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Épidémiologie des accidents de la route

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Table des matières

1. Liste des tableaux : 2


2. Liste des figures : 3
3. Liste des abréviations : 4
4. Introduction 5
5. Problématique 6
6. Justification 7
7.1 Questions de l’étude 8
7.2 Objectifs de l’étude 8
7.2.1 Objectif Général 8
7.2.2 Objectifs Spécifiques 8
7. Revue de littérature 8
8.1 Annuaires : 9
8.2 Mots-clés 9
8. Généralités 9
9.1 Définition 9
9.1.1 Définition de quelques terminologies 10
9.2 Epidémiologie 11
9.3 Types d’accident de la route 15
9.4 Principaux facteurs de risques 15
9.5 Causes principales d’AVP 16
9.5.1 Causes générales : 16
9.5.2 Causes liées aux véhicules: 17
9.5.3 Causes liées à l’usager : 17
9.5.4 Causes liées à la route et à son environnement : 18
9.6 Siège des lésions 19
9.7 Examen clinique 22
9.8 Paraclinique 25
9.8.1 Radiologie standard 26
9.8.2 Tomodensitométrie 28
9.8.3 Examens ultrasonographiques 30
9.8.4 Autres examens 32
9.9 Prise en charge en cas d’AVP 33
9.9.1 Prise en charge des traumatismes crâniens 33

1
9.9.2 Prise en charge des traumatismes du rachis : 35
9.9.3 Prise en charge des traumatismes du thorax : 36
9.9.4 Prise en charge des traumatismes des membres 36
9.10 Prévention pour la réduction des AVP 37
9.11 Présentation des études : 39
9. Méthodologie 43
10.1 Le type de l’étude : 43
10.2 Le cadre de l’étude : 43
10.3 Période de l’étude 45
10.4 Population de l’étude 45
10.5 Les techniques et outils de collecte : 46
10.6 Les considérations éthiques et administratives : 46
10.7 Variables 46
10.7.1 Définition des variables 47
10.8 Le plan d’analyse des résultats ; 49
10. CHRONOGRAMME D’ACTIVITES 52
11. BIBLIOGRAPHIE 53

2
1. Liste des tableaux :

TABLEAU 1 : ↓ ANNÉES 2007 À 2010 – RÉPARTITION DES VICTIMES D’ACCIDENT


DE LA CIRCULATION PAR TYPE D’USAGER ET SEXE..........................................12
TABLEAU 2 : RÉPARTITION DES PATIENTS EN FONCTION DE LA TOPOGRAPHIE
DES LÉSIONS..................................................................................................................20

3
2. Liste des figures :

FIGURE 1 : RÉPARTITION DE LA POPULATION D’ÉTUDE EN FONCTION DE


L’ÂGE...............................................................................................................................13
FIGURE 2 : EVOLUTION DU NOMBRE D’ACCIDENT DE LA VOIE PUBLIQUE PAR
MOIS.................................................................................................................................13
FIGURE 3 : RÉPARTITION EN NOMBRE DE LA POPULATION D’ÉTUDE SELON LA
TRANCHE D’HEURE DE L’ACCIDENT DE LA VOIE PUBLIQUE..........................14
FIGURE 4 : LES DIFFÉRENTS TYPES D’ACCIDENTS DE LA VOIE PUBLIQUE.........14
FIGURE 5: MULTIPLICATION ET INTERACTION DES FACTEURS DANS
L’ACCIDENT...................................................................................................................15
FIGURE 6 : FONCTIONS PSYCHOLOGIQUES DE LA CONDUITE.................................18
FIGURE 7 : CAUSES LIÉES À LA ROUTE ET À SON ENVIRONNEMENT....................19
FIGURE 8 : ÉVOLUTION DU NOMBRE DE TRAUMATISÉS CRÂNIENS EN
FONCTION DES MOIS...................................................................................................20
FIGURE 9 : EVALUATION PRIMAIRE ET SECONDAIRE EN TRAUMATOLOGIE......23
FIGURE 10 : SCORE DE GLASGOW....................................................................................25

4
3. Liste des abréviations :

AAAM : Association for the advancement of automatical medicine.

AIS : Abreviated Injury Scale.

ASP : Abdomen sans préparation.

AVP : Accident de la voie publique.

ECG : Electrocardiogramme.

HED : Hématome extradural.

HSD : Hématome sous-dural.

HTIC : Hypertension intracrânienne.

HUP : Hôpital Universitaire de la Paix.

Km : Kilomètre.

MEBSH : Mission des églises baptistes Sud Haïti.

MINUSTAH : Mission des Nations Unies pour la stabilité en Haïti.

OMS : Organisation mondiale de la santé.

PIC : Pression intra crânienne.

PLP : Ponction lavage du péritoine.

PPC : pression de perfusion crânienne.

RMN : Résonance magnétique nucléaire.

SPSS : Statistical package for the social sciences.

TC : Trauma crânien.

TDM : Tomodensitométrie.

ULUM : Université Lumière.

5
4. Introduction
Les accidents de la voie publique (AVP) sont responsables d’un grand nombre de décès et de
séquelles invalidantes dans le monde et sont encore aujourd’hui un problème de santé
publique touchant une population jeune, majoritairement entre 15 et 25 ans, et représentent
l’une des premières causes de décès avant l’âge de 20 ans [8]. Le pire est que, sans des
efforts redoublés et de nouvelles initiatives, le nombre total des décès mondiaux et des
traumatismes imputables à la circulation routière devrait augmenter de quelques 65%
entre 2000 et 2020 et de 80% dans les pays à faible revenu et à revenu moyen. [10]

Selon les statistiques de l’OMS, « Chaque année, près d’1,3 million de personnes – dont plus
de la moitié ne sont ni conducteurs ni passagers d’une voiture – meurent dans un accident de
la circulation, ce qui représente plus de 3000 décès par jour. Vingt à cinquante autres
millions de personnes survivent à des accidents qui provoquent, partout dans le monde, des
traumatismes handicapants. 90% des décès sur les routes surviennent dans des pays à revenu
faible ou intermédiaire, qui possèdent moins de la moitié du parc mondial de véhicules
immatriculés. » [1].

Ce fléau social affecte surtout la population la plus vulnérable représentée par les enfants et
les personnes âgées. Soient 1.500.000 enfants accidentés chaque année, 100.000 hospitalisés
pour une durée de séjour moyen de 5 jours ; 5000 porteurs de séquelles dont beaucoup
entraineront des handicaps tant moteurs que sensoriels, fonctionnels pour les actes courants de
la vie [5].
Selon l’OMS, l’augmentation de 1 km/heure de la vitesse moyenne d’un véhicule entraîne une
hausse de 3% de l’incidence des accidents faisant des blessés et une hausse de 4 à 5% de
l’incidence des accidents mortels [2].
Ainsi dit, cette étude ayant pour but de traiter les caractéristiques épidémiologiques des
patients pris en charge au service d’urgence de l’Hôpital La Providence des Gonaïves (HPG)
suite à un accident de la voie publique de Janvier 2019 à décembre 2019, va permettre aux
autres professionnels de santé ainsi qu’à la population de connaître les mesures de sécurité à
prendre pour réduire le nombre d’AVP par an car la sécurité des routes et des accotements, la
sécurité de la vitesse, la sécurité des véhicules, la sécurité des usagers, sont autant d’éléments
essentiels à prendre en compte en évoquant le problème des accidents de la voie publique.

6
5. Problématique
Les maladies chroniques non transmissibles constituent un problème croissant de santé
publique. Elles posent de sérieux problèmes au point de vue socio-économique. Car classés
parmi les MNT, les traumatismes dus aux accidents de la circulation sont des causes
importantes de morbidité et de mortalité dans le monde ayant des conséquences néfastes sur
l’emploi, la scolarisation, l’autonomie etc…

Selon l’OMS, sans une action soutenue, les AVP deviendront la septième cause de mortalité,
selon les projections, d’ici 2030 [2].

Sur le plan économique, c’est dans les pays à revenu intermédiaire que le taux de mortalité est
le plus élevé, soit 20,1 décès pour 100 000 habitants contre 18,3 pour les pays à revenu faible
et 8,7 pour ceux à revenu élevé [9].

Aux Etats Unis d’Amérique, le taux de mortalité par accidents de la voie publique est de
10,91 pour 100 000 habitants en 2015 par rapport à 11,4 en 2010. Une amélioration qui a été
obtenue grâce aux mesures d’amélioration de sécurité routière [9].

En République Dominicaine, le taux de mortalité par accident de la route a été estimé à 17,3
pour 100 000 habitants contre 12,3 en Jamaïque [7].

Selon une publication faite par la MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la Stabilité
en Haiti) dans le cadre de la mobilisation pour diminuer les risques d’accidents durant la
rentrée scolaire en 2012, ils ont fait mention des chiffres antérieurs de plus de 2724 accidents
enregistrés entre février et septembre 2011, avec 101 morts rien que dans la région
métropolitaine. Selon le directeur de la Circulation à l’époque, Will Dimanche, les principales
causes des accidents seraient le délabrement des véhicules de transport publics et l’état du
réseau routier haïtien [3].

Cette étude propose de mettre en relief les caractéristiques épidémiologiques des patients vus
au service d’urgence de l’Hôpital Universitaire La Paix de Janvier 2018 à Janvier 2019.

7
6. Justification

Le choix de cette thématique est guidé, d’une part, par la fréquence des cas d’accident de la
voie publique en Haïti. Et, d’autre part par l’existence de très peu de données statistiques
concernant les accidents de la voie publique dans la littérature médicale haïtienne. Ce qui
nous porte à engager les recherches sur ce sujet dans l’ambition d’en mettre à disposition de
tous, les données résultantes.

