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Valorisation des Produits Forestiers au Congo

Business plan banane plantain

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REPUBLIQUE DU CONGO

ECOLE NATIONALE DES EAUX ET FORÊTS DE MOSSENDJO


Unité*Travail*Progrès
Tél : 00242069585753

Mail : enefmoss@[Link]/laurmougouel@[Link]

COURS DE VALORISATION DES PRODUITS


FORESTIERS
(3ème Année Environnement et Aménagement Forestier

1
GENERALITE SUR LA VALORISATION DES PRODUITS FORESTIERS

Sous l’influence des facteurs du milieu, l’écosystème forestier se renouvelle sans cesse, car l’homme depuis des temps a toujours été un utilisateur
potentiel des produits forestiers qu’il devrait être en conséquence un ingénieur usager.
Parmi les utilisations traditionnelles des produits forestiers on peut citer :
- L’alimentation
- La pharmacopée
- L’obtention des bois de chauffe
- La confection des multiples objets et outils (cuillères, balais, statuettes, manche des outils, instruments de musiques)
- Les maisons traditionnelles
- Sites rituels
Aussi les produits forestiers sont à la base de nombreuses industries à savoir :
- Industries chimiques (résines, colles, laques, pâte à papier et bien d’autres)
- Industries de transformation mécanique du bois (scierie, déroulage, tranchage, contreplaqués, panneaux dérivés du bois et industrie de meuble
Les produits forestiers jouent aussi un grand rôle dans la survie des êtres vivants (régulation du climat, protection des sols, des eaux, habitats de la
faune et des peuples autochtones)
- Industries touristiques (paysages, reliefs, biodiversité)
Ainsi donc le cours de valorisation des produits forestiers nous permettra de comprendre combien de fois la mise en valeur du patrimoine forestier
dans le respect de l’art contribue au développement durable de notre environnement

2
VALORISATION DES PRODUITS FORESTIERS NON LIGNEUX OU PRODUITS FORESTIERS AUTRES QUE LE
BOIS
Introduction

Le terme P.F.N.L ou [Link]. Désigne les produits sauvages différents des bois industriels (grumes, perches, bois de trituration). Ce sont des produits
forestiers issus des végétaux, de la faune sauvage, et des ressources halieutiques.

Une considération récente des [Link] est celle du concept environnemental qui désigne les P.F.N.L

Comme le développement de l’écotourisme, la fixation du gaz carbonique, la conservation des sols et des bassins versants

Les [Link] constituent pour l’Etat et les populations une richesse biologique, un potentiel économique, alimentaire, environnemental et culturel servant de
base à l’amélioration des conditions de vie ;

La connaissance des caractéristiques de chaque produit et l’identification des acteurs concernés permettent de maitriser les valeurs de chacun d’ entre eux
et de définir les stratégies de leur gestion.

1 Caractérisation des [Link]

L’exploitation et la commercialisation des [Link]. Permettent d’établir une évaluation de ces derniers et de comprendre combien de foi leur valorisation
peut contribuer dans l’amélioration des situations économiques et alimentaires des populations

a) Caractérisation des [Link] d’origine végétale

La valorisation des P.F.N.L d’origine végétale permet de les commercialiser sous les formes suivantes

- Les huiles végétales issues des fruits (huile de palme, de moabi des dattiers et bien d’autres

-Les boissons locales : ce sont les sèves extraites des palmiers et des jus issus des fruits sauvages divers.

- Les condiments : Il s’agit des graines, feuilles, fruits et tubercules sauvages utilisés dans l’alimentation.
- Les produits de médecine : il s’agit des écorces, des feuilles, des racines et sèves qui servent
À la préparation des produits pharmaceutiques et à la pharmacopée

3
- Les matières premières Ce sont les produits issus des végétaux utilisés pour la fabrication des objets (colorant, colles, ustensiles, mobiliers, tissus,
produits cosmétiques ; etc.…)
b) Caractérisation des [Link] d’origine animale
- Ce sont les animaux sauvages terrestres et aquatiques mis en valeur sous les formes suivantes :
- Les aliments : ce sont les gibiers, les poissons d’eau douce et des fleuves ; les insectes et les oiseaux
- Les dépouilles et trophées : Il s’agit des peaux d’animaux, des os, des cornes, des pointes d’ivoire, des plumes d’oiseaux etc. …utilisés pour divers
usages (médicament, bijoux, cuir, ornement et bien d’autres).
- Les animaux vivants en captivité : Ce sont les animaux sauvages, les reptiles et les poissons gardés dans les parcs et sanctuaires
c) Les [Link]. pourvoyeur des services environnementaux

La diversité de la faune et de la flore, les grandes variétés de paysage( rivières, clairières, chutes, gorges, relief ) permettent au Congo de disposer de
tous les éléments nécessaires à la mise en valeur du tourisme écologique (aménagement des aires protégées, des sanctuaires, des parcs et des sites
attractives .) génératrices des recettes et d’ emplois pour les populations riveraines

2 Identification des acteurs du secteur des [Link]

a) Les acteurs institutionnels


La gestion des P.F.N.L. relève du ministère de l’économie forestière, de développement durable, et de l’environnement. Malgré l’ importance de
valoriser ces produits, il n’ existe pas du tout une motivation de promouvoir le développement de ce secteur( absence de stratégie de certifier la
qualité des produits pour les marchés plus larges, manque d’ assistance techniques aux communautés rurales sur les méthodes de récoltes, de
transformation, de domestication et de commercialisation des [Link] .)

b) Les acteurs socio-économiques


Les principaux acteurs de ce secteur sont :
-Les producteurs : chasseurs, pêcheurs et paysans
- Les commerçants : il s’agit des groupements en provenance des centres urbains qui travaillent étroitement avec les chasseurs, les pêcheurs et les
paysans.

