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Écosystèmes forestiers : diversité et interactions

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Écosystèmes forestiers : diversité et interactions

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foret

● Pour que les arbres croissent dans un écosystème forestier, sont


nécessaires des températures supérieures à 10ºC.
● Ce sont des écosystèmes qui dépendent de l'eau. C'est d'ailleurs la
raison pour laquelle il n'y a pas d'écosystème forestier aux altitudes
supérieures à 3.500 à 4000 mètres au dessus du niveau de la mer,
autour du parallèle 70º Sud ou Nord.
● Ils se développent sur des sols riches en nutriments et profonds, mais
ils ne le feront pas sur des sols pierreux et peu profonds.
● Dans les zones où s'établissent des écosystèmes forestiers, se
génèrent d'abondante matière organique, en plus de se convertir en
zones réceptrices d'eau. Ils ont une fonction de barrière qui retient les
vents humides et facilite la condensation de l'eau, créant ainsi les
précipitations.
● C'est un grand régulateur de l'écoulement et de l'infiltration de l'eau. Ils
filtrent l'eau à travers leur végétation et la restituent par
évapotranspiration.
● Se produit une symbiose positive entre les champignons et les racines
présentes dans le sol de l'écosystème forestier.
● La structure végétale de cet écosystème est extrêmement complexe :
on trouve le sous-bois, qui est la partie la plus basse où poussent les
arbustes et les plantes herbacées, ainsi que quelques espèces
d'arbres. Bien qu'il puisse également y avoir entre deux et cinq niveaux
de végétation ligneuse.
● La haute productivité primaire et la complexe structure qu'il présente,
fait que dans l'écosystème forestier se trouve une grande variété de
niches écologiques, permettant ainsi l'existence d'une grande diversité
d'organismes.

Dans les écosystèmes terrestres, les plantes sont associées à des communautés
microbiennes très denses autour de leurs racines. Si les bactéries constituent, de loin, la
plus grande diversité d’espèces dans ces communautés microbiennes, les champignons
sont aussi très présents.

● verticalement, elle possède grossièrement quatre « étages » de


végétation qui sont les strates muscinales (mousses), herbacées,
arbustives et arborescentes, auxquels il faudrait ajouter les étages
souterrains des systèmes racinaires, symbiosés aux mycéliums
fongiques ;

Comment le partage de ressources peut-il aider les arbres


à se défendre?
Les maladies et les infestations d’insectes peuvent se propager rapidement dans une
forêt; et elles peuvent être mortelles pour les arbres! Des études montrent que les arbres
peuvent se servir du réseau de champignons pour aider leurs voisins en cas d’attaque.
Par exemple, lorsqu’un arbre est agressé, il libère certaines substances chimiques.
Celles-ci traversent le réseau de champignons et préviennent les autres arbres du
danger. Cette alerte précoce permet aux autres arbres de mieux se protéger.

Les messages d’alerte pourraient inciter ces arbres à modifier leur morphologie (forme
et structures), leur physiologie (fonctions) ou leur biochimie. Par exemple, une plante
pourrait modifier sa biochimie en augmentant les niveaux de toxines et de répulsifs dans
ses tissus afin de dissuader les organismes nuisibles. Elle pourrait également changer
sa biochimie en produisant des composés organiques volatils qui attirent les ennemis
naturels d’un organisme nuisible donné.

Une étude démontre que des arbres affaiblis peuvent même transmettre des ressources,
comme l’azote et le phosphore, à leurs voisins avant de mourir. Ainsi, les arbres
bénéficiaires sont mieux équipés pour lutter contre la maladie ou l’infestation.

Comment le partage de ressources peut-il profiter aux


arbres de diverses générations?
Les forêts sont constituées d’arbres d’âges différents. On appelle les plus grands et les
plus vieux des arbres mères. Ce sont généralement les arbres les mieux intégrés au
réseau de champignons. Les arbres mères nourrissent leur progéniture en partageant
les nutriments dont les jeunes arbres ont besoin pour bien pousser.

