Durée : 2 h L’usage de la calculatrice est interdit.
sExercice 1 UNE SOMME SIMPLE Correctionr
1. Soit x ∈ R et n ∈ N. Calculer
n
X
cos2 (kx).
k=0
2. En déduire la valeur de
2π 3π 4π
π
cos2 + cos2 + cos2 + cos2 .
9 9 9 9
sExercice 2 UNE SOMME DOUBLE (Correction)r
n X
X n
Soit n un entier naturel. On considère la somme double Sn = 2j .
k=0 j=k
3. Démontrer que Sn = n2 + 1.
n+1
Xn
4. Démontrer que Sn = (j + 1)2j .
j=0
n
X
5. En déduire que k2k−1 = (n − 1)2n + 1.
k=1
6. Déterminer alors la valeur de la somme double
Contrôle no 1
n X
X i+1
Tn = k2k−1
i=1 k=1
sExercice 3 ANALYSE (Correction)r
Soit la fonction f définie sur R par :
f (x) = e−x (− cos x + sin x + 1).
On admet que la fonction f est dérivable sur R.
7. Justifier que, pour tout x ∈ R :
−e−x ⩽ f (x) ⩽ 3e−x .
8. En déduire la limite de f en +∞.
9. Démontrer que, pour tout x ∈ R,
f ′ (x) = e−x (2 cos x − 1)
où f ′ est la fonction dérivée de f .
• Dans ces questions, on étudie la fonction f sur l’intervalle [−π, π].
10. Déterminer le signe de f ′ (x) pour x appartenant à l’intervalle [−π, π].
11. En déduire les variations de f sur [−π, π].
sExercice 4 UN PEU DE GÉOMÉTRIE (Correction)r
Soit f la transformation du plan qui au point M d’affixe z fait correspondre le point M′ d’affixe
√ √ √
(1 + i 3)z + 2 3 + i 3.
12. Démontrer qu’il existe un unique point Ω tel que f (Ω) = Ω.
13. Montrer que f est la composée de deux transformations du plan de même centre que l’on appellera r
et h dont on précisera les éléments caractéristiques.
PCSI 833
14. Montrer que r ◦ h = h ◦ r.
15. Pour un point M ̸= Ω et M′ = f (M), comparer les longueurs ΩM et ΩM′ et déterminer une mesure de
−−→
\ −−→
l’angle orienté (ΩM, ΩM′ ).
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sExercice 5 COMPLEXES (Correction)r
Soit z = x + iy, où (x, y) ∈ R2 , un complexe de module 1.
16. Montrer qu’on obtient facilement l’encadrement
z2 5
0⩽ 1+z− ⩽ .
2 2
z2
La suite de l’exercice va permettre d’améliorer cet encadrement de 1 + z − .
2
17. Exprimer Re(z 2 ) en fonction de x uniquement.
2
z2
18. Montrer qu’il existe une fonction f : R → R telle que 1 + z − = f (x).
2
On trouve une fonction polynomiale de degré deux.
19. Déterminer le maximum et le minimum de f sur l’intervalle [−1, 1].
20. En déduire que √
1 z2 3 6
⩽ 1+z− ⩽ .
2 2 4
21. Peut-on avoir égalité dans les inégalités précédentes ?
sExercice 6 DOUBLE LIMITE (Correction)r
Soit un réel θ ∈]0, 2π[ et la suite complexe (zn )n∈N définie par son premier terme z0 = 1 et la relation
1
pour tout n ∈ N, zn+1 = eiθ zn + (1 − eiθ ).
2
1
22. Montrer que la suite (wn )n∈N définie par wn = zn − est une suite géométrique.
2
23. En déduire directement, pour tout entier n ⩾ 0, une expression de wn puis de zn en fonction de n (et de θ).
24. Pour tout entier n ⩾ 0, on définit la somme
n
X
Sn (θ) = z0 + z1 + · · · + zn = zk .
k=0
Montrer que l’on a
n + 1 sin( n+1
2 θ) in θ2
Sn (θ) = + e .