- Les consommateurs : ce sont les citoyens qui n’ont pas la possibilité d’entreprendre directement les activités de chasse, de pèche et de cueillette
(vanniers, traditeurapeute, Tisserant, usagers …).

3) Impacts de l’exploitation des [Link].

4
a) Exploitation des [Link] d’origine végétale

L’exploitation des végétaux à des retombés sur la structure et la composition de la forêt c’ est pourquoi la gestion de ces espèces mérite une attention
particulière sur les aspects biologiques afin

De garantir l’équilibre écologique

- L’exploitation des fruits


L’autoconsommation des fruits à moins d’impacts sur le milieu naturel car elle est orientée vers la cueillette et le ramassage tandis que la
commercialisation à des impacts négatifs du fait que la récolte intensive est un frein sur la dynamique des espèces, de même cette récolte
Sera orienté vers l’abattage des arbres ce qui est une technique destructive
- La récolte des feuilles
Malgré un haut niveau d’exploitation, la récolte des feuilles ne suscite aucune inquiétude car
La plante possède une capacité énorme de se reproduire à travers des mécanismes végétatifs
- L’exploitation des écorces, tiges et des sèves
La récolte de ces produits a des répercussions négatives sur la survie des espèces dont la gravité de l’impact varie avec la technique de récolte et les
quantités prélevées.
Exemple : l’abattage des palmiers pour la récolte du vin réduit les effectifs tandis que la
Récolte par le haut n’a aucun impact.
c) Exploitation des [Link] d’origine animale
La pèche et la chasse entravent un impact considérable sur l’équilibre écologique.
- La chasse tout comme la pèche traditionnelle pratiquées à travers des pièges ont moins
D’impacts sur la dégradation des écosystèmes, plutôt elles renforcent la sécurité alimentaire dans les villages aussi elles jouent un rôle de protection
des cultures.
- La pèche et la chasse pratiquées à titre commercial sont les causes du déséquilibre des écosystèmes (extinction des grands mammifères) dont les
conséquences sont l’insécurité alimentaire et la hausse des prix.
-
-

5
L’ECOTOURISME UNE FORME DE VALORISATION DES PRODUITS FORESTIERS
1 Définition de l’écotourisme

L’écotourisme est une nouvelle forme de tourisme autour duquel les villages de la brousse sont organisés pour accueillir pendant une courte durée des petits
groupes de voyageurs et leur faire partager leur vie quotidienne, leur culture, leur mode de vie, aussi leur milieu naturel (biotope et biodiversité)

Le touriste quant à lui vient avec sa propre culture, ses habitudes et reflexes, sa capacité financière, sa curiosité, et son envie d’échange.

Le milieu d’accueil est plus qu’un simple campement ou hôtel, c’est un espace, un village, un terroir avec sa population, ses règles sociales, son économie, son
environnement, ses paysages.

Cette rencontre entre l’accueillant et l’accueilli constitue les prémices d’un tourisme responsable

2 Les enjeux et défi de l’écotourisme

L’écotourisme à des enjeux sur tous les plans à savoir : économique, social, et écologique car il fait promouvoir le bien-être des populations riveraines et de
leur environnement.

Il joue un rôle important dans le développement durable et équilibré en générant des bénéfices pour les pauvres (création d’emplois en milieu rural,
valorisation des [Link].)Aussi il garantit la protection de l’environnement pour le fait que les pratiques néfastes de l’homme sont substituées à la
préservation des écosystèmes qui sont les bases de l’écotourisme.

Le développement de l’écotourisme constitue une base de lutte contre la pauvreté, car il constitue une porte essentielle d’exportation pour les pays sous-
développés Grace aux milliers des visiteurs qui s’y rendent donc une source de devise.

L’ écotourisme est aussi un puissant élément de diversification de l’ économie locale du fait que les touristes sont souvent attirés vers les zones les plus
éloignées qui offrent un grand nombre d’ intérêt au niveau de la culture, de la faune, de la flore et des paysages.

L’écotourisme constitue un véritable moteur de développement durable en zone rurale car le déplacement massif des touristes sur les lieux constitue un
grand marché de valorisation des biens et Services des forêts

3 L’écotourisme et le développement durable

L’écotourisme à des retombés multiformes sur le milieu car il permet :


6
- Le financement et la réalisation des microprojets de développement sur les infrastructures et la création des petites et moyennes entreprises.
- L’appui à des initiatives de base (groupement et association) qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
- La création d’emploi et le maintien des jeunes freinant l’exode rural.
- L’obtention des taxes de séjour et des patentes qui contribuent au renforcement des politiques de développement des collectivités locales.

