligations déclaratives

Art.311.- La contribution des entreprises relevant d’un régime réel d’imposition et des professions libérales est
acquittée au plus tard le 15 du premier mois de chaque trimestre civil sur la base des charges d’exploitation du
trimestre écoulé. Il lui est applicable les mêmes règles de sanctions et de sûretés qu’en matière d’impôt sur les
bénéfices.

La contribution des entreprises ne peut excéder 100.000.000 FCFA par an.

La contribution des entreprises relevant du régime de l’impôt synthétique au titre du mois écoulé est acquittée au
plus tard le 15 du mois suivant.

La contribution des salariés est acquittée dans les mêmes conditions et sous les mêmes sanctions, procédures et
sûretés que l’impôt sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères.

Art.311 bis.- Il est institué pour une période d’un an, une contribution dite Contribution pour le sortie de crise.

La contribution est assise au taux de 3 % sur les charges d’exploitation des entreprises réalisant un chiffre d’affaires
annuel toutes taxes comprises supérieur ou égal à [Link] FCFA, au titre de l’exercice clos au 31 décembre
2009.

Au terme de la nomenclature comptable SYSCOA, les charges concernées sont celles visées par les comptes
suivants :

compte 61 : transport

compte 62 : services extérieurs A

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compte 63 : services extérieurs B

compte 65 : autres charges

Sont exclues du champ d’application de la contribution, les charges d’exploitation suivantes :

charges visées au compte 60 du droit comptable OHADA ;

provisions et amortissements ;

charges financières ;

impôts et taxes mis en recouvrement au cours de l’exercice à l’exception des pénalités ;

rémunérations en numéraires versées à titre de salaires.

La contribution des entreprises est acquittée, au plus tard le 15 du premier mois de chaque trimestre civil, sur la
base des charges d’exploitation du trimestre écoulé.

La contribution est perçue dans les mêmes conditions et sous les même procédures, sanctions et sûretés qu’en
matière d’impôts sur les bénéfices.

TITRE 2 - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES AUX IMPÔTS DIRECTS

Chapitre 1 - Recouvrement des impôts et prorogation de délai

Section 1 - Recouvrement

Art.312.- Le rôle de l’IGR est établi nominativement et le recouvrement en est poursuivi conformément aux
dispositions du LPF.

Art.313.- Les héritiers d’un contribuable décédé dans le cours de l’année sont tenus de payer le montant des
cotisations portées au nom du de cujus.

Art.314.- L’impôt général sur le revenu est exigible en totalité dès la mise en recouvrement du rôle. Toutefois, les
paiements sont effectués en deux fractions égales aux échéances suivantes :

la 1 ère moitié, au plus tard le 15 juillet ;

la 2 e moitié au plus tard le 15 octobre.

Art.315.- La femme séparée de biens et vivant avec son mari est solidairement responsable du paiement de l’impôt
sur le revenu établi au nom de ce dernier. Toutefois, sa responsabilité est limitée à la proportion correspondant à
celle de ses revenus propres par rapport à l’ensemble des revenus du ménage au cours de l’année dont les revenus
ont servi de base à l’imposition, si l’intéressé a produit une déclaration spéciale indiquant le montant des revenus
dont elle a personnellement disposé pendant ladite année.

Cette déclaration doit être adressée dans les conditions fixées à l’article 255.

Art.316 et 317.- Abrogés

Art.318.- Il est établi un avis par imposition de référence.

Art.319 et 320.- Abrogés

Section 2 - Prorogation de délai

Art.321.- Les délais prévus au Livre 1, Partie 1 du présent Code pour le dépôt des déclarations et le paiement de
l’impôt, sont prorogés jusqu’au premier jour ouvrable qui suit, lorsque le dernier jour du délai est un jour non
ouvrable.

Chapitre 2 - Réévaluation des bilans

Art.322.- 1) Les personnes physiques ou morales, à l’exclusion de celles qui exercent une activité libérale ou civile,
relevant du régime du bénéfice réel de l’impôt sur les BIC, dont le champ d’application est défini par l’article 34 du
CGI, sont autorisées à réévaluer leurs immobilisations corporelles amortissables, non entièrement amorties,
figurant au bilan d’ouverture de leur exercice comptable clos le 30 septembre 1994, ainsi que les immobilisations
de même nature acquises ou créées entre le premier jour d’ouverture de l’exercice et le 12 janvier 1994.

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N’ouvrent pas droit à réévaluation :

les immobilisations non encore détenues à la date du 30 septembre 1994 ;

les terrains ;

les véhicules conçus pour le transport des personnes et les véhicules utilitaires d’une charge utile
n’excédant pas 2,5 tonnes à l’exception de ceux, directement et exclusivement, affectés à l’exercice d’une
activité de transporteur public de personnes ou de marchandises ou de loueur de véhicules.

2) La réévaluation est obligatoire pour les sociétés admises à la cote officielle de la BRVM.

Art.323.- Le coefficient de réévaluation des valeurs nettes comptables est uniformément fixé à 1,4 quelle que soit
la nature de l’immobilisation réévaluée. A l’actif du bilan les valeurs nettes réévaluées des immobilisations sont
présentées sous forme de différences entre d’une part les valeurs brutes comptables et d’autre part les
amortissements cumulés correspondants, ces valeurs et ces amortissements ayant été réévalués au préalable en
appliquant à chaque élément le coefficient précité.

Art.324.- Les augmentations d’actif constatées à l’occasion de la réévaluation des immobilisations n’affectent pas
les résultats de l’exercice de réévaluation et des exercices suivants. Leur contrepartie est inscrite directement dans
un poste « Ré-serve spéciale de réévaluations », figurant au passif du bilan sur une ligne « Réserve réglementée ».

Art.325.- 1) Les annuités d’amortissement de l’exercice comptable clos le 30 septembre 1994 et des exercices
suivants sont calculées à partir des valeurs comptables réévaluées.

2) La réévaluation des immobilisations amortissables ne modifie pas les plans d’amortissement en vigueur au 30
septembre 1993.

Art.326.- Les plus-values ou moins-values de cession des immobilisations réévaluées sont déterminées à partir des
valeurs réévaluées.

Art.327.- L’augmentation des valeurs d’origine des immobilisations ne sera retenue pour l’assiette de la
contribution foncière et de la contribution des patentes qu’à concurrence de la moitié de son montant pour
l’établissement des impositions émises au titre des années 1995 et 1996.

Art.328.- La réserve de réévaluation est passible d’une taxe spéciale dite de « ré-évaluation » dont le taux est fixé à
10 %. L’exigibilité de cette taxe est indépendante de la situation de l’entreprise au regard de l’impôt sur les
bénéfices.

Cette taxe doit être acquittée spontanément auprès de la recette des impôts dont dépend l’entreprise au plus tard
le 20 décembre 1994. Le paiement doit être accompagné d’une déclaration réglementaire faisant apparaître pour
chaque poste d’immobilisations réévaluées la valeur brute d’origine, les amortissements cumulés, la valeur nette
comptable avant réévaluation, l’écart de réévaluation, la dotation supplémentaire d’amortissement de l’exercice
consécutive à la réévaluation.

Le défaut de production de cette déclaration ou du paiement de la taxe spéciale dans le délai précité entraîne
déchéance du droit de procéder à la réévaluation des actifs de l’entreprise.

Art.329.- 1) La réserve spéciale de réévaluation ne peut être affectée à la compensation de pertes et ne peut faire
l’objet d’une distribution.

2) En cas d’incorporation de la réserve spéciale de réévaluation au capital social, dans les deux années suivant celle
de la clôture de l’exercice comptable de réévaluation, le droit prévu à l’article 758 du CGI est ramené de 6 % à 2 %.

Art.330.- Les personnes physiques ou morales relevant du régime réel de l’impôt sur les BIC sont autorisées à
réévaluer leurs immobilisations amortissables et non amortissables à l’exception des éléments incorporels et des
titres de participation.

Art.331.- La réévaluation est effectuée en conformité avec les articles 62 à 65 du règlement relatif au droit
comptable dans les États de l’UEMOA et selon les conditions fixées aux articles ci-après.

L’opération de réévaluation porte sur la totalité des immobilisations faisant partie de l’actif immobilisé à l’exception
des biens exclus.

Art.332.- Les immobilisations sont réévaluées en fonction de la valeur actuelle qui s’apprécie en fonction du
marché et de l’utilité de l’élément pour l’entreprise. Pour les biens nécessaires à l’exploitation, la valeur actuelle
d’un bien est le prix qu’accepterait d’en donner, dans le lieu et l’état où se trouve ce bien, un acquéreur de
l’entreprise (et non du bien isolé), compte tenu de l’utilité que sa possession présenterait pour la réalisation des
objectifs de l’entreprise.

Art.333.- L’écart de réévaluation est inscrit au compte « écart de réévaluation » en franchise d’impôt. L’écart de
réévaluation n’est pas distribuable. Il peut être incorporé au capital moyennant le paiement du droit proportionnel

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prévu à l’article 758 du présent Code.

Art.334.- Pour la détermination du résultat fiscal, l’entreprise réintègre dans son résultat le montant de l’écart de
réévaluation afférent à un élément amortissable selon la durée de l’amortissement de ce bien.

Art.335.- La plus-value ou la moins-value de cession des immobilisations est du point de vue fiscal calculée à partir
de la valeur non réévaluée.

En cas de cession d’éléments non amortissables réévalués, la totalité de la plus-value de réévaluation afférente aux
éléments cédés qui n’a pas été incorporée au capital est virée au compte de résultat de l’exercice en cours à la date
d’aliénation.

Art.336.- La provision constituée en vue de faire face à la dépréciation d’une immobilisation réévaluée n’est pas, à
concurrence de l’augmentation de valeur de cette immobilisation, déductible de l’assiette de l’impôt.

Art.337.- Les valeurs des immobilisations réévaluées sont prises en compte pour l’assiette des impôts fonciers et
de la contribution des patentes.

Art.338.- Les entreprises qui procèdent à une réévaluation doivent fournir un état joint à leur déclaration des
résultats faisant apparaître pour chaque poste d’immobilisations réévaluées la valeur brute d’origine, les
amortissements cumulés, la valeur nette comptable avant réévaluation, l’écart de réévaluation.

Chaque année et tant que les immobilisations réévaluées figurent au bilan, l’entreprise fournit un état mis à jour
de ces immobilisations en faisant apparaître :

pour les immobilisations amortissables, le montant des amortissements réintégrés dans le résultat fiscal ;

pour les immobilisations réévaluées cédées au cours de l’exercice, l’écart entre la plus-value ou moins-value
comptable et la plus-value ou moins-value fiscale ;

la liste des provisions afférentes aux immobilisations réévaluées en faisant apparaître la valeur d’origine du
bien réévalué, l’écart de réévaluation afférent à ce bien, le montant de la dotation, le montant de la fraction
de la provision réintégrée dans le résultat fiscal.

Livre 2 - Taxes indirectes et assimilées

Partie 1 - Taxes sur le chiffre d’affaires

TITRE 1 - TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE (TVA)

Chapitre 1 - Régime général

Section 1 - Opérations imposables

Art.339.- Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les livraisons de biens et les prestations de services,
effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel, à l’exclusion des activités salariées et agricoles.

Art.340.- La livraison d’un bien au sens du présent titre s’entend du transfert du pouvoir de disposer d’un bien
meuble corporel comme un propriétaire.

Art.341.- Sont considérées comme une livraison de biens :

la remise matérielle d’un bien meuble corporel en vertu d’un contrat qui prévoit la location de ce bien
pendant une certaine période ou sa vente à tempérament et qui est assorti d’une clause selon laquelle la
propriété de ce bien est acquise au détenteur au plus tard lors du paiement de la dernière échéance ;

la remise matérielle d’un meuble corporel en vertu d’un contrat de vente qui comporte une clause de
réserve de propriété ;

la livraison d’un bien effectuée en vertu d’un contrat de commission.

Art.342.- L’assujetti, agissant en son nom propre mais pour le compte d’autrui, qui s’entremet dans une livraison de
bien ou de prestation de services, est réputé avoir personnellement acquis et livré le bien, ou reçu et fourni les
services considérés.

Art.343.- Les opérations autres que celles qui sont définies aux articles 341 et 342 ci-dessus sont considérées

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comme des prestations de services.

Art.344.- (L.F.2024) Sont également soumises à la TVA :

les importations ;

les opérations réalisées par les lotisseurs, marchands de biens et assimilés ;

les entreprises de transport public de personnes et/ou de marchandises, relevant d’un régime réel
d’imposition ;

les transports spécialisés tels que convoyages de fonds, remorquages de véhicules accidentés ou en panne,
transports rapides de documents et colis ;

les livraisons de matériaux extraits en Côte d’Ivoire, transport inclus ;

les opérations de transfert d’argent.

Art.345.- Sont assimilées à des livraisons de biens ou à des prestations de services à titre onéreux, les opérations
suivantes :

1° les livraisons faites à lui-même, par un assujetti à la TVA, de produits extraits ou fabriqués par lui et qu’il
utilise soit pour ses besoins ou ceux de ses diverses exploitations, soit dans une opération de prestation de
services ou de vente à consommer sur place ;

2° les livraisons qu’un débitant se fait à lui-même, en vue de la vente de boissons qu’il a fabriquées.

Section 2 - Assujettis

1) Assujettis de droit

Art.346.- Sont assujetties au régime de la TVA, les personnes physiques ou morales réalisant des opérations
imposables. Ce sont notamment :

1) Les importateurs.

2) Les producteurs.

Par producteur, il faut entendre :

a) les personnes physiques ou morales qui, à titre principal ou à titre accessoire, fabriquent les produits ou
leur font subir des façons comportant ou non l’emploi d’autres matières, soit pour la fabrication des
produits, soit pour leur présentation commerciale ;

b) les personnes physiques ou morales qui se substituent en fait au fabricant pour effectuer, soit dans ses
usines soit même en dehors de ses usines, toutes opérations se rapportant à la fabrication ou à la
présentation commerciale définitive des produits (mise en paquetage ou récipients, expédition, dépôt), que
ceux-ci soient ou non vendus sous la marque ou au nom de ceux qui font ces opérations ;

c) les personnes physiques ou morales qui font effectuer par des tiers les opérations visées aux alinéas a et
b précédents.

Ne sont cependant pas considérés comme producteurs, sauf option contraire, les commerçants qui, sans effectuer
de fabrications, assurent seulement la mise en bouteille du vin ou de l’huile comestible ainsi que des gaz de pétrole
commercialement dénommés butane ou propane, qu’ils achètent.

3) Abrogé

4) Les commerçants qui revendent en gros ou au détail des produits importés ou achetés à des producteurs ou à
d’autres commerçants établis en Côte d’Ivoire, à l’exception des revendeurs de produits pétroliers.

Pour ces produits particuliers, seules sont assujetties, les entreprises de distribution qui sont chargées de collecter
la taxe sur la valeur ajoutée en lieu et place de leurs revendeurs ; la taxe est exigible sur toute la marge de
distribution au taux d’usage.

5) Les professions libérales ou assimilées.

6) Les personnes réalisant des opérations annexes liées aux opérations imposables y compris les activités
extractives, agricoles et celles des professions libérales et assimilées.

7) L’État, les collectivités territoriales et les organismes de droit public pour les activités exercées notamment dans
les domaines industriel et commercial, quel que soit le statut de l’établissement gestionnaire, lorsque ces
opérations sont réalisées suivant des moyens et méthodes comparables à ceux qui seraient utilisés par le secteur
privé.

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Art.347.- (L.F.2021) Les personnes physiques ou morales ne sont autorisées à facturer la TVA que lorsque leur
chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises est supérieur à 200.000.000 FCFA, quelle que soit la nature de
l’activité exercée.

2) Assujettis par option

Art.348.- (L.F.2021, L.F.2024) Peuvent opter pour leur assujettissement au régime de la TVA :

les producteurs de noix de coco, de plantes et fleurs, de bananes et d’ananas, lorsque leur chiffre d’affaires
annuel toutes taxes comprises excède 100.000.000 FCFA ;

les propriétaires d’immeubles nus à usage commercial ou industriel.

Art.349.- L’option prévue à l’article précédent est irrévocable. Elle prend effet à compter du premier jour du mois
suivant celui au cours duquel elle est exercée.

Section 3 - Règles de territorialité

1) Livraisons de biens

Art.350.- Le lieu d’une livraison de bien est réputé situé en Côte d’Ivoire dès lors que le bien s’y trouve au moment
de la livraison, ou, en cas de transport du bien, au moment du départ de l’expédition ou du transport à destination
de l’acquéreur.

Si le bien fait l’objet d’une installation ou d’un montage par le fournisseur ou pour son compte, le lieu de la livraison
est réputé se situer à l’endroit où est fait l’installation ou le montage.

Lorsque le lieu de départ de l’expédition ou du transport du bien se trouve dans un État autre que la Côte d’Ivoire,
pays d’importation du bien, le lieu de la livraison effectuée par l’importateur est réputé se situer en Côte d’Ivoire.

2) Prestations de services

Art.351.- Les prestations de services sont imposables en Côte d’Ivoire lorsqu’elles y sont exécutées. Cependant,
lorsque la prestation, bien qu’exécutée dans un autre pays, est utilisée en Côte d’Ivoire, l’imposition est faite en
Côte d’Ivoire.

Les prestations de services exécutées en Côte d’Ivoire mais utilisées dans un autre pays ne sont pas imposables en
Côte d’Ivoire.

Art.352.- (L.F.2022) En application des dispositions de l’article 351 précédent, le lieu d’imposition des prestations de
services est réputé se situer :

1° pour les prestations de services se rattachant à un bien immeuble, à l’endroit où le bien est situé ;

2° pour les prestations de transport, au lieu de destination ;

3° pour les prestations de nature artistique, culturelle, scientifique ou sportive, au lieu où elles se sont
matériellement déroulées ;

4° pour les prestations portant sur le transport et celles accessoires aux transports, au lieu de destination ;

5° pour les prestations de services ayant pour objet la location de biens meubles corporels, à l’endroit où
s’effectue cette utilisation ;

6° pour les prestations rendues par les opérateurs de plateformes de services en ligne, au lieu de résidence
du bénéficiaire du service ;

7° pour les commissions perçues par les opérateurs de plateformes de ventes en ligne ou de services
numériques à l’occasion des ventes ou prestations effectuées via leurs plateformes, sur le territoire
ivoirien, dès lors que l’exploitant de la plateforme numérique, le vendeur du bien ou l’acheteur, le
fournisseur de la prestation ou l’utilisateur, se trouvent sur le territoire ivoirien au moment de la vente du
bien ou de l’exécution du service en ligne.

Art.353.- Abrogé

Section 4 - Exonérations

1) Principes généraux

Art.354.- L’étendue et les limites d’application de l’exonération prévue à l’article 355 du présent Code sont les
suivantes :

1) Les personnes qui effectuent des opérations exonérées de la TVA ne sont pas assujetties à cette taxe à raison
desdites opérations qu’elles réalisent. A ce titre, elles ne facturent pas la taxe à leurs clients.

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2) L’exonération s’exerce en aval, c’est-à-dire au stade des opérations effectuées avec la clientèle. Elle ne concerne
pas la TVA que ces entreprises acquittent en amont, sur achats et sur frais de tous ordres, auprès des fournisseurs
et de toutes les autres personnes avec lesquelles elles sont en relations d’affaires. Cette taxe, qui ouvre
normalement droit à déduction n’est pas récupérable faute d’imputation possible. Elle ne fait par ailleurs, l’objet
d’aucun remboursement de la part de l’État.

3) S’il s’agit d’un produit exonéré sur le marché intérieur, son exportation ne confère pas à l’entreprise le bénéfice
du remboursement par l’État de la taxe acquittée en amont. Il n’est pas fait ici application de la dérogation prévue
par l’article 382 du présent Code.

4) Pour les redevables qui traitent à la fois des marchés taxables et des marchés exonérés, il est fait application des
dispositions de l’article 378 du présent Code aux termes desquelles les déductions sont alors réduites au prorata
de la valeur des produits passibles de la TVA.

5) Les biens et services n’ouvrant pas droit à déduction en application des dispositions prévues par les articles 339
et suivants du CGI sont exclus du bénéfice de l’exonération.

2) Opérations exonérées

Art.355.- (L.F.2021, L.F.2022, L.F.2024) Sont exonérées de TVA :

1) Les ventes de timbres ou de papiers timbrés.

2) Abrogé

3) Les opérations effectuées par les sociétés ou compagnies d’assurances et tous autres assureurs, quelle que soit
la nature des risques assurés, et qui sont soumises à la taxe prévue au Titre 3 de la Partie 2 du présent Livre ainsi
que les commissions des intermédiaires d’assurances.

4) Les opérations ayant pour objet la transmission de propriété ou d’usufruit de biens immeubles, de fonds de
commerce ou de clientèle etc., visées aux articles 550 et 556 du présent Code, à l’exclusion des opérations de
même nature visées à l’article 553 du même Code.

5) Les recettes provenant de la composition, de l’impression ou de la vente des journaux et périodiques, à


l’exception des recettes afférentes à la publicité.

6) Les ventes de livres, ainsi que les travaux de composition, d’impression et toutes opérations de façon
nécessaires à la fabrication des livres.

7 et 8) Abrogés

9) Les ventes ou fournitures de produits alimentaires non transformés et de première nécessité ci-après :

le maïs, le mil, le millet, le sorgho, le fonio, le blé, le riz à l’exception du riz de luxe et autres céréales ;

le manioc, la patate, l’igname, la pomme de terre, le tarot et autres tubercules et racines ;

le haricot, le soja, le sésame, l’arachide, le petit pois et autres légumineuses ;

l’oignon, la tomate, l’aubergine, le gombo, le piment et autres légumes et produits maraîchers ;

les œufs en coquille ;

la viande et les abats à l’état frais, à l’exception de la viande de luxe ;

le poisson non transformé (frais, fumé, salé ou congelé), à l’exclusion du poisson de luxe ; et

le lait non transformé.

La liste des produits de luxe exclus de l’exonération est déterminée par arrêté conjoint du Ministre en charge du
Budget et du Ministre en charge des Ressources animales et halieutiques.

Les caractéristiques du riz de luxe sont déterminées par arrêté interministériel du Ministre du Commerce, du
Ministre en charge du Budget et du Ministre en charge du riz.

10) Les opérations de vente, commission, courtage et façon portant sur le pain, les farines de céréales quelconques
et les céréales destinées à la fabrication de ces farines.

11) Les opérations de vente, commission et courtage réalisées en vue de l’écoulement du produit de leur pêche, par
les pêcheurs et armateurs à la pêche ainsi que les sociétés ou associations groupant exclusivement des pêcheurs
et armateurs à la pèche.

12) Les ventes effectuées par les aviculteurs, les horticulteurs, et les pisciculteurs des produits de leur exploitation
à l’exception des entreprises d’élevage industriel de crustacés.

13) Abrogé

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14) Les opérations de congélation portant sur le poisson.

15-1) Les honoraires des membres du corps médical ainsi que les soins présentant un caractère médical.

Sont considérées comme membres du corps médical, les personnes physiques exerçant une ou plusieurs des
professions médicales ou paramédicales reconnues comme telles par le Ministère en charge de la santé.

Par soins présentant un caractère médical, il faut entendre ceux qui sont susceptibles de faire l’objet de
prescriptions par les personnes visées à l’alinéa précédent.

Les soins d’esthétique et de beauté ainsi que les spécialités non reconnues par le ministère de la santé sont en tout
état de cause exclus du bénéfice de l’exonération.

15-2) Les appareils de correction auditive (appareils électro-acoustiques, prothèses ossiculaires, implants)
constituant le prolongement direct de soins dispensés par un membre du corps médical et fournis par son
intermédiaire.

15-3) Les prestations d’hospitalisation et de restauration ainsi que le transport des blessés et malades effectués
par les structures hospitalières agréées par le Ministère en charge de la santé.

16) L’activité d’enseignement à l’exclusion des opérations accessoires telles que les ventes de biens, fournitures de
logement et nourriture dans les internats.

17) Les opérations portant sur les fibres de jute et de sisal.

18) Les bois en grumes.

19) Le latex naturel.

20) Les opérations portant sur les viandes fraîches et congelées.

21) Les livraisons de médicaments et produits pharmaceutique ainsi que les matériels et produits spécialisés pour
les activités médicales visées par l’annexe de la Directive n°06/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 portant
détermination de la liste commune des médicaments, produits pharmaceutiques, matériels et produits spécialisés
pour les activités médicales. [NB - La liste figure en fin d’article. ]

Il en est de même des équipements, matériels et outillages avec leurs pièces détachées, et des intrants nécessaires
à la fabrication de médicaments ainsi que des emballages servant au conditionnement des médicaments fabriqués.

Le bénéfice de la mesure prévue au paragraphe précédent n’exclut pas l’application des dispositions plus
favorables du Code des Investissements.

22) Les bacs de fermentation et les bâches de séchage, fabriqués en polyéthylène, destinés au traitement du cacao,
exclusivement vendus à des agriculteurs.

23) Abrogé

24) Sur autorisation expresse du Ministre de l’économie et des finances, les dons destinés aux œuvres de solidarité
nationales ou internationales ou à l’État.

25) Abrogé

26) Les produits pétroliers dénommés Heavy Vacuum Oil (HVO), le fuel-oil 380 et le gaz naturel destinés aux
centrales thermiques.

27) Les aliments pour bétail et animaux de basse-cour.

28) Les intrants concourant à la fabrication des aliments pour bétail et animaux de basse-cour et les emballages
servant à leur conditionnement.

29) Les engrais.

30) Les intrants concourant à la fabrication des engrais et les emballages servant à leur conditionnement.

31) Les insecticides, fongicides, antirongeurs, herbicides inhibiteurs de germination, les régulateurs de croissance
pour plantes.

32) Les intrants concourant à la fabrication en Côte d’Ivoire et les emballages servant au conditionnement des
insecticides.

33) Les semences et les graines.

34) La tranche sociale de consommation des livraisons d’eau et d’électricité facturées aux ménages.

35) Le gaz butane.

36) Les ventes par leur auteur, d’œuvres d’art originales.

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37) Abrogé

38-1) Les véhicules de transport neufs ou d’occasion de moins de 6 ans, acquis au cours des exercices 2006, 2007,
2008, 2009 et 2010 par les entreprises de transport public de personnes ou de marchandises relevant d’un régime
réel d’imposition.

L’exonération est accordée sur autorisation du directeur général des Impôts.

38-2) Les véhicules de transport neufs acquis au cours des exercices 2012 et 2013.

Un arrêté conjoint du Ministre de l’économie et des finances, du Ministre en charge des transports et du Ministre
du commerce précisera les critères d’éligibilité des véhicules à ladite mesure.

39) Les matériels agricoles et leurs pièces détachées dont la liste est fixée par arrêté conjoint du Ministre des
finances et au Ministre de l’agriculture, quel que soit leur mode d’acquisition, dès lors que le bénéficiaire de ces
matériels est un professionnel agréé par le Ministère de l’agriculture.

L’exonération concerne également les matériels et équipements des autres secteurs d’activité acquis par crédit-
bail, lorsque la mise en œuvre de cette exonération se fait par voie d’attestation.

L’exonération peut être transférée à l’établissement de crédit-bail pour l’acquisition du bien, et mention en est faite
sur l’attestation délivrée au crédit-preneur.

40) Abrogé

41) Les biens suivants acquis par la Société des Transports Abidjanais (SOTRA) et ses filiales détenues à 100 %,
jusqu’au 31 décembre 2015 :

les biens destinés aux infrastructures de base d’exploitation ;

les biens destinés aux ateliers concourant au montage et à la maintenance des véhicules et autres
matériels roulants d’exploitation ;

les systèmes et matériels de radio téléinformatiques et électroniques concourant à la gestion du réseau


d’exploitation ;

les véhicules d’exploitation, leurs pièces de rechange et pneumatiques.

42) Les matériaux, matériels, études et travaux de construction de logements ainsi que les travaux
d’assainissement, de voirie et de réseaux divers de programmes immobiliers, dont au moins 60 % des
investissements sont affectés à la construction de logements à caractère économique et social, de leurs voiries et
réseaux divers, et d’équipements sociocollectifs mis à la charge du promoteur par le cahier des charges du
programme.

L’éligibilité du programme immobilier à l’exonération est subordonnée aux conditions suivantes :

l’agrément par le Ministre en charge de la Construction ;

l’application d’un prix de cession unitaire des logements à caractère économique et social n’excédant pas
les seuils fixés par arrêté conjoint du Ministre chargé du Budget et du Ministre chargé de la Construction ;

la conformité au cahier des charges défini par le Ministre chargé de la Construction.

43-1) Les équipements, matériels et pièces de rechange nécessaires à la construction et à la production d’unités
industrielles de fabrication de matériaux et autres intrants servant exclusivement à la réalisation de programmes
immobiliers dont au moins 60 % des investissements sont affectés à la construction de logements à caractère
économique et social, de leurs voiries et réseaux divers et d’équipements socio-collectifs mis à la charge du
promoteur par le cahier des charges du programme.

2) Les honoraires facturés aux primo-accédants par les notaires sur les ventes de logements à caractère
économique et social de programmes immobiliers.

L’éligibilité à l’exonération est subordonnée aux conditions prévues à l’alinéa 42 ci-dessus.

44) Les achats locaux directs de biens spécifiques aux opérations de recherche et d’exploitation pétrolières en eaux
profondes des compagnies pétrolières sous réserve de l’agrément du Ministre en charge des finances, pris sur avis
de la commission d’exonération d’impôts indirects et assimilés.

La commission est composée comme suit :

le représentant du Ministre en charge des finances, président ;

le représentant du Ministre en charge des mines et de l’énergie ;

le directeur général des Impôts ou son représentant ;

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le directeur général des Douanes ou son représentant.

Les modalités de fonctionnement de la présente commission seront déterminées par arrêté du Ministre en charge
des finances.

45) Abrogé

46) Jusqu’au 31 décembre 2010, les matériels informatiques acquis dans le cadre de leur objet par les
établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur. L’exonération est accordée par le directeur
général des Impôts au vu d’un programme d’investissements agréé par leur ministère de tutelle.

47) Abrogé

48) Abrogé

49) Les acquisitions de matériels, de biens d’équipement et les pièces de rechange, tant à l’importation qu’en
régime intérieur ainsi que les travaux de construction, d’aménagement, de réparation et l’entretien de l’outil de
production, effectués au profit de la Société Ivoirienne de Raffinage et de la Société Multinationale de Bitumes,
directement liés aux opérations de raffinage et de fabrication à titre principal ou accessoires des produits du
pétrole ou des produits assimilés, jusqu’en 2020.

La Société Ivoirienne de Raffinage et la Société Multinationale de Bitumes doivent chaque trimestre, communiquer
à l’administration, les états nominatifs des fournisseurs de ces biens et services. Ces états doivent comporter
obligatoirement les indications suivantes :

nom et prénoms ou raison sociale ;

numéro de compte contribuable ;

régime d’imposition ;

profession ou activité ;

adresse géographique, postale et téléphonique ;

nature des biens et services fournis ;

montant de la facture ;

date de la facture ou du paiement ;

centre des impôts de rattachement.

Les omissions ou insuffisances constatées, ainsi que le refus ou le défaut de production des états nominatifs
prévus, sont sanctionnés par une amende de 200.000 FCFA.

L’amende est perçue autant de fois qu’il y a d’états non produits.

Le refus ou le défaut de production des états nominatifs entraîne une solidarité de paiement de la taxe non perçue
entre l’entreprise bénéficiaire et son fournisseur.

50) Les dons faits par les organismes de bienfaisance :

aux associations religieuses reconnues par le Ministère en charge des cultes ;

aux personnes handicapées par les entreprises qui engagent des dépenses pour la fourniture d’installations
de rééducation, de matériels orthopédiques et autres matériels spécifiques ;

aux malades démunis présentés par les services sanitaires ou sociaux ou par les centres de santé publics ;

aux élèves et étudiants régulièrement inscrits dans un établissement agréé ou reconnu par le Ministère de
l’éducation nationale ou le Ministère de l’enseignement supérieur et/ou technique, sous forme de bourses
d’études annuelles ;

aux associations de jeunes et de femmes pour les aider à initier ou à développer une activité lucrative ;

aux associations qui œuvrent à la réadaptation des toxicomanes et des alcooliques ;

aux organismes privés sans but lucratif qui œuvrent à titre bénévole à la conservation de l’environnement ;

aux mutuelles pour leurs opérations de financement, de construction, de réhabilitation ou d’équipement


d’écoles, de centres de santé ou de centres polyvalents au profit d’une collectivité.

51) Les intérêts de prêts interentreprises consentis de 2010 à 2012 aux entreprises créées, réimplantées ou
rouvertes en zones Centre, Nord et Ouest.

52) Les biens acquis par les entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton, de l’anacarde et

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du karité créées, réimplantées ou rouvertes en zones Centre, Nord et Ouest avant le 31 décembre 2012. Il s’agit :

des équipements et du matériel nécessaires à la réalisation des investissements ;

du premier lot de pièces de rechange.

Cette exonération est mise en œuvre par voie d’attestation.

Pour les entreprises de production effectuant des opérations d’achat de produits, l’exonération n’est acquise que si
la valeur des achats n’excède pas 15 % de la valeur de la production totale.

53) Les travaux de reconstruction ou de réhabilitation de routes et d’infrastructures éducatives et sanitaires


effectués par l’État ou les collectivités territoriales des zones Centre, Nord et Ouest de 2010 à 2012.

L’exonération, mise en œuvre par voie d’attestation, est subordonnée à l’agrément préalable conjoint du Ministère
technique concerné par l’infrastructure et du Ministère de l’économie et des finances.

54) Abrogé

55) Les matériels et équipements de recherche acquis par le Centre national de recherche agronomique, dont la
liste est fixée par arrêté conjoint du Ministre en charge de la recherche scientifique et du Ministre de l’économie et
des finances.

Cette exonération sera mise en œuvre par voie d’attestation.

56) Les cotisations des adhérents des centres de gestion agréés.

Le bénéfice de cet avantage est subordonné, pour les entreprises immatriculées au fichier de la DGI, à l’adhésion à
un centre de gestion agréé au plus tard le 31 janvier de l’année en cours.

Pour les nouvelles immatriculations, le bénéfice de cet avantage est subordonné à l’adhésion à un centre de
gestion agréé dans un délai de trente jours à compter de la date de réception de la déclaration fiscale d’existence.

57) Abrogé

58) Les achats locaux de matériaux ainsi que les prestations de services effectués par l’État et les collectivités
territoriales, destinés exclusivement aux travaux de réhabilitation des infrastructures scolaires et sociales
publiques dégradées.

Ces investissements doivent avoir été effectués avant le 31 décembre 2011.

La liste des matériaux et prestations exonérés sera déterminée par arrêt du Ministre de la construction, de
l’urbanisme et de l’habitat.

Cette exonération est mise en œuvre par voie d’attestation.

59) Les acquisitions de biens d’équipements et le premier lot de pièces de rechanges pour les entreprises relevant
d’un régime réel d’imposition créées, réimplantées ou rouvertes dans les zones Centre, Nord et Ouest avant le 31
décembre 2012 dont l’activité est exonérée de cette taxe.

Cette exonération est mise en œuvre par voie d’attestation.

60) Les frais généraux exposés par la Société Ivoirienne de Raffinage et par la Société Multinationale de Bitumes,
directement liés aux opérations de raffinage et de fabrication â titre principal ou accessoire des produits du pétrole
ou des produits assimilés, jusqu’en 2020.

61) Abrogé

62) Les jeux de machines à sous.

63) Les opérations de ventes, de commission et courtage portant sur les billets de loterie nationale et de tous les
autres jeux de hasard organisés par la LONACI, ainsi que tout profit tiré de ces opérations.

64) Les matériels importés par l’État, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité, dont la
liste est établie par arrêté conjoint du Ministre de la Défense ou celui en charge de la Sécurité intérieure et du
Ministre du Budget et du Portefeuille de l’État.

65) Les commissions perçues par les grossistes et les pharmacies dans le cadre de la distribution des médicaments
de la Nouvelle Pharmacie de la Santé publique aux bénéficiaires de la Couverture Maladie universelle (CMU).

66) L’acquisition d’équipements et matériels nécessaires à la production et à la distribution d’énergies


renouvelables.

Cette exonération est étendue aux droits de douane, à l’exception des prélèvements communautaires. La liste des
équipements et matériels concernés est établie par arrêté conjoint du Ministre en charge du Budget, du Ministre
en charge de l’Environnement et du Ministre en charge de l’Energie.

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67) Les entreprises titulaires de permis de recherche de substances minérales classées en régime minier en phase
d’exploration, dans le cadre strict de leurs opérations de prospection et de recherche.

[ NB 1 - Liste commune de médicaments, produits pharmaceutiques, matériels et produits spécialisés pour les
activités médicales exonérés de la TVA (Annexe à la Directive n°06/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002)]
NTD Libellé produit

[Link].00 Iode

[Link].00 Acides O-acétylsalicylique, ses sels et ses esters.

[Link].00 Méthionine

[Link].00 Coumarine, méthylcoumarines et éthyl-coumarines

29.36 Provitamines et vitamines, naturelles ou reproduites

[Link].00 Provitamines non mélangées

[Link].00 Vitamines A et leurs dérivés

[Link].00 Vitamines B1 et leurs dérivés

[Link].00 Vitamines B2 et leurs dérivés

[Link].00 Acides D ou DL pantothénique (Vitamines B3 ou B5) et ses dérivés

[Link].00 Vitamines B6 et leurs dérivés

[Link].00 Vitamines B12 et leurs dérivés

[Link].00 Vitamines C et leurs dérivés

[Link].00 Vitamines E et leurs dérivés

[Link].00 Autres Vitamines et leurs dérivés

[Link].00 Autres, y compris les concentrats naturels

Hormones du lobe antérieur de l’hypophyse et similaires, et leurs dérivés - Hormones


[Link].00
corticosurrénales et leurs dérivés :

Cortisone, hydrocortisone, prednisone (dé-hydrocortisone) et prednisolone


[Link].00
(déhydrohydrocortisone).

[Link].00 Dérivés halogènes des hormones cortico surrénales

Autres - Autres hormones et leurs dérivés ; autres stéroïdes utilisés principalement comme
[Link].00
hormones

[Link].00 Insuline et ses sels

[Link].00 Oestrogènes et progestogènes

[Link].00 Rutoside (rutine) et ses dérivés

Alcaloïdes de l’opium et leurs dérivés ; sels de ces produits - Alcaloïdes du quinquina et leurs
[Link].00
dérivés ; sels de ces produits :

[Link].00 Quinine et ses sels

[Link].00 Caféine et ses sels - Ephédrines et leurs sels

[Link].00 Ephédrines et sels

[Link].00 Pseudoéphédrine (DCI) et ses sels

Théophylline et aminophylline (théophylline-éthylènediamine) et leurs dérivés ; sels de ces


[Link].00
produits - Alcaloïdes de l’ergot de seigle et leurs dérivés ; sels de ces produits :

[Link].00 Ergométrine (DCI) et ses sels

[Link].00 Ergométrine (DCI) et ses sels

[Link].00 Acide lysergique et ses sels

[Link].00 Nicotine et ses sels

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[Link].00 Sucres chimiquement purs

29.41 Antibiotiques

[Link].00 Pénicillines et leurs dérivés, à structure d’acide pénicillanique ; sels de ces produits

[Link].00 Streptomicynes et leurs dérivés ; sels de ces produits

[Link].00 Tétracyclines et leurs dérivés ; sels de ces produits

[Link].00 Chloramphénicol et ses dérivés ; sels de ces produits

[Link].00 Erhytromycine et ses dérivés ; sels de ces produits

[Link].00 Autres

[Link].00 Autres composés organiques

Glandes et autres organes à usages opothérapiques, à l’état desséché, même pulvérisé ; extraits,
à usages opothérapiques, de glandes ou d’autres organes ou de leurs sécrétions, héparine et ses
30.01
sels ; autres substances humaines ou animales préparées à des fins thérapeutiques ou
prophylactiques non dénommées ni comprises ailleurs.

[Link].00 Glandes et autres organes, à l’état desséché, même pulvérisés

[Link].00 Extraits de glandes ou d’autres organes ou de leurs sécrétions

[Link].00 Autres

Sang humain ; sang animal préparé en vue d’usages thérapeutiques prophylactiques ou de


diagnostic ; antisérums, autres fractions du sang, produits immunologiques modifiés, même
30.02
obtenus par voie biotechnologique ; vaccins, toxines, cultures de micro-organismes (à l’exclusion
des levures) et produits similaires.

Antisérums, autres fractions du sang, produits immunologiques modifiés, même obtenus par
[Link].00
voie biotechnologique.

[Link].00 Vaccins pour la médecine humaine

[Link].00 Vaccins pour la médecine vétérinaire

[Link].00 Ferments

[Link].00 Autres

Médicaments (à l’exclusion des produits des n°30.02, 30.05 ou 30.06) constitués par des produits
30.03 mélangés entre eux, préparés à des fins thérapeutiques ou prophylactiques, mais ni présentés
sous forme de doses, ni conditionnés pour la vente au détail.

Contenant des pénicillines ou des streptomycines ou des dérivés de ces produits, à structure
[Link].00
d’acide pénicillinique, ou des streptomycides ou des dérivés de ces produits.

Contenant d’autres antibiotiques - Contenant des hormones ou d’autres produits du n°29.37,


[Link].00
mais ne contenant pas d’antibiotiques :

[Link].00 Contenant de l’insuline

[Link].00 Autres

Contenant des alcaloïdes ou leurs dérivés, mais ne contenant ni hormones, ni autres produits du
[Link].00
n°29.37, ni antibiotiques.

[Link].00 Autres

Médicaments (à l’exclusion des produits des n°30.02, 30.05 ou 30.06) constitués par des produits
30.04 mélangés ou non mélangés, préparés à des fins thérapeutiques ou prophylactiques, présentés
sous forme de doses ou conditionnés pour la vente au détail

Contenant des pénicillines ou des dérivés de ces produits, à structure d’acide pénicillinique, ou
[Link].00
des streptomycines ou des dérivés de ces produits.

[Link].00 Contenant d’autres antibiotiques

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[Link].00 Contenant des hormones ou d’autres produits du n°29.37, mais ne contenant pas
d’antibiotiques :

[Link].00 Contenant de l’insuline

[Link].00 Contenant des hormones corticosurrénales

[Link].00 Autres

Contenant des alcaloïdes ou leurs dérivés, mais ne contenant ni hormones, ni autres produits du
[Link].00
n°29.37, ni antibiotiques.

[Link].00 Autres médicaments contenant des vitamines ou d’autres produits du n°29.36

[Link].00 Autres

Ouates, gazes, bandes et articles analogues (pansements, sparadraps, sinapismes, par exemple),
30.05 imprégnés ou recouverts de substances pharmaceutiques ou conditionnés pour la vente au
détail à des fins médicales, chirurgicales, dentaires ou vétérinaires.

[Link].00 Pansements adhésifs et autres articles ayant une couche adhésive

[Link].00 Autres

30.06 Préparations et articles pharmaceutiques visés à la Note 4 du présent Chapitre.

Catguts stériles, ligatures stériles similaires pour sutures chirurgicales et adhésifs stériles pour
[Link].00 tissus organiques utilisés en chirurgie pour refermer les plaies ; laminaires stériles ;
hémostatiques résorbables stériles pour la chirurgie ou l’art dentaire.

[Link].00 Réactifs destinés à la détermination des groupes ou des facteurs sanguins

Préparations opacifiantes pour examens radiographiques ; réactifs de diagnostic conçus pour


[Link].00
être employés sur le patient.

[Link].00 Ciments et autres produits d’obturation dentaire, ciments pour la réfection osseuse

[Link].00 Trousses et boîtes de pharmacie garnies, pour soins de première urgence

[Link].00 Préparations chimiques contraceptives à base d’hormones ou de spermicides

[Link].00 Films pour rayons X

[Link].00 Pellicules pour rayons X

[Link].00 Milieux de culture préparés pour le développement des micro-organismes

[Link].00 Réactifs de diagnostic ou de laboratoire sur support etc.

Ex.[Link] Poche d’urine en matière plastique

[Link].00 Biberons

Ex.[Link] Bassin de lit en matière plastique

[Link].00 Préservatifs

[Link].00 Tétines et similaires

[Link].00 Poires à injections, poires compte-gouttes et similaires

[Link].00 Gants pour chirurgie

[Link].10 Moustiquaires imprégnées

Ex.[Link] Biberons

[Link].00 Verres de lunetterie médicale

[Link].00 En quartz ou en autre silice fondus

En autre verre d’un coefficient de dilatation linéaire n’excédant pas 5 x 10-6 par Kelvin entre 0° C
[Link].00
et 300° C.

[Link].00 Stérilisateurs médicaux

87.13 Fauteuils roulants et autres véhicules pour invalides

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[Link].00 Sans mécanisme de propulsion

[Link].00 Autres

[Link].00 De fauteuils roulants ou d’autres véhicules pour invalides

Microscopes optiques, y compris les microscopes pour la photo micrographie, la


90.11
cinéphotomicrographie ou la microprojection.

[Link].00 Microscopes stéréoscopiques

Autres microscopes, pour la photo micrographie, la cinéphotomicrographie ou la


[Link].00
microprojection.

[Link].00 Autres microscopes

[Link].00 Parties et accessoires.

90.12 Microscopes autres qu’optiques et diffractographes.

[Link].00 Microscopes autres qu’optiques et diffractographes

[Link].00 Parties et accessoires.

Instruments et appareils pour la médecine, la chirurgie, l’art dentaire ou l’art vétérinaire, y


compris les appareils de scintigraphie et autres appareils électromédicaux ainsi que les appareils
90.18
pour tests visuels. - Appareils d’electrodiagnostic (y compris les appareils d’exploration
fonctionnelle ou de surveillance de paramètres physiologiques) :

[Link].00 Électrocardiographes

[Link].00 Appareils de diagnostic par balayage ultrasonique (scanners)

[Link].00 Appareils de diagnostic par visualisation à résonance magnétique

[Link].00 Appareils de scintigraphie

[Link].00 Autres

Appareils à rayons ultraviolets ou infrarouges - Seringues, aiguilles, cathéters, canules et


[Link].00
instruments similaires :

[Link].00 Seringues, avec ou sans aiguilles

[Link].00 Aiguilles tubulaires en métal et aiguilles à sutures

[Link].00 Autres

[Link].00 Tours dentaires, même combinés sur une base commune avec d’autres équipements dentaires

[Link].00 Autres

[Link].00 Autres instruments et appareils d’ophtalmologie

[Link].00 Autres instruments et appareils.

Articles et appareils d’orthopédie, y compris les ceintures et bandages médico-chirurgicaux et les


béquilles ; attelles, gouttières et autres articles et appareils pour fractures ; articles et appareils
90.21 de prothèse ; appareils pour faciliter l’audition aux sourds et autres appareils à tenir à la main, à
porter sur la personne ou à implanter dans l’organisme, afin de compenser une déficience ou
une infirmité. Prothèses articulaires et autres appareils d’orthopédie ou pour fractures dont :

[Link].00 Prothèses articulaires

[Link].00 Autres

[Link].00 Dents artificielles

[Link].00 Autres

[Link].00 Autres articles et appareils de prothèse

[Link].00 Appareils pour faciliter l’audition aux sourds, à l’exclusion des parties et accessoires

[Link].00 Stimulateurs cardiaques, à l’exclusion des parties et accessoires

[Link].00 Autres.

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Appareils à rayons X et appareils utilisant les radiations alpha, bêta ou gamma, même à usage
médical, chirurgical, dentaire ou vétérinaire, y compris les appareils de radiophotographie ou de
radiothérapie, les tubes à rayons X et autres dispositifs générateurs de rayons X, les générateurs
90.22
de tension, les pupitres de commande, les écrans, les tables, fauteuils et supports similaires
d’examen ou de traitement. - Appareils à rayons X, même à usage médical, chirurgical, dentaire
ou vétérinaire, y compris les appareils de radiophotographie ou de radiothérapie ;

[Link].00 Appareils de tomographie pilotés par une machine automatique de traitement d’information.

[Link].00 Autres, pour l’art dentaire

[Link].00 Autres, pour usages médicaux, chirurgicaux ou vétérinaires

[Link].00 A usage médical, chirurgical, dentaire ou vétérinaire

[Link].00 Tubes à rayons X

[Link].00 Autres, y compris les parties et accessoires.

[Link].00 Thermomètres et Pyromètres, à liquide, à lecture directe et autres


[ NB 2 - Liste des matériels agricoles et leurs pièces détachées exonérés de la TVA (Arrêté n°360 du 30 septembre
2004)]
NTD Désignation des produits tarifaires et marchandises

39.17 Tuyaux et accessoires

Rampe d’abreuvement avec ou sans accessoires destinés à l’élevage des lapins et abreuvoirs
39.26
automatiques destinés à l’agriculture

40.11.92 Pneumatiques pour roues motrices de tracteurs

40.11.92 Pneumatiques, autres pour roues, avant de tracteurs et semoirs

40.13.90 Chambre à air, autres pour remorques, tracteurs et semoirs

40.16.93 Conjoints en caoutchouc vulcanisé

Filets en nappes, en matières textiles synthétiques, de fabrication locale, pour la pêche en lagune ou en
56.08
eau douce et utilisés pour l’élevage des poissons (aquaculture)

68.11 Tuyaux et accessoires de tuyauterie en amiante-ciment

73.04 Tubes et tuyaux en fonte

73.05 Tubes et tuyaux en fer ou en acier B I

73.07 Tubes et tuyaux en fer ou en acier B III

Tubes et tuyauterie en fonte, ter ou acier grillages pour clôture, type « URSUS », hauteur maximale 120
73.14
cm, utilisés dans l’élevage ovin et grillages destinés à la fabrication des cages à lapin

73.15 Chaînes et chaînettes en fer, avec sangle, destinés à l’élevage porcin

Ouvrages en fonte pour canalisation d’eau abreuvoirs-bols, abreuvoirs-poussoirs complets, auges,


capots, nourrisseurs emboutis, en fonte, fer ou acier, destinés à l’élevage porcin ; mangeoires en tôle
73.25
galvanisée et cages métalliques (batteries) non automatiques, pour pondeuses, destinées à
l’aviculture ; mangeoires en tôle galvanisée et abreuvoirs en inox, destinés à l’élevage des lapins

74.11 Tubes et tuyaux en cuivre

74.12 Accessoires de tuyauterie en cuivre

76.08 Tubes et tuyaux en aluminium

76.09 Accessoires de tuyauterie en aluminium

82.01.50 Ciseaux palmistes

82.01.90 Machettes agricoles

84.13 Pompes nues à commande mécanique

Pompes à moteur incorporé (moto-pompes, turbo-pompes, électro-pompes). Parties et pièces


84.14
détachées des pompes ci-dessus énumérées

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84.24 Appareils d’arrosage tels que tourniquets, canons d’arrosage, etc.

Autres appareils mécaniques à projeter, disperser ou pulvériser des matières liquides ou en poudre à
84.24
moteur - Poudreuses à moteur

Autres appareils mécaniques à projeter, disperser ou pulvériser des matières liquides ou en poudre
84.24
NDA - Poudreuses à prise de force

Appareils mécaniques à projeter des produits insecticides, fongicides, herbicides et similaires moteur -
84.24
Pulvérisateur à moteur

Autres appareils mécaniques à projeter des produits insecticides, fongicides, herbicides et similaires à
84.24.81
moteur - Pulvérisateur à prise de force

84.24.81 Appareils mécaniques pour l’arrosage à moteur

84.24.81 Matériel d’irrigation

84.24.81 Pompes de pulvérisation

84.24.89 Autres appareils mécaniques pour l’arrosage

84.24.90 Autres parties et pièces détachées des n°84.24, 84.24.81, 84.24.81, 84.24.89 et 84.24

84.24.90 Parties matériel d’irrigation

84.25.01 Tarares et machines similaires

Autres machines, appareils et engins pour la récolte, l’abattage des produits agricoles, à main, à
84.25.02
traction animale

84.28 Autres appareils de levage et manutention pour l’agriculture-chargeur frontal tracteur

84.29 Autres parties et pièces détachées du n°84.28 pièces de chargeur (sauf Verrin Tuyau Hyd)

84.29.59 Chargeur frontal

84.31 Niveleuse

Parties et pièces détachées du n°84.31

84.32 Charrues à socs, à disques et autres engins agricoles à socs et à disques

Autres machines, appareils et engins agricoles et horticoles

Autres appareils et engins pour l’agriculture et l’horticulture


84.32
Parties et pièces détachées des machines et matériels du n°84.32

84.32.10 Pulvérisateur

84.32.29 Rotocultivateur

84.32.29 Gyrobroyeur

84.32.29 Parties machines agricoles

84.32.40 Épandeur d’engrais

84.32.80 Autres machines et appareils agricoles

84.32.80 Sous-soleuse

84.32.90 Parties et pièces détachées des machines des n°84.32

Autres machines, appareils et engins pour la récolte, l’abattage des produits agricoles, à main, à
84.33 traction animale. Autres machines, appareils et engins pour la récolte, l’abattage des produits agricoles,
autres. Parties et pièces détachées des machines, appareils et engins du n°84.33.60

84.33.20 Faucheuses à disques

84.33.51 Moissonneuse batteuse

84.33.52 Autres machines et appareils pour le battage

84.33.59 Autres machines et appareils pour la récolte

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84.33.60 Trieurs à œufs, à fruits et autres produits agricoles

84.36 Éleveuses à gaz et batteries automatiques pour l’élevages des volailles et des poules pondeuses

Machines, appareils et engins pour la minoterie, pour la préparation des grains avant moulure Autres
84.37 machines, Appareils et engins pour la minoterie pour le traitement des céréales et des légumes secs

Parties et pièces détachées de machines et appareils du n°84.37

84.37.10 Décortiqueuses

84.37.80 Broyeur

84.81 Vannes en fonte ou en acier pour réseaux d’irrigation

Autres articles de robinetterie et similaires non dénommés : sucettes d’abreuvement pour l’élevages
84.81.80
des animaux.

87.01 Machines agricoles

87.01.10 Motoculteurs

87.01.30 Tracteurs à chenilles d’une puissance de 66 kW à 110 kW exclus

87.01.30 Tracteur à chenilles pour l’agriculture

Tracteurs et chenilles d’une puissance de 110 kW et plus. Tracteurs agricoles à roues, puissance
inférieure à 30 kW : moins de 40 CV. Tracteurs agricoles à roues, puissance de 30 kW inclus à 55 kW
87.01.90
exclus entre 40 et 75 CV. Tracteurs agricoles à roues d’une puissance de 55 kW et plus au-dessus de 75
CV

87.01.90 Autres tracteurs pour l’agriculture

Remorques et semi-remorques à bennes basculantes capacité moins ou égale 6 m 3, poids égal ou plus
87.04 1.600 kg. Remorques et semi-remorques à bennes basculantes capacité moins ou égale 6 m3, poids
moins 1.600 kg.

87.08 Parties et pièces détachées de remorques et semi-remorques des n°87.01.10 et 87.04

87.14.43 Autres remorques et semi-remorques à bennes basculantes, plus de 6 m 3

87.16 Remorques agricoles

87.16.21 Remorques et semi-remorques à usage agricoles

87.16.90 Partie de remorques à usage agricoles

90.26 Manomètres pour la mesure de la pression de l’eau dans les canalisations

3) Exportations et opérations assimilées

Art.356.- Sont exemptés de la TVA, les exportations de biens et les services assimilés à des exportations.

Art.357.- (L.F.2022, L.F.2023, L.F.2024) Sont assimilés à des exportations :

1) Les opérations de construction, de transformation, de réparation, d’entretien, d’affrètement et de location


portant sur les bâtiments de mer ivoiriens et étrangers de la marine marchande, les bateaux affectés à la pêche
professionnelle maritime, les bateaux de sauvetage et d’assistance, ainsi que la fourniture de tous articles et
produits destinés à être incorporés dans ces mêmes bâtiments et bateaux ou utilisés pour leur exploitation.

2) Les opérations consistant dans la vente d’engins et filets de pêche ainsi que la fourniture de tous les articles et
produits destinés aux bateaux pratiquant la pêche professionnelle maritime.

3) Les prestations de services suivantes :

a) les opérations effectuées par les commissionnaires agréés en douane et inhérentes à l’exportation, au
transit ou transbordement de marchandises ainsi que les commissions de transit portant sur des
marchandises en transit ou transbordement ;

b) la manutention terre portant sur les marchandises exportées ou en transit, ainsi que :

le déchargement du véhicule apportant la marchandise au port d’embarquement ;

le transport des marchandises pour leur transfert depuis les magasins ou les aires de
stationnement jusqu’au quai d’embarquement.

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4) Les prestations de services effectuées pour les besoins directs des navires de commerce maritime, des bateaux
utilisés pour l’exercice d’une activité industrielle en haute mer, des bateaux de sauvetage et d’assistance en mer.

La liste de ces prestations est fixée comme suit :

a) pilotage ;

b) amarrage ;

c) remorquage ;

d) location de portiques ;

e) séjour des bateaux ;

f) utilisation des installations portuaires ;

g) assistance et sauvetage de navires et de bateaux ;

h) entretien du navire et du matériel de bord ;

i) gardiennage et services de prévention et de lutte contre l’incendie ;

j) usage des installations aménagées pour la réception des passagers et des marchandises ;

k) usage des installations destinées à l’avitaillement des navires ;

l) visites de sécurité, examen des carènes, expertises techniques ;

m) expertises ayant trait à l’évaluation des dommages subis par des navires.

Toutes les autres prestations non visées par le présent paragraphe restent soumises à la TVA, conformément aux
dispositions des articles 339 et suivants du présent Code.

5) Les prestations de services effectuées pour les besoins directs de la cargaison des bateaux désignés au
paragraphe 1 du présent article et dont la liste est fixée comme suit :

a) les opérations de manutention bord, ces opérations comprenant :

les opérations de chargement et de déchargement des bateaux ;

les opérations de manutention à bord accessoires au chargement, déchargement, transbordement,


y compris les manipulations à bord du bateau.

b) la location de matériel pour le chargement ou le déchargement des bateaux ;

c) le gardiennage de la marchandise à bord des bateaux ;

d) les opérations des consignataires maritimes et agents maritimes ;

e) les opérations portant sur la vérification et la certification du poids des conteneurs destinés à
l’exportation.

6) Les opérations de construction, de transformation, de réparation, d’entretien, d’affrètement et de location


portant sur des aéronefs utilisés par des compagnies de navigation aérienne dont les services à destination ou en
provenance de l’étranger représentent au moins 80 % de leur chiffre affaires, ainsi que la fourniture de tous articles
et produits destinés à être incorporés dans ces aéronefs.

7) Les prestations de services effectuées pour les besoins directs des aéronefs désignés à l’alinéa 6 du présent
article, et de leur cargaison, dont la liste est fixée comme suit :

a) atterrissage ;

b) usage des dispositifs d’éclairage ;

c) stationnement, amarrage et abri des aéronefs ;

d) usage des installations aménagées pour la réception des passagers et des marchandises ;

e) usage des installations destinées à l’avitaillement des aéronefs ;

f) opérations techniques afférentes à l’arrivée, au stationnement et au départ des aéronefs ;

g) opérations de nettoyage, d’entretien et de réparation des aéronefs et des matériels et équipements de


bord ;

h) gardiennage et services de prévention et de lutte contre l’incendie ;

i) visites de sécurité, expertises techniques ;

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j) relevage et sauvetage des aéronefs ;

k) opérations des consignataires d’aéronefs et agents aériens ;

l) expertises ayant trait à l’évaluation des dommages subis par des aéronefs.

8) Les prestations effectuées pour les besoins directs de la cargaison des aéronefs désignés au paragraphe 6 ci-
dessus dont la liste est fixée comme suit :

a) embarquement et débarquement des passagers et de leurs bagages ;

b) chargement et déchargement des aéronefs ;

c) manutention des marchandises accessoires au chargement et déchargement des aéronefs ;

d) opérations d’assistance aux passagers, opérations relatives à l’enregistrement des passagers et à celui de
leurs bagages ;

e) émission et réception des messages de trafic ;

f) opérations de trafic et de transit correspondance ;

g) locations de matériels et équipements nécessaires au trafic aérien et utilisés sur l’aire des aéroports ;

h) locations de contenants et de matériels de protection de marchandises ;

i) gardiennage des marchandises ;

j) magasinage des marchandises nécessaires au transport par voie aérienne ;

k) expertise ayant trait à l’évaluation des dommages subis par les passagers et les marchandises.

9) Les livraisons de biens destinés à l’avitaillement des bateaux et des aéronefs désignés aux paragraphes 1 et 6 ci-
dessus.

10 et 11) Abrogés

12) Les ventes de biens réalisées par les magasins de vente hors taxes y compris celles effectuées par les magasins
sous-douane situés dans le hall « Arrivée » des aéroports internationaux.

13) Les prestations de services visées à l’article 352, non utilisées en Côte d’Ivoire effectuées pour le compte
d’entreprises n’ayant pas d’installation professionnelle en Côte d’Ivoire lorsqu’elles ne sont pas imposables en Côte
d’Ivoire à l’exclusion des opérations citées aux points 6 et 7 dudit article.

14) Abrogé

15) Les ventes de sacs de jute et de sisal aux exportateurs et aux sociétés opérant dans la filière du café et du cacao
qui sont exclusivement destinés au conditionnement desdits produits.

16) Les ventes d’emballages aux exportateurs de produits agricoles, ainsi qu’aux exportateurs de produits agricoles
transformés y compris les produits de la pêche, qui sont exclusivement destinés au conditionnement des produits
effectivement exportés ou aux sociétés opérant dans la filière du café et du cacao.

Section 5 - Assiette, taux, fait générateur et exigibilité

1) Assiette de la taxe

Art.358.- 1) Pour la liquidation de l’impôt, le chiffre d’affaires comprend, outre le prix principal de la marchandise
ou du service, les frais accessoires tels que les frais de commission, d’emballage, de transport et d’assurance
demandés par le fournisseur à l’acheteur ou au preneur, ainsi que le montant des droits de douane, et toutes
autres taxes applicables aux produits ou au service, à l’exception de la TVA elle-même. Toutefois, les taxes prévues
aux articles 403 à 411 ci-dessous ne sont pas comprises dans la valeur imposable des produits fabriqués en Côte
d’Ivoire.

2) Les ristournes, remises et rabais accordés par notes d’avoir par les fabricants, les importateurs, les grossistes et
demi-grossistes sont réputés nets de TVA. Ils ne constituent donc pas une diminution du chiffre d’affaires
imposable à la TVA.

3) En ce qui concerne les livraisons à soi-même visées à l’article 345 ci-dessus, la valeur imposable est déterminée :

a) pour les biens prélevés, par leur prix de revient ;

b) pour les prestations de services, par le montant des dépenses engagées pour leur réalisation ;

c) pour les utilisations de biens, par la valeur de l’opération.

4) La base d’imposition des ventes faites par les négociants de biens d’occasion, d’œuvres d’art, d’objets de

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collection ou d’antiquité à l’exception des engins de chantier, est constituée par la différence entre le prix de vente
et le prix d’achat de chaque bien exprimés hors TVA.

Les engins de chantier visés au paragraphe précédent sont les suivants :

les bouteurs (bulldozer), les bouteurs biais (chargeuses sur pneus) et les bouteurs sur chenilles (chargeuses
sur chenilles) ;

les autres pelles mécaniques, excavateurs, chargeuses, pelleteuses (tractopelle) ;

les chargeuses et chargeuses pelles à chargement frontal ;

les niveleuses (finisher / asphaltfinisher) ;

les compacteuses et rouleaux compresseurs ;

les grues/camions grue ;

les tombereaux ;

les tombereaux articulés (camions articulés).

5) En ce qui concerne les opérations de crédit-bail, lorsqu’en fin de contrat, l’option d’achat est levée par le preneur,
l’assiette de la taxe est constituée par le prix de cession hors taxes convenu et par le prix de cession en cas de vente
à un tiers.

En cas de cession à un tiers, la taxe est perçue à un taux calculé pour être appliqué à la valeur imposable de la
marchandise, TVA non comprise.

2) Taux

Art.359.- (L.F.2021, L.F.2023, L.F.2024) Pour la détermination de la TVA, telle que prévue par le présent Livre, il est
fait application du taux de 18 % sur une base hors taxe.

Le taux prévu au paragraphe ci-dessus est réduit à 9 % pour :

le lait à l’exclusion des yaourts et de tout autre produit laitier ;

le lait infantile ainsi que les préparations alimentaires composites homogénéisées destinées aux
nourrissons ;

les pâtes alimentaires à base de semoule de blé dur à 100 % ;

les produits pétroliers ;

la viande importée en dehors de la zone CEDEAO ;

le riz de luxe.

Art.360.- Abrogé

3) Fait générateur et exigibilité

Art.361.- (L.F.2022) 1) Le fait générateur de la taxe se produit :

a) pour les ventes de biens meubles corporels, lors de la livraison des biens ;

b) pour les prestations de services, les travaux immobiliers et les ventes à consommer sur place, lors de
l’exécution des services et des travaux ;

c) pour les prestations de services qui donnent lieu à l’établissement de décomptes ou à des encaissements
successifs, au moment de l’expiration des périodes auxquelles ces décomptes ou encaissements se
rapportent ;

d) pour les ventes ou fournitures de télécommunication prepaid, lors de la facturation.

2) La taxe est exigible :

a) Pour les ventes de biens meubles corporels, lors de la livraison des biens.

b) Pour les prestations de services, les travaux immobiliers, les ventes à consommer sur place, les ventes ou
fournitures d’eau, d’électricité, de gaz et de télécommunications, lors de l’encaissement ou de l’inscription en
compte courant, des avances, des acomptes, du prix ou de la rémunération.

En ce qui concerne les prestations de services entre personnes ayant un lien de dépendance, après une période de
deux ans sans paiement de la prestation à compter de la comptabilisation de l’opération dans un compte de
charges ou au crédit d’un compte de tiers.

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Pour les ventes ou fournitures de télécommunication prepaid, lors de la facturation.

c) Les redevables qui réalisent des opérations pour lesquelles l’exigibilité est constituée par l’encaissement
peuvent, sur autorisation expresse du directeur général des Impôts, être autorisés à acquitter la taxe d’après leurs
débits.

