DMLA : avancées et prise en charge
DMLA : avancées et prise en charge
décembre
150 2011
Tome 16
Vie professionnelle
DMLA
Habitudes des Ophtalmologistes de la prévention
français fin 2010
à la prise
Mise au point
Le risque rétinien
en charge
de la pseudophaquie :
analyse – gestion
Congrès internationaux
L’essentiel commenté de l'ESCRS
et de l'AAO
Coordination scientifique :
Eric Souied et Karim Atmani
4
Crédits
FMC
par an
D
es avancées considérables ont été réalisées dans le monde de la DMLA ces dix dernières années.
Dans le domaine de la prévention de la DMLA, des sciences fondamentales (en particulier de la géné-
tique), de l’imagerie rétinienne, des avancées thérapeutiques, des acquisitions considérables ont permis
de faire avancer notre conception et notre prise en charge de la DMLA.
Tout d’abord, dans le domaine de la prévention, des recommandations hygiéno-diététiques claires sont main-
tenant bien établies en prévention primaire de la DMLA. Des schémas de dépistage de la DMLA sont proposés
avec une très forte corrélation entre l’aspect du fond d’œil et la probabilité de DMLA à 5 ans, variant de 0,5 à
50% selon le score défini par le rapport n°18 de l’AREDS.
Dans le domaine des sciences fondamentales,
des découvertes importantes ont été faites en géné-
DML A : tique moléculaire et en immunologie. L’imputabilité
à la croisée des mondes génétique de la maladie est de plus de 70% avec
les gènes principaux de cette affection : le gène
CFH, le gène ARMS2 et le gène C3. D’autres gènes
viennent d’être retrouvés récemment dans la DMLA, ouvrant de nouvelles voies physiopathogéniques reposant
entre autres sur le métabolisme des lipides (gène LIPC). Chacune de ces nouvelles avancées génétiques débouche
sur de nouveaux travaux dont l’étape ultime sera d’identifier toute la cascade en dominos, à partir du gène
jusqu’à la pathologie.
En parallèle à l’avancée thérapeutique considérable qu’a représentée l’arrivée des anti-VEGF, sont apparues
de nouvelles techniques d’investigations. La mesure de l’acuité visuelle seule n’est pas adaptée à la prise en
charge de la DMLA. Seule l’imagerie maculaire au sens large avec bien entendu, l’examen en OCT Spectral
Domain mais également les clichés du fond d’œil et au besoin l’angiographie à la fluorescéine permettent d’éva-
luer au mieux le type de DMLA et surtout la présence ou pas de récidive exsudative. La quatrième dimension
est celle du suivi dans le temps d’une coupe en OCT et sur un point précis de la macula. Ces techniques d’ima-
gerie multi-modales représentent maintenant les bases d’une prise en charge optimale pour nos patients atteints
de DMLA exsudative.
Les suivis mensuels réguliers et l’imagerie multi-modale constituent les deux béquilles du suivi régulier de la
DMLA exsudative.
Nous pouvons prédire sans grand risque que nous n’en sommes qu’au début des avancées thérapeutiques dans
la DMLA. Plusieurs molécules compétiteurs des anti-VEGF entrent en scène dans la DMLA exsudative : nouveaux
anti-VEGF, anti-compléments, intégrines… Toutes ces avancées dans le domaine de la DMLA exsudative vont
avoir leur corollaire dans le domaine de la DMLA atrophique avec d’importantes modifications dans l’identifi-
cation diagnostique des lésions et surtout avec l’arrivée prochaine de nouvelles molécules dont certaines sont
déjà en phase III d’analyse.
Ce numéro spécial sur la DMLA regroupe l’ensemble des acquisitions récentes dans le domaine. Nous vous
souhaitons de prendre un grand plaisir dans la lecture de ce numéro DMLA.
Glaucome
UNE ÉDITION J.B.H. SANTÉ 43 Etude CARAT : aCceptAbilité d’un collyRe bêtAbloquant sans conservaTeur
dans le traitement du glaucome ——————————— Jean-François Rouland
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Dépôt légal : 4ème trim. 2011
Les articles de “Réflexions Ophtalmologiques” reflètent l’opinion des auteurs et n’engagent en aucune façon
la responsabilité de la Société éditrice. Aucun article publié dans ce numéro ne peut être reproduit quels que soient
la forme et les procédés sans l’autorisation expresse de l’éditeur.
Génétique de la DMLA
mots-clés
Génétique de la DMLA
entre les néovaisseaux visibles ou pré-épithéliaux et le locus Dans une autre étude portant sur 69 patients avec une DMLA
en 10q26. Cette même étude analyse la sévérité de la maladie exsudative traités par photothérapie dynamique, Brantley et
en fonction du génotype. Ainsi il apparaît que les individus col. montrent qu’au contraire le pronostic visuel semble moins
homozygotes pour les variants à risque pour les 2 gènes CFH bon pour les porteurs à l’état homozygote de l’allèle sauvage
et ARMS2 sont plus à risque d’être atteints d’une forme sévère du variant Y402H du CFH.
de la maladie avec un début de la maladie plus jeune. D’autres
études ont également tenté d’établir une corrélation entre
génotype et phénotype dans la DMLA exsudative, retrouvant
une association inverse avec les néovaisseaux à prédomi-
nance classique et l’allèle à risque du gène CFH. Ces deux
études ne portent que sur l’analyse d’un seul variant, ce qui Points Clés
peut masquer des effets de codominance, rendant l’inter-
prétation des résultats prudente. • La DMLA est une maladie complexe, hétérogène sur le
plan clinique et multifactorielle, associant des facteurs
environnementaux et des facteurs de prédisposition géné-
Facteurs génétiques tique. L’identification de facteurs prédisposants est
et réponse thérapeutique essentielle pour la compréhension de la physiopathologie
La réponse aux traitements anti-oxydants, à la photothérapie de la maladie.
dynamique et aux anti-VEGF en fonction du génotype a été
étudiée. • Deux gènes majeurs de susceptibilité à la maladie ont
Une étude a analysé la progression à 5 ans de 876 patients été indentifiés ces dernières années. Il s’agit des gènes
inclus dans l’étude AREDS aux stade 3 ou 4, vers un stade CFH et ARMS2. Les variants à risque sont fréquents dans
plus avancé, après supplémentation ou non par antioxydant la population générale, ils représentent des facteurs forts
et/zinc, en fonction de leur génotypes pour les variants à risque de prédisposition à la maladie.
du CFH et de ARMS2. Les auteurs de l’étude montrent une
moins bonne réponse à la supplémentation en antioxydants • Le rôle des facteurs de susceptibilité génétiques de la
et zinc dans le groupe des patients homozygotes pour l’allèle DMLA ne s’arrête pas à une simple modification du risque
à risque du variant à risque du gène CFH, avec un pourcen- de développer un jour la maladie, car il est probable qu’ils
tage plus important de progression vers les stades plus évolués influencent également l’évolution vers certaines formes
de la maladie. cliniques de la maladie, ainsi que la réponse aux diffé-
Brantley et col., en 2007 ont analysé la réponse au traitement rentes thérapeutiques préventives et curatives. Les
par bevacizumab (Avastin ® ) chez 86 patients souffrant de découvertes en génétique pourraient ainsi déboucher sur
DMLA exsudative, en fonction du génotype pour les variants la mise en place de nouvelles armes thérapeutiques
majeurs du CFH et de ARMS2. Malgré le faible effectif, l’étude pouvant cibler divers mécanismes physiopathologiques
met en évidence un moins bon pronostic visuel après traite- impliqués dans la maladie.