VALORISATION DES PRODUITS FORESTIERS LIGNEUX (P.F.L)

Introduction : La valorisation des P.F.L implique l’utilisation rationnelle des ressources forestières pour les bénéfices des populations et de l’Etat.

Ce concept ne vise pas simplement à maintenir la valeur des ressources forestières, mais il porte en soit d’énormes potentialités d’emplois, de revenus et de
richesses avec l’industrialisation de la filière bois.

La transformation plus poussée des bois apparait pour le Congo comme un outil de développement socio-économique et de gestion durable des forêts dont
on ne peut s’en passer car les industries forestières réalisent des infrastructures socio-économiques (routes écoles, dispensaires) et créent des Nombreux n
emplois dans le secteur des métiers du bois et de la forêt, du génie civil, génie électrique et mécanique tant en milieu rural qu’en milieu urbain.

1 Politique de valorisation des P.F.L.

La valorisation des P.F.L. passe par le développement d’un secteur industriel diversifié et à forte valeur ajoutée.

Celui-ci pourra être atteint que par :

- La restriction des exportations des grumes avec l’application d’une convention d’aménagement et de transformation.
- L’incitation à un investissement industriel par la différenciation des fiscalités au profit des
Produits transformées localement aussi avec l’exonération des taxes douanières sur l’importation des équipements de transformation du bois et
l’exportation des produits finis.

7
- L’attribution des concessions forestières conditionnée par l’implantation des unités de transformation du bois
- La mise en place des systèmes de formation adaptés aux techniques de transformation plus poussée du bois (ébénisterie, sculpture, marqueterie,
architecture, revêtement décoratif des articles en bois, construction bois).
2 Situation des industries de transformation du bois au Congo
Les industries forestières de notre pays sont caractérisées par la première transformation du bois (sciage, déroulage, tranchage et contreplaqué)
auxquelles s’ajoute un secteur informel de sciage artisanal et de menuiserie artisanale.
Cependant la transformation plus poussée sous forme de deuxième et troisième transformation telle que la fabrication des parquets, des meubles et
articles en bois de haute gamme normalisée, étape qui génère plus de valeur ajoutée et la création d’emplois est embryonnaire.
Dans la démarche de la valorisation du bois les investisseurs doivent élargir le schéma de leurs activités en ajoutant des chaines de récupération des
rebuts de la forêt et des déligneuses grâce à l’implantation des scieries mobiles de type Lucas Mill, des unités de carbonisation, des menuiseries
industrielles capables de produire des bois de transformation secondaires (moulures, parquets, frises et meubles de haute gamme) compétitifs sur le
marché mondial ,aussi l’implantation des usines de déchiquetage, de défibrage, de fabrication des panneaux agglomérés, de pate à papier et de
construction des maisons préfabriquées en bois grâce à la mise en valeur des plantations industrielles d’eucalyptus et des pins et des essences de
promotion également des bois de trituration.

8
VALORISATION DES FORETS DU BASSIN DU CONGO DANS LA REGULATION CLIMATIQUE ET LA
SAUVEGARDE DE LA BIODIVERSITE MONDIALE

1- Définition d’un bassin : Un bassin est une région drainée par un fleuve et ses affluents. Il existe trois grands bassins au monde, ce sont :
_ Le bassin de l’Amazonie en Amérique du sud qui s’étend sur neuf pays

_ Le bassin du Congo en Afrique centrale

_ Le bassin Indo-Malais en Asie

2- Présentation des forêts du bassin du Congo

Les forêts du bassin du Congo constituent le deuxième massif forestier tropical après les forêts amazoniennes. Elles occupent une superficie de deux cent
millions d’hectare qui se repartie sur les pays suivants :

. Le Cameroun 21,2 millions d’ha

. La République Centrafricaine 22,7 millions d’ha

. La République du Congo 22,4 millions d’ha

. La République Démocratique du Congo 136,6 millions d’ha

. La République du Gabon 21,7 millions d’ha

. La Guinée Equatoriale 1,6millions d’ha

. Le Burundi 0,15millions d’ha

. Le Rwanda 0,48 millions d’ha

Ces forêts sont riches en biodiversité, dont la particularité est la présence des nombreuses espèces endémiques fauniques et floristiques, aussi de l’existence
d’un bon nombre des grands mammifères faisant de ce bassin un trésor mondial. Le bassin du Congo abrite aussi un grand réseau hydraulique, dont le fleuve
le plus important est le fleuve Congo qui se jette dans l’océan atlantique.

9
3 -Valorisation des forêts du bassin du Congo pour les services environnementaux

La protection des forêts du bassin du Congo et de sa biodiversité est une nécessité pour les communautés mondiales, car elles constituent une place de choix
pour le développement économique durable des pays qui les composent ; aussi par leur superficie qui abrite les grands Mammifères en extinction
(éléphants, gorilles, chimpanzés, buffles, panthères, okapi …) et aussi d’autres espèces fauniques et floristiques.

Le bassin du Congo par ses formations forestières est aussi un grand puis de carbone d’importance mondiale capable de régulariser les gaz à effet de serre
qui sont les conséquences des changements climatiques dont les préoccupations sont d’actualité.

