Règlement intérieur du Barreau de Paris
Règlement intérieur du Barreau de Paris
INTERIEUR
du Barreau de Paris
Date de notre dernière mise à jour 16 novembre 2023
AVERTISSEMENT
Le règlement intérieur est constitué par ces éléments la :
P.3.0.1. Sous réserve des règles de procédure, les communications et correspondances entre
l’avocat et toute autorité compétente de l’Ordre suivent les règles de l’article 3 du présent
règlement.
En 3ème partie, les annexes qui, elles aussi, font parties des règles applicables à l’avocat du
Barreau de Paris et à tous ceux que le Barreau accueille.
LEGENDE
NB : Les dispositions du RIN apparaissent en caractère gris, les dispositions du décret
n°2005-790 du 12 juillet 2005, relatif aux règles de déontologie de la profession d’avocat,
apparaissent en caractère bleu et les dispositions propres au Barreau de Paris
1 / 406
TABLE DES MATIERES
DU REGLEMENT INTERIEUR DU BARREAU DE PARIS
AVERTISSEMENT 1
LEGENDE 1
PREAMBULE 24
DEFINITIONS 25
PREMIERE PARTIE : Règlement intérieur national et règles déontologiques 27
connexes du Barreau de Paris
TITRE I : Des principes 27
ARTICLE PRELIMINAIRE 27
ARTICLE 1 : Les principes essentiels de la profession d'avocat 27
1.1 Profession libérale et indépendante 27
1.2 L'avocat fait partie d'un barreau administré par un Conseil de l'Ordre. 27
1.3 Respect et interprétation des règles 27
1.3 bis. Port du costume de la profession 28
1.4 Discipline 28
1.5 Devoir de prudence 28
P.1.0.2 Respect du principe d’égalité 28
P.1.0.3 Interdiction de faits de harcèlement ou de discrimination 28
1 bis Visites de courtoisie 29
ARTICLE 2 : Le secret professionnel 29
2.1 Principes 29
2.2 Étendue du secret professionnel 29
Art. P.2.2.1 30
2.3 Structure professionnelle, mode d'exercice et secret professionnel 30
Article 2 bis : Le secret de l'enquête et de l'instruction 30
ARTICLE 3 : La confidentialité – Correspondances entre avocats 31
3.1 Principes 31
3.2 Exceptions 31
3.3 Relations avec les avocats de l'UE 31
3.4 Relations avec les avocats étrangers 31
P.3.0.1 31
ARTICLE 4 : Le conflit d'intérêts 32
4.1 Principes 32
4.2 Définition 32
Conflits d'intérêts 32
Risque de conflit d'intérêts 33
ARTICLE 5 : Le respect du principe du contradictoire 33
5.1 Principe 33
5.2 Cette règle s'impose à l'avocat : 33
5.3 Dispositions applicables au procès pénal 33
2 / 406
5.4 Relations avec l'avocat de la partie adverse 34
5.5 Communication des pièces 34
P.[Link] Devant les juridictions du droit du travail 34
TITRE II : Des activités 34
ARTICLE 6 : Le champ d'activité professionnelle de l'avocat 35
6.1 Mission générale 35
6.2 Mandats 35
P.6.2.1 Un mandat est obligatoire, notamment, dans les cas suivants : 36
P.6.2.2 37
6.3 Missions particulières 37
6.3.1 Missions de justice, d'arbitrage, d'expertise ou de médiation 37
6.3.2 Séquestre 37
6.3.3 : Délégué à la Protection des Données 38
6.3.4 Représentation d'intérêts - Lobbyiste 38
6.3.5 Mandataire d'artistes et d'auteurs 38
6.3.6 Mandataire d'intermédiaire d'assurances 38
P.6.3.1 L’avocat mandataire en transactions immobilières 38
P.[Link] L’avocat conseil et correspondant risques, intelligence économique et sécurité 39
P.[Link] L’avocat mandataire sportif (supprimé et réservé) 39
6.4 Déclarations à l'Ordre 39
6.5 L'activité de fiduciaire 39
6.5.1 Principes 40
6.5.2 Déclarations à l'Ordre 40
6.5.3 Correspondances 40
6.5.4 Protection du secret professionnel 40
6.5.5 Obligations particulières de l'avocat fiduciaire 40
ARTICLE 7 : La rédaction d'actes 41
7.1 Définition du rédacteur 41
7.2 Obligations du rédacteur 41
7.3 Contestations 42
ARTICLE 8 : Rapports avec la partie adverse 42
8.1 Principe 42
8.2 Règlement amiable 42
8.3 Procédure 43
8.4 Pourparlers 43
P.8.0.1 Lettre à partie adverse 43
ARTICLE 9 : Succession d'avocat dans un dossier 44
9.1 Nouvel avocat 44
9.2 Avocat dessaisi 44
9.3 44
P.9.0.1 Commission d'office 44
P.9.0.2 Diligences à charge de l'avocat dessaisi 44
ARTICLE 10 : Communication 45
10.1 Définition 45
10.2 Dispositions communes à toutes communication 45
10.3 Publicité et sollicitation personnalisée 46
3 / 406
10.4 Dispositions complémentaires relatives aux annuaires 46
10.5 Dispositions complémentaires relatives à la publicité par internet 47
10.6 Dénominations 47
P.10 Dispositions spécifiques au Barreau de Paris en matière de publicité de l'avocat 47
P.10.0.1 Communications et interventions publiques de l'avocat 47
P 10.0.2 - Dénomination 48
P.10.0.3 - Le papier à lettres 48
P.10.0.4 48
ARTICLE 11 : Honoraires – Émoluments – Débours – Mode de paiement des 49
honoraires
11.1 Information du client 49
11.2 Convention d'honoraires 49
Détermination des honoraires 49
Éléments de la rémunération 49
11.3 Modes prohibés de rémunération 50
11.4 Partage d’honoraires 50
Rédaction conjointe d'actes 50
Partage d'honoraires prohibé 50
11.5 Modes de règlement des honoraires 50
P.11.5.1 Règlement des honoraires par un tiers 51
11.6 Provision sur frais et honoraires 51
11.7 Compte détaillé définitif 51
11.8 Responsabilité pécuniaire - Ducroire 51
ARTICLE 12 : Déontologie de l'avocat en matière de ventes judiciaires 52
12.1 Dispositions communes 52
12.2 Enchères 52
P.12.0.1 Enchères et garanties de paiement 52
P.12.0.2 commission des Ventes 53
P.12.0.3 Procédures et ventes immobilières soumises à visa 53
ARTICLE 13 : Statut de l'avocat honoraire 53
13.1 Obtention du titre 54
13.2 Prérogatives 54
13.3 Activités et missions 54
P.13.1 Demande de l’honorariat 54
P 13.2 Autorisation des activités 55
P.13.0.1 De l'attribution de la médaille du barreau 55
TITRE III : De l'exercice et des structures 55
ARTICLE 14 : Statut de l'avocat collaborateur libéral ou salarié 55
14.1 Définitions de la collaboration libérale et de la collaboration salariée 55
14.2 Principes directeurs 56
Conditions d'établissement du contrat de collaboration libérale ou salariée 56
P.[Link] 56
Structure du contrat 57
Contrat de collaboration libérale à temps partiel 58
14.3 Le contrat 58
Indépendance 58
4 / 406
Retrait au titre de la conscience 59
Clientèle personnelle 59
Formation 59
Spécialisation 60
Dédit formation 60
Rétrocession d'honoraires, rémunération et indemnisation des missions d'aide juridictionnelle et de 60
commission d'office
P.14.3.1 Revenu minimum des collaborateurs des deux premières années d'exercice professionnel 62
14.4 Rupture du contrat 62
14.4.1 Délai de prévenance 62
14.4.2 Rupture du contrat de collaboration libérale en cas de maladie 63
14.4.3 Domiciliation après la rupture du contrat 63
14.4.4 Communication des documents à l'élaboration desquels le collaborateur a prêté son concours 64
P.[Link] 64
14.5 Parentalité de l’avocat collaborateur libéral 64
14.5.1 Périodes de suspension de l’exécution du contrat de collaboration libérale 64
P.[Link].1 66
14.5.2 Indemnisation, rémunération et droit à congés rémunérés 66
14.5.3 Rupture du contrat de collaboration libérale en cas de parentalité 67
P.14.5 Parentalité 69
14.6 Règlements des litiges 69
P.[Link] Litiges de collaboration entre avocats à la Cour 69
P.[Link] Litiges de collaboration entre un collaborateur inscrit au barreau de Paris et un avocat ou une 70
structure d'avocats au Conseil d'Etat et la Cour de cassation
P.14.0.1 Contrat type 70
ARTICLE 15 : Conditions d'exercice 70
15.1 Domicile professionnel 71
15.2 Cabinet principal 71
P. 15.2.1 71
15.3 Bureaux secondaires 71
15.3.1 Définition 71
15.3.2 Principes 72
15.3.3 Ouverture d'un bureau secondaire 72
15.3.4 Communication 73
15.3.5 Cotisations 73
15.3.6 Litiges relatifs aux honoraires 73
15.3.7 Discipline 73
P.15.3.8 Assurances 73
15.4 La pluralité d'exercice 74
15.4.1 Définition 74
15.4.2 L’établissement d’exercice 74
15.4.3 Ouverture d’un établissement d’exercice 74
15.4.4 Fermeture d’un établissement d’exercice 75
15.4.5 Déclaration de missions et d’activités particulières 75
15.4.6 Discipline 75
ARTICLE 16 : Réseaux et autres conventions pluridisciplinaires 75
5 / 406
16.1 Définition d'un réseau pluridisciplinaire 75
16.2 Principes 76
16.3 Secret professionnel 76
16.4 Conflits d'intérêts 77
16.5 Dénomination 77
16.6 Périmètre 77
16.7 Incompatibilités 77
16.8 Transparence 78
P.16.0.1 Réseaux entre avocats 79
ARTICLE 16-1 : Groupements transnationaux entre avocats français et avocats 79
étrangers.
ARTICLE 17 : Structures d'exercice inter-barreaux 79
17.1 Formes 80
17.2 Postulation 80
17.3 Inscription 80
17.4 Contrat de travail 80
17.5 Conflit 80
17.6 Contrôle de comptabilité 80
TITRE IV : La collaboration interprofessionnelle 80
ARTICLE 18 : La collaboration interprofessionnelle 80
18.1 Principe général 80
18.2 Déontologie professionnelle 81
18.3 Indépendance et incompatibilités 81
18.4 Confidentialité des correspondances 81
18.5 Secret professionnel 82
18.6 Responsabilité civile professionnelle 82
18.7 Transparence des rémunérations 82
TITRE V : Prestations juridiques en ligne 83
ARTICLE 19 Prestations juridiques en ligne 83
19.1 Principes généraux 83
19.2 Identification des intervenants 83
19.3 Communication avec le client 84
19.4 : Paiement des prestations de l'avocat 84
19.4.1 Avocat créateur d'un site Internet ou d'une plateforme en ligne de prestations juridiques 84
19.4.2 Avocat inscrit sur un site Internet ou une plateforme en ligne de référencement ou de mise en 84
relation
TITRE VI : Les rapports entre avocats appartenant à des barreaux différents 84
ARTICLE 20 : Règlement des conflits entre avocats de barreaux différents 84
20.1 Règlement des litiges déontologiques 85
20.2 Règlement des différends professionnels 85
ARTICLE 21 : Code de déontologie des avocats (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « 85
européens »
21.1 Préambule 86
21.1.1 La mission de l'avocat 86
21.1.2 La nature des règles déontologiques 87
21.1.3 Les objectifs du Code 87
6 / 406
21.1.4 Champ d'application ratione personae 88
21.1.5 Champ d'application ratione materiae 88
21.1.6 Définitions 88
21.2 Principes généraux 89
21.2.1 Indépendance 89
21.2.2 Confiance et intégrité morale 89
21.2.3 Secret professionnel 89
21.2.4 Respect de la déontologie des autres barreaux 90
21.2.5 Incompatibilités 90
21.2.6 Publicité personnelle 90
21.2.7 L'intérêt du client 91
21.2.8 Limitation de la responsabilité de l'avocat à l'égard du client 91
21.3 Rapports avec les clients 91
21.3.1 Début et fin des relations avec le client 91
21.3.2 Conflit d'intérêts 92
21.3.3 Pacte de quota litis 92
21.3.4 Détermination des honoraires 92
21.3.5 Provisions sur honoraires et frais 93
21.3.6 Partage d'honoraires avec une personne qui n'est pas avocat 93
21.3.7 (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Coût du litige et » aide légale 93
21.3.8 Fonds des clients 93
21.3.9 Assurance (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de la » responsabilité professionnelle 94
21.4 Rapports avec les magistrats 95
21.4.1 Déontologie (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de » l'activité judiciaire 95
21.4.2 Caractère contradictoire des débats 95
21.4.3 Respect du juge 95
21.4.4 Informations fausses ou susceptibles d'induire en erreur 95
21.4.5 Application aux arbitres et aux personnes exerçant des fonctions similaires 95
21.5 Rapports entre avocats 95
21.5.1 Confraternité 96
21.5.2 Coopération entre avocats de différents Etats membres 96
21.5.3 Correspondance entre avocats 96
21.5.4 Honoraires de présentation 96
21.5.5 Communication avec la partie adverse 97
21.5.6 (Abrogé par décision de la session plénière du CCBE à Dublin le 6 décembre 2002). 97
21.5.7 Responsabilité pécuniaire 97
21.5.8 Formation (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « permanente » 97
21.5.9 Litiges entre avocats de plusieurs Etats membres 97
DEUXIEME PARTIE : Dispositions du Barreau de Paris indépendantes du 99
Règlement intérieur national
TITRE I : Dispositions générales 99
ARTICLE P.30 99
ARTICLE P.31 : Domicile professionnel 99
ARTICLE P.32 : L'accès auprès des administrations publiques 100
ARTICLE P.33 : La plaidoirie et la postulation 100
ARTICLE P.34 : La conduite du procès 101
7 / 406
P.34.1 L'avocat doit être exact aux audiences et se comporter en loyal auxiliaire de la justice. 101
ARTICLE P.35 : Requêtes 101
ARTICLE P.36 : Périodes de « service allégé » 101
ARTICLE P.37 : Incidents d'audience 101
ARTICLE P.38 : Représentation auprès des autorités 101
ARTICLE P.39 : Election de domicile 102
ARTICLE P.40 : Aides aux justiciables 102
P.40.1 Désignations au titre de l'aide juridictionnelle et de l'aide à l'accès au droit 102
P.40.2 Commission d'office en matière pénale 102
P.40.3 Aide juridictionnelle 103
P.40.4 Consultations gratuites 103
P.40.5 Charte de l'accès au droit et de l'aide juridictionnelle 104
ARTICLE P.41 : Incompatibilités, fonctions publiques et sociales 104
P.41.1 Incompatibilités générales 104
P.41.2 Avocats investis d'un mandat public 104
P.41.3 Avocats investis de fonctions ministérielles ou autres mandats publics 105
P.41.4 Avocats chargés d'une mission temporaire 105
P.41.5 Avocats anciens fonctionnaires 106
P.41.6 Avocats accomplissant le service national 106
P.41.7 Avocats exerçant un mandat social 106
P.41.8 Avocats commissaires aux comptes 107
P.41.9 Avocats administrateurs judiciaires 107
P.41.10 Assistance ou représentation des parties contre l’Ordre des avocats au Barreau de Paris 108
ARTICLE P.42 : Mention dans les actes de procédure 108
ARTICLE P.43 : Utilisation du RPVA et communication électronique de l'avocat 108
ARTICLE P.44 : Structures d'exercice 108
ARTICLE P.45 : Structures de moyens 109
ARTICLE P.46 : Participation à une structure d'exercice ou à une structure de moyens 110
P.46.1 Règles générales de participation à une structure 110
P.46.2 Information au sein de la structure 110
P.46.3 Retrait volontaire d'une structure 110
ARTICLE P.47 : Contrôle ordinal des sociétés de participations financières de 111
professions libérales (SPFPL)
ARTICLE P.48 : Des dispositions applicables aux installations particulières 111
P.48.1 La convention de mise à disposition 111
P.48.2 L’installation dans un centre d’affaires ou chez un professionnel réglementé visé à l’article 112
31-3 de la loi du 31 décembre 1990
P.48.3 Location et sous-location 112
P.48.4 Cabinets groupés 113
P.48.5 Groupements d'Intérêt Economique («GIE») et Groupements Européens d'Intérêt 113
Economique («GEIE»)
P.48.6 Association 114
P.48.7 Conventions de correspondance organique nationales 114
P.48.8 Sociétés d'exercice libéral 114
P.48.9 115
P.48.10 Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée «EIRL» 115
8 / 406
ARTICLE P.49 : Relations avec les barreaux et les avocats étrangers 115
P.49.1 Activités professionnelles occasionnelles dans l'un des Etats membres de l'UE 115
P.49.2 Inscription au barreau des avocats étrangers 116
P.49.3 Exercice des avocats au barreau avec des avocats étrangers dans le cadre d’une structure 116
P.49.3.1 Convention de correspondance organique internationale 116
P.49.3.2 Réseaux internationaux d'avocats 117
P.49.4 Groupements transnationaux entre avocats de plusieurs barreaux en France et à l’étranger 117
P.49.5 Règles de déontologie applicables aux avocats dans leurs activités transnationales à 117
l'intérieur de l'UE
P.49.6 Programmes de stage et de formation du Barreau de Paris 118
TITRE II : Organisation 118
ARTICLE P.61 : Le tableau 118
ARTICLE P.62 : L'annuaire 119
ARTICLE P.63.1 : L'administration et la représentation de l'Ordre 119
ARTICLE P.63.2 : Délibération du Conseil 120
ARTICLE P 63.3 : Avis de la commission plénière de déontologie 121
ARTICLE P.64 : Colonnes d'avocats inscrits (l'assemblée générale du barreau) 121
ARTICLE P.65 : Elections 122
ARTICLE P.66 : Cotisations et participations 123
ARTICLE P.67 : Autres obligations financières 123
ARTICLE P.68 : Accès au barreau 123
P.68.1 Admission au Barreau 124
P.68.2 Prestation de serment 124
P. 68.3 Carte d’identité professionnelle 124
P.68.4 Réunions d'avocats ayant moins de quatre années d'exercice dans la profession 125
P.68.5 Conférence 125
Article P.69 : Membre d’Honneur du Barreau de Paris 126
TITRE III : Du règlement des litiges entre avocats 126
P. 70 Assistance et représentation par les Bâtonniers et Vice-Bâtonniers, les anciens 126
Bâtonniers, anciens Vice-Bâtonniers, MCO, AMCO, et Délégués du Bâtonnier du
Barreau de Paris devant l’Ordre des avocats inscrits au barreau de Paris
ARTICLE P.71 : Des litiges entre avocats 128
P.71.1 De la médiation 128
P.71.2 De la conciliation des litiges de collaboration 128
P.71.3 De la conciliation des différends à l’occasion de l’exercice professionnel 129
P. 71.4 Dispositions communes à la conciliation des litiges de collaboration (P.71.2) et des 129
différends nés à l’occasion de l’exercice professionnel (P.71.3)
P. 71.5 De la juridiction du bâtonnier 130
P.71.5.1 130
P.71.5.2 131
P.71.5.3 131
P.71.5.4 132
P.71.5.5 132
P.71.5.6 132
TITRE IV : Discipline 133
ARTICLE P.72.1 et suivants 133
9 / 406
P.72.1 La juridiction disciplinaire du Conseil de l'Ordre 133
P.72.2 Les faits exposant l’avocat qui en est l’auteur à des sanctions disciplinaires. 135
P.72.3 Les sanctions disciplinaires. 136
P.72.4 L’admonestation. 138
P.72.5 De la présomption d’innocence et des droits de la défense 138
P.72.6 Le traitement des réclamations. 139
P.72.7 L’enquête déontologique. 140
P.72.8 La procédure disciplinaire au fond. 141
P.72.9 La notification de la décision. 147
P.72.10. Le cas de l’avocat sous mesure d’administration ad hoc ou de protection. 148
P.72.11. Le cas des avocats ressortissants des États membres de l’Union européenne, des autres 148
États parties à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse établis à
titre permanent dans l’un de ces États membres ou parties autre que la France ou en Confédération
suisse.
P.72.12. Le cas des avocats ressortissants d’un État membre de l’Union européenne, d’un autre 149
État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse ayant
acquis leur qualification dans l’un de ces États membres ou parties autres que la France ou en
Confédération suisse, qui exercent en France leur activité professionnelle à titre permanent sous
leur titre professionnel d’origine par application des dispositions du titre IV de la loi no 71-1130
du 31 décembre 1971.
P.72.13. Le cas des avocats inscrits dans un barreau d’un État non-membre de l’Union 150
européenne en vue d’exercer l’activité de consultation juridique et de rédaction d’actes sous seing
privé pour autrui à titre temporaire et occasionnel.
P.72.14. La procédure relative à une demande de prononcé ou de renouvellement d’une mesure de 150
suspension provisoire d’un avocat faisant l’objet d’une poursuite pénale ou disciplinaire.
P72.15. Application dans le temps, 152
TITRE V : Omission – Cessation d'activités – Suppléance 152
ARTICLE P.73.1 et suivants 153
P.73.1 Omission et mise en congé 153
P.73.2 Effets de l'omission 154
P.73.3 Durée de l'omission et réinscription 155
P.73.4 Enquêtes et assistance de gestion 155
P.73.5 Suppléance 156
P.73.6 Administration provisoire 156
P.73.7 Liquidation et autres mesures 157
P.73.8 Exercice de la suppléance dans le cas des structures d'exercice 158
P.73.9 Cessations d'activités 158
P.73.10 Date d'effet des décisions d'omission 159
TITRE VI : Information du Bâtonnier 159
ARTICLE P.74.1 et suivants 159
P.74.1 Du visa préalable à la mise en cause de membres du corps judiciaire et de certaines 159
personnalités
P.74.2 Procédures soumises au visa 160
TITRE VII : Règlements pécuniaires. Obligations comptables 160
ARTICLE P.75.1 et suivants 160
P.75.1 Règlements pécuniaires 160
P.75.2 CARPA 161
P.75.3 Obligations comptables 161
10 / 406
P.75.4 Garantie financière 162
P.75.5 Contrôles et vérifications 162
P.75.6 Séquestres confiés au Bâtonnier 162
TROISIEME PARTIE : Annexes au Règlement intérieur du Barreau de Paris 164
TITRE I : Organisation ordinale et professionnelle 164
ANNEXE I : Organisation des élections 164
ARTICLE 1 : Généralités 164
ARTICLE 2 : Conditions d'éligibilité 164
ARTICLE 3 : De l'organisation matérielle des élections 165
ARTICLE 4 : De l’enregistrement des candidatures 165
ARTICLE 5 : Du retrait de candidature 166
ARTICLE 6 : De la propagande électorale 166
ARTICLE 7 : De la présentation filmée des candidatures 168
ARTICLE 8 : Des modalités d’enregistrement des votes 168
ARTICLE 9 : Du vote électronique 168
ARTICLE 10 : Du vote par procuration en cas d’élection partielle et de scrutin avec des bulletins 169
papier
ARTICLE 11 : Du dépouillement 170
ARTICLE 12 : Du règlement des litiges 170
ANNEXE II : Barreau de Paris – Conseil de l’Ordre – Charte 170
1. Ordre du jour 170
1.1 Diffusion : 170
1.2 Demande d’inscription de sujets à l’ordre du jour : 170
1.3 Sujets non-inscrits à l’ordre du jour : 170
2. Rapport : 171
2.1 Présentation modèle 171
2.2 Rubrique du rapport 171
2.3 Diffusion du rapport au sein du Conseil 171
2.4 Diffusion du rapport sur le site de l’Ordre 171
2.5 Présentation du rapport 171
3. Séances du Conseil : 172
3.1 Participation aux séances du Conseil 172
3.2 Procurations 172
4. Procès-verbaux des séances 172
ANNEXE III : Commissions techniques et consultatives 173
ANNEXE IV : Règlement portant organisation budgétaire et financière de l'Ordre et 176
de la CARPA
CHAPITRE I : Commission des finances 177
1. Compétence 177
2. Composition de la Commission 177
CHAPITRE II : Budgets de l'Ordre et de la CARPA 178
1. Budget de l'Ordre 178
2. Budget de la CARPA 179
3. Contrôle budgétaire – collectif budgétaire 179
4. Arrêté et approbation des comptes 180
CHAPITRE III : Placements et engagements financiers 180
11 / 406
ANNEXE V : Règlement de la conférence 181
TITRE II : Organisation CARPA - AJ - Défense pénale 182
ANNEXE VI : Barème de rétribution des permanences 182
ANNEXE VII : Convention internationale de sauvegarde des droits de la défense 183
Convention internationale de sauvegarde des droits de la défense signée à Paris le 26 juin 1987 183
ANNEXE VIII : Chartes de l'accès au droit et de l'Aide Juridictionnelle 185
CHAPITRE I : Charte des engagements de l'avocat volontaire au service de l'aide juridictionnelle 185
La charte 185
Le livret: Pratique de l'aide juridictionnelle 186
CHAPITRE II : Charte particulière des engagements de l'avocat au service de son client 190
bénéficiaire de l'aide juridictionnelle
ANNEXE IX : Règles de gestion financière et comptable des fonds versés par l'Etat au 191
titre de l'aide juridictionnelle et des aides prévues par les dispositions de la 3e partie de
la loi du 10 juillet 1991
CHAPITRE I : Dispositions générales 191
CHAPITRE II : Placements des fonds charges du service de l'aide juridictionnelle et de l'aide à 193
l'intervention de l'avocat prévue par les dispositions de la troisième partie de la loi du 10 juillet
1991
CHAPITRE III : Rétribution finale due à l'avocat 194
SECTION 1 : Les missions d'aide juridictionnelle 194
SECTION 2 : Les interventions au cours de la garde à vue 196
SECTION 3 : L'aide à l'intervention de l'avocat en matière de médiation et de composition pénales ainsi 196
qu'au titre de la mesure prévue à l'article 12-1 de l'ordonnance du 2 février relative à l'enfance délinquante
SECTION 4 : Les aides à l'intervention de l'avocat pour l'assistance aux détenus 197
SECTION 5 : Dispositions communes 197
CHAPITRE IV : Organisation de la défense protocole des articles 91 et 132-6 du décret 198
CHAPITRE V : Provisions versées à l'avocat 198
CHAPITRE V BIS Avances versées à l'avocat 199
CHAPITRE VI : Dispositions diverses relatives à la gestion des comptes avocats 201
CHAPITRE VII : Transmission des états liquidatifs et comptables 201
ANNEXE X : Règlement intérieur de la CARPA relatif aux maniements de fonds liés à 202
l'activité professionnelle des avocats
CHAPITRE I : Les règlements pécuniaires 202
CHAPITRE II : Organisation de la gestion des maniements de fonds 203
2-1 203
2-2 203
2-3 204
2-4 204
2-5 204
2.6 204
2.7 205
CHAPITRE III : Réalisation des opérations de maniement de fonds 205
3-1 205
3-2 205
3-3 205
3-4 206
3-5 206
12 / 406
3.6 206
3.7 206
3.8 206
CHAPITRE IV : Contrôle des opérations de maniements de fonds 207
4-1 207
4-2 207
4-3 207
4.4 207
4.5 207
4.6 208
CHAPITRE V : Effets de commerce et valeurs 208
5.1 208
5.2 208
5.3 208
CHAPITRE VI : Saisies 208
6.1 209
6.2 209
6.3 209
6.4 209
CHAPITRE VII : Mesures diverses 209
7.1 209
7.2 209
7.3 209
7.4 210
TITRE III : Gestion du cabinet - Collaboration 210
ANNEXE XI : Modèles de contrats de collaboration et de travail entre avocats 210
A - Contrat-type de collaboration (Contrat de collaboration libérale – Collaborateur inscrit au 210
Barreau de Paris)
Préambule 211
ARTICLE 1 : Principes généraux 212
ARTICLE 2 : Durée 213
ARTICLE 3 : Repos rémunérés 213
ARTICLE 4 : Frais 214
ARTICLE 5 : Obligations en matière d'aide juridique 214
ARTICLE 6 : Indépendance 214
ARTICLE 7 : Clause de conscience 214
ARTICLE 8 : Moyens mis à la disposition de [COL] 214
ARTICLE 9 : Obligations réciproques en matière de conflits d'intérêts 214
ARTICLE 10 : Formation 215
ARTICLE 11 : Spécialisation 215
ARTICLE 12 : Prohibition du dédit formation 215
ARTICLE 13 : Rémunérations 215
ARTICLE 14 : Développement de carrière 216
ARTICLE 15 : Maladie 216
ARTICLE 16 : Maternité et Parentalité 216
ARTICLE 17 : Liberté d'établissement 217
13 / 406
ARTICLE 18 : Concurrence déloyale 218
ARTICLE 19 : Correspondances électroniques et fichiers informatiques de [COL] 218
ARTICLE 20 : Rupture du contrat de collaboration 218
ARTICLE 21 : Domiciliation après la rupture du contrat 219
ARTICLE 22 : Règlement des difficultés d'exercice en collaboration 220
ARTICLE 23 : Données personnelles 220
B – Contrat-type de travail (Contrat conclu entre un avocat au Barreau de Paris et un autre avocat 222
au Barreau)
I – Engagement – Durée 225
II – Conditions de l'exercice 225
III – Temps de travail 226
IV – Conditions financières 227
V – Fin du contrat 228
VI – Juridiction du Bâtonnier 228
VII – Contrôle du Conseil de l'Ordre 228
C – Contrat-type de collaboration libérale entre un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de 229
Cassation et un avocat au Barreau de Paris travaillant au sein du cabinet
ARTICLE 1 : Organisation de la collaboration 229
Article 1.1 : Données personnelles 229
ARTICLE 2 : Durée du contrat 232
ARTICLE 3 : Les obligations de (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) 232
ARTICLE 4 : Les obligations de (nom de l'avocat collaborateur) 233
ARTICLE 5 : Indépendance 234
ARTICLE 6 : Obligations réciproques en matière de conflit d'intérêts 234
ARTICLE 7 : Rémunération 234
ARTICLE 8 : Frais 235
ARTICLE 9 : Aide juridictionnelle et commissions d'office 235
ARTICLE 10 : Périodes de repos 235
ARTICLE 11 : Maladie 235
ARTICLE 12 : Parentalité 236
ARTICLE 13 : Rupture du contrat et délai de prévenance 237
ARTICLE 14 : Prohibition du dédit formation 237
ARTICLE 15 : Liberté d'établissement 238
ARTICLE 16 : Domiciliation après la rupture du contrat 238
ARTICLE 17 : Changement de barreau 238
ARTICLE 18 : Règlement des différends 238
D – Contrat-type de collaboration entre un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et un 239
avocat au Barreau de Paris en vue d'une collaboration libérale externe
ARTICLE 1 : Principes et organisation de la collaboration 240
Article 1.1 : Données personnelles 240
ARTICLE 2 : Durée du contrat 242
ARTICLE 3 : Les obligations de (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) 242
ARTICLE 4 : Les obligations de (nom de l'avocat collaborateur) 243
ARTICLE 5 : Indépendance 243
ARTICLE 6 : Obligations réciproques en matière de conflit d'intérêts 244
ARTICLE 7 : Rémunération 244
14 / 406
ARTICLE 8 : Frais 244
ARTICLE 9 : Rupture du contrat et délai de prévenance 244
ARTICLE 10 : Prohibition du dédit formation 245
ARTICLE 11 : Liberté d'établissement 245
ARTICLE 12 : Changement de barreau 245
ARTICLE 13 : Règlement des différends 245
ANNEXE XII : Guide de l’entretien annuel du collaborateur 246
I/ Bilan de l’année écoulée (année N) : 247
II/ Objectifs à atteindre (année N+1) : 250
III/ Evolution et perspectives : 251
ANNEXE XIII : Questionnaire d'auto-évaluation des collaborateurs 251
1. Modalité d’exécution du contrat de collaboration 251
2. Développement de la clientèle personnelle 252
3. Formation continue obligatoire 253
4. Missions d’accès au droit, défense d’urgence, aide juridictionnelle 253
5. Rémunération 254
[Link] 254
7. Clause de conscience 255
8. Equilibre vie professionnelle/vie personnelle 255
[Link] du principe de délicatesse dans l’usage des outils numériques (déconnexion) 256
10. Parentalité : 256
11. Entretien annuel : 257
12. Bilan personnel : 257
ANNEXE XIV : Modèles de conventions et de clauses applicables aux installations 257
particulières
A – Modelé de convention de sous-location avec partage de moyens d’exercice 257
ARTICLE 1 : Mise à disposition de locaux d’exercice 259
ARTICLE 2 : Partage de moyens d’exercice 260
ARTICLE 3 : Durée 261
ARTICLE 4 : Formalités 261
ARTICLE 5 : Arbitrage 262
B – Modèle de convention de mise à disposition 263
1° Modalités : 263
2° Obligations des parties : 264
3° Conditions : 265
4° Formalités 265
5° Arbitrage 265
C – Modèle de clauses devant impérativement figurer dans le contrat conclu entre un centre 266
d’affaires et un avocat souhaitant y établir son domicile professionnel
TITRE IV : Exercice professionnel ( Vade-mecum, Recommandations, Modèles) 267
ANNEXE XV : Vade-mecum du barreau (juridictions du droit du travail) 267
1. La prise de contact avec l’adversaire 268
2. Le mandat et la signature de l’avocat 268
3. L’audience de conciliation et d’orientation du conseil de prud’hommes 268
4. Les procès-verbaux de conciliation 269
5. Les calendriers de procédure 270
15 / 406
6. Les diligences spécifiques 270
7. Les communications de pièces 270
8. Les courriers ou messages à la juridiction 271
9. Les conclusions 271
10. La retenue 272
11. Zen prud’hommes 272
12. L’absence d’un confrère 272
13. Le dossier de plaidoirie ; 272
14. Le port de la robe et le comportement en salle d’audience 273
15. Les plaidoiries 273
16. La copie des jugements 273
17. La copie des dossiers prud’hommaux 274
18. Le risque de péremption 274
19. Les spécificités de la saisine directe d’un bureau de jugement du conseil de prud’hommes 274
20. Les spécificités du départage prud’homal 275
21. Les spécificités du pôle social du tribunal judiciaire de Paris en contentieux collectif 275
22. Les spécificités du pôle social du tribunal judiciaire de Paris en sécurité sociale 275
23. Les spécificités du pôle social de la Cour (pôle 6) 276
ANNEXE XVI : Vade-mecum de l’avocat chargé d’une enquête interne 276
Article 1 277
Article 2 277
Article 3 277
Article 4 277
Article 5 277
Article 6 277
Article 7 278
Article 8 278
Article 9 278
Article 10 278
ANNEXE XVII : Guide pratique Avocat / Notaire nouveau divorce par consentement 278
mutuel par acte sous seing privé contresigné par avocat déposé au rang des minutes
d'un notaire
1. Mode de saisine du notaire 278
1.1 : Quel notaire ? 279
1.2 Comment l'avocat saisit le notaire et quels documents lui envoie-t-il ? 279
2. Missions avocats/notaires 279
2.1. Rédactions des actes 279
2.2. Régularisation des actes 280
2.3. Vérification formelle de la convention de divorce par le notaire avant le dépôt au rang des minutes 281
(articles 229-1 et 229-3 du Code civil)
2.4. Droits d'enregistrement 281
ANNEXE XVIII : Règles relatives à la négociation de biens immobiliers à vendre ou à 282
louer
ANNEXE XIX : Recommandations du Barreau de Paris relatives aux prestations 283
juridiques fournies par voie électronique
ANNEXE XX : Honoraires 285
16 / 406
ANNEXE XXI : Modèles de lettres à la partie adverse 299
A) Recouvrement de créances 299
B) Divorce 300
C) Autres litiges 300
TITRE V : Règlements des litiges professionnels 300
ANNEXE XXII : Commission Harcèlement et Discriminations 301
Article 1 – Compétence 301
Article 2 – Composition 301
Article 3 – Procédure 301
ANNEXE XXIII : De la juridiction du bâtonnier dans les litiges entre avocats 302
I. Dispositions générales 302
Article 1 : Champ d’application 302
Article 2 : Le Centre de règlement des litiges professionnels 303
Article 3 : Représentation et notification 303
Article 4 : Frais 303
II. Composition de la juridiction du bâtonnier : 304
Article 5 – Délégations du bâtonnier 304
Article 6 : Indépendance et impartialité - Récusation 304
III. Procédure devant la juridiction du bâtonnier : 304
Article 7 : Saisine de la juridiction du bâtonnier 304
Article 8 : Fixation du calendrier de procédure 305
Article 9 : Notifications du calendrier de procédure 305
Article 10 : Procédures plurales, connexes ou liées 305
Article 11 : Compétence- Mesures Provisoires et Conservatoires - Urgence 305
Article 12 : Instruction 306
Article 13 : Renonciation 306
Article 14 : Audience - Publicité des débats - Mise en délibéré 306
Article 15 : Délais 307
Article 16 : Décision 307
Article 17 : Rectification- Omission de statuer- Interprétation 307
ANNEXE XXIV - Règlement de la Juridiction du Bâtonnier 308
Annexe XXV - Règlement d’arbitrage 308
I. Adhésion au Règlement d'arbitrage et à la charte d'éthique du Centre 308
Article 1 - Adhésion 308
II. Introduction de l'arbitrage 309
Article 2 - Demande d'arbitrage 309
Article 3 - Réponse à la demande 309
Article 4 - Défaut de réponse 310
Article 5 - Assistance et représentation des parties 310
Article 6 - Provisions, saisine du tribunal arbitral 310
III. Constitution du Tribunal arbitral 311
Article 7 - Nombre d'arbitres 311
Article 8 - Nomination des arbitres 311
Article 9 - Indépendance et impartialité des arbitres 311
Article 10 - Récusation 312
Article 11 - Remplacement 312
17 / 406
IV. Mesures conservatoires et provisoires 312
Article 12 - Mesures conservatoires et provisoires 312
V. Procédure arbitrale 313
Article 13 - Règles applicables 313
Article 14 - Audiences 313
Article 15 - Suspension et interruption de procédure 313
Article 16 - Ordonnances de procédure 314
Article 17 - Notifications et communications 314
VI. Pocédure d'urgence 314
Article 18 - Procédure arbitrale d'urgence 314
VII. Sentence 315
Article 19 - Délais 315
Article 20 - Sentences partielles ou intermédiaires 315
Article 21 - Forme et contenu des sentences 315
Article 22 - Notification des sentences aux parties 316
Article 23 - Sentence d'accord parties 316
Article 24 - Rectification, omission de statuer et interprétation 316
Article 25 - Exécution de la sentence 316
VIII. Interprétation 317
Article 26 - Interprétation du présent Règlement 317
Annexe XXVI - Règlement de médiation 317
I. Adhésion au règlement de médiation et à la charte d'éthique du centre 317
Article 1 - Adhésion 317
II. Introduction de la médiation 317
Article 2 - Saisine du Centre 317
Article 3 - Demande de médiation 318
Article 4 - Réponse à la demande 318
III. Désignation du médiateur 318
Article 5 - Désignation du médiateur 319
Article 6 - Confidentialité 319
Article 7 - Déclaration d’indépendance et d’impartialité 319
IV. Déroulement de la médiation 319
Article 8 - Mission du médiateur 319
Article 9 - Fin de la médiation 320
V. Interprétation 320
Article 10 - Interprétation du présent Règlement 320
Annexe XXVII – Charte d’éthique du Centre 320
TITRE VI : Vente forcée et Licitation 322
ANNEXE XXVIII : Cahier des conditions de vente en matière de saisie immobilière 322
CHAPITRE Ier : Dispositions générales 323
ARTICLE 1er : Cadre juridique 323
ARTICLE 2 : Modalités de la vente 323
ARTICLE 3 : Etat de l'immeuble 323
ARTICLE 4 : Baux, locations et autres conventions 323
ARTICLE 5 : Préemption et droits assimilés 324
ARTICLE 6 : Assurances et abonnements divers 324
18 / 406
ARTICLE 7 : Servitudes 324
CHAPITRE II : Enchères 324
ARTICLE 8 : Réception des enchères 324
ARTICLE 9 : Garantie à fournir par l'acquéreur 325
ARTICLE 10 : Surenchère 325
ARTICLE 11 : Réitération des enchères 325
CHAPITRE III : Vente 326
ARTICLE 12 : Transmission de propriété 326
ARTICLE 13 : Désignation du séquestre 326
ARTICLE 14 : Vente amiable sur autorisation judiciaire 326
ARTICLE 15 : Vente forcée 327
ARTICLE 16 : Paiement des frais de poursuites et des émoluments 327
ARTICLE 17 : Droits de mutation 327
ARTICLE 18 : Obligation solidaire des co-acquéreurs 328
CHAPITRE IV : Dispositions postérieures à la vente 328
ARTICLE 19 : Délivrance et publication du jugement 328
ARTICLE 20 : Entrée en jouissance 328
ARTICLE 21 : Contributions et charges 329
ARTICLE 22 : Titres de propriété 329
ARTICLE 23 : Purge des inscriptions 329
ARTICLE 24 : Paiement provisionnel du créancier de 1er rang 330
ARTICLE 25 : Distribution du prix de vente 330
ARTICLE 26 : Election de domicile 330
CHAPITRE V : Clauses spécifiques 330
ARTICLE 27 : Immeubles en copropriété 330
ARTICLE 28 : Immeubles en lotissement 331
ANNEXE XXIX : Cahier des charges et conditions de vente en matière de licitation 331
CHAPITRE Ier : Dispositions générales 331
ARTICLE 1er : Cadre juridique 331
ARTICLE 2 : Etat de l'immeuble 331
ARTICLE 3 : Baux et locations 332
ARTICLE 4 : Préemption, substitution et droits assimilés 332
ARTICLE 5 : Assurances et abonnements divers 332
ARTICLE 6 : Servitudes 333
CHAPITRE II : Enchères 333
ARTICLE 7 : Réception des enchères 333
ARTICLE 8 : Garantie à fournir par l'acquéreur 333
ARTICLE 9 : Surenchère 333
ARTICLE 10 : Réitération des enchères 334
CHAPITRE III : Vente 334
ARTICLE 11 : Transmission de propriété 334
ARTICLE 12 : Désignation du séquestre 334
ARTICLE 13 : Versement du prix de vente 335
ARTICLE 14 : Paiement des frais de poursuites et des émoluments 335
ARTICLE 15 : Droits de mutation 335
ARTICLE 16 : Obligation solidaire des co-acquéreurs 336
19 / 406
CHAPITRE IV : Dispositions postérieures à la vente 336
ARTICLE 17 : Obtention du titre de vente 336
ARTICLE 18 : Publication 336
ARTICLE 19 : Entrée en jouissance 336
ARTICLE 20 : Contributions et charges 337
ARTICLE 21 : Titres de propriété 337
ARTICLE 22 : Purge des inscriptions 337
ARTICLE 23 : Attribution de juridiction 337
CHAPITRE V : Clauses spécifiques 338
ARTICLE 24 : Immeuble en copropriété 338
ARTICLE 25 : Immeubles en lotissement 338
ARTICLE 26 : Clause d'attribution 338
ARTICLE 27 : Clause de substitution 338
ANNEXE XXX : Cahier des conditions de vente en matière de vente des actifs 339
immobiliers dépendant d'une liquidation judiciaire
CHAPITRE 1er : Dispositions générales 339
ARTICLE 1er : Cadre juridique 339
ARTICLE 2 : Etat de l'immeuble 339
ARTICLE 3 : Baux, locations et autres conventions 339
ARTICLE 4 : Préemption et droits assimilés 340
ARTICLE 5 : Assurances et abonnements divers 340
ARTICLE 6 : Servitudes 340
CHAPITRE II : Enchères 340
ARTICLE 7 : Réception des enchères 341
ARTICLE 8 : Garantie à fournir par l'acquéreur 341
ARTICLE 9 : Surenchère 341
ARTICLE 10 : Réitération des enchères 341
CHAPITRE III : Vente 342
ARTICLE 11 : Transmission de propriété 342
ARTICLE 12 : Versement du prix de la vente forcée 342
ARTICLE 13 : Paiement des frais de poursuites et des émoluments 342
ARTICLE 14 : Droits de mutation 343
ARTICLE 15 : Obligation solidaire des co-acquéreurs 343
CHAPITRE IV : Dispositions postérieures à la vente 343
ARTICLE 16 : Délivrance et publication du jugement 343
ARTICLE 17 : Entrée en jouissance 344
ARTICLE 18 : Contributions et charges 344
ARTICLE 19 : Titres de propriété 345
ARTICLE 20 : Purge des inscriptions 345
ARTICLE 21 : Election de domicile 345
CHAPITRE V : Clauses spécifiques 345
ARTICLE 22 : Immeubles en copropriété 345
ARTICLE 23 : Immeubles en lotissement 346
HISTORIQUE DES MODIFICATIONS 347
Textes d'origine 347
Textes modificatifs 347
20 / 406
Dernière modification 379
INDEX ALPHABETIQUE GENERAL 380
21 / 406
apparaissent en caractère noir.
22 / 406
« Je jure, comme Avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance,
probité et humanité »
Serment de l’Avocat
23 / 406
PREAMBULE
Les dispositions issues du RIN sont normalement opposables à tous les avocats exerçant en
France. Le règlement intérieur s’impose aux avocats du barreau de Paris et à tous les avocats que
le barreau accueille.
En vertu de l’article 17 de la loi n°71-1130, le Conseil de l’Ordre arrête et s’il y a lieu modifie les
dispositions de son règlement intérieur. En vertu de l’article 13 du décret n°91-1197 du 27
novembre 1991, les délibérations du Conseil de l’Ordre relatives à l’établissement ou à la
modification du règlement intérieur sont notifiées au procureur général, par lettre recommandée
avec demande d’avis de réception, et communiquées au premier président de la Cour d’appel de
Paris et au président du Tribunal de grande instance de Paris.
24 / 406
DEFINITIONS
Les mots et expressions ci-après, lorsqu’ils seront utilisés dans le texte, auront dans le corps du
présent document le sens qui est porté en regard de chacun d’eux :
Règlement intérieur : le présent document, ses annexes et les décisions du conseil de l’Ordre
modifiant le règlement intérieur ;
UE : l’Union européenne ;
Bulletin du Barreau de Paris : l’organe officiel de l’Ordre publié sous la direction du bâtonnier et
portant ce titre ;
Loi : la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, modifiée, portant réforme de certaines professions
judiciaires et juridiques ;
Loi SEL : la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 relative à l’exercice sous forme de sociétés des
professions libérales ;
Décret SEL : le décret d’application n° 93-492 du 25 mars 1993 pris pour application de la loi
SEL ;
Décret SCP : le décret n° 92-680 du 20 juillet 1992, pris pour l’application de la loi SCP ;
25 / 406
Structure : selon le contexte, une structure de mise en commun de moyens ou une structure
d’exercice ;
Barreau d’origine : en matière de bureaux secondaires, le barreau au tableau duquel l’avocat qui
se propose d’ouvrir ou qui a ouvert un tel bureau est inscrit ;
Barreau d’accueil : en matière de bureaux secondaires, le barreau dans le ressort duquel un tel
bureau est ouvert ou projeté ;
Avocat autorisé : en matière de bureaux secondaires, l’avocat autorisé par le barreau d’accueil à
ouvrir un tel bureau ;
EFB : Ecole de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris. Nom du centre
régional de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris.
26 / 406
PREMIERE PARTIE : Règlement
intérieur national et règles
déontologiques connexes du
Barreau de Paris
TITRE I : Des principes
ARTICLE PRELIMINAIRE
Article créé par la décison à caractère normative n° 2022-001, AG du CNB du 09-12-2022 (JO
du 4 février 2023) Lorsque les dispositions du règlement intérieur national mentionnent les termes
« bâtonnier » ou « vice-bâtonnier » ou « avocat », elles doivent être entendues comme s’appliquant
à « la bâtonnière » ou à « la vice-bâtonnière » ou à « l’avocate » au choix de l’intéressée.
La profession d'avocat est une profession libérale et indépendante quel que soit son mode
d'exercice.
1.2 L'avocat fait partie d'un barreau administré par un Conseil de l'Ordre.
(Article modifié - décision à caractère normatif n° 2019-001 adoptée par l'AG du CNB le 17 et 18
mai 2019, JO 29 juin 2019)
Les principes essentiels de la profession guident le comportement de l'avocat en toutes
circonstances.
L'avocat exerce ses fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité, dans
le respect des termes de son serment.
27 / 406
Il respecte en outre, dans cet exercice, les principes d'honneur, de loyauté, d'égalité et de non-
discrimination, de désintéressement, de confraternité, de délicatesse, de modération et de
courtoisie.
Il fait preuve, à l'égard de ses clients, de compétence, de dévouement, de diligence et de
prudence.
(Article créé - décision à caractère normatif adoptée par l'AG du CNB le 7 septembre 2023, JO
27 octobre 2023) Ainsi qu'il est prévu à l'article 3 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971
portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, les avocats “revêtent dans
l'exercice de leurs fonctions judiciaires, le costume de leur profession.
L'avocat ne porte aucun signe distinctif avec sa robe.
1.4 Discipline
(Article créé - décision à caractère normatif n° 2011-002 adoptée par l'AG du CNB le 18 juin
2011, JO 21 juill. 2011)
En toutes circonstances, la prudence impose à l'avocat de ne pas conseiller à son client une
solution s'il n'est pas en mesure d'apprécier la situation décrite, de déterminer à qui ce conseil ou
cette action est destiné, d'identifier précisément son client.
À cette fin, l'avocat est tenu de mettre en place, au sein de son cabinet, une procédure lui
permettant d'apprécier, pendant toute la durée de sa relation avec le client, la nature et l'étendue
de l'opération juridique pour laquelle son concours est sollicité.
Lorsqu'il a des raisons de suspecter qu'une opération juridique aurait pour objet ou pour résultat la
commission d'une infraction, l'avocat doit immédiatement s'efforcer d'en dissuader son client. À
défaut d'y parvenir, il doit se retirer du dossier.
28 / 406
P.1.0.3 Interdiction de faits de harcèlement ou de discrimination
En application du principe de courtoisie, l'avocat doit, lorsqu'il plaide devant une juridiction
extérieure au ressort de son barreau, se présenter au président et au magistrat du ministère public
tenant l'audience, au Bâtonnier et au confrère plaidant pour la partie adverse.
2.1 Principes
29 / 406
– les notes d'entretien et plus généralement toutes les pièces du dossier, toutes les informations et
confidences reçues par l'avocat dans l'exercice de la profession ;
– le nom des clients et l'agenda de l'avocat ;
– les règlements pécuniaires et tous maniements de fonds effectués en application de l'article 27,
alinéa 2, de la loi du 31 décembre 1971 ;
– les informations demandées par les commissaires aux comptes ou tous tiers, (informations qui
ne peuvent être communiquées par l'avocat qu'à son client).
(déc. n° 2007-001, 28 avr. 2007, JO 11 août) « Dans les procédures d'appels d'offres publics ou
privés et d'attribution de marchés publics, l'avocat peut faire mention des références nominatives
d'un ou plusieurs de ses clients avec leur accord exprès et préalable.
« Si le client de référence a été suivi par cet avocat en qualité de collaborateur ou d'associé d'un
cabinet d'avocat dans lequel il n'exerce plus depuis moins de deux ans, celui-ci devra aviser
concomitamment son ancien cabinet de la demande d'accord exprès adressée à ce client et
indiquer dans la réponse à appel d'offres le nom du cabinet au sein duquel l'expérience a été
acquise ».
Aucune consultation ou saisie de documents ne peut être pratiquée au cabinet ou au domicile de
l'avocat, sauf dans les conditions de l'article 56-1 du Code de procédure pénale.
Art. P.2.2.1
30 / 406
L'avocat respecte le secret de l'enquête et de l'instruction en matière pénale, en s'abstenant de
communiquer, (déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007, JO 11 août) « sauf pour l'exercice des
droits de la défense », des renseignements extraits du dossier, ou de publier des documents,
pièces ou lettres intéressant une enquête ou une information en cours.
Il ne peut transmettre de copies de pièces ou actes du dossier de la procédure à son client ou à
des tiers que dans les conditions prévues à l'article 114 du Code de procédure pénale.
3.1 Principes
Tous échanges entre avocats, verbaux ou écrits, quel qu'en soit le support (papier, télécopie, voie
électronique...) sont par nature confidentiels.
Les correspondances entre avocats, quel qu'en soit le support, ne peuvent en aucun cas être
produites en justice, ni faire l'objet d'une levée de confidentialité.
3.2 Exceptions
Peuvent porter la mention officielle et ne sont pas couverts par le secret professionnel, au sens de
l'article 66-5 de la loi du 31 décembre 1971 :
– une correspondance équivalent à un acte de procédure ;
– une correspondance ne faisant référence à aucun écrit, propos ou éléments antérieurs
confidentiels.
Ces correspondances doivent respecter les principes essentiels de la profession définis par
l'article 1 du présent règlement.
Dans ses relations avec les avocats inscrits à un barreau d'un état membre de l'Union
européenne, l'avocat est tenu au respect des dispositions de l'article 5-3 du Code de déontologie
des avocats de l'Union européenne, ci-après article 21.
Dans ses relations avec un avocat inscrit à un barreau en dehors de l'Union européenne, l'avocat
doit, avant d'échanger des informations confidentielles, s'assurer de l'existence, dans le pays où le
confrère étranger exerce, de règles permettant d'assurer la confidentialité de la correspondance
et, dans la négative, conclure un accord de confidentialité ou demander à son client s'il accepte le
risque d'un échange d'informations non confidentielles.
31 / 406
P.3.0.1
Sous réserve des règles de procédure, les communications et correspondances entre l'avocat et
toute autorité compétente de l'Ordre suivent les règles de l'article 3 du présent règlement.
(Alinéa modifié en séance du Conseil du 7 juin 2016, site du Barreau le 13/06/2016) Toutefois,
un avis du Bâtonnier, de son délégué ou de la commission de déontologie concernée, peut
exceptionnellement être communiqué à un tiers, par extrait si nécessaire afin de préserver le
secret professionnel ou la confidentialité, lorsque le Bâtonnier, son délégué ou de la commission
de déontologie concernée le décide.
4.1 Principes
4.2 Définition
Conflits d'intérêts
Il y a conflit d'intérêts :
– dans la fonction de conseil, lorsque, au jour de sa saisine, l'avocat qui a l'obligation de donner
32 / 406
une information complète, loyale et sans réserve à ses clients ne peut mener sa mission sans
compromettre, soit par l'analyse de la situation présentée, soit par l'utilisation des moyens
juridiques préconisés, soit par la concrétisation du résultat recherché, les intérêts d'une ou
plusieurs parties ;
– dans la fonction de représentation et de défense, lorsque, au jour de sa saisine, l'assistance de
plusieurs parties conduirait l'avocat à présenter une défense différente, notamment dans son
développement, son argumentation et sa finalité, de celle qu'il aurait choisie si lui avaient été
confiés les intérêts d'une seule partie ;
– lorsqu'une modification ou une évolution de la situation qui lui a été initialement soumise révèle à
l'avocat une des difficultés visées ci-dessus.
Il existe un risque sérieux de conflits d'intérêts lorsqu'une modification ou une évolution prévisible
de la situation qui lui a été initialement soumise fait craindre à l'avocat une des difficultés visées ci-
dessus.
5.1 Principe
– devant toutes les juridictions, y compris celles où le ministère de l'avocat n'est pas obligatoire et
où le principe de l'oralité des débats est de règle ;
– devant la Commission bancaire ;
– devant l'Autorité des marchés financiers ;
– d'une manière générale, devant tous les organismes ou organes ayant un pouvoir juridictionnel
de quelque nature qu'il soit.
33 / 406
En ce qui concerne l'action publique devant les juridictions pénales, les avocats des parties
communiquent leurs moyens de droit ou de fait et leurs éléments de preuve au ministère public et
aux avocats des autres parties au plus tard à la fin de l'instruction du dossier à l'audience.
Si dans une procédure pénale, le prévenu ou l'accusé est demandeur à une exception ou fin de
non-recevoir, son avocat doit communiquer ses moyens et éléments de preuve sans délai pour
permettre la contradiction en temps utile par la partie défenderesse à l'exception ou à la fin de non-
recevoir, sauf si cette communication compromet le moyen soulevé, auquel cas s'applique la règle
générale sus-rappelée que doit respecter l'avocat du prévenu ou de l'accusé.
L'avocat chargé d'introduire une procédure contre une partie dont il connaît le conseil, doit aviser
au préalable son confrère dans la mesure où cet avis ne nuit pas aux intérêts de son client.
En cours de procédure, les rapports de l'avocat avec son confrère défendant l'adversaire doivent
s'inspirer des principes de courtoisie, de loyauté et de confraternité régissant la profession
d'avocat.
L'avocat qui inscrit un appel à l'encontre d'une décision rendue par une juridiction pénale doit en
informer aussitôt ses confrères concernés par la cause. Il en va de même pour les requêtes en
nullité.
Il en est de même pour tout appel civil et, plus généralement, de l'exercice de toute voie de recours
ou de toute procédure au fond.
(Article modifié en séance du conseil du 7 juillet 2020, site du Barreau du 17/07/2020) Devant les
juridictions du droit du travail, l'avocat doit en outre respecter les dispositions du vade-mecum du
barreau figurant en annexe du présent règlement.
34 / 406
TITRE II : Des activités
6.2 Mandats
L'avocat est le mandataire naturel de son client, tant en matière de conseil, de rédaction d'actes,
que de contentieux. Il peut exercer ses missions pour le compte de personnes physiques ou
morales agissant sous forme ou pour le compte de fonds fiduciaires ou de tout instrument de
gestion d'un patrimoine d'affectation.
Lorsqu'il assiste ou représente ses clients en justice, devant un arbitre, un médiateur, une
administration ou un délégataire du service public, l'avocat n'a pas à justifier d'un mandat écrit,
35 / 406
sous réserve des exceptions prévues par la loi ou le règlement.
Dans les autres cas, l'avocat doit justifier d'un mandat écrit sauf dans les cas où la loi ou le
règlement en présume l'existence. Le mandat écrit, ou la lettre de mission, doit déterminer la
nature, l'étendue, la durée, les conditions et les modes d'exécution de la fin de la mission de
l'avocat.
Il peut recevoir mandat de négocier, d'agir et de signer au nom et pour le compte de son client. Un
tel mandat doit être spécifique et ne peut en conséquence avoir un caractère général.
L'avocat s'assure au préalable de la licéité de l'opération pour laquelle il lui est donné mandat. Il
respecte strictement l'objet du mandat et veille à obtenir du mandant une extension de ses
pouvoirs si les circonstances l'exigent. S'il se trouve dans l'impossibilité d'accomplir le mandat qui
lui est confié, il doit en aviser sans délai le mandant.
L'avocat ne peut, sans y avoir été autorisé spécialement et par écrit par le mandant, transiger en
son nom et pour son compte ou l'engager irrévocablement par une proposition ou une offre de
contracter.
L'avocat qui manie les fonds, effets ou valeurs de manière accessoire à une opération juridique ou
judiciaire doit les déposer sans délai à la CARPA.
L'avocat ne peut disposer de fonds, effets ou valeurs ou aliéner les biens du mandant que si le
mandat le stipule expressément ou, à défaut, après y avoir été autorisé spécialement et par écrit
par le mandant.
Il est interdit à l'avocat d'intervenir comme prête-nom et d'effectuer des opérations de courtage,
toute activité à caractère commercial étant incompatible avec l'exercice de la profession.
Les incompatibilités prévues à l'alinéa précédent ne font pas obstacle à la commercialisation, à
titre accessoire, de biens ou de services connexes à l'exercice de la profession d'avocat si ces
biens ou services sont destinés à des clients ou à d'autres membres de la profession.
En outre, l’avocat, sur l’instruction écrite de son client et muni, le cas échéant, du pouvoir
nécessaire peut :
- porter des enchères à la barre du tribunal judiciaire de Paris ;
36 / 406
- procéder devant le tribunal de commerce à toute opposition, déclaration de créance ou
surenchère en application de la loi du 17 mars 1909 ;
- régulariser devant le tribunal de commerce une tierce-opposition, ou une opposition à
ordonnance, ou une déclaration de créance ;
- procéder à la déclaration de cessation des paiements et présenter tout projet corollaire prévu par
le code de commerce ;
- porter des enchères lors d’une vente de fonds de commerce à la barre du tribunal de commerce.
L’avocat doit avoir à l’occasion de la négociation à laquelle il participe un accord écrit de son client
pour transmettre une proposition, une offre ou une réponse écrite.
P.6.2.2
37 / 406
6.3.2 Séquestre
L'avocat peut accepter une mission de séquestre conventionnel ou judiciaire. Il doit refuser de
recevoir à titre de séquestre un acte manifestement illicite ou frauduleux. Lorsque le séquestre est
conventionnel, il sera formalisé par un écrit.
Lorsque le séquestre porte sur des fonds, effets ou valeurs, ceux-ci doivent être déposés sans
délai à la CARPA avec une copie de la convention de séquestre.
L'avocat Délégué à la Protection des Données doit mettre un terme à sa mission s'il estime ne pas
pouvoir l'exercer, après avoir préalablement informé et effectué les démarches nécessaires
auprès de la personne responsable des traitements ; en aucun cas il ne peut dénoncer son client.
L'avocat Délégué à la Protection des Données doit refuser de représenter toute personne ou
organisme pour lesquels il exerce ou a exercé la mission de correspondant à la protection des
données à caractère personnel (CIL) ou de Délégué à la Protection des Données dans le cadre de
procédures administratives ou judiciaires mettant en cause le responsable des traitements.
Article modifié par décision à caractère normatif du CNB du 7 mai 2021, (JORF du 30 septembre
2021).
L'avocat peut exercer à titre accessoire une activité dde mandataire d'un intermédiaire
d'assurances.
Sa rémunération doit être conforme aux dispositions de l'article 11.3 du présent règlement.
Il est alors soumis au respect de la réglementation applicable et notamment aux obligations
d'immatriculation et de formation prévues par le code des assurances.
38 / 406
P.6.3.1 L’avocat mandataire en transactions immobilières
(Article créé en séance du Conseil du 2 juin 2020, Site du Barreau le 11/06/2020 : Article
supprimé par une décision de la Cour de cassation du 29/03/2023 n° 21-25.335 ayant annulé les
alinéas 1 et 2 de l'article.)
39 / 406
6.5 L'activité de fiduciaire
6.5.1 Principes
L'avocat fiduciaire demeure, dans l'exercice de cette activité, soumis aux devoirs de son serment
et aux principes essentiels de sa profession ainsi que, plus généralement, à l'ensemble des
dispositions du présent règlement intérieur national.
Dans le cadre de sa mission fiduciaire, l'avocat ne peut exercer une activité incompatible avec sa
profession au sens des articles 111 et suivants du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991
organisant la profession d'avocat.
L'avocat qui entend exercer l'activité de fiduciaire doit souscrire à titre individuel une assurance
spéciale pour garantir tant sa responsabilité civile professionnelle que la restitution des fonds,
effets, titres et valeurs concernés. Il en fait alors la déclaration à l'Ordre par lettre adressée au
bâtonnier en justifiant de la souscription de l'assurance spéciale.
Le bâtonnier accuse réception de cette déclaration.
L'avocat justifie chaque année au bâtonnier du maintien des garanties d'assurance.
6.5.3 Correspondances
Dans toute correspondance, quel qu'en soit le support, qu'il établit dans le strict cadre de sa
mission de fiducie, l'avocat doit indiquer expressément sa qualité de fiduciaire. Il doit par ailleurs
attirer l'attention du destinataire sur le caractère non-confidentiel, à l'égard des organes de
contrôle de la fiducie, des correspondances échangées avec lui au titre de cette mission.
Une correspondance dépourvue de la mention « officielle », adressée à l'avocat fiduciaire par un
confrère non avisé de cette qualité, demeure confidentielle au sens de l'article 3 du présent
règlement et couverte par le secret professionnel au sens de l'article 66-5 de la loi n° 71-1130 du
31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques.
L'avocat exerçant une activité de fiducie reste soumis au secret professionnel, mais doit prendre
toutes dispositions permettant aux autorités judiciaires, administratives et ordinales d'effectuer les
contrôles et vérifications prévus par la loi et les règlements en ce domaine sans qu'il soit porté
atteinte au secret professionnel et à la confidentialité des correspondances attachés aux autres
activités de son cabinet et à ceux qui y exercent.
Il doit notamment utiliser un papier à lettres distinct et veiller à une identification claire et spécifique
des dossiers de fiducie, lesquels doivent faire l'objet d'un rangement et d'un archivage séparés
des autres dossiers. De même, tous les supports informatiques utilisés dans l'exercice de l'activité
de fiducie doivent être consacrés exclusivement à cette activité et identifiés distinctement.
40 / 406
6.5.5 Obligations particulières de l'avocat fiduciaire
REMUNERATION
Dans le contrat de fiducie, la rémunération de l'avocat doit être distinguée de celle des autres
intervenants.
COMPTABILITE
Les activités de l'avocat fiduciaire doivent faire l'objet d'une comptabilité distincte de ses comptes
professionnels et personnels et de son sous-compte CARPA. L'activité fiduciaire peut faire l'objet
d'un contrôle de comptabilité conformément à l'article 17.9° de la loi n° 71-1130 du 31 décembre
1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques.
Chaque fiducie fait l'objet d'un compte identifié et clairement séparé dans la comptabilité tenue par
l'avocat.
OBLIGATION DE COMPETENCE
L'avocat s'oblige à suivre une formation spécifique dans les matières liées à l'exécution de ses
missions fiduciaires.
(Article modifié - décision à caractère normatif du CNB du 28 mars 2019, JO 30 avril 2019)
41 / 406
L'avocat rédacteur d'un acte juridique assure la validité et la pleine efficacité de l'acte selon les
prévisions des parties. Il refuse de participer à la rédaction d'un acte ou d'une convention
manifestement illicite ou frauduleux. Sauf s'il en est déchargé par les parties, il est tenu de
procéder aux formalités légales ou réglementaires requises par l'acte qu'il rédige et de demander
le versement préalable des fonds nécessaires.
L'avocat seul rédacteur d'un acte veille à l'équilibre des intérêts des parties. Lorsqu'il a été saisi
par une seule des parties, il informe l'autre partie de la possibilité qu'elle a d'être conseillée et de
se faire assister par un autre avocat.
L'acte sous signature privée contresigné par avocat est signé par l'avocat ou les avocats
rédacteurs désigné(s) à l'acte.
La convention de divorce par consentement mutuel établie par acte sous signature privée
conformément aux dispositions de l'article 229-3 du code civil est signée, en présence physique et
simultanément, par les parties et les avocats rédacteurs désignés à la convention sans
substitution ni délégation possible.
7.3 Contestations
L'avocat qui est intervenu comme rédacteur unique d'un acte n'est pas présumé avoir été le
conseil de toutes les parties signataires.
Il n'est pas rédacteur unique dès lors que la partie autre que celle qu'il représente était assistée
par un conseil, avocat ou non.
S'il est intervenu comme rédacteur unique en qualité de conseil de toutes les parties, il ne peut
agir ou défendre sur la validité, l'exécution ou l'interprétation de l'acte qu'il a rédigé, sauf si la
contestation émane d'un tiers.
S'il est intervenu en qualité de rédacteur unique sans être le conseil de toutes les parties, ou s'il a
participé à sa rédaction sans être le rédacteur unique, il peut agir ou défendre sur l'exécution ou
l'interprétation de l'acte dont il a été le rédacteur ou à la rédaction duquel il a participé. Il peut
également défendre sur la validité de l'acte.
8.1 Principe
42 / 406
janvier 2021)
Avant toute procédure ou lorsqu'une action est déjà pendante devant une juridiction, l'avocat peut,
sous réserve de recueillir l'assentiment de son client, prendre contact avec la partie adverse ou la
recevoir afin de lui proposer un règlement amiable du différend. A cette occasion, il rappelle à la
partie adverse la faculté de consulter un avocat et l'invite à lui en faire connaître le nom. Il s'interdit
à son égard toute présentation déloyale de la situation et toute menace. Il peut néanmoins
mentionner l'éventualité d'une procédure.
L'avocat, mandataire de son client, peut adresser toute injonction ou mise en demeure à
l'adversaire de ce dernier.
La prise de contact avec la partie adverse ne peut avoir lieu qu'en adressant à cette partie une
lettre, qui peut être transmise par voie électronique, en s'assurant préalablement de l'adresse
électronique de son destinataire, rappelant la faculté pour le destinataire de consulter un avocat et
l'invitant à lui faire connaître le nom de son conseil.
Ces règles s'appliquent également à l'occasion de toute relation téléphonique, dont l'avocat ne
peut prendre l'initiative.
8.3 Procédure
Lorsqu'une procédure est envisagée ou en cours, l'avocat ne peut recevoir la partie adverse
qu'après avoir avisé celle-ci de l'intérêt d'être conseillée par un avocat.
Si la partie adverse a fait connaître son intention de faire appel à un avocat, celui-ci devra être
invité à participer à tout entretien.
Dans le cadre d'une procédure où aucun avocat ne s'est constitué pour la partie adverse, ou d'un
litige à propos duquel aucun avocat ne s'est manifesté, l'avocat peut, en tant que mandataire de
son client, adresser à la partie adverse toute injonction ou mise en demeure ou y répondre.
Lorsqu'un avocat est constitué pour la partie adverse, ou lors d'un litige à propos duquel l'avocat
adverse s'est manifesté, l'avocat doit correspondre uniquement avec son confrère.
Néanmoins, dans le cas où elles sont prévues par des procédures spécifiques, l'avocat peut
adresser des lettres valant acte de procédure à la partie adverse, à la condition d'en rendre
destinataire simultanément l'avocat de celle-ci.
8.4 Pourparlers
L'avocat chargé d'assister un client dans une négociation ne peut conduire de pourparlers qu'en
présence de son client ou avec l'accord de ce dernier.
A l'occasion de pourparlers avec un interlocuteur assisté d'un avocat, il ne peut le recevoir seul,
sauf accord préalable de son confrère.
(Article modifié en séance du Conseil du 7 juillet 2020, site du Barreau du 17/07/2020) L'avocat
ne peut prendre contact avec la partie adverse qu'avec l'assentiment de son client. Cette prise de
contact ne peut avoir lieu qu'en adressant à cette partie une lettre s'inspirant des modèles annexés
43 / 406
au présent règlement (cf. p. 412).
L'avocat qui reçoit l'offre d'un dossier doit vérifier si un ou plusieurs confrères ont été
préalablement chargés de ce dossier comme défenseur ou conseil du client.
L'avocat qui accepte de succéder à un confrère doit, avant toute diligence, le prévenir par écrit et
s'enquérir des sommes pouvant lui rester dues.
L'avocat dessaisi, ne disposant d'aucun droit de rétention, doit transmettre sans délai tous les
éléments nécessaires à l'entière connaissance du dossier.
9.3
Sauf accord préalable du Bâtonnier, l'avocat qui accepte de succéder à un confrère ne peut
défendre les intérêts du client contre son prédécesseur.
Le nouvel avocat s'efforce d'obtenir de son client qu'il règle les sommes restant éventuellement
dues à un confrère précédemment saisi du dossier. S'il reçoit du client un paiement alors que des
sommes restent dues à son prédécesseur, il en informe le Bâtonnier.
L'avocat qui succède à un confrère intervenant au titre de l'aide juridictionnelle ne peut réclamer
des honoraires que si son client a expressément renoncé au bénéfice de celle-ci. Il informe
auparavant son client des conséquences de cette renonciation. En outre, il informe de son
intervention son confrère précédemment mandaté, le bureau d'aide juridictionnelle et le Bâtonnier.
Les difficultés relatives à la rémunération de l'avocat initialement saisi ou à la restitution par ce
dernier des pièces du dossier sont soumises au bâtonnier.
44 / 406
(Numérotation de l'article modifiée en séance du Conseil du 7 juillet 2020, Site du barreau le 16
juillet 2020)
L'avocat dessaisi doit, à bref délai, remettre au bâtonnier sa réclamation d'honoraires détaillée,
comportant tous éléments justificatifs.
ARTICLE 10 : Communication
(D. n° 2005-790, 12 juill. 2005, art. 15; L. 31 déc. 1971, art. 66-4; D. 25 août 1972)
(Modifié par la décision à caractère normatif n° 2014-001 adoptée par l'AG du CNB le 10 et 11
octobre 2014, JO du 5 décembre 2014)
(Modifié par la décision à caractère normatif du CNB n°2019-005 du 30 avril 2020, JORF du
13/06/2020)
10.1 Définition
(Article modifié par la décision à caractère normatif du CNB n°2019-005 du 30 avril 2020, JORF
du 13/06/2020)
La publicité fonctionnelle est destinée à faire connaître la profession d'avocat et son organisation.
Elle relève de la compétence des institutions représentatives de la profession.
La communication de l'avocat s'entend de sa publicité personnelle et de son information
professionnelle.
La publicité personnelle s'entend de toute forme de communication destinée à promouvoir les
services de l'avocat.
La sollicitation personnalisée, qui est un mode de publicité personnelle, s'entend de toute forme de
communication directe ou indirecte, dépassant la simple information, destinée à promouvoir les
services d'un avocat à l'attention d'une personne physique ou morale déterminée.
Dans les articles ci-après le terme publicité s'entend de la publicité personnelle.
(Article modifié par la décision à caractère normatif du CNB n°2019-005 du 30 avril 2020, JORF
du 13/06/2020)
L'avocat doit, dans toute communication, veiller au respect des principes essentiels de la
profession, faire état de sa qualité et permettre, quel que soit le support utilisé, de l'identifier, de le
localiser, de le joindre, de connaître le barreau auquel il est inscrit, la structure d'exercice à
laquelle il appartient et, le cas échéant, le réseau dont il est membre.
Il peut notamment faire mention :
- De sa ou ses spécialisations, ainsi que de sa ou ses qualifications spécifiques, régulièrement
obtenues et non invalidées ;
- De ses domaines d’activités dominantes ;
- Des missions visées à l'article 6 du présent règlement qui peuvent lui être confiées. Lorsqu'il agit
dans le strict cadre d'une telle mission, il doit l'indiquer expressément.
45 / 406
Lorsque l’avocat communique sur la nature des prestations de services proposées, il doit procurer
une information sincère.
Sont prohibées :
- Toute publicité mensongère ou trompeuse ;
- Toute mention comparative ou dénigrante ;
- Toute mention susceptible de créer dans l'esprit du public l'apparence d'une structure d'exercice
inexistante et/ou d'une qualification professionnelle non reconnue ;
- Toute référence à des fonctions ou activités sans lien avec l'exercice de la profession d'avocat
ainsi que toute référence à des fonctions juridictionnelles.
Seul l’avocat titulaire d’un ou de plusieurs certificats de spécialisation, ainsi que de sa ou ses
qualifications spécifiques, régulièrement obtenus et non invalidés peut utiliser pour sa
communication, quel qu’en soit le support, les mots « spécialiste », « spécialisé », « spécialité » ou
« spécialisation » et le signe distinctif instauré par le Conseil national des barreaux pour
symboliser la qualité d’avocat spécialiste.
L’information relative aux domaines d’activités dominantes, dont le nombre revendiqué ne peut
être supérieur à trois, doit résulter d’une pratique professionnelle effective et habituelle de l’avocat
dans le ou les domaines correspondants.
L’information relative aux spécialisations, aux qualifications spécifiques, aux domaines d’activités
dominantes et/ou aux missions visées à l'article 6 du présent règlement, quel que soit le support,
doit correspondre à l’avocat personne physique membre de la structure.
L'avocat qui communique sur ses spécialisations, ses qualifications spécifiques, et/ou ses
domaines d’activités dominantes et/ou les missions visées à l'article 6 du présent règlement, ou
modifie substantiellement cette communication, quel que soit le support, doit transmettre les
termes de cette communication sans délai au conseil de l'Ordre.
(Article modifié par la décision à caractère normatif du CNB n°2019-005 du 30 avril 2020, JORF
du 13/06/2020)
Dans le respect des dispositions communes à toute communication, l'avocat ou le cabinet
d'avocat peut figurer dans tout annuaire, sous réserve que les mentions qui le concernent et le
contenu de l'annuaire ne soient pas contraires aux principes essentiels de la profession.
46 / 406
L'avocat peut faire état de sa ou ses spécialisations et de sa ou ses qualifications spécifiques
régulièrement obtenues et non invalidées, ainsi que de ses domaines d’activités dominantes
résultant d’une pratique professionnelle effective et habituelle dans le ou les domaines
revendiqués.
L'avocat qui ouvre ou modifie substantiellement un site internet doit en informer le conseil de
l'ordre sans délai et lui communiquer les noms de domaine qui permettent d'y accéder.
Le nom de domaine doit comporter le nom de l'avocat ou la dénomination du cabinet en totalité ou
en abrégé, qui peut être suivi ou précédé du mot “avocat”.
L'utilisation de noms de domaine évoquant de façon générique le titre d'avocat ou un titre pouvant
prêter à confusion, un domaine du droit ou une activité relevant de celles de l'avocat, est interdite.
Le site de l'avocat ne peut comporter aucun encart ou bannière publicitaire, autres que ceux de la
profession, pour quelque produit ou service que ce soit.
Il ne peut comporter de lien hypertexte permettant d'accéder directement ou indirectement à des
sites ou à des pages de sites dont le contenu serait contraire aux principes essentiels de la
profession d'avocat. Il appartient à l'avocat de s'en assurer en visitant régulièrement les sites et les
pages auxquelles permettent d'accéder les liens hypertextes que comporte son site, et de prendre
sans délai toutes dispositions pour les supprimer si ce site devait se révéler contraire aux
principes essentiels de la profession.
L'avocat participant à un blog ou à un réseau social en ligne doit respecter les principes essentiels
de la profession.
10.6 Dénominations
(Article modifié par la décision à caractère normatif du CNB n°2019-005 du 30 avril 2020, JORF
du 13/06/2020)
Les dénominations s’entendent du nom commercial, de l’enseigne, de la marque, de la
dénomination ou raison sociale ou de tout autre terme par lequel un avocat ou une structure
d’exercice sont identifiés ou reconnus.
La dénomination, quelle qu’en soit la forme, est un mode de communication.
L’utilisation de dénominations évoquant de façon générique le titre d’avocat ou un titre pouvant
prêter à confusion, un domaine du droit, une spécialisation ou une activité relevant de celle de
l’avocat, est interdite.
Article modifié en séance du Conseil de l'Ordre du 27 juin 2017 (site du barreau le 03/07/2017)
47 / 406
16/07/2020)
L’avocat est tenu d’observer les devoirs que lui imposent les règles, traditions et usages
professionnels, notamment envers les magistrats, les membres du barreau et les clients.
Le bâtonnier a seul qualité pour s’exprimer publiquement au nom de l’Ordre et sur les intérêts
généraux de la profession.
Sous réserve de l’alinéa 3 ci-dessus, l’avocat s’exprime librement dans les domaines de son choix
et suivant les moyens qu’il estime appropriés.
Il doit, en toutes circonstances, faire preuve de délicatesse, particulièrement lorsque sa qualité
d’avocat est connue, et s’interdire toute recherche de publicité contraire aux dispositions de
l’article 15 du décret n°2005-790 du 12 juillet 2005.
Si l’avocat fait des déclarations concernant des affaires en cours ou des questions générales en
rapport avec l’activité professionnelle, il doit indiquer à quel titre il s’exprime et faire preuve d’une
vigilance particulière.
Ces interventions publiques ne peuvent avoir qu’un caractère exceptionnel.
L’avocat en informe le bâtonnier.
Le bâtonnier fait toute observation, mise en garde ou injonction qu’il juge utiles.
P 10.0.2 - Dénomination
48 / 406
P.10.0.4
Les messages et descriptifs complets des publicités télévisées et radiophoniques ou diffusées par
tout autre moyen de communication de masse devront être préalablement communiqués au
conseil de l’ordre dans des délais lui permettant de faire utilement ses observations avant le
montage définitif dont la date devra être précisée par l’avocat dans sa saisine.
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 10; D. n° 2005-790, 12 juill. 2005, art. 10, 11 et 12; D. n°
91-11971, 27 nov. 1991, art. 174 et s.)
L'avocat informe son client, dès sa saisine, des modalités de détermination des honoraires et
l'informe régulièrement de l'évolution de leur montant.
L'avocat informe également son client de l'ensemble des frais, débours et émoluments qu'il
pourrait exposer.
Sauf en cas d'urgence ou de force majeure ou lorsqu'il intervient au titre de l'aide juridictionnelle
totale ou de la troisième partie de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
l'avocat conclut par écrit avec son client une convention d'honoraires, qui précise, notamment, le
montant ou le mode de détermination des honoraires couvrant les diligences prévisibles, ainsi que
les divers frais et débours envisagés.
Les honoraires sont fixés selon les usages, en fonction de la situation de fortune du client, de la
difficulté de l'affaire, des frais exposés par l'avocat, de sa notoriété et des diligences de celui-ci.
L'avocat chargé d'un dossier peut demander des honoraires à son client même si ce dossier lui est
retiré avant sa conclusion, dans la mesure du travail accompli.
49 / 406
Éléments de la rémunération
Il est interdit à l'avocat de fixer ses honoraires par un pacte de quota litis.
Le pacte de quota litis est une convention passée entre l'avocat et son client avant décision
judiciaire définitive, qui fixe exclusivement l'intégralité de ses honoraires en fonction du résultat
judiciaire de l'affaire, que ces honoraires consistent en une somme d'argent ou en tout autre bien
ou valeur.
L'avocat ne peut percevoir d'honoraires que de son client ou d'un mandataire de celui-ci.
La rémunération d'apports d'affaires est interdite.
En matière de rédaction d'actes et lorsqu'un acte est établi conjointement par plusieurs avocats, la
prestation de conseil et d'assistance de chaque intervenant ne peut être rétribuée que par le client
ou par un tiers agissant d'ordre ou pour le compte de celui-ci.
Dans le cas où il est d'usage que les honoraires de rédaction soient à la charge exclusive de l'une
des parties et à la condition que l'acte le stipule expressément, les honoraires doivent être, à
défaut de convention contraire, partagés par parts égales entre les avocats ayant participé
conjointement à la rédaction.
Il est interdit à l'avocat de partager un honoraire quelle qu'en soit la forme avec des personnes
physiques ou morales qui ne sont pas avocats.
Les honoraires sont payés dans les conditions prévues par la loi et les règlements, notamment en
50 / 406
espèces, par chèque, par virement, par billet à ordre et par carte bancaire.
L'avocat peut recevoir un paiement par lettre de change dès lors que celle-ci est acceptée par le
tiré, client de l'avocat.
L'endossement ne peut être fait qu'au profit de la banque de l'avocat, aux seules fins
d'encaissement.
L'avocat porteur d'une lettre de change impayée peut agir devant le tribunal de commerce.
Toutefois, en cas de contestation de la créance d'honoraires, il devra saisir son bâtonnier aux fins
de taxation et solliciter le sursis à statuer devant la juridiction commerciale.
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 10, 53 (6); D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 174 à 179 et 245;
C. civ., art. 593 et 2273; voir annexe VIII) (Numérotation de l'article modifiée en séance du
Conseil du 7 juillet 2020, Site du barreau le 16 juillet 2020) L'avocat doit refuser le règlement de
ses honoraires par un tiers s'il sait que le tiers n'est pas éclairé sur les circonstances du règlement
ou si, à l'occasion de ce règlement, ce tiers se plaçait en contravention avec la loi, les règlements
ou, le cas échéant, ses statuts.
L'avocat qui accepte la charge d'un dossier peut demander à son client le versement préalable
d'une provision à valoir sur ses frais et honoraires.
Cette provision ne peut aller au-delà d'une estimation raisonnable des honoraires et des débours
probables entraînés par le dossier.
A défaut de paiement de la provision demandée, l'avocat peut renoncer à s'occuper de l'affaire ou
s'en retirer dans les conditions prévues à l'article 13 du décret du 12 juillet 2005. Il fournit à son
client toute information nécessaire à cet effet.
L'avocat détient à tout moment, par dossier, une comptabilité précise et distincte des honoraires et
de toute somme qu'il a pu recevoir et de l'affectation qui leur a été donnée, sauf en cas de forfait
global.
Avant tout règlement définitif, l'avocat remet à son client un compte détaillé. Ce compte fait
ressortir distinctement les frais et déboursés, les émoluments tarifés et les honoraires. Il porte
mention des sommes précédemment reçues à titre de provision ou à tout autre titre.