ment pour les porteurs à l’état homozygote de l’allèle à risque
du gène du CFH (p=0.004). De même la réponse au traitement
par ranibizumab (Lucentis ® ) semble moins bonne chez les
individus homozygotes pour le variant à risque du gène CFH. Conflits d’intérêts : aucun
RÉFÉRENCES
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Prévention de la DMLA
Va l é r i e L e T i e n
L
a prévention du risque de DMLA, et de ses complications, pour les patients
résumé présentant des lésions précurseurs est aujourd’hui un objectif réaliste et
nécessaire de par la gravité de la maladie. Elle passe essentiellement par
La DMLA est une affection grave dont les
la prescription des compléments alimentaires depuis la publication des résul-
conséquences sur la qualité de vie des
tats de l’étude AREDS 1 en 2001. Les pratiques cliniques ont toutefois changé
patients peuvent être majeures. Les
depuis et se sont adaptées aux nouvelles connaissances. L’étude AREDS 2,
traitements disponibles ne concernent que la
DMLA exsudative et permettent
actuellement en cours, tente de répondre aux nombreuses questions qui demeu-
essentiellement de stabiliser l’acuité visuelle. rent, dans un domaine en constante évolution.
D’où l’importance de prendre en charge la
maladie en amont et de prévenir les risques
d’aggravation et d’évolution péjorative pour
les personnes à risque. Les différents aspects Les anti-oxydants en prévention de la
de la prévention prennent ainsi en compte le DMLA
dépistage des patients à risque, la
prescription adaptée et réfléchie de
compléments alimentaires et l’éradication En 2001, l’étude AREDS I avait démontré pour la première fois qu’une supplé-
des facteurs de risques environnementaux mentation en anti-oxydants diminuait de 25 % le risque de progression et
modifiables. d’aggravation de la DMLA néovasculaire pour les patients à risque (stade 3 et 4
de la classification AREDS) et de 27 % la perte d’acuité visuelle. La possibilité
de limiter les risques d’évolution des formes précoces vers des formes avancées
de la maladie n’avait jusqu’alors pas été aussi clairement évoquée.
Mais si l’étude AREDS I a introduit la notion de prévention, elle a aussi entraîné
dans son sillage l’apparition de nombreuses interrogations. Le but de l’étude
AREDS II est d’essayer d’y répondre le plus clairement possible. Il s’agit d’éva-
luer de façon plus précise la composition initiale de l’AREDS I, et également
l’intérêt de l’association des oméga-3 et des pigments maculaires dans la dimi-
nution du risque de DMLA. Elle tente également de préciser le rôle exact du
bétacarotène, dont l’association est contre-indiquée en cas d’antécédents de
tabagisme.
Elle est divisée en deux bras principaux :
• Une première randomisation déterminera quatre groupes de 1000 patients
chacun, soumis à une supplémentation soit en pigments maculaires (lutéine 10 mg
mots-clés
et zéaxanthine 2 mg), soit en oméga-3 (DHA et EPA), soit une association de
DMLA pigments maculaires et d’oméga-3, soit un placebo.
Anti-oxydants • Une deuxième randomisation déterminera l’intérêt de maintenir le bétacaro-
Etude AREDS tène par rapport à la formule initiale.
Karim Atmani
sérieux nécessitait davantage d’investigations. Les résultats L’étude PIER sur les néovaisseaux choroïdiens occultes et
de l’étude GEFAL menée en France, et comparant les deux visibles est basée sur un régime fixe, qui consiste à réaliser
molécules, sont attendus prochainement. une série de 3 injections de ranibizumab à 4 semaines d’in-
Le ranibizumab (Lucentis ® ) est un fragment d’anticorps tervalle, puis des ré-injections tous les 3 mois. Après une
monoclonal de souris recombinant humanisé. Il inhibe toutes année de traitement, 90,2% des yeux traités ont perdu moins
les isoformes du VEGF-A et son efficacité et sa tolérance ont de 15 lettres d’acuité visuelle, mais seuls 13% des yeux traités
été démontrées par plusieurs études randomisées, à commencer ont gagné au moins 15 lettres d’acuité visuelle. L’acuité visuelle
par les études MARINA et ANCHOR. moyenne des yeux traités est restée inchangée, avec une perte
Dans l’étude MARINA sur les néovaisseaux choroïdiens occultes, de 0,2 lettre à un an. Ces résultats sont en retrait par rapport
après deux ans de traitement, 90% des yeux traités par le à ceux des études MARINA et ANCHOR dans lesquelles les
ranibizumab 0,5 mg ont perdu moins de 15 lettres d’acuité injections étaient systématiques.
visuelle (53% pour le groupe contrôle), et 33,3% des yeux ont L’étude PrONTO incluant tous types de néovaisseaux est
gagné au moins 15 lettres d’acuité visuelle. Le gain moyen basée sur un régime flexible avec une phase d’induction de
d’acuité visuelle s’est établi à 6,6 lettres à 24 mois. Dans 3 injections mensuelles, les ré-injections suivantes étant réali-
l’étude ANCHOR sur les néovaisseaux choroïdiens visibles, sées en fonction de plusieurs critères : baisse de l’acuité
les résultats sont tout à fait similaires avec 90% d’yeux perdant visuelle de plus de 5 lettres, augmentation significative de
moins de 15 lettres d’acuité visuelle et 41% d’yeux gagnant l’épaisseur rétinienne centrale, persistance de fluide au-delà
au moins 15 lettres d’acuité visuelle à deux ans. Le gain moyen d’un mois en tomographie en cohérence optique (OCT), appa-
d’acuité visuelle était de 11,3 lettres à un an. rition de nouvelles hémorragies ou de nouveaux néovaisseaux
visibles. Les résultats de cette étude sont encourageants
sans la mesure où 43% des yeux traités ont gagné au moins
15 lettres d’acuité visuelle à 24 mois. L’acuité visuelle moyenne
Les acteurs de demain a augmenté de 11 lettres à deux ans avec 9,9 injections en
moyenne.