7.1 Questions de l’étude


Quels sont les caractéristiques épidémiologiques des patients pris en charge au service
d’urgence de l’Hôpital La Providence des Gonaïves (HPG) suite à un accident de la voie
publique de Janvier 2019 à décembre 2019 ?

7.2 Objectifs de l’étude

7.2.1 Objectif Général


Décrire les caractéristiques épidémiologiques des patients vus au service d’urgence de
l’Hôpital La Providence des Gonaïves de Janvier 2019 à décembre 2019.

7.2.2 Objectifs Spécifiques


1. Classer les accidents selon leur mécanisme de survenu.
2. Classer les traumatismes selon leur nature.

3. Déterminer les caractéristiques des lésions survenues.

8
7. Revue de littérature

Encore appelée phase exploratoire, notre revue de littérature va définir les concepts
fondamentaux abordés dans la rédaction de notre thèse à partir des travaux déjà effectués par
d’autres auteurs sur le sujet de notre étude. On va d’abord définir l’AVP, nous concentrer sur
l’épidémiologie de l’AVP dans le monde, identifier les principales causes et les principaux
facteurs de risque, décrire les types de lésions et la nature de l’AVP, parler des types de
traumatisme à partir du diagnostic radiologique, et enfin, parler de la prise en charge en
fonction du type de traumatismes.

8.1 Annuaires :
Les documents utilisés pour réaliser ce travail sont, en majeur partie, des articles publiés sur
des moteurs de recherches fiables comme :

 PubMed,
 Google Scholar,
 Site de l’OMS.
 Et d’autres sites respectant une certaine rigueur scientifique.

Les articles sont choisis en fonction des données épidémiologiques fournies, le moteur de
recherche et leurs dates de publication, soient des données datant de moins de 10 ans.

8.2 Mots-clés
Ceux utilisés pour notre recherche sont les suivants :

 Accident de la voie publique définition ;


 Epidémiologie des accidents de la voie publique ;
 Facteurs de risque des accidents de la voie publique;
 Etiologies des accidents de la voie publique;
 Pronostic vital ;
 Prise en charge des traumatismes (crânien, du rachis, du thorax, de l’abdomen, du
bassin et des membres)

8. Généralités
9
9.1 Définition
L’accident de la voie publique dit AVP est un choc qui a lieu sur le réseau routier entre un
engin roulant (automobile, moto, vélo, etc.) et toutes autres choses ou personnes et qui
engendre des blessures humaines et/ou des dégâts matériels, que ces dégâts soient occasionnés
aux véhicules, à un élément de la route (chaussée, panneaux, barrières de protection, etc…) ou
un élément extérieur à celle-ci (bâtiment, mobilier urbain, cabine de téléphone, arbre) [6].

Selon Waller, un accident arrive lorsqu’il se crée un déséquilibre entre le potentiel de


l’organisme et les exigences de l’environnement. Ce potentiel peut être insuffisant par rapport
à l’environnement normal ou exceptionnel (accident de la circulation) ou une situation
inhabituelle.

A travers le monde, le premier blessé dans un accident de la voie publique impliquant un


véhicule à moteur a été officiellement enregistré le 30 mai 1896, il s’agissait d’un cycliste de
la ville de New York.(11)

9.1.1 Définition de quelques terminologies


Accident : un accident est un événement fortuit qui modifie le court de quelque chose.

Trauma : ensemble des troubles générés sur l’organisme des causes exogènes suite à un choc,
une situation de stress, une agression, dans un contexte imprévu souvent violent.

Polytraumatisme : ensemble des troubles dus à plusieurs lésions d’origine traumatique, dont
une au moins menace la vie du patient. Cette notion implique donc un risque patent ou latent
d’évolution fatale par atteinte des grandes fonctions vitales, qui impose un traitement rapide
des associations lésionnelles, évidentes ou non.

Pneumothorax : Présence d’air dans l’espace compris entre les poumons et la paroi
thoracique.

Fracture : Rupture totale ou partielle d’un os.

Poly fracturé : patient présentant au moins deux fractures intéressant des segments
anatomiques différents ; qui peuvent être des polytraumatisés par atteinte d’une fonction
vitale.

Plaies : rupture de la barrière cutanéo-muqueuse.

10
Contusion : Sang ou saignement sous la peau du a un traumatisme quelconque, bleutée ou
noirâtre au début, évoluant à mesure que la guérison progresse.

Hématome : Collection de sang formée dans une cavité naturelle ou à l’intérieur d’un tissu
suite à une hémorragie.

Hémorragie : écoulement de sang hors des vaisseaux sanguins pouvant être externe ou
interne.

Luxation : c’est un déplacement permanent de deux surfaces articulaires qui ont perdu plus
ou moins complètement les rapports qu’elles affectent l’une de l’autre.

Entorse : c’est une lésion traumatique d’une articulation résultant de sa distorsion brusque,
avec élongation ou arrachement des ligaments sans déplacement permanent des surfaces
articulaires.

Lésions primaires : ce sont des lésions qui apparaissent immédiatement.

Lésions secondaires : qui se produisent de quelque heure à plusieurs mois après le


traumatisme.

9.2Epidémiologie
Les hommes sont plus souvent concernés que les femmes par les accidents de la route : 629
hommes sur 100 000 chaque année en moyenne contre 343 femmes sur 100 000, soit un
rapport d’incidence de 1,8, toutes gravités confondues. Ils sont majoritaires quel que soit le
moyen de transport à l’exception de la voiture et des transports en commun (cf. premier
tableau). Les hommes sont principalement accidentés en tant qu’usagers de deux-roues à
moteur (près de 4 sur 10) ou occupants de voiture (3 sur 10). Les femmes sont
majoritairement blessées en voiture (6 sur 10) ou en tant que piétons, cyclistes ou usagers de
deux roues motorisés (1 sur 10 pour chaque type d’usager)

11
Tableau 1 : ↓ Années 2007 à 2010 – Répartition des victimes d’accident de la circulation par type
d’usager et sexe.

Hommes Femmes Total

Nombre % Nombre % Nombre %

Voiture1 6 311 30,7 7 257 59,9 13 568 41,5

-dont conducteurs 4 878 23,7 2 179 18 10 073 30,3

-dont passagers 1 363 6,6 4 988 41,2 3 810 11,4

Deux-roues motorisé 7 376 35,8 1 336 11 8 712 26,7

Vélo 3 850 18,7 1 331 11 5 181 15,9

Piéton 1 417 6,9 1 431 11,8 2 848 8,7

Patins, planches,

trottinettes 802 3,9 448 3,7 1 250 3,8

Camionnette (VU) 237 1,2 69 0,6 306 0,9

Car/bus 74 0,4 142 1,2 216 0,7

Camion 207 1 14 0,1 221 0,7

Autre ou inconnu2 2 285 1,4 84 0,7 369 1,1

Total 20 559 100 11 112 100 32 671 100

Source : Registre du Rhône des victimes d’accident de la circulation/[Link]

Selon une étude faite à Cotonou au Benin en 2013, 222 sujets (Zémidjan) ont été reçus pour
accident de circulation.

L’âge moyen était de 32,8 ans avec des extrêmes de 16 et 70 ans ; les sujets de 25–35 ans
étaient majoritaires (Fig. 1). La prédominance était masculine (219 hommes, 3 femmes). Cent

1
Pour 1,2 % des automobilistes, on ignore le statut de conducteur ou passager
2
Dont 33 inconnus, 206 quads, 54 voiturettes, 21 tracteurs ou engins, 19 trams, 12 karts, 7 fauteuils roulants, 7 poussettes, 2
motos
enfants et 8 « autre, sans précision »

12
soixante-quatre sujets (74,2 %) étaient non scolarisés, 52 sujets (23,5 %) avaient fait des
études primaires et 5 sujets (2,4 %) des études secondaires. (17)

Figure 1 : Répartition de la population d’étude en fonction de l’âge.

Source :Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]

L’évolution du nombre d’accidentés au cours de l’année montrait une augmentation du


nombre dès le mois d’octobre avec un pic en décembre puis une chute brutale en janvier (Fig.
2) :

Figure 2 : Evolution du nombre d’accident de la voie publique par mois.

Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]

13
Les accidents étaient plus fréquents de 18 heures à 00 heure (55,86 %), 40,54 % des accidents
étaient rencontrés entre 20 heures et minuit (Fig. 3) :

Figure 3 : Répartition en nombre de la population d’étude selon la tranche d’heure de l’accident de la voie publique.

Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]

Les accidents de type moto-moto étaient les plus fréquents (71 cas, soit 32 %), suivis des
accidents de type moto-auto (29,7 %) (Fig. 4) :

Figure 4 : Les différents types d’accidents de la voie publique.

14
Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]

9.3Types d’accident de la route


L’Observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR), en France, distingue
trois types d’accidents de la route : (18)

a. Les collisions solos : un seul usager et un obstacle.


b. Les collisions simples : deux à trois usagers avec ou sans obstacle.
c. Les multi-collisions : plus de quatre usagers.

9.4Principaux facteurs de risques


Facteurs de risque relevés par l’OMS, on retrouve par ordre décroissant :(Fig.5)

1. L’excès de vitesse,
2. La conduite en état d’ébriété ou sous influence de substances psychoactives,
3. Le non-respect ou l’absence de dispositions de sécurité (casque, ceinture de sécurité,
siège auto pour enfants…),
4. La distraction au volant en raison de l’usage du téléphone portable,
5. Une infrastructure routière dangereuse,
6. Le non-respect du code de la route.

Figure 5 : Multiplication et interaction des facteurs dans l’accident.

