Audit de Trésorerie : Cas Pratique Xmaster
Audit de Trésorerie : Cas Pratique Xmaster
Sociales KENITRA
2014/2015
Audit de cycle de
trésorerie
Cas société « X »
Introduction.
Conclusion.
Remerciement
Etats, tribunaux
1700 à Réprimer les fraudes et punir les
commerciaux et Comptables
1850 fraudeurs; protéger le patrimoine.
actionnaires
AUDIT
OPINION SUR LES ETATS FINANCIERS ANNUELS EXTERNE
FINANCIER
INTERNE
AUDIT
APPRECIER LES PERFORMANCES DES FONCTIONS
OU
DE L'ENTREPRISE
OPERATIONNEL
EXTERNE
Le contrôle interne:
D'après Pierre LAUZEL dans son livre intitulé Contrôle de gestion et gestion
budgétaire, 7ème édition par Robert TELLER : « Le contrôle interne résulte du choix effectué
par la direction de l'entreprise relatif à la mise en œuvre des méthodes et moyens techniques et
humains propres à prévenir, ou à défaut révéler, les erreurs et les fraudes, assurer la protection
du patrimoine, garantir une gestion rationnelle des ressources ».
Il ressort de cette définition que le contrôle interne est une décision visant à définir le
processus de validation de l'information comptable produite en interne et qui servira par la
suite de support à l'élaboration des documents de synthèse.
Le contrôle de gestion :
Dans le livre cité plus haut, Pierre LAUZEL définit le contrôle de gestion comme
étant : « L'ensemble des dispositions prises pour fournir aux dirigeants et aux divers
responsables, des données chiffrées périodiques caractérisant la marche de l'entreprise ». Leur
comparaison avec des données passées ou prévues peut le cas échéant, inciter les dirigeants à
déclencher rapidement les mesures correctives appropriées.
2. Caractéristiques de l'audit financier :
L'audit est une mission « d'assurance» élevée à l'issue de laquelle l'auditeur certifie
que les informations objet de l'audit ne sont pas entachées d'anomalies significatives.
Cette assurance renforce la crédibilité des états financiers bien qu'elle ne soit pas
absolue en raison de nombreux facteurs tels que le recours au jugement, l'utilisation de la
technique des sondages, les limites inhérentes à tout système comptable et de contrôle interne
et du fait que la plupart des informations probantes à la disposition de l'auditeur conduisent
par nature davantage à des déductions qu'à des certitudes.
La mission d'audit se distingue des autres missions sur les comptes annuels que sont :
l'examen limité, l'examen sur la base des procédures convenues, la compilation.
L'examen limité est une mission d'assurance modérée qui vise à conclure sur la base
de procédures ne mettant pas en œuvre toutes les diligences requises pour un audit qu'aucun
fait d'importance significative n'a été relevé laissant penser que les états financiers n'ont pas
été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément au référentiel comptable
identifié. Il met en œuvre des investigations et des procédures analytiques conçues pour
apprécier la fiabilité d'une déclaration qui relève de la responsabilité d'une partie pour
l'utilisation par une autre partie.
L'examen sur la base des procédures convenues est une mission de non assurance.
L'auditeur met en œuvre des procédures d'audit définies d'un commun accord entre lui, l'entité
et tous les tiers concernés. Il ne formule aucune opinion à l'issue de ses travaux. Les
constatations résultant de ceux-ci sont communiquées aux destinataires du rapport qui tirent
eux-mêmes les conclusions.
La compilation est également, à l'instar de la mission d'examen sur la base des
procédures convenues, une mission de non assurance. L'auditeur utilise ses compétences de
comptable et non celles d'auditeur en vue de recueillir, classer et faire la synthèse
d'informations financières. Ceci le conduit d'ordinaire à faire la synthèse d'informations
détaillées sous une forme compréhensible et exploitable sans être tenu par l'obligation de
contrôler les déclarations sur lesquelles s'appuient ces informations. Les procédures
appliquées ne sont pas conçues et n'ont pas pour but de permettre à l'auditeur de fournir une
assurance sur ces informations financières. Toutefois, les utilisateurs de ces informations
tirent partie de l'intervention d'un professionnel qui a apporté ses compétences et le soin
nécessaire à leur élaboration.
B. Les objectifs de l'audit financier :
Les comptes annuels soumis à l'examen de l'auditeur doivent répondre aux
assertions de :
1. La réalité :
Il est question ici pour l'auditeur de s'assurer que tous les actifs et toutes les dettes
ainsi que les transactions enregistrées en comptabilité sont réels et non fictifs.
Exemples :
Les stocks inscrits à l'actif sont-ils bien réels ?
Les créances inscrites à l'actif existent-elles réellement ?
Les dettes au passif sont-elles effectivement dues ?
Les ventes comptabilisées correspondent-elles à des marchandises effectivement livrées ?
2. L'exhaustivité :
Il s'agit ici de savoir si toutes les opérations de l'entreprise sont enregistrées.
Exemples :
A-t-on inscrit à l'actif tous les stocks de l'entreprise ?
A-t-on comptabilisé toutes les provisions pour risques et charges ?
Toutes les réceptions de marchandises ont-elles été traduites en comptabilité par
l'enregistrement de la facture d'achat correspondante ?
3. Le rattachement :
Il est question ici de s'assurer que toutes les transactions de l'entreprise sont
comptabilisées dans la bonne période.
4. L'évaluation :
Il s'agit de vérifier si la valeur des actifs et des passifs ainsi que les charges et produits
sont correctement évalués. Pour ce faire, l'auditeur doit s'assurer par exemple que :
Les provisions constituées sont suffisantes ;
Les stocks et les immobilisations inscrits à l'actif sont correctement évalués.
5. La mesure :
Il s'agit de vérifier que les charges et les produits sont correctement évalués. A cet
effet, l'auditeur doit par exemple s'assurer que les ventes de marchandises résultent de
l'exactitude des prix facturés, de l'exactitude arithmétique de la facture, de l'exactitude du
montant comptabilisé par rapport à celui de la facture.
6. Droits et obligations :
Cette assertion vise à s'assurer que :
Les actifs enregistrés en comptabilité sont la propriété de l'entreprise ;
Les passifs lui sont attribuables ;
L'entreprise est réellement partie aux transactions et que celles-ci sont effectivement
réalisées pour ses besoins.
7. La présentation et la publication de l'information :
Ce critère a pour objectif de s'assurer que toutes les opérations de l'entreprise sont
correctement enregistrées, présentées et publiées à bonne date. En d'autres termes, il est
question ici de savoir si :
Les opérations de l'entreprise sont enregistrées dans un compte approprié ;
Les opérations de l'entreprise sont correctement présentées dans les comptes annuels ;
L'information financière est conforme aux règles en vigueur.
Pour s'assurer que les comptes annuels répondent aux assertions sus-évoquées,
l'auditeur doit choisir une approche d'audit appropriée.
