Article 332
Le juge peut inviter les parties à mettre en cause tous les intéressés dont la présence lui
paraît nécessaire à la solution du litige.
En matière gracieuse, il peut ordonner la mise en cause des personnes dont les droits ou
les charges risquent d'être affectés par la décision à prendre.
L'intervention volontaire
C'est le terme employé pour qualifier un plaideur qui n'est pas partie à une procédure,
et qui n'est donc ni demandeur ni défendeur, mais qui estime qu'il a intéret à y
participer, soit pour venir soutenir une partie (ce qu'on appelle alors l'intervention
volontaire accessoire), soit pour y faire valoir ses propres intérêts (ce qu'on appelle alors
intervention volontaire principale).
Il procède à une "intervention volontaire" par laquelle il s'inclue dans le procès et y
jouera alors un rôle similaire aux parties.
L'intervention volontaire est régie par les articles 328 et suivants du CPC et pour les
procédures devant le Tribunal judiciaire (ex TGI, l'article 783 du CPC devenu 802 du
CPC précise que l'intervention volontaire peut être postérieure à l'ordonnance de
clôture.
Article 802
Version en vigueur du 01 janvier 2020 au 31 juillet 2023
Modifié par Décret n°2019-1333 du 11 décembre 2019 - art. 4
Après l'ordonnance de clôture, aucune conclusion ne peut être déposée ni aucune pièce
produite aux débats, à peine d'irrecevabilité prononcée d'office.
Sont cependant recevables les demandes en intervention volontaire, les conclusions
relatives aux loyers, arrérages, intérêts et autres accessoires échus et aux débours faits
jusqu'à l'ouverture des débats, si leur décompte ne peut faire l'objet d'aucune
contestation sérieuse, ainsi que les demandes de révocation de l'ordonnance de clôture.
Sont également recevables les conclusions qui tendent à la reprise de l'instance en l'état
où celle-ci se trouvait au moment de son interruption.
Conformément au I de l’article 55 du décret n° 2019-1333 du 11 décembre 2019, les
présentes dispositions entrent en vigueur le 1er janvier 2020 et sont applicables aux
instances en cours à cette date.
CA Montpellier, no 14/03355 et , 1re ch., sect. D, 10 mai 2016, SARL Rosematel c/ C du
Domaine de Couran et a., M. Gaillard, prés., Mmes Azouard et Rodier, cons. ; Mes Calafell,
Salvignol, De Aranjo, Lasry et Archimbaud, av.
Il résulte de la combinaison des dispositions des articles 554 et 555 du Code de
procédure civile que peuvent être appelées devant la cour les personnes qui n'ont pas
été parties en première instance, quand l'évolution du litige implique leur mise en cause.
L'évolution doit être caractérisée par la révélation d'une circonstance de fait ou de droit
née du jugement ou postérieure, modifiant les données juridiques du litige.
CA Montpellier, no 14/03355 et , 1re ch., sect. D, 10 mai 2016, SARL Rosematel c/ C du
Domaine de Couran et a., M. Gaillard, prés., Mmes Azouard et Rodier, cons. ; Mes Calafell,
Salvignol, De Aranjo, Lasry et Archimbaud, av.
Il résulte de la combinaison des dispositions des articles 554 et 555 du Code de
procédure civile que peuvent être appelées devant la cour les personnes qui n'ont pas
été parties en première instance, quand l'évolution du litige implique leur mise en cause.
L'évolution doit être caractérisée par la révélation d'une circonstance de fait ou de droit
née du jugement ou postérieure, modifiant les données juridiques du litige.
Il arrive fréquemment qu’en cause d'appel, une intervention forcée doive avoir lieu.
Cela peut être le cas notamment lorsqu'en première instance une partie dont la
présence est nécessaire à la résolution du litige n'a pas été appelée.
