INTRODUCTION
0.1. CONSTATATION DES FAITS
Nous avons constaté que la TVA est entrée en vigueur en
République Démocratique du Congo le Dimanche 1 er Janvier 2012 ; comme le 48ème
pays Africain à s’en servir.
Pour but d’étouffer les différents types des fraudes fiscales. L’instauration de la
taxe a favorisé l’état congolais à faire une bonne croissance de financier ses
projets.
Cela a fait que le gouvernement aie prit la prudence d’être vigilant pour que la TVA
ne se réduise pas et n’aboutisse pas à l’augmentation du prix, car les impôts sur le
chiffre d’affaire est beaucoup plus à caractère infractionnel.
C’est pourquoi nous voyons aujourd’hui la mise en place de « l’IGF » une
instauration fait par le gouvernement pour éradiqué toute sorte de fraudes fiscales,
ce qui pousse les opérateurs économiques de tenir une comptabilité régulière avec
transparence dans la gestion des impôts; cela contribue à diminuer quelques circuits
de l’économie informelle République Démocratique du Congo.
Nous avons aussi constaté cette mise en Œuvre fait bénéficier aux opérateurs
économiques à tenir une bonne comptabilité régulière d’une manière a êtres
rembourser; parce que les registre de la loi dit qu’une partie de TVA payé peuvent
être remboursé.
Pour finir sur les faits constatés, malgré l’implication de « l’IGF » aux
entreprises économiques le fraude sur les taxes et les impôts ses font toujours d’une
manière à une autre, sur plusieurs facteurs et domaines économique. Tout ce que
nous pouvons faire ou souhaiter c’est de favorisé la bonne application de
l’Inspection Générale de Fraude (IGF) pour la bonne marche de la TVA.
0.2. PROBLAMATIQUES
La RDC fait face à plusieurs fléaux qu’il convient d’endiguer du fait
que ces derniers maintiennent notre pays parmi les moins
avancés du monde. Il s’agit notamment de la situation sanitaire
alarmante en raison d’un important déficit nutritionnel et d’un
accès difficile à l’eau potable, du manque d’infrastructures
nécessaires au développement des activités économiques et
industrielles, de l’inflation due au financement par la création
monétaire du déficit budgétaire du pays, etc.
Pour endiguer tous ces fléaux, le Gouvernement congolais doit
investir beaucoup d’argents dans presque tous les secteurs dont
l’éducation, la santé, les infrastructures, l’agriculture, etc. Le
moyen idoine qui lui permettra de couvrir toutes ces dépenses
reste la fiscalité basée sur les taxes et impôts.
La fiscalité est un levier important du développement d’un pays
parce que, non seulement elle fournit les ressources nécessaires
pour financer les objectifs du développement et la réduction de
la pauvreté, mais elle constitue aussi l'un des éléments
importants qui crée l’environnement légal dans lequel doivent
évoluer les activités économiques (production, consommation,
échange, investissement). L’argument de base est qu’un
accroissement des recettes publiques s’avère indispensable pour
produire des biens et services publics infrastructures, polices,
défense, justice, etc. pour éradiquer la pauvreté et enfin pour
améliorer les conditions de vie de la population.
Pour faire face aux déficits budgétaires importants qu’il connait,
l'État congolais s’est engagé sur une voie de réforme de la
fiscalité afin d’augmenter, tant soit peu, ses recettes fiscales. Il
s’agit des réformes sur les taxes et impôts payés par les
contribuables nationaux et étrangers à l’intérieur du territoire
national.
Des réformes, il faut noter, depuis Janvier 2012, l’instauration de la
taxe sur la valeur ajoutée en lieu et place de l’impôt sur le
chiffre d’affaires(ICA) jadis recouvré en République Démocratique
du Congo.
En effet, la TVA, qui est un impôt indirect sur la consommation et
qui s’applique à tous les produits vendus biens et services,
s’est progressivement imposée dans de nombreux pays comme
mécanisme préféré de taxation des biens et services. Elle est
appréciée parce qu’elle présente des avantages en termes d’équité
et de simplicité, tout en assurant un bon rendement à l’Etat.