15
Source : Accident de la route et identification des facteurs de
risque/[Link]

9.5Causes principales d’AVP

9.5.1 Causes générales :


 EnFrance, les statistiques de la sécurité routière en France accordent les propositions

suivantes :

- l’excès de vitesse : 22,5%

- l’inobservation des règles de priorité : 17%

- l’état alcoolique : 9%

- inattention des conducteurs : 7,5%

 Selon une étude faite au Mali, il ressort que les causes d’accident sont par ordre de
fréquence décroissante : (12)

- l’excès de vitesse : 27%

- la traversée imprudente de la chaussée : 20,68%

- le dépassement défectueux : 18,49%

- le refus de priorité : 9,49%

- l’imprudence des conducteurs : 7,5%

- les défaillances mécaniques apparentes : 3,65%

- la circulation à gauche : 2,92%

- Les manœuvres dangereuses : 2,68%

- les engagements imprudents : 2,59%

- les changements brusques de direction : 2,19%

- l’inobservation du panneau de stop : 0,97%

-Autres : 2,20%.

16
9.5.2 Causes liées aux véhicules:
Ces causes occupent une place non négligeable dans la survenue des accidents. Des
statistiques Nord-Américaines (National Mighway Trafic Safety Administration) et
Françaises (Professeur SICARD) évaluent à 7% le nombre d’accident de la voie publique
imputable à des services techniques du véhicule(11)

Au Mali, des contrôles techniques inopinés en 2003, ont retenu 2979 véhicules en mauvais
état sur 60477 véhicules visités.

Les défauts les plus fréquents portaient sur :

- une défaillance du système de freinage ;

- un vice dans la direction ;

- le mauvais état des pneumatiques

- la défectuosité de la suspension.

Les engins à deux roues ont aussi un rôle considérable, une participation maximale dans les
accidents de la circulation routière. Selon la Direction Nationale des Transports du Mali [8],
les victimes d’accidents de la circulation au Mali sont à plus de 60% les conducteurs ou des
passagers ou des piétons renversés par les engins à deux roues.

9.5.3 Causes liées à l’usager :


Le conducteur est sans doute l’élément primordial du complexe.

C’est lui qui, à tout moment doit s’adapter si certains paramètres changent au niveau des deux
autres facteurs (véhicule – milieu), par exemple le conducteur règle la vitesse par rapport :

- au profil de la route ;

- au revêtement de la chaussée ;

- aux conditions climatiques

- à l’état des pneumatiques ou des freins de son véhicule ;

- à la zone traversée (agglomération ou campagne).

17
Les statistiques mondiales accablent l’homme de la responsabilité de 80 à 95% des accidents
de la voie publique.

L’état psychologique et physique est chez le conducteur, des paramètres essentiels dont les
fluctuations régissent l’adaptabilité à la conduite :

 La psychologie du conducteur : derrière le mental et le vitre, dans la pénombre


derrière ses glaces, il se sent plus ou moins inaccessible.
 L’état physique du conducteur : La conduite d’engins par l’effort physique et
l’attention soutenue qu’elle nécessite, réclame obligatoirement de l’individu une
certaine aptitude dont la carence sera génératrice d’accident.

Le schéma de Michel ROCHE résume les fonctions psychologiques de la conduite en trois


stades : (Fig.6)

1. stade de perception d’information,

2. stade d’interprétation,

3. stade d’action.

Figure 6 : fonctions psychologiques de la conduite.

Source : Accident de la route et identification des facteurs de risque/[Link]

18
9.5.4 Causes liées à la route et à son environnement :
Les statistiques françaises (Professeur SICARD) accordent une incidence infinie de 1,6% à la
route et à son environnement dans la genèse des accidents de la voie publique(11).

Des statistiques Nord-américaines (National Mighway Trafic Safety administration) et


françaises (Pr. Sicard) évaluent à 7% le nombre d’accident imputables à des vices techniques.
(12)

On remarque souvent que les accidents sont dus :

- aux mauvais aménagements des croisements et des accotements

- aux virages dangereux

- aux obstacles mobiles (animaux en divagation ou gibiers).

Figure 7 : Causes liées à la route et à son environnement.

Source : Accident de la route et identification des facteurs de risque/[Link]

9.6Siège des lésions


Selon une étude faite en 2015 à Cotonou(Benin), on a pu remarquer que les lésions siégeaient
préférentiellement à la tête (25,2 %), à la face (24,8 %) puis aux membres inférieurs (18,0 %).
Des associations lésionnelles étaient observées chez 31 patients (14,0 %) : lésions de la tête et
du tronc (9 cas), de la tête et des membres (12 cas), du tronc et des membres (7 cas) et enfin

19
de la tête, du tronc et des membres (3 cas). Onze polytraumatisés et 5 polyfracturés ont été
dénombrés parmi ces cas d’associations lésionnelles (Tableau 2).

Tableau 2 : Répartition des patients en fonction de la topographie des lésions.

Siège des lésions Nombre Pourcentage %

Tête-cou :
Crane 56 25,2
Face 55 24,8
Rachis cervical. 3 1,4
Tronc :
Thorax 2 0,9
Abdomen 7 3,2
Membres :
Supérieurs 20 9
Inferieurs 40 18
Supérieurs +inférieurs 8 3,6
Associations 31 14
Total 322 100
Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]

Le nombre mensuel des traumatisés crâniens au cours de l’année atteignait son maximum en
décembre (10 cas) et diminuait brutalement dès le mois de janvier (Fig. 8) :

Figure 8 : évolution du nombre de traumatisés crâniens en fonction des mois.

Source : Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-moto en milieu
tropical/[Link]

20
Bilan lésionnel : Selon l’échelle AIS (Abbreviated Injury Scale 3) version 1990, chaque lésion
est décrite selon un code en six caractères qui permet de spécifier la région corporelle 4,
l’organe atteint et la nature de la lésion. À chaque lésion est affecté un score de gravité
immédiate appelé score AIS, prenant en compte le risque vital, la rapidité, la complexité et la
longueur attendue des soins. Il est compris entre 1 (gravité mineure) et 6 (gravité maximale :
lésion toujours mortelle). Les lésions élémentaires qu’on peutobserver pour le plus grand
nombre de victimes sont, pour chaque niveau de gravité:

– AIS1 : étirement de la colonne cervicale sans fracture ni luxation, érosions cutanées sur tout
le corps ou dans une zone indéterminée, contusion superficielle du cou, contusion du genou,
maux de tête ou vertiges secondaires à un traumatisme crânien, contusion de l’épaule,
hématome superficiel du membre inférieur, hématome superficiel du thorax, contusion du
thorax, étirement de la colonne lombaire sans fracture ni luxation ;

– AIS2 : notion de perte de connaissance antérieure à l’admission de durée inconnue, fracture


simple du radius, fracture de la clavicule, du carpe ou du métacarpe, perte de connaissance
antérieure à l’admission de durée connue inférieure à une heure, entorse du genou, fracture du
péroné, fracture de doigt(s), fracture du métatarse ;

– AIS3 : fracture ouverte, déplacée ou multi fragmentaire du radius, de la diaphyse tibiale, du


cubitus, contusion pulmonaire unilatérale, hémorragie sous-arachnoïdienne, fracture
complexe du fémur, de l’humérus, du plateau tibial, du bassin ;

– AIS4 : contusion pulmonaire bilatérale, fractures multiples et bilatérales de côtes (au moins
quatre d’un côté, au plus trois de l’autre) avec hémo ou pneumothorax, hématome sous-dural
petit (< 50cm3 chez l’adulte, 25 cm3 chez l’enfant, ou sans précision sur la taille), hémorragie
cérébrale intra ventriculaire, fracture complexe de la base du crâne, plaie majeure de rate,
fractures costales multiples avec troubles respiratoires « volet costal », hématome sous-dural,
œdème cérébral modéré, hématome extradural petit (< 50cm3 chez l’adulte, 25 cm3 chez
l’enfant) ;

– AIS5 : œdème cérébral sévère, fractures multiples et bilatérales de côtes (au moins quatre de
chaque côté) avec hémo ou pneumothorax, lésion axonale diffuse du cerveau, déchirure de la
substance blanche, fractures costales multiples avec troubles respiratoires « volet costal »

3
D’aprèsl’Association for the Advancement of Automotive Medicine (AAAM)
4
Les neuf régions corporelles sont la tête, la face, le cou (hors colonne vertébrale), le thorax (hors colonne), l’abdomen (hors colonne),
la colonne vertébrale, le membre supérieur, le membre inférieur (comprenant le bassin), la « zone externe », c’est-à-dire la peau.

21
bilatéral, hématome sous-dural bilatéral, hématome sous-dural volumineux (50 cm3 chez
l’adulte, 25 cm3 avant dix ans) ;

– AIS6 : destruction massive du crâne et du cerveau, plaie majeure de l’aorte thoracique, plaie
de la moelle épinière au niveau de C3 ou au-dessus, avec signes neurologiques permanents et
fracture, plaie de la moelle épinière au niveau C3 ou au-dessus, avec signes neurologiques
permanents, fracture et luxation, écrasement bilatéral du thorax, plaie avec perforation du
cœur, plaie de la moelle épinière au niveau de C3 ou au-dessus, avec signes neurologiques
permanents et luxation, destruction massive du tronc cérébral, arrachement du foie, brûlures
du 2e ou 3e degré ≥ = 90 %,carbonisation.

9.7Examen clinique
L'examen clinique complet est indispensable, d'une part pour évaluer les détresses vitales
éventuelles, d'autre part pour orienter les examens d'imagerie qui sont au centre du bilan
lésionnel. Cet examen clinique doit être mené méthodiquement mais rapidement, couplé aux
mesures de réanimation volémique et respiratoire nécessaires.

