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Non-conformité au traitement de l'HTA

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SUJET : LA NON COMPLIANCE AUX TRAITEMENTS DE L’HTA ET

SON IMPACT DANS LA SURVENUE DE L’AVC CHEZ LES PATEINTS


HOSPITALISÉS A L’HOPITAL GENERALE DE KINSHASA
2

CHAPITRE 0. INTRODUCTION

0.1. Ampleur du problème

Les maladies cardiovasculaires (MCV) regroupent les pathologies qui touchent


le cœur et l’ensemble des vaisseaux sanguins. C’est le cas de l’athérosclérose, les
troubles du rythme cardiaque, de l’hypertension artérielle (HTA), de l’infarctus du
myocarde (IM), de l’insuffisance cardiaque (IC) ou encore des accidents vasculaires
cérébraux (AVC). Elles perturbent le fonctionnement du cœur et la circulation du sang
dans l’organisme, souvent en raison de la formation et d’un dépôt de graisse sur la paroi
des vaisseaux sanguins [1].
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rappelle que les MCV
représentent un problème majeur de santé publique puisqu’elles sont la première cause de
mortalité et de morbidité dans le monde. En effet, il meurt chaque année plus de personne
en raison de MCV que de toute autre cause. On estime à 17,7 millions le nombre de décès
imputables aux MCV, soit 31% de la mortalité mondiale et ces chiffres progressent
chaque année. Parmi ces MCV, nous retrouvons l’HTA comme étant une affection
cardiovasculaire grave et qui actuellement, est en nette croissance par sa fréquence [2,3].
Dans le monde, 1,39 milliard des personnes sont des HTA et la prévalence HTA
chez l’adulte est > 22% en 2010 [9].

Le 1/3 adulte dans le monde sont HTA, le 2/3 sont non contrôlé; Chaque année,
10 million de Décès sont liés à HTA malgré l’amélioration de la PEC [9].

En 2021, l’OMS a utilisé des données de mesure de traitement de la pression


artérielle de plus de 100 millions de personnes âgées 30 à 79 ans dans 184 pays, couvrant
ensemble 99% de la population mondiale ce qui en fait l’examen le plus complet des
tendances mondiales de l’hypertension à ce jour. Le nombre d’adultes âgés de 30 à 79
souffrant d’hypertension est passé de 650 millions à 1,28 milliard au cours des trente
dernières années. Près de la moitié de ces personnes ignorent qu’elles étaient
hypertendues environs 580 millions (41% des femmes et 52% des hommes) [4].
3

La nouvelle épidémie mondiale de l’hypertension constitue un problème de


santé publique important non seulement à cause des complications et de décès mais aussi
à cause de l’incidence économique au fur et à mesure qu’une proportion considérable de
la population productive souffre d’une maladie chronique ou meurt laissant leur famille
dans la pauvreté, elle constitue ainsi un lourd fardeau social et économique pour les
gouvernements du monde [5].
Des données récentes de l’organisation mondiale de la santé (OMS) indiquent
que près d’un milliard de personnes dans le monde souffrent de l’hypertension artérielle
en raison du vieillissement de la population, et que la plupart d’entre elles (les deux tiers)
vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire [4].
L’HTA, un facteur de risque cardio-vasculaire mondial et physiologique occupe
la première place parmi les facteurs de risque cardio-vasculaires en Afrique, En effet, plus
de 20 millions de personnes souffrent d’HTA en Afrique [6].
La prévalence de l’HTA dans la population générale en Afrique est estimée à
25% au sein de la population de plus de 18 ans. L’affection est volontiers compliquée
avec 20 à 69% d’atteinte rénale, 24 à 50% d’accidents vasculaires cérébraux et 16 à 34%
d’insuffisance cardiaque selon des séries hospitalières [8].
Depuis 1990 en République Démocratique du Congo (RDC), vit des situations
socio-économiques qui empêchent l’adoption de comportements hygiéno-diététiques
sains ou de promotion de la santé. De nombreux facteurs liés à l’industrialisation, à la
modernisation des villes et aux guerres, ont entraîné un changement dans le style de vie :
diète non équilibrée (habitude alimentaire riche en sel et en matières grasses, mais pauvre
en fruits et légumes), stress, diminution de l’activité physique (sédentarité) du fait
d’activités professionnelles plus sédentaires, de l’utilisation des ordinateurs, du recours à
des moyens de transport motorisés, absence d’infrastructures sportives majorant
l’inactivité physique de la population, publicité télévisée favorisant l’émergence des
factures de risques tels que le tabagisme et l’alcoolisme [9].
Une étude selon l’approche STEPS de l’OMS menée à l’échelle nationale en
2006 sur les maladies non transmissibles (MNT), avait révélé qu’un congolais sur quatre
souffrait de l’HTA, soit 26%. L’étude de Katchunga et colle en 2011, situait la prévalence
à 41% en milieu urbain et à 38% en milieu rural au sein de la population congolaise
adulte [10-14].
4