Cependant, la TVA vient récemment d’être instituée en R.D.C
et l’expérience de son instauration dans le système fiscal congolais
à son début a connu des répercussions dont nous nous
proposons d’analyser, en se penchant beaucoup plus sur son
apport dans le volume de recettes mobilisées par la DGI, qui
alimente in fine le budget de l’Etat.
Eu égard à ce qui précède, nous nous sommes posés les
questions suivantes:
- Qu’est-ce qu’est la Taxe sur la Valeur Ajoutée ?
- Quel est son apport dans les recettes de la DGI et dans le
budget de l’Etat au cours de l’exercice budgétaire de 2012
- Quels sont les obstacles auxquels la DGI est confrontée
en 2014 ?
- Quelles sont les pistes de solutions pour stimuler la
dans la mobilisation de la Taxe sur la Valeur Ajoutée?
croissance des recettes de la Taxe sur la Valeur Ajoutée.
0.3. HYPOTHESE
Une hypothèse s’avère une réponse anticipée à une question qui
est posée. Ce faisant, notre étude a conduit à la formulation des
hypothèses que voici :
- Le mode de prélèvement de la TVA n’aurait pas d’incidence
négative dans le niveau de prix des biens et services comme
- L’application de la taxe sur la valeur ajoutée apporterait des
il avait été constaté au début de son instauration en RDC.
- Telles sont les hypothèses que nous aurons à confirmer ou
recettes additionnelles au fisc congolais.
infirmer dans cette étude.
0.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET
La taxe sur la valeur ajoutée est une question brulante d’actualité qui est à
l’origine de beaucoup de confusions et mystifications. Ceci étant, le présent
travail a un intérêt évident qui est à la fois théorique et pratique :
1. Sur le plan théorique, cette étude permettra aux lecteurs de
comprendre le mécanisme de fonctionnement de la taxe sur la valeur
ajoutée ainsi que les avantages qu’elle présente dans l’accroissement des
recettes du budget de l’Etat.
2. Sur le plan pratique, ce travail tentera de faire ressortir les avantages
relatifs à l’institution de la taxe sur la valeur ajoutée en RDC, notamment les
avantages dus à sa neutralité et sa modernité ainsi que les avantages en ce
qui concerne l’alimentation du budget de l’Etat sans diminution du pouvoir
d’achat des agents économiques
0.5. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE
Notre souhait est celui d’analyser l´impact de l´application de la taxe sur la valeur
ajoutée en RDC mais compte tenu de nos moyens financiers et temporels, nous
avons limité notre étude dans le temps et dans l’espace.
Le temps requis pour observer un phénomène est généralement de 5 à 10 ans
mais puisque la taxe sur la valeur ajoutée est mise en application depuis le 1er
janvier 2012, nous n’avons pris que ces trois premières années d’application soit de
janvier 2012 en décembre 2014.
La Direction Générale des Impôts DGI en sigle, qui est l´administration fiscale
congolaise constitue notre champ d’investigation.
0.6. METHODE ET TECHNIQUES
Tout travail scientifique doit être élaboré selon une certaine approche
méthodologique. Pour Burdeau Georges : « la méthode désigne d’une façon
générale les voies d’accès à la connaissance indépendamment de tout souci de les
articuler en un processus intellectuel logique ».Pour développer notre étude, nous
avons fait recours à deux méthodes ci- après :
- La méthode descriptive qui nous a aidés à décrire le fonctionnement de la
Taxe sur la valeur Ajoutée dans le monde et à poser des préalables à son
instauration, des bases d’appui à son application en République Démocratique
du Congo;
- La méthode comparative qui nous a aidés à établir les rapports de
convergence et divergence entre la TVA et les autres types d’impôts;
- La technique documentaire qui nous a permis de faire la revue documentaire
susceptible de nous fournir les renseignements utiles et nécessaires sur
la fiscalité, le système fiscal congolais et la TVA;
- La technique d’interview au moyen des entretiens avec les responsables de
l’administration fiscale, les opérateurs économiques ainsi que les autorités
publiques sur l’application de la TVA en République Démocratique du
Congo.