Le VEGF trap-eye (Eylea ®) est une protéine de fusion qui agit Mais ces résultats ne doivent pas faire oublier les limites de
comme un leurre de récepteur du VEGF. Cet antagoniste du cette étude prospective, monocentrique et non-randomisée,
VEGF va se lier avec une haute affinité à toutes les isoformes qui n’a inclus que 40 yeux suivis pendant un an (37 yeux suivis
du VEGF-A ainsi qu’au Placental Growth Factor (PlGF). Les pendant deux ans). De plus, 14 yeux avaient bénéficié d’un
premiers résultats publiés des essais de phase II sont parti- traitement préalable.
culièrement encourageants. Dans l’étude multicentrique Le traitement PRN (pro re nata) ou régime flexible avec des
CLEAR-IT 2, au terme de la première année de traitement, injections à la demande s’est rapidement imposé dans la
92 % des patients ont perdu moins de 15 lettres d’acuité pratique quotidienne. Ce régime impose une surveillance
visuelle et 22 % ont gagné au moins 15 lettres d’acuité visuelle. mensuelle avec mesure de l’acuité visuelle, rétinographies et
Ces résultats sont d’autant plus intéressants que seules deux tomographie en cohérence optique à chaque contrôle. Les
injections en moyenne étaient nécessaires après la 12 ème angiographies à la fluorescéine et/ou vert d’infracyanine restent
semaine (phase d’induction), avec un délai moyen de 129 jours indispensables et sont réalisées régulièrement et/ou à la
avant la première réinjection. Le VEGF trap-eye, qui devrait demande. Par ailleurs, il convient de traiter toute accentua-
obtenir l’AMM en 2012-2013, permettra sans doute de dimi- tion même minime des signes exsudatifs pour obtenir de
nuer le rythme des injections et/ou d’espacer les contrôles meilleurs résultats fonctionnels.
comparativement au ranibizumab. Le traitement TER (Treat and Extend Regimen) représente
une approche différente. Dans ce schéma thérapeutique
imaginé par Spaide, lors du contrôle réalisé un mois après
une série initiale de 3 injections intravitréennes de ranibi-
Régime fixe zumab, deux cas deux figures sont envisageables. Si le bilan
ou régime flexible ? PRN ou TNE ? conclut à la stabilisation de l’acuité visuelle et à l’assèche-
ment complet des lésions, une quatrième injection est réalisée
et le contrôle suivant est repoussé de deux semaines. Chaque
Les résultats des deux études pivotales MARINA et ANCHOR fois que le contrôle montre l’absence de récidive, une nouvelle
ne sont obtenus qu’au prix d’injections répétées toutes les 4 injection est réalisée et l’injection suivante est repoussée de
semaines pendant 24 mois. Dès lors, le principal enjeu était deux semaines supplémentaires, sans jamais dépasser un
de réduire le rythme des injections pour un même résultat délai de douze semaines. A l’inverse, à chaque reprise des
fonctionnel. signes exsudatifs, une injection de ranibizumab est adminis-
trée et le contrôle suivant est réalisé un mois plus tard. Ce persistante de liquide intra- ou sous-rétinien, ou encore sous
schéma thérapeutique permettrait de réduire le nombre de l’épithélium pigmentaire. Cela peut également se manifester
visites et le nombre d’injections comparativement au traite- par des hémorragies ou des exsudats lipidiques intermittents.
ment PRN, pour des résultats fonctionnels similaires voire L’angiographie au vert d’infracyanine (ICG) est très contri-
meilleurs. butive dans ces cas, car elle permet d’éliminer une vasculopathie
polypoïdale choroïdienne, source d’échec thérapeutique.
Dans une telle éventualité, l’association à un traitement par
PDT est souvent bénéfique.
Répondeurs D’une manière générale, une non-réponse au traitement devra
et non-répondeurs conduire à modifier l’approche thérapeutique. Au-delà du
bilan complet d’imagerie, il conviendra d’augmenter le rythme
des injections des anti-VEGF et/ou d’associer des corticoïdes
L’analyse des résultats des études MARINA et ANCHOR nous intra-oculaires ou une photothérapie dynamique (PDT) à la
apprend qu’environ 90% des patients sont stabilisés sous vertéporfine.
traitement par ranibizumab, avec une perte de moins de 15
lettres d’acuité visuelle. Cela signifie également qu’environ Les anti-VEGF ont complètement révolutionné la prise en
10% des patients vont présenter une baisse visuelle signifi- charge de la DMLA exsudative. Ils sont aujourd’hui le traite-
cative après deux années de traitement. ment de référence de cette pathologie même si de nombreuses
Une imagerie complète permettra d’appréhender les raisons questions restent en suspens. Le rythme des contrôles et des
de la mauvaise réponse au traitement. Dans certains cas, il injections, la conduite du traitement en cas de non réponse
s’agira d’une atteinte de l’épithélium pigmentaire et des photo- aux anti-VEGF, la place des autres thérapies sont encore objets
récepteurs en raison du développement d’une fibrose de débat. L’arrivée prochaine d’un nouvel acteur ne devrait
sous-rétinienne ou d’une atrophie. Il ne s’agit pas là sticto pas bouleverser les scenarii de traitement, PRN ou TER, mais
sensu de patients non-répondeurs, mais plutôt d’individus laisse entrevoir davantage de répit pour les patients et les
non-capables d’amélioration fonctionnelle en raison de la praticiens avec un espacement des visites et des réinjections
survenue d’altérations rétiniennes secondaires à la DMLA. moins fréquentes.
Les patients non-répondeurs peuvent être définis comme ceux
ne démontrant que peu ou pas de réponse anatomique au trai-
tement anti-VEGF. Cela peut se traduire par la présence Conflits d’intérêts : aucun
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Imagerie de la DMLA
Nathalie Puche
Néovaisseaux occultes/Décollement de l’épithe- L’eye tracking est un système qui permet de compenser les
lium pigmentaire mouvements de l’œil pendant l’examen. Il permet de reposi-
Les néovaisseaux occultes sont caractérisés en angiographie tionner automatiquement des scans lors d’un suivi.
à la fluorescéine par une hyperfluorescence diffuse inhomo- La cartographie est d’un intérêt moindre dans le suivi de la
gène et en ICG par une hyerfluorescence tardive en plaque. DMLA en raison des nombreuses erreurs de segmentation.
L’OCT objective souvent un décollement de l’épithélium
pigmentaire et des phénomènes exsudatifs sur les berges:
décollement sereux rétinien et œdème intrarétinien (Figure 4). DMLA atrophique
Les néovaisseaux « minimally classic » et « predominantly La surveillance de la taille de la plage d’atrophie repose sur
classic » associent à différentes proportions néovaisseaux les clichés en autofluorescence. L’OCT et l’angiographie
visibles et occultes, à prédominance occulte pour les mini- permettent d’exclure l’apparition de néovaisseaux en bordure
mally classic et à prédominance visible pour les predominantly de la plage d’atrophie.
classic.