Figure 9 : Evaluation primaire et secondaire en traumatologie

22
23
Source : [Link]

Echelle de Glasgow : elle sert à évaluer les fonctions neurologiques centrales :

 Trois sphères sont évaluées :


 Ouverture des yeux (4 points);
 Réponse verbale (5 points);
 Réponse motrice (6 points).
 L’appréciation se fait en 4 étapes :

24
 Vérifier (facteurs extrinsèques);
 Observer;
 Stimuler (au besoin);
 Évaluer (noter).

Figure 10 : score de Glasgow

Source : 2015 Approche rationnelle et prise en charge du patient dyspnéique en médecine générale Mols
Pierre, 2015, RMB/[Link]

9.8Paraclinique

Les examens permettant de réaliser le bilan lésionnel du traumatisé grave sont dominés par
l'imagerie. La biologie, l'ECG, l'endoscopie sont beaucoup moins contributifs. La ponction-
lavage du péritoine garde une place à part, mais reste très usitée dans les pays anglo-saxons.

Les différents examens seront dans un premier temps passés en revue en ciblant les questions
auxquelles ils peuvent répondre et les problèmes qu'ils ne peuvent résoudre. (13)

25
9.8.1 Radiologie standard

Le bilan radiologique conventionnel du polytraumatisé comporte des clichés systématiques


complétés par des radiographies osseuses demandées en fonction des données cliniques.

Thorax

La radiographie pulmonaire de face reste un élément clé du bilan conventionnel, avec comme
objectif, la recherche d'un épanchement pleural compressif. Le cliché de face peut être répété
pour suivre l'évolution et contrôler la position d'un drain ou d'un cathéter.

L'objectif de la radiographie du thorax est de mettre en évidence des diagnostics impliquant


des mesures urgentes :

 un pneumothorax (avec cependant des limites pour ceux en situation antérieure) ou un


hémothorax ;

 des lésions pulmonaires, souvent sous-estimées : une radiographie peut rester normale
alors que la contusion touche le tiers du parenchyme, invitant alors à redoubler de
prudence dans le remplissage vasculaire ;

 des signes évocateurs de rupture aortique : élargissement du médiastin > 8 cm


(difficile à affirmer en décubitus dorsal), hémothorax gauche (peu sensible), coiffe
apicale (hématome extrapleural), effacement du bouton aortique, abaissement de la
bronche souche gauche, disparition de la fenêtre aortico-pulmonaire, élargissement de
la bande paratrachéale, déviation à droite de la sonde œsophagienne, élargissement de
la ligne médiastinale paraspinale.

 Elle peut aussi révéler un emphysème sous-cutané, des fractures (sternum et côtes)
mais avec un mauvais rendement, une rupture diaphragmatique, avec des difficultés en
cas d'hémothorax ou de contusion associée.

Crâne et face

Les radiographies standard comportent quatre incidences : une face, deux profils et une
incidence de Worms. L'incidence de Waters et le défilé maxillaire étudient le massif facial et
la mandibule. L'incidence de Hirz étudiant la base du crâne doit être proscrite du fait du risque
d'aggravation d'une lésion du rachis cervical. L'interprétation est délicate et expose à de

26
fréquentes erreurs de diagnostic. Ces clichés recherchent essentiellement une fracture de la
voûte.

La radiographie n'apporte pas d'élément prédictif suffisant des lésions intracérébrales, et la


tomodensitométrie est dans ce cas très supérieure. De même, les lésions du massif facial
peuvent être explorées par scanographie.

Rachis

Ce bilan est systématique pour tout patient traumatisé, dont le score de Glasgow est inférieur
ou égal à 8, chez qui l'examen clinique est rendu difficile. Le recours à la tomodensitométrie
ne résout pas tous les problèmes, car il n'est pas possible d'explorer l'ensemble des vertèbres
du fait du nombre de coupes nécessaires qui atteignent les contraintes thermiques du tube.

Abdomen sans préparation

L'abdomen sans préparation (ASP) comporte un cliché de face et un profil à rayon horizontal
chez un patient couché. Il peut montrer des signes indirects d'hémopéritoine ou de lésions
rétro-péritonéales et peut révéler un pneumopéritoine, souvent mieux vu en décubitus latéral
gauche. En fait, cette position est souvent contre-indiquée par l'état hémodynamique et les
lésions associées.

Bassin

Le cliché de face du bassin met en évidence les fractures pelviennes qui, associées à une
instabilité hémodynamique, doivent orienter vers un plateau de radiologie interventionnelle.
La présence d'une fracture ilio- ou ischiopubienne ou d'une disjonction pubienne contre-
indique le sondage urétral chez l'homme.

9.8.2 Tomodensitométrie

L'évolution technologique a considérablement étendu les indications de la tomodensitométrie


(TDM) en urgence. L'acquisition en mode spiralé est rapide avec des possibilités de
reconstruction en trois dimensions et d'angioscanographie. La mesure des densités pourrait
permettre de préciser la nature d'un épanchement. L'interprétation en temps réel est
indispensable.

27
Thorax

L'acquisition se fait en technique hélicoïdale, sans, puis avec injection de produit de contraste,
par coupes jointives de 10 mm ; le blessé se trouve en décubitus dorsal bras tendus, levés
derrière la tête, un topogramme permet de sélectionner les plans de coupe. L'étude se fait en
double fenêtre.

 La TDM précise les données du cliché standard :

 lésions pariétales : 50 % des lésions pariétales sont en effet méconnues sur cliché
standard; cependant, le diagnostic d'un volet thoracique ou de fracture de côte reste
surtout clinique;

 épanchements pleuraux : on obtient une meilleure visualisation des pneumothorax


antérieurs l'hémothorax, même modéré, est bien mis en évidence ;

 contusion pulmonaire : elle est souvent beaucoup plus étendue qu'il n'y paraît sur le
cliché simple ;

 position des drains thoraciques éventuels et contrôle de leur efficacité ;

 pneumomédiastin : dont la localisation peut orienter vers une rupture


trachéobronchique ou œsophagienne;

 hémomédiastin : la TDM permet de différencier l'hémomédiastin antérieur sur fracture


sternale et l'hémomédiastin postérieur sur fracture du rachis ;

 lésions cardiopéricardiques : elles sont difficiles à mettre en évidence.

Crâne

La scanographie sans injection est l'examen-clé de tout traumatisme crânien en urgence.

Il permet de visualiser les différents types de lésions cérébrales :

- lésions osseuses : fractures de la voûte, embarrures, fractures de la base avec brèche


ostéoméningée, pneumo-encéphalie ;
- hématome extradural (HED) : parfois en regard d'une fracture de la voûte ; les petits

28
HED sans effet de masse ne sont pas évacués ;
- hématome sous-dural (HSD) à effet de masse important, en partie lié à l'attrition
cérébrale sous-jacente ;
- hémorragie méningée : diffuse ou ventriculaire avec risque d'hydrocéphalie secondaire ;
- contusions, hématomes intracérébraux, oedème avec effacement des citernes de la base,
engagements ;
- les lésions axonales diffuses sont cependant peu visibles en TDM.

 La scanographie va donc permettre :

a) la mise en évidence d'une lésion neurochirurgicale urgente, type HED ou certains


HSD;

b) la mise en évidence de l'hypertension intracrânienne (HTIC) pour guider la


thérapeutique, aider à poser l'indication de monitorage de la pression intracrânienne ;
un scanner sans lésion compressive invite à instaurer une fenêtre de sédation, la
présence de lésions avec effet de masse contre-indique la levée de la sédation ;

c) l'établissement du score de la Traumatic Coma Data Bank, permettant une approche


pronostique du traumatisme crânien.

Rachis

L'acquisition se fait en contraste spontané, coupes fines et reconstruction. Des topogrammes


numérisés peuvent être réalisés dans le cadre d'une scanographie intégrale et se voir complétés
par des coupes sur les zones douteuses. La TDM met en évidence les esquilles intracanalaires,
les hernies discales, les dislocations ; elle peut méconnaître une fracture de la base de
l'odontoïde et ne visualise pas la moelle.

Abdomen et bassin

L'examen se fait sans injection au départ pour repérer un saignement au niveau abdominal
supérieur, puis avec injection iodée, couplée ou non à une opacification digestive L'examen
précise les lésions osseuses du bassin, sacrum en particulier.

La TDM permet d'affirmer l'hémopéritoine, elle visualise le pneumopéritoine, stigmate de


lésion d'un organe creux. Elle permet enfin de préciser les lésions d'organes : fracture,
29
hématome sous-capsulaire ou contusion de la rate (le plus fréquent), du foie (le plus grave),
les lésions du pancréas. Il permet d'effectuer le bilan morphologique et fonctionnel du rein. Le
traitement et le pronostic des traumatismes spléniques, hépatiques et rénaux dépendent de leur
stade de classification scanographique. Elle peut aussi objectiver l'hématome rétropéritonéal,
évitant une laparotomie inutile et dangereuse devant un choc hypovolémique. La rupture de
diaphragme, qui siège à gauche dans la plupart des cas, peut passer inaperçue chez le patient
ventilé ; l'opacification digestive et la reconstruction multiplanaire peuvent affirmer le
diagnostic.

9.8.3 Examens ultrasonographiques

 Échographie

Les examens ultra sonographiques sont de deux types : l'échographie abdominale et


l'échographie cardiaque.

L'échographie abdominale répond essentiellement à deux questions : y a-t-il un épanchement


intrapéritonéal ? Peut-on faire un diagnostic lésionnel ? Elle représente un très bon examen de
débrouillage, surtout quand le patient a un état hémodynamique instable. Extrêmement
sensible, elle permet la détection d'un épanchement intrapéritonéal. L'aggravation de
l'hémopéritoine sur deux contrôles successifs est un signe de gravité. L'échographie, souvent
réalisée très tôt, ne visualise pas toujours la lésion causale.