Un compte établi selon les modalités prévues à l'alinéa précédent est également délivré par
l'avocat à la demande de son client ou du bâtonnier, ou lorsqu'il en est requis par le président du
tribunal de grande instance ou le premier président de la cour d'appel, saisis d'une contestation en
matière d'honoraires ou débours ou en matière de taxe.
Voir également infra, art. P.40.3.
51 / 406
L'avocat qui, ne se bornant pas à mettre en relation un client avec un autre avocat, confie un
dossier à un confrère ou le consulte est personnellement tenu au paiement des honoraires, frais et
débours, à l'exclusion des émoluments, dus à ce confrère correspondant, au titre des prestations
accomplies à sa demande par celui-ci. Les avocats concernés peuvent néanmoins, dès l'origine et
par écrit, convenir du contraire. En outre, le premier avocat peut, à tout instant, limiter, par écrit,
son engagement au montant des sommes dues, au jour où il exclut sa responsabilité pour l'avenir.
Sauf stipulation contraire, les dispositions de l'alinéa ci-dessus s'appliquent dans les rapports
entre un avocat et tout autre correspondant qui est consulté ou auquel est confiée une mission.
(Article modifié – décision à caractère normatif n° 2008-002 adoptée par l'AG du CNB les 12 et
13 décembre 2008, JO 12 mai 2009) L'avocat amené à rédiger un cahier des conditions de vente
(saisie immobilière) ou un cahier des charges et conditions de vente (licitation), ou en matière de
liquidation judiciaire, en vue de son dépôt au greffe, doit utiliser les clauses type ci-après
annexées portant dispositions générales pour ces actes, sous réserve d'une modification qui serait
nécessitée par une particularité tenant à la nature de l'affaire, le statut des parties, ou la situation
des biens.
12.2 Enchères
(Article modifié – décision à caractère normatif n°2018-002, votée à l’AG du CNB des 16 et
17novembre 2018, Publiée au JO par Décision du 13 février 2019 qui a été publiée au JORF du
07 mars 2019) L'avocat doit s'enquérir auprès du client et sur déclaration de celui-ci, de sa
capacité juridique, de sa situation juridique, et s'il s'agit d'une personne morale, de la réalité de
son existence, de l'étendue de son objet social et des pouvoirs de son représentant.
L'avocat ne peut porter d'enchères pour des personnes qui sont en conflit d'intérêts.
L'avocat ne peut notamment porter d'enchères pour un même bien pour le compte de plusieurs
mandants.
Lorsqu'un avocat s'est rendu adjudicataire pour le compte d'une personne, il ne peut accepter de
former une surenchère au nom d'une autre personne sur cette adjudication, à défaut d'accord écrit
de l'adjudicataire initial.
En cas d'adjudication d'un lot en copropriété ou dépendant d'une Association syndicale libre, il
appartient à l'avocat poursuivant de le notifier au syndic de copropriété ou au gérant de
l'Association syndicale libre.
52 / 406
frais de poursuites et des droits de mutation.
À cet effet, outre la consignation de l’article R.322-4 du code des procédures civiles d’exécution
en un chèque à l’ordre du séquestre désigné au cahier des conditions de vente, il doit s’assurer de
la consignation préalable, par chèque ou caution bancaire spéciale, (sauf lorsqu’il est chargé
d’enchérir pour une personne morale de droit public ou un organisme de droit public), d’une
somme d’un montant au moins égal à 1/10ème de l’enchère maximale que le client envisage de
porter, affectée par priorité au règlement d’une part des frais préalables à la vente, et d’autre part
des frais postérieurs à la vente (droits d’enregistrement, émoluments de vente, frais de
publication).
53 / 406
13.1 Obtention du titre
Le titre d'avocat honoraire peut, à la demande de l'intéressé, être conféré par le Conseil de l'Ordre
à l'avocat ayant été inscrit dans la section des personnes physiques du tableau et ayant exercé
pendant vingt ans la profession d'avocat, d'avoué près le tribunal de grande instance ou de conseil
juridique.
En aucun cas, l'honorariat ne peut être accordé ou maintenu à celui qui porte ou aurait porté
atteinte aux principes essentiels de la profession.
L'honorariat ne peut être refusé ou retiré sans que l'avocat ayant demandé l'honorariat ou étant
déjà honoraire ait été régulièrement convoqué devant le conseil de l'Ordre.
Si le motif de retrait disparaît, l'intéressé peut présenter une nouvelle demande au Conseil de
l'Ordre.
13.2 Prérogatives
Les avocats honoraires, membres de l'Ordre, sont inscrits sur la liste spéciale des avocats
honoraires du barreau.
Ils ont droit au port de la robe, à l'occasion des élections, cérémonies et manifestations officielles.
Ils participent aux assemblées générales avec voix délibérative.
Ils bénéficient du droit de vote à l'élection du Bâtonnier et des membres du Conseil de l'Ordre et
des membres du Conseil national des barreaux.
Les avocats honoraires ont accès à la bibliothèque et aux services de l'Ordre.
Ils peuvent se faire délivrer une carte d'avocat honoraire par l'Ordre.
Il peut être investi par le Bâtonnier ou le Conseil de l'Ordre de toute mission ou activité utile à
l'administration de l'Ordre, à l'intérêt de ses membres ou à l'intérêt général de la profession.
Il ne peut exercer aucun acte de la profession hormis la consultation ou la rédaction d'actes, sur
autorisation du Bâtonnier.
L'avocat honoraire peut accepter une mission de justice, d'arbitrage, d'expertise ou de médiation.
Il peut également participer à une commission administrative ou à un jury d'examen ou de
concours.
54 / 406
l’Ordre et des organismes professionnels.
Sauf appréciation contraire du conseil de l"ordre, il ne doit pas avoir fait l’objet d’une sanction
disciplinaire ou faire l’objet d’une procédure disciplinaire.
Il doit avoir soldé son sous-compte CARPA.
L'avocat fournit à l’Ordre une liste des dossiers en cours avec le nom du confrère auquel il les a
transmis. Il doit également indiquer le lieu d’archivage des dossiers en cours et attester sur
l’honneur de la destruction des plus anciens.
Il a l’obligation d’informer l’Ordre de son adresse et de tout changement ultérieur.
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24 et
25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) La collaboration libérale est un mode d'exercice
55 / 406
professionnel exclusif de tout lien de subordination par lequel un avocat consacre une partie de
son activité au cabinet d'un ou plusieurs avocats.
Le collaborateur libéral peut compléter sa formation et peut constituer et développer une clientèle
personnelle.
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24 et
25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) La collaboration salariée est un mode d'exercice
professionnel dans lequel il n'existe de lien de subordination que pour la détermination des
conditions de travail.
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n°2019-002, AG du CNB du 15/05/2020 - Publié
au JO par Décision du 09/07/2020 – JO 30 août 2020) Le collaborateur salarié ne peut avoir de
clientèle personnelle, pendant l’exécution de son contrat de travail, à l'exception de celle des
missions d'aide juridique pour lesquelles il est désigné par le bâtonnier. Il peut avoir une clientèle
personnelle en dehors de l’exécution de son contrat de travail.
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24 et
25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) Le contrat de travail de l'avocat collaborateur salarié est
régi par le droit du travail et par la convention collective signée le 17 février 1995, pour toutes les
dispositions autres que &celles de la loi du 31 décembre 1971 modifiée et du décret du 27
novembre 1991, ainsi que par les principes essentiels de la profession.
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24 et
25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) Tout accord de collaboration libérale ou salariée entre
avocats doit faire l'objet d'un écrit transmis, dans les quinze jours de sa signature, pour contrôle,
au conseil de l'ordre du barreau auprès duquel l'avocat collaborateur libéral ou salarié est inscrit.
Il en est de même à l'occasion de tout avenant contenant novation ou modification du contrat.
Le conseil de l'Ordre peut, dans un délai d'un mois, mettre en demeure les avocats de modifier la
convention afin de la rendre conforme aux règles professionnelles.
(Alinéa créé – décision à caractère normatif adoptée du 13 novembre 2020, JORF du 28
novembre 2020) Il procèdera régulièrement à un contrôle des conditions d'exécution du contrat,
selon des modalités qu'il fixe.
P.[Link]
56 / 406
intéressée.
Il sera effectué sur délégation du Bâtonnier.
Le délégué du bâtonnier pourra notamment appuyer ses questions sur le modèle de l'annexe XIII.
Les avocats qui feront l’objet d’une vérification devront communiquer les contrats de collaboration
signés, s’entretenir avec le délégué du Bâtonnier et l’autoriser à s’entretenir avec son ou ses
collaborateurs.
Le délégué rédigera un rapport qui sera communiqué au bâtonnier dans un délai de 15 jours.
Sous les mêmes conditions de délai, le bâtonnier ou son délégué restituera aux avocats concernés
les termes du rapport et les informera des suites qui lui seront données.
Structure du contrat
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24 et
25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) Le contrat de l'avocat collaborateur libéral ou salarié doit
prévoir les conditions garantissant :
– (Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24
et 25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) le droit à la formation au titre de la formation continue et
de l'acquisition d'une spécialisation notamment ;
– le secret professionnel et l'indépendance qu'implique le serment d'avocat ;
– la faculté de demander à être déchargé d'une mission contraire à sa conscience ;
– la possibilité pour l'avocat collaborateur libéral de constituer et de développer une clientèle
personnelle, sans contrepartie financière.
– (Alinéa créé – décision à caractère normatif adoptée du 13 novembre 2020, JORF du 28
novembre 2020) le respect du principe de délicatesse dans l'usage des outils numériques.
LE CONTRAT DOIT PREVOIR ÉGALEMENT:
– (Alinéa modifié – décisions à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24
et 25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011 – n° 2011-001 adoptée par l'AG du CNB le 12 février
2011, JO 26 mars 2011) la durée et les modalités d'exercice : durée de la période d'essai, qui ne
peut excéder trois mois renouvellement compris pour l'avocat collaborateur libéral, délai de
prévenance en cas de rupture fixé ci-après à l'article 14.4 pour l'avocat collaborateur libéral, durée
des congés définis par la convention collective pour l'avocat collaborateur salarié et durée des
périodes de repos rémunérées pour le collaborateur libéral (cinq semaines, sauf meilleur accord) ;
– les modalités de rémunération et de remboursement des frais professionnels engagés pour le
cabinet ;
– (Alinéa modifié – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les 11 et
12 avril 2014, JORF du 31/05/2014) les modalités de prise en charge des périodes de suspension
de l’exécution du contrat de collaboration libéral ou salarié pour cause de maladie ou parentalité,
telles que définies aux articles 14.3 et 14.5 pour l’avocat collaborateur libéral ou par la convention
collective pour l’avocat collaborateur salarié.
LE CONTRAT NE PEUT COMPORTER DES CLAUSES :
– de renonciation par avance aux clauses obligatoires ;
– de limitation de liberté d'établissement ultérieure ;
– (Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24
57 / 406
et 25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) de limitation des obligations professionnelles en matière
d'aide juridique ;
– (Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24
et 25 septembre 2010, JORF JO 7 janv. 2011) de participation de l'avocat collaborateur libéral
aux frais entraînés par le développement de sa clientèle personnelle pendant les cinq premières
années d'exercice professionnel ;
– susceptibles de porter atteinte à l'indépendance que comporte le serment d'avocat.
Le bâtonnier pourra autoriser le cumul de contrats de collaboration libéral après avoir recueilli
toutes garanties sur les conditions d'exercice, d'indépendance et de confidentialité.
Alinéa ajouté – décision à caractère normatif n°2019-002, AG du CNB du 15/05/2020 - Publié
au JO par Décision du 09/07/2020 – JO 30 août 2020) Le collaborateur salarié à temps partiel
peut exercer également à titre individuel ou pour un autre cabinet, sous réserve d’en avoir informé
au préalable son employeur.
Le contrat de collaboration libéral doit obligatoirement comporter une clause de recours au
bâtonnier, comme conciliateur.
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24 et
25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) Quel que soit la durée du contrat de collaboration libérale,
les parties se rencontreront, à la demande de l'une d'entre elles, au moins une fois par an pour
examiner l'éventuelle évolution de leur relation.
(Article créé – décision à caractère normatif n° 2016-003 adoptée par l’AG du CNB les 31 mars
et 1er avril 2017, JORF du 01/08/2017)
Par exception au principe selon lequel la collaboration libérale est exclusive de tout encadrement
des conditions de travail, les parties peuvent convenir d'un contrat de collaboration à temps partiel
précisant, à titre indicatif, les modalités d'organisation de travail et notamment les périodes
pendant lesquelles le collaborateur sera à la disposition du cabinet.
Ce contrat de collaboration libérale à temps partiel est soumis à l'ensemble des dispositions
applicables au contrat de collaboration libérale. Le collaborateur libéral à temps partiel doit
notamment pouvoir exercer son activité au bénéfice de sa clientèle personnelle durant des
périodes pendant lesquelles il est réputé être à la disposition du cabinet.
14.3 Le contrat
Indépendance
58 / 406
tenu, avant d'agir, de l'en informer.
En cas de persistance du désaccord, par respect des principes de confiance, loyauté et
délicatesse, l'avocat collaborateur libéral ou salarié devra restituer le dossier.
Il peut être convenu que la double signature ou le visa soient apposés sur tous actes,
correspondances, études ou consultations.
L'avocat collaborateur libéral ou salarié peut demander à celui avec lequel il collabore ou à son
employeur d'être déchargé d'une mission qu'il estime contraire à sa conscience ou susceptible de
porter atteinte à son indépendance.
La demande de retrait doit être exprimée suffisamment tôt pour ne pas perturber l'avancement du
dossier.
L'abus de droit caractérisé par un refus systématique non lié à un changement significatif dans
l'orientation du cabinet doit être soumis à l'appréciation du Bâtonnier.
Clientèle personnelle
Collaboration salariée
L'avocat collaborateur salarié ne peut constituer ni développer de clientèle personnelle pendant
l’exécution de son contrat de travail ; dans le cadre de cette exécution, il doit se consacrer
exclusivement au traitement des dossiers qui lui sont confiés, ainsi qu'aux missions d'aide
juridictionnelle et de commissions d'office pour lesquelles il a été désigné.
Formation
59 / 406
décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 modifié.
Le collaborateur libéral ou salarié peut recevoir, notamment pendant ses premières années
d'exercice à compter de la prestation de serment, de la part du cabinet une formation adaptée aux
dossiers qui lui sont confiés par le dit cabinet.
Cette formation, si elle s'accomplit selon les modalités fixées par les décisions du Conseil national
des barreaux prises en application de l'article 85 du décret du 27 novembre 1991 précité, est
susceptible d'être validée au titre de l'obligation de formation continue obligatoire.
L'avocat collaborateur libéral doit prévenir le cabinet dans lequel il exerce, des sessions de
formation externe qu'il souhaite suivre, au plus tard quinze jours avant leur début.
Spécialisation
L'avocat collaborateur libéral ou salarié doit pouvoir bénéficier du temps suffisant pour suivre toute
session de formation nécessaire à l'acquisition d'une spécialisation.
Le cabinet doit s'efforcer de lui confier, dans des conditions contractuellement définies, des
travaux relevant de la ou des spécialisations recherchées, si l'avocat collaborateur libéral ou
salarié souhaite les acquérir dans le cadre des dispositions de l'article 88 du décret du 27
novembre 1991.
Dédit formation
L'avocat collaborateur libéral ou salarié qui décide de mettre fin à son contrat après avoir bénéficié
d'une formation dispensée à l'extérieur du cabinet et financée par le cabinet ne peut, en principe,
se voir demander d'indemnité à ce titre.
Toutefois, une telle indemnité pourrait être contractuellement prévue si la formation reçue revêtait
un caractère exceptionnel révélé par sa durée et son coût. Dans ce cas, l'avocat collaborateur
libéral ou salarié pourrait demander une réduction de cette indemnité si elle était excessive ou sa
suppression totale si elle était de nature à mettre obstacle à sa liberté d'établissement ultérieure.
L'indemnité pourra être demandée pendant un délai maximal de deux ans après que la formation
aura été reçue.
Rétrocession
La rétrocession d'honoraires versée par le cabinet au collaborateur libéral peut être fixe ou pour
partie fixe et pour partie variable.
Pendant ses deux premières années d'exercice professionnel, l'avocat collaborateur libéral doit
recevoir une rétrocession d'honoraires qui ne peut être inférieure au minimum fixé par le Conseil
de l'Ordre du barreau dont il dépend.
(Alinéa créé – décision à caractère normatif adoptée du 13 novembre 2020, JORF du 28
novembre 2020) A partir de sa troisième année d'exercice professionnel, l'avocat collaborateur
60 / 406
libéral doit recevoir une rétrocession d'honoraires qui ne peut être inférieure au minimum fixé pour
la deuxième année d'exercice professionnel par le conseil de l'ordre du barreau dont il dépend,
sauf accord exprès et motivé des parties et après contrôle de l'ordre.
(Paragraphe modifié - décision à caractère normatif n°2010-003 adoptée par l'AG du CNB les
24 et 25 septembre 2010, JO 7 jan. 2011)
L'avocat collaborateur libéral conserve les indemnités qui lui sont versées pour l'ensemble des
missions d'aide juridique accomplies pour sa clientèle personnelle ou dans le cadre de
désignations par le bâtonnier.
Maladie
(Paragraphe modifié – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les
11 et 12 avril 2014, JORF du 31 mai 2014)
En cas d’indisponibilité pour raison de santé médicalement constatée au cours d’une même année
civile, l’avocat collaborateur libéral reçoit pendant deux mois maximum sa rétrocession
d’honoraires habituelle, sous déduction des indemnités journalières éventuellement perçues au
titre des régimes de prévoyance collective du barreau ou individuelle obligatoire.
Une telle indisponibilité pendant la période d'essai suspend celle-ci. La période d’essai reprend de
plein droit, pour la durée restant à courir, au retour du collaborateur.
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les 11 et
12 avril 2014, JO du 31 mai 2014) La convention collective fixe les minima de salaire et les
conditions de prise en charge des absences pour maladie ou parentalité.
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24 et
25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) Le contrat de travail peut prévoir que les indemnités d'aide
juridique dues au collaborateur salarié, au titre des missions pour lesquelles il a été désigné par le
bâtonnier, lui seront versées en supplément de sa rémunération.
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24 et
25 septembre 2010, JO 7 janv. 2011) Il peut être également convenu que les indemnités d'aide à
l'intervention de l'avocat correspondant à des missions effectuées en dehors du temps de travail
seront conservées par le collaborateur salarié à titre de défraiement.
Á défaut de stipulation dans le contrat de travail, l'avocat collaborateur salarié cumule la
rémunération convenue entre les parties et les indemnisations perçues directement au titre des
missions d'intérêt public.
61 / 406
Toute stipulation limitant la liberté d'établissement ultérieure est prohibée.
Dans les deux ans suivant la rupture du contrat, l'avocat collaborateur libéral ou salarié devra
aviser le cabinet dans lequel il exerçait, avant de prêter son concours à un client de celui-ci.
Le client s'entend comme celui avec lequel l'ancien collaborateur libéral ou salarié aura été mis en
relation pendant l'exécution du contrat.
L'ancien collaborateur libéral ou salarié doit s'interdire toute pratique de concurrence déloyale.
P.14.3.1 Revenu minimum des collaborateurs des deux premières années d'exercice professionnel
(Numérotation créée – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les
11 et 12 avril 2014, JO du 31 mai 2014)
(Alinéa modifié – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les 11 et
12 avril 2014, JO du 31 mai 2014) Sous réserve des dispositions relatives à la rupture du contrat
en cas de parentalité et Sauf meilleur accord des parties, chaque cocontractant peut mettre fin au
contrat de collaboration en avisant l’autre au moins trois mois à l’avance.
(Décision à caractère normatif n° 2010-001 adoptée par l'AG du CNB le 10 avril 2010, JO du 11
juin 2010)
Ce délai est augmenté d'un mois par année au-delà de trois ans de présence révolus, sans qu'il
62 / 406
puisse excéder six mois.
Ces délais n'ont pas à être observés en cas de manquement grave flagrant aux règles
professionnelles.
Le délai de prévenance est de huit jours en cas de rupture pendant la période d'essai.
Les périodes de repos rémunérées, qui n'auront pu être prises avant la notification de la rupture,
pourront être prises pendant le délai de prévenance.
A dater de la déclaration de grossesse et jusqu'à l'expiration de la période de suspension du
contrat à l'occasion de l'accouchement, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu sauf
manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'état de grossesse.
(*) : Article 4 de la décision du 20 mai 2010 portant réforme du règlement intérieur national (RIN) de la profession d'avocat (art. 21-1 de la loi du 3
décembre 1971 modifiéé) : "Les dispositions de l'article 3 sont applicables à tous les contrats de collaboration libérale en cours, à l'exception des
contrats rompus pour lesquels le délai de prévenance aurait commencé à s'exécuter avant la date de publication de la présente décision."
(Paragraphe modifié – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les
11 et 12 avril 2014, JORF du 31 mai 2014)
Les dispositions du droit du travail, tant formelles que substantielles, s'appliquent à l'avocat
collaborateur salarié. Le délai de préavis est réglementé par la convention collective.
(Article créé – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les 11 et 12
avril 2014, JORF du 31 mai 2014)
La notification de la rupture du contrat ne peut intervenir pendant une période d’indisponibilité du
collaborateur pour raison de santé médicalement constatée, sauf manquement grave aux règles
professionnelles non lié à l’état de santé. Cette période de protection prend fin à l’expiration d’un
délai de six mois à compter de l’annonce de l’indisponibilité du collaborateur pour raison de santé
médicalement constatée.
(Numérotation créée et article modifié – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par
l’AG du CNB les 11 et 12 avril 2014, JORF du 31 mai 2014)
Quelle que soit la cause de la cessation de la relation contractuelle, l’avocat collaborateur libéral
ou salarié peut demeurer domicilié au cabinet qu’il a quitté jusqu’à ce qu’il ait fait connaître à
l’Ordre ses nouvelles conditions d’exercice et ce, pendant un délai maximal de trois mois.
Même après ce délai, toute correspondance lui est acheminée dans les meilleurs délais. Par
dérogation, s’agissant des courriers électroniques, ceux-ci font l’objet d’une réponse automatique
auprès de l’expéditeur indiquant la nouvelle adresse électronique de l’ancien collaborateur et une
adresse générale du cabinet. Les nouvelles coordonnées postales, téléphoniques et électroniques
de l’ancien collaborateur sont transmises à ceux qui en font la demande dès lors qu’elles sont
connues du cabinet. Après un délai d’un an, l’adresse électronique nominative de l’ancien
63 / 406
collaborateur au sein du cabinet peut être fermée.
14.4.4 Communication des documents à l'élaboration desquels le collaborateur a prêté son concours
(Article créé – décision à caractère normatif n°2016-003 adoptée par l’AG du CNB les 31 mars
et 1er avril 2017, JORF du 01/08/2017)
A la demande de l'avocat collaborateur, le cabinet au sein duquel il exerce lui remet, sous format
exploitable, tout document ou acte professionnel à l'élaboration duquel celui-ci a concouru, dans la
limite du respect du secret professionnel.
En cas de difficulté, la partie la plus diligente saisira le bâtonnier à bref délai qui appréciera en
urgence la légitimité des motifs de refus invoqués par le cabinet.
Par ailleurs, au soutien d'une demande de spécialisation ultérieure, le collaborateur pourra obtenir
du cabinet, selon les mêmes modalités, la communication des documents cités ci-dessus qui ne
sont pas encore en sa possession.
P.[Link]
(Article modifié – décision à caractère normatif n°2021-001 adoptée par l’AG du CNB les 15
octobre 2021, JORF du 10 février 2022)
64 / 406
avec le congé pathologique.
A compter du troisième enfant, cette durée peut être portée à vingt-six semaines.
En cas de naissances multiples, cette durée peut être portée à trente-quatre semaines et à
quarante-six semaines pour les grossesses multiples de plus de deux enfants.
Congé parentalité
(Article Modifié par décision à caractère normatif du CNB du 11 mars 2022 – JORF 03/06/2022)
Le père collaborateur libéral ainsi que, le cas échéant, le conjoint collaborateur libéral de la mère
ou la personne collaboratrice libérale liée à elle par un pacte civil de solidarité ou son concubin a le
droit de suspendre l'exécution de sa collaboration pendant quatre semaines à l'occasion de la
naissance de l'enfant. Cette durée est portée à cinq semaines en cas de naissances multiples.
Cette période de suspension débute à compter de la naissance de l'enfant.
Le congé peut être fractionné comme suit :
- une première période obligatoire d'une semaine à compter de la naissance de l'enfant ;
- puis, il peut être fractionné en trois parties d'au moins une semaine chacune. Cette période
fractionnable doit être prise dans les six mois qui suivent la naissance de l'enfant, une partie de
cette période fractionnable pouvant être consécutive à la période obligatoire d'une semaine.
Le collaborateur ou la collaboratrice avise le cabinet avec lequel il ou elle collabore un mois avant
le début prévisionnel de la suspension, et dans les meilleurs délais lorsque la naissance survient
avant le terme prévu.
(Article créé par la décision à caractère normatif du CNB du 11 mars 2022 publiée au JORF du 3
juillet 2022)
Par dérogation aux dispositions relatives au congé parentalité visées à l'article 14.5.1 du présent
règlement, lorsque l'état de santé de l'enfant nécessite son hospitalisation immédiate après sa
naissance dans une unité de soins spécialisée, la période initiale d'une semaine obligatoire du
congé parentalité est prolongée de plein droit pendant toute la durée de l'hospitalisation dans la
limite d'une durée de trente jours consécutifs.
En cas d'hospitalisation du nouveau-né, le collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale en
avise dans les meilleurs délais le cabinet avec lequel il ou elle collabore.
La période de six mois visée à l'article 14.5.1 du présent règlement, pendant laquelle le
collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale peut prendre la seconde partie du congé
parentalité, est prolongée de la même durée que l'hospitalisation de l'enfant, dans la limite de
trente jours.
Le collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale qui adopte un enfant est en droit de suspendre
l'exécution de sa collaboration jusqu'à douze semaines, à l'occasion de l'arrivée de l'enfant et
jusqu'à dix-neuf semaines et trois jours pour l'adoption d'un enfant portant à trois ou plus le
65 / 406
nombre d'enfants dont le collaborateur ou son foyer a la charge.
En cas d'adoption multiple, le congé d'adoption peut être porté à :
- vingt-cinq semaines et trois jours pour l'adoption de deux enfants ;
- trente-quatre semaines et trois jours pour l'adoption de trois enfants ou plus.
En cas de partage du congé d'adoption entre les deux parents travailleurs indépendants, ces
durées légales sont augmentées de vingt-cinq jours pour une adoption simple et trente-deux jours
pour les adoptions multiples. La durée du congé ne peut être fractionnée qu'en deux périodes dont
la plus courte est au moins égale à vingt-cinq jours.
En cas de partage du congé d'adoption entre deux membres d'un même couple appartenant
chacun à un régime obligatoire de sécurité sociale différent, il est renvoyé aux dispositions du
code de la sécurité sociale applicables en la matière.
Cette période de suspension débute à l'arrivée au foyer de l'enfant.
Le collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale qui adopte un ou plusieurs enfants en avise
celui avec lequel il ou elle collabore un mois avant le début de la suspension.
P.[Link].1
(Article modifié en séance du Conseil du 16 juillet 2019, Site du Barreau le 22 juillet 2019)
La collaboratrice libérale enceinte est en droit de suspendre l’exécution de sa collaboration
pendant au moins seize semaines à l'occasion de l'accouchement, réparties selon son choix avant
et après accouchement, avec un minimum de trois semaines avant la date prévue de
l’accouchement et un minimum de dix semaines après l'accouchement, et sans confusion possible
avec le congé pathologique.
A compter du troisième enfant, cette durée peut être portée à vingt-six semaines.
En cas de naissances multiples, cette durée peut être portée à trente-quatre semaines et à
quarante-six semaines pour les grossesses multiples de plus de deux enfants.
(Article créé – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les 11 et 12
avril 2014, JORF du 31/05/2014)
Congé parentalité
Le père collaborateur libéral ainsi que, le cas échéant, le conjoint collaborateur libéral de la mère
66 / 406
ou la personne collaboratrice libérale liée à elle par un pacte civil de solidarité ou vivant
maritalement avec elle reçoit pendant la période de suspension de sa collaboration à l'occasion de
la naissance sa rétrocession d'honoraires habituelle, sous la seule déduction des indemnités
journalières perçues dans le cadre du régime d'assurance maladie des professions libérales ou
dans le cadre des régimes de prévoyance collective du barreau ou individuelle obligatoire.
La période de suspension ouvre droit à repos rémunérés.
(Article créé – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les 11 et 12
avril 2014, JORF du 31 mai 2014)
A compter de la déclaration par la collaboratrice libérale de son état de grossesse, qui peut être
faite par tout moyen, et jusqu'à l'expiration de la période de suspension de l'exécution du contrat à
l'occasion de la maternité, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu par le cabinet,
sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'état de grossesse ou à la maternité.
Sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'état de grossesse ou à la
maternité, la rupture du contrat de collaboration est nulle de plein droit lorsque le cabinet est
informé de la grossesse de la collaboratrice dans un délai de quinze jours à compter de la
notification de la rupture. La collaboratrice informe le cabinet en transmettant, par lettre
67 / 406
recommandée avec avis de réception ou remise en main propre et contresignée, un certificat
médical justifiant de son état de grossesse.
Au retour de la collaboratrice de son congé maternité, le contrat de collaboration libérale ne peut
être rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement grave aux règles
professionnelles non lié à la maternité. Dans ce cas, la rupture est notifiée par lettre dûment
motivée.
Parentalité
A compter de l'annonce par le père collaborateur libéral ainsi que, le cas échéant, par le conjoint
collaborateur libéral de la mère ou la personne collaboratrice libérale liée à elle par un pacte civil
de solidarité ou vivant maritalement avec elle de son intention de suspendre son contrat de
collaboration après la naissance de l'enfant, qui peut être faite par tout moyen, et jusqu'à
l'expiration de cette période de suspension, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu
par le cabinet, sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à la parentalité.
Sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à la parentalité, la rupture du contrat
de collaboration est nulle de plein droit lorsque le cabinet est informé de la parentalité dans un
délai de quinze jours à compter de la notification de la rupture. Le collaborateur ou la collaboratrice
informe le cabinet en transmettant, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en
mains propres et contresignée, une attestation justifiant de la parentalité.
Au retour du collaborateur ou de la collaboratrice de son congé parentalité, le contrat de
collaboration libérale ne peut être rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement
grave aux règles professionnelles non lié à la parentalité. Dans ce cas, la rupture est notifiée par
lettre dûment motivée.
Adoption
P.[Link].1 Parentalité
68 / 406
(Article créé en Séance du Conseil du 21 juillet 2020, Site du Barreau le 28/07/2020)
A compter de l'annonce par le père collaborateur libéral ainsi que, le cas échéant, par le conjoint
collaborateur libéral de la mère ou la personne collaboratrice libérale liée à elle par un pacte civil
de solidarité ou vivant maritalement avec elle, de son intention de suspendre son contrat de
collaboration après la naissance de l'enfant, qui peut être faite par tout moyen, et jusqu'à
l'expiration de cette période de suspension, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu
par le cabinet, sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à la parentalité.
Sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à la parentalité, la rupture du contrat
de collaboration est nulle de plein droit lorsque le cabinet est informé de la parentalité dans un
délai de quinze jours à compter de la notification de la rupture. Le collaborateur ou la collaboratrice
informe le cabinet en transmettant, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en
mains propres et contresignée, une attestation justifiant de la parentalité.
Au retour du collaborateur ou de la collaboratrice de son congé parentalité, le contrat de
collaboration libérale ne peut être rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement
grave aux règles professionnelles non lié à la parentalité. Dans ce cas, la rupture est notifiée par
lettre dûment motivée.
P.14.5 Parentalité
(Article modifiée en séance du Conseil du 21 juillet 2020, Site du barreau le 28 juillet 2020)
Le collaborateur libéral ainsi que, le cas échéant, le conjoint collaborateur libéral de la mère ou la
personne collaboratrice libérale liée à elle par un pacte civil de solidarité ou vivant maritalement
avec elle, aura la possibilité de suspendre sa collaboration pendant quatre semaines réparties sur
une période de six mois suivant la naissance de l'enfant.
Numérotation modifiée – décision à caractère normatif n°2013-002 adoptée par l’AG du CNB les
11 et 12 avril 2014, (JORF du 31 mai 2014)
Le Bâtonnier du lieu d'inscription de l'avocat collaborateur libéral ou salarié connaît des litiges nés
à l'occasion de l'exécution ou de la rupture du contrat de collaboration salariée ou non.
Alinéas modifiés – décision à caractère normatif n° 2010-003 adoptée par l'AG du CNB les 24 et
25 septembre 2010, (JORF 7 janv. 2011) Le bâtonnier ou son délégataire entend les parties,
éventuellement assistées de leur conseil, dans les plus brefs délais.
Á défaut de conciliation, il est procédé conformément aux dispositions des articles 142 et suivants
du décret du 27 novembre 1991.
69 / 406
structure d’avocats selon les dispositions de l’article P.71.2 et de l’article P.71.5 le cas échéant.
P.[Link] Litiges de collaboration entre un collaborateur inscrit au barreau de Paris et un avocat ou une
structure d'avocats au Conseil d'Etat et la Cour de cassation
Numérotation de l'article modifié en séance du Conseil du 3 novembre 2015, (Bulletin du
Barreau du 17 nov.2015)
Conciliation
En cas de différend, les parties se soumettent à une instance de conciliation, composée d’un
avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation désigné par le président de l’Ordre des avocats
au Conseil d'État et à la Cour de cassation et d’un avocat au barreau de Paris désigné par le
bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau de Paris.
À l’issue d’un délai de trois mois, partant du jour de l’acceptation de sa mission par le conciliateur
dernier saisi, et en l’absence d’accord des parties, la procédure de conciliation prend fin.
Arbitrage
En cas d’échec de la conciliation, les parties conviennent de régler leur différend par voie
d’arbitrage dans les conditions ci-après.
La demande est portée, soit devant le président de l’Ordre des avocats au Conseil d'État et à la
Cour de cassation, soit devant le bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau de Paris. Elle est
motivée, et assortie des pièces qui la fondent. L’autorité saisie communique la demande et les
pièces à l’autre partie.
Le président de l’Ordre des avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation et le bâtonnier de
l’Ordre des avocats au barreau de Paris désignent l’un et l’autre un arbitre.
Les deux arbitres ainsi nommés choisissent à leur tour un troisième arbitre qui préside l’instance
arbitrale. À défaut d’accord entre les arbitres, le troisième arbitre est désigné par le président de
l’Ordre des avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation et le bâtonnier de l’Ordre des
avocats au barreau de Paris.
La sentence est rendue dans le délai de six mois à compter du jour où le troisième arbitre informe
les autres arbitres et les parties de l’acceptation de sa mission. Le délai est prorogé, le cas
échéant, à la demande d’une partie ou des arbitres, par décision du président de l’Ordre des
avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation et du bâtonnier de l’Ordre des avocats au
barreau de Paris.
Sans préjudice des dispositions ci-dessus, le litige est alors instruit et jugé selon les modalités du
Règlement de la juridiction du bâtonnier figurant à l’Annexe XX du Règlement intérieur du barreau
de Paris.
70 / 406
ARTICLE 15 : Conditions d'exercice
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 8-1 et 8-2; D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 165 à 169;
Article modifié – décision à caractère normatif n° 2011-005 adoptée par l'AG du CNB les 23 et
24 septembre 2011, JORF du 29/10/2011) ; Article modifié – décision à caractère normatif
n°2019-002, AG du CNB du 15/05/2020 - Publié au JO par Décision du 09/07/2020 – JO 30
août 2020
L’avocat doit exercer son activité professionnelle dans des conditions matérielles conformes aux
usages et dans le respect des principes essentiels de la profession. Il doit aussi veiller au strict
respect du secret professionnel et justifier d’une adresse électronique.
L’avocat est inscrit au tableau du barreau dans le ressort duquel il a déclaré établir son cabinet
principal.
Le cabinet principal doit répondre aux conditions générales du domicile professionnel et
correspondre à un exercice effectif.
Le conseil de l’Ordre peut autoriser à titre temporaire, et pour la durée qu’il fixe, l’avocat à se
domicilier soit au sein de locaux affectés par l’Ordre, soit dans les locaux du cabinet d’un autre
avocat dans le ressort du même barreau. La convention écrite relative à une telle domiciliation fixe
les modalités de la mise à disposition de locaux et les conditions de transmission des courriers et
communications destinés à l’avocat. Elle doit être préalablement approuvée par le conseil de
l’Ordre.
L’avocat domicilié doit communiquer au conseil de l’Ordre l’adresse de son domicile privé.
P. 15.2.1
15.3.1 Définition
71 / 406
Le bureau secondaire est une installation professionnelle permanente distincte du cabinet
principal dont il est l’extension.
L’établissement créé par une société inter-barreaux hors de son siège social et au lieu
d’inscription au tableau de l’un de ses associés n’est pas un bureau secondaire au sens de l’article
8-1 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971.
15.3.2 Principes
L’ouverture d’un ou plusieurs bureaux secondaires est licite en France et à l’étranger, sous
réserve des dispositions de l’article 8-2 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971.
Le bureau secondaire doit répondre aux conditions générales du domicile professionnel et
correspondre à un exercice effectif.
L’avocat désirant ouvrir un bureau secondaire doit en informer son conseil de l’Ordre. Il doit
également l’informer de la fermeture du bureau secondaire.
Lorsque le bureau secondaire est situé dans le ressort d’un barreau différent de celui où est
établie sa résidence professionnelle, l’avocat doit solliciter l’autorisation du conseil de l’Ordre du
barreau dans le ressort duquel il envisage de s’établir.
La demande d’autorisation doit comporter tous les éléments de nature à permettre au conseil de
l’Ordre du barreau d’accueil de vérifier les conditions d’exercice de l’activité professionnelle et
notamment le nom des avocats exerçant dans le bureau secondaire.
La demande d’autorisation doit comprendre la copie des contrats de travail des avocats salariés et
des contrats de collaboration des avocats collaborateurs qui exerceront dans le bureau
secondaire. Elle est remise avec récépissé ou expédiée par lettre recommandée avec demande
d’avis de réception au conseil de l’Ordre du barreau d’accueil et à son propre conseil de l’Ordre.
Le conseil de l’Ordre du barreau d’accueil statue dans le mois de la réception de la demande. A
défaut, l’autorisation est réputée accordée. Dans ce cas, l’avocat est tenu d’informer le conseil de
l’Ordre du barreau d’accueil et celui de son propre barreau de l’ouverture effective de son bureau
secondaire.
De même, il est tenu d’informer le conseil de l’Ordre de son barreau de toute modification de son
exercice professionnel dans son bureau secondaire, y compris de sa fermeture et de toute
difficulté survenant avec le barreau d’accueil.
72 / 406
.
Ouverture d'un bureau secondaire dans l'Union européenne (Dir. Comm. CE n° 98/5, 16 févr. 1998)
L’avocat qui établit un bureau secondaire dans un autre Etat membre de l’Union européenne le
déclare au conseil de l’Ordre de son barreau d’origine.
L’avocat qui veut établir un bureau secondaire dans un pays en dehors de l’Union européenne doit
solliciter l’autorisation préalable du conseil de l’Ordre de son barreau d’origine, qui doit statuer
dans les deux mois de la réception de la demande. A défaut, l’autorisation est réputée accordée.
Il fournit à son conseil de l’Ordre toutes pièces justifiant de sa demande dans l’Etat d’accueil et de
l’autorisation de l’autorité compétente de cet Etat, ainsi que de l’existence d’une assurance de
responsabilité civile couvrant, le cas échéant, ses activités à l’étranger.
15.3.4 Communication
L’avocat autorisé à ouvrir un bureau secondaire où il exerce effectivement peut faire mention de
celui-ci sur son papier à lettre et tous les supports de communication autorisés.
15.3.5 Cotisations
L’avocat autorisé à ouvrir un bureau secondaire en France, en dehors du ressort de son barreau,
pourra être redevable à l’égard du barreau d’accueil d’une cotisation annuellement fixée par le
conseil de l’Ordre du barreau d’accueil.
Les litiges relatifs aux honoraires relèvent de la compétence du Bâtonnier auquel appartient
l'avocat.
15.3.7 Discipline
L’avocat reste soumis à la discipline de son Ordre pour son activité professionnelle au sein de son
bureau secondaire.
Il doit se conformer, pour son activité dans le bureau secondaire, au règlement intérieur du
barreau d’accueil, qui peut lui retirer l’autorisation d’ouverture, par une décision susceptible
d’appel conformément aux dispositions de l’article 16 du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991.
L’avocat inscrit à un barreau français établi dans un autre Etat membre de l’Union européenne
reste soumis à la discipline de son barreau d’accueil.
73 / 406
P.15.3.8 Assurances
15.4.1 Définition
La pluralité d'exercice est la faculté pour l'avocat d’exercer son activité professionnelle en
cumulant des modes d’exercice listés à l’article 7 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 et ce,
dans le ressort d’un même barreau ou de barreaux différents.
Cette possibilité est ouverte aux avocats exerçant à titre individuel, si cet exercice individuel se
cumule avec un exercice en structure.
La pluralité d’exercice ne déroge pas au principe énoncé à l’article 15.2 du présent règlement
selon lequel l’avocat est inscrit au tableau de l’Ordre du seul barreau du lieu de son cabinet
principal.
La pluralité d’exercice ne résulte pas de l’ouverture d’un bureau secondaire ou de la création
d’une structure inter-barreaux.
Tout établissement d’exercice doit être conforme aux usages et permettre l’exercice professionnel
de l’avocat dans le respect des principes essentiels de la profession.
La pluralité d’exercice ne permet en aucune manière à l’avocat de déroger aux règles territoriales
de la postulation.
L’avocat peut disposer d’un ou plusieurs établissements d’exercice, distincts de son cabinet
principal, lui permettant de cumuler des modes d’exercice listés à l’article 7 de la loi n° 71-1130
du 31 décembre 1971.
L’établissement d’exercice doit répondre aux conditions générales du domicile professionnel et
correspondre à un exercice effectif.
L’ouverture d’un établissement d’exercice par l’avocat donne lieu à une demande d’autorisation ou
74 / 406
à une déclaration selon le régime applicable au mode d’exercice choisi, et ce sans délai auprès du
conseil de l'Ordre compétent.
L’avocat disposant d’un établissement d’exercice hors du ressort de son barreau doit en informer
sans délai le conseil de l’Ordre du barreau auprès duquel il est inscrit.
L'avocat disposant d’un établissement d’exercice hors du ressort de son barreau demeure inscrit
au seul tableau du barreau dans le ressort duquel il a fixé son cabinet principal.
En cas de fermeture d’un établissement d’exercice, l’avocat doit en informer sans délai le conseil
de l’Ordre du barreau dont relève cet établissement d’exercice et, s’il est différent, le conseil de
l’Ordre du barreau auprès duquel l’avocat est inscrit.
Si l’avocat entend exercer, dans un établissement d’exercice fixé hors du ressort du barreau
auprès duquel il est inscrit, l’une des missions visées à l’article 6.4 ou l’activité de fiduciaire visée à
l’article 6.5 du présent règlement, il doit en faire la déclaration, par écrit et sans délai, tant auprès
du conseil de l’Ordre du barreau dont relève cet établissement d’exercice que du conseil de
l’Ordre du barreau auprès duquel l’avocat est inscrit.
L’avocat justifie de la souscription de l’assurance spéciale requise pour ses activités fiduciaires
tant auprès du conseil de l’Ordre du barreau dont relève l’établissement d’exercice, que du conseil
de l’Ordre du barreau auprès duquel il est inscrit.
15.4.6 Discipline
L’avocat est inscrit à un seul barreau. Seul le bâtonnier ou le procureur général du lieu
d’inscription peuvent exercer des poursuites disciplinaires.
L’avocat doit se conformer, pour son activité au sein de son établissement d’exercice, au
règlement intérieur du barreau dont relève cet établissement d’exercice.
L’avocat inscrit à un barreau français établi dans un autre Etat membre de l’Union européenne
reste soumis à la discipline de son barreau d’inscription.
75 / 406
correspondant d’un réseau pluridisciplinaire dans les conditions énoncées au présent article.
Le réseau pluridisciplinaire est distinct de la société pluri-professionnelle d’exercice au sein de
laquelle l’avocat peut exercer.
Pour l’application du présent texte, constitue un réseau pluridisciplinaire toute organisation,
structurée ou non, formelle ou informelle, constituée de manière durable entre un ou plusieurs
avocats ou les structures au sein desquelles ils exercent et un ou plusieurs membres d’une autre
profession libérale, réglementée ou non, ou une entreprise, en vue de favoriser la fourniture de
prestations complémentaires à une clientèle développée en commun.
L’existence d’un tel réseau pluridisciplinaire au regard des règles françaises d’exercice de la
profession d’avocat suppose un intérêt économique commun entre ses membres ou
correspondants, lequel est réputé établi lorsque l’un au moins des critères suivants est constaté :
- usage commun d’une dénomination ou de tout autre signe distinctif tel que logo ou charte
graphique ;
- édition et/ou usage de documents destinés au public présentant le groupe ou, chacun de ses
membres et faisant mention de compétences pluridisciplinaires ;
- usage de moyens d’exploitation communs ou en commun dès lors que cet usage est susceptible
d’avoir une influence significative sur l’exercice professionnel ;
- existence d’une clientèle commune significative liée à des prescriptions réciproques ;
- convention de coopération technique, financière ou de marketing.
Le terme « avocat » englobe les avocats d’un Barreau étranger ou ayant un titre reconnu comme
équivalant dans leur pays d’origine.
16.2 Principes
L’avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce, membre d’un réseau pluridisciplinaire doit
s’assurer que le fonctionnement du réseau ne porte pas atteinte aux principes essentiels de la
profession d’avocat et aux textes légaux et réglementaires qui lui sont applicables. A défaut, il doit
se retirer du réseau.
En aucun cas, le fonctionnement du réseau ne peut notamment porter atteinte à l’indépendance de
l’avocat et il appartient à celui-ci de veiller à l’application effective de ce principe.
Constitue notamment une atteinte à l’indépendance le fait, directement ou indirectement :
- hormis dans le cadre d’une société pluri-professionnelle d’exercice, d’accepter d’être partie à un
mécanisme conduisant à une répartition ou à un partage des résultats ou à un rééquilibrage des
rémunérations en France ou à l’étranger avec des professionnels non avocats ;
- d’accepter une relation de subordination de l’avocat ou un contrôle hiérarchique de l’exécution de
ses missions par d’autres professionnels non avocats, notamment ceux ayant une activité de
caractère commercial.
L’avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce membre d’un réseau pluridisciplinaire doit
veiller en toutes matières à ce que la facturation fasse apparaître spécifiquement la valeur de sa
propre prestation.
L’avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce, membre d’un réseau pluridisciplinaire, doit
76 / 406
pouvoir justifier à toute demande du bâtonnier de l’Ordre auprès duquel il est inscrit que
l’organisation de l’ensemble du réseau ne met pas en cause l’application des règles du secret
professionnel.
L’avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce, membre d’un réseau pluridisciplinaire, doit
veiller à l’application des procédures adéquates d’identification et de gestion des conflits
d’intérêts.
D’une façon générale, un avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce, membre d’un réseau
pluridisciplinaire est tenu d’observer l’ensemble des dispositions de l’article 4 du présent
règlement relatives aux conflits d’intérêts.
Le respect des règles relatives aux conflits d’intérêts qui s’impose à l’avocat, en application des
dispositions de l’article 4 du présent règlement doit être apprécié au niveau de toutes les
structures au sein desquelles il exerce et de l’ensemble du réseau.
16.5 Dénomination
L’avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce, membre d’un réseau pluridisciplinaire, doit
veiller à ne pas créer de confusion dans l’esprit du public entre sa pratique professionnelle et celle
des autres professionnels intervenant dans le réseau.
L’avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce, membre d’un ou de plusieurs groupements
d’exercice et d’un ou de plusieurs réseaux pluridisciplinaires reste soumis aux dispositions
législatives et réglementaires relatives à l’usage de la dénomination au sens de l’article 10.6 du
présent règlement.
Afin d’assurer une parfaite information du public, la dénomination sera différente du nom du
réseau pluridisciplinaire et l’avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce devra distinctement
faire mention de son appartenance à celui-ci.
16.6 Périmètre
77 / 406
16.7 Incompatibilités
Un avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce, membre d’un réseau ne peut contrevenir
aux dispositions de l’article 111 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 relatif au principe
d’incompatibilité de l’exercice de la profession d’avocat avec les activités de caractère
commercial.
Lorsqu’un avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce est affilié à un réseau national ou
international, répondant à la définition de l’article 16.1 ci-dessus, et qui n’a pas pour activité
exclusive la prestation de conseil, il doit s’assurer avant d’exécuter une prestation pour le compte
d’une personne dont les comptes sont légalement contrôlés ou certifiés par un autre membre du
réseau en qualité de commissaire aux comptes, ou dans une qualité similaire, de ce que ce dernier
est informé de son intervention pour lui permettre de se conformer aux dispositions de l’article L.
822-11 du code de commerce, et de ses textes d’application.
Il en est de même pour la fourniture de prestation de service à une personne contrôlée ou qui
contrôle, au sens des I et II de l’article L. 233-3 du code de commerce dont les comptes sont
certifiés par ledit commissaire aux comptes.
16.8 Transparence
L’avocat ou la structure au sein de laquelle il exerce, membre d’un réseau pluridisciplinaire, doit
déposer auprès de l’Ordre de son barreau d’inscription ou de celui de la structure l’ensemble des
accords ou documents sociaux permettant à celui-ci de disposer, au cas par cas, d’une
information nécessaire et adéquate sur l’ensemble de la structure juridique, économique et
financière du réseau, quelle que soit la loi applicable à celui-ci et le ou les pays où il intervient :
* organigramme général du réseau faisant apparaître les différentes entités mais aussi les accords
de partenariat entre les membres du réseau;
- exposé sommaire permettant de comprendre le rôle joué par les différentes entités et accords
visés ci-dessus ;
- description sommaire des professions et métiers auxquels appartiennent les membres du
réseau;
- liste des membres ;
- description des organes de décision du réseau :
* organigramme des organes de décision distinguant le cas échéant l’organisation par pays
(comment les différentes professions participant au réseau sont organisées pour la France),
l’organisation internationale par métier (comment les avocats des différents pays sont organisés)
et l’organisation internationale;
- pour les différents organes de décision : mode d’élection, mandat et pouvoirs réels.
* description des modes de participation aux frais et aux résultats :
* comment les différentes composantes du réseau participent (directement ou indirectement) au
financement du cabinet d’avocats français (ex : fonds propres, prêts, redevances pour services,
prise en charge d’une partie du financement de charges incombant au cabinet d’avocats) et,
réciproquement, comment le cabinet d’avocats français participe au financement d’autres
composantes du réseau ;
* comment les associés du cabinet d’avocats français sont intéressés directement ou
indirectement aux résultats d’autres entités d’avocats du réseau (ex : quote-part dans les résultats
78 / 406
au travers de structures de services, valorisation de participations, systèmes de retraites,
notamment sous forme de contrats de consultant).
- description des informations introduites dans les bases de données et procédures relatives à
l’accès ;
- description des mesures mises en place afin d’assurer le contrôle interne du respect des règles
déontologiques (ex : conflits d’intérêts, risques d’atteinte à l’indépendance, moyens d’éviter de
profiter passivement des actions de communication et de sollicitation personnalisée effectuées par
d’autres membres) ;
- justification de l’existence pour tous les membres du réseau de garanties individuelles ou
collectives d’assurance de responsabilité civile professionnelle excluant toute solidarité de
principe entre membres de professions différentes.
(Article modifié en séance du Conseil du 7 juillet 2020, Site du Barreau le 16 jullet 2020)
L’acte fondateur du réseau d’avocats ou la publicité qu’il fait ne peuvent comporter aucune
disposition ou aucune allégation permettant d’assimiler le réseau à une Structure d’Exercice.
79 / 406
ARTICLE 17 : Structures d'exercice inter-barreaux
17.1 Formes
17.2 Postulation
La structure inter-barreaux postule auprès de chaque tribunal par le ministère d'un de ses
membres inscrit au barreau établi près de ce tribunal.
17.3 Inscription
Les structures d'exercice inter-barreaux sont inscrites au tableau de l'Ordre de leur siège social et
à l'annexe au tableau de chacun des barreaux auprès desquels peuvent postuler les avocats de
ladite structure.
Les contrats de travail des avocats salariés sont remis contre récépissé ou expédié par lettre
recommandée avec demande d'avis de réception au Conseil de l'Ordre auprès duquel l'avocat
salarié est inscrit, ainsi qu'auprès du Conseil de l'Ordre du siège de la structure.
17.5 Conflit
En cas de conflit, le Conseil de l'Ordre du barreau auquel appartient l'avocat salarié ne peut se
prononcer qu'après avoir recueilli l'avis du Conseil de l'Ordre du siège de la structure.
80 / 406
L'avocat qui participe de manière ponctuelle à l'exécution d'une mission faisant appel à des
compétences diversifiées en collaborant avec des professionnels n'ayant pas la qualité d'avocat
peut à cet effet conclure avec ceux-ci et le client commun une convention tendant à organiser les
modalités de cette collaboration.
Au sens des dispositions figurant sous le présent titre, les termes « autre professionnel » sont
utilisés pour désigner toute personne physique ou toute structure d'exercice exerçant une autre
profession libérale, que celle-ci soit ou non réglementée par la loi.
Sous réserve de réciprocité résultant de l'adoption par les professionnels concernés des principes
ci-après énoncés, l'avocat est tenu de faire application, dans ses relations avec un autre
professionnel, des règles de confraternité, de loyauté et de courtoisie en usage au sein de sa
profession.
Il s'interdit notamment de critiquer auprès du client commun ou de tiers le contenu ou la qualité
des prestations fournies par l'autre professionnel sans avoir préalablement recueilli les
observations de celui-ci.
Sous la même réserve, l'avocat qui collabore avec un ou plusieurs autres professionnels doit
s'efforcer de ne pas, par ses actes ou son comportement, mettre en défaut ou rendre plus difficile
le respect, par les professionnels avec lesquels il collabore, des règles déontologiques dont
relèvent ceux-ci.
L'avocat ne peut intervenir dans un domaine pour lequel un autre professionnel détient une
compétence exclusive en application des textes qui régissent sa profession. Il peut néanmoins
assurer la coordination de la mission en veillant à répartir les interventions conformément à l'intérêt
du client de telle manière que chaque question soit traitée par le professionnel le plus compétent
pour y répondre.
81 / 406
18.4 Confidentialité des correspondances
Avant de correspondre à titre confidentiel avec un autre professionnel, l'avocat doit veiller à obtenir
de celui-ci un engagement garantissant le respect du caractère confidentiel des correspondances
ayant cette qualité.
L'avocat doit en tout état de cause respecter le caractère confidentiel des correspondances reçues
d'un autre professionnel dès lors qu'il y est fait expressément mention d'un tel caractère par
l'apposition de la mention « confidentielle ».
Il ne peut en conséquence remettre à quiconque de copie d'une correspondance émanant de l'un
des professionnels agissant dans le cadre d'une mission commune dès lors que cette
correspondance a été qualifiée de confidentielle par son auteur. Il ne peut davantage faire mention
d'une correspondance confidentielle dans un document n'ayant pas ce caractère.
Cette règle s'applique tant à la correspondance elle-même qu'aux documents qui peuvent y être
joints, sauf mention contraire expresse. Elle n'a cependant pas en elle-même pour effet d'interdire
de faire état verbalement des informations ou indications non confidentielles contenues dans les
correspondances et documents communiqués.
Le fait pour un avocat de collaborer avec d'autres professionnels pour l'exécution d'une mission
commune ne peut conduire à ce qu'il soit d'une quelconque manière porté atteinte au secret
professionnel.
En particulier, le fait qu'une information ayant un caractère confidentiel soit connue de plusieurs
personnes tenues au secret professionnel n'est pas de nature à libérer les professionnels
concernés de leur obligation au secret à l'égard des tiers.
Dès lors, ne peuvent être échangées entre les professionnels participant à la mission commune, et
seulement entre ceux-ci, que les informations communiquées ou recueillies dans le cadre de la
mission commune et nécessaires à son exécution.
Si l'avocat estime que le fait pour le client de conférer un caractère confidentiel à certaines
informations est de nature à entraver le bon déroulement de la mission commune, il lui appartient
d'apprécier en conscience si son intervention peut dans ces conditions se poursuivre à charge
pour lui d'en informer le client.
L'avocat doit veiller à ce que les prestations effectuées par lui au titre de la mission commune
soient effectivement couvertes par son contrat d'assurance de responsabilité civile
professionnelle.
Il ne peut participer à un contrat de mission commune comportant une clause de responsabilité
solidaire des intervenants, chaque professionnel participant à une mission commune devant être
personnellement seul responsable de ses interventions et diligences.
Il doit préalablement à l'acceptation de la mission commune se faire communiquer par chacun des
autres professionnels le montant de sa garantie d'assurance responsabilité professionnelle ainsi
que les coordonnées de sa compagnie d'assurance.
82 / 406
18.7 Transparence des rémunérations
L'avocat ne peut recevoir que la juste rémunération des prestations qu'il fournit à l'exclusion de
toute rétribution prélevée sur le travail d'un autre intervenant.
A l'effet d'assurer la transparence de la facturation des prestations accomplies par les divers
intervenants, la rémunération de chacun d'eux doit être individualisée et portée à la connaissance
du client.
L'avocat ne peut ni se porter garant du paiement à l'égard des autres intervenants ni procéder à un
recouvrement pour compte.
(Titre modifié et nouvel article 19 créé – décision à caractère normatif du CNB du 26 janvier
2017, JORF du 13/04/2017)
Le nom de l'avocat intervenant doit être communiqué à l'internaute avant la conclusion de tout
contrat de fourniture de prestations juridiques en ligne.
Lorsqu'un avocat est interrogé ou sollicité en ligne par une personne demandant des prestations
juridiques, il lui appartient de s'assurer de l'identité et des caractéristiques de la personne à
laquelle il répond, afin de respecter le secret professionnel, d'éviter le conflit d'intérêts, d'assurer le
respect des règles relatives à la prévention du blanchiment et de fournir des informations adaptées
83 / 406
à la situation de l'intéressé. L'avocat qui répond doit toujours être identifiable.
L'avocat qui fournit des prestations juridiques en ligne doit toujours être en mesure d'entrer
personnellement et directement en relation avec l'internaute.
19.4.1 Avocat créateur d'un site Internet ou d'une plateforme en ligne de prestations juridiques
L'avocat qui crée, exploite ou participe majoritairement, seul ou avec des confrères, à la création
et à l'exploitation d'un site Internet ou d'une plateforme en ligne de prestations juridiques peut
librement percevoir toute rémunération des clients ; il peut, le cas échéant, percevoir celle-ci par
l'intermédiaire de l'un des établissements financiers assurant la sécurité des paiements en ligne,
pour autant que l'identification du client reste aussi possible à cette occasion.
19.4.2 Avocat inscrit sur un site Internet ou une plateforme en ligne de référencement ou de mise en
relation
L'avocat inscrit sur un site Internet ou une plateforme en ligne de référencement ou de mise en
relation peut être amené à participer de façon forfaitaire aux frais de fonctionnement de ce site ou
de cette plateforme, à l'exclusion de toute rémunération établie en fonction des honoraires que
l'avocat perçoit des clients avec lesquels le site ou la plateforme l'a mis en relation.
L'avocat référencé ou mis en relation avec un client doit s'assurer que les prestations fournies par
le site ou la plateforme de référencement ou de mise en relation sont conformes au Titre II de la loi
n° 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et
juridiques.
L'avocat fournissant une prestation juridique au sens des dispositions du Titre II de la loi du 31
décembre 1971 susmentionnée doit le faire dans le respect du secret professionnel et de la règle
du conflit d'intérêts. Il ne peut donner mandat à l'exploitant du site ou de la plateforme de
référencement ou de mise en relation de percevoir pour son compte les honoraires qui lui
reviennent, sauf à recourir à une entreprise agréée dans les conditions prévues au code monétaire
et financier.
84 / 406
25 septembre 2010, 7 janv. 2011)
Si une difficulté d'ordre déontologique survenue entre avocats de barreaux différents n'a pu être
réglée par l'avis commun de leurs bâtonniers respectifs dans les quatre semaines de leur saisine,
ceux-ci soumettent cette difficulté au bâtonnier d'un barreau tiers dans un délai de huit jours.
Á défaut d'accord sur le choix de ce bâtonnier, celui-ci est désigné par le président du Conseil
national des barreaux à la requête du bâtonnier concerné le plus diligent.
Le bâtonnier ainsi choisi ou désigné fait connaître son avis par écrit, dans les quatre semaines de
sa propre saisine, aux avocats concernés ainsi qu'à leurs bâtonniers respectifs qui veilleront à
l'application de cet avis, en ouvrant le cas échéant, une procédure disciplinaire.
Les délais ci-dessus prévus sont réduits de moitié en cas d'urgence expressément signalée par le
bâtonnier premier saisi.
85 / 406
21.1 Préambule
21.1.1 La mission de l'avocat
21.1.2 La nature des règles déontologiques
21.1.3 Les objectifs du Code
21.1.4 Champ d'application ratione personae
21.1.5 Champ d'application ratione materiae
21.1.6 Définitions
21.2 Principes généraux
21.2.1 Indépendance
21.2.2 Confiance et intégrité morale
21.2.3 Secret professionnel
21.2.4 Respect de la déontologie des autres barreaux
21.2.5 Incompatibilités
21.2.6 Publicité personnelle
21.2.7 L'intérêt du client
21.2.8 Limitation de la responsabilité de l'avocat à l'égard du client
21.3 Rapports avec les clients
21.3.1 Début et fin des relations avec le client
21.3.2 Conflit d'intérêts
21.3.3 Pacte de quota litis
21.3.4 Détermination des honoraires
21.3.5 Provisions sur honoraires et frais
21.3.6 Partage d'honoraires avec une personne qui n'est pas avocat
21.3.7 (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Coût du litige et » aide légale
21.3.8 Fonds des clients
21.3.9 Assurance (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de la » responsabilité professionnelle
21.4 Rapports avec les magistrats
21.4.1 Déontologie (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de » l'activité judiciaire
21.4.2 Caractère contradictoire des débats
21.4.3 Respect du juge
21.4.4 Informations fausses ou susceptibles d'induire en erreur
21.4.5 Application aux arbitres et aux personnes exerçant des fonctions similaires
21.5 Rapports entre avocats
21.5.1 Confraternité
21.5.2 Coopération entre avocats de différents Etats membres
21.5.3 Correspondance entre avocats
21.5.4 Honoraires de présentation
21.5.5 Communication avec la partie adverse
21.5.6 (Abrogé par décision de la session plénière du CCBE à Dublin le 6 décembre 2002)
21.5.7 Responsabilité pécuniaire
21.5.8 Formation (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « permanente »
21.5.9 Litiges entre avocats de plusieurs Etats membres
21.1 Préambule
86 / 406
21.1.1 La mission de l'avocat
Dans une société fondée sur le respect de la (Déc. CNB, n° 2007-001, 28 avr. 2007) « justice »,
l'avocat remplit un rôle éminent. Sa mission ne se limite pas à l'exécution fidèle d'un mandat dans
le cadre de la loi. (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « L'avocat droit veiller au respect de
l'Etat » de droit (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « et aux intérêts de ceux dont il défend les
droits et libertés. Il est du devoir de l'avocat, non seulement de plaider la cause de son client mais
aussi d'être son conseil. Le respect de la mission de l'avocat est une condition essentielle à l'Etat
de droit et à une société démocratique ».
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « La » mission (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de
l'avocat » lui impose (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « dès lors » des devoirs et des
obligations multiples, parfois d'apparence contradictoires, envers :
– le client ;
– les tribunaux et les autres autorités auprès desquelles l'avocat assiste ou représente le client ;
– sa profession en général et chaque confrère en particulier ;
– le public, pour lequel une profession libérale et indépendante, liée par le respect des règles
qu'elle s'est donnée, est un moyen essentiel de sauvegarder des droits de l'homme face (Déc.
CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) «au pouvoir de» l'Etat et aux autres puissances (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « dans la société ».
[Link]. – Les règles déontologiques sont destinées à garantir, par leur acceptation librement
consentie (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « par ceux auxquels elles s'appliquent », la
bonne exécution par l'avocat de sa mission reconnue comme indispensable au bon
fonctionnement de toute société humaine. Le défaut d'observation de ces règles par l'avocat (Déc.
CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « peut donner lieu » à « des » sanctions disciplinaires.
[Link]. – Chaque barreau a ses règles spécifiques dues à ses propres traditions. Elles sont
adaptées à l'organisation et au champ d'activité de la profession dans l'Etat membre considéré,
ainsi qu'aux procédures judiciaires et administratives et à la législation nationale. Il n'est ni
possible ni souhaitable de les en déraciner, ni d'essayer de généraliser des règles qui ne sont pas
susceptibles de l'être.
Les règles particulières de chaque barreau se réfèrent néanmoins aux mêmes valeurs et révèlent
le plus souvent une base commune.
87 / 406
par (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « les articles » 4 (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr.
2007) « et 7.2 » de la directive 77/249 du 22 mars 1977 (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) «
CEE et les articles 6 et 7 de la directive 98/5/CE ».
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Le présent Code s'applique » aux avocats (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « au sens de » la directive 77/249 du 22 mars 1977 (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « CEE et de la directive 98/5/CE et aux avocats des membres
observateurs du CCBE ».
Sans préjudice (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « à » la recherche d'une harmonisation
progressive des règles déontologiques applicables dans le seul cadre national, les règles ci-après
s'appliqueront aux activités transfrontalières de l'avocat à l'intérieur de l'Union européenne et de
l'Espace économique européen. Par activité transfrontalière, on entend :
a) tout rapport professionnel avec un avocat d'un autre Etat membre ;
b) les activités (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « professionnelles » de l'avocat dans un
autre Etat membre, (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « que l'avocat y soit présent ou non ».
21.1.6 Définitions
Dans les règles du présent Code, les expressions ci-après ont la signification suivante :
– (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Etat membre » signifie (Déc. CNB n° 2007-001, 27
avr. 2007) « un » Etat membre (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de l'Union européenne ou
de tout autre Etat dont la profession d'avocat est visée à l'article 21.1.4 » ;
88 / 406
– (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « "Etat membres d'origine'' signifie l'Etat membre dans
lequel l'avocat a acquis le droit de porter son titre professionnel » ;
– « Etat membre d'accueil » signifie tout autre Etat membre dans lequel l'avocat accomplit une
activité transfrontalière ;
– « Autorité compétente » signifie la ou les organisations professionnelles ou autorités de l'Etat
membre concerné, compétentes pour (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « arrêter » les règles
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « déontologiques » et pour exercer (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « la discipline sur les » avocats ;
– (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « "Directive 77/249/CEE'' signifie directive 77/249/CEE
du Conseil, du 22 mars 1977, tendant à faciliter l'exercice effectif de la libre prestation de services
par les avocats»;
– (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « "Directive 98/5/CE'' signifie directive 98/5/CE du
Parlement européen et du Conseil du 16 février 1998 visant à faciliter l'exercice permanent de la
profession d'avocat dans un Etat membre autre que celui où la qualification a été acquise ».
21.2.1 Indépendance
[Link]. – La multiplicité des devoirs incombant à l'avocat lui impose une indépendance absolue
exempte de toute pression, notamment de celle résultant de ses propres intérêts ou d'influences
extérieures. Cette indépendance est aussi nécessaire pour la confiance en la (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « justice » que l'impartialité du juge. L'avocat doit donc éviter toute
atteinte à son indépendance et veiller à ne pas négliger (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) «
le respect de la déontologie » pour plaire à son client, au juge ou à des tiers.
[Link]. – Cette indépendance est nécessaire pour l'activité juridique comme pour les autres
affaires judiciaires. (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Le » conseil donné (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) «au» client par l'avocat (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « n'a »
aucune valeur réelle s'il n'a été donné que par complaisance, ou par intérêt personnel ou sous
l'effet d'une pression extérieure.
Les relations de confiance ne peuvent exister (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « que » s'il
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « n' » y a (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « aucun »
doute sur (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « l'honneur personne », la probité (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « et l'intégrité » de l'avocat. Pour (Déc. CNB n° 2007-001, 287 avr. 2007)
« l'avocat », ces vertus traditionnelles sont des obligations professionnelles.
[Link]. – Il est de la nature même de la mission (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de »
l'avocat qu'il soit dépositaire des secrets de son client et destinataire de communications
89 / 406
confidentielles. Sans la garantie de (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « confidentialité », il ne
peut y avoir de confiance. Le secret professionnel est donc reconnu comme droit et devoir
fondamental et primordial de l'avocat.
L'obligation de l'avocat relative au secret professionnel sert les intérêts de l'administration (Déc.
CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de la justice » comme ceux du client. Elle doit (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « par conséquent bénéficier d'une protection (Déc. CNB n° 2007-001, 28
avr. 2007) de l'Etat ».
[Link]. – Cette obligation (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « au secret » n'est pas limitée
dans le temps.
[Link]. – L'avocat fait respecter le secret professionnel par les membres de son personnel et par
toute personne qui coopère avec lui dans son activité professionnelle.
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Lorsqu'il accomplit une activité transfrontalière, l'avocat
peut être tenu de respecter les règles déontologiques de l'Etat membre d'accueil. Il » a le devoir de
s'informer des règles déontologiques auxquelles il est soumis dans l'exercice (Déc. CNB n°
2007-001, 27 avr. 2007) « de cette » activité spécifique.
Les organisations membres du CCBE sont tenues de déposer leurs Codes (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « déontologiques » au secrétariat du CCBE afin que tout avocat puisse
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « s'y » procurer une copie auprès dudit secrétariat.
21.2.5 Incompatibilités
[Link]. – Pour permettre à l'avocat d'exercer ses fonctions avec l'indépendance (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « requise » et d'une manière conforme à son devoir de participer à
l'administration de la (Déc. CNB n° 2007-001, 27 avr. 2007) « justice », l'exercice de certaines
professions ou fonctions (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « peut lui être interdit ».
[Link]. – L'avocat qui assure la représentation ou la défense d'un client devant la (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « justice » ou les autorités publiques d'un État membre d'accueil y
observe les règles d'incompatibilité applicables aux avocats dans cet État membre.
[Link]. – L'avocat établi dans un État membre d'accueil qui souhaite (Déc. CNB n° 2007-001,
28 avr. 2007) « y exercer directement » une activité commerciale ou une autre activité différente
de sa profession d'avocat est tenu de respecter les règles d'incompatibilité telles qu'elles sont
appliquées aux avocats de cet État membre.
90 / 406
[Link]. – L'avocat est autorisé à informer le public des services qu'il offre à condition que
l'information soit fidèle, véridique et respectueuse du secret professionnel et (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « des » autres principes essentiels de la profession.
[Link]. – La publicité personnelle par un avocat quel que soit le média utilisé tel que la presse, la
radio, la télévision, par communication commerciale électronique ou autre est autorisée dans la
mesure où elle (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « est conforme au prescrit » de l'article «
[Link] ».
Sous réserve (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « du strict respect » des règles légales et
déontologiques, l'avocat a l'obligation de (Déc. CNB n° 2007-001, 27 avr. 2007) « toujours »
défendre au mieux les intérêts de son client, même par rapport à ses propres intérêts (Déc. CNB
n° 2007-001, 28 avr. 2007) « ou » à ceux (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de ses
confrères ».
Dans la mesure où le droit de l'État membre (Déc. CNB n° 2007-001, 287 avr. 2007) «d'origine» et
le droit de l'Etat membre d'accueil l'autorisent, l'avocat peut limiter sa responsabilité à l'égard du
client conformément aux règles (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) «professionnelles»
auxquelles il est soumis.
[Link]. – L'avocat n'agit que lorsqu'il est mandaté par son client. (Déc. CNB n° 2007-001, 28
avr. 2007) « L'avocat peut toutefois agir dans une affaire dont il a été » chargé par un autre avocat
représentant le client ou (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « lorsqu'il a été désigné » par une
instance compétente.
L'avocat doit s'efforcer, de façon raisonnable, de connaître l'identité, la compétence et les pouvoirs
de la personne ou de l'autorité par laquelle il a été mandaté, lorsque des circonstances spécifiques
révèlent que cette identité, cette compétence et ces pouvoirs sont incertains.
[Link]. – L'avocat n'accepte pas de se charger d'une affaire s'il sait ou devrait savoir qu'il n'a pas
la compétence nécessaire pour la traiter, à moins de coopérer avec un avocat ayant cette
compétence.
91 / 406
L'avocat ne peut accepter une affaire s'il est dans l'incapacité de s'en occuper promptement,
compte tenu de ses autres obligations.
[Link]. – L'avocat (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « ne peut exercer » son droit de ne
plus s'occuper d'une affaire (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « à contretemps de manière
telle » que le client (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « ne soit pas en mesure de trouver une
autre assistance judiciaire en temps utile ».
[Link]. – L'avocat ne doit être ni le conseil ni le représentant ou le défenseur de plus d'un client
dans une même affaire, s'il y a conflit entre les intérêts de ces clients ou un risque sérieux d'un tel
conflit.
[Link]. – L'avocat doit s'abstenir de s'occuper des affaires de (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr.
2007) «deux ou de» tous les clients concernés lorsque surgit (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr.
2007) « entre eux » un conflit d'intérêts, lorsque le secret professionnel risque d'être violé ou
lorsque son indépendance risque de ne plus être entière.
[Link]. – L'avocat ne peut accepter l'affaire d'un nouveau client si le secret des informations
données par un ancien client risque d'être violé ou lorsque la connaissance par l'avocat des
affaires de l'ancien client favoriserait le nouveau client de façon injustifiée.
[Link]. – Lorsque des avocats exercent (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « la profession »
en groupe, les paragraphes (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) «21.»3.2.1 à (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « 21. »3.2.3 sont applicables au groupe dans son ensemble et à tous
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « ses » membres.
[Link]. – L'avocat ne peut pas fixer ses honoraires sur la base d'un pacte de « quota litis ».
[Link]. – Le pacte de « quota litis » est une convention passée entre l'avocat et son client, avant
la conclusion définitive d'une affaire intéressant ce client, par laquelle le client s'engage à verser à
l'avocat une part du résultat de l'affaire, que celle-ci consiste en une somme d'argent ou en tout
autre bien ou valeur.
[Link]. – Ne constitue pas un tel pacte la convention qui prévoit la détermination de l'honoraire
en fonction de la valeur du litige dont est chargé l'avocat si celle-ci est conforme à un tarif officiel
ou si elle est (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « autorisée » par l'autorité compétente dont
dépend l'avocat.
92 / 406
[Link]. – L'avocat doit informer son client de tout ce qu'il demande à titre d'honoraires et le
montant (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de ceux-ci » doit être équitable et justifié, (Déc.
CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « conforme à la loi et aux règles déontologiques auxquelles
l'avocat est soumis ».
Lorsque l'avocat demande le versement d'une provision à valoir sur frais et/ou honoraires, celle-ci
ne doit pas aller au-delà d'une estimation raisonnable des honoraires et (Déc. CNB n° 2007-001,
28 avr. 2007) « des frais et » des débours probables entraînés par l'affaire.
A défaut de paiement de la provision demandée, l'avocat peut renoncer à s'occuper d'une affaire
ou s'en retirer, sous réserve de respecter (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « le prescrit » de
l'article (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « 21. »3.1.4.
21.3.6 Partage d'honoraires avec une personne qui n'est pas avocat
[Link]. – (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Il » est interdit à l'avocat de partager ses
honoraires avec une personne qui n'est pas avocat, (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « sauf
» lorsqu'une association entre l'avocat et (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « cette » autre
personne est autorisée par (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « les lois et les règles
déontologiques auxquels l'avocat est soumis ».
[Link]. – (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « L'article 21. »3.6.1 ne s'applique pas aux
sommes ou compensations versées par l'avocat aux héritiers d'un confrère décédé ou à un
confrère démissionnaire au titre de sa présentation comme successeur à la clientèle de ce
confrère.
21.3.7 (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Coût du litige et » aide légale
[Link]. – L'avocat (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « doit essayer à tout moment » de
trouver une solution au litige (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « du » client (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « qui soit » appropriée au coût de l'affaire et (Déc. CNB n° 2007-001, 28
avr. 2007) « il doit lui donner, au moment opportun », les conseils quant à l'opportunité de
rechercher un accord ou de (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « recourir à des modes
alternatifs pour mettre fin au litige ».
[Link]. – Lorsque le client est susceptible de bénéficier de l'aide légale, l'avocat est tenu de l'en
informer.
93 / 406
[Link]. – (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « L'avocat qui » détient des fonds pour le
compte de ses clients ou de tiers (ci-après dénommés "fonds (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr.
2007) « de » clients''), est tenu (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « de les déposer sur un
compte ouvert dans une banque ou un organisme financier agréé et contrôlé par l'autorité
compétente (ci-après dénommé « compte de tiers »). Le compte de tiers doit être distinct de tout
autre compte de l'avocat. Tous les fonds de clients reçus par un avocat doivent être déposés sur
un tel compte, sauf si la propriétaire de ces fonds est d'accord de leur voir réserver une affectation
différente ».
[Link]. – (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « L'avocat tient des relevés complets et précis
de toutes les opérations effectuées avec les fonds de clients, en les distinguant des autres
sommes qu'il détient. Ces relevés doivent être conservés durant une période fixée conformément
aux règles nationales ».
[Link]. – (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Un compte de tiers ne peut pas être débiteur,
sauf dans des circonstances exceptionnelles permises expressément par les règles nationales ou
en raison des frais bancaires sur lesquels l'avocat n'a aucune prise. Un tel compte ne peut être
donné en garantie ou servir de sûreté à quelque titre que ce soit. Il ne peut y avoir aucune
compensation ou convention de fusion ou d'unicité de compte entre un compte de tiers et tout
autre compte en banque, de même que les fonds appartenant au client figurant sur le compte de
tiers ne peuvent être utilisés pour rembourser des montants dus par l'avocat à sa banque ».
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « [Link]. – Les fonds de clients doivent être transférés à
leurs propriétaires dans les meilleurs délais ou dans des conditions autorisées par eux ».
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « [Link]. – L'avocat ne peut transférer sur son compte
propre des fonds déposés sur un compte de tiers en payement d'une provision d'honoraires ou
frais s'il n'en a avisé son client par écrit ».
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « [Link]. – Les autorités compétentes des Etats
membres sont autorisées à procéder à toute vérification et examen des documents relatifs aux
fonds de clients, dans le respect du secret professionnel auquel elles sont tenues ».
[Link]. – L'avocat doit (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « assurer » sa responsabilité
professionnelle dans une (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « mesure » raisonnable, (Déc.
CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « eu égard à » la nature et (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr.
2007) « à l'importance » des risques (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « encourus ».
94 / 406
[Link]. – (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Si cela est impossible, l'avocat doit informer
le client de la situation et de ses conséquences ».
L'avocat qui (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « comparaît » devant (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « les cours et tribunaux » ou participe à une procédure devant une telle
juridiction, doit observer les règles déontologiques applicables devant cette juridiction.
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « L'avocat doit en toute circonstance observer le caractère
contradictoire des débats ».
Tout en faisant preuve de respect et de loyauté envers l'office du juge, l'avocat défendra son client
avec conscience et sans crainte, sans tenir compte de ses propres intérêts ni de quelque
conséquence que ce soit pour lui-même ou toute autre personne.
A aucun moment, l'avocat ne doit sciemment donner au juge une information fausse ou de nature
à l'induire en erreur.
21.4.5 Application aux arbitres et aux personnes exerçant des fonctions similaires
Les règles applicables aux relations d'un avocat avec le juge s'appliquent également à ses
relations avec (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « des arbitres et » toute autre personne
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « exerçant une fonction judiciaire ou quasi-judiciaire,
même occasionnellement ».
95 / 406
21.5.1 Confraternité
[Link]. – La confraternité exige des relations de confiance entre avocats, dans l'intérêt du client
et pour éviter des procès inutiles ainsi que tout autre comportement susceptible de nuire à la
réputation de la profession. Elle ne doit cependant jamais mettre en opposition les intérêts de
l'avocat et (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « ceux » du client.
[Link]. – L'avocat reconnaît comme confrère tout avocat d'un autre État membre (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « et » a à son égard un comportement confraternel et loyal.
[Link]. – Il est du devoir de tout avocat auquel s'adresse un confrère d'un autre Etat membre de
s'abstenir d'accepter une affaire pour laquelle il n'est pas compétent. (Déc. CNB n° 2007-001, 28
avr. 2007) « L'avocat » doit dans un tel cas aider son confrère à entrer en contact avec un avocat
qui (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « est » en mesure de rendre le service escompté.
[Link]. – Lorsque des avocats (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « d' » Etats membres
différents travaillent ensemble, ils ont tous les deux le devoir de tenir compte des différences
susceptibles d'exister entre leurs systèmes légaux (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) «
respectifs et leurs organisations professionnelles, les » compétences et (Déc. CNB n° 2007-001,
28 avr. 2007) « les » obligations professionnelles (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « existant
dans les Etats membres concernés ».
[Link]. – L'avocat qui (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « entend adresser » à un confrère
d'un autre Etat membre (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « des communications » dont il
souhaite (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « qu'elles aient » un caractère « confidentiel » ou
« without prejudice » (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) «doit» clairement exprimer (Déc.
CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « cette » volonté (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « avant
» l'envoi de (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « la première de ces communications ».
[Link]. – (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Si le futur » destinataire (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « des communications n'est » pas en mesure de (Déc. CNB n°
2007-001, 28 avr. 2007) « leur» donner un caractère « confidentiel » ou « without prejudice », il
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « doit en informer l'expéditeur sans délai ».
[Link]. – L'avocat ne peut ni demander (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « ni accepter d' »
un autre avocat ou (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « d' » un tiers un honoraire, une
commission ou quelque autre compensation pour (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « l' »
96 / 406
avoir recommandé un avocat à un client ou (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « lui avoir
envoyé » un client.
[Link]. – L'avocat ne peut verser à personne un honoraire, une commission ou quelque autre
compensation en contrepartie de la présentation d'un client.
L'avocat ne peut pas se mettre en rapport au sujet d'une affaire particulière directement avec une
personne dont il sait qu'elle est représentée ou assistée par un autre avocat, à moins que ce
confrère ne lui ait donné son accord (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) «(et à charge pour lui
de le tenir informé)».
21.5.6 (Abrogé par décision de la session plénière du CCBE à Dublin le 6 décembre 2002).
Dans les relations professionnelles entre avocats de barreaux de différents Etats membres,
l'avocat qui, ne se bornant pas à recommander un confrère ou à l'introduire auprès d'un client,
confie une affaire à un correspondant ou le consulte, est personnellement tenu, même en cas de
défaillance du client, au paiement des honoraires, frais et débours dus au conseil étranger.
Cependant, les avocats concernés peuvent, au début de leurs relations, convenir de dispositions
particulières à ce sujet. En outre, l'avocat peut, à tout instant, limiter son engagement personnel au
montant des honoraires, frais et débours engagés avant la notification à son confrère étranger de
sa décision de décliner sa responsabilité pour l'avenir.
(Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « Les avocats doivent maintenir et développer leurs
connaissances et leurs compétences professionnelles en tenant compte de la dimension
européenne de leur profession ».
[Link]. – Lorsqu'un avocat est d'avis qu'un confrère d'un autre Etat membre a violé une règle
déontologique, il doit attirer l'attention de son confrère sur ce point.
[Link]. - Avant d'engager une procédure contre un confrère d'un autre État membre au sujet
d'un différend visé aux paragraphes (Déc. CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « 21. »5.9.1 et (Déc.
CNB n° 2007-001, 28 avr. 2007) « 21 .»5.9.2, l'avocat doit en informer les barreaux dont
97 / 406
dépendent les deux avocats, afin de permettre aux barreaux concernés de prêter leur concours en
vue d'un règlement amiable.
BIBLIOGRAPHIE
B. Vatier, Rapport au Conseil de l'Ordre sur les principes de la régulation de la profession d'avocat
en Europe (30 sept. 2008).
Les articles 22 à 30 sont réservés.
98 / 406
DEUXIEME PARTIE : Dispositions
du Barreau de Paris
indépendantes du Règlement
intérieur national
TITRE I : Dispositions générales
ARTICLE P.30
(Article créé en séance du Conseil du 10 janvier 2012, Bulletin du Barreau du 17/01/2012
n°3/2012)
Si les dispositions du Règlement intérieur du barreau de Paris, ci-après énoncées, mentionnent le
terme « avocat », elles doivent être entendues comme s’appliquant à « l’avocat » ou à «
l’avocate » au choix de l’intéressée.