DMLA exsudative
Anastomoses choriorétiniennes La surveillance repose sur l’acuité visuelle et l’OCT. L’OCT
En angiographie à la fluorescéine et au vert d’infracyanine recherchera un décollement séreux rétinien, des logettes
l’anastomose choriorétinienne se caractérise par une hyper- d’œdème cystoïde intrarétiniennes. L’angiographie à la fluo-
fluorescence à la terminaison d’un vaisseau rétinien, avec rescéine et l’ICG peuvent compléter cet examen. Des nouveaux
diffusion aux temps tardifs de l’ICG définie sous le terme de logiciels, basé sur l’eye tracking permettent de comparer point
« hot spot ». Une classification basée sur l’OCT décrit 3 stades: par point deux coupes OCT réalisées à des moments diffé-
• stade 1 ou « erosion sign » caractérisé par une érosion rents.
focale au sommet d’une élévation localisée de l’épithélium Plusieurs modalités évolutives de la DMLA sont possibles,
pigmentaire (Figure 5). comme les complications hémorragiques, l’extension en
surface de la lésion, une récidive néovasculaire, une déchi- C’est réellement l’imagerie multimodale (OCT-AF-ICG) et
rure de l’épithélium pigmentaire, l’atrophie, la fibrose. Des l’amélioration de la résolution en OCT des images qui permet-
formations tubulaires de type ORT (Outer Retinal Tubulations) tent de poser le diagnostic et d’assurer le suivi thérapeutique.
signent la chronicité de la maladie, elles peuvent être présentes
dans la DMLA atrophique comme néovasculaire. Des pseudo-
kystes à bords carrés, à différencier des logettes d’œdème
intrarétinien, peuvent aussi être présents dans la DMLA fibroa-
trophique alors que la lésion n’est plus exsudative (Figure 7). Conflits d’intérêts : aucun
RÉFÉRENCES
1. Yehoshua Z, Rosenfeld PJ, Gregori G, Feuer WJ, Falcão M, Lujan BJ, Puliafito [Link] of geographic atrophy in age-related macular degene-
ration imaged with spectral domain optical coherence [Link]. 2011 Apr.
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Ophthalmology,2011 Jul.
R E N C O N T R E S . . .
tions meibomiennes. Le staphylocoque Réalisation des soins • Lavage de l'œil avec du sérum physio-
par les lipases qu’il sécrète agirait sur de paupière logique sans conservateurs pour évacuer
les lipides du meibum et contribuerait En fonction du type de pathologie, une les sécrétions et débris.
ainsi au dysfonctionnement meibomien. partie ou l'ensemble des soins peuvent • Nettoyage des cils et des bords
Le traitement repose sur les antista- être prescrits: libres : à l’aide d’une lingette ou d’un
phylococciques. • Réchauffement des paupières : gel prévu à cet effet. Le but est d'éli-
prendre un gant de toilette ou des miner les croûtes et les bouchons de
• La blépharite séborrhéique est compresses, imbibés avec de l'eau graisse situés à l'orifice des glandes
caractérisée par une inflammation chaude non brûlante, et les appliquer meibomiennes et surtout des cils.
modérée de la portion antérieure des environ 10 minutes sur les yeux fermés. Certains préconisent l’utilisation de
cils avec souvent des collerettes de Le but est de fluidifier le meibum. Le shampoing pour bébé, dilué sur un coton
sébum sur la base des cils. Ce type de gant doit être réchauffé aussi souvent tige.
blépharite peut-être isolé ou associé à que nécessaire. L’utilisation de systèmes Les soins sont à faire avec motivation
une blépharite staphylococcique, à chauffants spécifiques (packs, lunettes durant au moins 1 mois pour être effi-
une séborrhée meibomienne (liée à chauffantes) est plus pratique mais plus caces. En fonction de la sévérité de la
une hyperproduction meibomienne et couteuse. pathologie, ils seront à continuer plus
faite de sécrétions fluides, claires, faciles • Massage digital des paupières : ou moins régulièrement, à vie.
à exprimer, responsables d’un ménisque masser les paupières "vers l'œil", c'est
lacrymal mousseux) ou à une meibo- à dire dans l'axe des glandes afin de
Pour en savoir plus :
mite secondaire. Elle s’accompagne bien les exprimer : de bas en haut pour Doan S. La sécheresse oculaire.
ou pas d’une dermatite séborrhéique les paupières du bas, et l'inverse pour Du diagnostic au traitement. Lamy, Paris, 2009.
ou d’une rosacée celles du haut, durant 30 secondes pour
chaque œil. Un pincement entre pouce Conflits d’intérêts :
et index des bords libres peut être aussi M Touati : aucun ;
S Doan : consultant pour les laboratoires Théa.
efficace.
R E N C O N T R E S . . .
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destinée à l’hygiène et au soin des lipidiques s’accumulent à la surface des lentilles de contact.
bords palpébraux. Un entretien rigoureux et régulier de celles-ci s’impose donc pour éviter tout
risque de contamination ou d’inconfort.
BlephaCura® s’applique avec une compresse permettant Aujourd’hui, les solutions multifonctions simples à utiliser offrent aux porteurs
le massage et le nettoyage des paupières en favorisant de lentilles la garantie d’une décontamination efficace en toute sécurité.
le désengorgement des glandes de Meibomius. Les lipo- La nouvelle solution multifonctions JAZZ AquaSenSitive est aujourd’hui LA solution aux
somes complètent cette action mécanique en stabilisant problèmes d’hypersensibilité et d’inconfort parfois observés suite à l’entretien des lentilles
la couche lipidique du film lacrymal afin d'empêcher une souples.
sécheresse oculaire par hyperévaporation des larmes, Formulée pour minimiser les risques d’allergies, grâce à une concentration idéale en agent
bien souvent secondaire à un dysfonctionnement meibo- décontaminant (PHMB 0.0001%), JAZZ AquaSenSitive élimine efficacement les micro-orga-
mien. nismes tout en préservant la physiologie oculaire. Elle contient du polyvinylpyrrolidone et
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D’après un communiqué de presse d’Ophtalmic
résumé Introduction
Les habitudes des ophtalmologistes Depuis 14 ans, les Ophtalmologistes français sont invités à répondre, de façon
français concernant la chirurgie de la anonyme, à des questions d’ordre personnel, professionnel, ainsi que sur leurs
cataracte et la chirurgie réfractive habitudes chirurgicales.
sont étudiées annuellement depuis
14 ans. Cette étude permet de suivre Les résultats sont présentés régulièrement lors du congrès de la SAFIR en Mai
l’évolution des pratiques, et permet à Paris et lors du congrès de l’ESCRS en Septembre, ainsi que lors de réunions
de comparer les résultats aux autres ophtalmologiques en France ou à l’étranger tout au long de l’année.
pays pratiquant la même étude, à
savoir principalement les Etats-Unis, Les résultats sont également publiés dans Réflexions Ophtalmologiques, et dans
le Danemark et les Pays-Bas. la Revue de l’Ophtalmologie Française, organe du SNOF.
Comme vous pourrez le constater, le plan de cet article est constant d’années
en années pour permettre une meilleure comparaison.
Résultats
Questionnaire général
mots-clés
Cinquante sept pour cent des répondants sont des hommes, inchangé depuis 4
Habitudes. ans. Près de quatre-vingt treize pour cent des ophtalmologistes sont connectés
Statistiques. à l’Internet, en augmentation constante depuis 13 ans. La population ophtal-
Ophtalmologie. mologique est toujours vieillissante, par insuffisance de relève.
Cataracte.
Myopie. Cette année, 79% des répondants referaient des études de médecine, stable par
Presbytie. rapport à l’année dernière, et une écrasante majorité (plus de 96%) choisirait de
Excimer. nouveau l’ophtalmologie.
Femtoseconde.