 Échocardiographie trans œsophagienne

Elle permet de réaliser un monitorage hémodynamique non invasif, au lit du patient, et de


diagnostiquer une contusion myocardique, une lésion péricardique, des épanchements
péricardique ou pleural et une atteinte de l'isthme aortique.

 Angiographie

Elle a pour objectif le diagnostic topographique précis d'un saignement suspecté par la
clinique. L'angiographie est particulièrement intéressante dans les saignements massifs des
fractures graves du bassin pour emboliser une artère hypogastrique ou une de ses branches
(fessière supérieure ou sacrées latérales) dont l'hémostase chirurgicale est difficile.

30
Dans les traumatismes complexes d'un membre, avec ischémie aiguë, l'artériographie permet
de guider la thérapeutique. Néanmoins, le produit de contraste est source d'insuffisance rénale
chez ce type de patient.

L'angiographie est dans tous les cas un examen invasif.

 Imagerie par résonance magnétique nucléaire

L'imagerie par résonance magnétique nucléaire (RMN) est un examen long, nécessitant
l'immobilité du patient qui reste inaccessible pendant tout l'examen.

Pour l'exploration rachidienne, la RMN permet de réaliser des coupes sagittales et fournit une
imagerie exceptionnelle de la moelle. Toutefois, la principale, et probablement la seule
indication de la RMN en urgence, est une atteinte médullaire sans lésion osseuse décelable : la
RMN visualise alors aisément une hernie discale traumatique, un hématome extradural ou une
contusion médullaire.

Ces examens complémentaires sont longs et rendent le monitorage difficile. Ils ne s'adressent
donc qu'aux patients à l'état hémodynamique parfaitement stabilisé chez lesquels la
réanimation, débutée à la phase préhospitalière, est poursuivie.

9.8.4 Autres examens

 Électrocardiogramme

L'ECG chez le patient polytraumatisé doit être réalisé à l'admission. Il sert de référence et
permet de détecter des anomalies de repolarisation, de conduction ou du rythme cardiaque
pouvant orienter vers le diagnostic de contusion myocardique.

 Fibroscopie

Son apport réside essentiellement dans le diagnostic de rupture et de plaie trachéobronchiques


qui auront été suspectées devant un pneumomédiastin. D'autre part, la fibroscopie bronchique
permet de lever une atélectasie sur obstruction bronchique telle que l'on peut l'observer lors
des contusions pulmonaires.

 Ponction-lavage du péritoine

31
C'est un examen invasif, dont la seule indication devrait être la recherche d'un hémopéritoine.
L'aspiration de plus de 5 mL de sang, une numération du retour de dialyse montrant plus de
100 000 hématies par mL ou plus de 50 leucocytes, signent respectivement l'hémopéritoine ou
la rupture d'organe creux, avec de bonnes sensibilité et spécificité (87-97 %); la PLP ne doit
pas se faire avant échographie. Sous sa forme simplifiée (ponction à l'aiguille), elle peut
permettre de faire admettre en urgence un blessé instable en salle d'opération.

 Biologie

Les examens indispensables sont le groupage sanguin et la recherche d'agglutinines


irrégulières, ceux-ci doivent être prélevés selon une procédure d'identification sous X si
l'identité du patient est imprécise ou méconnue.

9.9 Prise en charge en cas d’AVP

Sur les lieux de l’accident une prise en charge pré-hospitalière par les équipes du SAMU est
indispensable pour :

 l’évaluation clinique et neurologique du patient (prévention des agressions cérébrales


secondaires d’origine systémique en maintenant ou en restaurant immédiatement les
fonctions ventilatoires et cardio-circulatoires).
 si nécessaire, intubation trachéale (en tenant compte du risque de lésion cervicale
associée) et mise sous ventilation assistée de façon à assurer une saturation
oxyhémoglobinée mesurée par SP02 supérieure ou égale à 90 % avec une normocapnie
(pression partielle de C02 expiré à 35 mmHg). Les traumatisés crâniens graves doivent
être considérés comme ayant l’estomac plein, et une intubation après induction en
séquence rapide devrait donc être proposée.
 après intubation et ventilation une sédation est préconisée dès la prise en charge
initiale du TC grave ; cette sédation est adaptée à l’état hémodynamique du blessé.
 perfusion et maintien d’une pression artérielle systolique à 90 mmHg
o soluté vecteur : sérum salé isotonique à 0,9 %
o soluté de remplissage vasculaire : sérum salé isotonique à 0,9 % ou colloïde
isotonique
o en excluant tout soluté hypotonique (soluté glucosé, Ringer-lactate)

32
 devant la présence de signes évocateurs d’engagement cérébral, mannitol à 20 % à la
dose de 0,25 à 1 g/kg en 20 minutes.

9.9.1 Prise en charge des traumatismes crâniens

En cas de traumatisme crânien, des lésions systémiques associées doivent être


systématiquement recherchées. Leur évaluation permet de hiérarchiser les urgences et les
priorités thérapeutiques.

 En cas de lésions associées, il peut être nécessaire de réaliser :

 une laparotomie, procédure habituelle chez le TC dont l’état hémodynamique est


instable si l’échographie abdominale révèle une hémorragie intra-abdominale
significative ;
 en cas de lésion orthopédique associée, une fixation dans les premières 24 heures
semble préférable, chez un patient stabilisé avec monitorage peropératoire de la PIC
qui mérite à chaque fois d’être discuté ;
 la probabilité de lésions associées du rachis doit faire prendre des précautions adaptées
tout au long de la prise en charge, et en particulier lors de l’intubation trachéale (bilan
systématique).
 En urgence, le traitement chirurgical du TC repose sur la clinique et le TDM et peut
s’avérer nécessaire en cas d’hématome extradural, hématome sous-dural aigu
significatif (épaisseur supérieure à 5 mm avec déplacement de la ligne médiane
supérieur à 5 mm), contusion et/ou attrition cérébrale hémorragique, embarrure
ouverte, embarrure fermée compressive (épaisseur > 5 mm, effet de masse avec
déplacement de la ligne médiane > 5 mm), hydrocéphalie aiguë…

 En l’absence d’indication neurochirurgicale urgente

Le traumatisé crânien grave doit être placé en réanimation neurochirurgicale et le traitement


doit être centré sur le contrôle de l’hypertension intracrânienne.

 La ventilation assistée pour obtenir une PaO2 au moins supérieure à 60 mmHg et une
PaCO2 entre 35 et 40 mmHg,
 Les aspirations trachéales peuvent entraîner une élévation de la pression
intracrânienne et doivent être précédées d’une oxygénation et être limitées en durée.

33
 La sédation à visée analgésique ; pour contrôler l’agitation, l’hypertonie et ls
désordres végétatifs.

 Il est également important :

 de maintenir une volémie optimale afin d’obtenir une PPC de 70 mmHg ou plus
 de lutter contre l’hyperthermie
 d’éviter la gêne au retour veineux jugulaire
 de prévenir les convulsions ;
 d’élever la tête du lit, sans dépasser 30° ;
 le mannitol peut être utilisé en cas d’hypertension intracrânienne, à 20 % : 0,25 à
1 g/kg en 20 minutes intraveineux, en respectant une osmolarité inférieure à
320 mOsm/L et en maintenant une normovolémie ;
 dans le cadre de l’HIC réfractaire, les barbituriques peuvent être utilisés. Les
complications potentielles de ce traitement imposent l’utilisation d’une surveillance
hémodynamique appropriée. On utilise le thiopental. Les posologies sont adaptées en
fonction de leurs effets sur la PIC et en fonction de leurs taux circulants (maximum
30 pg/mI chez l’adulte). (14)

9.9.2 Prise en charge des traumatismes du rachis :

 En absence de troubles neurologiques :


 les lésions sont stables :
• Immobilisation à visée purement antalgique.
• Pour les lésions dorsales ou lombaires le malade est en décubitus dorsal sur un plan
dur.
• Pour les lésions cervicales le patient porte un collier cervical.
• Quand les douleurs ont disparu on fait une rééducation précoce afin d'éviter les
complications de décubitus et les raideurs rachidennes.
 les lésions sont non déplacées mais instables :
• Il faut contenir en urgence : par méthode orthopédique : minerve cervicale ou
corset dorso-lombaire, par méthode chirurgicale : ostéosynthèse.
 les lésions sont instables et déplacées :
• Il faut réduire et contenir en urgence :

34
 lésions cervicales : traction cervicale avec étrier crânien suivie après réduction
par une ostéosynthèse chirurgicale ou rarement par une contention par
minerve.
 lésions dorso-lombaires : en général une intervention neurochirurgicale est
nécessaire pourréaliser une contention par ostéosynthèse.

 En cas de lésions neurologiques :


 Les lésions neurologiques ne traduisent pas forcément l'existence d'une lésion instable :
ainsi une fracture de la lame peut donner des fragments osseux qui migrent dans le canal
rachidien comprimant les structures radiculo-médullaires.
 L'exploration chirurgicale permet de vérifier l'aspect des structures nerveuses, de
décomprimer, de réduire et de contenir les lésions osseuses.(16)

9.9.3 Prise en charge des traumatismes du thorax :


 Soins de support
 Traitement de troubles spécifiques

Les blessures mettant immédiatement le pronostic vital en jeu sont traitées au lit du malade
au moment du diagnostic:

 Détresse respiratoire avec suspicion de pneumothorax compressif: décompression à


l'aiguille.
 Détresse respiratoire ou chocavec diminution du murmure vésiculaire et suspicion
d'hémothorax:thoracotomie.
 Détresse respiratoire avec suspicion de pneumothorax ouvert: pansement
partiellement occlusif suivi de thoracotomie.
 Détresse respiratoire avec suspicion de volet costal: ventilation mécanique
 Choc avec tamponnade cardiaque suspectée: péri-cardiocentèse.
 Suspicion de choc hypovolémique: réanimation liquidienne

La thoracotomie de réanimation immédiate peut être envisagée chez les victimes de


traumatismes si le médecin est compétent dans cette procédure et si le patient a l'une des
indications suivantes:
 Blessure pénétrante du thorax avec réanimation cardiorespiratoire de < 15 min.