Le bassin du Congo par son réseau hydraulique assure le recyclage de l’eau qui est une ressource capitale pour des millions des populations qui y abritent
dont les enjeux futurs seront basés sur la guerre de l’eau.

Par ailleurs l’exploitation forestière, l’agriculture itinérante, l’accroissement démographique et les activités industrielles exercent une pression sur la
régression des forêts du bassin du Congo dont le taux annuel de déforestation est estimé à 934000ha selon les sources de la F.A.O.

Par conséquent freiner la déforestation dans le bassin du Congo est un moyen efficace de réduction des gaz à effet de serre et de sauvegarder la biodiversité
à l’échelle mondiale.

4 Politique de protection des forêts du bassin du Congo

L’exploitation forestière, l’agriculture et l’extraction minière faisant parties des facteurs de développement des pays du bassin du Congo il apparait difficile
de promouvoir la protection de ces forêts pour les services environnementaux sans indemniser ses diverses fonctions.

Pour y faire nous allons découvrir les stratégies mises en œuvre pour préserver les forêts du bassin du Congo.

Au vu des dégâts écologiques et économiques qui peuvent subvenir de l’exploitation intensive des forêts du bassin du Congo, plusieurs initiatives sont prises
en vue de préserver ces forêts à savoir :

- Les pays de la CO. MI. F.A.C ont défini une politique commune visant une gestion responsable des forêts du bassin du Congo par l’aménagement
durable des forêts et la prise en compte des populations concernées.
- Un partenariat sur les forêts du bassin du Congo a été signé entre les U.S.A, la France, les bailleurs de fond, les O.N.G et les pays du bassin du Congo
lors du sommet de la terre en 2002 à Johannesburg visant à financer les politiques pouvant améliorer

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- la gestion durable des forêts de production et de créer des zones de protection couvrant dix à quinze pour cent de superficie du bassin.
- Des perspectives sont en cour pour indemniser les services environnementaux (puis de carbone, réserve de biosphère…) rendus par les forêts du
bassin du Congo qui sont des opportunités de conservation des forêts ; à titre d’exemple on cite :
.Le mécanisme de mise en œuvre conjointe(M.O.C) qui finance les projets industriels et forestier qui luttent contre l’effet de serre. Ces projets sont
soutenus par la Russie et les pays d’Europe centrale et orientale.
.Le mécanisme REDD (réduction d’émissions issues de la déforestation et de dégradation tropicale), il vise rémunérer la déforestation et la
dégradation évitées, il permet de lutter contre les changements climatiques, de réduire la pauvreté et de sauvegarder la biodiversité
-Le mécanisme de développement propre(MDP).

5 Importance des bassins versants

Les bassins versants sont composés des fleuves, des cours d’eau, des rivières, des forêts inondées et des marais. Ces écosystèmes sont au cœur de la vie
planétaire, car ils fournissent l’eau nécessaire à la survie des êtres vivants. Ils remplissent aussi des fonctions économiques, sociales et environnementales.

Sur le plan économique et social, les bassins versants produisent l’eau nécessaire à la réalisation des activités de transport, d’agriculture, de production
d’énergie propre, de pêcherie et de tourisme.

Sur le plan environnemental, ces milieux abritent une diversité biologique (faune et flore).Ils remplissent aussi des fonctions naturelles comme l’alimentation
des nappes phréatiques, le contrôle de l’érosion et la production de l’eau potable.

De nos jours la perte des biens et services rendus par ces écosystèmes est un frein de développement durable des populations environnantes et en particulier
des populations pauvres dont les activités économiques et l’accès à l’eau potable sont étroitement liées, c’est pourquoi une gestion raisonnée de ces
ressources s’avère indispensable.

6 La gestion raisonnée des bassins versants

La gestion raisonnée des bassins versants fondée sur des solides principes écologiques permet à la réalisation des objectifs en matière de développement
durable, tandis que la poursuite d’une gestion déficiente est un obstacle majeur à ce développement car la pression croissante de la pollution des eaux, la
construction des barrages hydroélectriques, la pêche industrielle, l’irrigation pour des fins agricoles et bien d’autres activités constituent une menace sur la
biodiversité qui y abrite et une crise globale à la réalisation des objectifs en matière de réduction de la pauvreté, aussi les bassins versants étant délimités par

11
des barrières physiques et hydrologiques et non par des frontières administratives ou politiques constitue une source de conflit entre les peuples limitrophes
dont les bénéfices tirés de ces ressources ne sont pas équitables

INTRODUCTION AU SCIAGE

Définition du sciage :

Le sciage est l’ensemble des opérations qui permettent de reconditionner les grumes et billes en éléments aux dimensions bien précises appelées sciages ou débits.

Ce sont : les planches, les chevrons, les bastings, les madriers, les lattes, les plateaux, les poutres, les feuillets, les voliges.

Ces dimensions sont soit standardisées par une normalisation soit spécifiées dans la commande.

Le sciage vise trois objectifs :

• Traiter la bille dans le minimum du temps (objectifs de productivité)


• Tirer parti du maximum de la bille (objectif de rendement)
• Chercher au tant que possible une production de qualité (objectif de qualité).