Libéral 64,99%
Libéral + Hôpital 29,27% Acrylique Hydrophobe 72,69%
Hospitalier pur 3,68% Acrylique Hydrophile 51,41%
Salarié 1,02% Autres 3,21%
Remplaçant 1,02%
Figure 6 (plusieurs réponses possibles)
Figure 3
Le produit visqueux le plus utilisé est toujours le Duovisc , A noter cette année que plus de 57% des chirurgiens trou-
mais cette année le Visthésia fait une forte poussée puiqu’il vent que la topique est plus sûre que les autres anesthésies,
passe à la deuxième place avec plus de 10% de déclarations. chiffre en hausse constante depuis que la question existe.
(Figure 7)
En ce qui concerne la durée d'hospitalisation, la chirurgie
ambulatoire pure reste à près de 88%.
Duovisc 57,83%
Visthesia 10,84%
Les patients sont revus 2 ou 3 fois en postopératoire (Figure 9),
DiscoVisc 9,04%
principalement à J1 et entre J20 et J30 (Figure 10), et plus de
Viscoat 7,63%
Amvisc+ 7,43% 12% les revoient le jour même de l’intervention.
Twinvisc 5,42%
Healon GV 4,62% 0 0,00%
1 6,06%
Figure 7 (plusieurs réponses possibles) 2 42,89%
3 46,85%
4 3,96%
On note cette année une explosion des implants multifocaux 5 ou + 0,23%
à près de 44% contre 29% l’année dernière ainsi qu’une explo-
sion des implants toriques à 37% contre 22% l’année dernière,
13% en 2008 et 0% en 2007 !!!!! Figure 9
LASIK 73,74%
PRK 62,29% Femtoseconde 69,51%
AK 6,06% Hansatome 18,83%
LASEK 6,06% ONE Dispo 10,76%
CB (tous) 6,73%
Figure 12 (plusieurs réponses possibles)
M2 5,83%
Pour l’hypermétropie, la PKR est toujours largement devancée Figure 16 (plusieurs réponses possibles)
par le Lasik (Figure 13).
Hypermétropie
Discussion
LASIK 67,68% Vous venez de découvrir ou de redécouvrir les résultats de la
PRK 31,65%
quatorzième étude sur les habitudes des Ophtalmologistes
IMPLANTS 17,85%
français, qui permet de suivre les modifications de nos pratiques.
LASEK 5,72%
Comme chaque année, l’étude suivante est programmée pour
Septembre prochain, et je ne peux que vous pousser à y
Figure 13 (plusieurs réponses possibles) répondre, même si vous n’opérez pas de cataracte ou ne faites
pas de chirurgie réfractive, afin d’affiner les résultats au
En ce qui concerne la presbytie, le Presbylasik persiste devant maximum, pour l’intérêt de tous les Ophtalmologistes de
Prelex, mais les deux progressent, surtout le presbylasik. France.
Cette année apparait aussi l’Intracor. (Figure 14)
Introduction cidence du DR augmente au cours des qu’il n’existe pas de syndrome de trac-
Les risques rétiniens de la pseudo- 8 – 10 années suivant la phakoémulsi- t i o n v i t r é o r é t i n i e n n e à l ’ O C T, l a
phaquie sont : l’aggravation de la fication. Suivant Mirshahi (4) , pour les vitrectomie n’a aucune efficacité.
dégénérescence maculaire liée à l’âge patients n’ayant pas de décollement
(DMLA), le décollement de rétine (DR) postérieur du vitré (DPV) avant la
et les œdèmes maculaires (OM). chirurgie, à un an, 44 % d’entre eux Le syndrome d’Irving-Gass
n’ont toujours pas de DPV établi. Pour Le diagnostic sera posé après élimi-
les patients ayant 70 ans ou plus, ayant n a t i o n d ’ u n s y n d ro m e d e t r a c t i o n
L’aggravation de la DMLA été opérés sans complication, le risque vitréorétinienne, d’une membrane épiré-
Le rapport 25 de l’AREDS (1) ainsi que à 10 ans est de 0,4 à 0,8 %, soit peu tinienne ou d’une rétinopathie diabétique.
Mainster (2) démontrent, suivant les différent de la population phaque iden- Le syndrome d’Irving-Gass est estimé
études épidémiologiques actuelles, que tique (3) . Concernant la prévention du de 0,1 à 2 % car il n’existe pas de préven-
la chirurgie de la cataracte n’accélère décollement, aucune étude chez le tion. Il est actuellement l’une des
pas la progression de la DMLA et que pseudophaque n’a été faite. L’efficacité principales causes de résultat fonc-
l’usage des implants colorés n’a aucune du laser préventif n’a été prouvée exclu- tionnel non sati sfaisant lors de la
justification scientifique. Cependant, sivement que pour les déchirures chez phako-émulsification. Le traitement
une imagerie préopératoire est néces- le phaque. Lorsqu’une déchirure survient reconnu (5) reste les collyres anti-inflam-
saire pour les patients présentant une chez le pseudophaque, le traitement matoires non stéroïdiens associés aux
DMLA de l’œil adelphe ou des drüsens de son bord antérieur ou le retour à l’ora corticostéroïdes. Dans certains cas
– remaniement de l’épithélium pigmen- par photocoagulation est souvent inadé- sévères, l’Acétazolamide peut être
taire de l’œil à opérer afin d’éliminer quat. Dans ce cas, la cryoapplication proposée en l’absence de contre-indi-
des néovaisseaux occultes. est une meilleure prévention. cation : la dose utile est de 500 mg/ jour.
Les injections intravitréennes (IVT) ou
péri-oculaires sont une option dont l’ef-
Le décollement Les œdèmes maculaires ficacité n’est pas démontrée.
de la rétine du pseudophaque
Toutes les études montrent que les Ils s’observent en cas de chirurgie
facteurs de risque de décollement de compliquée, chez le diabétique, ou sans L’œdème du pseudophaque
rétine liés à la chirurgie de la cataracte étiologie démontrée, correspondant diabétique
sont : le jeune âge lors de l’intervention alors au syndrome d’Irving-Gass. > La chirurgie de la cataracte
et la rupture capsulaire. Le rôle de la peut-elle aggraver la rétinopathie
capsulotomie est incertain. Erié (3) ainsi diabétique ?
que d’autres auteurs montre que l’in- OM après rupture capsulaire Les publications récentes montrent
La chirurgie est indiquée lorsqu’il existe qu’une phakoémulsification non compli-
une incarcération de l’iris dans l’inci- quée ne détermine pas d’œdème
sion : vitrectomie antérieure et réfection maculaire s’il n’y en avait pas en préopé-
* Journée de Microchirurgie de l’Hôtel Dieu de la pupille. Lorsqu’il s’agit d’une ratoire et n’aggrave pas la rétinopathie
mèche de vitré prise dans l’incision et si elle était débutante ou modérée (6,7).
