Épidémiologie des accidents de la route
Épidémiologie des accidents de la route
1
9.9.2 Prise en charge des traumatismes du rachis : 35
9.9.3 Prise en charge des traumatismes du thorax : 36
9.9.4 Prise en charge des traumatismes des membres 36
9.10 Prévention pour la réduction des AVP 37
9.11 Présentation des études : 39
9. Méthodologie 43
10.1 Le type de l’étude : 43
10.2 Le cadre de l’étude : 43
10.3 Période de l’étude 45
10.4 Population de l’étude 45
10.5 Les techniques et outils de collecte : 46
10.6 Les considérations éthiques et administratives : 46
10.7 Variables 46
10.7.1 Définition des variables 47
10.8 Le plan d’analyse des résultats ; 49
10. CHRONOGRAMME D’ACTIVITES 52
11. BIBLIOGRAPHIE 53
2
1. Liste des tableaux :
3
2. Liste des figures :
4
3. Liste des abréviations :
ECG : Electrocardiogramme.
Km : Kilomètre.
TC : Trauma crânien.
TDM : Tomodensitométrie.
5
4. Introduction
Les accidents de la voie publique (AVP) sont responsables d’un grand nombre de décès et de
séquelles invalidantes dans le monde et sont encore aujourd’hui un problème de santé
publique touchant une population jeune, majoritairement entre 15 et 25 ans, et représentent
l’une des premières causes de décès avant l’âge de 20 ans [8]. Le pire est que, sans des
efforts redoublés et de nouvelles initiatives, le nombre total des décès mondiaux et des
traumatismes imputables à la circulation routière devrait augmenter de quelques 65%
entre 2000 et 2020 et de 80% dans les pays à faible revenu et à revenu moyen. [10]
Selon les statistiques de l’OMS, « Chaque année, près d’1,3 million de personnes – dont plus
de la moitié ne sont ni conducteurs ni passagers d’une voiture – meurent dans un accident de
la circulation, ce qui représente plus de 3000 décès par jour. Vingt à cinquante autres
millions de personnes survivent à des accidents qui provoquent, partout dans le monde, des
traumatismes handicapants. 90% des décès sur les routes surviennent dans des pays à revenu
faible ou intermédiaire, qui possèdent moins de la moitié du parc mondial de véhicules
immatriculés. » [1].
Ce fléau social affecte surtout la population la plus vulnérable représentée par les enfants et
les personnes âgées. Soient 1.500.000 enfants accidentés chaque année, 100.000 hospitalisés
pour une durée de séjour moyen de 5 jours ; 5000 porteurs de séquelles dont beaucoup
entraineront des handicaps tant moteurs que sensoriels, fonctionnels pour les actes courants de
la vie [5].
Selon l’OMS, l’augmentation de 1 km/heure de la vitesse moyenne d’un véhicule entraîne une
hausse de 3% de l’incidence des accidents faisant des blessés et une hausse de 4 à 5% de
l’incidence des accidents mortels [2].
Ainsi dit, cette étude ayant pour but de traiter les caractéristiques épidémiologiques des
patients pris en charge au service d’urgence de l’Hôpital La Providence des Gonaïves (HPG)
suite à un accident de la voie publique de Janvier 2019 à décembre 2019, va permettre aux
autres professionnels de santé ainsi qu’à la population de connaître les mesures de sécurité à
prendre pour réduire le nombre d’AVP par an car la sécurité des routes et des accotements, la
sécurité de la vitesse, la sécurité des véhicules, la sécurité des usagers, sont autant d’éléments
essentiels à prendre en compte en évoquant le problème des accidents de la voie publique.
6
5. Problématique
Les maladies chroniques non transmissibles constituent un problème croissant de santé
publique. Elles posent de sérieux problèmes au point de vue socio-économique. Car classés
parmi les MNT, les traumatismes dus aux accidents de la circulation sont des causes
importantes de morbidité et de mortalité dans le monde ayant des conséquences néfastes sur
l’emploi, la scolarisation, l’autonomie etc…
Selon l’OMS, sans une action soutenue, les AVP deviendront la septième cause de mortalité,
selon les projections, d’ici 2030 [2].
Sur le plan économique, c’est dans les pays à revenu intermédiaire que le taux de mortalité est
le plus élevé, soit 20,1 décès pour 100 000 habitants contre 18,3 pour les pays à revenu faible
et 8,7 pour ceux à revenu élevé [9].
Aux Etats Unis d’Amérique, le taux de mortalité par accidents de la voie publique est de
10,91 pour 100 000 habitants en 2015 par rapport à 11,4 en 2010. Une amélioration qui a été
obtenue grâce aux mesures d’amélioration de sécurité routière [9].
En République Dominicaine, le taux de mortalité par accident de la route a été estimé à 17,3
pour 100 000 habitants contre 12,3 en Jamaïque [7].
Selon une publication faite par la MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la Stabilité
en Haiti) dans le cadre de la mobilisation pour diminuer les risques d’accidents durant la
rentrée scolaire en 2012, ils ont fait mention des chiffres antérieurs de plus de 2724 accidents
enregistrés entre février et septembre 2011, avec 101 morts rien que dans la région
métropolitaine. Selon le directeur de la Circulation à l’époque, Will Dimanche, les principales
causes des accidents seraient le délabrement des véhicules de transport publics et l’état du
réseau routier haïtien [3].