Par ailleurs, les arbres peuvent se servir du réseau de champignons pour freiner la
croissance de voisins indésirables. Ainsi, ils transmettent des substances toxiques qui
ralentissent la croissance des concurrents.

la symbiose des mycorhizes


Le champignon du sol va pénétrer dans les cellules des racines d'une plante grâce à ses filaments
qu'on appelle hyphes ; la plante va les digérer et absorber ainsi les nutriments que le champignon
aura recueilli dans le sol : azote, phosphore, potassium, cuivre, zinc, magnésium, fer. Ce processus
va également fournir de l'eau aux racines.

La symbiose mycorhizienne se traduit pratiquement par un important prolongement du système


racinaire qui peut aller jusqu'à 10 fois la surface initiale des racines. Les champignons ont des
dimensions impressionnantes avec leurs filaments extrêmement fins qui peuvent ainsi s'immiscer
dans des zones du sol plus éloignées, plus étroites et surtout inaccessibles aux poils absorbants des
racines. Les échanges entre le sol et les racines s'en trouvent accrus

DEFINITION
Une forêt ou un massif forestier est une étendue boisée, relativement grande, constituée d'un
ou plusieurs peuplements d'arbres, arbustes et arbrisseaux (fruticée), et aussi d'autres plantes
indigènes associées.
Du point de vue de l'écologie, la forêt est un écosystème complexe et riche,
où il existe des communautés biologiquement intégrées d'animaux, de
plantes et de micro-organismes formant la biocénose, ils existent des
relations d'interdépendance entre ces composants , ils interagissent avec
les éléments abiotiques présents (sols, climat, eau...).
La forêt est un système fermé et interdépendant
composé de plantes, d’animaux et d’autres formes de
vies liées les unes aux autres et qui sont en interaction
constante. Les forêts créent leur propre climat et
développent un sol particulier.

Les variations de luminosité dans ces strates induisent des


variations dans les conditions de vie des animaux et des
plantes.

Le terme forêt évoque un espace couvert d ' arbres dont


les canopées sont plus ou moins jointives, mais il est
chargé d'autres sens, une ambiance, une impression de
vastitude, une atmosphère tout à tour apaisante et
violente, un lieu de récolte et d'usage, mais aussi le lieu
de vie d'espèces animales et végétales dont on n'épuise
jamais l'interminable liste.
Le sanglier joue un rôle nécessaire pour l’équilibre des écosystèmes. Du fait de son comportement
fouisseur, le sanglier retourne et aère la terre des forêts, ce qui est plutôt positif pour la structure du
sol et son activité microbienne.
En outre, comme il se frotte constamment aux arbres, il contribue à la bonne diffusion des spores de
champignons et des graines d’autres végétaux qu’il porte dans ses soies et ses sabots : il a par
exemple été constaté qu’après un incendie, la présence de sangliers permet de revégétaliser plus
rapidement, de façon naturelle
En retournant le sol, les sangliers modifient la dynamique de la végétation, notamment celle des
géophytes , favoris ant certaines espèces au détriment d'autres. Ils peuvent même orienter la
structure forestière quand ils détruisent systématiquement certaines plantules

La forêt naturelle est toujours très hétérogène : bois mort sur pied ou à terre, vieux arbres, jeunes
tiges. Elle n'est ni un amas de broussailles impénétrables ni une cathédrale dont les colonnes se
répétent à l'infini. Cette diversité de structure garantit la biodiversité du système dans son ensemble

MOSAIQUE
Une hétérogénéité spatiale à plus grande échelle qui se traduit par une mosaïque de compartiments
d'âge et de structure très divers. A l'échelle de quelques dizaines ou centaines d'hectares, des
trouées et clairières alternent avec des massifs plus compacts.