La RDC compte 14,2% d’HTA, avec 9,9% concentré à Kinshasa. La


prévalence en RDC varie entre 9,99% et 49,3% en milieu urbain entre 2019 – 2022. [15]

La prévalence de l’HTA est légèrement plus élevée chez l’homme que chez la
femme dans presque tous les pays de la région OMS. La proportion de la population
touchée varie grandement selon les pays et globalement, L’HTA atteint 5% d’enfants,
15% d’adultes entre 20 à 65 ans, et 50% de plus de 65ans d’adultes [16].

Il existe une prédisposition génétique dans 30% de cas environ chez le sujet
noir L’HTA est plus fréquente [17].

0.2. Question de recherche


La présente étude cherche à répondre aux questions :
 Quelles sont les molécules pharmacologiques utilisées contre l’HTA au service
de cardiologie à l’hôpital Général de Kinshasa ?
 Quels sont les facteurs de risques dans la non compliance des traitements de
l’HTA au service de cardiologie ?
 Quel est le type d’AVC le plus incriminé au non compliance des traitements de
l’ HTA ?

0.3. But, Justification et objectifs de l’étude

0.3.1. But de l’étude

 L’intérêt de la présente étude vise à contribuer à l’amélioration de la prise


en charge de l’HTA.
 Mettre en place un système de surveillance fondé sur la collecte
systématique d’informations.
5

0.3.2. Justification

L’hypertension artérielle étant une pandémie dont les congolais en


général et les kinois en particulier ne sont pas épargnés. Elle est responsable
de plusieurs modifications physiologiques et a un impact économique
considérable. Ainsi nous nous sommes proposés de déterminer la non
compliance aux traitements de l’hypertension artérielle à l’hôpital Général de
Kinshasa de janvier au décembre 2024, son impact dans la survenue de l’AVC
afin de la prévenir et d’améliorer la santé des patients hypertendus.

0.3.3. Objectifs de l’étude

 Objectif Général

 Etudier le non compliance aux traitements de l’HTA chez les


patients hospitalisés au service de cardiologie à l’Hôpital Général
de Kinshasa.

 Objectifs spécifiques

 Décrire le comportement des patients face à la prise des


antihypertenseurs ;
 Déterminer le délai de consultation des patients hypertendus ;
 Identifier les différents paramètres qui influencent la non
compliance aux traitements de l’HTA ;
6

CHAPITRE I. REVUE DE LA LITTERATURE


I.1. Définition du concept HTA
L’HTA est une pathologie cardio-vasculaire caractérisé par une augmentation de la
pression artérielle systolique supérieur ou égale à 140mm Hg (≥ 140 mmHg et/ ou une
pression artérielle diastolique supérieure ou égale à 90 mm Hg (≥ 90 mm Hg), mesurée
au cabinet médical et confirmée au minimum par 2 mesures au cours de 3 consultations
[18].
A chaque fois que le cœur bat, il envoie du sang dans les vaisseaux sanguins, la
tension artérielle est créée par la pression de ce sang expulsé du cœur contre les parois de
ces vaisseaux (artères) selon l’équation TA= DC×RVP et DC=VES × FC (TA : tension
artérielle, DC : débit cardiaque, RVP : résistance vasculaire périphérique, VES : volume
extrasystolique et FC : fréquence cardiaque) [19].