Cette étude propose de mettre en relief les caractéristiques épidémiologiques des patients vus
au service d’urgence de l’Hôpital Universitaire La Paix de Janvier 2018 à Janvier 2019.
7
6. Justification
Le choix de cette thématique est guidé, d’une part, par la fréquence des cas d’accident de la
voie publique en Haïti. Et, d’autre part par l’existence de très peu de données statistiques
concernant les accidents de la voie publique dans la littérature médicale haïtienne. Ce qui
nous porte à engager les recherches sur ce sujet dans l’ambition d’en mettre à disposition de
tous, les données résultantes.
8
7. Revue de littérature
Encore appelée phase exploratoire, notre revue de littérature va définir les concepts
fondamentaux abordés dans la rédaction de notre thèse à partir des travaux déjà effectués par
d’autres auteurs sur le sujet de notre étude. On va d’abord définir l’AVP, nous concentrer sur
l’épidémiologie de l’AVP dans le monde, identifier les principales causes et les principaux
facteurs de risque, décrire les types de lésions et la nature de l’AVP, parler des types de
traumatisme à partir du diagnostic radiologique, et enfin, parler de la prise en charge en
fonction du type de traumatismes.
8.1 Annuaires :
Les documents utilisés pour réaliser ce travail sont, en majeur partie, des articles publiés sur
des moteurs de recherches fiables comme :
PubMed,
Google Scholar,
Site de l’OMS.
Et d’autres sites respectant une certaine rigueur scientifique.
Les articles sont choisis en fonction des données épidémiologiques fournies, le moteur de
recherche et leurs dates de publication, soient des données datant de moins de 10 ans.
8.2 Mots-clés
Ceux utilisés pour notre recherche sont les suivants :
8. Généralités
9
9.1 Définition
L’accident de la voie publique dit AVP est un choc qui a lieu sur le réseau routier entre un
engin roulant (automobile, moto, vélo, etc.) et toutes autres choses ou personnes et qui
engendre des blessures humaines et/ou des dégâts matériels, que ces dégâts soient occasionnés
aux véhicules, à un élément de la route (chaussée, panneaux, barrières de protection, etc…) ou
un élément extérieur à celle-ci (bâtiment, mobilier urbain, cabine de téléphone, arbre) [6].
Trauma : ensemble des troubles générés sur l’organisme des causes exogènes suite à un choc,
une situation de stress, une agression, dans un contexte imprévu souvent violent.
Polytraumatisme : ensemble des troubles dus à plusieurs lésions d’origine traumatique, dont
une au moins menace la vie du patient. Cette notion implique donc un risque patent ou latent
d’évolution fatale par atteinte des grandes fonctions vitales, qui impose un traitement rapide
des associations lésionnelles, évidentes ou non.
Pneumothorax : Présence d’air dans l’espace compris entre les poumons et la paroi
thoracique.
Poly fracturé : patient présentant au moins deux fractures intéressant des segments
anatomiques différents ; qui peuvent être des polytraumatisés par atteinte d’une fonction
vitale.
10
Contusion : Sang ou saignement sous la peau du a un traumatisme quelconque, bleutée ou
noirâtre au début, évoluant à mesure que la guérison progresse.
Hématome : Collection de sang formée dans une cavité naturelle ou à l’intérieur d’un tissu
suite à une hémorragie.
Hémorragie : écoulement de sang hors des vaisseaux sanguins pouvant être externe ou
interne.
Luxation : c’est un déplacement permanent de deux surfaces articulaires qui ont perdu plus
ou moins complètement les rapports qu’elles affectent l’une de l’autre.
Entorse : c’est une lésion traumatique d’une articulation résultant de sa distorsion brusque,
avec élongation ou arrachement des ligaments sans déplacement permanent des surfaces
articulaires.
9.2Epidémiologie
Les hommes sont plus souvent concernés que les femmes par les accidents de la route : 629
hommes sur 100 000 chaque année en moyenne contre 343 femmes sur 100 000, soit un
rapport d’incidence de 1,8, toutes gravités confondues. Ils sont majoritaires quel que soit le
moyen de transport à l’exception de la voiture et des transports en commun (cf. premier
tableau). Les hommes sont principalement accidentés en tant qu’usagers de deux-roues à
moteur (près de 4 sur 10) ou occupants de voiture (3 sur 10). Les femmes sont
majoritairement blessées en voiture (6 sur 10) ou en tant que piétons, cyclistes ou usagers de
deux roues motorisés (1 sur 10 pour chaque type d’usager)
11
Tableau 1 : ↓ Années 2007 à 2010 – Répartition des victimes d’accident de la circulation par type
d’usager et sexe.
Patins, planches,
Selon une étude faite à Cotonou au Benin en 2013, 222 sujets (Zémidjan) ont été reçus pour
accident de circulation.