2- Classement et calcul des volumes des produits :

a)- Classement et calcul des volumes des grumes

Le bois présente un certain nombre d’anomalie qui sont les vices du bois (défauts et altérations) qui déprécient le bois.
12
Les défauts sont d’origine physiologique (propre à l’arbre) et mécanique sont : nœuds, le cœur excentré, le fil tors, la loupe et le broussin, la lunure, les cadranures, la
roulure, les grains d’orge et bien d’autres.

Ce sont : les trous de mulots, les piqures, les bleuissements, les pourritures. L’importance des vices du bois dans les grumes permet de les déprécier et les classer en qualité
de choix.

• Le 1er choix ou qualité export : Ce sont des grumes de bonne conformation ne présentent pas des défauts remarquables.
• Le 2ème choix ou qualité intermédiaire : Ce sont des grumes de bonne conformation qui présentent un certain nombre de vice.
• Le 3ème choix ou qualité sciage : Ce sont des grumes présentant beaucoup de vices, mais pouvant être récupérées en scierie.
Le volume d’une grume se calcule par la formule : V = 0.785D*L ou 0.08C*L
La saisie des informations est présentée sur une fiche appelée spécification

3 Classement et calcul des volumes des produits

Le classement des débités tiennent compte des vices du bois et de la qualité d’usinage et on distingue les qualités :A,B et C. Le volume d’une pièce de bois se calcule par la
formule : V=L .x.l.x.e

Le volume d’un colis des pièces de largeur variable et de longueur fixe se calcule par la formule : V =L .[Link].x.e

Ld est la somme des largeurs des pièces appelée largeur développée

4 Technologie de sciage

Généralement les chaines de sciage de notre pays présentent les mêmes styles d’organisation. Elles comportent :

- Un parc à grume qui est le lieu de stockage des grumes ; il peut être terrestre ou flottant, mais généralement terrestre. Il doit être périodiquement entretenu
pour empêcher la prolifération des agents biologiques qui altèrent les grumes
- L’atelier de sciage : il est composé des machines et outils destinés au façonnage des grumes en produits finis.
Ce sont :
. Les scies de tête : Elles sont les premières machines destinées à refendre la grume en produits finis et semi finis (plateaux, quarte lot, madriers, et autres
débités) . Ces produits sont débités suivant divers mode
13
de débits qui sont : le débit en plot, sur dosse, sur quartier et hollandais.
Les scies de tète sont généralement pour notre pays des scies à ruban vertical et horizontal équipées des chariots porte grumes néanmoins il existe d’autres
machines : les scies circulaires Mill Lucas, les scies à chaines Dolmar, les scies alternatives multi lamés
. Les scies de reprises : Elles servent à la récupération des produits issus des scies de tète pour leur mise en largeurs et épaisseurs finies. Les machines
utilisées sont des scies à ruban vertical de table et
à chariot, des scies circulaires mono lame et multi lames ou déligneuses
. Les ébouteuses ou scies radiales : elles servent à la mise des pièces en longueurs finies par une opération de tronçonnage
. Le parc des débités
.
Il est le lieu de stockage des produits finis sur lequel les pièces sont empilées entre baguettes ou épingles assurant une bonne: aération permettant un bon séchage
naturel .Le parc des débités doit être de préférence couvert et bien entretenu permettant une bonne conservation des produits.
.Manutention : le transfert des produits entre divers postes est assuré aux moyens des chargeurs élévateurs, des portiques et ponts roulants, des systèmes
automatiques de transferts à rouleaux et à
Chaines, des convoyeurs à déchets et des aspirateurs à sciures.

5 Géométrie de l’outil et entretien des lames

de sciage sont des disques dentées pour les scies circulaires et des rubans dentés pour les scies à ruban. Les dimensions des outils dépendent des caractéristiques des
machines. La denture de l’outil et la nature du métal définissent les caractéristiques de la lame. Les dents sont de forme perroquet, gencive, crochet, isocèle et couchée

le corps de la lame est en nickel chrome, les pointes des dents peuvent être en stellite ou en carbure de tungstène.

La dent présente les caractéristiques angulaires suivantes

.L’angle d’attaque A qui permet d’enlever le copeau

.L’angle de dépouille B qui évacue le copeau et empêche l’échauffement du corps de la lame

. L’angle de bec c qui influe sur la résistance des dents

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.Le pas qui est la distance entre deux dents consécutives

.La hauteur des dents et le creux de la dent

.La voie, elle définit l’épaisseur de la dent qui doit être plus large que son corps afin de limiter le frottement de la lame sur la pièce à usiner. La dent est avoyée par torsion,
par écrasement soit par apport de stellite ou de carbure de tungstène.

L’entretien des outils de coupe s’effectue dans un atelier d’affutage équipé :

.D’un banc de planage et d’un tas métallique pour réparer les bosses

.D’un laminoir ou machine à tension er afin de redonner la tension à la lame

.D’une machine à affuter pour reprofiler les caractéristiques angulaires des dents

.D’une a voyeuse et d’une rectifieuse pour redonner la voie

D’une cisaille et d’un poste à souder oxyacétylène pour la réparation des crics, des dents cassées, la soudure des brins et le brasage de stellite.

SECHAGE DES DEBITES

Le taux d’humidité des bois exposés à l’air s’abaisse et s’équilibre avec le milieu d’exploitation ; cependant une diminution trop brutale est la cause des tensions internes et
externes qui provoques des fentes et des déformations.