E n l ’ a b s e n c e d ’ œ d è m e m a c u l a i re cette raison, certains auteurs associent six mois. Une bonne indication, lors-
préopératoire, il n’y a donc aucun argu- les deux médicaments avec semble-t- qu’il existe un œdème maculaire et une
ment pour pratiquer une injection il une efficacité à trois mois sur l’acuité cataracte, est certainement la néces-
intravitréenne prophylactique en fin visuelle (10) . Cependant, il n’y a pas à sité d’extraire la cataracte pour permettre
d’intervention (8). l’heure actuelle de publication fondant la réalisation d’une photocoagulation
une : « evidence – based medical prac- panrétinienne. Dans tous les cas, un
> Faut-il associer une IVT en cas tice ». implant de grand diamètre sera choisi
d’œdème maculaire chez un diabé- Il est indispensable d’évaluer la macula pour permettre celle-ci éventuellement
tique et dont la cataracte justifie la chez les diabétiques avant la chirurgie, plus tard.
chirurgie ? d’abord en rapportant l’acuité visuelle
Les nombreuses publications sur ce de près au type de la cataracte. Si l’OCT En conclusion, le risque rétinien induit
sujet sont contradictoires et nous lais- n’est pas possible, un temps tardif d’an- par la chirurgie de la cataracte est essen-
sent dans l’expectative. La Triamcinolone giographie peut être contributif en tiellement l’œdème maculaire dont le
fut le premier médicament utilisé. Son montrant une diffusion du colorant. traitement actuel reste difficile.
efficacité temporaire a conduit à utiliser Dans tous les cas, la chirurgie ne sera
des anti-VEGF. Seules trois petites séries pratiquée qu’après une normalisation
suggèrent un effet bénéfique (9) . Pour des constantes biologiques pendant Conflits d’intérêts : aucun
RÉFÉRENCES
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report 25 Ophthalmology, 2009 Feb, 116 (2) : 297-303
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113 (11) : 2026-32
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Arch Clin Exp Ophthalmol., 2010 Sep 9 [Epub ahead of print]
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8 – Fard MA,Yazdanei Abyane A, Malihi M Prophylactic intravitreal bevacizumab for diabetic macular edema (thickening) after cataract surgery : prospective rando-
mized study Eur J Ophthalmol., 2010 Sep 10
9 – Nicholson BP, Schachat AP A review of clinical trials of ant-VEGF agents for diabetic retinopathy Graefes Arch Clin Exp Ophthalmol., 2010 Jul, 248 (7) : 915-30
10 – Akinci A, Muftuoglu O, Altinsoy A and coll. Phacoemulsification with intravitreal Bevacizumab and Triamcinolone Acetonide injection in diabetic patients with
clinically significant macular edema and cataract Retina, 2010 Nov 30 [Epub ahead of print]
R E N C O N T R E S . . .
L’essentiel commenté
L
es nouveautés présentées cette cornéen bactérien et traités par, soit l’AV statistiquement plus élevée que le
année à l’European Society of une quinolone de 4 ème génération, la groupe placebo.
Cataract and Refractive Surgery moxifloxacin associée à un corticoïde En conclusion, l’utilisation de corti-
(ESCRS) à Vienne en Septembre ainsi local (prednisolone), soit une quinolone coïdes locaux en association avec une
q u e c e l l e s e x p o s é e s à l ’ A m e ri c a n de 4ème génération associée à un placebo. antibiothérapie ne semble pas utile pour
Academy of Ophthalmology (AAO) à Cinq cent patients ont été randomisés tous les abcès bactériens même si elle
Orlando ont été multiples. Certaines, dans les 2 groupes après confirmation n’entraîne pas un taux de complica-
telle que la chirurgie de la cataracte au microbiologique de l’infection et trai- tions plus élevé à 3 mois. Les infections
laser femtoseconde, représentent sans tement pendant 48 heures par la les plus graves semblent toutefois béné-
doute un tournant important en chirurgie moxifloxacin locale seule en goutte ficier de l’instillation de corticoïdes
du segment antérieur. horaire. Predinsolone ou placebo ont locaux.
été alors institués à raison de 4x par
jour pour 1 semaine, 2x/jour pour 1
semaine puis 1x/jour pour 1 semaine.
Prise en charge Le traitement par Moxifloxacin a été Antibiothérapie
des kératites poursuivi pendant 3 semaines en dégres- intracamérale
bactériennes sion progressive. Les germes les plus et chirurgie
fréquemment retrouvés étaient le strep- de la cataracte
tocoque pneumaniae suivi du
L’utilisation et l’utilité des corticoïdes pseudomonas aeruginosa et du staphy-
locaux dans le traitement des kératites locque (coagulase negative et doré). Malgré les nombreuses études euro-
bactériennes a toujours été débattue L’amélioration de l’AV et de la taille de péennes prouvant l’utilité de l’utilisation
et aucune recommandation claire n’était la cicatrice stromale étaient similaires prophylactique de céfuroxime intraca-
à ce jour scientifiquement étayée. dans les deux groupes à 3 mois. Par mérale durant la chirurgie de la cataracte
Certaines études avaient montré un contre l’amélioration de l’AV était très et notamment l’étude de l’ESCRS en
risque de récidive plus élevé après utili- légèrement plus rapide dans le groupe 2006 sur 13698 patients prouvant une
sati on des cort ico ïdes tandis que traité par corticoïde et le temps de cica- diminution significative du risque d’en-
d’autres rapportaient une meilleure trisation épithéliale plus long. Le taux d o p h t a l m i e d a n s l e g ro u p e t r a i t é ,
acuité visuelle (AV) et une cicatrice stro- de complications était similaire dans l’injection d’antibiotique intracamérale
male moins sévère. Le Dr Thomas les deux groupes, notamment le taux n’a toujours pas été généralisée et
Lietman a présenté pour la première de perforations (environ une quinzaine adoptée par l’American Academy of
fois les résultats d’une méta-analyse sur les 500 yeux inclus). Néanmoins, Ophthalmology. A charge contre l’uti-
« Corticoïdes pour les Ulcères cornéens » en effectuant une analyse statistique lisation de la céfuroxime, le Dr Francis
diligenté par l’Institut National des Yeux sur les sous-groupes de patients présen- Mah note tout d’abord un taux d’en-
(NEI) américain. Il s’agit d’un essai tant les infections les plus graves dophtalmies dans le groupe contrôle
clinique randomisé, en double aveugle (Pseudomonas, taille de l’infiltrat, profon- de l’étude ESCRS (n’ayant pas reçu
et multicentrique dont le but était de deur de l’infiltrat), les auteurs ont montré d’injection intracamérale d’antiobio-
comparer les résultats cliniques entre que le groupe traité par corticoïdes tique) trois fois plus élevé que le taux
des patients présentant un ulcère présentait à 3 mois une amélioration de rapporté par la majorité des études
RÉFÉRENCES
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2. Francis Mah, Perioperative antibiotics: Lookiing for a consensus amid the chaos. AAO, Subspeciality day, Cornea, Orlando 2011
3. Gerd Auffarth, The laser fix – laser refractive lens surgery – Technolas. AAO, Subspeciality day, Refractive surgery, Orlando 2011
4. Barry Seibel, The laser fix – laser refractive lens surgery – Optimedica. AAO, Subspeciality day, Refractive surgery, Orlando 2011
5. Zoltan Nagy, The laser fix – laser refractive lens surgery – Lensx. AAO, Subspeciality day, Refractive surgery, Orlando 2011
6. Louis Skip Nichamin, The laser fix – laser refractive lens surgery – Lensar. AAO, Subspeciality day, Refractive surgery, Orlando 2011
7. Richard Lindstrom, Update on intracorneal lenses for presbyopia, Opening keynote. AAO Subspeciality day, Refractive surgery, Orlando 2011
8. Minoru Tomita, Acufocus Symposium, ESCRS, Vienna 2011
9. Pietrini Dominique, Technolas Perfect Vision symposium, ESCRS, Vienna 2011
DIFRA :
observatoire de la gêne visuelle isolée
J e a n - Pa u l A d e n i s ( 1 ) , J e a n - P i e r r e W e r n e r ( 1 ) , R a d i a D j e b b a r ( 2 ) , J e a n - P i e r r e M e u n i e r ( 3 )
1 : CHU Dupuytren, Ophtalmologie, 2 Avenue Martin Luther King, 87042 Limoges cedex
2 : Laboratoires LE U RQU I N M E DIOL A N U M, Z I des Chanoux, 86-88 rue Ampè re, 93330 Neuilly-sur-Marne
3 : Axonal, 215 avenue Georges Clemenceau, 92024 Nanterre
L
a gêne visuelle est une situation fréquente de consultation
points clés ophtalmologique. Nombreux sont les patients qui présen-
Objectifs : tent une gêne visuelle, sans autre symptôme évocateur
1. décrire les patients et leurs symptômes d’une pathologie précise.