L’âge moyen était de 32,8 ans avec des extrêmes de 16 et 70 ans ; les sujets de 25–35 ans
étaient majoritaires (Fig. 1). La prédominance était masculine (219 hommes, 3 femmes). Cent
1
Pour 1,2 % des automobilistes, on ignore le statut de conducteur ou passager
2
Dont 33 inconnus, 206 quads, 54 voiturettes, 21 tracteurs ou engins, 19 trams, 12 karts, 7 fauteuils roulants, 7 poussettes, 2
motos
enfants et 8 « autre, sans précision »
12
soixante-quatre sujets (74,2 %) étaient non scolarisés, 52 sujets (23,5 %) avaient fait des
études primaires et 5 sujets (2,4 %) des études secondaires. (17)
Source :Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]
Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]
13
Les accidents étaient plus fréquents de 18 heures à 00 heure (55,86 %), 40,54 % des accidents
étaient rencontrés entre 20 heures et minuit (Fig. 3) :
Figure 3 : Répartition en nombre de la population d’étude selon la tranche d’heure de l’accident de la voie publique.
Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]
Les accidents de type moto-moto étaient les plus fréquents (71 cas, soit 32 %), suivis des
accidents de type moto-auto (29,7 %) (Fig. 4) :
14
Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]
1. L’excès de vitesse,
2. La conduite en état d’ébriété ou sous influence de substances psychoactives,
3. Le non-respect ou l’absence de dispositions de sécurité (casque, ceinture de sécurité,
siège auto pour enfants…),
4. La distraction au volant en raison de l’usage du téléphone portable,
5. Une infrastructure routière dangereuse,
6. Le non-respect du code de la route.
15
Source : Accident de la route et identification des facteurs de
risque/[Link]
suivantes :
- l’état alcoolique : 9%
Selon une étude faite au Mali, il ressort que les causes d’accident sont par ordre de
fréquence décroissante : (12)
-Autres : 2,20%.
16
9.5.2 Causes liées aux véhicules:
Ces causes occupent une place non négligeable dans la survenue des accidents. Des
statistiques Nord-Américaines (National Mighway Trafic Safety Administration) et
Françaises (Professeur SICARD) évaluent à 7% le nombre d’accident de la voie publique
imputable à des services techniques du véhicule(11)
Au Mali, des contrôles techniques inopinés en 2003, ont retenu 2979 véhicules en mauvais
état sur 60477 véhicules visités.
- la défectuosité de la suspension.
Les engins à deux roues ont aussi un rôle considérable, une participation maximale dans les
accidents de la circulation routière. Selon la Direction Nationale des Transports du Mali [8],
les victimes d’accidents de la circulation au Mali sont à plus de 60% les conducteurs ou des
passagers ou des piétons renversés par les engins à deux roues.
C’est lui qui, à tout moment doit s’adapter si certains paramètres changent au niveau des deux
autres facteurs (véhicule – milieu), par exemple le conducteur règle la vitesse par rapport :
- au profil de la route ;
- au revêtement de la chaussée ;
17
Les statistiques mondiales accablent l’homme de la responsabilité de 80 à 95% des accidents
de la voie publique.
L’état psychologique et physique est chez le conducteur, des paramètres essentiels dont les
fluctuations régissent l’adaptabilité à la conduite :
2. stade d’interprétation,
3. stade d’action.
18
9.5.4 Causes liées à la route et à son environnement :
Les statistiques françaises (Professeur SICARD) accordent une incidence infinie de 1,6% à la
route et à son environnement dans la genèse des accidents de la voie publique(11).
19
de la tête, du tronc et des membres (3 cas). Onze polytraumatisés et 5 polyfracturés ont été
dénombrés parmi ces cas d’associations lésionnelles (Tableau 2).
Tête-cou :
Crane 56 25,2
Face 55 24,8
Rachis cervical. 3 1,4
Tronc :
Thorax 2 0,9
Abdomen 7 3,2
Membres :
Supérieurs 20 9
Inferieurs 40 18
Supérieurs +inférieurs 8 3,6
Associations 31 14
Total 322 100
Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]
Le nombre mensuel des traumatisés crâniens au cours de l’année atteignait son maximum en
décembre (10 cas) et diminuait brutalement dès le mois de janvier (Fig. 8) :
Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]
20
Bilan lésionnel : Selon l’échelle AIS (Abbreviated Injury Scale 3) version 1990, chaque lésion
est décrite selon un code en six caractères qui permet de spécifier la région corporelle 4,
l’organe atteint et la nature de la lésion. À chaque lésion est affecté un score de gravité
immédiate appelé score AIS, prenant en compte le risque vital, la rapidité, la complexité et la
longueur attendue des soins. Il est compris entre 1 (gravité mineure) et 6 (gravité maximale :
lésion toujours mortelle). Les lésions élémentaires qu’on peutobserver pour le plus grand
nombre de victimes sont, pour chaque niveau de gravité:
– AIS1 : étirement de la colonne cervicale sans fracture ni luxation, érosions cutanées sur tout
le corps ou dans une zone indéterminée, contusion superficielle du cou, contusion du genou,
maux de tête ou vertiges secondaires à un traumatisme crânien, contusion de l’épaule,
hématome superficiel du membre inférieur, hématome superficiel du thorax, contusion du
thorax, étirement de la colonne lombaire sans fracture ni luxation ;
– AIS4 : contusion pulmonaire bilatérale, fractures multiples et bilatérales de côtes (au moins
quatre d’un côté, au plus trois de l’autre) avec hémo ou pneumothorax, hématome sous-dural
petit (< 50cm3 chez l’adulte, 25 cm3 chez l’enfant, ou sans précision sur la taille), hémorragie
cérébrale intra ventriculaire, fracture complexe de la base du crâne, plaie majeure de rate,
fractures costales multiples avec troubles respiratoires « volet costal », hématome sous-dural,
œdème cérébral modéré, hématome extradural petit (< 50cm3 chez l’adulte, 25 cm3 chez
l’enfant) ;
– AIS5 : œdème cérébral sévère, fractures multiples et bilatérales de côtes (au moins quatre de
chaque côté) avec hémo ou pneumothorax, lésion axonale diffuse du cerveau, déchirure de la
substance blanche, fractures costales multiples avec troubles respiratoires « volet costal »
3
D’aprèsl’Association for the Advancement of Automotive Medicine (AAAM)
4
Les neuf régions corporelles sont la tête, la face, le cou (hors colonne vertébrale), le thorax (hors colonne), l’abdomen (hors colonne),
la colonne vertébrale, le membre supérieur, le membre inférieur (comprenant le bassin), la « zone externe », c’est-à-dire la peau.
