Développement et Sous-Développement : Concepts clés
Développement et Sous-Développement : Concepts clés
Développement
Définition du développement
Concept selon François Perroux (1961)
1. La croissance peut se produire sans développement (ex : inégalités dans la répartition des
richesses).
2. Le développement est un processus à long terme, avec des effets durables, tandis que la
croissance est un phénomène quantitatif d’accumulation de richesses.
Définition du PNUD
Le développement élargit l’éventail des possibilités offertes aux individus, en se basant sur la
satisfaction des besoins essentiels (alimentation, santé, éducation).
Signification économique
Transformation sociétale touchant divers aspects comme l'éducation, la santé, et les libertés
civiques et politiques.
Notion ethnocentrique
Le développement peut être perçu comme une imposition d’un modèle économique capitaliste
occidental, soulevant des critiques sur l’universalité de cette notion.
Développement durable
Normalisation capitaliste
Le développement des pays pauvres est vu comme un enjeu de normalisation vers un cadre
capitaliste et libéral, visant à uniformiser les modèles économiques à l'échelle mondiale.
Ces auteurs comparent le développement à une religion, avec des croyances et des rites associés
à la modernisation et au progès, en dénonçant son imposition à l’échelle mondiale.
L’anthropologue argue que certaines sociétés, dites primitives, vivent dans l'abondance sans
connaître la pénurie, soulignant que le capitalisme génère de nouveaux besoins et contribue ainsi
au sous-développement.
Vision alternative
La critique du capitalisme suggère qu'une vie pleine et épanouissante est réalisable sans la
nécessité du développement tel que défini par les normes occidentales.
Nécessité du développement
Malgré les critiques, la réalité des fortes mortalités et des niveaux de sous-alimentation dans de
nombreux pays pauvres souligne que le développement a une portée universelle et peut améliorer
les conditions de vie.
Certaines approches intellectuelles ont tendance à idéaliser les modes de vie ancestraux,
présentés comme des alternatives viables au capitalisme.
Une critique des théories de développement soutient qu’imposer un modèle unique basé sur les
succès des pays occidentaux est simpliste et ne prend pas en compte les spécificités culturelles et
économiques des pays en développement.
Définition du Sous-Développement
Contexte historique :
Le sous-développement est défini comme la situation des pays ne suivant pas la trajectoire de
développement occidental, notion apparue après la Seconde Guerre mondiale. Avant le XVIIIe
siècle, la plupart des États du monde vivaient sans la dynamique de développement connue
aujourd'hui.
Caractéristiques principales
Un pays est considéré comme sous-développé s'il fait face à des obstacles dans son processus de
développement, notamment l'industrialisation. Le sous-développement s'exprime par un «
manque » de couverture des besoins fondamentaux tels que l'alimentation, la santé, la
sécurité, et l'éducation.
Idée de sous-industrialisation
Le développement reposant surtout sur une structure économique dominée par l'agriculture sans
accès significatif à l’industrialisation.
1. Position marginale dans les échanges mondiaux, avec peu d'initiatives de commerce inter-
zone.
2. Obstacles structurels internes (comme l'éloignement géographique et culturel) limitant
l'accès aux marchés.
Infrastructures insuffisantes :
Politiques instables :
6. Infrastructures insuffisantes
1. Manque d'infrastructures de transport, de communication et de services publics.
2. Difficultés d'accès aux services de santé et d'éducation.
7. Politiques instables
1. Gouvernance souvent marquée par l'instabilité politique et la corruption.
2. Manque d'institutions publiques efficaces pour soutenir un développement durable.
Le PIB par habitant (PIB/hbt) est un indicateur représentant le niveau de vie d'un pays, calculé
en divisant le PIB total par la population.
Utilité
Permet d'évaluer la part de production économique par personne si les richesses étaient
distribuées équitablement.
Donne une indication sur la quantité de biens et services produits dans un pays.
Le PIB/hbt mesure uniquement la quantité de biens produits, sans tenir compte de la qualité de
vie.
Ne reflète pas la distribution des richesses au sein de la population, laissant échapper les
inégalités sociales.
Le PIB ne prend pas en compte des facteurs cruciaux comme la santé, l'éducation, la sécurité, et
le bien-être général des citoyens.