HETEROGENEITE
la forêt naturelle est un paysage bariolé composé de compartiments, d'âge, de structure et de
composition fort variés même lorsque les conditions de sol et de climat sont homogènes
une telle dynamique est provoquée par trois grandes catégories d' événements qui opèrent de
manière hiérarchisée à différentes échelles de temps et d 'espace. La première catégorie comprend
les chablis qui ouvrent des clairs dans la forêt et entretiennent une hétérogénéité topographique à
petite échelle comme on vient de le voir. La deuxième catégorie englobe un ensemble complexe et
très divers de perturbations d 'origine animale, par exemple les attaques d'insectes ou de
champignons qui affaiblissent ou tuent les arbres, mais surtout l'action de ces "ingénieurs"
écologiques comme on les appelle parfois (JONES et al. 1994) que sont beaucoup d'[Link]
troisième catégorie de perturbations concerne les événements abiotiques, le plus souvent d'origine
climatique, tempêtes, ouragans, incendies, inondations etc
Les perturbations déclenchent donc des successions écologiques qui font de la forêt une mosaïque
de taches d'habitat à des stades divers de développement.

Les moisissures sont des champignons microscopiques se développant


la plupart du temps à une température moyenne (entre 5 et 25°C) sur un fond
nourrissant (matière organique, sucres, graisses, cellulose...), avec une
quantité d'oxygène et un taux d'humidité importants
Il existe de nombreuses variétés de moisissures se matérialisant en coloris
tirant du verdâtre au noir. Lors de leur développement les moisissures
produisent de nombreux spores
CLAIRERE
Puisque la clairière est un milieu plus riche en lumière que la forêt, elle se
caractérise donc par un autre type de végétation. Elle permet notamment à la
végétation herbacée de mieux prospérer que sous la cime des arbres où
seules des espèces ombrophiles peuvent prospérer.
Aussi, une clairière possède un microclimat légèrement différent de celui de la
forêt périphérique. La clairière offre donc une plus grande biodiversité en
combinant les caractéristiques de deux milieux différents.
une clairière n’est qu’un biotope temporaire. En effet, elle finira tôt ou tard par
se faire coloniser par les arbres aux alentours si l’homme ou les animaux ne
les suppriment pas régulièrement.

FRONTIERE
Un écosystème forestier n'a pas de frontières fixes ; c'est une mosaïque tournante faite d'une série
d'états qui se remplacent dans le temps et dans l 'espace jusqu'aux limites naturelles que sont les
rivières, lacs et montages. Chacun de ces états est plus ou moins en déséquilibre, donc soumis à une
dynamique de changement
Les frontières présentes entre des communautés végétales sont prédisposées
à l’effet de lisière. Une lisière se définit comme étant une frontière ou un
interface entre deux communautés biologiques ou entre des éléments
distincts du paysage. L’effet de lisière peut être de deux types inhérent ou
induit. La création de l’effet de lisière inhérent dépend de plusieurs facteurs
tels que les différences topographiques, le type de sol, la présence d’eau libre
(bordure de lacs et rivières) ainsi que les facteurs géomorphologiques
(présence de crêtes, pente, etc.). L’effet de lisière induit, quant à lui, est causé
par des perturbations naturelles ou anthropiques dont les feux, les coupes, les
inondations, etc.
quant a ‘oree du bois, il est caracterise par des limites vaporeuse, on la
distingue depuis l’interieur de la foret a travers le changement de vegetation,
l’ouverutre au ciel [ un apport de lumiere important] mais aussi par
l’interroption de l’espece..qui etait profond et lisible, devient au niveau de
l’oree limitee