2. décrire la prise en charge de la gêne visuelle isolée
3. dépister les facteurs de risque associés
RÉFÉRENCES
1. Canter PH and Ernst E. Anthocyanosides of Vaccinium myrtillus (bilberry) for night vision--a systematic review of placebo-controlled trials. Surv Ophthalmol,
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their synergism. Free Radic Res, 2006; 40(9): 993-1002.
L
’étude CARAT est une étude
observationnelle et transversale, matique des données médicales les d’initiation et utilisation simultanée ou
réalisée en France entre mars concernant et de leur droit d’accès et non d’un autre(s) collyre(s),
2009 et août 2010, auprès de 200 ophtal- de rectification. • Observance du traitement par timolol
mologistes libéraux. 0,1% LP,
L‘objectif principal de cette étude était Le médecin et le patient complétaient • Tolérance locale,
d’évaluer le rapport Effet thérapeutique ensemble un questionnaire sur la base • Index ICG3 (impression clinique
/ Effets secondaires du timolol 0,1% de son dossier médical et de l’examen globale),
LP, après au moins 3 mois de traite- clinique effectué lors de cette consul- • Satisfaction et jugement global du
ment, chez des patients présentant une tation. patient,
hypertonie oculaire isolée et/ou un glau- Le questionnaire comportait 12 items • Attitude thérapeutique à l’issu de la
come. à renseigner : consultation.
Les objectifs secondaires étaient d’éva- • Age et sexe du patient,
luer, après au moins 3 mois de traitement • Bilan ophtalmologique : date de décou- Le score ICG3 (impression clinique
par timolol 0,1% LP, le rapport Effet verte du glaucome et/ou hypertonie globale), habituellement utilisé en
thérapeutique / Effets secondaires en oculaire et latéralité (œil droit/œil psychiatrie, est utilisé ici en ophtal-
fonction de la présence ou non d’at- gauche), mologie afin d’évaluer le rapport
teintes de la surface oculaire, le • Antécédents ophtalmologiques, bénéfice/risque du timolol 0,1% LP.
pourcentage de patients ayant une PIO • Autres antécédents significatifs (non Il permet de mesurer l’effet thérapeu-
contrôlée, la tolérance locale, la satis- ophtalmologiques), tique d’un traitement (4 paliers de 1 :
faction globale et l’observance des • Traitement anti-glaucomateux avant « effet thérapeutique nul ou aggravé »
patients. timolol 0,1% LP, à 4 : « effet thérapeutique important »)
• PIO avant le début de timolol 0,1% et les effets indésirables qui y sont asso-
LP et le jour de la consultation, ciés (4 paliers de 1 : « aucun effet
Méthode
Chaque médecin recrutait 5 à 10 patients
consécutifs répondant aux critères d’in-
clusion :
• Patients ambulatoires, de l’un ou
l’autre sexe, âgés d’au moins 18 ans,
vus en consultation habituelle,
• Traités depuis au moins 3 mois par
timolol 0,1% LP,
• Prescrit à la posologie du RCP dans
au moins un œil pour une élévation de
la pression oculaire ou un glaucome
primitif à angle ouvert, Figure 1
indésirable » à 4 : « effet secondaire Les antécédents généraux étaient Le score ICG3 est supérieur à 1 pour
dépassant l’effet thérapeutique »). présents chez 34,1% des patients et ils 93% des patients présentant un glau-
(Figure 1) étaient principalement cardiovascu- come depuis moins de 5 ans. Une plus
En cochant l’intersection de la ligne laires (25,6% des patients). faible proportion était retrouvée pour
caractérisant les effets secondaires et les patients présentant un glaucome
la colonne correspondant à l’effet théra- Plus de la moitié des patients depuis 5 à 10 ans (84,8%).
peutique on obtient le rapport Effet bénéficiaient d’un traitement anti- Pour les patients présentant une atteinte
Thérapeutique / Effets indésirables glaucomateux avant la prescription de la surface oculaire (6,4% des cas),
correspondant au score ICG3. du timolol 0,1% LP (56,5% des patients). le score ICG 3 demeure supérieur à 1
Le score maximum de l’ICG3 sera de 4 Ces traitements étaient les suivant : (1,46 ± 0,85 en moyenne).
pour un important effet thérapeutique • Un autre Bêtabloquant en monothé-
avec aucun effet indésirable rapporté. rapie (34,1% des cas), Selon le score ICG3 il existe un béné-
Le score minimal de l’ICG3 sera de 0,25 • Un analogue de prostaglandine en fice positif à utiliser ce traitement. Les
pour un effet thérapeutique nul ou monothérapie (14,9% des cas), résultats sont d'autant plus importants
aggravé avec des effets secondaires • Une association analogue de prosta- que le diagnostic est récent, ceci peut
dépassant l’effet thérapeutique. glandine + bétabloquant (1,9% des cas) permettre d'espérer améliorer l'obser-
Le critère d’évaluation principal de • Autres (5,6% des cas) vance qui est réputée faible dans cette
l’étude CARAT était le pourcentage de population.
patients ayant un index ICG3 supérieur Les causes de changement du traite-
à 1, c’est-à-dire ayant un bon rapport ment antérieur étaient :
Effet thérapeutique / Effets secondaires. • un manque d’efficacité dans 23,5% Résultats de la baisse
des cas, pressionnelle*
• une intolérance locale dans 18,7% Avant le début du traitement par timolol
des cas, 0,1% LP, la PIO moyenne était de 21,21
Résultats • une intolérance générale dans 2,4% ± 3,91 mmHg. Elle était supérieure à
des cas, 20 mmHg dans 65% des cas et supé-
Dans cette étude, 844 patients ont été • un défaut d’observance dans 3,7% rieure à 25 mmHg dans 22,2% des cas.