L’option ainsi exercée prend effet à compter du premier jour du mois suivant celui au cours duquel l’autorisation
est accordée.

Cette option n’est révocable qu’à la fin du troisième exercice suivant celui au cours duquel elle est exercée, après
information de l’administration par simple lettre circonstanciée.

Section 6 - Règles de déductions

1) Principe de déduction

Art.362.- 1) Les assujettis au régime de la TVA sont autorisés à déduire du montant de cette taxe afférente à leurs
opérations, la TVA ayant grevé les achats et les importations de biens acquis pour les besoins de leurs
exploitations, et qu’ils affectent exclusivement à la fabrication et à la vente de produits soumis à la même taxe ou
exportés.

2) Ces assujettis ne peuvent bénéficier d’aucune déduction du chef d’acquisition de biens et services affectés à la
fabrication et à la vente de produits exonérés ou placés hors du champ d’application de la TVA, même si ces
produits sont exportés.

3) En ce qui concerne les biens affectés concurremment à la fabrication et à la vente de l’une ou de l’autre des
catégories de produits définis aux paragraphes précédents, la détaxation est réduite au prorata de la valeur des
seuls produits visés au paragraphe 1 du présent article. Cette valeur est déterminée en fonction des opérations de
l’exercice pendant lequel les biens ont été acquis. Sous réserve de régularisation, elle peut être provisoirement
déterminée en fonction des opérations de l’exercice précédent.

Nonobstant les dispositions des alinéas ci-dessus, les acquisitions de biens et services par les entreprises agricoles,
pastorales et industrielles intégrées qui sont affectés exclusivement à l’activité agricole ou pastorale ouvrent
intégralement droit à déduction.

Art.363.- Le bénéfice de la déduction est réservé aux redevables légalement assujettis au régime de la TVA ainsi
qu’aux redevables ayant opté pour leur assujettissement à cette taxe, conformément aux dispositions de l’article
348 du présent Code.

Art.364.- Les assujettis au régime de la TVA sont autorisés, après que la taxe soit devenue exigible au sens des
dispositions de l’article 361 du présent Code, à déduire chaque mois de la TVA applicable à leurs opérations de
vente ou de prestations de services :

le montant de celle qui figure sur leurs factures d’achat de matières ou produits visés à l’article 365 du
présent Code, ou qui a été acquittée lors de l’importation des mêmes matières ou produits ;

le montant de la taxe sur les opérations bancaires portant sur les agios bancaires et sur tous les autres frais
et services exposés par les entreprises, pour les besoins de leur exploitation ;

le montant de la taxe sur les opérations bancaires supportée lors de l’acquisition de devises par les bureaux
de change manuel relevant d’un régime réel d’imposition.

2) Biens et opérations ouvrant droit à déduction

Art.365.- Ouvrent droit à déduction, dans les conditions prévues à l’article 364 du présent Code :

1) Les achats et les importations portant sur :

les matières premières et produits entrés intégralement ou pour une partie de leurs éléments dans la
composition de produits ou objets passibles de la TVA et les marchandises destinées à être revendues en
l’état ;

les matières ou produits ne constituant pas un outillage qui, normalement et sans entrer dans le produit
fini, sont détruits ou perdent leurs qualités spécifiques au cours d’une seule opération de fabrication.

Pour les produits pétroliers, seuls ouvrent droit à déduction, le pétrole utilisé pour le fonctionnement des usines et
les produits noirs (gas-oil, fuel-oil 180, distillate diesel oil) à l’exclusion des produits utilisés comme carburant dans
les véhicules de transport.

Toutefois, ouvrent droit à déduction, les produits pétroliers utilisés par les entreprises de transport ayant effectué
l’option prévue à l’article 348 du présent Code.

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Cette déduction s’exerce dans la limite de 95 % de la TVA supportée figurant sur la facture d’achat délivrée par une
compagnie de distribution à l’exclusion des stations-service.

Ouvrent également droit à déduction, le gaz utilisé comme combustible pour le fonctionnement des usines, ainsi
que le gas-oil, les huiles et les graisses utilisés par les entreprises du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP)
pour le fonctionnement de leurs engins, à l’exclusion des produits destinés aux véhicules de tourisme et au
transport des personnes.

En ce qui concerne les entreprises des BTP, cette déduction est limitée à 95 % de la TVA supportée figurant sur la
facture d’achat.

2) Les achats, importations et livraisons à soi-même portant sur des biens autres que ceux visés au paragraphe 1
du présent article opérés pour les besoins de l’exploitation ; les biens donnant lieu à ces déductions sont inscrits
dans la comptabilité de l’entreprise pour leur prix d’achat ou de revient diminué des déductions y afférentes.

Les modalités d’application des dispositions du présent paragraphe sont déterminées aux articles 362 à 373 du
présent Code qui fixent également les exclusions et restrictions qui peuvent être apportées aux déductions
prévues par ces dispositions.

Art.366.- Ouvrent également droit à déduction :

dans les mêmes conditions et sous les mêmes réserves, les achats et importations opérés par des
personnes effectuant des livraisons à l’exportation ;

dans les conditions prévues à l’article 364, les prestations de services sous réserve des exclusions prévues
aux articles 362 à 373 du présent Code.

Art.367.- Les sociétés de crédit-bail régulièrement agréées sont autorisées à déduire de la TVA dont elles sont
redevables sur leurs loyers, la TVA ayant grevé le matériel cédé, même si ce dernier se trouve réglementairement
exclu du droit à déduction ; la présente disposition ne peut avoir pour effet de diminuer le montant de la taxe
normalement exigible si le matériel était vendu directement.

Art.368.- Les entreprises de location de véhicules sont autorisées à exercer un droit à déduction à l’occasion de
l’acquisition, de l’entretien de véhicules exclusivement destinés à la location.

Les entreprises de transport public de personnes et de marchandises ayant opté pour leur assujettissement à la
taxe sont également autorisées à exercer un droit à déduction à l’occasion de l’acquisition des pièces de rechange
et des réparations des véhicules exclusivement destinés au transport public.

Art.369.- Le droit à déduction est également accordé pour les opérations suivantes :

les exportations de biens, dont la livraison serait imposable si elle était effectuée en Côte d’Ivoire ;

les services assimilés à des exportations ;

les prestations de services liées aux biens placés sous le régime douanier du transit ;

les livraisons, les transformations, les réparations, l’entretien, l’affrètement et les locations de bateaux
destinés à une activité de pêche, une activité industrielle ou commerciale exercée en haute mer, les
livraisons, locations, réparations et entretien des objets qui leur sont incorporés ou qui servent à leur
exploitation, les livraisons de biens destinés à leur avitaillement, ainsi que les prestations de services
effectuées pour les besoins directs de ces bateaux et de leur cargaison ;

les livraisons, les transformations, les réparations, l’entretien, l’affrètement et les locations d’aéronefs,
utilisés par des compagnies de navigation aérienne pratiquant essentiellement un trafic international
rémunéré, les livraisons, locations, réparations et entretien des objets qui leur sont incorporés ou qui
servent à leur exploitation, les livraisons des biens destinés à leur avitaillement, ainsi que les prestations de
services effectuées pour les besoins directs de ces aéronefs et de leur cargaison ;

les acquisitions d’immobilisations et de pièces détachées affectées exclusivement à l’activité agricole ou


pastorale des entreprises agricoles, pastorales et industrielles intégrées. Cette disposition s’applique
également aux fournitures de services de réparation à ces mêmes entreprises.

Art.370.- Les biens ouvrant droit à déduction comprennent :

les investissements et équipements mobiliers ou immobiliers inscrits en comptabilité à un compte


d’immobilisation ;

les services et autres biens directement ou indirectement utilisés pour les fabrications ou à l’occasion des
ventes et dont l’acquisition constitue des charges de l’entreprise.

Ne sauraient toutefois ouvrir droit à déduction, les catégories de biens définies aux articles 372 et 373 du présent

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Code.

Art.371.- Les négociants de biens d’occasion, d’œuvres d’art, d’objets de collection ou d’antiquité à l’exception des
engins de chantier ne sont autorisés à exercer des droits à déduction, dans les conditions prévues aux articles 365
et suivants du présent Code, qu’en ce qui concerne leurs acquisitions d’une part, de biens constituant des
immobilisations et d’autre part, de biens meubles corporels utilisés exclusivement pour la réparation et la remise
en état des biens vendus.

Les engins de chantier visés au paragraphe précédent sont les suivants :

les bouteurs (bulldozer), les bouteurs biais (chargeuses sur pneus) et les bouteurs sur chenilles (chargeuses
sur chenilles) ;

les autres pelles mécaniques, excavateurs, chargeuses, pelleteuses (tractopelle) ;

les chargeuses et chargeuses pelles à chargement frontal ;

les niveleuses (finisher / asphaltfinisher) ;

les compacteuses et rouleaux compresseurs ;

les grues/camions grue ;

les tombereaux ;

les tombereaux articulés (camions articulés).

3) Exclusions

Art.372.- N’ouvrent pas droit au bénéfice des déductions visées à l’article 365 du CGI :

1) Les immeubles autres que :

les bâtiments et locaux à usage industriel et assimilés ;

les bâtiments administratifs et commerciaux.

Toutefois, ne sont pas visés par cette limite de temps, les travaux de réfection d’immeubles à usage commercial et
de bureau des entreprises qui relèvent d’un régime réel d’imposition dont les immobilisations ont été détruites ou
endommagées suite à la guerre survenue le 19 septembre 2002 et qui sont réalisés au cours des deux premiers
exercices suivant l’année de la constatation effective des destructions.

2) Les véhicules, autres que :

les moyens internes de manutention, les véhicules spéciaux ;

les véhicules de tourisme dont la puissance fiscale n’excède pas 12 chevaux ainsi que les véhicules à deux
roues dont le prix d’acquisition n’excède pas 3.000.000 FCFA hors taxes ;

les véhicules utilitaires quelle que soit leur charge utile ;

les véhicules acquis par les entreprises de transport ayant exercé l’option prévue à l’article 348 du présent
Code et qui sont affectés au transport public de personnes et de marchandises.

3) Les objets de mobilier.

4) Les opérations bancaires effectuées à titre personnel pour le compte des dirigeants de l’entreprise.

5) Les services se rattachant à des biens exclus : location, entretien et réparation de matériel, locaux, objets ou
véhicules n’ouvrant pas droit à déduction.

6) Les frais d’hôtel et de restaurant, à l’exception de la fourniture de repas sur les plates-formes pétrolières.

7) Les frais de représentation.

8) Les frais de carburant pour véhicules autres que ceux affectés au transport public de personnes et de
marchandises par les entreprises de transport ayant effectué l’option prévue à l’article 348 du présent Code.

9) Les prestations de réparation et de maintenance des véhicules de fonction des dirigeants des sociétés
pétrolières, de gardiennage de leurs domiciles ainsi que les prestations diverses fournies aux consultants auxquels
les sociétés pétrolières ont recours.

Art.373.- N’ouvre également pas droit à déduction, la taxe ayant grevé les achats, travaux ou services dont le
montant est supérieur à 250.000 FCFA et dont le règlement est effectué en espèces.

4) Détermination de la taxe déductible - Régularisation

Art.374.- La déduction est opérée dans les conditions et selon les modalités prescrites par l’article 364 du présent

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Code.

Elle porte, sous réserve des dispositions de l’article 362-3 du présent Code :

sur la totalité de la TVA mentionnée distinctement sur les factures d’achat ou acquittée lors du
dédouanement des biens importés directement par les utilisateurs ;

sur la totalité de la taxe acquittée, le cas échéant, lors de la livraison faite à lui-même par un assujetti d’un
bien utilisé pour les besoins de son exploitation. Toutefois, dans la mesure où il s’agit d’un bien défini au
paragraphe 1 de l’article 362 du présent Code, l’assujetti est, par dérogation aux dispositions de l’article 344
du même Code, dispensé d’acquitter la taxe sur la valeur du bien. Dans cette hypothèse, la déduction porte
sur la taxe ayant grevé l’achat ou l’importation des matières premières et produits utilisés à sa fabrication.

Art.375.- 1) Les assujettis au régime de la TVA opèrent les déductions sous leur responsabilité et sont tenus de
justifier de l’affectation réelle des biens dont l’acquisition a ouvert droit à déduction.

Toute déduction injustifiée donnera lieu à répétition du montant de la taxe irrégulièrement imputée sans
préjudice, le cas échéant, de l’application des pénalités prévues au LPF.

2) Lorsque, par suite d’une modification intervenue dans l’activité de l’entreprise, les conditions prévues à l’article
362-1 ne se trouvent plus réunies, et notamment en cas de cessation d’entreprise, de cession séparée à titre
onéreux ou gratuit d’éléments de l’actif, d’abandon de la qualité d’assujetti à la TVA, d’affectation d’un bien à une
destination n’ouvrant pas droit ou n’ouvrant plus droit à déduction, les redevables auront à reverser :

s’il s’agit de biens non soumis à amortissement, le montant de la TVA imputée lors de l’acquisition de ces
biens, à concurrence de la partie de ces biens demeurant en stock lors de l’événement motivant la
répétition de la taxe ;

s’il s’agit d’un bien soumis à amortissement, une fraction de la même taxe calculée au prorata du temps
d’amortissement restant à courir.

La régularisation de la TVA n’est pas exigée lorsque les biens non amortissables ont fait l’objet de destruction par
incendie, inondation, pillage ou saccage.

En ce qui concerne les immobilisations, la fraction de la TVA déduite et qui correspond à la partie non amortie de
l’immobilisation, ne donne pas lieu à régularisation en cas de destruction par incendie, inondation, pillage ou
saccage.

La destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage peut être justifiée par tout moyen de droit.

En cas de cession globale de l’entreprise, le reversement de taxe indiqué ci-dessus ne sera pas exigé du cédant,
mais le cessionnaire sera tenu, en ses lieu et place, des mêmes obligations en ce qui concerne les biens cédés
ayant ouvert droit à déduction au profit du cédant.

Le reversement est effectué par le redevable à la date fixée pour son plus prochain versement de taxes sur le
chiffre d’affaires, ou au plus tard, le 15 du mois suivant l’événement. Tout retard ou toute irrégularité sera
sanctionné dans les conditions prévues au LPF.

3) Les redevables qui prennent la position d’assujetti à la TVA sont autorisés à déduire dans les conditions prévues
à l’article 362 du présent Code, une part calculée au prorata du temps d’amortissement.

Les biens déjà amortis, ainsi que les autres biens ne donnant pas lieu à amortissement, détenus à la date de la
prise de position d’assujetti, n’ouvrent droit à aucune déduction.

Art.376.- Les assujettis au régime de la TVA sont tenus d’indiquer distinctement sur la déclaration qu’ils souscrivent
pour le paiement de cette taxe, la valeur nette des biens soumis à amortissement et pour lesquels ils ont bénéficié
de la déduction de taxe.

Art.377.- Les dispositions des articles 363, 370 et 374 à 376 du présent Code sont applicables dans les mêmes
conditions et sous les mêmes réserves, aux achats et importations de biens affectés à la réalisation de prestations
de services placées sous le régime de la TVA.

Art.378.- En ce qui concerne les redevables qui ne sont pas passibles de la TVA sur la totalité de leurs opérations,
ces déductions sont réduites au prorata de la valeur des produits soumis à cette taxe ou exportés.

Art.379.- Dans le cas où le fournisseur de biens ou de services n’acquitterait pas la taxe portée sur ses factures, le
bénéficiaire de la déduction sera considéré comme solidairement responsable du paiement des droits s’il s’avère
que le fournisseur n’est pas identifié au répertoire de la DGI.

Art.380.- Par dérogation aux dispositions qui précèdent, les producteurs de plantes et fleurs, de bananes et
d’ananas, assujettis au régime de la TVA par option dans les conditions prévues par l’article 348 précédent, sont
exclus du régime des droits à déduction réels lorsque leur chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises n’excède

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pas 150.000.000 FCFA.

Leurs droits à déduction mensuels sont fixés forfaitairement à un pourcentage du montant de leur chiffre
d’affaires toutes taxes comprises effectivement réalisé et déclaré au titre de chaque mois.

Ce pourcentage est fixé à :

5 % pour les bananes ;

5,5 % pour les ananas ;

6 % pour les plantes et fleurs.

Art.381.- (L.F.2023) Les déductions de taxes qui n’auraient pas été effectuées dans le délai prévu par l’article 364
précédent, peuvent néanmoins l’être dans les douze mois à compter de la date d’exigibilité.

5) Remboursement

Art.382.- Les déductions susvisées ne peuvent aboutir au remboursement même partiel de la taxe ayant grevé un
produit déterminé, sauf dans les cas suivants :

1° opérations à l’exportation et assimilées ;

2° cessation d’entreprise ;

3° investissements réalisés par les entreprises industrielles assujetties au régime de la TVA ;

4° opérations de crédit-bail ;

5° investissements réalisés par les entreprises agréées au Code des investissements ;

6° acquisitions de biens d’investissement ouvrant droit à déduction pour une valeur supérieure à
40.000.000 F toutes taxes comprises ;

7° opérations passibles de la taxe au taux réduit ;

8° opérations bénéficiant d’une exonération conventionnelle, ainsi que celles effectuées avec les membres
des missions diplomatiques et assimilées, en application des règles de réciprocité.

Art.382 bis.- (L.F.2021) Il est institué une procédure accélérée de remboursement des crédits de TVA pour :

les entreprises réalisant au moins 75 % de leur chiffre d'affaires à l'exportation, autre que par voie
terrestre ;

les banques et établissements financiers dans le cadre strict de leurs opérations de crédit-bail.

Sont éligibles à ladite procédure, les entreprises remplissant les conditions ci-après :

souscrire régulièrement ses déclarations de TVA ;

n'avoir pas fait l'objet d'une procédure de redressement ayant révélé des pratiques frauduleuses.

Art.383.- (L.F.2022) Les demandes de remboursement des crédits de TVA doivent être adressées au Directeur
général des Impôts, au plus tard à la fin de la deuxième année suivant celle au cours de laquelle les crédits ont été
constitués.

En ce qui concerne les contribuables détenteurs de crédits éligibles au remboursement constitués dans le délai de
3 ans anciennement prévu par le dispositif mais dont les demandes n’ont pas été introduites dans ce délai, ils sont
autorisés à déclarer leurs stocks de crédits au titre de cette période, auprès de leur service des Impôts de gestion
au plus tard le 30 juin 2022.

Les crédits qui n’ont pas fait l’objet de demande de remboursement dans le délai prévu à l’alinéa précédent, ne
peuvent plus donner lieu à remboursement.

Les entreprises nouvellement admises à la procédure de remboursement des crédits de TVA sont tenues de
déclarer le stock de crédits de taxe existant au moment de leur éligibilité, au moyen d’un imprimé conforme au
modèle prescrit par l’administration. Le remboursement des crédits déclarés est subordonné au contrôle préalable
par les services compétents de la DGI.

Les demandes de remboursement régulièrement présentées sont instruites dans un délai maximum de deux mois
à compter de leur date de réception.

Pour les entreprises éligibles à la procédure accélérée, l’instruction des demandes est faite dans un délai maximum
de quinze jours.

Le remboursement s’effectue dans un délai de huit jours suivant la date de réception de l’ordre de paiement.

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Art.383 bis.- (L.F.2022, L.F.2024) Sont mises en œuvre par voie de remboursement :

1) Supprimé

2) Les exonérations contenues dans le Code des investissements.

3) Les exonérations relatives aux opérations réalisées dans le cadre des conventions signées par le Gouvernement
ivoirien avec des entreprises privées ; toutefois, en ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des
grandes Entreprises, lorsque lesdits contrats ou conventions prévoient l’exonération par voie d’une attestation, la
mise en œuvre de cette exonération est subordonnée à la production préalable au fournisseur, d’une attestation
d’exonération, délivrée par les services compétents de la Direction générale des Impôts. Cette attestation dont la
validité ne peut excéder la durée du contrat ou de la convention est annuellement renouvelable. Pour chaque
opération d’achat de biens et de services, une copie de l’attestation d’exonération, authentifiée par l’apposition d’un
sticker sécurisé, doit être délivrée au fournisseur par le bénéficiaire de l’exonération. Les fournisseurs de biens ou
services doivent produire en même temps que leur déclaration de TVA, un imprimé réglementaire comportant la
liste nominative des clients ayant bénéficié de l’exonération et indiquant la nature des biens et services ainsi que
les montants facturés.

Les entreprises bénéficiaires de biens et services exonérés doivent produire au plus tard le 10 du mois suivant
chaque trimestre, la liste nominative de leurs fournisseurs sur un imprimé réglementaire faisant apparaître la
nature et les montants des biens et services acquis en exonération de la taxe.

4) Les exonérations relatives aux frais généraux exposés par la Société Ivoirienne de Raffinage et par la Société
Multinationale de Bitumes, jusqu’en 2020.

Les modalités du remboursement de la TVA visé au paragraphe ci-dessus sont fixées par arrêté du Ministre des
finances.

La procédure d’exonération par voie d’attestation est maintenue pour :

5) Les privilèges fiscaux des missions diplomatiques et consulaires, des organisations internationales et assimilées
ainsi que ceux consacrés par les règles de réciprocité.

6) Abrogé

Un Comité de suivi, d’évaluation et de contrôle des biens et services exonérés dans le cadre de ces programmes,
ainsi que les quantités de matériaux de construction produites par les unités industrielles intégrées, dont les
modalités de fonctionnement seront définies par arrêté conjoint du Ministre de l’économie et des finances et du
Ministre en charge du logement, sera créé à cet effet.

La constatation de la non-conformité des quantités nécessaires à la réalisation d’un programme de logement social
entraîne la résiliation et le reversement immédiat de l’intégralité du montant de la TVA ayant fait l’objet
d'exonération par voie d’attestation, sans préjudice des sanctions prévues par le LPF.

La procédure d’exonération par voie d’attestation concerne également l’exonération dont bénéficient les
entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton, de l’anacarde et du karité créées,
réimplantées ou rouvertes en zones Centre, Nord et Ouest.

Art.383 ter.- 1) Il est créé une régie de remboursement des crédits de TVA.

La régie, gérée par un comptable public, est alimentée par affectation de 12 % du montant total de la TVA déposé
par le Receveur des grandes Entreprises, le Receveur des Enquêtes et Vérifications fiscales, les receveurs des
moyennes Entreprises, le Receveur des Douanes de l’Aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et le Receveur
principal des Douanes, sur le compte dénommé « TVA » ouvert à cet effet dans les livres de la BCEAO au nom de
l’Agent comptable central du Trésor (ACCT).

L’ACCT, titulaire dudit compte, donne un ordre de virement à la BCEAO.

La BCEAO exécute journellement l’ordre de virement en transférant 10 % du montant du compte « TVA », sur le
compte de la Régie ouvert dans les livres de la Banque nationale d’Investissement (BNI).

2) Les demandes de remboursement de crédits sont introduites auprès du directeur général des Impôts.

Le remboursement est ordonnancé par le directeur général des Impôts et exécuté par le régisseur.

3) Les modalités de remboursement, les pièces et documents à produire à l’appui de la demande de


remboursement sont fixés par arrêté du Ministre des finances.

En ce qui concerne les stocks de crédits non ordonnancés et de crédits ordonnancés non remboursés existant
avant la date d’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2006, ils seront remboursés au plus tard le 31 décembre 2012.

Les modalités de remboursement de ces crédits sont déterminées par le directeur général du Trésor et de la

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Comptabilité publique.

[ NB - Modalités de remboursement des crédits de TVA :

1) Voir le décret n°808 du 11 décembre 1991 modifié par le décret n°93-676 du 19 août 1993

2) Voir l’arrêté n°22/FAEP du 8 janvier 1962

3) Article 7 L.F.2006

Il est institué une procédure accélérée de remboursement des crédits de TVA pour certaines entreprises.

Sont éligibles à ladite procédure, les entreprises remplissant conditions ci-après :

souscrire régulièrement ses déclarations de TVA ;

réaliser à l’exportation au moins 75 % du chiffre d’affaires ;

ne pas avoir fait l’objet d’une procédure de redressement ayant révélé des pratiques frauduleuses. ]

Section 7 - Obligations

1) Établissement des factures

Art.384.- Tout redevable de la taxe qui livre des biens ou rend des services à un autre redevable ou à toute autre
personne est tenu de délivrer une facture.

Les factures doivent obligatoirement faire apparaître distinctement, outre les mentions prévues à l’article 144 du
LPF :

les prix hors taxes des biens livrés ou des services rendus ;

le taux et le montant de la TVA facturée.

Pour les entreprises de ventes à rayons multiples qui effectuent des opérations au détail, les tickets ou tickets de
caisse tiennent lieu de facture.

Art.385.- Les factures qui ne comportent pas les mentions visées à l’article ci-dessus n’ouvrent pas droit à
déduction de la TVA se rapportant aux biens et services facturés.

Le vendeur qui mentionne cette taxe, lorsqu’elle n’est pas effectivement payée, en est réputé personnellement
débiteur et tombe sous le coup des sanctions édictées par le LPF.

La mise en circulation de factures irrégulièrement libellées est punie d’une amende dans les limites prévues à
l’article 168 du LPF.

2) État des taxes déductibles

Art.386.- Un état présentant le détail des déductions effectuées sera joint à la déclaration prévue à l’article 437 du
présent Code.

Cet état fera ressortir :

a) En ce qui concerne les achats sur place et les prestations de services :

le nom ou la raison sociale et le numéro de compte contribuable du fournisseur ;

les références et le montant de la facture ;

le montant de la taxe déductible acquittée par le client et mentionné sur ladite facture en application de
l’article 384 du présent Code.

b) En ce qui concerne les importations, en plus des mentions précédentes :

le numéro de la déclaration de mise en consommation ou de sortie d’entrepôt ;

les références de la quittance délivrée par le service des douanes ;

le montant de la TVA mentionné sur cette quittance.

Le défaut de production de l’état précité ainsi que la production d’un état erroné ou comportant des mentions
incorrectes entraîne, sans préjudice des autres sanctions prévues par le LPF, la réintégration des déductions
opérées.

Les entreprises sont autorisées à produire cet état sur un support magnétique.

Section 8 - Retenues de TVA par les exportateurs (Abrogé)

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Art.387.- Abrogé

Section 9 - Application de la TVA à l’importation

Art.388.- Sous réserve des dispositions de l’article 390 du présent Code, les importations en Côte d’Ivoire sont
soumises à la TVA en ce qui concerne les marchandises passibles de cette taxe en vertu de l’article 339 du présent
Code.

Le fait générateur de la TVA est la mise à la consommation ; le redevable est le déclarant en douane.

Art.389.- A l’importation, la valeur imposable est celle qui est retenue par le service des douanes pour la
perception des droits d’entrée, addition faite desdits droits, des taxes perçues avec les droits de douane à
l’exclusion de la TVA effectivement acquittée au moment de l’importation.

La TVA est perçue à un taux calculé pour être appliqué à la valeur imposable de la marchandise, TVA non comprise.

Sont assimilées à des importations toutes les mises à la consommation en Côte d’Ivoire de marchandises issues de
l’un des régimes suspensifs de droits de douane, notamment usine exercée, entrepôt, admission temporaire,
transit, transbordement.

Art.390.- Les produits visés à l’article 355 du présent Code sont, à l’importation, exemptés dans les mêmes
conditions et sous les mêmes réserves, de la TVA.

Sont en outre exonérées de cette taxe à l’importation, les marchandises placées sous l’un des régimes suspensifs
de droits de douane ci-après : entrepôt, admission temporaire, transit, transbordement, ainsi que sous le régime
du dépôt de douane.

Chapitre 2 - Régime simplifié

Section 1 - Règles d’imposition

Art.391.- Les personnes physiques ou morales soumises au régime du réel simplifié d’imposition en matière
d’impôt sur les BIC sont soumises en matière de TVA à un régime simplifié d’imposition.

Art.392.- Sauf dispositions contraires, les règles fixées par les articles 339 et suivants sont applicables au régime
simplifié d’imposition.

Section 2 - Obligations comptables et déclaratives

Art.393.- Les redevables soumis au régime simplifié ont la faculté de tenir la comptabilité simplifiée prévue à
l’article 49.

Ils doivent obligatoirement tenir un livre coté et paraphé par la DGI sur lequel ils inscrivent jour après jour, sans
blanc ni rature, le montant de chacune de leurs opérations en faisant apparaître d’une manière distincte :

les opérations non soumises à la TVA ;

les opérations soumises à la TVA.

Chaque inscription doit indiquer la date, la désignation sommaire des objets vendus, du service rendu ou de
l’opération imposable, ainsi que le prix.

Pour chaque opération ayant donné lieu à l’émission d’une facture ou d’un document en tenant lieu et comportant
mention de la TVA, l’indication de la date et du numéro de la facture, du nom et de l’adresse du client, du montant
hors taxe de l’opération, du montant de la TVA au taux exigible facturé et du montant taxe comprise de l’opération,
est obligatoire.

Chaque acquisition de biens, services et travaux doit donner lieu à l’indication de son montant, de la TVA
correspondante, ainsi que le nom, l’adresse et le numéro de compte contribuable du fournisseur.

Art.394.- (L.F.2023) Abrogé

TITRE 2 - TAXE SUR LES OPÉRATIONS BANCAIRES

Chapitre 1 - Opérations imposables

Art.395.- Sont soumises à la taxe sur les opérations bancaires (TOB), les opérations qui se rattachent aux activités

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bancaires, financières et d’une manière générale, au commerce des valeurs et de l’argent, à l’exception des
opérations de crédit-bail et de transfert d’argent.

Chapitre 2 - Territorialité

Art.396.- Le lieu d’imposition des opérations bancaires et financières et notamment celles qui se rattachent au
commerce des valeurs et de l’argent, ainsi que les prêts d’argent effectués par des assujettis, est réputé se situer à
l’endroit où le preneur a établi le siège de son activité économique ou un établissement stable pour lequel la
prestation de services a été rendue ou à défaut, au lieu de son domicile ou de sa résidence habituelle.

Chapitre 3 - Exonérations

Art.397.- Les principes d’exonération prévus à l’article 354 du présent Livre sont applicables en matière de TOB.

Art.398.- (L.F.2024) Sont exonérés de la TOB :

1) Les agios sur les lignes de crédits ou prêts consentis par les banques étrangères aux établissements de crédit
ivoiriens, à la condition que ces mêmes crédits ou prêts ne soient pas utilisés par lesdits établissements pour leurs
besoins personnels, ainsi que les intérêts des prêts et avances que les établissements de crédits locaux s’accordent
entre elles. Il en est de même pour ceux consentis à ces mêmes établissements par la BCEAO.

2- a) Les prêts consentis par les institutions financières à caractère mutualiste ou coopératif agréées, à leurs
adhérents.

2-b) Les prêts consentis par les banques locales aux institutions financières à caractère mutualiste ou coopératif
agréées.

3- a) Les prêts à court terme dits « prêts de soudure » d’un montant maximum cumulé de 300.000 FCFA par
bénéficiaire, accordés aux petits agriculteurs qui mettent leur exploitation directement en valeur ainsi qu’aux
petits commerçants et prestataires de services.

3-b) Les prêts bancaires aux primo-accédants pour l’acquisition de logements à caractère économique et social de
programmes immobiliers agréés.

L’éligibilité à l’exonération est subordonnée aux conditions prévues à l’article 355-42 du présent Code.

4) Les agios afférents à la mobilisation par voie de réescompte ou de pension, des effets publics ou privés figurant
dans le portefeuille des banques, des établissements financiers et des organismes publics ou semi-publics,
habilités à réaliser des opérations d’escompte, ainsi que ceux afférents à la première négociation des effets
destinés à mobiliser les prêts consentis par les mêmes organismes.

5) Les intérêts ou revenus des titres émis à l’occasion de la conclusion de convention de travaux à paiement différé,
par le Trésor Public, et, le cas échéant, par les organismes publics ou parapublics dont la liste sera fixée par décret.

6) Les prêts consentis par les banques et établissements financiers à l’État de Côte d’Ivoire en 2003 et 2004.

7) Les intérêts des bons de caisse, lorsqu’ils ont effectivement fait l’objet de la retenue de 25 % visée à l’article 90 du
présent Code.

8) Les services bancaires et financiers rendus, ainsi que les intérêts des prêts consentis à l’Institut Africain pour le
Développement Économique et Social (INADES).

9) Les opérations de collecte de l’épargne et de distribution du crédit des structures exerçant dans le domaine de la
microfinance quelle que soit leur forme juridique, y compris les paiements d’intérêts sur les crédits obtenus par les
membres de ces institutions.

10) Les produits, les plus-values et les transactions se rapportant aux titres d’État émis par les États membres de
l’UMOA en représentation des concours consolidés de la BCEAO.

11) Abrogé

12) Les intérêts des crédits promoteurs accordés aux entreprises de construction de logements à caractère
économique et social. L’exonération est subordonnée aux conditions prévues à l’article 6 bis du présent Code.

13) Les intérêts de prêts accordés de 2010 à 2012, par les banques aux entreprises nouvelles, réimplantées ou
rouvertes en zones Centre, Nord et Ouest.

14) Les prêts accordés pour l’installation d’unités de transformation de produits agricoles en produits finis,
bénéficiant de l’agrément du directeur général des Impôts au titre d’un programme d’investissement à la
transformation de produits agricoles visé par l’article 1145 du présent Code.

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15) Les intérêts des prêts accordés aux entreprises privées, aux inventeurs et innovateurs nationaux pour leurs
activités de recherche, de développement et d’innovation ainsi qu’aux entreprises du secteur des énergies
renouvelables pour l’acquisition de biens et équipements en matière d’énergies renouvelables, sur une période de
trois ans suivant l’année du début des investissements.

Cette exonération est permanente en ce qui concerne les intérêts des prêts en faveur des organismes de recherche
et n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues au Code des Investissements.

Art.399.- Sont exemptés de la TOB, les exportations et les services assimilés à des exportations.

Art.400.- Sont assimilées à des exportations :

les prestations de services directement liées à des opérations d’exportation de biens ou produits rendues
par les banques et les établissements financiers aux entreprises relevant de l’impôt sur les BIC, à l’exception
des intérêts pour prêts ou avances qui demeurent taxables ;

les prestations visées à l’article 395 ci-dessus lorsqu’elles ne sont pas imposables en Côte d’Ivoire.

Chapitre 4 - Taux

Art.401.- (L.F.2022) Le taux de la TOB est de 10 % sur une base hors taxes.

Pour les petites et moyennes entreprises définies à l’article 113 du présent Code, ainsi que pour les entreprises
exerçant exclusivement dans le secteur de la micro-assurance quel que soit leur chiffre d’affaires, le taux de la taxe
sur les opérations bancaires applicable aux agios bancaires des crédits qui leur sont consentis pour les besoins de
leurs activités, est de 5 % sur une base hors taxes.

Chapitre 5 - Autres règles d’imposition

Art.402.- Les dispositions relatives à l’assiette, au fait générateur, à l’exigibilité et au paiement, ainsi que les règles
de facturation, de contrôle, et les sanctions relatives à la TVA sont également applicables à la TOB.

Partie 2 - Autres taxes indirectes

TITRE 1 - DROITS D’ACCISES

Chapitre 1 - Taxe de consommation sur les produits pétroliers

Section 1 - Biens et opérations imposables

Art.403.- Il est perçu une taxe de consommation sur toutes les importations et cessions de produits pétroliers
effectuées à titre onéreux ou à titre gratuit et réalisées aux conditions de livraison en Côte d’Ivoire.

Art.404.- Sont notamment imposables les cessions effectuées par les maisons principales à leurs entrepôts ou
organismes de détail.

Sont assimilés à des cessions, les prélèvements effectués par les commerçants pour leurs besoins propres.

Sont assimilées à des importations, les cessions effectuées par les usines de raffinage bénéficiant du régime
d’usine exercée, aux entreprises de distribution de produits pétroliers.

Section 2 - Exemptions

Art.405.- Sont exemptés :

1° les produits imposables ayant déjà supporté la taxe en Côte d’Ivoire ;

2° les produits non énumérés à l’article 408 ci-dessous ;

3° les fuels « Ordoil » et « Bunker C » livrés et consommés en l’état ;

4° le distillate diesel oil utilisé dans les centrales thermiques de l’EECI ;

5° le white spirit et les essences spéciales destinées à un usage industriel et ne pouvant être utilisées
comme carburants ;

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6° les carburants livrés aux ambassades étrangères en République de Côte d’Ivoire dans la limite du
contingent qui leur est fixé annuellement ;

7° les carburants destinés aux activités de pêche sous des conditions définies par arrêté du Ministre de
l’économie et des finances ;

8° le gasoil utilisé par les entreprises permissionnaires ou cessionnaires de l’activité de remorquage et de


sauvetage en mer.

Section 3 - Fait générateur et exigibilité

Art.406.- La taxe est due à l’importation ou dès la première cession dans les conditions fixées aux articles 403 et
404 ci-dessus.

Le fait générateur de la taxe est constitué, soit par la mise à la consommation en cas d’importation soit par la
livraison en cas de cession proprement dite soit par le prélèvement en cas de livraison à soi-même.

Pour les produits importés, la taxe est perçue par le service des douanes dans les mêmes conditions et sous les
mêmes sûretés que les droits de douanes.

Section 4 - Base d’imposition et tarifs

Art.407.- La base imposable est déterminée d’après le nombre de litres ou de kilogrammes de produits vendus,
livrés ou importés.

Art.408.- Les tarifs de la taxe de consommation sur les produits pétroliers sont les suivants :

Par litre à 15°C

super carburant et essences spéciales : 157,40 F

essence auto : 141,20 F

gaz-oil : 37,80 F

carburéacteur : Exonéré

pétrole lampant : 2,80 F

essence pour aérodynes : Exonéré

huiles minérales : 15,00 F

Par kilogramme :

distillate Diesel-Oil (DDO) : 50,50 F

distillate Diesel-Oil exonéré (DDO ad) : 1,50 F

fuel-oil domestique : 1,50 F

fuel-oil léger : 1,50 F

fuel-oil lourd 1 (FO 180) : 1,50 F

graisses consistantes : 15,00 F

Section 5 - Obligations des redevables

Art.409.- Tout redevable doit tenir un livre comptable paraphé par la DGI faisant ressortir nettement en nature et
quantité :

1° les stocks au 1 er janvier de chaque année ;

2° les entrées inscrites au jour le jour ;

3° les sorties également inscrites au jour le jour.

Art.410.- Les organismes qui font profession de stocker les carburants pour le compte des assujettis sont tenus de
fournir à la DGI, au plus tard le 15 de chaque mois, les renseignements suivants concernant les opérations réalisées
au cours du mois précédent par chacun de leurs clients :

1) Quantité de carburant reçue :

a) essence

b) gaz-oil et fuel-oil

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c) pétrole lampant

2) Quantité de carburant livrée :

a) essence

b) gaz-oil et fuel-oil

c) pétrole lampant

3) Stock comptable :

a) essence

b) gaz-oil et fuel-oil

c) pétrole lampant

Section 6 - Affectation de la taxe sur les produits pétroliers à usage routier

Art.411.- Le produit de la taxe de consommation sur les produits pétroliers à usage routier est reversé à hauteur
de 25 % au Fonds d’Entretien Routier.

Les produits pétroliers visés à l’alinéa ci-dessus sont : le gaz-oil, l’essence auto et le super carburant.

Les compagnies pétrolières sont tenues de reverser auprès du receveur des impôts au plus tard le 15 de chaque
mois au titre du mois précédent, 25 % de la taxe afférente aux produits visés à l’alinéa 2 ci-dessus.

Le titre de paiement, à l’appui de la déclaration est libellé à l’ordre de « Fonds d’Entretien Routier ».

Le receveur des impôts reverse les sommes perçues dans un compte spécial dénommé « Fonds d’Entretien
Routier » ouvert dans les livres de la BCEAO.

Chapitre 2 - Taxe spéciale sur la consommation d’eau

Art.412.- 1) Il est institué à partir du 1 er avril 1994, une taxe dite taxe spéciale sur la consommation d’eau, se
substituant à la surtaxe et à la redevance développement prévues par le décret n°93-874 du 17 novembre 1993
portant fixation du prix et du tarif de vente de l’eau et détermination des conditions d’application du régime des
branchements sociaux.

2) Le tarif de la taxe est fixé par décret.

3) La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la TVA.

4) Le produit de la taxe, recouvré conformément aux dispositions du paragraphe 3 précédent, et versé sur deux
comptes spéciaux ouverts dans les livres du Trésor Public, sera exclusivement destiné d’une part, à couvrir les
investissements en travaux neufs, les travaux de renouvellement des installations et réseaux concédés et les frais
d’établissement des branchements sociaux et d’autre part, à assurer le service de la dette du secteur de l’eau et le
règlement des dépenses relatives à l’entretien des réseaux d’assainissement.

[ NB - Voir le décret n°94-657 du 14 décembre 1994 portant Tarif de la taxe spéciale sur la consommation d’eau ]

Chapitre 3 - Taxes spéciales frappant certains produits

Section 1 - Personnes et opérations imposables

Art.413.- Il est perçu en Côte d’Ivoire, quelle que soit la situation des personnes imposables au regard de l’article
339 du présent Code, une taxe spéciale sur les livraisons effectuées à titre onéreux ou à titre gratuit et portant sur
les produits énumérés à l’article 418 ci-après.

Le produit de la taxe spéciale est affecté au Trésor Public.

Art.414.- Les importations ou introductions en Côte d’Ivoire ainsi que les prélèvements effectués par tout fabricant
pour ses besoins propres sont considérés comme opérations imposables.

En ce qui concerne les importations ou introductions, le débiteur légal est le déclarant en douane.

Section 2 - Exemptions

Art.415.- Sont exemptés de la taxe :

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les produits ayant déjà supporté la taxe en Côte d’Ivoire ;

les produits expédiés hors de Côte d’Ivoire ;

les produits destinés à être incorporés dans un produit fabriqué, lui-même passible de la taxe.

Dans ces deux derniers cas, les produits importés ou introduits en Côte d’Ivoire devront être accompagnés d’un
acquit à caution dans les conditions prévues par les règlements douaniers.

Art.416.- Sont exonérés :

les produits médicamenteux alcoolisés ;

les cartouches destinées aux forces militaires et de police.

Section 3 - Fait générateur

Art.417.- Le fait générateur de la taxe est constitué par la livraison, le prélèvement, l’importation, l’introduction ou,
en ce qui concerne les produits taxables fabriqués en Côte d’Ivoire, la sortie d’usine.

Section 4 - Bases d’imposition et tarifs

Art.418.- (L.F.2021, L.F.2022, L.F.2023, L.F.2024) Le tableau ci-dessous énumère les produits imposables et les taux
qui leur sont applicables :

I. Boissons alcoolisées :

1° champagne : 40 %

2° vins ordinaires : 35 %

3° vins mousseux et vins AC et assimilés : 40 %

4° bières et cidres : 17 %

5° autres boissons alcoolisées titrant moins de 35° d’alcool : 40 %

6° autres boissons alcoolisées titrant 35° d’alcool et plus : 45 %

Pour l’application des dispositions ci-dessus, les boissons obtenues à partir d’un mélange d’alcool et de boisson
sucrée, dont la teneur en alcool n’excède pas 9°, sont considérées comme des bières.

II. Boissons non alcoolisées à l’exclusion de l’eau :

1° boissons énergétiques : 14 %

2° autres boissons non alcoolisées : 14 %

III. Tabacs : cigares, cigarillos, cigarettes, tabac à fumer, autres tabacs et succédanés de tabacs, la cigarette
électronique, les pipes et leurs parties, les préparations pour pipes, les produits et les matériels de la chicha et de
la cigarette électronique : 42 % du prix de vente

IV. Cartouches :

cartouche chargée, douille amorcée ou amorce : 12 F.

V. Abrogé

VI. Abrogé

VII. Marbres et véhicules de tourisme dont la puissance est supérieure ou égale à 13 chevaux, produits de
parfumerie et cosmétiques

marbres : 10 %

véhicules de tourisme dont la puissance est supérieure ou égale à 13 chevaux : 10 %.

1) Produits de beauté et cosmétiques :

les produits de beauté ou de maquillage préparés et préparations pour l’entretien ou les soins de la peau,
autres que les médicaments, y compris les préparations antisolaires et les préparations de bronzage, pour
bain et douche et préparations pour manucure ou pédicure ;

les préparations capillaires : shampoing, préparations pour l’ondulation ou le défrisage permanent, les
laques pour cheveux et autres préparations destinées à être appliquées sur les cheveux telles que les
brillances, les huiles, les pommades, les fixateurs, les teintures et les produits décolorants pour cheveux,
les rince-crèmes ;

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les parfums.

2) Autres produits :

les produits d’extension, ou de rajout de cheveux ;

les mèches.

Le taux de la taxe est fixé à 10 %. Ce taux est porté à 15 % en ce qui concerne les produits de beauté et
cosmétiques contenant de l’hydroquinone.

Art.419.- (L.F.2021) La base imposable est déterminée :

1) Pour les champagnes, les vins, bières, cidres, boissons alcoolisées, boissons non alcoolisées et tabacs : d’après le
prix de vente sortie-usine, à l’exclusion de la TVA.

En ce qui concerne les tabacs, ce prix de vente ne peut être inférieur à 15.000 FCFA.

2) Pour les cartouches : d’après le nombre de cartouches chargées, douilles amorcées ou amorces.

3) Pour les produits importés, la base imposable est déterminée d’après la valeur taxable en douane augmentée de
tous les droits et taxes de douane, à l’exclusion de la TVA, majorée de 25 %.

Les intrants importés notamment le vin, ne sont pas compris dans la base imposable et ne supportent pas la
majoration visée au paragraphe ci-dessus.

En ce qui concerne les tabacs importés, la base imposable est déterminée d’après la valeur taxable en douane,
augmentée de tous les droits et taxes de douane, à l’exclusion de la TVA.

Cette valeur ne peut être inférieure à :

15.000 FCFA les 1.000 cigarettes pour les produits fabriqués dans un État lié à la Côte d’Ivoire par un accord
d’union douanière ;

20.000 FCFA les 1.000 cigarettes pour les produits fabriqués dans un État non lié à la Côte d’Ivoire par un
accord d’union douanière.

4) Pour les produits de beauté, cosmétiques et autres produits fabriqués en Côte d’Ivoire : d’après le prix de vente
sortie-usine, à l’exclusion de la taxe sur la valeur ajoutée.

Section 5 - Obligations

Art.420.- Les fabricants redevables de la taxe spéciale doivent tenir un livre comptable paraphé par la DGI faisant
ressortir par catégorie de produits taxables :

1° les stocks au 1 er janvier de chaque année ;

2° les fabrications inscrites au jour le jour ;

3° les sorties également inscrites au jour le jour.

Chaque année, avant le 1 er mars, ils sont tenus de remettre à la DGI, un état récapitulatif résumant les écritures de
ce livre comptable et présentant :

a) le relevé par mois des quantités de produits taxables sorties d’usine au cours de l’année précédente ;

b) le montant des droits correspondants et les dates et références des versements effectués afférents à ces
droits.

Dans le cas du décès du redevable, de même que dans ceux de cession ou de cessation en totalité ou en partie de
l’entreprise, l’état prévu au paragraphe précédent doit être produit dans les six mois de la date du décès ou les dix
jours de la cession ou de la cessation.

Les fabricants de tabacs doivent communiquer avant toute mise en œuvre à la DGI, la composition des mélanges
utilisés dans leur fabrication.

TITRE 2 - TAXE SUR LA PUBLICITÉ ET LA COMMUNICATION AUDIOVISUELLE

Art.421.- Il est institué une taxe spéciale dite taxe sur la publicité, quels qu’en soient le support et le mode de
financement.

La taxe est due par les régisseurs des messages publicitaires ou à défaut, par les personnes qui en assurent la
diffusion. Elle est assise sur le message publicitaire au tarif de 3 %.

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Les messages publicitaires diffusés par les associations sportives reconnues par le Ministère en charge du sport
sont exonérés de la taxe.

La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la TVA à
laquelle elle ne se substitue pas.

Le produit de la taxe, recouvré conformément aux dispositions du paragraphe précédent, et versé sur un compte
ouvert dans les livres du Trésor Public, sera affecté à un fonds de soutien et de développement de la presse
ivoirienne.

Les modalités de fonctionnement et d’utilisation dudit fonds seront déterminées par arrêté conjoint des Ministres
en charge des finances et de la communication.

Art.421 bis.- (L.F.2022, L.F.2023) Il est institué une taxe sur la communication audiovisuelle à la charge des
entreprises qui diffusent en Côte d’Ivoire, quel que soit le moyen, la publicité par le canal des chaînes de télévision
ou de radio d’entreprises non-résidentes sur le territoire ivoirien.

Cette taxe est limitée à la publicité émise par les chaînes de télévision ou de radio non-résidentes en Côte d’Ivoire
et appartenant au même groupe d’entreprises que le diffuseur sur le territoire ivoirien.

Le tarif de la taxe est fixé à 20.000 FCFA par heure ou fraction d’heure de publicité diffusée.

La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la taxe sur
la valeur ajoutée à laquelle elle ne se substitue pas.

Le produit de la taxe est réparti entre le Budget de l’Etat, l’Autorité en charge de la Régulation de la Communication
audiovisuelle et l’Organe en charge du Développement des médias.

La quote-part revenant à chaque bénéficiaire est déterminée annuellement par arrêté du Ministre chargé du
Budget.

TITRE 3 - TAXE SUR LES CONTRATS D’ASSURANCES

Chapitre 1 - Opérations imposables

Art.422.- 1) Toute convention d’assurance ou de rente viagère, conclue avec une société ou compagnie
d’assurances ou avec tout autre assureur ivoirien ou étranger est soumise, quels que soient le lieu et la date
auxquels elle est ou a été conclue, à une taxe annuelle et obligatoire.

2) Le paiement de la taxe dispense des droits d’enregistrement et de timbre, tout écrit constatant la formation, la
modification ou la résiliation amiable d’une telle convention, ainsi que les expéditions, extraits ou copies qui en
sont délivrés quel que soit le lieu où ils sont ou ont été rédigés. L’enregistrement de ces écrits lorsque la formalité
est requise est gratis.

3) La taxe est perçue sur le montant des sommes stipulées au profit de l’assureur et de tous accessoires dont celui-
ci bénéficie directement ou indirectement du fait de l’assuré.

4) La perception de la taxe unique établie par le paragraphe 1 ci-dessus couvre le droit de timbre de quittance
exigible sur les reçus délivrés exclusivement pour constater le versement des primes ou des accessoires.

Chapitre 2 - Taux

Art.423.- (L.F.2022) Le taux de la taxe est fixé à :

1° 7 % pour les assurances contre les risques de toute nature de navigation maritime, fluviale ou aérienne ;

2° 25 % pour les assurances contre l’incendie ; ce taux est réduit de moitié pour les assurances des édifices
religieux ;

3° 5 % pour les contrats de rente viagère, y compris les contrats de rente différée de moins de trois ans ;

4° 0,1 % pour les assurances des crédits à l’exportation ;

5° 14,5 % pour le risque automobile ;

6° 8 % pour les assurances maladie individuelles. Ce taux est ramené à 3 % pour les assurances maladie de
groupe ;

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7° 14,5 % pour tous autres risques ; ce taux est ramené à 7 % pour les assurances des édifices religieux
contre le vol ;

8° les taux prévus aux points 1, 2, 3, 4, 6, et 7 du présent article sont réduits de moitié en ce qui concerne
les contrats de micro assurance, conclus avec les sociétés ou compagnies d’assurance classique ayant
obtenu l’agrément pour exercer l’activité de micro assurance ou avec les entreprises exerçant
exclusivement l’activité de micro assurance.

Les risques d’incendie couverts par les assurances ayant pour objet des risques de transport sont compris dans les
risques visés au 1 ou au 6 du présent article, suivant qu’il s’agit de transports par eau ou de transports terrestres.

[ NB - Voir l’arrêté n°382-MEF du 5 mars 1996 portant sur la Contribution des entreprises d’assurances ]

Chapitre 3 - Exemptions

Art.424.- Sont exonérés de la taxe :

1° les réassurances, sous réserve de ce qui est dit à l’article 425 ;

2° les assurances bénéficiant, en vertu de dispositions exceptionnelles, de l’exonération des droits de


timbre et d’enregistrement notamment les actes contre les accidents du travail, les actes ayant
exclusivement pour objet le service de l’assistance aux familles nombreuses et nécessiteuses, les actes
exclusivement relatifs au service de l’assistance médicale gratuite, les actes intéressant les sociétés de
secours mutuels approuvées, les unions de sociétés de secours mutuels, les actes intéressant les syndicats
professionnels ;

3° les assurances passées par les sociétés ou caisses d’assurances mutuelles agricoles et garantissant les
risques agricoles. Sont considérées comme présentant le caractère de risques agricoles, les assurances de
tous les risques des personnes physiques ou morales exerçant exclusivement ou principalement une
profession agricole ou connexe à l’agriculture, tels que éleveur, exploitant de bois, entrepreneur de travaux
agricoles, pisciculteur, ainsi que les assurances des risques des membres de leur famille et de leur
personnel et les assurances des risques qui par leur nature sont spécifiquement agricoles ou connexes ;

4° les contrats d’assurances de toute nature passés au bénéfice des sociétés de prévoyance et des sociétés
mutuelles de production rurale ;

5° les contrats d’assurances sur corps et facultés de navires de commerce, souscrits contre les risques de
toute nature de navigation maritime ;

6° les contrats d’assurances sur la vie et assimilés, y compris les contrats de rente différée de trois ans et
plus.

Art.425.- Sont dispensés de la taxe, tous autres contrats, si et dans la mesure où le risque se trouve situé hors de
Côte d’Ivoire ou ne se rapporte pas à un établissement industriel, commercial ou agricole sis en Côte d’Ivoire. A
défaut de situation matérielle certaine ou de rapport certain avec un établissement industriel, commercial ou
agricole, les risques sont réputés situés au lieu du domicile ou du principal établissement du souscripteur.

Toutefois, il ne peut être fait usage en Côte d’Ivoire de ces contrats, soit par acte public, soit en justice ou devant
toute autre autorité constituée, s’ils n’ont été préalablement soumis à la formalité du visa pour timbre et de
l’enregistrement.

Cette formalité est donnée moyennant le paiement de la taxe sur l’ensemble des sommes stipulées au profit de
l’assureur afférentes aux années restant à courir.

Les réassurances de risques visés dans le présent article sont soumises aux dispositions du présent article.
Toutefois, l’enregistrement des contrats préalablement à leur usage en Côte d’Ivoire ne motive la perception que si
et dans la mesure où il n’est pas justifié du paiement de la taxe sur les contrats d’assurances correspondants.

Chapitre 4 - Liquidation et paiement de la taxe

Art.426.- La taxe sur les contrats d’assurances est assise, liquidée, contrôlée et recouvrée selon les mêmes
procédures, sanctions et sûretés que les taxes sur le chiffre d’affaires.

Art.427.- Pour les conventions conclues avec les assureurs ivoiriens ou étrangers ayant en Côte d’Ivoire, soit leur
siège social, soit un établissement, une agence, une succursale ou un représentant responsable, la taxe exigible est
due par l’assureur ou son représentant responsable, ou par l’apériteur de la police si le contrat est souscrit par
plusieurs assureurs.

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Le montant des taxes afférentes aux primes et accessoires encaissés au cours d’un mois donné doit être versé au
plus tard le 15 du mois suivant, par les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition ou au plus tard le 20 du
mois suivant, par les entreprises prestataires de services relevant de la DGE ou des centres des moyennes
entreprises, auprès de la recette des impôts dont dépend le lieu du principal établissement au vu d’une déclaration
conforme au modèle prescrit par l’administration.

Les primes ou fractions de primes remboursées aux assurés consécutivement à l’annulation ou à la résiliation de
contrats viennent en déduction des sommes encaissées au cours du même mois. Le montant des sommes
remboursées qui excède le cas échéant le montant des sommes encaissées est reportable sur les opérations du ou
des mois suivants.

Art.428.- Pour les conventions avec les assureurs n’ayant en Côte d’Ivoire, ni établissement, ni agence, ni
succursale, ni représentant responsable, conclues par l’intermédiaire d’un courtier ou de toute autre personne qui,
résidant en Côte d’Ivoire, prête habituellement ou occasionnellement son entremise pour des opérations
d’assurances, la taxe est perçue pour le compte du Trésor, par l’intermédiaire pour toute la durée ferme de la
convention et versée par lui à la recette des impôts compétente de sa résidence sauf, s’il y a lieu, son recours
contre l’assureur. Le versement est effectué dans les quinze premiers jours du mois qui suit celui au cours duquel
la convention est conclue, sur production du relevé du répertoire prévu à l’article 433.

Toutefois, pour les conventions qui, ayant une durée ferme excédant une année, comportent la stipulation au
profit de l’assureur de sommes ou accessoires venant à échéance au cours des années autres que la première, la
taxe peut être fractionnée par an-née, si les parties l’ayant requis, il est fait mention de cette réquisition sur le
répertoire prévu à l’article 432 et sur le relevé dudit répertoire. L’intermédiaire n’est alors tenu au paiement que de
la taxe afférente aux sommes stipulées en faveur de l’assureur et de leurs accessoires qui viennent à échéance au
cours de la première année.

Art.429.- Dans les cas autres que ceux visés aux articles 427 et 428 ainsi que pour les années et périodes pour
lesquelles, dans les cas visés à l’article 428, l’intermédiaire n’est pas tenu au paiement de la taxe. Celle-ci est versée
par l’assuré à la recette des impôts compétente du lieu de son domicile ou de sa résidence, ou du lieu de la
situation matérielle ou présumée du risque, suivant les distinctions résultant de l’article 425, dans les trois
premiers mois de l’année qui suit celle où se place chaque échéance des sommes stipulées au profit de l’assureur,
sur déclaration faisant connaître la date, la nature et la durée de la convention, l’assureur, le montant du capital
assuré, celui des sommes stipulées au profit de l’assureur et de leurs accessoires et la date de leurs échéances.

Chapitre 5 - Obligations des assureurs

Art.430.- Dans tous les cas et nonobstant les dispositions de l’article 428, les assureurs, leur représentant
responsable, leurs agents, directeurs d’établissement ou de succursales ou leurs représentants, les courtiers et
intermédiaires et les assurés sont tenus solidairement pour le paiement de la taxe et des pénalités.

Art.431.- Les sociétés et compagnies d’assurances et tous autres assureurs, les courtiers et tous autres
intermédiaires visés à l’article 428 sont tenus de faire à la recette des impôts compétente du lieu où ils ont le siège
de leur principal établissement ou de leur résidence, avant de commencer leurs opérations, une déclaration
énonçant la nature de ces opérations et le nom du directeur de la société ou du chef de l’établissement.

Les sociétés et compagnies d’assurances ayant plusieurs agences sont tenues de faire une déclaration distincte à la
recette des impôts compétente du siège de chaque agence, en précisant le nom de l’agent.

Art.432.- Les assureurs étrangers sont tenus, en outre, de déclarer à la DGI le nom d’un représentant ivoirien
personnellement responsable de la taxe et des pénalités.

Art.433.- Les courtiers et intermédiaires visés à l’article 428 sont tenus d’avoir un répertoire non sujet au timbre,
mais coté, paraphé et visé par le juge compétent, sur lequel ils consignent, jour par jour, par ordre de date et sous
une série ininterrompue de numéros, toutes les opérations passées par leur entremise. Ils y mentionnent la date
de l’assurance, sa durée, le nom de l’assureur, les nom et adresse de l’assuré, la nature des risques, leur situation
réelle ou présumée selon les distinctions prévues à l’article 425, le montant des capitaux assurés ou des rentes
constituées, celui des sommes stipulées au profit de l’assureur et de leurs accessoires, les échéances desdites
sommes, le montant de la taxe qu’ils ont à verser au Trésor ou le motif pour lequel ils n’ont pas à verser ladite taxe,
et, le cas échéant, la réquisition de fractionnement prévue par le deuxième alinéa de l’article 428.

Art.434.- Pour les conventions comportant une clause de reconduction, il est fait mention de ladite clause dans la
colonne, de la durée. Les avenants, polices d’aliment ou d’application y portent une référence à la police primitive.

A la fin de chaque mois, le courtier ou l’intermédiaire établit un relevé du répertoire concernant le mois entier et
dépose le relevé à l’appui du versement prévu à l’article 428 à la recette des impôts compétente au plus tard le 15
du mois suivant.

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En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des Centres des Moyennes Entreprises, cette date est
fixée au 20 du mois suivant.

Art.435.- Les dispositions du présent chapitre ne portent pas atteinte aux dispositions en vigueur relatives au
contrôle et à la surveillance des assurances.

TITRE 4 - DISPOSITIONS COMMUNES

Chapitre 1 - Obligations déclaratives et comptables

Section 1 - Obligations déclaratives

Art.436.- Toute personne assujettie à l’une des taxes prévues au présent Livre doit en faire la déclaration auprès
de la DGI avant le commencement de ses opérations.

La déclaration devra comporter les mentions prévues à l’article 146 du LPF.

Tout changement qui aurait pour résultat de modifier les indications de la déclaration initiale devra être porté,
dans les dix jours, à la connaissance du service des impôts dont relève la personne assujettie.

Une déclaration est également obligatoire en cas de cessation d’entreprise.

Le défaut de déclaration est puni d’une amende fiscale de 500.000 FCFA.

Art.437.- (L.F.2022, L.F.2023) Tout redevable de l’une des taxes prévues au Livre 2 du présent Code est tenu de
remettre au plus tard le 15 du mois suivant, pour les contribuables soumis à un régime du réel d’imposition, à la
DGI, une déclaration indiquant le montant de ses opérations imposables et non imposables, le détail des
déductions réglementaires effectuées et le montant des taxes exigibles au titre du mois précédent.

En ce qui concerne les contribuables relevant de la DGE, la déclaration doit être déposée :

au plus tard le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et
minières ;

au plus tard le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales ;

au plus tard le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de services.

Les bases imposables aux taxes sur le chiffre d’affaires sont arrondies au millier de franc inférieur.

Lorsque la taxe due mensuellement est inférieure à 25.000 FCFA, les contribuables sont autorisés à déposer leur
relevé par trimestre.

En ce qui concerne les exploitants de plateformes de ventes en ligne ou de services numériques non établis sur le
territoire ivoirien, la déclaration des taxes exigibles au titre d’un mois est faite en ligne et à distance au plus tard le
15 du mois suivant, selon une procédure simplifiée mise en place par l’Administration fiscale.

Art.438.- (L.F.2022, L.F.2023) Tout redevable qui n’a pas déposé dans les délais légaux les déclarations visées à
l’article 437 est taxé d’office. Il est fait application en ce cas des sanctions prévues par le LPF.

En ce qui concerne les exploitants de plateformes de ventes en ligne ou de services numériques non établis sur le
territoire ivoirien, le non-dépôt dans les délais légaux des déclarations visées à l’article 437 entraîne, sans préjudice
des sanctions prévues au paragraphe précédent, la suspension de l’accès à la plateforme à partir du territoire
ivoirien.

Art.439.- (L.F.2022, L.F.2023) Les redevables sont tenus de joindre aux déclarations prévues à l’article 437 un
chèque bancaire barré ou un chèque postal, établi à l’ordre du receveur des impôts, d’un montant égal à celui des
taxes exigibles.

En ce qui concerne les exploitants de plateformes de ventes en ligne ou de services numériques non établis sur le
territoire ivoirien, le paiement des taxes exigibles est fait par voie électronique en ligne à l’appui de la déclaration,
selon une procédure simplifiée mise en place par l’Administration fiscale.

Section 2 - Obligations comptables

Art.440.- Toute personne assujettie à l’une ou plusieurs des taxes prévues au Livre 2 du présent Code devra tenir
une comptabilité régulière ou à défaut, un livre journal coté et paraphé par la DGI, sur lequel elle inscrit jour après
jour, sans blanc ni rature, le montant de chacune de ses opérations, en distinguant au besoin ses opérations
taxables et celles qui ne le sont pas. Le montant des opérations est totalisé en fin de mois.

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La tenue de cette comptabilité ou de ce livre journal ne dispense pas les redevables des taxes spéciales des
obligations édictées par les articles 409 et 420 ci-dessus.

Les livres ou pièces justificatives, notamment les factures d’achats, doivent être conservés pendant un délai de dix
ans à compter de la date de la dernière opération mentionnée sur le livre ou de la date à laquelle les pièces ont été
établies.

Les affaires faites entre commerçants et industriels donneront lieu obligatoirement à la délivrance d’une facture
faisant apparaître d’une manière distincte le montant de la taxe ou des taxes incluses dans le prix total.

Chapitre 2 - Redevables

Art.441.- Les taxes prévues par le Livre 2 du présent Code doivent être acquittées par les personnes qui réalisent
les opérations imposables.

Section 1 - Contribuables n’ayant pas d’installations professionnelles en Côte d’Ivoire

Art.442.- Lorsqu’une personne n’ayant pas d’établissement stable en Côte d’Ivoire et n’y résidant pas, y effectue ou
y fait effectuer des opérations imposables, celles-ci sont imposables en Côte d’Ivoire.

La taxe est acquittée par la personne intervenant en quelque qualité que ce soit pour le non-résident ou, à défaut,
par l’acheteur ou le bénéficiaire de la prestation de service qui sont solidairement responsables de son paiement.

Section 2 - Prorogation de délai

Art.443.- Les délais prévus au Livre 2 du présent Code pour le dépôt des déclarations et le paiement de l’impôt,
sont prorogés jusqu’au premier jour ouvrable qui suit, lorsque le dernier jour du délai est un jour non ouvrable.

Livre 3 - Droits d’enregistrement

Partie 1 - Généralités

TITRE 1 - FORMALITÉ DE L’ENREGISTREMENT

Chapitre 1 - Règles générales

Section 1 - Application des droits

Art.444.- Les droits d’enregistrement sont fixes, proportionnels ou progressifs, suivant la nature des actes et
mutations qui y sont assujettis.