J.L. MONIN a écrit à cet effet, en soulignant le fait que <<L’HTA est un trouble
hémodynamique grave qui retentit fatalement sur le système artérielle et le cœur>> [20].

I.2. Epidémiologie de l’HTA


Dans le monde, 1,39 milliard des personnes sont des HTA et la prévalence HTA
chez l’adulte est > 22% en 2010 [9].

Le 1/3 adulte dans le monde sont HTA, le 2/3 sont non contrôlé; Chaque année, 10
million de Décès sont liés à HTA malgré l’amélioration de la PEC [9].

La RDC compte 14,2% d’HTA, avec 9,9% concentré à Kinshasa. La prévalence en


RDC varie entre 9,99% et 49,3% en milieu urbain entre 2019 – 2022. [15]

La prévalence de l’HTA est légèrement plus élevée chez l’homme que chez la
femme dans presque tous les pays de la région OMS. La proportion de la population
touchée varie grandement selon les pays et globalement, L’HTA atteint 5% d’enfants,
15% d’adultes entre 20 à 65 ans, et 50% de plus de 65ans d’adultes [16].

Il existe une prédisposition génétique dans 30% de cas environ chez le sujet noir
L’HTA est plus fréquente [17].
7

I.3. Classification de l’HTA


En référence à l’OMS (1999), la PA normale est inférieure à 140/90 mm
Hg. On distingue désormais en fonction de la pression artérielle [21] :

 La PA normale haute entre 130-139 mm Hg pour PAS et 85-89 mm Hg pour


PAD (Recommandations ESH 2003),

 La PA normale « stricte » < 130/85 mm Hg et

 La PA optimale < 120/80 mm Hg.

Cette subdivision a été individualisée pour prendre en compte le caractère


continu de la relation PA et risque cardiovasculaire à partir de 120/80, avec la perspective
de situer des objectifs thérapeutiques plus exigeants dans les populations à risque. On
distingue en fonction de l’HTA [21] :

 L’HTA légère ou de grade 1 avec une PAS comprise entre 140 et 160 mm Hg
et/ou une PAD entre 90 et 99 mm Hg. Au sein de l’HTA légère, on
individualise un sous-groupe, l’HTA limite dont la PAS est comprise entre 140
et 149 mm Hg et/ou la PAD entre 90 et 94 mm Hg ;

 L’HTA de grade 2 est caractérisée par une PAS entre 160 et 179 mm Hg et/ou
une PAD entre 100 et 109 mm Hg ;

 L’HTA est dite sévère ou de grade 3, en présence d’une PAS supérieure ou


égale à 180 mm Hg et/ou une PAD supérieure ou égale à 110 mm Hg ;

Enfin on individualise l’HTA systolique isolée ou pure, définie par une PAS
supérieure à 140 mm Hg et une PAD inférieure à 90 mm Hg. Dans ce cadre, on définit
également l’HTA systolique pure limite avec une PAS comprise entre 140 et 149 mm Hg
et une PAD inférieure à 90 mm Hg [21,22].
8

Tableau 1 : Classification de l’HTA


Catégorie PAS en mm Hg PAS en mm Hg

Optimale <120 et <80


Normale 120-129 et/ou 80-84
Normale Haute 130-139 et/ou 85-89
HTA Grade 1 (légère) 140-159 et/ou 90-99
HTA Grade 2 (modérée) 160-179 et/ou 100-109
HTA Grade 3 (sévère) ≥ 180 et/ou ≥ 110
HTA Systolique pure (isolée) ≥ 140 et < 90
HTA Systolique pure limite 140-149 et <90
HTA Diastolique pure (isolée) <140 et > 90

I.4. Facteurs de risques de l’HTA [21-23]


 Facteurs de risques non modifiables ou irréversibles: âge, race, sexe, hérédité
(antécédents familiaux d’HTA).