99 / 406
les convocations adressées au domicile élu par l’avocat mis en cause exerçant à l’étranger, après
que ce dernier aura déclaré ce domicile élu au secrétariat de la juridiction disciplinaire.
L’avocat qui exerce principalement à l’étranger en qualité de salarié d’une entreprise privée ou
publique ne peut ni représenter ni assister directement ou indirectement son employeur en France.
(Alinéa modifié en séance du Conseil du 9 juillet 2019, Site du Barreau du 15/07/2019)
L’avocat membre du Barreau de Paris est tenu de s’inscrire auprès de l’autorité compétente de
l’Etat d’accueil, lorsque le droit du pays d’accueil l’y oblige. A défaut et faute pour l’avocat d'avoir
justifié, dans un délai raisonnable à compter de sa demande d’autorisation, d’une absence
d’obligation ou d’une impossibilité à cet égard, ce qu’il pourra faire par tout moyen, le Conseil de
l’Ordre pourra retirer l’autorisation accordée et procéder à son omission.
L’avocat est tenu de communiquer à l’Ordre, une adresse électronique à laquelle il doit toujours
pouvoir être joint.
L’avocat est tenu de communiquer à l’Ordre, le lieu d’archivage des dossiers de ses clients, et
toute modification affectant celui-ci. Mention en est portée au dossier de l’avocat.
100 / 406
Il veille au respect des dispositions de la Convention internationale de sauvegarde des droits de la
défense reprise en annexe du présent Règlement.
101 / 406
clients. L'avocat s’enregistrant sur un registre français, européen ou étranger de
représentants doit en informer le bâtonnier. »
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 9) L'avocat est tenu de déférer aux désignations au titre de
l'aide juridictionnelle et de l'aide à l'accès au droit qui lui sont confiées et ne peut refuser son
concours qu'après avoir fait approuver les motifs d'excuse ou d'empêchement par l'autorité qui l'a
désigné.
En aucun cas l'avocat saisi au titre de l'aide juridictionnelle ne peut se dessaisir du dossier dont il
a la charge. Il lui appartient d'en référer au Bâtonnier qui appréciera.
102 / 406
commissions d'office. Ils ne seront pas tenus de poursuivre leur mission si le débat est différé ou
l'affaire renvoyée à une nouvelle audience.
(L. n° 91-647, 10 juill. 1991, art. 36, modifié par L. n° 98-1163, 18 déc. 1998) (Article modifié en
séance du 16 mars 2021, Site du Barreau du 23/03/2021)
Le recouvrement de la contribution mise à la charge du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle
s'opère comme en matière d'émoluments.
L'avocat commis au titre de l'aide juridictionnelle peut cependant demander à son client des
honoraires lorsque la condamnation en principal et intérêts prononcée contre l'adversaire a
procuré au bénéficiaire des ressources telles que, si elles avaient existé au jour de la demande,
l'aide juridictionnelle n'aurait pas été accordée.
Ces honoraires ne peuvent être perçus qu'après que le bureau juridictionnel a prononcé le retrait
de l'aide juridictionnelle.
En cas de contestation, la procédure instituée par les articles 174 à 179 du décret du 27 novembre
1991 est applicable.
Lorsqu'un avocat, choisi par le demandeur, accepte de prêter son concours au titre de l'aide
juridictionnelle, il en informe le Bâtonnier, une décision de désignation devant être prise par le
Bâtonnier en toute hypothèse.
L'avocat qui a accepté un dossier avant que le bénéfice de l'aide juridictionnelle ait été accordé à
son client ne peut refuser de poursuivre la défense des intérêts de celui-ci sans faire approuver les
motifs de sa décision par le Bâtonnier qui, seul, peut le relever de sa mission.
Lorsqu'avant admission à l'aide juridictionnelle, des honoraires, émoluments ou provisions ont été
versés à l'avocat désigné par le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, ils viennent en déduction de
l'indemnisation à la charge de l'Etat prévue par la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Lorsque le Bâtonnier estime que ces honoraires, émoluments ou provisions sont bien relatifs à la
mission définie par l'admission à l'aide juridictionnelle, il peut, sur la demande du bénéficiaire,
enjoindre l'avocat désigné de restituer à celui-ci la différence entre le montant des sommes
perçues et celui de l'indemnité.
Alinéa modifié en séance du Conseil de l'Ordre du 7 avril 2009 (Bull. Barreau de Paris, 10 avr.
2009, n° 13). «Lorsque le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle y a renoncé, l'avocat
précédemment désigné n'est fondé à réclamer le paiement de ses frais et honoraires que dans la
limite du montant de l'aide juridictionnelle». En cas de contestation, la procédure prévue par les
articles 174 à 179 du décret du 27 novembre 1991 est applicable.
En cas d'aide juridictionnelle partielle, à défaut d'accord sur le montant de l'honoraire
complémentaire entre le bénéficiaire de l'aide et l'avocat, le Bâtonnier se prononce selon les
formes prévues pour la contestation des honoraires des avocats et conformément à l'article 99 du
décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991.
La convention écrite qui fixe l'honoraire complémentaire dû à l'avocat choisi ou désigné au titre de
l'aide juridictionnelle partielle est communiquée dans les quinze jours de sa signature au Bâtonnier
qui fait connaître son avis à l'avocat et au bénéficiaire de l'aide dans un délai d'un mois.
Les règles de gestion financière et comptable des fonds versés par l’Etat au titre de l’aide
juridictionnelle et des aides prévues par les dispositions de la 3ème partie de la loi du 10 juillet
1991 sont annexées au présent règlement.
103 / 406
P.40.4 Consultations gratuites
Tout avocat est tenu de déférer à la désignation dont il est l'objet de la part du Bâtonnier en vue de
participer au service de consultation organisé par l'Ordre et placé sous son contrôle.
Ces consultations peuvent donner lieu à une rémunération dont les modalités sont fixées par le
Conseil de l'Ordre.
L'avocat peut également participer à des consultations organisées par le Conseil de l'Ordre et
placées sous son contrôle dans le cadre de diverses manifestations ou pour répondre à un besoin
particulier dans un domaine du droit; il s'inscrit alors sur une liste sur laquelle le Bâtonnier ou son
délégué désigne les participants.
Dans les cas visés ci-dessus, l'avocat ainsi désigné s'interdit d'accepter comme client la personne
qui le consulte. Si cependant, à l'issue d'une consultation donnée de vive voix, cette personne
souhaite que l'affaire soit suivie par l'avocat consultant, elle lui en fait la demande écrite. Cette
demande est transmise par l'avocat consultant au Bâtonnier, aux fins d'une éventuelle
autorisation.
(D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 111 et 115) L'exercice de la profession est incompatible avec
toutes activités de nature à porter atteinte à l'indépendance, à la dignité de l'avocat, au caractère
libéral de la profession et avec tout emploi salarié autre que celui d'avocat salarié ou d'enseignant.
104 / 406
P.41.2 Avocats investis d'un mandat public
L'avocat investi d'un mandat public, électif ou non, doit veiller à ce qu'aucune confusion ne puisse
s'établir entre l'exercice de sa profession et l'accomplissement de son mandat.
L'avocat investi d'un mandat parlementaire ne peut accomplir aucun acte de sa profession, ni
intervenir à aucun titre et sous quelque forme que ce soit:
– pour ou contre l'Etat, ses administrations et ses services, les sociétés nationales, les collectivités
et établissements publics;
– sauf devant la haute cour de justice, dans les affaires à l'occasion desquelles des poursuites
pénales sont engagées devant les juridictions répressives pour crimes ou délits contre la chose
publique ou en matière de presse ou d'atteinte au crédit ou à l'épargne.
Cependant, s'il avait été chargé de cette clientèle antérieurement à son investiture, l'avocat
parlementaire pourra plaider ou consulter pour:
– l'Etat, ses administrations et ses services, les sociétés nationales, les collectivités et les
établissements publics;
– les sociétés, les entreprises ou les établissements jouissant sous forme de garantie d'intérêt, de
subventions ou sous une forme équivalente d'avantages assurés par l'Etat ou par une collectivité
publique, sauf dans le cas où ces avantages découlent de l'application automatique d'une
législation générale ou d'une réglementation générale;
– les sociétés ou entreprises dont l'activité consiste principalement dans l'exécution de travaux, la
prestation de fournitures ou de services pour le compte ou sous le contrôle de l'Etat, d'une
collectivité ou d'un établissement public ou d'une entreprise nationale, ou dont plus de la moitié du
capital social est constitué par des participations de sociétés ou d'entreprises ayant ces mêmes
activités.
L'avocat investi d'un mandat de conseiller général ne peut intervenir contre le département dont il
est l'élu, ni contre les communes et les établissements publics de ce département.
L'avocat investi d'un mandat municipal ne peut recevoir aucune rémunération pour
l'accomplissement direct ou indirect d'actes de sa profession dans les affaires intéressant la
commune dont il est l'élu ou les établissements publics qui en relèvent.
Ces interdictions s'étendent, suivant les distinctions qui précèdent, aux services contrôlés,
concédés ou subventionnés.
Toutes les interdictions ci-dessus énoncées s'appliquent, que l'avocat intervienne
personnellement ou par l'intermédiaire d'associé, de collaborateur ou de salarié.
L'avocat parlementaire ne doit figurer à aucun titre dans les instances pénales, civiles ou
administratives qui provoquent l'interprétation et l'application d'une loi dont il a été l'auteur ou le
rapporteur, sauf autorisation spéciale du Bâtonnier, ni s'occuper d'affaires dans lesquelles il aura
été consulté comme parlementaire, et ne pas donner aux magistrats l'interprétation personnelle de
la loi dont il aura été l'auteur ou le rapporteur.
L'avocat investi des fonctions de ministre ou de secrétaire d'Etat doit s'abstenir d'exercer la
profession sous quelque forme que ce soit, pendant la durée de ses fonctions.
L'avocat investi d'autres mandats publics temporaires est soumis, suivant le cas et la nature des
mandats, soit aux incompatibilités de l'article P.41.1, soit à celles des autres alinéas de l'article
P.41. En cas de doute, il doit en référer au Bâtonnier.
105 / 406
P.41.4 Avocats chargés d'une mission temporaire
L'avocat chargé par l'Etat de mission temporaire doit sans délai en aviser le Bâtonnier, en vue de
l'application des dispositions de l'article 116 du décret du 27 novembre 1991.
L'avocat peut accepter une mission d'observateur d'un gouvernement ou d'une organisation
nationale ou internationale, après en avoir informé le Bâtonnier.
L'avocat ancien fonctionnaire de l'Etat ne peut conclure ni plaider contre les administrations
ressortissant au département ministériel auquel il a appartenu, pendant un délai de cinq ans à
dater de la cessation de ses fonctions.
L'avocat ne peut exercer une activité professionnelle pendant l'accomplissement de son service
national actif.
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 6 (2e al.); D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 111 à 114; C.
com., art. L. 225-46 à L. 225-84)
(Article modifié en séance du Conseil du 16 mars 2021, Site du Barreau le 23/03/2021) Sous
réserve des dispositions de l’article 6 de la loi du 31 décembre 1971 et de l’article 112 du décret
du 27 novembre 1991, l’avocat qui justifie de sept années au moins d’exercice de la profession
peut accepter les fonctions de membre du conseil d’administration d’une société anonyme, de
membre d’un conseil de surveillance d’une société à directoire ou d’une société en commandite
par actions ou de représentant permanent d’une société elle-même administrateur ou membre
d’un conseil de surveillance.
L’avocat peut être président ou vice-président d’un conseil de surveillance, sous réserve de
l’autorisation préalable du conseil de l’Ordre sauf lorsque ces fonctions sont exercées dans une
société relevant de la catégorie des entités mentionnées au premier alinéa de l'article 7 de la loi du
31 décembre 1971. L’avocat exerçant l’une de ces fonctions ne peut occuper pour la société au
sein de laquelle il l’exerce.
Sont incompatibles avec l’exercice de la profession d’avocat toute fonction d’associé dans une
société en nom collectif, d’associé commandité dans les sociétés en commandite simple et par
actions, de gérant d’une société à responsabilité limitée ou d’une société en commandite par
actions, de président du conseil d’administration, de membre du directoire ou directeur général
d’une société anonyme, de gérant d’une société civile, à moins que celles-ci n’ait pour objet la
gestion d’intérêts familiaux ou l’exercice de la profession d’avocat.
Ces incompatibilités ne font pas obstacle à la commercialisation directe ou par personne
106 / 406
interposée, à titre accessoire, de biens ou de services connexes à l'exercice de la profession
d'avocat si ces biens ou services sont destinés à des clients ou à d'autres membres de la
profession.
L'avocat ou la société d'avocat qui fait usage de la dérogation susvisée en informe par écrit, le
conseil de l'Ordre dans un délai de trente jours suivant le début de l'activité concernée. Le conseil
de l'Ordre peut lui demander tous renseignements ou documents utiles pour lui permettre
d'apprécier si une telle activité est compatible avec les règles de déontologie de la profession.
Les rémunérations perçues par l’avocat administrateur ou membre du conseil de surveillance
d’une société anonyme au titre de l’exercice de son activité professionnelle sont soumises
respectivement aux dispositions des articles L 225-46 et L 225-84 du Code de commerce.
L’avocat nommé administrateur ou membre du conseil de surveillance doit en informer par écrit le
conseil de l’Ordre dans un délai de quinze jours, sauf lorsque ces fonctions sont exercées dans
une société relevant de la catégorie des entités mentionnées au premier alinéa de l'article 7 de la
loi du 31 décembre 1971.
Il doit joindre à sa déclaration un exemplaire des statuts et une copie du dernier bilan s’il en a été
dressé un.
L’avocat doit avertir par écrit le conseil de l’Ordre des événements graves pouvant survenir dans
le cours de la vie sociale.
Il doit fournir toutes explications sur les conditions dans lesquelles il exerce ses fonctions, et, le
cas échéant, tous documents utiles.
Si le conseil de l’Ordre estime que ces fonctions deviennent incompatibles avec les principes
essentiels, il convoque l’intéressé pour recevoir ses explications et statuer sur l’opportunité d’une
démission de ses fonctions.
L’avocat est tenu de se démettre immédiatement, dès notification de la décision du conseil de
l’Ordre lui enjoignant de démissionner.
L’avocat doit avertir le conseil de l’Ordre de la cessation de ses fonctions d’administrateur ou de
membre du conseil de surveillance, par suite de démission, révocation ou non- renouvellement de
son mandat ou de sa fonction.
Il lui est donné acte de sa déclaration.
L’avocat peut être président d’une association régie par la loi de 1901.
(L. n°, art. 50-XI) L'avocat autorisé à exercer les activités de commissaire aux comptes en vertu
des dispositions de l'article 50-XI de la loi ne peut exercer ni cumulativement ni successivement,
pour une même entreprise ou pour chacune des entreprises appartenant à un groupe
d'entreprises, les fonctions d'avocat et le mandat de commissaire aux comptes, que ce soit par lui-
même ou par ses associés ou collaborateurs dans chacune des professions. L'avocat doit utiliser
un papier à en-tête différent pour l'exercice de chacune des professions. Il doit en outre tenir une
comptabilité distincte pour chacune des deux activités.
107 / 406
(C. com., art. L. 811-10, ancien L. n° 85-99, 25 janv. 1985, art. 11) L'avocat inscrit sur la liste
des administrateurs judiciaires ne peut exercer ni cumulativement ni successivement pour une
même entreprise ou pour un même groupe d'entreprises les fonctions d'avocat et d'administrateur
judiciaire, que ce soit par lui-même ou par ses associés ou collaborateurs dans chacune des
professions. L'avocat doit utiliser un papier à en-tête différent pour l'exercice de chacune des
professions. Il doit en outre tenir une comptabilité distincte pour chacune des deux activités.
P.41.10 Assistance ou représentation des parties contre l’Ordre des avocats au Barreau
de Paris
(Article modifié en séance du Conseil du 21 juillet 2020, Site du Barreau du 28/07/2020)
Pendant la durée de leur mandat comme à l’issue de celui-ci, le Bâtonnier et le Vice-Bâtonnier
s'interdisent de représenter ou d’assister - directement ou par le biais de leurs collaborateurs ou
associés de structure d’exercice – devant toutes juridictions, une partie dans un litige l’opposant
à l’Ordre des avocats de Paris.
Cette interdiction s'applique également au membre du Conseil de l'Ordre pendant son mandat
ainsi que pendant les deux années qui suivent la fin de son mandat ou celle de la mission à
caractère continu qu'il aura ultérieurement exercée.
108 / 406
juill. 1992, dit décret SCP);
– la société d'exercice libéral, quel qu'en soit le type (L. n° 90-1258, 31 déc. 1990, titre I, dite loi
SEL et D. n° 92-704, 23 juill. 1992, dit décret SEL);
– la société en participation (loi SEL, titre II);
– les groupements constitués sous l'empire d'une loi étrangère (article 50 XIII de la loi);
– l'association (article 7 de la loi et 124 à 128 du décret du 27 novembre 1991).
Le choix de la raison ou de la dénomination sociale est fait en considération des textes qui
régissent la structure d'exercice et dans le plus strict respect des principes essentiels. – la
structure d'exercice interbarreaux; Les avocats au barreau, exerçant individuellement ou en
structure d'exercice, peuvent conclure avec des avocats établis dans un Etat membre de l'UE des
conventions de groupements transnationaux pouvant éventuellement comporter la mise en
commun des résultats. La validité de ces conventions est subordonnée à l'approbation préalable
du Conseil de l'Ordre.
Ces conventions ne peuvent cependant être conclues avec des avocats qui se trouvent sous la
dépendance d'une personne physique ou morale de quelque pays que ce soit, n'ayant pas la
qualité d'avocat au sens de l'article 201 du décret du 27 novembre 1991.
Tous les avocats établis à Paris, membres d'un tel groupement transnational, doivent être inscrits
au tableau de l'Ordre. Ceux qui ne sont pas établis à Paris doivent, pour toutes leurs prestations
de service utilisées en France, respecter la déontologie du barreau.
Les avocats qui sollicitent l'approbation d'une convention de groupement transnational prennent
de ce fait l'engagement de fournir spontanément au Conseil de l'Ordre toute information sur les
modifications qui pourraient être apportées tant à la convention de groupement transnational elle-
même qu'aux statuts des cabinets d'avocats membres de cette convention.
Les dispositions du dernier alinéa de l'article P.49.5 s'appliquent aux groupements transnationaux.
109 / 406
Tout membre d’une structure de moyens doit éviter toute présentation de cette structure de nature
à faire croire aux tiers qu’il peut s’agir d’une structure d’exercice et se conformer aux dispositions
relatives à la publicité en la matière.
Préalablement à son intégration dans une structure, quelles qu'en soient les modalités, le nouveau
membre doit recevoir toute information importante concernant la structure et notamment la
situation juridique et administrative, la situation financière, les locaux et les engagements de cette
dernière.
Chaque membre d'une structure peut, à toute époque, prendre connaissance et prendre copie par
lui-même de tous documents relatifs à la structure.
110 / 406
la collectivité des membres statuant à la majorité prévue dans les statuts ou de l'application d'une
clause de la convention sur un délai plus bref. Pendant la durée du préavis et sauf accord écrit
unanime différent des membres de la structure, le retrayant reste tenu de toutes ses obligations –
notamment financières – à l'égard de la structure, ces obligations étant limitées aux engagements
courants.
111 / 406
d’y avoir accès, soit dans un casier fermé à clé soit dans une armoire fermée à clé. L’avocat
hébergé doit pouvoir recevoir ses clients ou travailler au cabinet qui met une partie de ses locaux à
disposition au moins cinq heures par semaine.
Aucun avocat ne peut consentir une convention de mise à disposition à plus de dix avocats
susceptibles d’utiliser tour à tour une même salle de travail ou de réunion pour une durée totale
cumulée de plus de 50 heures.
L’avocat qui met une partie de ses locaux à la disposition d’un autre avocat doit s’assurer de
pouvoir recevoir tous les appels téléphoniques destinés à cet avocat et pouvoir l’en prévenir
immédiatement.
(Article modifié en séance de Conseil du 7 juillet 2020, Site du Barreau le 16/07/2020) La sous-
location doit toujours être souscrite aux conditions des modèles annexés au présent règlement.
L’avocat locataire qui donne en sous-location tout ou partie de son installation doit s’assurer et
pouvoir justifier de l’autorisation de son bailleur. L’autorisation du bailleur doit être communiquée
au service de l’exercice professionnel de l’ordre en même temps que la convention de sous-
location.
Aucun avocat ne peut prendre une sous-location à temps partiel de moins de 20 heures par
112 / 406
semaine.
Aucun avocat ne peut sous-louer à temps partiel un même bureau ou une même salle de réunion à
plusieurs avocats pour une durée cumulée de plus de 50 heures par semaine.
L’avocat qui donne en sous-location à temps partiel à un autre avocat doit signaler au service de
l’exercice professionnel de l’Ordre la situation de l’avocat sous-locataire qui se révèle injoignable.
113 / 406
que pour son activité au sein du GEIE.
L'avocat qui veut participer à un GIE ou à un GEIE doit justifier qu'il a informé de cette
participation la compagnie d'assurance garantissant sa responsabilité civile professionnelle et qu'il
est couvert dans ce cadre.
Il doit remettre au Bâtonnier un exemplaire de ce contrat d'assurance qui est soumis au Conseil de
l'Ordre en même temps que le contrat de constitution du GIE ou du GEIE.
Le contrat constitutif du GIE ou du GEIE auquel participe un avocat inscrit au barreau doit
comporter une clause d'arbitrage ou de médiation pour résoudre toutes difficultés résultant de
cette mise en commun de moyens.
P.48.6 Association
Article modifié en séance du Conseil de l'Ordre du 26 février 2008 (Bull. Barreau de Paris, 4
mars 2008, n° 9)
L'association n'a pas de personnalité morale. Elle a son siège social au lieu d'exercice de l'activité
de ses membres.
En application de l'article 8 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, l'association peut postuler
auprès de chaque tribunal par le ministère d'un avocat inscrit au barreau établi près ce tribunal.
Aucun avocat ne peut appartenir à plusieurs associations d'avocats, ni exercer dans une autre
structure d'exercice.
Les actes interdits à l'avocat soumis à une incompatibilité par les dispositions légales et
réglementaires, par le RI et par les usages, ne peuvent être accomplis en ses lieu et place par ses
associés.
Les avocats exerçant en association sont inscrits au tableau selon leur rang d'ancienneté.
L'ouverture d'un bureau secondaire par un ou plusieurs membres de l'association en application
de la loi n° 89-906 du 19 décembre 1989 est décidée dans les conditions prévues dans les statuts
de l'association.
Les droits dans l'association de chacun des avocats associés lui sont personnels et ne peuvent
être cédés.
Chaque fois qu'un avocat au barreau souhaite officialiser des relations professionnelles régulières
avec un avocat inscrit au tableau d'un autre barreau français, ils doivent établir une convention
dite de «correspondance organique nationale», soumise à l'autorisation préalable du Bâtonnier.
Une telle convention peut envisager une coopération impliquant un référencement mutuel de
clientèle, nécessairement gratuit, l'indication du nom et de l'adresse du correspondant sur le
papier à lettre du co-contractant, le mot «correspondant» devant précéder ou suivre
immédiatement le nom de l'intéressé. Une telle convention ne peut comporter des dispositions qui
permettraient de l'assimiler à une structure d'exercice ou à la mise en place d'un bureau
secondaire.
114 / 406
Article modifié en séance du Conseil de l'Ordre du 26 février 2008 (Bull. Barreau de Paris, 4
mars 2008, n° 9)
La société d'exercice libéral («SEL») exerce elle-même la profession d'avocat, dans les conditions
fixées par la loi.
La mise à la disposition d'une SEL de sommes d'argent par un associé est limitée et réglementée
par le décret n° 92-704 du 23 juillet 1992.
Les associés d'une SEL, qu'ils exercent ou non au sein de la structure, sont soumis entre eux aux
règles applicables en matière de conflits d'intérêts.
P.48.9
Article créé en séance du Conseil du 29 mars 2011 (Bull. Barreau de Paris, 5 avr. 2011, n° 12)
Les avocats qui optent pour le régime de l'entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL)
après leur admission au barreau devront communiquer à l'Ordre une copie de la déclaration
d'affectation de patrimoine déposée au «registre spécial des EIRL» et devront ensuite
communiquer à l'Ordre toute déclaration complémentaire consignée sur ce registre. La
renonciation au patrimoine affecté ou le décès de l'entrepreneur, dont le «registre spécial des
EIRL» est informé lorsque l'évènement survient, devront également être notifiés au secrétariat de
l'Ordre habilité à recevoir les déclarations d'affectation. De même, les avocats soumis au régime
de l'entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) devront, au moment de leur demande
d'admission au barreau, présenter une copie de la déclaration d'affectation de patrimoine déposée
au «registre spécial des EIRL» et devront ensuite communiquer à l'Ordre toute déclaration
complémentaire consignée sur ce registre spécial.
Les avocats ayant opté pour le régime de l'entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL)
doivent faire figurer à côté de leur nom la mention «Entrepreneur individuel à responsabilité
limitée» ou l'acronyme «EIRL» sur tous leurs courriers ou documents destinés à la
correspondance.
Les avocats ayant opté pour le régime de l'entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL)
figureront sur le tableau et les annuaires du barreau avec, à côté de leur nom, la mention
«Entrepreneur individuel à responsabilité limitée» ou l'acronyme «EIRL».
115 / 406
L'avocat du barreau qui assiste un avocat étranger, tel que défini aux articles 200 et 201 du décret
du 27 novembre 1991, ou qui agit de concert avec lui, veille à ce que soient respectées les
dispositions législatives et réglementaires régissant en France les activités professionnelles des
avocats et celles du RI ainsi que les usages du barreau.
L'avocat étranger qui vient accomplir une activité professionnelle occasionnelle doit justifier de sa
qualité auprès du Bâtonnier, de préférence par la production de la carte d'identité professionnelle
européenne, sans préjudice des dispositions de l'article 16 du décret du 12 juillet 2005.
En matière disciplinaire, le Conseil de l'Ordre est compétent à l'égard de l'avocat étranger venant
exercer occasionnellement dans le ressort du barreau ou, hors de ce ressort, avec le concours
d'un avocat du barreau, les activités définies aux articles 201 et 203 du décret du 27 novembre
1991.
Le dossier disciplinaire est aussitôt communiqué au barreau de l'avocat étranger.
L'avocat au barreau peut assurer dans l'un des pays membres de l'UE une activité professionnelle
occasionnelle, dans les conditions déterminées par la réglementation adoptée par chacun des
Etats et dans le respect des déontologies nationales et européennes.
Le Bâtonnier doit être obligatoirement saisi des difficultés que rencontrerait un avocat au barreau
dans l'exercice de son droit à exercer des activités professionnelles occasionnelles dans l'un des
pays membres de l'UE. En outre, il est saisi de toutes difficultés survenant entre un avocat
étranger et un avocat au barreau à raison des activités professionnelles occasionnelles exercées
en France par un avocat de l'un des Etats membres de l'UE.
Les avocats étrangers qui souhaitent être inscrits au tableau de l'Ordre doivent remplir les
conditions les concernant prévues par la loi et le décret, notamment les articles 11 et 50 de la loi et
93 à 103 du décret du 27 novembre 1991. Ils doivent prendre contact avec le secrétariat de
l'Ordre en vue de connaître les justificatifs qui leur sont demandés, compte tenu de leur situation.
L'avocat ainsi inscrit sera soumis, pour ses activités professionnelles, à la déontologie du barreau.
Il en sera ainsi même si l'avocat conserve son cabinet dans un autre pays de l'UE. Toutes
difficultés éventuelles pourront être portées à la connaissance de l'autorité représentant le barreau
d'origine.
P.49.3 Exercice des avocats au barreau avec des avocats étrangers dans le cadre d’une
structure
(Article modifié en séance du Conseil du 16 mars 2021, Site du Barreau du 23/03/2021)
Les avocats du barreau de Paris ne peuvent exercer dans le cadre d’une structure en France,
sous quelque forme que ce soit, avec des avocats étrangers installés en France, si ceux-ci n’ont
pas obtenu leur inscription au barreau.
Cette interdiction n’affecte ni la faculté d’employer tout juriste étranger en qualité de salarié non-
avocat, à la condition qu’il ne se prévale pas du titre, ni les possibilités offertes par l’article 84 du
décret n°91 – 1197 du 27 novembre 1991 aux avocats étrangers pour assurer leur formation.
116 / 406
(Article créé en séance du Conseil du 16 mars 2021, Site du Barreau du 23/03/2021)
Lorsqu’un avocat du barreau de Paris souhaite officialiser des relations professionnelles régulières
avec un avocat inscrit dans un barreau étranger, appartenant ou non à l’union européenne, il
établit une convention dite de « correspondance organique internationale.
Cette convention est soumise à l’autorisation préalable du bâtonnier.
La correspondance organique internationale suit le régime des correspondances organiques
nationales visées à l’article P 48.5 du présent règlement.
117 / 406
transnationales à l'intérieur de l'UE
Dans leurs activités transnationales à l'intérieur de l'UE, les avocats sont soumis aux dispositions
du Code de déontologie des avocats de l'UE adopté en date du 28 octobre 1988 par les
représentants du conseil des barreaux de la communauté européenne et reproduites dans l'article
21.
TITRE II : Organisation
118 / 406
d'approbation de leurs statuts ou, selon le cas, conventions, par le Conseil de l'Ordre.
Alinéa 5 modifié en séance du Conseil de l'Ordre du 26 février 2008 (Bull. Barreau de Paris, 4
mars 2008, n° 9).
Le tableau est suivi de la liste des avocats honoraires et de la liste des structures de moyens.
Une mention figure au tableau à côté du nom de l'avocat qui pouvait renoncer à postuler et qui a
exercé ce droit.
Les dignités de doyen et de vice-doyen peuvent être conférées par le Conseil de l'Ordre
respectivement à l'avocat le plus ancien d'après sa date d'inscription dans la section des
personnes physiques du tableau et à celui qui le suit immédiatement au tableau.
(Alinéa modifié en séance du Conseil du 9 janvier 2018, Site du Barreau le 15/01/2018).La
dignité de doyen du Conseil de l’Ordre est reconnue au Bâtonnier membre du Conseil de l’Ordre
dont l’élection au Bâtonnat est la plus ancienne. Le doyen du Conseil de l’Ordre est le doyen des
présidents des formations disciplinaires au sens de l’article 181 dernier alinéa du décret du 27
novembre 1991.
119 / 406
(Alinéa modifié en séance du Conseil du 15 juillet 2014, Bulletin du Barreau du 23/07/2014
n°14/2014) Le Bâtonnier peut créer des commissions ordinales composées de membres ou
d’anciens membres du Conseil de l’Ordre.
Ces commissions sont chargées, dans le champ de compétence que leur assigne le bâtonnier, de
préparer les délibérations du conseil de l’Ordre, en matière administrative, déontologique et de
prospective.
Le bâtonnier désigne, au début de chaque année, les membres du conseil de l’Ordre affectés à
chacune des commissions et un secrétaire chargé de l’administration et de la fixation de l’ordre du
jour de la commission dont il a la charge. Ces commissions peuvent recevoir des délégations du
bâtonnier.
Le bâtonnier peut créer des commissions techniques, consultatives, composées des avocats du
barreau de Paris intéressés.
Ces commissions ont pour mission, dans leur domaine de compétence, de contribuer à
l’élaboration de la doctrine du conseil de l’Ordre, en formulant toute suggestion appropriée,
notamment sur les questions qui leur sont soumises par le bâtonnier.
Ces commissions sont organisées et fonctionnent dans le cadre des dispositions de l’annexe XI.
Le bâtonnier peut déléguer une partie de ses pouvoirs au vice-bâtonnier lorsqu’il en existe un,
ainsi que, pour un temps limité, à un ou à plusieurs membres du conseil de l’ordre. En cas
d’absence ou d’empêchement temporaire, il peut, pour la durée de cette absence ou de cet
empêchement, déléguer la totalité de ses pouvoirs au vice-bâtonnier ou, lorsqu’il n’en existe pas, à
un ou à plusieurs membres du conseil de l’ordre.
Le Conseil de l’ordre peut décider le versement d’une indemnité aux cabinets du bâtonnier, du
bâtonnier sortant, du vice-bâtonnier, du secrétaire du Conseil, du secrétaire de la commission des
Finances et du secrétaire de la commission de Déontologie.
(Alinéa modifié en séance du Conseil du 26 janvier 2016, Bulletin du Barreau du 08/02/2016) Le
Secrétaire Général de l’Ordre, lorsqu’il en existe un, assiste sans voix délibérative aux réunions du
Conseil de l’Ordre.
L., art. 15, 17, 21 et 53 (3); D. 1991, art. 4 et 7.
120 / 406
En cas d’égalité de voix lors d’élections ou de désignations de personnes, le candidat le plus
anciennement inscrit au Tableau est élu, et pour la même ancienneté, le candidat le plus âgé.
Les votes sont exprimés personnellement par les Membres du Conseil.
(Alinéa modifié en séance du conseil du 16 mars 2021, Site du Barreau le 23/03/2021). En cas
d’empêchement, un membre peut, pour une séance précise, donner procuration à un autre
membre ou au bâtonnier ou au vice-bâtonnier, lorsqu’il en existe un. La procuration doit être écrite,
datée et signée, et doit préciser la date de la séance pour laquelle elle donne mandat et le nom du
mandataire qu’elle désigne. Elle est générale pour toute la séance, ou spéciale pour un ou
plusieurs scrutins spécifiques. Le mandataire ne peut prendre qu’une seule procuration par
séance. La procuration doit être remise au Secrétaire du Conseil avant le début de la séance ou en
cours de celle-ci en vue des votes à venir. Elle peut être adressée par courriel. Il est fait mention
de cette procuration dans le procès-verbal.
(Alinéa modifiée en séance du Conseil du 7 juillet 2020, Site du Barreau le 16/07/2020). Les
délibérations sont organisées selon les modalités annexées au présent règlement.
121 / 406
ARTICLE P.64 : Colonnes d'avocats inscrits (l'assemblée générale du
barreau)
Les avocats inscrits sont répartis chaque année en colonnes par le Conseil de l'Ordre, en
application de l'article 17 du décret.
(Alinéa modifié en séance du Conseil du 20 octobre 2009, Bulletin du Barreau du 23/10/2009, n°
33/2009). Les colonnes se réunissent sous la présidence du Bâtonnier, du Vice-Bâtonnier lorsqu'il
en existe un, ou d'un membre du Conseil de l'Ordre ou, à défaut, du plus ancien des avocats
présents dans l'ordre du tableau.
(Alinéa modifié en séance du Conseil du 2 février 2016, Bulletin du Barreau du 08/02/2016) Elles
sont convoquées au moins 15 jours avant la date de leur réunion, sauf urgence, par tout moyen
décidé par le Bâtonnier, notamment par avis inséré dans le Bulletin du Barreau de Paris.
(Alinéa modifié en séance du Conseil du 2 février 2016, Bulletin du Barreau du 08/02/2016) Les
colonnes ne peuvent examiner que les questions mises à l'ordre du jour par le Conseil de l'Ordre
ou celles soumises par un avocat inscrit. Dans ce dernier cas, le texte de ces questions doit être
remis au secrétariat de l'Ordre, 4 jours au moins avant la réunion de la colonne.
Les avis et les vœux exprimés par les colonnes sont transmis au Conseil de l'Ordre, avec
l'indication du nombre de suffrages qu'ils ont réunis.
Les décisions du Conseil de l'Ordre statuant sur les avis et les vœux sont portées à la
connaissance des avocats au cours des plus prochaines réunions de colonnes et sont consignées
sur un registre spécial tenu à la disposition de tous les avocats.
Elles sont publiées au Bulletin du barreau de Paris.
122 / 406
dans les trois mois de l’événement qui l’a rendu nécessaire. Le nouveau Bâtonnier ou membre du
Conseil de l’Ordre est élu pour le temps restant à courir du mandat de celui qu’il remplace. Le
membre du Conseil de l’Ordre ainsi élu ne peut exercer la fonction de vice-Bâtonnier.
À l’expiration de son mandat de membre du Conseil de l’Ordre, un ancien vice-Bâtonnier n’est
rééligible à cette fonction qu’après un délai de deux ans s’il était déjà membre du Conseil de
l’Ordre lorsqu’il a été désigné en vue d’exercer les fonctions de vice-Bâtonnier.
Les élections ont lieu selon les modalités annéxées au présent règlement.
123 / 406
ARTICLE P.68 : Accès au barreau
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 11 à 14, 50 (VI, VII, VIII, XIII), 53 (1); D. n° 91-1197, 27 nov.
1991, art. 42 à 103)
Article modifié en séance du Conseil de l'Ordre du 26 février 2008 (Bull. Barreau de Paris, 4
mars 2008, n° 9)
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 11; D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 93 à 103) Article modifié
en séance du Conseil de l'Ordre du 22 février 2022 (Site Barreau de Paris, 24 février 2022).
Toute personne qui demande son admission au barreau doit déposer au secrétariat de l’Ordre les
pièces justifiant qu’elle remplit les conditions d’inscription résultant de la loi n°71-1130 du 31
décembre 1971 et du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991 en vue de sa prestation de serment
et payer un droit d’inscription de 800 euros.
Le bâtonnier désigne un membre du conseil de l’Ordre ou un ancien membre du conseil de l’Ordre
pour recueillir tous renseignements sur sa moralité et vérifier si les conditions requises sont
remplies.
En cas de difficulté, le candidat à l’inscription est prévenu et peut demander à être entendu par le
conseil de l’Ordre avant qu’il ne soit statué sur sa demande.
Sur le rapport qui lui en est fait, le conseil de l’Ordre statue soit en formation restreinte, soit en
formation plénière.
Les demandes d’accès dérogatoire en application des articles 97 à 98-1 du décret n°91-1197 du
27 novembre 1991, ou d’admission en provenance d’un autre barreau français, ou de réinscription
au tableau après démission ou radiation, sont instruites selon la même procédure sauf pour le
demandeur à acquitter à l’Ordre, en sus et préalablement, une participation aux frais administratifs
usuellement plus importants au regard des vérifications requises.
Cette participation est fixée forfaitairement à 500 euros et reste acquise à l’Ordre que la demande
soit acceptée ou rejetée..
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 3; D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 93 à 103) Article modifié
en séance du Conseil de l'Ordre du 26 février 2008 (Bull. Barreau de Paris, 4 mars 2008, n° 9)
Si la demande est admise, l'impétrant, présenté par le Bâtonnier, prête serment devant la cour
d'appel.
(Article modifié en séance du conseil du 16 mars 2021, Site du Barreau le 23/03/2021). L’avocat
inscrit au tableau de l’Ordre est titulaire d’une carte d’identité professionnelle lui permettant de se
124 / 406
déplacer librement pour exercer ses fonctions et notamment de bénéficier d’un accès privilégié
aux différentes juridictions et institutions françaises et européennes. Cette carte est valable 10
ans.
La première émission ainsi que le renouvellement à l’expiration de sa validité sont prises en
charge par l’ordre des avocats.
Avant l’expiration de la validité de la carte, l’ordre des avocats prendra en charge un
renouvellement quelle que soit la raison qui l’a rendu nécessaire. Le deuxième renouvellement et
le suivant seront facturés à l’avocat demandeur.
En cas de perte ou de vol de sa carte d’identité professionnelle il appartient à l’avocat d’effectuer
immédiatement une déclaration à l’ordre en se connectant sur la page dédiée du site internet de
l’ordre ou par tout autre moyen.
Disposant d’une puce électronique, la carte d’identité professionnelle est automatiquement
déconnectée du serveur de l’Ordre des Avocats en cas de cessation d’activité ou de déclaration
de perte ou de vol.
La cessation d’activité peut découler de décisions administratives, disciplinaires ou judiciaires dès
lors qu’elles sont passées en force de chose jugée. Ces décisions peuvent prononcer une
omission, une démission, une suspension provisoire, une interdiction temporaire d’exercer, une
radiation ou encore une liquidation judiciaire.
L’avocat ne peut en aucun cas remettre sa carte d’identité professionnelle à une tierce personne.
P.68.4 Réunions d'avocats ayant moins de quatre années d'exercice dans la profession
(D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 17, 2e al.) (Article modifié en séance du conseil du 16 mars
2021, Site du Barreau le 23/03/2021). Le bâtonnier peut convoquer des colonnes réservées aux
avocats ayant moins de 4 années d’exercice dans la profession.
Les réunions de ces colonnes sont présidées par le bâtonnier ou par un membre du conseil de
l’ordre, ou par un ancien membre du conseil de l’ordre, et ont pour secrétaire un secrétaire de la
conférence.
Ces réunions ont pour objet d’enseigner la déontologie, les règles et les usages professionnels.
Les programmes d’enseignement seront établis par le bâtonnier.
La présence des avocats répondant aux conditions du 1er alinéa du présent article est obligatoire.
P.68.5 Conférence
(Article modifié en séance du conseil du 7 juillet 2020, Site du Barreau du 17 juillet 2020).
Les secrétaires de la Conférence sont désignés par le conseil de l'Ordre sur proposition du
Bâtonnier à la suite d'un concours, dont les modalités sont fixées par le règlement de la
Conférence, arrêté par le Conseil de l'Ordre, et figurant en annexe du présent règlement.
Ce concours est ouvert à tout avocat inscrit au barreau auprès de la cour d'appel de Paris, âgé de
moins de 35 ans, et ayant moins de 4 années d'exercice de la profession au 1er janvier de l'année
du concours.
Les avocats frappés d'une peine disciplinaire ne peuvent pas prendre part au concours.
La Conférence se réunit en séance de concours, aux jour et heure fixés par le Bâtonnier.
Elle est présidée par le Bâtonnier, par un membre du Conseil de l'Ordre ou par un ancien membre
125 / 406
du Conseil de l'Ordre, délégué par le Bâtonnier, assisté des secrétaires de la Conférence, et elle
débat des sujets inscrits à l'ordre du jour.
La participation aux travaux de la Conférence est obligatoire pour tous les avocats inscrits au
Tableau depuis moins de 2 ans, sauf dispense accordée par le Bâtonnier.
Chaque avocat concerné doit participer aux conférences préparatoires à la Conférence.
Les modalités en seront déterminées par le Bâtonnier.
Les travaux de la Conférence sont pris en considération au titre des heures de formation continue
obligatoire, dans les conditions arrêtées par le Conseil de l'Ordre, en accord avec l'EFB.
Abrogation des articles P.68.5 à P.68.11 en séance du Conseil de l'Ordre du 26 février 2008
(Bull. Barreau de Paris, 4 mars 2008, n° 9)
126 / 406
2°) Bâtonnier, Vice-Bâtonnier et membres du Conseil de l'Ordre en exercice.
Le Bâtonnier, le Vice-Bâtonnier, le membre du Conseil de l'Ordre s'interdisent d’assister et
représenter un confrère directement ou par le biais de ses collaborateurs :
- devant une commission administrative, ordinale ou déontologique du barreau de Paris,
- dans une procédure disciplinaire du barreau de Paris,
- dans une procédure de conciliation, de médiation ou d'arbitrage du barreau de Paris ordonnée
par la loi ou par le règlement intérieur national.
Cette interdiction est étendue aux associés des structures d’exercice du Bâtonnier, du Vice-
Bâtonnier et des membres du Conseil de l’Ordre sauf dans le cadre d’une procédure de
conciliation, de médiation ou d'arbitrage ordonnée par la loi ou par le règlement intérieur national,
en présence d’un accord des parties, dûment et immédiatement sollicité, étant précisé que le refus
d’une partie ne saurait en aucun cas donner lieu à un report ou renvoi de la tenue de la
commission ou des délais arrêtés.
Les anciens Bâtonniers, anciens Vice-Bâtonniers et anciens membres du Conseil qui siègent dans
une commission administrative, déontologique, de règlement des litiges entre avocats ou
disciplinaire ainsi que les Délégués du Bâtonnier ou tout avocat investi d’une délégation du
Bâtonnier habituellement chargés de le substituer dans le cadre des médiations et des litiges entre
confrères soumis à la juridiction du Bâtonnier s'interdisent d’assister et de représenter un confrère
directement ou par le biais de leurs collaborateurs :
- devant une commission administrative, ordinale ou déontologique du barreau de Paris,
- dans une procédure disciplinaire du barreau de Paris,
- dans une procédure de conciliation, de médiation ou d'arbitrage du barreau de Paris ordonnée
par la loi ou par le règlement intérieur national, sauf accord des parties, dûment et immédiatement
sollicité, étant précisé que le refus d’une partie ne saurait en aucun cas donner lieu à un report ou
renvoi de la tenue de la commission ou des délais arrêtés.
Cette interdiction est étendue aux associés des structures d’exercice des anciens Bâtonniers,
anciens Vice-Bâtonniers, anciens membres du Conseil et anciens délégués du Bâtonnier.
L’interdiction prévue par les derniers alinéas des paragraphes 2)° et 3)° pour les associés des
structures d’exercice des anciens Bâtonniers, anciens vice-bâtonniers, anciens membres du
Conseil et anciens délégués du Bâtonnier cesse dès la fin du mandat visé au paragraphe 2°) ou
des missions à caractère continue ultérieures visées au paragraphe 3°) qu’aura exercées leur
associé.
127 / 406
5°) Consultations déontologiques :
Les Bâtonniers, Vice-Bâtonniers et membres du Conseil de l'Ordre s'interdisent de rédiger toute
consultation déontologique à la demande d'un Confrère pour la défense de ses intérêts personnels
lorsqu’elles sont réalisées en vue d’être produites dans le cadre d'une instance disciplinaire,
arbitrale ou déontologique, pendant la durée de leur mandat. Cette interdiction s'applique pendant
une durée de deux ans à compter de la fin de leur mandat.
7°) Manque à ses obligations déontologiques, l’avocat qui représente ou assiste un confrère ou
une partie alors qu’il est visé par les interdictions et incompatibilités des articles P41-10 et P 70 ».
P.71.1 De la médiation
128 / 406
commission règlement des difficultés d'exercice en collaboration libérale (DEC).
Tout litige né à l’occasion d’un contrat de travail conclu entre avocats inscrits au barreau de Paris
et toute demande de requalification d’un contrat de collaboration libérale conclu entre avocats
inscrits au barreau de Paris en contrat de travail dont est saisi le bâtonnier est soumis pour une
tentative de conciliation à la Commission règlement des difficultés d’exercice en collaboration
salariée et demande de requalification de contrat de collaboration libérale en contrat de travail
(SDR).
Tout litige né à l’occasion d’un contrat de collaboration libérale conclu par un(e) collaborateur(rice)
inscrit(e) au barreau de Paris et un cabinet d’avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation
est soumis aux dispositions spécifiques de l’article P. [Link].
129 / 406
Sauf urgence, les parties sont convoquées, par courrier électronique, devant ces commissions au
moins huit jours à l’avance.
Le courrier de saisine est joint à la convocation. Le défendeur est invité à faire parvenir ses
observations avant la tenue de la conciliation.
Les parties comparaissent en personne et ont la faculté de se faire assister par un avocat de leur
choix, sous réserve des dispositions de l’article P 41.10.
Toutefois et à titre exceptionnel, le président de la commission peut autoriser une partie à ne pas
comparaitre en personne et à se faire représenter par son avocat.
Les structures collectives, en ce compris les associations, sont valablement représentées par un
des associés.
Les renvois ne peuvent être accordés que de manière exceptionnelle.
Lors de la tenue de la conciliation, les parties sont entendues contradictoirement en leurs
explications. La commission se réserve la possibilité de les entendre séparément selon l’évolution
des débats, voire de réunir seulement leurs avocats.
Ces commissions peuvent recommander aux parties de recourir à un ancien membre du conseil
de l'Ordre afin de les accompagner dans la finalisation des engagements pris lors d'une
conciliation étant précisé que les frais et honoraires afférents à cette mission seront à la charge
des parties.
Les engagements pris devant les membres des commissions sont consignés soit dans un procès-
verbal signé par les parties et les présidents des commissions, soit dans un courrier adressé aux
parties et à leurs avocats, sous la signature du président. Ces engagements doivent être exécutés
de bonne foi et leur non-respect est susceptible d'entraîner des poursuites disciplinaires.
A défaut de conciliation, il appartient à la partie la plus diligente de saisir la juridiction du bâtonnier.
P.71.5.1
130 / 406
Les parties ont la faculté de se faire assister par un avocat de leur choix, sous réserve des
dispositions des articles P.41.10. et P.70
P.71.5.2
Le bâtonnier ou son délégataire fixe le calendrier de procédure indiquant les dates auxquelles les
parties seront tenues de produire leurs mémoires et leurs pièces. Le calendrier prévoit également
la date prévisible de la clôture de l’instruction et la date, l’horaire et le lieu de l’audience de
plaidoiries.
Ce calendrier de procédure est notifié à l’ensemble des parties, avec une copie de l’acte de
saisine au(x) défendeur(s), par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, avec copie
par voie électronique à leurs avocats. Cette notification vaut convocation à l'audience de
plaidoiries.
Toutefois, le bâtonnier ou son délégataire peut estimer utile de réunir les parties et éventuellement
leurs avocats, afin de finaliser un acte de mission précisant l’étendue de sa saisine et incluant le
calendrier de procédure. Dans ce cas la ratification de l’acte de mission vaut convocation à
l’audience de plaidoiries.
Les échanges de mémoires et pièces peuvent se faire par voie électronique ou postale, ou par
porteur, à l'adresse du bâtonnier ou de son délégataire, des avocats de l’ensemble des parties, ou
à défaut à l'adresse de celles-ci, avec copie à l'ordre.
Si à titre exceptionnel l’audience est renvoyée, les parties sont informées des date, horaire et lieu
de renvoi au moins huit jours à l'avance, par lettre recommandée avec demande d'avis de
réception.
Les audiences peuvent se tenir dans les locaux du délégataire, sauf à ce que l'une des parties s'y
oppose, auquel cas elles se tiendront dans les locaux de l’ordre.
Les débats sont publics. Toutefois, le bâtonnier ou son délégataire peut décider que les débats
auront lieu où se poursuivront hors la présence du public à la demande de l'une des parties ou s'il
résulte de leur publicité une atteinte à l'intimité de la vie privée.
P.71.5.3
Dans tous les cas d'urgence, le bâtonnier ou son délégataire peut, sur la demande qui lui en est
faite par une partie, ordonner toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation
sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend. En cas de mesure d'urgence sollicitée par l'une
des parties, le bâtonnier ou son délégataire peut être saisi à bref délai.
Dans le cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, il peut accorder une
provision.
Il peut toujours, même en présence d'une contestation sérieuse, ordonner les mesures
conservatoires ou de remise en état qui s'imposent soit pour prévenir un dommage imminent, soit
pour faire cesser un trouble manifestement illicite.
Le bâtonnier ou son délégataire peut ordonner toute mesure d’instruction qu’il jugera utile et
nécessaire.
Il peut désigner un expert pour l'évaluation des parts sociales ou actions de sociétés d'avocats.
Dans ce cas, il fixe le montant de la provision à consigner, à qui en incombe la charge et le délai
131 / 406
dans lequel l’expert devra déposer son rapport.
Il statue sur les contestations relatives à l'étendue de sa saisine.
Il a le pouvoir de trancher l'incident de vérification d'écriture ou de faux conformément aux
dispositions des articles 287 à 294 et 299 du code de procédure civile.
En cas d'inscription de faux incidente, les dispositions de l'article 313 du code de procédure civile
sont applicables devant le bâtonnier ou son délégataire. Le délai pour statuer recommence à
courir du jour où il est statué sur l'incident.
P.71.5.4
Sauf cas de récusation et sous réserve du cas d'interruption de l'instance, le bâtonnier ou son
délégataire est tenu de rendre sa décision dans les quatre mois de la date à laquelle la saisine est
parvenue à l'ordre, à peine de dessaisissement au profit de la cour d'appel.
Ce délai peut être prorogé dans la limite de quatre mois par décision motivée. Cette décision est
notifiée à l’ensemble des parties, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, avec
copie par voie électronique à leurs avocats.
Ce délai est suspendu pendant toute la durée des mesures d’instruction ordonnées par le
bâtonnier ou son délégataire.
Dans les différends à l'occasion de l'exercice professionnel, lorsque le bâtonnier ou son
délégataire n'a pas pris de décision dans le délai prévu ci-dessus, chacune des parties peut saisir
la cour d'appel dans le mois qui suit l'expiration de ces délais.
Dans les litiges de collaboration, dès lors qu’il est saisi d’une demande urgente, le bâtonnier ou
son délégataire est tenu de rendre sa décision dans le mois de sa saisine, à peine de
dessaisissement au profit du premier président de la cour d'appel.
P.71.5.5
Si la décision n’est pas prononcée sur le siège, son prononcé est renvoyé à une date que le
bâtonnier ou son délégataire indique en fin d'audience. Cette date de délibéré est confirmée aux
parties et à leurs conseils par courrier électronique.
Dès la mise en délibéré de l'affaire, aucune demande ne peut être formée ni aucun moyen soulevé.
De même, aucune observation ne peut être présentée ni aucune pièce produite si ce n'est à la
demande du bâtonnier ou de son délégataire.
Les décisions sont notifiées à l’ensemble des parties, par lettre recommandée avec demande
d'avis de réception, par le secrétariat de l'ordre, et adressées en copie par courrier électronique à
leurs avocats.
P.71.5.6
132 / 406
rendues exécutoires par le président du tribunal judiciaire auprès duquel est établi son barreau.
Toutefois, sont de droit exécutoire à titre provisoire les décisions du bâtonnier qui ordonnent le
paiement de sommes au titre des rémunérations dans la limite maximale de neuf mois de
rétrocessions d'honoraires ou de salaires calculés sur la moyenne des trois derniers mois.
TITRE IV : Discipline
133 / 406
Ne peut siéger au sein de la formation de jugement disciplinaire l’ancien bâtonnier qui, au titre de
ses fonctions antérieures, a engagé la poursuite disciplinaire.
P.[Link] - Le conseil de discipline est présidé par le bâtonnier doyen du conseil qui est l’ancien
bâtonnier le plus ancien dans la fonction, membre du conseil de l’ordre.
Le bâtonnier doyen reçoit les saisines et en assure la communication comme il est dit ci-après à
l’article P.72-8-2-1.
Il décide par voie d’ordonnance des saisines de tiers qu’il estime irrecevables, manifestement
infondées ou si elles ne sont pas assorties des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Il répartit les affaires entre les formations.
134 / 406
l'ordre.
Par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la formation de jugement est présidée par
un magistrat du siège de la cour d’appel, en activité ou honoraire, désigné par le premier président
de la cour d’appel, lorsque la juridiction disciplinaire a été saisie directement par requête d’un
tiers, c’est-à-dire une personne n’étant pas avocat, ou lorsque l’avocat mis en cause en fait la
demande.
Le magistrat honoraire président du conseil de discipline ne peut siéger au-delà de la date de son
soixante et onzième anniversaire.
P.72.1.6 -(Article modifié en séance du Conseil du 30 mai 2023, site du barreau le 06/06/2023).
Le conseil de l’ordre siégeant en formation plénière est chargé d’examiner les demandes de
suspensions provisoires.
Les membres du conseil de l’ordre qui appartiennent à une formation de jugement disciplinaire ne
siègent pas au sein du conseil de l’ordre lorsque celui-ci se prononce en application des
dispositions de l’article 24 de la loi no 71-1130 du 31 décembre 1971, sur les demandes de
prononcé ou de renouvellement d’une mesure de suspension provisoire.
Si la procédure principale ouverte est une procédure disciplinaire, le membre du Conseil de
l’Ordre qui a été désigné, en qualité de rapporteur, pour procéder à l’instruction de l’affaire ne
prend pas non plus part au vote.
Les règles de quorum et de majorité énoncées au second alinéa de l’article 4 du décret no
91-1197 du 27 novembre 1991, reprises au deuxième alinéa de l’article P. 63.2 du présent
règlement, s’appliquent sur la base électorale composée des membres du conseil de l’ordre
autorisés à voter.
P.72.1.7 - Le secrétariat de la juridiction disciplinaire est placé sous l’autorité fonctionnelle des
instances de la profession d’avocat.
Les locaux dans lesquels se tiennent les audiences de la juridiction disciplinaire sont les locaux
des professionnels quelle que soit la composition de la formation.
P.72.2 Les faits exposant l’avocat qui en est l’auteur à des sanctions disciplinaires.
P. 72.2.1. Toute contravention aux lois et règlements, toute infraction aux règles professionnelles,
tout manquement à la probité, à l’honneur ou à la délicatesse, même se rapportant à des faits
extraprofessionnels, expose l’avocat qui en est l’auteur aux sanctions disciplinaires énumérées à
l’article suivant.
P. 72.2.2. La responsabilité disciplinaire d’un avocat ne peut être engagée que pour des faits
commis à une date où l’intéressé avait la qualité d’avocat, sauf le cas de dissimulation frauduleuse
lors de la procédure d’inscription.
P. 72.2.3. Toute juridiction qui estime qu’un avocat a commis à l’audience un manquement aux
obligations que lui impose son serment, peut saisir le procureur général en vue de poursuivre cet
avocat devant l’instance disciplinaire dont il relève.
135 / 406
Le procureur général peut transmettre la réclamation au Bâtonnier ou saisir l’instance disciplinaire
qui doit statuer dans le délai de quinze jours à compter de la saisine. Faute d’avoir statué dans ce
délai, l’instance disciplinaire est réputée avoir rejeté la demande et le procureur général peut
interjeter appel. La cour d’appel ne peut prononcer de sanction disciplinaire qu’après avoir invité le
bâtonnier ou son représentant à formuler ses observations.
Lorsque le manquement a été commis devant une juridiction de France métropolitaine et qu’il y a
lieu de saisir une instance disciplinaire située dans une collectivité d’outre-mer, le délai prévu à
l’alinéa précédent est augmenté d’un mois.
Il en est de même lorsque le manquement a été commis devant une juridiction située dans un
département ou un territoire d’outre-mer, ou à Mayotte, et qu’il y a lieu de saisir une instance
disciplinaire située en France métropolitaine.
P. 72.2.4. En cas de manquement aux obligations ou de contravention aux règles découlant des
dispositions sur la procédure, les avocats encourent les sanctions édictées par lesdites
dispositions.
P. 72.3.1.
I. – Les peines disciplinaires sont :
1° L’avertissement ;
2° Le blâme ;
3° L’interdiction temporaire d’exercice, qui ne peut excéder trois années ;
4° La radiation du tableau des avocats, ou le retrait de l’honorariat.
III. – L’avertissement, le blâme et l’interdiction temporaire d’exercice peuvent être assortis des
peines complémentaires suivantes :
1° La privation du droit de faire partie du conseil de l’ordre, du conseil national des barreaux, des
autres organismes ou conseils professionnels ainsi que des fonctions de bâtonnier ou de vice-
bâtonnier pendant une durée n’excédant pas dix ans ;
2° L’interdiction temporaire, et ce quel que soit le mode d’exercice, de conclure un nouveau
contrat de collaboration ou un nouveau contrat de stage avec un élève-avocat, et d’encadrer un
nouveau collaborateur ou un nouvel élève-avocat, pour une durée maximale de trois ans, ou en
136 / 406
cas de récidive une durée maximale de cinq ans.
IV. – L’interdiction temporaire d’exercice peut être assortie en tout ou partie du sursis pour son
exécution. Le sursis ne s’étend pas aux peines complémentaires éventuelles.
Si, dans le délai de cinq ans à compter du prononcé de la peine, l’avocat a commis une infraction
ou une faute ayant entraîné le prononcé d’une nouvelle peine disciplinaire, celle-ci entraîne sauf
décision motivée, l’exécution de la première peine sans confusion avec la seconde.
Lorsqu’une interdiction temporaire d’exercice est assortie du sursis, la peine complémentaire
prévue au 2° du III prend effet immédiatement. Dans le cas contraire, elle prend effet à l’expiration
de la période d’interdiction temporaire d’exercice.
VI. ‒ Lorsque la juridiction disciplinaire retient l’existence d’une faute disciplinaire, elle peut
ajourner le prononcé de la sanction en enjoignant à l’avocat poursuivi de cesser le comportement
jugé fautif dans un délai n’excédant pas quatre mois. La notification de la décision d’ajournement
vaut convocation à l’audience sur le prononcé de la sanction.
P. 72.3.2. Tout manquement aux obligations prévues par les dispositions des sections 3 à 6 du
chapitre Ier du titre VI du livre V du code monétaire et financier donne également lieu à la mise en
œuvre des mesures et sanctions prévues par l’article L. 561-36-3 de ce code, ces sanctions étant
publiées dans les conditions définies aux articles R. 561-42-1 et R. 561-42-2 du même code.
P. 72.3.3. L’avocat radié ne peut être inscrit au tableau d’aucun autre barreau.
P. 72.3.4. L’avocat interdit temporairement doit, dès le moment où la décision est passée en force
de chose jugée, s’abstenir de tout acte professionnel, notamment de revêtir le costume de la
profession, de recevoir la clientèle, de donner des consultations, d’assister ou de représenter les
parties devant les juridictions.
Il ne peut en aucune circonstance faire état de sa qualité d’avocat. Il ne peut participer à l’activité
des organismes professionnels auxquels il appartient.
L’interdiction temporaire emporte révocation immédiate, s’il n’a déjà été révoqué, du mandat par
lequel le bâtonnier habilite l’avocat à recevoir, déposer et retirer les fonds de la CARPA.
L’avocat interdit temporairement n’est pas tenu de payer la cotisation de l’Ordre pendant la durée
de son interdiction, à l’exception des primes d’assurances dues pour l’année civile en cours.
Demeurant inscrit au tableau, il reste tenu à toutes ses obligations vis-à-vis de la CNBF et des
organismes sociaux.
Lorsqu’il est membre d’une société civile professionnelle, l’avocat interdit temporairement
conserve, pendant la durée de sa peine, sa qualité d’associé, avec tous les droits et obligations
qui en découlent, à l’exclusion de sa vocation aux bénéfices professionnels, conformément à
l’article 53 du décret no 92-680 du 20 juillet 1992 pris pour l’application à la profession d’avocat
de la loi no 66-879 du 29 novembre 1966 relative aux sociétés civiles professionnelles.
137 / 406
Lorsqu’il fait l’objet d’une condamnation définitive à une peine égale ou supérieure à trois mois
d’interdiction, il peut être contraint de se retirer de la société civile professionnelle, par décision
prise à l’unanimité des autres associés, à l’exclusion de ceux ayant fait l’objet d’une sanction pour
les mêmes faits ou pour des faits connexes.
Les parts sociales de l’associé contraint de se retirer de la société civile professionnelle sont
cédées, dans le délai de six mois, éventuellement porté à un an, dans les conditions prévues par
l’article 30, alinéas 2 et 3, du décret no 92-680 du 20 juillet 1992.
L’avocat interdit temporairement est remplacé dans l’exercice de ses fonctions par un ou plusieurs
suppléants comme il est dit à l’article P.73 ci-après.
L’interdiction temporaire prend fin une fois la peine accomplie, sans qu’il y ait lieu à nouvelle
décision du conseil de l’ordre.
Article P. 72.3.5. Toutes les autres conséquences de la radiation, notamment celles qui découlent
de la loi du 29 juin 1935 relative au règlement du prix de vente des fonds de commerce,
s’imposent à l’avocat sanctionné.
La radiation emporte révocation immédiate, s’il n’a déjà été révoqué, du mandat par lequel le
bâtonnier habilite l’avocat à recevoir, déposer et retirer les fonds de la CARPA.
Si l’avocat radié est membre d’une société civile professionnelle, il doit, dans le délai de six mois à
compter du jour où la radiation est devenue définitive, céder ses parts à un tiers dans les formes et
conditions prévues aux articles 29, 53, 54 et 72 du décret no 92-680 du 20 juillet 1992.
La radiation de tous les associés ou de la société civile professionnelle entraîne de plein droit la
dissolution de celle-ci. La décision qui provoque ces radiations constate la dissolution de la société
et ordonne sa liquidation.
Exclu du barreau, l’avocat radié est affranchi des obligations liées à l’exercice de la profession, à
l’exception du paiement des primes d’assurances dues au titre de l’année civile en cours, perd
tous les droits qu’elle lui conférait et notamment le bénéfice des prestations sociales auxquelles il
pouvait prétendre en sa qualité d’avocat, sous réserve des droits éventuellement acquis à la date
à laquelle la décision de radiation est devenue exécutoire.
Son remplacement et le sort de sa clientèle sont réglés comme il est dit aux articles P. 73.5 à P.
73.9 du présent règlement.
P.72.4 L’admonestation.
L’admonestation est une simple remontrance que le bâtonnier, et lui seul, est en droit d’adresser à
un avocat pris en défaut sans condition de forme ou de procédure particulière.
Elle n’est pas soumise à des conditions de forme ou de procédure particulière.
L’admonestation n’est pas inscrite au dossier individuel de l’avocat. Elle ne constitue pas une
sanction et est insusceptible de recours.
Le conseil de l’ordre siégeant comme conseil de discipline de jugement n’a compétence, ni pour
prononcer une admonestation, ni pour confier au bâtonnier le soin de le faire.
138 / 406
P.72.5 De la présomption d’innocence et des droits de la défense
P. 72.5.2. Tout avocat faisant l’objet d’une réclamation a le droit d’être assisté par un avocat.
P. 72.6.1. Toute réclamation formulée à l’encontre d’un avocat doit, au préalable, être adressée au
bâtonnier.
La réclamation peut émaner de toute personne, en ce compris d’un avocat.
La réclamation d’un tiers est celle qui émane d’un non-avocat.
Si elle émane d’une personne physique, la réclamation mentionne ses nom, prénoms, profession,
domicile, nationalité, date et lieu de naissance.
Si elle émane d’une personne morale, la réclamation mentionne sa forme, sa dénomination, son
siège social et l’organe qui la représente légalement.
Toute réclamation est datée et comporte les nom, prénoms et adresse de l’avocat mis en cause, et
les faits à l’origine de la réclamation. Elle est accompagnée de toute pièce utile à son examen. Elle
porte la signature de son auteur.
Elle est adressée par tout moyen conférant date certaine à sa réception.
P. 72.6.2. Le bâtonnier accuse réception sans délai des réclamations formulées à l’encontre d’un
avocat en indiquant à son auteur qu’il sera informé des suites qui lui seront données.
La réclamation fait l’objet d’une instruction par le bâtonnier.
Lorsque le bâtonnier estime qu’une réclamation est abusive ou manifestement mal fondée, le
bâtonnier en informe sans délai son auteur en lui indiquant qu’il n’entend pas y donner suite.
Lorsqu’une réclamation n’entre pas dans le champ de l’alinéa précédent, le bâtonnier en informe
l’avocat mis en cause et l’invite à présenter ses observations.
P. 72.6.3. Lorsque l’auteur d’une réclamation s’adresse au procureur général, ce dernier peut
décider de saisir lui-même, sur le fondement de ce signalement, la juridiction disciplinaire. Sa
requête ne sera pas considérée comme irrecevable du fait qu’elle ne mentionne pas la réclamation
préalable.
Si le procureur général ne saisit pas la juridiction disciplinaire, il doit alors transmettre la
réclamation au bâtonnier et aviser l’intéressé de cette transmission en application des dispositions
de l’article L. 114-2 du code des relations entre le public et l’administration.
139 / 406
délègue. Le délégué du bâtonnier peut être un membre de la juridiction disciplinaire mais il ne peut
siéger dans les affaires dans lesquelles il est intervenu au stade de la conciliation.
En cas de conciliation, un procès-verbal est établi. Le procès-verbal est signé par l’avocat mis en
cause, l’auteur de la réclamation et le bâtonnier ou son délégué à la conciliation. Un exemplaire du
procès-verbal est remis à chacun des signataires.
Dans le cas contraire, le bâtonnier ou son délégué atteste l’absence de conciliation.
Les constatations et les déclarations recueillies au cours de la conciliation ne peuvent être ni
produites ni invoquées dans la suite de la procédure ni, en tout état de cause, dans une
quelconque autre procédure.
P. 72.6.5. Sauf signature du procès-verbal établi en cas de conciliation, le bâtonnier informe par
tout moyen l’auteur de la réclamation des suites qu’il entend donner à celle-ci.
Le cas échéant, il lui fait connaître les raisons pour lesquelles il n’entend pas engager une
procédure disciplinaire. Dans cette hypothèse, il précise que l’auteur de la réclamation dispose de
la possibilité de saisir le procureur général de la cour d’appel ou de saisir directement la juridiction
disciplinaire. Il lui indique, à ces fins, les adresses utiles.
L’auteur de la réclamation peut saisir directement la juridiction disciplinaire à l’expiration du délai
de trois mois pendant lequel le bâtonnier a la faculté d’organiser une conciliation.
P. 72.7.1. Le bâtonnier peut, soit de sa propre initiative, soit à la demande du procureur général,
soit sur la plainte de toute personne intéressée, procéder à une enquête sur le comportement d’un
avocat de son barreau. Il peut désigner à cette fin, parmi les membres ou anciens membres du
conseil de l’ordre, un ou plusieurs délégués qui établissent un rapport et le transmettent au
bâtonnier. Lorsque le bâtonnier décide de ne pas procéder à une enquête déontologique, il en
avise sans délai et par tout moyen l’auteur de la demande ou de la plainte.
Au vu des éléments recueillis au cours de l’enquête déontologique, le bâtonnier décide s’il y a lieu
d’exercer l’action disciplinaire. Il avise de sa décision sans délai et par tout moyen le procureur
général et, le cas échéant, le plaignant.
Lorsque l’enquête a été demandée par le procureur général, le bâtonnier lui communique le
rapport.
Le bâtonnier doyen, soit le bâtonnier le plus ancien dans la fonction, membre du conseil de l’ordre,
met en œuvre les dispositions du présent article lorsque des informations portées à sa
connaissance mettent en cause le bâtonnier en exercice.
140 / 406
auxquelles il(s) aura/auront éventuellement procédé.
À l’issue de sa/leur mission, il(s) propose(nt) au bâtonnier, qui en décide, soit de procéder au
classement du dossier, soit de prononcer une admonestation à l’encontre de l’avocat concerné,
soit de saisir la juridiction disciplinaire.
P. [Link]. Dans les cas prévus à l’article 183 du décret no 91-1197 du 27 novembre 1991,
directement ou après enquête déontologique, la juridiction disciplinaire, à savoir le conseil de
l’ordre siégeant comme conseil de discipline, est saisi par requête du bâtonnier dont relève
l’avocat mis en cause, du procureur général près la cour d’appel de Paris ou de l’auteur de la
réclamation.
La requête contient, à peine de nullité, les mentions prescrites par l’article 57 du code de
procédure civile, y compris celles de l’article 54 du même code auxquelles l’article 57 renvoie. Elle
est accompagnée des pièces justificatives.
Lorsqu’elle émane de l’auteur de la réclamation, la requête contient, en outre, sous peine
d’irrecevabilité, la réclamation qu’il a préalablement adressée au bâtonnier.
P. [Link]. La requête mentionne précisément les faits reprochés ainsi que la référence aux
dispositions législatives ou réglementaires précisant les obligations auxquelles il est reproché à
l’avocat poursuivi d’avoir contrevenu.
Elle informe l’avocat mis en cause du droit à l’accès au dossier disciplinaire et de la possibilité de
se faire assister par un avocat de son choix.
P. [Link]. Sous réserve des dispositions du troisième alinéa du présent article, le bâtonnier
doyen, président de la juridiction disciplinaire saisit le conseil de l’ordre. Il transmet cet acte de
saisine au requérant.
La requête et l’acte de saisine sont notifiés par le requérant à l’avocat poursuivi par tout moyen
conférant date certaine à sa réception. Copies en sont adressées par le secrétariat de la juridiction
au bâtonnier et au procureur général lorsqu’ils ne sont pas requérants. La procédure devient alors
contradictoire à l’égard de l’avocat mis en cause.
Toutefois le bâtonnier doyen, président de la juridiction disciplinaire, peut, sans tenir d’audience et
avant saisine du conseil de l’ordre aux fins de désignation d’un rapporteur, rejeter par ordonnance
motivée la requête de l’auteur de la réclamation s’il l’estime irrecevable, manifestement infondée
ou si elle n’est pas assortie des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. Dans ce cas,
l’ordonnance est notifiée par tout moyen conférant date certaine à sa réception au requérant.
Copie en est communiquée par le secrétariat de la juridiction à l’avocat poursuivi, au bâtonnier
dont il relève et au procureur général.
L’ordonnance présidentielle de rejet est signée par le bâtonnier doyen et s’il est empêché, par le
plus ancien bâtonnier dans cette fonction, membre du conseil de l’ordre.
141 / 406
P. [Link]. La notification de l’ordonnance présidentielle de rejet rappelle qu’elle peut être déférée
à la cour d’appel dans le délai de quinze jours à compter du jour de la notification de la décision et
que le recours devant la cour d’appel est formé, instruit et jugé selon les règles applicables en
matière contentieuse à la procédure avec représentation obligatoire .
Dans le cas où l’ordonnance de rejet est infirmée, le greffe de la cour d’appel communique la
décision à l’avocat poursuivi et au conseil de l’ordre dont il relève aux fins de désignation d’un
rapporteur. Copie de la décision est communiquée au bâtonnier et au procureur général.
P. [Link]. Le conseil de l’ordre désigne, dans le délai d’un mois à compter de la saisine du
président de la juridiction disciplinaire ou de la décision de la cour d’appel mentionnée au dernier
alinéa de l’article précédent, un de ses membres, en qualité de rapporteur, pour procéder à
l’instruction de l’affaire.
À défaut de désignation d’un rapporteur par le conseil de l’ordre, l’autorité qui a engagé l’action
disciplinaire ou le procureur général en cas de saisine directe de la juridiction disciplinaire par
l’auteur de la réclamation, saisit le premier président de la cour d’appel qui procède alors à cette
désignation parmi les membres du conseil de l’ordre.
P. [Link].
Relèvent des pouvoirs souverains du rapporteur désigné :
- le choix et l’ordre des questions qu’il pose aux personnes qu’il entend. S’il est loisible à l’avocat
poursuivi, ou à son conseil éventuel, d’adresser au rapporteur désigné des questions qu’il aimerait
voir poser à une personne entendue, le rapporteur désigné n’est pas tenu par cette proposition et
est libre d’y réserver la suite qu’il juge bonne.
- la conduite et la police des auditions des personnes qu’il décide d’entendre.
142 / 406
- l’établissement, à l’issue de chaque audition, du procès-verbal d’audition.
- le choix des personnes qu’il estime de nature à éclairer et que, par conséquent, il souhaite
entendre. Toutefois, un avocat poursuivi peut « faire citer » un témoin, afin qu’il soit procédé à son
audition.
Le rapporteur désigné peut, à tout moment, demander à l’avocat poursuivi de quitter la salle, pour
assurer la sérénité de l’audition.
P. [Link]. Les actes d’instruction, sauf impossibilité matérielle, ou meilleure convenance des
parties, sont effectués dans les locaux de l’ordre des avocats du barreau de Paris.
P. [Link]. L’audition peut, par décision du rapporteur, d’office ou à la demande d’une partie, et
avec le consentement de l’ensemble des parties, se dérouler dans plusieurs salles reliées
directement par un moyen de télécommunication audiovisuelle garantissant la confidentialité de la
transmission.
Les caractéristiques techniques des moyens de télécommunication audiovisuelle utilisés doivent
assurer une transmission fidèle, loyale et confidentielle à l’égard des tiers.
Le cas échéant, l’avocat mis en cause et son conseil éventuel sont informés de ce que l’audition
va se faire sous la forme de la visioconférence et de ce que, s’ils le souhaitent, ils peuvent y
assister sous cette forme.
Le cas échéant, mention du recours à la visioconférence pour une audition est portée en tête du
procès-verbal.
Si l’instructeur écrit à un tiers, il doit, afin de respecter le principe du contradictoire, adresser une
copie de ce courrier à l’avocat poursuivi, en le précisant sur la lettre destinée au tiers. Il en va de
même pour les réponses, qui doivent être communiquées à l’avocat poursuivi.
P. [Link]. Toutes les pièces constitutives du dossier disciplinaire sont cotées et paraphées.
Copie, en version papier ou numérisée, en est délivrée à l’avocat poursuivi sur sa demande.
143 / 406
qu’une ou plusieurs pièces soient versées au dossier disciplinaire.
144 / 406
P. [Link]. La formation restreinte de jugement comprend un nombre de membres impair au
moins égal à cinq. Le président de la formation de jugement s’en assure.
La formation plénière doit réunir au moins deux tiers de ces membres. Le président du conseil de
discipline s’en assure.
La procédure est orale et sans représentation obligatoire.
L’avocat poursuivi comparaît en personne. Il peut se faire assister par un avocat.
L’avocat poursuivi se présente en robe.
La formation de jugement restreinte ne peut renvoyer l’examen de l’affaire à la formation de
jugement plénière de la juridiction disciplinaire qu’après audition de l’avocat qui comparaît.
Le président de la formation de jugement donne la parole au bâtonnier, au procureur général si ce
dernier a pris l’initiative d’engager l’action disciplinaire, et à l’auteur de la réclamation si celui-ci a
demandé à être entendu.
Le ministère public n’est tenu d’assister à l’audience que dans les cas où il est partie principale.
Dans les autres cas, il peut néanmoins faire connaître son avis à la juridiction disciplinaire, soit en
lui adressant des conclusions écrites qui sont mises à la disposition des parties, soit oralement à
l’audience (article 431 du code de procédure civile).
P. [Link]. Les débats sont publics. Toutefois, l’instance disciplinaire peut décider que les débats
auront lieu ou se poursuivront en chambre du conseil à la demande de l’une des parties ou s’il doit
résulter de leur publicité une atteinte à l’intimité de la vie privée.
P. [Link]. Les dispositions de l’article 41 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ne
sont pas applicables en matière de poursuites disciplinaires exercées contre un avocat.
145 / 406
-le cas échéant, les observations de l’auteur de la réclamation ;
-les observations du représentant de l’autorité de poursuite ayant engagé l’action disciplinaire ;
-le cas échéant, les observations du représentant de l’autorité autre que l’autorité de poursuite
ayant engagé l’action disciplinaire ;
-si l’avocat poursuivi est assisté, la plaidoirie de son avocat.
L’avocat poursuivi a la parole en dernier.
P. [Link]. Après que l’avocat poursuivi a eu la parole le dernier, les débats sont déclarés clos. Ils
peuvent toutefois être rouverts, à tout moment du délibéré si un fait nouveau est évoqué et si la
formation disciplinaire en est informée par simple lettre. Dans ce cas, l’avocat poursuivi en est
averti par une nouvelle citation.
P. [Link]. Si, dans les douze mois de la désignation du rapporteur par le conseil de l’ordre, la
juridiction disciplinaire n’a pas statué au fond ou par décision avant dire droit, la demande est
réputée rejetée et l’autorité qui a engagé l’action disciplinaire ou, en cas de saisine directe de la
juridiction disciplinaire par l’auteur de la réclamation, le procureur général peut saisir la cour
d’appel.
Dans ce cas, la cour d’appel est saisie et statue, le procureur général entendu, dans les conditions
prévues à l’article P. 72.9 du présent règlement, à l’exception de l’article P. 72.9.10.
Lorsque l’affaire n’est pas en état d’être jugée ou lorsqu’elle prononce un renvoi à la demande de
l’une des parties, la juridiction disciplinaire peut décider de proroger ce délai dans la limite de huit
mois. La demande de renvoi, écrite, motivée et accompagnée de tout justificatif, est adressée au
bâtonnier doyen, membre du conseil de l’ordre, et s’il est empêché, au plus ancien bâtonnier,
membre du conseil de l’ordre.
P. [Link]. La décision par laquelle la juridiction disciplinaire statue sur une demande de
transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité constitue bien une décision avant dire
droit au sens et pour l’application des dispositions du premier alinéa de l’article précédent, qui,
comme telle, a pour effet de satisfaire l’exigence réglementaire tenant à ce qu’une décision au
fond ou avant dire droit soit rendue dans le délai pour statuer. Cette décision fait courir un nouveau
délai de douze mois pour statuer, également prorogeable.
P. [Link]. Le rapport d’instruction est déterminant du sort ultérieurement réservé aux poursuites
par la formation de jugement : en l’absence de rapport d’instruction, la formation de jugement ne
peut statuer.
146 / 406
P. [Link]. La juridiction disciplinaire est tenue de statuer dans la limite des faits dénoncés dans
la citation.
P. [Link]. Le principe de nécessité des délits et des peines ne fait pas obstacle à ce que les
mêmes faits, commis par une même personne, puissent faire l’objet de poursuites différentes aux
fins de sanctions de nature différente – pénale, administrative, disciplinaire, fiscale, douanière – en
application de corps de règles distincts.
Si l’éventualité que deux procédures soient engagées peut conduire à un cumul de sanctions, le
principe de proportionnalité implique qu’en tout état de cause le montant global des sanctions
éventuellement prononcées ne dépasse pas le montant le plus élevé de l’une des sanctions
encourues.
P. [Link]. La juridiction disciplinaire peut, même si elle retient l’existence d’une faute, tenir
compte de certaines circonstances ou certains faits pour décider de ne pas infliger de sanction à
l’avocat poursuivi. Une dispense de sanction disciplinaire n’est pas interdite.
P. [Link]. La formation de jugement disciplinaire peut condamner l’avocat qui fait l’objet d’une
peine disciplinaire au paiement des dépens ; ceux-ci comprennent les frais de citation, le cas
échéant le coût de la sténotypie des débats, ainsi que tous les frais de la procédure susceptibles
d’être individualisés, notamment les frais d’expertise.
Le montant des dépens peut être fixé forfaitairement. Ce montant est alors arrêté à la somme de 1
200 euros.
P. 72.9.1 Toute décision prise en matière disciplinaire est notifiée à l’avocat poursuivi, au
procureur général et au bâtonnier dans les huit jours de son prononcé par tout moyen conférant
147 / 406
date certaine à sa réception. Cette notification mentionne les voies et délais de recours, ainsi que
le point de départ de ce délai.
L’auteur de la réclamation est informé du dispositif de la décision lorsque celle-ci est passée en
force de chose jugée.
Ces notifications et information sont assurées par le secrétariat de la juridiction disciplinaire.
Une procédure disciplinaire, comme une procédure pénale, présente un caractère essentiellement
personnel. L’avocat est poursuivi et, le cas échéant, sanctionné in personam. Par conséquent,
l’ensemble des actes doivent être libellés et signifiés à l’avocat in personam.
Si une mesure d’administration ad hoc ou de protection (curatelle, tutelle) a été ordonnée, il
convient de le mentionner sur l’acte de la manière suivante en signifiant cet acte « à M./Mme X,
représenté par M./Mme Y, ès qualités d’administrateur [préciser la nature de la mesure de
d’administration ou de protection] ».
P.72.11. Le cas des avocats ressortissants des États membres de l’Union européenne,
des autres États parties à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la
Confédération suisse établis à titre permanent dans l’un de ces États membres ou
parties autre que la France ou en Confédération suisse.
P. 72.11.1. Pour l’exercice, en France, des activités autres que celles prévues à l’article 202-1 du
décret no 91-1197 du 27 novembre 1991, les avocats ressortissants des États membres de
l’Union européenne, des autres États parties à l’accord sur l’Espace économique européen ou de
la Confédération suisse établis à titre permanent dans l’un de ces États membres ou parties autre
que la France ou en Confédération suisse demeurent soumis aux conditions d’exercice et aux
règles professionnelles applicables à leur profession dans l’État dans lequel ils sont établis.
Ils sont également tenus au respect des règles qui s’imposent, pour l’exercice de ces activités, aux
avocats inscrits à un barreau français, notamment celles concernant l’incompatibilité entre
l’exercice, en France, des activités d’avocat et celui d’autres activités, le secret professionnel, les
rapports confraternels, l’interdiction d’assistance par un même avocat de parties ayant des
intérêts opposés et la publicité. Ces règles ne leur sont applicables que si elles peuvent être
148 / 406
observées alors qu’ils ne disposent pas d’un établissement en France et dans la mesure où leur
observation se justifie objectivement pour assurer, en France, l’exercice correct des activités
d’avocat, la dignité de la profession et le respect des incompatibilités.