La perception des droits est réglée d’après la forme extérieure des actes et la substance de leurs dispositions, sans
égard à leur validité, ni aux clauses quelconques de résolution ou d’annulation ultérieures, sauf les exceptions
prévues par le présent Livre.

Les numéros de compte contribuable des parties signataires doivent figurer sur les actes ou les mutations qui les
concernent.

1) Droit fixe

Art.445.- Le droit fixe s’applique aux actes qui ne constatent ni transmission de propriété, d’usufruit ou de
jouissance de biens, meubles ou immeubles, ni condamnation de sommes et valeurs, ni apport en mariage, ni
apport en société, ni partage de biens, meubles ou immeubles et, d’une façon générale, à tous autres actes, même
exempts de l’enregistrement qui sont présentés volontairement à la formalité.

Il est perçu aux taux réglés par les articles 703 à 709, 765 et 766 du présent Livre.

Art.446.- (L.F.2024) Il ne peut être perçu moins de 25.000 FCFA pour l’enregistrement des actes et mutations dont
les sommes et valeurs ne produiraient pas 25.000 FCFA de droit proportionnel ou de droit progressif, sous réserve
de ce qui est dit à l’article 447 ci-après.

Art.447.- Le minimum du droit à percevoir pour les jugements et arrêts des cours d’appel est déterminé

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conformément aux articles 703 et 707.

Art.448.- (L.F.2024) Sont fixées à 25.000 FCFA les amendes édictées par le présent Code et les droits en sus dont le
montant serait inférieur à ce chiffre.

2) Droit proportionnel et droit progressif

Art.449.- Le droit proportionnel ou le droit progressif est établi pour les transmissions de propriété, d’usufruit ou
de jouissance de biens, meubles ou immeubles, soit entre vifs, soit par décès, les condamnations de sommes et
valeurs, ainsi que pour les actes constatant un apport en mariage, un apport en société, un partage de biens,
meubles ou immeubles.

Les quotités du droit proportionnel et du droit progressif sont fixées par les articles 711 à 765 du présent Livre.

Ces droits sont assis sur les valeurs.

Art.450.- En ce qui concerne les mutations et conventions affectées d’une condition suspensive, les tarifs
applicables et les valeurs imposables sont déterminés en se plaçant à la date de la réalisation de la condition.

Toutefois, et sans préjudice des dispositions qui précèdent, l’existence d’une condition suspensive ne fait pas
obstacle à l’exigibilité immédiate du droit proportionnel en ce qui concerne les actes portant mutation
d’immeubles et de fonds de commerce.

3) Mode de liquidation du droit proportionnel ou du droit progressif

Art.451.- Pour la perception du droit proportionnel ou du droit progressif et des taxes proportionnelles de toute
nature prévus par le présent Livre, il est fait abstraction des fractions de sommes et valeurs inférieures à
1.000 FCFA.

Art.452.- Lorsque la liquidation des sommes perçues par le service de l’enregistrement à quelque titre et pour
quelque cause que ce soit fait apparaître des fractions de francs, les sommes résultant de cette liquidation sont
arrondies au franc le plus voisin.

Lorsque la recette intéresse plusieurs comptes, lignes, articles ou rubriques ouverts dans la comptabilité des
receveurs des impôts divers, l’arrondissement au franc le plus voisin porte sur chaque somme faisant l’objet d’une
imputation distincte.

Ne sont pas soumises aux prescriptions des alinéas précédents les recettes correspondant à une débite de timbres
mobiles, papiers et impressions timbrés.

Section 2 - Dispositions dépendantes et mutations simultanées

a) Dispositions dépendantes au indépendantes

Art.453.- Lorsqu’un acte renferme deux dispositions tarifées différemment, mais qui, à raison de leur corrélation,
ne sont pas de nature à donner ouverture à la pluralité des droits, la disposition qui sert de base à la perception
est celle qui donne lieu au tarif le plus élevé.

Art.454.- Lorsque dans un acte quelconque, soit civil, soit judiciaire ou extrajudiciaire, il y a plusieurs dispositions
indépendantes ou ne dérivant pas nécessairement les unes des autres, il est dû pour chacune d’elles et selon son
espèce, un droit particulier.

La quotité des divers droits est déterminée par l’article du présent Livre dans lequel la disposition se trouve classée
ou auquel il se rapporte.

Art.455.- Sont affranchies de la pluralité édictée par l’article qui précède dans les actes civils, judiciaires ou
extrajudiciaires, les dispositions indépendantes et non sujettes au droit proportionnel ou au droit progressif.

Lorsqu’un acte contient plusieurs dispositions indépendantes donnant ouverture, les unes au droit proportionnel
ou au droit progressif, les autres à un droit fixe, il n’est rien perçu sur ces dernières dispositions, sauf application
du droit fixe le plus élevé comme minimum de perception, si le montant des droits proportionnels ou progressifs
exigibles est inférieur.

b) Mutations simultanées de meubles et immeubles

Art.456.- Lorsqu’un acte translatif de propriété ou d’usufruit comprend des meubles et immeubles, le droit
d’enregistrement est perçu sur la totalité du prix, au taux réglé par les immeubles, à moins qu’il ne soit stipulé un
prix particulier pour les objets mobiliers et qu’ils ne soient désignés et estimés article par article dans le contrat.

c) Preuves des mutations

Art.457.- La mutation d’un immeuble en propriété ou usufruit est suffisamment établie, pour la demande du droit
d’enregistrement et la poursuite du paiement contre le nouveau possesseur, soit par l’inscription de son nom au

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rôle d’un impôt et des paiements par lui faits d’après ce rôle, soit par des baux par lui passés, ou enfin par des
transactions ou autres actes constatant sa propriété ou son usufruit.

Art.458.- La mutation de propriété des fonds de commerce ou des clientèles est suffisamment établie, pour la
demande et la poursuite des droits d’enregistrement et des amendes, par les actes ou écrits qui révèlent
l’existence de la mutation ou qui sont destinés à la rendre publique, ainsi que par l’inscription au rôle d’un impôt du
nom du nouveau possesseur et des paiements faits en vertu de ces rôles, sauf preuve contraire.

Art.459.- La jouissance à titre de ferme ou de location d’un immeuble sera aussi suffisamment établie, pour la
demande et la poursuite du paiement des droits des baux non enregistrés, par des actes qui la font connaître ou
par des paiements de contributions imposées aux fermiers ou locataires.

Section 3 - Enregistrement sur minutes, brevets ou originaux

Art.460.- Les actes civils et extrajudiciaires sont enregistrés sur les minutes, brevets ou originaux.

Art.461.- Tous actes judiciaires en matière civile, tous jugements, en matière criminelle, correctionnelle ou de
police sont également, sans exception, soumis à l’enregistrement sur les minutes ou originaux.

Art.462.- Il n’est dû aucun droit d’enregistrement pour les extraits, copies ou expéditions des actes qui doivent être
enregistrés sur les minutes ou originaux.

Section 4 - Dispositions spéciales relatives aux actes judiciaires, extrajudiciaires, civils et assimilés

Actes en conséquence

Art.463.- Les notaires, huissiers, greffiers, avocats ou autres officiers publics et les autorités administratives ne
peuvent faire ou rédiger un acte soumis obligatoirement à l’enregistrement sur la minute ou l’original, l’annexer à
leurs minutes, le recevoir en dépôt, ni le délivrer en brevet, extrait, copie ou expédition, avant qu’il ait été
enregistré, alors même que le délai pour l’enregistrement ne serait pas encore expiré, à peine de 18.000 FCFA
d’amende et de répondre personnellement du droit.

Sont exceptés, les exploits et autres actes de cette nature qui se signifient à partie ou par affiches et
proclamations.

De même, les greffiers des juridictions de simple police ou correctionnelle pourront, sans encourir l’amende
prévue au premier alinéa ci-dessus, délivrer aux parquets avant l’enregistrement, expédition des actes par eux
reçus, sous réserve que la relation de l’enregistrement soit inscrite sur ces expéditions à la diligence des parquets
avant utilisation.

Les notaires peuvent toutefois faire des actes en vertu ou en conséquence d’actes dont le délai d’enregistrement
n’est pas encore expiré, mais sous la condition que chacun de ces actes soit annexé à celui dans lequel il se trouve
mentionné, qu’il soit soumis en même temps que lui à la formalité de l’enregistrement et que les notaires soient
personnellement responsables, non seulement des droits d’enregistrement et de timbre, mais encore des
amendes auxquelles cet acte peut se trouver assujetti.

Art.464.- (L.F.2024) Il est défendu, sous peine de 25.000 FCFA d’amende, à tout notaire ou greffier de recevoir
aucun acte en dépôt sans dresser acte du dépôt. Sont exemptés, les testaments déposés chez les notaires par les
testateurs.

Art.465.- (L.F.2024) Il est fait mention dans toutes les expéditions des actes publics, civils ou judiciaires, qui doivent
être enregistrés sur les minutes, de la quittance des droits par une transcription littérale et entière de cette
quittance.

Pareille mention est faite dans les minutes des actes publics, civils, judiciaires ou extrajudiciaires, qui se font en
vertu d’actes sous signature privée ou passés hors de Côte d’Ivoire et qui sont soumis à l’enregistrement.

Chaque contravention est punie d’une amende de 25.000 FCFA.

Art.466.- Dans le cas de fausse mention d’enregistrement, soit dans une minute, soit dans une expédition, le
délinquant est poursuivi par la partie publique sur la dénonciation du faux qui est faite par le préposé de la régie.

Art.467.- (L.F.2024) Tout acte portant sous-bail, subrogation, cession ou rétrocession de bail doit, à peine d’une
amende de 25.000 F, contenir la reproduction littérale de la mention d’enregistrement du bail cédé en totalité ou
en partie.

Art.468.- Toutes les fois qu’une condamnation est rendue sur un acte enregistré, le jugement ou la sentence
arbitrale en fait mention et énonce le montant du droit payé, la date du paiement et le nom de la recette où il a été
acquitté ; en cas d’omission et s’il s’agit d’un acte soumis à la formalité dans un délai déterminé, le receveur exige le
droit, si l’acte n’a pas été enregistré dans sa recette, sauf restitution dans le délai prescrit s’il est ensuite justifié de

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l’enregistrement de l’acte sur lequel le jugement a été prononcé.

Actes sous seing privé

Art.469.- Les parties qui rédigent un acte sous seing privé soumis à l’enregistrement dans un délai déterminé,
doivent en établir un double sur une formule fournie par l’administration, revêtue des mêmes signatures que l’acte
lui-même et qui reste déposé au service de l’enregistrement lorsque la formalité est requise.

En outre, deux exemplaires dispensés de droits d’enregistrement et de timbre doivent être fournis.

A défaut, la formalité de l’enregistrement est refusée.

Affirmations de sincérité

Art.470.- Toute déclaration de mutation par décès, souscrite par les héritiers, donataires et légataires, leurs maris,
tuteurs, curateurs ou administrateurs légaux sera terminée par une mention ainsi conçue : « Le déclarant affirme
sincère et véritable la présente déclaration ; il affirme en outre, sous les peines édictées par le LPF, que cette
déclaration comprend l’argent comptant, les créances et toutes autres valeurs mobilières ivoiriennes ou étrangères
qui, à sa connaissance appartenaient au défunt, soit en totalité, soit en partie ».

Lorsque le déclarant affirmera ne savoir ou ne pouvoir signer, le receveur lui donnera lecture de la mention
prescrite au paragraphe qui précède, ainsi que par le LPF et certifiera au pied de la déclaration que cette formalité
a été accomplie et que le déclarant a affirmé l’exactitude complète de sa déclaration.

Dans tout acte ou déclaration ayant pour objet, soit une vente d’immeubles, soit une cession de fonds de
commerce, soit un échange ou un partage comprenant des immeubles ou un fonds de commerce, chacun des
vendeurs, acquéreurs, échangistes, co-partageants, leurs maris, tuteurs ou administrateurs légaux seront tenus de
terminer l’acte ou la déclaration par une mention ainsi conçue : « La partie soussignée affirme, sous les peines
édictées par le LPF, que le présent acte ou la présente déclaration exprime l’intégralité du prix ou de la soulte
convenue ».

Les mentions prescrites par les deux alinéas qui précèdent devront être écrites de la main du déclarant ou de la
partie à l’acte, si ce dernier est sous signature privée.

Art.471.- Celui qui aura formulé frauduleusement les affirmations prescrites par l’article qui précède sera puni des
peines portées à l’article 303 du Code pénal.

Lorsque l’affirmation jugée frauduleuse émanera d’un ou plusieurs des cohéritiers solidaires, ou que la déclaration
aura été souscrite par un mandataire, les autres héritiers solidaires ou le mandant seront passibles des mêmes
peines, s’il est établi qu’ils ont eu connaissance de la fraude et s’ils n’ont pas complété la déclaration dans les délais
de six mois.

Les peines correctionnelles édictées par le paragraphe qui précède se cumulent avec les peines dont la
réglementation fiscale frappe les omissions et les dissimulations.

Les articles 27, 30 et 118 du Code pénal sont applicables au délit spécifié au présent article.

Art.472.- Les poursuites seront engagées à la requête de l’administration dans les trois ans qui suivront
l’affirmation jugée frauduleuse.

Elles seront portées devant le tribunal correctionnel dans le ressort duquel se trouve le service de l’enregistrement
où les droits sont dus.

Art.473.- (L.F.2024) Indépendamment de l’obligation qui lui est imposée par l’article 799-4 du présent Livre, le
notaire qui reçoit un acte de vente, d’échange ou de partage, est tenu de donner lecture aux parties des
dispositions des articles 470 et 471 ci-dessus et de l’article 303 du Code pénal.

Mention expresse de cette lecture sera faite dans l’acte à peine d’une amende de 25.000 FCFA.

Art.474.- Les dispositions des articles 470 et 473 sont applicables aux contrats de cession d’un droit à un bail ou du
bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un immeuble.

Art.475.- (L.F.2024) Le notaire qui dresse un inventaire après décès est tenu avant la clôture, d’affirmer qu’au cours
des opérations il n’a constaté l’existence d’aucune valeur ou créance autres que celles portées dans l’acte, ni
d’aucun compte en banque hors de Côte d’Ivoire et qu’il n’a découvert l’existence hors de Côte d’Ivoire, ni d’aucun
compte individuel de dépôt de fonds ou de titres, ni d’aucun compte indivis ou collectif avec solidarité.

L’officier public qui a sciemment contrevenu aux dispositions qui précèdent ou souscrit une affirmation incomplète
ou inexacte est passible, sans préjudice des sanctions disciplinaires, d’une amende de 25.000 à 30.000 FCFA.

Section 5 - Obligations relatives aux officiers publics et à l’administration

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1) Assistance judiciaire - Dépens

Art.476.- (L.F.2024) Les greffiers sont tenus, dans le mois du jugement contenant liquidation des dépens ou de la
taxe des frais par le juge, de transmettre au chef du service du domaine et de l’enregistrement chaque extrait de
jugement ou chaque exécutoire, sous peine de 25.000 FCFA d’amende par extrait de jugement ou exécutoire non
transmis dans ledit délai.

2) État de frais

Art.477.- (L.F.2024) Les états de frais dressés par les avocats, huissiers, greffiers, notaires-commis, doivent faire
ressortir distinctement, dans une colonne spéciale et pour chaque débours, le montant des droits de toute nature
payés au Trésor.

Toute contravention à cette disposition est punie d’une amende de 25.000 FCFA qui est recouvrée comme en
matière d’enregistrement.

3) Obligations des officiers publics et courtiers de commerce

Art.478.- (L.F.2024) Les notaires, huissiers, greffiers et les secrétaires des administrations locales et municipales
tiendront des répertoires à colonnes sur lesquels ils inscriront jour par jour, sans blanc ni interligne et par ordre de
numéros, à savoir :

1° les notaires, tous les actes et contrats qu’ils recevront, même ceux qui seront passés en brevet, à peine
de 25.000 FCFA d’amende pour chaque omission ;

2° les huissiers, tous les actes et exploits de leur ministère, sous peine d’une amende de 25.000 FCFA pour
chaque omission ;

3° les greffiers, tous les actes et jugements qui, aux termes du présent règlement, doivent être enregistrés
sur les minutes, à peine d’une amende de 25.000 FCFA pour chaque omission ;

4° et les secrétaires, les actes des administrations centrales et municipales dénommés dans les articles 550-
1, 551 et 552 du présent Code, à peine d’une amende de 25.000 FCFA pour chaque omission.

Art.479.- Chaque article du répertoire contiendra :

1° son numéro ;

2° la date de l’acte ;

3° sa nature ;

4° les noms et prénoms des parties et leur domicile ;

5° l’indication des biens, leur situation et le prix ; lorsqu’il s’agira d’actes qui auront pour objet la propriété,
l’usufruit ou la jouissance de biens fonds ;

6° la relation de l’enregistrement.

Art.480.- (L.F.2024) Les notaires, huissiers, greffiers et les secrétaires des administrations centrales et municipales
présenteront leurs répertoires aux chefs de service du domaine et de l’enregistrement de leur résidence, qui les
viseront et qui énonceront dans leur visa le nombre des actes inscrits. Cette présentation aura lieu, chaque année
dans la première décade de chacun des mois de janvier, avril, juillet et octobre, à peine d’une amende unique de
25.000 FCFA quelle que soit la durée de retard.

Art.481.- (L.F.2024) Indépendamment de la représentation ordonnée par l’article précédent, les notaires, huissiers,
greffiers et secrétaires seront tenus de communiquer leurs répertoires, à toute réquisition, aux agents de
l’enregistrement qui se présenteront chez eux pour les vérifier, à peine d’une amende de 25.000 FCFA en cas de
refus.

L’agent, dans ce cas, requerra l’assistance du maire, du préfet ou de leur délégué, pour dresser en sa présence,
procès-verbal du refus qui lui aura été fait.

Art.482.- Les répertoires seront cotés et paraphés, à savoir, ceux des notaires, par le président, ou, à défaut, par
un juge du tribunal civil de la résidence ; ceux des huissiers et greffiers des cours et tribunaux, par le président ou
le juge qu’il aura commis à cet effet, et ceux des secrétaires des administrations, par le président ou le directeur de
l’administration.

Art.483.- Les dispositions relatives à la tenue et au dépôt des répertoires sont applicables aux commissaires-
priseurs et aux courtiers de commerce, mais seulement pour les procès-verbaux de vente de meubles et de
marchandises, et pour les actes faits en conséquence de ces ventes.

Art.484.- Indépendamment des obligations qui leur incombent en vertu des articles 478 et suivants, les huissiers et
les greffiers tiendront sur registre non timbré, coté et paraphé par le président du tribunal civil, des répertoires à

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colonnes sur lesquels ils inscriront, jour par jour, sans blanc ni interligne et par ordre de numéros, tous les actes,
exploits, jugements et arrêts qui sont dispensés des formalités du timbre et de l’enregistrement.

Chaque article du répertoire contiendra :

1° son numéro ;

2° la date de l’acte ;

3° sa nature ;

4° les noms et prénoms des parties et leur domicile.

Chaque acte porté sur ce répertoire devra être annoté de son numéro d’ordre.

Art.485.- (L.F.2024) Les huissiers et les greffiers présenteront, sous les sanctions prévues à l’article 478, ce
répertoire au visa du chef du service du domaine et de l’enregistrement de leur résidence, qui le visera et qui
énoncera dans son visa le numéro du dernier acte inscrit.

Cette présentation aura lieu le 16 de chaque mois.

Si le jour fixé pour le visa est un jour férié, le visa sera apposé le lendemain.

Les greffiers seront tenus, sous peine d’une amende de 25.000 FCFA pour chaque omission, d’inscrire au répertoire
spécial, prévu à l’article précédent, les bulletins n°3 du casier judiciaire par eux délivrés.

Art.486.- Les notaires, huissiers, greffiers et autorités administratives sont tenus, chaque fois qu’ils présentent des
actes, jugements ou arrêtés à la formalité de l’enregistrement de déposer au service de l’enregistrement un
bordereau récapitulatif de ces actes, jugements ou arrêtés, établi par eux en double exemplaire sur des formules
imprimées qui leur sont fournies par l’administration.

En outre, les notaires sont tenus de fournir deux exemplaires dispensés de droit d’enregistrement et de timbre,
des actes récapitulés sur le bordereau.

A défaut, la formalité de l’enregistrement est refusée.

La même obligation incombe aux huissiers lorsqu’ils présentent au service de l’enregistrement des actes exempts
de la formalité, mais soumis à la taxe établie par l’article 549 du présent Livre.

Art.487.- Pour les actes extrajudiciaires dispensés de la formalité de l’enregistrement, mais soumis à la taxe établie
par l’article 549, la quittance de cette taxe est donnée pour l’ensemble des actes présentés en même temps au
service de l’enregistrement, sur l’un des exemplaires du bordereau de dépôt visé à l’article 500 qui est restitué à
l’huissier.

Art.488.- (L.F.2024) 1) La taxe sur les actes extrajudiciaires dispensés de la formalité de l’enregistrement est
soumise aux règles qui gouvernent l’exigibilité, la restitution et le recouvrement des droits d’enregistrement. Elle
est perçue au vu du bordereau à déposer conformément aux dispositions de l’article 486 du présent Livre.

Il est obligatoirement fait mention sur les actes, extraits, copies ou expéditions, de la date du bordereau et du
numéro d’inscription sur lequel figurent les actes audit bordereau.

2) L’enregistrement du bordereau prévu au paragraphe précédent n’est pas de nature à faire courir la prescription
édictée par l’article 158 du LPF.

3) Toute contravention aux dispositions de l’article 549 et du paragraphe 1 ci-dessus est punie d’une amende de
25.000 FCFA.

4) Les exemptions, dont bénéficient en vertu de la réglementation en vigueur les exploits visés à l’article 549, sont
applicables à la taxe instituée par cet article. Les dispositions relatives à l’enregistrement en débet lui sont
également applicables.

4) Chef du service du domaine et de l’enregistrement

Art.489.- Les chefs de service du domaine et de l’enregistrement ne pourront sous aucun prétexte, lors même qu’il
y aurait lieu à la procédure prévue par les articles 788 et suivants, différer l’enregistrement des actes et mutations
dont les droits auront été payés aux taux réglés par le présent Livre.

Ils ne pourront non plus suspendre ou arrêter le cours des procédures en retenant des actes ou exploits ;
cependant, si un acte dont il n’y a pas de minute ou un exploit contient des renseignements dont la trace puisse
être utile pour la découverte des droits dus, le chef du service du domaine et de l’enregistrement aura la faculté de
tirer copie et de la faire certifier conforme à l’original par l’officier qui l’aura présenté. En cas de refus, il pourra
réserver l’acte pendant vingt-quatre heures seulement pour s’en procurer une collation en forme, à ses frais, sauf
répétition, s’il y a lieu.

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Cette disposition est applicable aux actes sous signature privée qui seront présentés à l’enregistrement.

Art.490.- La quittance de l’enregistrement sera mise sur l’acte enregistré ou sur l’extrait de la déclaration du
nouveau possesseur.

Le chef du service du domaine et de l’enregistrement y exprimera la date de l’enregistrement, le folio du registre, le


numéro.

Le receveur de l’Enregistrement procédera à la perception des droits et énoncera distinctement sur l’acte, la
somme des droits perçus en toutes lettres ainsi que la quotité de chaque droit perçu.

L’acte d’enregistrement ne peut être délivré qu’après visa du Conservateur de la Propriété foncière et des
Hypothèques. Il est obligatoirement accompagné de la quittance du paiement des droits s’il y a lieu, revêtue du visa
du receveur de l’Enregistrement compétent.

Lorsqu’un acte renfermera plusieurs dispositions opérant chacune un droit particulier, le chef du service du
domaine et de l’enregistrement les indiquera sommairement dans sa quittance et y énoncera distinctement la
quotité de chaque droit perçu.

Art.491.- Les chefs de service du domaine et de l’enregistrement ne pourront délivrer d’extraits de leurs registres
que sur ordonnance du juge, lorsque ces extraits ne seront pas demandés par l’une quelconque des parties
contractantes ou leurs ayants cause.

Il leur sera payé 500 FCFA par rôle de moyen papier, contenant quarante lignes à la page à vingt syllabes à la ligne,
pour chaque extrait ou copie d’enregistrement ou d’acte déposé, outre le papier timbré ; tout rôle commencé est
dû en entier.

Art.492.- 1) Aucune autorité publique, ne peut accorder de remise ou modération des droits établis par le présent
Livre, ni en suspendre ou faire suspendre le recouvrement sans en devenir personnellement responsable.

2) Toutefois, le Ministre des finances est habilité à décider, par mesure de réciprocité, l’exonération ou le
remboursement des droits exigibles ou perçus par application du présent Livre sur des actes passés au nom d’États
étrangers par leurs agents diplomatiques ou consulaires, lorsqu’il est justifié que les actes de même nature passés
dans ces États étrangers par le Gouvernement ivoirien bénéficient de la même exonération.

Section 6 - Obligations spéciales relatives au décès

1) Obligations spéciales concernant les mutations par décès

Art.493.- Les héritiers, légataires ou donataires, leurs tuteurs ou curateurs seront tenus de souscrire une
déclaration détaillée et de la signer sur une formule imprimée fournie par l’administration.

Toutefois, en ce qui concerne les immeubles situés dans la circonscription de service du domaine et de
l’enregistrement autre que celui où est passée la déclaration, le détail sera présenté non dans cette déclaration,
mais distinctement pour chaque service du domaine et de l’enregistrement de la situation des biens, sur une
formule fournie par l’administration et signée par le déclarant.

Art.494.- La déclaration prévue à l’article précédent doit mentionner les noms, prénoms, date et lieu de naissance :

1° de chacun des héritiers, légataires ou donataires ;

2° de chacun des enfants des héritiers, donataires ou légataires vivant au moment de l’ouverture des droits
de ces derniers à la succession.

Si la naissance est arrivée hors de Côte d’Ivoire, il est, en outre, justifié de cette date avant l’enregistrement de la
déclaration ; à défaut de quoi, il sera perçu les droits les plus élevés qui pourraient être dus au Trésor, sauf
restitution du trop perçu s’il y a lieu.

Les dispositions de l’article 785 sont applicables à toute indication inexacte dans les mentions prévues au présent
article.

Art.495.- Les agents du service de l’enregistrement peuvent demander aux héritiers et aux autres ayants droit des
éclaircissements, ainsi que toutes justifications au sujet des titres et valeurs mobilières non énoncés dans la
déclaration et rentrant dans les prévisions de l’article 689.

Lorsque la demande de justification aura été formulée par lettre recommandée avec accusé de réception, il devra y
être satisfait dans le délai fixé par le service de l’enregistrement et qui ne pourra être intérieur à trente jours.

A défaut de réponse dans le délai assigné ou si la réponse constitue un refus de répondre, la preuve contraire
réservée par l’article 689 ne sera plus recevable, sous réserve des restitutions qui apparaîtraient ultérieurement
justifiées.

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2) Obligations des dépositaires ou débiteurs de sommes dues en raison du décès

Art.496.- (L.F.2024) 1) Les administrations publiques, les établissements ou organismes quelconques soumis au
contrôle de l’autorité administrative, les sociétés ou compagnies, banquiers, escompteurs, officiers publics ou
ministériels ou agents d’affaires, qui seraient dépositaires, détenteurs ou débiteurs de titres, sommes ou valeurs
dépendant d’une succession qu’ils sauraient ouverte, doivent adresser soit avant le paiement, la remise ou le
transfert, soit dans la quinzaine qui suit ces opérations, au chef du service du domaine et de l’enregistrement de
leur résidence, la liste de ces titres, sommes ou valeurs.

Il en est donné récépissé.

2) Les sociétés, compagnies, caisses ou organismes d’assurances étrangers, ainsi que leurs établissements,
agences, succursales, directions régionales ou locales en Côte d’Ivoire, ne peuvent se libérer des sommes, rentes
ou émoluments quelconques dus par eux à raison ou à l’occasion du décès de l’assuré à tout bénéficiaire domicilié
en Côte d’Ivoire ou hors de Côte d’Ivoire, si ce n’est sur la présentation d’un certificat délivré sans frais par le chef
du service du domaine et de l’enregistrement, constatant l’acquittement du droit de mutation par décès.

Ils peuvent toutefois, sur la demande écrite des bénéficiaires établie sur papier non timbré, verser tout ou partie
des sommes dues par eux en l’acquit des droits de mutation par décès, à l’inspecteur compétent pour recevoir la
déclaration de succession.

Les dispositions du présent paragraphe ne sont pas applicables lorsque les sommes, rentes ou émoluments
quelconques dus à raison ou à l’occasion du décès de l’assuré n’excèdent pas 50.000 FCFA et reviennent au
conjoint survivant ou à des successibles en ligne directe n’ayant pas hors de Côte d’Ivoire un domicile de fait ou de
droit.

3) Quiconque a contrevenu aux dispositions du présent article est personnellement tenu des droits et pénalités
exigibles, sauf recours contre le redevable, et passible, en outre, d’une amende de 25.000 FCFA.

Art.497.- (L.F.2024) Les prescriptions des deux premiers alinéas de l’article 496-2 sont applicables aux
administrations publiques, aux établissements, organismes, sociétés, compagnies ou personnes désignées au
paragraphe 1 du même article qui seraient dépositaires, détentrices ou débitrices de titres, sommes ou valeurs
dépendant d’une succession qu’elles sauraient ouverte et dévolue à un ou plusieurs héritiers, légataires ou
donataires, ayant hors de Côte d’Ivoire leur domicile de fait ou de droit.

Quiconque a contrevenu aux dispositions du présent article est personnellement tenu des droits et pénalités
exigibles, sauf recours contre le redevable, et passible, en outre, d’une amende de 25.000 FCFA.

Art.498.- (L.F.2024) Les dépositaires désignés à l’article 496-1 doivent, dans les trois mois au plus tard de
l’ouverture d’un compte indivis ou collectif avec solidarité, faire connaître au chef du service du domaine et de
l’enregistrement de leur résidence les nom, prénoms et domicile de chacun des déposants, ainsi que la date de
l’ouverture du compte, sous peine d’une amende de 25.000 FCFA.

Ils doivent de plus, dans la quinzaine de la notification qui leur est faite par le service de l’enregistrement du décès
de l’un des déposants et sous la sanction édictée à l’article 496-3, adresser au chef du service du domaine et de
l’enregistrement de leur résidence la liste des titres, sommes ou valeurs existant au jour du décès au crédit des
cotitulaires du compte.

Art.499.- Toute personne ou société qui se livre habituellement à la location de coffres-forts ou de compartiments
de coffres-forts doit :

1) En faire la déclaration au service de l’enregistrement de sa résidence et, s’il y a lieu, à celui de chacune de ses
succursales ou agences louant des coffres-forts.

2) Tenir un répertoire alphabétique non sujet au timbre présentant, avec mention des pièces justificatives
produites, les nom, prénoms, profession, domicile et résidence réels de tous les occupants de coffres-forts et le
numéro du coffre-fort loué.

Ce répertoire est tenu sur fiches ; les dates et heures d’ouverture des coffres-forts sont mentionnées sur la fiche de
chaque locataire dans l’ordre chronologique.

3) Inscrire sur registre ou carnet établi sur papier non timbré, avec indication de la date et de l’heure auxquelles
elle se présente, les nom, adresse et qualité de toute personne qui veut procéder à l’ouverture d’un coffre-fort et
exiger que cette personne appose sa signature sur ledit registre ou carnet après avoir certifié, sous les sanctions
prévues par l’article 786 alinéa 3 en cas d’affirmation inexact :

a) si elle est personnellement locataire du coffre-fort, qu’elle n’a connaissance d’aucun décès rendant
applicables les dispositions de l’article 786 (décès de son propre conjoint non séparé de corps, et, dans le
cas où la location n’est pas exclusive, d’un de ses colocataires ou du conjoint non séparé de corps de l’un de
ses colocataires) ;

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b) si elle n’est pas personnellement locataire du coffre-fort, qu’elle n’a pas connaissance du décès soit du
locataire ou de l’un des colocataires, soit du conjoint non séparé de corps du locataire ou de l’un de ses
colocataires.

4) Représenter et communiquer lesdits répertoires registres ou carnets à toutes demandes des agents du service
de l’enregistrement.

Art.500.- Aucun coffre-fort ou compartiment de coffre-fort tenu en location ne peut être ouvert par qui que ce soit
après le décès soit du locataire ou de l’un des locataires, soit de son conjoint, s’il n’y a pas entre eux séparation de
corps, qu’en présence d’un notaire ou greffier notaire requis à cet effet par tous les ayants droit à la succession ou
du notaire ou greffier notaire désigné par le président du tribunal civil à compétence étendue, en cas de désaccord,
et sur demande de l’un des ayants droit.

Avis des lieu, jour et heure de l’ouverture est donné par le notaire quinze jours francs à l’avance par lettre
recommandée ou télégramme adressé au chef du service du domaine et de l’enregistrement dont dépend le lieu
de situation du coffre ou du compartiment de coffre qui désigne pour assister à l’ouverture soit un agent de
l’enregistrement ayant au moins le grade d’inspecteur si le coffre ou compartiment de coffre est situé à la
résidence de cet agent, soit le préfet ou le sous-préfet dans le cas contraire.

Le procès-verbal constate l’ouverture du coffre-fort et contient l’énumération complète et détaillée de tous les
titres, sommes ou objets quelconques qui y sont contenus.

S’il est trouvé des testaments ou autres papiers cachetés ou s’il s’élève des difficultés au cours de l’opération, le
notaire ou greffier notaire appose des scellés conformément aux dispositions légales et réglementaires.

Les procès-verbaux sont exempts de timbre et enregistrés gratis mais il ne peut pas en être délivré expédition ou
copie et il ne peut pas en être fait usage en justice, par acte public ou par devant toute autorité constituée sans que
les droits de timbre et d’enregistrement aient été acquittés.

Ces procès-verbaux sont reçus en brevet toutes les fois qu’ils sont dressés par un notaire ou greffier notaire autre
que celui choisi ou désigné pour régler la succession.

Art.501.- Les dispositions contenues dans les articles 497 et 786 sont applicables aux plis cachetés et caissettes
fermées, remis en dépôt aux banquiers, changeurs, escompteurs, et à toutes personnes recevant habituellement
les plis de même nature.

Lesdites personnes sont soumises aux obligations édictées à l’article 496.

Les plis et caissettes sont remis et pour contenu inventorié dans les formes et conditions prévues pour les coffres-
forts.

Art.502.- Les personnes et sociétés visées aux articles 496-1, 499 et 501 alinéa 1 sont tenues d’adresser au chef du
service du domaine et de l’enregistrement de leur résidence :

1° avis de toute location de coffre-fort qui ne fait pas suite à une location antérieure pour laquelle un avis a
déjà été fourni ;

2° avis de cessation de toute location à laquelle une location nouvelle ne fait pas immédiatement suite.

Les avis sont établis sur des formules imprimées, délivrées sans frais par l’administration ; ils indiquent les nom et
prénoms des locataires, la date et le lieu de leur naissance, leur domicile, les nom et prénoms de leur conjoint, s’ils
sont mariés, la durée de la location, et, suivant le cas, la date de cette dernière ou celle de la cessation. Les avis
sont envoyés dans la quinzaine de cette date ; il en est donné récépissé.

3) Immeubles et fonds de commerce

Art.503.- (L.F.2024) 1) Tout acquéreur de droits réels immobiliers ou de fonds de commerce situés en Côte d’Ivoire
et dépendant d’une succession ne pourra se libérer du prix d’acquisition si ce n’est sur la présentation d’un
certificat délivré sans frais par le chef du service du domaine et de l’enregistrement et constatant, soit
l’acquittement, soit la non exigibilité de l’impôt de mutation par décès, à moins qu’il ne préfère retenir la garantie
du Trésor et conserver, jusqu’à la présentation du certificat du chef du service du domaine et de l’enregistrement,
une somme égale au montant de l’impôt calculé sur le prix.

2) Quiconque aura contrevenu aux dispositions du paragraphe 1 ci-dessus sera personnellement tenu des droits et
pénalités exigibles, sauf recours contre le redevable et passible, en outre, d’une amende de 25.000 FCFA.

3) Le notaire qui aura reçu un acte constatant l’acquisition de droits réels immobiliers ou de fonds de commerce
dépendant d’une succession sera solidairement responsable des droits, pénalités et amendes visés au paragraphe
2 ci-dessus.

4) La transcription à la Conservation des Hypothèques d’actes ou écrits constatant la transmission par décès de

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droits réels immobiliers ou l’inscription aux livres fonciers de mutations par décès de ces mêmes droits, ou
l’inscription au registre du commerce de la transmission des fonds ne pourra être effectuée que sur la présentation
d’un certificat délivré sans frais par le chef du service du domaine et de l’enregistrement, constatant l’acquittement
ou la non exigibilité de l’impôt de mutation par décès.

5) Le conservateur ou le greffier du tribunal de commerce qui aura contrevenu aux dispositions du paragraphe 4 ci-
dessus, sera personnellement tenu des droits et pénalités exigibles, sauf recours contre le redevable, et passible,
en outre, d’une amende de 25.000 FCFA.

6) Dans les actes et déclarations soumis à l’enregistrement, la désignation des immeubles situés dans les centres
urbains dotés d’un cadastre comporte les numéros parcellaires ; de même dans les actes, le siège social des
sociétés est déterminé par l’adresse topographique complète et par la désignation de la boite postale. Toute
infraction aux présentes dispositions est sanctionnée par une amende de 5.000 F mise à la charge des notaires ou
des parties si ces dernières sont seules à intervenir.

4) Notice de décès

Art.504.- Les maires, ou autres fonctionnaires compétents pour recevoir les actes de l’état civil, fourniront chaque
trimestre aux chef du service du domaine et de l’enregistrement les relevés par eux certifiés des actes de décès.
Ces relevés seront délivrés sur papier non timbré et remis dans les mois de janvier, avril, juillet et octobre.

Il en sera tiré récépissé, aussi sur papier non timbré.

5) Inscriptions nominatives de rentes sur l’État et titres nominatifs ou à ordre provenant de titulaires décédés

Art.505.- (L.F.2024) 1) Le transfert, la mutation, la conversion au porteur ou le remboursement des inscriptions de


rentes sur l’État ou des titres nominatifs de sociétés ou de collectivités publiques, provenant de titulaires décédés
ou déclarés absents, ne pourra être effectué que sur la présentation d’un certificat délivré sans frais par le chef du
service du domaine et de l’enregistrement, constatant l’acquittement du droit de mutation par décès.

2) Dans le cas où le transfert, la mutation, la conversion au porteur ou le remboursement donne lieu à la


production d’un certificat de propriété délivré conformément à la réglementation relative au régime des titres
nominatifs, il appartient au rédacteur de ce document d’y viser, s’il y a lieu, le certificat du chef du service du
domaine et de l’enregistrement prévu au paragraphe qui précède. La responsabilité du certificateur est, dans ce
cas, substituée à celle de la société ou collectivité.

3) Quiconque aura contrevenu aux dispositions ci-dessus sera personnellement tenu des droits et pénalités
exigibles, sauf recours contre le redevable, et passible, en outre, d’une amende de 25.000 FCFA.

Art.506.- Lorsque le transfert, la mutation ou la conversion au porteur est effectué en vue ou à l’occasion de la
négociation des titres, le certificat du chef du service du domaine et de l’enregistrement visé à l’article précédent
pourra être remplacé par une déclaration des parties établie sur papier non timbré, désignant avec précision les
titres auxquels elle s’applique et indiquant que l’aliénation est faite pour permettre d’acquitter des droits de
mutation par décès et que le produit en sera versé directement au chef du service du domaine et de
l’enregistrement compétent pour recevoir la déclaration de la succession par l’intermédiaire chargé de la
négociation.

Au cas où tout ou partie des titres serait amorti, la remise audit intermédiaire des fonds provenant du
remboursement libérera l’établissement émetteur dans les mêmes conditions que la remise des titres eux-mêmes.

Tout intermédiaire qui n’effectue pas le versement prévu aux alinéas précédents est passible, personnellement,
d’une amende égale au montant des sommes dont il s’est irrégulièrement dessaisi.

Art.507.- Par dérogation à l’article 505, l’inscription, le transfert ou la mutation de créances ou de titres de créances
d’indemnités de dommage de guerre, provenant de créanciers ou de titulaires décédés ou déclarés absents, peut
être effectué sur la présentation d’un certificat délivré sans frais par le chef du service du domaine et de
l’enregistrement, constatant que les créanciers ou les titres qui les représentent ont été compris dans la
déclaration de succession et que l’imputation des droits exigibles a été demandée dans les conditions prévues par
l’article 46 dernier alinéa de la loi du 17 avril 1919.

6) Police d’assurance contre l’incendie souscrite par des personnes décédées

Art.508.- Les héritiers, donataires ou légataires dans les déclarations de mutation par décès, les parties dans les
actes constatant une transmission entre vifs à titre gratuit doivent faire connaître si les bijoux, pierreries, objets
d’art ou de collection compris dans la mutation étaient l’objet d’un contrat d’assurance contre le vol ou contre
l’incendie, en cours au jour du décès ou de l’acte et, au cas de l’affirmative, indiquer la date du contrat, le nom ou la
raison sociale et le domicile de l’assureur, ainsi que le montant des risques.

Toute contravention aux dispositions qui précèdent est punie d’une amende égale au double du droit dont le
Trésor a été frustré.

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Art.509.- (L.F.2024) Les sociétés, compagnies d’assurances et tous autres assureurs étrangers, qui auraient assuré
contre le vol ou contre l’incendie, en vertu d’un contrat ou d’une convention en cours à l’époque du décès, des
bijoux, pierreries, objets d’art ou de collection situés en Côte d’Ivoire, et dépendant d’une succession qu’ils
sauraient ouverte ou appartenant au conjoint d’une personne qu’ils sauraient décédée, doivent, dans la quinzaine
qui suit le jour où ils ont connaissance du décès, adresser au chef du service du domaine et de l’enregistrement de
leur résidence une notice faisant connaître :

1° le nom ou la raison sociale et le domicile de l’assureur ;

2° les nom, prénoms et domicile de l’assuré, ainsi que la date de son décès ou du décès de son conjoint ;

3° le numéro, la date et la durée de la police et la valeur des objets assurés.

Il en est donné récépissé.

Quiconque a contrevenu aux dispositions qui précèdent est passible d’une amende de 25.000 FCFA.

Section 7 - Droit de communication

Art.510.- (L.F.2024) Les dépositaires des registres de l’état civil, ceux des rôles d’un impôt et tous autres chargés
des archives et dépôts de titres publics sont tenus de les communiquer, sans déplacer, aux agents de
l’enregistrement à toute réquisition et de leur laisser prendre, sans frais, les renseignements, extraits et copies qui
leur seront nécessaires pour les intérêts de l’État, à peine de 25.000 FCFA d’amende pour refus constaté par
procès-verbal du préposé, qui se fera accompagner, ainsi qu’il est prescrit par l’article 481, chez les détenteurs et
dépositaires qui auront fait refus.

Ces dispositions s’appliquent aussi aux notaires, huissiers, greffiers et autorités administratives, pour les actes
dont ils sont dépositaires, sauf les restrictions résultant de l’alinéa suivant et de l’article 511 du présent livre.

Sont exceptés les testaments et autres actes de libéralité à cause de mort, du vivant des testateurs.

Les communications ci-dessus ne pourront être exigées les jours non ouvrables et pour chaque jour ouvrable, les
séances conduites par les agents, ne pourront durer plus de quatre heures, dans les dépôts où ils feront leurs
recherches.

Art.511.- Les seuls actes dont les agents pourront demander communication dans les administrations centrales et
municipales sont ceux portant transmission de propriété, d’usufruit ou de jouissance.

Art.512.- Toutes les sociétés, même étrangères, de quelque nature qu’elles soient, toutes compagnies, tous
entrepreneurs pour entreprises de toute nature, sont assujettis aux vérifications du service de l’enregistrement et
sont tenus de communiquer aux agents, dudit service tant au siège social que dans les succursales et agences,
leurs livres, registres, titres, polices, pièces de recette, de dépense et de comptabilité et tous autres documents, tels
que délibérations, comptes rendus d’assemblées, effets en portefeuille, bordereaux de coupons, correspondances,
etc., afin que les agents s’assurent de l’exécution des règlements de l’enregistrement.

Tout refus de communication sera constaté par procès-verbal.

Art.513.- (L.F.2024) L’amende encourue pour refus de communication dans les conditions prévues par l’article
précédent sera de 25.000 FCFA.

Indépendamment de cette amende, tous assujettis aux vérifications des agents de l’enregistrement devront, en cas
d’instance, être condamnés à présenter les pièces ou documents non communiqués, sous une astreinte de
25.000 FCFA au minimum par chaque jour de retard. Cette astreinte commencera à courir de la date de la signature
par les parties ou de la notification du procès-verbal qui sera dressé pour constater le refus d’exécuter le jugement
régulièrement signifié ; elle ne cessera que du jour où il sera constaté, au moyen d’une mention inscrite par un
agent de contrôle sur un des principaux livres de la société ou de l’établissement, que l’administration a été mise à
même d’obtenir la communication ordonnée.

Le recouvrement de l’astreinte sera suivi comme en matière d’enregistrement.

Art.514.- Les personnes ou sociétés visées par l’article 49 du LPF doivent se conformer pour l’exercice du droit de
communication des agents du service de l’enregistrement aux dispositions des articles 512 et 513, sous les
sanctions édictées par ce dernier article.

Art.515.- 1) Les pouvoirs appartenant aux agents de l’enregistrement par application de l’article 512 ci-dessus à
l’égard des sociétés peuvent être exercés à l’égard de toutes personnes ou de tous établissements exerçant le
commerce de banque, en vue du contrôle du paiement des impôts dus tant par ces derniers que par des tiers.

2) Il en est de même à l’égard de tous officiers publics et ministériels et de tout commerçant faisant un chiffre
d’affaires supérieur à 100.000 FCFA par an.

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Section 8 - Actions en restitution

Art.516.- Ne sont pas sujets à restitution, les droits régulièrement perçus sur les actes ou contrats ultérieurement
révoqués ou résolus par application des articles 46 à 50 de la loi n°64-380 du 7 octobre 1964 et des articles 1183,
1654 et 1659 du Code civil.

En cas de rescision d’un contrat pour cause de lésion ou d’annulation d’une vente pour cause de vices cachés et, au
surplus dans tous les cas où il y a lieu à annulation, les droits perçus sur l’acte annulé, résolu ou rescindé, ne sont
restituables que si l’annulation, la résolution ou la rescision a été prononcée par un jugement ou un arrêt passé en
force de chose jugée.

L’annulation, la révocation, la résolution ou la rescision prononcée, pour quelque cause que ce soit, par jugement
ou arrêt ne donne pas lieu à la perception du droit proportionnel de mutation.

Art.517.- En cas de retour de l’absent, les droits payés conformément à l’article 562 du présent Livre seront
restitués, sous la seule déduction de celui auquel aura donné lieu la jouissance des héritiers.

Art.518.- 1) Toute dette, au sujet de laquelle l’agent de l’administration aura jugé les justifications insuffisantes, ne
sera pas retranchée de l’actif pour la perception du droit, sauf aux parties à se pourvoir en restitution, s’il y a lieu,
dans les deux années à compter du jour de la déclaration.

2) Les héritiers ou légataires seront admis dans le délai de deux ans, à compter du jour de la déclaration à
réclamer, sous les justifications prescrites à l’article 683, la déduction des dettes établies par les opérations de la
faillite ou de la liquidation des biens ou par le règlement définitif de la distribution par contribution postérieure à la
déclaration et à obtenir le remboursement des droits qu’ils auraient payés en trop.

Art.519.- Dans le cas d’usufruits successifs, l’usufruit éventuel venant à s’ouvrir, le nu-propriétaire aura droit à la
restitution d’une somme égale à ce qu’il aurait payé en moins si le droit acquitté par lui avait été calculé d’après
l’âge de l’usufruitier éventuel.

Art.520.- A défaut des indications ou justifications prescrites par l’article 693, les droits les plus élevés seront
perçus conformément au même article, sauf restitution du trop-perçu dans le délai de deux ans, sur la
présentation de l’acte de naissance, dans le cas où la naissance aurait eu lieu hors de la Côte d’Ivoire.

Dans le cas d’indication inexacte du lieu de naissance de l’usufruitier, le droit le plus élevé deviendra exigible,
comme il est dit à l’article 784, sauf restitution si la date de naissance est reconnue exacte.

Chapitre 2 - Lieu de la formalité

Section 1 - Actes publics et extrajudiciaires

Art.521.- 1) Les notaires ne pourront faire enregistrer leurs actes que dans les services de l’enregistrement de la
commune où ils résident.

2) Les huissiers et tous autres ayant pouvoir de faire des exploits, procès-verbaux ou rapports, feront enregistrer
leurs actes, soit au service de l’enregistrement de leur lieu de résidence, soit au service de l’enregistrement du lieu
où ils les auront faits.

3) Les greffiers et les secrétaires des administrations locales et municipales feront enregistrer les actes qu’ils sont
tenus de soumettre à cette formalité au service de l’enregistrement de la commune où ils exercent leurs fonctions.

Les marchés administratifs soumis à l’approbation de l’autorité supérieure seront présentés à la formalité au
service de l’enregistrement dans le ressort duquel réside le fonctionnaire qui reste dépositaire de la minute ou de
l’original.

Art.522.- Par dérogation à l’article qui précède, les formalités d’enregistrement sont effectuées :

au service de l’enregistrement de la commune où réside le contrevenant, en ce qui concerne les procès-


verbaux de contravention aux lois postales ;

au lieu de la situation géographique du bien immeuble ou du fonds de commerce, en ce qui concerne les
actes portant transmission de propriété, d’usufruit ou de jouissance d’immeuble ou de fonds de commerce.

Section 2 - Actes sous seing privé

Art.523.- L’enregistrement des actes sous seing privé soumis obligatoirement à cette formalité aura lieu, pour les
actes portant transmission de propriété, d’usufruit ou de jouissance de biens immeubles, de fonds de commerce
ou de clientèle, ainsi que pour les actes de cession d’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail
portant sur tout ou partie d’un immeuble, au service de l’enregistrement de la situation des biens, et, pour tous

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autres actes au service de l’enregistrement du domicile de l’une des parties contractantes.

Art.524.- Les déclarations de mutations verbales d’immeubles, de fonds de commerce, ou de clientèle, ainsi que les
déclarations de cessions verbales d’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail, portant sur tout ou
partie d’un immeuble, doivent être faites au service de l’enregistrement de la situation des biens.

Art.525.- Les actes sous signature privée, autres que ceux visés à l’article 523 et les actes passés en pays étrangers
pourront être enregistrés dans toutes les services de l’enregistrement indistinctement.

Section 3 - Testaments et mutations par décès

Art.526.- Les testaments faits hors de Côte d’Ivoire ne peuvent être exécutés sur les biens situés en Côte d’Ivoire,
qu’après avoir été enregistrés au service de l’enregistrement du domicile du testateur, s’il en a conservé un, sinon,
au service de l’enregistrement de son dernier domicile connu en Côte d’Ivoire, et, dans le cas où le testament
contient des dispositions d’immeubles qui y sont situés, il doit être, en outre, enregistré au service de
l’enregistrement de la situation de ces immeubles, sans qu’il puisse être exigé un double droit.

Art.527.- Les mutations par décès seront enregistrées au service de l’enregistrement du domicile du décédé, quelle
que soit la situation des valeurs mobilières ou immobilières à déclarer.

A défaut de domicile en Côte d’Ivoire, la déclaration sera passée au service de l’enregistrement du lieu du décès ou,
si le décès n’est pas survenu en Côte d’Ivoire, au service de l’enregistrement du lieu de résidence du rédacteur de
l’acte de succession.

Section 4 - Actes concernant les sociétés

Art.528.- Tous actes constatant ou emportant formation, prorogation, transformation ou dissolution d’une société,
l’augmentation, l’amortissement ou la réduction de son capital, doivent être enregistrés au service de
l’enregistrement du siège social de cette société.

TITRE 2 - MODALITÉS DE PAIEMENT DES DROITS

Chapitre 1 - Paiement au comptant

Section 1 - Obligation au paiement

Art.529.- Les droits des actes et ceux des mutations par décès seront payés, avant l’enregistrement, aux taux et
quotités réglés par le présent Livre.

Nul ne pourra en atténuer ni différer le paiement, sous le prétexte de contestation sur la quotité, ni pour quelque
autre motif que ce soit, sauf à se pourvoir en restitution s’il y a lieu.

Section 2 - Débiteurs des droits et contribution au paiement

1) Actes civils, extrajudiciaires et judiciaires

Art.530.- Les droits des actes à enregistrer seront acquittés par :

1° les notaires, pour les actes passés devant eux ;

2° les huissiers et autres ayant pouvoir de faire des exploits et procès-verbaux, pour ceux de leur
ministère ;

3° les greffiers, pour les actes et jugements (sauf le cas prévu par l’article 770 ci-après) et ceux passés et
reçus aux greffes ;

4° les particuliers, pour les actes administratifs soumis à la formalité de l’enregistrement. Toutefois, pour les
adjudications en séance publique les droits seront acquittés par les secrétaires administratifs, sauf le cas
prévu à l’article 770 ;

5° les parties, pour les actes sous signature privée et ceux passés hors de Côte d’Ivoire, qu’elles auront à
faire enregistrer ; pour les ordonnances sur requêtes ou mémoires, et les certificats qui leur sont
immédiatement délivrés par les juges ; et pour les actes et décisions qu’elles obtiennent des arbitres, si
ceux-ci ne les ont pas fait enregistrer ;

6° les héritiers, légataires et donateurs, leurs tuteurs et curateurs, et les exécuteurs testamentaires, pour
les testaments et autres actes de libéralité à cause de mort ;

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7° les agences immobilières, les sociétés civiles immobilières et tous autres intermédiaires, pour tous les
contrats de bail portant sur les immeubles dont ils ont la gestion.

Art.531.- Les greffiers ne seront personnellement tenus de l’acquittement des droits que dans les cas prévus par
l’article 768. Ils continueront de jouir de la faculté accordée par l’article 770 pour les jugements et actes y énoncés.

Art.532.- Les parties sont solidaires vis-à-vis du Trésor pour le paiement des droits simples et en sus exigibles sur
les jugements ou arrêts.

Toutefois, le demandeur est seul débiteur de l’impôt, si le jugement ou arrêt le déboute entièrement de sa
demande.

Sont également seules débitrices des droits, les parties condamnées aux dépens, lorsque le jugement ou l’arrêt
alloue une indemnité, une pension, une rente ou des dommages-intérêts en matière d’accidents.

Art.533.- (L.F.2024) Les sentences arbitrales et les accords entrant dans les prévisions de l’article 546 doivent faire
l’objet d’un procès-verbal, lequel est déposé au greffe du tribunal compétent dans le délai d’un mois et enregistré.

Les pièces sont annexées au procès-verbal. Les droits exigibles sont acquittés par le greffier.

Toute contravention aux dispositions du présent article est punie d’une amende égale au montant du droit
exigible, sans pouvoir être inférieure à 10.000 FCFA.

Art.534.- Les officiers publics qui, aux termes des articles 530 et 531 ci-dessus, auraient fait pour les parties
l’avance des droits d’enregistrement, pourront en poursuivre le paiement conformément aux dispositions de la loi
du 24 décembre 1897, relative au recouvrement des frais dus aux notaires et huissiers.

Art.535.- Les droits des actes civils et judiciaires, comportant transmission de propriété ou d’usufruit de meubles
ou immeubles, seront supportés par les nouveaux possesseurs ; et ceux de tous les autres actes le seront par les
parties auxquelles les actes profiteront, lorsque dans ces divers cas il n’aura pas été stipulé de dispositions
contraires dans les actes.

Art.536.- Lorsqu’il aura été rendu un jugement sur une demande en reconnaissance d’obligation sous seing privé,
formée avant l’échéance ou l’exigibilité de ladite obligation, les frais d’enregistrement seront à la charge du
débiteur tant dans le cas où il aura dénié sa signature que lorsqu’il aura refusé de se libérer après l’échéance ou
l’exigibilité de la dette.

2) Mutations par décès

Art.537.- Les droits des déclarations des mutations par décès seront payés par les héritiers, donataires ou
légataires. Les cohéritiers seront solidaires.

Art.538.- L’action solidaire pour le recouvrement des droits de mutation par décès, conférée au Trésor par l’article
qui précède, ne peut être exercée à l’encontre des cohéritiers auxquels profite l’exemption prévue par l’article 740
du présent livre.

Chapitre 2 - Paiement fractionné ou différé des droits

Section 1 - Baux de fonds de commerce et d’immeubles

Art.539.- (L.F.2024) 1) Le droit proportionnel exigible sur les mutations de jouissance d’immeubles et de fonds de
commerce est perçu lors de l’enregistrement de l’acte ou de la déclaration.

2) Toutefois, pour les baux d’une durée supérieure ou égale à dix ans dont le montant du droit est supérieur à
25.000.000 FCFA, quelle que soit la durée, le paiement dudit droit est fractionné :

a) s’il s’agit d’un bail à durée fixe, en autant de paiements qu’il y a de périodes triennales dans la durée du
bail ;

b) s’il s’agit d’un bail à périodes, en autant de paiements que le bail comporte de périodes.

Chaque paiement représente le droit afférent au loyer et aux charges stipulées pour la période à laquelle il
s’applique sauf aux parties, si le bail est à périodes et si la période dépasse trois ans, à requérir le fractionnement
prévu ci-dessus.

Le droit afférent à la première période du bail est seul acquitté lors de l’enregistrement de l’acte ou de la
déclaration ; celui afférent aux périodes suivantes est payé dans le mois du commencement de la nouvelle période
à la diligence du propriétaire et du locataire, sous la peine édictée à l’article 778. Il est perçu d’après le tarif en
vigueur au commencement de la période.

Les règles de perception fixées au présent paragraphe s’appliquent aux baux de pâturage et nourriture d’animaux,

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aux baux à cheptel ou reconnaissance de bestiaux.

Art.540.- La perception du droit proportionnel exigible lors de l’enregistrement des actes portant mutation de
propriété d’immeuble à titre onéreux est différée à la fin de la période de location, au moment de la réalisation
définitive du contrat de vente de l’immeuble lorsque la mutation s’opère dans le cadre d’un contrat de location-
vente immobilière.

Section 2 - Vente de café, de cacao, de coton, d’anacarde, de karité et de cola

Art.541.- Le droit proportionnel exigible sur les ventes de café, cacao, coton, anacarde, karité et cola, à
l’exportation peut être fractionné en autant de paiements que de formules délivrées par les structures de
réfutation compétentes de ces produits lorsqu’elles existent, pour l’apurement de la confirmation de vente. Il est
perçu sur la base du tarif en vigueur au moment de la délivrance de la confirmation de vente.

[ NB - Le droit prévu aux articles 541, 555, 729 et 972 du CGI est établi comme en matière d’enregistrement et
acquitté au service de l’enregistrement compétent (L.F.2003)]

Section 3 - Droit d’apport

Art.542.- Le paiement du droit proportionnel prévu à l’article 758 lorsqu’il excède 5.000.000 FCFA, peut, sur la
demande expresse de la société débitrice, formulée et signée au pied de l’acte constatant l’augmentation du
capital, être acquitté en trois versements égaux.

Le premier versement est seul acquitté lors de l’enregistrement de l’acte.

Les autres fractions majorées des intérêts au taux légal sont exigibles d’année en année et doivent être payées
dans les trente jours qui suivent chaque échéance annuelle.

La demande de fractionnement n’est recevable que si elle est accompagnée d’une offre de garanties suffisantes.

Ces garanties indépendantes du privilège conféré par le décret du 15 juillet 1939 consistent, soit dans des
hypothèques sur immeubles immatriculés, soit dans des nantissements de fonds de commerce ou de valeurs
mobilières. Leur valeur doit être égale au moins au montant des droits différés. Elles doivent, à peine de
déchéance, être réalisées dans un délai maximum de six mois, à compter de l’enregistrement de l’acte.

Les sûretés ci-dessus prévues peuvent être remplacées par l’engagement personnel, d’acquitter les droits différés,
par un ou plusieurs établissements bancaires agréés par l’administration.

Art.543.- Les dispositions relatives au fractionnement prévues par l’article 542 sont étendues au cas de rachat
simultané du fonds de commerce et des biens immeubles d’une entreprise par une autre. Ce fractionnement
pourra s’appliquer à la totalité des droits d’enregistrement dus au titre des articles 721 et 760 du présent Code
lorsqu’ils excèdent le cumul de 50.000.000 FCFA.

Art.544.- Le paiement des droits proportionnels prévus par l’article 754, lorsqu’il excède 25.000.000 FCFA, peut, sur
la demande expresse de la société débitrice formulée et signée au pied de l’acte, être acquitté en trois versements
égaux.

Le premier versement est seul acquitté lors de l’enregistrement de l’acte.

Les autres fractions qui ne seront pas majorées de l’intérêt au taux légal sont exigibles d’année en année et doivent
être payées dans les trente jours qui suivent chaque échéance annuelle.

La demande de fractionnement n’est recevable que si elle est accompagnée d’une offre de garanties suffisantes.

Ces garanties, indépendantes du privilège conféré par le décret du 15 juillet 1939 consistent, soit dans des
hypothèques sur immeubles immatriculés, soit dans des nantissements de fonds de commerce ou de valeurs
mobilières. Leur valeur doit être égale au moins au montant des droits différés. Elles doivent, à peine de
déchéance, être réalisées dans un délai maximum de six mois, à compter de l’enregistrement de l’acte.

Les sûretés ci-dessus prévues peuvent être remplacées par l’engagement personnel d’acquitter les droits différés
par un ou plusieurs établissements bancaires agréés par l’administration ou par une ou plusieurs sociétés
participantes à l’acte à condition que ces sociétés aient leur siège en Côte d’Ivoire, et un capital équivalent à
[Link] FCFA.

Section 4 - Mutation par décès

Art.545.- 1) Sur la demande de tout légataire ou donataire ou de l’un quelconque des cohéritiers solidaires, le
montant des droits de mutation par décès peut être acquitté en plusieurs versements égaux dont le premier a lieu
au plus tard trois mois après la date de la décision accordant le délai de paiement sollicité sans que le paiement
pour solde puisse intervenir plus de cinq ans après l’expiration du délai pour souscrire la déclaration de

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succession.

2) Le nombre de ces versements est fixé par la décision accordant l’autorisation, sans que leur nombre, puisse en
aucun cas être supérieur à dix.

Dans les conditions prévues au présent article, l’administration pourra autoriser le paiement des droits de
mutation par décès exigibles dans les successions en ligne directe et entre époux en plusieurs versements
semestriels égaux dont le nombre sera déterminé d’après l’importance de ces droits et sans qu’il puisse être
supérieur à 20, lorsque l’actif héréditaire comprend à concurrence de 50 % au moins, des biens non liquides
énumérés ci-après :

brevet d’invention ;

clientèle ;

créances non exigibles au décès ;

droits d’auteur ;

fonds de commerce, y compris le matériel et les marchandises qui en dépendent ;

immeubles ;

matériels agricoles ;

parts d’intérêts dans les sociétés, que le capital soit divisé en actions ou non ;

valeurs mobilières non cotées en bourse.

3) Les intérêts sur les droits différés sont calculés au taux légal et ajoutés à chaque versement sous les imputations
de droit.

4) La demande de délai est adressée au chef du service du domaine et de l’enregistrement du lieu où la succession
doit être déclarée. Elle n’est recevable que si elle est accompagnée d’une déclaration de succession complète et
régulière et si les redevables fournissent des garanties suffisantes.

Ces garanties consistent, soit en hypothèque de premier rang sur des immeubles immatriculés, soit en
nantissement de valeurs mobilières cotées en bourse d’une valeur au moins égale au double de la créance du
Trésor.

La valeur des titres de rente sur l’État et des actions et obligations est déterminée par leur cours moyen boursier à
la date de la demande de délai.

Les sûretés ci-dessus prévues peuvent être remplacées par l’engagement personnel d’acquitter les droits différés,
contractés par un ou plusieurs établissements bancaires agréés par l’administration.

L’administration peut à tout moment exiger un complément de garantie. Si le redevable ne satisfait pas, dans le
délai d’un mois, à la demande qui lui est adressée à cet effet par lettre recommandée, les droits deviennent
immédiatement exigibles.

5) Les actes constatant la constitution des garanties, la mainlevée des inscriptions d’hypothèques, la déclaration ou
la restitution des valeurs mobilières données en gage sont signés pour l’administration par le chef du service du
domaine et de l’enregistrement au service duquel les droits sont exigibles. Ils sont dispensés des droits de timbre
et d’enregistrement.

6) En cas de retard dans le paiement de l’un quelconque des ternies échus, les droits en suspens deviennent
immédiatement exigibles sans aucune mise en demeure.

7) Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux droits dus à raison des omissions ou insuffisances
constatées.

8) Les droits différés peuvent être acquittés par anticipation. Dans ce cas, les intérêts ne sont dus que jusqu’au jour
du paiement.

Lorsque l’actif successoral comporte des biens qui ne peuvent faire l’objet de liquidation avant quelques années,
notamment des plantations d’hévéa, de café et d’anacarde, etc. qui ne sont pas encore en production au moment
du décès du propriétaire, un paiement différé des droits de mutation dus peut être accordé au bénéficiaire.

Ce paiement différé est accordé à la suite d’une demande adressée par le bénéficiaire dans les mêmes conditions
que le paiement fractionné.

Partie 2 - Actes et opérations soumis à la formalité de

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l’enregistrement, délais et exemptions

TITRE 1 - DES ACTES ET OPÉRATIONS

Chapitre 1 - Nature des actes

Section 1 - Actes de l’autorité judiciaire

Art.546.- Doivent être enregistrés dans le délai de six mois, à compter de leur date, les procès-verbaux de
conciliation dressés par les juges, les sentences arbitrales en cas d’ordonnance d’exequatur, les sentences
arbitrales et les accords survenus en cours d’instance, ou en cours, ou en suite de la procédure prévue par l’article
474 du Code de procédure civile, les ordonnances de référés, ainsi que les jugements et arrêts en premier ou en
dernier ressort contenant des dispositions définitives en toutes madères.

Section 2 - Actes des officiers ministériels

Art.547.- Les actes des notaires doivent être enregistrés dans le délai d’un mois.