35
 Traumatisme pénétrant non thoracique avec un besoin de réanimation
cardiorespiratoire de < 5 min.
 Traumatisme contondant avec un besoin de réanimation cardiorespiratoire < 10 min.
 Persistance d'une PA systolique < 60 mmHg en cas de suspicion de tamponnade
cardiaque, d'hémorragie ou d'embolie gazeuse. (15)

9.9.4 Prise en charge des traumatismes des membres

Analgésie

L’analgésie précède l’immobilisation qu’elle facilite, elle est fonction de l’évaluation de la


douleur.

En première intention l’analgésie se fera par voie intraveineuse, avec des antalgiques de tel
que le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il est aussi possible de passer aux
antalgiques de niveau 2 puis ceux de niveau 3.

Immobilisation

L’immobilisation provisoire est réalisée une fois l’examen locorégional terminé, parfois pour
faciliter celui-ci. En cas de doute, elle doit cependant être systématique sans préjuger de la
gravité. L’objectif est d’éviter une aggravation lésionnelle en supprimant toute possibilité de
mouvements, de diminuer la composante douloureuse de tout traumatisme et de diminuer le
stress générateur de complications.

Les principes généraux proposent:

 éviter le déplacement de la victime sauf en cas de danger imminent ;

 ôter bagues, bijoux, montre pour éviter qu’ils ne deviennent dangereux du fait de
l’apparition précoce de l’œdème ;

 procéder à l’immobilisation provisoire en respectant la déformation. L’appareillage ne


doit occasionner ni déplacement, ni position en porte-à-faux, isoler les plaies par un
emballage stérile ou des compresses imbibées d’antiseptique avant d’appareiller ;

 immobiliser les articulations sus et sous-jacentes à la fracture ;

36
 agir avec méthode pour engager le matériel autant que possible par les espaces ou les
creux de la région à immobiliser ;

 réaligner (sans réduire) éventuellement le membre en cas d’angulation incompatible


avec la mise en place le matériel d’immobilisation.

9.10 Prévention pour la réduction des AVP


La prévention des accidents de la circulation doit faire partie de tout un éventail d’activités
plus général ; selon l’Oms en avril 2004 :

 Réduction de l’exposition par une bonne utilisation de l’espace et la planification des


transports.
 Nécessité de procéder à des évaluations d'impact surla sécurité avant de prendre des
décisions de planification.
 Promouvoir des modèles efficaces d'utilisation de l'espace.
 Aménager des itinéraires plus courts et plus sûrs pour les usagers de la route
vulnérables.
 Décourager les déplacements inutiles.
 Encourager l'utilisation de modes de transport plus sûrs.
 Limiter l'accès à certaines parties du réseau routier.
 Donner la priorité aux véhicules à fort taux d'occupation.
 Réglementation de l'utilisation de véhicules à moteurs par les jeunes conducteurs.
 Planifier et construire les routes dans une optique de sécurité.
 Une conception routière au service de la sécurité.
 Une conception adaptée à la fonction de la route.
 Des aménagements pour piétons et cyclistes.
 Une conception visant à protéger les conducteurs et passagers de véhicules à moteur.
 Fixer des règles de sécurité routière et les faire respecter.
 Fixer les limitations de vitesse et les faire respecter.
 Fixer des taux maximums d'alcoolémie et les faire respecter.
 Se préoccuper du problème de la fatigue des conducteurs.
 Réduire le risque d'accidents aux carrefours.
 Imposer le port de la ceinture de sécurité et l'utilisation de ceinture de sécurité et des
dispositifs de retenue pour enfants.
 Imposer le port du casque pour les deux-roues.

37
 Interdire aux conducteurs d'utiliser des téléphones portables tenus à la main.
 Eduquer et informer le public.

9.11 Présentation des études :


 Etude du chu Gabriel Touré à Bamako

Dans une étude faite sur les aspects épidémio-cliniques des accidents de voie publique au
service d’accueil des urgences chu Gabriel Touré à Bamako sur une période de trois ans
(janvier 2007 à décembre 2009) en analysant 2450 dossiers d’hospitalisation avec un suivi
allant de 0 à 45 jours. La tranche d’âge la plus touchée était celle des 15-29 ans (43%)
avec une prédominance masculine soit (81%). Le mécanisme moto-piétons était le plus
représenté avec 30, 8%. Les principales lésions observées étaient des traumatismes
crâniens (58, 9%), suivis des fractures des membres (13, 5%). La mortalité a été surtout
élevée chez les jeunes hommes de 15-29 ans et elle était surtout liée aux traumatismes
crâniens. (21)

 Etude de l’Hôpital régional de N’Gaoundéré au Cameroun

D'après une étude prospective descriptive et transversale sur les fractures dues aux
accidents de la voie publique à l’hôpital régional de N’Gaoundéré au Cameroun sur une
période allant du 1er mai au 31 Juillet 2014. Les traumatisés représentaient 25, 4% de
l'ensemble des patients hospitalisés. Leur âge moyen était de 30 ans, avec une
prédominance masculine. Les conducteurs de mototaxi étaient les plus nombreux. Le
membre inférieur était le plus touché avec le plus souvent de fractures ouvertes. D’autres
lésions telles que les dermabrasions, les contusions et les troubles neurologiques étaient
également présentes. (20)

 Etude du Centre Hospitalier Universitaire de Cotonou au BENIN

Dans une étude descriptive faite au service ORL-CCF de l’hôpital d’Instruction des
Armées - Centre Hospitalier Universitaire de Cotonou au BENIN sur une période de 18

38
mois du 10 Janvier 2017 au 9 Juillet 2018 ayant inclus 220 patients pris en charge pour
traumatisme cranio-facial secondaire à un accident de la voie publique. L’âge moyen était
de 27, 40 ans [18 à 58 ans] avec un sex ratio de 5, 11. Les conducteurs de taxi-motos
étaient les plus représentés (44, 09%). L’AVP était survenu le plus souvent la nuit entre
22h et 06h (54, 54%) pendant le dernier trimestre de l’année (54, 09%) et a engendré des
lésions osseuses (73, 33%). Le choc était causé principalement par des taxis-motos (80%).
La collision motocycliste-motocycliste était la plus fréquente (60%). Les principales
doléances étaient les douleurs (44, 55%); des plaies cervico-faciales (25%); l’obstruction
nasale (36%), et le saignement (15, 90%). Le bilan lésionnel objectivait une atteinte des
parties molles (61, 36%) et les fractures de l’étage moyen de la face (71, 36%). Le suivi a
été en ambulatoire dans 51, 36%. Les lésions associées représentaient 13, 18% des cas. Le
pronostic vital a été rarement menacé (6, 64%). (19)

 Etude du Centre Hospitalier Régional de Kaffrine

Dans une étude transversale sur les accidents de cyclomoteurs: mécanismes lésionnels et
aspects anatomo-cliniques menée sur une période de 12 mois (1er juillet 2011 au 30 juin
2012) au niveau du Centre Hospitalier Régional de Kaffrine. Elle portait sur les patients
admis au service d'Accueil pour accident de la voie publique ayant impliqué un
cyclomoteur. Durant la période d'étude, 223 accidentés de la voie publique étaient reçus. Il
s'agissait de 129 patients dont 112 hommes (86,8 % des cas) et de 17 femmes (13,2 % des
cas). L'âge moyen était de 30,5 ans avec des extrêmes de 2 ans et 75 ans. La tranche d'âge
21-30 ans était la plus représentative avec un effectif de 45 cas. Le mécanisme de
l'accident était précisé à l'interrogatoire. Le bilan lésionnel basé sur les examens clinique
et paraclinique était décrit en fonction du mécanisme de l'accident. Les séquelles étaient
évaluées après une année de suivi des patients. Les paramètres étudiés étaient les aspects
épidémiologiques, les circonstances et mécanismes de l'accident et le bilan lésionnel en
fonction du mécanisme. (22)

 Etude de l’hôpital Matand en Ville de Butembo.