21
bilatéral, hématome sous-dural bilatéral, hématome sous-dural volumineux (50 cm3 chez
l’adulte, 25 cm3 avant dix ans) ;
– AIS6 : destruction massive du crâne et du cerveau, plaie majeure de l’aorte thoracique, plaie
de la moelle épinière au niveau de C3 ou au-dessus, avec signes neurologiques permanents et
fracture, plaie de la moelle épinière au niveau C3 ou au-dessus, avec signes neurologiques
permanents, fracture et luxation, écrasement bilatéral du thorax, plaie avec perforation du
cœur, plaie de la moelle épinière au niveau de C3 ou au-dessus, avec signes neurologiques
permanents et luxation, destruction massive du tronc cérébral, arrachement du foie, brûlures
du 2e ou 3e degré ≥ = 90 %,carbonisation.
9.7Examen clinique
L'examen clinique complet est indispensable, d'une part pour évaluer les détresses vitales
éventuelles, d'autre part pour orienter les examens d'imagerie qui sont au centre du bilan
lésionnel. Cet examen clinique doit être mené méthodiquement mais rapidement, couplé aux
mesures de réanimation volémique et respiratoire nécessaires.
22
23
Source : [Link]
24
Vérifier (facteurs extrinsèques);
Observer;
Stimuler (au besoin);
Évaluer (noter).
Source : 2015 Approche rationnelle et prise en charge du patient dyspnéique en médecine générale Mols
Pierre, 2015, RMB/[Link]
9.8Paraclinique
Les examens permettant de réaliser le bilan lésionnel du traumatisé grave sont dominés par
l'imagerie. La biologie, l'ECG, l'endoscopie sont beaucoup moins contributifs. La ponction-
lavage du péritoine garde une place à part, mais reste très usitée dans les pays anglo-saxons.
Les différents examens seront dans un premier temps passés en revue en ciblant les questions
auxquelles ils peuvent répondre et les problèmes qu'ils ne peuvent résoudre. (13)
25
9.8.1 Radiologie standard
Thorax
La radiographie pulmonaire de face reste un élément clé du bilan conventionnel, avec comme
objectif, la recherche d'un épanchement pleural compressif. Le cliché de face peut être répété
pour suivre l'évolution et contrôler la position d'un drain ou d'un cathéter.
des lésions pulmonaires, souvent sous-estimées : une radiographie peut rester normale
alors que la contusion touche le tiers du parenchyme, invitant alors à redoubler de
prudence dans le remplissage vasculaire ;
Elle peut aussi révéler un emphysème sous-cutané, des fractures (sternum et côtes)
mais avec un mauvais rendement, une rupture diaphragmatique, avec des difficultés en
cas d'hémothorax ou de contusion associée.
Crâne et face
Les radiographies standard comportent quatre incidences : une face, deux profils et une
incidence de Worms. L'incidence de Waters et le défilé maxillaire étudient le massif facial et
la mandibule. L'incidence de Hirz étudiant la base du crâne doit être proscrite du fait du risque
d'aggravation d'une lésion du rachis cervical. L'interprétation est délicate et expose à de
26
fréquentes erreurs de diagnostic. Ces clichés recherchent essentiellement une fracture de la
voûte.
Rachis
Ce bilan est systématique pour tout patient traumatisé, dont le score de Glasgow est inférieur
ou égal à 8, chez qui l'examen clinique est rendu difficile. Le recours à la tomodensitométrie
ne résout pas tous les problèmes, car il n'est pas possible d'explorer l'ensemble des vertèbres
du fait du nombre de coupes nécessaires qui atteignent les contraintes thermiques du tube.
L'abdomen sans préparation (ASP) comporte un cliché de face et un profil à rayon horizontal
chez un patient couché. Il peut montrer des signes indirects d'hémopéritoine ou de lésions
rétro-péritonéales et peut révéler un pneumopéritoine, souvent mieux vu en décubitus latéral
gauche. En fait, cette position est souvent contre-indiquée par l'état hémodynamique et les
lésions associées.