C. Les approches de l’audit financier :
On distingue deux principales approches d'audit : l'approche classique et l'approche
par les risques, à côté desquelles on peut ajouter une troisième : l'approche par les processus
opérationnels.
Dans cette troisième approche, la finalité de l'audit dépasse la simple certification des
comptes car elle y inclut un rôle de conseil. Or, dans le contexte règlementaire actuel,
l'immixtion de l'auditeur dans la gestion de l'entreprise n'est pas autorisée, ce qui interdit en
principe les recommandations de gestion. Par ailleurs, cette approche n'a pas encore fait
l'objet d'une normalisation par les professionnels de l'audit. Par conséquent, elle ne sera pas
abordée dans notre étude.
1. L'approche classique :
1.1 Logique de l'approche classique :
Suivant cette approche, les documents de synthèse (bilan et compte de résultat)
constituent le point de départ de l'audit.
Son mode opératoire consiste à réaliser un cycle inverse à celui de la mécanique de
construction des états financiers. L'auditeur va des états financiers aux documents
comptables ; il ne situe pas le problème de l'audit dans son ensemble, et se limite aux chiffres
et aux documents.
Il s'intéresse alors soit aux domaines qui représentent une part significative de l'activité
reflétée par les comptes annuels, soit aux mouvements des états financiers qui présentent des
variations significatives par comparaison avec ceux de l'exercice dernier ou par l'étude de
l'évolution de certains ratios dans le temps.
L'auditeur ne procède pas ou presque pas à l’évaluation du contrôle interne. L'analyse
du contrôle interne ainsi que le contrôle des comptes se font de manière peu ou pas
différenciée. L'objectif principal de l'auditeur ici est de s'assurer tout simplement que les
informations contenues dans les comptes annuels sont justifiées par des documents
comptables probants. L'audit se fait alors de manière routinière et peu intelligente. Sa
démarche peut être schématisée comme suit :
Prise de connaissance générale de l’entreprise.
- synthétiser dans une note de conclusion l'ensemble des informations obtenues au cours
de la mission ;
- s'assurer que la note de conclusion est bien le reflet des conclusions des travaux
réalisés ;
- exprimer son opinion sur les comptes (certification pure et simple, réserves, refus) ;
- préparer la mission de l'exercice suivant en relevant les points particuliers qu'il faudra
suivre lors du prochain audit ;
- la rédaction du rapport d'audit.
Le rapport d'audit doit clairement exprimer, par écrit, l'opinion de l'auditeur sur les
états financiers pris dans leur ensemble. Il comprend les éléments suivants, généralement
présentés ainsi :
- Un intitulé ;
- Le destinataire ;
- Un paragraphe de présentation ou d'introduction comprenant :
- L’identification des états financiers objet de l'audit ;
- Le rappel des responsabilités respectives de la direction de l'entité et de l'auditeur ;
- Un paragraphe portant sur l'étendue de l'audit rappelant :
- La référence aux ISAS ou aux normes ou pratiques nationales applicables ;
- La description des diligences mises en œuvre par l'auditeur ;
- Un paragraphe d'opinion exprimant l'avis de l'auditeur sur les états financiers ;
- La date du rapport ;
- L'adresse de l'auditeur
- Et la signature de l'auditeur.
Chapitre 2 : le cycle de trésorerie.
Dans un monde où la seule certitude est l’incertitude, la priorité aujourd’hui est
d’améliorer le contrôle interne pour maîtriser les risques liés aux différents cycles de
l’entreprise. L’ensemble de ces différents cycles conditionne les flux financiers de l’entreprise
dont le trésorier doit assurer la gestion optimale.
Gérer efficacement la trésorerie de l’entreprise en se résume pas à appliquer avec
talent, voire avec ingéniosité, des techniques plus ou moins élaborées de suivi des flux de
recettes et de dépenses. Il faut, au contraire, tester l’efficacité des contrôles et mener des
actions en amont pour prévenir et détecter les problèmes et les risques liés à ce cycle. Nous
allons dans cette partie, aborder le contrôle interne et les procédures d’audit du cycle
trésorerie dans un premier temps et dans un second temps, présenter l’évaluation du contrôle
interne du processus de gestion de la trésorerie avant d’examiner les comptes de cette dernière
dans un troisième.
I. Les caractéristiques d’un bon contrôle interne et procédure d’audit :
A. Les caractéristiques d’un bon contrôle interne du cycle trésorerie :
Le système de contrôle interne sur la trésorerie et les opérations de trésorerie doit
fournir l’assurance que:
- Les paiements sont faits à des fins autorisées et par un nombre limité de personnes
(contrôle des paiements) ;
- Les encaissements font l’objet d’un suivi (contrôle des encaissements).
Mais, avant de se prononcer sur l’ensemble de ces contrôles, il est essentiel de définir
la fonction de trésorerie.
1. Définition :
La trésorerie d’une entreprise à un moment donné est la différence entre ses emplois
de trésorerie et son endettement bancaire et financier. Simplement, la trésorerie est la
différence des avoirs (disponibilités et placements) et engagements (dettes) de l’entreprise à court
terme.
En terme comptable, la trésorerie est la différence entre le fonds de roulement de
l’entreprise et son besoin en fonds de roulement. Le terme trésorerie se réfère à l'ensemble
des moyens disponibles de l'entreprise, lui permettant d'être solvable en tenant compte de
l'exigibilité des dettes.
Trois types de mouvements ont une incidence sur la trésorerie de l'entreprise :
Les opérations d’exploitation : Elles sont liées au cycle d'exploitation. Elles entraînent une
augmentation de trésorerie quand les clients payent (encaissement), ou une diminution lorsque
l’on règle les achats ou les autres charges d'exploitation (décaissement).
Les opérations de financements : Elles sont des opérations purement financières. Elles
s’alimentent la trésorerie par les apports en capital et les emprunts obtenus auprès des banques
(encaissements). Des sorties de trésorerie sont constatées lorsque l’on rembourse les emprunts
et qu’on paie les intérêts (décaissements).
Les opérations d’investissement : Elles constatent une sortie de trésorerie lors du paiement des
équipements achetés (décaissements).
Une pratique efficiente de la gestion des mouvements de la trésorerie nous conduit à
procéder un double contrôle : le contrôle des décaissements et le contrôle des encaissements.
2. Contrôle des paiements :
La plupart des règlements effectués habituellement dans une entreprise le sont
aujourd’hui par chèque virement ou par traite. Cette pratique s’explique par la commodité que
présente ce mode de paiement, mais aussi par les avantages qu’il offre à l’entreprise en matière
de contrôle.
Les fonds bancaires sont par nature moins accessibles que les espèces déposées dans
une caisse. En outre, les mouvements bancaires sont retracés sur des états tenus par un tiers, la
banque, et envoyés régulièrement à la société qui peut les contrôler.