2 2 sin( θ2 )
25. On pose pour tout entier n ⩾ 0,
Sn (θ) z0 + z1 + · · · + zn
Tn (θ) = = .
n+1 n+1
Montrer que l’on a
1
lim Tn (θ) − = 0.
n→+∞ 2
1
On dit que la suite complexe (Tn (θ))n∈N converge vers le nombre .
2
• 26. Un entier n étant fixé, déterminer la limite de Tn (θ), lorsque θ tend vers 0, autrement dit, calculer lim Tn (θ).
θ→0
sin(h)
On pourra utiliser lim = 1.
h→0 h
27. Enfin, calculer et comparer les deux quantités :
lim lim Tn (θ) et lim lim Tn (θ) .
n→+∞ θ→0 θ→0 n→+∞
sExercice 1 Énoncér
1 + cos(2y)
1. Pour y ∈ R, on a cos2 (y) = , on a donc
2
n n n
X X 1 + cos(2kx) n+1 1 X
cos2 (kx) = = + cos(2kx).
2 2 2
k=0 k=0 k=0
n n
! n
!
1X 1 X 2ikx 1 X
Ensuite cos(2kx) = Re e = Re (e ) .
2ix k
2 2 2
k=0 k=0 k=0
Il y a donc deux cas, x ≡ 0 [π] et x ̸≡ 0 [π].
n
X n
X
• Lorsque x ≡ 0 [π] alors cos2 (kx) = 1 = n + 1.
k=0 k=0
• On suppose désormais x ̸≡ 0 [π]. On a alors
n
X e2i(n+1)x − 1 2i sin((n + 1)x) sin((n + 1)x) inx
(e2ix )k = = einx = e .
e2ix − 1 2i sin(x) sin(x)
k=0
n
X n + 1 sin((n + 1)x)
On a donc dans ce cas cos2 (kx) = + cos(nx).
2 2 sin(x)
k=0
Xn n + 1
si x ≡ 0 [π],
On a donc cos (kx) = n + 1 sin((n + 1)x)
2
+ cos(nx) sinon.
2 2 sin(x)
k=0
π
2. On est dans le cas x = et n = 4 et sans le terme pour k = 0. On appelle S la somme demandée, on a :
9
5π
sin
2π 3π 4π 5 9 4π
π
S = cos2 + cos2 + cos2 + cos2 = + π cos 9 − 1,
9 9 9 9 2
2 sin
9
5π 4π
π
sin cos sin(π) + sin
3 9 9 3 7
= + π = + π 9 = .
2 2 sin 2 4 sin 4
9 9
2π 3π 4π 7
2 π
On a donc cos + cos 2
+ cos 2
+ cos 2
= .
9 9 9 9 4
sExercice 2 Énoncér
3. On calcule directement la somme Sn (en effectuant tout de même un changement d’indice) :
n n−k
X X n
X n−k
X n
X n
X n
X
Sn = 2k+j = 2k 2j = 2k (2n−k+1 − 1) = 2n+1 − 2k = (n + 1)2n+1 − 2n+1 + 1.
k=0 j=0 k=0 j=0 k=0 k=0 k=0
On trouve donc Sn = n2n+1 + 1.
4. On veut échanger les deux sommes. On constate que 0 ⩽ k ⩽ j ⩽ n et donc
n X
X n X j
n X n
X
Sn = 2 =
j
2j = (j + 1)2j .
k=0 j=k j=0 k=0 j=0
n
X
On trouve bien Sn = (j + 1)2j .
j=0
n
X
5. On trouve donc, grâce aux deux questions précédentes, (j + 1)2j = n2n+1 + 1.
j=0
On effectue le changement d’indice k = j + 1 dans cette somme. On a alors j = k − 1, de plus j = 0 lorsque k = 1
n+1
X
et j = n lorsque k = n + 1. Cela donne k2k−1 = n2n+1 + 1.
k=1
n
X
Ainsi, pour tout n ∈ N, (j + 1)2j = n2n+1 + 1.
j=0
Et donc en particulier, pour tout n ⩾ 1, c’est vrai pour n − 1.