 Facteurs de risques modifiables ou réversibles : alcoolisme, tabagisme,


dyslipidémies, stress, consommation excessive de sel et des graisses animales,
sédentarité, obésité ou surpoids, syndrome métabolique

I.5. Etiologies de l’HTA [21-22]


I.5.1. HTA Primitive ou Essentielle
Elle représente 95% des cas de l’hypertension artérielle c’est une HTA de cause
inconnue et de pathogénie multifactorielle de la régulation tensionelle.
I.5.2. HTA secondaire
Elle est moins fréquente (5%) et atteint souvent les jeunes et elle est curable, et
sa cause est souvent connue et de pathogénie monofactorielle.
9

Les causes peuvent être :


 Causes rénales : glomérulonéphrites chronique, néphropathies tubulo-
interstitielles chroniques, polykystose rénale, vasculaire (sténose de
l’artère rénale), néphropathies diabétiques, post-transplantation.
 Causes endocriniennes : hypercorticisme (syndrome de cushing) :
adénome hypophysaire, adénome surrénalien, corticosurrénalome malin,
sécrétion paranéoplasique, hyperaldostéronisme primaire (aldostérone
élevée, rénine basse) : adénome de Conn, hyperplasie surrénalienne
bilatérale, hyperaldostéronisme secondaire (rénine et aldostérone
élevées) : HTA rénovasculaire, tumeur à rénine, Médullosurrénale :
phéochromocytome, autres causes : acromégalie, tumeurs carcinoïdes.
 Causes métaboliques : diabète de type 2, obésité, syndrome d’apnée du
sommeil.
 Causes vasculaires : coarctation de l’aorte, sténose des artères rénales,
dysplasie fibromusculaire.
 Causes obstétricales : L’HTA gravidique ou pré-éclampsie
 Causes médicamenteuses : OEstroprogestatifs non naturels, iatrogènes
(IMAO, corticoïdes, ciclosporine, dérivés adrénergique). Glycyrrhizine
(via la réglisse), toxiques (cocaïne).
I.6. Diagnostic de l’HTA
I.6.1. Clinique
Le plus souvent L’HTA est totalement latente et n’est qu’une découverte
d’examen systématique. Elle est une tueuse silencieuse et ressemble aux termites, elles
rongent le bâtiment jusqu’à ce qu’il s’écroule. Elle est en outre repérée par une élévation
tensionnelle à l’occasion d’une consultation pour des symptômes comme céphalées,
fatigabilité anormale, insomnie, crampes, claudication des membres inférieurs,
bourdonnement d’oreilles (acouphènes) ou à l’occasion d’une consultation pour des
signes de complications comme fléchissement de l’état de conscience, déviation de la
bouche et dyspnée à l’effort [24].
10

I.6.2. Mesure de la pression artérielle


Pour diagnostic une HTA chez le sujet jeune, il est nécessaire de respecter
quelques conditions :
- le patient doit être assis depuis plusieurs minutes, dans une pièce calme, avant de
commencer la mesure ;
- Pratiquer au moins deux mesures à 1-2 minutes d’intervalles, et répéter les mesures si
les deux premières sont très différents ;
- Utiliser un brassard standard (12-13 cm de long et 35 cm de large) mais disposer de
brassards plus grands ou plus petits pour les bras gros ou minces, respectivement.
- Utiliser le plus petit brassard pour les enfants ;
- Le brassard doit être au niveau du cœur, quelle que soit la position du patient ;
- La PAS et la PAD sont identifiées par les phases I et V de Korotkoff.