De même un bois humide est soumis aux attaques biologiques, ainsi donc le séchage est un facteur déterminant de la qualité des produits. Le séchage du bois est conditionné
par les paramètres suivant : température, degré psychrométrique, pression et vitesse de l’air. Ces éléments sont appelés agent de séchage.

La maitrise des agents de séchage permet de conduire le bois à un taux d’humidité finale et à une qualité qui corresponds
15
Aux conditions d’exploitation du bois. L’industrie du bois utilise deux procédés de séchage (le séchage naturel et le séchage artificiel).

1 Le séchage naturel : Par ce procédé les bois sont empilés à l’abri du soleil et de la pluie dans des conditions

Ambiantes. L’empilage peut être horizontal ou vertical.

- L’empilage vertical : Il est utilisé pour un pré séchage ou ressuyage des bois tendres sujets des attaques
Biologiques
-L’empilage horizontal : Il est utilisé pour amener le bois à l’humidité d’équilibre par rapport aux conditions climatiques du milieu (température et degré
psychrométrique de l’air) .Par cet empilage les bois sont séparés par des épingles ou baguettes qui conditionnent une bonne circulation de l’air.
Le séchage naturel est lent de six mois à une année selon les épaisseurs et la nature des essences ; il impose l’humidité finale qui varie entre 12 et 15.

2 Le séchage artificiel : Il est effectué dans des cellules ou chambres closes ou sont réalisées des conditions rigoureuses de température et de degré
psychrométrique Grace à :
- Un système de chauffage (batteries à eau chaude ou résistance électrique)

-Un système d’humidification (rampes de pulvérisation de vapeur d’eau)

- Un système de convection (cheminée d’aération et ventilateurs)

Les séchoirs peuvent être à case pour le séchage des diverses essences de toutes dimensions et inversement

Des tunnels de séchage.

Les séchoirs artificiels sont équipés des appareils de contrôle et de réglage des agents de séchage qui sont :

- Les thermostats et les thermomètres manométriques pour la température.


- Les pressostats et les manomètres pour la pression
- Les sondes et les hygromètres pour le taux d’humidité des bois
- Les valets ou réflecteurs, les électrovannes, et les psychromètres pour l’humidité relative de l’air
- L’anémomètre pour la vitesse de l’air
16
Les séchoirs artificiels permettent :

-De réduire la durée de séchage, d’obtenir des bois secs en toute saison

-D’alimenter les grandes industries de deuxième et troisième transformation du bois

-D’obtenir des produits de qualité par rapport à ceux du séchage naturel

INDUSTRIES DES PLACAGES ET DES PANNEAUX DERIVES DU BOIS

Introduction : Les produits de sciage présentent un certain nombre d’inconvénients parmi lesquels :

- Ce sont des produits anisotropes dont les propriétés ne sont pas identiques suivant le plan ligneux
- Ils ont des dimensions très limitées en largeurs qui sont imposées par le diamètre des billes
- Les dimensions ne sont pas stables avec les milieux d’exploitation des ouvrages
- Le façonnage est difficile

Pour pallier à toutes ces difficultés, l’industrie du bois a mis sur le marché des techniques nouvelles permettant

L’obtention des bois améliorés qui sont des produits semi finis. Les bois améliorés sont les dérivés des bois massifs

Issus des placages, des particules des bois, des déligneurs et des colles synthétiques (urée formol, colle phénolique, mélamine et résorcine).

1 Techniques d’obtention des placages

a)Définition des placages : Ce sont des feuilles de bois minces obtenues par sciage, déroulage et tranchage

- Le déroulage consiste à découper d’un billon en rotation des minces feuilles de bois sous forme de tapis sans fin

Grace à des outils de coupe lame et barre de pression qui se déplace perpendiculairement à l’axe de rotation du billon

17
Ces placages sont destinés à l’usine des allumettes, des contreplaqués et à l’emballage

-Le tranchage par contre consiste à découper du billon ou d’une quarte lot en position fixe ou en mouvement alternatif

Des minces feuilles de bois dont la largeur est égale ou plus petite que le diamètre du billon. Les placages obtenus ont une structure radiale très appréciés pour former les
surfaces apparentes décoratives (placage d’ébénisterie

2 Opérations successives à l’usine de déroulage ou de tranchage : Ces opérations peuvent être reparties à celles du parc à grumes et celles d’usinage