0.7. CANEVAS DU TRAVAIL
Outre l’introduction, la bibliographie et la conclusion, ce présent travail
est subdivisé en deux grandes parties, l'une théorique qui est la première et
l’autre pratique.
La première partie traite l’approche théorique et comprend deux chapitres :
- Le premier aborde des généralités sur la fiscalité en RDC.
- Le second examine l’étude de la taxe sur la valeur ajoutée et son
application en RDC.
Quant à a partie pratique, nous avons aussi deux chapitres :
-
- Le second analyse l’impact de la taxe sur la valeur ajoutée dans les recettes de
Le premier fait la présentation de la DGI et ;
la DGI et dans le budget de l’Etat.
PREMIERE PARTIE : CONSIDERATION THEORIQUE SUR LA FISCALITE
CHAPITRE I : GENERALITE SUR LA FISCALITE
Ce chapitre aborde les notions essentielles sur la fiscalité.
SECTION 1 : NOTION DE L’IMPÔT ET DE LA TAXE
1.1. L'impôt
L'impôt est la principale ressource fiscale et source de revenu dans un État.
1.1.1. Définitions et caractéristiques
L’impôt étant l’élément de base de la fiscalité est peut se définir de
plusieurs manières selon que l’on met l’accent sur l’une ou l’autre
caractéristique.
André NEURISSE définit l’impôt comme étant un tarif fait sans contrepartie
d’avoir sous forme monétaire au bénéfice de la puissance publique.
André NEURISSE définit l’impôt comme étant un tarif fait sans contrepartie
d’avoir sous forme monétaire au bénéfice de la puissance publique.
Gaston JEZE définit l’impôt comme étant une prestation pécuniaire, requise
des particuliers par voie d'autorité à titre définitif et sans contrepartie, en vue
de la couverture des charges publiques.
Pour André BARILLALI et Robert DRUPE, l’impôt est un prélèvement en
général, pécuniaire effectué d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie
immédiate afin de couvrir les charges publiques et le plus accessoirement de
savoir l’instrument économique et social.
De toutes ces définitions se dégagent les principales caractéristiques de l’impôt:
L’impôt est une prestation pécuniaire c’est-à-dire qu’il est évalué
en valeur monétaire et se paie comme tel ;
L’impôt est requis par voix d’autorité c’est-à-dire qu’il est
obligatoire et ne se paie pas selon le bon vouloir du contribuable dans la
mesure où il est du et reste établie par la loi ;
L’impôt est sans contrepartie, l’ensemble des ressources de l’Etat
finance l’ensemble des dépenses de l’Etat sans affectation préalable. Son
paiement n’a pas de contrepartie directe;
L’impôt est perçu à titre définitif : il n’est ni une libéralité ni un
prêt à rembourser.
L’impôt est le symbole même de la vie en société car il traduit
la volonté des membres de la communauté nationale de vivre ensemble et de
l’améliorer leur milieu ambiant par un effort commun.
1 NEURISSE(A), Histoire de l’impôt, Ed. Que sais-je, Paris, 1978, P.3
2 2 JEZE(G) cité par DUVERGER, Finances Publiques, 11ème Ed., PUF, Paris, 1988, P.129
3 BARILLALI(A) et DRUPE(R), Lexiques fiscales, Ed. Dalloz, Paris, 1987, P. 89
4 BINENE(E) chef des travaux, Notes de cours de Fiscalités et Gestion d’entreprise, FASEG, ULK, 2015
1.1.2. Conception de l'impôt
L'évolution de la conception de l'impôt est liée à celle de l’Etat: Cette conception
correspond à un Etat gendarme dont les interventions dans l'économie sont
nuisibles.
Selon les modernes, l'impôt est un instrument qui facilite l'interventionnisme de
l'Etat dans l'économie. Ce dernier sous taxe les activités qu'il désire encourager et
surtaxe les activités qu'il désire décourager. Cette conception correspond à un Etat
interventionniste.