Caractère Statique
Le PIB par habitant est un indicateur statique qui ne montre pas les dynamiques de
développement à long terme ni les évolutions des conditions de vie dans le temps.
Une augmentation du PIB/hbt peut se faire en dépit d'une détérioration des conditions de vie
(par exemple, à cause de catastrophes naturelles ou de conflits).
Niveau de vie : Mesuré par le Produit National Brut (PNB) par habitant en parité du pouvoir
d’achat (PPA).
Échelle de l'IDH
L'IDH est noté de 0 à 1 : plus le score est élevé, plus le pays est considéré développé.
Limites de l'IDH
Non prise en compte des inégalités : L'IDH n'indique pas comment la richesse est distribuée au
sein d'un pays.
Caractère statique : L'IDH peut ne pas refléter les progrès dynamiques et les changements dans
le temps.
Encadrement par l'aide : Ne précise pas si des progrès sont réalisés grâce à des aides
extérieures ou à des développements internes réels.
Taux de mortalité infantile : Indicateur clé de la santé et du bien-être, sensible à divers facteurs
comme l'éducation maternelle et l'accès aux soins.
Éducation et accès aux soins : Ces facteurs sont cruciaux pour développer les capacités
humaines et améliorer la qualité de vie.
Importance de la pluridimensionnalité
Évaluer le développement nécessite une approche intégrée qui prend en compte les aspects
sociaux, économiques et environnementaux.
Les PED sur les traces des pays développés et le retard économique
Le sous-développement est perçu comme un simple retard, avec l'idée que les pays en
développement (PED) devraient copier les modèles des pays développés.
Modèle de Walt Rostow (1961)
Propose cinq étapes de croissance que les pays doivent suivre pour se développer :
Critiques adressées à Rostow se basent sur le manque de données et l'absence de nuances dans
les étapes.
Critiques du Modèle
Les économistes comme Simon Kuznets soulignent que les étapes de Rostow ne sont pas
universelles et ne s'appliquent pas toujours aux PED en raison de leurs contextes spécifiques.
Depuis les années 1960, les analyses libérales critiquent les politiques protectionnistes des PED,
affirmant que leur retard est dû à une insertion limitée dans le commerce international.
Résultats Économiques
Dans les années 1980, les institutions financières internationales, par le biais des
Programmes d'Ajustement Structurel (PAS), ont cherché à imposer un modèle développemental
basé sur l'ouverture économique et la libéralisation, exacerbant souvent les inégalités dans les
PED.
Depuis la fin des années 1960, l'analyse libérale critique les politiques protectionnistes
adoptées par plusieurs pays en développement (PED), affirmant que leur sous-développement
résulte d'une faible insertion dans le commerce international.
Basée sur les travaux de David Ricardo et le théorème Hecksher-Ohlin, cette analyse soutient
que les PED devraient augmenter leur spécialisation dans les exportations pour se développer.
Arguments en Faveur de la Spécialisation des Exportations
Les auteurs comme Jacob Viner et Grott Fried Haberler affirment que le développement des PED
passe par une plus forte participation aux échanges internationaux, conduisant à des gains de
productivité et à des transferts de technologie.
Une spécialisation insuffisante dans les exportations, souvent centrée sur des produits de base,
entraîne une vulnérabilité économique face aux fluctuations des prix mondiaux.
De plus, la diversité des produits exportés est souvent très faible, ce qui limite la création de
valeur ajoutée et le développement d'industries locales.
Les théories qui encouragent une ouverture totale au commerce international ne tiennent pas
compte du fait que les pays développés ont eu recours à des protections pour développer leur
propre industrie.
Cette approche néglige également les contextes socio-économiques spécifiques des PED qui
peuvent limiter leur capacité à s’intégrer sur les marchés internationaux.
Cette synthèse met en lumière les enjeux cruciaux de la faible spécialisation commerciale des
PED et les impacts sur leur développement économique.
T. W. Schultz (1960) :
1. Met l'accent sur l'éducation et le capital humain comme facteurs essentiels pour le
développement économique.