Art.548.- Les testaments déposés chez les notaires ou par eux reçus sont enregistrés dans les trois mois du décès
des testateurs, à la diligence des héritiers, donataires, légataires ou exécuteurs testamentaires.

Art.549.- Les exploits autres que ceux relatifs à une instance en toute matière, jusque et y compris les
significations des jugements définitifs ou à une conciliation devant les juges et qui ne contiennent aucune
disposition pouvant donner lieu au droit proportionnel ou au droit progressif d’enregistrement, doivent être
présentés dans un délai de quinze jours, à compter de leur date, soit au service du domaine et de l’enregistrement
de la résidence de l’huissier rédacteur, soit au service du domaine et de l’enregistrement du lieu où ils ont été faits.

Les actes ci-dessus sont assujettis à une taxe de 6.000 FCFA dont les modalités de perception sont fixées par les
articles 501 et 502 contre paiement de laquelle ils sont dispensés des droits de timbre exigibles tant sur l’original
que sur les extraits, copies ou expéditions.

Section 3 - Actes sous seing privé

Art.550.- 1) Les actes portant transmission de propriété, d’usufruit des biens immeubles, de fonds de commerce ou
de clientèles, ou cession de droit à un bail, ou au bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un
immeuble, doivent être enregistrés dans le délai d’un mois, à compter de leur date.

2) Les dispositions de la présente codification applicables aux mutations à titre onéreux de fonds de commerce ou
de clientèle sont étendues à toute convention à titre onéreux, ayant pour effet de permettre à une personne
d’exercer une profession, une fonction ou un emploi occupé par un précédent titulaire, même lorsque ladite
convention conclue avec ce titulaire ou ses ayants cause ne s’accompagne pas d’une cession de clientèle.

Les droits sont exigibles sur toutes les sommes dont le paiement est imposé du chef de la convention, sous
quelque dénomination que ce soit, au successeur, ainsi que sur toutes les charges lui incombant au même titre.

Art.551.- Doivent être enregistrés dans le délai d’un mois, à compter de leur date, les actes portant mutation de
propriété ou d’usufruit de biens meubles.

Art.552.- Sont assujettis à l’enregistrement dans le délai d’un mois, à compter de leur date, ou de la date d’entrée
effective en jouissance, les actes portant mutation de jouissance de biens meubles et immeubles.

Art.552 bis.- Sont assujettis à l’enregistrement, dans un délai de trois mois à compter de la date de résiliation du
contrat, les actes portant résiliation des contrats de mutation de jouissance des biens immeubles.

Art.553.- Tous les mandats, promesses de ventes, actes translatifs de propriété et, d’une manière générale, tous
actes se rattachant à la profession d’intermédiaire pour l’achat et la vente des immeubles ou des fonds de
commerce, ou à la qualité de propriétaire acquise par l’achat habituel des mêmes biens en vue de les revendre,
sont assujettis à l’enregistrement dans le délai de vingt jours de leur date ; il n’est pas dérogé aux dispositions de
l’article 547 pour le cas où ces actes auraient été rédigés par acte public.

Section 4 - Actes divers

Art.554.- (L.F.2024) Sont assujettis à l’enregistrement dans le délai d’un mois, à compter de leur date :

1° les actes portant acceptation ou répudiation de successions, legs ou communautés ;

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2° les certificats de propriété ;

3° les inventaires de meubles, objets mobiliers, titres et papiers et les prisées de meubles ;

4° tous actes ou écrits constatant la nature, la consistance ou la valeur des biens appartenant à chacun des
époux lors de la célébration du mariage ;

5° tous actes constatant la formation, la prorogation, la transformation ou la dissolution d’une société ou


d’un groupement d’intérêt économique, l’augmentation, l’amortissement ou la réduction de son capital ;

6° les actes constatant un partage de biens meubles et immeubles, à quelque titre que ce soit ;

7° les actes constatant des adjudications et marchés de toute nature ;

8° les actes portant cession d’action, de part de fondateur ou de part bénéficiaire ou de cession de part
sociale dans les sociétés dont le capital n’est pas divisé en actions ;

9° les actes délivrés à l’occasion des cessions de terrains non effectuées par devant notaire.

Le délai pour l’enregistrement de ceux de ces derniers actes assujettis avant de recevoir exécution à l’approbation
de l’autorité supérieure ne prendra cours qu’à compter de la date à laquelle la décision sera parvenue au
fonctionnaire qui doit rester dépositaire de la minute ou de l’original. Ce fonctionnaire devra mentionner cette date
en marge de l’acte par une attestation dûment signée.

Art.555.- Les demandes d’autorisation d’exportation de café et de cacao doivent être présentés par l’exportateur à
la formalité de l’enregistrement.

Le fait générateur de la taxe est constitué par la confirmation d’enregistrement et la taxe est acquittée lors de la
présentation de la demande d’autorisation d’exportation à la formalité de l’enregistrement.

L’autorisation d’exportation dans tous les cas ne peut être délivrée par l’autorité compétente qu’au vu des
justificatifs du paiement de la taxe d’enregistrement.

L’exportateur est tenu de souscrire sur un imprimé délivré par l’administration fiscale, au plus tard le 30 du mois
suivant le tri-mestre pour le cacao et le bimestre pour le café, le coton, l’anacarde, le karité et la cola auprès du chef
du service du domaine et de l’enregistrement, une déclaration spéciale récapitulant l’ensemble des opérations de la
période écoulée et la taxe acquittée.

Chapitre 2 - Nature des opérations

Section 1 - Déclarations de mutations verbales

Art.556.- A défaut d’actes, les mutations visées à l’article 550 font l’objet, dans le mois de l’entrée en possession, de
déclarations détaillées et estimatives sur des formules spéciales délivrées par l’administration.

Section 2 - Déclarations de locations verbales

Art.557.- 1) A défaut de conventions écrites, les mutations, ainsi que les prorogations conventionnelles ou légales
de jouissance de biens immeubles, font l’objet de déclarations détaillées et estimatives qui sont déposées dans les
trois premiers mois de chaque année au service de l’enregistrement de la situation de l’immeuble loué.

Les déclarations sont établies sur des formules spéciales fournies par l’administration. Elles s’appliquent à la
période courue du 1er janvier au 31 décembre de l’année précédente.

2) Les déclarations sont souscrites par la personne qui est propriétaire ou usufruitière de l’immeuble loué au
premier jour du délai fixé au premier alinéa du paragraphe 1 ci-dessus, quelles que soient les mutations de
propriété intervenues en cours d’année.

En cas de sous-location, une déclaration est, en outre, souscrite par chacun des sous-bailleurs, locataires
principaux ou cessionnaires.

3) Chaque immeuble fait l’objet d’une déclaration particulière qui mentionne obligatoirement :

a) les noms, prénoms, professions et domiciles des propriétaires ou usufruitiers de l’immeuble pendant la
période d’imposition ;

b) les noms, prénoms et professions des divers locataires ayant occupé l’immeuble pendant la période
d’imposition, la consistance des locaux loués à chacun d’eux ;

c) le montant pour chaque locataire des loyers, charges comprises, pendant la période envisagée ;

d) le point de départ de chaque location et sa durée ;

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e) le montant total des loyers, charges comprises, pour l’ensemble des locataires pendant la période
d’imposition ;

4) Le déclarant est tenu au paiement des droits exigibles, sauf son recours contre le preneur. Néanmoins, les
parties restent solidaires pour le recouvrement du droit simple.

Art.558.- 1) A défaut de conventions écrites, les mutations, ainsi que les prorogations conventionnelles ou légales
de jouissance de fonds de commerce, font l’objet, par le bailleur, de déclarations détaillées et estimatives qui sont
déposées dans le délai d’un mois, à compter de l’entrée en jouissance, au service de l’enregistrement de la situation
du fonds de commerce loué.

Les déclarations sont établies en triple exemplaire sur des formules spéciales fournies par l’administration.

2) La déclaration mentionne obligatoirement :

a) les nom, prénoms, profession, domicile, date et lieu de naissance du bailleur et, le cas échéant, de son
conjoint ;

b) les noms, prénoms, profession, domicile, date et lieu de naissance du preneur ou du gérant libre, et, le
cas échéant, de son conjoint ;

c) la nature, la situation du fonds de commerce loué et, le cas échéant, la valeur des marchandises reprises ;

d) le point de départ de la location et de sa durée ;

e) le montant détaillé du lover ou redevance et des charges ;

f) la date de la dernière mutation du fonds ou, à défaut, celle de sa création ;

g) le montant des bénéfices (réels ou forfaitaires, suivant le cas) des trois dernières années.

3) Le déclarant est tenu au paiement des droits exigibles, sauf son recours contre le preneur. Néanmoins, les
parties restent solidaires pour le recouvrement des droits simples.

Section 3 - Déclarations de mutations par décès

Art.559.- Les délais pour l’enregistrement des déclarations que les héritiers, donataires ou légataires auront à
passer, des biens à eux échus ou transmis par décès, courent à compter du jour du décès et seront de :

12 mois, lorsque le décès survient en Côte d’Ivoire ;

18 mois, lorsque le décès survient hors de Côte d’Ivoire.

Art.560.- Le délai de 12 mois ne court que du jour de la mise en possession pour la succession :

d’un condamné, si ses biens sont séquestrés ;

qui aurait été séquestrée pour tout autre cause ;

d’un militaire, d’un marin ou d’un employé civil, s’il est mort en activité ou en service hors de la Côte
d’Ivoire ;

qui serait recueillie par indivis avec l’État de Côte d’Ivoire.

Art.561.- Si, avant les derniers 12 mois de délai fixés pour les déclarations de successions de personnes décédées
hors de Côte d’Ivoire, les héritiers prennent possession des biens, il ne restera d’autre délai à courir, pour passer
déclaration, que celui de 12 mois, à compter du jour de la prise de possession.

Art.562.- Les héritiers, légataires et tous autres, appelés à exercer les droits subordonnés au décès d’un individu
dont l’absence est déclarée, sont tenus de faire, dans les 12 mois du jour de l’envoi en possession provisoire, la
déclaration à laquelle ils seraient tenus s’ils étaient appelés par effet de la mort et d’acquitter les droits sur la
valeur entière des biens ou droits qu’ils recueillent.

Art.563.- A l’égard de tous les biens légués à l’État, aux collectivités locales ou à tous autres établissements publics
ou d’utilité publique, le délai pour le paiement des droits de mutation par décès ne court contre les héritiers ou
légataires saisis de la succession qu’à compter du jour où l’autorité compétente a statué sur la demande en
autorisation d’accepter le legs, sans que le paiement des droits puisse être différé au-delà de deux années, à
compter du jour du décès.

Art.564.- Doivent être entendues comme s’appliquant à toute succession comprenant des biens légués à l’État, aux
collectivités locales et autres établissements publics ou d’utilité publique, les dispositions de l’article précédent
relatives au délai dans lequel les héritiers ou légataires saisis de la succession sont tenus de payer les droits de
mutation par décès sur ces biens. Ce délai ne court pour chaque héritier qu’à compter du jour où l’autorité

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compétente a statué sur la demande en autorisation d’accepter le legs, sans que le paiement des droits puisse être
différé au-delà de deux années, à compter du décès de l’auteur de la succession.

Chapitre 3 - Dispositions communes

Art.565.- Dans les délais fixés par les articles précédents pour l’enregistrement des actes et des déclarations, le jour
de la date de l’acte ou celui de l’ouverture de la succession ne sera point compté.

Art.566.- (L.F.2024) Abrogé

Art.567.- Les délais fixés pour l’enregistrement des actes, ainsi que pour le paiement de tous les impôts dont le
recouvrement incombe au service de l’enregistrement, ou pour le dépôt des déclarations qui s’y réfèrent, sont
prorogés jusqu’au premier jour ouvrable qui suit, lorsque le dernier jour de délai expire un des jours de fermeture
prévus par l’article 566 du présent livre.

TITRE 2 - DES EXEMPTIONS

Chapitre 1 - Actes enregistrés en débet

Section 1 - Actes enregistrés en débet ou actes soumis à un visa spécial tenant lieu de l’enregistrement en débet

Art.568.- La formalité de l’enregistrement en débet est remplacée, en ce qui concerne les actes énumérés dans les
articles ci-après, par un visa daté et signé du chef du service du domaine et de l’enregistrement compétent.

Ce visa contient le détail des droits postérieurement exigibles, libellés en chiffres, et le total de ces droits en toutes
lettres.

Les actes soumis au visa prévu au premier alinéa du présent article doivent être présentés à ce visa dans les délais
impartis pour la formalité de l’enregistrement, sous les sanctions édictées par les textes en vigueur.

Art.569.- Sont soumis au visa prévu par l’article 568 :

1° les procès-verbaux dressés en exécution des textes concernant les contraventions aux règlements sur
les appareils et bateaux à vapeur ;

2° les procès-verbaux dressés en vertu de la loi n°67-580 du 20 décembre 1967 relative à la police des voies
ferrées en Côte d’Ivoire ;

3° les procès-verbaux rapportés à la requête de la DGI, sauf à cette Administration à poursuivre contre les
contrevenants le recouvrement des droits d’enregistrement ;

4° les procès-verbaux dressés en vertu des textes sur les lignes télégraphiques ou téléphoniques ou des
textes concernant les distributions d’énergie ;

5° les procès-verbaux dressés pour constater les contraventions en matière de pêche fluviale ou maritime ;

6° les procès-verbaux relatifs à la vérification des poids et mesures, sauf à suivre le recouvrement des
droits contre le condamné.

Art.570.- Sont également soumis au visa prévu à l’article 568, sous réserve de ce qui est dit à l’article 583, les actes
faits à la requête du ministère public près les tribunaux, ainsi que les actes et procès-verbaux des huissiers,
gendarmes préposés, gardes-champêtres ou forestiers (autres que ceux des particuliers) et généralement tous
actes et procès-verbaux concernant la simple police ou la police correctionnelle et qui ont pour objet la poursuite
et la répression des délits et contraventions aux règlements généraux de police et d’impositions, sauf à suivre le
recouvrement des droits contre les parties condamnées aux dépens.

Art.571.- Sont également soumis au visa prévu à l’article 568 :

1° les procès-verbaux relatifs à la police du roulage et des messageries publiques ;

2° les procès-verbaux dressés pour constater les contraventions aux textes sur le classement des places de
guerre et des postes militaires et sur les servitudes imposées à la propriété autour des ouvrages militaires,
magasins à poudre ou à munitions de l’armée de terre, de l’air ou de la marine.

Les droits exigibles sont payés par le contrevenant après jugement définitif de condamnation. La rentrée de ces
droits est suivie par les agents de l’enregistrement.

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Section 2 - Actes relatifs à l’assistance judiciaire

Art.572.- 1) Conformément aux dispositions du décret n°75-319 du 9 mai 1975 organisant l’assistance judiciaire,
l’assisté est dispensé provisoirement des sommes dues au Trésor pour droits d’enregistrement et de greffe ainsi
que toute consignation d’amendes.

2) Il est aussi dispensé provisoirement du paiement des sommes dues aux greffiers et aux officiers ministériels
pour droits, émoluments et honoraires.

3) Les actes de la procédure faite à la requête de l’assisté sont soumis au visa prévu à l’article 568. Toutefois, les
jugements et arrêts sont enregistrés en débet.

4) Sont pareillement enregistrés en débet les actes et titres produits par l’assisté pour justifier de ses droits et
qualités.

5) Si les actes et titres produits par l’assisté pour justifier de ses droits et qualités sont du nombre de ceux dont la
réglementation fiscale ordonne l’enregistrement dans un délai déterminé, les droits d’enregistrement deviennent
exigibles immédiatement après le jugement définitif.

6) Si ces actes et titres ne sont pas du nombre de ceux dont la réglementation fiscale ordonne l’enregistrement
dans un délai déterminé, les droits d’enregistrement de ces actes et titres sont assimilés à ceux des actes de la
procédure.

7) L’enregistrement en débet ou le visa spécial en tenant lieu doit mentionner la date de la décision qui admet au
bénéfice de l’assistance judiciaire ; il n’a d’effet quant aux actes et titres produits par l’assisté que pour le procès
dans lequel la production a eu lieu.

8) Les frais de transport des juges, des officiers ministériels et des experts, les honoraires de ces derniers, les taxes
des témoins dont l’audition a été autorisée par le tribunal ou le juge, et, en général, tous les frais dus à des tiers
non officiers ministériels, sont avancés par le Trésor, sur exécutoire délivré par le président de chaque juridiction.
Le 5 du présent article s’applique au recouvrement de ces avances.

Art.573.- En cas de condamnation aux dépens prononcée contre l’adversaire de l’assiste, la taxe comprend tous les
droits, frais de toute nature, honoraires et émoluments auxquels l’assisté aurait été tenu s’il n’y avait pas eu
l’assistance judiciaire.

Art.574.- 1) Dans le cas prévu par l’article précédent, la condamnation est prononcée et l’exécutoire est délivré au
nom du Chef de l’État.

Le recouvrement en sera poursuivi, comme en matière d’enregistrement, par la recette de l’enregistrement pour le
compte du Trésor Public sauf le droit pour l’assisté de concourir aux actes de poursuite, conjointement avec ledit
service, lorsque cela est utile pour exécuter les décisions rendues et en conserver les effets.

2) Les frais, faits sous le bénéfice de l’assistance judiciaire, des procédures d’exécution et des instances relatives à
cette exécution entre l’assisté et la partie poursuivie, qui auraient été discontinuées ou suspendues pendant plus
d’une année, sont réputés dus par la partie poursuivie, sauf justifications ou décisions contraires. L’exécutoire est
délivré conformément au paragraphe 1 qui précède.

3) Il est délivré un exécutoire séparé au Chef de l’État pour les droits qui, ne devant pas être compris dans
l’exécutoire délivré contre la partie adverse, restent dus par l’assisté au Trésor, conformément au 5 de l’article 572
du présent livre.

4) Le service de l’enregistrement fait immédiatement aux divers ayants droit la distribution des sommes
recouvrées.

Les sommes revenant aux officiers ministériels pour les honoraires leur sont mandatées sur les crédits du Trésor
Public.

Les sommes représentant les droits d’enregistrement et de timbre dont la perception a été différée restent
acquises au Trésor Public.

5) La créance du Trésor, en premier lieu pour les avances qu’il a faites, en second lieu pour tous droits de greffe,
d’enregistrement et de timbre, a la préférence sur celles des autres ayants droit.

Art.575.- En cas de condamnation aux dépens prononcée contre l’assisté, il est procédé, conformément aux règles
tracées par l’article précédent, au recouvrement des sommes dues au Trésor, en vertu des 5 et 8 de l’article 572 du
présent Code.

Art.576.- Le retrait de l’assistance judiciaire a pour effet de rendre immédiatement exigibles les droits, honoraires
émoluments et avances de toute nature, dont l’assisté avait été dispensé.

Dans tous les cas où l’assistance judiciaire est retirée, le receveur procède au recouvrement et à la répartition

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suivant les règles édictées par l’article 574 ci-dessus.

Art.577.- L’action tendant au recouvrement de l’exécutoire délivré au service de l’enregistrement, soit contre
l’assisté, soit contre la partie adverse, se prescrit par dix ans.

Section 3 - Autres actes

Art.578.- La requête, le jugement et les autres actes auxquels peuvent donner lieu les réclamations prévues par la
réglementation en vigueur contre l’internement des aliénés sont enregistrés en débet.

Art.579.- Les actes, jugements et arrêts relatifs à la procédure organisée par la loi pour la rectification des
mentions portées au casier judiciaire sont enregistrés en débet.

Art.580.- Les communes sont dispensées provisoirement du paiement des sommes dues au Trésor pour droits
d’enregistrement à raison des actions en responsabilité civile visées par la loi n°2003-489 du 26 décembre 2003
portant régime financier, fiscal et domanial des collectivités territoriales, en ce qui concerne les dégâts et
dommages résultant des crimes et délits commis à force ouverte ou par violence sur leur territoire par des
attroupements ou des rassemblements armés et non armés. Les actes de procédure faits à la requête des
communes, les jugements dont l’enregistrement leur incombe, les actes et titres produits par elles pour justifier de
leurs droits et qualités, sont enregistrés en débet.

Les droits dont le paiement a été différé deviennent exigibles dès que les décisions judiciaires sont définitives à
l’égard des communes qui s’en libèrent, le cas échéant, conformément aux dispositions de la loi susvisée.

Art.581.- Sont enregistrés en débet et jugés sans autres frais que les droits de timbre :

1° les recours pour excès de pouvoirs contre les actes des diverses autorités administratives ;

2° les requêtes contre la concession et le refus de pension ;

3° les requêtes dirigées contre les décisions rendues par les tribunaux statuant sur les litiges relatifs à la
nomination, à l’avancement, à la discipline, aux émoluments, aux pensions des fonctionnaires et
généralement sur tous litiges d’ordre individuel concernant les fonctionnaires ;

4° les recours pour excès de pouvoir ou violation de la loi formés en matière de pension devant la chambre
compétente de la Cour Suprême.

Art.582.- Lorsque les deniers appartenant à la faillite ne peuvent suffire immédiatement aux frais de jugement de
déclaration de d’affiche et d’insertion de ce jugement dans les journaux, d’apposition, de garde et de levée des
scellés, d’arrestation et d’incarcération du failli, l’avance de ces frais est faite, sur ordonnance du juge-commissaire,
par le Trésor Public qui en est remboursé par privilège sur les premiers recouvrements, sans préjudice du privilège
du propriétaire.

Cette disposition est applicable à la procédure d’appel du jugement de faillite.

Art.583.- Les jugements et arrêts en matière de simple police ou de police correctionnelle sont enregistrés en
débet.

Art.584.- Les frais des instances en révision des procès criminels et correctionnels faits postérieurement à l’arrêt
de recevabilité sont avancés par le Trésor.

Chapitre 2 - Les exemptions

Art.585.- En dehors des actes désignés par la loi ou par des décrets, les actes énumérés aux articles 586 à 664 sont
seuls enregistrés gratis ou exemptés de la formalité de l’enregistrement.

Section 1 - Exemptions des actes des autorités publiques et assimilées et des actes effectués avec leur concours

Accidents du travail

Art.586.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement, les actes faits en vertu et pour l’exécution des textes
relatifs aux accidents du travail, à l’exception des procès-verbaux de conciliation et des décisions définitives des
juridictions saisies, lesquels actes sont enregistrés gratis.

Acquisitions, échanges, partages et autres actes faits par les collectivités publiques

Art.587.- Les acquisitions et échanges faits par les collectivités publiques, les partages de biens entre ces
collectivités et les particuliers et, en général, tous autres actes dont les droits seraient supportés par ces
collectivités sont enregistrés gratis.

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Art.588.- 1) Sont exemptés de formalité de l’enregistrement, tous les actes, arrêtés et décisions des autorités
administratives autres que ceux dénommés dans les articles 550-1, 551 et 552.

2) Sont assimilés au point de vue de la perception des droits d’enregistrement et de timbre à ceux des entreprises
privées les actes passés par :

a) les établissements publics des différentes collectivités publiques, autres que les établissements publics
scientifiques, d’enseignements, d’assistance et de bienfaisance et les caisses de crédit municipal ;

b) les régies des collectivités publiques exploitant des services à caractère industriel ou commercial.

Actes de l’état civil

Art.589.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement, les actes de naissance, décès et mariage reçus par les
officiers de l’état civil, et les extraits qui en sont délivrés.

Art.590.- Sont également exemptés de la formalité de l’enregistrement, les actes de procédure (à l’exception des
jugements) faits à la requête du ministère public ayant pour objet :

1° de réparer les omissions et faire les rectifications sur les registres de l’état civil d’actes qui intéressent les
individus notoirement ;

2° de remplacer les registres de l’état civil perdus ou incendiés et de suppléer aux registres qui n’auraient
pas été tenus.

Sont enregistrés gratis, les jugements à la requête du ministère public ayant le même objet.

Art.591.- Sont enregistrés gratis, les jugements rendus et les procédures introduites à la requête du ministère
public et ayant pour objet de reconstituer les registres de l’état civil détruits, perdus ou disparus par suite de
sinistres.

Affirmation de procès-verbaux

Art.592.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement, les affirmations de procès-verbaux des employés,
gardes et agents salariés de l’administration, faits dans l’exercice de leurs fonctions.

Allocations familiales

Art.593.- Sont dispensés de l’enregistrement, toutes pièces relatives à l’application de la réglementation sur les
allocations familiales, ainsi que les jugements et arrêts et généralement tous actes de procédure relatifs à cette
même réglementation.

Les actes d’acquisitions immobilières à titre onéreux ou à titre gratuit, que fera pour son fonctionnement la CNPS
seront enregistrés gratis.

Amendes et condamnations pécuniaires

Art.594.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement, les actes et pièces relatifs aux commandements, saisies
et ventes, ayant pour objet le recouvrement des amendes et condamnations pécuniaires dont le recouvrement est
confié au Trésor.

Arbitrage entre patrons et ouvriers

Art.595.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement, tous les actes faits en exécution des dispositions de la
législation du travail et de la prévoyance sociale en matière de différends collectifs entre patrons et ouvriers ou
employés.

Il en est de même de tous les actes nécessités par l’application des textes sur les procédures de conciliation et
d’arbitrage.

Armée

Art.596.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement, les engagements, enrôlements, congés, certificats,
cartouches, passeports, quittances de prêts et fournitures, billets d’étape, de subsistance et de logement, tant pour
le service de terre que pour le service de mer, et tous les autres actes de l’une et l’autre administration non
compris dans les articles précédents et suivants.

Les rôles d’équipage et les engagements de matelots et gens de mer de la marine marchande.

Les actes faits en exécution de la loi sur le recrutement de l’armée.

Assistance à la famille et aux femmes en couches

Art.597.- Les demandes, certificats, recours, quittances et autres actes, faits en vertu des textes relatifs à la famille
et ayant exclusivement pour objet le service de l’assistance à la famille, sont dispensés de la formalité de

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l’enregistrement.

Le pourvoi, visé par les textes sur le repos des femmes en couches, est jugé sans frais.

Assistance médicale gratuite

Art.598.- Les certificats, significations, jugements, contrats, quittances et autres actes, faits en vertu de la
législation relative à l’assistance gratuite sont dispensés de la formalité de l’enregistrement, sans préjudice du
bénéfice des dispositions des textes sur l’assistance judiciaire.

Avertissements en justice

Art.599.- Les cédules ou avertissements pour citer soit devant la justice de paix, soit devant le bureau de
conciliation, sont exempts de la formalité de l’enregistrement, sauf le droit sur la signification.

Avocats

Art.600.- Sont dispensés de la formalité de l’enregistrement les actes de procédure d’avocat à avocat devant les
juridictions de tous ordres, ainsi que les exploits de signification de ces mêmes actes.

AFD

Art.601.- Sont exempts de tous droits d’enregistrement, les actes, pièces et écrits de toute nature concernant
l’Agence Française de Développement.

Caisse de retraite pour la vieillesse

Art.602.- Les certificats, actes de notoriété et autres pièces exclusivement relatifs aux organismes de retraite pour
la vieillesse sont exemptés de la formalité de l’enregistrement.

Institutions de prévoyance sociale

Art.602 bis.- Sont exemptés de droits d’enregistrement, les actes, pièces et écrits de toute nature concernant les
Institutions de Prévoyance sociale créées en vertu de la loi n°99-476 du 2 août 1999, lorsque ces droits sont à la
charge de ces organismes.

Casier judiciaire

Art.603.- Le bulletin n°3 du casier judiciaire, délivré à la personne qu’il concerne, est dispensé de la formalité de
l’enregistrement.

Décision portant condamnation

Art.604.- Sont dispensées de la formalité de l’enregistrement les décisions des juridictions de l’ordre judiciaire et
les sentences arbitrales relatives au recouvrement des créances.

Contentieux administratif

Art.605.- Sont jugés sans frais et sans nécessité de recourir à l’intervention d’un avocat, les recours exercés devant
la chambre compétente de la Cour Suprême en matière :

1° d’impôts, taxes et redevances ;

2° d’élections ;

3° de contraventions aux lois et règlements sur la voirie et autres contraventions dont la répression
appartient aux tribunaux et qui sont régies par la loi n°61-241 du 2 août 1961 portant statut administratif
et financier de la voie nationale.

En cas d’expertises, la prestation de serment du ou des experts de l’expédition du procès-verbal ne donne lieu à
aucun droit d’enregistrement.

Art.606.- Sont dispensés d’enregistrement, les actes de procédure, les jugements et tous actes nécessaires à leur
exécution dans les procédures devant le tribunal du travail.

Cette disposition est applicable aux causes portées en appel ou devant la chambre compétente de la Cour
Suprême, y compris les significations des arrêts définitifs.

Conseils municipaux

Art.607.- Est jugé sans frais le recours exercé contre la décision ayant statué sur une réclamation formulée contre
les opérations électorales municipales.

Contributions et taxes

Art.608.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement :

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1° les actes et pièces relatifs aux commandements, saisies et ventes, ayant pour objet le recouvrement des
impôts, taxes et redevances ;

2° tous actes de poursuites ou autres, tant en demande qu’en défense, ayant pour objet le recouvrement
des contributions publiques et de toutes autres sommes dues aux collectivités publiques, à quelque titre et
pour quelque objet que ce soit, quand il s’agit de cotes de 1.500 FCFA et au dessous ou de droits et créances
n’excédant pas au total la somme de 1.500 FCFA, le tout sans préjudice de ce qui est dit au paragraphe
précédent ;

3° les quittances des contributions, droits, créances et revenus payés aux administrations locales ou
municipales ;

4° les ordonnances de décharge ou de réduction, remise ou modération d’imposition, les quittances y


relatives et extraits de celles-ci ;

5° les récépissés délivrés aux collecteurs, aux receveurs de deniers publics et de contributions locales et les
comptes des recettes ou gestions publiques.

Dépenses publiques

Art.609.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement les prescriptions, mandats et ordonnances de paiement
sur les caisses nationales ou locales, leurs endossements et acquits.

Les quittances des fonctionnaires et employés salariés de l’administration, pour leurs traitements et émoluments.

Dommages à la propriété privée

Art.610.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement, les plans, procès-verbaux, certificats, significations,
contrats et autres actes faits en vertu des textes sur les dommages causés à la propriété privée par l’exécution des
travaux publics.

Dons et legs

Art.611.- Les collectivités publiques, les établissements publics et hospitaliers et les bureaux de bienfaisance sont
dispensés de droit de mutation à titre gratuit sur les biens qui leur adviennent par donation ou succession.

Élections

Art.612.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement les actes de la procédure relatifs aux inscriptions sur les
listes électorales, ainsi qu’aux réclamations et aux recours tant contre ces inscriptions que contre les opérations
électorales.

Expropriation pour cause d’utilité publique

Art.613.- Les plans, procès-verbaux, certificats, significations contrats et autres actes faits en vertu des textes sur
l’expropriation pour cause d’utilité publique sont exempts de la formalité de l’enregistrement, à l’exception des
jugements, des contrats de vente, des actes fixant l’indemnité, qui sont enregistrés gratis lorsqu’il y a lieu à la
formalité.

Art.614.- Les dispositions de l’article 613 sont applicables à :

1° tous les actes ou contrats relatifs à l’acquisition de terrains, même clos ou bâtis, poursuivis en exécution
d’un plan d’alignement régulièrement approuvé pour l’ouverture, l’élargissement des rues ou places
publiques, des chemins vicinaux et chemins ruraux reconnus ;

2° tous les actes et contrats relatifs aux terrains pour la voie publique par simple mesure de voirie.

Faillites et liquidations judiciaires

Art.615.- Sont affranchis de la formalité de l’enregistrement, les actes rédigés en exécution des lois relatives aux
faillites et liquidations judiciaires et dont l’énumération suit : les déclarations de cessation de paiement, les bilans,
les dépôts de bilans, les affiches et certificats d’insertion relatifs à la déclaration de faillite ou aux convocations de
créanciers, les actes de dépôt des inventaires, des transactions et autres actes, les procès-verbaux d’assemblées,
de dires, d’observations et délibérations de créanciers, les états des créances présumées, les actes de produits, les
requêtes adressées au juge-commissaire, les ordonnances et décisions de ce magistrat, les rapports et comptes
des syndics, les états de répartition, les procès-verbaux de vérification et d’affirmation de créances, concordats ou
atermoiements.

Toutefois ces différents actes continueront à rester soumis à la formalité du répertoire.

Hypothèques

Art.616.- Est effectué sans frais le dépôt au greffe d’un tribunal d’un des doubles du registre tenu par le
conservateur de la propriété foncière.

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BCEAO

Art.617.- Sont dispensés de la formalité de l’enregistrement :

les actes, pièces ou écrits de toute nature dont les droits seraient supportés par la BCEAO ;

les produits, les plus-values et les transactions se rapportant aux titres d’État émis par les États membres de
l’UMOA en représentation des concours consolidés de la BCEAO.

Justice militaire

Art.618.- Toutes assignations, citations et notifications aux témoins, inculpés, visées par le Code de justice militaire,
faites par la gendarmerie ou par tous autres agents de la force publique, sont exemptées d’enregistrement.

Marchés

Art.619.- Sont dispensés de la formalité de l’enregistrement :

1° les marchés de constructions, de transformations, de réparations ou d’entretien de navires ainsi que les
marchés d’approvisionnement et de fournitures destinées à permettre l’exécution desdits travaux ;

2° les marchés de toutes natures dont le prix doit être payé par les services d’assistance ou de bienfaisance
des établissements publics nationaux ou des collectivités territoriales ;

3° les actes de concession de la production, du transport et de la distribution d’eau, du gaz, et de l’électricité


passés par l’État, les collectivités territoriales ou établissements publics avec des sociétés d’économie mixte
constituées à cet effet ;

4° les actes relatifs aux marchés publics passés par l’État avec les petites et moyennes entreprises (PME).

Mariages

Art.620.- Les certificats de contrats de mariage, remis aux parties par les notaires pour être présentés à l’officier de
l’état civil avant la célébration du mariage sont délivrés sans frais.

Sociétés d’État ou SEM de crédit

Art.621.- Sont exempts de tous droits d’enregistrement, les actes, pièces et écrits de toute nature concernant les
sociétés d’État ou d’économie mixte qui ont pour objet le crédit aux petites entreprises de toute nature, aux
sociétés coopératives et associations de prévoyance et à l’habitat et dont les droits seraient supportés par lesdites
sociétés.

Art.622.- Sont exempts de tous droits d’enregistrement, les actes constitutifs et d’augmentation de capital
concernant les sociétés d’État.

Art.623.- Sont exemptés de droits d’enregistrement :

les ventes de logements de l’ex-EECI à ses anciens employés dans le cadre de la liquidation de cette société ;

les apports de la PETROCI à la GESTOCI pour le compte de l’État, des installations et dépôts relatifs aux
stocks de sécurité de produits pétroliers ;

les actes relatifs au transfert à « CI-Energies », des biens du domaine public et privé de l’État ainsi que des
actifs mobiliers et immobiliers appartenant aux sociétés SOPIE et SOGEPE dissoutes.

Art.624.- Les actes de constitution ou d’augmentation de capital des sociétés immobilières d’économie mixte ayant
pour objet d’améliorer les conditions de l’habitat, soit en facilitant la construction, l’achat ou l’assainissement des
maisons d’habitation dites économiques ou à bon marché, soit en construisant elles-mêmes ces habitations en vue
de la vente ou de la location, sont dispensés de timbre et enregistrés gratis. Les apports immobiliers faits à ces
sociétés sont exemptés de droits perçus à la Conservation foncière ou à la Conservation des hypothèques au profit
du budget. Sont considérées connue maisons économiques ou à bon marché, les maisons dont la valeur locative
n’excède pas un certain chiffre et destinées à des personnes peu fortunées, notamment à des travailleurs vivant
principalement de leur salaire. Cette valeur locative maxima est établie par arrêté du Ministre des finances.

Nantissements de fonds de commerce

Art.625.- Les bordereaux d’inscription, ainsi que les états ou certificats et copies d’actes de vente sous seing privé,
délivrés par les greffiers en exécution des textes relatifs à la vente et au nantissement des fonds de commerce,
sont exempts de la formalité de l’enregistrement.

Section 2 - Exemption des actes de certains organismes et personnes

Assurances mutuelles agricoles

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Art.626.- Les sociétés ou caisses d’assurances mutuelles agricoles constituées conformément à la loi sont
exemptes des droits d’enregistrement.

Art.627.- Les imprimés, écrits et actes de toute espèce nécessaire pour le service des caisses d’épargne sont
exempts de la formalité de l’enregistrement.

Les certificats de propriété et actes de notoriété, exigés par les caisses d’épargne pour effectuer le remboursement,
le transfert ou le renouvellement des livrets appartenant aux titulaires décédés ou déclarés absents, sont
exemptés de la formalité de l’enregistrement.

Art.628.- Les actes de prêts aux sociétés d’assurances et de réassurances mutuelles agricoles sont dispensés du
droit d’enregistrement.

Microfinance

Art.629.- Sont exonérés des droits d’enregistrement, les actes concernant les opérations de collecte de l’épargne et
de distribution du crédit, ainsi que les actes portant sur les acquisitions immobilières des structures de
microfinance quelle que soit leur forme.

Conseils de famille

Art.630.- Les procurations visées par l’article 75 de la loi n°70-483 du 3 août 1970 portant loi sur la minorité sont
exemptées de la formalité de l’enregistrement.

Croix Rouge

Art.631.- Les dons et legs de toute nature consentis au bénéfice de l’association « La Croix Rouge ivoirienne », sont
exempts de tous droits d’enregistrement.

Sont également exonérées de tous droits d’enregistrement l’acquisition et la location par la Croix Rouge Ivoirienne
des immeubles nécessaires à son fonctionnement.

Art.632.- Sont exemptés de la formalité de l’enregistrement les procès-verbaux rapportés à la requête de


l’administration des douanes et les soumissions en tenant lieu.

Indigents

Art.633.- Les extraits des registres de l’état civil, les actes de notoriété, de consentement, de publication, les
délibérations de conseils de famille, la notification, s’il y a lieu, les certificats de libération du service militaire, les
dispenses pour cause de parenté, d’alliance ou d’âge, les actes de reconnaissance des enfants naturels, les
certificats constatant la célébration civile du mariage, les actes de procédure, les ordonnances, jugements et arrêts
dont la production sera nécessaire dans les cas prévus par la loi ayant pour objet de faciliter le mariage des
indigents, la légitimation de leurs enfants naturels et le retrait de ces enfants déposés dans les hospices et autres
établissements similaires, sont dispensés d’enregistrement.

Les actes, extraits, copies ou délibérations délivrés mentionnent expressément qu’ils sont destinés à servir à la
célébration d’un mariage entre indigents, à la légitimation ou au retrait de leurs enfants naturels déposés dans les
hospices.

Ils ne peuvent servir à d’autres fins sous peine d’une amende de 6.000 FCFA outre le paiement des droits, contre
ceux qui en font usage ou qui les ont indûment délivrés ou reçus.

Les avis de parents de mineurs, dont l’indigence est constatée officiellement, sont affranchis de droits de toute
nature.

La même dispense est concédée aux actes nécessaires pour la convocation et à la constitution des conseils de
famille et l’homologation des délibérations prises dans ces conseils dans le cas d’indigence des mineurs. Ces actes
sont exemptés de la formalité de l’enregistrement, à l’exclusion des procès-verbaux de délibération et des
décisions accordant ou refusant l’homologation. Les décisions et procès-verbaux ainsi exceptés sont enregistrés
gratis.

Les personnes dont l’interdiction est demandée et les interdits sont dans le même cas assimilés aux mineurs.

Art.634.- Sont applicables aux actes et jugements nécessaires pour l’organisation et la surveillance de la tutelle des
enfants naturels, les dispositions et dispenses de droits déterminées, en ce qui concerne la tutelle des enfants
légitimes et interdits, par l’article précédent.

Logements à caractère économique et social

Art.635.- (L.F.2024) Sont enregistrés gratis, les actes de ventes aux primo-accédants de logements à caractère
économique et social de programmes immobiliers agréés.

L’éligibilité à l’enregistrement gratis est subordonnée aux conditions prévues à l’article 355-42 du présent Code.

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Sont également enregistrés gratis, les actes de ventes de logements à caractère économique et social acquis en
dehors d’un programme agréé, à condition que lesdits logements constituent pour l’acquéreur la première
habitation en qualité de propriétaire.

Passeports

Art.636.- Les passeports délivrés par l’administration publique sont exempts de la formalité de l’enregistrement.

Police générale

Art.637.- Sont exempts de la formalité de l’enregistrement, tous les actes et procès-verbaux (autres que ceux des
huissiers et gendarmes) et jugements concernant la police générale et de sûreté et la vindicte publique.

Art.638.- Sont également exemptés de la formalité de l’enregistrement, les actes des huissiers et gendarmes en
matière criminelle, ceux concernant la police générale et de sûreté et la vindicte publique, les actes de la procédure
d’assises, à l’exception des actes soumis à l’enregistrement en débet par suite de l’existence d’une partie civile.

Prestation de serment

Art.639.- Les actes de prestation de serment des agents salariés des collectivités publiques sont dispensés de
l’enregistrement.

Propriété industrielle

Art.640.- Les certificats de dépôt de dessins et modèles délivrés par les greffiers ou secrétaires des tribunaux du
travail, en exécution des textes sur la propriété industrielle, sont exemptés de la formalité de l’enregistrement.

Pupilles de la nation

Art.641.- Tous les actes ou pièces ayant exclusivement pour objet la protection des pupilles de la nation sont
exemptés de la formalité de l’enregistrement.

Grands investissements dans l’habitat (abrogé)

Art.642.- (L.F.2024) Abrogé

Reconnaissance d’enfants naturels

Art.643.- Les reconnaissances d’enfants naturels, quelle qu’en soit la forme, sont exemptées de la formalité de
l’enregistrement.

Réhabilitation

Art.644.- La procédure de réhabilitation des faillis, prévue par les articles 208 à 214 de l’Acte uniforme de
apparaissent portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif, est dispensée
d’enregistrement.

Réquisitions

Art.645.- Les procès-verbaux, certificats, significations, jugements, contrats, quittances et autres actes, faits en
vertu de la loi du 3 juillet 1877, sur les réquisitions militaires et exclusivement relatifs aux règlements de
l’indemnité, sont enregistrés gratis lorsqu’il y a lieu à la formalité de l’enregistrement.

Les procès-verbaux, certificats, significations, jugements, contrats, quittances, dressés en vertu de l’article 14 de la
même loi du 3 juillet 1877 (modifiée par la loi du 20 juillet 1918) et relatifs aux dégâts et dommages causés aux
propriétés par les troupes et aux réquisitions militaires, sont exemptés de la formalité de l’enregistrement.

Saisie-arrêt des petits salaires et petits traitements

Art.646.- Tous les actes, décisions et formalités, visés dans l’article 72 du Livre 1 du Code du travail et de la
prévoyance sociale en matière de saisie-arrêt sur les petits salaires et petits traitements, sont exemptés de la
formalité de l’enregistrement, à l’exception des jugements qui sont enregistrés gratis.

Les lettres recommandées, les procurations du saisi et tiers saisi et les quittances données au cours de la
procédure, sont exemptées de la formalité de l’enregistrement.

Les parties peuvent se faire représenter par un avocat régulièrement inscrit ou par tout autre officier ministériel du
ressort, dispensé de procuration, ou encore partout mandataire de leur choix, auquel cas les procurations données
par le créancier saisissant doivent être spéciales pour chaque affaire.

Art.647.- Les dispositions de l’article 646 sont applicables en matière de saisie-arrêt et de cession :

a) des salaires, appointements et traitements des fonctionnaires civils ;

b) des soldes nettes des officiers et assimilés et des militaires à solde mensuelle des armées de terre et de
mer en activité, en disponibilité, en non-activité, en réforme et des officiers généraux du cadre de réserve ;

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c) des soldes nettes des officiers mariniers et assimilés en fonctions au-delà de la durée légale de service,
lorsque ces salaires, appointements, traitements et soldes rentrent dans les prévisions de la loi du 27 juillet
1921.

Sociétés coopératives agricoles

Art.648.- 1) Ne donnent lieu à aucune perception au profit du Trésor :

a) les actes de constitution des syndicats agricoles ou des sociétés coopératives agricoles ;

b) la dévolution faite à des œuvres d’intérêt général agricole de l’excédent de l’actif net sur le capital social
des sociétés coopératives agricoles dissoutes.

2) S’effectue sans autres frais que la rémunération du greffier, le dépôt au greffe de la copie de la délibération de
l’assemblée générale constitutive des sociétés coopératives agricoles, ou des unions de sociétés coopératives
agricoles ainsi que du double ou de l’expédition de l’acte de société.

Art.649.- Sont dispensés de droits d’enregistrement tous les actes concernant les fusions de sociétés coopératives
agricoles, ainsi que les dissolutions de syndicats professionnels agricoles comportant éventuellement dévolution
de l’excédent d’actif à des sociétés coopératives agricoles.

Sociétés mutualistes

Art.650.- Sont exemptés du droit d’enregistrement, à l’exclusion de ceux portant transmission de propriété,
d’usufruit ou de jouissance de biens meubles ou immeubles, les actes dont ces droits seraient supportés par les
sociétés mutualistes ou de secours mutuel.

Sociétés mutuelles de productions rurales

Art.651.- Sont exemptés d’enregistrement tous actes ou transmissions passés par les sociétés mutuelles de
production rurale et dont les droits seraient supportés par lesdites sociétés.

Sociétés par actions

Art.652.- Les actes ou pièces exclusivement relatifs à l’exécution des dispositions des articles 516 et suivants de
l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique et réglementant
le droit de vote dans les assemblées des actionnaires des sociétés par actions, sont dispensés des droits
d’enregistrement à l’exclusion du droit d’apport édicté par l’article 754 du présent Code.

Art.653.- Sont exemptés de la formalité de l’enregistrement tous actes ou transmissions passés par les organismes
de coordination ou mutualités agricoles et dont les droits seraient à la charge de ces organismes.

Art.654.- Sont exemptées de la déclaration de mutation, les successions comportant un actif brut inférieur à
300.000 FCFA.

Travail

Art.655.- Le contrat de travail entre les chefs ou directeurs des établissements industriels ou commerciaux, des
exploitations agricoles ou forestières et leurs ouvriers est exempt d’enregistrement.

Sont également exempts d’enregistrement les certificats de travail délivrés aux ouvriers, employés ou serviteurs
encore qu’ils contiennent d’autres mentions que celles prévues par la loi, toutes les fois que ces mentions ne
contiennent ni obligation ni quittance, ni aucune autre convention donnant lieu au droit proportionnel.

La formule « libre de tout engagement » et toute autre constatant l’expiration régulière du contrat de travail, les
qualités professionnelles et les services rendus, sont comprises dans l’exemption.

Nantissements agricoles

Art.656.- Sont dispensés de la formalité de l’enregistrement les lettres et accusés de réception, les renonciations,
acceptations et consentements prévus aux articles 2, 3, 10 et 11 de la loi du 30 avril 1906, sur les nantissements
agricoles, le registre sur lequel les nantissements sont inscrits, la copie des inscriptions d’emprunts, le certificat
négatif et le certificat de radiation mentionnés aux articles 6 et 7 de la même loi.

Centres de gestion agréés

Art.657.- Sont exonérés de la formalité de l’enregistrement, les actes constitutifs des centres de gestion agréés et
les contrats d’adhésion des entreprises aux centres de gestion agréés.

Le bénéfice de cet avantage est subordonné, pour les entreprises immatriculées au fichier de la DGI, à l’adhésion à
un centre de gestion agréé au plus tard le 31 janvier de l’année en cours.

Pour les nouvelles immatriculations, le bénéfice de cet avantage est subordonné à l’adhésion à un centre de
gestion agréé dans un délai de trente jours à compter de la date de réception de la déclaration fiscale d’existence.

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Art.657 bis.- Sont exonérés de la formalité de l’enregistrement, les actes de constitution des entreprises créées,
réimplantées ou rouvertes dans les zones Centre, Nord et Ouest avant le 31 décembre 2012.

Entreprises d’investissement à capital fixe

Art.657 ter.- (L.F.2022) Sont enregistrés gratis, les actes de prorogation, d’augmentation ou de réduction de capital
et de dissolution des entreprises d’investissement à capital fixe ainsi que les actes constatant les prises de
participations effectuées dans le capital d’autres sociétés par les entreprises d’investissement à capital fixe.

Section 3 - Exemptions de certains actes et effets de commerce

Art.658.- Les endossements et acquits de lettres de change, billets à ordre et tous autres effets négociables sont
exempts de la formalité de l’enregistrement.

Section 4 - Exemptions diverses

Affrètement

Art.659.- La convention d’affrètement au voyage est dispensée d’enregistrement.

Apprentissage

Art.660.- Le contrat d’apprentissage constaté par écrit est exempt de la formalité de l’enregistrement.

Est assimilée dans tous ses effets à un contrat écrit d’apprentissage la déclaration que le père, la mère ou le
représentant d’un mineur sont tenus de faire quand ils entendent employer ce mineur comme apprenti.

Comptes - Pièces justificatives

Art.661.- Les quittances de fournisseurs, ouvriers, maîtres de pension et autres de même nature, produites comme
pièces justificatives du compte, sont dispensées de l’enregistrement.

Art.662.- Sont exempts des droits de mutation par décès et entre vifs, les dons et les legs d’œuvres d’art, de
monuments ou d’objets ayant un caractère historique, de livres, d’imprimés ou de manuscrits faits aux
établissements pourvus de la personnalité civile, autres que ceux visés à l’article 611, si ces œuvres et objets sont
destinés à figurer dans une collection publique.

Livres de commerce

Art.663.- Les procès-verbaux de cote et paraphe des livres de commerce, quelle qu’en soit la forme, sont exempts
de la formalité de l’enregistrement.

Art.664.- Sont dispensés de tous droits d’enregistrement les transferts de portefeuilles de contrats et des réserves
mobilières ou immobilières afférentes à ces contrats lorsqu’ils sont faits en vertu des dispositions des articles 323,
324 et 325-10 à 325-12 du Code des assurances CIMA.

Résiliation des contrats de mutation de jouissance de biens immeubles.

Art.664 bis.- Sont enregistrés gratis, les actes portant résiliation des contrats de mutation de jouissance des biens
immeubles.

Art.664 ter.- Sont exonérés du droit d’enregistrement :

les actes de formation des sociétés dont le capital social n’excède pas 10.000.000 FCFA ;

les déclarations notariées de souscription et de versement, les déclarations de régularité et de conformité


ou les déclarations sous seing privé de souscription et de versement, relatives aux actes de formation des
sociétés dont le capital social n’excède pas 10.000.000 FCFA.

Art.664 quater.- Sont exonérés du droit d’enregistrement pendant une période de trois années suivant la date de
leur création, les actes relatifs à l’augmentation du capital social des petites et moyennes entreprises ou de
modification de leur forme en ce qui concerne les entreprises exploitées sous la forme individuelle.

Partie 3 - Perception des droits

TITRE 1 - ASSIETTE, TARIF ET LIQUIDATION DES DROITS

Art.665.- La valeur de la propriété et de la jouissance des biens de toute nature ou les sommes servant d’assiette à
l’impôt sont déterminées, pour la liquidation et le paiement du droit proportionnel ou du droit progressif, ainsi qu’il

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est dit aux articles ci-après.

Chapitre 1 - Assiette des droits

Section 1 - Baux et locations

Art.666.- 1) Pour les baux, sous-baux et prorogations de baux, de biens meubles, fonds de commerce et
immeubles, la valeur visée à l’article 665 est déterminée par le prix annuel exprimé en y ajoutant les charges
imposées au preneur.

2) Si le prix du bail ou de la location est stipulé payable en nature ou sur la base du cours de certains produits, le
droit proportionnel est liquidé d’après la valeur des produits au jour du contrat, déterminée par une déclaration
estimative des parties.

3) Si le montant du droit est fractionné comme il est prévu à l’article 539 ci-dessus, cette estimation ne vaudra que
pour la première période. Pour chacune des périodes ultérieures, les parties seront tenues de souscrire une
nouvelle déclaration estimative de la valeur des produits au jour du commencement de la période qui servira de
base à la liquidation des droits.

Les droits afférents aux périodes commencées après l’entrée en vigueur du présent règlement seront liquidés
d’après les règles qui précèdent, quelle que soit la date du bail auquel elles se rapportent.

4) Les dispositions des paragraphes 2 et 3 ci-dessus sont applicables aux baux à portion de fruits, pour la part
revenant au bailleur, dont la quotité sera préalablement déclarée.

Art.667.- Pour les baux dont la durée est illimitée, la valeur visée à l’article 665 est déterminée par un capital formé
de vingt fois la rente ou le prix annuel et les charges aussi annuelles, en y ajoutant également les autres charges en
capital et les deniers d’entrée, s’il en est stipulé.

Les objets en nature s’évaluent comme il est prescrit à l’article précédent.

Art.668.- Pour les baux à vie, sans distinction de ceux faits sur une ou plusieurs têtes, la valeur est déterminée par
un capital formé de dix fois le prix et les charges annuels, en y ajoutant de même le montant des deniers d’entrée
et des autres charges, s’il s’en trouve d’exprimées.

Les objets en nature s’évaluent pareillement, comme il est prescrit à l’article 666 ci-dessus.

Section 2 - Échanges d’immeubles

Art.669.- Pour la liquidation et le paiement des droits sur les échanges, les immeubles, quelle que soit leur nature,
sont estimés d’après leur valeur vénale réelle à la date de la transmission, d’après la déclaration estimative des
parties.

Néanmoins, si, dans les deux années qui auront précédé ou suivi l’acte d’échange, les immeubles transmis ont fait
l’objet d’une adjudication, soit par autorité de justice, soit volontaire, avec admission des tiers, ces droits exigibles
ne pourront être calculés sur une somme intérieure au prix de l’adjudication, en y ajoutant toutes les charges en
capital, à moins qu’il ne soit justifié que la consistance des immeubles a subi, dans l’intervalle, des transformations
susceptibles d’en modifier la valeur.

Section 3 - Partage

Art.670.- Pour les partages de biens, meubles et immeubles, entre copropriétaires, cohéritiers et coassociés, à
quelque titre que ce soit, le droit est liquidé sur le montant de l’actif net partagé.

Section 4 - Transmissions de propriétés

1) Transmission à titre onéreux et à titre gratuit

Art.671.- Pour les ventes et autres transmissions à titre onéreux de biens meubles, la valeur visée à l’article 665 est
déterminée par le prix exprimé et le capital des charges qui peuvent s’ajouter au prix ou par une estimation des
parties si la valeur réelle est supérieure au prix augmenté des charges.

Art.672.- Pour les transmissions de biens meubles entre vifs, à titre gratuit, et celles de ces mêmes biens qui
s’opèrent par décès, ladite valeur est déterminée par la déclaration détaillée et estimative des parties, sans
distraction des charges sauf ce qui est dit aux articles 675, 676, 678, 679 et 681 ci-après.

Art.673.- Pour les ventes, adjudications, cessions, rétrocessions, licitations et tous autres actes civils ou judiciaires
portant translation de propriété ou d’usufruit d’immeubles à titre onéreux, la valeur est déterminée par le prix

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exprimé en y ajoutant toutes les indemnités stipulées au profit du cédant, à quelque titre et pour quelque cause
que ce soit, ou par une estimation d’experts, dans les cas autorisés par la présente codification ou par la valeur
vénale réelle du bien cédé lorsque cette valeur est supérieure au prix exprimé.

Lorsque la mutation porte à la fois sur des immeubles par nature et sur des immeubles par destination, ces
derniers doivent faire l’objet d’un prix particulier et d’une désignation détaillée.

Les constructions, plantations ou ouvrages, faits sur un terrain faisant l’objet d’une concession provisoire ou acquis
sous condition résolutoire de mise en valeur et mis en valeur sans accord des autorités compétentes par d’autres
que le concessionnaire ou l’acquéreur sous condition résolutoire, sont présumés être la propriété de ces derniers.

Pour la liquidation des droits de mutation exigibles lors de la cession du terrain, aucune preuve ne pourra être
invoquée, tant par le vendeur que par le nouvel acquéreur, contre la présomption qui précède. Les droits seront
perçus sur la valeur du terrain majorée de celle des constructions, plantations ou ouvrages sauf le cas où le
vendeur déclarerait se réserver la propriété desdits constructions, plantations ou ouvrages auquel cas la valeur du
terrain seulement servira de base à la liquidation des droits.

Art.674.- Pour la liquidation et le paiement des droits sur les mutations à titre gratuit entre vifs et par décès, la
valeur est déterminée d’après la déclaration détaillée et estimative des parties sans distraction des charges, sous
réserve en ce qui concerne celles-ci des dispositions des articles 681 et suivants, ou par la valeur vénale réelle du
bien transmis lorsque cette valeur est supérieure à la valeur déclarée par les parties.

Néanmoins, si, dans les deux années qui auront précédé ou suivi, soit l’acte de donation, soit le point de départ des
délais pour souscrire la déclaration de succession, les immeubles transmis ont fait l’objet d’une adjudication, soit
par autorité de justice, soit volontaire, avec admission des étrangers, les droits exigibles ne pourront être calculés
sur une somme inférieure au prix de l’adjudication, en y ajoutant toutes charges en capital, à moins qu’il ne soit
justifié que la consistance des immeubles a subi dans l’intervalle, des transformations susceptibles d’en modifier la
valeur.

2) Dispositions spéciales aux transmissions de valeurs mobilières

Art.675.- Pour les valeurs mobilières de toute nature admises à une cote officielle ou à une cote de courtiers en
valeurs mobilières, le capital servant de base à la liquidation et au paiement des droits de mutation à titre gratuit
entre vifs ou par décès est déterminé par le cours moyen boursier au jour de la transmission.

S’il s’agit de valeurs non cotées en bourse, le capital est déterminé par la déclaration estimative des parties
conformément à l’article 672, sauf application de l’article 795.

Art.676.- Sont assujettis aux droits de mutation par décès, les fonds publics, actions, obligations, parts d’intérêts,
créances et généralement toutes valeurs mobilières étrangères, de quelque nature qu’ils soient, dépendant d’une
succession régie par les lois de la Côte d’Ivoire ou dépendant de la succession de personnes domiciliées en Côte
d’Ivoire, quelle que soit la nationalité de ces derniers.

Art.677.- Lorsqu’elles s’opèrent par acte passé en Côte d’Ivoire ou par acte passé hors de Côte d’Ivoire et dont il est
fait usage en Côte d’Ivoire, les transmissions entre vifs à titre gratuit ou à titre onéreux de biens mobiliers sis hors
de Côte d’Ivoire, corporels ou incorporels, sont soumises aux droits de mutation dans les mêmes conditions que si
elles ont pour objet des biens de même nature sis en Côte d’Ivoire.

3) Mutations par décès

a) Règles générales

Art.678.- 1) Pour la liquidation et le paiement des droits de mutation par décès, la valeur de la propriété des biens
meubles est déterminée, sauf preuve contraire :

a) par le prix exprimé dans les actes de vente, lorsque cette vente a lieu publiquement dans les deux
années du décès ;

b) à défaut d’actes de vente, par l’estimation contenue dans les inventaires, s’il en est dressé dans les
formes prescrites par l’article 943 du Code de procédure civile, et dans les cinq années du décès pour les
meubles meublants, et par l’estimation contenue dans les inventaires et autres actes, s’il en est passé dans
le même délai, pour les autres biens meubles, sauf les dispositions ci-après du paragraphe 2 ;

c) à défaut des bases d’évaluation établies par les deux alinéas précédents, par la déclaration détaillée et
estimative des parties. Toutefois, pour les meubles meublants, et sans que l’administration ait à en justifier
l’existence, la valeur imposable ne peut être inférieure à 5 % de l’ensemble des autres valeurs mobilières et
immobilières de la succession, la preuve contraire étant aussi réservée.

2) En ce qui concerne les bijoux, pierreries, objets d’art ou de collection, la valeur imposable ne peut, sous réserve
de ce qui est dit au paragraphe 1, être inférieure à 60 % de l’évaluation faite dans les contrats ou conventions

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d’assurance contre le vol ou contre l’incendie en cours au jour du décès et conclus par le défunt, son conjoint ou
ses auteurs moins de dix ans avant l’ouverture de la succession, sauf preuve contraire.

S’il existe plusieurs polices susceptibles d’être retenues pour l’application du forfait, celui-ci est calculé sur la
moyenne des évaluations figurant dans ces polices.

3) Les dispositions du présent article ne sont applicables ni aux créances, ni aux rentes, actions, obligations, effets
publics et autres biens meubles, dont la valeur et le mode d’évaluation sont déterminés par des dispositions
spéciales.

Art.679.- Les dispositions des paragraphes 1 et 3 de l’article précédent sont applicables à la liquidation et au
paiement des droits de mutation entre vifs à titre gratuit toutes les fois que les meubles transmis sont vendus dans
les deux ans de l’acte de donation, ou que, s’agissant de bijoux, de pierreries, d’objets d’art ou de collection, ils font
l’objet d’une assurance contre le vol ou contre l’incendie en cours à la date de cet acte et conclue par le donateur,
son conjoint ou ses auteurs depuis moins de dix ans.

Art.680.- Par dérogation à l’article ci-dessus, les droits de mutation à titre gratuit entre vifs ou par décès sont
liquidés d’après la déclaration estimative des parties, en ce qui concerne les créances dont le débiteur se trouvera
en état de faillite, liquidation des biens ou de déconfiture au moment de l’acte de donation ou de l’ouverture de la
succession.

Toute somme recouvrée sur le débiteur de la créance postérieurement à l’évaluation et en sus de celle-ci devra
faire l’objet d’une déclaration. Seront applicables à ces déclarations les principes qui régissent les déclarations de
mutation par décès en général, notamment au point de vue des dé-lais, des pénalités de retard et de la
prescription, l’exigibilité de l’impôt seulement reportée au jour du recouvrement de tout ou partie de la créance
transmise.

Art.681.- Lorsque les héritiers et légataires universels sont grevés de legs particuliers et sommes d’argent non
existantes dans la succession et qu’ils ont acquitté le droit sur l’intégralité des biens de cette même succession, le
même droit n’est pas dû pour ce legs ; conséquemment, les droits déjà payés par les légataires particuliers doivent
s’imputer sur ceux dus par les héritiers ou légataires universels.

b) Déduction des dettes et charges

Art.682.- Pour la liquidation et le paiement des droits de mutation par décès, seront déduites les dettes à la charge
du défunt dont l’existence au jour de l’ouverture de la succession sera dûment justifiée par tous les modes de
preuve compatibles avec la procédure écrite.

S’il s’agit de dettes commerciales, l’administration pourra exiger, sous peine de rejet, la production des livres de
commerce du défunt.

Ces livres seront déposés pendant cinq jours au service qui reçoit la déclaration et ils seront, s’il y a lieu,
communiqués une fois, sans déplacement, aux agents du service pendant les deux années qui suivront la
déclaration, sous peine d’une amende égale aux droits qui n’auraient pas été perçus par suite de la déduction du
passif.

L’administration aura le droit de puiser dans les titres ou livres produits, les renseignements permettant de
contrôler la sincérité de la déclaration de l’actif dépendant de la succession et, en cas d’instance, la production de
ces titres ou livres ne pourra être refusée.

S’il s’agit d’une dette grevant une succession dévolue à une personne pour la nue-propriété et à une autre pour
l’usufruit, le droit de mutation sera perçu sur l’actif de la succession diminué du montant de la dette, dans les
conditions de l’article 692 ci-après.

Art.683.- Les dettes dont la déduction est demandée sont détaillées, article par article, dans un inventaire sur
papier non timbré, qui est déposé au service lors de la déclaration de la succession et certifié par le déposant.

A l’appui de leur demande en déduction, les héritiers ou leurs représentants devront indiquer, soit la date de l’acte,
le nom et la résidence de l’officier public qui l’a reçu, soit la date du jugement et la juridiction dont il émane, soit la
date du jugement déclaratif de la faillite ou de la liquidation des biens, ainsi que la date du procès-verbal des
opérations de vérification et d’affirmation de créances ou du règlement définitif de la distribution par contribution.

Ils devront présenter les autres titres, actes ou écrits que le créancier ne peut sous peine de dommages et intérêts
refuser de communiquer sans récépissé.

Art.684.- Toute dette, au sujet de laquelle l’agent de l’administration aura jugé les justifications insuffisantes, ne
sera pas retranchée de l’actif de la succession pour la perception du droit, sauf aux parties à se pourvoir en
restitution, s’il y a lieu, dans les deux années, à compter du jour de la déclaration.

Néanmoins, toute dette constatée par acte authentique et non échue au jour de l’ouverture de la succession, ne

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pourra être écartée par l’administration tant que celle-ci n’aura pas fait juger qu’elle est simulée. L’action pour
prouver la simulation sera prescrite après cinq ans, à compter du jour de la déclaration.

Les héritiers ou légataires seront admis dans le délai de deux ans, à compter du jour de la déclaration, à réclamer,
sous les justifications prescrites ci-dessus, la déduction des dettes établies par les opérations de la faillite ou de la
liquidation judiciaire ou par le règlement définitif de la distribution par contribution postérieure à la déclaration et
obtenir le remboursement des droits qu’ils auraient payés en trop.

Art.685.- L’agent de l’administration aura, dans tous les cas, la faculté d’exiger de l’héritier la production de
l’attestation du créancier certifiant l’existence de la dette à l’époque de l’ouverture de la succession. Cette
attestation, qui serait sur papier non timbré, ne pourra être refusée, sous peine de dommages-intérêts toutes les
fois qu’elle sera légitimement réclamée.

Le créancier qui attestera de l’existence d’une dette déclarera, par une mention expresse, connaître les
dispositions de l’article 782 relatives aux peines en cas de fausse attestation.

Art.686.- Toutefois ne sont pas déduites :

1) Les dettes échues depuis plus de trois mois avant l’ouverture de la succession, à moins qu’il ne soit produit une
attestation du créancier en certifiant l’existence à cette époque, dans la forme et suivant les règles déterminées à
l’article 685.

2) Les dettes consenties par le défunt au profit de ses héritiers ou de personnes interposées.