1.1.3. Les fonctions de l'impôt
L'impôt a 3 types de fonctions essentielles à savoir :
La fonction financière: l'impôt sert dans ce cas d'instrument de
mobilisation des ressources financières nécessaires à la couverture des
dépenses des administrations publiques. C'est ce qui justifie la part
encore plus élevée des recettes fiscales dans les ressources budgétaires de
plusieurs pays ;
La fonction économique cette fonction s'est développée par le
passage de l'Etat-gendarme à l'Etat-providence. Aujourd'hui, l'Etat
assure une fonction de stabilisation ou mieux de régulation de
l'économie qui sert à lutter contre les déséquilibres macroéconomiques
(sous-emploi, stagnation de l'activité économique, etc.);
La fonction sociale :le rôle social de l'impôt exige qu'il soit tenu en
compte la capacité contributive de chaque citoyen en amont et qu'en
aval l'Etat puisse procéder à la redistribution des ressources à l'endroit
des individus démunis à travers les bourses, les allocations familiales, les
aides sociales, etc.
1.1.4. Classification et critères de l’impôt
A. Classification de l’impôt
Selon le critère de budget bénéficiaire du produit de l'impôt, on distingue les
impôts Etat qui alimentent le budget général de l'Etat et les impôts locaux qui
alimentent les budgets des collectivités territoriales.
Quant au critère de la personne qui supporte la charge publique, on distingue
les impôts directs et les impôts indirects. Selon l'origine de la richesse, l'on
a l'impôt sur le capital, l'impôt sur le revenu et l'impôt sur la dépense ou la
consommation.
B. Critères d'un bon impôt
Un bon impôt doit répondre aux critères suivants :
a. Productivité
Un impôt est productif lorsqu'il procure à l'Etat des ressources nécessaires à la
couverture de ses dépenses au moindre coût.
b. Justice fiscale
Ce critère stipule que les charges fiscales doivent être équitablement réparties
entre tous ceux qui détiennent un revenu.
c. Fonctionnalité
L'impôt doit répondre aux exigences de la stabilité économique et surtout celles
du développement et de croissance économique.
1.1.5. Les composants de l'impôt
L'impôt est composé de plusieurs éléments que voici:
a. La matière imposable
La matière imposable est ce sur quoi repose l'impôt. C'est le champ
d'application de l'impôt Par exemple, pour l'impôt sur le revenu des personnes
physiques(IRPP), c'est le revenu gagné par les travailleurs à la fin de chaque
mois.
b. La base imposable (l'assiette)
C'est le montant net sur lequel on applique le taux pour calculer l'impôt.
c. Le taux
C'est en quelque sorte le tarif d'imposition.
d. Le fait générateur
C'est l'évènement qui donne naissance à l'impôt. Par exemple, pour l'impôt
sur le bénéfice et profit, c'est la clôture de l'exercice fiscal au 31 mars.
5NSUAMI NGOMA(JB), Notes de cours de Finances Publiques, FASEG, UNIKIN, 2012.
e. Le redevable de l'impôt
Dans la technique fiscale, le terme redevable est scindé en deux :
- Le redevable réel qui supporte finalement la charge de l'impôt. Il est encore
qualifié de contribuable. Par exemple, dans le cas de la TVA c'est le
consommateur final qui est le redevable réel.
- Le redevable légal : c'est celui que la loi a désigné pour payer l'impôt au
trésor.
1.2. La taxe
Le mot «taxe» est employé dans 3 sens différents :
Dans un premier sens, il est synonyme de l'impôt. C'est le cas de la
taxe sur la valeur ajoutée.
Dans un deuxième sens, la taxe est le prix payé par l'usager d'un service
public non industriel, en contrepartie des avantages retirés de ce
dernier.
Dans un troisième sens enfin, la taxe administrative est une
rémunération en faveur d'une personne morale publique pour un
service rendu par elle. Cette dernière notion correspond à la parafiscalité.
6 BAKANDEJA WA MPUNGU, Les Finances Publiques, Ed. Afrique Larcie, Paris, 2006.
SECTION 2 : NOTION DE FISCALITE
A. Définition
La fiscalité désigne à la fois un système de perception des impôts et un
ensemble des lois qui sont en vigueur dans un pays à une période bien
déterminée.
La fiscalité est un domaine qui regroupe les impôts, les droits et les taxes
ainsi que les règles qui les régissent.