P. 72.11.2. En cas de manquement par les avocats ressortissants des États membres de l’Union
européenne, des autres États parties à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la
Confédération suisse établis à titre permanent dans l’un de ces États membres ou parties autre
que la France ou en Confédération suisse aux dispositions du décret no 91-1197 du 27 novembre
1991, ceux-ci sont soumis aux dispositions des articles 180 et suivants relatifs à la discipline des
avocats inscrits à un barreau français. Toutefois, pour l’application de l’article 184, les peines
disciplinaires de l’interdiction temporaire et de la radiation du tableau sont remplacées par la peine
de l’interdiction provisoire ou définitive d’exercer, en France, des activités professionnelles.
L’autorité disciplinaire française peut demander à l’autorité compétente de l’État d’origine
communication des renseignements professionnels concernant les avocats intéressés. Elle
informe cette dernière autorité de toute décision prise. Ces communications ne portent pas atteinte
au caractère confidentiel des renseignements fournis.
P.72.12. Le cas des avocats ressortissants d’un État membre de l’Union européenne,
d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la
Confédération suisse ayant acquis leur qualification dans l’un de ces États membres
ou parties autres que la France ou en Confédération suisse, qui exercent en France
leur activité professionnelle à titre permanent sous leur titre professionnel d’origine
par application des dispositions du titre IV de la loi no 71-1130 du 31 décembre 1971.
Titre de l'article modifié en séance du Conseil du 10 janvier 2023, site du Barreau le 17/01/2023)
P. 72.12.2. Lorsque la poursuite disciplinaire est engagée sur le fondement de l’article 25 de la loi
no 71-1130 du 31 décembre 1971, le délai prévu au deuxième alinéa dudit article est augmenté
d’un mois.
149 / 406
portées à la connaissance de l’autorité compétente.
La juridiction disciplinaire est saisie dans un délai qui ne peut être inférieur à un mois à compter de
l’accomplissement de cette formalité.
Postérieurement à la saisine de la juridiction disciplinaire, l’autorité compétente peut présenter à
tout moment ses observations écrites.
P.72.13. Le cas des avocats inscrits dans un barreau d’un État non-membre de l’Union
européenne en vue d’exercer l’activité de consultation juridique et de rédaction d’actes
sous seing privé pour autrui à titre temporaire et occasionnel.
P. 72.13.1. L’avocat inscrit dans un barreau d’un État non-membre de l’Union européenne en vue
d’exercer l’activité de consultation juridique et de rédaction d’actes sous seing privé pour autrui à
titre temporaire et occasionnel reste soumis aux conditions d’exercice et aux règles
professionnelles applicables à la profession d’avocat dans l’État d’origine.
Il est aussi tenu au respect des règles qui s’imposent aux avocats inscrits à un barreau français,
sous réserve des dispositions du présent titre, notamment celles concernant l’incompatibilité entre
l’exercice, en France, de la profession d’avocat et celui d’autres activités, le secret professionnel,
les rapports confraternels, la discipline et la publicité. Ces règles ne lui sont applicables que si
elles peuvent être observées alors qu’il ne dispose pas d’un établissement en France et dans la
mesure où leur observation se justifie objectivement pour assurer, en France, l’exercice correct
des activités de consultation juridique et de rédaction d’actes sous seing privé pour autrui et le
respect des incompatibilités.
P.[Link]. La mesure de suspension provisoire des fonctions est une mesure de sûreté
conservatoire dont le prononcé n’implique pas qu’il soit pris parti sur l’imputabilité d’une
quelconque faute pénale ou disciplinaire de l’avocat.
Ayant pour objet de préserver le cadre déontologique rigoureux de la profession d’avocat et de
garantir sa crédibilité, elle poursuit un motif d’intérêt général.
150 / 406
P.[Link]. Le prononcé de cette mesure peut intervenir à tout moment au cours d’une procédure
pénale ou disciplinaire, tant qu’une décision définitive n’est pas intervenue au titre de la procédure
principale, disciplinaire ou pénale.
La suspension provisoire cesse de plein droit dès que les actions pénale et disciplinaire sont
éteintes.
P.[Link]. La mesure de suspension provisoire ne peut être prononcée sans que l’avocat mis en
cause ait été entendu ou appelé au moins huit jours à l’avance.
L’avocat est convoqué dans les conditions fixées pour la procédure disciplinaire au fond.
L’audience se déroule dans les conditions fixées pour la procédure disciplinaire au fond.
P.[Link]. Si, dans le mois d’une demande de suspension provisoire, le conseil de l’ordre n’a
pas statué, la demande est réputée rejetée et, selon le cas, le procureur général ou le bâtonnier
peut saisir la cour d’appel.
P.[Link]. Toute décision prise en matière de suspension provisoire est notifiée dans les
conditions fixées pour la procédure disciplinaire au fond.
P.[Link]. En vertu des dispositions de l’article 138, alinéa 2, 12°, du code de procédure
pénale, lorsqu’un avocat fait l’objet d’une poursuite pénale pour une infraction commise dans
l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de son activité professionnelle et lorsqu’il est à redouter
qu’une nouvelle infraction soit commise, le juge d’instruction ou le juge des libertés et de la
détention, s’il souhaite, au titre du contrôle judiciaire, que l’avocat mis en examen soit
provisoirement suspendu d’exercice, saisit par ordonnance le conseil de l’ordre, qui a seul le
pouvoir de prononcer cette mesure à charge d’appel.
151 / 406
Dans cette hypothèse, le conseil de l’ordre statue dans les quinze jours à compter de la notification
de l’ordonnance de saisine du conseil de l’ordre.
Le conseil de l’ordre, saisi par le juge d’instruction, a, seul, le pouvoir de prononcer à l’encontre
d’un avocat qui fait l’objet d’un placement sous contrôle judiciaire, une mesure de suspension
provisoire de l’exercice de sa profession ainsi que d’y mettre fin.
P.[Link]. L’avocat qui fait l’objet d’une décision en matière de suspension provisoire, le
procureur général et le bâtonnier dont relève l’avocat concerné peuvent former un recours contre
la décision.
P.[Link]. La décision suspendant provisoirement de ses fonctions l’avocat qui fait l’objet d’une
poursuite pénale ou disciplinaire est exécutoire nonobstant appel.
P.[Link]. La notification rappelle que le délai du recours est d’un mois et que le recours devant
la cour d’appel est formé par lettre recommandée avec demande d’avis de réception adressée au
greffe de la cour d’appel ou remis contre récépissé au directeur de greffe.
Les dispositions des articles P.72-1-5, P-72-1-6, P.72-1-7, P.72-3, P.72-6, P.72-7, P.72-8, P72-9
et P.72-14 nouveaux s’appliquent aux procédures disciplinaires engagées postérieurement au 1ier
juillet 2022 et aux réclamations reçues postérieurement au 1ier juillet 2022.
En dehors de ces cas, les anciennes dispositions des articles P.72 s’appliquent.
152 / 406
ARTICLE P.73.1 et suivants
P.73.1 Omission et mise en congé
Le Conseil de l'Ordre, soit d'office, soit à la demande du procureur général, soit à la demande de
l'intéressé, prononce l'omission par arrêté, dans les conditions prévues aux articles 104 à 108 du
décret du 27 novembre 1991.
Conformément à l'article 108 du décret du 27 novembre 1991, la décision d'omission constitue
une mesure administrative qui est prise dans les mêmes formes et donne lieu aux mêmes recours
qu'en matière d'inscription.
L'avocat visé par cette mesure est tenu de fournir, au Bâtonnier ou à son délégué, puis au Conseil
de l'Ordre, toutes les informations et justifications qu'implique la décision à prendre.
153 / 406
en fonction des justificatifs et des arguments qui lui sont soumis, décider d’une exemption totale
ou partielle des contributions dues à l’ordre à la condition de constater que l’avocat concerné a été
diligent et de bonne foi, ou accorder de nouveaux délais à la condition qu’il y ait des éléments
nouveaux qui expliquent que les engagements précédents de l’avocat n’ont pas été respectés ou
le cas échéant décider d’organiser toutes mesures de soutien de l'avocat concerné par l’un des
services de l’ordre ou des délégués du bâtonnier habilités à cet effet.
L’avocat ou son conseil, s’ils se présentent, sont entendus dans leurs explications.
154 / 406
L’avocat omis n’est plus débiteur, pendant la durée de son omission, des cotisations dont il est
redevable dans le cadre de son exercice professionnel.
Mais il reste tenu de régler sa cotisation à la CNBF et les primes d’assurance payées pour son
compte par l’Ordre pour l’année civile en cours et exigibles au jour où la décision d’omission est
devenue exécutoire.
Privé des droits attachés à sa qualité d’avocat, pendant le temps de son omission, il n’en a pas
moins le bénéfice des prestations qui lui étaient acquises au moment où celle-ci est devenue
définitive.
L’avocat omis, membre d’une société civile professionnelle, conserve pendant le temps de son
omission sa qualité d’associé avec tous les droits et obligations qui en découlent, à l’exclusion de
sa vocation aux bénéfices professionnels.
L’avocat omis conserve un lien avec le Barreau mais cesse d’être placé sous le contrôle et
l’autorité de l’Ordre, sauf pour les faits antérieurs à l’arrêté d’omission.
Il peut, pendant la durée de l’omission, adresser sa démission au bâtonnier.
Dans tous les cas d’omission ou de mise en congé, le bâtonnier désigne un ou plusieurs
suppléants de l’avocat omis ou mis en congé, conformément aux dispositions de l’article P.73.5.
Pour assurer l’information des tiers, la décision d’omission fait l’objet d’une publication au Bulletin
du Barreau de Paris et d’une mention sur une liste tenue au secrétariat de l’Ordre à la disposition
des avocats et des tiers.
En cas d’omission d’office, les mesures de publicité précisées à l’alinéa précédent sont effectuées
dès que la décision d’omission est devenue définitive, à l’expiration des voies de recours prévues
par la loi.
En cas d’omission volontaire ou pour convenance personnelle, les mesures de publicité sont
effectuées dès que la décision d’omission est prise par le conseil de l’Ordre.
Article modifié en séance du Conseil de l'Ordre du 10 mars 2009 (Bull. Barreau de Paris, 13
mars 2009, n° 9). Le Conseil de l'Ordre prononce l'omission pour une durée indéterminée.
A la demande de l'intéressé ou du procureur général, le Conseil de l'Ordre constate que la cause
de l'omission a disparu et prononce la réinscription de l'intéressé au tableau.
Dans le cas prévu à l'article 105-2 paragraphe du décret du 27 novembre 1991, le Conseil de
l'Ordre ne rapporte la mesure d'omission et ne prononce la réinscription au tableau que lorsque
l'intéressé s'est acquitté de sa contribution aux charges de l'Ordre, de ses cotisations à la CNBF et
au CNB.
Lorsque la réinscription au tableau intervient plus de cinq années après le prononcé de l'omission,
elle donne lieu au paiement des droits exigés pour la première inscription, sauf décision contraire
et motivée du Conseil de l'Ordre.
Aucun refus de réinscription ne peut être prononcé par le Conseil de l'Ordre sans que l'intéressé
ait été entendu ou appelé à l'être sous délai de quinzaine par lettre recommandée avec demande
d'avis de réception.
155 / 406
Le Bâtonnier peut à tout moment désigner tel avocat, en activité ou honoraire, de son choix,
présentant les qualifications, les capacités et les garanties qu'implique la mission qui lui est
confiée, à l'effet de vérifier la situation d'un avocat qui révélerait des défaillances répétées dans
l'exercice professionnel.
Après avoir entendu l'intéressé et réuni toutes les informations utiles, l'avocat chargé de l'enquête
rend compte de sa mission dans un rapport remis au Bâtonnier et sur lequel celui-ci peut prendre
toutes mesures appropriées.
Le Bâtonnier peut également prescrire une assistance technique de gestion pour laquelle il peut
désigner toute personne de son choix, avocat en activité ou honoraire.
La charge financière de ces interventions est supportée par l'avocat concerné selon les modalités
fixées par le Bâtonnier, à défaut de convention particulière soumise à son approbation.
P.73.5 Suppléance
(D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 170 à 172) Lorsque l'avocat est, soit omis, soit empêché pour
cause de force majeure d'exercer ses fonctions, il est remplacé provisoirement par un ou plusieurs
suppléants qu'il choisit parmi les avocats inscrits au tableau, après en avoir avisé le Bâtonnier qui
peut décider d'un autre choix.
Lorsque l'avocat omis ou empêché est dans l'impossibilité d'exercer son choix ou ne l'exerce pas,
le ou les suppléants sont désignés par le Bâtonnier.
Le suppléant fait face aux charges, mais seulement dans la limite des forces contributives du
cabinet du suppléé.
L'étendue de sa mission et le montant de sa rémunération sont, à défaut de convention entre le
suppléant et le suppléé, fixés par le Bâtonnier.
Il est, en outre, perçu par l'Ordre des avocats, à l'occasion de chaque suppléance, une cotisation
spéciale prélevée sur les recettes du cabinet suppléé. Le montant de cette cotisation est
déterminé par le Conseil de l'Ordre.
La durée de la suppléance est fixée par le Bâtonnier dans les conditions prévues par l'article 171
du décret du 27 novembre 1991.
Il est mis fin à la suppléance par le Bâtonnier soit d'office, soit à la requête du suppléé, du
suppléant ou du procureur général.
Au terme de la suppléance, le Bâtonnier peut prendre l'une des mesures prévues aux articles
P.73.6 et P.73.7.
(D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 173) Il y a lieu à administration provisoire en cas de décès, de
mésentente entre les associés, de décision exécutoire, de suspension provisoire, d'interdiction
temporaire ou de radiation, également en cas de suppléance se prolongeant au-delà de la durée
prévue à l'article P.73.5 alinéa 6.
La décision de mise sous administration provisoire peut être rendue publique par tous moyens
définis par l'autorité qui l'a prise, ou par le Bâtonnier.
Le ou les administrateurs provisoires remplacent l'avocat administré dans toutes ses fonctions,
156 / 406
assurent la gestion de son cabinet, le substituent dans toute décision en relation avec l'exercice
professionnel et, à cet effet, peuvent notamment résilier le bail des locaux professionnels, licencier
le personnel, mettre fin aux contrats de collaboration et de travail, et à tout contrat dont la
poursuite est incompatible avec une gestion normale du cabinet et la situation de l'administré.
L'administrateur perçoit à son profit les recettes de l'avocat administré et paie les charges, sans
être personnellement tenu au-delà des sommes perçues.
L'administrateur œuvre et tient la comptabilité de ses opérations d'administration et en rend
compte au Bâtonnier. Il peut, sous le contrôle du Bâtonnier et si l'exploitation du cabinet administré
n'est pas bénéficiaire, prélever sa propre rémunération sur les recettes.
Il est, en outre, perçu par l'Ordre des avocats, à l'occasion de chaque administration provisoire,
une cotisation spéciale prélevée sur les recettes et sur les bénéfices éventuels du cabinet
administré et dont le montant est déterminé par le Conseil de l'Ordre.
Chaque fois que l'intérêt des clients et la situation de l'administré l'imposent, l'administrateur peut,
trente jours après avoir mis en demeure l'avocat administré ou ses ayants droit éventuels de
présenter sa clientèle, inviter les clients de l'avocat administré à changer d'avocat, ce dernier ne
pouvant être, sauf autorisation du Bâtonnier, l'administrateur.
L'administration provisoire cesse de plein droit dès que la suspension provisoire ou l'interdiction
provisoire a pris fin.
Dans tous les autres cas, il est mis fin à l'administration provisoire par décision du Bâtonnier, cette
mesure aurait-elle été ordonnée par le Conseil de l'Ordre ou une formation disciplinaire.
157 / 406
dossiers et de veiller au respect du secret professionnel.
Les suppléants, administrateurs ou liquidateurs sont par ailleurs eux-mêmes tenus au secret
professionnel.
Les frais et honoraires de l’administrateur judiciaire et le cas échéant de l’expert ainsi désigné
seront prélevés sur les éléments d'actif du débiteur.
Les décisions prises en vertu des dispositions qui précèdent peuvent donner lieu à toute mesure
d'information et de publicité que le Bâtonnier juge appropriée.
Les nominations de suppléant, administrateur et liquidateur sont publiées au Bulletin du barreau et
sont portées sur un registre qui peut être consulté à l'Ordre.
Le suppléant (administrateur ou liquidateur) ne peut en aucun cas devenir l'avocat d'un client du
suppléé (administré ou liquidé) sans y être autorisé par le Bâtonnier.
Les dispositions du présent article sont sous réserve des dispositions de la loi SCP et du décret
SCP et de la loi n° 85-98 du 25 janvier 1985 modifiée et codifiée.
Alinéa 2 modifié en séance du Conseil de l'Ordre du 26 février 2008 (Bull. Barreau de Paris, 4
mars 2008, n° 9). Si l'avocat temporairement empêché d'exercer ses fonctions pour l'une des
causes prévues aux articles 104 et suivants du décret relatif à l'omission du tableau, et 111 et
suivants du décret du 27 novembre 1991 sur les incompatibilités, est associé d'une structure
d'exercice, sa suppléance est assurée par ses associés, sauf autre décision du Bâtonnier.
Si tous les associés d'une même structure d'exercice sont simultanément empêchés d'exercer
leurs fonctions, les suppléants sont désignés comme il est dit à l'article P.73.5.
Dans le cas d'interdiction de la structure d'exercice et de tous ses associés, le Conseil de l'Ordre
ou la formation disciplinaire ou, à défaut, le Bâtonnier désigne un ou plusieurs administrateurs
pour assurer la gestion de la structure d'exercice.
Dans le cas de suspension de la structure d'exercice mais non de tous les associés, les associés
non suspendus peuvent être chargés de cette gestion.
Dans le cas de suspension de tous les associés, le Bâtonnier désigne un ou plusieurs avocats
pour assurer leur suppléance.
Alinéa modifié en séance du Conseil du 19 janvier 2021 ( site du barreau du 26 janvier 2021) En
cas de suspension d’un ou plusieurs associés, mais non de tous les associés, il n’est pas désigné
de suppléant.
Sauf le cas de nullité et dissolution par suite de la radiation de la structure d'exercice, le liquidateur
est désigné conformément aux statuts.
A défaut, il est nommé, soit après avis du Bâtonnier par décision judiciaire qui prononce la nullité
ou la dissolution de la structure d'exercice, soit par délibération des associés qui constatent ou
décident cette dissolution.
Le liquidateur est choisi parmi les avocats ou parmi les associés eux-mêmes, à moins qu'ils aient
été radiés ou qu'ils fassent l'objet d'une suspension ou d'une interdiction temporaire.
La décision judiciaire prise après avis du Bâtonnier, ou celle de l'assemblée des associés ou du
Bâtonnier qui nomme le liquidateur fixe sa rémunération.
Celle-ci peut être constituée par une quote-part des ressources de la structure d'exercice.
158 / 406
P.73.9 Cessations d'activités
(Article modifié en séance du conseil du 9 juillet 2013, Bulletin du Barreau du 16/07/2013
n°24/2013)
Un avocat cessant l’exercice de sa profession peut demander à l’un de ses confrères de prendre
en charge tout ou partie de ses dossiers, sous réserve de l’accord des clients.
L’avocat successeur peut indemniser son prédécesseur ou ses ayants-droit.
(Alinéa modifié en séance du conseil du 19 janvier 2021, Site du Barreau du 26 janvier
2021)Préalablement à sa signature, tout accord de cette nature doit être porté à la connaissance
du bâtonnier qui veille à ce qu’il demeure dans le cadre des règles de confraternité et de
délicatesse qui s’imposent à tout avocat et fait référence à la juridiction du bâtonnier ou prévoit
une convention d’arbitrage désignant le centre de règlement des litiges professionnels en cas de
difficulté.
La démission, le décès ou la radiation d’un avocat membre d’une société civile professionnelle
entraîne cession et transmission de ses parts sociales conformément aux articles 24 à 34 et 54 du
décret SCP.
La décision d'omission prend effet à la date à laquelle la demande est reçue par le Conseil de
l'Ordre.
Toutefois, le Conseil de l'Ordre peut, sur demande de l'intéressé, si sa situation le justifie et si sa
cessation d'activité est établie, décider qu'elle prendra effet à la date de l'évènement qui l'a
motivée.
Lorsque la demande est fondée sur la cessation du contrat de travail d'un avocat salarié, elle doit
être formée dans les trois mois de la fin du contrat de travail.
159 / 406
répondre de tout manquement aux principes essentiels.
(Article modifié en séance du conseil du 19 janvier 2021, site du Barreau du 26 janvier 2021)En
raison de leur spécificité, certaines procédures doivent être soumises au visa du Bâtonnier:
– celles visées à l'article P.12.0.3
et, en outre:
– les requêtes et dispositifs de partage, d'homologation et de liquidation;
– les requêtes afin d'adoption;
– les requêtes en légitimation et en rectification d'état civil;
– les requêtes en changement de régime matrimonial;
– les requêtes aux fins de nomination d'un curateur à succession vacante;
– les requêtes aux fins de rectification d'état civil;
– les requêtes aux fins de changement de prénom;
– les requêtes relatives aux locations gérances;
– plus généralement, les requêtes en chambre du conseil.
1. Visa. Portée. La procédure de visa constitue une simple obligation d’information et ne saurait
valoir ni approbation préalable de l’acte par le Bâtonnier, ni validation d’une situation
déontologique donnée (avis no 342007, 27 juill. 2021).
(D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 229 à 235) L'avocat peut procéder aux règlements pécuniaires
liés à son activité professionnelle, sans préjudice des dispositions de l'article 6.3.
(Alinéa modifié en séance du conseil du 19 janvier 2021, site du barreau du 26 janvier
2021)Constituent un règlement pécuniaire tout versement de fonds et toute remise d'effets ou de
valeurs à un avocat dans le cadre de son activité professionnelle, à l'exclusion des versements
effectués à titre de paiement d'honoraires et émoluments, de remboursement de frais, droits et
160 / 406
débours et de provision sur honoraires, émoluments, frais, droits et débours.
Aucun chèque ou effet établi à l'ordre d'un avocat en vue de procéder à un règlement pécuniaire
ne peut être transmis par endossement, si ce n'est pour encaissement.
L'avocat ne peut retirer, directement ou indirectement, aucun profit personnel des fonds qui lui
sont confiés.
Les règlements pécuniaires doivent être effectués par chèques ou virements bancaires ou postaux
dès lors qu'ils excèdent la somme de 150 euros.
Dans le cas contraire, ils peuvent être effectués en espèces contre quittance.
Tout versement de fonds ou remise d'effets et valeurs donne lieu à la délivrance ou à l'envoi d'un
accusé de réception, s'il n'en a pas été donné quittance.
P.75.2 CARPA
(Article modifié en séance du conseil du 7 juillet 2020, Site du Barreau du 17 juillet 2020). Les
règlements pécuniaires ne peuvent être effectués que par l'intermédiaire de la CARPA.
L'avocat doit déposer sans délai à la CARPA les fonds, effets ou valeurs reçus par lui en vue de
procéder à un règlement pécuniaire.
Les opérations effectuées par chaque avocat sont retracées au compte CARPA du Bâtonnier,
dans un sous compte individuel ouvert au nom de l'avocat ou au nom de la structure d'exercice à
laquelle il appartient.
Les règles applicables au fonctionnement du sous compte individuel sont établies par le règlement
intérieur de la CARPA auquel l'avocat est tenu de se conformer.
Le Règlement intérieur de la CARPA est reproduit en en annexe du présent Règlement.
Les honoraires ne peuvent être prélevés du sous-compte CARPA qu'avec l'accord préalable et
écrit du client.
L'avocat ne peut disposer des fonds revenant à un mineur que sous le contrôle du juge des tutelles
et un compte spécial doit être ouvert à cet effet à la CARPA.
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 17-9; D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 231 à 235) L'avocat
doit tenir une comptabilité de ses opérations professionnelles, en distinguant celles se rapportant à
la gestion de son cabinet et celles effectuées pour le compte de ses clients.
La comptabilité des opérations relatives à la gestion du cabinet est tenue conformément aux
règles légales.
Les opérations qui sont relatives au paiement de frais, droits et débours acquittés pour le compte
des clients font l'objet d'une comptabilisation distincte.
161 / 406
Avant tout règlement définitif, l'avocat remet à son client un compte détaillé des opérations
effectuées et des sommes dues. Le compte doit faire ressortir distinctement les frais, droits et
débours, les émoluments tarifés et les honoraires. Il doit faire mention des sommes reçues à titre
de provision.
La comptabilité des opérations ayant le caractère de règlements pécuniaires sont retracées dans
des documents comptables spécifiques, conformément aux prescriptions du règlement intérieur
de la CARPA.
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 27 et 53 (9); D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 210 à 225)
L'avocat ne peut recevoir de fonds, effets ou valeurs pour un montant supérieur à celui de la
garantie souscrite par l'Ordre pour le compte de qui il appartiendra, en vertu des dispositions de
l'article 27 de la loi, sauf à justifier d'une garantie financière complémentaire suffisante.
Cette garantie, qui résulte obligatoirement d'un engagement de caution pris par une banque, un
établissement de crédit, une entreprise d'assurances ou une société de caution mutuelle, doit être
souscrite préalablement à la réception des fonds, effets ou valeurs.
L'avocat doit communiquer sans délai au secrétariat de l'Ordre et à la CARPA les nom, qualité et
adresse du garant ainsi que le montant, la durée et la date d'effet de la garantie accordée; il doit lui
remettre en outre une copie de l'engagement de caution et un exemplaire de l'attestation délivrée
en application de l'article 217 du décret du 27 novembre 1991.
Il est tenu d'informer sans délai le secrétariat de l'Ordre et la CARPA de toute modification
apportée à la durée ou au montant de l'engagement de caution.
(L. n° 71-1130, 31 déc. 1971, art. 17-9; D. n° 91-1197, 27 nov. 1991, art. 217) (Article modifié
en séance du conseil du 26 juin 2018, Site du Barreau du 03/07/2018) L’avocat est tenu de
présenter sa comptabilité à toute demande du bâtonnier.
La comptabilité des opérations effectuées pour le compte des clients et les documents comptables
se rapportant aux règlements pécuniaires font l’objet de vérifications de la part de l’Ordre et de la
CARPA.
Lorsqu'une vérification concerne un avocat exerçant en qualité d'associé d'une structure
d'exercice qui n'a pas la personnalité morale, elle s'étend automatiquement à la structure
d'exercice dont il est associé ainsi que le cas échéant à tous les autres associés de celle-ci.
L’avocat doit satisfaire aux demandes qui lui sont faites dans le cadre de ces vérifications et
communiquer au représentant du bâtonnier les pièces comptables et les documents justificatifs se
rapportant aux opérations effectuées.
L’adhésion par l’avocat à une association agréée emporte de plein droit l’autorisation pour
l’association ou pour tout organisme chargé de traiter la comptabilité de l’avocat, de fournir au
bâtonnier toutes les informations nécessaires à l’exercice de son contrôle..
162 / 406
P.75.6 Séquestres confiés au Bâtonnier
163 / 406
TROISIEME PARTIE : Annexes au
Règlement intérieur du Barreau de
Paris
TITRE I : Organisation ordinale et professionnelle
La présente annexe a été établie pour valoir règlement électoral, en complément de l’article P 65
du règlement intérieur du barreau de Paris, conformément à l’article 5 du décret n°91-1197 du 27
novembre 1991, qui dispose que le règlement intérieur fixe les modalités de l’élection.
ARTICLE 1 : Généralités
164 / 406
Ne sont éligibles au conseil de l’ordre que les avocats inscrits au tableau qui sont à jour de leurs
obligations financières professionnelles. Le rang au tableau est décompté à partir de la date de
prestation de serment.
Ne peuvent être élus aux fonctions de bâtonnier, de vice-bâtonnier, ou de membre du conseil de
l’ordre que les avocats répondant aux conditions prévues à l’article 9 du décret du 27 novembre
1991.
Les bâtonnier et vice-bâtonnier sortants sont éligibles en qualité de membre du conseil de l’ordre
pour un maximum de deux mandats successifs.
Le vote se déroule aux jour et heure, et, le cas échéant, lieu, fixés par le conseil de l’ordre.
Le vote est exclusivement exprimé par correspondance électronique pour les élections générales
qui désignent le bâtonnier, et, le cas échéant, le vice-bâtonnier, et pour les élections qui
renouvellent par tiers le conseil de l’ordre.
En cas d’élection partielle, c’est-à-dire pour procéder en cours d’année au remplacement d’un élu
dont le poste est devenu vacant, le conseil de l’ordre peut décider, au cours de la séance au cours
de laquelle il en fixe la date, que le scrutin sera un scrutin électronique ou qu’il sera un scrutin sur
bulletin papier, alternativement ou cumulativement.
L’avocat désirant faire acte de candidature aux fonctions de membre du conseil ou de bâtonnier et
remplissant les conditions requises en informe le bâtonnier par lettre adressée au plus tard huit
semaines avant l’ouverture du scrutin et contenant l’indication de sa date de prestation de
serment.
La liste des candidats à l’élection au conseil de l’ordre est dressée et portée sur un registre
spécial, que chacun des candidats pourra signer s’il le souhaite, ouvert à cet effet par le secrétaire
général de l’ordre, s’il en existe un, ou par un membre du conseil de l’ordre ayant reçu délégation
du bâtonnier à cet effet.
A l’occasion de la signature du registre, chaque candidat se voit proposer de signer une charte de
bonne conduite.
La liste des candidats est clôturée par le bâtonnier huit semaines au plus tard avant l’ouverture du
scrutin.
Après la clôture du registre spécial, les noms et dates de prestation de serment des avocats
figurant sur la liste dressée et clôturée comme il est dit ci-dessus sont publiés et diffusés par les
moyens informatiques appropriés, notamment dans le bulletin du barreau. Ils donnent lieu au
moins à un affichage à l’entrée des locaux affectés au conseil de l’ordre.
Un numéro du bulletin du barreau, spécialement dédié aux déclarations des candidats, regroupe
toutes les professions de foi illustrées par la photographie des candidats. Les professions de foi
sont présentées sous une forme identique pour tous les candidats.
Les candidats qui souhaitent voir publier leur profession de foi dans ce numéro du bulletin du
barreau doivent en faire parvenir le texte au plus tard trois semaines avant l’ouverture du scrutin.
Les contraintes de présentation (nombre de caractères, photographie, etc.) leur sont
165 / 406
préalablement communiquées par le membre du conseil de l’ordre délégué aux élections.
Les professions de foi sont envoyées à une adresse électronique dédiée.
Antérieurement à la date du premier tour de scrutin, les candidats au bâtonnat et au vice-bâtonnat
peuvent faire connaître publiquement leur projet de répartition entre eux des différentes missions
leur incombant.
Le bulletin spécial est diffusé par les services des vestiaires aux toques des avocats ou sur les
présentoirs.
Ce bulletin spécial est aussi publié en format numérique sur le site de l’ordre et adressé par
courrier électronique à chacun des avocats composant le corps électoral.
L’affichage aux palais de justice, dans les locaux de l’Ordre et à l’EFB est exclusivement permis
sur les panneaux réservés à cet effet.
L’avocat, ou le binôme d’avocats qui, après avoir fait acte de candidature selon la procédure
décrite à la présente annexe, décide de retirer sa candidature au premier tour de scrutin, doit en
informer le bâtonnier par lettre enregistrée auprès du membre du conseil de l’ordre, délégué aux
élections ou auprès du secrétaire général de l’ordre, au plus tard 24 heures avant l’ouverture du
scrutin du premier tour. Aucun retrait de candidature ne sera possible passé ce délai.
Les candidats au premier tour de scrutin sont de plein droit candidats au second tour sauf s’ils
retirent leur candidature selon la procédure ci-après.
L’avocat ou le binôme d’avocats qui, ayant concouru au premier tour de scrutin, décide de ne pas
figurer au second tour doit en informer le bâtonnier par lettre enregistrée auprès du membre du
conseil de l’ordre délégué aux élections ou auprès du secrétaire général de l’ordre, au plus tard dix
heures avant l’ouverture du scrutin du second tour. Aucun retrait de candidature ne sera possible
passé ce délai.
Les services de l'ordre mettent à la disposition de chaque candidat qui en fait la demande au
bâtonnier, un fichier électronique individualisé contenant la liste des avocats électeurs au scrutin et
toutes les informations nécessaires pour les joindre par courrier électronique, par téléphone fixe ou
par télécopie, à leurs numéros et adresses professionnels tels que déclarés aux services de
l’ordre.
Ce fichier ne doit être utilisé par le candidat que pour adresser, à ses frais et sous sa
responsabilité, sa propagande électorale aux avocats électeurs qui ne s'y opposent pas.
Ce fichier, qui doit être utilisé conformément à la loi Informatique, fichiers et libertés, ne peut faire
l'objet d'aucune cession, location ou mise à disposition à quiconque, que ce soit à titre onéreux ou
gratuit, à l’exception de toute personne ou tout prestataire intervenant dans l'intérêt du candidat,
dans les conditions visées ci-dessous.
Ce fichier est doté de mécanismes ou de systèmes permettant de tracer les envois de courriers
électroniques fait à partir de la liste électorale et permettant de limiter la durée de vie de cette liste
électorale ou du fichier contenant la liste, de telle sorte que les adresses électroniques des
électeurs ne peuvent plus être utilisées après la campagne.
166 / 406
Chaque courrier électronique adressé par le candidat doit comporter les mentions « informatique
et libertés » (identité de l'expéditeur, origine des données et un lien effectif et pratique pour se
désabonner (opt-out). Afin de rendre effectif le désabonnement, le candidat procède à ses envois
à partir d’une adresse unique pendant toute la campagne.
Si le candidat fait appel à un prestataire pour assurer le routage de sa propagande électorale, il
s'engage à obtenir de ce prestataire avant toute remise du fichier électronique visé ci-dessus un
engagement identique et irrévocable de respecter les obligations prévues au présent article et
notamment que ce fichier ne soit pas utilisé à d'autres fins et que les données soient effacées dans
les 48 heures suivant le scrutin. Cet engagement est communiqué au bâtonnier préalablement à
tout routage par le prestataire retenu par le candidat.
Les services de l’ordre diffusent électroniquement à l’ensemble du corps électoral, durant les huit
jours précédant la date du premier tour du scrutin et de façon exclusive à tout autre envoi, les
professions de foi des candidats, ces envois étant faits aux frais de l’ordre. Le bâtonnier définit le
rythme d’envoi des messages, qui peut être différent pour les candidats au bâtonnat et au conseil
de l’ordre. Ce rythme devra être équitable entre les candidats à chaque élection.
Aucun message sous forme papier, ou électronique ou sous toute autre forme, ni aucune
publication sur les réseaux sociaux, ne peut être envoyé par le candidat directement ou
indirectement à l’ensemble du corps électoral après 12 heures, la veille du jour du premier tour de
scrutin et jusqu’à l’annonce des résultats par le bâtonnier.
À l’occasion du second tour, un tel envoi est également interdit après sept heures du matin, le jour
du vote et jusqu’à l’annonce des résultats par le bâtonnier.
La distribution de tracts par les candidats et leurs soutiens, au sein des palais de justice, est
interdite en toutes circonstances sauf dans les vestiaires de l’ordre.
Une fois la liste des candidats arrêtée, pendant la période électorale, le candidat peut adresser
cinq courriers électroniques collectifs par l’intermédiaire des services de l’ordre.
Ces courriers électroniques collectifs se définissent comme des courriers de propagande destinés
à plus de 99 avocats destinataires.
Ces courriers électroniques collectifs sont au préalable transmis au service de communication de
l’ordre, qui se chargera de les distribuer dans un délai de 24 heures à compter de leur réception,
pour autant que la période de diffusion de propagande électorale soit encore ouverte.
Pendant cette période dite électorale, le candidat s’interdit tout autre courrier électronique collectif
mais reste libre de courriers électroniques individuels et personnalisés.
En cas de publication d’un soutien ou de listes de soutiens, qui ne peuvent émaner que d’avocats
en activité ou honoraires du barreau de Paris, de syndicats d’avocats ou d’associations
professionnelles d’avocats, le candidat au scrutin qui s’en prévaut devra être en mesure de
justifier de l’accord préalable et écrit des confrères ou des associations concernées en vue de
figurer sur ladite liste. Le bâtonnier exerce un contrôle de ces listes et s’assure, le cas échéant, du
respect du droit d’accès, de rectification et d’effacement des avocats ou des associations cités.
Les listes de soutien ne doivent arborer aucun logo officiel, logo d’association professionnelle
(autres que des associations et syndicats professionnels d’avocats de Paris), d’université, de
grande école ou de toute entreprise commerciale.
Afin de garantir le devoir de réserve des collaborateurs (salariés et libéraux) de l’ordre, de la
CARPA ou de l’EFB, les candidats doivent s’abstenir de solliciter leur soutien public et s’interdire
d’utiliser tout ou partie de leur temps ou des moyens de leurs services.
À leur demande, les candidats peuvent avoir accès aux listes électorales émargées après chaque
tour de scrutin dans le strict cadre de la seule campagne électorale et en conformité avec les
167 / 406
dispositions de la loi Informatique, fichiers et libertés modifiée.
Tout débat radiophonique ou télévisé entre les candidats finalistes au bâtonnat, et le cas échéant
au vice-bâtonnat, entre le premier et le second tour, est organisé à l’initiative exclusive du
bâtonnier et sous son contrôle.
Les messages transmis par les candidats et leurs soutiens doivent respecter les principes
essentiels de la profession.
Entre la clôture du registre des inscriptions et la date des élections, le bâtonnier organise
l’enregistrement d’une déclaration de présentation qui est ensuite diffusée sur le site du barreau
de Paris ou par tout moyen électronique.
Cette déclaration est limitée à 5 minutes pour les candidats au bâtonnat et à 2 minutes pour les
candidats au conseil de l’ordre.
Un studio d’enregistrement est installé dans la salle haute de la bibliothèque de l’ordre, ou, en cas
d’empêchement, dans un lieu désigné par le bâtonnier ou son délégué.
Les candidats au bâtonnat bénéficient de 3 prises de 5 minutes et les candidats au conseil, de 2
prises de 2 minutes, pour chaque binôme.
Les candidats au bâtonnat bénéficient d’une plage horaire d’enregistrement d’une heure
comprenant l’exposé succinct des directives du réalisateur, l’installation des microphones et les 3
prises de 5 minutes.
Les candidats au conseil bénéficient d’une plage horaire d’enregistrement de 30 minutes,
comprenant l’exposé succinct des directives du réalisateur, l’installation des microphones et les 2
prises de 2 minutes.
Les tours et jours de passage sont préalablement arrêtés par le membre du conseil de l’ordre
délégué aux élections.
Les prises sont réalisées dans les conditions du direct, en présence du membre du conseil de
l’ordre délégué aux élections, le cas échéant assisté de membres du conseil désignés à cet effet
par le bâtonnier.
Le mode de prise de parole est libre. Les candidats choisissent, sur place, la prise qui sera ensuite
diffusée.
La diffusion de ces vidéogrammes est assurée par les services de l’ordre mais les candidats
peuvent toutefois utiliser ces vidéogrammes sur les réseaux sociaux, sur leur site de campagne ou
dans des courriers électroniques.
Le jour du scrutin, le vote de chaque avocat électeur est constaté par la confirmation de son vote
électronique ou, le cas échéant, si le conseil de l’ordre a décidé un vote avec un bulletin papier,
par sa signature apposée en face de son nom sur la liste d’émargement.
168 / 406
Article modifié en séance du Conseil du 6 septembre 2022, Site du Barreau du 14/09/2022)
Il est adressé à chaque avocat membre du corps électoral sous pli confidentiel un code lui
permettant d’exprimer son suffrage lors du vote électronique selon les modalités sécurisées de la
solution de vote mise en œuvre.
Chaque électeur a aussi la possibilité de récupérer, de façon dématérialisée, sur son espace
professionnel sécurisé, un code se substituant à celui qui lui a été adressé par la poste, sous
réserve que les conditions de cette récupération soient arrêtées par le conseil de l’ordre au moins
un mois avant l’élection.
Compte tenu des délais techniques de mise à disposition de ces instruments de vote au profit des
avocats dont la prestation de serment est intervenue peu de temps avant le déroulement du
scrutin, des dispositions particulières sont prises pour leur permettre d’exprimer leur suffrage.
Le jour du scrutin, l’électeur s’identifie en accédant au site de vote qui, l’ayant reconnu, lui
présente les bulletins de vote. Les écrans de vote sont ensuite déroulés jusqu’à confirmation du
vote qui entraîne son dépôt dans l’urne électronique. La confirmation du vote met à jour la liste
d’émargement électronique.
Le vote par moyen électronique exclut toute autre modalité de vote pour le tour de scrutin à
l’occasion duquel il a été exercé.
Les services de l’Ordre peuvent diffuser les matins du premier et second tour du scrutin, un SMS
à l’ensemble des avocats parisiens comprenant un rappel de l’ouverture du scrutin ainsi qu’un lien
leur permettant de récupérer leurs codes et de voter.
ARTICLE 10 : Du vote par procuration en cas d’élection partielle et de scrutin avec des
bulletins papier
Tout avocat électeur du barreau de Paris peut donner procuration à un autre avocat électeur au
barreau de Paris.
Chaque mandataire ne peut disposer que de cinq procurations pour chaque tour de scrutin.
L’avocat qui donne procuration doit préalablement la faire enregistrer auprès du bâtonnier soit par
dépôt, soit par lettre, soit par télécopie, en indiquant l’élection ou les élections et le ou les jour(s)
pour le(s)quel(s) il donne procuration, ainsi que le nom de son mandataire.
La procuration est donnée sur papier à en-tête du cabinet. Elle doit préciser l’identité du mandant
et comporter la mention manuscrite « bon pour pouvoir au profit de », suivie du nom du mandataire
et de la signature du mandant.
La procuration doit être nominative. Il appartient au mandant d’apposer lui-même le nom de
l’avocat mandataire. La procuration est irrévocable. L’avocat qui a donné procuration ne peut pas
voter en personne lors du vote pour lequel la procuration a été donnée.
Le jour limite de la nécessaire information préalable de l’Ordre est fixé au jeudi précédant les
élections, à 12 heures précises.
La procuration dont connaissance n’aura pas été donnée à l’Ordre, dans les conditions ci-dessus
rappelées, avant le jeudi précédant les élections, à 12 heures précises, sera écartée et le
mandataire ne pourra voter.
La liste des avocats mandants et des avocats mandataires est arrêtée par le membre du conseil
délégué aux élections assisté de deux autres membres du conseil désignés à cette fin par le
bâtonnier le vendredi précédant les élections, à 12 heures précises.
Le rejet des procurations sera alors porté à la connaissance des mandants concernés, qui feront
leur affaire personnelle de l’information des mandataires. Les contestations éventuelles seront
169 / 406
réglées par le bâtonnier avant le vendredi à 18 heures.
Le vote est recueilli au bureau de vote « procurations » par la signature du mandataire apposée en
face du nom du mandant sur la liste d’émargement.
ARTICLE 11 : Du dépouillement
Tout candidat ou son représentant dûment désigné peut, comme scrutateur, assister aux
opérations de vote, de dépouillement des bulletins et de décompte des voix dans les locaux où
s’effectuent ces opérations.
Le bâtonnier, ou son délégué, est saisi de toute difficulté pouvant surgir pendant la campagne
électorale, la durée du scrutin, à l’occasion du dépouillement ou de la proclamation des résultats.
Ces litiges sont tranchés sous la seule responsabilité du bâtonnier, qui doit s’assurer de la
notification de ses décisions auprès de tous les candidats à l’élection concernée.
Annexe adoptée par le Conseil de l’Ordre dans sa séance du 11 octobre 2016 (Site du Barreau
le 25/10/2016)
1. Ordre du jour
1.1 Diffusion :
Le Secrétaire du Conseil diffuse un ordre du jour détaillé des questions et des sujets soumis au
Conseil de l’Ordre en principe le jeudi précédant la séance du Conseil.
Tout membre du Conseil de l’Ordre peut demander l’inscription d’un sujet à l’ordre du jour au plus
tard le lundi précédant la tenue du Conseil avant 17h ; la demande est adressée au Secrétaire du
Conseil par courrier électronique. Le Secrétaire la présente au Bâtonnier qui décide si le Conseil
peut être saisi de ce sujet.
(Alinéa ajouté en séance du Conseil du 14 janvier 2020, Site du Barreau le 21/01/2020) Le vice-
bâtonnier peut faire inscrire automatiquement un sujet à l’ordre du jour.
Une demande d’inscription faite par au moins un tiers des membres du Conseil de l’Ordre sera
automatiquement inscrite à l’ordre du jour.
170 / 406
1.3 Sujets non-inscrits à l’ordre du jour :
L’actualité, l’urgence ou toute autre considération peuvent rendre nécessaire l’examen par le
Conseil de l’Ordre d’un sujet non-inscrit à l’ordre du jour. La demande est alors présentée avant
l’ouverture de la séance du Conseil au Secrétaire du Conseil qui la soumet au Bâtonnier.
2. Rapport :
Le présent règlement intérieur propose en annexe un modèle de rapport auquel il est recommandé
de se conformer. L’objectif de ce modèle est de permettre une homogénéité des travaux du
Conseil en vue de leur diffusion au sein du Barreau de Paris, comme à l’extérieur, et d’autre part
de faciliter leur classement thématique notamment en vue d’une utilisation future.
Le rapport est en principe diffusé avec l’ordre du jour le jeudi précédent la tenue du Conseil.
Un contre-rapport peut être préparé par tout membre du Conseil de l’Ordre le souhaitant et diffusé
dans un délai raisonnable avant la tenue du Conseil.
Les rapports concernant des sujets non confidentiels peuvent être diffusés sur le site du Barreau
de Paris.
171 / 406
Le rapport fait l’objet d’une présentation orale d’une durée de 10 minutes. Les membres du
Conseil de l’Ordre qui le souhaitent peuvent ensuite prendre la parole pour une durée n’excédant
pas 4 minutes.
3. Séances du Conseil :
Conformément à l’article P63.1, le Conseil de l’Ordre ne siège valablement que si la moitié de ses
membres est présente.
La participation aux travaux du Conseil de l’Ordre fait partie des engagements liés à la qualité de
membre du Conseil de l’Ordre ; chaque membre du Conseil participe aux travaux de la séance
avec ponctualité et assiduité dans la limite de sa disponibilité professionnelle.
3.2 Procurations
En application de l’article P63.1 du RIBP un membre peut, pour une séance précise, donner
procuration à un autre membre ou au Bâtonnier ou Vice-bâtonnier.
La procuration doit :
- Etre écrite,
- Etre datée et signée,
- Préciser la date de la séance pour laquelle elle donne mandat,
- Préciser le nom du mandataire. Le mandataire ne peut prendre qu’une seule procuration par
séance.
Les procurations peuvent être établies suivant le modèle figurant en annexe 2.
L’article P63.1 du RIBP dispose : « la procuration doit être remise au Secrétaire du Conseil avant
le début de la séance ou en cours de celle-ci en vue de votes à venir. Elle peut être adressée par
courriel, sous réserve de confirmation écrite du mandat dans un délai de 48h. Il est fait mention de
cette procuration dans le procès-verbal. »
En application de l’article P63.1, seules les procurations remises dans les conditions suivantes
seront prises en considération :
- Pour toute la séance lorsqu’elle est remise au Secrétaire du Conseil avant le début du Conseil ;
- A compter de sa remise pour les sujets à l’ordre du jour restant à examiner (procurations à
caractère spécial) lorsque la procuration est remise en cours de Conseil.
Le procès-verbal de chaque séance doit préciser les membres présents, excusés et ayant donné
procuration, les heures d’arrivée et de départ de chaque membre du Conseil s’absentant en cour
de séance. Il comporte un résumé des débats pour chacun des sujets à l’ordre du jour, le texte des
résolutions soumises au vote et l’indication du vote pour chacune d’entre elles. Il n’a pas besoin
d’être une transcription fidèle des débats laquelle est assurée par l’enregistrement vidéo.
Un projet de procès-verbal est transmis aux membres du Conseil par le Secrétaire du Conseil qui
reçoit leurs observations avant approbation en Conseil.
172 / 406
Le procès-verbal n’est définitif qu’après avoir été approuvé par le Conseil de l’Ordre.
Il est ensuite signé par le Bâtonnier et le Secrétaire, puis retranscrit sur des registres eux-mêmes
signés par le Bâtonnier et le Secrétaire.
Art. 1er. – En application de l'article P.63 du règlement intérieur, il est créé des commissions
techniques consultatives, notamment dans les domaines suivants :
– droit fiscal ;
– droit des personnes ;
– droit de la responsabilité civile et des assurances ;
– droit de la propriété intellectuelle ;
– droit commercial et économique ;
– droit social ;
– droit international ;
– droit immobilier ;
– droit administratif ;
– droit pénal.
Art. 2. – Tous les avocats du Barreau de Paris sont appelés à être membres de ces commissions.
Chaque avocat peut s'inscrire pour participer à la commission de son choix sur un registre tenu à
l'Ordre. Cette inscription est renouvelée au début de chaque année.
Les commissions peuvent s'adjoindre temporairement des personnalités qualifiées n'appartenant
pas à l'Ordre.
Art. 4. – Chaque commission est présidée par le Bâtonnier ou son délégataire; elle peut désigner
en son sein un bureau composé au plus de quatre membres.
Art. 5. – Le bureau assure le bon fonctionnement de la commission et établit l'Ordre du jour des
réunions en accord avec le Bâtonnier.
Art. 6. – Chaque commission fixe librement la périodicité de ses réunions. Elle se réunit au moins
une fois par trimestre. Elle peut être réunie à tout moment à l'initiative du Bâtonnier ou du bureau.
173 / 406
A – Organisation des commissions ouvertes en concertation avec les comités créés
Les commissions ouvertes sont réparties, selon leur domaine de compétence, en deux catégories :
- Les commissions thématiques affectées à l'étude des spécialités du droit ;
- Les commissions consacrées à la pratique des relations internationales, européennes et
bilatérales.
La liste des Commission sera établie par le Bâtonnier, en concertation avec les quatre comités
créés :
4. Le comité des relations extérieures coordonne, en lien avec les responsables des commissions,
les actions susceptibles d'être menées auprès des tiers.
Ces comités exercent leurs missions en conformité avec les décisions du Bâtonnier ou de ses
délégués et devront s'assurer que les objectifs des commissions ouvertes, ci-après rappelés,
seront atteints :
- Coordonner l'action des commissions ouvertes et de l'E.F.B. en matière de formation initiale et
continue.
- Faire connaître au grand public et aux avocats le travail des commissions ouvertes à travers le
site de l'Ordre, dans l'espace réservé à chaque commission ; il est notamment demandé à chaque
responsable de publier un éditorial sur les actions envisagées par sa commission et de mentionner
les conférences, manifestations et publications relevant du thème de sa commission, qu'il s'agisse
des activités propres de sa commission ou de celles de partenaires, susceptibles d'intéresser les
avocats ;
- Poursuivre et développer une étroite collaboration avec les membres de la société civile,
notamment dans le cadre des partenariats conclus par l'Ordre des avocats du Barreau de Paris
avec pour objectif de favoriser l'interprofessionnalité ;
- Faciliter l'automatisme de l'inscription aux réunions des Commissions ouvertes ;
- Renforcer le rôle international de l'Ordre, en impliquant le comité stratégique de politique
européenne et internationale ;
- Assurer la concertation avec les associations et institutions concernées par les questions traitées
par les commissions ouvertes.
174 / 406
B – Missions des commissions ouvertes
À cette fin, les missions des commissions ouvertes sont les suivantes :
2. Participer à la formation
Le programme annuel de chaque Commission ouverte est défini en concertation avec les
responsables de l'EFB. Parallèlement, des modules de formation EFB pourront être proposés pour
compléter la formation des confrères souhaitant acquérir et approfondir leurs connaissances.
Les réunions des Commissions ouvertes devront avoir lieu au moins une fois par trimestre et
pourront être organisées en partenariat avec des services de l'Ordre ou d'autres commissions
ouvertes ou encore avec des institutions publiques ou privées (sociétés savantes, organisations
professionnelles, Universités, écoles de commerce, organismes à vocation internationale, etc....).
Parmi ces réunions, deux rendez-vous annuels seront programmés :
a) L'un pour rendre compte de l'actualité juridique et jurisprudentielle des différents thèmes et
des travaux de la commission ouverte.
b) L'autre dans l'objectif de créer une manifestation à dimension économique, politique ou
sociale permettant la rencontre d'avocats du Barreau de Paris avec des acteurs de la société
civile, de l'entreprise, des organisations internationales ou de défense des Droits de l'Homme.
175 / 406
Par ailleurs les commissions ouvertes auront mission d'étudier les éventuelles questions
soulevées par le Conseil de l'Ordre et/ou le Bâtonnier.
176 / 406
règlement intérieur du Barreau de Paris et des articles 8 et 17 des statuts de la CARPA.
En application de l'article P.63 du règlement intérieur, il est créé une Commission des finances
dans les conditions suivantes:
1. Compétence
(Article modifié en séance du Conseil de l’Ordre du 15 juin 2021, Site du Barreau le 21 juin
2021)
Après avoir reçu les orientations et directives du bâtonnier et du conseil de l’ordre, la commission
des finances a pour mission de connaître de toutes questions d’ordre budgétaire et financier.
La commission a notamment compétence pour :
1. élaborer le budget annuel de l’ordre - présentation du budget annuel de l’ordre à l'approbation
du conseil de l’ordre ;
2. préparer le budget de la CARPA en coordination avec le comité de direction de la CARPA ;
3. contrôler l’exécution budgétaire et, le cas échéant, proposer un collectif budgétaire pour l’ordre
ou, en coordination avec le comité de direction de la CARPA, pour la CARPA ;
4. évaluer financièrement les activités de l’ordre ;
5. arrêter les comptes annuels de l’ordre et les présenter au conseil de l’ordre pour approbation ;
6. examiner les comptes de la CARPA (arrêtés par le bâtonnier en sa qualité de président de la
CARPA, le secrétaire général et le trésorier de la CARPA), pour avis avant présentation au comité
de direction de la CARPA pour approbation ;
7. délibérer des placements financiers avec le souci de la pérennité des institutions.
De ce dernier chef la commission des finances en accord avec les orientations du bâtonnier et du
conseil de l’ordre, arrête toutes propositions de placements financiers tant pour l’ordre que pour la
CARPA et les présente au bâtonnier, président de la CARPA, qui décide d’y donner suite ou de
demander à la commission des finances une nouvelle proposition
Dans le cadre de ses attributions, la commission des finances a également la possibilité de
constituer, sous son égide, des sous-commissions dédiées à l’étude, la réalisation et au suivi des
investissements de l’ordre.
En dehors de la période où l’ensemble des documents comptables sont mis à leur disposition, un
membre du conseil de l’ordre peut solliciter la consultation de toute pièce comptable utile à
l’approbation des comptes. Cette consultation s’effectue sur place sans remise de copie, en
principe dans les 15 jours ouvrés de la réception de la demande.
Chaque mois, le secrétaire de la commission ou, en son absence un de ses membres, membre du
conseil en exercice, présente au conseil une synthèse de l’activité de la commission en relatant les
avis rendus sur les placements financiers et les suites qui ont été données par le bâtonnier dans le
respect de l’arrêté du 5 juillet 1996 modifié fixant les règles applicables aux dépôts et maniement
de fonds, effets ou valeurs reçus par les avocats pour le compte de leurs clients.
177 / 406
2. Composition de la Commission
La commission des finances est composée d’un président, ancien bâtonnier de l’ordre, d’un
secrétaire, membre du conseil de l’ordre, trésorier de l’ordre, d’au moins quatre membres du
conseil de l’ordre en exercice et de deux anciens membres du conseil de l’ordre.
Le conseil de l’ordre décide en outre, de la composition d’une sous-commission en charge des
évolutions numériques, placée sous l’égide de la commission des finances dont au moins un des
membres est choisi au sein du conseil de l'ordre, pour en suivre plus particulièrement les travaux.
La liste des membres de ces deux commissions est arrêtée chaque année, en début d’exercice,
par un vote du conseil de l’ordre qui délibère sur les propositions du bâtonnier.
Sont également membres de droit de la commission des finances, le secrétaire général et le
trésorier de la CARPA.
Le secrétaire général et le trésorier de la CARPA participent aux décisions avec voix délibérative
pour ce qui concerne la CARPA et avec voix consultative pour les autres décisions.
Les membres de la commission sont assistés des responsables des services financiers de l’ordre
et de la CARPA qui participent à l'ensemble des décisions avec voix consultative.
1. Budget de l'Ordre
Préalablement au vote du budget, et si possible deux mois au moins avant ce vote le bâtonnier ou
le bâtonnier élu, lorsque ce budget concerne son mandat à venir, présente au conseil de l’ordre un
rapport qui décrit les orientations budgétaires envisagées incluant les actions et projets principaux
à mener, sur une ou plusieurs années, ainsi que les évolutions prévisionnelles des dépenses et
des recettes de fonctionnement et d’investissement. Sont notamment présentées les hypothèses
d’évolution retenues pour construire le projet de budget, tant en cotisations qu’en revenus des
placements, et les principales évolutions relatives aux relations financières entre l’ordre et les
entités dans lesquelles le bâtonnier exerce des fonctions d’administration (CARPA, EFB, sociétés
civiles et commerciales, associations, fonds de dotation, etc.).
Chaque année, compte tenu de ce rapport, la commission des finances élabore en concertation
avec le bâtonnier ou le bâtonnier élu, pour ce qui concerne son mandat, le budget de l’ordre pour
l’année suivante qui est présenté au vote du conseil de l’ordre avant l’ouverture de l’exercice.
A cette fin, la commission peut entendre l’ensemble des collaborateurs de l’ordre et les membres
du barreau de son choix.
178 / 406
1.2. Consultation des commissions ordinales
Chaque service de l’Ordre (CR) prépare son projet de budget en relation avec la commission
ordinale à laquelle il est rattaché.
Le budget préparé par la commission des finances est soumis au vote du conseil de l’ordre.
A cet effet, le projet de budget est communiqué à chaque membre du conseil de l’ordre par
courrier électronique, au moins dix jours avant la séance du conseil de l’ordre à l’occasion de
laquelle le budget sera soumis au vote du conseil.
Le document budgétaire est présenté au conseil de l'ordre avec des tableaux comparatifs du
budget de l’année en cours et du réalisé de l’année précédente.
Le rapporteur s’efforce à une présentation de trente minutes.
1.4. Evaluation financière préalable aux décisions prises par le Conseil de l’Ordre
Toute décision soumise au vote du conseil de l’ordre de nature à entraîner pour l’ordre des
engagements financiers qui ne seraient pas déjà évalués et inscrits au budget adopté par le
conseil devra être précédée d’une évaluation financière réalisée avec la commission des finances.
2. Budget de la CARPA
La commission des finances élabore le projet de budget annuel de la CARPA, qu’il appartient au
comité de direction de la CARPA de voter conformément aux statuts de la CARPA.
Pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 235-1 du décret n° 91-1197 du 27 novembre
1991, il est tenu compte des orientations définies dans le cadre du projet de budget de l’ordre.
Pour élaborer le projet de budget de la CARPA, la commission des finances peut entendre tout
collaborateur de la CARPA et tout membre du barreau, de son choix.
Le projet de budget de la CARPA est présenté au comité de direction de la CARPA avec des
tableaux comparatifs du budget de l’année en cours et du réalisé de l'année précédente.
Le budget adopté par le comité de direction de la CARPA est ensuite présenté pour information au
conseil de l’ordre par le trésorier de la CARPA et le secrétaire de la commission des finances avec
des tableaux comparatifs du budget de l'année en cours et du réalisé de l'année précédente.
Les rapporteurs s’efforcent de limiter cette présentation à trente minutes.
Les engagements budgétaires sont exécutés par les responsables des services dans le cadre de
la procédure administrative mise en place par la direction administrative et financière et validée
par les commissaires aux comptes.
Dans le cadre de leur mission, les services administratifs et financiers de l’ordre rendent compte
mensuellement à la Commission des finances de l’exécution budgétaire et établissent une
179 / 406
situation de compte mensuelle pour l’ordre et la CARPA.
Tout dépassement significatif des engagements budgétaires votés ou tout changement
stratégique d’affectation du budget de l'ordre fait l’objet d’une saisine de la commission des
finances qui instruit le dossier et prépare un collectif budgétaire soumis au vote du conseil de
l’ordre.
Tout dépassement significatif des engagements budgétaires votés ou tout changement
stratégique d'affectation du budget de la CARPA fait l'objet d'une saisine de son comité de
direction et de la commission des finances qui instruisent le dossier et préparent un collectif
budgétaire soumis au vote du comité de direction de la CARPA.
Dans les quatre mois de la clôture de l'exercice, les comptes de l'Ordre sont arrêtés par la
Commission des finances puis sont soumis pour approbation au Conseil de l'Ordre dans le
semestre suivant la clôture de l'exercice.
Dans les mêmes délais, les comptes de la CARPA, arrêtés par le comité de direction, sont
transmis à la Commission des finances et soumis à l'approbation du Conseil de l'Ordre.
Dans les quatre mois de la clôture de l’exercice, les comptes de l’ordre sont arrêtés par la
commission des finances puis sont soumis pour approbation au conseil de l’ordre dans le
semestre suivant la clôture de l’exercice.
A cet effet, l’ensemble des états financiers est communiqué à chaque membre du conseil de
l’ordre par courrier électronique, au moins quinze jours ouvrés avant la séance du conseil de
l’ordre à l’occasion de laquelle les comptes seront soumis à l’approbation du conseil.
Toutes les pièces comptables correspondantes sont mises à la disposition des membres du
conseil de l’ordre à compter de la date de communication des états financiers, dans les locaux des
services financiers de l’ordre.
Dans les mêmes délais, les comptes de la CARPA, arrêtés conformément aux statuts de la
CARPA par le bâtonnier, en sa qualité de président de la CARPA, le secrétaire général et le
trésorier de la CARPA, sont transmis pour avis à la commission des finances et soumis à
l’approbation du comité de direction de la CARPA.
La politique financière de l’ordre est définie par le bâtonnier en concertation avec la commission
des finances, avec le souci de la pérennité des institutions.
La commission des finances établit toute proposition d’acquisition, de cession, d’arbitrage de titres
ainsi que de tout placement monétaire ou financier.
180 / 406
La commission des finances intervient dans les mêmes domaines au profit de la CARPA, en
coordination avec son comité de direction.
Les propositions de la commission doivent être approuvées par une majorité d’au moins cinq de
ses membres. Elles sont ensuite transmises au bâtonnier qui décide d’y donner suite ou de
demander à la commission des finances de nouvelles propositions.
La commission rend compte au moins une fois par an au conseil de l’ordre de la stratégie
proposée pour les placements à court et moyen terme.
Art. 1er. – Le concours de la conférence est un concours d'éloquence suivant une tradition
multiséculaire.
Ses exercices participent de la formation continue obligatoire pour ceux des membres du Barreau
qui ont accès au concours.
Art. 4. – Ce concours pourra être préparé au cours de la période initiale de formation à l'Ecole de
Formation du Barreau (EFB) dans le cadre de la « petite conférence ».
Les secrétaires de la conférence en exercice devront faire comprendre aux élèves avocats son
utilité et son opportunité et les y préparer.
Art. 5. – Les secrétaires ont vocation à être commis d'office dans les affaires criminelles et, plus
généralement, à prendre une part prépondérante dans la défense pénale.
Les candidats qui se sont distingués dans les épreuves du concours peuvent aussi être commis
par le Bâtonnier.
Art. 6. – Les sujets proposés par les secrétaires de la conférence seront soumis à une commission
spécialement créée à cet effet.
Les sujets devront permettre un débat clair, équilibré, sans ambiguïté, observant les formes de la
contradiction propre aux débats judiciaires.
181 / 406
Les orateurs de l'affirmative ou de la négative développeront, au soutien de leur thèse, les
arguments que leur suggéreront leur sensibilité ou leur imagination.
Art. 7. – Les secrétaires de la conférence devront proposer les sujets à la commission avant la
séance de la conférence.
En cas de refus d'un ou des sujets proposés par la commission, le Bâtonnier arrêtera les sujets de
la séance concernée.
Art. 8. – Le concours comportera trois tours, dont au moins un tour d'improvisation, le Conseil de
l'Ordre et le Bâtonnier ayant la faculté, suivant les circonstances, d'en réduire le nombre.
Le Bâtonnier se réserve la possibilité de demander à certains membres du Conseil de l'Ordre ou
anciens membres du Conseil de l'Ordre de siéger lors des séances du concours auxquelles il ne
pourrait pas lui-même participer.
Art. 9. – A l'issue des épreuves du troisième et dernier tour, les secrétaires de la conférence,
après une pré-délibération dont ils soumettront le résultat au Bâtonnier, délibéreront avec celui-ci
en vue de l'établissement de la liste des secrétaires.
Art. 10. – La liste des secrétaires de la conférence au nombre d'au plus 12 sera arrêtée par le
Conseil de l'Ordre, dans les conditions prévues par les textes applicables.
Art. 11. – Les secrétaires de la conférence ont l'obligation d'assister aux épreuves du concours,
de veiller à la formation des élèves avocats et des jeunes avocats; ils assurent les missions que le
Bâtonnier peut éventuellement leur confier.
Art. 12. – Les secrétaires présentent au Bâtonnier, en début d'année, un projet de budget soumis
à l'approbation préalable expresse du Conseil de l'Ordre.
Ils ne peuvent, dans le cadre de l'exécution de ce budget, engager aucune dépense à la charge de
l'Ordre, sans l'accord préalable écrit du Bâtonnier, de son délégué ou du secrétaire général de
l'Ordre.
182 / 406
Appliqué au 1er janvier 2023 et en application du Règlement intérieur, le montant de la rétribution
des permanences effectuées dans le cadre de l'aide juridictionnelle est arrêté aux sommes hors
taxes suivantes:
Considérant que la recherche de la paix et la coopération entre les peuples, objectifs affirmés par
tous les responsables du monde, passent nécessairement par la sauvegarde de la justice et le
respect absolu des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.
Que les avocats, sentinelles permanentes du respect de ces principes, réunis en colloque
international à Paris, décident d'adopter une charte internationale tendant à voir respecter les
principes suivants:
– égalité devant la loi;
– présomption d'innocence;
– droit de toute personne à un procès équitable et notamment au libre choix de son avocat.
Art. 1er.
– Tout homme a droit à l'avocat de son choix, quand bien même cet avocat serait étranger à l'Etat
au nom duquel la justice est administrée.
183 / 406
Art. 2.
– Le prévenu, au plus tard dès son inculpation, doit être averti de tous ses droits et notamment de
ce qu'il peut désigner un avocat avec qui il est libre de communiquer.
Art. 3.
– Le prévenu ne peut-être privé des droits visés à l'article 2 avant son inculpation qu'en application
des règles définies comme une loi de l'Etat et précisant les conditions, la durée maximale et les
motifs de cette exception aux droits de la défense.
Art. 4.
– Aucune circonstance ne saurait justifier que le prévenu ne puisse communiquer librement et
secrètement avec son avocat, à tout moment de l'instruction et du procès.
Art. 5.
– Nul ne peut être jugé sans avoir eu, directement ou par l'intermédiaire de son avocat, librement
accès à tous les éléments du dossier, et sans avoir disposé d'un délai suffisant pour préparer sa
défense.
Aucune charge nouvelle ne peut lui être opposée sans qu'il ait eu le temps et les moyens de faire
valoir ses arguments en défense.
Art. 6.
– L'accès à l'audience constituant une garantie essentielle des droits de la défense doit être ouvert
sans discrimination.
Art. 7.
– Au cours de l'audience tout prévenu a le droit de s'exprimer librement et complètement et de
communiquer avec son ou ses avocats.
Il doit avoir la parole le dernier.
Art. 8.
– A tous les stades de la poursuite, s'il apparaît que le prévenu ou son avocat comprend mal la
langue dans laquelle est administrée la justice, l'Etat doit fournir un interprète compétent et
indépendant.
Art. 9.
– Les avocats disposent au cours de l'audience d'une liberté totale d'expression. Ils ne peuvent
être ni inquiétés ni poursuivis à raison des actes accomplis dans l'exercice de leur mission de
défenseurs.
L'Etat leur doit protection.
Art. 10.
– En cours d'instruction ou lors des audiences, le prévenu ou ses avocats ont la faculté d'exiger
que soient consignés et annexés au dossier tous les documents, pièces, écritures, conclusions,
dépositions qu'ils estimeront nécessaire d'y avoir figurer.
Art. 11.
184 / 406
– Les Ordres et organisations professionnelles d'avocats signataires déclarent souscrire aux
règles ci-dessus définies dont la méconnaissance est incompatible avec l'administration d'une
justice libre et équitable.
Ils s'engagent à intégrer ou à œuvrer à l'intégration de la présente Convention dans leur règlement
intérieur et à lui donner force obligatoire.
A cette fin, ils feront toutes démarches auprès des autorités de leur Etat pour que soit conférée à
cette convention valeur de norme juridique interne.
Vous exercerez votre mission avec dignité, conscience, indépendance, probité, humanité et
délicatesse, dans le respect des termes de votre serment, fidèles à votre devoir de conseil et
d'information, notamment quant à la possibilité pour votre client de bénéficier de l'aide
juridictionnelle.
Souhaitant être désigné par le Bâtonnier pour effectuer des missions d'aide juridictionnelle, vous
vous engagez à prendre connaissance de l'ensemble des textes régissant l'aide juridictionnelle.
En tant que volontaire, vous serez tenu d'accepter les désignations au titre de l'aide juridictionnelle
qui vous seront confiées et ne pourrez refuser votre concours qu'après avoir fait approuver vos
motifs d'excuse ou d'empêchement par le Bâtonnier.
Une fois désigné, vous ne pourrez en aucun cas vous dessaisir du dossier dont vous aurez la
charge sans en référer au Bâtonnier.
Lors de votre inscription sur les listes de volontaires, vous devrez choisir d'intervenir uniquement
dans vos domaines d'activités dominantes.
Vous devrez remplir l'obligation de formation continue dans les domaines où vous intervenez au
titre de l'aide juridictionnelle, sous peine d'être rayé des listes de volontariat.
Vous vous engagez en outre:
§ A prendre contact avec votre client bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, le plus rapidement
possible et à lui donner rendez-vous dès votre désignation.
§ A tenir le client régulièrement informé de vos diligences et à lui apporter toutes explications utiles
afin qu'il ne vous sollicite pas inutilement.
§ A lui expliciter, dès que la décision sera rendue, les termes de cette dernière.
§ A l'informer de ses conséquences, des voies et délais de recours, ainsi que des mesures
d'exécution envisageables.
§ A transmettre la décision rendue à l'huissier pour signification et exécution éventuelle.
§ A procéder, si besoin est, à la transcription de la décision.
§ A prendre toutes les mesures nécessaires à la sauvegarde des intérêts de votre client.
§ A demander sans délai au greffe, dès la décision rendue, la délivrance de votre attestation de fin
de mission, dans les conditions définies dans le livret Pratique de l'aide juridictionnelle.
185 / 406
§ A transmettre sans délai à votre client les fonds qui vous sont adressés pour son compte, y
compris le montant de l'article 700 qui lui appartient.
Vous vous engagez à rendre compte de vos diligences au Bâtonnier à première demande.
L'aide juridictionnelle accordée au justiciable pouvant être totale ou partielle, vous vous
abstiendrez de solliciter des honoraires, dès le dépôt de la demande.
Seules peuvent faire l'objet d'un honoraire, les diligences accomplies avant la demande d'aide.
§ En cas d'aide juridictionnelle totale
Lorsque l'aide juridictionnelle totale a été accordée au justiciable, il vous est strictement interdit de
lui réclamer des honoraires.
§ En cas d'aide juridictionnelle partielle
Vous pourrez demander au bénéficiaire de l'aide juridictionnelle partielle un honoraire
complémentaire librement négocié.
Vous devrez cependant obligatoirement établir une convention d'honoraires préalable, dès la prise
en charge du dossier, qui réponde aux conditions posées par les textes (voir Livret Pratique de
l'aide juridictionnelle).
Vous devrez fixer l'honoraire sollicité, pour les diligences accomplies au cours de l'instance, avec
une particulière délicatesse compte tenu des ressources du client et de la proportion de la part
contributive de l'Etat.
§ En cas de changement d'avocat
Si le confrère qui vous succède intervient également au titre de l'aide juridictionnelle, par
confraternité, il devra se rapprocher de vous et vous devrez, d'un commun accord, vous partager
la rétribution en fonction du travail accompli par chacun.
Si le confrère qui vous succède a été choisi par le client en dehors de l'aide juridictionnelle, vous
ne pourrez pas réclamer d'honoraires à votre client, mais vous pourrez obtenir la rémunération du
travail effectué dans le dossier, dans les conditions définies dans le livret Pratique de l'aide
juridictionnelle.
Si vous succédez à un confrère intervenant au titre de l'aide juridictionnelle, vous ne pourrez
réclamer d'honoraires à votre client que si celui-ci a expressément renoncé au bénéfice de l'aide
juridictionnelle.
Si vous intervenez dans le cadre des consultations gratuites organisées par l'Ordre, vous
respecterez le principe de l'anonymat, qui vous interdit de donner votre nom et vos coordonnées
aux justiciables venus vous consulter.
Si cependant à l'issue d'une consultation donnée de vive voix, le justiciable indique par écrit qu'il
souhaite vous confier la défense de ses intérêts, vous demanderez au Bâtonnier, muni de cette
lettre, de vous accorder le droit de suite.
Aucun honoraire ne pourra être demandé au justiciable qui viendra vous consulter lors d'une
consultation gratuite organisée par l'Ordre.
186 / 406
juridictionnelle puisse joindre l'avocat désigné pour l'assister.
L'avocat doit avoir une adresse e-mail et doit également relever sa toque régulièrement afin de
prendre connaissance de ses désignations au titre de l'aide juridictionnelle et pouvoir effectuer
toutes diligences utiles.
L'avocat a l'obligation de vérifier, dès le premier entretien avec le client, si celui-ci bénéficie d'un
contrat de protection juridique susceptible de couvrir tout ou partie des frais de justice pour la
procédure envisagée.
Le cas échéant, l'avocat doit se mettre en rapport avec la compagnie de protection juridique afin
de vérifier la prise en charge de la procédure en conformité avec le contrat.
Si le client peut être pris en charge à ce titre, l'avocat a l'obligation de conclure avec celui-ci une
convention d'honoraires (modèle de convention en annexe).
A défaut de prise en charge au titre d'un contrat de protection juridique, l'avocat doit examiner la
situation financière du client et vérifier si ses ressources lui permettent de solliciter l'aide
juridictionnelle (plafond de ressources 2008 en annexe).
Si ses ressources sont inférieures au plafond retenu pour bénéficier de l'aide juridictionnelle,
l'avocat doit informer son client de la possibilité de déposer une demande d'aide juridictionnelle.
La demande doit être adressée par le justiciable au Bureau d'aide juridictionnelle du tribunal de
grande instance dont dépend son domicile; cependant, si la juridiction est déjà saisie, la demande
peut être également déposée au Bureau d'aide juridictionnelle de cette juridiction.
L'avocat doit également préciser au client que l'aide juridictionnelle pourra, selon les revenus
retenus, lui être accordée de façon totale ou partielle et lui expliquer les conséquences de cette
prise en charge en termes de frais et honoraires.
Si le client souhaite bénéficier de l'aide juridictionnelle, l'avocat doit l'inciter à déposer sa demande
dans les plus brefs délais.
Dans l'hypothèse d'un rejet de la demande d'aide juridictionnelle l'avocat informe son client des
voies de recours envisageables.
L'avocat a l'obligation d'éclairer le client sur la pertinence et les perspectives de succès de l'action
envisagée.
Il doit également l'informer selon, la nature de l'affaire, de toutes les procédures ou mesures
alternatives qui se trouvent à sa disposition.
Il doit l'avertir des risques encourus en cas de condamnation: verser des dommages et intérêts à
son adversaire, rembourser les frais occasionnés par le procès, et devoir payer une amende civile,
si la procédure est jugée abusive...
Le justiciable peut faire le choix d'un avocat. Si l'avocat accepte la mission au titre de l'aide
juridictionnelle, le Bâtonnier le désigne.
A défaut de choix de la part du justiciable, l'avocat peut être désigné par le Bâtonnier parmi ceux
qui se sont portés volontaires pour effectuer des missions au titre de l'aide juridictionnelle.
Dans les deux cas, la désignation est nominative; l'avocat concerné ne peut donc se faire
187 / 406
remplacer dans cette mission par un autre confrère.
Une fois désigné, l'avocat doit impérativement engager l'instance, sous peine de caducité, dans
l'année de la décision accordant l'aide juridictionnelle.
Il doit cependant vérifier au préalable, dans la décision accordant l'aide juridictionnelle, que la
nature de la procédure pour laquelle elle a été accordée correspond à l'instance qu'il envisage
d'introduire.
Si tel n'est pas le cas, l'avocat doit faire modifier immédiatement cette décision par le Bureau
d'aide juridictionnelle et notamment le code procédure (nomenclature interne du Bureau d'aide
juridictionnelle) afin de prévenir tout problème ultérieur relatif à la délivrance de l'attestation de fin
de mission par le greffe.
L'avocat doit vérifier si un huissier a été commis pour le cas où sa désignation est nécessaire. A
défaut, il doit saisir le bureau d'aide juridictionnelle dans les plus brefs délais pour demander la
désignation d'un huissier.
Lorsque le client a déposé une demande d'aide juridictionnelle, l'avocat choisi ayant accepté d'être
désigné peut, si la décision n'a pas encore été rendue par le Bureau d'aide juridictionnelle,
demander au Président de la juridiction saisie de prononcer l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
L'avocat peut également demander l'admission provisoire si le justiciable n'a pas eu le temps de
déposer sa demande d'aide juridictionnelle.
Cette possibilité est à utiliser en cas d'urgence ou si un renvoi risque d'être préjudiciable au client.
Il n'y a pas de formalisme à respecter pour faire cette demande auprès du Président.
Quand l'avocat a plaidé le dossier et que la décision a été rendue par la juridiction saisie, il doit
demander sans délai au greffe la délivrance de son attestation de fin de mission.
Cette attestation doit être transmise immédiatement, en original, accompagnée d'une copie de la
décision d'aide juridictionnelle et de la décision rendue par la juridiction, à la CARPA, Service de
l'Accès au droit et à la Justice.
3- Désistement
L'avocat qui ne veut pas prendre en charge un dossier d'aide juridictionnelle pour lequel il a été
désigné ne peut refuser son concours qu'après avoir fait approuver ses motifs d'excuse ou
d'empêchement par le Bâtonnier.
4- Honoraires
Lorsque l'avocat, qui intervient à ce titre, a reçu des honoraires entre le dépôt de la demande et
l'admission à l'aide juridictionnelle totale, le montant versé par le client vient en déduction de la
contribution de l'Etat.
188 / 406
§ il doit s'agir d'un honoraire forfaitaire de diligence; l'avocat ne peut donc pas prévoir un
pourcentage sur le résultat, ni une évaluation sur un taux horaire de cabinet.
§ l'avocat doit impérativement indiquer les voies de recours en cas de contestation relative aux
honoraires.
Cette convention doit être soumise au contrôle du Bâtonnier dans les 15 jours de sa signature
(modèle de convention en annexe).
En cas de défaut de paiement par le client de l'honoraire complémentaire, fixé dans la convention
validée par le Bâtonnier, il appartient à l'avocat de saisir le service des contestations d'honoraires
dans le cadre du droit commun.
189 / 406
d) Règles relatives aux honoraires en cas de changement d'avocat
Si le confrère qui succède à l'avocat initialement désigné intervient également au titre de l'aide
juridictionnelle, le greffe délivre l'attestation de fin de mission au deuxième avocat.
En conséquence, par confraternité ce dernier doit se rapprocher du premier avocat qui est
intervenu sur le dossier, afin de convenir avec lui du partage de l'indemnité de l'Etat en fonction du
travail accompli par chacun.
A défaut d'accord entre les deux avocats, le Service de l'arbitrage des honoraires est saisi.
L'avocat, initialement désigné au titre de l'aide juridictionnelle pour assister un client, et qui est
remplacé par un avocat choisi, en dehors de l'aide juridictionnelle, ne peut pas demander
d'honoraires.
Pour être rémunéré, il doit donc se rapprocher du magistrat saisi de l'affaire et lui demander de
rendre une ordonnance lui accordant un montant d'U.V. correspondant au travail qu'il a effectué
dans le dossier.
L'avocat qui succède à un confrère intervenant au titre de l'aide juridictionnelle a l'obligation
d'informer de son intervention le Bâtonnier, son confrère précédemment mandaté et le bureau
d'aide juridictionnelle.
Il ne peut réclamer d'honoraires que si le justiciable a expressément renoncé au bénéfice de l'aide
juridictionnelle. L'avocat doit informer auparavant le justiciable des conséquences de cette
renonciation.
5- Difficultés éventuelles
190 / 406
délicatesse, en tenant compte de vos ressources et de la proportion de la part contributive de
l'Etat, et à établir avec vous une convention d'honoraires préalable.
– A vous tenir régulièrement informé de ses diligences et vous apporter toutes explications utiles.
– A vous expliciter, dès la décision rendue, les termes de cette dernière.
– A vous informer des conséquences de celle-ci, des voies et délais de recours, ainsi que des
mesures d'exécution envisageables.
– A transmettre la décision à l'huissier pour signification et exécution éventuelle.
– A procéder, si besoin est, à la transcription de la décision.
– A prendre toutes les mesures nécessaires à la sauvegarde de vos intérêts.
– A vous adresser les fonds qui vous seraient éventuellement alloués par le tribunal, y compris le
montant de l'article 700 du Code de procédure civile.
Dans le cadre des consultations gratuites organisées par l'Ordre
Votre avocat s'engage:
– A ne vous réclamer aucun honoraire.
– A respecter le principe de l'anonymat, qui lui interdit de vous donner ses noms et coordonnées.
Si, à l'issue de la consultation, vous lui indiquez par écrit que vous souhaitez lui confier la défense
de vos intérêts:
– A solliciter auprès du Bâtonnier l'autorisation de vous assister.
§ Il vous appartient afin de permettre à votre conseil d'assurer avec diligence la mission qui lui est
confiée:
– De lui faire parvenir, sans délai, les documents nécessaires à votre défense.
– De lui faire part de tout élément utile.
– De répondre à ses courriers dans les meilleurs délais.
– De mettre tout en œuvre pour que votre dossier soit prêt le jour de l'audience.
– De le solliciter dans des proportions raisonnables et pour des motifs sérieux, de préférence par
écrit.
Le Bâtonnier
Art. 1.
– Conformément aux dispositions des articles 27, 64-1, 64-2 et 64-3 de la loi n° 91-647 du 10
juillet 1991 relative à l'aide juridique et des articles 118 et 132-1 du décret n° 91-1266 du 19
décembre 1991, la Caisse de Règlements Pécuniaires des Avocats (CARPA) reçoit des dotations
191 / 406
annuelles correspondant à la contribution de l'Etat à la rétribution des avocats inscrits au barreau
pour:
1. Les missions d'aide juridictionnelle qu'ils accomplissent.
2. Les interventions au cours de la garde à vue en cas de désignation d'office.
3. Les missions d'aide à l'intervention en matière de médiation pénale et de composition pénale, et
au titre de la mesure prévue à l'article 12-1 de l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à
l'enfance délinquante qu'ils accomplissent.
4. Les missions d'assistance aux détenus au cours de procédures disciplinaires en relation avec
leur détention, de mesures d'isolement d'office, de prolongation de ces mesures, ou de levée, sans
leur accord, de placements à l'isolement à leur demande.
Ces fonds sont versés sur le compte spécial prévu à l'article 29 de la loi du 10 juillet 1991 précitée
où ils font l'objet d'enregistrements distincts.
Une dotation complémentaire peut être versée conformément aux articles 91 et 132-6 du décret
susmentionné, dans l'hypothèse où le barreau a conclu avec le tribunal de grande instance près
duquel il est établi un protocole relatif à l'organisation de la défense homologué par un arrêté du
garde des Sceaux, ministre de la Justice. Dans ce cas, il convient de se référer aux dispositions
contenues dans ledit protocole (cf. Chapitre IV).
Art. 2.
– Il est procédé, dans les livres d'un établissement de crédit, à l'ouverture des comptes ci-après
désignés:
1. Au titre du compte spécial: quatre comptes distincts intitulés respectivement:
a) «CARPA – aide juridictionnelle»
b) «CARPA – garde à vue»
c) «CARPA – médiation et composition pénales et mesure prévue à l'article 12-1 de l'ordonnance
du 2 février 1945»
d) «CARPA – assistance d'un détenu»
2. Trois comptes annexes, intitulés respectivement:
a) «Emploi des produits financiers»
b) «Placements financiers»
c) «Protocole articles 91 et 132-6»
Art. 3.