Sont réputées personnes interposées, les personnes désignées ci-après :

a) les père, mère, enfants, descendants et l’épouse de l’héritier donataire ou légataire ;

b) les enfants de l’époux survivant issus d’un autre mariage et les parents dont cet époux est l’héritier
présomptif.

Néanmoins, lorsque la dette aura été consentie par un acte authentique ou par acte sous-seing privé ayant date
certaine avant l’ouverture de la succession autrement que par le décès d’une des parties contractantes, les
héritiers, donataires et légataires et les personnes réputées interposées auront le droit de prouver la sincérité de
cette dette et son existence au jour de l’ouverture de la succession.

3) Les dettes reconnues par testament.

4) Les dettes hypothécaires garanties par une inscription périmée depuis plus de trois mois, à moins qu’il ne
s’agisse d’une dette non échue et que l’existence n’en soit attestée par le créancier dans les formes prévues à
l’article 685 ; si l’inscription n’est pas périmée, mais si le chiffre en a été réduit, l’excédent sera seul déduit s’il y a
lieu.

5) Les dettes résultant de titres passés ou de jugements rendus à l’étranger à moins qu’ils n’aient été rendus
exécutoires en Côte d’Ivoire ; celles qui sont hypothéquées exclusivement sur les immeubles situés à l’étranger,
celles enfin, qui grèvent des successions d’étrangers, à moins qu’elles n’aient été contractées en Côte d’Ivoire et
envers des personnes domiciliées en Côte d’Ivoire ou envers des sociétés et compagnies même étrangères ayant
une succursale en Côte d’Ivoire.

6) Les dettes en capital et intérêts pour lesquelles le délai de prescription est accompli, à moins qu’il ne soit justifié
que la prescription a été interrompue.

Art.687.- L’inexactitude des déclarations ou attestations de dettes pourra être établie par tous les moyens de
preuve admis par le droit commun, excepté le serment.

Art.688.- Sont réputés, au point de vue fiscal, faire partie, jusqu’à preuve du contraire, de la succession de
l’usufruitier, toute valeur mobilière, tout bien meuble ou immeuble appartenant pour l’usufruit au défunt et, pour
la nue-propriété, à ses présomptifs héritiers ou descendants d’eux, même exclus par testament, ou à ses
donataires ou légataires institués même par testament postérieur, ou à des personnes interposées, à moins qu’il
n’y ait eu donation régulière et que cette donation, si elle n’est pas constatée dans un contrat de mariage, ait été
consentie plus de trois mois avant le décès.

Sont réputées personnes interposées les personnes désignées à l’article 686 ci-dessus.

Toute réclamation de ce chef sera prescrite dans un délai de cinq ans, à compter de l’ouverture de la succession.

Toutefois, si la nue-propriété provient à l’héritier, au donataire, au légataire ou à la personne interposée, d’une


vente ou d’une donation à lui consentie par le défunt, les droits de mutations acquittés par le nu-propriétaire, et
dont il est justifié, sont imputés sur l’impôt de transmission par décès exigible à raison de l’incorporation des biens
dans la succession.

Art.689.- Sont présumés, jusqu’à preuve contraire, faire partie de la succession, pour la liquidation et le paiement

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des droits de mutation par décès, les titres et les valeurs dont le défunt a perçu les revenus ou à raison desquels il
a effectué des opérations quelconques moins d’un an avant son décès.

Art.690.- Tous les titres, sommes ou valeurs, existant chez les dépositaires désignés au paragraphe 1 de l’article
493 et faisant l’objet de comptes indivis ou collectifs avec solidarité, sont considérés, pour la perception des droits
de mutation par décès, comme appartenant conjointement aux déposants et dépendant de la succession de
chacun d’eux pour une part virile, sauf preuve contraire réservée tant à l’administration qu’aux redevables et
résultant pour ces derniers, soit des énonciations du contrat de dépôt, soit des titres prévus par l’article 686.

Art.691.- Les sommes, titres ou objets trouvés dans un coffre-fort loué conjointement à plusieurs personnes sont
réputés, à défaut de preuve contraire et seulement pour la perception des droits, être la propriété conjointe de ces
personnes et dépendre pour une part virile de la succession.

Cette disposition est applicable aux plis cachetés et caissettes fermées, remis en dépôt aux banquiers, changeurs,
escompteurs et à toute personne recevant habituellement des plis de même nature.

c) Valeur de la nue-propriété et de l’usufruit

Art.692.- La valeur de la nue-propriété et de l’usufruit des biens meubles et immeubles est déterminée, pour la
liquidation et le paiement des droits, ainsi qu’il suit, à savoir :

1) Pour les transmissions à titre onéreux de biens autres que créances, rentes ou pensions, par le prix exprimé, en
y ajoutant toutes les charges en capital, sauf application des articles 788 et 801.

2) Pour les apports en mariage, les délivrances de legs, ainsi que pour les transmissions entre vifs à titre gratuit ou
celles qui s’opèrent par décès des mêmes biens, par une évaluation conforme au barème suivant :

Age de l’usufruitier Valeur de l’usufruit Valeur de la nue propriété

Moins de Fraction de la propriété entière Fraction de la propriété entière

20 ans révolus 7/10 3/10

30 ans révolus 6/10 4/10

40 ans révolus 5/10 5/10

50 ans révolus 4/10 6/10

60 ans révolus 3/10 7/10

70 ans révolus 2/10 8/10

+ de 70 ans révolus 1/10 9/10

Toutefois, dans le cas d’usufruits successifs, l’usufruit éventuel venant à s’ouvrir, le nu-propriétaire aura droit à la
restitution d’une somme égale à ce qu’il aurait payé en moins, si le droit acquitté par lui avait été calculé d’après
l’âge de l’usufruitier éventuel.

L’action en restitution ouverte au profit du nu-propriétaire se prescrit en deux ans à compter du jour du décès du
précédent usufruitier.

L’usufruit constitué pour une durée fixe est estimé aux deux dixièmes de la valeur de la propriété entière pour
chaque période de dix ans de la durée de l’usufruit, sans fraction et sans égard à l’âge de l’usufruitier.

3) Pour les créances à terme, les rentes perpétuelles ou non perpétuelles et les pensions créées ou transmises à
quelque titre que ce soit et pour l’amortissement de ces rentes ou pensions, par une quotité de la valeur de la
propriété entière, établie suivant les règles indiquées au paragraphe précédent d’après le capital déterminé par les
articles 697 et 700 du présent Code.

Il n’est rien dû pour la réunion de l’usufruit à la propriété, lorsque cette réunion a lieu par le décès de l’usufruitier
ou l’expiration du temps fixé pour la durée de l’usufruit.

Art.693.- Les actes et déclarations, régis par les dispositions des deux derniers paragraphes de l’article précédent,
feront connaître, sous les sanctions édictées par l’article 784 en cas d’indications inexactes, la date et le lieu de
naissance de l’usufruitier, et, si la naissance est arrivée hors de Côte d’Ivoire, il sera, en outre, justifié de cette date
avant l’enregistrement ; à défaut de quoi, il sera perçu les droits les plus élevés qui pourraient être dus au Trésor,
sauf restitution du trop-perçu dans le délai de deux ans, sur la représentation de l’acte de naissance, dans le cas où
la naissance aurait lieu hors de Côte d’Ivoire.

d) Dispositions communes

Art.694.- Dans tous les cas où les droits sont perçus d’après une déclaration estimative des parties, la déclaration

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et l’estimation doivent être détaillées.

Art.695.- Si les sommes et valeurs ne sont pas déterminées dans un acte ou un jugement donnant lieu au droit
proportionnel ou progressif, les parties sont tenues d’y suppléer, avant l’enregistrement, par une déclaration
estimative certifiée et signée au pied de l’acte.

Section 5 - Autres actes

Contrats de mariage

Art.696.- Pour les contrats de mariage, le droit est liquidé sur le montant net des apports personnels des futurs
époux.

Créances

Art.697.- Pour les créances à terme, leurs cessions et transports et autres actes obligatoires, la valeur est
déterminée par le capital exprimé dans l’acte et qui en fait l’objet.

Rentes

Art.698.- Pour les créations de rentes, soit perpétuelles, soit viagères, ou de pensions à titre onéreux, la valeur est
déterminée par le capital constitué et aliéné.

Art.699.- Pour les cessions ou transports desdites rentes ou pensions et pour leur amortissement ou rachat ladite
valeur est déterminée par le capital constitué, quelque soit le prix stipulé pour le transport ou l’amortissement.

Art.700.- 1) Pour les rentes et pensions créées sans expression de capital, leurs transports et amortissements,
ladite valeur est déterminée à raison d’un capital formé de vingt fois la rente perpétuelle et de dix fois la rente
viagère ou la pension, quel que soit le prix stipulé pour le transport ou l’amortissement.

2) Toutefois, lorsque l’amortissement ou le rachat d’une rente ou pension constituée à titre gratuit est effectué
moyennant l’abandon d’un capital supérieur à celui formé de vingt fois la rente perpétuelle et de dix fois la rente
viagère ou la pension, un supplément de droit de donation est exigible sur la différence entre ce capital et la valeur
imposée lors de la constitution.

3) Il ne sera fait aucune distinction entre les rentes viagères et pensions créées sur une tête et celles créées sur
plusieurs têtes, quant à l’évaluation.

4) Les rentes et pensions stipulées payables en nature ou sur la base du cours de certains produits sont évaluées
aux mêmes capitaux d’après une déclaration estimative de la valeur des produits à la date de l’acte.

Sociétés

Art.701.- Pour les actes de formation et de prorogation de sociétés qui ne contiennent ni obligation, ni libération, ni
transmission de biens, meubles ou immeubles, entre les associés ou autres personnes, le droit est liquidé sur le
montant total des apports mobiliers et immobiliers, déduction faite du passif.

Chapitre 2 - Tarifs des droits

Art.702.- Les droits à percevoir pour l’enregistrement des actes et mutations sont fixés aux taux et tarifs prévus
par les articles 703 à 766 du présent Code.

Section 1 - Droits fixes

Art.703.- (L.F.2021, L.F.2024) Sont enregistrés au droit fixe de 25.000 FCFA :

1) Les renonciations pures et simples à successions, legs ou communautés.

2) Les inventaires de meubles, objets mobiliers, titres et papiers.

Il est dû un droit pour chaque vacation.

Toutefois, les inventaires dressés après faillite, dans les cas prévus par les articles 505, 507 et 509 de l’Acte
uniforme relatif au Droit commercial ne sont assujettis chacun qu’à un seul droit fixe d’enregistrement de
25.000 FCFA quel que soit le nombre des vacations.

3) Les clôtures d’inventaires.

4) Les prisées de meubles.

5) Les actes de dissolution de société qui ne portent aucune transmission de biens meubles ou immeubles entre les
associés ou autres personnes.

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6) Les actes constatant la constitution de sociétés d’investissement, de fonds communs de placement, de clubs
d’investissement, ainsi que la transformation de sociétés existantes en sociétés d’investissement ou toutes
opérations de fusion, de scission, de fusion scission mentionnées par les articles 11 et 35 de la loi n°92-945 du 23
décembre 1992 relative à la création et à l’organisation des OPCVM, sans préjudice des dispositions de l’article 19
de ladite loi.

7) Les adjudications à la folle enchère, lorsque le prix n’est pas supérieur à celui de la précédente adjudication si
elle a été enregistrée.

8) Les déclarations ou élections de command ou d’ami, lorsque la faculté d’élire command a été réservée dans
l’acte d’adjudication ou le contrat de vente et que la déclaration est faite par acte public et notifiée dans les vingt
quatre heures de l’adjudication ou du contrat.

9) Les réunions d’usufruit à la propriété opérées par actes de cession lorsque la cession n’est pas faite pour un prix
supérieur à celui sur lequel le droit a été perçu lors de l’aliénation de la propriété.

10) Les jugements en matière gracieuse :

les jugements rendus sur incidents au cours d’instances et sur les exceptions prévues aux articles 115 de la
loi n°72-833 du 21 décembre 1972 portant Code de procédure civile, commerciale et administrative ;

les arrêts sur appels d’ordonnance de toute nature, lorsqu’ils ne peuvent donner lieu au droit proportionnel
ou au droit progressif ou lorsqu’ils donnent ouverture à moins de 25.000 FCFA de droits.

11) Les cessions, subrogations, rétrocessions et résiliations de baux de biens de toute nature.

12) Les procès-verbaux de conciliation dressés par les juges, desquels il ne résulte aucune disposition donnant lieu
au droit proportionnel ou au droit progressif ou dont le droit proportionnel ou le droit progressif ne s’élève pas à
25.000 FCFA.

13) Les jugements de police ordinaire et des juges, les ordonnances de référé, lorsque ces jugements et
ordonnances ne peuvent donner lieu au droit proportionnel ou au droit progressif ou donnent ouverture à moins
de 25.000 FCFA de droit proportionnel ou de droit progressif.

14) Les contrats de mariage ne contenant que la déclaration du régime adopté par les futurs, sans constater de
leur part aucun apport ou qui constatent des apports donnant ouverture à un droit proportionnel moins élevé.

15) Les testaments ou tous autres actes de libéralités qui ne contiennent que des dispositions soumises à
l’événement du décès et les dispositions de même nature qui sont faites par contrats de mariage entre les futurs
ou par d’autres personnes.

16) Les actes de transfert, prévus par l’article 2 de la loi n°94-338 du 9 juin 1994 relative à la privatisation des
participations et actifs de l’État dans certaines entreprises et établissements publics nationaux.

17) Les acceptations pures et simples de successions, legs et communautés.

18) Les certificats de propriété.

19) Abrogé

20) Et généralement tous actes qui ne se trouvent tarifés par aucun autre article du présent Livre et qui ne peuvent
donner lieu au droit proportionnel ou au droit progressif.

21) Les jugements de police correctionnelle et les jugements de première instance en premier ou en dernier
ressort, contenant des dispositions définitives qui ne peuvent donner lieu au droit proportionnel ou au droit
progressif ou donnent ouverture à moins de 25.000 FCFA de droit proportionnel ou de droit progressif.

22) Les arrêts sur les jugements en matière gracieuse ainsi que les arrêts sur les jugements rendus sur incident au
cours de l’instance et sur les exceptions prévues aux articles 115 à 122 de la loi n°72-833 du 21 décembre 1972
portant Code de procédure civile, commerciale et administrative lorsqu’ils ne peuvent donner lieu au droit
proportionnel ou au droit progressif ou lorsqu’ils donnent ouverture à moins de 25.000 FCFA de droit
proportionnel ou de droit progressif.

23) Les actes constatant des apports faits aux sociétés de crédit-bail.

24) Les jugements et arrêts visés à l’article 15 de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées
de recouvrement et voies d’exécution et à l’article 18 de la loi n°93-669 du 9 août 1993.

25) Les actes portant location-vente de biens immeubles.

26) Les baux de biens meubles quelle que soit leur durée.

27) Les parts et portions acquises par licitation de biens meubles indivis.

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28) Les retours de partage de biens meubles.

29) Les actes ayant pour objet la constitution des sociétés de construction visées par le décret n°98-119 du 6 mars
1998 modifiant et complétant le décret n°49-299 du 23 février 1949 portant règlement du statut de la copropriété
des immeubles divisés par étages ou par appartements et qui ne portent aucune transmission de biens meubles
ou immeubles entre les associés ou autres personnes.

L’application de cette mesure est étendue, sous les mêmes conditions, à la copropriété des immeubles constitués
de maisons individuelles accolées ou séparées.

30) Les actes par lesquels les sociétés visées à l’alinéa 29 ci-dessus font à leurs membres par voie de partage en
nature à titre pur et simple attribution exclusive en propriété de la fraction des immeubles qu’elles ont construits
et pour laquelle ils ont vocation à condition que l’attribution intervienne dans les 7 années de la constitution
desdites sociétés. Cette attribution ne donne lieu, en ce cas, à aucune autre perception au profit du Trésor.

31) Les actes prévus à l’alinéa 30 ci-dessus qui concernent les sociétés de construction visées au décret n°98-119 du
6 mars 1998 modifiant et complétant le décret n°49-299 du 23 février 1949 portant règlement du statut de la
copropriété des immeubles divisés par étages ou par appartements. L’application du droit fixe de 25.000 F est
subordonnée à la condition que les sociétés dont il s’agit fassent enregistrer le procès-verbal de la délibération de
l’assemblée générale approuvant le projet de partage avant l’expiration d’un délai de sept ans à compter de la date
de leur constitution.

L’acte de partage lui-même devra être enregistré au plus tard un an après l’enregistrement du procès-verbal de
délibération de l’assemblée approuvant le projet de partage.

32) Les actes de saisine du juge des référés, des tribunaux de première instance et des tribunaux d’arbitrage.

33) Les actes ayant pour objet la transformation d’une entreprise individuelle en société.

34) Les acquisitions d'immeubles effectuées par le crédit-preneur au moment de la levée de l'option.

35) Les procès-verbaux d’assemblée générale des sociétés, qui ne contiennent aucune stipulation donnant lieu à la
perception d’un droit proportionnel, d’un droit progressif ou d’un droit dégressif.

Art.704.- Les jugements des tribunaux en matière de contributions publiques ou locales et autres sommes dues
aux collectivités publiques sont assujettis aux mêmes droits d’enregistrement que ceux rendus entre particuliers.

Les décisions judiciaires auxquelles sont parties soit l’Agence judiciaire du Trésor, soit le service d’apurement des
comptes spéciaux du Trésor, sont enregistrées en débet.

Les droits d’enregistrement liquidés par les receveurs sont assimilés pour le recouvrement, les poursuites, la
procédure et la prescription, au principal de la condamnation.

Toutefois, si le Trésor est condamné, il est dispensé du paiement des droits.

Art.705.- Sont enregistrés au droit fixe de 24.000 FCFA, les jugements des tribunaux criminels et les arrêts des
cours d’appel contenant des dispositions définitives qui ne peuvent donner lieu au droit proportionnel ou au droit
progressif ou donner ouverture à moins de 24.000 FCFA de droit proportionnel ou de droit progressif ainsi que les
arrêts et jugements visés à l’article 15 de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de
recouvrement et voies d’exécution et à l’article 18 de la loi n°93-669 du 9 août 1993.

Art.706.- Les sentences arbitrales, les accords survenus en cours d’instance, en cours ou en suite d’expertise ou
d’arbitrage donnent ouverture aux droits prévus par les articles qui précèdent pour les jugements et arrêts selon le
degré de la juridiction saisie du litige ou normalement compétente pour connaître de l’affaire, soit en premier, soit
en dernier ressort.

Art.707.- (L.F.2024) Les jugements de première instance et les arrêts des cours d’appel prononçant un divorce sont
soumis au droit fixe de 25.000 FCFA.

Art.708.- Sont assujetties au droit fixe de 90.000 FCFA :

les demandes de réintégration dans la nationalité ivoirienne ;

les demandes d’autorisation de perdre la nationalité ivoirienne.

Art.709.- (L.F.2024) Les élections ou déclarations de command ou d’ami sur l’adjudication ou contrat de vente de
biens meubles, lorsque l’élection est faite après les 24 heures on sans que la faculté d’élire un command ait été
réservée dans l’acte d’adjudication ou du contrat de vente, sont assujetties au droit fixe de 25.000 FCFA.

Convention de micro-assurance

Art.709 bis.- (L.F.2022, L.F.2024) Sont enregistrés à un droit fixe de 10.000 FCFA, les conventions de micro-
assurance vie et non-vie, conclues avec les sociétés ou compagnies d’assurance ayant obtenu l’agrément pour

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exercer l’activité de micro-assurance ou avec les entreprises exerçant exclusivement l’activité de micro-assurance,
et tout écrit qui en constate la modification ou la résiliation amiable, ainsi que les expéditions, extraits ou copies
qui en sont délivrés.

Section 2 - Droits proportionnels et progressifs

Art.710.- Les actes et mutations compris sous les articles 711 et suivants sont enregistrés et les droits payés
suivant les quotités fixées dans lesdits articles.

Abandonnements

Art.711.- Les abandonnements pour faits d’assurance ou grosse aventure sont assujettis à un droit de 3 %.

Le droit est perçu sur la valeur des objets abandonnés.

En temps de guerre, il n’est dû qu’un demi-droit.

Actions - Parts d’intérêt

Art.712.- Les cessions d’actions d’apports et de parts de fondateurs effectuées pendant la période de non
négociabilité sont considérées, au point de vue fiscal, comme ayant pour objet les biens en nature représentés par
les titres cédés.

Pour la perception de l’impôt, chaque élément d’apport est évalué distinctement avec indication des numéros des
actions attribuées en rémunération à chacun d’eux.

A défaut de ces évaluations et indications, les droits sont perçus au tarif immobilier.

Les dispositions qui précèdent sont applicables aux cessions de parts d’intérêts dans les sociétés dont le capital
n’est pas divisé en actions, quand ces cessions interviennent dans les trois ans de la réalisation définitive de
l’apport fait à la société.

Dans tous les cas où une cession d’actions ou de parts a donné lieu à la perception du droit de mutation en vertu
du présent article, l’attribution pure et simple à la dissolution de la société des biens représentés par les titres
cédés ne donne ouverture au droit de mutation que si elle est faite à un autre que le cessionnaire.

Baux

Art.713.- Sont assujettis au droit de 2,5 % lorsque la durée est limitée, les baux, les sous-baux et prorogations
conventionnelles ou légales de baux d’immeubles, de fonds de commerce ainsi que les baux de pâturage et
nourriture d’animaux, les baux à cheptel ou reconnaissance de bestiaux et les baux à nourriture de personnes.

Toutefois, ne sont pas assujettis à ce droit, les baux conclus avec les particuliers et destinés à l’habitation et dont
les loyers mensuels sont inférieurs à 500.000 FCFA.

Sont assujettis au droit de bail de 1,5 % les contrats de crédit-bail au moment de l’exécution desdits contrats par les
preneurs.

Art.714.- Le droit visé à l’article 713 ci-dessus est perçu sur le montant cumulé de toutes les années, sauf ce qui est
dit à l’article 539. Les baux des biens domaniaux sont assujettis aux mêmes droits.

Art.715.- Les baux à vie de biens immeubles et ceux dont la durée est illimitée sont assujettis à un droit de 10 %.

Art.716.- Toute cession d’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un
immeuble, quelle que soit la forme qui lui est donnée par les parties, qu’elle soit qualifiée cession de pas de porte,
indemnité de départ ou autrement, est soumise à un droit d’enregistrement de 10 %.

Ce droit est perçu sur le montant de la somme ou indemnité stipulée par le cédant à son profit ou sur la valeur
vénale réelle du droit cédé, déterminée par une déclaration estimative des parties, si la convention ne contient
aucune stipulation expresse d’une somme ou indemnité au profit du cédant ou si la somme ou indemnité stipulée
est inférieure à la valeur vénale réelle du droit cédé.

Le droit ainsi perçu est indépendant de celui qui peut être dû pour la jouissance des biens loués.

Les dispositions du présent article sont applicables à toutes conventions ayant pour effet de résilier un bail portant
sur tout ou partie d’un immeuble pour le remplacer par un nouveau bail au profit d’un tiers.

Art.717.- Les élections ou déclarations de command ou d’ami par suite d’adjudications ou contrats de vente de
biens immeubles, si la déclaration est faite après les vingt-quatre heures de l’adjudication ou du contrat, ou
lorsque la faculté d’élire un command n’y a pas été réservée, sont assujetties au droit de mutation immobilière à
titre onéreux.

Art.718.- Le délai de vingt-quatre heures prévu dans l’article précédent est porté à trois jours en ce qui concerne

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les adjudications ou ventes de biens domaniaux.

Contrats de mariage

Art.719.- Les contrats de mariage, qui ne contiennent d’autres dispositions que des déclarations, de la part des
futurs, de ce qu’ils apportent eux-mêmes en mariage et se constituent sans aucune stipulation avantageuse pour
eux, sont assujettis à un droit de 0,5 %.

Si les futurs sont dotés par leurs ascendants ou s’il leur est fait des donations par des collatéraux ou autres
personnes non parentes par leur contrat de mariage, les droits, dans ce cas, sont perçus ainsi qu’ils sont réglés
sous la rubrique des mutations entre vifs à titre gratuit.

Donnent ouverture au droit fixé par le premier alinéa ci-dessus tous actes ou écrits qui constatent la nature, la
consistance et la valeur des biens appartenant à chacun des époux lors de la célébration du mariage.

Échanges d’immeubles

Art.720.- Les échanges de biens immeubles sont assujettis à un droit de 3 %.

Le droit est perçu sur la valeur d’une des parts lorsqu’il n’y a aucun retour. S’il y a retour, le droit est payé à raison
de 2 % sur la moindre portion et comme pour vente sur le retour ou la plus-value au tarif prévu pour les mutations
immobilières à titre onéreux.

Cessions de fonds de commerce

Art.721.- Les mutations de propriété à titre onéreux de fonds de commerce ou de clientèle sont soumises à un
droit de 10 %.

Ce droit est perçu sur le prix de la vente de l’achalandage, de la cession du droit au bail et des objets mobiliers ou
autres servant à l’exploitation du fonds, à l’exclusion des marchandises neuves.

Ces objets doivent donner lieu à un inventaire détaillé et estimatif dans un état distinct dont trois exemplaires
rédigés sur des formules spéciales fournies par l’administration doivent rester déposés à la recette où la formalité
est requise.

Jugements

Art.722.- Les ordonnances de référé, les jugements, les arrêts et les sentences arbitrales sont passibles sur le
montant des condamnations prononcées, d’un droit déterminé selon le tarif ci-après :

montant de la condamnation inférieur à 3.500.000 FCFA, exonération totale de droit ;

montant de la condamnation supérieur à 3.500.000 FCFA et inférieur à 5 milliards FCFA : 1,5 % ;

montant de la condamnation supérieur à 5 milliards FCFA : 0,5 %.

Les droits sont exigibles après le recouvrement des sommes constituant le montant des condamnations.

Les droits sont recouvrés par le Receveur du Domaine, de la Conservation foncière, de l’Enregistrement et du
Timbre compétent.

Art.723.- Le droit prévu à l’article précédent n’est pas exigible :

1° sur les jugements, sentences arbitrales et arrêts, en tant qu’ils ordonnent le paiement d’une pension à
titre d’aliments ;

2° sur les ordonnances de référé rendues au cours de la procédure de séparation de corps ou de divorce,
ainsi que sur les arrêts de cours d’appel statuant sur les ordonnances prises par le président du tribunal
civil au cours des mêmes procédures.

Art.724.- Lorsqu’une condamnation est rendue sur une demande non établie par un titre enregistré et susceptible
de l’être, le droit auquel l’objet de la demande aurait donné lieu, s’il avait été convenu par acte public, est perçu
indépendamment du droit dû pour l’acte ou le jugement qui a prononcé la condamnation.

Art.725.- Dans le cas prévu par le 3 e alinéa de l’article 532, les parties non condamnées aux dépens peuvent faire
enregistrer les décisions moyennant le paiement du droit fixe prévu pour l’enregistrement des jugements non
sujets au droit proportionnel. A cet effet, le greffier doit certifier en marge de la minute que la formalité est requise
par la partie non condamnée aux dépens.

La décision ainsi enregistrée au droit fixe est réputée non enregistrée à l’égard des parties condamnées aux
dépens qui ne peuvent lever la décision sans acquitter le complément des droits. Les obligations et sanctions qui
incombent aux greffiers en matière de délivrance de grosses ou d’expéditions sont applicables.

Art.726.- Le droit fixe, acquitté conformément aux dispositions de l’article 725, est imputé sur les droits dus par les

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parties condamnées aux dépens.

Art.727.- (L.F.2024) Les décisions de la Cour Suprême sont assujetties au timbre et à l’enregistrement. Elles
donnent ouverture au droit fixe de 25.000 FCFA prévu par l’article 703 ci-dessus et, le cas échéant, au droit
proportionnel établi par l’article 722.

Art.728.- Les parts et portions indivises de biens immeubles acquises par licitation sont assujetties au droit de
mutation immobilière à titre onéreux.

Art.729.- Les actes de confirmation de vente de café et de cacao, sont assujettis à un droit de 5 % sur la valeur CAF
du produit. Ce droit est de 2,5 % en ce qui concerne le coton, le karité et la cola, et de 1,7 % en ce qui concerne
l’anacarde.

La valeur CAF est fixée par les structures de régulations compétentes de ces produits lorsqu’elles existent, d’après
les échéances du marché et le mécanisme des prix arrêté.

Le droit de 5 % susvisé est ramené à 2,835 % pour les opérateurs nationaux justifiant d’un volume d’activités de
cacao en propre.

Les quantités totales de cacao concernées par le taux particulier de 2,835 % sont fixées par arrêté conjoint du
Ministre chargé du Budget, du Ministre chargé de l’économie et des finances et du Ministre chargé de l’agriculture.

Les critères d’éligibilité au taux préférentiel de 2,835 % ainsi que la liste des opérateurs, sont fixés par décision du
Conseil du Café-Cacao, après avis du Ministre chargé de l’Agriculture, du Ministre chargé de l’économie et des
finances et du Ministre chargé du budget.

L’application du taux préférentiel est annuelle et renouvelable quatre fois de suite.

Mutations à titre gratuit

Mutations entre vifs

Art.730.- Les droits d’enregistrement des donations entre vifs sont perçus selon les quotités et suivant les
modalités fixées par les articles 735, 737, 738, 741 et 746 pour la perception des droits de mutation par décès.

Pour le calcul des abattements et réductions édictés par les articles 737 et 738, il est tenu compte, aussi bien en cas
de donations que de successions, des abattements et des réductions effectués sur les donations antérieures
consenties par la même personne.

Les droits liquidés conformément aux dispositions qui précèdent sont réduits de 25 % en cas de donation par
contrat de mariage et de donation-partage faite conformément à l’article 135 de la loi n°64-379 du 7 octobre 1964
relative aux successions.

Art.731.- Pour permettre l’application du tarif progressif suivant les modalités fixées par les articles 735 et suivants,
les parties sont tenues de faire connaître dans tout acte constatant une transmission entre vifs à titre gratuit s’il
existe ou non des donations antérieures consenties par le donateur à un titre et sous une forme quelconque et
dans l’affirmative le montant de ces donations, les noms, qualités et résidences des officiers ministériels qui ont
reçu les actes de donation et la date de l’enregistrement de ces actes.

La perception est effectuée en ajoutant à la valeur des biens compris dans la donation celle des biens qui ont fait
l’objet de donations antérieures, en considérant ceux des biens, dont la transmission n’a pas été encore assujettie
au droit de mutation à titre gratuit entre vifs, comme inclus dans les tranches les plus élevées de l’actif imposable.

Art.732.- Les parties sont tenues de déclarer, dans tout acte constatant une transmission entre vifs à titre gratuit,
les noms, prénoms, date et lieu de naissance des enfants vivants du donateur et des donataires, ainsi que des
représentants de ceux prédécédés.

Les dispositions de l’article 785 sont applicables à toute indication inexacte dans les mentions prévues au présent
article.

Art.733.- Les actes renfermant, soit déclaration par le donataire ou ses représentants, soit reconnaissance
judiciaire d’un don manuel, sont sujets au droit de donation.

Art.734.- Le bénéfice des dispositions des articles 737 et 738 alinéa 1 est subordonné à la production d’un certificat
de vie dispensé du timbre et de l’enregistrement pour chacun des enfants vivants du donateur ou des donataires
et des représentants de ceux prédécédés.

Ce certificat ne pourra pas être antérieur de plus d’un mois à l’acte constatant la mutation auquel il devra rester
annexé.

Mutations par décès

Art.735.- Les droits de mutation par décès sont fixés aux tarifs ci-après pour la part nette recueillie par chaque

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ayant droit :

Fraction de part nette taxable Tarif

En ligne directe et entre époux :


1%
- n’excédant pas 2.500.000
2,5 %
- comprise entre 2.500.000 et 10.000.000
4%
- comprise entre 10.000.000 et 50.000.000
5%
- au-delà de 50.000.000

En ligne collatérale et entre non parents :


6%
- entre frères et sœurs n’excédant pas 10.000.000
8,5 %
- supérieure à 10.000.000

Entre parents jusqu’au 4 e degré 10 %

Entre parents au-delà du 4 e degré et entre personnes non parentes 12 %

Art.736.- Toute déclaration de succession doit renfermer les indications prévues par l’article 731 alinéa 1 ci-avant.

Les dispositions du deuxième alinéa du même article sont applicables à la liquidation des droits de mutation par
décès.

Art.737.- Pour la perception des droits de mutation à titre gratuit, il est effectué un abattement de
100.000.000 FCFA sur la part de chacun des enfants vivants ou représentés, sur la part de chacun des ascendants,
sur la part du conjoint survivant et sur la part des frères et sœurs.

Cet abattement est porté à 150.000.000 FCFA sur la part des enfants présentant un handicap physique ou mental
grave.

Entre les représentants des enfants prédécédés, cet abattement se divise d’après les règles de la dévolution légale.

En ce qui concerne les immeubles habités par le conjoint survivant, il est fait application d’un abattement de 50 %
sur la valeur vénale servant de base pour la détermination de l’assiette des droits de mutation, avant déduction du
montant de 100.000.000 FCFA prévu à l’alinéa premier du présent article.

Art.738.- Lorsqu’un héritier, donataire ou légataire a trois enfants ou plus, vivants ou représentés au moment de
l’ouverture de ses droits à la succession, il bénéficie sur l’impôt à sa charge liquidé, conformément aux dispositions
des articles 735 et 737, d’une réduction de 100 % qui ne peut toutefois excéder 200.000 FCFA par enfant en sus du
deuxième.

Le maximum de 200.000 FCFA que la réduction visée ci-dessus ne peut dépasser, est porté à 800.000 FCFA en ce
qui concerne les donations et successions en ligne directe et entre époux.

Le bénéfice de cette disposition est subordonné à la production, soit d’un certificat de vie dispensé de timbre et de
l’enregistrement pour chacun des enfants vivants des héritiers, donataires et légataires et des représentants de
ceux prédécédés, soit d’une expédition de l’acte de décès de tout enfant décédé depuis l’ouverture de la
succession.

Art.739.- Les héritiers, donataires ou légataires acceptants sont tenus, pour les biens leur advenant par l’effet
d’une renonciation à une succession, à un legs ou à une donation, d’acquitter, au titre des droits de mutation par
décès, une somme qui, nonobstant tous abattements, réductions ou exemptions, ne peut être inférieure à celle
que le renonçant aurait payée s’il avait accepté.

Les tarifs édictés par les articles 742 et 743 sont seuls applicables aux biens qui, par suite de renonciation,
reviennent aux collectivités bénéficiant desdits tarifs, pour les legs leur profitant personnellement et leur conférant
le droit à l’accroissement.

Art.740.- Sont exemptées de l’impôt de mutation par décès, les successions des militaires ivoiriens décédés
pendant la durée d’une guerre ou dans l’année de la cessation des hostilités auxquelles ils ont participé, de
blessures ou de maladies contractées pendant la guerre.

L’exemption de l’impôt n’entraîne pas la dispense de la déclaration des successions. Elle est subordonnée à la
production d’un certificat de l’autorité militaire, dispensé du timbre, et constatant que la mort a été causée par une
blessure reçue ou une maladie contractée pendant la guerre.

Art.741.- Sous réserve des exceptions prévues par le présent Livre, les legs faits aux établissements d’utilité
publique sont soumis au tarif fixé par l’article 735 pour les successions entre parents jusqu’au quatrième degré.

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Dispositions communes

Art.742.- Sont soumis à un droit de 1 %, les dons et les legs faits aux sociétés de secours mutuel et toute société
reconnue d’utilité publique dont les ressources sont affectées à des œuvres d’assistance.

Il est statué sur le caractère de bienfaisance de la disposition par le texte qui en autorise l’acceptation.

Art.743.- Sont également soumis à un droit de 1 % :

1° les dons et les legs faits aux associations d’enseignement reconnues d’utilité publique et aux sociétés
d’éducation populaire reconnues d’utilité publique subventionnées par l’État ou par une collectivité
publique ;

2° les dons et les legs faits aux établissements pourvus de la personnalité civile avec obligation pour les
bénéficiaires de consacrer ces libéralités à l’achat œuvres d’art, de monuments ou d’objets ayant un
caractère historique, de livres, d’imprimés ou de manuscrits destinés à figurer dans une collection publique
ou à l’entretien d’une collection publique ;

3° les dons et les legs aux établissements d’utilité publique dont les ressources sont exclusivement
affectées à des œuvres scientifiques à caractère désintéressé ;

4° les dons et les legs faits à l’Office National ou aux offices régionaux des mutilés, combattants, victimes de
la guerre et pupilles de la nation ;

5° les dons et les legs faits aux associations culturelles, aux unions d’associations culturelles, aux
congrégations autorisées et aux conseils d’administration des missions religieuses.

Art.744.- Les dons et legs faits aux mutilés de guerre frappés d’une invalidité de 50 % au minimum bénéficient sur
les premiers 2.500.000 FCFA du tarif réduit de 1 % édicté par l’article 742 du présent Livre.

Art.745.- Pour la perception des droits de mutations à titre gratuit, il n’est pas tenu compte du lien de parenté
résultant de l’adoption.

Cette disposition n’est pas applicable aux transmissions entrant dans les prévisions des articles 20 et 22 de la loi
n°64-378 du 7 octobre 1964 relative à l’adoption, ainsi qu’à celles faites en faveur :

1° d’enfants issus d’un premier mariage du conjoint de l’adoptant ;

2° de pupilles de la nation ou de l’Assistance Publique, ainsi que d’orphelin d’un père mort pour la Côte
d’Ivoire ;

3° d’adoptés qui, dans leur minorité et pendant six ans au moins, auront reçu de l’adoptant des secours et
des soins non interrompus ;

4° d’adoptés dont le ou les adoptants ont perdu, morts pour la Côte d’Ivoire, tous leurs descendants en
ligne directe ;

5° d’adoptés dont les liens de parenté avec la famille naturelle ont été déclarés rompus en application des
dispositions de l’article 28 de la loi n°64-378 du 7 octobre 1964 relative à l’adoption ;

6° des successibles en ligne directe descendante des personnes visées aux n°1 à 5 ci-dessus.

Art.746.- Est compté comme enfant vivant ou représenté du donateur ou du défunt, pour l’application des articles
730 et 735 et de l’héritier, donataire ou légataire, pour l’application de l’article 738 l’enfant qui :

1° est décédé après avoir atteint l’âge de seize ans révolus ;

2° étant âgé de moins de seize ans, a été tué par l’ennemi au cours des hostilités ou est décédé des suites
de guerre, soit durant les hostilités, soit dans l’année à compter de leur cessation.

Le bénéfice de cette disposition est subordonné à la production, dans le premier cas, d’une expédition de l’acte de
décès de l’enfant et dans le second cas, d’un acte de notoriété délivré sans frais par le juge du tribunal d’instance
du domicile du défunt et établissant les circonstances de la blessure ou de la mort.

Art.747.- Sous réserve de traités de réciprocité qui existent actuellement ou qui seront passés entre la Côte d’Ivoire
et les pays étrangers, les réductions d’impôts ou de taxes, les dégrèvements à la base, les déductions accordées
par les textes en vigueur pour des raisons de charges de famille ne sont applicables qu’aux citoyens ivoiriens.

Partages

Art.748.- Les partages de biens meubles et immeubles entre copropriétaires, cohéritiers et coassociés, à quelque
titre que ce soit, pourvu qu’il en soit justifié, sont assujettis à un droit de 1 %.

S’il y a retour, le droit sur ce qui en sera l’objet sera perçu au taux réglé pour les ventes, conformément à l’article ci-

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après.

Art.749.- Les retours de partage de biens immeubles sont assujettis au droit de mutation immobilière à titre
onéreux.

Art.750.- Les règles de perception concernant les soultes de partage sont applicables aux donations portant
partage, faites par actes entre vifs par les père et mère ou autres ascendants, ainsi qu’aux partages testamentaires
également autorisés par l’article 135 de la loi n°64-379 du 7 octobre 1964 relative aux successions.

Art.751.- Dans les partages de succession comportant l’attribution à un seul des copartageants de tous les biens
meubles ou immeubles composant une exploitation agricole unique ou une exploitation artisanale unique d’une
valeur n’excédant pas 10.000.000 FCFA, la valeur des parts et portions de ces biens acquises par le copartageant
attributaire est exonérée des droits de soulte et de retour si, lors de l’ouverture de la succession, l’attributaire
habitait l’exploitation et participait effectivement à la culture.

Toutefois, si, dans le délai de 5 ans, l’attributaire vient à cesser personnellement l’exploitation ou à décéder sans
que ses héritiers la continuent, ou si l’exploitation est vendue par lui ou par ses héritiers dans le même délai, en
totalité ou pour une fraction excédant le quart de la valeur totale au moment du partage, les droits de mutation
deviennent exigibles.

Rentes

Art.752.- Sous réserve de ce qui est dit à l’article 753, les constitutions de rentes, soit perpétuelles, soit viagères, et
de pensions à titre onéreux, ainsi que les cessions, transports et autres mutations qui en sont faits au même titre,
sont assujettis à un droit de 1 %.

Il en est de même des remboursements ou rachats de rentes et redevances de toute nature, sauf ce qui est stipulé
à l’article 700-2.

Art.753.- Les contrats de rentes viagères passés par les sociétés, compagnies d’assurances et tous autres
assureurs, ainsi que tous actes ayant exclusivement pour objet la formation, la modification ou la résiliation
amiable de ces contrats, sont soumis aux dispositions des articles 422 à 435 du présent Code.

Sociétés

Art.754.- Les actes de formation et de prorogation de sociétés, qui ne contiennent ni obligation, ni libération, ni
transmission de biens meubles ou immeubles, entre les associés ou autres personnes, sont assujettis à un tarif
dégressif fixé comme suit :

montant supérieur à dix millions et inférieur ou égal â cinq milliards : 0, 3%

au-delà de cinq milliards : 0,1%

En cas d’augmentation de capital soumise au tarif ci-dessus, pour l’application de ce tarif, il sera tenu compte du
capital primitif et des augmentations précédentes soumises au même tarif.

Toutefois, les actes notariés portant ou constatant des augmentations de capital des sociétés ayant leur siège
social hors de Côte d’Ivoire ne donnent ouverture qu’au droit fixe édicté par l’article 703 lorsqu’il est justifié que ces
actes ont déjà supporté un droit proportionnel d’enregistrement hors du territoire.

Les apports immobiliers, qui sont faits aux associations constituées conformément à la loi n°60-315 du 21
septembre 1960 relative aux associations et du titre 5 du Code du travail (syndicats professionnels), sont soumis
aux mêmes droits que les apports aux sociétés civiles ou commerciales.

Le droit établi par le présent article est réduit de moitié pour les actes visés aux articles 755, 756 et 757.

Art.755.- En cas de fusion de société anonyme ou à responsabilité limitée, la prise en charge par la société
absorbante ou par la société nouvelle de tout ou partie du passif des sociétés anciennes ne donne ouverture qu’au
droit fixe édicté à l’article 703.

La formalité de publicité à la Conservation foncière ne donne pas lieu à la perception de la taxe prévue à l’article 4-
A-2 de l’ordonnance n°60-47 du 13 janvier 1960.

Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la condition que la société absorbante ou nouvelle ait son siège
social en Côte d’Ivoire.

Art.756.- Sont assimilés à une fusion de société les actes qui constatent l’apport par une société anonyme ou à
responsabilité limitée à une autre société existante ou constituée sous l’une de ces formes d’une partie de ses
éléments d’actif, à la condition :

1° que la société absorbante ou nouvelle ait son siège social en Côte d’Ivoire ;

2° que la société apporteuse et la société bénéficiaire de l’apport aient expressément manifesté la volonté

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dans l’acte d’apport de bénéficier de cette assimilation.

Art.757.- Est soumise au régime des fusions de sociétés institué par le présent Livre, l’opération par laquelle une
société anonyme ou à responsabilité limitée apporte l’intégralité de son actif à une ou plusieurs sociétés existantes
ou constituées à cette fin, sous l’une de ces firmes, à condition que :

1° les sociétés bénéficiaires des apports aient leur siège social en Côte d’Ivoire ;

2° les apports résultent de conventions prenant effet à la même date pour les différentes sociétés qui en
sont bénéficiaires et entraînent, dès leur réalisation, la dissolution immédiate de la société apporteuse.

Art.758.- Le droit établi par l’article 754 ci-dessus est perçu au taux de 6 % pour les actes portant augmentation, au
moyen de l’incorporation de bénéfices, de réserves ou de provisions de toute nature, du capital des sociétés
soumises à l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers.

Le droit d’apport en société demeure exigible au taux prévu à l’article 754 lorsque les bénéfices, réserves ou
provisions incorporés au capital ont déjà supporté l’impôt sur les BIC ou l’IGR.

Art.759.- Le droit établi par l’article 754 est également perçu au taux réduit prévu par le 5 e paragraphe du même
article pour les actes de fusion en ce qui concerne la partie de l’actif apportée par la ou les sociétés fusionnées qui
excède le capital appelé et non remboursé de ces sociétés.

Ventes d’immeubles

Art.760.- (L.F.2024) 1) Sous réserve de ce qui est dit à l’article 764, les adjudications, ventes, reventes, cessions,
rétrocessions, les retraits exercés après l’expiration des délais convenus par les contrats de vente sous faculté de
réméré, et tous autres actes civils et judiciaires translatifs de propriété ou d’usufruit de biens immeubles à titre
onéreux sont assujettis à un droit de 4 %.

Sont également assujettis au droit de 4 %, tous les actes portant cessions de terrains non effectuées par devant
notaire. Ce droit à la charge de l’acquéreur, s’applique aux prix de cession des terrains concernés.

2) N’est toutefois pas soumise au droit, toute acquisition d’immeuble par les établissements bancaires ou financiers
au terme d’une procédure d’adjudication qu’ils ont eux mêmes engagée et qui est demeurée infructueuse, sous
réserve que l’immeuble saisi soit vendu dans le délai maximum prévu par la réglementation bancaire en vigueur.

3) Le droit de mutation est réduit de moitié pour les acquisitions d’immeubles effectuées par les associations et
fondations caritatives reconnues d’utilité publique, agissant sans but lucratif, et dont la gestion est désintéressée
au sens de l’article 156 du CGI.

Dans le cadre d'une opération de crédit-bail immobilier, ce droit est également réduit de moitié pour le crédit-
bailleur lors de l'acquisition du bien.

4) Les cessions d’actions ou de parts d’intérêts conférant à leur possesseur le droit à la jouissance ou à la propriété
d’immeubles ou fractions d’immeubles, sont assujetties au droit proportionnel prévu par le présent article.

Ce droit proportionnel s’applique également aux cessions à titre onéreux de valeurs mobilières ou de droits
sociaux de sociétés à prépondérance immobilière qui ne sont pas admises à la cote d’une Bourse.

5) Sont considérées comme sociétés à prépondérance immobilière, les sociétés dont l’actif est constitué pour plus
de 75 % de sa valeur par des immeubles ou des droits portant sur des immeubles.

6) Ne sont pas pris en considération, les immeubles directement affectés par la société à sa propre exploitation
industrielle, commerciale, agricole ou à l’exercice d’une profession non commerciale. Ces immeubles s’entendent
exclusivement des moyens permanents d’exploitation à l’exclusion des immeubles donnés en location, des
immeubles en stock et de ceux qui correspondent à un placement de capitaux.

7) Pour l’appréciation du pourcentage de 75 %, les éléments d’actif sont estimés à leur valeur vénale à la date de la
cession.

Art.761.- Abrogé

Art.762.- Les cessions à titre onéreux d’immeubles ou de fractions d’immeubles au sens de l’article 760 du présent
Livre, par les personnes physiques ou sociétés de personnes non passibles de l’impôt sur les bénéfices, donnent
lieu à un prélèvement sur la plus-value de cession.

La plus-value de cession est forfaitairement fixée à 20 % du prix de cession.

Le taux de prélèvement est de 15 % assis sur la plus-value telle que définie à l’alinéa précédent.

Le prélèvement ainsi opéré est à la charge exclusive du cédant, nonobstant toute clause contraire.

Ce prélèvement est assis, liquidé, contrôlé et recouvré selon les mêmes procédures, sanctions et sûretés qu’en

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matière de droit d’enregistrement.

Art.763.- Les adjudications à la folle enchère de biens de même nature sont assujettis au même droit de 10 %, mais
seulement sur ce qui excède le prix de la précédente adjudication, si le droit a été acquitté.

Art.764.- Les actes translatifs de propriété, d’usufruit ou de jouissance de biens immeubles situés en pays
étrangers sont assujettis à un droit de 1,5 %.

Ce droit est liquidé sur le prix exprimé, en y ajoutant toutes les charges en capital.

Ventes de meubles

Art.764 bis.- Sous réserve des dispositions de l’article 760 du présent Code, la cession de tout ou partie des droits
sociaux d’une société lorsqu’elle n’entraîne pas la disparition de ladite société ou la création d’une personne
morale nouvelle, est assujettie à un droit de 1 %.

Ce droit est à la charge du cédant. Il est prélevé par la société de gestion et d’intermédiation ou le notaire de celui-
ci ou le cas échéant, l’entreprise d’intermédiation du cessionnaire.

Les droits prélevés sont déclarés et reversés dans les caisses du Trésor au plus tard le 15 du mois suivant la fin de
la transaction. Pour les sociétés de gestion et d’intermédiation ou les notaires relevant de la direction des grandes
entreprises ou des centres des moyennes entreprises, la déclaration et le reversement s’effectuent au plus tard le
20 du mois suivant la fin de la transaction.

Lorsque les parties ne sollicitent pas les services d’une société de gestion et d’intermédiation ou d’un notaire, ou
que ladite société n’est pas installée en Côte d’Ivoire, le paiement du droit d’enregistrement incombe au cédant, ou
le cas échéant, au cessionnaire.

Sont exonérées :

les cessions de droits sociaux des sociétés cotées à la BRVM ;

les cessions des droits sociaux des autres entreprises réalisées par les sociétés dont l’activité consiste en
l’acquisition, la gestion et la cession desdits droits.

Sont également exonérées, les cessions effectuées par des personnes physiques ou morales étrangères au profit
de personnes physiques ou morales ivoiriennes, portant sur les droits sociaux qu’elles détiennent dans des
entreprises exploitées en Côte d’Ivoire.

Art.765.- (L.F.2024) Sous réserve de toutes autres dispositions particulières du présent Livre les adjudications,
ventes, reventes, cessions, rétrocessions, marchés, traités et tous autres actes, soit civils, soit judiciaires, translatifs
de propriété, à titre onéreux, de meubles, récoltes de l’année sur pied, coupes de bois taillis et de hautes futaies et
autres objets mobiliers, même les ventes de biens de cette nature faites par l’administration, sont assujettis à un
droit fixe de 25.000 FCFA.

[ NB - Redevance de régulation des marchés publics (Art.42 L.F.2012)

1) Le taux de la redevance de régulation des marchés publics et de la redevance versée à l’État par les titulaires des
délégations de service public, est fixé à 0,5 % du montant hors taxes des marchés publics ou des conventions de
délégation de service public approuvés.

2) Ces redevances sont acquittées par les titulaires des marchés publics ou les bénéficiaires de conventions de
délégation de service public, par chèque libellé à l’ordre de l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP).

Le paiement des redevances est accompagné d’un imprimé administratif en trois exemplaires prévu à cet effet.

La DGI est chargée, pour le compte de l’ARMP, de recouvrer la redevance au moment de l’enregistrement des
marchés publics ou des conventions de délégation de services publics, par ses services logés auprès de la Direction
des marchés publics, et de la reverser sur un compte de l’ARMP ouvert dans les livres de la Banque nationale
d’Investissement (BNI).

A cet effet, la DGI adresse à l’ARMP au plus tard le cinq du mois suivant celui du paiement de la redevance, un
exemplaire de la déclaration accompagnant ledit paiement.

L’ARMP peut être autorisée par la DGI à recueillir toutes les informations afférentes au recouvrement de la
redevance.]

Art.766.- (L.F.2024) Sont assujetties à un droit de 10.000 FCFA :

1° les ventes d’animaux, récoltes, engrais instruments et autres objets mobiliers dépendant d’une
exploitation agricole ;

2° les ventes de meubles et marchandises qui sont faites conformément à l’article 147 de l’Acte uniforme
portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif ;

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3° les ventes volontaires aux enchères, en gros et dans les formes prévues par la loi du 28 mai 1858, des
marchandises comprises au tableau annexé à ladite loi ;

4° les ventes publiques de marchandises en gros autorisées ou ordonnées, comme il est dit aux articles 1 et
2 de la loi du 3 juillet 1861 ;

5° les ventes publiques d’objets donnés en gage, prévues par l’article 56 de l’Acte uniforme portant
organisation des sûretés et de l’article 120 de l’Acte uniforme portant organisation des procédures
simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution ;

6° les ventes opérées en vertu de l’article 100 de l’Acte uniforme portant organisation des sûretés, relatif au
nantissement des stocks ;

7° les ventes de marchandises avariées par suite d’événements de mer et de débris de navires naufragés.

TITRE 2 - SANCTIONS

Chapitre 1 - Peines pour défaut d’enregistrement

Section 1 - Actes publics

Art.767.- (L.F.2024) La peine contre un huissier ou un autre ayant pouvoir de faire des exploits ou procès-verbaux
est, pour un exploit ou procès-verbal non présenté à l’enregistrement dans le délai, d’une somme de 25.000 FCFA
et, de plus, une somme équivalente au montant du droit de l’acte non enregistré.

Ces dispositions, relativement aux exploits et procès-verbaux, ne s’étendent pas aux procès-verbaux de vente de
meubles et autres objets mobiliers, ni à tout autre acte du ministère des huissiers, sujet au droit proportionnel.

La peine pour ceux-ci sera d’une peine égale au montant du droit, sans qu’elle puisse être au-dessous de
25.000 FCFA. Le contrevenant paiera, en outre, le droit dû pour l’acte, sauf son recours contre la partie pour ce
droit seulement.

Art.768.- (L.F.2024) Les greffiers et les notaires qui n’auront pas soumis à l’enregistrement dans le délai fixé les
actes qu’ils sont tenus de présenter à cette formalité paieront personnellement, à titre d’amende et pour chaque
contravention, une somme égale au montant des droits, sans que l’amende puisse être inférieure à 25.000 FCFA.

Ils acquitteront en même temps le droit, sauf leur recours, pour ce droit seulement, contre la partie.

Art.769.- Les dispositions de l’article précédent s’appliquent également aux secrétaires des administrations
centrales et municipales pour chacun des actes qu’il leur est prescrit de faire enregistrer, s’ils ne les ont pas soumis
à l’enregistrement dans le délai.

Art.770.- (L.F.2024) Il est néanmoins fait exception aux dispositions des deux articles précédents, quant aux
jugements rendus à l’audience, qui doivent être enregistrés sur les minutes, et aux actes d’adjudication passés en
séance publique des administrations, lorsque les parties n’auront pas consigné aux mains des greffiers et des
secrétaires, dans le délai prescrit pour l’enregistrement, le montant des droits fixés par le présent Livre. Dans ce
cas, le recouvrement en sera poursuivi contre les parties par les receveurs et elles supporteront, en outre, la peine
du droit en sus.

Pour cet effet, les greffiers et les secrétaires fourniront aux receveurs de l’enregistrement, dans la décade qui
suivra l’expiration du délai, des extraits par eux certifiés des actes et jugements, dont des droits ne leur auront pas
été remis par les parties, à peine d’une amende de 25.000 FCFA pour chaque acte et jugement, et d’être, en outre,
personnellement contraints au paiement des doubles droits.

Il sera délivré aux greffiers, par les receveurs de l’enregistrement, des récépissés, sur papier non timbré, des
extraits de jugements qu’ils doivent fournir en exécution de l’alinéa précédent. Ces récépissés seront inscrits sur
leurs répertoires.

Art.771.- La disposition de l’article 770, qui autorise pour les adjudications en séance publique seulement la remise
d’un extrait au receveur de l’enregistrement pour la décharge du secrétaire, lorsque les parties n’ont pas consigné
les droits en ses mains, est étendue aux autres actes assujettis obligatoirement à la formalité.

Section 2 - Testaments

Art.772.- Les testaments non enregistrés dans le délai sont soumis au double droit d’enregistrement.

Section 3 - Actes sous-seing privé et mutations verbales

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1) Dispositions générales

Art.773.- (L.F.2024) A défaut d’enregistrement ou de déclaration dans les délais fixés par les articles 550 à 552 et
556 ci-dessus des actes et mutations visés dans lesdits articles, l’ancien et le nouveau possesseur, le bailleur et le
preneur sont tenus solidairement d’un droit en sus, lequel ne peut être inférieur à 25.000 FCFA.

Art.774.- (L.F.2024) A défaut de déclaration dans le délai fixé par l’article 557, des mutations de jouissance
d’immeubles visées audit article, le bailleur est tenu personnellement et sans recours, nonobstant toute stipulation
contraire, d’un droit en sus, lequel ne peut être inférieur à 25.000 FCFA.

Art.775.- (L.F.2024) A défaut de déclaration dans le délai fixé par l’article 558, des mutations verbales de jouissance
de fonds de commerce visées audit article, le bailleur est tenu personnellement et sans recours, nonobstant toute
stipulation contraire, d’un droit en sus, lequel ne peut être inférieur à 25.000 FCFA.

Art.776.- (L.F.2024) A défaut d’enregistrement dans le délai fixé par l’article 554, des actes ou écrits visés audit
article, les parties sont tenues solidairement au paiement d’un droit en sus, lequel ne peut être inférieur à
25.000 FCFA.

Art.777.- (L.F.2024) A défaut d’enregistrement dans le délai fixé par l’article 553 des actes visés audit article, il est
perçu un droit en sus avec minimum de perception de 25.000 FCFA.

Art.778.- (L.F.2024) En ce qui concerne les baux ayant donné lieu au fractionnement prévu au paragraphe 2 de
l’article 539, le paiement des droits afférents aux périodes autres que la première a lieu dans le délai fixé au
paragraphe 2 dudit article 539 à peine pour chacune des parties d’un droit en sus égal au droit simple, sans
pouvoir être inférieur à 25.000 FCFA.

2) Mutations par décès

Art.779.- (L.F.2024) Les héritiers, donataires ou légataires qui n’ont pas fait, dans les délais prescrits, les
déclarations des biens à eux transmis par décès, paient, à titre d’amende, 1 % par mois ou fraction de mois de
retard du droit qui est dû pour la mutation.

Cette amende ne peut excéder en totalité la moitié du droit simple qui est dû pour la mutation, ni être inférieure à
25.000 FCFA. Si la déclaration ne donne ouverture à aucun droit et sauf en ce qui concerne les successions visées à
l’article 740, les héritiers, donataires ou légataires paieront une amende fixe de 25.000 FCFA.

Les tuteurs et curateurs supporteront personnellement la peine ci-dessus, lorsqu’ils auront négligé de faire les
déclarations dans les délais.

Omissions

Art.780.- (L.F.2024) La peine pour les omissions qui seront reconnues avoir été faites dans les déclarations de biens
transmis par décès sera d’un droit en sus de celui qui se trouvera dû pour les objets omis, sans que ces droits en
sus puissent être inférieurs à 25.000 FCFA.

Dans tous les cas où l’omission présentera le caractère d’une dissimulation frauduleuse, la peine sera du double
droit en sus de celui qui sera dû pour les objets omis.

Les tuteurs et curateurs supporteront personnellement les peines ci-dessus, lorsqu’ils auront fait des omissions ou
des dissimulations frauduleuses.

Art.781.- (L.F.2024) Une amende fixe de 25.000 FCFA est applicable aux omissions constatées dans les déclarations
de successions n’ayant donné ouverture à aucun droit, lorsque la réparation de ces irrégularités n’entraîne pas
l’exigibilité des pénalités prévues à l’article qui précède.

Lorsqu’au contraire la réparation desdites irrégularités rend applicables les sanctions édictées par cet article,
celles-ci ne peuvent, en aucun cas, être inférieures à 10 % du montant total des sommes réintégrées.

Fausses déclarations ou attestations de dettes

Art.782.- (L.F.2024) Toute déclaration souscrite pour le paiement des droits de mutation par décès ayant indûment
entraîné la déduction d’une dette sera punie d’une amende égale au triple du supplément de droit exigible, sans
que cette amende puisse être inférieure à 25.000 FCFA.

Le prétendu créancier qui en aura faussement attesté l’existence sera tenu solidairement avec le déclarant au
paiement de l’amende et en supportera définitivement le tiers.

Art.783.- (L.F.2024) Est punie de la peine prévue au premier alinéa de l’article précédent, toute contravention aux
prescriptions des articles 731 et 736 du présent Livre.

Il est fait application du minimum de 25.000 FCFA dans le cas où aucun supplément de droit n’est exigible du fait de
la contravention.

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Indication inexacte de la date de naissance des usufruitiers

Art.784.- (L.F.2024) L’indication inexacte de la date de naissance de l’usufruitier dans les actes et déclarations régis
par les dispositions des numéros 2 et 3 de l’article 692 est passible, à titre d’amende, d’un droit en sus égal au
supplément de droit simple exigible, sans pouvoir être inférieur à 25.000 FCFA.

Le droit le plus élevé devient exigible si l’inexactitude de la déclaration porte sur le lieu de naissance, sauf
restitution si la date de naissance est reconnue exacte.

Indication inexacte des liens de parenté

Art.785.- L’indication inexacte dans un acte de donation entre vifs ou dans une déclaration de mutation par décès
du lien de parenté entre le donateur ou le défunt et les donataires, héritiers ou légataires, ainsi que toute
indication inexacte du nombre d’enfants du défunt ou de l’héritier, donataire ou légataire, est passible, à titre
d’amende, d’un double droit en sus de celui qui sera dû à titre supplémentaire.

Les tuteurs, curateurs ou administrateurs légaux supporteront personnellement la peine du double droit en sus
lorsqu’ils auront passé une déclaration inexacte.

Ouverture du coffre-fort après décès

Art.786.- Toute personne qui, ayant connaissance du décès, soit du locataire d’un coffre-fort ou compartiment de
coffre-fort, soit de l’un des locataires, soit du conjoint de ce locataire ou colocataire, s’il n’y a pas entre eux
séparation de corps, l’a ouvert ou fait ouvrir sans observer les prescriptions de l’article 497, est tenue
personnellement des droits de mutation par décès et des pénalités exigibles en raison des sommes, titres ou objets
contenus dans le coffre-fort, sauf son recours contre le redevable de ces droits et pénalités, s’il y a lieu, et est, en
outre, passible d’une amende de 36.000 à 3.600.000 FCFA.

Il en est de même en cas d’ouverture irrégulière des plis cachetés et caissettes fermées visés à l’article 498.

Les mêmes sanctions atteindront encore toute personne qui aura sciemment commis une inexactitude dans la
déclaration prévue à l’article 496-3.

L’héritier, donataire ou légataire est tenu au paiement de l’amende solidairement avec les contrevenants visés aux
trois alinéas précédents s’il omet, dans sa déclaration, les titres, sommes ou objets en cause.

Le bailleur du coffre-fort ou dépositaire des plis et caissettes qui a laissé ouvrir ceux-ci hors de la présence du
notaire ou greffier notaire est, s’il avait connaissance du décès, tenu personnellement à la même obligation et
passible également d’une amende de 10.000 à 1.000.000 FCFA.

Chaque contravention aux dispositions de l’article 499 est sanctionnée par une amende de 5.000 FCFA à
50.000 FCFA.

Art.787.- La preuve des contraventions visées à l’article précédent peut être établie par tous les modes de preuve
de droit commun.

Chapitre 2 - Des insuffisances et des dissimulations

Section 1 - Des insuffisances

1) Commission de conciliation

Art.788.- Si le prix ou l’évaluation ayant servi de base à la perception du droit proportionnel ou progressif paraît
inférieur à la valeur vénale réelle des biens transmis ou énoncés, l’administration peut, lorsque l’accord sur
l’estimation ne s’est pas fait à l’amiable, déférer le redevable devant la commission de conciliation, instituée par
l’article 789, en vue de fixer la valeur taxable.

Le recours à cette commission est autorisé pour tous les actes ou déclarations constatant la transmission ou
l’énonciation :

1° de la propriété, de l’usufruit ou de la jouissance de biens, immeubles, de fonds de commerce, y compris


les marchandises neuves qui en dépendent, de clientèle, de navires ou de bateaux ;

2° d’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un immeuble.

Indépendamment de la Commission de conciliation prévue par l’article 789, les services compétents de la DGI
peuvent recourir, pour avis à la Chambre des experts immobiliers, dans le cadre de la détermination de la valeur
taxable des immeubles transmis.

Art.789.- 1) Il est institué une commission de conciliation composée :

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1° du chef du service de l’enregistrement ;

2° du chef du service des domaines ;

3° du chef du service du cadastre ;

4° d’un ingénieur des travaux publics ;

5° de trois représentants des contribuables, à savoir, deux titulaires et deux suppléants désignés par la
Chambre de Commerce (ou, quand il existe une Chambre d’Agriculture distincte de la Chambre de
Commerce, à raison d’un titulaire et d’un suppléant par chacune de ces assemblées), d’un titulaire et deux
suppléants désignés par l’association ou le syndicat des propriétaires de la région ou à défaut d’un notable,
autant que possible, propriétaire foncier désigné par le maire.

Ces représentants doivent être ivoiriens, âgés de vingt-cinq ans au moins et jouir de leurs droits civils.

2) La commission est présidée par le chef du service de l’enregistrement ou son délégué.

Un fonctionnaire de l’enregistrement, autre que le chef du service, remplit les fonctions de secrétaire et assiste aux
séances avec voix consultative.

3) Les membres non fonctionnaires de la commission sont nommés pour un an et leur mandat est renouvelable. Ils
sont soumis aux obligations du secret professionnel.

4) La commission se réunit sur convocation du président.

Art.790.- Le contribuable est cité par simple avis recommandé devant la commission de conciliation.

La citation qui est interruptive de prescription doit être adressée dans les trois ans, à compter du jour de
l’enregistrement de l’acte ou de la déclaration. Ce délai est réduit à un an en matière de fonds de commerce.