La fiscalité désigne un ensemble de lois qui se rapportent au système de
perception des impôts
B. Importance et Rôles
La fiscalité est la masse la plus importante des ressources propres que
l’Etat se procure pour satisfaire les besoins de la population. Elle joue un rôle
important pour couvrir l’ensemble de dépenses publiques effectuées par
l’Etat.
Sur le plan social, les prélèvements sont tirés en fonction de la capacité
contributive de chaque citoyen pour concourir à la collecte des fonds publics
et ces derniers feront l’objet d’une rétribution d’abord au bénéfice de l’appareil
de l’Etat à travers l’exercice de ses fonctions (santé, éducation, défense, etc.)
puis en valeur des couches les plus diminues à travers l’assistance sociale.
Enfin, dans le domaine économique, les prélèvements jouent un rôle
important dans l’intervention de la régulation de la conjoncture économique
sur les revenus disponibles de ménage que sur le budget de l’Etat et aussi sur
une action globale économique.
C. Objectifs de la fiscalité
Les objectifs de la fiscalité peuvent être décrits en termes généraux ou
particulier. De manière générale, l’objectif de la fiscalité, c’est de procurer de
recettes, régulariser et contrôler l’activité économique. Il résulte que les
objectifs de la fiscalité peuvent être saisis sur trois plans à savoir :
Plan financier: l’objectif est de procurer les recettes à l’Etat
Plan économique: la fiscalité étant qu’instrument de politique
économique a pour fonction de promouvoir le développement de l’économie et
de stimuler un taux de croissance élevé.
Plan social: l’objectif de la politique économique étant de
maximiser le bien-être social, c’est-à-dire l’intérêt de la population. L’objectif
assigné à la fiscalité est de combattre la pauvreté et le chômage en réduisant les
inégalités de fortune, des revenus, et de consommation qui sont contraire à la
justice sociale. Le mécanisme de la fiscalité est susceptible de corriger
notamment la distribution des revenus en augmentant les uns par des
transferts et en diminuant les autres par des transferts. Son action a de la
sorte un effet distributif sur toutes catégories de revenus
7 CLAUDE(D) et AUDIGIER(P), Dictionnaire Encyclopédique, Ed. Larousse, Paris, 1959, P.411
8 GAUDEMET(M) et MOLINIER(J), Finances Publiques, Paris, 1997, P.42
9 KOLA GONZE(R), Cours de Droit Fiscal, Faculté de droit, UNIKIN, Kin, 2014
D. sortes de fiscalité
On distingue deux sortes de fiscalité : la fiscalité directe et la fiscalité indirecte.
2.1. Fiscalité directe et son aperçue en RDC
La fiscalité directe est un domaine qui rassemble les impôts directs.
2.1.1. Les impôts directs
Un impôt direct est celui qui frappe le revenu et le capital du seul fait de leur
existence. Par conséquent, il est payé et supporté par une même personne.
Les impôts directs se subdivisent en impôts réels et en impôts cédulaires
sur les revenus.
[Link]. Les impôts réels
L'impôt réel est un impôt qui frappe les biens et services du seul fait de leur
existence et qu'ils sont sources de revenus sans considération de la personne
qui le supporte. L'impôt réel comprend donc trois impôts distincts, à savoir,
l'impôt foncier ou impôt sur la superficie des propriétés foncières bâties et
non bâties, l'impôt sur le véhicule ou vignette, l'import sur la superficie des
concessions minières et d'hydrocarbures.
[Link]. Les impôts sur les revenus
Dans cette catégorie, on trouve plusieurs autres impôts à l'instar de : l'impôt
sur le revenu locatif, l'impôt sur les revenus mobiliers ou impôt mobilier,
l'impôt sur les revenus professionnels.
2.1.2. Fiscalité directe en RDC
La fiscalité directe en RDC est composée des impôts réels et des impôts sur les
revenus dont voici la teneur :
[Link]. Les impôts réels
a. l'impôt sur le véhicule ou vignette
Cet impôt s'applique aux motocycles, véhicules automobiles, bateaux,
embarcations à propulsion mécanique, baleinières, barges et autres
embarcations (remorques).
Il est dû par les personnes physiques ou morales propriétaires d'un ou
plusieurs véhicules. L'impôt sur les véhicules est payable annuellement. L'impôt
sur les véhicules est fonction de :
La puissance du véhicule.