– Les fonds sont versés par l'Etat sur le compte «CARPA – aide juridictionnelle» dont les
références ont été communiquées au garde des Sceaux, ministre de la Justice.
Ils sont ensuite, en fonction de leur destination fixée par l'arrêté attributif des dotations, répartis à
l'initiative de la CARPA sur les comptes mentionnés à l'article 2, à l'exception du compte «Emploi
des produits financiers».
Lorsque les fonds sont placés, ils le sont selon les dispositions prévues par le Chapitre II.
Art. 4.
– Les comptes mentionnés à l'article 2 fonctionnent sous la signature du Président de la CARPA
ou, lorsque la CARPA n'a pas la personnalité juridique, du Bâtonnier.
Une délégation de signature peut être donnée, selon le cas, par le Conseil d'administration de la
CARPA ou le Conseil de l'Ordre à un membre de l'organe délibérant concerné ou à un
responsable administratif.
192 / 406
Art. 5.
– La CARPA doit être équipée d'un logiciel homologué par le garde des Sceaux, ministre de la
Justice, pour assurer la gestion financière et comptable des fonds versés par l'Etat.
Art. 6.
– La CARPA procède à l'enregistrement comptable de tous les mouvements affectant les fonds
versés par l'Etat, au titre de l'aide juridictionnelle, des aides à l'intervention de l'avocat prévue par
les dispositions de la troisième partie de la loi du 10 juillet 1991 susvisée ainsi que, le cas échéant,
du protocole conclu en application des articles 91 et 132-6 du décret du 19 décembre 1991
susvisé.
Art. 7.
– Conformément à l'article 30 de la loi du 10 juillet 1991 précitée, un commissaire aux comptes et
un suppléant sont désignés par le Conseil d'administration de la CARPA, ou lorsque celle-ci n'a
pas la personnalité juridique, par le Conseil de l'Ordre.
Art. 9.
– Les placements effectués par la CARPA doivent répondre aux exigences, d'une part, de
liquidités suffisantes au regard du rythme de versement des rétributions et, d'autre part, de
sécurité correspondant au minimum à une représentation du capital placé.
Art. 10.
– Le montant des produits financiers perçus est arrêté au plus tard, le 31 décembre de chaque
année et transféré, à cette même date, sur le compte «emploi des produits financiers» visé à
l'article 2.
Art. 11.
– Les produits financiers perçus par la CARPA au titre des fonds reçus de l'Etat sont
exclusivement utilisés pour couvrir en tout ou partie les charges de gestion du service de l'aide
juridictionnelle et des l'aide à l'intervention de l'avocat exposées par la CARPA ou l'ordre et, le cas
échéant, les charges exposées au titre de l'organisation de la défense, conformément au protocole
193 / 406
conclu en application des articles 91 et 132-6 du décret du 19 décembre 1991 susvisé.
Art. 12.
– Sont inscrites, sur un état récapitulatif annuel arrêté au 31 décembre de chaque année,
l'ensemble de charges de gestion mentionnées à l'article 11 pour l'exercice achevé, majorées, le
cas échéant, du solde des charges des exercices antérieurs n'ayant pas donné lieu à
remboursement.
L'inscription des charges exposées par la CARPA ou l'Ordre pour le fonctionnement du service est
effectuée, le cas échéant, en utilisant des clés de répartition fixées par décision de l'organe
délibérant compétent. L'extrait des délibérations prises est joint aux documents transmis au garde
des Sceaux, ministre de la Justice.
Le montant des charges figurant sur l'état mentionné au premier alinéa, qui est visé par le
Président de la CARPA ou le Bâtonnier, donnent lieu à un remboursement au bénéfice de la
CARPA ou de l'Ordre.
L'ensemble de ces états et pièces doit être communiqué au commissaire aux comptes.
Art. 13.
– La rétribution finale due à l'avocat ayant accompli une mission d'aide juridictionnelle est versée
après remise:
1- de la décision du Bureau d'aide juridictionnelle le désignant;
2- et selon le cas:
– d'une attestation de mission délivrée par le greffe;
– d'une ordonnance du Président de la juridiction saisie;
– d'une attestation de fin de mission transactionnelle délivrée par le Président du Bureau d'aide
juridictionnelle.
Art. 14.
– Toutefois, lorsqu'un mineur demande, conformément aux dispositions de l'article 388-1 du Code
civil, à être entendu avec un avocat dans le cadre d'une procédure à laquelle il n'est pas partie, la
CARPA rétribue l'avocat sur la seule présentation d'une attestation de mission remise par le
greffe.
Art. 15.
– La copie de la décision d'admission est directement transmise par le Bureau d'aide
juridictionnelle à la CARPA. L'attestation de mission et l'attestation de fin de mission
transactionnelle sont remises à l'avocat.
Art. 16.
Article modifié en séance du Conseil de l’Ordre du 20 juillet 2021 (Site du Barreau du
194 / 406
26/07/2021)
1° Le montant de la rétribution due à l’avocat pour les missions d’aide juridictionnelle totale est
égal à la contribution de l’Etat pour les affaires civiles ainsi que pour les affaires pénales (à
l’exception pour ces dernières des missions et permanences visées au 2° ci-après).
La rétribution est alors égale au produit du nombre d’unités de valeur de base porté sur
l’attestation de mission, sur l’ordonnance du président de la juridiction saisie ou sur l’attestation de
fin de mission délivrée dans le cadre de pourparlers transactionnels ou d’une procédure
participative et du montant de l’unité de valeur en vigueur à la date de l’achèvement de la mission.
2° Dérogent au premier paragraphe les rétributions versées pour les procédures criminelles pour
les missions référencées sur les attestations de fin de mission VII-2 et VII-4 (annexe I du décret n°
2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991) et
lorsque ces procédures présentent les caractéristiques cumulatives suivantes :
- sont jugées devant la cour d’assises spécialement composée ;
- les parties civiles bénéficient des dispositions de l’article 9-2 de la loi du 10 juillet 1991 précitée
et n’ont pas renoncé au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
- un des avocats choisis, commis ou désignés d’office au titre de l’article 9-2 précité assiste un
nombre de parties 6 fois supérieur au nombre de parties représentées par l’un des avocats
choisis, commis ou désignés d’office au titre de l’article 19-1de la loi précitée.<br/ > Pour ces
missions la contribution de l’Etat est versée aux conditions suivantes :
a) La contribution reçue de l’Etat pour chaque partie éligible (accusé) au titre de l’article 19-1 est
versée intégralement à l’avocat ou aux avocats selon les règles prévues au 1°. Ces avocats
bénéficient en outre d’un complément de rétribution dans les conditions et selon les modalités de
calcul déterminées ci-après ;
b) La contribution reçue de l’Etat pour chaque partie civile éligible au titre de l’article 9.2 est
reversée comme suit :
- 100% de la contribution à l’avocat bénéficiaire de la rétribution selon les règles prévues au 1° et
représentant au plus deux parties civiles ;
- 90 % de la contribution à l’avocat bénéficiaire de la rétribution selon les règles prévues au 1° et
représentant plus de deux parties civiles ;
- le complément est reversé par priorité à chacun des avocats commis d’office pour assister un
accusé sous forme de rétribution plafonnée à 50 UV + 16UV par journée commencée, déduction
faite de la rétribution perçue en application du a) ; il est versé par parts égales à l’avocat ou aux
avocats titulaires d’une attestation de fin de mission, à charge pour lui ou pour eux de le partager
équitablement ; à défaut d’accord, la proportion de rétribution devant revenir à chacun est fixée
par le bâtonnier ;
- le solde de ce complément, s’il existe, est reversé au prorata de la réduction de la rétribution des
avocats choisis, commis ou désignés d’office au titre de l’article 9-2 (partie civile) par le bâtonnier.
La fraction indivisible par nombre entier est versée à l’avocat désigné par le bâtonnier.
Il sera tenu compte dans les calculs d’affectation de l’assujettissement à la TVA des avocats
désignés.
Dérogent également au premier paragraphe le montant de la rétribution due à l’avocat pour les
missions d’aide juridictionnelle totale lorsqu’il est calculé sur une base forfaitaire fixée par
permanence et dont le niveau est déterminé par le conseil de l’ordre pour les permanences : HSC
devant le JLD, comparutions immédiates et CRPC, mises en examen (majeurs et mineurs) et
débats contradictoires, tribunal de police, juge de l’application des peines, 35 bis juge délégué, 35
bis cour d’appel, 22 bis tribunal administratif, audience de cabinet (mineurs), COPJ (mineurs),
195 / 406
cour d’appel (mineurs),tribunal pour enfants.
Dans ce cas, il est procédé à deux enregistrements distincts : celui de la rétribution effectivement
versée et celui de la contribution due par l’Etat.
3° Pour les missions d’aide juridictionnelle partielle, le montant de la rétribution due à l’avocat est
égal à celui de la contribution due par l’Etat.
Dans tous les cas, il prend en compte la situation fiscale de l’avocat au regard des dispositions
législatives et réglementaires relatives à la TVA.
Art. 17.
– Il est procédé, le cas échéant, à la déduction:
1° des provisions versées par le client, telles qu'elles sont indiquées dans la décision rendue par
le Bureau d'aide juridictionnelle conformément aux dispositions de l'article 102 du décret du 19
décembre 1991 précité; en cas d'admission à l'aide juridictionnelle partielle, la provision versée
par le client est déduite de l'honoraire complémentaire et, le cas échéant, pour le solde, de la
contribution due par l'Etat; à cet effet, l'avocat doit remettre au préalable la convention
d'honoraires;
2° des provisions versées à l'avocat par la CARPA;
3° des sommes recouvrées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et
mentionnées sur l'attestation de mission délivrée par le greffe ou le secrétariat de la juridiction.
(Alinéa ajouté par décision du 8 septembre 2009, Bulletin du Barreau du 15/09/2009, n°
27/2009)
«4° des sommes versées au titre d'un contrat d'assurance de protection juridique ou d'un système
de protection telles qu'elles sont indiquées dans l'attestation de mission, conformément aux
dispositions de l'article 102 du décret du 19 décembre 1991 précité».
Art. 18.
– Abrogé.
Art. 19.
– La rétribution pour l'intervention de l'avocat au cours de la garde à vue est versée à l'avocat
commis d'office contre la remise de l'imprimé visé au 2° alinéa de l'article 132-5 du décret du 19
décembre 1991 précité dûment rempli par l'avocat et signé par les autorités de police ou de
gendarmerie compétentes ainsi que par le Bâtonnier ou son représentant.
Art. 20.
– Le montant de la rétribution due à l'avocat est égal à la contribution de l'Etat après prise en
compte de la situation de l'avocat au regard de la TVA.
196 / 406
composition pénales ou au titre de la mesure prévue à l'article 12-1 de l'ordonnance du 2 février
1945 précitée est versée après remise de la décision d'admission le désignant et d'une attestation
de mission délivrée par le Procureur de la République.
Art. 20-2.
– La copie de la décision d'admission est transmise par le Président du Bureau d'aide
juridictionnelle à la CARPA. L'attestation de mission est remise à l'avocat.
Art. 20-3.
– L'article 20 s'applique aux rétributions dues à l'avocat pour les missions relevant de la présente
section.
Art. 20-4.
– La rétribution due à l'avocat ayant accompli une mission d'assistance à une personne détenue
dans le cadre d'une procédure disciplinaire en relation avec sa détention est versée contre la
remise à la CARPA d'une attestation visée par le Président de la Commission de discipline et par
le Bâtonnier ou son représentant.
Art. 20-5.
– La rétribution due à l'avocat ayant accompli une mission d'assistance à une personne détenue
faisant l'objet d'une mesure d'isolement d'office, de prolongation de cette mesure, ou de levée,
sans son accord, d'un placement à l'isolement à sa demande est versée contre la remise à la
CARPA d'une attestation visée par le chef d'établissement pénitentiaire ou son représentant et par
le Bâtonnier ou son représentant.
Art. 21.
– Chaque avocat fait connaître immédiatement à la CARPA tout changement de sa situation au
regard de la TVA et de son mode d'exercice.
Il fournit les références du compte ouvert dans les livres d'un établissement de crédit sur lequel les
rétributions lui seront versées. Dans le cas particulier d'avocats exerçant dans le cadre d'un
groupement, d'une association ou d'une société, les rétributions peuvent être versées sur un
compte unique ouvert par le groupement, l'association ou la société.
Art. 22.
– L'avocat doit remettre sans délai à la CARPA les attestations de mission, ordonnances et
attestations de fin de mission transactionnelle qui lui ont été délivrées ainsi que les imprimés
prévus pour les interventions au cours de la garde à vue et pour l'assistance aux détenus au cours
de procédures disciplinaires, de mesures d'isolement d'office, de prolongation de ces mesures, ou
de levée, sans leur accord, de placements à l'isolement à leur demande.
197 / 406
Art. 23.
– La rétribution est versée à l'avocat désigné, selon le cas, à l'avocat:
a) mentionné dans la décision du Bureau d'aide juridictionnelle;
b) mentionné dans la décision du Président de ce Bureau pour les interventions en matière de
médiation ou de composition pénales ou au titre de la mesure prévue à l'article 12-1 de
l'ordonnance du 2 février 1945 précitée;
c) désigné par le Bâtonnier pour les interventions au cours de la garde à vue;
d) désigné par le Bâtonnier ou choisi par le détenu pour les interventions en matière d'assistance
aux détenus au cours de procédures disciplinaires, de mesures d'isolement d'office, de
prolongation de ces mesures, ou de levée, sans leur accord, de placements à l'isolement à leur
demande.
Toutefois, en cas de changement d'avocat en cours de procédure, la rétribution est versée à
l'avocat dont le nom figure sur l'attestation de mission, sur l'ordonnance ou sur l'attestation de fin
de mission transactionnelle, sous réserves des règles de répartitions prévues à l'article 103 du
décret du 19 décembre 1991 précité.
Art. 24.
– Le paiement des rétributions est effectué par la CARPA au moins une fois par mois et, dans un
délai maximum de cinq semaines à compter de la remise de l'attestation, par virement bancaire ou
par lettre chèque au compte professionnel de l'avocat bénéficiaire.
Art. 25.
– Toute contestation ayant trait à la rétribution des missions prévues à la première et à la troisième
partie de la loi du 10 juillet 1991 est soumise au Bâtonnier ou à son représentant.
Art. 26.
– Les rétributions versées aux avocats dans le cadre du protocole, quel que soit leur mode de
calcul, sont inscrites sur un compte de rétributions particulières. Les autres charges supportées
par l'Ordre ou la CARPA sont inscrites dans leur comptabilité propre.
Il est, en outre, établi un état récapitulatif annuel comportant l'ensemble des produits et charges
correspondant aux actions entrant dans le champ visé par le protocole.
Art. 27.
– Dans le cas particulier où les missions d'aide juridictionnelle sont effectuées dans le cadre de
permanences organisées par le barreau et rétribuées selon des bases forfaitaires fixées par
convention avec l'Ordre, la CARPA peut, à titre de provision, procéder au versement immédiat de
ces rétributions sur la seule production d'une fiche justifiant de la permanence accomplie, visée
par le Bâtonnier ou son représentant.
198 / 406
Art. 28.
– Il peut être versé une provision pour une mission d'aide juridictionnelle totale diligentée par un
avocat du barreau.
Le montant et les conditions de versement de cette provision sont librement fixés dans la limite
d'un plafond égal à 50% du montant de la part contributive due par l'Etat pour la procédure
engagée.
Art. 29.
– Toutefois, une provision d'un montant supérieur peut être versée, à titre exceptionnel, après
accord du Bâtonnier ou de son représentant.
Art. 30.
– Préalablement au versement de toute provision, la CARPA doit être en possession de la décision
d'admission à l'aide juridictionnelle.
Art. 31.
– Ces provisions sont déduites des rétributions dues au titre des missions achevées lors de leur
liquidation.
Art. 32.
– Le Bâtonnier, à la demande de la CARPA, peut à tout moment demander à un avocat de lui faire
connaître l'état de la procédure au titre de laquelle une provision a été versée.
Art. 33.
– Jusqu'à remise à la CARPA de l'attestation de mission ou de l'ordonnance, l'avocat demeure
redevable envers celle-ci des provisions versées.
Art. 34.
– Dans le cas d'un changement d'avocat au cours de procédure, si une provision a été versée au
premier avocat, le second perçoit le complément de rémunération.
A défaut d'accord sur la répartition finale de la contribution de l'Etat, le Bâtonnier peut être saisi
conformément à l'article 103 du décret du 19 décembre 1991 précité.
Chapitre créé en séance du Conseil de l’Ordre du 2 juin 2020 (Site du Barreau le 10 juin 2020)
Art. 35
Après accord du bâtonnier, l’avocat qui souhaite bénéficier de l’avance exceptionnelle formule sa
199 / 406
demande auprès de la caisse de règlement pécuniaire des avocats dont il dépend dans un délai
d’un mois après publication du décret n°2020-653 du 29 mai 2020, par tout moyen permettant
d’accuser date certaine.
Le bénéfice de l’avance est ouvert aux avocats ayant réalisé au moins 6 000 euros hors taxes
d’activité moyenne au titre de l’aide juridictionnelle et de l’aide à l’intervention de l’avocat en 2018
et 2019. Le montant de l’avance exceptionnelle est plafonné à 10 000 euros par avocat et ne peut
excéder 25% du montant annuel moyen des rétributions versées à l’avocat concerné au cours des
exercices 2018 et 2019 par la caisse de règlement pécuniaire des avocats au titre de l’aide
juridictionnelle et de l’aide à l’intervention de l’avocat.
Lorsque l’avocat a été inscrit au tableau de l’ordre entre le 1er janvier 2019 et le 31 mai 2019, le
bénéfice de l’avance est ouvert aux avocats ayant réalisé au moins 3000 euros hors taxe d’activité
au titre de l’aide juridictionnelle et de l’aide à l’intervention de l’avocat en 2019. Le montant de
l’avance exceptionnelle est plafonné à 5000 euros par avocat et ne peut excéder 50% du montant
des rétributions versées à l’avocat concerné au cours de l’exercice 2019 par la caisse de
règlement pécuniaire des avocats au titre de l’aide juridictionnelle et de l’aide à l’intervention de
l’avocat.
Lorsque l’avocat a été inscrit au tableau de l’ordre entre le 1er juin 2019 et le 23 mars 2020, le
versement de l’avance exceptionnelle est conditionné à la réalisation d’au moins deux missions au
titre de l’aide juridictionnelle et de l’aide à l’intervention de l’avocat en 2019 ou 2020. Dans cette
hypothèse, le montant de l’avance exceptionnelle est fixé à 1500 euros.
Dans le cas particulier d'avocats exerçant dans le cadre d'un groupement, d'une association ou
d'une société, lorsque les rétributions au titre de l’aide juridictionnelle ou de l’aide à l’intervention
de l’avocat sont versées sur un compte unique ouvert par le groupement, l'association ou la
société, l’avance est versée au profit de la structure d’exercice. Dans cette hypothèse, le
versement de l’avance est conditionné à la conclusion d’une convention avec la caisse de
règlement pécuniaire des avocats, signée par l’ensemble des avocats associés ou membres de la
structure d’exercice, prévoyant les modalités de remboursement les engageant solidairement.
Le montant des provisions versées conformément aux dispositions des articles 28 à 34 du
règlement type annexé au décret du 10 octobre 1996 susvisé, antérieurement à la demande d’une
avance exceptionnelle par l’avocat, s’impute à due concurrence sur le montant susceptible de lui
être versé au titre de l’avance exceptionnelle. Aucune provision supplémentaire ne peut être
versée avant le remboursement de l’avance exceptionnelle prévue par le décret n°2020-653 du
29 mai 2020.
L’avance exceptionnelle est versée avant le 30 septembre 2020.
Art. 36
L’avance exceptionnelle doit être remboursée intégralement avant le 31 décembre 2022.
A compter de la date du versement de l’avance exceptionnelle, chaque mission d’aide
juridictionnelle ou d’aide à l’intervention de l’avocat donne lieu à une rétribution à hauteur de 75%
du montant dû. La part non versée à l’avocat est affectée au remboursement de l’avance
exceptionnelle.
A tout moment, l’avocat peut rembourser par tout moyen le solde restant dû de l’avance
exceptionnelle.
En cas de démission, radiation ou omission du barreau, l’avocat doit rembourser avant son départ
l’avance exceptionnelle versée. A défaut, si l’avance exceptionnelle a été perçue par la structure
d’exercice dont l’avocat est membre ou associé, cette avance est remboursée selon les modalités
200 / 406
fixées par la convention prévue à l’article 2 du décret n°2020-653 du 29 mai 2020.
Art. 37
Chaque barreau introduit dans son règlement intérieur un titre particulier sur les règles de gestion
financière et comptable de cette avance exceptionnelle. Ces dispositions arrêtées par le conseil de
l’ordre du barreau doivent être conformes aux articles 2 à 5 du décret n°2020-653 du 29 mai
2020.
Sur saisine de la caisse de règlement pécuniaire des avocats, le bâtonnier peut demander à tout
avocat bénéficiaire d’une avance exceptionnelle de lui faire connaître l'état des procédures en
cours pour lesquelles il intervient au titre de l’aide juridictionnelle ou de l’aide à l’intervention de
l’avocat.
Le bâtonnier est saisi de tout litige ou de toute contestation dans les formes prévues à l’article 21
de la loi n°71-1130 du 31 décembre 1971.
Art. 38
Une fois déterminé le montant total à verser aux avocats du barreau au titre du dispositif d’avance
exceptionnelle prévu par le décret n°2020-653 du 29 mai 2020, la caisse de règlement pécuniaire
des avocats transfère les sommes nécessaires à partir du compte spécial prévu au a) du 1° de
l’article 2 du règlement type annexé au décret du 10 octobre 1996 susvisé, vers un compte annexe
spécifique intitulé « Avances – Etat d’urgence sanitaire 2020 » ouvert par chaque caisse de
règlement pécuniaire des avocats.
Chaque caisse des règlements pécuniaires des avocats transmet à l’Union nationale des caisses
de règlements pécuniaires des avocats les informations relatives au montant total versé au titre du
dispositif d’avance exceptionnelle, à sa répartition avocat par avocat, ainsi que, mensuellement, à
la situation du compte bancaire annexe spécifique précisant le montant des remboursements
effectués.
L’Union nationale des caisses de règlements pécuniaires des avocats transmet au ministère de la
justice, selon des modalités fixées par convention, les informations relatives au montant total versé
au titre du dispositif d’avance exceptionnelle, barreau par barreau, à sa répartition avocat par
avocat, ainsi que, mensuellement, à la situation des comptes bancaires annexes spécifiques aux
avances exceptionnelles précisant le montant des remboursements effectués.
Art. 39.
– La CARPA peut déduire des rétributions dues, le trop perçu par l'avocat à l'occasion de missions
antérieures. A défaut, elle procède à un recouvrement à l'encontre de l'avocat qui dispose alors,
pour reverser le trop perçu à la CARPA, d'un délai d'un mois à compter de la notification du débit
par le Bâtonnier ou son représentant. Dans tous les cas, l'avocat peut introduire un recours devant
le Bâtonnier.
Tout avocat quittant le barreau doit régulariser son compte aide juridictionnelle et autres missions.
Dans le cas où il serait débiteur envers la CARPA ou détenteur de provisions pour des missions
devenues caduques, cette régularisation doit intervenir avant le départ de l'avocat du barreau.
201 / 406
CHAPITRE VII : Transmission des états liquidatifs et comptables
Art. 40.
– La CARPA transmet annuellement au garde des Sceaux, ministre de la Justice:
1. Les états liquidatifs, dont le modèle est fixé par arrêté du garde des Sceaux, ministre de la
Justice, accompagnés du rapport du commissaire aux comptes établis conformément à l'article
118 du décret du 19 décembre 1991 précité;
2. Les résultats du compte «Emploi des produits financiers» et des comptes «Rétributions
particulières»;
3. Les états récapitulatifs visés à l'article 12 et à l'article 26 établis selon un modèle fixé par arrêté
du garde des Sceaux, ministre de la Justice;
4. Le rapport du commissaire aux comptes établi conformément à l'article 117-1 du décret
susmentionné.
Art. 41.
– La CARPA transmet au garde des Sceaux, ministre de la Justice, un état de trésorerie dont le
modèle et la périodicité d'envoi sont fixés par arrêté du garde des Sceaux, ministre de la Justice.
Cet état récapitule mensuellement en regard des dotations versées:
1. Les montants des rétributions finales et des provisions versées aux avocats pour les missions
d'aide juridictionnelle en matière civile et administrative, d'une part, et en matière pénale d'autre
part;
2. Les montants des rétributions versées pour les interventions des avocats au cours de la garde à
vue;
3. Les montants des rétributions versées aux avocats pour l'aide à l'intervention en matière de
médiation et de composition pénales ainsi qu'au titre de la mesure prévue à l'article 12-1 de
l'ordonnance du 2 février 1945 précitée;
4. Les montants des rétributions versées aux avocats pour l'aide à l'intervention pour l'assistance
aux détenus au cours de procédures disciplinaires, de mesures d'isolement d'office, de
prolongation de ces mesures, ou de levée, sans leur accord, de placements à l'isolement à leur
demande.
202 / 406
Les avocats doivent obligatoirement déposer tout règlement pécuniaire à la Carpa.
Il leur est interdit de recevoir une procuration leur permettant de disposer de fonds déposés sur un
compte ouvert au nom de leur client ou d’un tiers, autre que leur sous-compte ouvert à la Carpa.
I-2 La réglementation des règlements pécuniaires s’applique à tout maniement de fonds et à toute
remise d'effets ou valeurs faits par un client ou un tiers à un avocat dans le cadre de son activité
professionnelle, à l'exclusion des versements reçus à titre de paiement d'honoraires et
émoluments, de remboursement de frais, droits et débours et de provision sur honoraires et
émoluments, frais, droits et débours et des opérations effectuées par un avocat dans le cadre
d’une fiducie en sa qualité d’avocat fiduciaire.
Par exception, les débours, tels qu’ils sont définis par l’article 267 II-2° du Code général des
impôts, peuvent être assimilés à un règlement pécuniaire et être traités en Carpa.
I-3 Lorsque les fonds déposés à la Carpa comprennent pour partie des honoraires ou des
remboursements de frais, ceux-ci ne peuvent être prélevés par l’avocat que sur présentation d’une
autorisation écrite signée et datée par le client.
Sur demande de la Carpa, cette autorisation doit être accompagnée de la copie de la facture ou de
la note d’honoraires afférente.
I-4 L’avocat ne peut effectuer un règlement pécuniaire que si celui-ci est l’accessoire d’un acte
juridique ou judiciaire accompli par lui dans le cadre de son exercice professionnel.
Ce caractère accessoire doit être justifié ; il ne peut résulter de la seule rédaction par l’avocat du
mandat qui lui est donné d’effectuer le maniement de fonds ou de l’exécution à titre principal d’une
prestation d’assistance en matière financière.
Lorsqu’il intervient comme séquestre, l’avocat doit justifier d’un mandat écrit conforme aux
dispositions de l’article 6-3 du Règlement Intérieur National.
Dans tous les cas, le mandat doit indiquer les conditions, vérifications et justifications auxquelles
le dessaisissement des fonds est subordonné.
I-5 L’avocat ne peut prêter son concours à la réalisation d’une opération illicite ou suspecte
d’illicéité. Il doit avant toute réception de fonds, valeurs ou effets vérifier que leur origine est
régulièrement établie ; il doit s’assurer de l’identité de la ou des personnes pour le compte
desquelles il agit et, en particulier, du bénéficiaire effectif de l’opération, et détenir à son dossier
les justificatifs des vérifications effectuées à ce titre.
I-6 Le secret professionnel s'applique aux règlements pécuniaires et le Bâtonnier veille à son
respect.
2-1
La gestion des maniements de fonds est centralisée dans un compte unique ouvert au nom de la
Carpa auprès d'un établissement de crédit.
2-2
La Carpa assure la gestion bancaire et comptable du compte unique ainsi que la gestion en ses
livres des sous-comptes ouverts au nom des avocats exerçant à titre individuel et des structures
203 / 406
d’exercice en commun.
Un avocat ou une structure d’exercice ne peut être titulaire que d’un seul sous-compte Carpa.
Chaque sous-compte Carpa est lui-même subdivisé en sous-comptes « affaire », chacun retraçant
les opérations d’un même dossier.
Le sous-compte Carpa et chaque sous-compte « affaire » sont identifiés par un numéro attribué
par la Carpa. L’indication de ce numéro doit être mentionnée en regard des instructions données
par l’avocat,
Un sous-compte Carpa et un sous-compte « affaire » ne peut jamais être débiteur.
2-3
Le sous-compte Carpa du cabinet est ouvert au nom de l'avocat si celui-ci exerce à titre individuel.
Dans tous les autres cas, le sous-compte est ouvert au nom de la structure d'exercice
(association, société civile professionnelle, société d'exercice libéral,…).
Il ne peut être ouvert de sous-compte Carpa au nom d'une structure de moyens.
2-4
2-5
2.6
Aucune compensation ne peut se faire entre les sous-comptes « affaire » d’un même sous-compte
Carpa.
204 / 406
Tout transfert de fonds d'un sous-compte « affaire » à un autre sous-compte « affaire » à l'intérieur
d'un même sous-compte Carpa est soumis à l’autorisation préalable du Bâtonnier ou de son
délégué.
2.7
Un avocat également inscrit auprès d’un barreau étranger est tenu de déposer à la Carpa tous les
fonds, effets ou valeurs reçus par lui au titre des actes et opérations qu’il réalise en sa qualité
d’avocat inscrit au barreau de Paris.
Il ne peut effectuer aucun transfert de fonds, effets ou valeurs entre son sous-compte Carpa et un
compte ouvert au titre de son activité professionnelle à l’étranger.
3-1
La réalisation des opérations de maniement de fonds est effectuée par la Carpa sur instructions de
l’avocat titulaire du sous-compte Carpa ou de l’avocat ayant une délégation de signature sur le
sous-compte Carpa.
Les instructions relatives aux opérations de maniement de fonds sont données par écrit ou par
télétransmission.
S’agissant des instructions données par écrit, des formulaires sont mis à la disposition des
avocats par la Carpa.
La télétransmission des instructions s’opère par l’intermédiaire de « [Link] » accessible au
moyen de la clé de signature électronique sécurisée émise par l’Ordre des avocats.
Le ou les avocats titulaires de la délégation de signature du Bâtonnier sur le sous-compte Carpa
sont seuls habilités à donner des instructions relatives au fonctionnement du sous-compte Carpa
sous réserve des délégations de signature enregistrées par la Carpa en conformité avec la
procédure « Avoclé ».
3-2
Les paiements crédités au sous-compte Carpa de l’avocat ou d’une structure d’exercice sont
reçus par chèque ou virement libellés en euros ou en toute autre devise convertible ; ils ne peuvent
être effectués au moyen d’un autre instrument de paiement défini par le code monétaire et
financier que si la Carpa est en mesure d’exercer le contrôle prévu à l’article 241 du décret du 27
novembre 1991.
Ils ne peuvent être effectués en espèces que dans la limite du montant fixé par l'article 230 du
décret du 27 novembre 1991.
Au-delà de ce montant, aucun dépôt d'espèces ne peut être effectué directement sur le sous-
compte Carpa de l’avocat qui doit inviter le déposant à procéder par virement ou mandat cash
après avoir déposé les espèces auprès d’un établissement de crédit.
205 / 406
3-3
3-4
Pour être acceptés à l’encaissement, les chèques peuvent être libellés soit au nom de l’avocat ou
de la structure d’exercice titulaire du sous-compte Carpa, soit au nom de la Carpa, soit au nom de
l’avocat ou de la structure d’exercice précédé ou suivi de l’acronyme CARPA. L’indication de
l’acronyme CARPA suivi du nom de l’avocat ou de la structure d’exercice est recommandée.
La remise des chèques pour encaissement à la Carpa doit être effectuée dès réception.
3-5
La réception d’un virement est subordonnée à l’émission préalable par la Carpa d’un relevé
d’identité bancaire (R.I.B.) spécifique affecté à l’opération concernée qui ne peut être utilisé à une
autre fin. Ce R.I.B. indique le numéro attribué par la Carpa au sous-compte « affaire correspondant
à l’opération concernée.
Les fonds reçus par virement ne sont crédités au sous-compte « affaire » de l’avocat que si les
références bancaires du virement correspondent à celles fournies pour l’émission du relevé
d’identité bancaire.
3.6
La Carpa encaisse les chèques et effets ou valeurs remis par l'avocat et procède, sur instruction
de l’avocat titulaire du sous-compte Carpa ou de l’avocat ayant une délégation de signature sur le
sous-compte Carpa, aux paiements par chèques ou virements au nom de bénéficiaires en lien
avec l’affaire qui sont désignés par l'avocat.
Elle enregistre les opérations de chaque sous-compte « affaire » et fournit régulièrement ou sur
demande de l'avocat un relevé comportant les informations relatives aux opérations réalisées.
Seul l’avocat titulaire du sous-compte Carpa ou ayant une délégation de signature sur le sous-
compte Carpa peut obtenir le relevé d’un sous-compte « affaire » qui en dépend.
3.7
La Carpa assure le respect des règles de délai de garantie de bonne fin prévu par l’article 13 de
l’arrêté du 5 juillet 1996.
Les fonds ne sont disponibles et l'avocat ne peut s’en dessaisir qu’à l’expiration des délais de
garantie de bonne fin contractuellement convenus par la Carpa avec l’établissement de crédit
auprès duquel est ouvert le compte visé à l’article 2.1.
3.8
206 / 406
L'avocat ne peut procéder à un maniement de fonds réalisé par délégation de créance, par
compensation ou par toute forme de paiement indirect.
4-1
Le Bâtonnier ou son délégué s'assure à tout moment du respect par les avocats de leurs
obligations et procède au contrôle a priori des opérations de maniements de fonds.
Le contrôle a notamment pour objet l’identification des parties concernées par l’opération, leur
qualité à effectuer ou à recevoir le paiement et le caractère accessoire du maniement de fonds au
regard de la prestation professionnelle de l’avocat.
La Carpa peut refuser toute opération ou instruction non-conforme aux exigences de ce contrôle a
priori. En cas de refus de l’opération, les fonds effets ou valeurs sont retournés à la personne ou à
l’organisme financier mentionné sur l’avis d’opération.
4-2
Le Bâtonnier peut se faire communiquer ou remettre par l’avocat tout document en rapport avec
les maniements de fonds sans qu’il puisse lui être opposé le secret professionnel.
Le défaut de réponse aux demandes d’explications et de justifications du Bâtonnier ou de son
délégué constitue un manquement déontologique.
4-3
L’avocat investi d’un mandat ou d’une mission de séquestre doit communiquer à la Carpa la copie
du mandat ou de l’acte de mission en vertu duquel il agit dès l’ouverture du sous-compte « affaire
» concerné.
4.4
L’avocat doit s’assurer de l’identité de toutes les parties intervenant dans un règlement pécuniaire
effectué par son intermédiaire.
Pour tout chèque ou ordre de paiement porté à l’encaissement en Carpa, l’avocat doit être en
mesure de justifier que l’émetteur ou le donneur d’ordre est le débiteur légal ou contractuel du
paiement effectué.
L’avocat ne peut accepter de paiement pour compte sans détenir l’acte justifiant de la cause et de
la régularité d’un tel paiement. Il doit notamment s’assurer avant toute remise de fonds, effets ou
valeurs par un tiers autre que le débiteur légal ou contractuel du paiement que cette remise
n’encourt aucun risque de qualification pénale.
S’il ne peut obtenir les justificatifs lui permettant d’acquérir cette certitude, il doit refuser de prêter
son concours et de recevoir les fonds, effets ou valeurs.
207 / 406
4.5
Si le paiement provient d’un compte dont le titulaire n’est pas le débiteur légal ou contractuel du
paiement, l’avocat doit se faire communiquer et conserver à son dossier la preuve que le paiement
est effectué d’ordre et pour compte du débiteur.
Cette obligation s’applique notamment aux chèques dits « de banque » pour lesquels l’avocat doit
être en possession d’un document attestant du lien entre l’émission du chèque et l’opération.
Si le chèque lui a été remis par un confrère, il doit inviter celui-ci à lui transmettre ce justificatif et
en cas de difficulté en référer au Bâtonnier.
4.6
Les avocats sont tenus de conserver pendant tout le temps où leur responsabilité civile peut être
engagée, l'ensemble des documents attestant de la régularité des maniements de fonds effectués
par eux.
Ces documents doivent être communiqués à la Carpa sur simple demande de sa part.
5.1
L'avocat ne peut recevoir d'effets libellés directement à son ordre ou à celui de la Carpa.
En revanche, il peut recevoir des effets libellés à l'ordre de son client et endossés par ce dernier
pour encaissement au profit de la banque, laquelle procède à leur encaissement aux dates
d’échéance et procède après encaissement à l’enregistrement comptable au crédit du sous-
compte « affaire » concernée.
Etant endossataire des effets par procuration, la Carpa restitue ceux non encore échus à la date
où la mission de l’avocat prend fin après annulation de l'endos qui lui profite.
5.2
Les droits et actions d'un effet impayé endossé à l’ordre de la Carpa sont exercés en son nom par
le bénéficiaire du règlement pécuniaire auquel l’effet impayé est restitué pour lui permettre
d’exercer les voies d'exécution pouvant être mises en œuvre tant en vertu du droit cambiaire qu'en
vertu du droit commun.
5.3
Les valeurs déposées en Carpa peuvent être ou non de libre disposition, au porteur ou à ordre.
Leur dépôt en Carpa doit être assorti d’un mandat de gestion.
208 / 406
CHAPITRE VI : Saisies
6.1
Il ne peut être fait obstacle à l'exercice régulier des voies d'exécution et mesures conservatoires
portant sur des fonds, effets ou valeurs détenus en Carpa.
6.2
Une saisie ou opposition ne peut porter que sur les fonds, effets ou valeurs détenus pour le
compte d’un client ou d'un tiers précisément identifié et doit comporter le nom de l’avocat titulaire
du sous-compte « affaire » concerné.
6.3
Les actes de saisie ou oppositions pratiqués conformément au code de procédure civile qui sont
signifiés à la Carpa sont portés à la connaissance de l'avocat titulaire du sous-compte concerné.
Si la saisie est pratiquée entre les mains de l'avocat, il doit en informer sans délai la Carpa et lui
transmettre une copie de l’acte.
6.4
L’avocat est tenu de fournir sans délai à la Carpa les renseignements devant être communiqués à
l'huissier.
7.1
La Carpa propose aux clients des avocats aux conditions qu’elle détermine un mécanisme
financier de placements à capital garanti permettant la rémunération des fonds indisponibles.
7.2
L’assurance visant à garantir la représentation des fonds telle que prévue par le décret du 27
novembre 1991 est souscrite par l’Ordre des avocats.
Le montant de la garantie est communiqué chaque année aux avocats par le Bâtonnier.
En cas de dépassement de ce plafond de garantie, l'avocat doit se référer aux dispositions de
l'article 226 du décret du 27 novembre 1991.
7.3
209 / 406
Si les fonds déposés au titre d'une affaire ne peuvent être remis au destinataire désigné par les
décisions ou conventions, notamment parce qu’il n'est plus en relation avec l'intéressé et ignore
son adresse, l'avocat en informe la Carpa en demandant que les fonds soient portés au compte
spécial prévu par l’article 15 de l’arrêté du 16 juillet 1996.
L’origine des fonds portés au compte spécial doit être précisément identifiée de manière à pouvoir
répondre à tout moment à une demande de restitution.
7.4
Ces modèles de contrats sont des modèles de contrats de collaboration et de travail entre avocats
applicables conformément à l’article P.14.0.1 du RIBP. Ils constituent le socle minimal des
garanties accordées aux deux parties au contrat et ils peuvent être modifiés sans qu’il soit
possible de déroger ni à l’article 7 de la loi n°71-1130 du 31 décembre 1971, ni aux articles 129 à
132 du décret n°91-1197 du décret du 27 novembre 1991, ni aux droits du collaborateur tels qu’il
les tient des dispositions du RIN et du RIBP.
Il vous appartient donc d’adapter votre contrat en fonction de la nature et du contexte de votre cas
et/ou de votre situation. Leur utilisation ne pourra en aucun cas engager la responsabilité de l'ordre
des avocats de Paris.
210 / 406
Contrat-type de collaboration élaboré en harmonie avec le Règlement Intérieur National de la
profession d'avocat
Et :
211 / 406
Préambule
Ce modèle de contrat tel que visé en annexe du règlement intérieur du barreau de Paris (RIBP) est
un exemple de contrat qui a vocation à régir les relations contractuelles entre un collaborateur ou
une collaboratrice et le cabinet ou l’avocat qui le recrute en cette qualité.
Il mentionne ainsi les principes généraux régissant la collaboration libérale et détaille les
principales obligations des parties en présence. Les droits et obligations résultant du règlement
intérieur national, RIN y figurent, auxquels s’ajoutent ceux adoptés par le conseil de l’ordre du
barreau de Paris. Il s’agit notamment du congé parentalité, dont la durée a été modifiée par l’ordre
des avocats dès 2014, qui l’a prolongée à 4 semaines mais aussi de modifications relatives au
congé adoption. Il s’agit également de l’obligation de notifier les motifs de la rupture du contrat
ainsi que de préciser la partie qui en est à l’initiative, obligation introduite en décembre 2020 dans
le règlement parisien, RIBP.
Ce modèle est adaptable sans qu’il soit possible de déroger ni à l’article 7 de la loi n°71-1130 du
31 décembre 1971, ni aux articles 129 à 132 du décret n°91-1197 du décret du 27 novembre
1991, ni aux droits du collaborateur libéral tels qu’il les tient des dispositions du RIN et du RIBP ».
Par ailleurs, il est rappelé que toute difficulté d’interprétation ou d’exécution du contrat est soumise
à la juridiction du bâtonnier, dont la saisine est précédée d’une tentative de conciliation obligatoire
devant la commission règlement des difficultés d'exercice en collaboration libérale, dite « DEC ».
Elle peut être saisie à l’adresse suivante : dec@[Link].
La Commission Harcèlement et Discrimination, dite « COMHADIS », est également compétente
pour connaître des problématiques de harcèlement et de discrimination dont s’estiment victimes
les avocats collaborateurs. Elle peut être saisie à l'adresse comhadis@[Link] .
En cas de question relative à la collaboration, l’ordre a mis en place une permanence par courriel,
à l’adresse suivante : collab@[Link].
Le présent contrat-type est mis à jour à la suite de chaque modification du RIBP. En cas de
contradiction entre les stipulations du contrat et le RIBP au moment de sa signature, c’est ce
dernier texte qui s’applique.
Toutes modifications du RIN postérieures s’appliquent aux contrats en cours.
[CAB] et [COL] conviennent, pour l’exercice de la profession d’avocat, de conclure entre eux le
présent contrat de collaboration libérale, établi conformément aux dispositions issues de la loi du
31 décembre 1971, du décret du 27 novembre 1991, de la loi du 2 août 2005, du Règlement
intérieur national de la profession d’avocat et du Règlement intérieur du barreau de Paris.
Le contrat a pour objet de définir les modalités d’une collaboration confraternelle et loyale,
exclusive de tout lien de subordination.
Il prendra effet le [XXX[1]] et devra, ainsi que tout avenant modificatif, être transmis, dans les
quinze jours de sa signature, au Service de l’exercice professionnel (SEP) de l’ordre des avocats
(Maison des Avocats, Service de l’exercice professionnel (SEP), Cours des Avocats, dont
l’adresse postale est CS 64111,75833 Paris cedex 17 et dont l’adresse électronique est /
sep@[Link])
[COL] déclare être immatriculé, en qualité de travailleur indépendant, auprès de l’URSSAF et être
affilié au régime général de l’Assurance Maladie.
212 / 406
Il devra adhérer à la Caisse nationale des barreaux français (CNBF) et s’engage à maintenir ces
immatriculations et adhésions pendant toute la durée du présent contrat.
[COL] pourra recevoir ses clients personnels au cabinet et disposera du temps nécessaire à la
gestion et au développement de sa clientèle personnelle dans les conditions définies ci-dessous.
[CAB] laissera à [COL] le temps nécessaire pour traiter ses dossiers personnels, dans des
conditions qui seront définies et arrêtées entre eux.
[COL] consacrera le temps nécessaire au traitement des dossiers qui lui sont confiés par [CAB] en
veillant à toujours y apporter le même soin et la même conscience que pour ses dossiers
personnels.
[COL] veillera au bon respect de ses propres obligations de formation continue et déontologique.
[CAB] préservera la nature strictement confidentielle de la correspondance postale et/ou
électronique privée et celle afférente aux dossiers personnels de [COL] et prendra toutes les
mesures techniques et juridiques (notamment vis-à-vis de ses salariés) nécessaires pour assurer
le respect de ce principe fondamental.
[1] En cas de 1ère collaboration, la date de prise d’effet ne peut être antérieure à la date de
prestation de serment.
ARTICLE 2 : Durée
[COL] aura droit à cinq semaines de repos rémunérées comme période d’activité au cours de
l’année civile. Dans le cas où la collaboration n’aurait pas commencé le premier jour de l’année
civile, [COL] bénéficiera de repos rémunérés comme période d’activité au prorata de sa présence
au cours de l’année civile.
[CAB] et [COL] fixeront d’un commun accord et au moins deux mois à l’avance les périodes de
repos.
Sauf accord avec [CAB], [COL] ne pourra pas prendre plus de trois semaines de repos d’affilé
pendant les mois de juillet et août, ni plus de deux semaines d’affilé pendant les autres mois de
213 / 406
l’année.
ARTICLE 4 : Frais
[ COL ] recevra sans délai et sur justification le remboursement de tous frais professionnels,
notamment de déplacement, exposés dans le cadre des missions confiées par [ CAB ] ou dans
l’intérêt du cabinet.
[CAB] facilitera l'accomplissement par [COL] de ses obligations en matière d'aide juridique.
ARTICLE 6 : Indépendance
Pour les dossiers qu’il traitera, y compris les dossiers confiés par [ CAB ], [ COL ] demeurera
maître de son argumentation et des conseils qu’il donnera.
Si son argumentation s’avère contraire à celle qu’aurait développée [ CAB ], [ COL ] devra, avant
d’agir, en informer [ CAB ].
En cas de persistance du désaccord, par respect des principes de confiance, loyauté et
délicatesse, [ COL ] devra restituer le dossier à [ CAB ].
[CAB] ne pourra pas demander à [COL] l'accomplissement d'une mission que ce dernier jugerait
contraire à sa conscience et à ses opinions ou susceptible de porter atteinte à son indépendance.
Dans cette hypothèse, [COL] formulera sa demande de retrait dans un délai raisonnable afin de ne
pas perturber l'avancement du dossier.
[ CAB ] mettra à la disposition de [ COL ] une installation garantissant le secret professionnel et lui
permettant de constituer et développer sa clientèle personnelle, sans contrepartie financière.
[ CAB ] mettra ainsi à la disposition de [ COL ], tant pour les besoins de la collaboration que pour
le développement et le traitement de sa clientèle personnelle, l’ensemble des moyens du cabinet
(salle d’attente, salles de réunions, secrétariat, téléphone, télécopie, messagerie électronique,
accès Internet, petites fournitures sauf papier à en-tête, etc.) sans aucune restriction ni
contribution financière et dans des conditions normales d’utilisation.
[ CAB ] et [ COL ] ne pourront, dans un même litige, assister ou représenter une partie ayant des
214 / 406
intérêts contraires à ceux du client qui a saisi en premier l’un ou l’autre.
ARTICLE 10 : Formation
[ CAB ] s’engage à apporter à [ COL ] information, aide et conseil, tant pour les dossiers du
cabinet que pour les dossiers personnels de [ COL ], afin de lui permettre d’acquérir une
compétence professionnelle et déontologique de qualité.
[ CAB ] s’engage à laisser [ COL ] disposer du temps nécessaire pour qu’il puisse remplir ses
obligations de formation continue, sans réduction de la rémunération convenue ni contrepartie
financière personnelle ou autre, étant rappelé que [ COL ] doit prévenir [ CAB ] des sessions de
formation qu’il doit ou souhaite suivre au plus tard quinze jours avant leur début.
ARTICLE 11 : Spécialisation
[ COL ] bénéficiera du temps suffisant pour suivre toute session de formation nécessaire à
l’acquisition d’une spécialisation.
[ CAB ] s’efforcera de lui confier des travaux relevant de la spécialisation recherchée.
ARTICLE 13 : Rémunérations
215 / 406
concernée estimée forfaitairement prorata temporis sur la moyenne des douze mois précédant
l’interruption.
Le minimum garanti mensuel ne peut être inférieur au montant minimum de la rétrocession tel
qu’adopté par le conseil de l’ordre du barreau de Paris.
Le montant de la rétrocession d’honoraires sera réexaminé au moins une fois par an.
(Article créé en séance du conseil du 16 octobre 2012 (Bulletin du Barreau du 23 octobre 21012,
n°32/2012)
[CAB] et [COL] se rencontreront annuellement pour faire le point sur leur collaboration.
Au moins une fois tous les deux ans, l’entretien annuel aura pour objet le développement de la
carrière professionnelle de [COL] et son évolution dans [CAB].
Chacun de ces entretiens fera l’objet d’un compte rendu écrit dont une copie sera remise à [COL].
ARTICLE 15 : Maladie
En cas d'indisponibilité pour raison de santé au cours d'une même année civile, [COL] percevra
pendant deux mois sa «rémunération habituelle», sous déduction des indemnités journalières
perçues au titre des régimes de prévoyance collective du barreau ou individuelle obligatoire.
(Article modifié en séance du conseil du 3 nov. 2015 (Bulletin du Barreau du 17 nov 2015)
216 / 406
Article 16-2 Parentalité
Le collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale qui adopte un enfant est en droit de suspendre
l’exécution de sa collaboration jusqu’à dix semaines, à l’occasion de l’arrivée de l’enfant. En cas
d’adoption multiple, le congé d’adoption peut être porté à seize semaines. Cette période de
suspension débute dans les quatre mois suivant l'arrivée au foyer de l'enfant.
Le collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale qui adopte un ou plusieurs enfants en avise
celui avec lequel il collabore un mois avant le début de la suspension.
En cas de rupture du contrat de collaboration, [COL] disposera d'une totale liberté pour installer
son cabinet à l'adresse de son choix.
Toutefois, dans les deux ans qui suivront la rupture de son contrat de collaboration, [COL] devra
aviser [CAB] avant de prêter son concours à un client de celui-ci, cette obligation ne préjudicie
217 / 406
pas au respect des règles en matière de succession d'avocats dans un dossier.
[COL] comme [CAB] s'interdiront toute pratique de concurrence déloyale durant l'exécution du
présent contrat et après la rupture de celui-ci.
Pour le cas où [ CAB ] conserverait dans la mémoire de ses ordinateurs, la trace et/ou le contenu
des correspondances électroniques reçues et/ou expédiées par [ COL ], tant dans le cadre de son
activité professionnelle pour les dossiers du Cabinet que pour sa clientèle personnelle ou à titre
privé, il s’interdira formellement d’utiliser ou d’invoquer le contenu de l’une quelconque des
correspondances privées ou afférentes à l’un des dossiers personnels de [ COL ], et ce à quelque
titre que ce soit.
En cas de rupture du contrat de collaboration, [ CAB ] remettra à [ COL ] les fichiers de
correspondances et dossiers personnels en format électronique et détruira toute copie de ces
fichiers sur ses ordinateurs.
(Article modifié en séance du Conseil du 3 nov. 2015, Bulletin du Barreau du 17 nov. 2015)
La rupture du contrat de collaboration ne peut intervenir que dans le strict respect des principes de
délicatesse et de loyauté.
Sauf accord plus favorable à [ COL ] au moment de la rupture, chaque partie pourra mettre fin au
présent contrat en respectant un délai de prévenance, fixé au minimum à trois mois.
Ce délai sera augmenté d'un mois par année au-delà de trois ans de présence révolus, sans qu'il
puisse excéder six mois.
Ce délai sera de huit jours en cas de rupture pendant la période d’essai.
Ces délais n’auront pas à être observés en cas de manquement grave flagrant aux règles
professionnelles.
La « rémunération habituelle » de [ COL ] restera due pendant ce délai, même en cas de non-
exercice effectif de la collaboration du fait de [ CAB ].
Les jours de repos rémunérés qui n’auraient pu être pris avant la notification de la rupture pourront
être pris pendant le délai de prévenance. A défaut, ils ne donneront lieu à aucune compensation
financière.
La rupture de collaboration libérale entre avocats doit faire l’objet, auprès du service l’exercice
professionnel (SEP), d’une déclaration de [ CAB ] et de [ COL ], dans les quinze jours de la
notification de la rupture, mentionnant la nature de la rupture parmi les cinq propositions suivantes:
- rupture à l’initiative du collaborateur,
- rupture à l’initiative de cabinet,
- rupture à l’initiative du collaborateur pour manquement grave,
- rupture à l’initiative du cabinet pour manquement grave,
218 / 406
- rupture d’un commun accord.
Maternité
A compter de la déclaration par la collaboratrice libérale de son état de grossesse, qui peut être
faite par tout moyen, et jusqu'à l'expiration de la période de suspension de l'exécution du contrat à
l'occasion de la maternité, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu par le cabinet,
sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'état de grossesse ou à la maternité.
Sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l’état de grossesse ou à la
maternité, la rupture du contrat de collaboration est nulle de plein droit lorsque le cabinet est
informé de la grossesse de la collaboratrice dans un délai de quinze jours à compter de la
notification de la rupture. La collaboratrice informe le cabinet en transmettant, par lettre
recommandée avec avis de réception ou remise en main propre et contresignée, un certificat
médical justifiant de son état de grossesse.
Au retour de la collaboratrice de son congé maternité, le contrat de collaboration libérale ne peut
être rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement grave aux règles
professionnelles non lié à la maternité. Dans ce cas, la rupture est notifiée par lettre dûment
motivée.
Parentalité
A compter de l'annonce par le père collaborateur libéral ou le conjoint collaborateur libéral ou la
personne collaboratrice libérale liée à la mère par un pacte civil de solidarité ou vivant
maritalement avec elle de son intention de suspendre son contrat de collaboration après la
naissance de l’enfant, qui peut être faite par tout moyen, et jusqu’à l’expiration de cette période de
suspension, le contrat de collaboration libérale ne peut être rompu par le cabinet, sauf
manquement grave aux règles professionnelles non lié à la paternité.
cette rupture du contrat de collaboration est nulle de plein droit lorsque le cabinet est informé de la
paternité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la rupture. Le collaborateur
informe le cabinet en transmettant, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en
mains propres et contresignée, une attestation justifiant de la paternité.
Au retour du collaborateur de son congé paternité, le contrat de collaboration libérale ne peut être
rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement grave aux règles professionnelles,
non lié à la paternité.
Adoption
A compter de l’annonce par la collaboratrice ou le collaborateur libéral de son intention de
suspendre sa collaboration à l’occasion de l’arrivée de l’enfant, qui peut être faite par tout moyen,
et jusqu'à l'expiration de cette période de suspension, le contrat de collaboration libérale ne peut
être rompu par le cabinet, sauf manquement grave aux règles professionnelles non lié à l'adoption.
Cette rupture du contrat de collaboration est nulle de plein droit lorsque le cabinet est informé de
l’adoption dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la rupture. La collaboratrice
ou le collaborateur informe le cabinet en transmettant, par lettre recommandée avec avis de
réception ou remise en main propre et contresignée, une attestation de l’organisme compétent
justifiant de l’arrivée de l’enfant.
Au retour de la collaboratrice ou du collaborateur de son congé d’adoption, le contrat de
collaboration libérale ne peut être rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement
grave aux règles professionnelles non lié à l’adoption.
219 / 406
ARTICLE 21 : Domiciliation après la rupture du contrat
Quelle que soit la cause de la cessation de la collaboration, [ COL ] pourra demeurer domicilié au
cabinet de [ CAB ] jusqu’à ce qu’il ait fait connaître ses nouvelles conditions d’exercice et ce,
pendant une durée qui ne saurait excéder trois mois.
Même après ce délai, son courrier postal et électronique lui sera normalement acheminé et ses
nouvelles coordonnées postales, électroniques et téléphoniques seront transmises aux personnes
qui en feront la demande. [ COL ] fera connaître sa nouvelle adresse professionnelle dans le délai
d’un mois.
Tout différend né à l’occasion du présent contrat est soumis à la commission règlement des
difficultés d'exercice en collaboration selon les modalités définies à l’article P 71.2 du Règlement
intérieur du barreau de Paris. À défaut de conciliation il appartiendra à la partie la plus diligente de
saisir la juridiction du bâtonnier conformément à l’article P.71.5 du Règlement intérieur du barreau
de Paris.
Conformément aux exigences de l’article 13 du RGPD, [COL] est informé du fait que [CAB] est
amené à réaliser des traitements de données personnelles sur la base des informations
personnelles fournies par vous.
[CAB] prend les mesures propres à assurer la protection et la confidentialité des informations
nominatives qu’il détient ou qu’il traite dans le respect des dispositions de la Loi Informatique et
Libertés et du RGPD.
Toutes les données concernant [COL] sont collectées directement auprès de lui.
[CAB] s’engage à recueillir le consentement de [COL] et/ou à lui permettre de s’opposer à
l’utilisation de leurs données pour certaines finalités, dès que cela est nécessaire.
1. Nécessité de la collecte
La collecte des données personnelles de [COL] est nécessaire au moment de l’embauche, afin de
220 / 406
réaliser le processus de recrutement, concrétiser l’embauche. Si [COL] ne souhaite pas
communiquer les informations qui lui sont demandées, celui-ci ne pourra pas être recruté par
[CAB].
2. Finalités
Le recueil des données personnelles de [COL] a pour base légale :
-le respect des obligations règlementaires et légales auxquelles [CAB] doit satisfaire dans le cadre
du recrutement de [COL] et de la gestion administrative du personnel ;
-[à compléter le cas échéant].
221 / 406
s’avère nécessaire à des fins probatoires ou pour répondre à une obligation légale.
Si [COL] souhaite savoir comment le cabinet utilise ses données personnelles, il convient de
demander à les rectifier ou s’opposer à leur traitement en contactant [CAB] à cette adresse : [à
compléter].
Dans ce cas, [COL] doit indiquer les données personnelles qu’il souhaiterait que [CAB] corrige,
mette à jour ou supprime, en s’identifiant de manière précise avec une copie d’une pièce d’identité
(carte d’identité ou passeport). Les demandes de suppression de données personnelles seront
soumises aux obligations qui sont imposées à [CAB] par la loi, notamment en matière de
conservation ou d’archivage des documents. Enfin, [COL] peut déposer une réclamation auprès
des autorités de contrôle, et notamment de la CNIL ([Link]
Sécurité :
[CAB] met en œuvre toutes les mesures techniques et organisationnelles afin d’assurer la sécurité
des traitements de données à caractère personnel et la confidentialité des données personnelles.
A ce titre, [CAB] prend toutes les précautions utiles, au regard de la nature des données et des
risques présentés par le traitement, afin de préserver la sécurité des données et, notamment,
d’empêcher qu’elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient
accès (protection physique des locaux, procédés d’authentification avec accès personnel et
sécurisé via des identifiants et mots de passe confidentiels, journalisation des connexions,
chiffrement de certaines données...).
(1) En cas de 1ère collaboration, la date de prise d’effet ne peut être antérieure à la date de
prestation de serment.
(2) La période d’essai ne peut excéder trois mois, renouvellement compris.
(3) La rétrocession d’honoraires minimale est de 90 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale
en 1ère année, 100% en deuxième année.
Fait à Paris, le [ ]
(Signatures)
222 / 406
que le contrat de travail ci-dessous doit expressément prévoir une prise d'effet à la date de
l'inscription au Barreau de Paris de l'avocat salarié.
Données personnelles
Conformément aux exigences de l’article 13 du RGPD, vous êtes informé du fait que le [CAB] est
amené à réaliser des traitements de données personnelles sur la base des informations
personnelles fournies par vous.
Le [CAB] prend les mesures propres à assurer la protection et la confidentialité des informations
nominatives qu’elle détient ou qu’elle traite dans le respect des dispositions de la Loi Informatique
et Libertés et du RGPD.
Nous conservons vos données uniquement le temps nécessaire pour les finalités poursuivies,
conformément aux prescriptions légales.
1. Nécessité de la collecte.
La collecte des données personnelles des salariés et collaborateurs est nécessaire au moment de
223 / 406
l’embauche, afin de réaliser le processus de recrutement, concrétiser l’embauche. Si le salarié
et/ou collaborateur ne souhaite pas communiquer les informations qui lui sont demandées, celui-ci
ne pourra pas être recruté par le [CAB].
2. Finalités
- le respect des obligations règlementaires et légales auxquelles le [CAB] doit satisfaire dans le
cadre de votre recrutement et de la gestion administrative du personnel (déclarations aux
organismes sociaux, déclaration préalable à l’embauche etc.)
- (autres…)
Le caractère obligatoire ou facultatif des données personnelles demandées et les éventuelles
conséquences d'un défaut de réponse à l’égard des salariés et collaborateurs sont précisés lors
de leur(s) collecte(s).
Les Données Personnelles de l’Utilisateur ne seront pas transmises à des acteurs commerciaux
ou publicitaires.
Le [CAB] recourt aux prestations fournies par plusieurs sociétés spécialisées (gestion de paie…)
dont la liste peut être communiquée aux personnes concernées sur demande adressée à contact
[xxxxx@[Link]].
Si ces sociétés utilisent des serveurs en dehors de l’Union Européenne, nous avons conclu avec
elles des contrats spécifiques et des clauses contractuelles types établies par la Commission
Européenne pour encadrer et sécuriser le transfert de vos données à ces prestataires.
Vos droits :
Chaque fois que le [CAB] traite des Données Personnelles, il prend toutes les mesures
raisonnables pour s’assurer de l’exactitude et de la pertinence des Données Personnelles au
regard des finalités pour lesquelles celui-ci les traite.
Conformément à la réglementation européenne en vigueur, vous disposez des droits suivants : -
droit d'accès (article 15 RGPD) et de rectification (article 16 RGPD), de mise à jour, de
complétude des données - droit de verrouillage ou d’effacement des données à caractère
personnel (article 17 du RGPD), lorsqu’elles sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées,
ou dont la collecte, l'utilisation, la communication ou la conservation est interdite - droit de retirer à
tout moment un consentement (article 13-2c RGPD) - droit à la limitation du traitement des
données (article 18 RGPD) - droit d’opposition au traitement des données (article 21 RGPD) - droit
à la portabilité des données fournies, lorsque ces données font l’objet de traitements automatisés
fondés sur le consentement ou sur un contrat (article 20 RGPD) - droit de définir le sort des
données des Utilisateurs après leur mort et de choisir à qui le cabinet devra communiquer (ou non)
224 / 406
ses données à un tiers qu’ils aura préalablement désigné.
Dès que le [CAB] a connaissance du décès d’un salarié et/ou collaborateur et à défaut
d’instructions de sa part, il s’engage à détruire ses données, sauf si leur conservation s’avère
nécessaire à des fins probatoires ou pour répondre à une obligation légale.
Si le salarié et/ou le collaborateur souhaite savoir comment le cabinet utilise ses Données
Personnelles, il convient de demander à les rectifier ou s’oppose à leur traitement, et peut
contacter : […°à compléter]
Dans ce cas, les salariés et/ou collaborateurs doivent indiquer les Données Personnelles qu’ils
souhaiteraient que le cabinet corrige, mette à jour ou supprime, en s’identifiant de manière précise
avec une copie d’une pièce d’identité (carte d’identité ou passeport). Les demandes de
suppression de Données Personnelles seront soumises aux obligations qui sont imposées au
cabinet par la loi, notamment en matière de conservation ou d’archivage des documents. Enfin, les
salariés et ou collaborateurs du cabinet peuvent déposer une réclamation auprès des autorités de
contrôle, et notamment de la CNIL ([Link]
Sécurité
Le [CAB] met en œuvre toutes les mesures techniques et organisationnelles afin d’assurer la
sécurité des traitements de données à caractère personnel et la confidentialité des Données
Personnelles.
A ce titre, le [CAB] prend toutes les précautions utiles, au regard de la nature des données et des
risques présentés par le traitement, afin de préserver la sécurité des données et, notamment,
d’empêcher qu’elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient
accès (protection physique des locaux, procédés d’authentification avec accès personnel et
sécurisé via des identifiants et mots de passe confidentiels, journalisation des connexions,
chiffrement de certaines données…).
I – Engagement – Durée
(nom du collaborateur) est engagé en qualité d'avocat salarié par (nom du cabinet qui recrute) à
compter de la date de son inscription au Barreau de Paris.
Art. 1er.
– Le présent contrat est établi pour une durée indéterminée.
Il s'agit d'un contrat à durée indéterminée. Les contrats à durée déterminée qui pourraient être envisagés sont assujettis aux règles
du Code du travail (art. L. 122-1 et s.)
Art. 2.
– Les trois premiers mois d'exécution du présent contrat constitueront une période d'essai. La
période d'essai pourra être renouvelée le cas échéant, dans les conditions de l'article 2-3 de la
convention collective précitée.
II – Conditions de l'exercice
225 / 406
Art. 3.
– (nom du cabinet qui recrute) s'engage à apporter à (nom du collaborateur) information, aide et
conseil, lui permettant d'acquérir une formation professionnelle et déontologique, et à le laisser
disposer du temps nécessaire pour remplir les obligations de formation continue obligatoire et (ou)
l'acquisition d'une spécialisation.
Pendant toute la durée du présent contrat, (nom du cabinet qui recrute) s'engage à permettre à
(nom du collaborateur) de respecter ses obligations professionnelles en matière d'aide
juridictionnelle et de commission d'office.
Art. 4.
– (nom du cabinet qui recrute) ne peut imposer à (nom du collaborateur) l'accomplissement d'une
mission que ce dernier considèrerait comme contraire à sa conscience ou à ses opinions.
Art. 5.
Art. 6.
Il s'agit des règlements et rémunérations au titre de l'aide légale lorsqu'est convenue une rémunération forfaitaire annuelle. Il est
possible de prévoir des dispositions contractuelles différentes qui tiennent compte alors de l'ensemble de la rémunération. Les
rémunérations de l'aide légale sont alors versées à l'avocat salarié.
En outre, sauf accord exprès entre les parties, les missions confiées à (nom du collaborateur) ne
pourront, à son initiative, dépasser le caractère habituel de celles-ci dans le barreau dont il relève.
(L'ensemble des dispositions s'entend sauf accord entre les parties).
Art. 7.
– (nom du collaborateur) organisera son activité avec la plus grande liberté dans le respect du bon
fonctionnement de (nom du cabinet qui recrute).
Certains cabinets pourront considérer nécessaire de compléter ce texte sur le contenu du "bon fonctionnement du cabinet" compte
tenu de l'organisation.
226 / 406
III – Temps de travail
Art. 8.
– (nom du collaborateur) devra consacrer l'intégralité de son temps au (nom du cabinet qui
recrute), à l'exception du temps nécessaire à l'accomplissement de ses obligations en matière
d'aide juridictionnelle et de commission d'office et de la formation professionnelle obligatoire,
suivant un horaire de travail de 35 heures par semaine.
ou
(nom du collaborateur) devra consacrer l'intégralité de son temps au (nom du cabinet qui recrute),
à l'exception du temps nécessaire à l'accomplissement de ses obligations en matière d'aide
juridictionnelle et de commission d'office et de la formation professionnelle obligatoire. Les parties
décident d'appliquer un forfait annuel de 218 jours dans les conditions prévues par l'avenant n° 7
de la convention collective en date du 7 avril 2000.
ou
(nom du collaborateur) se voit confier des responsabilités dont l'importance implique une grande
indépendance dans l'organisation de son emploi du temps, il est habilité à prendre des décisions
de façon largement autonome et perçoit une rémunération se situant dans les niveaux les plus
élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans l'entreprise ou leur établissement. En
conséquence, en application de l'article L. 212-15-1 du Code du travail (nom du collaborateur) a la
qualité de cadre dirigeant et n'est pas soumis aux dispositions relatives à la durée du travail.
IV – Conditions financières
A) Rémunération
Art. 9.
– En contrepartie de son travail, (nom du collaborateur) percevra un salaire forfaitaire annuel brut
de () euros payable mensuellement (une partie variable peut éventuellement être négociée). Les
indemnités d'aide juridictionnelle et de commission d'office seront versées sur le salaire en sus
des minima de la convention collective.
Art. 10.
– (nom du collaborateur) reçoit sans délai et sur justificatifs le remboursement de tous ses frais
professionnels, notamment de déplacement, exposés dans l'intérêt du cabinet qui l'a mandaté à
cette fin.
Art. 11.
– Concernant les congés payés annuels, (nom du collaborateur) bénéficiera des dispositions des
articles L. 223-2 et suivants du Code du travail, ainsi que des dispositions de l'article 5-1 de la
227 / 406
convention collective du 17 février 1995.
Concernant la maladie, la maternité ou concernant la prévoyance, (nom du collaborateur)
bénéficiera des dispositions des articles 7-1 à 7-8 de la convention collective du 17 février 1995.
V – Fin du contrat
Art. 12.
– Le droit de licenciement s'applique à l'avocat collaborateur salarié dans la forme et sur le fond.
La convention collective règlemente les conditions de rupture du contrat de travail quant au
préavis et à l'indemnité de licenciement.
Art. 13.
– A l'expiration du contrat, (nom du collaborateur) disposant d'une entière liberté d'établissement,
devra s'abstenir de toute pratique de concurrence déloyale et de tout manquement à la
délicatesse; il devra notamment s'interdire de consulter, postuler ou plaider dans une affaire dont il
aura déjà connu dans le cadre du présent contrat; au cas où il serait commis d'office ou désigné
au titre de l'Aide juridictionnelle pour un tel dossier, il devra en informer aussitôt le Bâtonnier pour
en être relevé; il ne pourra enfin consulter, postuler ou plaider pour un client du cabinet du (nom du
cabinet qui recrute) qu'après en avoir formellement avisé ce dernier.
Art. 14.
– Quelque soit la cause de la cessation du présent contrat, (nom du cabinet qui recrute) fera le
nécessaire pour que le courrier de (nom du collaborateur) soit acheminé à l'adresse que celui-ci
aura indiquée ou remis à sa toque.
Art. 15.
– Les parties au présent contrat s'engagent à aviser par écrit l'Ordre de la fin de leurs relations,
(nom du collaborateur) devant faire connaître sa nouvelle adresse professionnelle dans le délai
d'un mois.
VI – Juridiction du Bâtonnier
Art. 16.
(Article modifié en séance du conseil du 9 juillet 2013 (Bulletin du Barreau du 16 juillet 2013,
n°24/2013)
– Toute difficulté inhérente à l’interprétation, à l’exécution et à la cessation du présent contrat est
obligatoirement soumise à la juridiction du bâtonnier conformément à l’article P.71.5 du Règlement
intérieur du barreau de Paris.
228 / 406
Art. 17.
– Dans la quinzaine de la conclusion du présent contrat ou de tout avenant modificatif, un
exemplaire en est remis au Conseil de l'Ordre, qui en contrôle la conformité avec les règles
professionnelles, dans les conditions de l'article 138 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991.
(nom de l'avocat collaborateur) collaborera aux activités de (nom du cabinet de l'avocat aux
Conseils), à compter de la date de son inscription au Barreau de Paris;
– à temps complet;
– à temps partiel;
– au dossier.
(nom de l'avocat collaborateur) pourra recevoir ses clients personnels au cabinet et disposera du
temps nécessaire à la gestion et au développement de sa clientèle personnelle dans les conditions
définies à l'article 3.3 ci-dessous.
Conformément aux exigences de l’article 13 du RGPD, vous êtes informé du fait que le [CAB] est
amené à réaliser des traitements de données personnelles sur la base des informations
personnelles fournies par vous.
Le [CAB] prend les mesures propres à assurer la protection et la confidentialité des informations
229 / 406
nominatives qu’elle détient ou qu’elle traite dans le respect des dispositions de la Loi Informatique
et Libertés et du RGPD.
Nous conservons vos données uniquement le temps nécessaire pour les finalités poursuivies,
conformément aux prescriptions légales.
Collecte et Origine des données :
Toutes les données concernant les salariés et collaborateurs sont collectées directement auprès
de ces derniers.
Le [CAB] s’engage à recueillir le consentement des salariés et collaborateurs et/ou à leur
permettre de s’opposer à l’utilisation de leurs données pour certaines finalités, dès que cela est
nécessaire.
Finalité des données collectées :
1. Nécessité de la collecte.
La collecte des données personnelles des salariés et collaborateurs est nécessaire au moment de
l’embauche, afin de réaliser le processus de recrutement, concrétiser l’embauche. Si le salarié
et/ou collaborateur ne souhaite pas communiquer les informations qui lui sont demandées, celui-ci
ne pourra pas être recruté par le [CAB].
2. Finalités
- le respect des obligations règlementaires et légales auxquelles le [CAB] doit satisfaire dans le
cadre de votre recrutement et de la gestion administrative du personnel (déclarations aux
organismes sociaux, déclaration préalable à l’embauche etc.)
- (autres…)
Les Données Personnelles de l’Utilisateur ne seront pas transmises à des acteurs commerciaux
ou publicitaires.
Le [CAB] recourt aux prestations fournies par plusieurs sociétés spécialisées (gestion de paie…)
dont la liste peut être communiquée aux personnes concernées sur demande adressée à contact
230 / 406
[xxxxx@[Link]].
Si ces sociétés utilisent des serveurs en dehors de l’Union Européenne, nous avons conclu avec
elles des contrats spécifiques et des clauses contractuelles types établies par la Commission
Européenne pour encadrer et sécuriser le transfert de vos données à ces prestataires.
Vos droits :
Chaque fois que le [CAB] traite des Données Personnelles, il prend toutes les mesures
raisonnables pour s’assurer de l’exactitude et de la pertinence des Données Personnelles au
regard des finalités pour lesquelles celui-ci les traite.
Conformément à la réglementation européenne en vigueur, vous disposez des droits suivants : -
droit d'accès (article 15 RGPD) et de rectification (article 16 RGPD), de mise à jour, de
complétude des données - droit de verrouillage ou d’effacement des données à caractère
personnel (article 17 du RGPD), lorsqu’elles sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées,
ou dont la collecte, l'utilisation, la communication ou la conservation est interdite - droit de retirer à
tout moment un consentement (article 13-2c RGPD) - droit à la limitation du traitement des
données (article 18 RGPD) - droit d’opposition au traitement des données (article 21 RGPD) - droit
à la portabilité des données fournies, lorsque ces données font l’objet de traitements automatisés
fondés sur le consentement ou sur un contrat (article 20 RGPD) - droit de définir le sort des
données des Utilisateurs après leur mort et de choisir à qui le cabinet devra communiquer (ou non)
ses données à un tiers qu’ils aura préalablement désigné.
Dès que le [CAB] a connaissance du décès d’un salarié et/ou collaborateur et à défaut
d’instructions de sa part, il s’engage à détruire ses données, sauf si leur conservation s’avère
nécessaire à des fins probatoires ou pour répondre à une obligation légale.
Si le salarié et/ou le collaborateur souhaite savoir comment le cabinet utilise ses Données
Personnelles, il convient de demander à les rectifier ou s’oppose à leur traitement, et peut
contacter : […°à compléter]
Dans ce cas, les salariés et/ou collaborateurs doivent indiquer les Données Personnelles qu’ils
souhaiteraient que le cabinet corrige, mette à jour ou supprime, en s’identifiant de manière précise
avec une copie d’une pièce d’identité (carte d’identité ou passeport). Les demandes de
suppression de Données Personnelles seront soumises aux obligations qui sont imposées au
cabinet par la loi, notamment en matière de conservation ou d’archivage des documents. Enfin, les
salariés et ou collaborateurs du cabinet peuvent déposer une réclamation auprès des autorités de
contrôle, et notamment de la CNIL ([Link]
Sécurité
Le [CAB] met en œuvre toutes les mesures techniques et organisationnelles afin d’assurer la
sécurité des traitements de données à caractère personnel et la confidentialité des Données
Personnelles.
A ce titre, le [CAB] prend toutes les précautions utiles, au regard de la nature des données et des
risques présentés par le traitement, afin de préserver la sécurité des données et, notamment,
d’empêcher qu’elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient
accès (protection physique des locaux, procédés d’authentification avec accès personnel et
sécurisé via des identifiants et mots de passe confidentiels, journalisation des connexions,
231 / 406
chiffrement de certaines données…)
3.1 Formation
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) s'engage à apporter à (nom de l'avocat collaborateur)
l'information, aide et conseil, tant pour les dossiers du cabinet que pour les dossiers personnels de
(nom de l'avocat collaborateur), afin de lui permettre d'acquérir une compétence professionnelle et
déontologique de qualité.
Le dossier s'entend de la préparation du projet d'avis ou de projet de mémoire qui lui est
demandé.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) s'engage à laisser (nom de l'avocat collaborateur)
disposer du temps nécessaire pour qu'il puisse remplir ses obligations de formation, sans
réduction de la rémunération convenue ni contrepartie financière personnelle ou autre, étant
rappelé que (nom de l'avocat collaborateur) doit prévenir (nom du cabinet de l'avocat aux
Conseils) des sessions de formation qu'il doit ou souhaite suivre au plus tard un mois avant leur
début.
(nom de l'avocat collaborateur) doit pouvoir bénéficier du temps suffisant pour suivre toute session
de formation nécessaire à l'acquisition d'une spécialisation.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) laissera à (nom de l'avocat collaborateur) le temps
nécessaire pour suivre le cas échéant la formation prévue à l'article 9 du décret n° 97-1125 du 28
octobre 1991, dans les conditions prévues à l'article 11 du même décret.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) s'engage à faciliter l'accomplissement par (nom de
l'avocat collaborateur) de ses obligations en matière d'aide juridictionnelle et de commission
d'office.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) met à la disposition de (nom de l'avocat collaborateur)
une installation garantissant le secret professionnel et lui permettant de constituer et développer
sa clientèle personnelle, sans contrepartie financière.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) met ainsi à la disposition de (nom de l'avocat
collaborateur), tant pour les besoins de la collaboration que pour le développement et le traitement
de sa clientèle personnelle, l'ensemble des moyens du cabinet (salle d'attente, salles de réunions,
232 / 406
secrétariat, téléphone, télécopie, messagerie électronique, accès Internet, petites fournitures [sauf
papier à en-tête], etc.) sans aucune restriction ni contribution financière et dans des conditions
normales d'utilisation.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) s'engage en liaison avec (nom de l'avocat collaborateur)
à lui laisser le temps nécessaire pour traiter ses dossiers personnels, dans des conditions qui
seront définies et arrêtées entre eux.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) peut être amené à conserver dans la mémoire de ses
ordinateurs la trace et/ou le contenu des correspondances électroniques reçues et/ou expédiées
par (nom de l'avocat collaborateur), tant dans le cadre de son activité professionnelle pour les
dossiers de (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils), que pour sa clientèle personnelle, ou à titre
privé.
Dans tous les cas, (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) s'engage à préserver la nature
strictement confidentielle de la correspondance privée et celle afférente aux dossiers personnels
de (nom de l'avocat collaborateur) et à prendre toutes les mesures techniques et juridiques
(notamment vis-à-vis de ses salariés) visant à assurer le respect de ce principe fondamental.
S'il devait en avoir connaissance, (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) s'interdit formellement
d'utiliser ou d'invoquer le contenu de l'une quelconque des correspondances privées ou afférentes
à l'un des dossiers personnels de (nom de l'avocat collaborateur), et ce à quelque titre que ce soit.
Lors de la rupture du contrat de collaboration, (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) devra
remettre à (nom de l'avocat collaborateur) les fichiers de correspondance et dossiers personnels
en format électronique et à en détruire toute copie sur ses ordinateurs.
4.1 Collaboration
(nom de l'avocat collaborateur) doit organiser son activité, en fonction de ses obligations de
formation et de ses propres affaires, pour consacrer le temps nécessaire au traitement des
dossiers qui lui sont confiés par (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) en veillant à toujours y
apporter le même soin et la même conscience qu'à ses affaires personnelles.
233 / 406
exclu qu'il puisse prendre en charge ses obligations financières ou s'y substituer.
4.3 Formation
(nom de l'avocat collaborateur) doit, pour sa part, veiller au bon respect de ses propres obligations
de formation continue et déontologique.
(nom de l'avocat collaborateur) déclare être immatriculé (ou en cours d'immatriculation) en qualité
de travailleur indépendant auprès de l'URSSAF et d'une caisse d'assurance maladie affiliée à la
CAMPLIF. Il s'engage à adhérer à la Caisse nationale des barreaux français (CNBF); il s'engage à
maintenir ces immatriculations et adhésions pendant toute la durée du présent contrat.
ARTICLE 5 : Indépendance
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) ne peut demander à (nom de l'avocat collaborateur)
l'accomplissement d'une mission que ce dernier considérerait comme contraire à sa conscience et
à ses opinions ou susceptible de porter atteinte à son indépendance. Dans cette hypothèse, (nom
de l'avocat collaborateur) doit exprimer sa demande de retrait suffisamment tôt pour ne pas
perturber l'avancement du dossier.
Sur tous les dossiers qu'il traite et, en particulier, sur ceux qui lui sont confiés par (nom du cabinet
de l'avocat aux Conseils), (nom de l'avocat collaborateur) demeure maître de son argumentation et
des conseils qu'il propose.
En cas de désaccord, par respect des principes de confiance, loyauté et délicatesse, (nom de
l'avocat collaborateur) devra restituer les pièces et les éléments qui lui ont été remis à (nom du
cabinet de l'avocat aux Conseils).
(nom de l'avocat collaborateur) ne peut dans un contentieux où il est intervenu pour le compte du
cabinet assister ou représenter une partie ayant des intérêts contraires à ceux du client du (nom
du cabinet de l'avocat aux Conseils).
Il s'efforcera d'éviter d'assister ou de représenter à titre personnel une partie contre un client
habituel du (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils).
ARTICLE 7 : Rémunération
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) verse à (nom de l'avocat collaborateur) une rétrocession
d'honoraires, fixée de la manière suivante:
– versement mensuel le (XXX) de chaque mois, d'une rétrocession d'honoraires fixe hors taxes de
(XXX);
234 / 406
ou
– versement d'une rétrocession d'honoraires librement convenue par dossier confié; à titre
indicatif, la rémunération d'un dossier ne présentant pas de difficulté particulière est de (XXX)
euros hors taxes.
(La rémunération versée à [nom de l'avocat collaborateur] est assujettie, le cas échéant, à la TVA
au taux en vigueur lors de son paiement).
Le montant de la rétrocession d'honoraires ci-dessus définie sera réexaminé au moins une fois par
an.
Ce règlement intervient sur présentation préalable d'une facture de (nom de l'avocat
collaborateur), accompagnée, le cas échéant, de la liste des dossiers traités et, sur demande de
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils), de la liste des dossiers en cours.
En cas de rémunération au dossier, dans les autres stipulations du présent contrat, le terme
«rémunération habituelle» signifie la rémunération qui aurait été versée à (nom de l'avocat
collaborateur) s'il avait travaillé pendant la période concernée estimée forfaitairement prorata
temporis et calculée sur la moyenne des douze mois précédant l'interruption.
ARTICLE 8 : Frais
(nom de l'avocat collaborateur) reçoit sans délai et sur justification le remboursement de tous les
frais professionnels, notamment de déplacement, exposés dans le cadre des missions confiées
par (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) ou dans l'intérêt du cabinet.
(nom de l'avocat collaborateur) conserve les indemnités qui lui sont versées pour les missions
d'aide juridictionnelle et les commissions d'office.
(nom de l'avocat collaborateur) à temps plein ou partiel, rémunéré par un versement mensuel
forfaitaire, aura droit à cinq semaines de repos rémunérées comme période d'activité au cours de
l'année civile.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) et (nom de l'avocat collaborateur) fixeront d'un commun
accord et au moins deux mois à l'avance les périodes de repos.
Dans le cas où le contrat de collaboration n'aurait pas commencé le premier jour de l'année civile,
(nom de l'avocat collaborateur) bénéficiera de repos rémunéré comme période d'activité au
prorata de sa présence au cours de l'année civile.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils), (nom de l'avocat collaborateur) s'engage à ne pas
prendre plus de trois semaines de repos d'affilé pendant les mois de juillet et août, ni plus de deux
semaines d'affilé pendant les autres mois de l'année.
Le calcul du repos rémunéré s'effectue de date à date.