Il en résulte que, si le contrôle interne est bon, les sorties de caisse ne concernent que
des sommes réduites ou nécessitant une extrême urgence, telles les avances sur frais, petites
fournitures, menus frais de transports.
Notons cependant que, dans certaines entreprises, une part importante des salaires est
payée par caisse.
2.1 Paiements par chèques ou virements :
Même si le fait d’effectuer tous les règlements par chèques offre en soi une sécurité,
des procédures complémentaires de contrôle interne doivent être prévues. Il est important en
effet que tous les chèques émis soient signés uniquement par des personnes autorisées, que
soient prévues des pièces justificatives attestant leur bien fondé. Enfin, que leur
enregistrement et leur transmission soient menés rapidement et correctement.
On notera que la conception anglo-saxonne de la fonction de trésorerie apporte sur ce
plan des éléments de sécurité appréciables : fonction de « caissier » responsable de la
conservation physique des fonds, fonction de trésorier responsable de leur gestion financière.
a. Signatures autorisées :
Les personnes qui disposent de la signature des chèques agréées auprès des banques,
doivent être limitativement désignées (procès-verbaux du conseil d’administration,
pouvoirs transmis aux banques). Il sera utile de prévoir soit la nécessité d’une double
signature à partir d’une certaine somme, soit un montant maximum pour chaque
signataire.
Les signataires ne doivent pas avoir accès à la préparation et à l’enregistrement des
chèques, et, lorsque cela est possible, il est souhaitable qu’ils ne soient pas habilités à
approuver les pièces autorisant un règlement.
b. Etablissement des chèques ou des ordres de virement :
Les dispositions suivantes constituent en général un bon contrôle :
Les chèques présentés aux signataires doivent être barrés et établis au nom des
bénéficiaires nommément désignés (donc non « au porteur » ou « en blanc ») ;
La responsabilité de leur conservation jusqu’au moment où ils sont envoyés à leurs
destinataires incombe aux signataires ou à des personnes en dépendant directement. Ils ne
doivent en aucune circonstance être retournés à la personne qui les a préparés : il est
préconisé de les envoyer le plus rapidement possible.
c. Examen et annulation des pièces justificatives :
Les personnes ne doivent signer les chèques qu’après avoir vérifié leur bien fondé, c’est-à-
dire examiné les éléments justificatifs joints. Ces justificatifs doivent en principe être, soit
un simple original de la facture correspondante si l’approbation par les différents services
responsables des calculs, prix, quantités livrées et conditions y figurent de manière claire,
soit la facture originale vérifiée et enliassée avec les documents qui portent ces
indications. Dans un cas comme dans l’autre, les signataires doivent refuser les documents
justificatifs qui ne constitueraient pas des originaux.
Une fois le chèque correspondant aux pièces justificatives émis, ces pièces doivent être
annulées par une mention de paiement inscrite manuellement ou avec l’aide d’un tampon.
2.2 Paiement par caisse :
Les opérations de caisse concernent les règlements en espèces. Les justificatifs de ces
opérations sont les pièces de caisse qui doivent être complétées par le comptable pour chaque
décaissement en espèces.
a. Principe de base :
En matière d’opérations de caisse, un principe fondamental de contrôle interne est que
les encaissements reçus ne doivent pas être affectés directement au paiement des dépenses.
L’application de ce principe permet de réaliser un meilleur contrôle des décaissements et des
encaissements et aussi de stabiliser le fond de caisse à un niveau normal en égard aux besoins
de l’entreprise.
b. Signatures autorisées :
Les autorisations de dépenses peuvent être le fait de personnes différentes, selon leur
nature ou le service de l’entreprise concerné. Néanmoins il est nécessaire de prévoir une
organisation stricte d’autorisations qui doivent être le fait de personnes limitativement
désignées.
c. Examen et annulation des pièces justificatives :
Le caissier doit s’assurer que les pièces qui lui sont présentées, afin de justifier la
dépense, ont été dûment autorisées en comparant les signatures y figurant avec les modèles
dont il dispose préalablement. Il doit également s’assurer de l’identité du bénéficiaire,
notamment pour les avances,
Les salaires et les remboursements de frais : le bénéficiaire doit obligatoirement signer
un reçu que lui présente le caissier et que celui-ci conservera ; ou encore, il lui faudra
contresigner des pièces justificatives lui faisant reconnaître qu’il a bien reçu les sommes
demandées ;
Avant l’enregistrement comptable des dépenses, le caissier doit aussi annoter les
justificatifs, afin de prévenir leur réutilisation. Ceci peut être le fait d’une mention manuscrite
telle que « Payé par caisse le …» et d’une numérotation. Les pièces sont ensuite
comptabilisées (ou font l’objet préalablement d’un récapitulatif par période) et classées selon
leur suite numérique, ce qui constitue une défense efficace contre les risques d’omission ou
de double enregistrement. Enfin, l’encaissement des chèques personnels doit être strictement
réglementé. Les avances de caisse non comptabilisées doivent être interdites pour éviter toute
perte du reçu figurant en fonds de caisse ou tout oubli de réclamation. Dans le premier cas, un
comptage de caisse ferait ressortir une différence injustifiée.
d. Une technique de contrôle interne très efficace pour contrôler les dépenses est le
système dit « des soldes fixes » :
L’emploi de ce système n’est possible que dans le cas où l’entreprise respecte le
principe de base énoncé plus haut, c’est-à-dire gère séparément les fonds correspondant aux
recettes et ceux qui servent à couvrir les dépenses.
Le système des « soles fixes » consiste à maintenir le fond de caisse à un niveau fixe,
déterminé par le montant des dépenses périodiques et courantes de la société. Les dépenses
donnent lieu à l’établissement de justificatifs. A chaque instant, le solde en caisse ajouté aux
justificatifs des dépenses engagées correspond au montant fixe précisé auparavant. Le solde
en caisse s’épuisant ainsi progressivement, le caissier se réapprovisionnera par une
alimentation de la caisse d’un chèque du montant exact des dépenses engagées. Les
justificatifs sont alors contrôlés puis annulés pour prévenir leur réutilisation. En général, le
réapprovisionnement de la caisse fait l’objet d’un compte rendu mensuel.
Ce système permet à la direction de l’entreprise de s’assurer un contrôle constant des
espèces et valeurs détenues en caisse. Il nécessite cependant que des vérifications périodiques
et « surprises » soient faites par un responsable.
3. Contrôle des encaissements :
Elle regroupe toutes les opérations de recueil des fonds (recettes, règlement des
clients, intérêts créditeurs,.....) et de leur conservation dans les caisses et les banques. Cette
procédure peut être scindée en deux sous procédures à savoir les encaissements en espèces et
les encaissements par chèque.
3.1 Les encaissements par chèques :
Le courrier doit parvenir non décacheté à un service « réception du courrier » (ou
secrétariat de direction) dont les membres ne doivent en aucun cas avoir accès à la trésorerie
et aux comptes « clients ».
