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Évolution politique en RDC (2001-2018)

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Un décret-loi le met Président à la tête des pouvoirs exécutifs, législatifs

et judiciaire. Il est également le chef de l’armée, de l’administration et de


la diplomatie et nomme les ministres.
Avec l’ADF, le peuple s’était déjà investi dans le rétablissement de
la démocratie qui est l’alternative à la dictature.
Ce pouvoir, conscient des questions de légitimité accentuée par la guerre
du 02 Août 1998, avait suggéré la tenue d’un débat au sein de la classe
politique et la société civile congolaise qui étaient appelées, par la suite, à
définir les règles de jeux négociées à même de lui conférer une légitimité
réelle et durable.
Les élections n’ont pas été organisées jusqu’à l’assassinat de
Laurent Désiré KABILA en janvier 2001.1

3. LE PROCESSUS DEMOCRATIQUE DE 2001 -2006

En 2001, l’événement tragique, c’est la mort par assassinat de


Laurent Désiré KABILA. Le pays est à nouveau plongé dans une crise
politique suscitée par la guerre et la recherche d’un successeur au feu
Président.
A l’issue des pour – parlers, Joseph KABILA est désigné comme
successeur. Celui-ci a eu face de lui plusieurs défis à relever, notamment
la réunification du pays, l’organisation des élections…
Dans l’entre temps, le pays est en proie à plusieurs rebellions, et
grâce aux multiples négociation, les rebelles se constituent en partis
politiques et participent à la formule 1+4 : Un Président et quatre vice –
Présidents.2
Dans sa forme volonté de procéder à une véritable libéralisation des
activités politiques, le Président de la République promulgua la loi N° 001
du 17 Mai 2001 portant organisation et fonctionnement des partis
politiques.
Au vu de cette loi, tous les politiciens étaient enregistrés sous l’égide des
lois précédentes et ils étaient autorisés à reprendre leurs activités.
Cette période déboucha sur l’adoption d’une constitution après
référendum et l’organisation des élections dites libres, démocratiques et
transparentes en 2006.

4. LES PROCESSUS DEMOCRATIQUES DE 2006 – 2018

Après la promulgation de la constitution le 18 Février 2006 une


commission d’organiser et de superviser les élections a été mise en pied,
en vue de mener à bon port l’échéance portant organisation des élections

1
KABEYA MUSAAS Robert, note de cours d’histoire politique du Congo, G2 SPA, UMD 2014-2015
2
J.P MWEBWA KALALA, Institutions politique de la R.D.C, des origines à nos jours, éd. Universitaire Africaine,
2009, pp 133, 134
présidentielles, législatives Nationaux et Provinciaux, Sénatoriales et des
Gouverneurs des provinces.
C’est ainsi que ses élections ont permis au pays de mettre un terme
à la crise de légitimité qui secouait depuis plus de quatre décennies.
Joseph KABILA, élu Président de la République, proclamé
officiellement vainqueur avec 59% de voix au second tour face à vice –
Président Jean Pierre MBEMBA.
Il avait prêté serment entant que Président Elu. Ces élections au
suffrages directs avaient été jugées relativement justes par la
communauté internationale.3
Mais le 2ème tour de ces élections de 2006, a été marqué par des
violences des partisans de deux candidats. Ils se sont affronté aux armes
lourdes en plein centre de la ville de Kinshasa.
En 2011, il y a eu la tenue des élections dont Joseph KABILA est
proclamé par la CENI et confirmé par la cour constitutionnelle comme
Président élu à une présidentielle à un seul tour ; car la constitution a été
modifiée et son camp obtient la majorité absolue aux législatives
Nationales et les provinciales n’ont pas été organisée. Les Députés
Provinciaux de 2006, ont été reconduits.
Dans l’entre temps l’opposant emblématique Etienne TSHISEKEDI
arrive deuxième aux présidentielles et rejette les résultats.
Les élections sont marquées par les violences et entachaient de multiples
irrégularités, conduisant la mission d’observateurs de l’union Européenne
de s’interroger sur la crédibilité des résultats.
Le pays est au bord de l’explosion. Petit à petit, la légitimité a commencé
à être douteuse pour les dirigeants.
A partir de 2015, les manifestations commencent contre la révision
de la loi électorale. La proposition du gouvernement de modifier la loi
électorale pour permettre au président KABILA de se maintenir au
pouvoir au-delà du terme de son mandat, fin 2016 ; pousse les opposants
au régime à manifester, principalement dans les rues de Kinshasa. La
répression fait plusieurs dizaines de morts.
Des accords ont été signés entre

3
Ngimbi Kalumvue Ziko, op cit, in congo _ Zaïre N° 11

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