MICROCLIMAT
L’influence microclirnatique sur les habitats forestiers situés au pourtour de la
forêt dépend de l’ouverture, de la forme, de l’orientation et de la topographie.
L’ensoleillement et le vent sont responsables des gradients de température et
d’humidité observés le long de la lisière. Généralement, l’intérieur de la forêt
possède des températures plus froides et plus stables contrairement aux
lisières exposées et dans les ouvertures, où les températures sont plus
changeantes. Le vent et la turbulence varient habituellement à travers une
ouverture . À des élévations plus élevées par rapport au sol, le vent a
tendance à souffler au-dessus de la canopée. À l’inverse, dans des
ouvertures plus petites près du sol, une zone de «réveil » avec des courants
d’air turbulents peut exister. Elle est alors accompagnée de zones tranquilles
adjacentes aux frontières sittiées sous le vent et dans le même sens que ce
dernier. En retour, la température de l’air et le degré d’humidité dans ces
zones tranquilles peuvent être supérieurs. Or, dans le cas où l’ouverture est
d’une taille et d’une orientation adéquates, le vent peut s’infiltrer pendant un
certain temps à l’intérieur de la forêt avant que son intensité diminue. Ces
vents peuvent également diminuer le taux d’humidité et augmenter
l’évapotranspiration à l’intérieur de la forêt. L’humidité du sol varie aussi selon
un gradient, étant plus sec au pourtour à plus humide à l’intérieur.

La gommose est une maladie des plantes qui se caractérise par l'écoulement d'une substance
gommeuse à la surface de branches ou du tronc de certains arbres. Cet exsudat végétal est une
gomme naturelle qui fait partie des défenses de l'arbre (barrière de compartimentation).
Le symptôme de production de gomme (ou « gommose ») est en réalité un moyen de défense
de l'arbre contre une agression extérieure d'origine physique (blessures, branche cassée par le
vent, gel) ou contre une agression biotique (insectes, microorganismes).

ORGANISATION
L’écosystème forestier est organisé selon un axe vertical. Celà est du à la
compétition pour la lumière à laquelle se livrent les végétaux. On distingue 5
étages ou strates de la végétation : la strate muscinale (au niveau du sol /
mousses, champignons), la strate herbacée (quelques dizaines de cm /
plantes à fl eurs, fougères, hautes herbes), la strate arbustive (inférieur à 8 m
/ arbrisseaux et arbustes), la strate arborescente (supérieur à 8 m / arbres
adultes) et la strate souterraine (racines, mycélium de champignon).

Il existe aussi une organisation horizontale de la végétation. Celle-ci intervient


au niveau du sol où le couvert végétal est plus ou moins régulier : des zones
de végétation dense font place par endroit à des trouées lumineuses
(naturelles ou artifi cielles), des clairières qui accueillent des espèces
différentes.

RELATIONS ENTRE ESPCE [ with ecosysteme]

entre les êtres vivants de cette foret vont se tisser de nombreuses relations,
certaines pouvant être conflictuelles. C’est le cas de la prédation, du
parasitisme ou bien encore de la compétition (pour la lumière, la nourriture,
l’eau, l’espace). D’autres relations sont elles, bénéfiques :
- le commensalisme profite à l’une des deux espèces associées : sert d’abri à
une faune nombreuse (mulots, insectes, etc).
- le mutualisme a travers la pollinisation des fleurs se fait souvent par les
insectes qui, attirés par le nectar, transportent à leur insu le pollen sur d’autres
plantes. Il en va de même de la dissémination des graines par les animaux se
nourrissant des fruits.
- la symbiose est une association entre deux espèces qui ne pourraient pas
vivre l’une sans l’autre

ambiances:[ idk where excatly]


plus l’espace est degargee avec un rapport au ciel et de lumiere iimportnat,
ainsi que le feuillage qui estopmte les limites des branches …plus on en se
sens a l’aise, contrairement a l’ffet dramatique d’un espace ou la densite est
importante, les branches courbes et demunies d'aiguilles, ou on arrive mal a
lire l’espace par manque de profondeur ce qui cree une ambiance plutot
effrayante.