Les chèques doivent être systématiquement barrés s’ils ne le sont pas et complétés si
la mention du bénéficiaire n’y figure pas.
Le montant des chèques extraits du courrier peut être suivi :
Par listage sur un ou plusieurs registres. Ces registres tenus quotidiennement,
récapitulent les dates de réception du chèque, nom du tireur, de l’établissement financier tiré
et montant.
Seules les personnes ayant la signature en banque ou les personnes placées
directement sous leur responsabilité (par exemple celle ayant ouvert le courrier) peuvent être
habilitées à endosser les chèques soit par signature manuscrite, soit à l’aide d’un tampon.
3.1 Les encaissements par caisse :
a. Principe de base :
Ce principe est le même que celui énoncé par les décaissements : les recettes de caisse
ne doivent pas être affectées au paiement des dépenses. On peut distinguer deux catégories
d’encaissements:
Ceux effectués par les régisseurs de l’entreprise.
Ceux provenant des ventes de marchandises au comptant en usines, dépôts ou
magasins.
b. Les encaissements effectués par les régisseurs de l’entreprise :
Ce type d’encaissement représente des risques assez élevés et ne doit donc être utilisé
que pour des raisons précises :
Lorsque les encaissements sont effectués par des régisseurs, la première
caractéristique d’un bon contrôle interne est de prévoir que ces agents se constituent en équipe
de deux personnes lors de la transmission des fonds. Ceci n’est pas toujours possible et ne
présente pas une sécurité absolue. D’où la nécessité d’un dispositif supplémentaire de
sécurité, qui consistera généralement à centraliser soit sur des registres, soit sur des carnets à
souche, les sommes que chaque agent est chargé d’encaisser au cours de sa tournée, les noms
des clients concernés et la date des opérations.
Le carnet à souche peut être constitué de bons et doubles pré numérotés afin qu’ils ne
soient pas déchirés ni égarés. Ces bons sont détachés du carnet et confiés aux régisseurs à leur
départ. L’un des exemplaires sert de reçu au client, l’autre, signé par celui-ci, doit être remis
avec les avis de versements bancaires. On peut alors annuler d’une manière quelconque les
talons des carnets et conserver les bons remis comme justificatifs des recettes de caisse. A
tout instant donc, les talons non annulés correspondent aux encaissements non encore entrés
en caisse.
c. Les ventes au comptant. :
L’entreprise doit d’abord s’assurer qu’elle possède un contrôle sur toutes les recettes
provenant de ventes au comptant.
A cet effet, il lui faudra recenser les différents points de vente (dépôts, usines,
magasins). Elle pourra alors s’assurer, par comparaison avec le recensement primitivement
effectué, que toutes les recettes ont été remises en banque. Le caissier remet immédiatement en banque les
fonds ainsi collectés, sans les imputer au paiement des dépenses.
B. Contrôle interne du processus de gestion de la trésorerie :
Le système de contrôle interne sur la trésorerie et les opérations de trésorerie doit
fournir l’assurance que:
Les actifs liquides sont suffisamment protégés du vol ou de détournement (protection
comptable des opérations de trésorerie) ;
La trésorerie est gérée de manière efficace (gestion de trésorerie).
1. Protection et conservation des valeurs :
Garantir l’application des bonnes pratiques en matière de gestion des opérations de
trésorerie ne peut être assuré sans :
La garde et la conservation des carnets de chèques ;
Le dépôt rapide des chèques et des espèces en banque ;
La tenue et la garde des valeurs en caisse.
1.1 Grade et conversation des carnets de chèques :
Les carnets de chèques non utilisés ou en service doivent être conservés en lieu sûr
(coffre-fort) sous la seule responsabilité de la personne chargée de leur préparation. Un
contrôle peut en être fait inopinément par la direction. A cet égard, un registre des formules de
chèques existants peut être utilisé.
Si possible, les chèques sont établis dans l’ordre de leur suite numérique. Les
chéquiers utilisés et terminés seront gardés plusieurs années, afin de conserver ainsi une des
traces du paiement.
Les chèques annulés doivent être eux aussi conservés après avoir été détériorés pour
prévenir leur réutilisation. Une pratique courante est d’accrocher le numéro du chèque, après
l’avoir découpé, au talon du chéquier.
1.2 Dépôt rapide des chèques et des espèces en banque :
Des instructions internes doivent prévoir une remise en banque aussi rapide que
possible des espèces et des chèques. Il s’agira généralement d’une remise journalière. Cette
disposition permet de limiter le montant des fonds en « transit » et les risques afférents de
perte ou de fraude. Elle constitue également pour l’entreprise un gain de trésorerie et une
réduction d’agios à payer. Un bon contrôle interne sur les opérations de recettes en banque
implique que les personnes qui assurent le dépôt en banque des chèques et l’enregistrement
des mouvements passés aux comptes «clients » soient indépendantes.
Le suivi des fonds ne s’arrête pas au moment où la remise en banque est effectuée. Il
convient de contrôler par sondage les écritures de crédit passées par la banque dans les jours
qui suivent le dépôt et, de vérifier, pour un certain nombre de remises, les bordereaux de
remises, les avis de crédit et les relevés correspondants ainsi que les dates de valeur servant à
calculer les agios.
1.3 Tenue et conservation des valeurs en caisse :
Si l’entreprise dispose d’une ou plusieurs caisses disséminées en plusieurs endroits
différents, chacune doit être placée sous la responsabilité d’une seule personne.
Celui-ci ne pourra avoir accès à d’autres fonds, ni participer de quelque manière que
ce soit à l’approbation des justificatifs de règlement, à leur autorisation et à leur envoi.
Les fonds et ces valeurs doivent être dans un lieu sûr et non accessible. La caisse sera
généralement constituée par un coffre.
Seul celui-ci, et quelques personnes limitativement choisies au sein de la direction, en
connaîtront la combinaison.
2. Enregistrement comptable des opérations de trésorerie et leur suivi :
Le cycle de trésorerie comportant, comme nous l'avons signalé ci avant, des risques
importants en matière de détournements, il est indispensable que les informations comptables
relatives aux caisses et aux banques soient disponibles dans des délais suffisamment
rapprochés pour permettre les contrôles nécessaires. Par ailleurs, eu égard à ces risques, il est
primordial d'assurer :
Une séparation des fonctions comptables avec celles d'autorisation des règlements et
de gestion des fonds ;
Un contrôle sur les enregistrements ;
Un rapprochement bancaire ;
Une vérification de caisses.
2.1 Séparation des tâches et supervisions :
Les journaux de trésorerie doivent être établis par un service ou une personne n’ayant
pas accès aux comptes « client » ou « fournisseurs», à l’établissement et à la signature des
chèques, ainsi qu’à l’ouverture du courrier et au dépôt des fonds en banque.
Cette distinction entre les fonctions de caissier (ou de trésorerie) et de tenue de
journaux de trésorerie est fondamentale. En l’absence de cette distinction, les possibilités de
fraude s’avèrent nombreuses.