La qualité de la personne qui possède le véhicule en question.
La destination (l'usage) faite au véhicule (les ambulances, dépanneuses et
machines-outils sont généralement exonérées de l'impôt).
Le redevable de l'impôt sur les véhicules souscrit une déclaration par véhicule
préalablement à sa mise en usage, en contrepartie de quoi il lui est délivré un
certificat d'immatriculation.
10 DISSI et SARAF, Droit Fiscal : Manuel et application, Ed. Dunod, Paris, 2003, P.5
11 FIDAFRICA, Guide Fiscal pratique en RDC, 2007
b. L'impôt sur la superficie des concessions minières et hydrocarbures
Tout détenteur d'une concession pétrolière ou d'un titre minier, soit
d'exploitation, soit d'exploration, doit payer l'impôt sur la superficie des
concessions minières et d'hydrocarbures.
Par ailleurs, ce paiement fait l'objet d'une déclaration spécifique, effectuée au
plus tard le 1 er février, pour les concessions détenues au 1 er janvier.
c. L'impôt foncier
L'impôt foncier frappe la jouissance d'un bien immobilier ou sa propriété. C'est
donc un impôt sur la propriété immobilière qui ne doit pas être confondu avec
l'impôt sur le revenu locatif qui est assis sur le revenu immobilier.
d. Matières imposables et base de l'impôt
La matière imposable est l'élément économique dans lequel l'impôt prend sa
source directement ou indirectement. Cet élément peut être un bien, un
revenu, une transaction, un service ou une personne.
Dans le cas d'espèce, la matière imposable est un bien immeuble, par nature (le
sol) ou par incorporation au sol (une construction).
L'impôt foncier est donc assis sur les propriétés foncières bâties (les
constructions) et les propriétés foncières non bâties (les parcelles de terre). Il
sied de noter que l'expression « propriétés foncières » est incorrecte par ce
que la loi foncière dispose en son article 53 : «le sol est la propriété
exclusive, inaliénable et imprescriptible de l'Etat». L'Etat est donc l'unique
propriétaire foncier.
Les personnes physiques ou morales ne peuvent avoir qu'un droit réel de
jouissance sur le sol appartenant à l'Etat appelé « concession » et ne sont
propriétaires que des constructions réalisés.
A. Personnes imposables, exemptions et exonérations
1. Personnes imposables
L'impôt foncier est dû par les personnes physiques ou morales titulaires de
droit de propriété ainsi que par des personnes occupant, en vertu d'un
contrat de bail, des biens immobiliers faisant partie soit du domaine privé de
l'Etat soit du patrimoine d'une circonscription administrative.
2. Exemptions et exonérations
a)Exemption: Sont exemptées de l'impôt foncier
1° Les propriétés appartenant :
A l'Etat, aux provinces, aux villes, aux communes, aux
circonscriptions administratives ainsi qu'aux offices et autres
établissements publics de droit congolais n'ayant d'autres
ressources que celles provenant de subventions budgétaires ;
Aux institutions religieuses ou philanthropiques ;
Aux associations sans but lucratif;
Aux Etats étrangers et affectés exclusivement à l'usage des
bureaux d'ambassades ou des consulats, ou au logement d'agent
ayant le statut d'agent diplomatiques ou consulaires. Cette
exemption n'est consentie que sous réserve de réciprocité ;
Aux personnes physiques dont les revenus nets
imposables annuels sont égaux ou inférieur au
plafond de la huitième tranche de revenus du barème
d'imposition des personnes physiques.