2. Il promeut l'idée que l'investissement dans les compétences des individus est crucial.
Joseph Stiglitz :
1. Critique les politiques néolibérales des institutions financières internationales, soulignant les
défauts des "thérapies de choc" et l'importance d'adapter les modèles de développement aux
contextes locaux plutôt que d'imposer des solutions universelles.
Chacune de ces contributions a joué un rôle significatif dans la formulation des stratégies
économiques et de développement, influençant les politiques mises en œuvre dans de nombreux
pays en développement.
Raoul Prebisch est le pionnier de cette approche, affirmant que le sous-développement résulte de
la division internationale du travail, créant une polarisation entre un centre (pays développés)
et une périphérie (pays en développement).
Théorie du Centre-Périphérie
Les pays développés bénéficient d’une position dominante, exerçant un contrôle économique et
exploitant les ressources des pays pauvres.
Les pays en développement se spécialisent dans l'exportation de matières premières, ce qui les
rend vulnérables aux fluctuations des marchés mondiaux.
Selon Prebisch et François Perroux, les échanges sont biaisés par des relations de pouvoir
inégales, où les pays du centre dictent les termes au détriment des pays périphériques.
Il est proposé de renforcer l’intervention de l’État dans les zones dominées pour créer des pôles
de développement.
Caractéristiques du Sous-Développement
Les pays en développement souffrent d'une structure économique désabolie, centrée sur
l'agriculture avec une industrialisation insuffisante.
Simplisme et Impasse
Critiquée pour sa tendance à réduire le sous-développement à des causes économiques, sans tenir
compte des facteurs sociaux, politiques et environnementaux.
La théorie structurelle est souvent accusée de ne pas proposer de solutions pratiques pour sortir
du sous-développement.
Les critiques soulignent que le renforcement du rôle de l’État peut parfois conduire à des dérives
autoritaires et à la corruption.
Échec des Modèles Universels
L'application de modèles uniformes de développement n'est pas efficace pour tous les pays en
développement, étant donné leurs divers contextes socioculturels et historiques.
L'analyse du sous-développement indique qu'il existe des causes non économiques qui
impactent significativement le développement, notamment les institutions et les traditions
culturelles dans les pays en développement (PED).
Les traditions peuvent entraver le développement si elles ne favorisent pas l'adoption des
conditions socio-culturelles nécessaires à sa réalisation. Certaines sociétés peuvent ne pas être
culturellement prêtes pour le développement, ce qui complique la mise en œuvre de stratégies
de croissance.
Complexité de Développement
Attention à ne pas tomber dans le piège du déterminisme culturel, qui soutient que certaines
cultures (comme dans le monde musulman ou en Afrique subsaharienne) ne pourraient jamais
évoluer en raison de valeurs et pratiques perçues comme opposées à l'idée de progrès.
Bien que la culture joue un rôle dans le processus de développement, elle n'est qu'un facteur parmi
d'autres. Des approches multidimensionnelles sont nécessaires pour traiter les obstacles au
développement.
1. L'école de la dépendance postule que le modèle capitaliste global est la cause fondamentale
du sous-développement, établissant une hiérarchie économique entre les pays développés
et les pays en développement (PED).
Relations de Dépendance
1. Les PED sont dominés par des relations économiques inégales qui perpétuent leur
dépendance vis-à-vis des pays riches, une situation héritée des structures coloniales.
2. Cette dépendance se manifeste par un transfert de richesses du Sud vers le Nord, favorisant
l'accumulation capitaliste dans les pays développés.
Conséquences de la Dépendance
1. La nature même du capitalisme empêche une intégration économique effective des PED,
créant un sous-développement structurel.
2. Le développement des pays riches s’effectue au détriment des pays pauvres : leur sous-
développement est conditionné par le développement des pays riches.
Échange Inégal
1. L'école théorise un "échange inégal", où les termes de l'échange favorisent les pays
industriels, maintenant ainsi le statu quo du sous-développement dans les PED.
Propositions de Déconnexion
1. Samir Amin propose la "déconnexion", suggérant que les PED doivent rompre leurs liens de
dépendance avec le centre par des politiques protectionnistes et en se concentrant sur un
développement autocentré, basé sur le marché intérieur.