Les contribuables intéressés sont convoqués un mois avant la date de la réunion. Ils sont invités à se faire entendre
ou à faire parvenir leurs observations écrites. Ils peuvent se faire assister par une personne de leur choix ou
désigner un mandataire dûment habilité.

Art.791.- Si l’accord ne peut s’établir entre l’administration et les parties ou si ces dernières ne comparaissent pas,
ne se font pas représenter ou n’ont pas fait parvenir leurs observations écrites, la commission émet un avis qui est
notifié par lettre recommandée.

Art.792.- Dans le délai d’un mois à compter de la notification de l’avis de la commission instituée par l’article 789,
l’administration et les parties peuvent saisir d’une requête en expertise le tribunal civil dans le ressort duquel les
biens sont situés.

Lorsqu’il y a lieu de requérir l’expertise d’un immeuble ou d’un corps de domaine ne formant qu’une seule
exploitation située dans le ressort de plusieurs tribunaux, la demande sera portée au tribunal dans le ressort
duquel se trouve le chef-lieu de l’exploitation ou, à défaut du chef lieu, la partie des biens présentant le plus grand
revenu d’après la matrice du rôle.

Art.793.- 1) L’expertise est ordonnée dans le mois de la demande et il y est procédé par un seul expert, qui est
nommé par le tribunal statuant en chambre de conseil. Toutefois, si le contribuable ou l’administration le requiert,
l’expertise pourra être confiée à trois experts.

2) Si l’administration ou les parties n’acceptent pas les conclusions de l’expert, il peut être procédé à une contre-
expertise. La demande en est faite par la partie la plus diligente et par simple requête au tribunal civil, notifiée à la
partie adverse, sous peine de déchéance, dans le mois qui suit la notification que fera le greffier, par lettre
recommandée, du dépôt du rapport d’expertise au greffe du tribunal.

3) La contre-expertise est ordonnée dans les mêmes conditions et suivant les mêmes Cormes que la première
expertise ; toutefois, si l’une des parties le requiert expressément, cette contre-expertise sera confiée à trois
experts.

4) Le procès-verbal d’expertise ou de contre-expertise est rapporté au plus tard dans les trois mois qui suivent la
remise à l’expert de la décision de justice.

5) Il sera statué sur l’expertise ou la contre-expertise par le tribunal jugeant en matière sommaire.

2) Sanctions

Art.794.- Indépendamment du droit simple exigible sur le complément d’estimation, les parties acquittent
solidairement, savoir :

1° si l’insuffisance est reconnue amiablement avant citation des redevables devant la commission ou au
cours de la procédure de conciliation, un demi-droit en sus ;

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2° si l’insuffisance est reconnue amiablement après la notification de l’avis de la commission, mais avant le
dépôt au greffe du rapport d’expertise, un droit en sus et les frais de toute nature auxquels ont donné lieu
les procédures ;

3° dans tous les autres cas, un double droit en sus et les frais de toute nature des procédures. Toutefois,
aucune pénalité n’est encourue et les frais de procédure restent à la charge de l’administration lorsque
l’insuffisance est inférieure au huitième du prix exprimé ou de la valeur déclarée.

En aucun cas, les frais de procédure susceptibles d’être mis à la charge de l’administration ne comprennent les
frais engagés par le redevable pour se faire assister ou représenter devant la commission de conciliation.

Art.795.- Concurremment, le cas échéant, avec la procédure prévue aux articles 788 et suivants et dans un délai de
trois ans à compter de l’acte ou de la déclaration, l’administration est autorisée à établir, par tous les moyens de
preuve compatibles avec la procédure spéciale en matière d’enregistrement, l’insuffisance des prix exprimés et des
évaluations fournies, dans les actes ou déclarations passibles du droit proportionnel ou du droit progressif.

Indépendamment du complément de droits simples exigibles, la peine est d’un droit en sus pour les insuffisances
ainsi établies, mais elle ne s’applique que lorsque l’insuffisance est égale ou supérieure à un huitième du prix
exprimé ou de la valeur déclarée.

Les tuteurs et curateurs supportent personnellement la peine lorsqu’ils ont fait des estimations d’une insuffisance
égale ou supérieure à la quotité fixée par le texte.

Art.796.- Pour les biens dont la valeur doit être déterminée conformément à l’article 678, la peine du droit en sus
ne s’applique que si l’insuffisance dans l’estimation des biens déclarés résulte d’un acte antérieur à la déclaration.
Si, au contraire, l’acte est postérieur à cette déclaration, il n’est perçu qu’un droit simple sur la différence existant
entre l’estimation des parties et l’évaluation contenue dans les actes.

Art.797.- Toute contravention à l’article 675 entraîne, indépendamment du complément de droits simples
exigibles, l’application d’un droit en sus encouru personnellement par le rédacteur de l’acte ou, en cas de
déclaration de succession, par les personnes désignées à l’article 493.

3) Droit de préemption

Art.798.- Pendant un délai de six mois, à compter du jour de l’enregistrement en Côte d’Ivoire de l’acte ou de la
déclaration, le service de l’enregistrement peut exercer au profit du Trésor, un droit de préemption sur les
immeubles, droits immobiliers, fonds de commerce ou clientèle, droit à un bail ou au bénéfice d’une promesse de
bail portant sur tout ou partie d’un immeuble dont elle estime le prix de vente insuffisant, en offrant de verser aux
ayants droit le montant de ce prix majoré d’un dixième.

Toutefois, ce droit n’est pas applicable aux opérations de crédit-bail immobilier.

Section 2 - Des dissimulations

Art.799.- (L.F.2024) 1) Est nulle et de nul effet, toute convention ayant pour but de dissimuler partie du prix de
vente d’un immeuble ou d’une cession de fonds de commerce ou de clientèle, et de tout ou partie de la soulte d’un
échange ou d’un partage comprenant des biens immeubles, un fonds de commerce ou une clientèle.

2) La dissimulation du prix peut être établie conformément à l’article 801 ci-après.

3) Toute dissimulation dans le prix d’une vente d’immeubles ou d’une cession de fonds de commerce ou de
clientèle, dans la soulte d’un échange ou d’un partage, est punie d’une amende égale à la moitié de la somme
dissimulée et payée solidairement par les parties, sauf à la répartir entre elles par égales parts.

4) Le notaire qui reçoit un acte de vente, d’échange ou de partage est tenu de donner lecture aux parties du
présent article et de l’article 801 ci-après, à peine d’une amende de 25.000 FCFA. Il mentionnera cette lecture dans
l’acte et y affirmera, sous la même sanction, qu’à sa connaissance cet acte n’est modifié ou contredit par aucune
contre-lettre contenant une augmentation du prix ou de la soulte.

5) Quiconque aura été convaincu de s’être, d’une façon quelconque, rendu complice de manœuvres destinées à
éluder le payement de l’impôt sera personnellement passible, indépendamment de sanctions disciplinaires s’il est
officier public ou ministériel, d’une amende égale au double de la somme dont le Trésor aura été privé, sans que
cette amende puisse être inférieure à 100.000 FCFA en principal.

En cas de récidive dans les dix ans d’une décision disciplinaire antérieure devenue définitive, l’officier public ou
ministériel convaincu de s’être, d’une façon quelconque, rendu complice de manœuvres destinées à éluder le
payement de l’impôt, sera frappé de destitution, sans préjudice des peines portées à l’article 303 du Code pénal en
cas de complicité du délit spécifié en l’article 471 du CGI.

Art.800.- La disposition du 4 e alinéa de l’article précédent ne s’applique pas aux adjudications publiques en tant

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qu’elle est relative à la lecture aux parties des 3e et 4 e alinéas de cet article et de l’article 801 ci-après et à la
mention de cette lecture dans les actes.

Art.801.- Les dissimulations visées au paragraphe 1 de l’article 799 peuvent être établies par tous les modes de
preuves admis en matière d’enregistrement.

Art.802.- Les dispositions des articles 799 et 801 sont applicables aux contrats de cession d’un droit à un bail ou du
bénéfice d’une promesse de bail portant sur tout ou partie d’un immeuble.

Art.803.- Lorsqu’il est constaté l’existence d’une contre-lettre sous signature privée, autre que celles relatives aux
dissimulations visées aux articles 799 et 802 et qui aurait pour objet une augmentation du prix stipulé dans un acte
public ou dans un acte sous signature privée précédemment enregistré, il y a lieu d’exiger, à titre d’amende une
somme triple du droit qui aurait eu lieu sur les sommes et valeurs ainsi stipulées.

Art.804.- Lorsqu’il est amiablement reconnu ou judiciairement établi que le véritable caractère des stipulations
d’un contrat ou d’une convention a été dissimulé sous l’apparence de stipulations donnant ouverture à des droits
moins élevés, il est dû un double droit en sus. Cette pénalité est due solidairement par toutes les parties
contractantes.

Livre 4 - Droits de timbre

Partie 1 - Dispositions générales

TITRE 1 - CHAMP D’APPLICATION ET MODE DE PERCEPTION

Chapitre 1 - Actes et écritures soumis au timbre et débiteurs des droits

1) Actes et écritures soumis au timbre

Art.805.- La contribution du timbre est établie sur tous les papiers destinés aux actes civils et judiciaires et aux
écritures qui peuvent être produites en justice et y faire foi.

Il n’y a d’autres exceptions que celles nommément exprimées dans une loi, ou le présent Livre.

Art.806.- Tout acte passé en pays étranger est soumis au timbre avant qu’il puisse en être fait aucun usage en Côte
d’Ivoire, soit dans un acte public, soit dans une déclaration quelconque, soit devant une autorité judiciaire ou
administrative.

2) Débiteurs des droits

Art.807.- Sans préjudice des dispositions particulières du présent Livre, sont solidaires pour le paiement des droits
de timbre et des amendes, tous les signataires, pour les actes synallagmatiques ; les prêteurs et les emprunteurs,
pour les obligations ; les officiers ministériels qui ont reçu ou rédigé des actes énonçant des actes ou livres non
timbrés.

Art.808.- Le timbre de tous actes entre les collectivités publiques et les citoyens est à la charge de ces derniers.

Chapitre 2 - Mode de perception

1) Mode de perception

Art.809.- Dans les divers cas où, en matière d’impôts, le paiement est attesté par l’apposition de timbres, vignettes
ou marques, l’administration peut, sous certaines conditions, autoriser les redevables, soit à acquitter les droits sur
états ou d’après un système forfaitaire, soit à substituer aux figurines des empreintes imprimées à l’aide de
machines spéciales préalablement soumises à son agrément.

Le Ministre des finances est autorisé à consentir aux contribuables, en matière d’impôts perçus par le service de
l’enregistrement, une remise de 0,50 % sur le montant des taxes perçues par l’apposition d’empreintes au moyen
de machines.

2) Catégories de timbres

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Art.810.- Il est créé un modèle unique de timbre mobile pour l’acquittement :

1° des droits de timbre de dimensions ;

2° des droits de timbre proportionnel ;

3° du droit de timbre fixe des effets de commerce domiciliés ;

4° des droits de timbre des quittances reçus ou décharges de sommes, titres, valeurs ou objets ;

5° des droits de timbre sur les bulletins de bagages ;

6° des droits de timbre des lettres de voiture ;

7° des récépissés des expéditions faites par voie ferrée, par voie lagunaire ou par voie aérienne ;

8° des droits de timbre des colis postaux ;

9° des droits de timbre sur les passeports et les visas des passeports ;

10° en général, pour tous les impôts et taxes dont la perception sera autorisée par l’apposition de timbres
mobiles.

3) Restrictions et prohibitions diverses

Art.811.- Aucune personne ne peut vendre ou distribuer des timbres, papiers ou impressions timbrées qu’en vertu
d’une commission de la DGI.

Toutefois, les agents du Trésor sont habilités de plein droit à vendre ou distribuer ces papiers et impressions.

Les timbres, papiers et impressions timbrés saisis chez ceux qui s’en permettent le commerce, en contravention
aux dispositions de l’alinéa qui précède, sont confisqués au profit du Trésor.

Art.812.- L’empreinte du timbre ne peut être couverte d’écriture, ni altérée.

Art.813.- Le papier timbré qui a été employé à un acte quelconque ne peut servir pour un autre acte, quand même
le premier n’aurait pas été achevé.

Art.814.- Il ne peut être fait ni expédié deux actes à la suite l’un de l’autre sur la même feuille de papier timbré,
nonobstant tout usage ou règlement contraire.

Cette règle ne s’applique pas dans les cas suivants :

ratifications des actes passés en l’absence des parties ;

quittances des prix de ventes et celles de remboursements de contrats de constitution et obligation ;

inventaires, procès-verbaux et autres actes qui ne peuvent être consommés dans un même jour et dans la
même vacation ;

procès-verbaux de reconnaissance et levée de scellés qu’on peut faire à la suite du procès-verbal


d’apposition ;

significations des huissiers qui peuvent être également écrites à la suite des jugements et autres pièces
dont il est délivré copie.

Il peut être donné plusieurs quittances authentiques ou délivrées par les comptables de deniers publics, sur une
même feuille de papier timbré, pour acompte d’une seule et même créance ou d’un seul terme de fermage ou
loyer. Toutes autres quittances qui sont données sur une feuille de papier timbré n’ont pas plus d’effet que si elles
étaient sur papier non timbré.

Art.815.- Il est fait défense aux notaires, huissiers, greffiers, arbitres et experts d’agir, aux juges de prononcer
aucun jugement et aux administrations publiques de rendre aucun arrêté sur un acte, registre ou effet de
commerce non écrit sur papier timbré du timbre prescrit ou non visé pour timbre.

Art.816.- Les états de frais dressés par les avocats, huissiers, greffiers, notaires-commis doivent faire ressortir
distinctement dans une colonne spéciale et pour chaque débours, le montant des droits payés au Trésor.

Art.817.- Lorsqu’un effet, titre, livre, bordereau ou tout autre acte sujet au timbre et non enregistré est mentionné
dans un acte public, judiciaire ou extrajudiciaire et ne doit pas être représenté au receveur lors de l’enregistrement
de cet acte, l’officier public ou l’officier ministériel est tenu de déclarer expressément dans l’acte si le titre est
revêtu du timbre prescrit et d’énoncer le montant du droit de timbre payé.

En cas d’omission, les notaires, avocats, greffiers, huissiers et autres officiers publics sont passibles d’une amende
de 6.000 FCFA par chaque contravention.

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Art.818.- Il est également fait défense à tout chef du service du domaine et de l’enregistrement :

1° d’enregistrer un acte qui ne serait pas sur papier timbré du timbre prescrit ou qui n’aurait pas été visé
pour timbre ;

2° d’admettre à la taxe ou à la formalité de l’enregistrement des protêts d’effets négociables sans se faire
représenter ces effets en bonne forme.

TITRE 2 - DISPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES AUX PROCÉDURES

Chapitre 1 - Poursuites

Art.819.- Les agents du service de l’enregistrement sont autorisés à retenir les actes, registres, effets ou pièces
quelconques en contravention à la réglementation du timbre, qui leur sont présentés, pour les joindre aux procès-
verbaux qu’ils en rapportent, à moins que les contrevenants ne consentent à signer lesdits procès-verbaux ou à
acquitter sur le champ l’amende encourue et le droit de timbre.

Art.820.- Les agents des Douanes et de la DGI ont, pour constater les contraventions au timbre des actes ou écrits
sous signature privée et pour saisir les pièces en contravention, les mêmes attributions.

Chapitre 2 - Droit de communication

Art.821.- Toutes les sociétés ivoiriennes ou étrangères, de quelque nature qu’elles soient, toutes compagnies, tous
entrepreneurs pour les entreprises de toute nature, toutes sociétés d’assurances ou assureurs ivoiriens ou
étrangers pour les opérations d’assurances de toute nature sont assujettis aux vérifications des agents de
l’enregistrement et sont tenus de communiquer aux dits agents, ayant au moins le grade d’inspecteur, tant au
siège social que dans les succursales, leurs livres, registres, titres, polices, pièces de recettes, de dépenses et de
comptabilité et tous autres documents, tels que délibérations, comptes rendus d’assemblées, bordereaux de
coupons, correspondances etc., afin qu’ils s’assurent de l’exécution des textes sur le timbre.

Art.822.- Les pouvoirs appartenant aux agents de l’enregistrement, par application de l’article 821 ci-dessus, à
l’égard des sociétés, peuvent être exercés à l’égard de toutes personnes ou de tous établissements exerçant le
commerce de banque, en vue du contrôle du paiement des droits de timbre dus tant par ces derniers que par des
tiers.

Il en est de même à l’égard de tous officiers publics et ministériels et de tout commerçant faisant un chiffre
d’affaires supérieur à 100.000 FCFA par an.

Chapitre 3 - Sanctions

Art.823.- 1) A moins qu’il n’en soit autrement prévu dans les articles suivants, toute contravention aux dispositions
du présent Livre est passible d’une amende de 6.000 FCFA lorsqu’elle n’a pas entraîné le défaut de paiement, dans
le délai légal, de tout ou partie de l’impôt.

Dans le cas contraire, la contravention est passible d’une amende égale au montant de l’impôt exigible et qui ne
peut être inférieur à 2.000 FCFA.

2) Sans préjudice des dispositions particulières prévues dans le présent Livre, sont solidaires pour le paiement de
l’amende encourue :

toutes les parties à un acte ou écrit non timbré ou insuffisamment timbré ;

les prêteurs et les emprunteurs pour les obligations ;

les officiers ministériels qui ont reçu ou rédigé des actes énonçant des actes ou livres non timbrés.

Art.824.- Toute infraction aux textes qui réglementent le paiement des droits de timbre en compte avec le Trésor
est passible d’une amende de 18.000 FCFA.

Art.825.- L’amende encourue pour retins de communication dans les conditions prévues par l’article 821 est de
5.000 FCFA.

Tout refus de communication est constaté par procès-verbal.

Indépendamment de l’amende édictée ci-dessus, les sociétés ou compagnies ivoiriennes ou étrangères et tous

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autres assujettis aux vérifications des agents de l’enregistrement doivent, en cas d’instance, être condamnés à
représenter les pièces ou documents non communiqués, sous une astreinte de 1.000 FCFA au minimum par jour de
retard. Cette astreinte commence à courir de la date de la signature par les parties ou de la notification du procès-
verbal dressé pour constater le refus d’exécuter le jugement régulièrement signifié ; elle ne cesse que du jour où il
est constaté, au moyen d’une mention inscrite par un agent de contrôle sur un des principaux livres de la société
ou de l’établissement, que l’administration a été mise à même d’obtenir la communication ordonnée.

Le recouvrement de l’astreinte est suivi comme en matière d’enregistrement.

Art.826.- 1) La peine contre ceux qui abuseraient des timbres pour timbrer et vendre frauduleusement du papier
timbré sera la même que celle qui est prononcée par le Code pénal contre les contrefacteurs de timbres.

2) Ceux qui ont sciemment employé, vendu ou tenté de vendre des timbres mobiles ayant déjà servi sont
poursuivis devant le tribunal correctionnel et punis d’une amende de 100.000 à 1.000.000 FCFA.

En cas de récidive, la peine sera d’un emprisonnement de cinq jours à un mois et l’amende sera doublée.

Il pourra être fait application de l’article 118 du Code pénal.

Les dispositions du présent article sont applicables dans tous les cas où un impôt, une taxe ou un droit quelconque
recouvré par l’administration fiscale est acquitté au moyen de l’application de timbres mobiles.

Partie 2 - Types de timbres et modes de perception

TITRE 1 - TIMBRES DE DIMENSION, PROPORTIONNELS ET PROGRESSIFS

Chapitre 1 - Timbres de dimension

1) Actes soumis au timbre de dimension

a) Règles générales

Art.827.- Sont assujettis au droit de timbre en raison de la dimension, tous les papiers, originaux, copies, extraits et
expéditions des actes et écrits ci-après :

1° les actes, répertoires et registres des officiers publics ou ministériels ;

2° les actes des huissiers qui ne sont pas déjà assujettis à la taxe instituée par l’article 549 du présent Code,
et les copies et expéditions qu’ils en délivrent ;

3° tous autres actes et écrits qui sont assujettis obligatoirement à l’enregistrement ou qui sont présentés
volontairement à cette formalité.

Art.828.- Les seuls actes dont il doit être tenu répertoire sur papier timbré dans les administrations centrales et
municipales sont ceux dénommés à l’article précédent.

b) Applications particulières

Art.829.- Sont notamment soumis au timbre de dimension :

1° les expéditions, destinées aux parties, des ordonnances de nomination des notaires, avocats, greffiers,
huissiers, courtiers et commissaires-priseurs ;

2° l’un des deux exemplaires de la déclaration que tout officier public doit déposer au service de
l’enregistrement avant de procéder à une vente publique et par enchères d’objets mobiliers ; l’exemplaire
soumis au timbre est celui destiné à être annexé au procès-verbal de la vente ;

3° les procurations données par le créancier saisissant en vertu de l’article 73 du Livre 1 du Code du travail
et de la prévoyance sociale ;

4° les recours portés devant la chambre compétente de la Cour Suprême, contre les actes des autorités
administratives pour incompétence ou excès de pouvoir ;

5° les recours contre les décisions portant refus de liquidation ou contre des liquidations de pensions.

c) Règles spéciales aux copies d’exploits

Art.830.- Les exploits des huissiers assujettis à la taxe spéciale, instituée par l’article 549 sont dispensés du droit de
timbre, tant sur l’original que sur les extraits ou expéditions.

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Les exploits relatifs à une instance, jusques et y compris les significations des jugements définitifs ou à une
conciliation devant les juges et qui ne contiennent aucune disposition pouvant donner lieu au droit proportionnel,
sont également dispensés d’enregistrement, mais demeurent assujettis au droit de timbre de dimension (original et
copies).

Ce droit est acquitté au moyen de timbres mobiles apposés par l’officier ministériel avant toute signification de
copie à la marge gauche de la première page de l’original de l’exploit et sont oblitérés par lui au moyen de sa griffe.

Sauf en matière pénale, les huissiers sont tenus d’établir leurs actes, exploits et procès-verbaux en double original.
Le second original dispensé de timbre et de la formalité, sauf à reproduire le cas échéant la mention de
l’enregistrement portée sur le premier original, est conservé par l’huissier qui peut en délivrer expédition à celle
des parties qui en fait la demande.

Art.831.- Le papier à employer pour la rédaction des copies d’exploits doit être de mêmes dimensions que la demi-
feuille de papier normal visé à l’article 838.

Art.832.- Indépendamment des mentions prescrites par le Code de procédure civile, les huissiers sont tenus
d’indiquer distinctement au bas de l’original et des copies de chaque exploit relatif à une instance y compris les
significations des jugements définitifs :

1° le nombre de feuilles de papier employées tant pour les copies de l’original que pour les copies des
pièces signifiées ;

2° le montant des droits de timbres dû en raison de la dimension de ces feuilles.

Art.833.- Les copies des exploits, celles des significations de tous jugements, actes ou pièces doivent être correctes,
lisibles et sans abréviations.

Les papiers employés à des expéditions ou à des copies d’exploits, qui seront de la dimension de 27 centimètres
pour la hauteur et de 21 centimètres ou 42 centimètres pour la largeur, ne sont soumis à aucune limitation du
nombre des lignes et des syllabes.

Art.834.- Lorsqu’ils usent de la faculté accordée par l’article 840, les notaires, huissiers, greffiers, avocats et autres
officiers ministériels, ainsi que les arbitres et défenseurs officieux, soin tenus d’employer des papiers de qualité
équivalente à celui du papier timbré débité par l’administration.

Les notaires et autres officiers publics peuvent néanmoins timbrer ou faire timbrer à l’extraordinaire du
parchemin, lorsqu’ils sont dans le cas d’en employer.

2) Tarifs des droits

Art.835.- Le prix des papiers timbrés que fournira l’administration et le droit de timbre des papiers que les
contribuables sont autorisés à timbrer eux-mêmes ou qu’ils feront timbrer, sont fixés ainsi qu’il suit en raison de la
dimension du papier :

papier registre : 4.000 F

papier normal : 2.000 F

demi-feuille de papier normal : 1.000 F

Art.836.- Si les papiers ou le parchemin que les contribuables sont admis à timbrer dans les conditions prévues à
l’article 840 et ceux présentés au timbrage se trouvent être de dimensions différentes de celles des papiers timbrés
fournis par l’administration, le timbre, quant au droit établi en raison de la dimension, est payé au prix du format
supérieur.

Art.837.- La série du timbre fiscal unique imprimé sur les vignettes comprendra des timbres de 2 francs, 4 francs, 5
francs, 10 francs, 15 francs, 20 francs, 25 francs, 30 francs, 40 francs, 50 francs, 100 francs, 120 francs, 125 francs,
200 francs, 240 francs, 480 francs, 500 francs, 1.000 francs, 5.000 francs et 10.000 francs.

3) Mode de perception

Art.838.- Les papiers timbrés débités par le service de l’enregistrement sont des papiers rectangulaires dans les
dimensions ci-après en centimètres :

Hauteur Largeur

Papier registre 42 59,4

Papier normal 42 29,7

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½ feuille de papier normal 29,7 21

Ils portent un filigrane particulier, imprimé dans la pâte même à la fabrication.

Art.839.- L’empreinte sur les papiers débités par le service de l’enregistrement est appliquée en haut de la partie
gauche de la feuille (non déployée) ou de la demi-feuille.

Art.840.- Les contribuables qui veulent se servir de papiers autres que les papiers timbrés du service de
l’enregistrement sont admis à les timbrer eux-mêmes, avant d’en faire usage, au moyen de timbres mobiles
portant la mention « Côte d’Ivoire ». Ils sont autorisés également à les faire timbrer à l’extraordinaire, avant usage,
par le service de l’enregistrement, qui emploie pour ce service les empreintes y relatives.

Art.841.- Les timbres mobiles dont l’emploi est autorisé par l’article 840 sont collés sur la première page de chaque
feuille. Ils sont immédiatement oblitérés par l’apposition à l’encre, en travers du timbre, de la signature des
contribuables ou de l’un quelconque d’entre eux et de la date de l’oblitération.

Cette signature peut être remplacée par un cachet apposé à l’encre grasse, faisant connaître le nom ou la raison
sociale du contribuable et la date de l’oblitération.

L’oblitération doit être faite de telle manière que partie de la signature et de la date ou du cachet figure sur le
timbre mobile et partie sur le papier sur lequel le timbre est apposé.

Art.842.- Les chefs de service du domaine et de l’enregistrement peuvent suppléer à la formalité du visa au moyen
de l’apposition des timbres dont l’emploi est autorisé par l’article 840.

Ces timbres sont apposés et annulés immédiatement au moyen du cachet-dateur du service de l’enregistrement.

4) Prescriptions diverses

Art.843.- Sont considérés comme non timbrés les actes ou écrits sur lesquels le timbre mobile a été apposé ou
oblitéré après usage ou sans l’accomplissement des conditions prescrites ou sur lesquels a été apposé un timbre
ayant déjà servi.

Art.844.- 1) Les photocopies et toutes autres reproductions obtenues par un moyen photographique, établies pour
tenir lieu des expéditions, extraits ou copies visés à l’article 833 sont soumises à un droit de timbre égal à celui
perçu sur les écrits reproduits.

2) Le droit est acquitté par l’apposition de timbres mobiles. Sauf ce qui est dit à l’article 830, ces timbres sont
apposés et oblitérés comme en matière de timbres de quittances par l’officier ou le fonctionnaire, à la date où il
revêt la pièce d’une mention d’authentification.

3) Les minutes et originaux des actes destinés à être reproduits par photocopie peuvent être établis sur une seule
face du papier, l’autre face étant annulée par un procédé indélébile ; dans ce cas, le droit de timbre est réduit de
moitié lorsque la minute ou l’original comporte plus d’une page.

Chapitre 2 - Timbres proportionnels

1) Actes soumis au timbre proportionnel

Art.845.- Sous réserve des exceptions prévues aux articles 848 et 855, sont assujettis au droit de timbre, en raison
des sommes et valeurs, les billets à ordre ou au porteur, les prescriptions, mandats, retraites, mandements,
ordonnances et tous autres effets négociables ou de commerce, même les lettres de change tirées par seconde,
troisième et duplicata, et ceux faits en Côte d’Ivoire et payables hors de Côte d’Ivoire.

Art.846.- (L.F.2024) Les billets et obligations non négociables, les reconnaissances de dettes commerciales, les
mandats à terme ou de place à place, les sommes mises à la disposition de la société par l’associé ou une autre
société et les conventions de compte courant associés pour lesquelles soit l’associé a le statut de commerçant, soit
la société est une société commerciale, sont assujettis au droit proportionnel, aux tarifs fixés à l’article 852.

Art.847.- Sont soumis au droit de timbre proportionnel indiqué aux deux articles précédents, les billets,
obligations, délégations et tous mandats non négociables, quelles que soient d’ailleurs leur forme et leur
dénomination, servant à procurer une remise de fonds de place à place.

Cette disposition est applicable aux écrits ci-dessus, souscrits en Côte d’Ivoire et payables hors du territoire de la
République et réciproquement.

Art.848.- Les lettres de change tirées par seconde, troisième ou quatrième peuvent, quoique étant écrites sur
papier non timbré, être présentées aux agents de l’enregistrement dans le cas de protêt, sans qu’il y ait lieu au

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droit de timbre et à l’amende, pourvu que la première, écrite sur papier au timbre proportionnel, soit représentée
conjointement à l’agent de l’enregistrement.

Toutefois, si la première timbrée ou visée pour timbre n’est pas jointe à celle mise en circulation et destinée à
recevoir les endossements, le timbre ou visa pour timbre doit toujours être apposé sur cette dernière, sous les
peines prescrites par le présent chapitre.

Art.849.- Les effets venant de l’étranger et payables en Côte d’Ivoire, sont, avant qu’ils puissent être négociés,
acceptés ou acquittés, soumis au timbre ou au visa pour timbre.

Art.850.- Sont également soumis au timbre les effets tirés sur l’étranger et négociés, endossés, acceptés ou
acquittés en Côte d’Ivoire.

Art.851.- Par dérogation à l’article 1003 ci-après, sont passibles du droit proportionnel édicté par l’article 852 :

1) Le chèque tiré pour le compte d’un tiers, lorsqu’il est émis et payable en Côte d’Ivoire et qu’il intervient en
règlement d’opérations commerciales comportant un délai de paiement.

Les dispositions des articles 861, 862, 866 à 868 sont applicables en cas de défaut ou d’insuffisance de timbre.

2) Le chèque tiré de Côte d’Ivoire, s’il n’est pas souscrit conformément aux prescriptions du règlement
n°15/2002/CM-UEMOA relatif aux systèmes de paiement dans les États membres de l’UEMOA. Dans ce cas, le
bénéficiaire, le premier endosseur, le porteur ou le tiré sont tenus de le faire timbrer avant tout usage en Côte
d’Ivoire, sous peine d’une amende de 6 %, et sont solidaires pour le recouvrement des droits et de l’amende.

2) Tarifs des droits

Art.852.- Est fixé à 1 %, le tarif de droit proportionnel de timbre applicable :

1° aux lettres de change, billets à ordre ou au porteur, et tous effets négociables ou de commerce ;

2° aux billets et obligations non négociables ;

3° aux délégations et tous mandats non négociables, quelles que soient leur forme et leur dénomination.

Art.853.- Les lettres de change, billets à ordre ou au porteur, retraites et tous autres effets négociables ou de
commerce tirés de l’étranger sur l’étranger et circulant en Côte d’Ivoire, de même que tous les effets de même
nature tirés de l’étranger et payables en Côte d’Ivoire ne sont assujettis qu’à un droit de timbre proportionnel fixé à
0,25 %.

Ces effets sont valablement timbrés au moyen de timbres mobiles en usage en Côte d’Ivoire.

Art.854.- (L.F.2024) Celui qui reçoit du souscripteur un effet non timbré, conformément au 1 de l’article 852, est
tenu de le faire viser pour timbre dans les quinze jours de sa date, ou avant l’échéance si cet effet a moins de
quinze jours de date et, dans tous les cas, avant toute négociation.

Ce visa pour timbre est soumis à un droit porté au triple de celui qui dit été exigible s’il avait été régulièrement
acquitté et qui s’ajoute au montant de l’effet nonobstant toute stipulation contraire.

Les actes visés au 852, à l’exclusion du 1, sont soumis au droit de timbre dans un délai de 30 jours à partir de la
date de réalisation de l’opération.

Art.855.- (L.F.2024) Ne sont passibles que d’un droit de timbre fixe de 1.000 FCFA les effets de commerce revêtus,
dès leur création, d’une mention de domiciliation dans un établissement de crédit ou un bureau de chèques
postaux.

Les effets qui, tirés hors de Côte d’Ivoire, sont susceptibles de donner lieu à la perception du droit de timbre
proportionnel, conformément aux articles 849 et 850, bénéficient du même régime à la condition d’être, au
moment où l’impôt devient exigible en Côte d’Ivoire, revêtus d’une mention de domiciliation répondant aux
prescriptions de l’alinéa qui précède.

3) Mode de perception

Art.856.- Le droit de timbre proportionnel applicable aux écrits désignés dans les articles 845 à 847 est perçu par
apposition de timbres mobiles ou d’un visa pour timbre.

Art.857.- Ces timbres sont collés indifféremment au recto ou verso de l’effet, à savoir :

1° sur les effets créés en Côte d’Ivoire, au moment de la souscription ;

2° sur les effets venant de l’extérieur et payables en Côte d’Ivoire, au moment de l’acceptation ou de l’aval,
ou, à défaut d’acceptation ou d’aval au moment du premier endossement en Côte d’Ivoire ou de l’acquit.

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Chaque timbre mobile est oblitéré au moment même de son apposition, savoir :

par le souscripteur, pour les effets créés en Côte d’Ivoire ;

par le signataire de l’acceptation, de l’aval, de l’endossement ou de l’acquit, s’il s’agit d’effets créés hors de
Côte d’Ivoire.

Art.858.- L’oblitération consiste dans l’inscription à l’encre sur le timbre mobile :

1° du lieu où l’oblitération est effectuée ;

2° de la date (quantième, mois et millésime) à laquelle elle est effectuée ;

3° de la signature, suivant les cas prévus à l’article précédent, du signataire de l’effet, de l’acceptation, de
l’aval, de l’endossement ou de l’acquit.

En cas de protêt, faute d’acceptation, d’un effet créé hors de Côte d’Ivoire, les timbres sont collés par le porteur et
oblitérés par lui avant présentation du protêt à l’enregistrement.

Les contribuables, les sociétés, compagnies, maisons de banque ou de commerce peuvent, pour l’oblitération, faire
usage d’une griffe apposée sur le timbre à l’encre grasse et faisant connaître le nom ou la raison sociale, le lieu où
l’oblitération est opérée, enfin la date (quantième, mois, millésime) à laquelle elle est effectuée.

Art.859.- La date et la signature, en cas d’oblitération manuscrite, doivent être apposées sur deux lignes distinctes
débordant l’une et l’autre sur la feuille de papier, de chaque côté du timbre mobile.

L’oblitération au moyen d’une griffe doit également porter partie sur le timbre et partie sur le papier.

Lorsque l’impôt est acquitté au moyen de plusieurs timbres mobiles, chacun des timbres doit être collé isolément
et séparé des autres par une marge suffisante pour permettre à l’égard de chacun d’eux une oblitération régulière
complètement distincte de l’oblitération des timbres voisins.

Art.860.- Sont considérés comme non timbrés :

1° les effets visés à l’article 856 sur lesquels le timbre mobile aurait été apposé sans l’accomplissement des
conditions prescrites par les articles 858 et 859 ou sur lesquels aurait été apposé un timbre mobile ayant
déjà servi ;

2° les actes, pièces et écrits autres que ceux mentionnés ci-dessus et sur lesquels un timbre mobile aurait
été indûment apposé.

En conséquence, toutes les dispositions pénales et autres concernant les actes ou écrits non timbrés peuvent leur
être appliquées.

4) Amendes et pénalités

Art.861.- En cas de contraventions aux articles 845, 849, 854 et 855, le souscripteur, l’accepteur, le bénéficiaire ou
premier endosseur de l’effet non timbré ou non visé pour timbre sont passibles chacun de l’amende prévue à
l’article 823.

A l’égard des effets visés par l’article 849 outre l’application, s’il y a lieu, du paragraphe précédent, le premier des
endosseurs résidant en Côte d’Ivoire, et à défaut d’endossement en Côte d’Ivoire, le porteur est passible de cette
amende.

Les dispositions qui précèdent sont applicables aux lettres de change, billets à ordre ou autres effets souscrits en
Côte d’Ivoire et payables hors de Côte d’Ivoire.

Art.862.- Les contrevenants sont soumis solidairement au paiement du droit de timbre et des amendes prévues
par l’article 861. Le porteur fait l’avance de ce droit et de ces amendes, sauf son recours contre ceux qui en sont
passibles. Ce recours s’exerce devant la juridiction compétente pour connaître de l’action en remboursement de
l’effet.

Art.863.- Pour les billets ou obligations non négociables visés par l’article 846, en cas de contravention, le
souscripteur et le premier cessionnaire encourent chacun l’amende prévue à l’article 823.

Art.864.- Les effets, billets et obligations écrits sur papier portant le timbre de dimension ne sont assujettis à
aucune amende, si ce n’est pas dans le cas d’insuffisance du prix du timbre et dans la proportion ci-dessus fixée.

Art.865.- Pour les billets et obligations non négociables visés à l’article 847, en cas de contravention, le
souscripteur, le bénéficiaire et le porteur sont passibles chacun de l’amende prévue à l’article 823.

5) Prescriptions et prohibitions

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Art.866.- Le porteur d’une lettre de change non timbrée ou non visée pour timbre, conformément aux articles 849,
852, 854 et 855 ne pourra, jusqu’à l’acquittement des droits de timbre et des amendes encourues, exercer aucun
des recours qui lui sont accordés par la loi contre le tireur, les endosseurs et les autres obligés.

Sera également suspendu jusqu’au paiement des droits de timbre et des amendes encourues, l’exercice des
recours appartenant au porteur de tout autre effet sujet au timbre et non timbré ou non visé pour timbre.

Toutes stipulations contraires sont nulles.

Art.867.- Il est interdit à toutes personnes, à toutes sociétés, à tous établissements publics d’encaisser ou de faire
encaisser pour leur compte ou pour le compte d’autrui, même sans leur acquit, des effets de commerce ou toutes
autres valeurs visées à l’article 847 non timbrés ou non visés pour timbre.

Art.868.- Toute mention ou convention de retour sans frais, soit sur le titre, soit en dehors du titre, est nulle si elle
est relative à des effets non timbrés ou non visés pour timbre.

Art.869.- Les dispositions des articles 854, 861, 862 et 866 à 868 sont applicables aux lettres de change, billets à
ordre ou autres effets souscrits dans le territoire de la Côte d’Ivoire et payables hors de ce territoire.

6) Règles spéciales aux nantissements de stocks

Art.870.- Sont applicables aux nantissements des stocks, endossés séparément des récépissés, les dispositions des
articles 845, 848, 852, 854, 855, 861, 862 et 866 à 869.

L’endossement d’un nantissement séparé du récépissé non timbré ou non visé pour timbre, ne peut être transcrit
ou mentionné sur les registres du magasin, sans que l’administration du magasin n’encourt la sanction prévue à
l’article 823.

Les dépositaires des registres sont tenus de les communiquer aux agents de l’enregistrement conformément aux
dispositions des articles 821 et suivants du CGI.

Art.871.- Le droit de timbre auquel les nantissements endossés séparément des récépissés sont soumis par
l’article précédent peut être acquitté par l’apposition sur ces effets de timbres mobiles.

Ces timbres sont apposés sur les nantissements au moment du premier endossement et oblitérés par le premier
endosseur.

L’oblitération est faite dans les conditions prévues par les articles 858 et 859 ci-dessus.

Art.872.- Le nantissement agricole est passible du droit de timbre des effets de commerce.

Chapitre 3 - Timbres progressifs ou timbres de quittances

1) Actes et opérations soumis aux timbres progressifs et tarifs

Art.873.- (L.F.2024) 1) Le tarif des timbres de quittance est fixé à : (tranches d’imposition / droits dus)

0 à 5.000 : FCFA

5.001 à 100.000 : 100 FCFA

100.001 à 500.000 : 500 FCFA

500.001 à 1.000.000 : 1.000 FCFA

1.000.001 à 5.000.000 : 2.000 FCFA

au-delà de 5.000.000 : 5.000 FCFA

Le droit de timbre établi concerne tous les titres de quelque nature qu’ils soient, signés ou non signés, faits sous
signatures privées, qui emportent libération ou qui constatent des paiements ou des versements de sommes.

2) Sont frappés d’un droit de timbre-quittance uniforme de 100 FCFA, les reçus constatant un dépôt d’espèces
effectué dans un établissement de banque, entreprise, un établissement financier et chez un courtier en valeurs
mobilières ou à une caisse de crédit agricole, à l’exclusion des dépôts allant de la tranche de 0 à 5.000 FCFA.

Art.874.- Le droit est dû pour chaque acte, reçu, décharge ou quittance.

Il n’est applicable qu’aux actes faits sous signature privée et ne contenant pas de dispositions autres que celles
spécifiées à l’article précédent.

2) Débiteurs des droits

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Art.875.- Le droit de timbre est à la charge du débiteur ; néanmoins, le créancier qui a donné quittance, reçu ou
décharge, en contravention aux dispositions des articles 873 et 874 est tenu personnellement et sans recours,
nonobstant toute stipulation contraire, du montant des droits, frais et amendes.

Art.876.- La contravention est suffisamment établie par la représentation des pièces non timbrées et annexées aux
procès-verbaux que les officiers de la Police judiciaire, les agents de la force publique, les agents des Douanes et de
la DGI sont autorisés à dresser, conformément à l’article 819.

Les instances sont instruites et jugées selon les formes prescrites par le LPF.

3) Mode de perception

Art.877.- Le droit de timbre-quittance peut être acquitté par l’apposition de timbres mobiles sur les écrits passibles
de l’impôt.

Art.878.- Ces timbres mobiles sont collés et immédiatement oblitérés par l’apposition à l’encre, en travers du
timbre, de la signature du créancier ou de celui qui a donné reçu ou décharge, ainsi que de la date de l’oblitération.

Cette signature peut être remplacée par une griffe apposée à l’encre grasse faisant connaître la résidence, le nom
ou la raison sociale du créancier et la date de l’oblitération du timbre.

Art.879.- (L.F.2023) Les sociétés, compagnies et particuliers qui, pour s’affranchir de l’obligation d’apposer et
d’oblitérer les timbres mobiles, veulent soumettre au timbre à l’extraordinaire des formules imprimées pour
quittances, reçus en décharges, sont tenus de déposer ces formules et d’acquitter les droits à la recette de
l’enregistrement de leur résidence ou à celui qui sera désigné par l’administration, s’il existe plusieurs recettes dans
la même ville, au plus tard le 10 du mois suivant celui au cours duquel les opérations concernées par la déclaration
ont été réalisées. Les entreprises qui disposent de plusieurs établissements sur le territoire national sont tenues de
souscrire une déclaration unique de droits de timbre de quittance liée à l’ensemble de leurs opérations.

Cette déclaration doit être accompagnée d’un état récapitulatif faisant ressortir les droits à acquitter pour chaque
établissement.

Il n’est accordé aucune remise à titre de déchet.

Art.880.- Les billets de place délivrés par les compagnies et entrepreneurs dont le prix excède 100 FCFA peuvent, si
la demande en est faite, n’être revêtus d’aucun timbre, mais ces compagnies et entrepreneurs sont tenus de se
conformer aux modes de justification et aux époques de paiement déterminés par l’administration.

Art.881.- Sont considérés comme non timbrés :

1° les actes, pièces ou écrits sur lesquels le timbre mobile aurait été apposé sans l’accomplissement des
conditions prescrites par les articles 878 à 880 ci-dessus ou sur lesquels aurait été apposé un timbre ayant
déjà servi ;

2° les actes, pièces ou écrits sur lesquels un timbre mobile aurait été apposé en dehors des cas prévus par
les articles 873 et 874.

4) Dispositions spéciales aux sociétés de chemin de fer

Art.882.- 1) Le montant des droits de timbre de quittance sur les billets de voyageurs et les bulletins de bagages à
verser au Trésor par la société de chemin de fer, est déterminé forfaitairement par l’application au nombre total
des billets et nombre total des bulletins de bagages d’un taux unitaire moyen calculé :

a) pour les billets de voyageurs, d’après le montant exact des droits de timbre quittance grevant tous les
billets délivrés pendant une période choisie d’un commun accord par l’administration et le directeur de la
société du chemin de fer ;

b) pour les bulletins de bagages, d’après le montant exact des droits de timbre-quittance grevant tous les
bulletins de bagages délivrés pendant une période choisie d’un commun accord par l’administration et le
directeur de la société du chemin de fer.

2) Les taux moyens prévus par le paragraphe précédent pourront être révisés à la demande, soit de
l’administration, soit du directeur de la société du chemin de fer.

TITRE 2 - TIMBRES À QUOTITÉ FIXE

Chapitre 1 - Timbres relatifs au transport

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1) Transport par route

a) Taxes de timbre relatives aux lettres de voiture

Art.883.- Le droit de timbre applicable au document unique de transport et à tous les autres écrits ou pièces en
tenant lieu, y compris le droit de la décharge donnée par le destinataire, est fixé à 500 FCFA.

Le paiement de ce droit est à la charge de l’expéditeur des marchandises. Toutefois, en cas de défaut de paiement,
le commissionnaire de transport et le transporteur en sont tenus solidairement responsables.

Le droit de timbre est perçu pour le compte du Trésor, par l’organisme chargé de la Vente du Document unique de
Transport. Le produit de la taxe collectée est reversé par cet organisme au receveur des Impôts de la direction des
Grandes Entreprises, au plus tard le 10 de chaque mois, pour les sommes recouvrées au titre du mois précédent.

A l’exception du Document unique de Transport, qui peut être délivré sous une forme dématérialisée, le timbre est
apposé sur les écrits passibles de l’impôt et immédiatement oblitéré par l’apposition à l’encre, en travers du timbre,
de la signature, soit de l’expéditeur, soit de l’entrepreneur de transport, commissionnaire ou voiturier, ainsi que de
la date et du lieu de l’oblitération.

Cette signature peut être remplacée par une griffe apposée à l’encre grasse, faisant connaître la résidence, le nom
ou la raison sociale de l’auteur de l’oblitération du timbre ainsi que la date de cette oblitération.

Art.884.- Les redevables qui, pour s’affranchir de l’obligation d’apposer et d’oblitérer les timbres mobiles, veulent
soumettre au timbre à l’extraordinaire les formules destinées à la rédaction des lettres de voiture ou autres écrits
en tenant lieu, sont tenus de déposer ces formules et d’acquitter les droits à la recette de l’enregistrement de leur
résidence ou à celui qui est désigné par l’administration, s’il existe plusieurs recettes dans la même ville.

b) Taxes de timbre relatives à la circulation routière

Art.885.- La délivrance de titres relatifs à la circulation routière donnent lieu à la perception des taxes prévues par
la loi n°90-438 du 29 mai 1990, fixant les nouveaux droits pour la délivrance des permis de conduire, cartes grises
et cartes jaunes et les réceptions de véhicules automobiles.

En ce qui concerne la première acquisition du permis de conduire, les documents délivrés par l’administration des
transports ou l’entreprise concessionnaire du service public chargée de la confection du permis de conduire
tiennent lieu de papier timbré.

Ces documents sont délivrés sous le contrôle de l’administration fiscale.

Les droits y afférents sont reversés avant le 25 de chaque mois à la caisse du receveur des impôts.

Art.885 bis.- La délivrance des cartes grises donne lieu à la perception d’un droit de 60.000 FCFA pour les véhicules
immatriculés WW destinés à être mis en circulation hors du territoire ivoirien.

Le droit est de 20.000 FCFA pour les véhicules immatriculés WW et mis en circulation sur le territoire ivoirien.

[ NB - Voir la délibération n°167-ATTP du 7 janvier 1958 portant tarifs des taxes de timbre relatives à la circulation
routière modifiée]

2) Transport par chemin de fer

Art.886.- Sont soumis à un droit de timbre de 20 F les bulletins de bagages constatant les paiements supérieurs à
100 F délivrés aux voyageurs par les administrations des voies ferrées.

Art.887.- Est fixé à 20 FCFA, y compris le droit de la décharge donnée par le destinataire et pour chacun des
transports dont le coût est supérieur à 100 FCFA, effectués en grande ou petite vitesse, le droit de timbre des
récépissés, bulletins d’expédition ou autres pièces en tenant lieu, délivrés par les administrations des voies ferrées
ou compagnies de transport aux expéditeurs, lorsque ces derniers ne demandent pas de lettres de voiture.

Le récépissé énonce la nature, le poids et la désignation des colis, le nom et l’adresse du destinataire, le prix total
du transport et le délai dans lequel ce transport doit être effectué.

Un double du récépissé accompagne l’expédition et est remis au destinataire.

Toute expédition non accompagnée d’une lettre de voiture doit être constatée sur un registre à souche timbré sur
la souche et sur le talon. Les agents de l’enregistrement sont autorisés à prendre communication de ce registre et
des pièces relatives aux transports qui y sont énoncés.

La communication a lieu selon le mode prescrit par l’article 821 et sous les peines y portées.

Art.888.- Une même expédition ne peut comprendre que le chargement d’un seul wagon, à moins qu’il ne s’agisse
d’envois indivisibles ou qu’il n’existe pas, pour certains trafics, des prescriptions particulières.

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Art.889.- Les récépissés délivrés par les chemins de fer, en exécution des dispositions de l’article 887, pour chacun
des transports effectués autrement qu’en grande vitesse, peuvent servir de lettre de voiture pour les transports
qui, indépendamment des voies ferrées, empruntent les routes ou la voie fluviale.

Les modifications qui pourraient survenir en cours d’expédition, tant dans la destination que dans le prix et les
conditions du transport, peuvent être écrites sur ces récépissés.

Art.890.- Le montant des droits de timbre à verser au Trésor par la société de chemin de fer en application de
l’article 887 est déterminé forfaitairement par l’application au nombre total d’expéditions, d’un taux unitaire moyen
calculé d’après le montant exact des droits de timbre grevant toutes les expéditions effectuées au cours d’une
période choisie d’un commun accord entre la DGI et la société de chemin de fer.

Art.891.- Le montant des droits de timbre afférents aux bulletins de dépôt de bagages à verser au Trésor par la
société de chemin de fer, en exécution de l’article 886, est déterminé forfaitairement par l’application au nombre
total des dépôts d’un taux unitaire moyen calculé d’après le montant exact des droits de timbre grevant tous les
dépôts effectués au cours d’une période choisie d’un commun accord entre la DGI et la société de chemin de fer.

Art.892.- Le taux unitaire moyen prévu aux articles 890 et 891 pourra être révisé à la demande soit de la DGI, soit
de la société de chemin de fer.

Il sera obligatoirement révisé tous les cinq ans.

3) Transports maritime, fluvial ou lagunaire

a) Transport maritime - Connaissement

Art.893.- Les connaissements établis à l’occasion d’un transport par mer sont assujettis à un droit de timbre dont
le taux et les modalités de paiement sont fixés comme suit :

Les quatre originaux prescrits par l’article 282 du Code de commerce sont présentés simultanément à la formalité
du timbre. Celui des originaux qui est destiné à être remis au capitaine est soumis à un droit de timbre de
5.000 FCFA. Les autres originaux sont timbrés gratis ; ils ne sont revêtus que d’une estampille sans indication de
prix.

Le droit de 5.000 FCFA est réduit à 2.500 FCFA pour les expéditions par le petit cabotage d’un port à l’autre de la
Côte d’Ivoire.

Le droit de timbre des connaissements peut être acquitté par l’apposition de timbres mobiles.

L’exportateur ou l’importateur est tenu au paiement du droit de timbre visé aux paragraphes ci-dessus, chacun
selon le cas.

Le chargeur, le transitaire et l’armateur sont solidairement responsables du non-paiement de ce droit.

Art.894.- Les connaissements venant de l’étranger sont soumis, avant tout usage en Côte d’Ivoire, à des droits de
timbre équivalents à ceux établis sur les connaissements créés en Côte d’Ivoire.

Il est perçu sur le connaissement en la possession du capitaine un droit minimum de 2.500 FCFA, représentant le
timbre du connaissement ci-dessus désigné et celui du consignataire de la marchandise.

Ce droit est perçu par l’apposition de timbres mobiles.

Art.895.- S’il est créé plus de quatre connaissements, les connaissements supplémentaires sont soumis chacun à
un droit de 1.000 FCFA. Ces droits supplémentaires sont perçus au moyen de timbres. Ils sont apposés sur le
connaissement existant entre les mains du capitaine et en nombre égal à celui des originaux qui auraient été
rédigés et dont le nombre doit être mentionné conformément à l’article 1325 du Code civil.

Dans le cas où cette mention ne serait pas faite sur l’original présenté par le capitaine, il est perçu un droit triple de
celui indiqué à l’article 893.

Art.896.- Les contraventions sont constatées par les agents des Douanes, par ceux de la DGI et par tous autres
agents ayant qualité pour verbaliser en matière de timbre.

b) Transport fluvial ou lagunaire

Art.897.- Les feuilles d’expédition de marchandises et généralement toutes pièces justificatives de transport de
marchandises par voie fluviale ou lagunaire sont passibles d’un droit de timbre de 30 FCFA, y compris le droit de la
décharge donnée par le destinataire.

Le droit est perçu par l’apposition d’un timbre mobile sur l’original de la feuille d’expédition ou de l’écrit justificatif
du transport.

Ce timbre est oblitéré dans les conditions prévues à l’article 883. Les autres accompagnant la même expédition

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sont exemptés du droit.

4) Transport des colis postaux

Art.898.- Le droit de timbre des récépissés, bulletins d’expédition ou autres pièces en tenant lieu, délivrés pour les
transports prévus par les conventions relatives à l’organisation du service des colis postaux, est fixé, y compris le
droit de la décharge donnée par le destinataire, à 20 FCFA pour chaque expédition de colis, quel qu’en soit le poids.

Le service des Postes est chargé d’assurer le timbrage régulier des bulletins ou feuilles d’expédition au moyen de
timbres fiscaux de la série unique qu’il oblitérera par le cachet de son service.

5) Transport par air

Art.899.- Le contrat de transport de marchandises par air est constaté par une lettre de voiture ou un récépissé. Ce
titre doit contenir, outre les énonciations prévues par l’article 102 de l’Acte uniforme relatif au Droit commercial,
l’indication que le transport est effectué par aéronef.

Le droit de timbre des billets de passage, récépissés, bulletins ou autres pièces en tenant lieu, délivrés pour les
transports de personnes par air, est fixé à 1.000 FCFA par billet.

Les compagnies aériennes, agences de voyage et en général toutes les sociétés intervenant dans le secteur des
transports de personnes par air sont tenues de fournir au service des Vignettes et du Timbre, l’état périodique des
billets émis ainsi que des personnes voyageant par air, quelle que soit leur destination.

6) Paiement des droits de timbre sur états

Art.900.- Les administrations, sociétés et compagnies de transport pourront être autorisées par le Ministre des
finances à effectuer sur états mensuels le paiement des droits de timbre-quittance exigibles sur les billets de
passage ou de transport des personnes par air, sur mer, sur les cours d’eau ou sur terre, ainsi que le paiement des
droits de timbre sur bulletins de bagages ou feuilles d’expédition de marchandises.

Les billets de passage et bulletins de bagages seront, en ce cas dispensés de l’apposition matérielle des vignettes. Il
y sera suppléé par une mention imprimée en caractères apparents « Droits de timbre perçus en compte avec le
Trésor ».

Chapitre 2 - Timbres des actes relatifs à l’identité et à l’état des personnes

1) Taxe de délivrance des cartes d’identité et cartes de séjour

Art.901.- Les tarifs des taxes de délivrance de carte d’identité et de séjour sont fixés comme suit :

la taxe afférente à la délivrance de carte d’identité de ressortissants ivoiriens est de 5.000 FCFA ;

la taxe afférente à la délivrance de cartes de séjour pour les étrangers ressortissants des États de la
CEDEAO est de 5.000 FCFA ;

la taxe afférente à la délivrance de cartes de séjour pour les autres étrangers est de 50.000 FCFA.

Le timbre est apposé sur la demande rédigée en vue d’obtenir la carte d’identité ou de séjour. Il est immédiatement
oblitéré dans les conditions fixées à l’article 841. En aucun cas la remise du récépissé de la demande de carte à son
titulaire ne peut avoir lieu avant que le timbrage et l’oblitération aient été effectués.

2) Taxe de délivrance des passeports

Art.902.- La durée de validité des passeports ordinaires délivrés en Côte d’Ivoire est fixée à trois ans. Le prix en est
de 20.000 FCFA y compris les frais de papier et de timbre et tous frais d’expédition.

Ce prix est acquitté au moyen de l’apposition sur les formules sans valeur fiscale d’un timbre mobile.

Sont dispensés du paiement du prix fixé au paragraphe précédent, les passeports délivrés aux fonctionnaires se
rendant en mission à l’étranger.

Art.903.- Chaque visa de passeport étranger donne lieu à la perception d’un droit de 10.000 FCFA, si le visa est
valable pour l’aller et le retour, et 6.000 FCFA s’il n’est valable que pour la sortie.

La validité du visa est d’un an ; elle peut exceptionnellement être d’une durée moindre. Cette validité n’implique
nullement un droit quelconque de séjour ou d’établissement pour une durée égale sur le territoire de l’État qui a
délivré le visa.

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Art.904.- Les droits de visa de passeports étrangers sont perçus au moyen de l’apposition de timbres mobiles. Ces
timbres seront apposés sur le passeport côté de la mention du visa et sous la responsabilité de l’autorité
administrative chargée de ce visa. Ils sont oblitérés par l’apposition d’une griffe à l’encre grasse portant la date de
l’oblitération ; celle-ci sera faite de telle manière que partie de l’empreinte déborde de chaque côté du timbre
mobile.

Art.905.- Quand un passeport ou un visa sera accordé gratuitement par l’autorité administrative, après justification
de l’indigence des intéressés, la gratuité sera expressément mentionnée sur le passeport ou à côté du visa.

3) Timbre des casiers judiciaires

Art.906.- Le bulletin n°3 du casier judiciaire délivré à la personne qu’il concerne est soumis à un droit de timbre de
100 FCFA. Ce droit est perçu par le greffier au moment de la délivrance desdits bulletins aux personnes qui les
réclament.

La perception se fait par l’apposition très apparente sur l’angle supérieur gauche du bulletin d’une mention portant
ces mots : « Droit de timbre 100 FCFA payé en compte avec le Trésor » et faisant connaître le numéro sous lequel ce
bulletin a été inscrit au répertoire spécial institué par l’article 484 du présent Code.

Le greffier établit à la date du 15 de chaque mois un extrait du répertoire spécial prévu par l’article 484 précité.

L’extrait fait connaître :

1° le nombre de bulletins délivrés pendant la période à laquelle il s’applique ;

2° les numéros sous lesquels ces extraits figurent au répertoire spécial ;

3° le montant des droits perçus.

Cet extrait est certifié par le greffier. L’extrait est déposé le 16 de chaque mois à la recette de l’enregistrement.

Le dépôt est accompagné du versement des droits perçus d’après les indications de l’extrait.

Toute contravention aux dispositions ci-dessus est punie d’une amende de 6.000 FCFA.

4) Déclaration de nationalité

Art.907.- Chaque exemplaire de la déclaration en vue d’acquérir, décliner ou répudier la nationalité ivoirienne doit
être revêtu d’un timbre fiscal de 500 FCFA.

Les certificats de nationalité sont établis sur papier revêtu d’un timbre fiscal de 500 FCFA.

5) Déclarations diverses

Art.908.- 1) Les courtiers, les concessionnaires ainsi que les représentants de commerce, liés à leurs commettants,
soit par un contrat de travail, soit par un mandat commercial, sont tenus de souscrire sur un imprimé spécial une
déclaration auprès du service de l’enregistrement.

La déclaration devra être effectuée par les intéressés avant le 31 janvier de chaque année ou dès leur arrivée en
Côte d’Ivoire et préalablement à toute opération de démarchage, s’ils résident à l’étranger.

2) La déclaration devra contenir les indications ci-après :

nom ;

prénoms ;

date et lieu de naissance ;

nationalité ;

domicile ou résidence en Côte d’Ivoire ;

nature exacte des activités professionnelles ;

nom ou raison sociale et adresse des entreprises représentées.

3) Il sera délivré au déclarant un récépissé de sa déclaration sur papier timbré à 5.000 FCFA.

4) Le défaut de déclaration ou le dépôt tardif de déclaration est passible d’une amende de 50.000 FCFA.

5) Pour l’année 1968, le délai prévu au paragraphe 1 ci-dessus est prorogé jusqu’au 31 août 1968.

Art.909.- La requête visée à l’article 3 de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de
recouvrement et des voies d’exécution est assujettie à un droit de timbre de 5.000 FCFA.

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TITRE 3 - AUTRES DROITS DE TIMBRES

Chapitre 1 - Taxe sur les véhicules à moteur

1) Véhicules imposables

Art.910.- La taxe sur les véhicules à moteur est due pour tous les véhicules à moteur destinés au transport de
personnes ou de marchandises, immatriculés en Côte d’Ivoire.

Pour l’application des dispositions qui précèdent, le groupe de mots « véhicules à moteurs » désigne, sous réserve
des exemptions prévues à l’article 961 du présent Code, les voitures automobiles, les camions, les camionnettes,
les tracteurs ainsi que les motocyclettes.

Art.911.- La taxe est également due pour les véhicules neufs énumérés à l’article 910 précédent ou considérés
comme tels par l’article 913 du présent Code, mis en circulation en Côte d’Ivoire.

Art.912.- La taxe est établie au nom du propriétaire ou du possesseur des éléments imposables.

Le redevable de la taxe est la personne dont le nom figure sur la carte grise ou le possesseur du véhicule.

2) Période d’imposition

Art.913.- La taxe est due pour une période de douze mois, à compter de la date de la première visite technique. En
ce qui concerne les motos, elle est due pour l’année civile.

Les personnes qui deviennent propriétaires ou possesseurs d’éléments neufs imposables ne pourront procéder à
la mutation du véhicule à leur nom sans justifier du paiement de la taxe ou de son exemption.

Sont considérés comme éléments neufs imposables, les véhicules visés à l’article 961-3 du présent Code, ainsi que
ceux acquis aux enchères publiques.

Art.914.- Lorsque le véhicule a été cédé et que le cédant a déjà effectué le paiement de la taxe sur les véhicules à
moteur, le nouvel acquéreur en sera dispensé jusqu’à la date de la prochaine visite technique.

3) Tarifs de la taxe

Art.915.- Le tarif de la taxe est fixé comme suit :

1) Véhicules à deux roues :

de moins de 1 cheval : 5.000 F

au-dessus de 1 cheval : 12.000 F

2) Véhicules de plus de deux roues :

jusqu’à 4 chevaux : 19.000 F

de 5 à 7 chevaux : 35.000 F

de 8 à 11 chevaux : 49.000 F

de 12 à 15 chevaux : 96.000 F

au-dessus de 15 chevaux : 190.000 F

véhicules de tourisme de plus de 15 chevaux et ayant moins de deux ans d’âge : 250.000 F

Les véhicules d’occasion importés pour la première fois en Côte d’Ivoire supportent à l’occasion de la première
visite technique, les mêmes tarifs que ceux applicables aux véhicules neufs.

Art.916.- Un abattement du quart du montant de la taxe exigible est consenti lorsque la différence entre l’année de
la visite technique et l’année de première mise en circulation est supérieure à 4.

Art.917.- Lorsque la différence entre l’année de la visite technique et l’année de la première mise en circulation est
Supérieure à 10, le tarif de la taxe est fixé comme suit :

1) Véhicules à deux roues :

moins de 1 cheval : 3.500 F

au-dessus de 1 cheval : 6.000 F

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2) Véhicules de plus de deux roues :

jusqu’à 4 chevaux : 13.500 F

de 5 à 7 chevaux : 25.000 F

de 8 à 11 chevaux : 30.000 F

de 12 à 15 chevaux : 40.000 F

plus de 15 chevaux : 80.000 F

Art.918.- Le tarif de la taxe sur les véhicules à moteur de l’administration est fixé comme suit :

véhicules à deux roues : 5.000 F

véhicules de plus de deux roues : 10.000 F

Par véhicules administratifs, il faut entendre les véhicules des services de l’État et de l’administration immatriculés
dans la série D ou à immatriculation banalisée.

La taxe prévue par le présent Livre est due quels que soient l’âge et la puissance du moteur des véhicules
concernés.

Le paiement de la taxe est à la charge de la direction des affaires administratives et financières de chaque
ministère pour les véhicules qui lui sont alloués.

4) Paiement de la taxe et recouvrement

Art.919.- La taxe est payable en totalité en un seul terme, sans fractionnement à l’occasion de la visite technique
du véhicule et la quittance de paiement délivrée par les structures chargées du contrôle technique automobile et
liées à la direction générale des Impôts par une convention, tient lieu de vignette.

En ce qui concerne les véhicules de transport public et tous les véhicules soumis à plus d’une visite technique sur
une période de douze mois, la taxe est payable dans sa totalité dès le premier passage du véhicule à la visite
technique.

S’agissant des motos, la taxe est payable au plus tard à la date anniversaire de leur immatriculation pour les motos
soumises à cette formalité ou à celle de leur enregistrement pour les autres motos tenues à cette autre obligation.

Art.920.- Le paiement de la taxe est constaté par la délivrance d’un certificat de visite technique tenant également
lieu de vignette automobile. En ce qui concerne les motos, une quittance de paiement délivrée par les structures
chargées du contrôle technique automobile et liées à la direction générale des Impôts par une convention tiendra
lieu de vignette.

Ce certificat doit porter les caractéristiques du véhicule, essentiellement la marque, la puissance fiscale, le numéro
d’immatriculation, le numéro de série, l’année pour laquelle la vignette a été délivrée et le numéro de compte
contribuable du propriétaire en ce qui concerne les véhicules de transport public ou privé.