sélectionnés. Le jour de la consulta- des cas, Après 3 mois de traitement, la PIO
tion, 375 patients ont répondu aux • à la demande du patient dans 9,9% moyenne était de 17,09 ± 2,70 mmHg
critères d’inclusion (traités depuis au des cas. soit une baisse de - 4,12 ± 3,41 mmHg
moins 3 mois par timolol 0,1% LP). par rapport à la valeur initiale. La PIO
L’antériorité du traitement par timolol Le jour de la consultation, 83,5% des avait diminué chez 86,2% des patients
0,1% LP était en moyenne de 6,74 mois patients recevaient du timolol 0,1% LP et était inférieure à 20 mmHg dans
(3-55 mois). Les patients inclus étaient en monothérapie. 83,7% des cas. (Figure 2)
âgés de 65 ans (25 à 93 ans) et étaient Pour 10,1% des patients, le timolol 0,1%
de sexe féminin dans 58% des cas. LP était associé à un analogue de prosta- L’initiation du traitement par timolol
Le glaucome était connu en moyenne glandine. 0,1% LP a permis une réduction de la
depuis 4,48 ± 5,28 ans (< 1 an chez PIO après 3 mois de traitement en initia-
34,4% des patients, de 1 à 5 ans chez tion de traitement, suite à un traitement
34,7% des patients, de 5 à 10 ans chez Résultats du score ICG3 initial par analogue de prostaglandine
17,6% des patients et ≥ 10 ans chez (Impression clinique globale) ou en monothérapie et suite à un traite-
13,3% des patients). rapport bénéfice/risque ment initial par un autre bétabloquant
L’HTO était bilatérale dans 90,7% des Le score ICG3, en moyenne de 2.87 en monothérapie. (Figures 3 et 4)
cas. Des antécédents ophtalmologiques ± 1.11 (médiane : 3) est supérieur à 1
autres que l’hypertonie oculaire étaient chez 92% des patients. Il est signifi- Après 3 mois de traitement par timolol
retrouvés dans 31,5% des cas : patho- cativement plus élevé chez les patients 0,1% LP, la PIO avait diminué chez
logie de la surface oculaire (12,3%), dont le glaucome évoluait depuis moins 98,8% des patients jamais traités,
pathologie rétinienne (10,1%), patho- de 5 ans (2.93 ± 1.11 en moyenne) que chez 85,2% des patients traités initia-
logie des paupières (5,6%), chirurgie chez les patients dont le glaucome
oculaire (9,3%) et traitement au laser évoluait depuis 5 ans ou plus (2.73 ± * La baisse pressionnelle est évaluée pour
chaque patient à partir de l’œil présentant
(4,3%). 1.12 en moyenne). la PIO la plus élevée avant le début du trai-
tement par timolol 0,1% LP.
Tolérance locale
Lors de l’instillation du timolol 0,1%
LP, la plupart des patients (74,9%)
n’ont rapporté aucun symptôme. Seuls
18,9% des patients ont présenté une Figure 2
vision légèrement trouble rapportée de
manière transitoire et 5,9% une douleur
ou un inconfort.
Entre les instillations, la majorité des
patients (68,8%) n’ont signalé aucun
symptôme, 13,3% ont signalé des pico-
tements, 9,9% un dépôt sur les cils,
une sensation de sécheresse oculaire
pour 3,7% et de corps étranger pour
1,9% des patients. (Figure 5)
A l’examen de la surface oculaire, la
plupart des patients (83,5%) ne
présentaient aucun signe clinique. Figure 3
Observance
L’observance du traitement par timolol
0,1% LP a été excellente ou bonne
chez 92,7% des patients.
L’observance était un peu moins bonne
pour les populations suivantes :
• glaucomes découverts depuis moins
d’un an (89 ,7%),
• patients âgés de 40 à 60 ans (86,7%),
• patients présentant des symptômes
à l’instillation ou après l’instillation. Figure 5
L’œil de l’expert :
commentaires du Professeur Jean-François Rouland (Lille),
conseiller scientifique et coordonnateur de l’étude.
Commentaires rapportés par le Docteur Elisabeth Millara
Que pensez-vous de la population traitée par timolol 0,1% LP dans cette étude ?
JFR : Elle montre que les ophtalmologistes optimisent l’utilisation de ce traitement. Dans la majorité des
cas, il s’agissait d’hypertonies oculaires modérées (78% des patients avaient une PIO < 25 mmHg),
et de maladie débutante (ancienneté moyenne 4 ans et médiane 2 ans). Il s’agit là d’une bonne indica-
tion pour un bêtabloquant en monothérapie, qui va permettre une bonne efficacité (84% de PIO < 20
mmHg dans cette étude sous timolol 0,1% LP). Ces patients ont en moyenne 65 ans, ce qui signifie que
l’on doit prévoir 15 ou 20 ans de traitement du glaucome… Il est souhaitable d’utiliser tout d’abord
une monothérapie, sans conservateur de façon à protéger la surface oculaire, et viser une PIO cible
raisonnable pour préserver le champ visuel.
Je remarque aussi que dans 17% des cas timolol 0,1% LP a été associé à une autre classe thérapeu-
tique, particulièrement des analogues de prostaglandines (10%) : cette association est intéressante,
car elle permet d’optimiser la pharmacocinétique de chaque molécule : les analogues de prosta-
glandines sont plus efficaces avec une administration le soir, et le bêtabloquant le matin sous une forme
retard.
Et sur la tolérance ?
JFR : Sans surprise, la tolérance locale du timolol 0,1% LP s’est montrée très satisfaisante. D’une
façon générale, les bêtabloquants ont intrinsèquement peu d’effets indésirables locaux. Ce traitement
est en outre sans conservateur, ce qui permet de préserver la surface oculaire, objectif capital dans une
pathologie oculaire chronique et un traitement au long cours. Il faut rappeler que pour le moment, les
bêtabloquants constituent la seule classe thérapeutique sans conservateur dans le glaucome, ce
qui fait une bonne raison de plus d’initier le traitement par une monothérapie bêtabloquante et
d’en rester là aussi longtemps que cela suffit. On remarque d’ailleurs que les patients de l’étude qui
avaient précédemment reçu un collyre avec conservateur sont encore plus satisfaits que les autres : ils
constatent la différence de confort oculaire ! Quant aux symptômes à l’instillation, ils sont la rançon de
la forme gel : une seule fois par jour, mais quelques minutes d’inconfort visuel. Il faut l’expliquer aux
patients lors de la prescription, pour qu’ils l’acceptent plus facilement.
Et l’observance ?
JFR : On retrouve dans cette étude les données classiques : moins bonne observance chez les plus
jeunes patients et chez ceux dont le glaucome est le plus récent. Ils n’ont probablement pas encore bien
intégré le risque que constitue une hypertonie oculaire pour leur vision, et supportent mal la contrainte
d’un traitement quotidien… Il faut répéter et répéter encore, jusqu’à ce qu’ils aient intégré… Mais plus
de 90% d’observance en moyenne avec le timolol 0,1% LP, est un bon score. La bonne tolérance y
contribue certainement, de même que la mono-instillation quotidienne.