a) Les opérations du parc à grumes


-Etuvages : Le bois au déroulage comme au tranchage impose des contraintes difficiles, il doit être à vert et de préférence souple pour obtenir des placages lisses et
sans fendillement c’est pourquoi un
Traitement hydro thermique à l’eau chaude ou à la vapeur de détente s’impose. Cette opération est effectuée dans des fosses ou des bacs métalliques.
-Le tronçonnage : Cette opération permet de découper les grumes en billons conformément aux longueurs des futurs placages, aussi elle permet de purger les
défauts.
-L’écorçage : C’est une opération qui permet d’éliminer tous corps étrangers (cailloux, fers) se trouvant à la
Surface des billons afin de garantir les outils de coupe
b) Les opérations de l’usine
-Le déroulage ou le tranchage : C’est au cours de cette opération que le billon est transformé en placage. Les produits obtenus sont composés des déchets, des
placages arrondis, d’un tapis sans fin pour le déroulage et des feuilles entières au tranchage, et d’un noyau résiduel.
-Le séchage des placages : Il permet d’éliminer l’eau afin de ramener le taux d’humidité autour de 6 à [Link] séchage des placages s’effectue dans des séchoirs
tunnels à tapis roulant de grillage ou à rouleaux transporteur. La durée de séchage est de quelques minutes.
-Le massicot âge : C’est une opération qui permet de purger les défauts et d’obtenir les découpes en largeur aux futurs contreplaqués. Les massicots sont des
machines à coupe automatique.
-Le joint âge : Il permet de lier les bandes et les sous multiples obtenues entre défauts au massicot âge pour des feuilles entières.

2 Techniques d’obtention des contres plaqués

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a)définition des contre plaqués : Ce sont des matériaux reconstitués en panneaux caractérisés par leur constitution par couches superposées et orientées à fils
croisés. On distingue :
- Les contreplaqués multiples formés de plusieurs feuilles déroulés et parfois revêtus d’un placage décoratif
(Placage tranché, métal, formica, papier imprégné de mélamine)
-Les panneaux à âme épaisse dont la couche centrale ou âme est formée de sciages (lattes ou lamelles), ce sont des panneaux lattés ou lamellés collés
b) Opérations successives à l’usine de fabrication des contre plaqués :
-Formation des paquets : au cours de cette opération on procède à la réparation des fentes et à la disposition des feuilles de placage en lots dont le nombre et les
dimensions doivent répondre au futur panneau
-Encollage : C’est une opération qui consiste à imprimer la colle sur les feuilles de placage grâce à des machines à rideau et à rouleaux doseurs
-Le pressage : Il permet le serrage des paquets jusqu’à la prise complète de la colle. Le pressage est effectué par des presses multi-étages équipées des plaques
chauffantes. La durée de serrage, la pression et la température dépendent de la nature du bois des épaisseurs des contre plaqués et de la nature de la colle aussi du
régime de serrage.
-L’équarrissage, le ponçage et le classement : Après la sortie des panneaux des presses, les contreplaqués obtenus seront dimensionnés en longueur et largeur à
l’aide des scies circulaires à panneaux ensuite une opération de ponçage va s’ensuivre pour enlever les irrégularités des surfaces et les éclats des chants. En tenant
compte des vices du bois et des défauts d’usinage les panneaux obtenus seront classés en qualité de choix qi sont : A/A ; A/B ; B/C ; C. Suivant la nature de la colle
les contreplaqués sont classés pour
Emploi extérieur et intérieur.

3 Technique d’obtention des panneaux de particule


a) Définition : Les panneaux de particules sont des produits obtenus par agglomération des particules longues ou plates des bois additionnés à des résines
thermodurcissables (colle synthétique).
b) Opérations successives
-Les opérations du parc à grumes : Elles comportent les travaux de réception, de classement, d’écorçage, d’étuvage et de tronçonnage.
-Les opérations de l’usine :
. La fragmentation : Elle permet de broyer les bois ronds en copeaux ou particules par des machines appelés coupeuses (coupeuses à disque, à anneaux et à
meule).

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.Le séchage, le triage et le stockage : Le séchage des particules est effectué par des séchoirs à tambour ou trommel ; le triage est effectué par des tamis de
diverses mailles soit par des principes pneumatiques, tan disque le stockage s’effectue dans des silos.
.Encollage et obtention des panneaux : Comme pour les contreplaqués, on procède par mélanger la colle aux particules de bois dans des moules pour préparer les
mats qui seront ensuite conduits dans des presses pour la cuisson des panneaux. Les panneaux obtenus seront équarris et poncer pour être revêtu ou non des
placages décoratives.

4 Technique d’obtention des panneaux de fibres :


Les techniques de fabrication des panneaux de fibres relèvent de l’industrie papetière c.à.d. elle consiste à défibrer le bois pour l’obtention des particules qui seront
agglomérées en panneaux.
a) Les opérations du parc à grumes : Elles sont similaires à celles de l’industrie des panneaux de particules
b) Les opérations de l’usine :
-Le hachage des bois ronds en particules : Il est effectué par des déchiqueteuses ou coupeuses
-Le défibrage : Il est effectué à l’aide des machines mécaniques par voie sèche ou par un traitement hydro thermique par voie humide sous une température de
l’ordre de 180°C et une pression de 30 à 70 Bar.
-La conformation du mat et l’encollage : Pour le défibrage par voie sèche, les particules seront sécher puis encoller avant de former le mat ; tan disque pour
le défibrage par voie humide, on procède à l’élimination de l’eau pour obtenir une pâte à laquelle on ajoute des additifs (opération de sa finage) pour former le
mat
- Le pressage : C’est une opération qui conduit à la cuisson du mat dans des presses pour l’obtention des panneaux
-Finition des panneaux : C’est une opération qui consiste à surfacer les panneaux par des opérations de ponçage, d’estampage et même de revêtement.