ARTICLE 11 : Maladie
235 / 406
En cas d'indisponibilité pour raison de santé au cours d'une même année civile, l'avocat
collaborateur à temps plein ou partiel, rémunéré par un versement mensuel forfaitaire, reçoit
pendant deux mois sa rémunération, sous déduction des indemnités journalières éventuellement
perçues au titre des régimes de prévoyance collective du barreau ou individuelle obligatoire.
ARTICLE 12 : Parentalité
Article modifié en séance du conseil du 3 nov. 2015 (Bull. du Barreau du 17 nov. 2015)
Maternité
La collaboratrice libérale enceinte est en droit de suspendre l’exécution de sa collaboration
pendant au moins seize semaines à l'occasion de l'accouchement, réparties selon son choix avant
et après accouchement, avec un minimum de deux semaines avant la date prévue de
l’accouchement et un minimum de dix semaines après l'accouchement, et sans confusion possible
avec le congé pathologique.
En cas de naissances multiples, le congé maternité peut être porté à vingt semaines.
Paternité
Le collaborateur libéral aura la p ossibilité de suspendre sa collaboration pendant quatre semaines
réparties sur une période de six mois suivant la naissance de l'enfant.
Adoption
Le collaborateur libéral ou la collaboratrice libérale qui adopte un enfant est en droit de suspendre
l’exécution de sa collaboration jusqu’à dix semaines, à l’occasion de l’arrivée de l’enfant. En cas
d’adoption multiple, le congé d’adoption peut être porté à seize semaines. Cette période de
suspension débute dans les quatre mois suivant l'arrivée au foyer de l'enfant.
236 / 406
grave de la collaboratrice / collaborateur aux règles professionnelles et indépendant de l'état de
grossesse.
Au retour du collaborateur de son congé paternité, le contrat de collaboration libérale ne peut être
rompu pendant un délai de huit semaines, sauf manquement grave aux règles professionnelles,
non lié à la paternité.
La rupture du contrat de collaboration ne peut intervenir que dans le strict respect des principes de
délicatesse et de loyauté.
Le non-respect de l'engagement pris par (nom de l'avocat collaborateur) d'être régulièrement
inscrit auprès du Barreau de Paris, d'y être régulièrement domicilié, plus généralement d'en être
membre de plein exercice et d'acquitter ses obligations financières telles que rappelées à l'article
4.2 du présent contrat, constitue de plein droit une cause de suspension de l'exécution du contrat
et, le cas échéant, une cause de rupture, sans délai de prévenance.
Sauf accord plus favorable au collaborateur au moment de la rupture, chaque partie peut mettre
fin au contrat de collaboration en respectant un délai de prévenance qui sera au minimum de trois
mois, quelle que soit la période de l'année à laquelle la rupture intervient.
Le délai de trois mois est porté à cinq mois au-delà de cinq ans de présence dans le cabinet.
Le délai de prévenance est de huit jours en cas de rupture pendant la période d'essai.
Ces délais n'ont pas à être observés en cas de faute grave ou de manquement grave flagrant aux
règles professionnelles.
La «rémunération habituelle» reste due pendant ce délai, même en cas de non-exercice effectif de
la collaboration du fait de (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils).
Les périodes de repos rémunérés qui n'auront pu être prises avant la notification de la rupture
pourront être prises pendant le délai de prévenance.
237 / 406
collaborateur), si ce dernier a bénéficié d'une formation dispensée à l'extérieur du cabinet et même
si cette formation a été financée par (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils), ce dernier ne peut,
en principe, demander d'indemnité à (nom de l'avocat collaborateur) à ce titre.
Toutefois, une telle indemnité pourrait être contractuellement prévue si la formation reçue revêtait
un caractère exceptionnel révélé par sa durée et son coût.
Dans ce cas, (nom de l'avocat collaborateur) pourrait demander une réduction de cette indemnité
si elle était excessive, ou sa suppression totale si elle était de nature à mettre obstacle à sa liberté
d'établissement ultérieure.
L'indemnité pourra être demandée pendant un délai maximal de deux ans après que la formation
aura été reçue.
Quelle que soit la cause de la cessation de la collaboration, (nom de l'avocat collaborateur) pourra
demeurer domicilié au cabinet (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) jusqu'à ce qu'il ait fait
connaître ses nouvelles conditions d'exercice, et ce pendant une durée qui ne saurait excéder trois
mois; même après ce délai, son courrier lui sera normalement acheminé et ses nouvelles
coordonnées postales et téléphoniques seront transmises à ceux qui en feront la demande.
(nom de l'avocat collaborateur) s'engage à aviser par écrit l'Ordre des avocats du Barreau de
Paris de la fin de la collaboration.
(nom de l'avocat collaborateur) devra faire connaître sa nouvelle adresse professionnelle dans le
délai d'un mois.
18.1 Conciliation
238 / 406
En cas de différend, les parties se soumettent à une instance de conciliation, composée d'un
avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation désigné par le Président de l'Ordre des avocats
au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et d'un avocat au Barreau de Paris désigné par le
Bâtonnier de l'Ordre des avocats au Barreau de Paris. A l'issue d'un délai de trois mois, du jour de
l'acceptation de sa mission par le conciliateur dernier saisi, et en l'absence d'accord des parties, la
procédure de conciliation prend fin.
18.2 Arbitrage
En cas d'échec de la conciliation, les parties conviennent de régler leur différend par voie
d'arbitrage dans les conditions ci-après.
La demande est portée, soit devant le Président de l'Ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la
Cour de cassation, soit devant le Bâtonnier de l'Ordre des avocats au Barreau de Paris. Elle est
motivée, et assortie des pièces qui la fondent. L'autorité saisie communique la demande et les
pièces à l'autre partie.
Le Président de l'Ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et le Bâtonnier de
l'Ordre des avocats au Barreau de Paris désignent l'un et l'autre un arbitre. Les deux arbitres ainsi
nommés choisissent à leur tour un troisième arbitre qui préside l'instance arbitrale. A défaut
d'accord entre les arbitres, le troisième arbitre est désigné par le Président de l'Ordre des avocats
au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et le Bâtonnier de l'Ordre des avocats au Barreau de
Paris.
La sentence est rendue dans le délai de six mois à compter du jour où le troisième arbitre informe
les autres arbitres et les parties de l'acceptation de sa mission. Le délai est prorogé, le cas
échéant, à la demande d'une partie ou des arbitres, par décision du Président de l'Ordre des
avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et du Bâtonnier de l'Ordre des avocats au
Barreau de Paris.
Sauf accord contraire des parties, les arbitres statuent en droit, et sans appel.
Fait en 3 exemplaires, à Paris le (...........).
(Signatures)
(nom du cabinet qui recrute) (nom de l'avocat collaborateur).
les soussignés:
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils)
demeurant
et:
(nom de l'avocat collaborateur)
demeurant (mettre l'adresse du domicile professionnel du collaborateur)
Sont convenus, pour l'exercice libéral de leur profession respective, de conclure entre eux le
présent contrat de collaboration libérale.
239 / 406
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) est avocat à la Cour de cassation et au Conseil d'Etat.
(nom de l'avocat collaborateur) est avocat au Barreau de Paris.
Le présent contrat a pour objet de définir les modalités d'une collaboration confraternelle, loyale et
exclusive de tout lien de subordination, dans le souci du respect des dispositions de la loi du 3
décembre 1971 et du décret du 27 novembre 1991.
(nom de l'avocat collaborateur) collaborera aux activités de (nom du cabinet de l'avocat aux
Conseils) pour documenter, rédiger et plus généralement préparer les dossiers qui lui seront
confiés par (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils).
(nom de l'avocat collaborateur) apportera tous ses soins aux travaux qui lui seront ainsi confiés.
(nom de l'avocat collaborateur) garantit expressément (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils)
la régularité de son inscription auprès du Barreau de Paris dont il devra rester membre de plein
exercice.
(nom de l'avocat collaborateur) disposera de son propre domicile professionnel.
A ces conditions, (nom de l'avocat collaborateur) collaborera aux activités de (nom du cabinet de
l'avocat aux Conseils), à compter de (la date).
Conformément aux exigences de l’article 13 du RGPD, vous êtes informé du fait que le [CAB] est
amené à réaliser des traitements de données personnelles sur la base des informations
personnelles fournies par vous.
Le [CAB] prend les mesures propres à assurer la protection et la confidentialité des informations
nominatives qu’elle détient ou qu’elle traite dans le respect des dispositions de la Loi Informatique
et Libertés et du RGPD.
Nous conservons vos données uniquement le temps nécessaire pour les finalités poursuivies,
conformément aux prescriptions légales.
240 / 406
nécessaire.
Finalité des données collectées :
1. Nécessité de la collecte.
La collecte des données personnelles des salariés et collaborateurs est nécessaire au moment de
l’embauche, afin de réaliser le processus de recrutement, concrétiser l’embauche. Si le salarié
et/ou collaborateur ne souhaite pas communiquer les informations qui lui sont demandées, celui-ci
ne pourra pas être recruté par le [CAB].
2. Finalités
- le respect des obligations règlementaires et légales auxquelles le [CAB] doit satisfaire dans le
cadre de votre recrutement et de la gestion administrative du personnel (déclarations aux
organismes sociaux, déclaration préalable à l’embauche etc.)
- (autres…)
Le caractère obligatoire ou facultatif des données personnelles demandées et les éventuelles
conséquences d'un défaut de réponse à l’égard des salariés et collaborateurs sont précisés lors
de leur(s) collecte(s).
Les Données Personnelles de l’Utilisateur ne seront pas transmises à des acteurs commerciaux
ou publicitaires.
Le [CAB] recourt aux prestations fournies par plusieurs sociétés spécialisées (gestion de paie…)
dont la liste peut être communiquée aux personnes concernées sur demande adressée à contact
[xxxxx@[Link]].
Si ces sociétés utilisent des serveurs en dehors de l’Union Européenne, nous avons conclu avec
elles des contrats spécifiques et des clauses contractuelles types établies par la Commission
Européenne pour encadrer et sécuriser le transfert de vos données à ces prestataires.
Nous conservons vos données uniquement le temps nécessaire pour les finalités poursuivies,
conformément aux prescriptions légales.
Vos droits :
Chaque fois que le [CAB] traite des Données Personnelles, il prend toutes les mesures
raisonnables pour s’assurer de l’exactitude et de la pertinence des Données Personnelles au
regard des finalités pour lesquelles celui-ci les traite.
Conformément à la réglementation européenne en vigueur, vous disposez des droits suivants : -
droit d'accès (article 15 RGPD) et de rectification (article 16 RGPD), de mise à jour, de
241 / 406
complétude des données - droit de verrouillage ou d’effacement des données à caractère
personnel (article 17 du RGPD), lorsqu’elles sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées,
ou dont la collecte, l'utilisation, la communication ou la conservation est interdite - droit de retirer à
tout moment un consentement (article 13-2c RGPD) - droit à la limitation du traitement des
données (article 18 RGPD) - droit d’opposition au traitement des données (article 21 RGPD) - droit
à la portabilité des données fournies, lorsque ces données font l’objet de traitements automatisés
fondés sur le consentement ou sur un contrat (article 20 RGPD) - droit de définir le sort des
données des Utilisateurs après leur mort et de choisir à qui le cabinet devra communiquer (ou non)
ses données à un tiers qu’ils aura préalablement désigné.
Dès que le [CAB] a connaissance du décès d’un salarié et/ou collaborateur et à défaut
d’instructions de sa part, il s’engage à détruire ses données, sauf si leur conservation s’avère
nécessaire à des fins probatoires ou pour répondre à une obligation légale.
Si le salarié et/ou le collaborateur souhaite savoir comment le cabinet utilise ses Données
Personnelles, il convient de demander à les rectifier ou s’oppose à leur traitement, et peut
contacter : […°à compléter]
Dans ce cas, les salariés et/ou collaborateurs doivent indiquer les Données Personnelles qu’ils
souhaiteraient que le cabinet corrige, mette à jour ou supprime, en s’identifiant de manière précise
avec une copie d’une pièce d’identité (carte d’identité ou passeport). Les demandes de
suppression de Données Personnelles seront soumises aux obligations qui sont imposées au
cabinet par la loi, notamment en matière de conservation ou d’archivage des documents. Enfin, les
salariés et ou collaborateurs du cabinet peuvent déposer une réclamation auprès des autorités de
contrôle, et notamment de la CNIL ([Link]
Sécurité
Le [CAB] met en œuvre toutes les mesures techniques et organisationnelles afin d’assurer la
sécurité des traitements de données à caractère personnel et la confidentialité des Données
Personnelles.
A ce titre, le [CAB] prend toutes les précautions utiles, au regard de la nature des données et des
risques présentés par le traitement, afin de préserver la sécurité des données et, notamment,
d’empêcher qu’elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient
accès (protection physique des locaux, procédés d’authentification avec accès personnel et
sécurisé via des identifiants et mots de passe confidentiels, journalisation des connexions,
chiffrement de certaines données…)
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) s'engage à apporter à (nom de l'avocat collaborateur)
l'information, aide et conseil, pour tous les dossiers du cabinet qu'il lui confiera.
Le dossier s'entend de la préparation du projet d'avis ou de projet de mémoire qui lui est
demandé.
242 / 406
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) s'efforcera de confier à (nom de l'avocat collaborateur)
les travaux relevant de la spécialisation qu'il rechercherait.
4.1 Collaboration
(nom de l'avocat collaborateur) doit organiser son activité, en fonction de ses obligations de
formation et de ses propres affaires, pour consacrer le temps nécessaire au traitement des
dossiers qui lui sont confiés par ([nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) en veillant à toujours y
apporter le même soin et la même conscience qu'à ses affaires personnelles.
En vertu de l'engagement qu'il a souscrit à l'article 1 d'être régulièrement inscrit auprès du Barreau
de Paris, (nom de l'avocat collaborateur) s'acquittera seul, et ponctuellement des cotisations dues
à l'Ordre du Barreau de Paris, au CNB ainsi que de ses participations aux assurances collectives
souscrites par l'Ordre.
(nom de l'avocat collaborateur) s'acquittera également seul et ponctuellement de toutes ses
obligations pécuniaires à l'égard des différents services dépendant de l'Ordre du Barreau de Paris
ou de la CARPA.
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) ne relevant pas du même Ordre que (nom de l'avocat
collaborateur), il est expressément exclu qu'il puisse prendre en charge ses obligations financières
ou s'y substituer.
ARTICLE 5 : Indépendance
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) ne peut demander à (nom de l'avocat collaborateur)
l'accomplissement d'une mission que ce dernier considérerait comme contraire à sa conscience et
à ses opinions ou susceptible de porter atteinte à son indépendance. Dans cette hypothèse, (nom
de l'avocat collaborateur) doit exprimer sa demande de retrait suffisamment tôt pour ne pas
perturber l'avancement du dossier.
Sur tous les dossiers qu'il traite et, en particulier, sur ceux qui lui sont confiés par (nom du cabinet
de l'avocat aux Conseils), (nom de l'avocat collaborateur) demeure maître de son argumentation et
des conseils qu'il propose.
En cas de désaccord, par respect des principes de confiance, loyauté et délicatesse, (nom de
243 / 406
l'avocat collaborateur) devra restituer les pièces et les éléments qui lui ont été remis à (nom du
cabinet de l'avocat aux Conseils).
(nom de l'avocat collaborateur) ne peut dans un contentieux où il est intervenu pour le compte du
cabinet assister ou représenter une partie ayant des intérêts contraires à ceux du client du (nom
du cabinet de l'avocat aux Conseils).
Il s'efforcera d'éviter d'assister ou de représenter à titre personnel une partie contre un client
habituel du (nom du cabinet de l'avocat aux Conseils).
ARTICLE 7 : Rémunération
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) verse à (nom de l'avocat collaborateur) une rétrocession
d'honoraires librement convenue par dossier confié; à titre indicatif, la rémunération d'un dossier
ne présentant pas de difficulté particulière s'élève à la somme de (XXX) euros hors taxes.
Ce règlement intervient sur présentation préalable d'une facture de (nom de l'avocat collaborateur)
accompagnée de la liste des dossiers traités et le cas échéant et, sur demande de (nom du
cabinet de l'avocat aux Conseils), de la liste des dossiers en cours.
Cette rémunération est forfaitaire et inclut toute somme pouvant être due au titre de la prestation
de (nom de l'avocat collaborateur) à quelque titre que ce soit.
Cette rémunération s'entend expressément nette de toute charge, pour l'avocat aux conseils, en
ce comprises les cotisations et participations prévues à l'article 4.2 et à l'article 4.3 du présent
contrat, cotisations, participations et contributions étant à la charge du collaborateur.
ARTICLE 8 : Frais
(nom de l'avocat collaborateur) reçoit sans délai et sur justification le remboursement de tous frais
professionnels, notamment de déplacement, exposés dans le cadre des missions confiées par
(nom du cabinet de l'avocat aux Conseils) ou dans l'intérêt du cabinet.
La rupture du contrat de collaboration ne peut intervenir que dans le strict respect des principes de
délicatesse et de loyauté.
Le non respect de l'engagement pris par (nom de l'avocat collaborateur) d'être régulièrement
inscrit auprès du Barreau de Paris, d'y être régulièrement domicilié et plus généralement d'en être
membre de plein exercice et de s'acquitter des obligations financières telles que rappelées à
l'article 4.2 du présent contrat, constitue une cause de suspension de plein droit et sans délai de
l'exécution du contrat et, le cas échéant, une cause de rupture.
244 / 406
9.2 Délais de prévenance
Sauf accord plus favorable au collaborateur au moment de la rupture, chaque partie peut mettre
fin au contrat de collaboration en respectant un délai de prévenance qui sera au minimum de trois
mois, quelle que soit la période de l'année à laquelle la rupture intervient.
Le délai de trois mois est porté à cinq mois au-delà de cinq ans de collaboration habituelle.
Ces délais n'ont pas à être observés en cas de faute grave ou de manquement grave et flagrant
aux règles professionnelles.
Pendant ce délai, le collaborateur se verra confier un nombre de dossiers identiques à celui qu'il
traitait en moyenne mensuelle, pendant les trois derniers mois précédant la rupture.
A défaut, il bénéficiera d'une indemnité équivalente à la moyenne des rémunérations habituelles
par lui perçues, calculée à partir des trois derniers mois précédant la rupture.
245 / 406
ARTICLE 13 : Règlement des différends
13.1 Conciliation
En cas de différend, les parties se soumettent à une instance de conciliation, composée d'un
avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation désigné par le Président de l'Ordre des avocats
au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et d'un avocat au Barreau de Paris désigné par le
Bâtonnier de l'Ordre des avocats au barreau de Paris. A l'issue d'un délai de trois mois, du jour de
l'acceptation de sa mission par le conciliateur dernier saisi, et en l'absence d'accord des parties, la
procédure de conciliation prend fin.
13.2 Arbitrage
En cas d'échec de la conciliation, les parties conviennent de régler leur différend par voie
d'arbitrage dans les conditions ci-après.
La demande est portée, soit devant le Président de l'Ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la
Cour de cassation, soit devant le Bâtonnier de l'Ordre des avocats au Barreau de Paris. Elle est
motivée, et assortie des pièces qui la fondent. L'autorité saisie communique la demande et les
pièces à l'autre partie.
Le Président de l'Ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et le Bâtonnier de
l'Ordre des avocats au Barreau de Paris désignent l'un et l'autre un arbitre. Les deux arbitres ainsi
nommés choisissent à leur tour un troisième arbitre qui préside l'instance arbitrale. A défaut
d'accord entre les arbitres, le troisième arbitre est désigné par le Président de l'Ordre des avocats
au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et le Bâtonnier de l'Ordre des avocats au Barreau de
Paris.
La sentence est rendue dans le délai de six mois à compter du jour où le troisième arbitre informe
les autres arbitres et les parties de l'acceptation de sa mission. Le délai est prorogé, le cas
échéant, à la demande d'une partie ou des arbitres, par décision du Président de l'Ordre des
avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et du Bâtonnier de l'Ordre des avocats au
Barreau de Paris.
Sauf accord contraire des parties, les arbitres statuent en droit, et sans appel.
Fait en 3 exemplaires, à Paris le (...........).
(Signatures)
(nom du cabinet qui recrute) (nom de l'avocat collaborateur)
A l’attention des cabinets : la liste des points à aborder ci-dessous constitue une recommandation
quant aux thèmes pouvant être abordés pendant l’entretien du collaborateur qui doit avoir lieu au
moins une fois par an*, et n’a pas vocation à être exhaustive.
Elle pourra naturellement être adaptée et/ou complétée par le cabinet en fonction de ses
246 / 406
spécificités et attentes.
Préalablement à l’entretien, il est conseillé de remettre au collaborateur un exemplaire vierge du
document qui sera rempli par les parties lors de l’entretien annuel, et ce dans un délai raisonnable
afin de lui permettre de préparer sereinement cet entretien.
A l’issue de l’entretien, il est recommandé que le collaborateur et le cabinet conservent chacun un
exemplaire du document d’entretien annuel.
- Principaux dossiers
- Difficultés rencontrées,
- Succès
Développement et évolution de la
relation client (autonomie,
participation aux rendez-vous
client/négociation/closing,
audiences de plaidoiries, co-
signature des correspondances,…)
Participation au développement
du cabinet :
247 / 406
B/ Qualités professionnelles :
Commentaires du cabinet :
Commentaires du collaborateur :
248 / 406
2°) Aptitudes professionnelles juridiques et techniques :
Commentaires du cabinet :
Commentaires du collaborateur :
249 / 406
perfectionnement
des connaissances
et des méthodes
Capacité à
s’organiser
Assiduité général
Commentaires du cabinet :
Commentaires du collaborateur :
250 / 406
Développement de compétences,
spécialisation
Engagements en matière de
délégation, supervision et
formation des plus jeunes
collaborateurs/stagiaires
Souhaits de formation
Autres
(marketing/développement,…)
(counsel, association
envisagée/possible)
251 / 406
• Oui
• Non
Si non, veuillez décrire la situation rencontrée :
…………………………………………………………………………………………………………………………………
c) Pouvez-vous prendre vos congés comme prévu dans votre contrat de collaboration ?
• Oui
• Non
Si non, veuillez décrire la situation rencontrée :
…………………………………………………………………………………………………………………………………
iii. La rétrocession d’honoraires qui vous est versée correspond-t-elle à la durée du temps partiel ?
• Oui
• Non
Si non, veuillez décrire la situation rencontrée :
……………………………………………………………………………………………………………………………………
252 / 406
2. Développement de la clientèle personnelle
a) Disposez-vous d’un bureau personnel ou de l’accès à une salle de réunion ?
• Oui
• Non
Si non, veuillez décrire la situation rencontrée :
……………………………………………………………………………………………………………………………………
253 / 406
4. Missions d’accès au droit, défense d’urgence, aide juridictionnelle
5. Rémunération
[Link]
a) Votre cabinet vous a-t-il fait accepter et/ou signer un autre document que le contrat
254 / 406
de collaboration validé par l’Ordre (un règlement intérieur, une charte, une contre-lettre,
un contrat de sous-location, un contrat de remboursement de frais etc.) ?
• Oui
• Non
b) Le cabinet vous fait-il participer aux frais entraînés par le développement de votre
clientèle personnelle ?
• Oui
• Non
Si oui, veuillez préciser et indiquer les frais que vous devez supporter :
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………
Veuillez préciser les modalités et dans quels délais les remboursements ont lieu :
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………
7. Clause de conscience
255 / 406
8. Equilibre vie professionnelle/vie personnelle
10. Parentalité :
256 / 406
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………
b) Avez-vous bénéficié d’un entretien annuel sur les trois dernières années ?
• Oui
• Non
………………………………………………………
Fait le ………………………………………………………….
Signature
257 / 406
A – Modelé de convention de sous-location avec partage de moyens d’exercice
Visée à l’article P.48.3
Et :
Ci-après le preneur
M. A, locataire principal, est titulaire d’un bail dont les caractéristiques essentielles sont les
suivantes :
- Nature du bail (professionnel/mixte/commercial) :
- Autorisation d’usage « bureaux » délivrée le :
- Date d’expiration du bail :
- Autorisation de sous-louer avec ou sans autorisation du bailleur principal :
(le cas échéant, prévoir intervention du bailleur principal aux présentes)
- Surface totale des locaux pris à bail principal :
M. B, preneur, a désiré installer son cabinet dans le(s) bureau(x) désigné(s) dans le plan ci-
annexé, d’une surface totale de m2 qu’il a visité(s)
258 / 406
En conséquence, il a été convenu ce qui suit :
1-1
Le locataire principal convient par les présentes de mettre à disposition du preneur, qui l’accepte,
à titre privatif pour l’usage de la profession d’avocat, le(s) bureau(x) désigné(s) ci-après :
1-2
- accueil,
- salle d’attente,
- salle de réunion,
- bibliothèque,
- couloir d’accès,
- WC,
- cuisine,
- espace repas,
- ____________ ,
- ____________ ,
1-3
1-4
A son entrée dans les lieux, le preneur verse au locataire principal une somme de __________
Euros à titre de dépôt de garantie.
259 / 406
Ce dépôt de garantie pourra être réévalué dans les mêmes proportions que l’augmentation du
loyer principal.
1-5
Le preneur reconnaît avoir reçu les locaux en bon état et s’engage à les rendre à l’expiration de la
présente convention en bon état d’entretien. Il s’engage à n’opérer aucun travaux ou modifications
sans le consentement écrit et préalable du locataire principal.
1-6
Le preneur (ne) pourra (pas) faire apposer à ses frais sur la façade de l’immeuble et/ou sur la
porte palière, une plaque à son nom dans un style conforme à celui de l’immeuble et dans le
respect des normes déontologiques
1-7
1-8
Au départ du preneur, et sous réserve d’une éventuelle remise en état du bureau susvisé, le dépôt
de garantie lui sera restitué, étant stipulé que cette somme ne portera pas intérêts au profit du
preneur.
2-1
260 / 406
- Accueil des clients :
- Jouissance de la salle de réunion équipée dans les conditions suivantes :
- Etc…
2-2
Aucun moyen d’exercice commun complémentaire ne pourra être prévu, sauf accord unanime des
parties.
ARTICLE 3 : Durée
3-1
La présente convention de sous-location est consentie pour une durée d’un an, renouvelable par
tacite reconduction pour une durée d’un an à chaque fois.
3-2
En tout état de cause, la présente sous-location ne pourra se prolonger au-delà de la fin du bail
principal, quelle qu’en soit la cause.
3-3
Le preneur pourra donner congé au locataire principal à tout moment, sous réserve de respecter
un préavis de trois mois, étant précisé que tout mois commencé sera intégralement dû. Le preneur
pourra éventuellement présenter un successeur sans que celui-ci ne puisse s’imposer au locataire
principal.
3-4
3-5
A défaut du paiement d’une seule échéance à son terme, huit jours après une mise en demeure
notifiée à l’adresse des lieux loués et au domicile personnel susmentionné du preneur, et restée
infructueuse, la présente convention sera résiliée de plein droit.
261 / 406
ARTICLE 4 : Formalités
4-1
4-2
Ces obligations pèsent tant sur M. A., locataire principal, que sur M. B., preneur.
Le cas échéant (non applicable en cas de location par un professionnel réglementé visé à
l’article 31-3 de la loi du 31 décembre 1990)
ARTICLE 5 : Arbitrage
Fait à Paris, le
262 / 406
Annexe : plan des locaux, signé par chaque partie.
- Maître
Demeurant
Téléphone fixe :
Téléphone portable :
Adresse mail :
1° Modalités :
263 / 406
Le domiciliant autorise le domicilié à établir son domicile professionnel dans les locaux occupés
par le domiciliant à l’adresse du
Le domicilié est autorisé à recevoir à cette adresse ses clients ainsi que son courrier
professionnel.
Il pourra faire figurer cette adresse sur son papier à en-tête ainsi que sur tous documents et sur les
actes de procédure.
L’avocat domiciliant met à disposition du domicilié un bureau ou la salle de réunion lui permettant
d’accueillir et recevoir ses clients.
Un espace de rangement personnel fermant à clef sera mis à la disposition du domicilié pendant la
durée de sa présence au cabinet.
Le domicilié devra préciser dans le contrat le lieu où il conserve des dossiers : adresse physique
ou numérique.
L’avocat domicilié sera averti par mail de la réception du courrier qui devra être retiré dans la
semaine suivant l’envoi du mail.
A défaut de retrait du courrier par l’avocat domicilié dans le délai susvisé, l’avocat domiciliant le
déposera à la toque du domicilié.
L’avocat domicilié prendra les dispositions nécessaires auprès des services postaux pour que
l’avocat domiciliant puisse réceptionner les courriers recommandés.
Le domiciliant avertira immédiatement le domicilié par mail de la réception d’un tel courrier.
*entre 5 et 19 heures
a) Le domiciliant s’oblige à :
- Limiter le nombre de mise à disposition s par salle de réunion ou bureau mis à disposition, à une
264 / 406
occupation cumulée de 50 heures par semaines maximum. Il déclare par la présente respecter
cette obligation et s’engage à communiquer au service de l’exercice professionnel de l’Ordre des
avocats de Paris- Service de l’Exercice Professionnel (SEP), Maison de l’Avocat, 11 rue André
Suarès, 75017, Paris – sep@[Link] - à chaque fin d’année civile la liste des conventions
de mise à disposition en cours et terminées.
- Avertir immédiatement les services de l’Ordre de toute rupture de la présente convention et de
l’absence ou de la disparition prolongée du domicilié.
b) Le domicilié s’oblige à :
- Informer les services de l’Ordre de toute rupture de la présente convention, du changement
d’adresse professionnelle, et de toute modification de ses coordonnées téléphoniques ou
électroniques.
3° Conditions :
La présente convention est consentie et acceptée pour une durée d’une année à compter de la
signature des présentes.
En tout état de cause, la présente mise à disposition ne pourra se prolonger au-delà de la fin du
bail principal, quelle qu’en soit la cause.
Le délai de préavis est d’un mois à compter de la réception de la lettre recommandée avec accusé
de réception adressée à cet effet, étant précisé que tout mois commencé sera intégralement dû.
La présente convention est consentie et acceptée moyennant le paiement d’une somme mensuelle
de _________€ correspondant à un forfait, exclusif de tout autre paiement.
4° Formalités
5° Arbitrage
Fait à PARIS, le
265 / 406
- 1 pour l’Ordre des Avocats de Paris
DATE D'APPLICATION :
DATE D'APPLICATION :
• A titre liminaire, il est précisé que les clauses suivantes dérogent à toutes clauses différentes ou
contraires du présent contrat et sont réputées impulsives et déterminantes du consentement des
parties en ce qu’elles permettent le respect des principes essentiels de la profession d’avocat.
• Bureau : Le prestataire met à disposition de l’avocat un bureau à temps complet, privatif, exclusif
et fermant à clef. Il est permis au prestataire de modifier l’attribution du bureau de l’avocat en lui
accordant un délai de préavis d’un mois minimum. Le bureau mis à disposition doit présenter une
opacité de l’extérieur suffisante pour assurer le respect du secret professionnel et la confidentialité
des travaux effectués au sein du bureau.
• Salle d’attente (le cas échéant) : Le prestataire garantit que des salles d’attente privatives, ou
offrant des conditions de discrétion suffisantes pour les clients, soient disponibles pour l’avocat,
afin que ses clients soient reçus dans la plus grande confidentialité.
• Salle de réunion (le cas échéant) : La salle de réunion doit garantir le respect du secret
professionnel et la confidentialité des échanges.
266 / 406
-Le Prestataire ne pourra effectuer une visite dans le local qu’en la présence de l’avocat concerné,
après avoir pris rendez-vous avec ce dernier, hormis pour le ménage et les réparations urgentes ;
-La disposition du bureau ne pourra être modifiée qu’en présence de l’avocat, après que ce
dernier en ait été avisé ;
-Le prestataire s’interdit toute intervention sur le matériel informatique de l’avocat ;
• Clauses de résiliation : la faculté de résiliation doit être ouverte aux deux parties au contrat. Le
prestataire ne saurait reprendre possession des locaux occupés qu’après l’expiration d’un délai
d’un mois suite à la mise en demeure infructueuse, en présence de l’avocat, et à défaut en l’ayant
convoqué et en présence du Bâtonnier ou de son délégué.
267 / 406
cause de son client qu’il respecte son contradicteur et la juridiction devant laquelle il est amené à
plaider. En cas d’incident le bâtonnier ou ses délégués doivent être immédiatement alertés. Un
avocat doit toujours privilégier leur médiation qui est exclusive de polémiques directes. Depuis
2016, le bâtonnier mandate une équipe d’avocats bénévoles pour assurer une présence auprès
du conseil de prud’hommes de Paris et aider les avocats à régler leurs différends
indépendamment du juge. Ces différends peuvent notamment porter sur l’opportunité d’un renvoi
ou une difficulté de communication de pièces ou de moyens. Ces référents Zen sont chargés de
trouver des solutions apaisées et peuvent être amenés à présenter un avis amicus curiae sans
que le conseil de prud’hommes ne soit tenu par cet avis. Il s’agit de recommandations. Leur
mission est une mission de médiation et de conciliation entre avocats. Tout avocat a l’obligation de
privilégier leur saisine et peut les contacter si nécessaire via l’adresse électronique
zencph@[Link] ou dans la salle dont ils disposent au premier étage du conseil de
prud’hommes de 12H30 à 14h30. Les recommandations ou obligations de la présente annexe ne
sont pas exclusives des autres règles déontologiques.
Comme en toutes matières la lettre de constitution doit être modérée et se limiter aux prescriptions
du règlement intérieur.
Une lettre agressive et non conforme à ces prescriptions peut être tenue pour nulle et non avenue
de telle sorte qu’elle est écartée des débats, ce que tout avocat s’engage à faire à première
demande et spécialement après avis de son bâtonnier ou de ses délégués.
A la différence des autres représentants énumérés par les dispositions du code du travail, l'avocat
peut transiger pour le compte de son client sans justifier au juge d'un pouvoir spécifique mais, en
droit social comme en toute matière, il ne doit y avoir entre l'avocat et son client aucune ambiguïté
sur l'étendue du mandat de telle sorte que l'avocat doit s'assurer de ses instructions écrites
préalablement à l'audience.
Il est rappelé que l'avocat n'a en aucun cas l'obligation de justifier de son mandat au magistrat.
Seul le bâtonnier ou son délégué est habilité à cette vérification.
Il est arrivé que des magistrats veuillent vérifier la signature de l'avocat. L'avocat doit s'opposer à
cette vérification en rappelant que seul le bâtonnier ou son délégué y est habilité.
A chaque fois qu’un conciliateur ou un médiateur exige de s’entretenir directement et seul avec
son client, un avocat doit rappeler au conciliateur ou au médiateur et à son client que celui-ci peut
refuser de répondre hors sa présence. Si son client décide de passer outre il doit l’écrire à son
avocat ou celui-ci le noter préalablement par écrit.
Dans le feu de l’audience, un avocat doit se garder de solliciter la récusation d’un magistrat ou son
dessaisissement sans disposer, comme en toute matière, d’une autorisation expresse et écrite du
client. Il en va de même d’une prise à partie.
268 / 406
Dès qu’il connait les coordonnées de son contradicteur, l’avocat en demande doit s’assurer qu’il
dispose d’une copie complète de la saisine et des pièces utiles à une éventuelle conciliation.
L’avocat en défense doit veiller également à ce que son contradicteur connaisse les arguments et
les pièces pouvant contribuer utilement au rapprochement des parties.
Il est indispensable de se présenter au bureau de conciliation et d’orientation en disposant des
réponses aux questions suivantes :
-engagement verbal ou écrit ?
-en date du ?
-à durée déterminée ou indéterminée ?
-date d’entrée ?
-qualification ?
-dernière rémunération brute mensuelle, le cas échéant, moyenne sur les trois derniers mois et
moyenne sur les 12 derniers mois ?
-nombre de salariés dans l’entreprise ?
-le cas échéant, date de la convocation à entretien préalable et date de l’entretien préalable ?
-le cas échéant, date et motif de la rupture ?
-le cas échéant, dernier jour travaillé ?
-le cas échéant, préavis exécuté ou non ?
-code NAF ?
-convention collective applicable ?
L'avocat qui entend demander des mesures provisoires devant le bureau de conciliation et
d'orientation doit l'avoir mentionné dans l'acte de saisine, en avertir préalablement son confrère s'il
s'est fait connaître et veiller en tout état de cause à avoir communiqué en temps utile les pièces et
moyens à l'appui de sa demande de mesure provisoire.
L’avocat en défense doit avoir communiqué préalablement à l'audience les pièces et les moyens
qu'il entend produire pour résister à la demande d’ordonnance provisionnelle.
Au vu des renseignements fournis par le demandeur, le greffe distribue l'affaire dans l'une ou
l'autre des sections du conseil de prud'hommes. L'une ou l'autre des parties peut contester la
compétence de la section retenue en faisant valoir qu'elle ne correspond pas à l'activité de
l'entreprise ou à la qualification du salarié. Cette contestation peut être soulevée à tout moment,
que ce soit en audience de conciliation et d'orientation ou ensuite en audience de jugement mais il
est convenable qu'un avocat signale ce moyen dès le bureau de conciliation.
En l’absence de conciliation et au moment de l’orientation et donc de la fixation des calendriers,
les avocats se doivent d’échanger avec les magistrats sur les dates fixées dans les contentieux
dans le cadre desquels il existe des régimes de charge de la preuve particuliers et ce notamment
en cas de licenciement pour faute grave contesté, en cas de licenciement pour motif économique
contesté, en cas de discrimination alléguée voir même en cas de demande en paiement d’heures
supplémentaires. La preuve n’est pas nécessairement inversée mais parfois allégée ou commune
de telle sorte qu’un aménagement du calendrier peut se justifier.
Le code du travail donne la possibilité au conseil de prud’hommes de concilier sur tous les sujets.
Mais le conseil de prud’hommes de Paris exige que les accords passés au visa de l’article
L.1235-1 du code du travail ne portent que sur la rupture. Ces procès-verbaux sont communiqués
269 / 406
par le greffe à l’administration fiscale.
Le cas échéant dès que les parties sont prêtes à se rapprocher, les avocats doivent le signaler au
greffe, surtout si tel est le cas dès la saisine, et ce afin de permettre un traitement accéléré de
l’homologation.
Les calendriers de procédure ne sont pas de simples indications et chaque avocat du barreau de
Paris s’engage à en respecter les termes sauf à exposer son client à une sanction procédurale.
Il n’existe aucune présomption susceptible de justifier une défaillance. Indépendamment des
dispositions législatives ou réglementaires applicables, toute violation du calendrier doit pouvoir
être motivée et justifiée aux magistrats.
Les demandes de renvois doivent être motivées et soutenues. Elles ne sont jamais acquises. Sauf
empêchement manifeste la présence des avocats est recommandée au moment de l’appel des
causes à l’occasion duquel elles sont examinées.
Lorsqu’une citation est nécessaire, cette citation ne peut se limiter à la mention de la date, de
l’heure et du lieu de l’audience ; elle doit contenir la requête ou le corps des écritures avec la liste
des pièces produites.
L’avocat d’un salarié doit s’assurer régulièrement que l’employeur est toujours in bonis.
L’avocat d’une personne morale a le devoir d’informer son contradicteur et la juridiction dès qu’il
est informé d’une procédure collective affectant sa cliente.
270 / 406
Comme en toute autre matière, les jurisprudences non publiées doivent être communiquées.
Les pièces en langue étrangère doivent être accompagnées d’une traduction libre. En cas de
contestation, la partie qui conteste la traduction doit recourir à un traducteur juré.
En dehors de la cour, les greffes ne sont pas en mesure d’ouvrir les pièces attachées aux courriels
que ce soit devant le pôle social du tribunal ou devant le conseil de prud’hommes.
Seules sont lues les annexes des courriers et c’est donc par courrier que de telles annexes doivent
être remises aux juridictions de première instance auxquelles elles doivent parvenir au plus tard
l’avant-veille ou très exceptionnellement la veille.
9. Les conclusions
L’avocat en demande qui entend s’en tenir à l’acte introductif et à sa motivation doit en avertir le
conseil de prud’hommes et l’adversaire dès l’audience de conciliation et d’orientation.
Au plus tard, sauf à faillir, il doit en informer officiellement par écrit le conseil et son adversaire à la
première date fixée pour conclure.
Il en va de même devant le tribunal qui doit être prévenu le plus tôt possible.
Les conclusions doivent présenter distinctement chaque prétention et pour chaque prétention
chaque moyen venant à l’appui. Il est convenable de numéroter en conséquence les prétentions
distinctes et d’adopter une sous numérotation pour subdiviser les moyens.
Les conclusions doivent comporter en pied la liste des pièces communiquées par la partie
concluante et les arguments exposés au soutien des prétentions doivent viser ces pièces au fur et
à mesure où il en est fait état dans le corps des conclusions.
Cette présentation n’est pas seulement un souhait des magistrats ; elle est obligatoire en vertu des
articles 768 et 954 du code procédure civile, outre en matière prud’homale en application de
l’article R.1453-5 du code du travail.
En matière prud’homale, les conclusions doivent comporter les indications telles que rappelées ci-
dessus comme étant usuelles dès la conciliation.
En cas de contestation de la rupture, l’avocat doit fournir des précisions et des justificatifs sur la
durée d’un éventuel chômage ou la situation professionnelle postérieure et ce à la date des
conclusions et au moins telle qu’elle est prévisible à la date d’audience.
En matière de sécurité sociale, elles doivent impérativement rappeler le numéro de sécurité
sociale ou de référencement de l’assuré social et de son dossier outre, le cas échéant la mention
de la décision de la commission de recours amiable dont la saisine préalable est obligatoire.
Même si la procédure est orale, dès lors que des conclusions sont déposées les seules
prétentions recevables figurent dans le dispositif dont le juge est saisi.
Il est recommandé de communiquer à la juridiction les conclusions prises au jour de leur
communication. Lorsque la procédure ne justifie pas d’accès RPVA seuls sont reçus les courriers.
Une copie suffit. Le greffe n’est pas en mesure d’ouvrir les pièces attachées aux courriels que ce
soit devant le pôle social du tribunal ou devant le conseil de prud’hommes.
Bien que chaque juridiction reste maîtresse de son organisation, pour l’audience, il est
recommandé de préparer autant de copies des conclusions qu’il y a de magistrats, sans oublier
271 / 406
les assesseurs du tribunal en matière de sécurité sociale, plus un jeu pour le greffe, notamment en
première instance ou dans les procédures sans accès RPVA, pour qu’elles puissent être
enregistrées au cas où elles ne seraient pas parvenues au greffe. Il est conseillé de se présenter
devant les conseils de prud’hommes avec trois jeux de conclusions, un pour le greffe et un pour
chaque collège.
Il n’est jamais inopportun de s’enquérir préalablement auprès du greffe des souhaits de chaque
formation.
10. La retenue
Lorsque les dossiers ne sont pas appelés selon un créneau horaire dédié l’usage veut que lorsque
la juridiction ne pratique pas les créneaux d’audience il ne soit pas possible de retenir plus d’une
heure trente après l’ouverture, soit 10h30 pour une audience de 9h, 14h30 pour une audience de
13 h et 15h pour une audience de 13h30.
A titre d’exemple la formation de départage du conseil de prud’hommes de Paris pratique la
convocation selon des créneaux horaires. Il en est de même devant la chambre 1.4 du tribunal
notamment en charge des litiges collectifs. La retenue n’y est pas possible et il appartient à
l’avocat de se présenter à l’heure dite. Il en est de même pour les contentieux collectifs soumis au
pôle social du tribunal judiciaire.
Un avocat ne peut en aucun cas avoir un incident avec un confrère ou un magistrat sans en référer
préalablement et au plus tard sur le champ aux référents Zen prud’hommes qui sont présents
devant le Conseil de prud’hommes (1ère étage du Conseil) et peuvent intervenir à partir de 12h30
jusqu’à 14h. En cas d’absence des référents ou dans tous les autres cas, la permanence
déontologique de l’ordre est toujours joignable par téléphone et a fortiori par courriel.
Lorsque les dossiers ne sont pas appelés selon un créneau horaire dédié l’usage exige d’attendre
un confrère absent ou retardataire et dans tous les cas de s’enquérir des raisons de son absence
ou de son retard.
L’avocat doit refuser de plaider tant que son confrère retardataire n’est pas arrivé.
Si une autre affaire au rôle est susceptible d’être examinée, l’avocat doit demander à passer son
tour tant que son confrère retardataire n’est pas arrivé.
Devant le conseil de prud’hommes de Paris les référents Zen prud’hommes, présents avant
l’audience de jugement qui se tient à 13h, peuvent intervenir jusqu’à 14h.
272 / 406
dossiers présentent les pièces, sans surcharge, dans l’ordre de leur communication. Ces pièces
sont présentées avec le bordereau. La cote jurisprudence est présentée à part comme il doit en
être de même pour la doctrine ou les textes invoqués.
Le dossier de plaidoirie peut avantageusement comprendre les extraits des textes conventionnels
sur lesquels sont fondés les moyens.
Au tribunal, devant la chambre 1.4, l’ordonnance de clôture rappelle que le dépôt préalable des
dossiers est obligatoire au plus tard quinze jours avant l’audience, ce qui s’entend avant les deux
semaines précédant l’audience.
A la cour le dépôt préalable des dossiers n’est matériellement possible qu’en droit du travail, où ils
doivent aussi impérativement parvenir au plus tard 15 jours avant l’audience.
Dans les dossiers présentés à la mise en état à l’occasion de plaidoiries sur incident, que ce soit
devant le tribunal ou devant la cour, il est indispensable de présenter en première instance une
copie de l’assignation et en tout état de cause une copie des dernières conclusions déposées de
part et d’autre au fond.
Le port de la robe est obligatoire en toutes matières et en ce compris aux audiences de mise en
état que peut organiser le pôle social du tribunal. Comme en toutes matières, l’avocat doit avoir
revêtu la robe, tête découverte, tenue boutonnée, avant de pénétrer dans la salle d’audience.
Le comportement à la barre doit être digne.
L’avocat doit signaler la présence de son client, si tel est le cas.
Tout incident doit être rapporté au Bâtonnier.
Devant la chambre 1.4 du tribunal, le bulletin fixant l’audience précise que les avocats doivent
demander à plaider s’ils ne veulent pas être réduits à déposer un dossier.
Tant devant la chambre 1.4 du tribunal qu’à la cour, le greffe distribue les dossiers en comptant
une demi-heure par affaire.
Un avocat peut tout à fait avoir besoin de plus de temps sauf alors à en prévenir préalablement le
tribunal ou la cour le plus tôt possible et usuellement dans un souci d’organisation avant la clôture.
Dans tous les autres cas les magistrats peuvent demander que les plaidoiries soient limitées en
temps à la condition préalable et sine qua non d’en prévenir toutes les parties présentes en début
d’audience. L’avocat doit s’efforcer d’en tenir compte pour une plaidoirie efficace mais ne peut
être tenu de renoncer à l’exposé de ses moyens. Un avocat qui sait qu’’il sera obligé à une
plaidoirie inhabituellement longue doit en prévenir préalablement le greffe et être prêt à s’en
expliquer avec la juridiction
Un avocat ne peut accepter de s’en tenir à de simples observations sans que le magistrat lui
propose en contrepartie un rapport préalable même succinct.
Le simple dépôt de dossier est exclu devant le conseil de prud’hommes.
Un avocat ne doit jamais accepter l’injonction de déposer son dossier en s’abstenant de plaider. Il
doit alors immédiatement saisir la permanence déontologique de l’Ordre.
273 / 406
16. La copie des jugements
En matière prud’homale et spécialement à Paris, les avocats ne sont pas destinataires d’une copie
du jugement et ils ne sont pas informés de la date de notification. Il est indispensable d’en informer
le client de telle sorte que celui-ci soit attentif à la notification et fournisse la copie de la décision
mais également de l’acte de notification et toute justification de la date de présentation par la poste
de la décision.
La cour, qui n’a pas nécessairement non plus l’information, procède systématiquement à une
vérification dès lors que les notifications peuvent intervenir plus d’un mois après le prononcé.
Faute de moyens suffisants, la cour ne reçoit plus la copie intégrale des dossiers prudhommaux
de première instance qui sont donc conservés au niveau des conseils du ressort. Lorsqu'en cause
d’appel, un avocat entend soutenir une fin de non-recevoir tenant à une prescription, une
péremption ou une forclusion, liée à un incident intervenu en première instance, il lui appartient de
remettre à la cour les déclarations initiales de saisine, ou les demandes de réinscription portant
timbre à date de la juridiction qui l’a reçue, lui permettant de statuer sur ce moyen. Il en va de
même, si nécessaire, de la copie du plumitif ou des accusés de réception des courriers du greffe
figurant au dossier de première instance.
Pour éviter tout risque de péremption voire toute discussion de ce chef il est souhaitable, tant qu’il
n’a pas une date d’audience, que l’avocat s’inquiète chaque année de l’audiencement de son
dossier en adressant une lettre ou un message idoine, à la juridiction saisie, dont copie à la partie
adverse. Cette lettre ou ce message suppose ordinairement de demander une fixation.
274 / 406
procédures collectives ouvertes dans les départements de Seine et Marne 77, de Seine-Saint-
Denis, 93, et du Val de Marne, 94. Pour toute somme portant sur une période antérieure à
l’ouverture d’une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire ou d liquidation
judiciaire, les demandes sont des demandes de fixation. Si le litige ne porte que sur la fixation il y
lieu d’y attraire les institutions gestionnaires aux fins d’opposabilité. Si le litige porte sur la garantie
il y a lieu de demander une condamnation à garantir mais en principe ne jamais formuler de
demande de condamnation directe pour les demandes principales.
L’organisation du départage exclut les renvois sauf motif exceptionnel dont les magistrats doivent
être prévenus le plus en avance possible, de préférence dès la convocation en l’absence
impérative de disponibilité. Dans tous les autres cas, il appartient à l’avocat indisponible de se
faire substituer.
Outre que les plaidoiries sont organisées selon des créneaux horaires préalablement arrêtés qui
doivent être respectés, les magistrats ont exprimé le souhait que plus aucune communication ou
actualisation des moyens ou des prétentions n’interviennent dans les deux semaines précédant
l’audience.
Quinze jours avant l’audience les conclusions, en format Word, et, le cas échéant, une copie de la
lettre de licenciement, si possible également en format Word, doivent être adressées sur la boite
électronique fonctionnelle du service de départage : [Link]-paris@[Link].
Elles seront aussi envoyées par courrier ou remises à la barre pour être visées par le greffier
d’audience.
Mais, sauf à ce que les parties soient convoquées dans un délai plus court ce qui est exceptionnel,
sur un plan déontologique, il est convenable que l’avocat en demande procède à une actualisation
dans un délai maximum d’un mois après la convocation sauf pour l’avocat en défense à répondre
dans un délai maximum de deux mois.
Les magistrats du conseil de prud’hommes de Paris tiennent à rappeler que les dossiers de
plaidoiries déposés devant la formation qui s’est placée en départage, ne sont jamais conservés
par le greffe de telle sorte que l’avocat doit toujours prévoir de redéposer un dossier.
Les juges départiteurs dispensent les avocats de remettre un dossier de procédure ou un dossier
de textes et de jurisprudence sauf si cette jurisprudence n’est pas publiée. Ils entendent proscrire
les cotes de plaidoiries.
Les juges départiteurs se réservent la possibilité d’inviter les parties à rencontrer un médiateur.
275 / 406
22. Les spécificités du pôle social du tribunal judiciaire de Paris en sécurité sociale
Les magistrats rappellent que les règles de compétence ont été modifiées et que le tribunal
compétent est en principe celui du domicile de l’assuré social tel qu’il l’a déclaré à la caisse.
Les magistrats se réservent la possibilité de demander aux parties de rencontrer un conciliateur.
Les adresses électroniques des principales institutions de sécurité sociale susceptibles d’être
concernées sont à la disposition des avocats parisiens sur le site de l’ordre aux fins qu’ils puissent
procéder à une communication de leurs pièces, voire à l’échange des conclusions préalablement à
la première audience.
276 / 406
Annexe renumérotée par le Conseil de l'Ordre en sa séance du 17 janvier 2023 (Site du Barreau le
23/01/2023)
Par une délibération du 8 mars 2016, le Conseil de l'Ordre des Avocats de Paris a considéré que
l'enquête interne entre dans le champ professionnel de l'avocat (à l’exclusion de l’activité
d’enquête et de recherche visée à l’article L621.1 du code de la sécurité intérieure) qu'elle
s'inscrive soit dans le cadre de l'article 6.2 alinéa 5 du RIN (activité d'expertise), soit dans celui
des articles 6.1 et 6.2 alinéa 2 du RIN (activité d'assistance et de conseil). Par délibération du 10
décembre 2019, le Conseil de l’Ordre des Avocats de Paris a amendé le Vademecum comme suit.
Conformément à cette résolution, des recommandations ont été arrêtées pour l'exercice de cette
activité en vue de leur annexion au RIBP.
Article 1
L'avocat chargé d'une enquête interne se doit d'observer, en toutes circonstances, nos principes
essentiels (article 1.3 RIN). Il veillera notamment à observer les principes essentiels de
conscience, d'indépendance, d'humanité, de loyauté, de délicatesse, de modération, de
compétence et de prudence. Il s'abstiendra de toute pression sur les personnes qu'il entendra.
Article 2
Il conclura avec son client une convention qui, outre les modalités de sa rémunération, définira
l'objet de sa mission ;
Article 3
Comme en toute matière, l'avocat chargé d'une enquête interne est tenu au secret professionnel à
l'égard de son seul client – nul autre ne peut en solliciter le bénéfice. Conformément aux règles du
secret professionnel, lorsqu'un rapport ou tout autre document est établi par l'avocat lors de sa
mission, il est remis exclusivement à son client qui demeure libre de sa transmission à un tiers.
Article 4
Préalablement à tout contact avec des tiers en vue de l'accomplissement de l'enquête interne, il
expliquera sa mission et le caractère non coercitif de celle-ci ; il leur précisera que leurs échanges
ne sont pas couverts par le secret professionnel à leur égard et que leurs propos pourront être en
tout ou partie retranscrits dans son rapport.
Article 5
L'avocat chargé d'une enquête interne devra s’abstenir d’accepter une enquête qui le conduirait à
porter une appréciation sur un travail qu’il a précédemment effectué.
277 / 406
Article 6
En toute circonstance, il mentionnera aux personnes qu'il entend pendant l'enquête interne qu'il
n'est pas leur avocat mais qu'il agit pour le compte du client qui l'a missionné pour accomplir cette
enquête.
Article 7
Il expliquera aux personnes auditionnées et aux autres personnes contactées pour les besoins de
l'enquête interne que le secret professionnel auquel il est tenu envers son client ne s'impose pas à
celui-ci, de telle sorte que leurs déclarations et toute autre information recueillie pendant l'enquête
pourront être utilisées par son client, ainsi que le rapport qu'il lui remettra le cas échéant.
Article 8
Il indiquera à la personne auditionnée qu'elle peut se faire assister ou conseiller par un avocat
lorsqu'il apparaitra, avant ou pendant son audition, qu'elle puisse se voir reprocher un agissement
à l'issue de l'enquête interne.
Article 9
Il pourra assister son client dans une procédure, amiable ou contentieuse, afférente ou
consécutive à l'enquête interne, mais en s'abstenant, notamment en raison du principe de
délicatesse, de représenter son client dans une procédure dirigée par celui-ci contre une personne
qu'il aurait auditionnée pendant l'enquête interne.
Article 10
L’avocat chargé d’une enquête interne devra s’assurer de son indépendance dans la gouvernance
de l’enquête et les éventuels échangent avec une autorité. Dans le cas où celle-ci pourrait être
remise en cause, il pourra recommander à son client d’être représenté par un autre avocat pour
les étapes distinctes de l’enquête interne.
278 / 406
1. Mode de saisine du notaire
• Rien dans les textes ne restreint la compétence territoriale du notaire. Donc pas de compétence
territoriale du notaire déposant.
• Les questions posées en cas d'éléments d'extranéité seront examinées et réglées par les
avocats.
• Le notaire déposant est celui choisi et désigné par la convention (article 1144-1 du Code de
procédure civile). Il peut être différent de celui qui a établi l'état liquidatif notarié le cas échéant.
- La copie authentique de l'acte liquidatif notarié, le cas échéant (1091 Code de procédure civile) ;
- La copie authentique, le cas échéant de l'acte contenant attribution de biens ou droits soumis à
publication foncière à titre de prestation compensatoire (1144-3 du Code de procédure civile);
o Enfant(s) mineur(s) doté(s) de discernement : Remplir le ou les formulaire (s) d'information établi
par l'arrêté du 28 décembre 2016 ;
o Enfant mineur non doté de discernement : Inscrire dans la convention que l'enfant n'est pas doté
de discernement et n'a donc pas été informé ;
o Enfant mineur doté de discernement mais incapable d'écrire : Les parents remplissent le
formulaire fixé par l'arrêté du 28 décembre 2016 aux lieu et place de l'enfant.
- Le justificatif du respect du délai de quinze jours prévu par l'article 229-4 du Code civil ;
- La traduction par un traducteur habilité de la convention, le cas échéant, (Article 1146 du Code
de procédure civile) ;
o Les autres documents que les parties auront décidé d'annexer à la convention de divorce.
2. Missions avocats/notaires
279 / 406
2.1. Rédactions des actes
• Vérification de l'identité des parties par la production d'une pièce d'identité avec photographie ;
• Vérification de la capacité civile des parties par la production d'une copie intégrale de leurs actes
de naissance datant de moins de trois mois ;
• Vérification de l'état civil des enfants par la production de la copie du livret de famille et de la
copie intégrale des actes de naissance des enfants ;
• Vérification du régime matrimonial des époux par la production de la copie intégrale de leur acte
de mariage datant de moins de trois mois et du contrat de mariage ;
• En présence de biens ou droits soumis à publicité foncière soit devant être partagés soit devant
être attribués à titre de prestation compensatoire :
- Le notaire établit un acte dont il adresse le projet à chacun des avocats des parties pour qu'il soit
annexé au projet de convention que les avocats adresseront à leurs clients pour signature après
expiration d'un délai de 15 jours (article 229-4 du Code Civil).
- Le projet d'acte notarié doit être soumis à ce délai de réflexion de 15 jours avant signature
puisqu'il s'agit d'une annexe de la convention de divorce (article 1091 du Code de procédure
civile).
• Une fois le délai de réflexion de 15 jours expiré, ce dont le notaire sera informé par les avocats, le
notaire pourra soumettre l'acte authentique établi par lui à la signature des époux ;
• Le notaire établira 3 ou 4 copies authentiques selon les cas, qu'il adressera à son choix à l'un
des avocats (Article 1145 du Code de procédure civile).
Les avocats et les parties se réunissent physiquement ensemble pour signer la convention de
divorce, conformément à l'article 1145 du Code de Procédure Civile et aux précisions de la fiche
280 / 406
n°5 de la circulaire du 26 janvier 2017 qui indique qu'en pratique un rendez-vous commun aux
deux époux et aux deux avocats devra être organisé en vue de la signature de la convention.
Conformément aux indications des fiches 5 et 6 de la circulaire du 26 janvier 2017 « ni les époux ni
les avocats n'ont en principe à se présenter devant le notaire».
2.3. Vérification formelle de la convention de divorce par le notaire avant le dépôt au rang des minutes
(articles 229-1 et 229-3 du Code civil)
Le notaire a une mission définie à l'article 229-1 du Code civil dont les modalités pratiques sont
précisées par la fiche 6 de la circulaire du 26 janvier 2017.
• Contrôle du respect du délai de réflexion de 15j ours : Le texte ne précise pas les justificatifs que
l'avocat doit fournir au notaire. En pratique, les avocats annexeront à la convention de divorce
l'original de l'accusé de réception de la lettre recommandée prévue à l'article 229-4 du Code Civil ;
• Contrôle de la mention des exigences formelles prévues à l'article 229-3 du Code Civil 1°) à 6°) :
En cas de non-respect d'une ou plusieurs de ces exigences formelles, le notaire doit refuser de
procéder au dépôt au rang des minutes et informera immédiatement les avocats des parties afin
qu'ils puissent procéder à la rédaction et à la signature de la convention dûment modifiée (le délai
de réflexion de 15 jours devant s'appliquer à nouveau, délai que le notaire vérifiera donc à
nouveau) ;
2.4.1. Provision
Hypothèse 1: Existence d'un état liquidatif notarié : le notaire provisionne les droits
d'enregistrement
Hypothèse 2 : Absence d'état liquidatif notarié : l'avocat provisionne les droits d'enregistrement
281 / 406
2.4.2. Paiement
Hypothèse 1 : soit il n'y a pas d'état liquidatif notarié et l'avocat devra se charger des formalités
d'enregistrement et du paiement des droits
- Soit le notaire se chargera des formalités d'enregistrement tant de la convention que de son acte
et acquittera les droits ainsi dus ;
- Soit chaque professionnel se chargera des formalités d'enregistrement de l'acte par lui établi et
acquittera les droits dus.
Annexe adoptée par le Conseil de l'Ordre dans sa séance du 21 avril 2009 (Bull. Barreau de
Paris, 2009, n°14, p. 165)
Appliquée au 11 mai 2009
Annexe modifiée en séance du Conseil du 9 mai 2017 (Site du Barreau le 15/05/2017)
Annexe renumérotée par le Conseil de l'Ordre en sa séance du 17 janvier 2023, (Site du Barreau
du 23/01/2023)
Préambule.
Le Conseil de l'Ordre des avocats du Barreau de Paris a établi les règles de déontologie suivantes
s'imposant aux avocats en matière de négociation de biens à vendre ou à louer.
Ces règles sont applicables à tous les avocats.
Art. 1er.
– Le mandat en transaction de biens immobiliers à vendre ou à louer constitue une des activités
accessoires de l'avocat.
Elle s'exerce conformément à la réglementation en vigueur et notamment aux dispositions du
Règlement intérieur du Barreau de Paris.
Art. 2.
– Le mandat écrit obligatoire doit indiquer le mode de calcul des honoraires. Aucune rémunération
autre que celle due au titre de la rédaction des actes (projets, avant-contrat, contrat) ne pourrait
être perçue dans l'hypothèse où l'opération ne serait pas effectivement conclue. Une copie du
mandat devra être remise au mandant.
En vertu de son devoir de conseil, l'avocat ne doit accepter de mandat que limité à une durée
raisonnable tenant compte notamment des pratiques habituelles et usages locaux en matière de
282 / 406
négociation et des particularités du bien à négocier.
Art. 3.
– Dans l'exercice de ses activités de négociation, l'avocat doit faire preuve d'indépendance, de
loyauté, d'impartialité et d'objectivité. Il doit s'abstenir de tout démarchage, directement ou par
personne interposée, pour recueillir un mandat.
L'activité de négociation s'exerce, comme les autres activités de l'avocat, au sein et dans les
locaux de son cabinet. Cette règle ne fait pas obstacle aux déplacements nécessaires en vue de la
visite des biens à vendre ou à louer.
Art. 4.
– 1) Les avocats ont la faculté de se regrouper pour mettre en commun divers moyens dans le but
d'assurer à la clientèle le meilleur service en matière de négociation.
Ils peuvent notamment centraliser dans un fichier commun, destiné à leur information et à celle de
leurs clients, les offres de vente ou de location pour lesquels ils ont reçu mandat de rechercher un
acquéreur ou un locataire.
2) Ces groupements doivent être constitués de telle sorte que tout avocat s'engageant à respecter
les conventions qui les régissent y soient automatiquement admis.
Toute création de groupement devra être portée à la connaissance du ou des ordres des avocats
concernés. Les statuts ou règlements devront y être déposés.
Le groupement, qu'il ait ou non la personnalité morale, ne peut être en relation directe avec la
clientèle. Il ne doit avoir, en aucun cas, une activité propre de négociation. Aucun mandat ne peut
être établi au nom du groupement.
Art. 5.
– Seuls les organismes professionnels, statutaires ou non, sur le plan national ou local, peuvent
faire, par tout moyen à leur convenance, une publicité informative générale sur la profession
d'avocat, les services qu'ils peuvent offrir et les moyens dont ils disposent pour répondre aux
besoins de la clientèle.
La publicité sur les biens à vendre ou à louer peut être faite, dans le respect du Règlement
intérieur du Barreau de Paris, soit pour un seul bien par un ou plusieurs avocats, soit pour
plusieurs biens par un même avocat, soit pour plusieurs biens par plusieurs avocats, sur la même
annonce à la condition que chaque offre puisse être attribuée à l'avocat détenteur du mandat.
L'affichage raisonnable des biens immobiliers pour lesquels l'avocat a un mandat est autorisé à
l'extérieur et à l'intérieur de son cabinet. L'affichage dans une vitrine formant devanture de
boutique est interdit.
Art. 6.
– L'Ordre des avocats contrôlera les conditions d'exercice de l'activité de négociation et le respect
des règles déontologiques applicables en la matière.
283 / 406
du 23/01/2023)
1. Offre de prestation
La fourniture par transmission électronique des prestations d'un avocat peut être proposée dans le
respect des prescriptions de l'article 15 du décret du 12 juillet 2005. Le nom de l'avocat
intervenant doit être communiqué à l'usager avant la conclusion de tout contrat de fourniture de
prestations juridiques.
L'avocat qui crée, exploite et/ou participe majoritairement, seul ou avec des confrères, à la
création et à l'exploitation d'un site Internet de prestations juridiques, peut librement percevoir
toute rémunération des clients de ce site; il peut, le cas échéant, percevoir celle-ci par
l'intermédiaire de l'un des établissements financiers assurant la sécurité des paiements en ligne,
pour autant que l'identification du client reste aussi possible à cette occasion.
L'avocat référencé par un site Internet de prestations juridiques peut être amené à participer de
façon forfaitaire aux frais de fonctionnement de ce site, à l'exclusion de toute rémunération
proportionnelle aux honoraires perçus par l'avocat des clients avec qui le site l'a mis en relation.
284 / 406
4-3. L'avocat, prestataire de services d'un site Internet
L'avocat peut librement, et dans le cadre de ses fonctions habituelles, fournir à toute entreprise
télématique le service de prestations juridiques directement destinées à celle-ci. S'il est conduit à
fournir des prestations juridiques destinées à des clients de l'entreprise télématique, il doit
s'assurer que celles-ci ressortissent du seul domaine de la documentation juridique ou demander
à entrer en relation avec le client si les prestations qui lui sont commandées constituent des
consultations juridiques au sens du titre II de la loi du 31 décembre 1971 modifiée.
L'avocat doit fournir la prestation juridique qui lui est demandée en toute indépendance, dans le
respect du secret professionnel et dans le contrôle d'éventuels conflits d'intérêts. Il peut donner
mandat à l'entreprise télématique à l'activité de laquelle il participe de percevoir pour son compte
les honoraires qui lui reviennent.
Les frais forfaitaires dont le paiement a été convenu avec l'entreprise précitée peuvent être à cette
occasion déduits de ces honoraires.
ANNEXE XX : Honoraires
Annexe, modifiée par le Conseil de l’Ordre dans sa séance du 29 mai 2018 (Site du Barreau le
04/06/2018)
Annexe renumérotée par le Conseil de l'Ordre en sa séance du 17 janvier 2023, (Site du Barreau
du 23/01/2023)
1. L’honoraire de l’avocat est régi par l’article 10 de la loi du 31 décembre 1971 modifié par la loi
du 31 décembre 1990 et la loi du 10 juillet 1991 et les articles 10, 11 et 12 du décret n°2005-790
du 12 juillet 2005.
« Les honoraires de postulation, de consultation, d'assistance, de conseil, de rédaction d'actes
juridiques sous seing privé et de plaidoirie sont fixés en accord avec le client.
En matière de saisie immobilière, de partage, de licitation et de sûretés judiciaires, les droits et
émoluments de l'avocat sont fixés sur la base d'un tarif déterminé selon des modalités prévues au
titre IV bis du livre IV du code de commerce.
Sauf en cas d'urgence ou de force majeure ou lorsqu'il intervient au titre de l'aide juridictionnelle
totale ou de la troisième partie de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
l'avocat conclut par écrit avec son client une convention d'honoraires, qui précise, notamment, le
montant ou le mode de détermination des honoraires couvrant les diligences prévisibles, ainsi que
les divers frais et débours envisagés.
Les honoraires tiennent compte, selon les usages, de la situation de fortune du client, de la
difficulté de l'affaire, des frais exposés par l'avocat, de sa notoriété et des diligences de celui-ci.
Toute fixation d'honoraires qui ne le serait qu'en fonction du résultat judiciaire est interdite. Est
licite la convention qui, outre la rémunération des prestations effectuées, prévoit la fixation d'un
285 / 406
honoraire complémentaire en fonction du résultat obtenu ou du service rendu. »
L’honoraire de l’avocat doit être la juste rémunération de son travail. Sa détermination est libre
sous réserve de l’application de l’article 10 de la loi de 1971, des règles du droit commun des
contrats et des « principes essentiels » de la profession tels qu’ils sont rappelés dans le règlement
intérieur.
2. L’honoraire de l’avocat est fixé selon la convention des parties ou selon les usages. Plus
généralement, il est fonction du travail accompli, de la difficulté du dossier ou de la mission, de la
notoriété et de la spécialisation de l’avocat, du coût de fonctionnement de son cabinet, de
l’importance des intérêts en cause et des services rendus.
3. L’avocat doit s’efforcer de rendre prévisible le montant des frais et de ses honoraires ; il en
informe son client.
4. Sauf en cas d'urgence ou de force majeure, lorsqu'il intervient au titre de l'aide juridictionnelle
totale ou au titre de l’aide dans les procédures non juridictionnelles prévue dans la loi du 10 juillet
1991 relative à l'aide juridique, l'avocat conclut une convention d’honoraires prévoyant les
modalités de calcul de l’honoraire à savoir : honoraire forfaitaire, honoraire au temps passé et
facultativement honoraire de résultat. La convention fixe les modalités de l’honoraire et la
périodicité de la facturation.
L’avocat pourra se référer aux quatre modèles de conventions d’honoraires se trouvant au point 7
de la présente annexe.
Dans les cas où la convention d’honoraires n’est pas requise, un accord sur les honoraires peut
aussi résulter de la correspondance sur le mode de calcul de l’honoraire ou de l’envoi de notes
d’honoraires acceptées.
En ce qui concerne l’activité judiciaire, l’honoraire de résultat ne peut être l’unique mode de calcul
de l’honoraire, alors que pour les autres activités de l’avocat il peut être le seul mode de calcul. S’il
est fait référence à un honoraire de résultat, il est recommandé de prévoir une définition précise de
ce résultat, le pourcentage à appliquer ou la somme forfaitaire qui sera due et le moment où le
résultat sera considéré atteint.
Pour un honoraire au temps passé, il est recommandé d’indiquer les taux de facturation.
5. Conformément aux articles 10 à 12 et 19 du décret du 12 juillet 2005, avant tout règlement
définitif, l’avocat remet à son client un compte détaillé. Ce compte doit faire ressortir distinctement
les frais et déboursés, les émoluments tarifés et les honoraires.
Il doit porter mention des sommes précédemment reçues à titre de provision ou autre.
Un compte établi selon les modalités prévues aux premier et deuxième alinéas doit également être
délivré par l’avocat à la demande de son client ou du bâtonnier ou, lorsqu’il en est requis, par le
président du tribunal de grande instance ou le premier président de la cour d’appel, saisi d’une
contestation en matière d’honoraires ou débours ou en matière de taxe.
6. En cas de désaccord entre l’avocat et son client sur le paiement des honoraires, la procédure
prévue aux articles 174 et suivants du décret du 27 novembre 1991 trouvera application.
En présence d’une convention préalable ou d’un échange de lettres faisant apparaître un accord
entre le client et l’avocat sur les honoraires, le bâtonnier ou son délégué examinera la contestation
au regard des dispositions de l’article 10 de la loi de 1971, du décret du 12 juillet 2005 et du droit
commun des contrats.
A défaut d’une convention ou d’un accord, l’avocat devra indiquer les prestations effectuées, le
temps passé, le résultat obtenu et tous les éléments permettant d’apprécier la rémunération
équitable qui lui est due. Il précisera s’il entend prétendre à un honoraire complémentaire lui
revenant en cas de résultat positif en application des principes traditionnels. Il devra enfin indiquer,
286 / 406
s’il y a lieu, les raisons pour lesquelles il n’y a pas eu d’accord préalable sur le mode d’évaluation
des honoraires.
7. A minima l’avocat soumettra les relations avec son client aux conditions exposées dans l’un des
modèles ci-après proposés :
ET
CONVENTION D’HONORAIRES
Préambule
La présente convention s’inscrit dans le cadre des relations entre l’avocat et le client dans
l’exercice ou l’action de son activité professionnelle.
287 / 406
Le responsable de traitement de données à caractère personnel est le cabinet (.) OU Me (.)
domicilié à l’adresse susmentionnée.
Par respect du secret professionnel, toute information est à destination unique de l’avocat et de
son personnel habilité, collaborateurs et stagiaires inclus.
Les données collectées du Client ne seront pas transmises à des acteurs commerciaux ou
publicitaires.
En cas de litige, il est possible de saisir la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés,
autorité de contrôle compétente.
1) Mission de l’avocat
L’avocat est chargé de conseiller et/ou d’assurer la défense des intérêts du client dans le cadre de
……….. (exposer ici précisément la mission).
L’avocat s’engage à effectuer cette mission dans le cadre d’une obligation de moyens.
2) Facturation
288 / 406
Les prestations effectuées par l’avocat seront facturées au forfait négocié entre les parties
augmenté, le cas échéant, d’un honoraire de résultat
a) Forfait :
• Honoraire principal
La mission ci-dessus sera facturée forfaitairement, moyennant la somme de ………….euros HT, soit
……….. TTC.
• Honoraires complémentaires, le cas échéant
Les prestations non comprises dans la mission seront facturées en sus.
Indiquer ici ce qui n’est pas prévu expressément dans le forfait. Exemple : conclusions en réplique,
mesure d’instruction, rendez-vous complémentaire…et, le cas échéant, la modification du forfait ou
le taux horaire proposé.
6) Dessaisissement :
Le client qui dessaisirait l’avocat devra régler toutes les prestations dues avant le
dessaisissement.
Si le travail est déjà accompli et qu’il a permis l’obtention du résultat recherché, la clause relative
aux honoraires de résultat demeurera applicable dans les termes ci-dessus.
En cas de défaut de paiement, l’avocat pourra cesser toute diligence. Il en informera le client par
lettre recommandée avec avis de réception.
7) Contestation
En cas de contestation relative à l’interprétation ou l’exécution de la présente convention, le
289 / 406
bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris pourra être saisi à la requête de la partie la plus
diligente, sans préjudice de toute mesure conservatoire pouvant être ordonnée par le juge de
l’exécution.
Fait à Paris, le
Le client L’avocat?
ET
CONVENTION D’HONORAIRES
Préambule
La présente convention s’inscrit dans le cadre des relations entre l’avocat et le client dans
l’exercice ou l’action de son activité professionnelle.
290 / 406
Responsable du traitement et destinataires des données collectées
Le responsable de traitement de données à caractère personnel est le cabinet (.) OU Me (.)
domicilié à l’adresse susmentionnée.
Par respect du secret professionnel, toute information est à destination unique de l’avocat et de
son personnel habilité, collaborateurs et stagiaires inclus.
Les données collectées du Client ne seront pas transmises à des acteurs commerciaux ou
publicitaires.
En cas de litige, il est possible de saisir la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés,
autorité de contrôle compétente.
1) Mission de l’avocat
L’avocat est chargé de conseiller et/ou d’assurer la défense des intérêts du client dans le cadre de
……….. (exposer ici précisément la mission).
L’avocat s’engage à effectuer cette mission dans le cadre d’une obligation de moyens.
291 / 406
2) Facturation
Les prestations effectuées par l’avocat seront facturées suivant le système du taux horaire. A cet
honoraire au temps passé, s’ajoutera un honoraire de résultat.
a) Honoraire principal :
Les diligences effectuées sont facturées au temps passé suivant un barème, fonction du degré
d’expérience des avocats intervenant dans le cadre de la mission :
- 350 euros de l’heure pour un avocat associé (exemple)
- 250 euros de l’heure pour un collaborateur (exemple)
b) Honoraire de résultat
En sus des honoraires ci-dessus, un honoraire de résultat sera perçu par l’avocat en fonction des
gains effectivement obtenus et recouvrés ou de l’économie réalisée définitivement acquise.
L’honoraire de résultat sera fixé comme suit :
- soit pourcentage de la somme perçue ou économisée [éventuellement dégressif] (définir
l’économie)
- soit par une somme forfaitaire égale à ………….euros.
6) Dessaisissement
Le client qui dessaisirait l’avocat devra régler toutes les prestations dues avant le
dessaisissement.
Si le travail est déjà accompli et qu’il a permis l’obtention du résultat recherché, la clause relative
aux honoraires de résultat demeurera applicable dans les termes ci-dessus.
En cas de défaut de paiement, l’avocat pourra cesser toute diligence. Il en informera le client par
lettre recommandée avec avis de réception.
7) Contestation
En cas de contestation relative à l’interprétation ou l’exécution de la présente convention, le
bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris pourra être saisi à la requête de la partie la plus
diligente, sans préjudice de toute mesure conservatoire pouvant être ordonnée par le juge de
l’exécution.
292 / 406
Fait à Paris, le
Le client L’avocat
PREAMBULE :
La présente convention s’inscrit dans le cadre des relations entre un avocat et un client non
professionnel ou à l’occasion d’une activité non professionnelle.
Le client reconnaît avoir reçu l’information pré-contractuelle sur les modalités de l’intervention de
l’avocat, son assurance responsabilité civile et représentation de fonds. Au jour de la rédaction
des présentes, il n’a versé aucun honoraire à l’avocat.
Le mode de calcul des honoraires est consultable soit dans la salle d’attente, soit sur le site
internet de l’avocat.
L’avocat a informé le client du mécanisme de l’aide juridictionnelle pour toute personne dont les
ressources sont inférieures à un plafond fixé par l’Administration.
A ce titre, il déclare n’être pas susceptible d’être bénéficiaire de l’aide juridictionnelle ou qu’il
entend expressément y renoncer.
Le client reconnaît que le barème des assurances de protection juridique ne peut limiter sa liberté
de choisir son avocat qui n’est pas tenu par le barème de remboursement des honoraires d’avocat
de la compagnie d’assurance.
Le client reconnaît avoir reçu toute information relative à l’existence d’un médiateur, conformément
à l’article L.152-1 du code de la consommation.
Monsieur Jérôme Hercé, médiateur de la consommation de la profession d’avocat, adresse : 22
rue de Londres – 75009 Paris, mail : mediateur@[Link] – site internet
: [Link]
Le client pourra également saisir l’un des deux Médiateurs nommés par le Barreau de Paris (en
cours d’agrément) à l’adresse suivante : Médiateur du Barreau de Paris, 11, place Dauphine
75053 Paris cedex 01.
Le client est informé que l’avocat met en œuvre des traitements de données à caractère personnel
lui permettant d’assurer la gestion, la facturation et le suivi de ses dossiers. Ces données sont
utilisées à l’intérieur du cabinet, y compris pour des opérations de prospection auxquelles le client
peut s’opposer par simple demande adressée à l’avocat.
293 / 406
Dispositions relatives aux données personnelles
Les dispositions en italiques peuvent être supprimées si elles ne s’appliquent pas aux
traitements effectués par l’avocat.
294 / 406
caractère personnel le concernant. Si applicable, le Client dispose aussi du droit à la portabilité de
ses données. Le Client peut aussi donner ses instructions au cabinet pour la communication ou
non de ses données personnelles après son décès.
Les droits susvisés peuvent être exercés auprès du délégué à la protection des données / [le
service en charge des questions relatives aux données à caractère personnel], par courrier
électronique [insérer l’adresse mail] ou par courrier postal [insérer adresse] accompagné d’une
copie d’un titre d’identité.
En cas de litige, il est possible de saisir la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés,
autorité de contrôle compétente.
CONVENTION D’HONORAIRES
1) Mission de l’avocat
L’avocat est chargé de conseiller et/ou d’assurer la défense des intérêts du client dans le cadre de
……….. (exposer ici précisément la mission).
L’avocat s’engage à effectuer cette mission dans le cadre d’une obligation de moyens.
2) Honoraire principal
La mission ci-dessus sera facturée forfaitairement, moyennant la somme de ………….euros HT, soit
……….. TTC.
4) Frais, débours et déplacement – Envoi des factures – Délai de règlement des factures
Tous les frais avancés pour le compte du client, les débours et les déplacements seront facturés
sur justificatif au client.
Les diligences effectuées font l’objet de factures périodiques et peuvent faire l’objet d’une
demande de provision préalable.
Conformément aux lois des 4 août 2008, 22 mars 2012 et du décret du 2 octobre 2012, les
factures de l’avocat sont payables dans un délai maximum de 30 jours à compter de leur émission.
Passé ce délai, un intérêt de retard de 3 fois le taux d’intérêt légal sera appliqué, exigible de plein
droit par jour de retard jusqu’au parfait paiement, ainsi qu’une indemnité forfaitaire pour frais de
recouvrement de 40 euros due de plein droit à l’avocat.
295 / 406
5) Dessaisissement
Le client qui dessaisirait l’avocat devra régler toutes les prestations dues avant le
dessaisissement.
Si le travail est déjà accompli et qu’il a permis l’obtention du résultat recherché, la clause relative
aux honoraires de résultat demeurera applicable dans les termes ci-dessus.
En cas de défaut de paiement, l’avocat pourra cesser toute diligence. Il en informera le client par
lettre recommandée avec avis de réception.
6) Contestation
En cas de contestation relative à l’interprétation ou l’exécution de la présente convention, le
bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris pourra être saisi à la requête de la partie la plus
diligente. Sans préjudice de toute mesure conservatoire pouvant être ordonnée par le juge de
l’exécution.
Fait à Paris, le
Le client L’avocat
PREAMBULE :
La présente convention s’inscrit dans le cadre des relations entre un avocat et un client non
professionnel ou à l’occasion d’une activité non professionnelle.
Le client reconnaît avoir reçu l’information pré-contractuelle sur les modalités de l’intervention de
l’avocat, son assurance responsabilité civile et représentation de fonds. Au jour de la rédaction
des présentes, il n’a versé aucun honoraire à l’avocat. Le mode de calcul des honoraires est
consultable soit dans la salle d’attente, soit sur le site internet de l’avocat.
L’avocat a informé le client du mécanisme de l’aide juridictionnelle pour toute personne dont les
ressources sont inférieures à un plafond fixé par l’Administration.
A ce titre, il déclare n’être pas susceptible d’être bénéficiaire de l’aide juridictionnelle ou qu’il
entend expressément y renoncer.
Le client reconnaît que le barème des assurances de protection juridique ne peut limiter sa liberté
de choisir son avocat qui n’est pas tenu par le barème de remboursement des honoraires d’avocat
de la compagnie d’assurance.
Le client reconnaît avoir reçu toute information relative à l’existence d’un médiateur, conformément
à l’article L.152-1 du code de la consommation.
296 / 406
Monsieur Jérôme Hercé, médiateur de la consommation de la profession d’avocat, adresse : 22
rue de Londres – 75009 Paris, mail : mediateur@[Link] – site internet
: [Link]
Le client pourra également saisir l’un des deux Médiateurs nommés par le Barreau de Paris (en
cours d’agrément) à l’adresse suivante : Médiateur du Barreau de Paris, 11, place Dauphine
75053 Paris cedex 01.
Le client est informé que l’avocat met en œuvre des traitements de données à caractère personnel
lui permettant d’assurer la gestion, la facturation et le suivi de ses dossiers. Ces données sont
utilisées à l’intérieur du cabinet, y compris pour des opérations de prospection auxquelles le client
peut s’opposer par simple demande adressée à l’avocat.
297 / 406
Commission européenne a été conclue avec le Prestataire, afin d’encadrer le transfert des
données et d'assurer un niveau de protection suffisant au regard des exigences des
réglementations françaises et européennes.
En cas de litige, il est possible de saisir la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés,
autorité de contrôle compétente.
CONVENTION D’HONORAIRES
1) Mission de l’avocat
L’avocat est chargé de conseiller et/ou d’assurer la défense des intérêts du client dans le cadre de
……….. (exposer ici précisément la mission).
L’avocat s’engage à effectuer cette mission dans le cadre d’une obligation de moyens.
2) Facturation
a) Honoraire principal : facturation horaire
Les diligences effectuées sont facturées au temps passé, en fonction du degré d’expérience des
avocats intervenant dans le cadre de la mission. Exemple : 350 euros de l’heure pour un avocat
associé (exemple) / 250 euros de l’heure pour un collaborateur (exemple)
3) Frais, débours et déplacement – Envoi des factures – Délai de règlement des factures
Tous les frais avancés pour le compte du client, les débours et les déplacements seront facturés
sur justificatif au client.
