I.
Définition générale et calcul de l’inflation :
1. Définition :
L’inflation est la hausse durable, auto-entretenue et générale des biens et services à la consommation
dans un pays.
2. Calcul de l’inflation :
Dans la vie économique, il existe deux types de produits : alimentaires et non alimentaires. Soit une
économie fictive dont les données se figurent sur le tableau suivant :
Indice des prix à la consommation par catégorie des produits (base 100, 2017)
Variation(%)
2019 2020 Pondération
20/19
IPC
112 110 40 ………..
alimentaires
IPC non
108 109 60 0,92
alimentaires
IPC général 109,6 ……… 100 ……..
Intérpréter les chiffres en gras soulignés.
112 : ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
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109 :……………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
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109,6 :…………………………………………………………………………………………………………………………………………………
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0,92 :…………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
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Donner la formule de l’IPC
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Donner la formule de taux d’inflation.
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Calculer les valeurs manquantes.
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Interpréter les résultats obtenus.
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II. Les caractéristiques de l’IPC
IPC( base 100 2006) IPC (base 100 2017)
17 : Casablanca, Agadir, Fés,
Kénitra, Marrakech, Oujda,
Rabat, Tétouan, Meknés, Tanger, 18 (En ajoutant la ville
Couverture géographique
Laâyoune, Dakhla, Guelmim, d’Errachidia)
Settat, Safi, Beni Mellal,
Alhoceima.
Le panier de référence 478 articles et 1067 variétés 546 articles et 1391 variétés
Cette réforme est la 5ème génération des réformes des IPC depuis l’indépendance
III. Vocabulaire :
≠inflation, il s’agit d’une baisse durable, auto-entretenue du
Déflation
niveau général des prix (le taux d’inflation est négatif)
Désinflation Il s’agit d’une baisse du taux d’inflation (7%,5%,3%.....)
C’est une crise de production càd une situation de l’arrêt de
Stagflation production accompagnée d’une flambée des prix (Inflation+
chômage )
Il s’agit d’une inflation des px, sans compter des prix soumis à
Inflation sous- jacente
l’intervention de l’état et les produits dont les prix sont volatiles
IV. Les causes de l’inflation
A- Les explications traditionnelles (les causes conjoncturelles) :
1. L’inflation par la monnaie
Selon Milton Friedman et Fisher, économistes monétaristes, tout accroissement de la masse monétaire
non parallèle à la production se traduit par une hausse des prix.
La Théorie Quantitative de la Monnaie (TQM) qui a été à la base de cette explication se présente ainsi :
MxV=PxT
M : la masse monétaire
V : la vitesse de circulation de la monnaie
P : le prix
T : la transaction (production)
2. L’inflation par la demande
Pour les keynésiens, il y a inflation chaque fois qu’il y a déséquilibre entre la demande globale et l’offre
globale des biens et services c.à.d l’existence d’une situation où la demande augmente mais l’offre est
rigide (soit inélastique).
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Du côté de la demande, tous les agents économiques peuvent augmenter leurs demandes :
- Les ménages : à la suite d’une augmentation de revenu, de facilités de crédit, d’achats par
anticipation…..
- Les entreprises : à la suite d’une augmentation de la production, d’une réalisation
d’investissements, ou de facilités de crédit…
- L’Etat : à la suite d’une augmentation de ses dépenses publiques (de fonctionnement et
d’investissement)…
- L’extérieur : lorsqu’il augmente ses achats en produits nationaux.
Du côté de l’offre, l’offre peut rester stable (manque d’élasticité) à la suite :
- D’un phénomène imprévu : sécheresse, grèves, guerre….
- D’un plein emploi des capacités de production.
- D’une difficulté d’importation.
3. L’inflation par les coûts (par l’offre) :
L’augmentation des prix peut provenir d’une augmentation des coûts de production. Cette
augmentation peut résulter d’une augmentation :
- Des prix des matières premières.
- Des charges financières (intérêts).
- Des impôts
- Des salaires et/ou des charges sociales grâce à la puissance syndicale.
S’il y a augmentation des prix de l’un de ces éléments, les entreprises répercutent cette augmentation
sur le prix de vente.