Dans les cas où cette séparation des tâches ne pourrait être obtenue (cas de la petite
entreprise), il est nécessaire pour l’entreprise de prévoir des contrôles complémentaires.
Par ailleurs, les personnes responsables de l’établissement des journaux de trésorerie
ne devraient pas établir les rapprochements bancaires.
Toutefois, lorsque le service comptable dispose d’effectifs restreints (petite société),
cette duplication des tâches peut être admise à condition que les rapprochements bancaires
soient vérifiés régulièrement par une autre personne, de la comptabilité générale, qui ya ppose
alors son visa. La séparation des tâches est donc dans ce cas accompagnée ou supplée par une
supervision.
2.2 Contrôles sur les enregistrements :
Les contrôles comportent généralement :
L’enregistrement des chèques émis selon une suite numérique. En pointant les journaux de
trésorerie, et éventuellement en les comparant avec les talons des chéquiers ou les listes
récapitulant les chèques émis (pour identification des chèques annulés), il est alors
possible de vérifier que tous les chèques ont été enregistrés ;
L’utilisation d’un journal différent, d’une part, pour chaque compte bancaire et pour
chacune des caisses ;
Une comptabilisation rapide des enregistrements. Les chèques doivent être comptabilisés
dès leur émission et les sommes reçues dès leur réception, ceci afin d’éviter tout oubli ou
retard.
2.3 Les rapprochements bancaires :
Les soldes des comptes de banque doivent être régulièrement rapprochés des montants
apparaissant sur les relevés bancaires, afin de détecter les erreurs éventuellement commissent
par la banque ou par la société.
Les soldes des comptes de banque et ceux figurant sur les relevés ne sont en effet
pratiquement jamais identiques, car un certain nombre d’opérations peuvent ne pas avoir été
enregistrées provisoirement (soit en banque, soit dans les comptes).Les réconciliations
bancaires jouent un rôle fondamental dans le contrôle interne. Elles ne sont pleinement
efficaces qu’à certaines conditions que l’on récapitulera en fonction des développements
précédents :
Leur établissement doit être régulier, une fois par mois semble être en minimum
communément pratiqué ;
L’employé responsable ne doit avoir aucun accès à la réception et à la manipulation des
chèques émis ou reçus. Les relevés bancaires (en particulier celui de fin de mois) doivent
lui parvenir directement de la banque pour éviter que des modifications quelconques y
soient apportées ;
Si l’employé responsable passe également les écritures sur les journaux de trésorerie, les
rapprochements doivent être vérifiés et supervisés par une personne indépendante ;
La procédure de réconciliation comprendra non seulement une récapitulation des éléments
en suspens mais également une vérification de l’authenticité de ces éléments.
2.4 Les vérifications de caisses :
Elles nécessitent un inventaire physique périodique pouvant s’effectuer à deux
niveaux :
Chaque caissier doit ajuster quotidiennement ses comptes aux espèces détenues encaisse,
ou selon une périodicité acceptable en égard aux mouvements enregistrés. C’est donc une
tâche qui lui incombe tout particulièrement et qui lui permet de justifier « à la demande »
le solde figurant sur ces livres.
Les caisses pourront faire l’objet de vérifications surprises de la part de responsables de la
société n’ayant pas accès aux opérations d’encaissement ou de décaissement des espèces.
La première tâche de ces personnes est de recenser les différents lieux d’existence des caisses
physiques. Les vérifications devront être opérées à intervalles irréguliers afin d’éviter qu’un
contrôle routinier effectué à des dates fixes ne fasse perdre à ce type de contrôle toute son
efficacité. Un rapport sur ces vérifications surprises sera établi à l’intention d’un responsable,
par exemple le chef comptable.
Ces vérifications doivent reconstituer le solde de caisse non pas à partir des reprises de
caisse mais des pièces justificatives de dépenses ou de recettes de caisse.
3. Informations et contrôle de l’information :
Un des problèmes essentiels concernant la trésorerie est d’assurer une gestion qui
permet à la fois d’avoir des disponibilités suffisantes pour faire face aux engagements sans
que ces disponibilités soient excessives.
Il est recommandé qu’une situation journalière de trésorerie soit établie en fin de
journée après enregistrement de tous les chèques reçus et expédition de tous les chèques émis.
Il est ainsi possible de déterminer sur quelles banques devront être remis les chèques à
encaisser et quel emploi doit être fait des disponibilités en excédent.
D’autres éléments de contrôle interne ont un caractère plus opérationnel que
comptable. Il s’agit essentiellement des prévisions de trésorerie et des bilans prévisionnels qui
permettent aux dirigeants d’assurer au mieux le financement à court terme de leur activité.
Outre le contrôle permanent des procédures, on mentionnera l’utilité des contrôles
suivants :
Sélection de transactions pour vérifier le bon fonctionnement des procédures ;
Contrôle, par surprise, des espèces en caisse ;
Contrôle des rapprochements de banque ;
Demande de confirmation des soldes en banque ;
Contrôle des signatures sur les chèques ;
Contrôle de la totalisation des encaissements avec les ventes au comptant.
Devant l’importance des risques qui s’attachent aux opérations de trésorerie, la
pratique de l’audit s’avère ainsi nécessaire. Ainsi l’auditeur, au regard de la régularité et de la
sincérité des comptes, doit procéder à l’évaluation du contrôle interne et à un examen des
comptes afin de s’assurer de l’exhaustivité et la réalité des enregistrements.
Messieurs,
Dans le cadre de son contrôle annuel, notre réviseur comptable est désireux d’obtenir un
certain nombre d’éléments relatifs à notre situation dans vos comptes au 31 décembre
dernier.
Ce sont :
Le montant de notre ou de nos avoirs chez vous, en précisant si ces soldes sont libres
ou soumis à des restrictions, et, dans ce dernier cas, la nature de ces restrictions, si des
comptes ayant fonctionné dans les douze derniers mois n’ont aucun solde à la date
susvisée, prière de donner la désignation de ces comptes dans votre réponse ;
Le détail de tous prêts ou avances que vous nous auriez consentis et qui ne seraient pas
remboursés à cette date ;
Détails de toutes affaires (y compris les effets en cours d’escompte ou d’encaissement)
au sujet desquelles notre responsabilité était engagée.
Détail de tous titres ou valeurs détenus par vous pour notre compte : soit en garde ou
dépôt, soit comme nantissement ou garantie.
Modèle de signature des personnes autorisées auprès de vous à signer ou à endosser
les chèques en notre nom, avec indication des combinaisons suivant lesquelles ces
signatures peuvent être valablement utilisées ;
Photocopie du dernier relevé de décembre 2000…
Photocopie recto verso, si c’est possible, des chèques dont la liste figure en annexe
Toutes autres informations concernant nos opérations chez vous et susceptibles de se
rapporter aux éléments ci-dessus ou des transactions en cours d’exécution.