Art.921.- Le certificat de visite technique comportant la vignette ou la quittance de paiement tenant lieu de vignette
devra être produit à toutes réquisitions des agents énumérés à l’article 927 du présent Code.

Art.922.- Sont habilités à percevoir la taxe pour le compte de la DGI, les services des structures chargées du
contrôle technique automobile et liées à la direction générale des Impôts par une convention.

Art.923.- La part de la taxe à ristourner à chaque collectivité territoriale est arrêtée annuellement par la loi de
finances.

5) Sanctions et prescriptions diverses

Art.924.- Le non-paiement de la taxe dans un délai de deux mois à compter de la date d’expiration de la visite
technique donne lieu au paiement d’une pénalité de 25 % en sus du droit dû. Cette pénalité est portée à 100 % en
cas de non-paiement de la taxe après une période d’au moins douze mois à compter de la date d’expiration de la
visite technique.

En ce qui concerne les véhicules à deux roues non astreints à la visite technique, une pénalité de 25 % sera
réclamée en sus du droit dû en cas de paiement tardif de la taxe au titre de l’année d’imposition. Cette pénalité est
portée à 100 % en cas de non-paiement de la taxe au titre de l’année précédente.

Les pénalités prévues à l’alinéa précédent ne sont pas applicables aux véhicules non utilisés, à condition que la
carte grise du véhicule ait été déposée à la Direction du Recouvrement de la DGI pour les usagers résidant à
Abidjan, ou dans les services des Impôts du lieu de résidence, pour ceux installés dans les autres localités.

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Art.925.- Les pièces saisies suite à contrôle par les agents visés à l’article 927 du présent Code, seront déposées à la
Direction du Recouvrement de la DGI pour les redevables résidant à Abidjan et dans les services des Impôts du lieu
de résidence, pour ceux installés dans les autres localités du pays. Un récépissé de saisie leur sera délivré.

Elles devront être retirées par les intéressés dans un délai de 15 jours à compter de la date de leur saisie par les
agents de contrôle, sur présentation d’un reçu délivré par la Société ivoirienne de Contrôles techniques
automobiles attestant du paiement de la taxe.

Les pièces déposées dans les cas prévus au paragraphe 3 de l’article 924 ci-dessus devront également être retirées
sur présentation d’un justificatif délivré par la Société ivoirienne de Contrôles techniques automobiles, attestant du
paiement de la taxe.

Art.926.- Abrogé

Art.927.- Sont habilités à constater les infractions aux dispositions du présent chapitre, les agents assermentés de
la DGI, les officiers de police judiciaire et agents assermentés chargés du contrôle de la circulation.

Art.928.- Les réclamations ne sont pas suspensives du paiement de la taxe.

Art.929.- L’action en restitution des sommes indûment ou irrégulièrement perçues par suite d’une erreur des
redevables ou de l’administration, est prescrite par deux ans à compter de la date de paiement.

La prescription est interrompue par la demande signifiée après ouverture du droit à remboursement.

Art.930.- Abrogé

Art.931.- Aucune immatriculation, mutation, inscription de gage, ou toute autre formalité relative à des véhicules
ne pourra être effectuée sans qu’il soit présenté par le requérant, la justification du paiement de la taxe au titre de
la période en cours ou la preuve de son exemption.

Les services des Impôts détenteurs des cartes grises des usagers en application des dispositions de l’article 961-4
du présent Code, ne pourront davantage les restituer sans exiger au préalable du déposant, la présentation d’un
justificatif

délivré par la Société ivoirienne de Contrôles techniques automobiles, attestant du paiement de la taxe, au titre de
la période au cours de laquelle la restitution des pièces est demandée.

Art.932.- 1) Les agents énumérés à l’article 927 du présent Code procéderont au retrait immédiat de la carte grise
ou de toutes autres pièces des véhicules dont les propriétaires ou possesseurs ne seront pas en mesure de justifier
du paiement de la taxe ou de son exemption.

2 et 3) Abrogés

Chapitre 2 - Taxe sur les véhicules nautiques à moteurs de plaisance

1) Véhicules nautiques à moteurs imposables

Art.933.- (L.F.2024) La taxe sur les véhicules nautiques à moteurs de plaisance est due pour tous les véhicules
nautiques à moteurs de plaisance existant au 1er janvier de l’année d’imposition.

Elle est également due pour les véhicules nautiques à moteurs de plaisance neufs ou considérés comme tels par
l’article 936 du présent Code, mis en navigation en Côte d’Ivoire avant le 1er novembre de l’année d’imposition.

Art.934.- La taxe est établie au nom du propriétaire ou du possesseur des éléments imposables au lieu de sa
résidence habituelle ou de son principal établissement.

Le redevable de la taxe est le propriétaire ou le possesseur du bateau.

2) Période d’imposition

Art.935.- La taxe est due pour l’année entière à raison des éléments possédés au 1 er janvier de l’année
d’imposition.

Art.936.- (L.F.2024) Les personnes qui, dans le courant de l’année, deviennent possesseurs d’éléments neufs
imposables doivent acquitter la taxe dans les deux mois du jour de l’acquisition. Néanmoins, elles ne pourront
procéder à la mutation du véhicule nautique à moteur à leur nom auprès des associations de propriétaires de
véhicules nautiques à moteurs sans justifier du paiement de la taxe ou de son exemption.

Sont considérés comme éléments neufs imposables, les véhicules nautiques à moteurs visés à l’article 962-3 du
présent Code.

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Art.937.- (L.F.2024) La répétition des droits ne pourra être poursuivie contre le nouveau propriétaire d’un véhicule
nautique à moteur acquis en cours d’année qui justifiera du paiement de la taxe, mais l’acquéreur deviendra
débiteur de la taxe pour l’année entière dans le cas contraire.

3) Tarifs

Art.938.- (L.F.2024) Le tarif de la taxe est fixé comme suit :

1) En ce qui concerne les bateaux de plaisance :

jusqu’à 30 chevaux : 50.000 F

31 à 55 chevaux : 75.000 F

56 à 75 chevaux : 100.000 F

76 à 120 chevaux : 150.000 F

121 à 240 chevaux : 200.000 F

au-delà de 240 chevaux : 300.000 F

2) En ce qui concerne les autres types de véhicules nautiques à moteur de plaisance :

jusqu’à 100 chevaux : 50.000 F

au-delà de 100 chevaux : 80.000 F

Art.939.- Un abattement du quart est consenti lorsque la différence entre le millésime de l’année d’imposition et
celle de la première mise en service du moteur est supérieure à 6.

Art.940.- (L.F.2024) Lorsque la différence prévue à l’article 939 précédent est supérieure à 10, le tarif de la taxe est
fixé comme suit :

En ce qui concerne les bateaux de plaisance :

jusqu’à 30 chevaux : 30.000 F

31 à 55 chevaux : 35.000 F

56 à 75 chevaux : 50.000 F

76 à 120 chevaux : 60.000 F

121 à 240 chevaux : 70.000 F

au delà de 240 chevaux : 100.000 F

En ce qui concerne les autres véhicules nautiques à moteur de plaisance :

jusqu’à 100 chevaux : 30.000 F

au-delà de 100 chevaux : 45.000 F

Pour les véhicules nautiques à moteur pourvus de plusieurs moteurs, la taxe est liquidée sur la totalité des
chevaux mis en œuvre.

Toutefois, les moteurs de secours non fixés et utilisés en cas de panne du moteur principal ne sont pas pris en
considération pour le calcul de la taxe.

4) Paiement de la taxe

Art.941.- (L.F.2021, L.F.2024) La taxe doit être acquittée en un seul terme, sans fractionnement au plus tard le 31
mars de l’année d’imposition. Toutefois elle n’est pas due pour l’année en cours en ce qui concerne les véhicules
nautiques à moteur neufs ou assimilés à des véhicules nautiques à moteur neufs par les articles 937 et 962 du
présent Code lorsque la mise en navigation a lieu entre le 1er novembre et le 31 décembre.

Le paiement de la taxe est constaté par le Receveur du Domaine, d’une quittance et d’une attestation, tenant lieu
de vignette et portant les caractéristiques du véhicule nautique à moteur, essentiellement la marque de la coque,
la puissance du moteur, le numéro d’immatriculation, le millésime de l’année au titre de laquelle le certificat est
établi ainsi que le numéro de compte contribuable du propriétaire en ce qui concerne les véhicules nautiques à
moteur à usage professionnel.

Cette attestation reçoit, au moment de sa délivrance, le visa de l’agent qui la délivre et le tampon de service.

Elle devra être produite à toute réquisition des agents énumérés à l’article 944 du présent Code.

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Art.942.- Sont habilités à percevoir la taxe, pour le compte de la DGI, les services de la Société ivoirienne de
Contrôles techniques automobiles.

Art.943.- En cas de paiement tardif de la taxe au titre de l’année d’imposition, une pénalité de 25 % sera réclamée
en sus du droit dû. Cette pénalité est portée à 100 % en cas de non-paiement de la taxe au titre de l’année
précédente. Elle ne pourra donner lieu à une réduction pour quelque cause que ce soit.

Art.944.- Sont habilités à constater les infractions aux dispositions du présent chapitre, les agents visés à l’article
927 du présent Code, ainsi que les agents chargés de la Police lagunaire et maritime.

Art.945.- Les réclamations ne sont pas suspensives du paiement de la taxe.

L’action en restitution des sommes indûment ou irrégulièrement perçues par suite d’une erreur des parties ou de
l’administration est prescrite par un délai de deux ans à partir du paiement.

Art.946.- Abrogé

Art.947.- (L.F.2024) Aucune immatriculation, mutation ou toute autre formalité relative aux véhicules nautiques à
moteur ne pourra être effectuée sans qu’il soit présenté par le requérant, la justification du paiement de la taxe ou
la preuve de son exemption.

Partie 3 - Exemptions

TITRE 1 - EXEMPTIONS TEMPORAIRES - DÉBET

Chapitre 1 - Actes soumis à un visa spécial tenant lieu de visa pour timbre en
débet

Art.948.- La formalité du visa pour timbre en débet est remplacée, en ce qui concerne les actes énumérés dans les
articles ci-après, par un visa daté et signé du receveur de l’enregistrement compétent.

Ce visa contient le détail des droits postérieurement exigibles, libellés en chiffres, et le total de ces droits en toutes
lettres.

Les actes soumis au visa indiqué au présent article doivent être présentés à ce visa dans les délais prévus pour la
formalité de l’enregistrement par les textes en vigueur et sous les sanctions édictées par lesdits textes.

Art.949.- Sont soumis au visa prévu à l’article 948 :

1° les procès-verbaux dressés pour contravention aux règlements sur les appareils et bateaux à vapeur ;

2° les procès-verbaux dressés en vertu du décret du 9 mai 1937 sur la police des chemins de fer ;

3° les procès-verbaux rapportés à la requête de la DGI, sauf à cette administration à poursuivre contre les
contrevenants le recouvrement des droits de timbre ;

4° les procès-verbaux dressés en vertu des textes en vigueur concernant les lignes télégraphiques ou
téléphoniques, ou des textes concernant les distributions d’énergie ;

5° les procès-verbaux dressés pour constater les contraventions en matière de pêche fluviale ou maritime ;

6° les procès-verbaux dressés en exécution des textes relatifs à la vérification des poids et mesures, sauf à
suivre le recouvrement des droits contre le condamné.

Art.950.- Sont également soumis au visa prévu à l’article 948, sous réserve de ce qui est dit à l’article 958, les actes
faits à la requête du ministère public près les tribunaux, ainsi que les actes et procès-verbaux des huissiers,
gendarmes, préposés, gardes-champêtres ou forestiers (autres que ceux des particuliers) et généralement, tous
actes et procès-verbaux concernant la simple police ou la police correctionnelle et qui ont pour objet la poursuite
ou la répression des délits et contraventions aux règlements généraux de police et aux règles d’impositions, sauf à
suivre le recouvrement des droits contre les parties condamnées aux dépens.

Art.951.- Sont également soumis au visa prévu à l’article 948 :

1° les procès-verbaux dressés par les gardes du Génie, en vertu des textes sur le classement des places de
guerre et des postes militaires et sur les servitudes imposées à la propriété autour des fortifications ;

2° les procès-verbaux dressés par les gardes d’artillerie, en vertu des textes établissant des servitudes
autour des magasins à poudre de la guerre et de la marine.

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Les droits de timbre exigibles sont à payer par le contrevenant après le jugement définitif de condamnation. Le
recouvrement de ces droits est effectué par les agents de l’enregistrement.

Chapitre 2 - Actes relatifs à l’assistance judiciaire

Art.952.- En matière d’assistance judiciaire, l’assisté est dispensé provisoirement du paiement des sommes dues au
Trésor pour droit de timbre.

Les actes de la procédure faite à la requête de l’assisté sont soumis au visa prévu à l’article 948. Toutefois, les
jugements et arrêts sont visés pour timbre en débet.

Sont pareillement visés pour timbre en débet :

1° les actes et titres produits par l’assisté pour justifier de ses droits et qualités ;

2° les actes d’exécution, sous les conditions prévues au décret n°75-319 du 9 mai 1975 organisant
l’assistance judiciaire.

Si les actes et titres produits par l’assisté pour justifier de ses droits et qualités sont en contravention à la
réglementation du timbre, les sommes dues de ce chef deviennent exigibles immédiatement après le jugement
définitif.

Le visa pour timbre en débet ou le visa spécial en tenant lieu doit mentionner la date de la décision qui admet au
bénéfice de l’assistance judiciaire ; il n’a d’effet, quant aux actes et titres produits par l’assisté, que pour le procès
dans lequel la production a lieu.

Chapitre 3 - Autres actes visés pour timbre en débet

Art.953.- En dehors des actes désignés par la loi, les actes énumérés sous les articles 948 à 959 sont seuls visés
pour timbre en débet.

Art.954.- Sont visés pour timbre en débet, la requête, le jugement et les autres actes auxquels peuvent donner lieu
les réclamations prévues par la réglementation en vigueur contre l’internement des aliénés.

Art.955.- Les actes, jugements et arrêts relatifs à la procédure organisée par la loi pour la rectification des
mentions portées aux casiers judiciaires, sont visés pour timbre en débet.

Art.956.- Les communes sont dispensées provisoirement du paiement des sommes dues au Trésor pour droits de
timbre en raison des actions en responsabilité civile visées par la loi n°2003-489 du 26 décembre 2003 portant
régime financier, fiscal et domanial des collectivités territoriales, en ce qui concerne les dégâts et dommages
résultant des crimes et délits commis à force ouverte ou par violence sur leur territoire par des attroupements ou
des rassemblements armés et non armés.

Les actes de procédure faits à la requête des communes, les jugements dont l’enregistrement leur incombe, les
actes et titres produits par elles pour justifier de leurs droits et qualités sont visés pour timbre en débet.

Les droits dont le paiement a été différé deviennent exigibles dès que les décisions judiciaires sont définitives à
l’égard des communes qui s’en libèrent, le cas échéant, conformément aux dispositions de la loi susvisée.

Art.957.- Lorsque les deniers appartenant à la faillite ne peuvent suffire immédiatement aux frais du jugement de
déclaration de la faillite, d’insertion et d’affiche de ce jugement dans les journaux, d’apposition de scellés,
d’arrestation et d’incarcération du l’avance de ces frais est faite, sur ordonnance du juge-commissaire, par le Trésor
Public qui en est remboursé par privilège sur les premiers recouvrements, sans préjudice du privilège du
propriétaire.

Cette disposition est applicable à la procédure d’appel du jugement de faillite.

Art.958.- Les jugements et arrêts en matière de simple police ou de police correctionnelle sont visés pour timbre
en débet.

Art.959.- En matière de révision des procès criminels et correctionnels, les frais de l’instance en révision,
postérieurs à l’arrêt de recevabilité, sont avancés par le Trésor.

Le demandeur en révision qui succombe dans son instance est condamné à tous les frais.

TITRE 2 - EXEMPTIONS PERMANENTES

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Art.960.- Les actes énumérés aux articles 961 à 1051 sont exempts du droit de timbre.

Dans tous les cas où le texte prévoit une exemption des droits de timbre, cette exemption comporte également
dispense de la formalité.

Chapitre 1 - Véhicules et bateaux

1) Véhicules

Art.961.- Par dérogation aux dispositions des articles 910 et 911 du présent Code, sont exemptés de la taxe :

1° les véhicules diplomatiques ;

2° les motoculteurs et tracteurs des entreprises forestières et agricoles servant exclusivement à l’intérieur
de ces exploitations et ne servant à aucun transport sur les voies publiques ;

3° les véhicules destinés uniquement à la vente et détenus par les marchands. Sont compris également
dans cette catégorie, les véhicules d’occasion achetés en vue de la revente par des personnes ou
établissements qui en font habituellement le commerce, et figurant en stock au 31 décembre de l’année
précédant celle de l’imposition. La déclaration de ce stock sera déposée au service des vignettes et de
l’enregistrement, au plus tard le 15 janvier de l’année d’imposition ;

4° les véhicules inutilisés Sont seuls considérés comme tels, les véhicules dont la carte grise aura été
déposée à la Direction du Recouvrement de la DGI pour les redevables résidents à Abidjan ou dans les
services des Impôts de leur lieu de résidence, pour ceux installés dans les autres localités du pays ;

5° les véhicules possédés par les mutilés de guerre et les infirmes, servant exclusivement à leur usage ;

6° les véhicules sous triptyques.

La Direction du Recouvrement de la DGI délivreront des certificats ou des vignettes d’exemption aux propriétaires
ou aux possesseurs des véhicules visés au présent article.

2) Bateaux

Art.962.- Par dérogation aux dispositions de l’article 933 du présent Code, sont exemptés de la taxe :

1° les bateaux utilisés à titre exclusivement professionnel ;

2° les voiliers non propulsés par un moteur ;

3° les bateaux destinés uniquement à la vente et détenus par les marchands.

Sont compris également dans cette catégorie, les bateaux d’occasion achetés en vue de la revente par des
personnes ou établissements qui en font habituellement le commerce et figurant en stock au 31 décembre de
l’année précédant celle de l’imposition. La déclaration de ce stock sera déposée à la DGI au plus tard le 15 janvier
de l’année d’imposition.

Chapitre 2 - Exemption des actes des autorités publiques et assimilées et


des actes effectués avec leur concours

Actes des comptables publics

Art.963.- Sont dispensées du droit de timbre édicté par l’article 873, les quittances de toute nature données ou
reçues par les comptables publics.

La délivrance des quittances dans les cas visés à l’alinéa précédent n’en demeure pas moins obligatoire.

Actes des collectivités publiques

Art.964.- Les acquisitions et échanges faits par les collectivités publiques, les partages de biens entre ces
collectivités et les particuliers et en général tous autres actes dont les droits seraient supportés par ces collectivités
sont exempts de timbre.

Art.965.- Tous les actes, arrêtés et décisions des autorités administratives, non dénommés dans l’article 827 et
dans l’article 829 sont exempts de timbre.

Sont également exonérés les registres de toutes les administrations publiques.

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Art.966.- L’attestation administrative d’identité instituée par le décret n°94-348 du 22 juin 1994 est exonérée de
timbre fiscal.

Art.967.- Sont exemptés de la formalité du timbre les actes de procédure à la requête du ministère public, ayant
pour objet :

1° de réparer les omissions et faire les rectifications sur les registres de l’état civil d’actes qui intéressent les
individus notoirement indigents ;

2° de remplacer les registres de l’état civil perdus ou incendiés et de suppléer aux registres qui n’auraient
pas été tenus.

Sont visés pour timbre gratis les jugements à la requête du ministère public ayant le même objet.

Art.968.- Sont exemptés du timbre tous les actes relatifs aux procédures introduites à la requête du ministère
public et ayant pour objet de reconstituer les registres de l’état civil détruits, perdus ou disparus par suite de
sinistres.

Les jugements sur ces procédures sont visés pour timbre gratis.

Art.969.- Sont affranchis des droits de timbre les avis de parents de mineurs dont l’indigence est constatée
conformément à l’article 1043 du CGI. Les actes nécessaires pour la convocation et la constitution des conseils de
famille et l’homologation des délibérations prises dans ces conseils dans le cas d’indigence des mineurs en sont
également affranchis.

Les personnes dont l’interdiction est demandée et les interdits sont, dans le même cas, assimilés aux mineurs.

Ces dispenses sont applicables aux actes et jugements nécessaires pour l’organisation et la surveillance de la
tutelle des enfants naturels.

Art.970.- Les quittances des secours payés aux indigents, les certificats d’indigence sont exemptés du droit et de la
formalité du timbre.

Les passeports ainsi que les visas de passeports à délivrer aux personnes véritablement indigentes et reconnues
hors d’état d’en acquitter le montant, sont délivrés gratuitement.

Art.971.- Sont dispensés de timbre les adjudications au rabais et marchés pour constructions, réparations,
entretien, approvisionnements et fournitures dont le prix doit être payé par les collectivités publiques.

Art.972.- Sont dispensé de timbre, les actes de confirmation de vente de café, de cacao, d’anacarde, de karité et de
cola à l’exportation, ainsi que les formules délivrées par les structures de régulation compétentes de ces produits
lorsqu’elles existent, pour l’apurement desdites confirmations de vente.

Art.973.- Sont exempts de timbre :

1° tous les comptes rendus par les comptables publics, les doubles, autres que celui du comptable, de
chaque compte de recette ou gestion particulière et privée ;

2° les registres des receveurs des contributions publiques et autres préposés.

Décision de justice et recours devant les tribunaux portant condamnation

Art.974.- Sont affranchies du droit de timbre les décisions de justice portant recouvrement de créances.

Art.975.- Les copies, certifiées conformes par le requérant, qui accompagnent les requêtes présentées soit par des
particuliers, soit par l’administration, au cours des procès qui les opposent, et qui sont destinées à être notifiées
aux parties en cause, ne sont pas assujetties au timbre.

Art.976.- Les recours devant la chambre compétente de la Cour Suprême ont lieu sans trais et sans l’intervention
d’un avocat en matière :

1° d’élections ;

2° de contraventions aux lois et règlements sur la grande voirie et autres contraventions dont la répression
appartient aux tribunaux administratifs.

Tribunaux du travail

Art.977.- Sont dispensés du timbre :

1) Les actes de procédure, les jugements et tous actes nécessaires à leur exécution dans les procédures devant les
tribunaux du travail ou les juridictions en tenant lieu en Côte d’Ivoire.

Cette disposition est applicable aux causes portées en appel ou devant la Cour Suprême, jusque et y compris les

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significations des arrêts définitifs, ainsi qu’à toutes les causes qui sont de la compétence des tribunaux du travail et
dont les juges sont saisis dans les lieux où ces conseils ne sont pas établis.

2) Les pouvoirs pour se faire représenter devant les tribunaux du travail.

Ces pouvoirs peuvent être donnés en bas de l’original ou de la copie de l’assignation.

Impôts et taxes

Art.978.- Sont exempts de la formalité du timbre :

1° les actes et pièces relatifs aux commandements, saisies et ventes, ayant pour objet le recouvrement des
impôts et des taxes assimilées ;

2° les quittances ou récépissés délivrés aux collecteurs et receveurs de deniers publics ; celles que les
collecteurs des impôts et taxes peuvent délivrer aux contribuables et celles des impôts et taxes qui
s’expédient sur les actes ;

3° les réclamations de toute nature présentées par les contribuables en matière d’impôts directs et de taxes
assimilées.

Art.979.- Sont exemptés du droit de timbre :

1° les inscriptions sur le Grand Livre de la Dette nationale et les effets publics ;

2° les actes sous seing privé tendant uniquement à la liquidation de la dette publique et en tant qu’ils
servent aux opérations de liquidation, ainsi que les actes des administrations et commissaires liquidateurs
relatifs auxdites liquidations.

Déclaration d’appel

Art.980.- L’exploit d’huissier relatif à l’appel, visé à l’article 164 de la loi n°72-853 du 21 décembre 1972 portant
Code de procédure civile, commerciale et administrative telle que modifiée par les lois n°78-663 du 5 août 1978 et
n°93-670 du 9 août 1993 est délivré sans frais.

Dommages à la propriété privée

Art.981.- Les plans, procès-verbaux, significations, certificats, jugements, contrats, quittances et autres actes faits
en vertu de la réglementation sur les dommages causés à la propriété privée par l’exécution des travaux publics
sont exemptés du timbre.

Douanes

Art.982.- Sont dispensés du timbre les procès-verbaux rapportés à la requête de l’administration des douanes et
les soumissions en tenant lieu.

Élections

Art.983.- Tous les actes judiciaires en matière électorale sont dispensés de timbre.

Les extraits des actes de naissance nécessaires pour établir l’âge des électeurs sont délivrés gratuitement, sur
papier libre, à tout réclamant. Ils portent, en tête de leur texte, l’énonciation de leur destination spéciale et ne sont
admis pour aucune autre.

Est jugé sans frais et dispensé du timbre le recours exercé contre la décision ayant statué sur une réclamation
formulée contre les opérations électorales locales.

Propriétés foncières et hypothèques

Art.984.- Sont affranchis du timbre :

1° les registres de toute nature, tenus par la Conservation de la propriété foncière et des hypothèques ;

2° les bordereaux et certificats d’inscriptions ;

3° les pièces produites par les requérants pour obtenir l’accomplissement des formalités hypothécaires et
qui restent déposées à la Conservation de la propriété foncière et des hypothèques ;

4° les reconnaissances de dépôts remises aux requérants et les états, certificats, extraits et copies dressés
par les conservateurs ;

5° les copies des actes, destinées à être déposées à la Conservation de la propriété foncière et des

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hypothèques.

Les pièces visées aux numéros 3 et 5 ci-dessus mentionnent expressément qu’elles sont destinées à être déposées
à la conservation de la propriété foncière et des hypothèques pour obtenir l’accomplissement d’une formalité qui
doit être spécifiée.

Elles ne peuvent servir à aucune autre fin, sous peine de 2.000 FCFA d’amende, outre le paiement des droits, contre
ceux qui en font usage.

BCEAO

Art.985.- Sont dispensés du timbre :

les actes, pièces ou écrits concernant la BCEAO, exemptés du droit d’enregistrement par l’article 617 ;

les produits, les plus-values et les transactions se rapportant aux titres d’État émis par les États membres de
l’UMOA en représentation des concours consolidés de la BCEAO.

Justice militaire

Art.986.- Toutes assignations, citations et notifications aux témoins, inculpés ou accusés, visées par le Code de
justice militaire, sont faites sans frais par la Gendarmerie ou par tous autres agents de la force publique.

Livre de commerce

Art.987.- Les livres de commerce sont affranchis du timbre.

Manifestes des navires

Art.988.- Les manifestes des navires et les déclarations des marchandises qui doivent être fournis aux douanes
sont dispensés du timbre.

Actes divers des greffiers

Art.989.- Sont affranchis du timbre le registre des inscriptions tenu par le greffier en exécution de la loi relative à la
vente et au nantissement des fonds de commerce, les bordereaux d’inscription, les reconnaissances de dépôt, les
états, les certificats, extraits et copies dressés en exécution de ladite loi, ainsi que les pièces produites pour obtenir
l’accomplissement d’une formalité et qui restent déposés au greffe et les copies qui en sont délivrées à la condition
que ces pièces mentionnent expressément leur destination.

Développement de l’habitat

Art.990.- Sont dispensés du timbre et sous les mêmes conditions, les actes déjà dispensés du droit
d’enregistrement par l’article 635, passés avec les offices, sociétés ou particuliers qui se consacrent, avec
l’agrément et sous le contrôle de l’administration, au développement de l’habitat.

Permis d’exploitation forestière

Art.991.- Sont exempts de timbre, les permis d’exploitation et de circulation en matière forestière, lorsque les
droits à percevoir sont inférieurs à 2.000 FCFA.

Le bulletin de liquidation pour le recouvrement de la redevance, quelle que soit la somme, est également exempt
de timbre.

Prestation de serment

Art.992.- Les actes de prestation de serment des agents salariés des collectivités publiques sont dispensés de
timbre.

Pupilles de la Nation

Art.993.- Tous les actes ou pièces ayant exclusivement pour objet la protection des pupilles de la Nation sont
dispensés de la formalité du timbre.

Registre du commerce

Art.994.- Les déclarations effectuées en vertu de l’article 22 de l’Acte uniforme portant sur le droit commercial
général relatives à certaines mentions du registre de commerce sont dispensées du timbre.

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Registre de l’état civil

Art.995.- Les registres de l’état civil, les tables annuelles et décennales de ces registres sont dispensés du timbre
ainsi que les copies et extraits des actes de l’état civil de toute nature délivrés aux particuliers dans les communes.
Les copies et extraits des mêmes actes délivrés par les sous-préfectures non érigées en communes seront
assujettis au droit de timbre de dimension prévu par les articles 827 et 835.

En dehors des communes, les duplicata de livret de famille délivrés aux particuliers sont assujettis à une taxe égale
au droit de timbre de dimension papier registre prévu à l’article 835. Son paiement est constaté par l’apposition
d’un timbre fiscal.

Les copies et extraits des actes de l’état civil de toute nature délivrés aux particuliers dans les communes sont
assujettis à une taxe fixée par délibération des conseils municipaux et dont le taux uniforme ne peut dépasser la
valeur du timbre de dimension fixée par l’article 835 du présent Code.

Le paiement de la taxe est constaté par l’apposition de timbres mobiles portant le nom de la commune. Dans tous
les cas, les vignettes sont oblitérées au moment de leur utilisation du sceau de la mairie.

Dans les communes, les duplicata de livret de famille délivrés aux particuliers sont soumis à une taxe fixée par
délibération des conseils municipaux et dont le taux maximum est égal au droit de timbre de dimension papier
registre prévu à l’article 835 du présent Code.

Réhabilitation des faillis

Art.996.- La procédure de réhabilitation des faillis prévue par les articles 208 à 214 de l’Acte uniforme portant
organisation des procédures collectives d’apurement du passif, est dispensée de timbre.

Répertoire

Art.997.- Sont établis sur papier non timbré :

1° les répertoires que les huissiers et les greffiers tiennent en exécution des droits d’enregistrement et sur
lesquels ils inscrivent tous les actes, exploits, jugements et arrêts qui sont dispensés des formalités du
timbre et de l’enregistrement ainsi que les bulletins n°3 du casier judiciaire par eux délivrés ;

2° les répertoires que les personnes ou sociétés se livrant à des opérations d’intermédiaire pour l’achat ou
la vente d’immeubles ou de fonds de commerce ou qui, habituellement, achètent en leur nom les mêmes
biens dont elles deviennent propriétaires en vue de les revendre, tiennent en exécution du Livre 3 du
présent Code.

Réquisitions

Art.998.- Les procès-verbaux, certificats, significations, jugements, contrats, quittances et autres actes faits en
vertu des textes régissant les réquisitions militaires et exclusivement relatifs au règlement de l’indemnité sont
dispensés du timbre.

Tous actes et procès-verbaux dressés en vertu du décret n°67-332 du 1 er août 1967 relatif à la participation des
Forces Armées au maintien de l’ordre, sont également exemptés de la formalité du timbre.

Saisie-arrêt de salaires

Art.999.- Le registre tenu au greffe de chaque juridiction civile de première instance, sur lequel sont mentionnés
tous les actes d’une nature quelconque, décisions et formalités auxquels donne lieu l’exécution des dispositions du
Code du travail et de la prévoyance sociale, relatives à la saisie-arrêt et à la cession des salaires et appointements,
est établi sur papier non timbré.

Tous les actes, décisions et formalités visés dans ce Code sont rédigés sur papier non timbré, ainsi que leurs
copies.

Les lettres recommandées, les procurations du saisi et du tiers saisi et les quittances données au cours de la
procédure sont exemptées du timbre.

Art.1000.- Les dispositions de l’article précédent sont applicables en matière de saisie-arrêt et de cession :

1° des salaires, appointements et traitements des fonctionnaires civils ;

2° des soldes nettes des officiers et assimilés et des militaires à la solde mensuelle des armées de terre et
de nier, en activité, en disponibilité, en non activité, en réforme et des officiers généraux du cadre de
réserve ;

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3° des soldes nettes des officiers mariniers et assimilés en fonction au-delà de la durée légale du service,
lorsque ces salaires, appointements, traitements et soldes rentrent dans les prévisions de la loi de 1921.

Sociétés d’État ou SEM de crédit

Art.1001.- Sont exempts de tous droits de timbre autre que celui des quittances, les actes, pièces et écrits de toute
nature, concernant les sociétés d’État ou d’économie mixte crées en vertu de la loi n°97-519 du 4 septembre 1997
portant définition et organisation des sociétés d’État et de la loi n°97-520 du 4 septembre 1997 relative aux sociétés
à participation financière publique et qui ont pour objet le crédit aux petites entreprises de toute nature, aux
sociétés coopératives et associations de prévoyance et à l’habitat.

Art.1002.- Sont exemptés de droits de timbre :

les ventes de logements de l’ex-EECI à ses anciens employés dans le cadre de la liquidation de cette société ;

les apports de la PETROCI à la GESTOCI pour le compte de l’État, des installations et dépôts relatifs aux
stocks de sécurité de produits pétroliers ;

les billets de loterie nationale et de tous les autres jeux de hasard organisés par la LONACI, ainsi que les
affiches ayant exclusivement pour objet de faire appel au public pour l’achat de ces billets.

Chapitre 3 - Exemptions des actes de certains organismes et personnes

Art.1003.- Sont exempts de timbre les chèques postaux, les chèques et ordres de virement en banque.

Art.1004.- Les dons et legs de toute nature consentis au bénéfice de l’association Croix-Rouge de Côte d’Ivoire, sont
exempts de tous droits de timbre.

Art.1005.- Est également exonérée de tous droits de timbre l’acquisition ou la location pour la Croix-Rouge de Côte
d’Ivoire des immeubles nécessaires à son fonctionnement.

Art.1006.- Les pouvoirs visés aux articles 535 et 801 de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et
du groupement d’intérêt économique sont dispensés de timbre.

Art.1007.- 1) Ne donne lieu à aucune perception au profit du Trésor, la dévolution faite obligatoirement à des
œuvres d’intérêt général agricole de l’excédent de l’actif net sur le capital social des sociétés coopératives agricoles
dissoutes.

2) S’effectue sans autres frais que la rémunération du greffier le dépôt au greffe de la copie de la délibération de
l’assemblée générale constitutive des sociétés coopératives agricoles ou des unions de sociétés coopératives
agricoles, ainsi que le double ou de l’expédition de l’acte de société.

3) Sont dispensés du timbre les actes concernant la constitution ou la fusion des sociétés coopératives agricoles
ainsi que la dissolution de syndicats professionnels agricoles comportant éventuellement dévolution de l’excédent
d’actif à des sociétés coopératives agricoles.

Art.1008.- Tous les actes intéressant les sociétés de secours mutuels, ainsi que les unions de sociétés de secours
mutuels, sont dispensés de timbre.

Sont également dispensés de timbre les pouvoirs sous seing privé, les reçus de cotisation des membres honoraires
ou participants, les reçus des sommes versées aux pensionnés et à leurs ayants droit, ainsi que les registres à
souches qui servent au paiement des prestations.

La dispense édictée au premier alinéa ci-dessus n’est pas applicable aux transmissions de propriété, d’usufruit ou
de jouissance de biens meubles et immeubles, soit entre vifs, soit par décès.

Les certificats, actes de notoriété et autres pièces, exclusivement relatives à l’exécution de la loi sur les sociétés de
secours mutuels, sont délivrés gratuitement et exempts des droits de timbre.

L’immunité des droits de timbre s’applique aux quittances délivrées en exécution de ladite loi pour remboursement
de capitaux réservés et paiement d’arrérages de rentes viagères et de pensions de retraites.

Les organisations professionnelles constituées légalement, qui ont prévu dans leurs statuts les secours mutuels
entre leurs membres adhérents, bénéficient des immunités de timbre accordées aux sociétés de secours mutuels.

Art.1009.- Sont exemptés de droit de timbre, les actes constitutifs des centres de gestion agréés.

Art.1009 bis.- Sont exonérées de droits de timbre, les formalités de constitution des entreprises créées,
réimplantées ou rouvertes dans les zones Centre, Nord et Ouest avant le 31 décembre 2012.

Art.1009 ter.- Sont exonérés de droit de timbre, les statuts et les déclarations notariées de souscription et de

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versement, les déclarations de régularité et de conformité ou les déclarations sous seing privé de souscription et de
versement relatifs aux actes de formation des sociétés dont le capital social n’excède pas 10.000.000 FCFA ainsi que
les bordereaux de dépôt portant sur les actes de constitution des entreprises.

Chapitre 4 - Exemptions de certains actes et effets de commerce

Chèques, effets de commerce et autres instruments de paiement

Art.1010.- Sont exemptés du droit de timbre de quittance, les acquits inscrits sur les chèques ou sur titre séparé du
chèque, visés par la loi n°97-518 du 4 septembre 1997 relative aux instruments de paiement, ainsi que sur les
lettres de change, billets à ordre et autres effets de commerce assujettis au droit proportionnel ou au droit de
l’article 855.

Art.1011.- Sont également dispensés du droit de timbre de quittance :

1° les quittances de 100 FCFA et au-dessous, quand il ne s’agit pas d’un acompte ou d’une quittance finale
sur une plus forte somme ;

2° les reconnaissances et reçus donnés soit par lettre, soit autrement pour constater la remise d’effets de
commerce à négocier, à accepter ou à encaisser ;

3° les écrits ayant pour objet, soit la reprise des marchandises livrées à condition ou des enveloppes et
récipients ayant servi à des livraisons, soit la déduction de la valeur des mêmes enveloppes ou récipients,
que cette reprise ou cette déduction soit constatée par des pièces distinctes ou par des mentions inscrites
sur les factures ;

4° les bulletins de paie donnés par les employeurs, conformément aux dispositions de l’article 32-5 de la loi
n°95-15 du 12 janvier 1995 portant Code du travail.

Art.1012.- Toute quittance de sommes réglées par voie de chèque tiré sur un banquier, ou par voie de chèque
postal ou par virement en banque, ou par virement postal, est exempte du droit de timbre de quittance, à la
condition de mentionner :

si le règlement a lieu par chèque, la date et le numéro du chèque, ainsi que le nom du tiré ou le numéro du
compte postal et l’indication du bureau de chèques postaux qui tient ce compte ;

si le règlement a lieu par virement en banque, la date de l’ordre de virement, la date de son exécution et la
désignation des banques qui ont concouru à l’opération, et si le règlement a lieu par virement postal, la
date et le numéro du chèque de virement, le numéro du compte postal débité et la date du débit et
l’indication du bureau de chèques postaux qui tient ce compte.

Toute contravention aux dispositions qui précèdent est punie du double de l’amende visée à l’article 823.

Ventes publiques d’objets mobiliers

Art.1013.- Est établi sur papier non timbré, le second exemplaire conservé au service de l’enregistrement de la
déclaration visée à l’article 829-2 et relative aux ventes publiques et par enchères d’objets mobiliers.

Lettres, accusés de réception et bordereaux de nantissement

Art.1014.- Sont dispensés de la formalité du timbre, les lettres et accusés de réception, les renonciations,
acceptations et consentements, ainsi que les bordereaux de nantissement prévus à l’article 100 de l’Acte uniforme
portant organisation des sûretés relatif au nantissement des stocks.

Chapitre 5 - Exemptions diverses

Accidents du travail

Art.1015.- Sont exemptés de la formalité du timbre, les actes faits en vertu et pour l’exécution des textes relatifs
aux accidents du travail, à l’exception des procès-verbaux de conciliation et des décisions définitives des
juridictions saisies. Les actes ainsi exceptés sont visés pour timbre gratis.

Allocations familiales

Art.1016.- Sont dispensés du timbre toutes pièces relatives à l’application de la réglementation sur les allocations
familiales, ainsi que les jugements et arrêts, leurs extraits, copies, grosses ou expéditions et généralement tous

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actes de procédure relatifs à cette même réglementation et les actes d’acquisitions immobilières à titres onéreux,
ou à titre gratis, faits dans les conditions prévues à l’article 593.

Amendes et condamnations pécuniaires

Art.1017.- Sont exemptés de la formalité du timbre, les actes et pièces relatifs aux commandements, saisies et
ventes, ayant pour objet le recouvrement des amendes et condamnations pécuniaires dont le recouvrement est ou
sera confié aux receveurs ou trésoriers-payeurs.

Apprentissage

Art.1018.- Le contrat d’apprentissage, qui doit être constaté par écrit, soit par acte authentique, soit par acte sous
seing privé, est exempt de la formalité du timbre. S’il est rédigé par acte sous seing privé, expédition peut en être
délivrée sur papier libre par le secrétaire du tribunal du travail ou le greffier du tribunal.

Art.1019.- Est assimilée dans tous ses effets à un contrat écrit d’apprentissage la déclaration que le père, la mère
ou le représentant d’un mineur sont tenus de faire quand ils entendent employer ce mineur comme apprenti.

Arbitrage entre patrons et ouvriers

Art.1020.- Tous actes faits en exécution des dispositions de la législation du travail et de la prévoyance sociale en
matière de différends collectifs entre patrons et ouvriers ou employés sont dispensés de la formalité du timbre.

Il en est de même de tous les actes nécessités par l’application des textes sur les procédures de conciliation et
d’arbitrage.

Armée

Art.1021.- Sont exemptés du timbre les engagements, enrôlements, congés, certificats, cartouches, passeports
billets d’étapes, de subsistance et de logement, quittances pour prêts et fournitures et autres pièces ou écritures
concernant les gens de guerre, tant pour le service de terre que pour le service de mer.

Les actes faits en exécution de la loi sur le recrutement de l’Armée sont également exemptés de la formalité du
timbre.

Assistance à la famille et aux femmes en couches

Art.1022.- Les demandes, certificats, recours, significations, jugements, contrats, quittances et autres actes faits en
vertu des textes relatifs à la famille et ayant exclusivement pour objet le service de l’assistance à la famille sont
dispensés de la formalité du timbre.

Le pourvoi visé par les textes sur le repos des femmes en couches est jugé sans frais et dispensé du timbre.

Assistance judiciaire

Art.1023.- La demande d’une personne qui sollicite l’assistance judiciaire est écrite sur papier libre.

Assistance médicale gratuite

Art.1024.- Les certificats, significations, jugements, contrats, quittances et autres actes faits en vertu de la loi du 15
juillet 1893 et exclusivement relatifs au service de l’assistance médicale sont dispensés de la formalité du timbre,
sans préjudice du bénéfice des dispositions des textes sur l’assistance judiciaire.

Assurances mutuelles agricoles

Art.1025.- Les sociétés ou caisses d’assurances mutuelles agricoles sont exemptées de tous droits de timbre autres
que le droit de timbre des quittances.

Les actes de prêts aux sociétés d’assurances et de réassurances mutuelles agricoles sont dispensés du droit de
timbre.

Avocats

Art.1026.- Sont dispensés de la formalité du timbre les actes de procédure d’avocat à avocat devant les juridictions
de tous ordres, ainsi que les exploits de signification de ces mêmes actes.

Bateaux

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Art.1027.- Ne donne lieu à la perception d’aucun droit de timbre, la délivrance prévue par la réglementation en
vigueur :

1° du certificat de jaugeage ;

2° du permis de navigation ;

3° du certificat de capacité pour la conduite des bateaux à propulsion mécanique.

Agence Française de Développement

Art.1028.- Sont dispensés du droit de timbre les actes, pièces ou écrits concernant l’Agence Française de
Développement, exemptés du droit d’enregistrement en vertu de l’article 601.

Caisse d’assurances

Art.1029.- Les certificats, actes de notoriété et autres pièces exclusivement relatives à l’exécution de la loi du 11
juillet 1868, portant création de deux caisses d’assurances, l’une en cas de décès et l’autre en cas d’accidents
résultant des travaux agricoles et industriels, sont dispensés de la formalité du timbre.

Caisse d’épargne

Art.1030.- Les registres et livrets à l’usage des caisses d’épargne sont exempts des droits de timbre.

Les pouvoirs à donner par les porteurs de livrets, qui veulent vendre leurs inscriptions dans les cas prévus par la loi
du 21 novembre 1948, sont exempts de timbre.

Les autres pièces à produire pour la vente dans certains cas, telles que certificats de propriété, intitulés
d’inventaires etc., sont aussi exemptées du timbre.

Les imprimés, écrits et actes de toute espèce nécessaires pour le service des caisses d’épargne sont exempts de la
formalité du timbre.

Art.1031.- Les certificats de propriété et actes de notoriété exigés par les caisses d’épargne pour effectuer le
remboursement, le transfert ou le renouvellement des livrets appartenant aux titulaires décédés ou déclarés
absents, sont visés pour timbre gratis.

Structures exerçant dans le secteur de la microfinance

Art.1032.- Sont exonérés des droits de timbre, les actes concernant la collecte de l’épargne et la distribution du
crédit des structures de microfinance quelle que soit leur forme.

Caisse de retraites

Art.1033.- Les certificats, actes de notoriété et autres pièces exclusivement relatifs aux organismes de retraite pour
la vieillesse, sont dispensés de la formalité du timbre.

Les certificats, actes de notoriété et toutes autres pièces exclusivement relatives à la liquidation et au paiement des
pensions acquittées par l’État, comme complément des rentes viagères servies au personnel ouvrier des
administrations publiques par la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse, sont dispensés de timbre.

Les quittances délivrées pour remboursement des capitaux réservés et paiement d’arrérages de rentes viagères et
de pensions de retraites, bénéficient également de l’immunité du timbre.

Institutions de prévoyance sociale

Art.1033 bis.- Sont exemptés de droits de timbre, les actes, pièces et écrits toute nature concernant les institutions
de prévoyance sociale créées en vertu de la loi n°99-476 du 2 août 1999.

Cas fortuits

Art.1034.- Sont exceptées du droit et de la formalité du timbre les quittances des indemnités pour incendie,
inondations, épizooties et autres cas fortuits.

Casier judiciaire

Art.1035.- Est dispensée du timbre la demande du bulletin n°3 du casier judiciaire délivré aux particuliers.

Certificat de maladie

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Art.1036.- Sont exemptés de timbre, les certificats de maladie délivrés par les médecins, quand ces documents
concernent des agents au service d’une collectivité publique.

Conseil de famille

Art.1037.- La procuration visée par l’article 74 de la loi n°70-483 du 3 août 1970 relative à la minorité est exemptée
de la formalité du timbre.

Reconnaissance d’enfant naturel

Art.1038.- Est exemptée du droit de timbre l’expédition de l’acte de reconnaissance, antérieur à la naissance de
l’enfant délivré en vue de l’établissement de l’acte de naissance.

Engagement des mineurs

Art.1039.- Sont exemptées de la formalité du timbre, les déclarations des conseils de famille exclusivement
relatives à l’engagement des mineurs dans l’Armée.

Expropriation pour cause d’utilité publique

Art.1040.- Les plans, procès-verbaux, certificats, significations, contrats et autres actes faits en vertu des textes sur
l’expropriation pour cause d’utilité publique sont exemptés de la formalité du timbre.

Les dispositions de l’alinéa qui précède sont applicables :

1° à tous les actes ou contrats relatifs à l’acquisition de terrains même clos ou bâtis, poursuivie en
exécution d’un plan d’alignement régulièrement approuvé pour l’ouverture, l’élargissement de rues ou
places publiques, des chemins vicinaux ou des chemins ruraux reconnus ;

2° à tous les actes et contrats relatifs aux terrains acquis pour la voie publique par simple mesure de voirie.

Faillites et liquidations des biens

Art.1041.- Sont affranchis de la formalité du timbre, les actes rédigés en exécution des lois relatives aux faillites et
liquidations judiciaires et dont l’énumération suit :

les déclarations de cessation de paiement, les bilans, les dépôts de bilans, les affiches et certificats
d’insertion relatifs à la déclaration de la faillite ou aux convocations de créanciers ;

les actes de dépôt des inventaires, des transactions et autres actes ;

les procès-verbaux d’assemblées, de dires, d’observations et délibérations de créanciers ;

les états de créances présumées ;

les actes de produit, les requêtes adressées au juge-commissaire ;

les ordonnances et décisions de ce magistrat ;

les rapports et comptes des syndics, les états de répartition ;

les procès-verbaux de vérification et d’affirmation de créances, concordats ou atermoiements.

Toutefois, les quittances de répartition données par les créanciers restent soumises au droit de timbre spécial de
quittance.

Greffiers

Art.1042.- Sont dispensés de timbre :

1° les récépissés délivrés aux greffiers par le chef du service du domaine et de l’enregistrement, des extraits
de jugements que les dits greffiers doivent fournir en exécution de la réglementation de l’enregistrement ;

2° les registres tenus par les greffiers et visés à l’article 11 de la loi n°83-795 du 2 août 1983.

Indigents

Art.1043.- 1) Les extraits des registres de l’état civil, les actes de notoriété, de consentement, de publication, les
délibérations du conseil de famille, la notification, s’il y a lieu, les certificats de libération du service militaire, les
dispenses pour cause de parenté, d’alliance ou d’âge, les actes de reconnaissance des enfants naturels, les
certificats constatant la célébration civile du mariage, les actes de procédure, les ordonnances, jugements et arrêts

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dont la production est nécessaire, ayant pour objet de faciliter le mariage des indigents, la légitimation de leurs
enfants naturels et le retrait de ces enfants déposés dans les hospices, sont dispensés de tout visa pour timbre.

2) Sont admises aux dispositions du présent article les personnes qui justifient d’un certificat d’indigence à elles,
délivré par le commissaire de police, ou par le maire ou administrateur dans les localités où il n’existe pas de
commissaire de police, sur le vu d’un extrait de rôle des impôts constatant que les parties intéressées paient moins
de 100 FCFA ou d’un certificat du percepteur de leur commune portant qu’elles ne sont pas imposées.

3) Les actes, extraits, copies ou expéditions ainsi délivrés mentionnent expressément qu’ils sont destinés à servir à
la célébration d’un mariage entre indigents, à la légitimation ou retrait de leurs enfants naturels déposés dans les
hospices.

Ils ne peuvent servir à d’autres fins sous peine de 6.000 FCFA d’amende, outre le paiement des droits, contre ceux
qui en ont fait usage ou qui les ont indûment délivrés ou reçus.

4) Le recouvrement des droits et des amendes de contravention est poursuivi comme en matière d’enregistrement.

5) Le certificat prévu par l’alinéa 2 ci-dessus est délivré en plusieurs originaux, lorsqu’il doit être produit à divers
officiers de l’état civil. Néanmoins, les réquisitions du Procureur de la République tiennent lieu des originaux ci-
dessus prescrits pourvu qu’elles mentionnent le dépôt du certificat d’indigence à leur Parquet. L’extrait du rôle ou
le certificat négatif du percepteur est annexé aux pièces pour la célébration du mariage.

Prêts sur gage

Art.1044.- Les obligations, reconnaissances et tous actes concernant l’administration des prêts sur gage, sont
exemptés des droits de timbre.

Mutation par décès

Art.1045.- Sont délivrés sur papier non timbré, les relevés trimestriels d’actes de décès que les maires, préfets ou
sous-préfets, remplissant les fonctions d’officier de l’état civil, fournissent aux chefs de service du domaine et de
l’enregistrement, en exécution du présent Code, ainsi que les récépissés de ces relevés.

Société mutuelle de production rurale

Art.1046.- Sont exemptés du timbre, tous actes et transmissions passés par les sociétés mutuelles de production
rurale et dont les droits seraient supportés par lesdites sociétés.

Sociétés de prévoyance

Art.1047.- Sont exemptés du timbre, tous actes ou transmissions passés par les organismes de coordination, de
coopération ou de mutualité agricoles dont les droits seraient à la charge de ces organismes.

Contrat de travail

Art.1048.- Le contrat de travail entre les chefs ou directeurs des établissements industriels ou commerciaux des
exploitations agricoles ou forestières et leurs ouvriers est exempt de timbre.

Art.1049.- Sont exempts de timbre les certificats de travail délivrés aux ouvriers, employés ou serviteurs, encore
qu’ils contiennent d’autres mentions que celles prévues au Code du travail, toutes les fois que ces mentions ne
contiennent ni obligation, ni quittance, ni aucune autre convention donnant lieu au droit proportionnel.

La formule « libre de tout engagement », et toute autre constatant l’expiration régulière du contrat de travail, les
qualités professionnelles et les services rendus, sont comprises dans l’exemption.

Art.1050.- Les livrets d’ouvriers, domestiques etc., et, en général, toutes les pièces délivrées pour constater la
qualité de salarié sont exempts de timbre.

Logements à caractère économique et social

Art.1051.- (L.F.2024) Les primo-accédants de logements à caractère économique et social de programmes


immobiliers agréés sont exonérés de droit de timbre.

L’éligibilité à l’exonération est subordonnée aux conditions prévues à l’article 355-42 du présent Code.

Livre 5 - Fiscalité pétrolière

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TITRE 1 - RÉGIME APPLICABLE AUX ENTREPRISES D’EXPLORATION


ET D’EXPLOITATION PÉTROLIÈRES

Chapitre 1 - Dispositions générales

Art.1052.- Il est fait obligation à toute entreprise ayant pour objet l’exploration ou l’exploitation pétrolière en Côte
d’Ivoire de fournir, sur simple demande des services financiers publics concernés, l’ensemble des informations
définitives ou prévisionnelles en sa possession permettant d’établir en temps voulu, les prévisions des recettes
fiscales d’origine pétrolière pour l’exercice comptable à venir et les quatre exercices suivants.

Art.1053.- La nature et la forme dans lesquelles ces informations doivent être fournies sont définies pour
l’ensemble des services financiers concernés par instruction du Ministre des finances.

Art.1054.- Toutes les obligations fiscales prévues par les conventions ou contrats déjà signés, sont soumises aux
procédures de déclaration et de versement en temps et lieux voulus, telles qu’elles sont définies dans lesdits
contrats ou conventions.

Cependant, par dérogation à cette disposition, en application du SYSCOA qui a fixé au 31 décembre de l’année la
clôture des exercices comptables, les professionnels de la recherche ou de l’exploitation pétrolière sont tenus de
satisfaire à cette obligation. Par voie de conséquence, le dépôt de leur déclaration fiscale et les versements de
l’impôt éventuellement dû au titre de leur activité d’exploitation obéissent aux dates fixées au présent Code.

Pour les conventions et contrats à venir, de même que pour les dispositions non précisées dans les conventions et
contrats déjà signés, les procédures de déclaration et de versement obéissent obligatoirement aux règles
indiquées dans le présent Livre.

En cas de retard dans les déclarations ou dans les versements, les pénalités qui s’appliquent à ces obligations sont
celles du droit commun.

Chapitre 2 - Dispositions relatives aux loyers et aux bonus

1) Loyers

Art.1055.- Lorsqu’ils sont prévus, les loyers superficiaires ou autres sont exigibles dans les dix premiers jours de
l’année civile à laquelle ils s’appliquent.

Ils sont versés au service compétent de la DGI, accompagnés d’une déclaration en indiquant l’assiette.

2) Bonus

Art.1056.- Lorsqu’ils sont prévus, les bonus sont exigibles trente jours après la signature d’une convention ou d’un
contrat. Ils sont versés dans les mêmes conditions que celles édictées à l’article 1055 ci-avant.

Art.1057.- Lorsqu’ils sont prévus, les bonus liés à certains seuils de production à atteindre pendant trente jours
consécutifs, sont exigibles trente jours après le dernier jour du test de production.

Ils sont versés dans les mêmes conditions que celles édictées à l’article 1055 ci-avant.

Chapitre 3 - Dispositions relatives aux redevances, à l’impôt sur les BIC et au


partage de production versé en espèces

1) Redevances

Art.1058.- Hormis le cas où les conventions et contrats déjà signés en disposent autrement, les redevances, dans
les conditions indiquées à l’article 1055 ci-avant, doivent être versées par trimestre échu, dans le délai de trente

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jours francs à l’expiration du trimestre concerné.

Calculées sur une base évaluative, ces redevances sont à régulariser pour l’année en cours, d’après les résultats
définitifs des quantités produites. Cette régularisation doit intervenir au plus tard le 1er févier de l’année suivante.

2) Impôts sur les BIC

Art.1059.- En application des dispositions du 2 e alinéa de l’article 1054 ci-dessus, même si les conventions et
contrats déjà signés en décident autrement, l’impôt sur les BIC, lorsqu’il est effectivement réglé par l’entreprise, est
versé dans les conditions fixées par le présent Code.

Art.1060.- Les dispositions des articles 1058 et 1059 ci-avant s’appliquent de plein droit aux conventions et
contrats à venir.

Si la convention ou le contrat déjà signé prévoit le versement sur un compte bancaire à désigner par le
Gouvernement, celui-ci est obligatoirement l’un des comptes de la DGI ouverts à la BCEAO.

Art.1061.- Lorsque l’impôt sur les BIC est inclus dans la part de production revenant à l’État, le calcul de son
montant définitif est effectué par la DGI.

Celle-ci délivre à l’entreprise l’attestation qui ventile en impôt sur les BIC et en taxe d’exploitation pétrolière, la
totalité des versements effectués par cette dernière au titre de la part de la production revenant à l’État.

3) Partage de production

Art.1062.- Lorsqu’elle doit prendre la forme d’un partage de la production en espèces, la quote-part de production
revenant à l’État incluant ou non l’impôt sur les BIC est versée auprès de la recette des grandes entreprises de la
DGI.

Ce versement doit être accompagné d’une déclaration qui en détermine l’assiette dans les conditions fixées par le
présent Code.

Les sociétés pétrolières titulaires de contrats de partage de production et bénéficiaires des prestations fournies en
Côte d’Ivoire, doivent :

produire une copie du contrat de prestations de services qui les lie aux prestataires de services pétroliers, à
compter de sa date de signature ;

fournir un état trimestriel des montants qui leur sont facturés par les entreprises prestataires de services
pétroliers, ainsi que des sommes versées en retour à celles-ci ;

établir les déclarations fiscales et effectuer les paiements des impositions dues par les entreprises
soumises au régime fiscal simplifié, au nom et pour le compte de celles-ci.

Le prestataire et le bénéficiaire de la prestation sont solidaires du paiement des impositions dues

4) Modalités de détermination des impôts et taxes dans les CPP

Art.1062 bis.- La quote-part de production revenant à l’État dans le cadre d’un contrat de partage de production
(CPP) représente :

l’impôt sur les BIC dans une proportion de 70 % ;

la taxe d’exploitation pétrolière dans une proportion de 30 %.

Chapitre 4 - Dispositions relatives aux règlements en nature

Art.1063.- Lorsque les conventions ou contrats en prévoient la possibilité, les demandes de règlements en nature
relatives à l’impôt sur les BIC, aux redevances ou aux partages de production, sont le cas échéant et dans les délais
prévus, notifiées à l’entreprise par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition conjointe du Ministre des
mines et du Ministre des finances.

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Art.1064.- Les tonnages dus sont calculés selon les règles fixées par les conventions ou contrats en vigueur.

Après vérification effectuée par la DGI, sur la base des déclarations prévisionnelles fournies dans les mêmes
conditions que pour les règlements en espèces, ils sont livrés à la Société Nationale d’Opérations Pétrolières de la
Côte d’Ivoire (PETROCI) par douzièmes mensuels provisionnels qui devront être régularisés au plus tard trois mois
à l’issue de l’année civile en cours.

La PETROCI délivre au redevable une attestation justifiant des volumes et tonnages pris en charge. Copie de cette
attestation est transmise à la DGI.

Art.1065.- Par la production de cette attestation, les entreprises sont subrogées par la PETROCI dans leurs
obligations fiscales y relatives.

Quitus leur est alors donné par la DGI qui établit en même temps un ordre de recettes à l’encontre de la PETROCI,
d’une valeur équivalente, sous déduction d’une commission pour frais de stockage et de commercialisation fixée à
100 FCFA par baril.

Art.1066.- Pour s’acquitter de sa dette, la PETROCI dispose d’un délai de quarante cinq jours francs à compter de la
remise contre signature de l’ordre de recettes visé ci-avant ou de l’enlèvement de la part de production revenant à
l’État.

Chapitre 4 bis - Obligations déclaratives, paiements et sanctions

Art.1066 bis.- La PETROCI est tenue de communiquer à la DGI au plus tard le 15 de chaque mois au titre du mois
précédent :

les quantités de pétrole mises à sa disposition pour le compte de l’État ;

les quantités de gaz naturel revenant à l’État ;

les dates d’enlèvement et de vente de ces produits ;

les quantités vendues, le prix de cession à l’unité et le montant global de la vente ;

l’identité et l’adresse des clients.

Art.1066 ter.- L’entreprise titulaire d’un contrat pétrolier est tenue de produire auprès de la DGI :

dans les trente jours :

à compter de sa date de signature, une copie du contrat pétrolier ;

suivant la date du début d’exploitation, une déclaration du nombre de puits ;

dans les trente jours suivant chaque trimestre civil échu :

un état trimestriel détaillé des coûts pétroliers ou « cost oil » ;

une déclaration trimestrielle faisant ressortir la production brute de pétrole et de gaz (par puits, en
quantité et en valeur), la production nette, la part du contacteur et celle de l’État ;

une déclaration trimestrielle du montant de la vente de la part de production lui revenant ainsi que
le prix de cession du baril ;

une déclaration trimestrielle de la part de production revenant à l’État et la date de sa mise à la


disposition de la PETROCI.

au plus tard le 30 janvier de chaque année, une déclaration indiquant les prévisions de production pour
l’année en cours avec indication des dates d’enlèvement.

Art.1066 quater.- Les versements au titre des impôts visés aux articles 1058 et 1062 bis ci-dessus sont effectués
auprès de la recette de la DGE ou des centres des moyennes entreprises au moyen d’imprimés réglementaires
prévus à cet effet.

Art.1066 quinquies.- En cas de défaut ou de retard dans les déclarations ou les versements, les sanctions
applicables sont celles prévues par les dispositions du LPF.

Chapitre 5 - Dispositions finales

Art.1067.- Des arrêtés du Ministre des finances régleront les modalités d’application des dispositions du présent
livre.

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TITRE 2 - RÉGIME FISCAL SIMPLIFIÉ DES PRESTATAIRES DE SERVICES


PÉTROLIERS

Art.1068.- Il est institué un régime fiscal simplifié réservé aux prestataires de services pétroliers définis à l’article
1069 ci-après.

Chapitre 1 - Option et règles de calcul

1) Option

Art.1069.- (L.F.2021) Pour bénéficier du régime fiscal simplifié, les prestataires de services pétroliers des
entreprises en phase d’exploration et ceux des entreprises en phase d’exploitation, doivent remplir
cumulativement les conditions suivantes :

avoir signé avec une société pétrolière un contrat exclusif de louage de service ;

mettre en œuvre, pour remplir leurs obligations contractuelles un équipement nécessitant d’importants
investissements ou des matériels spécifiques à l’activité ou à la recherche pétrolière ;

être inscrit au registre du commerce et du crédit mobilier sous forme d’agence ou de succursale.

Lorsque la durée de la mission de l’entreprise est inférieure à six mois, celle-ci peut produire le récépissé de la
demande d’immatriculation au RCCM en lieu et place de l’attestation d’inscription audit Registre.

Art.1070.- L’assujettissement au régime fiscal simplifié est subordonné à la déclaration faite par le prestataire de
services pétroliers auprès de la Direction des grandes Entreprises, dans les trois mois de son installation en Côte
d’Ivoire.

L’option pour le régime simplifié est irrévocable, sauf déchéance décidée et notifiée par le Directeur des grandes
Entreprises en cas de non respect de ses obligations par l’entreprise ou de modifications notables des conditions
d’exercice de l’activité.

Art.1070 bis.- (L.F.2021) Les personnes représentant les entreprises prestataires de services pétroliers sont tenues
de procéder à l’immatriculation fiscale desdites entreprises.

Elles sont également tenues de souscrire auprès du service des impôts compétent, une déclaration de cessation
d’activité à la fin des missions des entreprises qu’ils représentent.

Les sociétés pétrolières titulaires de contrats de partage de production qui ont recours aux services d’entreprises
prestataires de services pétroliers, sont solidaires avec celles-ci de l’obligation de souscrire la déclaration susvisée.

2) Règles de calcul des impositions

Art.1071.- Le régime fiscal simplifié concerne l’impôt sur les BIC, l’IRVM, les impôts assis sur les salaires et la taxe
sur les contrats d’assurances.

Pour ce qui est des autres impôts, droits et taxes ainsi que des règles relatives à l’assiette, au recouvrement et au
contentieux non modifiés par le présent régime, les entreprises restent soumises au droit commun.

Art.1072.- (L.F.2021, L.F.2022) L’imposition des prestataires de services pétroliers assujettis au régime fiscal
simplifié est fixée forfaitairement à 6 % pour les prestataires de services des entreprises pétrolières en phase
d’exploration et à 2,17 % pour les prestataires de services des entreprises pétrolières en phase d’exploitation. Ces
taux sont appliqués sur l’ensemble du chiffre d’affaires hors taxes réalisé en Côte d’Ivoire.

Les prestataires de services pétroliers soumis au régime fiscal prévu par le présent Code ne sont pas redevables de
l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et de la taxe sur les contrats d’assurances.

Ce chiffre d’affaires comprend la rémunération brute totale, à l’exclusion :

1° des sommes reçues au titre de la mobilisation et de la démobilisation du matériel et de l’équipage, à


condition qu’elles correspondent à un transfert réel vers ou hors de la Côte d’Ivoire, qu’elles soient
raisonnables et qu’elles soient facturées à part ;

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2° des simples remboursements de dépenses et de fournitures accessoires facturés séparément faisant


ressortir le montant des dépenses ou le prix de la fourniture, ainsi que les frais de prise en charge et de
manutention.

Art.1073.- Abrogé

Art.1074.- La tenue de la comptabilité suivant les normes du droit comptable apparaissent n’est pas obligatoire.

Art.1075 à 1078.- Abrogés

Art.1079.- Les prestataires de services pétroliers sont assujettis à la contribution des patentes prévue par le
présent Code. La patente est payée par anticipation.

Art.1080.- Abrogé

Chapitre 2 - Obligations et recouvrement

1) Obligations

Art.1081.- Les entreprises soumises au régime fiscal simplifié sont tenues de produire la déclaration des
commissions, courtages, honoraires etc., dans les conditions prévues à l’article 108 du CGI, et, en tous cas, avant
leur départ définitif de Côte d’Ivoire.