Les diligences effectuées font l’objet de factures périodiques et peuvent faire l’objet d’une
demande de provision préalable.
298 / 406
Conformément aux lois des 4 août 2008, 22 mars 2012 et du décret du 2 octobre 2012, les
factures de l’avocat sont payables dans un délai maximum de 30 jours à compter de leur émission.
Passé ce délai, un intérêt de retard de 3 fois le taux d’intérêt légal sera appliqué, exigible de plein
droit par jour de retard jusqu’au parfait paiement, ainsi qu’une indemnité forfaitaire pour frais de
recouvrement de 40 euros due de plein droit à l’avocat.
4) Dessaisissement
Le client qui dessaisirait l’avocat devra régler toutes les prestations dues avant le
dessaisissement.
Si le travail est déjà accompli et qu’il a permis l’obtention du résultat recherché, la clause relative
aux honoraires de résultat demeurera applicable dans les termes ci-dessus.
En cas de défaut de paiement, l’avocat pourra cesser toute diligence. Il en informera le client par
lettre recommandée avec avis de réception.
5) Contestation
En cas de contestation relative à l’interprétation ou l’exécution de la présente convention, le
bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Paris pourra être saisi à la requête de la partie la plus
diligente. Sans préjudice de toute mesure conservatoire pouvant être ordonnée par le juge de
l’exécution.
Fait à Paris, le
Le client L’avocat
A) Recouvrement de créances
299 / 406
encontre toutes mesures propres à assurer la sauvegarde de ses droits.
Vous devez considérer de ce fait cette lettre comme une mise en demeure de nature à faire
courir tous délais, intérêts et autres conséquences que la loi – particulièrement l’article 1153 du
Code civil – et les tribunaux attachent aux mises en demeure.
Je suis à la disposition de votre avocat pour tout entretien qu’il pourrait souhaiter en vue, en
particulier, d’envisager une démarche de résolution amiable de la difficulté qui vous oppose à
mon client.
Je vous prie de croire, Monsieur (ou Madame), à l’expression de mes salutations distinguées.
B) Divorce
2° Le cas où il paraît possible, dès l’origine, d’envisager le dépôt d’une requête conjointe.
Monsieur (ou Madame),
Monsieur (ou Madame) X, dont je suis le conseil, m’indique que vous envisagez une procédure
de divorce par consentement mutuel.
Voulez-vous m’indiquer le nom du conseil que vous désignerez afin que je puisse prendre
contact avec lui pour parvenir à un règlement amiable et au dépôt d’une requête conjointe afin
de divorce ?
Je vous remercie de votre réponse et vous prie de croire, Monsieur (ou Madame), à l’expression
de mes salutations distinguées.
C) Autres litiges
La société (ou Monsieur ou Madame) X, m’a chargé de la défense de ses intérêts à l’occasion
du différend qui l’oppose à vous (exposé succinct de la demande).
Je vous écris cette lettre afin de vous permettre, si vous le souhaitez, de me faire connaître le
nom de votre avocat ou de votre conseil habituel et de prier celui-ci de prendre contact avec moi
sans tarder afin que nous puissions, en particulier, envisager une résolution amiable de ce litige.
Faute d’un tel contact dans un délai d’une semaine, je reprendrai mon entière liberté d’action.
Je vous prie de croire, Monsieur (ou Madame), à l’expression de mes salutations distinguées.
300 / 406
TITRE V : Règlements des litiges professionnels
Article 1 – Compétence
Article 2 – Composition
Article 3 – Procédure
Dans une première phase confidentielle obligatoire la commission entend l’auteur du signalement
hors la présence de l'avocat mis en cause pour des faits de harcèlement ou de discrimination.
Cette audition doit permettre de recueillir la parole de la personne signalée comme victime du
harcèlement ou de la discrimination.
Cette audition doit être réalisée dans un délai d’un mois à compter de la saisine de la commission.
Dans une deuxième phase facultative, à la condition exclusive que la personne à l’origine de la
saisine de la commission donne son accord, la commission entend l’avocat mis en cause.
La commission procède à ses auditions après échanges de pièces et d’arguments, le cas échéant
sans confrontation.
301 / 406
A l’issue de cette procédure, la commission Harcèlement et Discriminations rend un avis motivé
sur l'existence ou non de faits de harcèlement ou de discriminations, en vertu des textes
applicables.
Cet avis doit être rendu dans un délai de quatre mois après la saisine de la commission.
À tout moment à compter de la saisine, s’il existe des indices graves ou concordants rendant
vraisemblables des faits d’harcèlement ou de discriminations, et alors même que l’auteur de
signalements ne souhaite pas lever son anonymat, la commission peut recommander une enquête
déontologique telle que prévue à l’article P 72-2 du règlement intérieur.
La commission Harcèlement et Discriminations est alors dessaisie.
Lorsque survient un litige entre avocats du barreau de Paris, l’arbitrage du bâtonnier de Paris est
un usage ancien multiséculaire depuis consacré par les textes législatifs et réglementaires relatifs
à la profession qui confèrent toute autorité au bâtonnier ou à ses délégués pour arbitrer entre
avocats de son barreau.
La présente annexe, visée aux articles P.[Link] et P 71.5 du règlement intérieur du barreau de
Paris, RIBP, a pour objet de préciser les conditions d’intervention et les garanties de procédure
que le bâtonnier de Paris offre à ses confrères du barreau de Paris.
I. Dispositions générales
1.1 La présente annexe s’applique, à défaut de conciliation et sans préjudice d'une procédure
d'arbitrage fondée sur une convention d'arbitrage, aux litiges et différends visés aux articles 7 et
21 de la loi du 31 décembre 1971, et 142 et 179-1 et suivants du décret du 27 novembre 1991 qui
interviennent :
à l’occasion d’un contrat de travail conclu par un avocat salarié inscrit au barreau de Paris
ou toute demande de requalification d’un contrat de collaboration libérale conclu par un
302 / 406
avocat salarié(e) inscrit au barreau de Paris en contrat de travail, - à l’occasion d’une
convention ou d’un protocole conclu à l’occasion de leur exercice professionnel entre
avocats inscrits au barreau de Paris
- lorsqu’ils
entre des avocats
étaient tous
de barreaux
inscrits au
différents
barreau: de Paris lors de la survenance de leur différend,
- lorsque le bâtonnier de l’Ordre de Paris est désigné par des bâtonniers d’un barreau
tiers,
- lorsque le bâtonnier de l’Ordre de Paris est désigné par le président du Conseil National
des Barreaux en vertu de l’article 179-2 du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991 et de
l'article 20.2 du RIN,
entre les associés pratiquant au sein d’une société holding interprofessionnelle connue
sous l’acronyme SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales)
issue de la loi n°2011-331 du 28 mars 2011, inscrite au tableau de l’Ordre.
1.2 Peuvent être parties les ayants droit d’avocats dès lors qu’ils justifient d’un intérêt à agir dans
le litige ou le différend soumis à la juridiction du bâtonnier.
1.3 Sont exclus du champ d'application de ces dispositions les litiges déontologiques ou
disciplinaires, les litiges affectant directement des tiers, clients de l’avocat, ainsi que les litiges se
rapportant à la taxation des honoraires.
La juridiction du bâtonnier est administrée dans le cadre du Centre de règlement des litiges
professionnels (le « Centre ») ainsi qu’à la charte d'éthique du Centre, tels que respectivement
prévus aux chapitres 1 et 4 de l’annexe XXIII du RIBP.
3.1 Chaque partie peut se faire assister par un avocat de son choix, sous réserve des
incompatibilités prévues à l'article P70 du RIBP, qui pourra aussi la représenter devant la
juridiction du bâtonnier. Les parties peuvent élire domicile au cabinet de leur avocat.
3.2 Les mémoires, pièces et autres communications écrites sont adressées simultanément, par
courrier électronique ou postal, à toutes les parties ainsi qu'à leurs représentants le cas échéant et
au secrétariat du Centre.
3.3 Toutes les notifications sont valablement faites aux adresses (le cas échéant électroniques)
indiquées par les parties ou leurs représentants. Tout changement d’adresse est notifié au
secrétariat du Centre.
Article 4 : Frais
4.1 La juridiction du bâtonnier étant instituée par la loi conformément aux articles 7 et 21 de la loi
303 / 406
n°71-1130 du 31 décembre 1971, il n’y a pas lieu au versement d’une provision sur frais.
Toutefois, en cas d’abus, le bâtonnier ou son délégué peut condamner l’une des parties au
paiement des frais supportés par l’Ordre.
4.2 Les délégués du bâtonnier sont indemnisés et défrayés exclusivement par le Centre de
règlement des litiges professionnels.
5.1 Le bâtonnier peut déléguer son pouvoir juridictionnel au vice-bâtonnier, à la condition qu’il ait
été membre du conseil de l’ordre, ou à un avocat parmi les anciens bâtonniers, membres ou
anciens membres du conseil de l'Ordre figurant sur la liste arrêtée chaque début d’année par le
conseil de l’Ordre, sous réserves des incompatibilités prévues à l'article P.70 du RIBP.
5.2 Le différend est tranché par le bâtonnier ou un délégué du bâtonnier. A la demande motivée
d’une des parties, le différend peut être soumis à un panel collégial de délégués du bâtonnier.
5.3 Lorsque le différend concerne le cabinet du bâtonnier, le cabinet du vice-bâtonnier ou d'un
membre du conseil de l'ordre le panel collégial est de droit si l'une des parties en fait la demande.
6.1 Le délégué du bâtonnier désigné, en acceptant sa mission, adhère à la présente annexe ainsi
qu’à la charte d'éthique du Centre.
6.2 Tout avocat, figurant sur la liste de l’article 5.1 susvisé, pressenti pour être nommé délégué du
bâtonnier doit remplir une déclaration qui mentionnera le cas échéant les circonstances qui
pourraient être de nature à affecter aux yeux des parties son indépendance et/ou son impartialité
et confirmera sa disponibilité. S’il existe un risque de conflit d’intérêts, le délégué du bâtonnier
pressenti devra refuser sa mission.
6.3 Les parties peuvent demander la récusation du délégué du bâtonnier dès qu’elles ont
connaissance d’un motif de récusation par requête motivée, accompagnée des pièces
justificatives, notifiée au secrétariat du Centre avec copie aux autres parties. Le bâtonnier statue
sur la requête dans les formes prévues aux articles 344 à 354 du code de procédure civile, à
charge d’appel devant le premier président de la cour d’appel. En cas de récusation du bâtonnier
lui-même, la requête est notifiée au premier président.
6.4 Le délégué du bâtonnier s’engage à accomplir sa mission jusqu’à son terme. Toute difficulté
éventuelle à cet égard sera soumise au bâtonnier.
7.1 Le bâtonnier est saisi par une demande adressée au Centre qui contient à peine
d’irrecevabilité :
- l'objet du litige,
304 / 406
- l'identité des parties, et
- les prétentions du demandeur.
7.2 La demande contient en outre les adresses postales et électroniques des parties et, le cas
échéant, le nom et les coordonnées de leurs avocats.
7.3 La demande est adressée par courrier électronique ou lettre recommandée, avec accusé de
réception au secrétariat du Centre, ainsi qu'au défendeur et, éventuellement, à son avocat.
7.4 Après enregistrement, et si le bâtonnier ne juge pas lui-même de l'affaire, celui-ci désigne le
délégué ou les délégués selon les modalités prévues aux articles 5 et 6. Le secrétariat du Centre
communique aux parties le nom du ou des délégués du bâtonnier désignés ainsi que la date
d'enregistrement de la demande.
8.1 Dès sa saisine, le bâtonnier ou son délégué, si possible en concertation avec les parties et
leurs conseils, fixe le calendrier de la procédure et les délais dans lesquels les parties seront
tenues de produire leurs écritures ainsi que toute pièce utile à l’instruction du litige.
8.2 Outre les dates d’échanges des mémoires, le calendrier de procédure fixe la date prévisible de
la clôture de l’instruction, et la date, l’heure et le lieu de l’audience des plaidoiries.
8.3 Le bâtonnier ou son délégué convoque les parties au moins huit jours avant la date de
l'audience. La lettre de convocation mentionne que les intéressés peuvent être assistés par un
avocat. Copie de la demande est jointe à la convocation du défendeur.
9.1 Le calendrier de procédure est notifié par courrier électronique ou lettre recommandée avec
demande d'avis de réception aux parties, cette notification valant convocation à l’audience de
plaidoiries.
9.2 Toute demande de modification du calendrier de procédure est adressée, avec copie au
contradicteur, au bâtonnier ou à son délégué qui peut l’accepter ou la refuser. Sa décision ainsi
que les éventuelles modifications du calendrier, sont notifiées aux parties par courrier électronique
ou lettre recommandée, avec demande d'avis de réception.
10.1 Si une nouvelle procédure est introduite, une partie peut demander la jonction de cette
procédure avec celle déjà en cours. La décision est prise après audition de toutes les parties
concernées par l’ensemble des délégués du bâtonnier déjà saisis.
10.2 Le délai visé à l'article 15 éventuellement renouvelable court en cas de jonction, à compter de
la décision de jonction.
11.1 Le bâtonnier ou son délégué statue sur les contestations relatives à l'étendue de sa saisine.
305 / 406
11.2 Il a le pouvoir de trancher l'incident de vérification d'écriture ou de faux conformément aux
dispositions des articles 287 à 294 et 299 du code de procédure civile.
11.3 En cas d'inscription de faux incidente, l'article 313 du code de procédure civile est applicable
devant le bâtonnier ou son délégué. Le délai de l'instance continue à courir du jour où il est statué
sur l'incident.
11.4 Le bâtonnier ou son délégué peut toujours, même en présence d'une contestation sérieuse,
ordonner les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent soit pour prévenir un
dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.
11.5 Dans le cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, il peut accorder
une provision.
11.6 Dans tous les cas d'urgence, le bâtonnier ou son délégué peut, sur la demande qui lui en est
faite par une partie, ordonner toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation
sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend. En cas de mesure d'urgence sollicitée par l'une
des parties, le bâtonnier ou son délégué peut être saisi à bref délai.
Article 12 : Instruction
12.1 Le bâtonnier ou son délégué peut ordonner toute mesure d’instruction légalement admissible
qu’il jugera nécessaire.
12.2 S’il y a lieu, le bâtonnier ou son délégué procède à la désignation d'un expert pour l'évaluation
des parts sociales ou actions de sociétés d'avocats. Dans ce cas, il fixe le montant de la provision
à consigner et à qui en incombe la charge, et le délai dans lequel l’expert devra déposer son
rapport. Le montant final des frais d’expertise sera fixé par le bâtonnier ou son délégué dans la
décision au fond.
Le premier président de la cour d’appel est seul compétent en cas de défaut de règlement des
frais de l’expert par l’une des parties.
12.3 Si une partie détient un élément de preuve, le bâtonnier ou son délégué peut lui enjoindre de
le produire selon les modalités qu’il détermine, et au besoin sous peine d’astreinte.
Article 13 : Renonciation
Toute partie qui, en connaissance de cause et sans motif légitime, s’abstient d’invoquer en temps
utile un motif de récusation ou une irrégularité devant le bâtonnier ou son délégué, est réputée
avoir renoncé à s’en prévaloir.
14.1 Les débats sont publics. Toutefois, le bâtonnier ou son délégué peut décider que les débats
auront lieu ou se poursuivront hors la présence du public à la demande de l'une des parties ou s'il
doit résulter de leur publicité une atteinte à l'intimité de la vie privée.
14.2 Si la décision ne peut être prononcée sur-le-champ, le prononcé en est renvoyé, pour plus
ample délibéré, à une date que le bâtonnier ou son délégué indique. Dès la mise en délibéré de
l'affaire, aucune demande ne peut être formée ni aucun moyen soulevé. De même, aucune
306 / 406
observation ne peut être présentée ni aucune pièce produite si ce n'est à la demande du bâtonnier
ou de son délégué.
Article 15 : Délais
15.1 Sauf cas de récusation et sous réserve du cas d'interruption de l'instance, le bâtonnier ou son
délégué est tenu de rendre sa décision dans les quatre mois de la saisine du Centre à peine de
dessaisissement au profit de la cour d'appel.
15.2 Ce délai peut être prorogé dans la limite de quatre mois par décision du bâtonnier. Cette
décision est notifiée aux parties, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.
15.3 Dans les litiges de collaboration, dès lors qu’il est saisi d’une demande urgente au visa de
l’article 149 du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991, le bâtonnier ou son délégué est tenu de
rendre sa décision dans le mois de la saisine du Centre, à peine de dessaisissement au profit du
premier président de la cour d'appel.
15.4 Dans tous les cas, le délai est suspendu pendant toute la durée des mesures d’instruction
ordonnées par le bâtonnier ou son délégué.
15.5 Une décision du bâtonnier de désigner un nouveau délégué en remplacement d’un délégué
précédemment désigné, ou une décision motivée de sursis à statuer prise par le délégué du
bâtonnier, a pour effet de suspendre le délai. Un nouveau délai d'un ou de quatre mois selon les
cas, éventuellement renouvelable, court à compter de l’acceptation de sa mission par le nouveau
délégué du bâtonnier.
15.6 La décision motivée prorogeant le délai est notifiée aux parties par courrier électronique ou
par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.
Article 16 : Décision
16.1 Les décisions sont rendues par le bâtonnier ou son délégué ou à la majorité des membres
constituant la juridiction du bâtonnier, lorsque celle-ci comprend plusieurs membres. Elles sont
obligatoirement motivées et contiennent un exposé succinct des prétentions respectives des
parties et leurs moyens.
16.2 La décision est datée et signée par le bâtonnier ou son délégué ou l'ensemble des membres
composant la juridiction. Elle est transmise au secrétariat du Centre.
16.3 La décision est notifiée à chacune des parties, et s’il y lieu aux bâtonniers des autres
barreaux concernés, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception par le secrétariat
du Centre.
16.4 Dans les litiges de collaboration, les décisions du bâtonnier qui ordonnent le paiement de
sommes au titre des rémunérations, dans la limite maximale de neuf mois de rétrocession
d'honoraires ou de salaires calculés sur la moyenne des trois derniers mois sont exécutoires à titre
provisoire. Ces décisions sont exécutoires dès leur notification.
16.5 Les autres décisions peuvent être rendues exécutoires par le président du tribunal judiciaire
lorsqu'elles ne sont pas déférées à la cour d'appel.
16.6 La partie qui interjette appel de la décision en informe immédiatement le secrétariat du
Centre. L’arrêt rendu par la cour est porté à la connaissance du Centre par la partie la plus
diligente.
307 / 406
Article 17 : Rectification- Omission de statuer- Interprétation
17.1 Le bâtonnier ou son délégué peut, à la demande d’une partie, rectifier les erreurs matérielles
qui affecteraient la décision.
17.2 À la demande d’une partie, le bâtonnier ou son délégué peut compléter sa décision s’il a omis
de statuer sur un chef de demande dont il était saisi ou s’il lui est demandé d’interpréter la
décision.
17.3 Les demandes de rectification d’erreurs matérielles et d’omissions de statuer ou
d’interprétation sont adressées dans les 3 mois de la notification de la décision par courrier
électronique ou lettre recommandée, avec demande d’avis de réception, au secrétariat du Centre
qui en saisit le bâtonnier ou son délégué, si la décision n’a pas été déférée à la cour d’appel.
17.4 Les parties entendues ou dûment appelées, le bâtonnier ou son délégué statue dans les plus
brefs délais sur lesdites demandes, par décision motivée.
Article 1 - Adhésion
1.1 Lorsqu’elles soumettent au Centre de Règlement des Litiges Professionnels (le « Centre »)
l’organisation de leur litige présent ou à venir, par un accord formalisé dans une convention
d’arbitrage (qu’il prenne la forme d’une clause compromissoire ou d’un compromis d’arbitrage),
les parties adhèrent au présent Règlement d'arbitrage.
1.2 Les parties choisissant de soumettre leur litige au présent Règlement d’arbitrage – dans sa
version en vigueur lors de l’introduction de l'arbitrage – adhèrent par là-même à la Charte
d’éthique du Centre.
1.3 Les arbitres, en acceptant leur mission, adhèrent au Règlement d'arbitrage – dans sa version
308 / 406
en vigueur lors de l’introduction de l'arbitrage – ainsi qu’à la Charte d’éthique du Centre.
2.1 Le Centre est saisi, soit par une demande unilatérale d’arbitrage, soit par une demande
conjointe, qui contient :
- l’état civil ou la raison sociale et l’adresse du demandeur et, le cas échéant, le nom et l’adresse
de son conseil ;
- l’état civil ou la raison sociale et l’adresse du défendeur et, le cas échéant, le nom et l’adresse de
son conseil ;
- un exposé succinct de l’objet du litige et des demandes présentées ;
- l’indication de l’arbitre ou des arbitres (selon que le tribunal se compose d’un arbitre unique ou
de trois arbitres) que le demandeur (en cas de demande unilatérale) ou les parties (en cas de
demande conjointe) proposent de désigner.
2.2 La demande est adressée au Centre par lettre recommandée avec accusé de réception, en
autant d’exemplaires que de défendeurs, plus un exemplaire pour le Secrétariat du Centre. La
requête peut alternativement être adressée par courrier électronique.
2.3 La demande n’est enregistrée que si elle est accompagnée du paiement des frais
administratifs d’ouverture, tel que fixés par le barème en vigueur. Si elle est adressée par courrier
électronique, la demande n'est enregistrée qu'à réception du paiement des frais administratifs.
2.4 Lorsqu'il l'estime opportun, le Secrétariat du Centre peut proposer aux parties la mise en
œuvre d'une procédure de médiation conformément au Règlement de Médiation du Centre.
3.1 Après enregistrement, la demande, si elle est unilatérale, est notifiée au défendeur par le
Secrétariat du Centre, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou courrier
électronique. Cette notification impartit au défendeur un délai d’un mois pour répondre.
3.2 La réponse adressée au Secrétariat du Centre par lettre recommandée avec demande d'avis
de réception ou courrier électronique, contient les éléments suivants:
- les noms ou raison sociale complets du défendeur, ainsi que son adresse et autres coordonnées,
- le cas échéant, le nom, l'adresse et autres coordonnées de son conseil,
- les commentaires du défendeur sur les circonstances du litige,
- sa position relativement aux demandes formulées,
- le cas échéant des demandes reconventionnelles,
- s’il y a lieu à nomination de trois arbitres et en cas de demande unilatérale, le nom de l’arbitre
choisi par le défendeur.
309 / 406
3.3 Si elle est envoyée par lettre, la réponse doit être communiquée en autant d’exemplaires que
de parties, excepté le défendeur lui-même, plus un exemplaire pour le Centre.
3.4 Dès réception de la réponse, le Secrétariat du Centre la communique au(x) demandeur(s) par
lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou courrier électronique.
4.1 En cas d’absence de réponse à l’expiration du délai prévu à l’article 3.1, le Secrétariat du
Centre vérifie que la notification ainsi prévue est bien parvenue à destination et :
(i) en cas de clause compromissoire ne comportant pas désignation du Centre, le Secrétariat du
Centre en informe le requérant et clôt le dossier, les frais d’ouverture lui demeurant acquis ;
(ii) en cas de clause compromissoire désignant le Centre pour organiser l’arbitrage, met en œuvre
la procédure arbitrale conformément aux dispositions ci-après, chaque acte de procédure devant
être notifié à la partie défaillante.
4.2 Si la notification n’est pas parvenue au(x) défendeur(s), le Secrétariat du Centre procède à une
nouvelle notification.
5.1 Chaque partie peut se faire assister par toute personne de son choix.
5.2 Elle peut se faire représenter à l’instance arbitrale par toute personne à qui elle a donné
pouvoir à cet effet.
6.1 Dès que le Centre dispose des demandes respectives des parties ou à l’expiration du délai
visé à l’article 3.1 du présent Règlement ou en cas de requête conjointe, le Secrétariat du Centre
adresse à toutes les parties un appel de provision sur frais et honoraires calculés conformément
au barème en vigueur au jour de la demande d'arbitrage et payables dans le délai fixé par le
Secrétariat du Centre.
6.2 Le tribunal arbitral n’est saisi qu’après le versement complet des provisions appelées. Si l’une
des parties est défaillante dans ce versement, une autre partie peut pallier cette défaillance ou y
substituer un cautionnement bancaire agréé par le Centre.
6.3 À défaut de paiement des provisions, après expiration du délai fixé et sans offre d’une partie
de pallier la défaillance de l’autre, le Secrétariat du Centre peut considérer la demande comme
étant caduque. Il en informe les parties, les frais administratifs restant acquis au Centre.
6.4 Si une partie offre de pallier la défaillance de l’autre, la provision totale à verser est révisée et
310 / 406
fixée en fonction de sa seule demande.
6.5 Dans ce dernier cas, le tribunal arbitral n’est saisi que de la demande de la partie ayant payé la
provision. Le Secrétariat du Centre en informe la partie défaillante par lettre recommandée avec
demande d’avis de réception ou par courrier électronique.
6.6 Cette dernière peut saisir le tribunal arbitral d’une demande qui ne sera recevable qu’après
qu'elle ait procédé au paiement de la provision mise à sa charge.
6.7 Si, en cours d’arbitrage, des demandes additionnelles sont formulées par les parties, le
Secrétariat du Centre, peut réévaluer la provision et appeler un règlement complémentaire. En cas
de défaut de paiement dans le délai imparti, les demandes additionnelles sont réputées
irrecevables.
7.1 Le tribunal arbitral est composé d'un ou de plusieurs arbitres en nombre impair.
7.2 Le nombre des arbitres est fixé par accord des parties ou à défaut par le Comité d'Appui du
Centre.
8.1 Le tribunal arbitral est complété si la convention d'arbitrage prévoit la désignation d'arbitres en
nombre pair. Si les parties ne s'accordent pas sur la désignation d'un arbitre complémentaire, le
tribunal arbitral est complété dans un délai d'un mois à compter de l'acceptation de leur
désignation par les arbitres choisis ou, à défaut, par le Comité d'appui.
8.2 En l'absence d'accord des parties sur les modalités de désignation du ou des arbitres :
1° En cas d'arbitrage par un arbitre unique, si les parties ne s'accordent pas sur le choix de
l'arbitre, celui-ci est désigné par le Comité d'appui ;
2° En cas d'arbitrage par trois arbitres, chaque partie choisit un arbitre et les deux arbitres ainsi
choisis désignent le troisième. Si une partie ne choisit pas d'arbitre dans un délai d'un mois à
compter de la réception de la demande qui lui en est faite par l'autre partie ou si les deux arbitres
ne s'accordent pas sur le choix du troisième dans un délai d'un mois à compter de l'acceptation de
leur désignation, le Comité d'Appui procède à cette désignation.
8.3 Lorsque le litige oppose plus de deux parties et que celles-ci ne s'accordent pas sur les
modalités de constitution du tribunal arbitral ou qu’il existe une difficulté sur la nomination de l’un
des arbitres ou du Président du tribunal arbitral, le Comité d'Appui désigne le ou les arbitres.
311 / 406
9.1 Les arbitres doivent, avant leur nomination, remplir une déclaration qui mentionnera le cas
échéant les circonstances qui seraient de nature à affecter leur indépendance et/ou leur
impartialité.
9.2 Si des circonstances de nature à affecter l'indépendance et/ou l'impartialité des arbitres
surviennent pendant l'arbitrage, ces-derniers en informent immédiatement les parties ainsi que le
Secrétariat du Centre.
9.3 En cas de divulgation de circonstances propres à affecter leur indépendance et/ou leur
impartialité, les arbitres ne peuvent être confirmés ou maintenus dans leur mission que sur
décision du Comité d'Appui, prise après avoir recueilli l’avis des parties.
Article 10 - Récusation
10.1 La partie qui entend récuser un arbitre pour une circonstance intervenue ou révélée après sa
désignation, doit immédiatement, et au plus tard dans les quinze (15) jours de la survenance de la
cause de la récusation ou de sa révélation, adresser une demande motivée au Secrétariat du
Centre qui la transmet au Comité d'Appui. Après avoir procédé à une instruction contradictoire, le
Comité d'Appui se prononce sur cette demande par décision non susceptible de recours. Les
motifs de cette décision ne sont pas communiqués aux parties.
Article 11 - Remplacement
11.2 En cas d’empêchement ou de récusation d’un arbitre, il est pourvu à son remplacement selon
les modalités qui ont présidé à sa désignation, le délai d’arbitrage étant suspendu entre la
survenance ou la révélation de la cause de remplacement et l’acceptation de sa mission par le
nouvel arbitre.
12.1 Le tribunal arbitral peut ordonner aux parties, dans les conditions qu'il détermine et au besoin
à peine d'astreinte, toute mesure conservatoire ou provisoire qu'il juge opportune. Toutefois, la
juridiction de l'État est seule compétente pour ordonner des saisies conservatoires et sûretés
judiciaires.
Le tribunal arbitral peut modifier ou compléter la mesure provisoire ou conservatoire qu'il a
ordonnée.
312 / 406
12.2 De même, à la demande d’une partie ou d’office, le tribunal arbitral peut ordonner toute
mesure d’instruction.
12.3 Le tribunal arbitral peut procéder lui-même à toute vérification qu’il estime nécessaire, en se
transportant, si besoin est, sur les lieux. Il peut décider d’entendre des témoins, des experts
commis par les parties, ou toute autre personne dont l’audition serait sollicitée par une partie ou
décidée par lui.
12.4 S’il l’estime utile, le tribunal arbitral peut nommer un ou plusieurs experts, définir leur mission
ainsi que le délai dans lequel elle doit être accomplie, et recevoir leur rapport.
12.5 Toute difficulté dans le déroulement de l’expertise, non réglée par l’expert et les parties, sera
soumise au tribunal arbitral.
12.6 Si une partie détient un élément de preuve, le tribunal arbitral peut lui enjoindre de le produire
selon les modalités qu'il détermine, et au besoin à peine d'astreinte.
12.7 Le tribunal arbitral peut inviter une partie qui entend faire état d'un acte authentique ou sous
seing privé auquel elle n'a pas été partie ou d'une pièce détenue par un tiers, à faire assigner ce
tiers devant le Président du tribunal de grande instance aux fins d'obtenir la délivrance d'une
expédition ou la production de l'acte ou de la pièce, selon les dispositions de l’article 1469 du
Code de Procédure Civile.
V. Procédure arbitrale
13.1 Lorsque le tribunal arbitral est constitué, le Secrétariat du Centre adresse à chacun des
arbitres une copie des prétentions et demandes des parties ainsi que des pièces justificatives.
13.2 Il appartient ensuite au tribunal arbitral d’organiser la procédure, sous la forme qu’il estime
appropriée, en fonction de la nature de l’affaire et en tenant compte des dispositions
éventuellement prévues par les parties.
13.3 La partie qui, en connaissance de cause et sans motif légitime, s'abstient d'invoquer en
temps utile un motif de récusation ou une irrégularité devant le tribunal arbitral, est réputée avoir
renoncé à s'en prévaloir.
Article 14 - Audiences
Sauf accord des parties et du tribunal arbitral, les audiences ne sont pas publiques.
313 / 406
15.1 Le tribunal arbitral peut, s'il y a lieu, surseoir à statuer. Cette décision suspend le cours de
l'instance pour le temps ou jusqu'à la survenance de l'événement qu'elle détermine.
Le délai d’arbitrage recommence à courir lorsque le tribunal arbitral est informé de la survenance
dudit évènement par la partie la plus diligente.
Le tribunal arbitral peut, suivant les circonstances, révoquer le sursis ou en abréger le délai.
15.2 Sauf stipulation contraire, l'instance arbitrale est également suspendue en cas de décès,
d'empêchement, d'abstention, de démission, de demande de récusation ou de révocation d'un
arbitre jusqu'à la décision de rejet de la demande de récusation ou jusqu'à l'acceptation de sa
mission par l'arbitre désigné en remplacement.
Le nouvel arbitre est désigné suivant les modalités convenues entre les parties ou, à défaut,
suivant celles qui ont présidé à la désignation de l'arbitre qu'il remplace.
15.4 L'instance reprend son cours en l'état où elle se trouvait au moment où elle a été interrompue
ou suspendue lorsque les causes de son interruption ou de sa suspension cessent d'exister.
Le tribunal arbitral peut régler par ordonnance tout problème de procédure. Ces ordonnances ne
sont pas susceptibles de recours.
17.1 Les mémoires, dossiers, correspondances et pièces doivent faire l’objet d’une
communication simultanée à toutes les parties ou, sur leur demande, à leurs représentants, à leurs
conseils et à chacun des membres du tribunal arbitral ainsi qu'au Secrétariat du Centre.
17.2 Toutes les notifications sont valablement faites à l’adresse (le cas échéant électronique)
indiquée par les parties ou leurs représentants, et le tribunal arbitral. Tout changement d’adresse
doit être notifié au Secrétariat du Centre par lettre recommandée avec demande d’avis de
réception.
18.1 Une procédure arbitrale d’urgence peut être mise en œuvre à la demande de l’une des
parties auprès du Centre, qui en saisit le tribunal arbitral lorsqu’il est déjà constitué.
Si le tribunal arbitral n'est pas encore constitué, le Comité d'Appui nomme un arbitre unique à
314 / 406
cette fin.
18.3 Le tribunal arbitral ou l’arbitre unique nommé à cette fin statue sur :
- la recevabilité de la demande ;
- la demande formulée, lorsqu'elle est recevable.
18.4 Le tribunal arbitral ou l’arbitre unique nommé à cette fin peut statuer sur pièces et sans
entendre les parties si celles-ci l’acceptent ou si les circonstances l’exigent.
18.5 Le tribunal arbitral ou l’arbitre unique nommé à cette fin rend sa sentence dans un délai
maximal de deux mois à compter de sa saisine. Le délai abrégé pour le prononcé de la sentence
peut être exceptionnellement prorogé par le Comité d'Appui sur demande du tribunal arbitral ou de
l'arbitre unique.
VII. Sentence
Article 19 - Délais
19.1 La sentence est rendue par le tribunal arbitral dans le délai le plus bref, selon les
caractéristiques du litige. En toute hypothèse, elle doit l’être dans un délai maximum de six mois à
compter de la constitution du tribunal arbitral, telle que prévue à l’article 6 du présent Règlement.
19.2 Ce délai peut être prorogé par le Comité d'Appui à la demande motivée du tribunal arbitral.
S’il l’estime approprié, le tribunal arbitral rend des sentences partielles ou intermédiaires.
21.1 Les sentences arbitrales sont rendues à la majorité des arbitres constituant le tribunal
arbitral. Elles sont obligatoirement motivées et contiennent un exposé succinct des prétentions
respectives des parties et leurs moyens.
21.2 Au vu du projet de sentence qui lui est communiqué par le tribunal arbitral, le Secrétariat du
Centre indique le montant des frais et honoraires d’arbitrage dont la charge sera imputée aux
parties dans la proportion fixée par le tribunal arbitral dans les sentences.
21.3 Les sentences, datées et signées par les arbitres, ou, le cas échéant, avec mention du refus
de signature de l’un ou plusieurs des arbitres, sont remises au Secrétariat du Centre en autant
315 / 406
d’originaux que de parties, plus un original conservé dans les archives du Centre.
22.1 Après paiement intégral des frais d’arbitrage, le Secrétariat du Centre notifie la sentence aux
parties par lettre recommandée avec demande d'avis de réception et courrier électronique, avec
copie aux conseils. Des copies certifiées conformes par le Secrétariat du Centre peuvent être
ultérieurement délivrées aux seules parties ou à leurs ayant droits.
22.2 Si une partie est défaillante dans le paiement du solde de la part de frais et honoraires mise à
sa charge, toute autre partie peut pallier cette défaillance, afin de permettre au Centre de notifier la
sentence.
22.3 La sentence est confidentielle. Toutefois, elle peut être publiée avec l’accord de toutes les
parties à l’instance et du tribunal arbitral.
Les parties parvenues à un accord au cours de l’instance arbitrale peuvent demander au tribunal
arbitral de le constater dans une sentence.
24.1 Le tribunal arbitral peut, à la requête d’une partie, rectifier les erreurs matérielles qui
affecteraient la sentence.
24.2 À la requête d'une partie, le tribunal arbitral peut compléter sa sentence s'il a omis de statuer
sur un chef de demande dont il était saisi ou s'il lui est demandé d'interpréter la sentence.
24.4 Si le tribunal arbitral ne peut être réuni ou l'arbitre unique saisi, le Comité d'Appui procède à
une nouvelle nomination.
24.6 Le tribunal arbitral statue dans les plus brefs délais par décision motivée.
316 / 406
En acceptant de soumettre leur litige à l’arbitrage du Centre, les parties s’engagent à exécuter la
sentence sans délai.
VIII. Interprétation
Article 1 - Adhésion
1.1 Lorsqu’elles soumettent au Centre de Règlement des Litiges Professionnels (le « Centre »)
l’organisation d'une médiation, les parties adhèrent au présent Règlement de Médiation.
1.2 Les parties choisissant de soumettre leur litige au présent Règlement – dans sa version en
vigueur lors de la saisine du centre – adhèrent par là-même à la Charte d’éthique du Centre.
2.1 Le Centre est saisie d'une demande de médiation par les parties, éventuellement sur
proposition du Bâtonnier, lorsqu'elles en conviennent à la naissance du litige ou en remplacement
d'une procédure de conciliation légale si les circonstances le justifient. Elle est également mise en
œuvre à la demande de l'une d'elles lorsque les parties en sont convenues contractuellement.
317 / 406
proposée aux parties et si celles-ci l'acceptent.
2.3 Toute médiation dont l'organisation est confiée au Centre emporte adhésion des parties au
présent Règlement.
3.2 Sauf autorisation accordée par le Centre dans des circonstances exceptionnelles, la demande
n'est enregistrée que si elle est accompagnée du paiement des frais d'ouverture, tels que fixés par
le Centre selon le barème en vigueur au jour de la saisine du Centre.
3.3 Lorsque conformément à l'article 2.4 du Règlement d'arbitrage le Centre propose aux parties
une médiation, la demande d'arbitrage tient lieu de demande de médiation. Elle entraîne le
versement de la provision prévue à l'alinéa précédent, sur laquelle sera imputée la somme versée
lors de l'enregistrement de la demande d'arbitrage.
3.4 Une fois la demande de médiation enregistrée, le Secrétariat du Centre la notifie, dans le plus
bref délai, à la ou aux autres parties avec une copie des pièces éventuellement jointes à la
demande et leur imparti un délai de 15 jours pour répondre à la proposition de médiation.
4.2 A défaut de réponse dans un délai de quinze jours (délai qui peut être prorogé une fois par le
Centre à la demande d'une partie) ou si la médiation est refusée, le Secrétariat du Centre en avise
la ou les parties.
4.3 Les parties sont alors libres, le cas échéant, de demander la reprise ou la mise en œuvre de la
procédure d'arbitrage prévue le Règlement d’arbitrage du Centre ou par leur clause
compromissoire.
318 / 406
Article 5 - Désignation du médiateur
5.1 Dès l'accord des parties sur la médiation ou lorsque le contrat contient une clause d'adhésion
au présent Règlement, le Comité d'Appui désigne un médiateur sur proposition des parties ou à
défaut d'accord entre elles, parmi la liste des médiateurs agréés par le Centre.
5.2 Chaque partie peut, dans un délai n'excédant pas huit jours à compter de la notification de la
désignation du médiateur par le Comité d'Appui, demander que ce dernier soit remplacé. Si, à la
suite de deux désignations successives, l'une des parties demande à nouveau le remplacement
du médiateur désigné, la médiation est considérée comme ayant échoué, sauf accord de toutes
les parties de poursuivre la médiation.
Article 6 - Confidentialité
Dès l'enregistrement de la demande de médiation par le Secrétariat du Centre, tous les travaux ou
communications ultérieurs relatifs à la médiation ont un caractère strictement confidentiel, y
compris les correspondances envoyées ou reçues par le Secrétariat du Centre. Aucune
déclaration, proposition formulée par les parties ou le médiateur ne peut être utilisé ultérieurement
par les parties ou par lui.
7.1. Le médiateur doit, avant sa nomination, remplir une déclaration qui mentionnera le cas
échéant les circonstances qui seraient de nature à affecter son indépendance et/ou son
impartialité, et confirmera sa disponibilité.
7.2. Une partie peut récuser le médiateur dès qu’elle a connaissance d’un motif de récusation par
lettre notifiée au Centre avec copie à, l'autre partie.
7.3. S’il existe un risque de conflit d’intérêts, le médiateur pressenti ne sera pas nommé par le
Centre.
7.4. Si, au cours du processus de médiation, le médiateur constate l'existence d'un élément de
nature à mettre en cause son indépendance et/ou son impartialité, il en informe les parties. Sur
accord écrit de celles-ci, il poursuit sa mission. Dans le cas contraire, la médiation est suspendue
et le Centre procède alors au remplacement du médiateur.
8.1. Le médiateur aide les parties à rechercher une solution négociée à leur différend. Il n'est pas
tenu au respect du principe du contradictoire mais veillera à l'égalité de traitement des parties.
319 / 406
8.2. Le médiateur s’engage à accomplir sa mission jusqu’à son terme.
8.3. La durée de la médiation ne peut être supérieure à trois (3) mois. Elle est renouvelable une
seule fois par accord des parties.
8.4. A la fin de sa mission, soit les parties remettent au médiateur un procès-verbal d'accord, dont
le Centre est destinataire, soit le médiation informe le Centre de l'échec de sa mission. Le Centre
liquide alors les frais de médiation, fait éventuellement procéder au classement du dossier ou, au
contraire, informe les parties de la mise en œuvre de la procédure prévue par le Règlement
d'arbitrage du Centre.
V. Interprétation
Les principes éthiques posés par la présente Charte sont valables tout au long des procédures de
médiation et d'arbitrage administrées conformément aux Règlements de Médiation et d'Arbitrage
du Centre de Règlement des Litiges Professionnels (le "Centre"). Ils s'appliquent aussi aux litiges
tranchés conformément au Règlement de la Juridiction du Bâtonnier. La Charte s'applique aux
parties et au tiers désignés par elles ou par le Centre pour les aider à rechercher une solution
négociée à leur différend (médiateur) ou à trancher le litige qui les oppose (Bâtonnier ou son
Délégué, arbitre).
1 - Rôle du tiers
320 / 406
Le tiers se trouve dans une relation de confiance avec les parties. Il accomplit de bonne foi et
personnellement sa mission.
La mission du tiers peut être d’origine légale ou contractuelle.
Elle est de nature juridictionnelle pour ce qui concerne les membres composant la Juridiction du
Bâtonnier ou les arbitres.
L'arbitre tranche les litiges par référence aux règles de droit, ou à l’équité si les parties lui ont
confié le rôle d’amiable compositeur.
Le Bâtonnier ou son Délégué et l’arbitre tranchent le litige en respectant les garanties
fondamentales de bonne justice.
Ils peuvent à tout moment concilier les parties.
Le tiers pressenti ne doit accepter la mission qui lui est proposée que s’il possède la compétence
juridique et/ou technique nécessaire en fonction du litige, et s’il s’est assuré de sa disponibilité
pour administrer la procédure dans des délais raisonnables au regard des circonstances et de la
complexité du litige.
Le tiers garantit le bon déroulement de la procédure.
Il agit avec diligence tout au long de l’exercice de sa mission, y compris pour favoriser la célérité
de la procédure, en veillant toutefois à éviter une augmentation des coûts de la procédure
excessive au regard des intérêts en jeu.
Les parties doivent elles aussi agir de bonne foi et avec diligence, en évitant toute manœuvre
abusive ou dilatoire dans le but de retarder ou de perturber la procédure.
3 - Indépendance et impartialité
Le tiers pressenti ne doit accepter la mission qui lui est proposée que s’il est à la fois indépendant
et impartial vis-à-vis de l’ensemble des parties, excepté dans les cas où ces dernières, informées
des éléments propres à mettre en doute son indépendance ou son impartialité, s’accordent
néanmoins pour permettre sa nomination.
Le tiers pressenti doit immédiatement dévoiler à l’ensemble des parties l’ensemble des éléments
propres à mettre en doute son indépendance ou son impartialité. Si de tels éléments apparaissent
au cours de la procédure, le tiers concerné doit également les révéler sans délai.
L’indépendance du tiers se définit comme la révélation de toute relation d’affaires ou personnelle
passée ou présente, directe ou indirecte, entre lui ou un tiers qui lui est étroitement lié
personnellement ou professionnellement, et l’une ou l’ensemble des parties, leurs représentants,
les coarbitres le cas échéant, ou avec toute personne étroitement liée à l’une des parties, à leurs
représentants ou aux coarbitres.
L’impartialité du tiers se définit comme l’absence de préventions à l’égard des prétentions des
parties, par un traitement égal des parties et par une indépendance d’esprit, notamment vis-à-vis
des pressions extérieures.
Il ne peut en aucun cas être exercé sur le tiers de quelconques pressions ou influences, directes
ou indirectes.
4 - Principe du contradictoire
321 / 406
A l'exception du médiateur, une fois que le tiers est saisi de l’affaire, il ne peut communiquer avec
une seule des parties, à son initiative ou à celle de la partie, sur un sujet concernant le fond du
litige, sauf à informer - ou demander à la partie d’informer - les autres parties et le cas échéant les
autres tiers composant le tribunal arbitral ou la Juridiction du Bâtonnier de l’existence et du
contenu de cette communication.
En cas de communication écrite, une copie doit être envoyée aux autres parties et, le cas échéant,
aux autres membres du tribunal arbitral ou de la Juridiction du Bâtonnier.
Les communications non contradictoires sont néanmoins possibles dans le cadre des procédures
ex parte destinées à obtenir des mesures provisoires ou conservatoires.
5 - Confidentialité
Toute information relative à un arbitrage ou à une médiation administré sous l'égide du Centre est
confidentielle, sous réserve des stipulations contraires des parties, des obligations légales et
réglementaires, ou dans le strict cadre d’actions judiciaires liées à ces procédures.
Le tiers ne doit en aucune manière user d’informations auxquelles il a eu accès à l’occasion de la
procédure dans un but étranger, soit pour en tirer un avantage personnel ou à l’avantage d’un
tiers, soit pour préjudicier à quiconque.
En particulier, sauf s’il considère que la procédure arbitrale a été frauduleuse, ou en cas
d’obligation légale ou réglementaire, l’arbitre ne peut participer, directement ou indirectement, à
une quelconque procédure relative à l’arbitrage.
L’arbitre est tenu par le secret du délibéré. Il ne peut révéler à quiconque un élément concernant
les discussions, orientations ou décisions de la juridiction arbitrale.
L’arbitre, le médiateur et la partie ne doivent révéler à aucun tiers, excepté dans le cadre de
l’exécution de leur mission ou si le tiers est associé au déroulement de la procédure, l’existence ou
le contenu du litige et de la procédure. Les tiers informés sont tenus à la même confidentialité.
La sentence demeure confidentielle, sauf nécessité dans le cadre d’une action judiciaire liée à
l’arbitrage.
322 / 406
Annexe renumérotée par le Conseil de l'Ordre en sa séance du 17 janvier 2023, (Site du Barreau
du 23/01/2023)
Le présent cahier des conditions de vente s'applique à la vente de biens immobiliers régie par les
articles du code des procédures civiles d'exécution relatifs à la saisie immobilière.
La saisie immobilière tend à la vente forcée de l'immeuble du débiteur ou, le cas échéant, du tiers
détenteur en vue de la distribution de son prix.
Le saisi peut solliciter à l'audience d'orientation l'autorisation de vendre à l'amiable le bien dont il
est propriétaire.
Le juge peut autoriser la vente amiable selon des conditions particulières qu'il fixe et à un montant
en deçà duquel l'immeuble ne peut être vendu.
A défaut de pouvoir constater la vente amiable conformément aux conditions qu'il a fixées, le juge
ordonne la vente forcée.
L'acquéreur prendra les biens dans l'état où ils se trouvent au jour de la vente, sans pouvoir
prétendre à aucune diminution de prix, ni à aucune garantie ou indemnité contre le poursuivant, la
partie saisie ou ses créanciers pour dégradations, réparations, défauts d'entretien, vices cachés,
vices de construction, vétusté, erreurs dans la désignation, la consistance ou la contenance alors
même que la différence excéderait un vingtième, ni à raison des droits de mitoyenneté ou de
surcharge des murs séparant lesdits biens des propriétés voisines, alors même que ces droits
seraient encore dus et sans garantie de la nature, ni de la solidité du sol ou du sous-sol en raison
des carrières et des fouilles qui ont pu être faites sous sa superficie, des excavations qui ont pu se
produire, des remblais qui ont pu être faits, des éboulements et glissements de terre.
L'acquéreur devra en faire son affaire personnelle, à ses risques et périls sans aucun recours
contre qui que ce soit.
En vertu des dispositions de l'article 1649 du code civil, l'acquéreur ne bénéficiera d'aucune
garantie des vices cachés.
L'acquéreur fera son affaire personnelle, pour le temps qui restera à courir, des baux en cours.
Toutefois, les baux consentis par le débiteur après la délivrance du commandement de payer
valant saisie sont inopposables au créancier poursuivant comme à l'acquéreur. La preuve de
l'antériorité du bail peut être faite par tout moyen.
323 / 406
L'acquéreur sera subrogé aux droits des créanciers pour faire annuler s'il y a lieu les conventions
qui auraient pu être conclues en fraude des droits de ceux-ci.
Il tiendra compte, en sus et sans diminution de son prix, aux différents locataires, des loyers qu'ils
auraient payés d'avance ou de tous dépôts de garantie versés à la partie saisie et sera subrogé
purement et simplement, tant activement que passivement dans les droits, actions et obligations
de la partie saisie.
L'acquéreur fera son affaire personnelle de tous contrats ou abonnements relatifs à l'immeuble qui
auraient pu être souscrits ou qui auraient dû l'être, sans aucun recours contre le poursuivant et
l'avocat rédacteur du cahier des conditions de vente.
La responsabilité du poursuivant ne peut en aucun cas être engagée en cas d'absence
d'assurance.
L'acquéreur sera tenu de faire assurer l'immeuble dès la vente contre tous les risques, et
notamment l'incendie, à une compagnie notoirement solvable et ce pour une somme égale au
moins au prix de la vente forcée.
En cas de sinistre avant le paiement intégral du prix, l'indemnité appartiendra de plein droit à la
partie saisie ou aux créanciers visés à l'article L. 331-1 du code des procédures civiles d'exécution
à concurrence du solde dû sur ledit prix en principal et intérêts.
En cas de sinistre non garanti du fait de l'acquéreur, celui-ci n'en sera pas moins tenu de payer
son prix outre les accessoires, frais et dépens de la vente.
ARTICLE 7 : Servitudes
L'acquéreur jouira des servitudes actives et souffrira toutes les servitudes passives, occultes ou
apparentes, déclarées ou non, qu'elles résultent des lois ou des règlements en vigueur, de la
situation des biens, de contrats, de la prescription et généralement quelles que soient leur origine
ou leur nature ainsi que l'effet des clauses dites domaniales, sauf à faire valoir les unes et à se
défendre des autres, à ses risques, périls, frais et fortune, sans recours contre qui que ce soit.
CHAPITRE II : Enchères
(Article modifié en séance du Conseil du 11 octobre 2022 (site du barreau du 17/10/2022) Les
324 / 406
enchères ne sont portées, conformément à la loi, que par le ministère d'un avocat postulant près
le tribunal judiciaire devant lequel la vente est poursuivie.
Pour porter des enchères, l'avocat devra se faire remettre tous éléments relatifs à l'état-civil ou à la
dénomination de ses clients ainsi que s'enquérir auprès du client et sur déclaration de celui-ci, de
sa capacité juridique, de sa situation juridique, et s'il s'agit d'une personne morale, de la réalité de
son existence, de l'étendue de son objet social et des pouvoirs de son représentant.
Avant de porter les enchères, l'avocat se fait remettre par son mandant et contre récépissé une
caution bancaire irrévocable ou un chèque de banque rédigé à l'ordre du séquestre désigné,
représentant 10 % du montant de la mise à prix avec un minimum de 3 000 euros.
La caution ou le chèque lui est restitué, faute d'être déclaré acquéreur.
En cas de surenchère, la caution bancaire ou le chèque est restitué en l'absence de contestation
de la surenchère.
Si l'acquéreur est défaillant, la somme versée ou la caution apportée est acquise aux vendeurs et
à leurs créanciers ayants droit à la distribution et, le cas échéant, pour leur être distribuée avec le
prix de l'immeuble.
ARTICLE 10 : Surenchère
La surenchère est formée sous la constitution d'un avocat postulant près le tribunal judiciaire
compétent dans les dix jours qui suivent la vente forcée.
La surenchère est égale au dixième au moins du prix principal de vente. Elle ne peut être rétractée.
La publicité peut être effectuée par l'avocat du créancier poursuivant.
En cas de pluralité de surenchérisseurs, les formalités de publicité seront accomplies par l'avocat
du premier surenchérisseur. A défaut, le créancier ayant poursuivi la première vente peut y
procéder.
L'acquéreur sur surenchère doit régler les frais de la première vente en sus des frais de son
adjudication sur surenchère.
L'avocat du surenchérisseur devra respecter les dispositions générales en matière d'enchères.
Si au jour de la vente sur surenchère, aucune enchère n'est portée, le surenchérisseur est déclaré
acquéreur pour le montant de sa surenchère.
A défaut pour l'acquéreur de payer dans les délais prescrits le prix ou les frais taxés, le bien est
remis en vente à la demande du créancier poursuivant, d'un créancier inscrit ou du débiteur saisi,
aux conditions de la première vente forcée.
Si le prix de la nouvelle vente forcée est inférieur à celui de la première, l'enchérisseur défaillant
sera contraint au paiement de la différence par toutes les voies de droit, selon les dispositions de
l'article L. 322-12 du code des procédures civiles d'exécution.
L'enchérisseur défaillant conserve à sa charge les frais taxés lors de la première audience de
325 / 406
vente. Il sera tenu des intérêts au taux légal sur son enchère passé un délai de deux mois suivant
la première vente jusqu'à la nouvelle vente. Le taux d'intérêt sera majoré de cinq points à
l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la date de la première vente définitive,
conformément aux dispositions de l'article L. 313-3 du code monétaire et financier.
En aucun cas, l'enchérisseur défaillant ne pourra prétendre à la répétition des sommes versées.
Si le prix de la seconde vente est supérieur à la première, la différence appartiendra aux
créanciers et à la partie saisie.
L'acquéreur à l'issue de la nouvelle vente doit les frais afférents à celle-ci.
L'acquéreur sera propriétaire par le seul effet de la vente sauf exercice d'un droit de préemption,
ou des droits assimilés conformément à la loi.
L'acquéreur ne pourra, avant le versement du prix et le paiement des frais, accomplir un acte de
disposition sur le bien à l'exception de la constitution d'une hypothèque accessoire à un contrat de
prêt destiné à financer l'acquisition de ce bien.
Avant le paiement intégral du prix, l'acquéreur ne pourra faire aucun changement notable, aucune
démolition ni aucune coupe extraordinaire de bois, ni commettre aucune détérioration dans les
biens, à peine d'être contraint à la consignation immédiate de son prix, même par voie de
réitération des enchères.
Les fonds à provenir de la vente décidée par le juge de l'exécution seront séquestrés entre les
mains du bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de l'avocat postulant pour être distribués
entre les créanciers visés à l'article L. 331-1 du code des procédures civiles d'exécution.
Le séquestre désigné recevra également l'ensemble des sommes de toute nature résultant des
effets de la saisie.
Les fonds séquestrés produisent intérêts au taux de 105 % de celui servi par la Caisse des dépôts
et consignations au profit du débiteur et des créanciers, à compter de leur encaissement et jusqu'à
leur distribution.
En aucun cas, le séquestre ne pourra être tenu pour responsable ou garant à l'égard de quiconque
des obligations de l'acquéreur, hors celle de représenter en temps voulu, la somme séquestrée et
les intérêts produits.
326 / 406
dépôts et consignations conformément à l'article R. 322-23 du code des procédures civiles
d'exécution. Ils sont acquis au débiteur et aux créanciers participant à la distribution.
Toutefois, les frais taxés, auxquels sont ajoutés les émoluments calculés selon le tarif en vigueur
sont versés directement par l'acquéreur, conformément à l'article 1593 du code civil, en sus du
prix de vente, à l'avocat poursuivant, à charge de restitution en cas de jugement refusant de
constater que les conditions de la vente sont remplies et ordonnant la vente forcée, ou aux fins
d'encaissement en cas de jugement constatant la vente amiable.
Le juge s'assure que l'acte de vente est conforme aux conditions qu'il a fixées, que le prix a été
consigné, et que les frais taxés et émoluments de l'avocat poursuivant ont été versés, et ne
constate la vente que lorsque ces conditions sont remplies. A défaut, il ordonne la vente forcée.
Au plus tard à l'expiration du délai de deux mois à compter de la vente définitive, l'acquéreur sera
tenu impérativement et à peine de réitération des enchères de verser son prix en principal entre
les mains du séquestre désigné, qui en délivrera reçu.
Si le paiement intégral du prix intervient dans le délai de deux mois de la vente définitive,
l'acquéreur ne sera redevable d'aucun intérêt.
Passé ce délai de deux mois, le solde du prix restant dû sera augmenté de plein droit des intérêts
calculés au taux légal à compter du prononcé du jugement d'adjudication.
Le taux d'intérêt légal sera majoré de cinq points à l'expiration du délai de quatre mois du
prononcé du jugement d'adjudication, conformément à l'article L. 313-3 du code monétaire et
financier.
L'acquéreur qui n'aura pas réglé l'intégralité du prix de la vente dans le délai de deux mois
supportera le coût de l'inscription du privilège du vendeur, si bon semble au vendeur de l'inscrire,
et de sa radiation ultérieure.
Le créancier poursuivant de premier rang devenu acquéreur, sous réserve des droits des
créanciers privilégiés pouvant le primer, aura la faculté, par déclaration au séquestre désigné et
aux parties, d'opposer sa créance en compensation légale totale ou partielle du prix, à ses risques
et périls, dans les conditions des articles 1347 et suivants du code civil.
Conformément à l'article 1593 du code civil, l'acquéreur paiera entre les mains et sur les
quittances de l'avocat poursuivant, en sus du prix et dans le délai d'un mois à compter de la vente
définitive, la somme à laquelle auront été taxés les frais de poursuites et le montant des
émoluments fixés selon le tarif en vigueur, majorés de la TVA applicable.
Il fournira justificatif au greffe de la quittance des frais de vente avant l'expiration du délai de deux
mois à compter de la date de l'adjudication définitive. Le titre de vente ne sera délivré par le greffe
du juge de l'exécution qu'après la remise qui aura été faite de la quittance des frais de vente,
laquelle quittance demeurera annexée au titre de vente.
Si la même vente comprend plusieurs lots vendus séparément, les frais taxables de poursuites
sont répartis proportionnellement à la mise à prix de chaque lot.
327 / 406
ARTICLE 17 : Droits de mutation
L'acquéreur sera tenu d'acquitter, en sus de son prix, et par priorité, tous les droits
d'enregistrement et autres auxquels la vente forcée donnera lieu. Il en fournira justificatif au greffe
avant l'expiration du délai de deux mois à compter de la date de l'adjudication définitive.
Si l'immeuble présentement vendu est soumis au régime de la TVA, le prix de vente est hors taxes.
Dans ce cas, l'acquéreur devra verser au Trésor, d'ordre et pour le compte du vendeur (partie
saisie) et à sa décharge, en sus du prix de vente, les droits découlant du régime de la TVA dont ce
dernier pourra être redevable à raison de la vente forcée, compte tenu de ses droits à déduction,
sauf à l'acquéreur à se prévaloir d'autres dispositions fiscales et, dans ce cas, le paiement des
droits qui en résulterait sera libératoire.
Les droits qui pourront être dus ou perçus à l'occasion de locations ne seront à la charge de
l'acquéreur que pour le temps postérieur à son entrée en jouissance, sauf son recours, s'il y a lieu,
contre son locataire.
L'acquéreur fera son affaire personnelle, sans recours contre quiconque du montant et des
justificatifs des droits à déduction que le vendeur pourrait opposer à l'administration fiscale.
Les co-acquéreurs et leurs ayants droit seront obligés solidairement au paiement du prix et à
l'exécution des conditions de la vente forcée.
L'acquéreur sera tenu de se faire délivrer le titre de vente et, dans le mois de sa remise par le
greffe :
a) de le publier au service de la publicité foncière dans le ressort duquel est situé l'immeuble mis
en vente ;
b) de notifier au poursuivant, et à la partie saisie si celle-ci a constitué avocat, l'accomplissement
de cette formalité ;
le tout à ses frais.
Lors de cette publication, l'avocat de l'acquéreur sollicitera la délivrance d'états sur formalité. Ces
états sont obligatoirement communiqués à l'avocat poursuivant.
A défaut de l'accomplissement des formalités prévues aux paragraphes précédents, dans le délai
imparti, l'avocat du créancier poursuivant la distribution pourra procéder à la publication du titre de
vente, le tout aux frais de l'acquéreur.
A cet effet, l'avocat chargé de ces formalités se fera remettre par le greffe toutes les pièces
prévues par les articles 22 et 34 du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955 ; ces formalités effectuées,
il en notifiera l'accomplissement et leur coût à l'avocat de l'acquéreur par acte d'avocat à avocat,
lesdits frais devront être remboursés dans la huitaine de ladite notification.
328 / 406
L'acquéreur, bien que propriétaire par le seul fait de la vente, entrera en jouissance :
a) Si l'immeuble est libre de location et d'occupation ou occupé, en tout ou partie par des
personnes ne justifiant d'aucun droit ni titre, à l'expiration du délai de surenchère ou en cas de
surenchère, le jour de la vente sur surenchère ;
b) Si l'immeuble est loué, par la perception des loyers ou fermages à partir du premier jour du
terme qui suit la vente forcée ou en cas de surenchère, à partir du premier jour du terme qui suit la
vente sur surenchère ;
c) Si l'immeuble est loué partiellement, l'entrée en jouissance aura lieu pour les parties libres de
location selon le paragraphe a ci-dessus et pour les parties louées selon le paragraphe b du
présent article.
L'acquéreur fera son affaire personnelle, sans recours envers qui que ce soit, de toutes expulsions
nécessaires et bénéficiera des indemnités d'occupation qui seraient dues.
L'acquéreur peut mettre à exécution le titre d'expulsion dont il dispose à l'encontre du saisi, et de
tout occupant de son chef n'ayant aucun droit qui lui soit opposable, à compter de la consignation
du prix et du paiement des frais taxés.
L'acquéreur supportera les contributions et charges de toute nature, dont les biens sont ou seront
grevés, à compter de la date du prononcé du jugement portant sur la vente forcée.
Si l'immeuble vendu se trouve en copropriété, l'adjudicataire devra régler les charges de
copropriété dues, à compter de la date du prononcé du jugement portant sur la vente forcée.
En ce qui concerne la taxe foncière, il la remboursera au prorata temporis à première demande du
précédent propriétaire et sur présentation du rôle acquitté.
En cas de vente forcée, le titre de vente consiste dans l'expédition du cahier des conditions de
vente revêtue de la formule exécutoire, à la suite de laquelle est transcrit le jugement
d'adjudication.
Pour les titres antérieurs, le poursuivant n'en ayant aucun en sa possession, l'acquéreur ne pourra
pas en exiger, mais il est autorisé à se faire délivrer à ses frais, par tous dépositaires, des
expéditions ou extraits de tous actes concernant la propriété.
En cas de vente amiable sur autorisation judiciaire, le titre de vente consiste dans l'acte notarié et
le jugement constatant la réalisation des conditions de la vente passé en force de chose jugée.
Le séquestre ou la consignation du prix et le paiement des frais de la vente purgent de plein droit
l'immeuble de toute hypothèque et de tout privilège.
L'acquéreur peut demander, avant la procédure de distribution, au juge de l'exécution la radiation
des inscriptions grevant l'immeuble.
329 / 406
En ce cas, l'acquéreur sera tenu d'avancer tous frais de quittance ou de radiation des inscriptions
grevant l'immeuble dont il pourra demander le remboursement dans le cadre de la distribution du
prix au titre des dispositions de l'article 2375, 1° du code civil.
Après la publication du titre de vente et au vu d'un état hypothécaire, le créancier de premier rang
pourra, par l'intermédiaire de son avocat, demander au juge de l'exécution, dans la limite des
fonds séquestrés, le paiement à titre provisionnel de sa créance en principal.
Les intérêts, frais et accessoires de la créance sont payés une fois le projet de distribution devenu
définitif.
Le paiement effectué en vertu de la présente clause est provisionnel et ne confère aucun droit à
son bénéficiaire, autre que celui de recevoir provision à charge de faire admettre sa créance à titre
définitif dans le cadre de la procédure de distribution, à peine de restitution.
Dans le cas où un créancier serait tenu à restitution de tout ou partie de la somme reçue à titre
provisionnel, celle-ci serait productive d'un intérêt au taux légal à compter du jour du règlement
opéré par le séquestre.
La distribution du prix de l'immeuble, en cas de vente forcée ou de vente amiable sur autorisation
judiciaire, sera poursuivie par l'avocat du créancier saisissant ou, à défaut, par l'avocat du
créancier le plus diligent ou du débiteur, conformément aux articles R. 331-1 à R. 334-3 du code
des procédures civiles d'exécution.
Les frais de la distribution et la rétribution de l'avocat chargé de la distribution, calculés
conformément au tarif en vigueur, seront prélevés sur les fonds à répartir.
L'avocat du poursuivant devra notifier au syndic de copropriété l'avis de mutation prévu par
l'article 20 de la loi du 10 juillet 1965 (modifiée par L. n° 94-624 du 21 juillet 1994).
Cette notification devra intervenir dans les quinze jours de la vente devenue définitive et indiquera
que l'opposition éventuelle, tendant à obtenir le paiement des sommes restant dues par l'ancien
propriétaire, est à signifier au domicile de l'avocat poursuivant.
330 / 406
L'avocat de l'acquéreur, indépendamment de la notification ci-dessus, dans le cas où l'immeuble
vendu dépend d'un ensemble en copropriété, en conformité avec l'article 6 du décret n° 67-223
du 17 mars 1967, est tenu de notifier au syndic dès que la vente sera définitive, par lettre
recommandée avec demande d'avis de réception, la désignation du lot ou de la fraction de lot, les
nom, prénom, domicile réel ou élu de l'acquéreur.
Le présent cahier des charges et conditions de la vente s'applique à une vente sur adjudication
ordonnée par le tribunal dans le cadre général des dispositions des articles 1271 à 1281 du code
de procédure civile et de celles du code des procédures civiles d'exécution.
L'acquéreur prendra les biens dans l'état où ils se trouvent au jour de la vente, sans pouvoir
prétendre à aucune diminution de prix, ni à aucune garantie ou indemnité contre les parties pour
dégradations, réparations, défauts d'entretien, vices cachés, vices de construction, vétusté,
erreurs dans la désignation, la consistance ou la contenance alors même que la différence
excéderait un vingtième, ni à raison des droits de mitoyenneté ou de surcharge des murs séparant
lesdits biens des propriétés voisines, alors même que ces droits seraient encore dus et sans
331 / 406
garantie de la nature, ni de la solidité du sol ou du sous-sol en raison des carrières et des fouilles
qui ont pu être faites sous sa superficie, des excavations qui ont pu se produire, des remblais qui
ont pu être faits, des éboulements et glissements de terre.
L'acquéreur devra en faire son affaire personnelle, à ses risques et périls sans aucun recours
contre qui que ce soit.
En vertu des dispositions de l'article 1649 du code civil, l'acquéreur ne bénéficiera d'aucune
garantie des vices cachés.
L'acquéreur fera son affaire personnelle des baux, locations et occupations relatées par ailleurs.
Il tiendra compte, en sus et sans diminution de son prix, aux différents locataires, des loyers qu'ils
auraient pu payer d'avance et qui auront été déclarés.
A défaut de cette déclaration, l'acquéreur tiendra compte aux locataires des loyers qu'ils
justifieront avoir régulièrement payés d'avance ou dépôts de garantie de toute nature et il en
retiendra le montant sur le prix principal de sa vente.
Il fera également son affaire personnelle de tout droit locatif ou occupation qui se révélerait et qui
n'aurait pas été porté à la connaissance du poursuivant.
L'acquéreur sera subrogé tant activement que passivement dans les droits, obligations et actions
des vendeurs tels qu'ils résultent de la loi, qu'il y ait eu ou non déclaration à ce sujet dans le
présent cahier des charges et conditions de vente, sans aucune garantie ni recours contre le
poursuivant et l'avocat rédacteur.
L'acquéreur fera son affaire personnelle de tous contrats ou abonnements relatifs à l'immeuble qui
auraient pu être souscrits ou qui auraient dû l'être, sans aucun recours contre le poursuivant et
l'avocat rédacteur du cahier des charges et conditions de vente.
La responsabilité du poursuivant ne peut en aucun cas être engagée en cas d'absence
d'assurance.
L'acquéreur sera tenu de faire assurer l'immeuble dès la vente contre tous les risques, et
notamment l'incendie, à une compagnie notoirement solvable et ce pour une somme égale au
moins au prix de la vente.
En cas de sinistre avant le paiement intégral du prix, l'indemnité appartiendra de plein droit aux
332 / 406
vendeurs à concurrence du solde dû sur ledit prix en principal et intérêts.
En cas de sinistre non garanti du fait de l'acquéreur, celui-ci n'en sera pas moins tenu de payer
son prix outre les accessoires, frais et dépens de la vente.
ARTICLE 6 : Servitudes
L'acquéreur jouira des servitudes actives et souffrira toutes les servitudes passives, occultes ou
apparentes, déclarées ou non, qu'elles résultent des lois ou des règlements en vigueur, de la
situation des biens, de contrats, de la prescription et généralement quelles que soient leur origine
ou leur nature ainsi que l'effet des clauses dites domaniales, sauf à faire valoir les unes et à se
défendre des autres, à ses risques, périls, frais et fortune, sans recours contre le poursuivant,
l'avocat rédacteur ou les vendeurs.
CHAPITRE II : Enchères
Avant de porter les enchères, l'avocat se fait remettre par son mandant et contre récépissé une
caution bancaire irrévocable ou un chèque de banque rédigé à l'ordre du séquestre désigné,
représentant 10 % du montant de la mise à prix avec un minimum de 3 000 euros.
La caution ou le chèque lui est restituée, faute d'être déclaré acquéreur.
En cas de surenchère, la caution bancaire ou le chèque est restituée en l'absence de contestation
de la surenchère.
Si l'acquéreur est défaillant, la somme versée ou la caution apportée est acquise aux vendeurs et
à leurs créanciers ayants droit à la distribution et, le cas échéant, pour leur être distribuée avec le
prix de l'immeuble.
ARTICLE 9 : Surenchère
333 / 406
La publicité peut être effectuée par l'avocat du créancier poursuivant.
En cas de pluralité de surenchérisseurs, les formalités de publicité seront accomplies par l'avocat
du premier surenchérisseur. A défaut, le créancier ayant poursuivi la première vente peut y
procéder.
L'acquéreur sur surenchère doit régler les frais de la première vente en sus des frais de son
adjudication sur surenchère.
L'avocat du surenchérisseur devra respecter les dispositions générales en matière d'enchères.
Si au jour de la vente sur surenchère, aucune enchère n'est portée, le surenchérisseur est déclaré
acquéreur pour le montant de sa surenchère.
A défaut pour l'acquéreur de payer dans les délais prescrits le prix ou les frais taxés, le bien est
remis en vente à la demande du poursuivant, d'un créancier inscrit ou des parties, aux conditions
de la première vente.
Si le prix de la nouvelle vente est inférieur à celui de la première, l'enchérisseur défaillant sera
contraint au paiement de la différence par toutes les voies de droit, selon les dispositions de
l'article L. 322-12 du code des procédures civiles d'exécution.
L'enchérisseur défaillant conserve à sa charge les frais taxés lors de la première audience de
vente. Il sera tenu des intérêts au taux légal sur son enchère passé un délai de deux mois suivant
la première vente jusqu'à la nouvelle vente. Le taux d'intérêt sera majoré de cinq points à
l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la date de la première vente définitive,
conformément aux dispositions de l'article L. 313-3 du code monétaire et financier.
En aucun cas, l'enchérisseur défaillant ne pourra prétendre à la répétition des sommes versées.
Si le prix de la seconde vente est supérieur à la première, la différence appartiendra aux vendeurs.
L'acquéreur à l'issue de la nouvelle vente doit les frais afférents à celle-ci.
L'acquéreur sera propriétaire par le seul effet de la vente sauf exercice d'un droit de préemption ou
des droits assimilés conformément à la loi.
L'acquéreur ne pourra, avant le versement du prix et le paiement des frais, accomplir un acte de
disposition sur le bien à l'exception de la constitution d'une hypothèque accessoire à un contrat de
prêt destiné à financer l'acquisition de ce bien.
Avant le paiement intégral du prix, l'acquéreur ne pourra faire aucun changement notable, aucune
démolition ni aucune coupe extraordinaire de bois, ni commettre aucune détérioration dans les
biens, à peine d'être contraint à la consignation immédiate de son prix, même par voie de
réitération des enchères.
Les fonds à provenir de la vente seront séquestrés entre les mains du bâtonnier de l'ordre des
334 / 406
avocats du barreau de l'avocat postulant.
Au plus tard à l'expiration du délai de deux mois à compter de la vente définitive, l'acquéreur sera
tenu impérativement et à peine de réitération des enchères de verser son prix en principal entre
les mains du séquestre désigné, qui en délivrera reçu.
Si le paiement intégral du prix intervient dans le délai de deux mois de la vente définitive,
l'acquéreur ne sera redevable d'aucun intérêt.
Passé ce délai de deux mois, le solde du prix restant dû sera augmenté de plein droit des intérêts
calculés au taux légal à compter du prononcé du jugement d'adjudication.
Le taux d'intérêt légal sera majoré de cinq points à l'expiration du délai de quatre mois du
prononcé du jugement d'adjudication, conformément à l'article L. 313-3 du code monétaire et
financier.
La somme séquestrée entre les mains du séquestre désigné produira intérêts au taux de 105 % de
celui servi par la Caisse des dépôts et consignations au profit des parties, à compter de
l'encaissement du prix jusqu'au paiement des sommes distribuées.
En aucun cas, le séquestre ne pourra être tenu pour responsable ou garant à l'égard de quiconque
des obligations de l'acquéreur, hors celle de représenter en temps voulu, la somme consignée et
les intérêts produits.
L'acquéreur qui n'aura pas réglé l'intégralité du prix de la vente dans le délai de deux mois
supportera le coût de l'inscription du privilège du vendeur, si bon semble au vendeur de l'inscrire,
et de sa radiation ultérieure.
Conformément à l'article 1593 du code civil, l'acquéreur paiera entre les mains et sur les
quittances de l'avocat poursuivant la vente, en sus du prix de vente et dans le délai d'un mois à
compter de la vente définitive, la somme à laquelle auront été taxés les frais de poursuites et le
montant des émoluments fixés selon le tarif en vigueur, majorés de la TVA applicable.
Il fournira justificatif au greffe de la quittance des frais de la vente avant l'expiration du délai de
deux mois à compter de la date de l'adjudication définitive. Le titre de vente ne sera délivré par le
greffe du tribunal qu'après la remise qui aura été faite de la quittance des frais de poursuite,
laquelle quittance demeurera annexée au titre de vente.
Si la même vente comprend plusieurs lots vendus séparément, les frais taxables de poursuites
sont répartis proportionnellement à la mise à prix de chaque lot.
L'acquéreur sera tenu d'acquitter, en sus de son prix, et par priorité, tous les droits
d'enregistrement et autres auxquels la vente donnera lieu. Il en fournira justificatif au greffe avant
l'expiration du délai de deux mois à compter de la date de l'adjudication définitive.
335 / 406
Si l'immeuble présentement vendu est soumis au régime de la TVA, le prix de vente est hors taxes.
Dans ce cas, l'acquéreur devra verser au Trésor, d'ordre et pour le compte du vendeur et à sa
décharge, en sus du prix de vente, les droits découlant du régime de la TVA dont ce dernier pourra
être redevable à raison de la vente, compte tenu de ses droits à déduction, sauf à l'acquéreur à se
prévaloir d'autres dispositions fiscales et, dans ce cas, le paiement des droits qui en résulterait
sera libératoire.
Les droits qui pourront être dus ou perçus à l'occasion de locations ne seront à la charge de
l'acquéreur que pour le temps postérieur à son entrée en jouissance, sauf son recours, s'il y a lieu,
contre son locataire.
L'acquéreur fera son affaire personnelle, sans recours contre quiconque du montant et des
justificatifs des droits à déduction que le vendeur pourrait opposer à l'administration fiscale.
Les co-acquéreurs et leurs ayants droit seront obligés solidairement au paiement du prix et à
l'exécution des conditions de la vente.
L'acquéreur sera tenu de se faire délivrer le titre de vente et de le faire signifier, dans le mois de sa
délivrance et à ses frais, aux parties venderesses, et aux autres parties éventuellement
constituées, au cabinet de leur avocat, à domicile élu ou, à défaut, à domicile réel.
Faute par lui de satisfaire à cette condition, les vendeurs pourront se faire délivrer par le greffe du
tribunal le titre de vente, aux frais de l'acquéreur, trois jours après une sommation d'avoir à justifier
de l'exécution des clauses et conditions du cahier des conditions de vente.
ARTICLE 18 : Publication
Dans le mois de la délivrance du titre de vente, l'avocat de l'acquéreur sera tenu, en se conformant
aux prescriptions de la loi, de publier le titre de vente au service de la publicité foncière dans le
ressort duquel est situé l'immeuble mis en vente, aux frais de l'acquéreur et à peine de réitération
des enchères.
A défaut de l'accomplissement des formalités prévues au paragraphe précédent dans le délai
imparti, les avocats des vendeurs ou des créanciers pourront, sauf à se régler entre eux, procéder
à la publication du titre de vente, le tout aux frais de l'acquéreur.
A cet effet, l'avocat chargé de ces formalités se fera remettre par le greffe toutes les pièces
prévues par la loi ; ces formalités effectuées, il en notifiera l'accomplissement et leur coût à
l'avocat de l'acquéreur, par acte du Palais ; lesdits frais devront être remboursés dans la huitaine
de ladite notification, à peine de réitération des enchères, celle-ci ne pouvant être arrêtée que par
leur remboursement.
336 / 406
ARTICLE 19 : Entrée en jouissance
L'acquéreur, bien que propriétaire par le seul fait de la vente n'entrera néanmoins en jouissance :
a) Si l'immeuble est libre de location et d'occupation ou occupé, en tout ou partie par des
personnes ne justifiant d'aucun droit ni titre, qu'à l'expiration du délai de surenchère et, en cas de
surenchère, que le jour de la vente définitive ;
b) Si l'immeuble est loué en totalité, par la perception des loyers ou fermages, qu'à partir du
premier jour du terme qui suivra cette vente, et, en cas de surenchère, qu'à partir du premier jour
du terme qui suivra la vente définitive ;
c) Si l'immeuble est loué partiellement, l'entrée en jouissance aura lieu pour les parties libres de
location selon le paragraphe a ci-dessus et pour les parties louées selon le paragraphe b du
présent article.
L'acquéreur fera son affaire personnelle, sans recours envers qui que ce soit, de toutes expulsions
nécessaires et bénéficiera des indemnités d'occupation qui seraient dues.
La présente clause s'applique à la surenchère faite par un créancier inscrit, dans les termes des
articles 2480 du code civil et 1281-14 du code de procédure civile, sauf à lui, à se régler avec
l'acquéreur dépossédé en ce qui touche les fruits par lui perçus.
L'acquéreur supportera les contributions et charges de toute nature, dont les biens seront grevés,
à compter de la date du prononcé du jugement portant sur la vente.
Si l'immeuble vendu se trouve en copropriété, l'adjudicataire devra régler les charges de
copropriété dues, à compter de la date du prononcé du jugement portant sur la vente.
En ce qui concerne la taxe foncière, il la remboursera au prorata temporis à première demande du
précédent propriétaire et sur présentation du rôle acquitté.
Le titre de vente consiste dans l'expédition du présent cahier des charges et conditions de la vente
revêtue de la formule exécutoire, à la suite de laquelle est transcrit le jugement constatant la vente.
Pour les titres antérieurs, l'acquéreur est autorisé à se faire délivrer à ses frais, par tous
dépositaires, des expéditions ou extraits de tous actes concernant la propriété.
La vente sur licitation n'emporte pas purge de plein droit des inscriptions hypothécaires grevant
l'immeuble.
S'il y a lieu de purger les inscriptions hypothécaires parce que le prix de vente est insuffisant pour
les régler toutes, le coût de la procédure de purge sera à la charge de l'acquéreur.
Sauf surenchère d'un créancier inscrit, les frais de radiation des inscriptions ainsi purgées sont
avancés par l'acquéreur mais lui seront remboursés, dans le cadre de la distribution du prix, par
priorité et au bénéfice du privilège accordé aux frais de justice par l'article 2375-1 du code civil.
337 / 406
ARTICLE 23 : Attribution de juridiction
(article modifié en séance du Conseil du 11 octobre 2022, site du barreau le 17/10/2022) Le juge
délégué par le tribunal pour recevoir les enchères devant lequel la vente est poursuivie sera seul
compétent pour connaître des contestations relatives à la rédaction du présent cahier des charges
et au déroulement des enchères.
Le tribunal judiciaire devant lequel la vente est poursuivie sera seul compétent pour connaître des
contestations relatives à l'exécution de la vente et à ses suites, quels que soient la nature desdites
contestations et le lieu du domicile des parties intéressées.
L'avocat du poursuivant devra notifier au syndic de copropriété l'avis de mutation prévu par
l'article 20 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 (modifiée par L. n° 94-624 du 21 juillet 1994).
Cette notification devra intervenir dans les quinze jours de la vente devenue définitive et indiquera
que l'opposition éventuelle est à signifier au domicile de l'avocat poursuivant.
L'avocat de l'acquéreur, indépendamment de la notification ci-dessus, dans le cas où l'immeuble
vendu dépend d'un ensemble en copropriété, en conformité avec l'article 6 du décret n° 67-223
du 17 mars 1967, est tenu de notifier au syndic dès que la vente sera définitive, par lettre
recommandée avec demande d'avis de réception, la désignation du lot ou de la fraction de lot, les
nom, prénom, domicile réel ou élu de l'acquéreur.
Quand la décision qui a ordonné la vente aux enchères aura expressément autorisé l'insertion de
la présente clause dans le cahier des charges et conditions de la vente, le colicitant adjudicataire
qui voudra en bénéficier en fera mention dans sa déclaration d'adjudication. En ce cas, cette
déclaration vaudra engagement de sa part de se voir attribuer l'immeuble, et de la part des autres
colicitants de le lui attribuer, dans le partage définitif pour la somme indiquée au jugement
d'adjudication et d'en faire remonter les effets au jour fixé pour l'entrée en jouissance.
En ce cas, le colicitant adjudicataire sera redevable du prix de l'immeuble dans le cadre du
partage définitif, sous déduction de sa part dans la succession et sous réserve des droits des
créanciers.
338 / 406
ARTICLE 27 : Clause de substitution
En cas de vente de droits indivis, comme en cas de licitation de biens indivis avec l'accord de tous
les indivisaires ou à défaut de contestation de la présente clause, chaque indivisaire peut se
substituer à l'acquéreur dans un délai d'un mois à compter de l'adjudication par déclaration au
greffe du tribunal ayant constaté la vente.
Le présent cahier des conditions de vente s'applique à la vente de biens immobiliers régie par les
articles L. 642-18 et suivants et les articles R. 642-22 et suivants du code de commerce.
L'acquéreur prendra les biens dans l'état où ils se trouvent au jour de la vente, sans pouvoir
prétendre à aucune diminution de prix, ni à aucune garantie ou indemnité contre le poursuivant ou
le débiteur pour dégradations, réparations, défauts d'entretien, vices cachés, vices de
construction, vétusté, erreurs dans la désignation, la consistance ou la contenance alors même
que la différence excéderait un vingtième, ni à raison des droits de mitoyenneté ou de surcharge
des murs séparant lesdits biens des propriétés voisines, alors même que ces droits seraient
encore dus et sans garantie de la nature, ni de la solidité du sol ou du sous-sol en raison des
carrières et des fouilles qui ont pu être faites sous sa superficie, des excavations qui ont pu se
produire, des remblais qui ont pu être faits, des éboulements et glissements de terre.
En vertu des dispositions de l'article 1649 du code civil, l'acquéreur ne bénéficiera d'aucune
garantie des vices cachés.