2° Les immeubles affectés à l'habitation principale des personnes qui au 1er
Janvier de l'année d'imposition sont âgées de plus de 55 ans et les veuves, à
condition :
Qu'elles occupent ces habitations principales soient seules, soient avec
des personnes considérées comme à leur charge, descendants ou
ascendant, soit avec toutes autres personnes de mêmes conditions d'âge
ou de situation ;
Que leurs revenus imposables à l'impôt cédulaire sur les revenus soient
égaux ou inférieur au plafond de la huitième tranche du barème
d'imposition des personnes physiques (soit 1.686.000 FC comme
expliqué ci-dessus) ;
Qu'elles souscrivent une déclaration énonçant tous les éléments imposables
exemptés.
b) Exonérations: L'impôt foncier n'est pas établi sur les terrains et les
propriétés bâties qu'un propriétaire, ne poursuivant aucun but de lucre,
aura affecté :
- A l'exercice du culte public, à l'enseignement, à la recherche scientifique à
l'installation des hôpitaux, des hospices, des cliniques, de dispensaires,
- A l'activité normale des chambres de commerce
- A l'activité sociale des sociétés mutualistes
Des exonérations de l'impôt foncier peuvent être accordées en vertu des
dispositions du Code des investissements ou par des conventions spéciales.
B. Taux de l'impôt
Les taux de l'impôt foncier sont fixés en fonction du rang de localité.
1° L'Impôt foncier des villas
Pour les villas, l'impôt est calculé sur la superficie bâtie.
Les taux sont fixés par mètre carré de la manière suivante :
Dans les localités dites de 1er rang : 1,50FC par mètre carré.
Dans les localités dites de 2ème rang : 1Fc par mètre carré.
Dans les localités dites de 3ème rang : 0,50Fc par mètre carré.
Dans les localités dites de 4ème rang : 0,30Fc par mètre carré
2° L'Impôt foncier des autres constructions et terrains.
Il est fixé forfaitairement sans tenir compte de la superficie en fonction des
éléments suivants :
Le rang de localité.
Le fait que le bien soit situé à Kinshasa ou à l'intérieur du pays
Le propriétaire : personne physique ou morale
Les taux sont fixés de la manière suivante :
Propriétés bâties
Tableau n°1 : Tarif fiscal pour l’impôt foncier
Tableau n°1 2ème Rang 3ème Rang 4ème Rang Nature de propriétés
: Tarif fiscal bâties
75Fc 37,50Fc 30Fc 22,50Fc Par étage des
immeubles
Appartenant aux
37,5Fc 22,50Fc 11FC 7,5Fc personnes morales
Par étage des
immeubles appartenant
aux personnes
physiques
30Fc 19Fc 7,50Fc 4Fc Par étage des
immeubles appartenant
aux personnes
physiques situées à
l’intérieure
75Fc 37,50Fc 18,75Fc 11Fc Par appartement
11fc 7,50Fc 7,5Fc 1,50Fc Autres immeubles
Source : FIDAFRICA, Guide fiscal pratiqué en RDC
Propriétés non bâties Le tarif est donc le suivant : 30Fc pour les terrains situés
dans les localités de 1 er rang ;7,50Fc pour les terrains situés dans les localités
de 2ème rang à Kinshasa ; 4,50Fc pour les terrains situés dans les localités de
2ème rang à l'intérieur ;3Ff pour les terrains situés dans les localités de 3ème
rang à Kinshasa 2Fc pour les terrains situés dans les localités de 3ème rang à
l'intérieur 1,50Fc pour les terrains dans les localités de 4ème rang
[Link]. Impôts sur le revenu
a. Impôt sur les bénéfices et profits(I.B.P) ou impôt sur les sociétés
L'I.B.P s'applique aux bénéfices nets de toute entreprise industrielle,
commerciale, artisanale, agricole ou immobilière dont l'activité professionnelle
est exercée en RDC. Les sociétés étrangères qui exercent une activité en RDC
sont imposables sur les bénéfices réalisés par leurs établissements
permanents qui y sont situés. L'assiette de l'I.B.P est déterminée en fonction
des bénéfices nets de l'exercice, soit sur les revenus déduction faite des
dépenses professionnelles faites en vue d'acquérir et de conserver ces revenus.
Toutefois, l'IBP ne peut être inférieur à 1/1000 du chiffre
d'affaires déclaré de l'exercice, avec un minimum de 2.500 USD. Le
taux de l'I.B.P est de 40% mais avec l'adhésion à l'OHADA, ce taux
passe de 40% à 35%.
Les entreprises dont le résultat est déficitaire paie l'impôt
minimum forfaitaire. Le montant de cet impôt est un % de son
chiffre d'affaires, mais il faut savoir que le montant de cet impôt ne
peut en aucun cas être inférieur à 750000 CDF pour les moyennes
entreprises et à 2500000 CDF pour les grandes entreprises.