Nous vous serions très reconnaissants d’envoyer tous ces éléments directement
{notre réviseur à l’adresse suivante :
………………………………………………………………
En vous remerciant par avance de la suite que vous voudrez bien donner à cette
demande, nous vous prions de croire, Messieurs, en l’expression de nos sentiments
distingués.
b. Contrôle du rapprochement :
Avant de travailler sur le rapprochement, l’auditeur s’assure – sauf si un contrôle
satisfaisant en est fait dans l’entreprise – de son exactitude arithmétique à l’aide des éléments
suivants :
Contrôle de l’identité du solde bancaire avec le relevé bancaire (ou la confirmation du
solde).
Contrôle de l’identité du solde comptable avec la comptabilité.
Examen des bandes machine des éléments en rapprochement (vérification des additions
et soustractions).
c. Contrôle de l’évaluation des soldes :
L’évaluation du solde des comptes de banque peut comporter des problèmes de
conversion monétaire ou de recouvrabilité des créances.
Problème de conversion monétaire. Le problème principal qui puisse se poser est celui de
la conversion en Dhs des avoirs en devises (étrangères). Cette évaluation doit avoir été
faite sur la base du cours de clôture.
Les problèmes de recouvrabilité. A priori, on pourrait penser qu’il n’y a pas de problèmes
de recouvrabilité pour des soldes bancaires. En réalité, des difficultés de deux ordres
peuvent se présenter :
Des recettes comptabilisées par l’entreprise et non par la banque peuvent s’avérer
irrécouvrables. Pour cette raison, il est très important que l’auditeur vérifie
normalement l’apurement de ce type d’éléments en suspens: l’auditeur s’assurera que
tous trouvent leur dénouement dans les extraits de compte bancaire suivant la clôture
de la période contrôlée.
Même parmi les dépôts effectués à la banque avant la date de clôture, certains peuvent
avoir posé des problèmes de recouvrement : les chèques déposés étaient-ils
provisionnés, les traites remises ne sont-elles pas revenues impayées, etc.? L’auditeur
doit en conséquence rechercher systématiquement les impayés éventuels sur les
relevés bancaires postérieurs à la clôture.
2. Examen des comptes de caisse :
Comme pour l’examen des comptes de banque, l’auditeur examine ra les comptes de
caisse à travers un audit analytique, contrôle de l’existence du solde et des problèmes
d’évaluation du solde.
2.1 Audit analytique :
Avant de se lancer dans des vérifications détaillées, l’auditeur opère un survol des
opérations et des livres de caisse. Généralement, les préoccupations de l’auditeur sont les
suivantes :
Vérifier que le compte « caisse» est débiteur. L’existence d’un compte «caisse » créditeur
constitue une présomption d’irrégularité de la comptabilité, du fait qu’une caisse ne peut
sortir plus qu’il n’est entré. Sur le plan fiscal, une caisse créditrice est un motif suffisant
de rejet d’une comptabilité, car elle laisse supposer une dissimulation de recettes.
Sur le plan social, une comptabilité présentant une caisse créditrice ne peut être« régulière
et sincère». Lorsque cette anomalie survient, l’auditeur doit en faire rechercher les causes
à l’aide des pièces justificatives (ce sera souvent, dans les entreprises à caractère
personnel, où la distinction n’est pas toujours correcte entre le patrimoine de l’entreprise
et le patrimoine privé de l’exploitant), afin que le solde de la caisse puisse être rectifié. A
défaut, la comptabilité perdra, en principe, la force probante.
Vérifier les écritures de centralisation.
L’auditeur vérifiera par sondages les écritures.
De centralisation du livre de caisse.
Examiner les transactions de montant inhabituel.
Faire éventuellement une revue de cohérence s’il existe des prévisions relatives aux
mouvements de caisse et s’assurer du caractère acceptable des montants en caisse (caisses
présentant des soldes exagérés).
2.2 Contrôle de l’existence du solde :
Le contrôle des existants pourra se faire par vérification directe à la date de clôture.
L’auditeur s’assurera que le montant en caisse est représenté uniquement par des
espèces.
Dans le cas contraire, il s’assurera que les pièces de caisse ne correspondent pas à des
frais déjà engagés par le bénéficiaire des fonds (frais qui auraient dû dès lors être pris en
charge sur la période). D’autre part, si la caisse a fait des avances au personnel, l’auditeur doit
se faire présenter les reconnaissances de dettes correspondantes.
2.3 Problèmes d’évaluation du solde :
Si une partie de l’encaissement n’est pas justifiée, c’est-à-dire qu’une partie du solde
n’est pas représentée par des espèces, l’auditeur devra s’assurer qu’elle ne correspond pas à
des sorties impossibles à récupérer.
Ce genre de problème peut survenir lorsque la politique d’avances au personnel est
imprudente. Lorsque les montants sont significatifs, l’auditeur suivra l’apurement des
créances après la clôture. Si un problème se pose, il vérifiera que les personnes concernées
appartiennent toujours à l’entreprise et, si c’est vraiment nécessaire, leur demandera
directement confirmation de leur dette.
3. Examen des comptes « frais de banque » et « produits financiers » :
L’auditeur se prononcera sur les comptes « frais de banque » et « produits financiers »
après un audit analytique et la validation des enregistrements.
3.1 Audit analytique :
Il s’agira principalement d’effectuer un contrôle indiciaire entre les frais de banque de
l’exercice et ceux de l’année précédente, et d’en tirer des conclusions sur la cohérence des
chiffres de l’exercice.
a. Validation des enregistrements :
S’agissant des frais de banque, L’auditeur pourra s’assurer (ce qui peut être fait dans le
cadre de tests de permanence) :
De l’exhaustivité en vérifiant que, pour chaque trimestre et chaque banque, les agios sont
bien enregistrés.
De la coupure, en vérifiant que les agios du quatrième trimestre de l’exercice sont bien
enregistrés ou s’ils sont provisionnés dans le compte de charges à payer.
S’agissant des produits financiers sur comptes bancaires bloqués : on se reportera aux
contrôles effectués pour les produits financiers sur prêts, les contrôles à faire étant de même
nature.
Sur la base de ces présomptions, qui peuvent être plus ou moins solides, et plus ou
moins favorables, l’auditeur connaît donc, en quelque sorte par différence, les éléments de
preuve qui lui manquent pour donner à son opinion un caractère objectivement raisonnable. Il
peut en conséquence adapter son programme d’audit de manière à les obtenir sans déployer
d’efforts inutiles.
Les points forts du système justifieront certains allégements du programme
d’intervention et, inversement, les points faibles le conduiront à le renforcer, voire à le
compléter, en mettant en œuvre des tests que l’on appelle d’ailleurs tests complémentaires.
B. Audit détaillé et test de cohérence :
Ces tests correspondent à des contrôles effectués directement sur les comptes.
Les tests de cohérence portent sur un ensemble d’éléments. Ils ont pour but de
rechercher les anomalies qui peuvent exister entre les différentes informations qui sont en
possession de l’auditeur.