Lors de la première consultation, mesurer la PA aux deux bras pour dépister


de possibles différences liées à une pathologie vasculaire. Dans ce cas, garder comme
référence la valeur la plus élevée. Mesurer la PA dès la 1ère et 5ième minutes après le
passage en orthostatisme chez les sujets âgés ou diabétiques, et tous ceux chez lesquels il
existe un risque d’hypertension orthostatique. Puis mesurer la fréquence cardiaque par
palpation du pouls (au moins 30 secondes) après la seconde mesure en position assise
[22].
 Mesure ambulatoire de la PA et auto mesure de la PA (MAPA & AMPA) :
Lorsqu’une HTA est suspectée au cours de la première consultation, réaliser
une MAPA (Holter tensionnel) ou une auto-mesure à domicile avant la consultation, afin
de permettre de diagnostiquer de manière certaine l’HTA et de confirmer l’effet « blouse
blanche », d’évaluer la réponse au traitement antihypertenseur, de confirmer ou non une
HTA résistante et d’améliorer l’observance au traitement. Sauf HTA sévère, la MAPA des
24heures ou l’auto-mesure à domicile doivent être réalisées avant de débuter le traitement
antihypertenseur.
On considère qu’il existe une HTA si : la MAPA moyenne des 24 heures est ≥
130/80 mm Hg (PA normale) ; la MAPA éveil (diurne) est ≥135/85mm Hg (PA
normalement haute, prise chaque 15’ le jour) ; et la MAPA sommeil (nocturne) : si ≥
120/70 mm Hg (PA optimale, prise chaque 30’ le soir) [21,22].
11

 Mesure de l’auto-mesure tensionnelle :

Il faut former le patient à l’auto mesure tensionnelle (et si besoin son entourage),
utiliser un appareil validé et de préférence avec un brassard huméral, prendre les mesures
en position assise, au repos avec l’avant-bras posé sur la table, prélever 3 mesures
consécutives, espacées d’1 minute, en position assisse, le matin au petit-déjeuner et le
soir avant le coucher pendant 3 jours, faire la moyenne des chiffres mesurés et demander
au patient de noter par écrit les valeurs de PA (systolique et diastolique) et de la fréquence
cardiaque (FC) observées. Les seuils de PAS et PAD définissant une HTA par l’auto-
mesure tensionnelle sont plus bas que ceux fixés pour la mesure au cabinet médical
[21,22].

I.7. Complications et bilans à faire de l’HTA [21, 22, 25]


L’HTA évolue rarement sans conséquence, elle entraine des complications (aigues ou
chroniques) de la tête au pied, avec atteinte d’un ou plusieurs organes, telles que :

1.7.1. Atteintes cardiaques

 Cardiopathie hypertensive, cardiomyopathie hypertensive, insuffisance


cardiaque ;
 OAP (Œdème Aigu du poumon), Fibrillation auriculaire (FA),…

Bilan paraclinique : ECG, Echo-cœur, ETT….


1.7.2. Atteintes vasculaires
 Les gros vaisseaux (aorte et ses branches) sont touchés par le biais de
l’athérosclérose.
 L’anévrysme, des thromboses et des dissections aortiques (AOMI).

Bilan paraclinique : Echo-doppler des membres inférieurs, Tronc supra-


aortique (TSA).
12

1.7.3. Atteintes neurologiques


 AVC (ischémique ou hémorragique), encéphalopathie hypertensives,
hémorragie méningée, AIT.

Bilan paraclinique : TDM ou une IRM cérébrale.


1.7.4. Atteintes rénales
 Néphroangiosclérose bénigne (maladie rénale chronique)
 Néphroangiosclérose maligne (agression rénale aigue pouvant évoluer vers
la maladie chronique).

Bilan paraclinique : Créatinine plasmatique avec estimation du débit


de filtration glomérulaire (DFG), recherche d’une protéinurie, Echo-
rénale, Echo-doppler des artères rénales.
1.7.5. Atteintes ophtalmologique
 La cécité et essentiellement la rétinopathie hypertensive

Bilan paraclinique : Fond d’œil (F.O), Champ visual (CV), Acuité visuelle
(AV)…..