Importance
1. L'école de la dépendance offre une perspective critique sur les relations internationales et
économiques, soulignant la nécessité d’un changement structurel pour favoriser le
développement autodéterminé des pays en développement.
Émergence dans les années 1960-70, cette école radicalise l'analyse centre-périphérie en liant
directement le sous-développement à l'impérialisme économique des pays développés sur les
pays du Sud. Samir Amin (1973) est l'un des principaux théoriciens qui développe cette approche.
Modèle Économique Capitaliste
L'école de la dépendance postule que le modèle capitaliste global est la cause fondamentale du
sous-développement, établissant une hiérarchie économique entre les pays développés et les pays
en développement (PED).
Relations de Dépendance
Les PED sont dominés par des relations économiques inégales qui perpétuent leur dépendance
vis-à-vis des pays riches, héritée des structures coloniales. Cette dépendance se manifeste par un
transfert de richesses du Sud vers le Nord, favorisant l'accumulation capitaliste dans les pays
développés.
Conséquences de la Dépendance
La nature même du capitalisme empêche une intégration économique effective des PED, créant
un sous-développement structurel. Le développement des pays riches s’effectue au détriment
des pays pauvres : leur sous-développement est conditionné par le développement des pays riches.
Échange Inégal
L'école théorise un échange inégal, où les termes de l'échange favorisent les pays industriels,
maintenant ainsi le statu quo du sous-développement dans les PED.
Propositions de Déconnexion
Samir Amin propose la "déconnexion", suggérant que les PED doivent rompre leurs liens de
dépendance avec le centre par des politiques protectionnistes et en se concentrant sur un
développement autocentré, basé sur le marché intérieur.
Cette école de la dépendance offre une perspective critique sur les relations internationales et
économiques, soulignant la nécessité d’un changement structurel pour favoriser le
développement autodéterminé des pays en développement.
La spécialisation dans les produits primaires est perçue comme nuisible, entraînant des dégâts
économiques. De plus, le secteur industriel est censé stimuler la croissance économique et
réduire les vulnérabilités économiques liées à la dépendance des ressources naturelles.
Stratégies de Croissance
Croissance équilibrée : Proposée par Ragnar Nurske et Paul Rosenstein Rodan, qui
préconisent un investissement réparti dans toutes les branches industrielles pour garantir une
offre et une demande équilibrées.
Résultats Anticipés
Les stratégies d'industrialisation visent à générer des retombées positives sur toute l'économie,
accroissant ainsi les capacités de production et d'emploi.
L’espoir est de dépasser les limitations structurelles et d’atteindre une autonomie économique,
permettant ainsi des améliorations des niveaux de vie.
Malgré les avantages anticipés, de nombreux pays ont rencontré des difficultés, telles que des
insuffisances du marché intérieur qui limitent les débouchés pour les produits industriels.
Sur le long terme, certaines stratégies ont échoué à générer un développement durable et
équilibré.
Définition
Origine et Contexte
Principes Fondamentaux
1. L'idée principale est de réduire la dépendance envers les importations en développant une
production nationale pour remplacer les biens importés.
Protectionnisme Éducateur :
1. Inspiré par Fridrich List, ce principe soutient que des politiques protectionnistes
temporaires aident à construire une industrie nationale en permettant aux industries
naissantes de se renforcer sans la pression de la concurrence étrangère immédiate.
Mise en Œuvre
1. Nécessité d’une réforme agraire pour redistribuer les terres et permettre la création de
marchés internes dynamiques.
2. Exigence de politiques protectionnistes soutenues par des investissements massifs pour
stimuler la production nationale.
Objectifs
Critiques et Limites
Bien que prometteur, ce modèle doit faire face à des défis tels que l’insuffisance du marché
intérieur et la nécessité d’une transition vers une véritable compétitivité sur le marché
international.
1. Favorise une plus grande participation des pays en développement (PED) au commerce
mondial.
2. Permet de bénéficier des avantages comparatifs selon la théorie néoclassique.
1. Les ressources tirées des exportations peuvent être réinvesties dans l'importation de biens
d'équipement nécessaires à l'industrialisation.