Ils comprennent :
Des revues de l’information à caractère comptable ou opérationnel.
Des comparaisons par calcul.
Mais, avant de conduire ces tests, l’auditeur est tenu de faire le point sur les techniques
de détournement, procédures & examens particuliers.
1. Exemples de techniques de détournements :
Concernent essentiellement les recettes et les fonds en caisse ou en banque.
1.1 Détournements des recettes :
Pour les masquer, les moyens suivants sont parfois employés :
Ne pas enregistrer les recettes (bordereaux des ventes détruits, factures portant des
numéros bis).
Laisser des comptes « clients » débiteurs alors que le règlement a été fait (et détourné).
Enregistrer des avoirs fictifs.
Enregistrer des escomptes de règlement.
Manipuler les rapprochements de banque (majorer ou minorer les éléments en suspens).
Solder les comptes « clients » par pertes et profits.
Faire des enregistrements en cascade pour dissimuler le détournement initial.
1.2 Détournements de fonds en caisse ou en banque :
Pour les masquer, les moyens suivants sont parfois employés :
Utilisation de justificatifs :
- Établir des justificatifs fictifs de dépenses pour le montant du détournement.
- Réutiliser des pièces justificatives de périodes précédentes en changeant les
dates.
Utilisation de chèques à son profit (en les émettant, en utilisant des chèques en blanc) :
- Majorer le total des règlements (manipulation des comptes fournisseurs).
- Minorer les escomptes de règlements.
- Ne pas enregistrer les avoirs des fournisseurs.
2. Procédures et examens particuliers :
Nous mentionnerons à titre indicatif quelques procédures de vérifications typiques :
2.1 Rapprochements de banque :
Examen des relevés de banque pour détecter les modifications (grattage, surimpression,
montage de photocopie). Eventuellement, demander à la banque de nouveaux exemplaires
de relevés bancaires.
Faire des rapprochements de banque pour les comparer avec ceux émis par l’entreprise.
2.2 Encaissements :
Pointage systématique des recettes et des remises en relevant les décalages entre dépôt
et enregistrement par la banque. Eventuellement, demander à la banque des copies des bordereaux de
remise (pour contrôle des imputations déclarées).
Contrôle des totaux des registres de recettes.
Pointage systématique des recettes.
Contrôle des escomptes accordés aux clients pour vérifier qu’ils n’ont pas été majorés.
2.3 Paiements :
Pointage des chèques émis avec les relevés bancaires.
Analyser en détail les chèques en suspens.
Relever les dates de paiement des chèques et les comparer avec les dates d’émission et les
dates d’enregistrement comptable.
Faire revenir des chèques de la banque et examiner si le bénéficiaire correspond aux
enregistrements faits par l’entreprise.
Contrôler les virements inter-banques.
3. Vérification finale de cohérence :
Elle consiste essentiellement à revoir rapidement l’ensemble des différents comptes
et journaux de trésorerie ainsi que l’information à caractère extracomptable concernée par ce
module.
Cette inspection rapide déborde l’exercice audité pour s’appliquer aux débuts de
l’exercice suivant.
L’auditeur est ainsi amené à prendre connaissance des principaux événements qui ont
pu se produire après la clôture.
Parmi les événements susceptibles de retenir l’attention de l’auditeur, citons à titre
indicatif l’encaissement ou le paiement de sommes importants et non prévus pour lequel
l’auditeur demandera des précisions.
Pour mettre en œuvre cette inspection rapide, l’auditeur pourra notamment utiliser
toute information disponible dans l’entreprise qu’il aura appris à connaître : budgets de tous
ordres, rapports du conseil d’administration, procès-verbaux des conseils d’administration,
minutes des réunions de direction ou de comités particuliers. En outre, il pourra examiner
l’évolution de la trésorerie pour relever les différences par rapport aux prévisions qui
pourraient mettre en évidence des évènements importants. Enfin, un examen rapide des
écritures de montants importants après la clôture, les écritures inhabituelles, des changements
de principes comptables après la clôture seront des indications intéressantes.
L’auditeur procède ensuite pour les opérations étudiées à une récapitulation
d’ensemble. Il doit alors être en mesure d’apprécier la philosophie propre à l’établissement
des comptes.
L’audit du cycle trésorerie a pour objectifs de s'assurer que la situation de la trésorerie
de l’entreprise à la clôture de l’exercice est reflétée de façon exacte par les montants inscrits au bilan, s'assurer
que les frais et produits financiers concernant les opérations de trésorerie inscrits au compte
de résultat reflètent bien l’intégralité des frais et produits pour l'exercice considéré, et de
porter un jugement sur un certain nombre de postes principaux.
L’exigence de réévaluer continuellement la façon dont il est géré le cycle de trésorerie à
travers une démarche d’audit, s’accroît avec les facteurs de changements aux quels il est
soumis, en l’occurrence: la mondialisation des marchés, les nouvelles réglementations,
l’attention portée sur la valeur ajoutée et les opportunités des nouvelles technologies,
combinés aux dernières évolutions des services et systèmes bancaires.
Les trésoriers sont plus que jamais soumis à l’obligation de démontrer la valeur
ajoutée de la fonction trésorerie pour l’entreprise et de prouver l’efficacité de leurs activités.
Pour cela les entreprises doivent effectuer régulièrement des audits afin de recueillir
des données pertinentes sur les risques de trésorerie et de mettre en évidence les principaux
axes d’amélioration. Nous avons jusqu'à présent, présenté les principes et les aspects
théoriques de l’audit du cycle de la trésorerie. Nous nous proposons dans ce qui suit de
l’appliquer à un cas concret, en l’occurrence au cycle trésorerie de la société « X ».
Chapitre 3 : Cas pratique
Après avoir présenté, dans ce qui précède, les principes généraux d’une démarche
d’audit de cycle trésorerie, nous proposons de l’appliquer à un cas concret, en l’occurrence au
cycle trésorerie de la société « X ».
Ainsi, ce cadre pratique de la démarche d’audit du cycle trésorerie de la société « X
»se déroulera en trois phases fondamentales :
Une phase de diagnostic qui va nous permettre d’avoir une vue générale sur la société
et son environnement.
Une phase de pronostic où on va procéder aux observations et aux constats sur le cycle
de trésorerie.
Une phase de prescription qui consistera à présenter le produit de la mission :
les recommandations.
I. Prise de connaissance générale de la société « X » :
La prise de connaissance de la société permet d’avoir une vision globale de
l’entreprise auditée et d’orienter les contrôles.
Cette connaissance de l’entreprise nécessite la collecte d’un nombre important
d’information dans les domaines suivants:
Informations générales.
Informations juridiques.
Informations comptables et financières.
Etant astreint au secret professionnel, nous éviterons de présenter son activité et de
fournir les détails s’y afférents afin de ne pas révéler son identité.