2) Recouvrement

Art.1082.- Les modalités de recouvrement de l’impôt forfaitaire des prestataires des services pétroliers, visés à
l’article 1072 ci-dessus, sont fixés comme suit :

Les acomptes sont basés sur le chiffre d’affaires facturé au cours de chaque trimestre et versés, accompagnés de la
liste nominative des factures établies au cours dudit trimestre.

Le taux de change retenu est celui du jour de l’émission de la facture par la société prestataire.

Art.1083.- Abrogé

Livre 6 - Taxes et dispositions diverses

TITRE 1 - TAXE SPÉCIALE D’ÉQUIPEMENT

Art.1084.- (L.F.2021, L.F.2023) 1) Il est institué une taxe, dite taxe spéciale d’équipement, sur le chiffre d’affaires
hors taxe des entreprises soumises à un régime réel d’imposition.

En ce qui concerne la Société Ivoirienne de Raffinage et les distributeurs de produits pétroliers, la taxe est
appliquée sur le chiffre d’affaires hors taxes issu de la vente des produits accessoires.

2) Le taux de la taxe est fixé à 0,10 %.

3) La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la TVA.

4) La taxe n’est ni imputable ni remboursable.

5) Abrogé

6) La taxe est versée sur un compte spécial ouvert dans les livres de la Banque nationale d’investissement et
destinée à couvrir les dépenses d’investissements et d’entretien des bâtiments, équipements informatiques,
mobiliers et véhicules acquis par la DGI. La quotité affectée à l’entretien des équipements est fixée par arrêté du
Ministre de l’économie et des finances.

Le tiers du produit de la taxe sera reversé aux organisations professionnelles du secteur privé moderne pour
renforcer leur capacité d’encadrement de leurs membres.

Les modalités de rétrocession et de gestion de la quote-part du secteur privé moderne seront déterminées par
arrêté du Ministre des finances.

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7) Les modalités de gestion du compte seront fixées par arrêté du Ministre de l’économie et des finances.

8) Sont exonérées de la taxe prévue à l’alinéa 1 du présent article, l’exportation de fèves de café et de cacao brutes
ainsi que les opérations portant sur la vente de produits pétroliers.

Sont également exonérés de la taxe, les grossistes et les pharmacies, en ce qui concerne le chiffre d’affaires tiré des
opérations de distribution des médicaments de la Nouvelle Pharmacie de la Santé publique dans le cadre de la
Couverture Maladie universelle (CMU).

TITRE 2 - TAXE SPÉCIALE SUR LE TABAC POUR LE DÉVELOPPEMENT


DU SPORT

Art.1085.- (L.F.2022) 1) Il est institué une taxe dite taxe spéciale sur le tabac pour le développement du sport.

2) Le taux de la taxe est fixé comme suit :

cigares, cigarillos, cigarettes, tabac à fumer, autres tabacs et succédanés de tabacs, la cigarette
électronique, les pipes et leurs parties, les préparations pour pipes, les produits et les matériels de la chicha
et de la cigarette électronique : 5 % du prix de vente.

Les entreprises soumises à un régime réel d’imposition sont tenues de déclarer et d’acquitter la taxe collectée au
cours d’un mois donné au plus tard le 10 du mois suivant, à la recette du service des Impôts dont elles relèvent.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des Centres des Moyennes Entreprises, la taxe, collectée
au cours d’un mois donné doit être déclarée et reversée :

au plus tard le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles ;

au plus tard le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales.

3) Le produit de la taxe est logé dans les livres de la Banque Nationale d’Investissement et affecté comme suit :

50 % à la Fédération Ivoirienne de Football ;

35 % aux autres fédérations sportives ;

15 % à la cellule-projets des infrastructures socio-sportives. La part revenant à la cellule-projets est gérée


par la régie créée à cet effet auprès du ministère en charge des Sports.

Pour l’application des dispositions ci-dessus, la base imposable est déterminée d’après le prix de vente sortie-usine,
à l’exclusion de la TVA. Ce prix de vente ne peut être inférieur à 15.000 FCFA les 1.000 cigarettes.

En ce qui concerne les produits importés, la base imposable est déterminée d’après la valeur taxable en douanes
augmentée de tous les droits et taxes de douanes à l’exclusion de la TVA, majorée de 25 %.

Pour les produits importés, la base imposable est déterminée d’après la valeur taxable en douanes augmentée de
tous les droits et taxes de douanes à l’exclusion de la TVA.

Cette valeur ne peut être inférieure à :

15.000 FCFA les 1.000 cigarettes pour les produits fabriqués dans un État lié à la Côte d’Ivoire par un accord
d’union douanière ;

20.000 FCFA les 1.000 cigarettes pour les produits fabriqués dans un État non lié à la Côte d’Ivoire par un
accord d’union douanière.

TITRE 3 - TAXE ROUTIÈRE

Art.1086.- 1) Il est institué un droit de péage sur certaines voies routières, dénommé « taxe routière ».

2) Le produit de la taxe est affecté au financement et à l’entretien routier.

3) Les voies concernées, les véhicules visés, le tarif et les modalités de recouvrement de la taxe sont fixés par
décret.

4) Le produit de la taxe routière est destiné à couvrir les travaux de réparation et d’entretien des voies routières et
éventuellement, les investissements en travaux neufs.

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TITRE 4 - REDEVANCES SUR LES ARMES À FEU ET À AIR COMPRIMÉ

Art.1087.- Tout détenteur d’une arme à feu ou à air comprimé est assujetti au paiement d’une redevance annuelle
d’après le tarif fixé à l’article 1089 ci-dessous.

Art.1088.- Sont exemptés :

1° les revolvers d’ordonnance des officiers et sous-officiers ;

2° les armes à l’usage des troupes, de la Police ou de toute autre force publique ;

3° les armes détenues par les commerçants et exclusivement destinées à la vente ;

4° les fusils d’honneur donnés par l’administration.

Art.1089.- Le tarif de la redevance est fixé comme suit :

arme de chasse rayée : 5.000 FCFA

arme de chasse perfectionnée non rayée : 2.000 FCFA

arme de traite : 800 FCFA

arme de salon : 800 FCFA

revolver ou pistolet : 1.500 FCFA

Art.1090.- Le paiement de la redevance sera constaté par la délivrance d’une vignette numérotée extraite d’un
carnet à souche. Ces carnets seront pris en charge par les percepteurs et remis par eux aux sous-préfets ou à leurs
représentants chargés du recouvrement de la redevance. Ces derniers en verseront le montant au comptable du
Trésor de leur résidence.

Art.1091.- Tout détenteur d’une arme soumise à la redevance est astreint, si elle n’a déjà été recensée, à en faire la
déclaration au fonctionnaire chargé du contrôle des armes au lieu de sa résidence.

Cette déclaration doit être faite dans un délai de quinze jours soit à partir de l’entrée en possession, soit à partir de
l’arrivée au lieu de résidence.

Toute arme non déclarée sera soumise à la double redevance, sans préjudice des pénalités prévues par les
règlements en vigueur sur la détention des armes à feu ou à air comprimé.

Si le détenteur d’une arme soumise à redevance transfère sa résidence, il devra en faire la déclaration à la sous-
préfecture du lieu dont il part et si le transfert a lieu en Côte d’Ivoire, à celle du lieu où il va se fixer.

Art.1092.- En cas de cession d’une arme ayant donné lieu au paiement de la redevance, le nouveau propriétaire ne
sera assujetti à aucun paiement pour le temps restant à courir sur la période pour laquelle la redevance aura été
acquittée. Le transfert sera constaté par le fonctionnaire chargé du contrôle des armes.

Art.1093.- Lorsqu’une arme est mise hors d’usage, le détenteur ne pourra obtenir sa radiation du contrôle des
armes de sa résidence qu’autant qu’il en aura fait constater le délabrement par l’autorité compétente. Cette
radiation n’entraînera en aucun cas décharge du paiement de la redevance pour l’année en cours si l’arme était en
usage au premier janvier. Si l’arme réparée est remise en usage, elle devra obligatoirement faire l’objet d’une
nouvelle déclaration sous peine des sanctions édictées pour défaut de déclaration.

Art.1094.- A Abidjan, la compétence attribuée aux sous-préfets par les articles précédents est dévolue au service
spécialisé de la préfecture. Les carnets de vignettes seront remis à ce service par le receveur percepteur d’Abidjan,
qui en encaissera le montant.

Art.1095.- En cas de refus de paiement, il sera procédé par le sous-préfet ou son représentant chargé du
recouvrement, à la saisie de l’arme soumise à la redevance.

A l’expiration d’un délai d’un mois à partir de la date de la saisie, l’arme sera vendue aux enchères publiques.

Art.1096.- Le produit de la redevance est versé au Budget de l’État au titre du chapitre 10 « Produits divers et
accidentels ». Il est ristourné aux sous-préfectures dans les conditions prévues par l’article 19 de la loi n°64-106 du
2 février 1964.

TITRE 5 - TAXES FORESTIÈRES

Chapitre 1 - Taxes et tarifs

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Art.1097.- Les redevances et taxes forestières dues annuellement au titre du revenu du domaine forestier sont
déterminées comme suit :

1° la taxe d’attribution du périmètre d’exploitation forestière est fixée à 30 FCFA par hectare ;

2° la taxe de renouvellement est fixée à 200 FCFA par hectare ;

3° la taxe de superficie est fixée à 50 FCFA par hectare ;

4° la redevance au titre des travaux d’intérêt général est fixée à 48 francs par hectare.

Dans le cas de contrats d’aménagement et d’exploitation de longue durée, ces taxes ne sont pas exigibles, mais
sont intégrées dans le montant de la redevance annuelle qui tient compte des avantages résultant des droits
d’exploitation exclusifs du co-contractant.

Art.1097 bis.- Abrogé

Art.1097 ter.- (L.F.2022) Il est institué une taxe dite taxe sur les ventes de bois en grumes.

Elle s’applique au taux de 5 % sur la valeur des livraisons de bois en grumes, y compris les livraisons à soi-même et
quelle que soit la provenance du bois. Pour les exportations, elle s’applique au même taux à la valeur déclarée en
douane.

En ce qui concerne les livraisons à soi-même, la base à retenir pour la détermination de la taxe est fixée par arrêté
conjoint du Ministre en charge du Budget et du Ministre en charge des Eaux et Forêts, par catégorie d’essence
forestière. Ce montant pourra être aménagé périodiquement pour tenir compte des évolutions du marché.

La taxe est retenue à la source par les entreprises locales bénéficiaires de la livraison de bois en grumes ou par le
déclarant en douane.

Art.1097 quater.- (L.F.2022) Abrogé

Art.1098.- Il est créé une taxe dite de reboisement destinée à financer la réalisation de plantations d’essences
forestières de valeur. Le taux de cette taxe est fixé à 2 % de la valeur mercuriale des grumes exportées. Le produit
de la taxe est versé sur un compte spécial du Trésor.

La taxe est liquidée par l’administration des douanes dans les mêmes conditions et sous les mêmes sûretés que le
droit unique de sortie.

Art.1099.- La contribution nationale additionnelle au droit unique de sortie sur les bois sciés est supprimée à
l’article 3 de la loi n°62-61 du 16 février 1962, modifiée par l’article 2 de la loi n°64-127 du 11 mars 1964.

Chapitre 2 - Essences forestières (Abrogé)

Art.1100 et 1101.- Abrogés

Chapitre 3 - Redevables (Abrogé)

Art.1102.- Abrogé

Chapitre 4 - Fait générateur, assiette, recouvrement, affectation des taxes

Art.1103.- Le fait générateur de la taxe est constitué :

1° pour les bois en grumes exportés, par le dépôt de la déclaration d’exportation en douane ;

2° pour les bois en grumes destinés aux industries locales, par la livraison à l’utilisateur ;

Art.1104.- Les règles d’assiette, de recouvrement et de contentieux prévues en matière de taxes sur le chiffre
d’affaires par le CGI et le LPF s’appliquent à la taxe sur les ventes de bois en grumes.

Art.1105.- Les taxes d’attribution et de superficie sont payées au receveur des domaines.

Art.1106.- Les taxes énumérées aux articles 1097, 1097 ter et 1097 quater sont affectées au Budget de l’État.

Chapitre 5 - Obligations et sanctions

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1) Obligations

Art.1107.- Les redevables des taxes d’attribution et de superficie doivent déposer avant le commencement des
opérations, une déclaration auprès du receveur des domaines indiquant :

le nom ou la raison sociale ;

l’adresse exacte du siège de l’entreprise ainsi que le numéro de la boîte postale ;

les différentes activités exercées ;

la superficie ;

la date d’attribution ou de renouvellement ;

le numéro de compte contribuable ;

le marteau ;

le numéro de code.

Le non respect de cette obligation est puni d’une amende de 500.000 FCFA.

Art.1108.- Tout redevable est tenu de remettre avant le 30 de chaque mois au service des recettes domaniales une
déclaration indiquant le montant de ses opérations imposables réalisées au cours du mois précédent, qui est
établie :

au vu des fiches de spécifications définitives datées du mois précédent pour les déclarants en douane ;

au vu du livre-journal d’entrée et du livre de transfert ou livre de sortie des bois en grumes pour les
industriels du bois utilisateurs.

Les assujettis aux différentes taxes visées à l’article 1105 ci-dessus sont tenus de souscrire avant le 16 janvier de
chaque année, une déclaration des opérations de l’année précédente et le montant des taxes dues.

Art.1109.- Le redevable est tenu de joindre à la déclaration prévue à l’article 1108 ci-dessus un chèque bancaire
barré établi à l’ordre du service des recettes domaniales, d’un montant égal à celui de la taxe exigible.

Art.1110.- Il est fait obligation aux déclarants en douane d’adresser à la Direction des Eaux et Forêts, avant le 30 de
chaque mois, un exemplaire des fiches de spécifications définitives des grumes exportées, et un double de la
déclaration adressée au service des recettes domaniales.

Les agents des Eaux et Forêts ayant le grade d’ingénieur sont habilités à effectuer toute investigation dans les
écritures des déclarants en douane en vue de s’assurer de l’exactitude des fiches de spécifications définitives
concernant l’exportation des grumes.

Les exploitants d’usines de transformation de bois en grumes sont tenus d’adresser à la Direction des Eaux et
Forêts le 30 de chaque mois, le relevé des grumes entrées dans le parc à bois de l’entreprise au cours du mois
précédent, ainsi qu’un double de la déclaration adressée au service des recettes domaniales.

Le relevé comportera les spécifications prévues à l’article 1 de l’arrêté n°1577 du 5 décembre 1966 fixant les
modalités d’application du décret n°66-420 du 15 septembre 1966 portant réglementation des industries du bois.

Art.1111.- Les assujettis et redevables des taxes d’attribution et de superficie doivent acquitter en trois fractions
égales auprès du receveur des domaines, le montant de la taxe :

le 30 mars au plus tard ;

le 30 juin au plus tard ;

le 30 septembre au plus tard.

2) Sanctions

Art.1112.- En cas de non agrément des travaux d’intérêt général prévus à l’article 14 du décret n°66-421 du 15
septembre 1966 réglementant l’exploitation des bois d’œuvre et d’ébénisterie, de service, de feu et à charbon, il est
exigé le versement au profit du Trésor Public d’une indemnité forfaitaire dont le montant sera fixé par une
commission désignée par arrêté du Ministre de l’agriculture, dans la limite de 400.000 FCFA par chantier de 2.500
hectares. L’indemnité est perçue par le trésorier-payeur général ou les comptables du Trésor au vu d’un ordre de
recettes émis par l’administration des Eaux et Forêts.

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Art.1113.- En cas de retard dans le paiement de la taxe exigible, le redevable doit payer en sus une indemnité égale
à 5 % du montant de la taxe qui aurait dû être acquittée.

Si le paiement intervient après le dernier jour du mois suivant celui de la date limite de la déclaration, il est exigé en
outre une indemnité de 1 % par mois ou fraction de mois de retard supplémentaire.

Le défaut de déclaration est passible d’une amende égale au double du montant de la taxe due.

Cette amende est doublée en cas de manœuvres frauduleuses.

Art.1114.- Le déclarant en douane qui n’a pas la qualité de transitaire agréé s’expose également, en cas de non
paiement des taxes dans les délais réglementaires, au retrait de l’agrément d’exportateur en bois.

Chapitre 6 - Prescriptions - Remises de pénalités

Art.1115.- L’action de l’administration se prescrit par 5 ans à compter de l’infraction.

L’action en restitution des redevables se prescrit par 5 ans à compter du paiement.

Art.1116.- Abrogé

TITRE 6 - TAXE SPÉCIALE SUR LES TRANSPORTS PRIVÉS DE


MARCHANDISES

Art.1117.- 1) Il est institué une taxe sur les transports privés de marchandises dont le produit est affecté au Budget
de l’État.

Cette taxe est assise et perçue dans les conditions prévues aux articles 287, 291, 294, 296 et 297 du CGI en matière
de patentes de transporteurs.

2) Toute personne physique ou morale effectuant pour son propre compte le transport de marchandises est tenue
de se faire délivrer autant de formules de taxe spéciale qu’elle met en service de véhicules automobiles.

3) Le tarif de base applicable est de 24.000 F pour un véhicule dont la charge utile n’excède pas 3 tonnes ; ce tarif
est majoré de 1.000 F par tonne ou fraction de tonne supplémentaire pour tout véhicule dont la charge utile
excède 3 tonnes.

4) Sont exonérés de la taxe :

1° les véhicules ne circulant pas sur la voie publique ;

2° les véhicules immatriculés en W ;

3° les véhicules administratifs ;

4° les véhicules soumis au régime des immatriculations spéciales réservées aux exploitants agricoles ;

5° les camions grues et de dépannage ;

6° les bennes à ordures ;

7° les véhicules affectés à des exploitations agricoles et dont la charge utile ne dépasse pas 7,5 tonnes ;

8° les véhicules des entreprises qui bénéficiaient avant le 1 er janvier 1970 d’un régime fiscal de longue
durée.

5) En ce qui concerne les véhicules visés aux 7 et 8 ci-dessus, l’exonération sera matérialisée par la délivrance d’une
attestation annuelle signée par le directeur général des Impôts, qui devra être présentée à toute réquisition des
fonctionnaires chargés du contrôle à la circulation.

6) Une attestation provisoire pourra être délivrée par le directeur général des Impôts aux contribuables dont les
véhicules ne circulent pas normalement sur la voie publique mais qui doivent exceptionnellement emprunter cette
dernière pour se rendre à un atelier de révision ou de réparation.

7) Les agents du service des transports routiers ne peuvent procéder après le 30 mai de chaque année à aucune
mutation, visite technique, inscription de gage, ou toute autre formalité relative à des véhicules, sans qu’il ne soit
présenté par le requérant la justification du paiement de la taxe spéciale sur les transports privés de marchandises
au titre de l’année en cours ou la preuve de son exemption.

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TITRE 7 - TAXE SUR LES ENCOURS DE CRÉDITS BANCAIRES


(ABROGÉ)

Art.1118 à 1124.- Abrogés

TITRE 8 - REDEVANCE D’ÉVALUATION IMMOBILIÈRE

Art.1125.- Il est institué une redevance, dite redevance d’évaluation immobilière, sur la valeur du patrimoine
immobilier des personnes physiques ou morales sollicitant l’expertise immobilière de la DGI.

Sont exonérés de la redevance, l’État et ses démembrements.

La redevance est perçue au taux de 1 % sur le montant de l’évaluation. Celle-ci ne peut être inférieure à
50.000 FCFA.

Le produit de la redevance est affecté à une régie dite « Régie de gestion de la redevance d’évaluation
immobilière ». Il est destiné à couvrir les charges liées aux travaux d’expertise immobilière, ainsi que les
investissements en matériels et équipements cadastraux de la DGI.

Les modalités d’organisation et de fonctionnement de la régie sont fixées par arrêté du Ministre de l’économie et
des finances.

TITRE 9 - PRÉLÈVEMENT ADDITIONNEL SUR LES JEUX DE CASINO,


DE MACHINES À SOUS ET SUR LES JEUX DE HASARD ORGANISÉS
PAR LA LONACI (ABROGÉ)

Art.1126.- (L.F.2022) Abrogé

TITRE 10 - TAXE POUR LE DÉVELOPPEMENT DES NOUVELLES


TECHNOLOGIES EN ZONES RURALES

Art.1127.- 1) Il est institué une taxe pour le développement des nouvelles technologies en zones rurales à la charge
des sociétés de téléphonie et des entreprises effectuant les opérations de transfert d’argent, par téléphone mobile.

2) Le taux de la taxe est de 2 %.

Ce taux s’applique au chiffre d’affaires mensuel hors taxes encaissé en ce qui concerne les ventes ou fournitures de
télécommunication payées après consommation et au chiffre d’affaires mensuel hors taxes facturé pour les ventes
ou fournitures de communication prépayées.

Art.1128.- 1) Les sociétés de téléphonie et des entreprises effectuant les opérations de transfert d’argent par
téléphone mobile sont tenues de déclarer et d’effectuer les paiements au plus tard le 20 de chaque mois à la
recette des grandes entreprises de la DGI.

2) La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la TVA.

3) Le produit de la taxe est reversé dans un compte ouvert par le Fonds national de Télécommunications dans les
livres de la Banque nationale d’Investissement.

TITRE 11 - PRÉLÈVEMENT AU PROFIT DE LA PROMOTION DE LA


CULTURE

Art.1129.- Il est institué un prélèvement de 0,2 % pour la promotion de la culture.

Le produit de ce prélèvement qui est assis sur le chiffre d’affaires mensuel des sociétés de téléphonie et des
entreprises effectuant les opérations de transfert d’argent par téléphone mobile est reversé au Fonds de la Culture.

La taxe est perçue dans les mêmes conditions, et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la TVA.

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TITRE 12 - TAXE SUR LES ENTREPRISES DE TÉLÉCOMMUNICATIONS


ET DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA
COMMUNICATION ET DES ENTREPRISES EFFECTUANT LES
OPÉRATIONS DE TRANSFERT D’ARGENT

Art.1130.- Il est institué une taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l’information et
de la communication et des entreprises effectuant les opérations de transfert d’argent par téléphone mobile.

Cette taxe au taux de 5 %, est assise sur le chiffre d’affaires mensuel hors taxe des entreprises du secteur des
télécommunications, des technologies de l’information et de la communication installées en Côte d’Ivoire ainsi que
des entreprises effectuant les opérations de transfert d’argent par téléphone mobile.

Le chiffre d’affaires s’entend, outre les éléments prévus à l’article 39-2° du CGI, des recettes et produits issus de
l’interconnexion entre entreprises, des activités de ventes de capacités actives et passives, des services internet, à
l’exclusion des locations de liaisons, de pylônes, de capacités actives et passives effectuées par les entreprises
autres que celles de téléphonie.

Art.1131.- Le produit de la taxe est réparti comme suit :

95 % au Budget de l’État ;

5 % au financement des actions de contrôle du trafic et de lutte contre la fraude en matière de


télécommunications.

La part destinée à la lutte contre la fraude est versée sur un compte spécial ouvert dans les livres de la Banque
nationale d’Investissement et géré par un régisseur.

Les modalités de gestion de ce compte seront déterminées par arrêté conjoint du Ministre en charge des
technologies de l’information et de la communication et du Ministre de l’économie et des finances.

Art.1132.- 1) Les entreprises visées à l’article 1130 sont tenues de déclarer et de reverser la taxe collectée au titre
du mois précédent au plus tard le 15 de chaque mois.

Toutefois, en ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des centres des moyennes entreprises, la
déclaration et le reversement doivent être effectués au plus tard le 20 de chaque mois.

2) La déclaration est obligatoirement accompagnée de deux chèques distincts, libellés respectivement à l’ordre :

du receveur compétent ;

du compte spécial de contrôle et de lutte contre la fraude en matière de télécommunications.

3) La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la TVA.

TITRE 13 - TAXE DE SOLIDARITÉ ET DE LUTTE CONTRE LE SIDA ET LE


TABAGISME

Art.1133.- Il est institué au profit du Fonds national de Lutte contre le SIDA et du Programme national de Lutte
contre le Tabagisme, l’Alcoolisme, la Toxicomanie et les autres addictions, une taxe dite Taxe de solidarité et de
Lutte contre le SIDA et le Tabagisme.

La taxe est due par les fabricants et les importateurs de tabacs.

2) Le taux de la taxe est fixé à 2 %.

3) La base imposable est déterminée dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités que la taxe spéciale
sur le tabac pour le développement du sport.

4) Le produit de la taxe est réparti comme suit :

70 % au Fonds national de Lutte contre le SIDA ;

30 % au Programme national de Lutte contre le Tabagisme, l’Alcoolisme, la Toxicomanie et les autres


addictions.

5) Le produit de la taxe est reversé dans les proportions susvisées, sur deux comptes ouverts à cet effet dans les
Livres de la Banque du Trésor, respectivement au nom du Fonds de Solidarité et de Lutte contre le SIDA (FNLS) et
du Programme national de Lutte contre le Tabagisme, l’Alcoolisme, la Toxicomanie et les autres addictions (PNLTA).

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6) Les modalités de fonctionnement de ces comptes seront fixées par arrêté conjoint du Ministre de l’Économie et
des Finances et du Ministre en charge de la Santé et de la Lutte contre le SIDA.

TITRE 14 - TAXE SPÉCIALE POUR LA PRÉSERVATION ET LE


DÉVELOPPEMENT FORESTIER

Art.1134.- 1) Il est institué une taxe, dite taxe spéciale pour la préservation et le développement forestier.

2) La taxe s’applique au taux de 2,5 % sur la valeur des livraisons de bois en grumes, y compris les livraisons à soi-
même. En ce qui concerne les livraisons à soi-même, la base à retenir pour la détermination de la taxe est fixée par
arrêté conjoint du Ministre en charge du Budget et du Ministre en charge des Eaux et Forêts, par catégorie
d’essence forestière. Ce montant pourra être aménagé périodiquement pour tenir compte des évolutions du
marché.

3) L’assiette, le recouvrement et le contrôle de la taxe sont assurés dans les mêmes conditions, procédures,
sanctions et sûretés que la taxe sur les ventes de bois en grumes.

4) Le produit de la taxe est reversé sur un compte spécial dénommé « Fonds spécial pour la Préservation et le
Développement forestier (FSPDF) » ouvert dans les livres de la Banque Nationale d’Investissement et destiné au
financement des travaux de préservation et de développement forestier.

5) Les modalités de fonctionnement et de gestion du compte seront fixées par arrêté conjoint du Ministre de
l’économie et des finances et du Ministre de l’environnement, des eaux et forêts.

TITRE 15 - TAXE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA PRODUCTION


AGRICOLE ALIMENTAIRE (ABROGÉE)

Art.1135.- Abrogé

TITRE 16 - TAXE SUR L’EXPORTATION DE LA FERRAILLE ET DES


SOUS-PRODUITS FERREUX

Art.1136.- Il est institué une taxe dénommée taxe sur l’exportation de la ferraille et des sous-produits ferreux.

La taxe est acquittée par les exportateurs de ferrailles.

Son tarif est fixé à 100.000 FCFA par tonne.

La taxe est recouvrée dans les mêmes conditions, et selon les mêmes modalités, sûretés et sanctions que les droits
d’enregistrement en matière d’exportation de café et de cacao.

Le produit de la taxe est reversé à l’organisme chargé de la collecte et de la gestion des ordures ménagères.

TITRE 17 - TAXE DE SALUBRITÉ ET DE PROTECTION DE


L’ENVIRONNEMENT

Art.1137.- 1) Il est institué une taxe de salubrité et de protection de l’environnement sur l’importation des véhicules
d’occasion de plus de cinq ans.

2) Les tarifs de la taxe sont fixés comme suit :

50.000 FCFA par véhicule d’occasion de transport de personnes dont l’âge est supérieur à cinq ans et
inférieur ou égal à dix ans à l’importation ;

50.000 FCFA par véhicule d’occasion de transport de marchandises dont le poids total à charge est inférieur
ou égal à dix tonnes et dont l’âge est supérieur à cinq ans et inférieur ou égal à dix ans à l’importation ;

100.000 FCFA par véhicule d’occasion de transport de marchandises dont le poids total est supérieur à 10
tonnes et dont l’âge est inférieur ou égal à dix ans à l’importation.

3) La taxe est recouvrée au cordon douanier par les receveurs des services compétents de la Direction générale des
Douanes, selon les mêmes conditions, et sous les mêmes procédures, sûretés et sanctions que les droits et taxes

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sur les véhicules importés.

La déclaration est accompagnée d’un chèque libellé à l’ordre de l’Agence nationale de Gestion de Déchets
(ANAGED).

TITRE 18 - TAXE SPÉCIALE SUR CERTAINS PRODUITS EN MATIÈRE


PLASTIQUE

Art.1138.- (L.F.2022) 1) Il est perçu une taxe dite taxe spéciale sur certains produits en matière plastique, à la
charge des entreprises productrices et importatrices d’emballages en matière plastique.

Cette taxe ne s’applique pas aux emballages en matière plastique destinés à l’exportation.

2) Le tarif de la taxe est fixé à 50 FCFA par kilogramme d’emballage en matière plastique.

3) Les entreprises redevables sont tenues de déclarer et d’effectuer les paiements à la Recette des Impôts de
rattachement.

La taxe est perçue dans les mêmes conditions, et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la TVA.

La déclaration est accompagnée d’un chèque libellé à l’ordre du Fonds de Financement des Programmes de
Salubrité urbaine (FFPSU).

4) Le produit de la taxe est reversé sur un compte spécial ouvert au nom dudit Fonds auprès de l’Agence comptable
centrale des Dépôts.

TITRE 19 - TAXE SUR LE CAOUTCHOUC GRANULÉ SPÉCIFIÉ


(ABROGÉE)

Art.1139.- (L.F.2022) Abrogé

TITRE 20 - TAXE POUR LE DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE

Art.1140.- (L.F.2022) 1) Il est institué au profit du Fonds de Développement touristique, une taxe dite taxe pour le
développement touristique.

Elle est due par les opérateurs économiques relevant du régime des micro-entreprises et ceux relevant d’un régime
réel d’imposition intervenant dans le domaine touristique, à savoir :

les hôtels, résidences-hôtels meublés, motels et villages de vacances ;

les restaurants, maquis, bars et night-clubs ;

les agences de voyages et organisateurs de circuits touristiques ;

les agences de location de voitures, cars, bateaux et avions ;

les marinas ;

les casinos et salles de jeux.

2) Le taux de la taxe est fixé à 1,5 % du montant hors taxes de la facture adressée au client par les établissements
prestataires visés au 1° ci-dessus.

3) La taxe est recouvrée par le receveur compétent de la DGI dans les mêmes conditions, sous les mêmes
procédures, sanctions et sûretés que la TVA.

4) Le produit de la taxe est réparti comme suit :

40 % au Budget de l’État ;

60 % au Fonds de Développement touristique.

La part revenant Fonds de Développement touristique est reversée chaque mois sur un compte spécial ouvert dans
les livres de la Banque nationale d’investissement.

TITRE 21 - TAXE SPÉCIFIQUE SUR LES COMMUNICATIONS

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TÉLÉPHONIQUES ET LES TIC

Art.1141.- 1) Il est institué une taxe dénommée, taxe spécifique sur les communications téléphoniques et les
technologies de l’information et de la communication.

Cette taxe au taux de 3 %, est assise sur le prix hors taxes de la communication et est supportée par l’émetteur ou
le client du fournisseur d’accès internet.

La taxe est collectée par l’entreprise de téléphonie ou par le fournisseur d’accès internet.

2) Les entreprises concernées sont tenues de déclarer et de reverser la taxe collectée au titre du mois précédent au
plus tard le 15 de chaque mois.

Toutefois, en ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des centres des moyennes entreprises, la
déclaration et le reversement doivent être effectués au plus tard le 20 de chaque mois.

3) Le produit de la taxe est reversé au Budget de l’État.

TITRE 22 - TAXES SPÉCIFIQUES SUR LES TITRES DE TRANSPORT


AÉRIEN

Art.1142.- 1) Le montant de la taxe d’embarquement sur les titres de transport aérien instituée et perçue au profit
de « Côte d’ivoire Tourisme », par passager embarquant en Côte d’Ivoire sur tout vol aérien, est fixé comme suit :

vols domestiques : 2.000 FCFA ;

vols à destination des pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) : 3.000 FCFA ;

autres destinations : 4.000 FCFA.

2) Cette taxe est payée au moment de l’achat du titre de transport ou de la délivrance du titre d’embarquement
auprès des compagnies aériennes, des agences de voyage ou de toutes autres structures de vente de titres de
transport aérien opérant en Côte d’Ivoire.

Toutefois, sont exemptés de la taxe, les titres de transport gratuits émis par les contribuables susvisés.

3) Les compagnies aériennes, ainsi que les agences de voyage et toutes les structures de vente de titres de
transport aérien non agréées au système BSP (Billing and Settlement Plan)/IATA (International Air Transport
Association) sont tenues de reverser auprès du receveur des impôts du lieu d’exercice de leur activité avant le 15
de chaque mois, les taxes encaissées au cours du mois précédent, au vu d’une déclaration conforme au modèle
prescrit par l’Administration.

A cette déclaration doit être joint le titre de règlement libellé à l’ordre d’un compte ouvert à cet effet dans les
Livres de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique et intitulé « Fonds de Taxe Côte d’Ivoire
Tourisme ».

4) La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la taxe
sur la valeur ajoutée, sans préjudice des poursuites pénales pouvant sanctionner les structures visées à l’alinéa 3
pour détournement de deniers publics.

TITRE 23 - TAXE SUR LES EXCÉDENTS DES MONTANTS DES


CAUTIONS ET AVANCES SUR LOYER AUTORISÉS

Art.1143.- 1) Il est institué une taxe dite taxe sur l’excédent des sommes perçues par les propriétaires d’immeubles
donnés en location.

2) Cette taxe au taux de 300 %, est assise sur l’excédent des sommes stipulées au-delà de deux mois de caution et
de deux mois d’avance sur loyer.

3) La taxe est collectée par le receveur du Domaine, de la Conservation foncière, de l’Enregistrement et du Timbre
du lieu de situation de l’immeuble.

4) Elle constitue un acompte déductible de la base de l’impôt général sur le revenu des propriétaires d’immeubles
concernés.

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TITRE 24 - TAXE SUR LES TRANSFERTS D’ARGENT (ABROGÉE)

Art.1144.- Abrogé

TITRE 25 - RÉGIME EN FAVEUR DE LA TRANSFORMATION DE


PRODUITS AGRICOLES EN PRODUITS FINIS

Art.1145.- 1) Les personnes physiques ou morales qui investissent dans la création d’unités industrielles de
transformation de produits agricoles en produits finis, peuvent bénéficier des avantages prévus aux articles 151-
23, 280-37 et 398-14 du présent Code.

2) Pour bénéficier des dispositions du paragraphe précédent, les investissements envisagés doivent faire l’objet
d’un programme fournissant toutes les précisions indispensables sur la nature, l’importance et le prix de revient
des investissements prévus et présentant les données du compte d’exploitation prévisionnel attendu de ces
investissements.

3) Le programme d’investissement doit porter sur la création d’une entreprise nouvelle de transformation de
produits agricoles en produits finis ou sur la création par une entreprise existante, d’une branche nouvelle de
transformation de produits agricoles en produits finis.

Les investissements réalisés pour le renouvellement ou la modernisation des équipements d’une unité de
transformation existante ou pour l’extension de sa capacité de transformation, sont exclus du bénéfice des
avantages visés au paragraphe 1°.

Sont également exclus du bénéfice de la disposition, les biens acquis d’occasion.

4) Le programme dont le dépôt doit être antérieur aux premières opérations d’investissement, peut être présenté
à toute époque de l’année.

Le programme, accompagné de toutes les justifications nécessaires, est adressé, sous pli recommandé, au
directeur général des Impôts.

La décision d’agrément ou de rejet du directeur général des Impôts est notifiée au contribuable sous pli
recommandé.

En cas de rejet total ou partiel, la décision ne donne lieu à aucun recours.

5) Le programme d’investissement doit être réalisé dans un délai de deux ans à compter du 31 décembre de
l’année au cours de laquelle il est agréé.

Les entreprises dont le programme d’investissement est agréé, ont l’obligation de produire dans un délai de deux
mois à compter de la fin de la réalisation de leurs investissements, une déclaration de fin de réalisation dudit
programme, accompagnée d’un état récapitulatif des investissements réalisés.

6) Si au cours de l’exécution du programme, le contribuable envisage l’extension de l’investissement primitivement


prévu et admis, il pourra présenter un nouveau programme afférent à une deuxième tranche d’investissement et
bénéficier des avantages visés au paragraphe 1° ci-dessus, au titre de cette seconde tranche.

7) Seules les entreprises qui tiennent une comptabilité régulière et complète susceptible de faire foi devant la
juridiction contentieuse et qui présentent une situation fiscale régulière, peuvent se prévaloir des dispositions ci-
dessus.

8) Les aliénations totales ou partielles des biens ayant donné lieu aux avantages prévus au paragraphe 1° ci-dessus
avant la fin de la période de cinq ans susvisée, entraîneront l’exigibilité immédiate de l’impôt non acquitté.

9) Les déclarations non conformes aux investissements effectivement réalisés, donnent lieu à l’annulation des
réductions d’impôts accordés et au reversement immédiat des impôts non acquittés, sans préjudice des sanctions
prévues par le Livre de Procédures fiscales.

10) Ne peuvent ouvrir droit au bénéfice des dispositions qui précèdent, les investissements réalisés par les
entreprises qui bénéficient de dispositions prévues par un régime de faveur visant les mêmes types d’avantages.

11) Le bénéfice des mesures prévues au présent article, n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables
du Code des Investissements.

TITRE 26 - TAXE SUR LA DIFFUSION DE VIDÉOS À LA DEMANDE

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Art.1146.- 1) Il est institué une taxe dite taxe sur la diffusion de vidéos à la demande à la charge de toute personne
physique ou morale qui met à titre professionnel, à la disposition du public moyennant le paiement de somme
d’argent, des vidéos.

2) Cette taxe au taux de 3 %, est assise sur le montant hors taxes du prix payé par le client en contrepartie de la
mise à disposition de l’œuvre cinématographique ou audiovisuelle au moyen d’un procédé de communication
électronique.

3) La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la taxe
sur la valeur ajoutée.

4) Le produit de la taxe, est réparti comme suit :

60 % au Fonds de Soutien à l’Industrie cinématographique (FONSIC) ;

40 % à l’Office national du Cinéma (ONAC-CI).

TITRE 27 - TAXE À L’EXPORTATION SUR LA NOIX DE COLA

Art.1147.- 1) Il est institué une taxe sur les exportations de noix de cola.

2) Le tarif de la taxe est fixé à 10,2 francs par kilogramme.

3) La taxe est liquidée et recouvrée par les services de la Douane selon les mêmes conditions, sanctions et sûretés
que les autres taxes à l’exportation.

Le produit de la taxe est rétrocédé à hauteur de 15 % au receveur du Domaine, de l’Enregistrement et du Timbre et


est affecté au Budget de l’État.

Les modalités de la rétrocession sont déterminées par arrêté du Ministre chargé du Budget.

TITRE 28 - TAXE À L’EXPORTATION SUR LE CAOUTCHOUC

Art.1148.- (L.F.2022) Il est institué une taxe sur les exportations de caoutchouc.

Le taux de la taxe est fixé à 1,5 % du prix de référence du caoutchouc sec sur le marché international.

La taxe est liquidée et recouvrée par les services de la Douane selon les mêmes conditions, sanctions et sûretés
que les autres taxes à l’exportation.

TITRE 29 - TAXE SUR LES JEUX DE HASARD

Art.1149.- (L.F.2022) Il est institué sur le produit net des opérations de ventes, de commissions et de courtage
portant sur les jeux de hasard, une taxe au taux de 5 %.

Le produit net s’entend de la différence entre le chiffre d’affaires réalisé et les commissions distribuées sur le
réseau de ventes, les lots payés aux parieurs ainsi que la redevance versée à l’Etat et aux partenaires de jeux
exploités dans le réseau de vente de l’entreprise.

Les entreprises concernées sont tenues de déclarer et de reverser la taxe due au titre du mois précédent au plus
tard le 15 de chaque mois.

Toutefois, en ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la Direction des
moyennes Entreprises, la déclaration et le reversement doivent être effectués au plus tard le 20 de chaque mois.

Le produit de ce prélèvement est reversé à hauteur de 90 % au Fonds de la Culture ouvert dans les livres de la
Banque nationale d’Investissement et de 10 % au Budget de l’Etat.

TITRE 30 - TAXE SUR LES JEUX DE HASARD EN LIGNE

Art.1150.- (L.F.2024) Il est institué à la charge des opérateurs autre que le concessionnaire des jeux de hasard, une
taxe sur les jeux de hasard en ligne, y compris les paris sportifs, au taux de 5 % des recettes nettes des jeux tel que
défini à l’article 1149 du présent Code dans la mesure où ces dispositions s’appliquent aux opérateurs concernés.

Le concessionnaire des jeux de hasard en Côte d’Ivoire est tenu de recouvrer auprès des opérateurs installés sur le

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territoire ivoirien et de reverser la taxe due au titre du mois précédent au plus tard le 15 de chaque mois à la
recette des impôts.

Les opérateurs établis hors du territoire ivoirien et n’y disposant pas de représentation, sont tenus de déclarer et
d’acquitter la taxe dans les conditions et modalités prévues aux articles 437, 438 et 439 du présent Code.

Le produit de la taxe est reversé au Budget de l’Etat.

TITRE 31 - TIMBRE FISCAL SUR LES PRODUITS DU TABAC

Art.1151.- (L.F.2024) Il est institué un timbre fiscal sur les produits du tabac.

Le tarif, les modalités de recouvrement et la répartition de cet impôt, sont fixés par arrêté conjoint du Ministre en
charge du Budget, du Ministre en charge du Commerce et du Ministre en charge de la Santé.

TITRE 32 - TAXE ENVIRONNEMENTALE ET REDEVANCE


ENVIRONNEMENTALE ANNUELLE SUR LES ÉTABLISSEMENTS
CLASSÉS

Art.1152.- (L.F.2024) 1) Il est institué une taxe environnementale et une redevance environnementale annuelle sur
les établissements classés du bassin du Niger.

a) Taxe environnementale

La taxe environnementale est acquittée par tout établissement classé, lors de son ouverture.

Le tarif de la taxe déterminé à raison de la superficie occupée par l’établissement classé, s’établit comme suit :

0 à 50 m² : 150 FCFA/m²

51 à 100 m² : 125 FCFA/m²

101 à 500 m² : 100 FCFA/m²

501 à 5.000 m² : 75 FCFA/m²

5.001 à 15.000 m² : 45 FCFA/m²

au-delà de 15.000 m² : 25 FCFA/m²

b) Redevance environnementale annuelle

Le montant perçu au titre de la redevance environnementale annuelle s’élève à 3.000 FCFA par établissement
classé.

2) Les produits de la taxe et de la redevance prévues au 1) sont recouvrés par le Centre ivoirien antipollution
(CIAPOL).

Les produits de la taxe et de la redevance sont affectés selon la clé de répartition ci-après :

Budget de l’Etat : 30 %

Fonds National de l’Environnement : 50 %

CIAPOL : 20 %

TITRE 33 - PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE SUR LES REVENUS DES


PROPRIÉTAIRES DE VÉHICULES DE TRANSPORT PUBLIC DE
PERSONNES ET/OU DE MARCHANDISES UTILISATEURS DE
PLATEFORMES DE MISE EN RELATION EN LIGNE

Art.1153.- (L.F.2024) Il est institué un prélèvement à la source à la charge des propriétaires de véhicules de
transport public de personnes et/ou de marchandises, utilisateurs des plateformes de mise en relation en ligne, au
taux de 4 % du montant de la course.

Le prélèvement est effectué par les exploitants de plateformes de mise en relation en ligne. Il est libératoire de la
patente transport.

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La taxe est perçue dans les mêmes conditions, suretés et sanctions que la taxe sur la valeur ajoutée.

Textes fiscaux non codifiés

1. Exonérations pour la construction de logements à caractère


économique et social

[ NB - Loi de finances pour 1972 ]

Art.17.- (L.F.2002, L.F.2006) Les entreprises constituées pour exécuter un programme de construction de logements
à caractère économique et social bénéficient des avantages fiscaux suivants :

1) Les bénéfices résultants de l’exécution du programme ne sont passibles de l’impôt sur les BIC qu’à concurrence
de 50 % de leur montant.

2) Les travaux de construction de ces logements, les matériaux et fournitures y intégrés, les travaux
d’assainissement de voirie et réseaux divers, ainsi que les honoraires facturés par les notaires à l’occasion des
actes de ventes desdits logements sont exonérés de TVA.

3) Les entreprises concernées sont exonérées des droits de patente pendant l’année où elles commencent à
exercer et pendant les deux années suivantes.

L’octroi des avantages susvisés est subordonné à l’agrément préalable du programme prononcé par arrêté du
Ministre des finances après avis d’une commission dont la composition et les attributions sont fixées par décret en
Conseil des Ministres.

[ NB - L.F.2002 modifiée par les L.F.2004, 2006 et 2008

Sont éligibles au bénéfice des dispositions prévues à l’article 17 de l’annexe fiscale à la loi n°71-683 du 28 décembre
1971, les entreprises dont le programme agréé satisfait à la double condition suivante :

construire un minimum de 100 logements pour les programmes à réaliser dans le District d’Abidjan. Ce
nombre est ramené à 25 pour les programmes agréés à réaliser en dehors du District d’Abidjan et à 10 en
zone rurale.

vendre les logements concernés à un prix ne dépassant pas 20.000.000 F hors taxe à l’unité. ]

2. Taxe rémunératoire pour l’enlèvement des ordures ménagères

[ NB - Loi de finances pour 1983 ]

Art.27.- L’article 58 de la loi n°81-1129 du 30 décembre 1981 portant régime financier des communes et de la Ville
d’Abidjan a autorisé ces collectivités à percevoir des taxes rémunératoires et des redevances dans des conditions à
définir par décret.

A ce titre, ces collectivités sont habilitées à instituer une taxe rémunératoire pour financer leur service
d’enlèvement des ordures ménagères.

En application de cette disposition, il peut être institué une taxe rémunératoire sur la consommation d’électricité
dont le montant, pour chaque assujetti, ne pourra pas excéder :

le taux de 2,5 francs par KW d’électricité basse tension consommé à Abidjan;

le taux de 1 franc par KW d’électricité basse tension consommé dans les communes autres que celles
composant la Ville d’Abidjan.

Abrogé

La perception de cette taxe sera assurée par la Compagnie ivoirienne d’Électricité (CIE) en sa qualité de
concessionnaire d’un service public, et sera reversée au Fonds de Financement des Programmes de Salubrité
urbaine (FFPSU) sous déduction, pour frais de recouvrement, d’une ristourne forfaitaire de cinq pour cent du
produit perçu.

La Compagnie ivoirienne d’Électricité est tenue de reverser auprès du Receveur des grandes Entreprises au plus
tard le 15 de chaque mois, le montant de la taxe encaissée au cours du mois précédent, au vu d’une déclaration
conforme au modèle prescrit par l’Administration.

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A cette déclaration, doit être joint le titre de règlement libellé à l’ordre du « Fonds de Financement des
Programmes de Salubrité urbaine (FFPSU) ».

L’assiette, le recouvrement et le contrôle de la taxe sont assurés dans les mêmes conditions, procédures, sanctions
et sûretés que celles prévues en matière de taxe sur le chiffre d’affaires.

3. Construction de résidences universitaires privées

[ NB - Loi de finances pour 2007 ]

Art.43.- 1) Les entreprises agréées au régime fiscal en faveur de la construction de résidences universitaires privées
bénéficient des avantages fiscaux suivants :

Pour la phase de réalisation des investissements :

exonération de TVA sur les matériaux de construction, travaux de voiries et réseaux divers (VRD), d’études
d’urbanisme. d’architecture et des infrastructures de construction ;

exonération de droit d’enregistrement et de timbre sur les actes constitutifs de l’entreprise ;

exonération de la TOB sur les prêts contractés pour la réalisation du projet.

Pour la phase d’exploitation :

exonération de la contribution des patentes ;

exonération des impôts fonciers ;

exonération de la contribution à la charge de l’employeur ;

exonération de l’impôt sur les bénéfices sur les cinq premières années de l’exploitation.

Le bénéfice des exonérations visées ci-dessus s’étend sur toute la durée du projet à l’exception de l’exonération de
l’impôt sur les bénéfices qui s’étend sur les cinq premières années de l’exploitation.

2) Pour bénéficier des avantages visés ci-dessus, l’entreprise doit s’engager à réaliser un programme d’au moins
300 chambres à Abidjan ou 100 chambres à l’intérieur du pays sur deux ans avec toutes les commodités de cités
universitaires.

3) L’octroi des avantages fiscaux est subordonné à l’agrément préalable du programme, prononcé par arrêté du
ministère chargé de l’économie et des finances sur la hase d’un cahier des charges, après avis d’une commission
créée par arrêté conjoint du ministère chargé de l’économie et des finances, du ministère de l’enseignement
supérieur et du ministère de la construction.

4) La non réalisation du programme ou la réalisation d’un programme non conforme au cahier des charges
entraîne l’exigibilité immédiate des impôts et taxes non perçus, sans préjudice des sanctions prévues par le LPF.

5) Le régime de faveur ci-dessus s’applique également aux entreprises titulaires d’un contrat de concession portant
sur la rénovation et la gestion des résidences universitaires déjà existantes à la date d’entrée en vigueur de la
présente mesure.

4. Grands investissements commerciaux

[ NB - Loi de finances pour 2010 ]

Art.31.- 1) Les entreprises agréées au régime fiscal en faveur des grands investissements à usage commercial
bénéficient des avantages fiscaux suivants :

En période de réalisation des investissements :

exonération de la TVA sur les matériaux de construction, les matériels et équipements fabriqués ou vendus
localement, ainsi que les travaux de voiries et réseaux divers (VRD), les travaux d’études d’urbanisme,
d’architecture ;

exonération de la taxe sur les opérations bancaires (TOB) exigible sur les intérêts des emprunts bancaires
contractés en vue du financement des investissements ;

En période d’exploitation :

exonération de la contribution des patentes ;

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exonération de l’impôt sur les bénéfices ;

exonération de l’impôt sur le revenu foncier et de l’impôt sur le patrimoine foncier.

2) Le bénéfice des exonérations relatives à la contribution des patentes, à l’impôt sur le patrimoine foncier et à
l’impôt sur les bénéfices, s’étend sur une période de cinq ans. Ces exonérations sont totales les trois premières
années. Elles sont réduites à 50 %, puis à 25 % respectivement l’avant dernière et la dernière année du bénéfice
des avantages.

3) Pour bénéficier des avantages fiscaux, le promoteur doit s’engager à réaliser un investissement global d’un coût
minimum de [Link] FCFA dans un délai de deux ans. L’investissement peut être réalisé sur plusieurs sites.

L’octroi de ces avantages est subordonné à l’agrément préalable du programme, accordé par arrêté du Ministre
des finances.

4) Les mesures ci-dessus sont applicables pour les programmes d’investissements agréés au plus tard le 31
décembre 2012.

5) La non-réalisation ou la réalisation partielle du programme, entraîne l’exigibilité immédiate des impôts et taxes
non perçus, sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.

5. Droit de recherche de la DGI et de la DGCPT

[ NB - Loi de finances pour 1999 ]

Art.20.- (L.F.2011, L.F.2012 et LF.2013, Ordonnance n°2013-281) (a) La délivrance, le visa d’attestations, certificats
ou toutes autres pièces, par les services compétents de la DGI et de la DGTCP donnent lieu au paiement d’un droit
par attestation, certificat ou pièce dans les conditions ci-après :

Documents délivrés par la DGI

1) Attestation d’exonération :

sociétés : 10.000 F

sociétés ou entreprises pétrolières :

montant de TVA inférieur à 2.000.000 F : 2.000 F

montant de TVA compris entre 2.000.000 et 5.000.000 F : 5.000 F

montant de TVA supérieur à 5.000.000 F : 10.000 F

particuliers : 2.000 F.

2) Attestation de régularité fiscale :

sociétés : 5.000 F

particuliers : 1.000 F

3) Quitus fiscal :

sociétés : 10.000 F

particuliers : 2.000 F

4) Certificat d’imposition ou de non-imposition : 2.000 F

5) Certificat de remboursement :

10.000 F si le montant demandé en remboursement n’excède pas 30.000.000 F

20.000 F si le montant demandé en remboursement n’excède pas 100.000.000 F

30.000 F si le montant en remboursement excède 100.000.000 F

6) Immatriculation au fichier d’identification des contribuables :

sociétés dont le capital excède 1.000.000 F : 5.000 F

particuliers : 1.000 F

7) Autres :

sociétés : 2.000 F

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particuliers : 1.000 F

Documents délivrés par la DGTCP

1) Attestation fiscale :

sociétés : 5.000 F

particuliers : 1.000 F

2) Quitus fiscal :

sociétés : 10.000 F

particuliers : 2.000 F

3) Attestations de non-redevance : 1.000 F

4) Avis de remboursement :

10.000 F si le montant demandé en remboursement n’excède pas 30.000.000 F

20.000 F si le montant demandé en remboursement n’excède pas 100.000.000 F

30.000 F si le montant demandé en remboursement excède 100.000.000 F

5) Mainlevée :

sociétés : 5.000 F

particuliers : 1.000 F

6) Certificat de crédits d’impôts :

sociétés : 5.000 F

particuliers : 2.000 F

7) Attestation de vignette :

société : 5.000 F

particuliers : 2.000 F

8) Autres :

sociétés : 5.000 F

particuliers : 1.000 F

communication d’informations contenues dans les états financiers à la demande des banques,
établissements financiers et compagnies d’assurances, ou demande aux fins de compulsoire desdits
documents formulée par ces structures : 5.000 F

b) Les droits susvisés, recouvrés dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés
que les droits de timbre, seront affectés au Fonds spécial de Lutte contre la Fraude.

6. Taxe pour le développement de l’habitat

[ NB - Loi de finances pour 2006 ]

Art.4.- (L.F.2006) Il est institué au profit du Fonds de Soutien de l’Habitat une taxe dite taxe pour le développement
de l’habitat.

La taxe est assise sur le prix de vente hors taxe des matériaux de construction suivants : sable, gravier, ciment, fer,
peinture et carreaux. Elle est due par les exploitants de carrières, les importateurs ou les fabricants.

Le fait générateur de la taxe est constitué par :

la livraison, pour le sable et le gravier ;

l’importation ou la sortie d’usine pour les produits fabriqués en Côte d’Ivoire.

Le taux de la taxe est fixé à 3 %.

La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés que la TVA et
versée sur un compte ouvert dans les livres de la Banque Nationale d’Investissement, est affectée à la promotion

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de l’habitat.

Les modalités d’organisation, de fonctionnement et de gestion du Fonds seront fixées par décret.

[ NB - Article 33 L.F.2008 : La taxe pour le développement de l’habitat est suspendue en ce qui concerne le ciment et
le fer.]

7. Acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel (AIRSI)

[ NB - Loi n°90-434 du 29 mai 1990 modifiée ]

Art.1.- (L.F.2018, L.F.2022) 1) Sont soumises à un prélèvement de 5 % :

les importations effectuées par les contribuables relevant de la taxe d’État de l’Entreprenant ou de la taxe
forfaitaire des petits commerçants et artisans [taxe communale de l’entreprenant ] ;

les ventes effectuées par tout importateur, fabricant ou commerçant relevant d’un régime réel d’imposition
aux entreprises ne relevant pas d’un régime réel d’imposition.

2) Le taux du prélèvement est réduit à :

2 % pour les savons de ménage et de toilette, les cahiers et livres scolaires, les pagnes et tissus pagnes
imprimés, les lampes tempêtes, les engrais, les produits phytosanitaires, les journaux et périodiques, le
textile d’ennoblissement utilisé dans l’impression des pagnes ;

1,5 % pour les laits et dérivés, le beurre, la margarine, le sel, le poisson et la viande, l’huile de table, la purée
de tomates concentrée, le riz ordinaire, le sucre sous toutes ses formes, les volailles, les œufs, les pâtes
alimentaires, les pâtés d’abats, pilchards et sardines, les bouillons, la farine, le blé, l’huile de palme ;

0,2 % pour le ciment hydraulique.

3) Sont exonérés du prélèvement :

les ventes faites aux coopératives apicoles de production et aux sociétés d’encadrement agricole et de
pêche, aux planteurs et éleveurs individuels, aux pêcheurs artisanaux et aux sociétés de recherche minière
en phase d’exploration ;

l’importation de marchandises bénéficiant des franchises douanières de l’article 159 du Code des douanes,
les effets personnels reconnus comme tels par les services des douanes ;

les opérations de ventes portant sur l’eau, l’électricité, le gaz, les produits pétroliers à l’exception des huiles
et des graisses ;

les achats et importations effectués par les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition.

Les entreprises doivent exiger de leurs clients la production d’une attestation délivrée par la DGI, établissant qu’ils
relèvent d’un régime réel d’imposition. La fixation de la période de validité de l’attestation doit tenir compte de la
situation du contribuable.

Elles conservent pendant une période de trois ans copie de cette attestation qui doit être présentée à toute
réquisition de l’administration.

L’obligation de réclamer l’attestation n’est pas applicable aux opérations entre entreprises relevant de la DGE.

Art.2.- Le prélèvement est calculé :

en cas de vente, sur le montant total de la facture, tous frais et taxes compris ;

en cas d’importation, sur la valeur retenue par les services des douanes pour la perception des droits
d’entrée, addition faite desdits droits, des taxes perçues avec les droits de douane, ainsi que la TVA
effectivement acquittée au moment de l’importation.

Art.3.- Le fait générateur du prélèvement est constitué pour les ventes par la livraison de la marchandise, et pour
les importations par la mise à la consommation.

Art.4.- (L.F.2018) Le prélèvement sur les ventes est ajouté au montant de la facture et doit apparaître
distinctement.

En ce qui concerne les importations, le prélèvement est effectué directement au cordon douanier par les services
de la Douane, sur les marchandises autres que les biens d’équipement.

Ce prélèvement au cordon douanier est perçu dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures,
sanctions et sûretés que les droits de douane.

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Les ristournes, remises et rabais accordés par notes d’avoir par les fabricants, les importateurs, les grossistes et
demi-grossistes sont réputés nets d’AIRSI. Ils ne constituent donc pas une diminution du chiffre d’affaires
imposable à l’AIRSI.

Art.5.- (L.F.2018) Les importateurs, fabricants, commerçants et les services de la Direction générale des Douanes
sont tenus de déclarer et de reverser au plus tard le 15 de chaque mois, l’intégralité des prélèvements sur ventes
ou importations facturés à leurs clients au cours du mois précédent, à la recette du service des Douanes dont ils
relèvent.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la DGE ou des Centres des Moyennes Entreprises, la déclaration et le
reversement doivent être effectués au plus tard :

le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles, pétrolières et minières ;

le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales ;

le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de services.

Les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition sont tenues de délivrer à leurs clients, une attestation
individuelle de retenue à la source pour leur permettre de faire valoir ultérieurement les retenues subies. Cette
attestation qui mentionne le montant du prélèvement opéré, est signée par le receveur des Impôts du Service de
rattachement du contribuable ayant pratiqué la retenue.

Pour les marchandises importées, déclarées pour la mise à la consommation sous le couvert d’une quittance T6 bis,
le prélèvement est encaissé par les services de la Direction Générale des Douanes et fera l’objet d’un avis de
transfert au receveur des taxes indirectes.

Art.6.- (L.F.2023) Toute personne physique ou morale tenue à cette obligation qui n’a pas fait les retenues ou qui
n’a opéré que des retenues insuffisantes est passible d’une amende fiscale égale au montant des retenues non
effectuées.

En outre, pour chaque période d’un mois écoulé entre la date à laquelle les versements auraient dû être
normalement effectués et le jour du paiement, une amende fiscale égale à 10 % du montant des sommes dont le
versement a été différé sera appliquée. Pour le calcul de cette amende, toute période d’un mois commencée est
comptée pour un mois entier.

Art.7.- La facture obligatoirement délivrée à l’acheteur ou à l’importateur doit comporter les nom, prénoms et
adresse précise de celui-ci et mentionner également son numéro de compte contribuable, son Code importateur,
ainsi que le montant des ventes ou des importations ayant servi de base au prélèvement.

Toute infraction aux dispositions susvisées entraîne l’application d’une amende fiscale de 10.000 FCFA, encourue
autant de fois qu’il est relevé d’omissions ou d’inexactitudes. En aucun cas la pénalité ne peut être inférieure à
100.000 FCFA.

Art.8.- Lorsque le prélèvement dû n’est pas ajouté au montant de la facture, le vendeur ou le commissionnaire en
douane en est personnellement redevable. Il sera perçu une pénalité égale au montant du prélèvement omis.

Le vendeur ou le commissionnaire en douane ayant effectivement reversé le prélèvement applicable est subrogé
au privilège du Trésor quelles que soient les modalités de recouvrement observées.

Art.9.- Les prélèvements acquittés au cours d’une année civile donnée sont déductibles de l’IGR dû au titre de la
même période.

L’excédent des prélèvements d’AIRSI sur le montant de l’IGR dû est acquis au Trésor.

Art.10.- Le prélèvement sur les ventes ou les importations ne constitue pas un élément du prix de revient des
produits achetés ou importés, et ne doit pas être répercuté sur le consommateur final, sous peine de sanctions
prévues par les dispositions relatives aux prix, à la poursuite et à la répression des infractions à la législation
économique.

Art.11.- Afin de faciliter les contrôles, les commissionnaires en Douane agréés devront fournir trimestriellement à
la DGI, la liste de leurs clients importateurs qui comportera l’identité complète du client, l’adresse, le numéro de
compte contribuable et le Code importateur, ainsi que le montant des opérations effectuées.

Toute omission ou inexactitude sera sanctionnée ainsi qu’il est dit à l’article 7 alinéa 2 ci-dessus.

8. Taxe de transport urbain

[ NB - Loi de finances pour 2007 ]

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Art.42.- (L.F.2009, L.F.2013) 1) Il est institué auprès de la DGI, une taxe de transport urbain qui est une redevance
annuelle payée au titre de l’exploitation des services de transport urbain et qui se substitue à la redevance
d’autorisation, à la taxe sur les taxis et à la taxe sur l’exploitation des embarcations prélevées par les communes,
ainsi qu’à la taxe sur les taxis interurbains, intercommunaux ou ceux dotés d’un compteur prélevée par le District
d’Abidjan prévue à l’article 34 de l’annexe fiscale à la loi de finances pour 2004.

2) Le « II. Redevance d’autorisation » de l’article 35 de l’annexe fiscale à la loi de finances pour 2004, modifié et
complété par l’article 24 de l’annexe fiscale à la loi de finances pour 2005 est modifié et nouvellement rédigé
comme suit :

II. Taxe de transport urbain

La taxe de transport urbain est due annuellement pour chaque véhicule affecté au transport public ou privé de
personnes. Elle est fixée comme suit :

1) Pour les taxis communaux exploités dans les limites d’une commune comprise dans le ressort territorial de
l’Agence des Transports Urbains (nouvelle attribution, renouvellement), le montant de la taxe de transport urbain
est ainsi déterminé :

communes de moins de 20.000 habitants : 20.000 FCFA

communes de 20.001 à 50.000 habitants : 40.000 FCFA

communes de 50.001 à 200.000 habitants : 60.000 FCFA

communes de plus de 200.000 habitants : 80.000 FCFA

La taxe pour les duplicata est fixée à 20.000 FCFA.

2) Pour les véhicules exploités dans les limites de plusieurs communes comprises dans le ressort territorial de
l’Agence des Transports urbains (AGETU), le montant de la taxe de transport urbain est ainsi déterminé :

A. Taxe de transport urbain applicable aux taxis-horokilométriques pour une nouvelle attribution : 150.000 FCFA

B. Taxe de transport urbain applicable aux taxis-horokilométriques pour un renouvellement : 100.000 FCFA

C. Taxe pour la délivrance d’un duplicata : 40.000 FCFA

D. Taxe de transport urbain (attribution, renouvellement) applicable aux véhicules de places :

véhicules de 5 à 9 places : 40.000 F

véhicules de 10 à 39 places : 35.000 F

véhicules de 40 à 70 places : 30.000 F

véhicules de plus de 70 places : 25.000 F Pour l’application des dispositions ci-dessus, le nombre de places
est déterminé en incluant celle du conducteur.

E. Taxe de transport urbain applicable aux embarcations (attribution, renouvellement) :

embarcations de 1 à 25 passagers : 50.000 FCFA

embarcations de 26 à 50 passagers : 45.000 FCFA

embarcations de 51 à 100 passagers : 40.000 FCFA

embarcations de plus de 100 passagers : 35.000 FCFA

3) Dans le ressort territorial de l’AGETU, la taxe de transport urbain se substitue à la taxe sur les taxis et à la taxe
sur l’exploitation des embarcations prélevées par les communes, ainsi qu’à la taxe sur les taxis interurbains,
intercommunaux ou ceux dotés d’un compteur prélevée par le District d’Abidjan.

Le paiement de la taxe de transport urbain donne droit à l’obtention d’un titre d’autorisation de transport pour le
service de transport urbain correspondant, auprès de l’AGETU dans les conditions prévues par la réglementation en
vigueur. La taxe est payable au plus tard le 31 janvier de chaque année.

III. Répartition du produit de la taxe de transport urbain

La gestion du produit de la taxe de transport urbain est assurée par une régie créée à cet effet par arrêté du
Ministre chargé de l’économie et des finances.

Le produit de la taxe de transport urbain recouvrée par les services de la DGI est réparti comme suit :

30 % affectés au District d’Abidjan lorsque la taxe de transport urbain est recouvrée sur des activités
s’étendant hors des limites d’une commune, ou affectés à la commune en ce qui concerne les activités qui
s’exercent dans les limites territoriales de celle-ci ;

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65 % pour le budget d’exploitation de l’AGETU ;

5 % affectés à la DGI et destinés à couvrir les frais de recouvrement.

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