X n
Ce qui donne ∀n ⩾ 1, k2k−1 = (n − 1)2n + 1.
k=1
On constate que pour n = 0, les deux expressions valent 0.
n
X
Pour tout n ∈ N, k2k−1 = (n − 1)2n + 1.
k=1
6. On trouve alors
n
X n
X n
X
Tn = (i2i+1 + 1) = i2i+1 + n = 4 i2i−1 + n = 4((n − 1)2n + 1) + n.
i=1 i=1 i=1
On a donc Tn = (n − 1)2n+2 + n + 4.
sExercice 3 Énoncér
7. Pour tout réel x on a −1 ⩽ cos x ⩽ 1 donc −1 ⩽ − cos x ⩽ 1. On a également −1 ⩽ sin x ⩽ 1, par conséquent :
−1 − 1 + 1 ⩽ − cos x + sin x + 1 ⩽ 1 + 1 + 1 ⇐⇒ −1 ⩽ − cos x + sin x + 1 ⩽ 3.
En multipliant membre à membre le dernier encadrement par e−x (qui est strictement positif) on obtient alors :
−e−x ⩽ f (x) ⩽ 3e−x .
8. On a lim e−x = 0. Comme −e−x ⩽ f (x) ⩽ 3e−x , le théorème de limite par encadrement permet alors de
x→+∞
conclure que lim f (x) = 0.
x→+∞
9. Par dérivation d’un produit :
f ′ (x) = e−x (−(− sin x) + cos x) + −e−x (− cos x + sin x + 1)
= e−x (sin x + cos x) + e−x (cos x − sin x − 1)
= e−x (sin x + cos x + cos x − sin x − 1)
= e−x (2 cos x − 1).
• 10. Pour tout réel x, e−x > 0 donc f ′ (x) est du même signe que 2 cos x − 1. Sur l’intervalle [−π, π], et en
s’aidant d’un cercle trigonométrique :
1
2 cos x − 1 ⩾ 0 ⇐⇒ cos x ⩾
2
π π
⇐⇒ − ⩽x⩽ .
3 3
Par conséquent :
h πh
• sur −π, − , f ′ (x) < 0 ;
3
i π πi
• sur − , , f ′ (x) > 0 ;
3 3
iπ i
• sur , π , f ′ (x) < 0 ;
3
π π
• en − et , f ′ (x) = 0 .
3 3
11. On déduit de la question précédente que :
h πh
• sur −π, − , f est décroissante ;
3
i π πi
• sur − , , f est croissante ;
3 3
iπ i
• sur , π , f est décroissante .
3
sExercice 4 √ √
Énoncér
√
12. On cherche les points M d’affixe z tels que f (M) = M. On résout donc l’équation (1 + i 3)z + 2 3 + i 3 = z :
√ √ √ √ √ √
(1 + i 3)z + 2 3 + i 3 = z ⇔ i 3z = −2 3 − i 3 ⇔ z = −1 + 2i.
Il existe donc bien un seul point Ω tel que f (Ω) = Ω, c’est le point d’affixe ω = −1 + 2i.
13. On récrit l’écriture complexe de f :
√ √ √ √ √ √ √ √ √
(1 + i 3)z + 2 3 + i 3 = ω + (1 + i 3)z + 2 3 + i 3 − (1 + i 3)ω − 2 3 − i 3,
√ π
= ω + (1 + i 3)(z − ω) = ω + 2ei 3 (z − ω),
π
= ω + 2 ω + ei 3 (z − ω) − ω .
π
On remarque que f est la composée de la rotation r de centre Ω et d’angle et de l’homothétie h de centre Ω
3
et de rapport 2.
14. On a l’égalité
π π
ω+2 ω + ei 3 (z − ω) − ω = ω + ei 3 ((ω + 2(z − ω)) − ω) .
On a donc h ◦ r = r ◦ h.
π
15. On a ΩM′ = 2ΩM et (ΩM′ , ΩM) ≡ [2π].
3
sExercice 5 Énoncér
16. Le module d’un nombre complexe est un nombre réel positif. Et de l’autre côté on utilise l’inégalité triangulaire :
z2 z2 |z|2 12 5
0⩽ 1+z− ⩽ |1| + |z| + − =1+1+ =2+ = .
2 2 2 2 2
17. On a Re(z 2 ) = x2 − y 2 or |z|2 = 1 et donc y 2 = 1 − x2 .
Au final Re(z 2 ) = 2x2 − 1.