2. La substitution d'exportations traditionnelles par des produits à plus forte valeur ajoutée
contribue à une diversification économique.
Mécanismes d'Apprentissage
Volatilité Économique
1. La spécialisation excessive dans l'exportation de matières premières peut mener à une
instabilité économique due à la fluctuation des prix sur le marché international.
2. La dégradation des termes de l'échange peut s’avérer défavorable pour les pays dont
l'économie repose sur une mono-culture.
Endettement Externe
Dépendance Économique
1. Risque d'une dépendance accrue vis-à-vis des marchés extérieurs et des fluctuations
économiques mondiales.
2. La crise asiatique de 1997 illustre la vulnérabilité des pays qui n'ont pas su diversifier
suffisamment leur économie.
Multiplication de la Dette :
Entre 1968 et 1980, la dette des pays en développement (PED) a été multipliée par 12,
engendrant des niveaux d'endettement insoutenables.
En fin des années 1970, l'endettement est devenu massif, majoritairement contracté auprès
d'institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale) et d'organismes de prêt
privés.
Contexte Économique :
Dans les années 60-70, l'abondance de dollars et des taux d'intérêt bas ont facilité
l'endettement des PED pour financer leurs infrastructures et projets.
Cependant, à partir d'octobre 1979, les taux d'intérêt ont augmenté suite à un choc monétariste,
rendant le remboursement des dettes plus coûteux et difficile.
Utilisation de la Dette :
Une partie de la dette a été utilisée pour des dépenses peu productives ou somptuaires (ex.
projet d’éléphant blanc), plutôt que pour financer des investissements générant des rendements
économiques positifs.
Les ressources destinées au développement humain (santé, éducation) ont été détournées vers le
service de la dette, aggravant des problèmes comme l’analphabétisme et la mortalité infantile.
En réponse à la crise, les institutions financières internationales ont imposé les PAS, orientés
vers la stabilisation budgétaire à court terme, souvent aux dépens de la croissance économique
à long terme.
Ces mesures ont souvent conduit à des récessions économiques, à l'hyperinflation et à des
coupures des services publics, touchant particulièrement les classes les plus défavorisées.
Les échecs des PAS et les conséquences négatives de la gestion de la dette ouvrent la voie à une
remise en question des approches libérales de développement depuis la fin des années 90.
Les votes de longues dates sur la structure économique des PED ont conduit à un regain d'intérêt
pour des alternatives aux politiques d'ajustement.
Origine et Objectifs
1. Les PAS ont été introduits dans les années 1980 par le FMI et la Banque Mondiale comme
des mesures nécessaires pour stabiliser les économies en difficulté face à la montée de la
dette.
2. L'objectif principal était de garantir le remboursement des prêts en promouvant des
réformes économiques structurelles.
Principes de Base
1. Les PAS reposent sur deux hypothèses :
2. La trop grande intervention de l'État dans l'économie est responsable du sous-
développement.
3. Une faible ouverture au commerce international limite le développement.
Mesures Typiques
1. Réductions des dépenses publiques
2. Privatisations d'entreprises d'État
3. Déréglementation des marchés
4. Promotion de l'exportation comme voie de croissance.
Conséquences Économiques
1. Dans plusieurs pays, les PAS ont conduit à une hyperinflation, aggravant ainsi les conditions
de vie des classes les plus défavorisées.
2. Ces programmes n’ont pas généré la croissance économique espérée et ont souvent
alimenté la pauvreté, renforçant le sous-développement.
Répercussions Sociales
1. Démantèlement des services publics (éducation, santé), entraînant des reculs de
l’alphabétisation et une augmentation de la mortalité infantile.
2. Transfert massif de la richesse du secteur public aux mains du secteur privé, aggravant les
inégalités sociales.
Critiques
1. Les PAS ont été critiqués pour leur approche unique et rigide, souvent inapplicable dans des
contextes économiques locaux variés.
2. Joseph Stiglitz a critiqué cette approche pour son "fanatisme de marché", soulignant que
ces mesures ignoraient profondément les structures sociales et économiques des PED.
1. Suite aux échecs des PAS, une remise en question des politiques d'ajustement et un intérêt
accru pour des stratégies de développement plus adaptées et inclusives ont émergé.