Bassin
Le cliché de face du bassin met en évidence les fractures pelviennes qui, associées à une
instabilité hémodynamique, doivent orienter vers un plateau de radiologie interventionnelle.
La présence d'une fracture ilio- ou ischiopubienne ou d'une disjonction pubienne contre-
indique le sondage urétral chez l'homme.
9.8.2 Tomodensitométrie
27
Thorax
L'acquisition se fait en technique hélicoïdale, sans, puis avec injection de produit de contraste,
par coupes jointives de 10 mm ; le blessé se trouve en décubitus dorsal bras tendus, levés
derrière la tête, un topogramme permet de sélectionner les plans de coupe. L'étude se fait en
double fenêtre.
lésions pariétales : 50 % des lésions pariétales sont en effet méconnues sur cliché
standard; cependant, le diagnostic d'un volet thoracique ou de fracture de côte reste
surtout clinique;
contusion pulmonaire : elle est souvent beaucoup plus étendue qu'il n'y paraît sur le
cliché simple ;
Crâne
28
HED sans effet de masse ne sont pas évacués ;
- hématome sous-dural (HSD) à effet de masse important, en partie lié à l'attrition
cérébrale sous-jacente ;
- hémorragie méningée : diffuse ou ventriculaire avec risque d'hydrocéphalie secondaire ;
- contusions, hématomes intracérébraux, oedème avec effacement des citernes de la base,
engagements ;
- les lésions axonales diffuses sont cependant peu visibles en TDM.
Rachis
Abdomen et bassin
L'examen se fait sans injection au départ pour repérer un saignement au niveau abdominal
supérieur, puis avec injection iodée, couplée ou non à une opacification digestive L'examen
précise les lésions osseuses du bassin, sacrum en particulier.
Échographie
Angiographie
Elle a pour objectif le diagnostic topographique précis d'un saignement suspecté par la
clinique. L'angiographie est particulièrement intéressante dans les saignements massifs des
fractures graves du bassin pour emboliser une artère hypogastrique ou une de ses branches
(fessière supérieure ou sacrées latérales) dont l'hémostase chirurgicale est difficile.
30
Dans les traumatismes complexes d'un membre, avec ischémie aiguë, l'artériographie permet
de guider la thérapeutique. Néanmoins, le produit de contraste est source d'insuffisance rénale
chez ce type de patient.
L'imagerie par résonance magnétique nucléaire (RMN) est un examen long, nécessitant
l'immobilité du patient qui reste inaccessible pendant tout l'examen.
Pour l'exploration rachidienne, la RMN permet de réaliser des coupes sagittales et fournit une
imagerie exceptionnelle de la moelle. Toutefois, la principale, et probablement la seule
indication de la RMN en urgence, est une atteinte médullaire sans lésion osseuse décelable : la
RMN visualise alors aisément une hernie discale traumatique, un hématome extradural ou une
contusion médullaire.
Ces examens complémentaires sont longs et rendent le monitorage difficile. Ils ne s'adressent
donc qu'aux patients à l'état hémodynamique parfaitement stabilisé chez lesquels la
réanimation, débutée à la phase préhospitalière, est poursuivie.
Électrocardiogramme
L'ECG chez le patient polytraumatisé doit être réalisé à l'admission. Il sert de référence et
permet de détecter des anomalies de repolarisation, de conduction ou du rythme cardiaque
pouvant orienter vers le diagnostic de contusion myocardique.
Fibroscopie
Ponction-lavage du péritoine
31
C'est un examen invasif, dont la seule indication devrait être la recherche d'un hémopéritoine.
L'aspiration de plus de 5 mL de sang, une numération du retour de dialyse montrant plus de
100 000 hématies par mL ou plus de 50 leucocytes, signent respectivement l'hémopéritoine ou
la rupture d'organe creux, avec de bonnes sensibilité et spécificité (87-97 %); la PLP ne doit
pas se faire avant échographie. Sous sa forme simplifiée (ponction à l'aiguille), elle peut
permettre de faire admettre en urgence un blessé instable en salle d'opération.
Biologie
Sur les lieux de l’accident une prise en charge pré-hospitalière par les équipes du SAMU est
indispensable pour :
32
devant la présence de signes évocateurs d’engagement cérébral, mannitol à 20 % à la
dose de 0,25 à 1 g/kg en 20 minutes.
La ventilation assistée pour obtenir une PaO2 au moins supérieure à 60 mmHg et une
PaCO2 entre 35 et 40 mmHg,
Les aspirations trachéales peuvent entraîner une élévation de la pression
intracrânienne et doivent être précédées d’une oxygénation et être limitées en durée.