Dans une étude transversale descriptive allant du 1er janvier au 30 juin 2016, portant sur
230 patients victimes d’ATR reçus dans le service de Chirurgie de l’hôpital Matand en
Ville de Butembo. Les traumatismes crâniens ont été plus représentés avec 53% ; suivis

39
des traumatismes des membres inférieurs et facials respectivement dans 21,4 et 9,5%.
67,4% des patients avaient bénéficié d’un dosage du taux d’hémoglobine, 45,6% d’une
radiographie standard, le groupage sanguin dans 16% de cas et 0,8% d’une échographie
abdominale. Les patients ayant passé moins de 6 jours à l’hôpital étaient plus représentés
avec 47,8% de cas. Les complications infectieuses ont été observées dans 9% des cas,
suivies de choc par anémie hémorragique dans 7% de cas, de cal vicieux dans 3,4% de
cas, et de raideur articulaire dans 0,9% de cas. 6 décès soit 2,6% de cas ont été retrouvé,
tous dus aux traumatismes cranio-encéphalique. (23)

 Etude de l’hôpital Gabriel Touré, au Mali 2009

Dans une étude rétro prospective quis’est étalée de janvier 2007 à décembre 2009,réalisée
au service des urgences chirurgicales de l’hôpital Gabriel Touré, au Mali,54263
consultations externes ont été effectuées au SUC, 28978 étaient liées aux AVP soit
53,40% de consultations. Parmi ceux-ci 2450 ont été hospitalisés soit 8,45%.Le sexe
masculin était prédominant dans cette série soit 81% avec un sexe ratio de 4,25 en faveur
des hommes Quarante-trois pour cent des patients avaient un âge compris entre 15 et 29
ans. La moyenne d’âge était de 29,04 ans avec un écartype de 17,34. Les âges extrêmes
ont été de 2 ans pour le minimum et 80 ans pour le maximum. 68,4% des accidents ont eu
lieu entre 7h30 et 16h. Le traumatisme crânien était la lésion la plus fréquente dans cette
série avec 1442 cas soit 58,9%. Soixante-quinze pour cent des décès au SUC étaient en
rapport avec les accidents de la voie publique soit 555 sur les 744 décès. (24)

 Etude de l’hôpital général de Grand-Yoff de Dakar/Sénégal

Dans une étude prospective continue sur 2 ans : du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2008,
dans le service d’orthopédie-traumatologie de l’hôpital général de Grand-Yoff de
Dakar/Sénégal sur les aspects épidémiologique et clinique des accidents, 246 patients ont
été reçus : 222 hommes et 24 femmes. La moyenne d’âge était de 31,5 ans. Parmi les
traumatisés: 175 conducteurs, 36 passagers et 35 piétons. 310 lésions ont été retrouvées
chez les 246 patients, elles étaient prédominantes au niveau des membres inférieurs, avec
60%. Seuls 6% présentaient un Traumatisme Crânio-Encéphalique (TCE), et parmi ceux-
ci 3 conducteurs étaient décédés et ils étaient tous non casqué[Link] y a eu 310 lésions chez
les 246 patients, avec 60,5% de lésions aux membres inférieurs et 31,3% aux membres

40
supérieurs. Seuls 1,6% de lésions du rachisétaient notées et 6% de traumatismes crânio-
encéphaliques, dont avec 3 patients décédés (ils étaient tous non casqués). (25)

 Etude du C.H.U Gabriel Touré de 2007

Pendant la période d’étude, sur 1977 consultations effectuées de janvier à juin 2007, dans
le service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique du C.H.U Gabriel Touré, 287
patients, soient des enfants de 5 à 15 ans, avaient pour motif un accident de la voie
publique soit une fréquence de 14,52 %. Il découle de cette étude que la tranche d’âge de
11-15 ans a été la plus concernée avec 67,60 % pour les deux sexes. Cela s’explique par le
fait qu’elle représente la couche la plus active de la population concernée par l’étude et à
cause des déplacements liés à la scolarisation. 107 cas des traumatismes siégeaient au
niveau des membres inférieurs, soit 37,28 %, suivi de 53 cas de traumatisme crânien, soit
18,47 %. Ces parties du corps humain représentent des zones exposées chez les piétons,
sujettes au moindre choc direct ou indirect.(26)

41
9. Méthodologie
10.1 Le type de l’étude :
C’est une étude descriptive rétrospective, mono centrique.

10.2 Le cadre de l’étude :


Notre étude se réalisera au Service des urgences de l’Hôpital La Providence des Gonaïves.

 Description de l’Hôpital La Providence des Gonaïves

Situation géographique

L’Hôpital «La Providence des Gonaïves» se trouve dans le département de l’Artibonite


d’Haïti, à la ville des Gonaïves, à Morne Blanc. Inauguré le 4 novembre 2014, c’est une
structure hospitalière entièrement neuve, répondant aux normes et standards internationaux,
dotée d’un plateau technique de haute technologie et d’un système d’information avancé. Il
est érigé sur une aire totale de 1,500 m 2 avec une capacité hospitalière de 200 lits. Il relève de
la supervision du Département Sanitaire de l’Artibonite. La structure et la toiture sont en
béton armé, répondant aux normes parasismiques et paracycloniques. Le bâtiment inclut des
maisons d’attentes destinées aux familles des femmes en phase finale de grossesse.

Services

Services médico-techniques :

L’Hôpital offre les services médico-techniques suivants :

 Une urgence d’une capacité de 20 lits,


 4 salles de chirurgie,
 une salle de stérilisation,
 un espace gynéco-obstétrique d’une capacité de 40 lits,
 une maternité de 10 tables d’accouchement,
 une salle de néonatologie d’une capacité de 16 incubateurs,

42
 une pédiatrie d’une capacité de 20 berceaux et 20 lits,
 une salle d’odontologie,
 une salle d’imagerie médicale,
 un laboratoire,
 une salle d’anapathologie,
 une pharmacie et un espace de stérilisation.

Services de soutien :

L'hôpital offre des services de soutien, tels que:

 25 studios servant de résidence pour les prestataires.


 Un village des femmes enceintes de 8 chambres.
 Un village des familles couvrant une superficie de 250 m2.

Quelques images de l’HPG

Source : Haïti-Santé : tous les détails sur la Providence de Gonaïves

Services administratifs :

Les services administratifs comprennent:

 La Direction Médicale.
 L’Administration.
 Les Statistiques et les Archives.
 Le Service des Ressources Humaines.
 Les Finances.

43
 La Logistique.
 Le Secrétariat.

Activités de l’HPG :

Il s’agit de :

 Consultations externes du lundi au vendredi,


 Hospitalisations et suivi des malades hospitalisés,
 Interventions chirurgicales,
 Accouchements,
 Activités traumatologiques, de laboratoires, de radiologie.
 Santé materno-infantile ;
 PEV ;
 Malaria ;
 VIH/PTME ;
 Tuberculose

Service d’urgences :

Le service des urgences avec une capacité de 20 lits se répartit en : une salle d’accueil, une
salle de triage, une salle déchoquage, une salle d’observation d’hommes, de femmes et
pédiatrique, une salle de suture et de pansement, une toilette pour les personnels de santé et
deux autres pour les patients. Les personnels sont répartis en : 1 urgentiste, 7 médecins
généralistes dont le chef de service, 14 infirmières de ligne dont le chef des infirmières et une
assistante, 6 auxiliaires-infirmières, 5 personnels de maintien et 4 brancardiers.

10.3 Période de l’étude


Cette étude se fera à partir des dossiers enregistrés au service d’urgences de l’HPG de janvier
2019 à décembre 2019.

10.4 Population de l’étude


La population de l’étude sera tirée de l’ensemble de tous les cas enregistrés à l’HPG durant
la période de l’étude en fonction des critères suivants :

44
Les critères d’inclusion :

Patients de tout âge et des deux sexes ayant un dossier ou une note d’observation mentionnant
la date de l’accident, l’âge, le sexe du patient, la profession, la commune de résidence, le
mécanisme de l’accident, le type de traumatisme et les caractéristiques des lésions.

Les critères d’exclusion :

Dossiers qui concernent des cas de traumatismes non causés par un accident de la voie
publique (bagarres, plaies par balles...) y compris les dossiers incomplets (l’âge, sexe, ou la
nature de l’accident manquants).

10.5 Les techniques et outils de collecte :


Ce travail de recherche se basera sur la collecte de données recueillies à partir des dossiers des
patients à l’Hôpital La Providence des Gonaïves en utilisant une fiche d’enquête. Les données
recueillies seront traitées par le SPSS (Statistical Package for the Social Sciences), Microsoft
Excel.

Pour s’assurer de la bonne collecte de données, les dossiers déjà consultés seront étiquetés en
jaune, non consultés en vert et ceux dont le diagnostic étiologique n’est pas un AVP seront en
rouge.

10.6 Les considérations éthiques et administratives :


Après la remise du protocole qui sera analysé par le département de recherche de la Faculté de
Médecine et des Sciences de la Santé de l’Université Lumière (ULUM), une lettre
d’approbation nous sera remise par ledit comité et qui sera signée par le doyen de ladite
faculté.

Ensuite, pour obtenir l’accès aux dossiers des patients admis aux urgences de l’Hôpital La
Providence des Gonaïves (HPG), on remettra cette lettre au directeur de l’hôpital qui nous
donnera son autorisation formelle et légale nous permettant ainsi de collecter les données dont
nous aurons besoin pour l’étude.

Pour garantir la protection de la confidentialité des informations contenues dans les dossiers
des patients, on établira un code en fonction du nom et de l’âge du patient. Ainsi, l’identité du
patient ne sera pas révélée. Ex : Pierre Louis, 32 ans (code : PL-32).

10.7 Variables
Les variables de cette étude sont les suivantes :

45
Les caractéristiques socio-démographiques : l’âge, le sexe, commune de résidence,
profession.

Nature de l’accident

Le type de traumatisme.

Les caractéristiques des lésions.

10.7.1 Définition des variables


Définition conceptuelle :

Variable quantitative :

● Age : C’est le nombre d’années s’écoulant depuis la naissance. Elle s’exprime en

unité de temps (année, mois, semaine, jour, etc.).

Variables qualitatives :

● Sexe : le sexe vise le genre masculin ou féminin.

● Commune de résidence : ville ou vit le sujet.

● Nature de l’accident : la nature de l’accident est définie par l’élément ayant provoqué

la décélération et celui qui le subit.

● Type de traumatisme et caractéristiques des lésions : le type de traumatisme est

représenté par la région du corps qui est affectée par le trauma et les caractéristiques
des lésions représentent le type de lésions engendré par le trauma.