HIstoire
la foret nous raconte son histoire a traves certai elements, on en a retirer le
traces de branches tombées, qui nous donnent une idee sur la sante de
l;arbre, l;aaport de lumiere et de nutriment qu’il reçoit.
nous avont aussi les souches qui sont des indices de datation a travers leurs
cernes apparentes.
L'importance considérable du bois mort, Le déracinement et la chute d'un grand arbre est un
véritable micro-séisme qui ouvre un trou dans la forêt et génère de 'hétérogénéité topographique. Le
système racinaire se relève à angle droit en une tel une véritable muraille de racines enchevêtrées,
mélangées de terre. L 'arrachement de ce complexe lors de la chute de l'arbre crée un mouvement de
relief comportant côte à côte la butte de déracinement (site privilégié d ' hivernage d'insectes et de
micromammifères) et une dépression pouvant se maintenir très longtemps, créant ainsi autant de
microbiotopes favorables à une flore palustre et ses faunes associées d'invertébrés, de batraciens, et
d'oiseaux (BLONDEL 1995). Cette hétérogénéité topographique assure une variation à petite échelle
des conditions d'humidité du sol favorable à la diversité floristique. Quant au bois mort sur pied ou à
terre, outre son rôle comme habitat, gîte hivernal et ressource alimentaire pour les communautés d '
insectes et de champignons, on e deduit donc que La vie d'un grand arbre et celle de ses faunes et
flores associées passent par deux phases principales, une phase anabolique de croissance qui se
caractérise par une série de "strates de vie" qui se succèdent les unes les autres, puis une phase
catabolique et de recyclage de la matière organique, après la mort de l'arbre, comprenant également
une succession de strates de vie, complètement différentes des premières, mais participant tout
autant au fonctionnement et à la biodiversité de la forêt. c’est pourquoi Le fait de couper des arbres
mûrs ampute le système de près de la moitié de sa dynamique naturelle

APPorpriation [ win les souches]


les souches se presentent comme des configuration aux quelles l’homme donne un certain sens ou
fonction, tant tot elle sont une aire de jeux, d’autres du mobilier
le bois du cedre est connu pour etre un Bois
imputrescible. qui ne pourrit pas et
résiste bien aux conditions climatiques, c’est pourquoi il est
favorable a la construction et a la fabrication du mobilier exterieur.

DENSITE
PLUS la densite est faible, plus on a de lumiere dans cette partie de l foret ce
qui permet la lisibilite et accentue l’effet de profndeur de l’espace

ctte profondeur cree l’effet de spectre qui est aussi due a la dispositio
aleatoire des arbres associer au mouvement

La disposition des arbres cree des sentiers et des ilots d’aamas de differente
dimensions que l’on peut penetrer, traverser et utiliser
La trace la plus ancienne d’une habitation dans les arbres semble dater de la
Rome Antique où Caligula se serait fait construire une salle-à-manger dans
un arbre pour un de ses [Link] c’est surtout au moment de la
Renaissance que les cabanes dans les arbres connurent en Europe leur
premier âge d’or. Les jardins de la famille Médicis étaient ainsi parfois
agrémentés de constructions dans les arbres qui surprenaient et ravissaient
leurs visiteurs. A la même époque, les jardins en Angleterre se parent de
cabanes perchées dans les arbres
Le peuple Korowai (qui vit sur une des nombreuses petites îles d’Indonésie)
construit ainsi depuis plusieurs siècles des huttes perchées sur des banians.
Ces maisons arboricoles sont situées entre 10 et 35 m de hauteur,Ce choix
de vivre perché dans un arbre a été dicté par la nécessité. En effet, en
hauteur, on peut notamment voir arriver les ennemis de loin, on évite de faire
des rencontres désagréables avec des animaux sauvages en pleine nuit, on
est protégés des moustiques

LA FORET DANS L’IMAGINAIRE


La forêt est souvent ressentie comme un univers sombre, abritant des animaux sauvages, comme
le loup du petit Chaperon rouge ou la célèbre bête du Gévaudan, terrible loup qui dévora tant
d’imprudents s’aventurant dans la forêt. Donc, un lieu qui fait peur, redouté. Pendant longtemps, la
forêt était également le refuge des bandits qui attaquaient les convois ou les diligences