Tableau 2 : Classification de rétinopathie hypertensive selon kirkendall

Stade HTA Artériosclérose


Stade I Rétrécissement artériel diffuse Signe du croisement artério-veineux
Stade II Exsudats, Nodules cotonneux, Hémorragies Rétrécissement artériel localisé
Stade III Œdème papillaire Signe de pré-occlusion veineux (Pré- thrombose
ou thrombose vasculaire) Engrainement artériel

Classification de Kirkendall, en 3 stades ; elle remplace l’ancienne classification de


keith et Wagener (4 stades), séparant les signes d’HTA et les signes
d’artériosclérose.
13

I.8. Traitements de l’HTA [24, 26]


La décision de traiter repose principalement sur les chiffres de
pression artérielle habituellement, sur son retentissement viscéral et sur les autres
facteurs de risque cardiovasculaire associés le Seuil thérapeutique est fonction de
l’âge et doit être abaissé s’il existe une insuffisance rénale chronique ou un diabète.
Il convient de ne traiter d’emblée, après vérification de la permanence de l’HTA,
que les sujets à risque élevé pour les sujets vérification de la permanence de l’HTA,
que les sujets à risque élevé pour les sujets à risque moyen ou modéré, il faut
savoir prendre son temps et surveiller le patient pendant plusieurs mois sous
traitement non médicamenteux.
I.8.1. Traitement non pharmacologique
Les mesures hygiéno-diététiques sont :
 Réduction de la consommation sodée (5 à 6g de sel par jour) augmentation de la
consommation de potassium ;
 Une réduction du poids en cas de surcharge pondérale, afin de maintenir l’IMC
(Indice de masse corporelle) en dessous de 25 kg/m2 ou à défaut, afin d’obtenir
une baisse de 10% du poids initial ;
 La pratique d’une activité physique régulière, adapté à l’écart clinique du
patient, d’au moins 30 min environ, 3 fois par semaine, avec des exercices
dynamique (cyclisme, natation….) ;
 La limitation de la consommation d’alcool à moins de 3 verres de vin ou
équivalent chez la femme ;
 L’arrêt de tabac, associé si besoin à un accompagnement du sevrage tabagique ;
 Un régime alimentaire riche en légumes, en fruits et pauvre en graisses saturée
(graisse d’origine animale) ;
 Lutte contre l’anxiété et gestion du stress.
La mise en œuvre de ces mesures ne doit pas retarder l’initiation d’un
traitement pharmacologique s’il est nécessaire, en particulier chez les patients
dont le risque cardiovasculaire est élevé.
14

I.8.2. Traitement pharmacologique


Il existe plusieurs familles d’antihypertenseurs reparties selon leurs propriétés
pharmacologiques :
 Les diurétiques thiazidiques et apparentés
 Les betas bloquantes
 Les inhibiteurs d’enzymes de conversion
 Les inhibiteurs calciques
 Les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II
Les autres anti hypertenseurs :
 Les alphas bloquants
 Les antihypertenseurs centraux
 Les vasodilatateurs périphériques
 Les inhibiteurs de la rénine

 Stratégie d’adaptation du traitement

Il est recommandé de débuter par une monothérapie. Une association fixe


d’antihypertenseurs à doses faibles peut être proposée en première intention.

Après un délai raisonnable (trois quarts semaines) et en cas d’échec de la


monothérapie, on peut instaurer une bithérapie, cette bithérapie peut aussi être proposée
plus tôt si le patient a une HTA grade 3 quel que soit le nombre de facteurs de risque
associés, et quelques soient les chiffres de PA anormaux, si le risque cardiovasculaire est
élevé.

Après 4 semaines de traitement, en cas d’échec ou de contrôle insuffisant,


une trithérapie peut être possible. Les associations habituellement utilisées sont les
suivantes :
 IEC+diurétique ;
 ARA II+ diurétique ;
 Antagoniste calcique + B-bloquant ;
 IEC ou ARA II + antagoniste calcique ;
 Bêta-bloquant+diurétiques
15

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