B- Les explications modernes (les causes structurelles) :
Les analyses modernes vont rechercher les tensions inflationnistes dans les nouvelles structures de
marchés, dans les comportements socioculturels et dans les conflits des groupes sociaux.
1. Les nouvelles structures de marchés
Le développement des monopoles et des oligopoles qui pratiquent des prix sans relation avec l’offre et
la demande peut être à l’origine de l’inflation car les prix sont toujours maintenus à des niveaux élevés
du fait de l’entente entre les producteurs, des forts taux de syndicalisation et des coûts de production
très élevés.
2. Les comportements socioculturels
La société de consommation : c’est un terrain favorable à l’inflation dans la mesure où elle incite les
agents économiques à la consommation de masse. En effet, la société de consommation fait naître en
permanence des besoins supplémentaires (publicité, marketing, promotions) ce qui rend indispensable
une augmentation permanente des salaires, il y a donc augmentation de la demande (inflation par la
demande) et une augmentation des coûts de production (inflation par les coûts).
3. Les conflits des groupes sociaux
L’inflation apparu dans ce cas comme l’expression d’une compétition entre les couches sociales pour le
partage du revenu national : d’un côté, la classe salariale exige une augmentation des salaires pour
préserver son pouvoir d’achat ; de l’autre côté, la classe patronale répercute cette augmentation sur le
prix de vente pour préserver sa marge bénéficiaire.
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V. Les conséquences de l’inflation
La hausse du niveau général du prix entraîne un certain nombre de conséquences tant sur le plan
économique que sur le plan social.
A- Les effets de l’inflation sur le revenu
- Revenus fixes : si les revenus fixes ne sont pas indexés sur le prix (pas d’échelle mobile des
salaires), leurs détenteurs vont être défavorisés car il y a détérioration de leur pouvoir d’achat.
- Revenus variables : leurs détenteurs sont favorisés car ils ont le pouvoir de répercuter la hausse
des prix sur le prix de vente.
En conclusion, les riches sont favorisés et les pauvres sont défavorisés. Donc, l’inflation accentue les
inégalités sociales.
B- Les effets de l’inflation sur l’épargne
L’inflation défavorise généralement l’épargne. En effet, l’augmentation des prix entraîne une
augmentation de la consommation (en valeur) au détriment de l’épargne. D’autre part, en période
d’inflation, le placement de l’épargne n’est pas rentable car l’intérêt réel est souvent inférieur à l’intérêt
nominal. Taux d’intérêt réel = taux d’intérêt nominal – taux d’inflation
Ce qui décourage les agents économiques à épargner.
C- Les effets sur la dette
L’inflation joue au profit des débiteurs et non au profit des créanciers. En effet, en période d’inflation, le
revenu réel du créancier (intérêts) peut non seulement être inférieur au revenu nominal mais parfois il
peut être négatif tel est le cas lorsque le taux d’inflation est supérieur au taux d’intérêt.
D- Les effets sur la croissance économique et sur l’emploi :
- l’inflation, si elle est modérée, favorise la croissance économique. En effet :
une demande très forte est en mesure d’encourager les entrepreneurs à procéder à de
nouveaux investissements et par conséquent la création d’emploi.
En période d’inflation, le remboursement des emprunts se fait en monnaie dépréciée.
Donc les entreprises n’hésitent pas à s’endetter pour investir.
Conclusion : l’inflation encourage l’investissement augmentation du PIB croissance économique
Création d’emploi.
- L’inflation au-delà d’un certain seuil (galopante, hyperinflation) pénalise la croissance
économique. En effet, l’inflation réduit l’investissement puisque les possibilités d’épargne sont
inexistantes. Donc pas d’investissement pas de croissance économique, chômage, récession etc.
E- Les effets sur la balance commerciale :
- L’inflation pénalise les exportations. En effet, les produits exportés seront très chers, moins
compétitifs sur le marché international.
- L’inflation augmente les importations. D’une part, les produits importés seront à des prix plus
faibles que les produits nationaux. D’autre part, l’inflation renchérit les importations à cause de
la déprécation de la monnaie nationale.
Conclusion : la diminution des exportations et l’augmentation des importations se traduit par un déficit
commercial (de la balance commercial).
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