En pareille situation, il est possible de régulariser une assignation en intervention forcée
pour que la partie soit appelée en cause d'appel à faire valoir ses observations et, le cas
échéant, condamnée à indemniser une des parties déjà présente en première instance.
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Par arrêt du 2 novembre 2016, la Cour d’appel de Paris (pôle 6, ch. 10) déclare
irrecevable la demande dirigée contre M. L., appelé en intervention forcée.
Sur pourvoi, la salariée reprochait à la Cour d’avoir jugé irrecevable cette intervention
forcée alors que l’évolution du litige impliquant la mise en cause d’un tiers devant la
Cour d’appel est caractérisée par la révélation d’une circonstance de fait ou de droit, née
du jugement ou postérieure à celui-ci, modifiant les données juridiques du litige et qu’en
l’espèce, la procédure de redressement judiciaire, postérieure au jugement, l’autorisait à
appeler en intervention forcée M. L., qui avait été son seul interlocuteur et qui avait
personnellement engagé sa responsabilité vis-à-vis d’elle.
********
8 décembre 2022 Cour d'appel de Versailles RG n° 21/07751
Sur la nullité de l'assignation en intervention forcée, le juge de la mise en état a écarté
l'exception de nullité pour défaut d'exposé des moyens de droit au motif que les sociétés
FG et Ubisoft n'établissaient aucun grief, celles-ci disposant de tous les éléments utiles à
l'organisation de leur défense.
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3. Les demandes en intervention
Constitue une intervention la demande dont l’objet est de rendre un tiers partie au
procès engagé entre les parties originaires (Art. 66 CPC).
L’intervention est volontaire lorsque la demande émane du tiers
L’intervention est forcée lorsque le tiers est mis en cause par une partie
Pour que l’intervention soit recevable, il faut qu’elle se rattache aux prétentions des
parties par un lien suffisant (art. 325 CPC).
Si l’intervention risque de retarder à l’excès le jugement, le juge statue d’abord sur la
demande principale puis sur l’intervention (art. 326 CPC).
==> L’intervention volontaire
L’intervention volontaire est le fait d’une personne qui, de son propre chef, se présente à
une instance à laquelle à l’origine elle n’était pas partie, pour y faire valoir ses droits ou
soutenir ceux d’une partie.
Le code de procédure civile distingue deux formes d’intervention volontaire :
L’intervention est principale, lorsqu’elle élève une prétention au profit de celui
qui la forme. Elle n’est recevable que si son auteur a le droit d’agir relativement à
cette prétention ( 329 CPC)
L’intervention est accessoire, lorsqu’elle appuie les prétentions d’une partie. Elle
n’est recevable que si son auteur a intérêt pour la conservation de ses droits, à
soutenir cette partie. L’intervenant à titre accessoire peut se désister
unilatéralement de son intervention ( 330 CPC).
L’intervention est soumise aux mêmes conditions de présentation que les demandes
principales (Art 68 CPC).
A cet égard, elle est faite à l’encontre des parties défaillantes ou des tiers dans les
formes prévues pour l’introduction de l’instance. En appel, elle l’est par voie
d’assignation.
==> L’intervention forcée
Il y a intervention forcée ou mise en cause lorsque l’une des deux parties engagées dans
un procès y appelle un tiers.
Le juge peut également inviter les parties à mettre en cause tous les intéressés dont la
présence lui paraît nécessaire à la solution du litige (Art. 332 CPC).
Il s’agit en quelque sorte d’une mise en cause d’office par le tribunal, encore que le juge
ne soit pas en mesure d’assigner directement le tiers ; il ne peut qu’inviter les parties à
assigner.
Le code de procédure civile distingue trois sortes d’intervention forcée :
La mise en cause d’un tiers aux fins de condamnation ( 331 CPC) ;
La mise en cause pour jugement commun ( 331 CPC) :
L’appel en garantie, qui constitue le cas le plus fréquent d’intervention forcée
( 334 et s.).
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