33
La sédation à visée analgésique ; pour contrôler l’agitation, l’hypertonie et ls
désordres végétatifs.
de maintenir une volémie optimale afin d’obtenir une PPC de 70 mmHg ou plus
de lutter contre l’hyperthermie
d’éviter la gêne au retour veineux jugulaire
de prévenir les convulsions ;
d’élever la tête du lit, sans dépasser 30° ;
le mannitol peut être utilisé en cas d’hypertension intracrânienne, à 20 % : 0,25 à
1 g/kg en 20 minutes intraveineux, en respectant une osmolarité inférieure à
320 mOsm/L et en maintenant une normovolémie ;
dans le cadre de l’HIC réfractaire, les barbituriques peuvent être utilisés. Les
complications potentielles de ce traitement imposent l’utilisation d’une surveillance
hémodynamique appropriée. On utilise le thiopental. Les posologies sont adaptées en
fonction de leurs effets sur la PIC et en fonction de leurs taux circulants (maximum
30 pg/mI chez l’adulte). (14)
34
lésions cervicales : traction cervicale avec étrier crânien suivie après réduction
par une ostéosynthèse chirurgicale ou rarement par une contention par
minerve.
lésions dorso-lombaires : en général une intervention neurochirurgicale est
nécessaire pourréaliser une contention par ostéosynthèse.
Les blessures mettant immédiatement le pronostic vital en jeu sont traitées au lit du malade
au moment du diagnostic:
35
Traumatisme pénétrant non thoracique avec un besoin de réanimation
cardiorespiratoire de < 5 min.
Traumatisme contondant avec un besoin de réanimation cardiorespiratoire < 10 min.
Persistance d'une PA systolique < 60 mmHg en cas de suspicion de tamponnade
cardiaque, d'hémorragie ou d'embolie gazeuse. (15)
Analgésie
En première intention l’analgésie se fera par voie intraveineuse, avec des antalgiques de tel
que le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il est aussi possible de passer aux
antalgiques de niveau 2 puis ceux de niveau 3.
Immobilisation
L’immobilisation provisoire est réalisée une fois l’examen locorégional terminé, parfois pour
faciliter celui-ci. En cas de doute, elle doit cependant être systématique sans préjuger de la
gravité. L’objectif est d’éviter une aggravation lésionnelle en supprimant toute possibilité de
mouvements, de diminuer la composante douloureuse de tout traumatisme et de diminuer le
stress générateur de complications.
ôter bagues, bijoux, montre pour éviter qu’ils ne deviennent dangereux du fait de
l’apparition précoce de l’œdème ;
36
agir avec méthode pour engager le matériel autant que possible par les espaces ou les
creux de la région à immobiliser ;
37
Interdire aux conducteurs d'utiliser des téléphones portables tenus à la main.
Eduquer et informer le public.
Dans une étude faite sur les aspects épidémio-cliniques des accidents de voie publique au
service d’accueil des urgences chu Gabriel Touré à Bamako sur une période de trois ans
(janvier 2007 à décembre 2009) en analysant 2450 dossiers d’hospitalisation avec un suivi
allant de 0 à 45 jours. La tranche d’âge la plus touchée était celle des 15-29 ans (43%)
avec une prédominance masculine soit (81%). Le mécanisme moto-piétons était le plus
représenté avec 30, 8%. Les principales lésions observées étaient des traumatismes
crâniens (58, 9%), suivis des fractures des membres (13, 5%). La mortalité a été surtout
élevée chez les jeunes hommes de 15-29 ans et elle était surtout liée aux traumatismes
crâniens. (21)
D'après une étude prospective descriptive et transversale sur les fractures dues aux
accidents de la voie publique à l’hôpital régional de N’Gaoundéré au Cameroun sur une
période allant du 1er mai au 31 Juillet 2014. Les traumatisés représentaient 25, 4% de
l'ensemble des patients hospitalisés. Leur âge moyen était de 30 ans, avec une
prédominance masculine. Les conducteurs de mototaxi étaient les plus nombreux. Le
membre inférieur était le plus touché avec le plus souvent de fractures ouvertes. D’autres
lésions telles que les dermabrasions, les contusions et les troubles neurologiques étaient
également présentes. (20)
Dans une étude descriptive faite au service ORL-CCF de l’hôpital d’Instruction des
Armées - Centre Hospitalier Universitaire de Cotonou au BENIN sur une période de 18
38
mois du 10 Janvier 2017 au 9 Juillet 2018 ayant inclus 220 patients pris en charge pour
traumatisme cranio-facial secondaire à un accident de la voie publique. L’âge moyen était
de 27, 40 ans [18 à 58 ans] avec un sex ratio de 5, 11. Les conducteurs de taxi-motos
étaient les plus représentés (44, 09%). L’AVP était survenu le plus souvent la nuit entre
22h et 06h (54, 54%) pendant le dernier trimestre de l’année (54, 09%) et a engendré des
lésions osseuses (73, 33%). Le choc était causé principalement par des taxis-motos (80%).