Très tôt dans l’histoire, la forêt a suscité un imaginaire abondant précisément en raison de sa
forme paysagère, faite du rassemblement d’arbres plus ou moins ouvert à la progression du
marcheur, avec ou sans fourrés, souvent sombre, vallonné ou non, extrêmement varié en tout cas.
Cet espace prisé des premiers peuples de l’époque néolithique était non seulement un refuge, mais
également un réservoir à gibiers, à bois et à quelques plantes comestibles comme les
champignons. Il était investi de nombreuses croyances, parfois lieu de regroupement de créatures
imaginaires comme les elfes ; à l’époque gauloise, la forêt était aussi le lieu des rassemblements
des druides qui se consacraient à des rites religieux avec le gui sacré recueilli de préférence sur les
branches d’un chêne. Certains lieux de la forêt étaient sacralisés, comme les sources ou les
temples, édifices nommés fanum ou nemeton, selon les modes de construction.

Si ces représentations correspondent à la réalité d’une balade en forêt


au XXIe siècle, elle sont surtout l’héritage d’une vision élaborée par
les romantiques du XIXe siècle. On peut penser au remploi du Petit
Chaperon Rouge, d’Hansel et Gretel, ou encore au Voyageur
contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich. Tous
construisent une représentation des forêts à la fois denses et
profondes, peuplées d’arbres et dénuées d’humains.
Cette ambivalence symbolique de l’arbre se prolonge dans la forêt.
Au Moyen Age, la forêt est associée au danger, aux esprits, aux
animaux sauvages. Perçue comme une jungle impénétrable, sans
chemin et sans perspective, elle incarne les forces obscures, le mal.
Pour le peintre allemand Albrecht Altdorfer, dans le tableau Coin de
forêt avec Saint Georges, (Munich, Alte Pinacothèque, 1510)
l’importance accordée au végétal souligne la témérité du chevalier.
Dans d’autres œuvres, la forêt est, au contraire, assimilée à un lieu
sacré, un refuge. Les Saints sont souvent représentés dans la forêt.
Dans un tableau du florentin Fra Filippo Lippi L’Adoration dans la
forêt (Berlin, Gemäldegalerie, 1459),

Étroit sentier qui s’enfonce dans une sombre forêt à peine éclairée par
un rayon de lune, silhouette tortueuse d’un arbre mort, bruissement
des feuilles, craquement d’une branche, sensation d’une vie
foisonnante et cachée… L’arbre et la forêt suscitent des émotions
fortes. Nos ancêtres ont aimé peupler la forêt de créatures nées de
leurs rêves, leurs frayeurs, leurs croyances aussi. De surprenants
habitants peuplent les forêts…
a civilisation occidentale s’est construite en défrichant la forêt. Depuis
l’espace ouvert où l’homme installe ses villages, la forêt paraît
sombre et mystérieuse. De son opacité et de son foisonnement sans
ordonnancement ni repère, naît l’angoisse. C’est le règne de la
marginalité et de l’insécurité, amplifiées par les faits et légendes. On
ne traversait la forêt que par nécessité.
On peut avoir la sensation que la forêt, touffue et impénétrable, est un
milieu hostile.

Pourtant, en face de la peur qu’inspire la forêt, il est une autre vision,


tout aussi forte, celle de la forêt protectrice. Protectrice car pendant
longtemps « nourricière » et pourvoyeuse de ressources
indispensables à la vie quotidienne. Protectrice pour ceux qui
viennent y chercher refuge

La forêt «à perte de vue», un espace où l’on peut s’égarer un peu,


familier, le bois qui jouxte le jardin où nous jouions enfant,Aller dans
cette forêt, c’est un peu comme être chez soi. Même si chacun a sa
propre forêt en tête ! Mais le mystère et l’imprévu ne sont jamais loin,
même pour ces habitués de la forêt, a fortiori pour tous les autres. La
forêt n’est jamais tout à fait la même, elle vit et évolue, au fil des
saisons, des années. Des premières fleurs du printemps aux couleurs
de l’automne, du geai qui donne l’alerte au chevreuil qui bondit au
travers de l’allée, du sol gelé qui craque sous les pas à l’odeur d’après
la pluie, chaque sortie en forêt apporte son lot de sensations et de
découvertes. La forêt ne se découvre jamais complètement.