L'acquéreur devra en faire son affaire personnelle, à ses risques et périls sans aucun recours
contre qui que ce soit.
339 / 406
ARTICLE 3 : Baux, locations et autres conventions
L'acquéreur fera son affaire personnelle, pour le temps qui restera à courir, des baux
régulièrement conclus.
L'acquéreur pourra faire annuler les conventions qui auraient été conclues en fraude des règles du
droit des entreprises en difficulté.
Il tiendra compte, en sus et sans diminution de son prix, aux différents locataires, des loyers qu'ils
auraient payés d'avance ou de tous dépôts de garantie versés au débiteur et sera subrogé
purement et simplement, tant activement que passivement dans les droits, actions et obligations
de celui-ci.
L'acquéreur fera son affaire personnelle de tous contrats ou abonnements relatifs à l'immeuble qui
auraient pu être souscrits ou qui auraient dû l'être, sans aucun recours contre le poursuivant et
l'avocat rédacteur du cahier des conditions de vente.
La responsabilité du poursuivant ne peut en aucun cas être engagée en cas d'absence
d'assurance.
L'acquéreur sera tenu de faire assurer l'immeuble dès la vente contre tous les risques, et
notamment l'incendie, à une compagnie notoirement solvable et ce pour une somme égale au
moins au prix de la vente forcée.
En cas de sinistre avant le paiement intégral du prix, l'indemnité sera remise au liquidateur à
concurrence du solde dû sur ledit prix en principal et intérêts.
En cas de sinistre non garanti du fait de l'acquéreur, celui-ci n'en sera pas moins tenu de payer
son prix outre les accessoires, frais et dépens de la vente.
ARTICLE 6 : Servitudes
L'acquéreur jouira des servitudes actives et souffrira toutes les servitudes passives, occultes ou
apparentes, déclarées ou non, qu'elles résultent des lois ou des règlements en vigueur, de la
situation des biens, de contrats, de la prescription et généralement quelles que soient leur origine
ou leur nature ainsi que l'effet des clauses dites domaniales, sauf à faire valoir les unes et à se
défendre des autres, à ses risques, périls, frais et fortune, sans recours contre qui que ce soit.
340 / 406
CHAPITRE II : Enchères
.
(Article modifié en séance du conseil du 11 octobre 2022, site du Barreau 17/10/2022) Les
enchères ne sont portées, conformément à la loi, que par le ministère d'un avocat postulant près le
tribunal judiciaire devant lequel la vente est poursuivie.
Pour porter des enchères, l'avocat devra se faire remettre tous éléments relatifs à l'état-civil ou à la
dénomination de ses clients ainsi que s'enquérir, auprès du client et sur déclaration de celui-ci, de
sa capacité juridique, de sa situation juridique, et s'il s'agit d'une personne morale, de la réalité de
son existence, de l'étendue de son objet social et des pouvoirs de son représentant.
Avant de porter les enchères, l'avocat se fait remettre par son mandant et contre récépissé une
caution bancaire irrévocable ou un chèque de banque rédigé à l'ordre du séquestre désigné,
représentant 10 % du montant de la mise à prix avec un minimum de 3 000 euros.
La caution ou le chèque lui est restitué, faute d'être déclaré acquéreur.
En cas de surenchère, la caution bancaire ou le chèque est restituée en l'absence de contestation
de la surenchère.
Si l'acquéreur est défaillant, la somme versée ou la caution apportée est remise au liquidateur pour
être distribuée avec le prix de l'immeuble.
ARTICLE 9 : Surenchère
341 / 406
A défaut pour l'acquéreur de payer dans les délais prescrits le prix ou les frais taxés, le bien est
remis en vente à la demande du poursuivant ou du liquidateur s'il n'est pas poursuivant, aux
conditions de la première vente forcée.
Si le prix de la nouvelle vente forcée est inférieur à celui de la première, l'enchérisseur défaillant
sera contraint au paiement de la différence par toutes les voies de droit, selon les dispositions de
l'article L. 322- 12 du code des procédures civiles d'exécution.
L'enchérisseur défaillant conserve à sa charge les frais taxés lors de la première audience de
vente. Il sera tenu des intérêts au taux légal sur son enchère à compter du jour où la vente est
devenue définitive. Le taux d'intérêt sera majoré de cinq points à l'expiration d'un délai de cinq
mois à compter de la date de la première vente définitive, conformément aux dispositions de
l'article L. 313-3 du code monétaire et financier.
En aucun cas, l'enchérisseur défaillant ne pourra prétendre à la répétition des sommes versées.
Si le prix de la seconde vente est supérieur à la première, la différence appartiendra au liquidateur.
L'acquéreur à l'issue de la nouvelle vente doit les frais afférents à celle-ci.
L'acquéreur sera propriétaire par le seul effet de la vente sauf exercice d'un droit de préemption,
ou des droits assimilés conformément à la loi.
L'acquéreur ne pourra, avant le versement du prix et le paiement des frais, accomplir un acte de
disposition sur le bien à l'exception de la constitution d'une hypothèque accessoire à un contrat de
prêt destiné à financer l'acquisition de ce bien.
Avant le paiement intégral du prix, l'acquéreur ne pourra faire aucun changement notable, aucune
démolition ni aucune coupe extraordinaire de bois, ni commettre aucune détérioration dans les
biens, à peine d'être contraint à la consignation immédiate de son prix, même par voie de
réitération des enchères.
Au plus tard à l'expiration du délai de trois mois à compter de la vente définitive, l'acquéreur sera
tenu impérativement et à peine de réitération des enchères de verser son prix en principal entre
les mains du liquidateur, qui en délivrera reçu.
L'acquéreur sera redevable d'un intérêt au taux légal à compter de l'adjudication définitive.
L'acquéreur qui n'aura pas réglé l'intégralité du prix de la vente dans le délai de trois mois fixé par
l'article R. 643-3 du code de commerce, supportera le coût de l'inscription du privilège du
liquidateur, si bon semble au vendeur de l'inscrire, et de sa radiation ultérieure.
342 / 406
Conformément à l'article 1593 du code civil, l'acquéreur paiera entre les mains et sur les
quittances de l'avocat poursuivant, en sus du prix et dans le délai d'un mois à compter de la vente
définitive, la somme à laquelle auront été taxés les frais de poursuites et le montant des
émoluments fixés selon le tarif en vigueur, majorés de la TVA applicable.
Il fournira justificatif au greffe de la quittance des frais de la vente avant l'expiration du délai de
deux mois à compter de la date de l'adjudication définitive. Le titre de vente ne sera délivré par le
greffe du juge de l'exécution qu'après la remise qui aura été faite de la quittance des frais de
poursuite, laquelle quittance demeurera annexée au titre de vente.
Si la même vente comprend plusieurs lots vendus séparément, les frais taxables de poursuites
sont répartis proportionnellement à la mise à prix de chaque lot.
L'acquéreur sera tenu d'acquitter, en sus de son prix, et par priorité, tous les droits
d'enregistrement et autres auxquels la vente forcée donnera lieu. Il en fournira justificatif au greffe
avant l'expiration du délai de deux mois à compter de la date de l'adjudication définitive.
Si l'immeuble présentement vendu est soumis au régime de la TVA, le prix de vente est hors taxes.
Dans ce cas, l'acquéreur devra verser au Trésor, d'ordre et pour le compte du vendeur (partie
saisie) et à sa décharge, en sus du prix de vente, les droits découlant du régime de la TVA dont ce
dernier pourra être redevable à raison de la vente forcée, compte tenu de ses droits à déduction,
sauf à l'acquéreur à se prévaloir d'autres dispositions fiscales et, dans ce cas, le paiement des
droits qui en résulterait sera libératoire.
Les droits qui pourront être dus ou perçus à l'occasion de locations ne seront à la charge de
l'acquéreur que pour le temps postérieur à son entrée en jouissance, sauf son recours, s'il y a lieu,
contre son locataire.
L'acquéreur fera son affaire personnelle, sans recours contre quiconque du montant et des
justificatifs des droits à déduction que le vendeur pourrait opposer à l'administration fiscale.
Les co-acquéreurs et leurs ayants droit seront obligés solidairement au paiement du prix et à
l'exécution des conditions de la vente forcée.
L'acquéreur sera tenu de se faire délivrer le titre de vente et, dans les deux mois de sa date ou, en
cas d'appel, dans les deux mois de l'arrêt confirmatif, de le publier au service de la publicité
foncière dans le ressort duquel est situé l'immeuble mis en vente, et de notifier au poursuivant
l'accomplissement de cette formalité, le tout à ses frais.
343 / 406
Lors de cette publication, l'avocat de l'acquéreur sollicitera la délivrance d'états sur formalité. Ces
états sont obligatoirement communiqués au liquidateur.
A défaut de l'accomplissement des formalités prévues aux paragraphes précédents, dans le délai
imparti, l'avocat du poursuivant pourra procéder à la publication du titre de vente, le tout aux frais
de l'acquéreur.
A cet effet, l'avocat chargé de ces formalités se fera remettre par le greffe toutes les pièces
prévues par les articles 22 et 34 du décret n° 55-22 du 4 janvier 1955 ; ces formalités effectuées,
il en notifiera l'accomplissement et leur coût à l'avocat de l'acquéreur par acte d'avocat à avocat,
lesdits frais devront être remboursés dans la huitaine de ladite notification.
L'acquéreur, bien que propriétaire par le seul fait de la vente, entrera en jouissance :
a) Si l'immeuble est libre de location et d'occupation ou occupé, en tout ou partie par des
personnes ne justifiant d'aucun droit ni titre, à l'expiration du délai de surenchère ou en cas de
surenchère, le jour de la vente sur surenchère ;
b) Si l'immeuble est loué, par la perception des loyers ou fermages à partir du premier jour du
terme qui suit la vente forcée ou en cas de surenchère, à partir du premier jour du terme qui suit la
vente sur surenchère ;
c) Si l'immeuble est loué partiellement, l'entrée en jouissance aura lieu pour les parties libres de
location selon le paragraphe a ci-dessus et pour les parties louées selon le paragraphe b du
présent article.
L'acquéreur fera son affaire personnelle, sans recours envers qui que ce soit, de toutes expulsions
nécessaires et bénéficiera des indemnités d'occupation qui seraient dues, le tout, sans préjudice
pour le liquidateur judiciaire et pour l'adjudicataire qui en tient les droits ès-qualités de solliciter la
nullité du bail sur le fondement de l'article L. 632-1, 2°, 3° ou 4° du code de commerce ci-
dessous rappelés :
2° Tout contrat commutatif dans lequel les obligations du débiteur excèdent notablement celles de
l'autre partie ;
3° Tout paiement, quel qu'en ait été le mode, pour dettes non échues au jour du paiement ;
4° Tout paiement pour dettes échues, fait autrement qu'en espèces, effets de commerce,
virements, bordereaux de cession visés par la loi n° 81-1 du 2 janvier 1981 facilitant le crédit aux
entrepises ou tout autre mode de paiement communément admis dans les relations d'affaires.
S'il se trouve dans les lieux, pour quelque cause que ce soit, un occupant sans droit ni titre,
l'acquéreur fera son affaire personnelle de toutes les formalités à accomplir ou action à introduire
pour obtenir son expulsion, sans recours quelconque contre les vendeurs ou le poursuivant.
L'acquéreur peut mettre à exécution le titre d'expulsion dont il dispose à l'encontre du débiteur, et
de tout occupant de son chef n'ayant aucun droit qui lui soit opposable, à compter de la
consignation du prix et du paiement des frais taxés.
L'acquéreur supportera les contributions et charges de toute nature, dont les biens sont ou seront
grevés, à compter de la date du prononcé du jugement d'adjudication.
344 / 406
Si l'immeuble vendu se trouve en copropriété, l'adjudicataire devra régler les charges de
copropriété dues, à compter de la date du prononcé du jugement d'adjudication.
En ce qui concerne la taxe foncière, il la remboursera au prorata temporis à première demande du
liquidateur et sur présentation du rôle acquitté.
Le titre de vente consiste dans l'expédition du cahier des conditions de vente revêtue de la formule
exécutoire, à la suite de laquelle est transcrit le jugement d'adjudication.
Le poursuivant n'ayant en sa possession aucun titre antérieur, l'acquéreur n'en pourra exiger
aucun, mais il est autorisé à se faire délivrer à ses frais, par tous dépositaires, des expéditions ou
extraits de tous actes concernant la propriété.
La consignation du prix et le paiement des frais de la vente purgent de plein droit l'immeuble de
toute hypothèque et de tout privilège dans les conditions prévues par le code de commerce en
matière de liquidation judiciaire.
L'acquéreur peut alors demander au juge de l'exécution la radiation des inscriptions grevant
l'immeuble.
En ce cas, l'acquéreur sera tenu d'avancer tous frais de quittance ou de radiation des inscriptions
grevant l'immeuble dont il pourra demander la collocation au liquidateur, au titre des dispositions
de l'article 2375, 1° du code civil.
A défaut, le liquidateur judicaire doit solliciter la radiation conformément à l'article R. 643-8 du
code de commerce.
L'avocat du poursuivant devra notifier au syndic de copropriété l'avis de mutation prévu par
l'article 20 de la loi du 10 juillet 1965 (modifiée par L. n° 94-624 du 21 juillet 1994).
Cette notification devra intervenir dans les quinze jours de la vente devenue définitive et indiquera
345 / 406
que l'opposition éventuelle, tendant à obtenir le paiement des sommes restant dues par l'ancien
propriétaire, est à signifier au domicile de l'avocat poursuivant.
L'avocat de l'acquéreur, indépendamment de la notification ci-dessus, dans le cas où l'immeuble
vendu dépend d'un ensemble en copropriété, en conformité avec l'article 6 du décret n° 67-223
du 17 mars 1967, est tenu de notifier au syndic dès que la vente sera définitive, par lettre
recommandée avec demande d'avis de réception, la désignation du lot ou de la fraction de lot, les
nom, prénom, domicile réel ou élu de l'acquéreur.
346 / 406
HISTORIQUE DES
MODIFICATIONS
AU REGLEMENT INTERIEUR
Textes d'origine
Textes modificatifs
347 / 406
MODIFICATION DU RI – CODE DE DEONTOLOGIE DES AVOCATS EUROPEENS – Article
21 -- Adopté en session plénière du CCBE le 19 mai 2006 et intégrée par décision à caractère
normatif n°2007-001 adoptée par l’AG du CNB du 28 avril 2007 (JORF du 11 août 2007)
348 / 406
Conseil du 26 février 2008, (Bulletin du Barreau du 04/03/2008 n°9/2008)
349 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE P.72.5 – LA PROCEDURE D’AUDIENCE
DISCIPLINAIRE –Article P.72.5.14 -- Modifié en séance du Conseil du 25 novembre 2008,
(Bulletin du Barreau du 02/12/2008 n°41/2008).
350 / 406
MODIFICATION DU RI - ARTICLE 12 – déontologie de l’avocat en matière de ventes
judiciaires – Article 12.2 – ENCHERES -- Créé par décision à caractère normatif n°2008-002
adoptée par l’AG du CNB des12 et 13 décembre 2008 (JORF du 12 mai 2009).
351 / 406
dispositions de la 3ème partie de la loi du 10 juillet 1991 – Article 17 -- Modifié en séance
du Conseil du 8 septembre 2009, (Bulletin du Barreau du 15/09/2009 n°27/2009).
352 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE P.63 – L’administration et la représentation de l’Ordre
-- Modifié en séance du Conseil du 12 janvier 2010, (Bulletin du Barreau du 19/01/2010
n°2/2010).
353 / 406
12 février 2011 (JORF du 26 mars 2011).
ARTICLE P.[Link] -- article modifié en séance du Conseil du 7 juin 2011 (Bulletin du Barreau du
15 juin 2011 n°20/2011)
354 / 406
(changement de numérotation) Modifié en séance du Conseil du 6 décembre 2011 (Bulletin du
Barreau du 13 décembre 2011 n°38/2011).
355 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE P.71.4 – De l’arbitrage du Bâtonnier -- créé en séance du
Conseil du 4 décembre 2012, (Bulletin du Barreau du 11/12/2012 n°38/2012).
356 / 406
(Bulletin du Barreau du 30/04/2013 n°11/2013).
357 / 406
MODIFICATION DU RI – ANNEXE VI – ARTICLE 22 – CONTRAT TYPE A CONTRAT DE
COLLABORATION LIBERALE -- modifié en séance du Conseil du 9 juillet 2013, (Bulletin du
Barreau du 16/07/2013 n°24/2013).
358 / 406
MODIFICATION DU RI – ANNEXE X – REGLES DE GESTION FINANCIERE ET
COMPTABLE DES FONDS VERSES PAR L’ETAT AU TITRE DE L’AIDE
JURIDICTIONNELLE ET DES AIDES PREVUES PAR LES DISPOSITIONS DE LA 3ème
PARTIE DE LA LOI DU 10 JUILLET 1991 -- modifiée en séance du Conseil de l’Ordre du 6 mai
2014 (Bulletin du barreau du 13/05/ 2014 n°9/2014)
359 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE P.65 – Élections -- Modifié en séance du Conseil du 19 mai
2015, (Bulletin du Barreau du 27/05/2015 n°10/2015)
360 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE P.72.1 – LA JURIDICTION DISCIPLINAIRE DU
CONSEIL DE L’ORDRE – Article P.72.1.3 alinéa 1 -- Modifiés en séance du Conseil du 5
janvier 2016, (Bulletin du Barreau du 12/01/2016)
361 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE 10 – Publicité – Article P.10 Dispositions spécifiques
au Barreau de Paris en matière de publicité de l’avocat – Article P.10.0.3 -- créé en séance
du Conseil du 12 avril 2016, (Bulletin du Barreau du 25/04/2016).
362 / 406
l’acte de candidature -- Modifié en séance du Conseil du 19 juillet 2016 (Site du Barreau le
25/07/2016)
363 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE P.63 – L’administration et la représentation de l’Ordre
-- Modifié en séance du Conseil du 20 décembre 2016, (Site du Barreau du 23/12/2016)
364 / 406
du 9 mai 2017, (Site du Barreau le 15/05/2017).
365 / 406
juin 2017, (Site du Barreau le 03/07/2017).
366 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE P.61 – LE TABLEAU – Articles P.61 alinéa 8 -- Modifié
en séance du Conseil du 9 janvier 2018, (Site du Barreau le 15/01/2018)
367 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE P.44 – structures d’exercice -- Modifié en séance du
Conseil du 4 décembre 2018, (Site du Barreau le 21/12/2018).
368 / 406
2019, (site du Barreau le 15 juillet 2019).
369 / 406
PARTIE DE LA LOI DU 10 JUILLET 1991 -- modifiée en séance du Conseil de l’Ordre du 2 juin
2020 (Site du barreau du 11 juin 2020)
370 / 406
du Barreau le 28 juillet 2020).
371 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE 15 – CONDITIONS D'EXERCICE – P.15. 1 --
Numérotation modifiée par séance du Conseil de Conseil du 8 septembre 2020 – (Site du Barreau
du 10 septembre 2020)
372 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLES P.49.3 – P. 49.3.1, P. 49.3.2 -- Articles créés à partir des
sous titres de l’article P 49.3 en séance du Conseil du 16 mars 2021, corrections orthographiques
(Site du Barreau le 23/03/2021).
373 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE 14 STATUT DE L’AVOCAT COLLABORATEUR OU
SALARIE -- - Article 14.5.1 Périodes de suspension de l'exécution du contrat de collaboration
libérale - Modifié par décision à caractère normatif n°2021-001 adoptée par l’AG du CNB du 15
octobre 2021 (JORF du 10/02/2022).
374 / 406
vote électronique -- – Modifiés en séance du Conseil du 6 septembre 2022, (Site du Barreau du
14/09/2022)
375 / 406
MODIFICATION DU RI – ANNEXE XXVIII – Cahier des charges et conditions de vente en
matière de licitation -- Modifiée en séance du Conseil du 11 octobre, (site du Barreau le
17/10/2022).
376 / 406
2023, Site du Barreau le 17/01/2023
377 / 406
Annexe renumérotée par le Conseil de l'Ordre en sa séance du 17 janvier 2023, (Site du Barreau
du 23/01/2023)
378 / 406
MODIFICATION DU RI – ARTICLE P. 71.3.1 Les sanctions disciplinaires -- -- Modifié en
séance du Conseil du 30 mai 2023 (Site du Barreau le 06/06/2023)
379 / 406
INDEX ALPHABETIQUE
GENERAL
AU REGLEMENT INTERIEUR
Abus de confiance
Avocat auteur P.72 (nos 359, 360)
Avocat complice P.72 (nos 361, 362)
Abus de faiblesse
Accès à la profession
Accès dérogatoires 1 (n os 25 à 60)
interprétation 1 (n o 25)
territorialité 1 (n o 26)
Condition de diplômes 1 (n os 2 à 11)
Condition de moralité 1 (n os 12 à 15), P.61, P.68
Condition de nationalité 1 (n o 1), P.68 (nos 23 à 28)
avocat non ressortissant de l'UE P.68 (no 28)
avocat ressortissant de l'UE P.68 (nos 23 s.)
diplôme P.68 (n os 23, 24)
Dispenses
Équivalence des diplômes 1 (n o 2)
Examen d'accès au CRFPA 1 (n os 3 à 7)
Examen du CAPA 1 (n o 11)
Formation théorique et pratique 1 (n os 8 à 10)
Passerelles
Activités commerciales
Agression sexuelle P.72 (no 363)
Aide à l'entrée et au séjour irrégulier des étrangers P.72 (nos 364, 365)
Aide juridictionnelle 11, P.40
Aide juridictionnelle partielle
honoraires de résultats
conditions P.40 (n o 53)
Aide juridictionnelle totale P.40 (n os 44 à 52), P.72 (nos 366 à 371)
honoraires de résultats P.40 (n o 46), 11 (no 36), P.72 (no 734)
Bénéficiaire
personne morale P.40 (n o 11)
personne physique P.40 (n o 10)
Décision d'admission
caducité P.40 (n o 6)
Demande
caducité P.40 (n o 5)
effet interruptif P.40 (n os 3, 4)
moment P.40 (n o 2)
nouvelle demande
absence d'effet interruptif P.40 (n o 9)
rejet
recours P.40 (n o 7)
retrait P.40 (n o 8)
Dépens
380 / 406
Domaine P.40 (n o 1)
Droit à un avocat
désignation d'un avocat P.40 (n os 15 à 17)
sursis à statuer P.40 (n os 18 à 22)
Droit à un honoraire
prestations accomplies avant la date de la demande d'aide P.40 (n o 50)
retrait de l'aide P.40 (n o 51)
Droits de plaidoirie P.40 (n o 52)
Exécution de la mission P.72 (n o 372)
Financement de l'aide P.40 (n o 55)
Fiscalité
absence d'exonération de TVA P.40 (n o 42)
taux réduit de TVA P.40 (n o 43)
Honoraires
Obligations de l'avocat
devoir de diligence P.40 (n os 23, 26), P.72 (nos 374, 375)
devoir d'information P.40 (n o 25)
preuve de la décharge de mission P.40 (n o 24)
Perception illégale d'honoraires
client bénéficiaire de l'assistance judiciaire au titre du contentieux des pensions militaires d'invalidité P.40
o
(n 47)
dessaisissement P.40 (n o 48)
diligences accomplies postérieurement à la demande d'aide P.40 (n o 45)
faute P.40 (n os 44 à 49)
honoraires de résultats P.40 (n o 46)
Rémunération
avocat salarié
missions effectuées au nom du cabinet P.40 (n o 37)
montant P.40 (n o 36)
salaire minimum P.40 (n os 34, 35)
bénéfice des art. L. 761-1 du CJA et 37 de la loi du 10 juill. 1997 P.40 (n o 41)
destinataire P.40 (n o 29)
incompétence du juge P.40 (n o 33)
légalité P.40 (n os 27, 28)
modification P.40 (n o 32)
montant P.40 (n os 30, 31)
partage P.40 (n o 38)
rémunération déguisée P.40 (n o 40)
succession d'avocat P.40 (n o 39)
Renonciation P.40 (n os 13, 14)
Alcoolémie P.72 (no 376)
Annuaire 10.4 (nos 41 à 45), P.62
Apport d'affaires 11 (no 65)
Arbitrage (Présidence du tribunal arbitral) P.72 (no 377)
Assignation P.72 (no 378)
Associations d'avocats
Assurance
Assurance de non-représentation des fonds
Comptes
Déclaration de sinistre
absence de faute P.72 (n os 922 à 923)
faute P.72 (n os 921 à 924)
Honoraires
Audience disciplinaire
Autorité de poursuite
381 / 406
Avocat agent 6
Agent d'artiste 6 (n o 98)
Agent sportif 6 (n o 99)
Avocat arbitre 6 (no 97)
Avocat collaborateur
Avocat honoraire 13
Activités et missions autorisées
consultation et rédaction d'actes
autorisation préalable 13 (n os 3, 4)
renseignements et avis 13 (n o 5)
Activités et missions interdites
intervention non autorisée par le Bâtonnier 13 (n o 6), P.72 (no 780)
plaidoirie 13 (n o 7)
Exercice illégal de la profession d'avocat 13 (n o 11), P.72 (no 781)
Titre d'avocat
conditions 13 (n o 1)
refus 13 (n o 2)
retrait
faits justifiant le retrait du titre 13 (n os 9, 10), P.72 (nos 782, 783)
procédure 13 (n o 8)
Avocat salarié
Aide juridictionnelle
Banqueroute P.72 (no 379)
Bâtonnier P.63
Arbitrage [du]
Autorité de poursuite
Avis du bâtonnier
Enquête déontologique
Pouvoirs [du] P.63
recours P.63
Blanchiment d'argent P.72 (nos 380, 381)
Blog 10.5
Bureau secondaire 15
Activité exercée [au sein du] 15 (n os 43 à 49)
Aide juridictionnelle 15 (n o 48)
Assurances 15 (n o 52)
Avocat associé 15 (n o 42)
Avocat collaborateur libéral 15 (n o 41)
Avocat collaborateur salarié 15 (n o 37)
Bureau secondaire en entreprise 15 (n o 38)
Cession de clientèle 15 (n o 44)
Communication 15.2.4
Consultations gratuites 15 (no 49)
Cotisations 15.2.5 (nos 50 à 52), P.67 (nos 35, 39)
débiteur 15 (n o 52)
fixation 15 (n os 50, 51)
Définition 15.2.1
Dénomination 15 (n o 36)
Discipline 15.2.7
Faute P.72 (n os 382, 383)
Litige relatif aux honoraires 15.2.6
Ouverture [d'un]
à l'étranger 15.2.3
autorisation 15.2.3 (n os 25 à 32)
déclaration 15.2.3 (n o 11)
382 / 406
en France 15.2.3
refus 15 (n os 28 à 32)
retrait de l'autorisation 15 (n os 33 à 35)
Permanences pénales 15 (n o 49)
Postulation 15 (n os 45 à 47)
Support de communication 15.2.4
Suppression du TGI d'appartenance [du] 15 (n o 40)
CARPA P.75
Comptes
Fonds
Gestion des dossiers P.75 (n o 4)
Honoraires
Monopole P.75 (n o 1), P.72 (nos 640 à 650, 654)
Prélèvement de fonds
prélèvement fautif P.75 (n o 25), P.72 (nos 691, 692, 754 à 756, 758, 759)
prélèvement non fautif P.75 (n o 24), P.72 (nos 693, 757)
Prérogatives de la CARPA P.75 (n o 3)
Cartes de visite 10.1
Légalité 10 (n os 86 à 88)
Mentions autorisées 10 (n o 89)
Certificat de spécialisation
Collaborateur libéral ou salarié 14.2, 14.3, 14.4.4
Concordance entre les anciennes et les nouvelles mentions 1 (n o 94)
Condition de durée 1 (n o 93)
Décision de refus
recours 1 (n o 95)
Mention [d'un]
annuaire 10.4
correspondance 10.6.1
dénomination 10.6.3 (n o 70)
mention d'un certificat de spécialisation inexistant 10 (n os 35, 36)
mention d'un certificat de spécialisation non obtenu 10 (n os 8, 36)
mention d'un certificat de spécialisation par son titulaire uniquement 10 (n o 50)
plaquettes 10 (n o 81)
site internet 10 (n os 8, 35, 36)
Cessation des paiements
Chantage
Client 6
Identification 6 (n o 106)
Paiement 6 (n o 107)
Clientèle
Cession de clientèle (faute) P.72 (n os 387 à 389)
Détournement P.72 (n os 384 à 386)
Collaborations libérale et salariée 14
Avocat associé 14 (n o 42)
faute P.72 (n os 390 à 399)
Clientèle personnelle 14.3
Collaboration libérale
adoption 14.5.1, 14.5.2, 14.5.3
contribution financière au cabinet au titre de sa clientèle personnelle (n os 15, 18)
cotisations 14 (n o 24), P.67 (no 36)
définition 14.1
délai de prévenance 14.4.1 (n os 28 à 32)
maladie 14.3
maternité 14.5.1, 14.5.2, 14.5.3 (n os 33 à 36)
383 / 406
paternité 14.5.1, 14.5.2, 14.5.3, P.14.0.3
rémunération aide juridique 14.3
rétrocession d'honoraires 14.3, P.[Link] (n os 20 à 23)
rupture [du contrat de] 14.4 (n os 26 à 36)
temps partiel 14.2
Collaboration salariée
avocat associé 14 (n o 42)
barreau de rattachement 14 (n o 49)
changement d'employeur 14 (n o 45)
clientèle personnelle 14 (n os 37, 38)
cotisations 14 (n o 51), P.67 (no 37)
définition 14.1
délai de prévenance 14.4.1
démission 14 (n o 52)
dissimulation d'emploi 14 (n o 46)
domicile 14 (n o 40)
employeur 14 (n o 41)
harcèlement moral 14 (n o 47)
indemnités d'aide juridique 14.3
licenciement (procédure) 14 (n os 61, 62)
licenciement pour cause réelle et sérieuse 14 (n os 53 à 55)
licenciement pour faute grave 14 (n os 56, 57)
licenciement pour faute lourde 14 (n os 58 à 60)
rémunération 14.3 (n os 43, 44)
responsabilité à l'égard du client 14 (n o 50)
Communication des documents à l'élaboration desquels le collaborateur a prêté son concours 14.4.4
Contrat [de]
mentions interdites 14.2
mentions obligatoires 14.2
Cumul des contrats de collaboration 14 (n o 4)
Domiciliation après la rupture [des] 14.4.3 (n os 5 à 7)
Formation 14.3
Indépendance 14.3
Liberté d'établissement ultérieure 14.3
Période d'essai 14 (n o 2)
Règlements des litiges 14.6, P.[Link], P.[Link] (n os 8 à 12)
Requalification
charge de la preuve 14 (n o 73)
critères [de] 14 (n os 63 s.)
motif tiré de la qualité des parties 14 (n os 70 à 72)
motif tiré des conditions de travail 14 (n os 65 à 69)
Retrait au titre de la conscience 14.3 (n o 1)
Spécialisation 14.2, 14.3, 14.4.4
Commission de déontologie
Commission d'office P.40
Constitutionnalité P.40 (n o 63)
Conventionalité P.40 (n o 62)
Désignation des avocats
bien-fondé P.40 (n o 58)
motifs d'excuses ou d'empêchement P.40 (n o 57)
pouvoir du Bâtonnier P.40 (n o 56)
Devoirs de l'avocat
assistance P.40 (n o 59)
compétence P.40 (n o 60)
Rémunération P.40 (n o 61)
384 / 406
Communications
Annuaire
Cartes de visite
Contenu 10 (n os 5 à 12)
Contrôle du conseil de l'Ordre 10 (n os 1 à 4)
Information professionnelle
Plaques professionnelles
Plaquettes
Publicité fonctionnelle
Publicité personnelle
Sollicitation personnalisée
Compatibilités avec la profession d'avocat 6 (nos 104, 105)
Compétence
Comptabilité P.75
Comptabilité irrégulière P.72 (n os 406 à 410)
Contrôle de comptabilité P.75 (n o 48)
Défaut de comptabilité P.72 (n os 401 à 405), P.75 (no 47)
Obligations comptables et financières
Comptes P.75
Comptabilité
Compte hors CARPA P.75 (n o 32)
Contrôle
contrôle de la CARPA P.75 (n o 34), P.72 (nos 315 à 318)
contrôle du conseil de l'ordre P.75 (n o 35)
faute disciplinaire
acceptation tardive P.72 (n o 322)
obstruction P.72 (n os 320, 323)
Paiement reçu pour le compte du client P.75 (n o 29)
Secret professionnel
Séquestre
Sous-compte
absence d'utilisation d'un sous-compte spécifique P.75 (n o 30)
sous-compte d'un autre avocat P.75 (n o 31)
Condamnation en justice de l'avocat P.72 (nos 463 à 468)
Confidentialité des correspondances entre avocats (domaine objectif) 3
Documents couverts par le devoir de confidentialité
accord verbal entre clients en présence de leurs avocats 3 (n o 16)
assignation faisant état de discussions confidentielles entre avocats 3 (n o 16)
convention de divorce non déposée au greffe 3 (n o 16)
correspondances avec un avocat étranger 3 (n o 14)
correspondances entre avocats français 3 (n os 9 à 12)
documents accessoires à une correspondance entre avocats 3 (n o 15)
pièces obtenues dans le cadre de pourparlers confidentiels 3 (n o 16)
projet d'état liquidatif établi par notaire 3 (n o 16)
protocole d'accord 3 (n o 16)
Documents non couverts par le devoir de confidentialité
correspondances avec un avocat de l'Union européenne 3 (n o 26)
correspondances entre avocats portant la mention «officielle» 3 (n os 17 à 25)
correspondances entre les autorités ordinales et un avocat 3 (n o 27)
courriers échangés lors de pourparlers 3 (n o 33)
lettre d'un notaire à la partie adverse 3 (n o 32)
lettre émanant d'une administration 3 (n o 31)
messagerie électronique 3 (n o 29)
projet de bail 3 (n o 28)
Confidentialité des correspondances entre avocats (domaine subjectif) 3
385 / 406
Accord de confidentialité 3 (n o 8)
Personnes tenues
tout avocat 3 (n o 5)
Personnes non tenues
clients 3 (n o 6)
tiers n'ayant souscrit aucun engagement de confidentialité 3 (n o 7)
Confidentialité des correspondances entre avocats (effets) 3
Immunité disciplinaire 3 (n o 34)
Interdiction de communiquer un document confidentiel
client 3 (n os 36, 37)
débat 3 (n o 35)
tiers 3 (n o 39)
Limites à l'interdiction de communiquer un document confidentiel
client 3 (n o 38)
correspondance ne se rapportant pas à une affaire 3 (n o 44)
défense de l'avocat 3 (n os 40 à 43)
Confidentialité des correspondances entre avocats (légalité) 3 (no 4)
Confidentialité des correspondances entre avocats (obligations de l'avocat) 3
Avocat correspondant avec un avocat français 3 (n os 1, 2)
Avocat correspondant avec un confrère hors de l'Union européenne 3 (n o 3)
Confidentialité des correspondances entre avocats (portée) 3 (no 13)
Conflit d'intérêts (absence de) 4
Absence de défense simultanée d'intérêts opposés 4 (n o 59)
Absence d'opposition d'intérêts 4 (n o 60)
Ancien client 4 (n os 25, 26, 39 à 42, 78 à 80)
Avocat d'une personne morale 4 (n os 61 à 68)
Défaut de connexité - lien entre les affaires insuffisamment établi 4 (n o 58)
Instances et parties distinctes 4 (n os 56, 57)
Liens personnels entre l'avocat et les parties 4 (n os 44, 45)
Liens professionnels entre l'avocat et les parties 4 (n os 46, 47)
Rédacteur unique (défaut de qualité) 4 (n os 86, 87)
Conflit d'intérêts (caractérisation) 4
Ancien client 4 (n os 19, 30 à 33, 69 à 77)
Client (action contre un client) 4 (n os 69 à 77)
Critères généraux de caractérisation 4.1, 4 (nos 18 à 47 )
Divorce 4 (n os 12, 21, 71 à 74)
Identité d'affaire 4 (n os 48 à 55)
Informations utilisées par l'avocat 4.1, 4 (nos 30 à 38)
Intérêts personnels de l'avocat 4 (n o 82)
Liens personnels de l'avocat 4 (n o 9)
Liens professionnels entre les avocats 4 (n os 10, 11)
Opposition d'intérêts 4 (n os 59, 60)
Procédure collective 4 (n o 75)
Personne morale 4 (n os 13, 76, 77)
Rédacteur unique (avocat) 4 (n os 83 à 85)
Rédaction d'actes 4 (n o 81)
Secret professionnel
Conflit d'intérêts (conséquences) 4
Actes conclus 4 (n os 104 à 106)
Avis déontologique 4 (n os 99 à 101)
Compétence du juge 4 (n os 102, 103)
Déport de l'avocat (obligation de) 4 (n os 94 à 96)
Obligation de l'avocat de la partie adverse P.72 (n o 434)
Procédure (conséquences sur la) 4 (n o 104)
Ventes judiciaires 12 (n o 9)
386 / 406
Conflit d'intérêts (manquements)
Absence de faute
absence de défense simultanée d'intérêts opposés P.72 (n o 440)
informations recueillies antérieurement P.72 (n os 427, 428)
instances et parties distinctes P.72 (n o 439)
intérêts personnels de l'avocat P.72 (n o 453)
lien entre les affaires insuffisamment établi P.72 (n o 441)
opposition d'intérêts (absence) P.72 (n o 450)
risque de conflit d'intérêts P.72 (n os 431 à 434)
Faute
ancien client P.72 (n os 426, 442 à 446)
client P.72 (n os 436, 437)
divorce P.72 (n o 444)
favorisation d'un client P.72 (n os 425, 426)
identité d'affaires P.72 (n os 436 à 438)
intérêts personnels de l'avocat P.72 (n os 451, 452)
liens professionnels entre les avocats P.72 (n o 430)
opposition d'intérêts P.72 (n os 447 à 449)
procédure collective P.72 (n o 445)
rédacteur unique P.72 (n o 454)
risque de conflit d'intérêts P.72 (n os 429, 430)
Conflit d'intérêts (notion) 4
Définition 4.2
Domaine objectif 4 (n os 1 à 5)
Conflit d'intérêts (risque) 4
Risque caractérisé 4 (n os 6 à 13)
Risque écarté 4 (n os 14 à 17)
Prévention 4 (n os 89 à 93)
Conseil de l'ordre 1, 10.3, 10.5, P.63
Composition [du] P.72 (n o 4)
Contrôle
budget P.63
recours P.63
dénomination du barreau P.63
publicité 10.3
site internet 10.5
Pouvoir normatif 1 (n os 135, 136), P.63
recours P.63
Conseil national des barreaux 1
Pouvoir de représentation 1 (n o 146)
Pouvoir normatif 1 (n os 143 à 145)
Consultations gratuites P.40
Absence de démarchage P.40 (n o 64)
Absence d'obligation de faire participer les avocats exerçant dans un bureau secondaire P.40 (n o 66)
Démarchage P.40 (n o 65)
Interdiction d'accepter comme client la personne rencontrée dans le cadre d'une consultation gratuite P.40
(no 67)
Contradictoire (principe du) 5
Communication des pièces 5 (n os 8 à 36)
communication fidèle et intègre 5 (n o 9)
communication tardive 5 (n os 12, 13)
coopération (principe de) 5 (n os 28 à 31)
numérotation 5 (n os 26, 27)
ordre de communication 5 (n o 10)
partie adverse (relations avec) 5 (n os 37, 38)
387 / 406
pièces à communiquer 5 (n os 16 à 23)
preuve 5 (n o 11)
procédés de communication 5 (n os 32 à 36)
toque 5 (n o 32)
retrait des pièces 5 (n o 36)
traduction 5 (n o 28)
transmission tardive 5 (n os 41 s.)
Déclaration d'appel 5 (n o 45)
Demande de renvoi 5 (n os 39 à 44)
Procédures concernées 5 (n os 1 à 6)
coaching judiciaire 5 (n o 3)
procédure orale 5 (n o 1)
récusation 5 (n o 5)
Révocation de l'ordonnance de clôture 5 (n o 46)
RPVA 5 (n o 7)
Contrat
Contrat de collaboration
Convention d'honoraires
Corruption (faute) P.72 (nos 461, 462)
Cotisations et participations
Courtoisie
Décompte de diligences
Délicatesse
Démarchage
Dénonciation P.72 (nos 487, 488)
Dépens 11 (no 43), P.40 (nos 12, 54)
Désintéressement
Dessaisissement 11
Aide juridictionnelle
Clause de dessaisissement
licéité 11 (n o 63)
mise en œuvre 11 (n o 64)
Honoraires de diligences
caducité de la convention 11 (n o 61)
détermination des honoraires 11 (n o 61)
préjudice 11 (n o 61)
Honoraires de résultats
caducité de la convention 11 (n o 62)
clause de dessaisissement
droits non exigibles 11 (n o 62)
Détournement
Clientèle
Fonds
Dettes P.72
Dettes envers des correspondants (faute) P.72 (n os 531 à 534)
Dettes personnelles P.72 (n os 515 à 520)
Locaux professionnels P.67 (n o 66), P.72 (nos 525, 526)
Obligations comptables et financières
Procédure collective
Salarié, dette envers [un] P.72 (n os 529, 530)
Structure d'exercice P.72 (n os 527, 528)
Différends entre avocats à l'occasion de leur exercice professionnel
Dignité
Diplômes
Accès à la profession
388 / 406
Condition d'accès
Dispenses
Discipline P.72
Audience disciplinaire P.72.5
composition de la formation de jugement P.72 (n os 89 à 101)
sursis à statuer P.72 (n os 120 à 123)
Autorité de poursuite P.72 (n os 30 à 36)
Bâtonnier
injonction P.72 (n os 313, 314)
non-respect d'un avis du bâtonnier P.72 (n os 297, 298)
Citation à comparaître
irrégularité P.72 (n os 113 à 119)
régularité P.72 (n os 109 à 112)
Commission de déontologie
défaut de comparution (faute) P.72 (n os 339 à 341)
non-respect d'un avis d'une commission P.72 (n os 299 à 301)
non-respect des engagements pris (faute) P.72 (n os 343 à 351)
Conseil de discipline, compétence P.72 (n os 5, 8)
Délai de la procédure disciplinaire P.72 (n os 9 à 14)
Demande d'information émanant de l'ordre
défaut de réponse P.72 (n os 309 à 311)
réponse tardive à l'ordre P.72 (n o 312)
Droit de la défense P.72 (n os 15 à 29)
Enquête déontologique P.72.2, P.72 (nos 38 à 40)
Faute disciplinaire
critères généraux P.72 (n os 135 à 140)
preuve P.72 (n os 882 à 886)
Instruction P.72.4
défaut de comparution P.72 (n o 343)
désignation de l'instructeur P.72 (n os 79 à 86)
mesures d'instruction (règles applicables) P.72 (n os 87, 88)
non-respect des engagements pris P.72 (n o 352)
Recours P.72 (n os 1036 à 1049)
Saisine de l'instance disciplinaire P.72.3
irrégularité P.72 (n o 48)
nature juridique P.72 (n os 41, 42)
régularité P.72 (n os 43 à 47)
Sanctions disciplinaires P.72.7
admonestation P.72 (n o 1028)
conditions P.72 (n os 1023 à 1026)
conformité aux droits fondamentaux P.72 (n os 1031 à 1033)
détermination P.72 (n os 1027 à 1029)
interdiction temporaire P.72 (n o 1030)
radiation P.72 (n o 1032)
Suspension provisoire
admission
protection du public P.72 (n os 51 à 59)
urgence P.72 (n os 60, 61)
Rejet P.72 (n os 63 à 79)
Discrimination P.1.0.3
Dispenses 1, P.68
Condition d'exercice en France (territorialité) 1 (no 26), P.68 (nos 1,2,6)
Dispenses de diplôme, de formation et de CAPA 1, P.68 (no 21)
collaborateur d'avoué 1 (n o 30)
juge de proximité 1 (n o 27), P.68 (no 21)
389 / 406
magistrat 1 (n os 27, 28)
magistrat étranger 1 (n os 27, 28)
Dispenses d'examen d'entrée au CRFPA
docteur en droit 1 (n o 60)
docteur étranger 1 (n o 60), P.68 (no 22)
Dispenses de formation et de CAPA 1, P.68 (nos 3 à 21)
collaborateurs de député ou assistants de sénateur 1 (n os 58, 59)
conditions de diplôme 1 (n o 31)
examen de contrôle des connaissances en déontologie et réglementation professionnelle 1 (n o 32)
fonctionnaires de catégorie A et personnes assimilées 1 (n os 46 à 49), P.68 (nos 9 à 11)
activité juridique P.68 (n o 9)
fonctionnaire européen P.68 (n o 10)
juristes d'entreprises 1 (nos 38 à 45), P.68 (nos 3 à 8)
interprétation stricte P.68 (n os 7, 8)
notion de service juridique spécialisé P.68 (n o 3)
juristes d'une organisation syndicale 1 (n os 50 à 54), P.68 (nos 15 à 19)
juristes salariés d'un avocat, d'une association ou d'une société d'avocats, d'un office d'avoué ou d'avocat
au Conseil d'État et à la Cour de cassation 1 (nos 55 à 57), P.68 (nos 12 à 14)
maîtres de conférences, maîtres assistants et chargés de cours 1 (n os 35 à 37), P.68 (no 20)
professions juridiques et judiciaires réglementées 1 (n os 33, 34)
Interprétation stricte 1 (n o 25), P.68 (nos 7, 8)
Domicile professionnel 15, P.31
Adresse électronique 15.1, P.31
Bureau secondaire
Caractère obligatoire 15 (n os 1 à 9), P.31
Caractères [du]
effectif 15 (n os 10 à 12), P.31
respectueux des principes essentiels et usages de la profession 15 (n os 15 à 17), P.31
stable 15 (n os 13, 14)
Choix [du] 15 (n os 19, 20), P.31
Contrats de jouissance [portant sur le]
location 15 (n o 21)
mise à disposition 15 (n o 23)
sous-location 15 (n o 22)
Domiciliation temporaire 15.1
Protection [du] 15 (n o 18)
Droit à un avocat 6
Aide juridictionnelle
Effectivité du droit à un avocat 6 (n o 14)
Garde à vue 6 (n o 4)
Libre choix d'un avocat
principes 6 (n o 1)
limites 6 (n os 2, 3)
Limites au droit à un avocat 6 (n os 10 à 13)
Retenues douanières 6 (n o 6)
Violation du droit à un avocat
conséquences 6 (n os 7 à 9)
Visites fondées sur une violation du droit de la concurrence 6 (n o 5)
Ducroire (obligation de) 11
Absence de faute 11 (n o 51), P.72 (no 753)
Faute
illustrations 11 (n o 49), P.72 (nos 750 à 752)
conséquences 11 (n o 50)
Sommes dues 11 (n o 52)
Élection de domicile P.39
390 / 406
Élections professionnelles P.65, P.72 (no 358)
Recours P.65 (n os 11 s.)
bâtonnier P.65 (n o 14)
charge de la preuve P.65 (n o 15)
Scrutin P.65 (n os 1 s.)
bâtonnier P.65 (nos 10, 14)
secret [du] P.65 (n os 5, 6)
isoloir P.65 (n o 5)
vote électronique P.65 (n o 6)
sincérité [du] P.65 (n os 1 à 4)
abstention P.65 (n o 3)
dénigrement P.65 (n o 1)
tirage au sort P.65 (n o 8)
Enchères
Escroquerie P.72 (nos 608 à 611)
État de faiblesse
Abus d'un état de faiblesse P.72 (n o 612)
Avantage reçu d'une personne en état de faiblesse P.72 (n o 613)
Exercice de la profession 1
Exercice illégal de la profession 1 (n os 127 à 132), P.72 (no 624)
Forme prohibée d'exercice P.72 (n os 622, 623)
Interdiction d'exercice P.72 (n os 617 à 621)
Monopole de la consultation en matière juridique et de la rédaction d'actes sous seing privé
Omission P.72 (n os 614, 615)
Restrictions d'exercice 1 (n os 96 à 107)
Facture
Faute disciplinaire
Faux, usage de faux P.72 (nos 625 à 637)
Fictivité P.72 (nos 638, 639)
Fonds 6, P.75
Abus de confiance P.75 (n o 10)
Assurance de non-représentation des fonds
point de départ du délai de prescription P.75 (n o 50)
qualité d'assuré P.75 (n o 49)
Blanchiment de fonds P.75 (n o 11)
CARPA
maniement irrégulier P.72 (n os 689, 690), P.75 (nos 2, 10)
Défaut de restitution P.72 (nos 656 à 669), P.75 (nos 5,6)
Dépôt
absence de dépôt sur un compte CARPA P.75 (n o 17)
conséquences
absence de caution bancaire irrévocable P.75 (n o 22)
absence de séquestre de fait P.75 (n o 21)
dépôt impossible sur un compte CARPA P.75 (n o 18)
dépôt irrégulier P.72 (n os 651 à 653), P.75 (no 19)
nature P.75 (n o 23)
preuve P.75 (n o 20)
Détournement P.72 (n os 489 à 506, 673 à 687), P.75 (no 13)
Maniement
formalités requises 6 (n o 87)
maniement non fautif P.75 (n o 16)
manquements
absence de manquement 6 (n o 94)
dépassement de pouvoir 6 (n os 92, 93)
détournement 6 (n o 91)
391 / 406
manquement à la prudence 6 (n o 88)
non-restitution 6 (n o 90)
obligation de dépôt dans un compte séquestre 6 (n o 85)
obligations à l'égard du client 6 (n o 86)
séquestre
Prélèvement
Responsabilité civile
responsabilité délictuelle de la caisse des règlements P.75 (n o 14)
responsabilité délictuelle de l'ordre P.75 (n o 15)
Restitution tardive
absence de faute P.75 (n o 8)
faute P.75 (n o 7)
Transfert interdit P.75 (n o 12)
Formation continue 1 (no 92)
Frais 6
Frais de justice 6 (n o 41)
Frais de postulation 6 (n o 40)
Fraude P.72 (nos 561 à 564, 713 à 716)
Fuite (délit de) P.72 (no 717)
Gestion désastreuse P.72 (no 718)
Harcèlement (faute) P.72 (no 719)
Harcèlement sexuel P.1.0.3
Honneur
Honoraires (apport d'affaires)
Honoraires (comptabilité et facturation) 11
Décompte de diligence P.72 (n o 766)
Manquements P.72 (n os 763 à 765)
absence de comptabilité 11 (n o 15)
absence de décompte détaillé 11 (n o 16)
absence de facturation 11 (n o 15)
Obligation de facturation 11 (n o 14)
Honoraires (convention) 11
Absence d'écrit
droit de percevoir des honoraires 11 (n o 19)
existence du mandat 11 (n o 20)
Assurance 11 (n o 26)
Honoraires de résultats
nature de la convention 11 (n o 38)
Interprétation 11 (n o 25)
nécessité d'un écrit 11 (n os 17, 18)
Renonciation 11 (n o 27)
Validité
clauses abusives 11 (n os 23, 24)
contenu régulier 11 (n o 22)
vice du consentement 11 (n o 21)
Honoraires (créance) 11
Créancier 11 (n o 3)
Honoraires de résultats
date de naissance de la créance 6 (n o 39)
Obligations du créancier
bonne foi 11 (n o 12)
devoir de conseil et d'information 11 (n o 11)
obligation de diligence
défaut de diligences 11 (n o 8)
exception d'inexécution 11 (n os 9, 10)
392 / 406
exécution 11 (n o 13)
respect des principes essentiels
absence de manquements 11 (n o 7)
manquements dans les relations avec l'administration fiscale 11 (n o 6)
manquements dans les relations avec le client 11 (n o 4)
manquements dans les relations avec un confrère 11 (n o 5)
Honoraires (de diligences) 11
Défaut de contrepartie P.72 (n os 727 à 730)
Détermination
diligences accomplies 11 (n o 30)
disproportion P.72 (n os 723 à 726)
état de fortune du client 11 (n o 29)
expérience de l'avocat P.72 (n o 732)
manquements P.72 (n o 720 à 722)
Fixation
Obligation d'information P.72 (n o 731)
Paiement
Honoraires (dépens)
Honoraires (de résultats) 11
Aide juridictionnelle
Assiette 11 (n o 48)
Caractérisation 11 (n o 34)
Clause illicite
absence d'honoraire de diligence pour chaque stade de la procédure 11 (n o 36)
aide juridictionnelle totale
Conséquences 11 (n o 37)
Conditions
aléa 11 (n o 33)
évaluation des prestations 11 (n o 33)
honoraire déterminable 11 (n o 35)
honoraire fixe 11 (n o 35)
prévision expresse dans une convention préalable 11 (n o 33)
Convention
Créance
Fixation
Pacte de 11 (n os 31, 32), P.72 (no 733)
Paiement
Partage
Honoraires (dessaisissement)
Honoraires (dette) 11 (nos 1, 2)
Honoraires (ducroire)
Honoraires (faute) 11
Perception irrégulière 11 (n o 73)
Honoraires (frais)
Honoraires (indemnité)
Honoraires (paiement) 11, P.75
CARPA P.72 (n os 691 à 693, 754 à 757)
absence de droit de rétention P.75 (n o 27)
clause prévoyant le prélèvement des honoraires sur un compte CARPA P.75 (n o 26)
Honoraire de diligences 11 (n o 45)
Honoraires de résultats
honoraire exigible 11 (n o 46)
honoraire non exigible 11 (n o 47), P.72 (no 735)
Modes de paiements irréguliers
état de cessation des paiements
393 / 406
période suspecte 11 (n o 67)
prélèvement fautif sur un compte CARPA 11 (n o 67), P.75 (no 28), P.72 (nos 691, 692, 754 à 756)
prélèvement fautif sur un compte séquestre 11 (n o 67)
prélèvement irrégulier non fautif 11 (n o 68)
prélèvement sur des fonds obtenus pour le client P.72 (n os 758 à 760)
Modes de paiements licites
affacturage 11 (n o 66)
compensation 11 (n o 66)
espèces 11 (n o 66)
paiement en nature 11 (n o 66)
paiement par lettre de change 11 (n o 66)
prélèvement régulier sur un compte CARPA P.72 (n o 757)
Perception illégale P.72 (n os 768 à 771)
Honoraires (partage) 11
Défaut P.72 (n os 521 à 524, 738 à 740)
Honoraires de résultats 11 (n o 53)
Partage prohibé 11 (n o 54), P.72 (nos 736, 737, 741)
Succession d'avocats
Honoraires (provision) 11 (no 28)
Honoraires (recouvrement) P.72 (nos 772, 773)
Honoraires, (restitution) 11
Absence de manquements 11 (n o 69), P.72 (nos 774 à 779)
Défaut de restitution 11 (n o 70), P.72 (nos 855, 856)
Preuve
charge 11 (n o 71)
défaut 11 (n o 72)
Honoraires (rétrocession) 11
Défaut 11 (n os 58, 59), P.72 (nos 745 à 747)
Illicéité 11 (n o 56), P.72 (nos 742 à 744)
Licéité 11 (n o 55)
Minimum 11 (n o 57)
Rétrocession tardive P.72 (n o 748)
Honoraires (tarifs)
Honoraires (taxation) 11
Compétence du juge
compétence exclusive 11 (n o 84)
domaine de compétence 11 (n o 83)
Droit d'action
pluralité de parties 11 (n o 76)
rejet de la demande 11 (n os 77, 78)
titulaire 11 (n o 75)
Fixation des honoraires
appréciation des diligences
limites 11 (n o 89)
principes 11 (n os 87, 88)
critères 11 (n o 85)
honoraires de diligences 11 (n o 94)
honoraires de résultats 11 (n o 93)
interprétation de la convention 11 (n o 86)
limites
convention précise 11 (n o 92)
honoraires librement payés après service rendu 11 (n os 90, 91)
Honoraires complémentaires 11 (n o 80)
Incompétences du juge
appréciation d'un conflit d'intérêts 11 (n o 101)
394 / 406
clause de dédit 11 (n o 106)
contestations portant sur l'application de la TVA 11 (n o 105)
détermination du débiteur 11 (n o 95)
exécution provisoire 11 (n o 104)
existence du mandat 11 (n o 98)
irrégularité du mandat 11 (n o 99)
recours relatif à des mesures conservatoires 11 (n o 102)
responsabilité de l'avocat 11 (n o 96, 97)
validité d'un mandat sportif 11 (n o 100)
Intérêts
client professionnel 11 (n o 81)
point de départ 11 (n o 81)
Prescription
délai biennal de l'article L. 218-2 du Code de la consommation 11 (n o 82)
délai décennal de l'article L. 110-4 du Code de commerce 11 (n o 82)
interruption du délai 11 (n o 82)
point de départ du délai 11 (n o 82)
Procédure
charge de la preuve 11 (n o 114)
contradictoire 11 (n os 112, 113)
convocation 11 (n o 111)
extranéité 11 (n o 123)
notification de la décision 11 (n o 116)
oralité 11 (n o 110)
procès équitable 11 (n o 124)
recours
date 11 (n o 118)
délai 11 (n o 119)
effet dévolutif 11 (n o 121)
forme 11 (n o 117)
irrégularités 11 (n o 120)
récusation 11 (n o 122)
saisine du bâtonnier
forme 11 (n o 108)
point de départ 11 (n o 109)
spécificités 11 (n o 107)
sursis à statuer 11 (n o 115)
Recevabilité de l'action 11 (n o 79)
Honorariat
Humanité
Immunité de plaidoirie 1, P.33, P.34
Domaine 1 (n os 87 à 89), P.33 (no 2), P.34 (nos 1, 2)
Limites 1 (n os 90, 91), P.34 (no 3)
Provocations 1 (n o 91)
Respect des principes essentiels 1 (n o 90)
Inceste
Incompatibilités 6, P.41
Activité commerciale 6 (n o 100), P.41 (nos 3 s.), P.72 (nos 784 à 787)
entremise bancaire P.41 (n o 5)
entrepreneur de spectacle 6 (n o 102), P.41 (no 7)
fonctions sociales P.41 (n os 8 à 10), P.72 (nos 788 à 790),
intérêts familiaux P.41 (n o 8)
marchand de biens P.41 (n o 1)
Aviseur fiscal 6 (n o 102)
Fonctionnaire P.41 (n os 12 s.)
395 / 406
conseiller prud'homal 6 (n o 102)
diplomate 6 (n o 102), P.41 (no 14)
fonctionnaire en disponibilité P.41 (n o 13)
Gestionnaire d'immeuble 6 (n o 102)
Mandat électif P.41 (n o 11)
Salarié (hormis avocat-salarié) 6 (n os 101, 103)
Indemnité 11
Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement 11 (n o 44)
Inexécution des obligations contractuelles P.72 (no 792)
Information professionnelle 10.6
Cartes de visite
Dénominations 10.6.3, P.10.0.2
dénominations interdites 10 (n os 67 à 71)
légalité 10 (n os 93, 94)
marques 10 (n os 95 à 97)
Mentions autorisées 10.6.1
Mentions obligatoires 10.6.1
Papier à lettres
Plaques professionnelles
Injures
Envers la partie adverse P.72 (n os 807, 808)
Envers l'ordre P.72 (n os 325 à 329)
Envers le client (faute) P.72 (n os 795, 796)
Envers les tiers P.72 (n os 809 à 813)
Envers un confrère P.72 (n os 797 à 800)
Envers une personne dépositaire de l'autorité publique P.72 (n os 801 à 806)
Inscription
Instruction
Interdiction d'exercice
Internet
Intimidation P.72 (no 816)
Liberté 1, 14
Liberté d'établissement 14.2, 14.3, Annexe VI (art. 15)
Liberté d'expression
limites 1 (n os 79 à 85)
Liberté religieuse 1 (n o 86)
Protection 1 (n os 75 à 88)
Litiges entre avocats P.71
Différends entre avocats à l'occasion de leur exercice professionnel P.71 (nos 1 à 5)
arbitrage du bâtonnier P.71.5 (nos 2 à 5), P.73.9
commission P.71.4
compétence P.71 (n os 2 s.)
conciliation P.71.3, P.71.4 (no 1)
décision P.71.5.5, P.71.5.6 (no 5)
droit applicable P.71 (n o 3 )
procédure P.71.4, P.71.5.2, P.71.5.4 (nos 3 à 5)
recours P.71 (n o 5)
saisine P.71.5.1
urgence P.71.4, P.71.5.3
Litiges entre avocats nés à l'occasion d'un contrat de collaboration 14.6, P.71 (nos 6 à 9)
arbitrage du bâtonnier 14.6, P.71.5, P.73.9
commission, P.71.4
compétence P.71 (n os 2 s., 7)
conciliation 14.6, P.71.2, P.71.4 (no 6)
décision P.71.5.5, P.71.5.6 (no 9)
396 / 406
procédure P.71.4, P.71.5.2, P.71.5.4
saisine P.71.5.1
urgence P.71.4, P.71.5.3
Loyauté
Loyers professionnels
Malfaiteurs (association de) P.72 (no 818, 819)
Mandat 6
Absence de mandat 6 (n o 32), P.72 (no 820, 821)
Caractérisation 6 (n o 29 à 31)
Conditions de fonds
conflits d'intérêts 6 (n o 34)
indépendance de l'avocat 6 (n o 35)
Conditions de forme
absence d'exigence d'un écrit 6 (n o 28)
mandat spécial 6 (n o 33)
Exécution 6 (n o 36)
Fin du mandat
défaut de restitution
pièces du dossier P.72 (n os 853 et 854)
obligations de l'avocat 6 (n os 39 et 40)
Inexécution P.72 (n os 822 à 851)
Mission d'assistance
Mission de représentation
Présomption 6 (n o 30)
Principes essentiels
compétence 6 (n o 25)
délicatesse 6 (n o 24)
honneur 6 (no 21)
indépendance 6 (n os 18 à 20), P.72 (no 852)
probité 6 (n o 23)
prudence 6 (n o 26)
Responsabilité contractuelle
Terme 6 (n os 37, 38)
Mandataire immobilier 6 (nos 95, 96)
Maniement de fonds
Menaces
Mensonges
Au bâtonnier P.72 (n o 330)
Au client P.72 (n os 857, 858)
Mission d'assistance 6
Manquements
absence de manquements 6 (n o 79)
causes d'atténuation 6 (n o 78)
défaut de diligences 6 (n os 67 à 69)
devoir d'information et de conseil 6 (n os 76, 77)
manquements dans l'exercice de la mission 6 (n os 62, 63)
manquements dans les relations avec le client 6 (n os 64 à 66)
manquements procéduraux 6 (n os 70 à 75)
Teneur 6 (n o 61)
Mission de représentation 6
Inexécution
défaut de prudence 6 (n o 82)
dépassement de pouvoir 6 (n o 84)
négligences 6 (n o 83)
Portée du mandat de représentation 6 (n o 80)
397 / 406
Teneur de la mission 6 (n o 81)
Modération
Monopoles 1, 6
Monopole d'assistance et de représentation 6 (n o 15)
Monopole de la consultation en matière juridique et de la rédaction d'actes sous seing privé 1 (n os 109 à
125), 6 (no 16)
Périmètre du droit 6 (n o 17)
Non-assistance à personne en danger P.72 (no 862)
Obligations comptables et financières P.66, P.67, P.75
Assurances P.66, P.67 (no 61)
Bureau secondaire
Collaborations libérale et salariée
Contrôle de comptabilité
Cotisations professionnelles P.72 (n os 557 à 560)
cotisations ordinales P.66, P.67 (nos 34 à 39)
cotisations sociales P.66, P.67 (nos 40 à 52)
Défaut de comptabilité
Dettes fiscales P.67 (n os 53 à 60)
déclaration P.72 (n os 535 à 539)
fraude fiscale P.72 (n os 561 à 564, 713 à 716)
paiement P.72 (n os 542 à 549)
TVA
Droits de plaidoirie P.67 (n os 62, 63), P.33 (nos 3, 4)
Omission pour défaut de paiement P.66, P.67 (nos 28 à 33), P.73.10
procédure P.66, P.67 (nos 29 à 31)
sanction P.66, P.67 (no 28)
Prestations sociales
déclaration P.72 (n os 540, 541)
paiement P.72 (n os 550 à 556)
Procédure disciplinaire pour défaut de paiement P.66, P.67 (nos 1 à 27)
cessation des paiements P.66, P.67
faute P.66, P.67 (nos 1 à 23)
sanctions P.66, P.67 (nos 24 à 27)
Omission P.73.10
Administration provisoire P.73.10 (n os 11 à 14)
honoraires P.73.10 (n o 14)
Effets P.73.10 (n os 7 s.)
Formalisme P.73.10 (n o 4)
Nature juridique P.73.10 (n os 1 à 3)
Procédure P.73.10 (n os 9, 10)
Recours P.73.10 (n os 5, 6)
Suppléance P.73.10 (n os 8 à 10)
Opposition fautive au paiement de chèques P.72 (no 863)
Ordre des avocats
Bâtonnier
Conseil de l'ordre
Personnalité civile 1 (n o 133)
Qualité d'auxiliaire de justice 1 (n o 140)
Qualité de groupe d'entreprises 1 (n o 134)
Organisation d'un mariage aux seules fins de faire acquérir un titre de séjour P.72 (no 864)
Outrages
Paiement
Papier à lettres 10, P.10.0.3
Absence de faute P.72 (n o 873)
Mentions autorisées 10 (n os 50 à 55)
398 / 406
caractère limitatif 10 (n o 46)
dénomination fantaisiste 10 (n os 53, 54)
diplôme de traducteur-interprète 10 (n o 50)
distinctions professionnelles 10 (n o 50)
spécialisation 10 (n o 50)
structure de moyens 10 (n o 52)
Mentions interdites 10 (n os 56 à 71)
ancienne profession 10 (n o 56), P.72 (no 865)
avocat honoraire 10 (n o 61), P.72 (no 867)
chargé de clientèle 10 (n o 60)
médiateur 10 (n o 63)
non-avocat 10 (n o 59)
titre inexistant 10 (n o 57), P.72 (no 866)
Mentions obligatoires 10 (n os 47 à 49)
caractère limitatif 10 (n o 46)
dénomination du cabinet 10 (n o 48)
numéro de toque P.10.0.3
raison sociale des SCP 10 (n o 49)
Utilisation fautive 10 (n os 72 à 77), P.72 (nos 869 à 872)
Partie adverse
Passerelles
Pièces
Plaidoirie P.33, P.34, P.67
Défaut de plaidoirie P.72 (n o 836)
Droits de plaidoirie P.33 (n os 3, 4)
Immunité [de]
Langue P.33 (n o 5)
Liberté d'expression P.34 (n os 4 s.)
Outrages P.34 (n o 7)
Robe (port de la) P.33 (n o 1), P.72 (no 930)
Plaques professionnelles 10.1
Légalité 10 (n os 86 à 88)
Mentions autorisées 10 (n o 89)
Plaquettes
Forme 10 (n o 78)
Mentions autorisées
activités de formation 15 (n o 83)
clients 15 (n o 82)
domaine d'activité 15 (n os 79, 81)
spécialisation 15 (n o 81)
Mentions interdites
clients 15 (n o 84)
domaine d'activité 15 (n o 85)
Mentions obligatoires
barreau de rattachement 15 (n o 80)
Pornographie
Postulation 15, P.33
Bureau secondaire 15 (n os 45, 47)
Honoraires P.33 (n o 8)
Territorialité P.33 (n os 4, 5)
Présomption d'innocence - atteinte P.72 (no 881)
Principes essentiels de la profession 1
Compétence P.72 (n os 141 à 144)
Confraternité P.72 (n os 145 à 157)
Courtoisie P.72 (n os 158 à 163)
399 / 406
Délicatesse P.72 (n os 165 à 188)
Désintéressement P.72 (n os 189 à 191)
Dignité P.72 (n os 192 à 198)
Diligence
Honneur P.72 (n os 199 à 226)
Humanité P.72 (n os 227, 228)
Indépendance P.72 (n os 229 à 242)
Loyauté P.72 (n o 252)
Modération P.72 (n os 253 à 265)
Probité P.72 (n os 266 à 281)
Prudence P.72 (n os 282 à 292)
Probité
Procédure collective
Aggravation du passif (absence de faute) P.72 (n os 575 à 581)
Cessation des paiements (faute) P.72 (n os 572 à 574)
Devoir général de l'avocat (faute) P.72 (n os 570, 571)
Exécution du plan - obligation (faute) P.72 (n os 582 à 584)
Prudence
Publicité
Publicité fonctionnelle 10.1
Publicité personnelle 10
Définition 10.1
Faute P.72 (n os 887 à 896)
Information professionnelle
Publicité personnelle autorisée 10 (n o 20)
Publicité personnelle interdite 10 (n os 21 à 23)
Publicité personnelle sur internet
comparateur d'avocats 10 (n o 38)
contenu du site internet 10 (n os 33 à 37)
domaine d'activité 10 (n o 33)
lien hypertexte 10 (n o 34)
mentions mensongères et laudatives 10 (n o 35)
nom du site internet 10 (n os 27 à 32)
ouverture du site internet 10 (n os 25, 26)
référencement 10 (n o 39)
spécialisation 10 (n o 36)
Sollicitation personnalisée
Rapports avec la partie adverse 8
Absence de communication fautive P.72 (n os 915 à 917)
Champ d'application 8 (n o 1)
Principe d'interdiction de prise de contact directe 8 (n os 2 à 4), P.72 (nos 907 à 909)
contenu de l'échange avec l'avocat P.72 (n o 914)
Prise de contact autorisée avec la partie adverse 8 (n os 5 à 8), P.72 (no 910)
mentions d'usage 8 (n o 7), P.72 (nos 911 à 913)
Recel P.72 (nos 897, 898)
Récidive P.72 (no 899)
Rédaction d'actes 7
Obligation de conseil 7 (n os 6, 7), P.72 (no 900)
Obligation de vérification 7 (n os 2 à 5), P.72 (no 901)
Rédacteur d'acte unique 7 (n os 8 à 10)
obligations [du] 7 (nos 8, 9), P.72 (nos 903 à 905)
Relations avec le client
Divergence quant à la stratégie P.72 (n o 919)
Mensonges
Plainte fallacieuse contre le client P.72 (n o 918)
400 / 406
Réseau pluridisciplinaire 16, P.16.0.1
Conflits d'intérêts 16.4
Définition 16.1
Dénomination 16.5
Honoraire 16 (n os 4, 5)
Incompatibilités 16.7
Périmètre 16.6
Principes 16.2
Réseau pluridisciplinaire entre avocats P.16.0.1
Rétrocession illicite d'honoraires 16 (n os 4, 5)
Secret professionnel 16.3 (n o 3)
Transparence 16.8
Responsabilité contractuelle 6
Absence de caractère subsidiaire 6 (n o 41)
Absence de poursuite P.72 (n o 881)
Causes d'exonération
causes non admises 6 (n o 55)
force majeure 6 (n o 51)
Clause de décharge de responsabilité 6 (n os 53, 54)
Créancier de l'obligation de réparation 6 (n os 47, 48)
Déclaration de sinistre P.72 (n o 921 à 923)
Défaut de transmission des pièces au bureau des assurances P.72 (n o 924)
Dommages et intérêts
évaluation 6 (n o 49)
plafonnement 6 (n o 50)
Inexécution d'une obligation contractuelle
absence d'inexécution 6 (n o 45)
faute intentionnelle 6 (n o 44)
preuve 6 (n os 42, 43)
Lien de causalité
rupture 6 (n o 52)
Préjudice 6 (n o 46)
Prescription 6 (n os 56, 57)
Responsabilité délictuelle 6
Caractérisation 6 (n o 58)
Exclusion 6 (n o 59)
Préjudice réparable 6 (n o 60)
Robe
Sanctions disciplinaires
Secret de l'enquête et de l'instruction (domaine objectif) 2 (no 1)
Informations obtenues d'autres clients en garde à vue 2 (n o 4)
Pièces du dossier d'instruction 2 (n o 2)
Pièces issues d'une autre instruction 2 (n o 3)
Secret de l'enquête et de l'instruction (domaine subjectif) 2 (no 1)
Secret de l'enquête et de l'instruction (garanties) 2
Conformité à la Conv. EDH 2 (n o 8)
Garanties procédurales 2 (n o 9)
Secret de l'enquête et de l'instruction (levée) 2
Exercice des droits de la défense 2 (n o 7)
Présomption de participation de l'avocat à une infraction 2 (n o 6)
Secret de l'enquête et de l'instruction (violation) 2 (no 5)
Secret des correspondances (faute) P.72 (no 934)
Secret professionnel (caractères) 2
Caractère général et absolu
immunité 2 (n os 4, 5)
401 / 406
impossibilité pour l'avocat d'être délié du secret par le client 2 (n o 1)
impossibilité pour l'avocat d'être délié du secret par l'ordre 2 (n o 2)
obligation d'écarter des débats une correspondance protégée 2 (n o 3)
Caractère illimité du secret 2 (n o 6)
Caractère légal du secret
composante du droit à un procès équitable 2 (n os 10 et 11)
portée à l'égard de l'avocat 2 (n o 7)
portée à l'égard des tiers 2 (n o 9)
portée à l'égard du client 2 (n o 8)
principe général de droit communautaire 2 (n o 12)
Secret professionnel (domaine objectif) 2
Informations couvertes
bénéficiaires de la vente d'un droit au bail 2 (n o 37)
comptes CARPA 2 (n o 46), P.75 (no 33)
consultation juridique 2 (n o 43)
coordonnées du client 2 (n o 36)
correspondances avec un avocat non ressortissant de l'Union Européenne 2 (n os 28)
correspondances avec un avocat ressortissant de l'Union Européenne 2 (n o 29)
correspondances écrites avec le client 2 (n o 30)
correspondances électroniques avec le client 2 (n o 31)
correspondances entre avocats français 2 (n os 26, 27)
correspondances téléphoniques avec le client 2 (n o 33)
éléments d'un dossier 2 (n os 41, 42)
état de santé du client 2 (n o 35)
faits connus par l'avocat dans l'exercice de ses fonctions 2 (n o 45)
identité du client 2 (n os 37 à 39)
informations reçues du client ou de tiers 2 (n o 34)
nature des prestations fournies 2 (n o 39)
Informations non couvertes
comptabilité 2 (n o 59)
contrôle de comptabilité
consultation juridique 2 (n o 44)
conversations téléphoniques avec un témoin 2 (n o 51)
correspondances adressées à un expert-comptable par l'avocat 2 (n o 51)
correspondances échangées entre les autorités ordinales et un avocat 2 (n o 51)
correspondances n'émanant pas de l'avocat 2 (n o 50)
courriel en copie à un avocat 2 (n o 51)
courrier de convocation 2 (n o 32)
courrier portant la mention officielle 2 (n os 47 à 49)
factures 2 (n o 59)
informations dont l'avocat n'est pas dépositaire à raison de son état ou de sa profession 2 (n o 57)
informations publiques 2 (n os 52 à 56)
marché public
références professionnelles 2 (n o 40)
pièces objet du litige 2 (n o 58)
TVA
domiciliation des bénéficiaires effectifs des prestations fournies 2 (n o 39)
Secret professionnel (domaine subjectif) 2
Accord de confidentialité 2 (n o 19)
Personnes non bénéficiaires du secret
avocat interne à une entreprise 2 (n o 25)
Personnes non tenues au secret
avocat intervenant en qualité d'amiable compositeur 2 (n o 23)
avocat intervenant en qualité de conciliateur 2 (n o 24)
client personne morale 2 (n o 20)
402 / 406
client personne physique 2 (n o 18, 19)
héritiers du client 2 (n o 21)
tiers n'ayant souscrit aucun engagement de confidentialité 2 (n o 22)
Personnes tenues au secret
avocat 2 (n o 13)
avocat étranger 2 (n o 14)
expert-comptable 2 (n o 15)
salarié dans un cabinet d'avocats 2 (n o 17)
secrétaire d'avocat 2 (n o 16)
Secret professionnel (levée) 2
Levée du secret à l'encontre de l'avocat
écoutes téléphoniques 2 (n o 79)
faute professionnelle de l'avocat 2 (n os 81, 82)
limitation de la saisie 2 (n o 78)
perquisitions dans un cabinet d'avocats
compétence du juge 2 (n o 93)
conformité aux droits fondamentaux 2 (n o 88)
contrôle de l'objectif de la saisie 2 (n o 92)
contrôle des documents saisis 2 (n o 91)
garanties 2 (n o 89)
locaux 2 (n o 94)
mandat 2 (n o 90)
présomption de participation de l'avocat à une infraction pénale 2 (n o 77)
visites domiciliaires fondées sur l'article L. 16 B LPF
conformité à la Conv. EDH 2 (n o 85)
garanties 2 (n o 84)
procédure 2 (n o 83)
visites domiciliaires fondées sur l'article L. 450-4 C. com.
conformité aux droits fondamentaux 2 (n o 87)
procédure 2 (n o 86)
Levée du secret par l'avocat
besoin de la défense de l'avocat 2 (n os 65 à 67)
besoin de la défense du client 2 (n os 68, 69)
besoin de la défense d'une partie civile 2 (n o 64)
contrôle de la chambre régionale des comptes 2 (n o 76)
contrôle fiscal 2 (n o 74)
lutte contre la fraude à la sécurité sociale 2 (n o 73)
lutte contre le blanchiment d'argent 2 (n os 70 à 72)
opérations sur un compte CARPA 2 (n o 75)
Secret professionnel (opposabilité) 2 (no 63)
Secret professionnel (protection) 2
Garanties tendant à la préservation du secret 2 (n o 60)
Obligation de se taire 2 (n o 61)
Préservation du secret à l'égard d'un ancien client 2 (n o 62)
Secret professionnel (violation) 2, 4
Absence de violation du secret par l'avocat 2 (n os 99, 100), P.72 (nos 964 à 970)
Absence de violation du secret par un magistrat 2 (n o 101)
Conflit d'intérêts 4 (n os 19 à 24)
Prescription du délit de violation du secret professionnel 2 (n o 97)
Violation du secret par l'avocat 2 (n os 95, 96), P.72 (nos 935 à 959)
Violation du secret par un magistrat 2 (n o 98)
Séquestre P.75
Bâtonnier séquestre P.75 (n o 37)
Conditions P.75 (n o 36)
Défaut de dépôt à la CARPA P.72 (n os 694 à 697)
403 / 406
Dépôt impossible P.72 (n o 699)
Dépôt irrégulier P.72 (n o 698)
Détournement P.72 (n os 707 à 709)
Falsification du décompte P.72 (n o 655)
Fautes
défaut de dépôt P.75 (n os 39, 40)
défaut de placement en compte rémunéré P.75 (n o 45)
défaut de restitution P.75 (n o 41)
détournement de fonds P.75 (n o 42)
maniement de fonds irrégulier P.75 (n o 43)
manquement à l'indépendance P.75 (n o 38)
transfert irrégulier P.75 (n o 44)
Obligation de diligence de l'avocat séquestre P.72 (n os 700 à 706)
Séquestre conventionnel P.75 (n o 46)
Site internet 10
Comparateur d'avocats 10 (n o 38)
Contenu [du] 10 (n os 33 à 37)
Lien hypertexte 10 (n o 34)
Mention d'un domaine d'activité [sur un] 10 (n o 33)
Mention de spécialisation [sur un] 10 (n o 36)
Mentions mensongères et laudatives 10 (n o 35), P.72 (nos 814, 815)
Nom [du] 10 (n os 27 à 32)
Ouverture [d'un] 10 (n os 25 à 26)
Référencement 10 (n o 39)
Sociétés d'avocats P.44, P.47
EIRL
Holdings P.44 (n o 46)
Retrait d'un associé P.72 (n o 972)
Société civile de moyens
Société civile professionnelle
Société d'exercice libéral
Société de participation financière de professions libérales P.47
Société en participation
Société pluri-professionnelle d'exercice
Sociétés et groupements étrangers
Structures d'exercice inter-barreaux
Sollicitation personnalisée
Définition 10.1
Forme 10.3
Marchés publics 10 (n o 24)
Mentions interdites 10.2
Mentions obligatoires 10.3
Spécialisation
Structures d'exercice P.44
Association d'avocats P.44
postulation P.33, P.44 (no 31)
retrait d'un associé P.44 (n os 33, 34)
EIRL P.48.8
Groupements transnationaux entre avocats français et avocats étrangers 16-1
Société civile professionnelle P.44
administration provisoire P.44 (n o 8)
décès d'un associé P.44 (n o 24)
dissolution P.44 (n o 25)
honoraires P.44 (n o 15)
imposition des plus-value P.44 (n o 10)
404 / 406
postulation P.44 (n o 13)
responsabilité P.44 (n o 14)
retrait d'un associé P.44 (n os 16 à 23)
Société d'exercice libéral P.44
cotisations P.44 (n os 28, 29)
mission de représentation P.44 (n o 27)
procédures collectives P.44 (n o 30)
Société en participation P.44
Sociétés et groupements étrangers P.44
partnership P.44 (n os 36, 37)
sociétés et groupements de l'Union européenne P.44 (n o 35)
Société pluri-professionnelle d'exercice P.44 (n o 45)
Structures d'exercice inter-barreaux 17
conflit 17.5
contrats de travail 17.4
contrôle de comptabilité 17.6
formes 17.1
inscription 17.3
postulation 17.2
Structures de moyens P.45
Convention de cabinets groupés P.45
dénomination P.45 (n o 6)
obligation de disposer de bureaux séparés P.45 (n o 7)
paiement du loyer P.45 (n o 8)
Convention de correspondance organique internationale P.45
Convention de correspondance organique nationale P.45
Convention ou statuts d'association ayant pour objet la mise en place d'un réseau national ou international
P.45
Groupement d'intérêt économique P.45
Groupement européen d'intérêt économique P.45
Location et sous-location P.45
Société civile de moyens P.45
conclusion d'un contrat de bail P.45 (n o 2)
dissolution P.45 (n os 3 à 5)
répartition des charges salariales P.45 (n o 1)
Succession d'avocats 6, 9
Autorisation du bâtonnier 9 (n o 4, 5)
Double succession 9 (n o 11)
Honoraires 9 (n os 7 à 12 ), 6 (no 60)
obligation de diligence 9 (n os 9, 10)
Mise en cause du prédécesseur 9 (n o 6)
Successeur 9 (n os 3 s.)
action contre l'avocat dessaisi P.72 (n os 1008 à 1010)
diligence pour le recouvrement des honoraires de l'avocat dessaisi P.72 (n os 1003 à 1007)
interdiction d'agir contre le prédécesseur P.72 (n os 4 à 6)
Transmission du dossier 9 (n os 14 s.)
absence de faute P.72 (n os 979 à 981)
défaut de diligence P.72 (n os 989 à 999)
faute P.72 (n os 973 à 978)
recours 9 (n o 25)
rétention du dossier 9 (n os 14 à 18)
transmission au client P.72 (n o 988)
transmission partielle P.72 (n o 986)
transmission tardive 9 (n os 19, 20), P.72 (nos 982 à 985)
Sursis à statuer
405 / 406
Suspension provisoire
Tableau P.61
Incompétence du conseil de discipline P.72 (n o 7)
Inscription
amendement pour les actes passés P.61 (n os 9, 11, 12)
avocat étranger P.61 (n o 10)
ressortissant de l'UE P.61 (n o 13)
conditions d'inscription P.61 (n os 4 s.)
devoir d'information envers l'ordre P.72 (n os 293 à 295)
faits antérieurs à l'inscription P.72 (n o 7)
devoir d'information envers l'ordre P.72 (n os 293 à 295)
effets P.61 (n os 14 à 16)
refus d'inscription P.61 (n os 7 à 10)
Nature juridique P.61 (n os 1, 2)
Recours P.61 (n os 21 s.)
bâtonnier P.61 (n os 25, 26)
droit d'agir P.61 (n os 21, 22)
procédure P.61 (n os 23 à 27)
Réinscription P.61 (n os 17 s.)
amendement P.61 (n o 20)
refus P.61 (n os 19, 20)
Tarifs 11 (no 42)
Taxation
Travail dissimulé P.72 (no 1013)
TVA 11 (no 75), P.72 (no 547)
Usage illicite de stupéfiants P.72 (no 1011)
Vente judiciaire 12
Cahier des conditions de vente 12 (n o 4, 5)
Conflit d'intérêts 12 (n os 9, 10)
Consignation 12 (n o 7)
Diligences 12 (n o 3)
Faute de l'avocat P.72 (n os 599 à 607)
Solvabilité du client 12 (n os 4 à 6)
Surenchères 12 (nos 12 s. s.)
Violence P.72 (nos 1014 à 1021)
Vol P.72 (no 1022)
406 / 406
Powered by TCPDF ([Link])