Définition opérationnelle :

Variable quantitative

46
● L’âge : celui inscrit dans le dossier médical lors de l’admission du sujet à l’hôpital.

o Patient de…à … ans/ population de l’étude X 100

o Intervalle d'âge= (âge maximal-âge minimal)

Variables qualitatives :

● Sexe : c’est le genre du sujet inscrit dans le dossier médical.

o Proportion de sexe M ou F :

▪ patient de sexe masculin X 100

Population de l’étude

▪ patient de sexe féminin X 100

Population de l’étude

o Sex Ratio = Nombre total du sexe le plus représenté

Nombre total du sexe le moins représenté

● Commune de résidence : Telle qu’inscrit dans le dossier médical. Les communes en

dehors de la zone métropolitaine [1] sont notées « autres » pour ce variable ; et 《


indéterminée 》 lorsque la commune de résidence n’a pas été mentionnée dans le
dossier médical.

Proportion de commune de résidence = Commune de résidence ×100

Nombre total de cas d’AVP

● Type de trauma : celui inscrit dans le dossier.

o Trauma crânien/population de l’étude X 100

47
o Trauma cervical/ population de l’étude X 100

o Trauma thoracique/ population de l’étude X 100

o Trauma abdominal/ population de l’étude X 100

o Trauma des membres inférieurs/ Population de l’étude X 100

o Trauma des membres supérieurs/ Population de l’étude X 100

o Trauma du rachis Lombo-sacré/ Population de l’étude X 100

o Trauma du rachis dorsal/Population de l’étude X 100

o Trauma du bassin/Population de l’étude X 100

● Nature de l’accident : la nature de l’accident est définie par l’élément ayant provoqué

la décélération et celui qui le subit

10.8 Le plan d’analyse des résultats ;


Les données résultant de ce travail de recherche seront traitées avec le logiciel SPSS ou EPI
Info et présentées en pourcentage.

Epidémiologie descriptive :

Analyse Uni-variée (tri à plat) :

a) L’âge : variable quantitative.

b) Le sexe : variable qualitative sera présentée par un diagramme en secteur


(camembert).

c) La commune de résidence : variable qualitative.

d) La profession : variable qualitative.

e) La nature de l’accident : variable qualitative

• Piéton- moto
• Piéton- auto
• Vélo- moto
• Vélo- auto
48
• Moto-moto
• Autres : à préciser

f) Le type de traumatisme : variable qualitative

• Traumatisme crânien
• Traumatisme du rachis.
• Traumatisme du thorax.
• Traumatisme abdominal.
• Traumatisme des membres.

g) Caractéristiques des lésions : Variable qualitative

• Plaies
• Contusion
• Hématome
• Fracture ouverte ou fermée
• Luxation
• Entorse
• Avulsion dentaire.
• Trauma crânien léger, modéré à sévère.
• Volet thoracique.
• Pneumothorax/Hémothorax.
• Hémarthrose.
• Brûlure.

Analyse bi-variée :

a) Répartition de l’âge des sujets victimes d’AVP selon le sexe.

b) Répartition du sexe des sujets victimes d’AVP selon la profession.

c) Répartition de la nature de l’accident selon la profession.

d) Répartition du type de traumatisme selon la nature de l’accident.

e) Répartition des caractéristiques des lésions selon le type de traumatisme.

f) Répartition des caractéristiques des lésions selon la nature de l’accident.

49
10. CHRONOGRAMME D’ACTIVITES

Choix du sujet de mémoire Novembre – Décembre 2019


Recherche documentaire Janvier 2020
Remise du protocole

Collecte des données

Remise du travail de recherche

Soutenance

50
11. BIBLIOGRAPHIE

1. OMS
Plan mondial pour la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020, p4/29,
pub 2011, anglais, français
[Link]

2. OMS | Accidents de la route


[Link]

3. Sécurité routière : mobilisation pour diminuer le risque d’accident durant la rentrée


des classes.
[Link]

4. Mathieu L, Desfemmes FR, Jancovici R.


Prise en charge chirurgicale du polytraumatisé en situation précaire. J Chir.
2006;143(6):349-54.
PubMed | Google Scholar

5. EMC|Enfants victimes d’accident de la circulation : les accidents chez l’enfant.


Lavaud J.4-125 – A-10, 2016

6. Encyclopédie libre Wikipédia

51
7. Violence injury prevention road safety status data table
[Link]
table_a2_fr.pdf

8. PRISE EN CHARGE PRE-HOSPITALIERE D’UN AVP MOTO NON CASQUE


AVEC TC GRAVE
[Link]

9. Sécurité routière en 2017 : classement des pays selon le taux mortalité.


[Link]

10. Franck, Sikakulya


Ona, Ahuka
Albert, Longombe
Profil thérapeutique des accidentes du trafic routier (atr) en ville de Butembo, est de la
république démocratique du Congo
[Link]

11. La, E T D E
Scientifique, Recherche
Bamako, Université D E
Faculté de médecine de pharmacie et d’odonto-stomatologiebamako mali
[Link]

12. M. Sériba SIDIBE.


Epidémiologique, Etude Lésions, D E S
Aux, Traumatologiques Liees
[Link]

13. D Honnart, M Coudert, M Freysz


Stratégie des examens du polytraumatisé Conférences d'actualisation SFAR 1998
[Link]

52
14. Principes du traitement des traumatismes crâniens
[Link]

15. Prise en charge des traumatismes thoraciques


[Link]
traumatisme-thoracique/revue-g%C3%A9n%C3%A9rale-des-traumatismes-
thoraciques

16. [Link]

17. Madougou, S. Chigblo, P. S.


Tchomtchoua, A. S. Lawson, E.
Yetognon, L. Hans-MoeviAkue, A.
Incidence et impacts des accidents de la voie publique chez les conducteurs de taxi-
moto en milieu tropical
[Link]

18. Les accidents de la route : causes et conséquences


https:/[Link]/blog/accident-de-la-route/

19. Zounon, A A W C Santos, Kpade, A H, Guezo, D R, Adjibabi, W


Aspects épidémio-cliniques des traumatismes cranio-faciaux secondaires aux
accidents de la voie publique Epidemiological and clinical aspects of craniofacial
trauma caused by traffic road accidents
[Link]

20. D Ngaroua, Jérémie Mbo, Natacha Aidego AM, YaoubaDjibrilla, Joseph EloundouN
Les fractures dues aux accidents de la voie publique à l’hôpital régional de
NGaoundere (Cameroun)
[Link]

21. D Diango, A Ag Iknanea, SA Beye, F Tall, N Diani, Y Coulibaly, A Diallo

53
Aspects épidemiocliniques des accidents de voie publique au service d'accueil des
urgences chu Gabriel Toure Bamako
[Link]

22. Wade, Thomas Marcel Mbar


Ba, Papa Abdoulaye
Niane, Mamadou Moustapha
N’diaye, Malick Cissé,Konaté, Ibrahima,Touré, Cheikh Tidiane
Les accidents de cyclomoteurs: Mécanismes lésionnels et aspects anatomo-cliniques
[Link]

23. Franck, Sikakulya; Ona, Ahuka, Albert, Longombe


Profil thérapeutique des accidentes du trafic routier (atr) en ville de butembo, est de la
république démocratique du Congo
[Link]

24. Aspects épidémiologiques des AVP au service d’accueil des urgences CHU
GABRIEL TOURE BAMAKO
[Link]

25. BOUSSO, A CAMARA, E SANE, J. KASSE, A. THIAM, B SY, M.


Aspects épidémiologique et clinique des accidents de scooter à Dakar, Sénégal.
[Link]

26. Kadiatou BERTHE


EtudeEpidemio-clinique des accidents de la voie publique chez les enfants de 5 à 15
ans dans leService de Traumatologie du C.H.U Gabriel Touré – Bamako
[Link]

27. La Providence des Gonaïves-MSPP


Inauguration [Link] ([Link])

54
Fiche d’enquête :
Numéro du dossier : ………..

I. Identification du sujet

Code :……………….. Age :………ans Sexe : F□ M□

Profession :……………………………

Commune de résidence :…………………………….

Date de l’accident : …………………

Lieu de l’accident :………………………..

Date de consultation : ……………………

II. Nature de l’accident

Piéton - Moto : □ Piéton-Auto : □

Vélo-Moto : □ Vélo-Auto : □

Moto-Moto : □ Autre : □ à préciser………………..

III. Types de traumatisme et caractéristiques des lésions

Traumatisme crânien : oui □ non □

Si oui : - fracture □ - plaies □ - contusion □ - hématome □ autres………

55
Traumatisme du rachis cervicale : oui □ non □

Si oui : - fracture □ - plaies □ - contusion □ - hématome □ autres………

Traumatisme du rachis dorsal : oui □ non □

Si oui : -fracture □ - plaie □ - contusion □ -hématome □ autres………

Traumatisme du thorax :oui □ non □

Si oui : - fracture des cotes □ - volet thoracique □ -luxation □ hémothorax □ -


pneumothorax □ -plaies □ -contusion □ autres……………….

Traumatisme de la ceinture scapulaire et du membre supérieur :oui □ non : □

Si oui : -fracture ouverte □ - fracture fermée □ - luxation □ contusion □ - plaies □ -


entorse □ - autres……………………….

Traumatisme du rachis lombo-sacrée : oui □ non □

Si oui : - fracture □ - contusion □ - luxation □ - plaies □ autres……………

Traumatisme du bassin : oui □ non □

Si oui :- fracture □ - disjonction sacro iliaque □ – disjonction symphyse pubienne □ -


autres……………..

Traumatisme du membre inferieur : oui □ non □

Si oui : - fracture ouverte □ -fracture fermée □ - luxation □ contusion □ - plaies □ -


entorse □ - autres………………………

Troubles neurologiques : oui □ non □

Si oui : - préciser………………………..

56

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