la foret dans le cinema


La forêt pourra être un espace de refuge pour les personnages. Elle
peut être un sanctuaire en marge de la société ou un lieu représentant
le savoir et la sagesse, rempart de la tyrannie.
Omniprésente, la forêt, à la fois abri et refuge, garantit l’anonymat au
jeune noble dénommé «Robin». Protectrice, elle est l’espace où se
régénèrent la fidélité, la droiture, l’honnêteté et la pureté. Elle est
aussi la condition de l’exercice de la justice pour tous : un monde
idéal, parallèle, où règne la fraternité.
Tarzan sur un arbre dans ce qui s’apparente à un «nid». La forêt le
nourrit et le protège,
dans des films d’horreur, La forêt tend des pièges et dresse des
obstacles aux personnages, poussant leur psychologie à bout. Cette
zone sauvage et hostile devient également le reflet des comportements
humains et ses possibles travers.

Le cèdre possède un port pyramidal étroit dans son jeune âge. Sa cime
s'aplatit et ses branches s'étalent beaucoup, ce qui donne l’impression
qu'elles sont disposées en étages. Son beau feuillage persistant est
constitué d'aiguilles courtes réunies en rosettes sur les rameaux. Les cônes,
gris ou brun selon les espèces mûrissent en 2 ou 3 ans et se détachent
progressivement de l'arbre.

En raison des caractéristiques (taille, diamètre, durée de vie), le cèdre est


devenu un emblème de grandeur, de noblesse, de force, de pérennité et
d'incorruptibilité. "Le Cèdre ne pourrit pas ; faire du cèdre les poutres de
nos demeures, c'est préserver l'âme de la corruption." Origène (II ème
siècle).

Si la forêt est mystérieuse, elle invite à percer ses mystères : elle symbolise le
chemin du savoir, de la connaissance et de l’émerveillement. Les arbres
s’étirant vers le haut, ils montrent la voie de l’élévation intellectuelle et
spirituelle.

La forêt peut évoquer différents éléments symboliques, parmi lesquels :

● la Nature : c’est l’énergie vitale spontanée, incontrôlable,


sauvage, non-consciente d’elle-même,
● le silence : c’est l’absence de pensée et de parole, autrement dit
la vie à l’état brut. Seuls quelques chants d’oiseaux,
bruissements et craquements d’arbres peuvent agrémenter ce
silence,
Au final, la forêt est ambivalente. Enchantée ou hantée, merveilleuse ou
dangereuse, elle est un formidable réservoir de vie et de connaissance
intérieure. Oser la pénétrer la forêt, c’est se confronter à soi-même et donc
se donner toutes les chances de progresser.

La forêt : partout présente, monotone, obsédante, elle n'est pourtant jamais un


océan d'arbres : des clairières parfois l'effilochent, les rochers nus l'écorchent :
çà et là les coulées encaissées des vallées, les Alves, la coupent comme des
pares-feux d'une étroite bande gazonnée. Sa couleur n'est pas uniforme ; les
diverses espèces de conifères, la densité plus ou moins grande des bouleaux y
font courir - vue de loin - des veines plus ou moins larges d'un vert plus ou moins
foncé, comme ces traînées plus ou moins bleues qu'a la mer calme en été près
des plages. Elle n'est pas non plus un revêtement fourni et continu, une toison
végétale : aérée, plutôt claire, même de loin on voit sur la crête des collines se
découper en dents de scie nettement séparées la cime de ses sapinières. C'est
plutôt un hérissement râpeux et distendu, le chaume d'un inextirpable, mais
inégalement planté et fourni, selon les creux et les saillies, d'un menton mal rasé,
d'une peau tendue sur l'os.

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