La collision motocycliste-motocycliste était la plus fréquente (60%). Les principales
doléances étaient les douleurs (44, 55%); des plaies cervico-faciales (25%); l’obstruction
nasale (36%), et le saignement (15, 90%). Le bilan lésionnel objectivait une atteinte des
parties molles (61, 36%) et les fractures de l’étage moyen de la face (71, 36%). Le suivi a
été en ambulatoire dans 51, 36%. Les lésions associées représentaient 13, 18% des cas. Le
pronostic vital a été rarement menacé (6, 64%). (19)
Dans une étude transversale sur les accidents de cyclomoteurs: mécanismes lésionnels et
aspects anatomo-cliniques menée sur une période de 12 mois (1er juillet 2011 au 30 juin
2012) au niveau du Centre Hospitalier Régional de Kaffrine. Elle portait sur les patients
admis au service d'Accueil pour accident de la voie publique ayant impliqué un
cyclomoteur. Durant la période d'étude, 223 accidentés de la voie publique étaient reçus. Il
s'agissait de 129 patients dont 112 hommes (86,8 % des cas) et de 17 femmes (13,2 % des
cas). L'âge moyen était de 30,5 ans avec des extrêmes de 2 ans et 75 ans. La tranche d'âge
21-30 ans était la plus représentative avec un effectif de 45 cas. Le mécanisme de
l'accident était précisé à l'interrogatoire. Le bilan lésionnel basé sur les examens clinique
et paraclinique était décrit en fonction du mécanisme de l'accident. Les séquelles étaient
évaluées après une année de suivi des patients. Les paramètres étudiés étaient les aspects
épidémiologiques, les circonstances et mécanismes de l'accident et le bilan lésionnel en
fonction du mécanisme. (22)
Dans une étude transversale descriptive allant du 1er janvier au 30 juin 2016, portant sur
230 patients victimes d’ATR reçus dans le service de Chirurgie de l’hôpital Matand en
Ville de Butembo. Les traumatismes crâniens ont été plus représentés avec 53% ; suivis
39
des traumatismes des membres inférieurs et facials respectivement dans 21,4 et 9,5%.
67,4% des patients avaient bénéficié d’un dosage du taux d’hémoglobine, 45,6% d’une
radiographie standard, le groupage sanguin dans 16% de cas et 0,8% d’une échographie
abdominale. Les patients ayant passé moins de 6 jours à l’hôpital étaient plus représentés
avec 47,8% de cas. Les complications infectieuses ont été observées dans 9% des cas,
suivies de choc par anémie hémorragique dans 7% de cas, de cal vicieux dans 3,4% de
cas, et de raideur articulaire dans 0,9% de cas. 6 décès soit 2,6% de cas ont été retrouvé,
tous dus aux traumatismes cranio-encéphalique. (23)
Dans une étude rétro prospective quis’est étalée de janvier 2007 à décembre 2009,réalisée
au service des urgences chirurgicales de l’hôpital Gabriel Touré, au Mali,54263
consultations externes ont été effectuées au SUC, 28978 étaient liées aux AVP soit
53,40% de consultations. Parmi ceux-ci 2450 ont été hospitalisés soit 8,45%.Le sexe
masculin était prédominant dans cette série soit 81% avec un sexe ratio de 4,25 en faveur
des hommes Quarante-trois pour cent des patients avaient un âge compris entre 15 et 29
ans. La moyenne d’âge était de 29,04 ans avec un écartype de 17,34. Les âges extrêmes
ont été de 2 ans pour le minimum et 80 ans pour le maximum. 68,4% des accidents ont eu
lieu entre 7h30 et 16h. Le traumatisme crânien était la lésion la plus fréquente dans cette
série avec 1442 cas soit 58,9%. Soixante-quinze pour cent des décès au SUC étaient en
rapport avec les accidents de la voie publique soit 555 sur les 744 décès. (24)
Dans une étude prospective continue sur 2 ans : du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2008,
dans le service d’orthopédie-traumatologie de l’hôpital général de Grand-Yoff de
Dakar/Sénégal sur les aspects épidémiologique et clinique des accidents, 246 patients ont
été reçus : 222 hommes et 24 femmes. La moyenne d’âge était de 31,5 ans. Parmi les
traumatisés: 175 conducteurs, 36 passagers et 35 piétons. 310 lésions ont été retrouvées
chez les 246 patients, elles étaient prédominantes au niveau des membres inférieurs, avec
60%. Seuls 6% présentaient un Traumatisme Crânio-Encéphalique (TCE), et parmi ceux-
ci 3 conducteurs étaient décédés et ils étaient tous non casqué[Link] y a eu 310 lésions chez
les 246 patients, avec 60,5% de lésions aux membres inférieurs et 31,3% aux membres
40
supérieurs. Seuls 1,6% de lésions du rachisétaient notées et 6% de traumatismes crânio-
encéphaliques, dont avec 3 patients décédés (ils étaient tous non casqués). (25)
Pendant la période d’étude, sur 1977 consultations effectuées de janvier à juin 2007, dans
le service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique du C.H.U Gabriel Touré, 287
patients, soient des enfants de 5 à 15 ans, avaient pour motif un accident de la voie
publique soit une fréquence de 14,52 %. Il découle de cette étude que la tranche d’âge de
11-15 ans a été la plus concernée avec 67,60 % pour les deux sexes. Cela s’explique par le
fait qu’elle représente la couche la plus active de la population concernée par l’étude et à
cause des déplacements liés à la scolarisation. 107 cas des traumatismes siégeaient au
niveau des membres inférieurs, soit 37,28 %, suivi de 53 cas de traumatisme crânien, soit
18,47 %. Ces parties du corps humain représentent des zones exposées chez les piétons,
sujettes au moindre choc direct ou indirect.(26)
41
9. Méthodologie
10.1 Le type de l’étude :
C’est une étude descriptive rétrospective, mono centrique.