2. Des approches alternatives ont suggéré un retour à un développement centré sur l'humain,
avec un engagement plus fort à protéger les services publics et à promouvoir l’équité
sociale.
Les Programmes d'Ajustement Structurel (PAS) ont été introduits par les institutions
financières internationales (FMI et Banque Mondiale) dans les années 1980 pour résoudre les
crises de dettes des pays en développement (PED).
Stabiliser les économies endettées à travers des réformes structurelles visant à réduire le rôle
de l'État et à ouvrir les économies au commerce international.
Hyperinflation : Dans plusieurs pays, notamment en Amérique Latine, les PAS ont conduit à une
hyperinflation qui a frappé les plus défavorisés.
Échec de Croissance : Les réformes n'ont pas suscité la croissance économique escomptée,
aggravant parfois la pauvreté et renforçant le sous-développement.
Démantèlement des Services Publics
La réduction des dépenses publiques dans des secteurs cruciaux comme la santé et l'éducation
a entraîné des reculs significatifs dans les indicateurs d'alphabétisation et des taux de mortalité
infantile, en particulier en Afrique.
Charge de la Dette
Critiques Intellectuelles
Des économistes comme Joseph Stiglitz ont critiqué le modèle pour son approche trop libérale et
son "fanatisme de marché", soulignant qu'il ne tenait pas compte des réalités économiques et
sociales spécifiques des PED.
Les PAS ont été appliqués de manière uniforme à des contextes très différents, rendant leur
efficacité contestable et provoquant des réactions hostiles dans de nombreux pays.
Nouvelle Direction
Suite aux désillusions avec les PAS, il y a eu un regain d'intérêt pour des modèles de
développement plus flexibles et plus adaptatifs, qui prennent en compte les spécificités locales
et favorisent une plus grande implication des populations.
Contexte de la Réforme
À la fin des années 1990, les institutions de Bretton Woods (IBW) ont redéfini leur approche
pour adopter un développement intégré visant à lutter contre la pauvreté.
Capacité et Empowerment
La notion de capacité est centrale dans la lutte contre la pauvreté, impliquant l’accroissement des
droits et des libertés individuelles. Le concept d'empowerment (autonomisation) suggère
d'élargir les compétences et les choix des populations pauvres.
Définition de l'Empowerment
Dimensions de la Pauvreté
Le rapport de la Banque Mondiale de 2000 définit les pauvres comme des individus "sans voix",
incapables de se faire entendre ni de se défendre. Deux dimensions de la pauvreté émergent :
1. Accès à l'Information : Avoir les informations nécessaires pour prendre des décisions
éclairées.
2. Inclusion et Participation : Participation active des individus dans les processus
décisionnels.
3. Responsabilité : Obligation des institutions à rendre des comptes par rapport à l'impact de
leurs actions.
4. Capacité Organisationnelle Locale : Renforcement de la capacité des communautés à
s'organiser et à agir collectivement.
Rôle de la Participation
Le discours nouveau associe empowerment et participation comme éléments centraux dans la lutte
contre la pauvreté.
Les réformes institutionnelles, basées sur ces principes, visent à progresser vers des systèmes
démocratiques et des processus légaux équitables favorables au développement.
Annulation de la Dette :
L'initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) vise principalement à réduire la dette
des pays en développement afin de soutenir leur croissance socio-économique.
Promouvoir une gestion budgétaire et des politiques économiques responsables qui assurent
une utilisation optimale des ressources.
La mise en œuvre effective des réformes nécessaires pour tirer parti de l'allégement de la dette
peut être entravée par des lacunes institutionnelles et des problèmes de gouvernance.
Ressources Insuffisantes :
Les fonds alloués peuvent ne pas être suffisants pour répondre aux besoins croissants des pays
bénéficiaires, limitant ainsi l'impact positif attendu.
Inégalité Persistante :
L'initiative ne traite pas toujours les inégalités internes, compromettant les gains en matière de
pauvreté si certaines populations ne bénéficient pas équitablement des ressources.
Les initiatives internationales pour annuler la dette des PED doivent être inclusives, mais
rencontrent souvent des obstacles politiques et économiques au niveau global.