INDUSTRIE DE DEUXIEME ET TROISIEME TRANSFORMATION DU BOIS

Introduction : Ces industries englobent l’ensemble des unités de transformation qui utilisent les produits de première transformation (sciage, placages, panneaux
dérivés du bois) pour le façonnage des produits bois de transformation secondaire (frises, moulures, parquets, mobiliers, construction bois).

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La mise en place des industries plus poussées destinées à cette fabrication impose :
-Des machines-outils de haute précision susceptibles reproduire des articles de qualité compétitifs sur le marché international.
-Le renforcement dans le système éducatif des écoles techniques et professionnelles des arts et métiers du bois (ébénisterie, sculpture, construction bois,
architecture, revêtement bois, machinisme industriel, affutage….)
1 Equipements d’une usine de deuxième et troisième transformation du bois.
Le façonnage des articles en bois destinés à une menuiserie intérieure ou extérieure nécessite la combinaison d’un certain nombre d’opérations issues des
machines et outils suivants :
a) Les scies de débit et de finition : Ce sont les scies circulaires de table, les scies à ruban d’atelier, les scies à panneaux et les scies radiales utilisées pour les
travaux divers de tronçonnage, de délignage, de chantournement des avivées et des panneaux dérivés du bois.
b) Les dégauchisseuses : Ce sont des machines-outils qui servent à l’usinage des surfaces de référence (chant et face) qui serviront d’appui aux opérations
ultérieures
c) Les raboteuses : Elles sont destinées à l’usinage des surfaces parallèles aux surface de référence afin d’obtenir des épaisseurs finies et des surfaces lisses.
Les outils de coupe de la dégauchisseuse et des raboteuses sont des fers agencés dans un arbre porte outils
d) Les fraiseuses : Ce sont des machines polyvalentes utilisées pour les travaux de profilage et de contre profilage, de ténnonage et de calibrage (moulures
rainures, feuillures, frises, tenons) ; ce sont les toupies et les défonceuses. Les outils de coupes sont les fers et les fraises agencés dans un arbre porte outils.
e) Les mortaiseuses : Elles sont utilisées à creuser des logements destinés à recevoir des assemblages et des quincailleries. Les outils de coupes sont des
mèches, des bédanes et des chaines.
f) Les tenonneuses : Elles servent à exécuter des assemblages males qui sont des tenons. Les outils de coupes sont des pièces monoblocs à arêtes tranchantes et
des outils circulaires à dents amovibles.
g) Les perceuses : Elles réalisent des trous à l’aide des outils qui sont des mèches et des forêts.
h) Les tours : Ils sont utilisés pour réaliser des formes diverses de tournage sur des pièces en bois. les outils de coupe sont les ciseaux, les bédanes et les gouges.
i) Les ponceuses : Elles sont utilisées pour aménager l’état des surfaces usinées à l’aide des papiers abrasifs.
j) Les combinées : Ce sont des machines polyvalentes qui assurent plusieurs fonctions. Parmi lesquelles on cite :
k) Les corroyeuses : Ces machines effectuent les opérations de dégauchissage et de rabotage sur deux ou quatre faces.
l) Les moulières : Ce sont des combinés qui effectuent les opérations de corroyage et de toupillage. Les moulières sont adaptées pour les grandes productions
des frises et des profilés ; ces machines sont annexées dans les chaines de sciage pour valoriser les déligneurs et les courçons de bois.

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m) Les vernisseuses : Elles sont utilisées pour l’application des teintures, des vernis et peintures sur des pièces en bois. Ce sont les pistolets à peinture, les
chaines de vernissage à rouleaux doseurs et à rideau.
n) Les plaqueuses : Il s’agit des presses utilisées pour le revêtement des supports.
o) Les cadreuses : Ce sont des presses utilisées pour la consolidation des assemblages.

3 Produits de revêtement décoratif et protection des articles en bois

Le bois présente une beauté naturelle qui mérité d’être mise en valeur et protégée contre les agents biodégrables. Cette mise en valeur et protection est effectué
par des teintures, vernis et peintures.

Les teintures : Ce sont des fines particules d’origine végétale, minérale et organique soluble dans les solvants et liants permettant d’uniformiser ou de modifier
la couleur des bois en conservant leur texture. On distingue les teintes à eau, les teintes hydro alcooliques et les teintes en solvant organique.
Les teintures sont vendues sous les noms des essences à unifier (noyer, acajou, chêne, merisier….)
Les peintures et vernis : Ce sont des produits liquides contenant des liants, plastifiants, adjuvants et solvants pour les vernis et avec ajout des charges et
pigments pour les peintures ,susceptibles de donner après application une couche mince sur le support préalablement apprêté. Le choix d’un vernis ou d’une
peinture est fonction de l’usage de l’objet et de l’aspect esthétique recherché. L’industrie du bois utilise une gamme de vernis et peinture qui sont :

-Les produits cellulosiques, glycérophtaliques, aminoplastes précatalisés (mono composant c.à.d. Prêt à
L’emploi après dilution)
Les produits polyuréthannes, polyesters, acryliques sont bi composants c.à.d. Ils doivent être
Préparé avant l’emploi.
Il faut noter que la qualité d’une finition dépend du choix du produit et des nombres de couches appliquées
, ainsi que les produits mono composants sont adaptés pour les finitions courantes, tandis que les
Produits bi composants répondent pour les finitions de haute gamme.

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