18. On a :
z2 2x2 − 1 3
Re 1 + z − =1+x− = + x − x2 ,
2 2 2
2
2xy
z
et Im 1 + z − =y− = y(1 − x).
2 2
On trouve donc :
2 2
z2 3 9
1+z− = + x − x2 + y 2 (1 − x)2 = + x2 + x4 + 3x − 3x2 − 2x3 + (1 − x2 )(1 − x)2 ,
2 2 4
9
= + 3x − 2x2 − 2x3 + x4 + (1 − x2 )(1 − 2x + x2 ),
4
9
= + 3x − 2x2 − 2x3 + x4 + 1 − 2x + x2 − x2 + 2x3 − x4 ,
4
13
= −2x2 + x + .
4
13
On a finalement f (x) = −2x2 + x + .
4
2 ! 2 ! 2
1 1 13 1 27 27 1
19. Ainsi f (x) = −2 x− − − = −2 x− − = −2 x− .
4 16 8 4 16 8 4
2
1 1 1 27
Or sur [−1, 1], le minimum de x 7→ x − est 0, atteint pour x = , le maximum de f est donc f = .
4 4 4 8
2
1 25 1
Et sur [−1, 1], le maximum de x 7→ x − est , atteint pour x = −1, le minimum de f est donc f (−1) = .
4 16 4
1 27
Le minimum et le maximum de f sur [−1, 1] sont donc et .
4 8
20. Comme z vérifie |z| = 1, on a |x| ⩽ |z| et donc x ∈ [−1, 1].
Et donc pour tout z de module 1 :
√
1 1 p 27 3 6
r r
= ⩽ f (x) ⩽ = .
2 4 8 4
√
1 z2 3 6
Ce qui donne bien ⩽ 1 + z − ⩽ .
2 2 4
√ √
1 15 z2 3 6 z2
21. On vérifie que pour z = +i , on a |z| = 1 et 1 + z − = et que pour z = −1 on trouve 1 + z − =
4 4 2 4 2
1
.
2
On peut donc bien avoir égalité.
sExercice 6 Énoncér
1
22. On trouve wn+1 = eiθ wn et w0 = .
2
1
La suite (wn )n∈N est bien géométrique, de premier terme et de raison eiθ .
2
einθ 1 einθ
23. On en déduit que pour tout n ∈ N, wn = et zn = + .
2 2 2
24. On calcule simplement Sn (θ) :
n+1
n n θ −2i sin θ
X 1 1 X iθ k n + 1 1 1 − ei(n+1)θ n + 1 ein 2 2
Sn (θ) = + e = + × = + .
2 2 2 2 1 − eiθ 2 2 θ
k=0 k=0 −2i sin
2
n+1
sin θ
n+1 2 θ
On trouve Sn (θ) = + ein 2 .
2 θ
2 sin
2
n+1
sin θ
1 2 θ
25. On trouve Tn (θ) = + ein 2 . Et donc
2 θ
2(n + 1) sin
2
n+1
sin θ
1 1 1 2 1 1
Tn (θ) − = × × ⩽ × .
2 n+1 2 n+1
θ θ
sin 2 sin
2 2
θ
En effet, comme θ ∈]0, 2π[, on a sin > 0.
2
1
On a bien lim Tn (θ) − = 0.
n→+∞ 2
• 26. On transforme un peu Tn (θ) pour tenir compte de la remarque.
n+1 n+1
sin θ θ sin θ θ
1 2 2 θ 1 1 2 2 θ
Tn (θ) = + × e 2 = +
in
× × ein 2 .
2 θ θ 2 2 n + 1 θ
2(n + 1) sin θ sin
2 2 2 2
n+1
sin θ θ
2 2
Il n’y a alors plus de forme indéterminée, les deux quotients et tendent tous les
n+1 θ
θ sin
2 2
θ
deux vers 1 lorsque θ tend vers 0 et ein 2 tend lui vers 1.
On trouve donc lim Tn (θ) = 1.
θ→0
27. On a alors :
1 1
lim lim Tn (θ) = lim 1 = 1 et lim lim Tn (θ) = lim = .
n→+∞ θ→0 n→+∞ θ→0 n→+∞ θ→0 2 2