Situation géographique
Services
Services médico-techniques :
42
une pédiatrie d’une capacité de 20 berceaux et 20 lits,
une salle d’odontologie,
une salle d’imagerie médicale,
un laboratoire,
une salle d’anapathologie,
une pharmacie et un espace de stérilisation.
Services de soutien :
Services administratifs :
La Direction Médicale.
L’Administration.
Les Statistiques et les Archives.
Le Service des Ressources Humaines.
Les Finances.
43
La Logistique.
Le Secrétariat.
Activités de l’HPG :
Il s’agit de :
Service d’urgences :
Le service des urgences avec une capacité de 20 lits se répartit en : une salle d’accueil, une
salle de triage, une salle déchoquage, une salle d’observation d’hommes, de femmes et
pédiatrique, une salle de suture et de pansement, une toilette pour les personnels de santé et
deux autres pour les patients. Les personnels sont répartis en : 1 urgentiste, 7 médecins
généralistes dont le chef de service, 14 infirmières de ligne dont le chef des infirmières et une
assistante, 6 auxiliaires-infirmières, 5 personnels de maintien et 4 brancardiers.
44
Les critères d’inclusion :
Patients de tout âge et des deux sexes ayant un dossier ou une note d’observation mentionnant
la date de l’accident, l’âge, le sexe du patient, la profession, la commune de résidence, le
mécanisme de l’accident, le type de traumatisme et les caractéristiques des lésions.
Dossiers qui concernent des cas de traumatismes non causés par un accident de la voie
publique (bagarres, plaies par balles...) y compris les dossiers incomplets (l’âge, sexe, ou la
nature de l’accident manquants).
Pour s’assurer de la bonne collecte de données, les dossiers déjà consultés seront étiquetés en
jaune, non consultés en vert et ceux dont le diagnostic étiologique n’est pas un AVP seront en
rouge.
Ensuite, pour obtenir l’accès aux dossiers des patients admis aux urgences de l’Hôpital La
Providence des Gonaïves (HPG), on remettra cette lettre au directeur de l’hôpital qui nous
donnera son autorisation formelle et légale nous permettant ainsi de collecter les données dont
nous aurons besoin pour l’étude.
Pour garantir la protection de la confidentialité des informations contenues dans les dossiers
des patients, on établira un code en fonction du nom et de l’âge du patient. Ainsi, l’identité du
patient ne sera pas révélée. Ex : Pierre Louis, 32 ans (code : PL-32).
10.7 Variables
Les variables de cette étude sont les suivantes :
45
Les caractéristiques socio-démographiques : l’âge, le sexe, commune de résidence,
profession.
Nature de l’accident
Le type de traumatisme.
Variable quantitative :
Variables qualitatives :
● Nature de l’accident : la nature de l’accident est définie par l’élément ayant provoqué
représenté par la région du corps qui est affectée par le trauma et les caractéristiques
des lésions représentent le type de lésions engendré par le trauma.
Définition opérationnelle :
Variable quantitative
46
● L’âge : celui inscrit dans le dossier médical lors de l’admission du sujet à l’hôpital.
Variables qualitatives :
o Proportion de sexe M ou F :
Population de l’étude
Population de l’étude
47
o Trauma cervical/ population de l’étude X 100
● Nature de l’accident : la nature de l’accident est définie par l’élément ayant provoqué
Epidémiologie descriptive :
• Piéton- moto
• Piéton- auto
• Vélo- moto
• Vélo- auto
48
• Moto-moto
• Autres : à préciser
• Traumatisme crânien
• Traumatisme du rachis.
• Traumatisme du thorax.
• Traumatisme abdominal.
• Traumatisme des membres.
• Plaies
• Contusion
• Hématome
• Fracture ouverte ou fermée
• Luxation
• Entorse
• Avulsion dentaire.
• Trauma crânien léger, modéré à sévère.
• Volet thoracique.
• Pneumothorax/Hémothorax.
• Hémarthrose.
• Brûlure.
Analyse bi-variée :
49
10. CHRONOGRAMME D’ACTIVITES
Soutenance
50
11. BIBLIOGRAPHIE
1. OMS
Plan mondial pour la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020, p4/29,
pub 2011, anglais, français
[Link]
51
7. Violence injury prevention road safety status data table
[Link]
table_a2_fr.pdf
11. La, E T D E
Scientifique, Recherche
Bamako, Université D E
Faculté de médecine de pharmacie et d’odonto-stomatologiebamako mali
[Link]
52
14. Principes du traitement des traumatismes crâniens
[Link]
16. [Link]
20. D Ngaroua, Jérémie Mbo, Natacha Aidego AM, YaoubaDjibrilla, Joseph EloundouN
Les fractures dues aux accidents de la voie publique à l’hôpital régional de
NGaoundere (Cameroun)
[Link]
53
Aspects épidemiocliniques des accidents de voie publique au service d'accueil des
urgences chu Gabriel Toure Bamako
[Link]
24. Aspects épidémiologiques des AVP au service d’accueil des urgences CHU
GABRIEL TOURE BAMAKO
[Link]
54
Fiche d’enquête :
Numéro du dossier : ………..
I. Identification du sujet
Profession :……………………………
Vélo-Moto : □ Vélo-Auto : □
55
Traumatisme du rachis cervicale : oui □ non □
Si oui : - préciser………………………..
56