La déclaration des revenus de l'exercice doit être déposée au plus
tard le 31 mars de l'année qui suit celle de la réalisation des
revenus et cette déclaration est signée par le redevable et
contresignée par son comptable ou son conseil.
Impôt professionnel sur les rémunérations(IPR) ou Impôts sur les
revenus des personnes physiques(IRPP)
Sont imposables les revenus des personnes rémunérées par un
tiers sans être liées par un contrat d'entreprise (sommes versées
aux salariés, traitements des administrateurs, gérants, commissaires
aux comptes).
Les rémunérations comprennent notamment les traitements, les
salaires, les émoluments, les indemnités qui ne représentent pas le
remboursement des dépenses professionnelles effectives, les
gratifications, les primes, etc.
En ce qui concerne les salariés expatriés, l'assiette imposable à
l'IPR ne peut être inférieure au salaire minimum interprofessionnel
garanti appliqué dans leur pays d'origine.
L'impôt sur le revenu est un impôt progressif et le barème
d'imposition à l'IPR est progressif par tranche. Le barème annuel est
le suivant :
Tableau n°2 : Tranche et taux d’impôt sur l’IPR
Tranches annuelles Taux d’imposition
0 à 524160,00 CDF 0%
524161,00 à 1428000,00CDF 15%
1428001,00 à 2700000,00CDF 20%
2700001,00 à 4620000,00 CDF 22,5%
4620001,00 à 7260000,00 CDF 25%
7260001,00 à 10260000,00 CDF 30%
10260001,00 à 13908000,00 CDF 32,5%
13908001,00 à 1684000,00 CDF 35%
1684001,00 à 22956000,00 CDF 37,5 %
Au-delà de 22956000,00 CDF 40%
Source : FIDAFRICA
Toutefois, le montant de l'impôt est plafonné à 30% du revenu imposable.
e. Impôt sur les revenus locatifs
Sont imposables, les revenus provenant de la location des bâtiments et des
terrains situés en RDC et sont assimilés à des revenus de location, les
indemnités de logement accordées à des salariés occupant leur propre
habitation ou celle de leurs épouses.12 FIDAFRICA, idem
La base imposable est le revenu brut perçu par le bénéficiaire. Le
taux de l'IRL est fixé à 22% et le paiement de l'IRL est effectué
chaque année au moment du dépôt de sa déclaration, déduction faite
des retenues effectuées par les divers locataires.
Impôt mobilier ou impôt sur le revenu mobilier
Cet impôt s'applique aux revenus suivants : Les revenus des actions ou
des parts y assimilés qui comprennent notamment les dividendes,
intérêts, parts d'intérêts ou de fondateur versé par des sociétés ayant leur
siège social en RDC, Les remboursements totaux ou partiels du capital
social, dans la mesure où ils comprennent des bénéfices, des plus-values ou
des réserves incorporés antérieurement au capital social,
Les intérêts et revenus des capitaux empruntés à des fins
professionnelles par des sociétés congolaises à des personnes non établies en
RDC Les tantièmes alloués aux membres du conseil général des sociétés
congolaises,Le montant net des redevances versées.L'assiette imposable est le
montant brut des revenus distribués à laquelle s'applique un taux
d'imposition de 20%.L'exigibilité de l'impôt mobilier intervient soit lors du
paiement des revenus, soit lors de sa mise à la disposition du bénéficiaire.
Fiscalité indirecte
La fiscalité indirecte est composée des impôts indirects.
2.2.1. Impôts indirects
Les impôts indirects sont ceux qui frappent les dépenses ou les
consommations. Ils ne frappent que le revenu ou le capital en mouvement
(c.à.d. en train d'être mobilisé ou utilisé dans la société). Ils frappent le
revenu lors de la dépense et le capital quand on le transfert d'un patrimoine à un
autre.
Les impôts indirects sont supportés en dernier lieu par les consommateurs
finaux dans la mesure où ils sont systématiquement intégrés dans les prix de
vente des marchandises. Il s'agit de :