Nous allons fournir les informations nécessaires, permettant une bonne prise de
connaissance générale de l’entreprise, de son cadre juridique, de ses principales
caractéristiques techniques et commerciales ainsi que les principaux événements marquants la
période d’audit.
A. Prise de connaissance des caractéristiques de l’entreprise «X » :
Ce paragraphe tourne autour de trois aspects : la description des
caractéristiques juridiques, techniques et commerciales.
1. Informations générales :
Ces informations constituent les premiers éléments du dossier permanent et qui
peuvent se regrouper comme suit :
1.1 Identification de l’entreprise :
La dénomination sociale : Entreprise X ;
La nationalité : Marocaine ;
La forme juridique : Société anonyme ;
Le capital social : 15.000.000 DH ;
La date de constitution : 1977.
1.2 Bref historique sur l’entreprise :
L’analyse de l’historique du développement de l’entreprise peut aider l’auditeur à la
compréhension de sa situation actuelle et permet souvent de la situer dans son environnement.
L’entreprise X a été créée en 1977 comme société familiale sous forme d’une Société à
Responsabilité Limitée.
En 2000, la société s’est transformée en Société Anonyme et a procédé à la mise en
harmonie de ses statuts conformément à la loi 17/95.
En 2001, l’entreprise X a procédé à une augmentation de capital pour ouverture à de
nouveaux actionnaires afin qu’ils apportent leur expérience dans le métier et en vue d’étendre
l’activité sur d’autres axes où le nouvel actionnariat opérait déjà.
1.3 Organigramme de l’entreprise :
L’obtention de l’organigramme à ce stade de la mission paraît indispensable puisqu’il
permettra à l’auditeur d’appréhender l’organisation de l’entreprise et de cerner les principales
responsabilités. Il lui servira aussi pendant le déroulement de la mission et ce, afin d’identifier
les personnes à contacter au cours du déroulement de la mission d’audit.
PDG
Direction juridique
Service trésorerie
Service achat
Responsable
Comptabilité
ramassage
Caissier
Tenue de la caisse X
Détention des titres X
Détention des chèques reçus des x
clients
Autorisation d’avance aux x
employées
Détention des carnets de chèques X
Préparation des chèques X
Approbation des pièces X
justificatives
Signature des chèques X
Annulation des pièces justificatives X
Envoi des chèques X
Tenue du journal de trésorerie X
Dépôts en banque des chèques ou X
espèce
Tenues des comptes clients X
Tenue des comptes fournisseurs X
Réception des relevés bancaires X X
Préparation des relevés bancaires X
Préparation des rapprochements de X X
banque
Comparaison de la liste des X X
chèques reçus avec bordereau de
remise en banque et avec le journal
de trésorerie
Accès à la comptabilité générale
Tenue du journal de ventes X
Préparation des factures clients X
2. Questionnaire Trésorerie-Dépenses :
Le questionnaire de contrôle interne du cycle trésorerie dépenses nous permet d’apprécier le
contrôle interne en vue de s’assurer que :
- Les paiements effectués sont saisis et comptabilisés.
- Les règlements comptabilisés correspondent à des dépenses réelles de l’entreprise.
- Les paiements réalisés sont enregistrés sur la bonne période.
- Les dépenses réalisées sont correctement évaluées.
- Les dépenses réalisées sont correctement imputées, totalisées et centralisées.
Question Réponse Commentaire
01-Les titres de paiement (chèques, traites ou Oui
autres) sont-ils pré-numérotés ?
02-La mise en service des liasses de titres de Oui
paiement est-elle enregistrée et rapprochée
des journaux correspondants?
03-Les titres de paiement émis sont-ils Oui
comptabilisés dans l’ordre numérique ?
04-La séquence numérique des titres de Oui
paiement sur le journal de trésorerie est-elle
vérifiée ?
05-Les paiements en espèces sont-ils Oui
enregistrés dès leur échéance ?
06-Les paiements en espèces font- Oui Les paiements font
ils l’objet de pièces pré l’objet d’ordre de
-numérotées ? dépense.
07-Sont- Oui Ils sont enregistrés au fur et à
ils enregistrés dans l’ordre de leur entrée dans mesure de leur entrée
le
système ?
.08-Pour les fournisseurs qui envoient des Oui
relevés, les règlements émis sont-ils rapprochés
des relevés ?
09-Les écarts sont-ils analysés et corrigés ? Oui
10-Les duplicata de titres de paiement sont-ils N/A Les règlements se font par
systématiquement annulés pour éviter chèques ou virements.
les doubles comptabilisations ?
11-Les pièces justificatives des titres Oui Apposition d’un cachet
de paiement sont-elles annulées après paiement avec date de comptabilisation
pour éviter les doubles règlements ?
12-Les titres de paiement sont-ils transmis aux Oui
bénéficiaires directement par le signataire et
non le demandeur ?
13- Les signataires s’assurent Oui
-ils, au moins par sondage, que les titres de
paiement correspondent aux
pièces justificatives jointes ?
14-Les soldes des comptes fournisseurs sont- Oui
ils analysés régulièrement pour identifier les
doubles règlements ?
15-Des mesures sont-elles prises pour obtenir Oui
le
remboursement rapide ou l’imputation sur les
règlements?
16-Les opérations diverses passées au débit des Oui
comptes fournisseurs ou sur le journal de
trésorerie sont-elles accompagnées de
pièces justificatives ?
17-Sont-elles soumises à l’autorisation d’un Oui
responsable ?
18-En fin de période, la comptabilité est-elle Oui
informée des derniers numéros de titres de
paiements utilisés ?
19-La comptabilité s’assure-t-elle que tous les Oui
titres de paiement émis sur la période ont été
comptabilisés ?
20-Les rapprochements bancaires sont-ils revus Non
par un responsable pour s’assurer que toutes
les écritures significatives passées par la
banque et par l’entreprise sont apurées avant la
clôture des comptes ?
21-La comptabilité est-elle informée des Oui
derniers numéros de pièces de caisse de la
période ?
22-La comptabilité vérifie-t-elle que toutes les Oui
pièces de caisse de la période ont été saisies ?
23-Les espèces en caisse sont-elles Oui Existence de PV de contage
physiquement contrôlées et rapprochées de de caisse.
livre de caisse en fin de période ?
24-Les comptes bancaires sont-ils crédités au Oui
jour de l’échéance pour les effets ?
25-Sont- Oui
ils crédités le jour de l’émission pour les
chèques?
26-Les souches des titres de paiement sont- Oui
elles rapprochées par une personne
indépendante de celle qui les a émises avec
des justificatifs ?
27-Les déductions effectuées lors du paiement Oui
(acompte, escompte..) sont-elles signalées à la
comptabilité ?
28-Sont-elles comptabilisées immédiatement ? Oui
29-Les personnes chargées de l’imputation des Oui
paiements disposent-elle de listes des comptes
fournisseurs ?
30-Ces listes sont-elles régulièrement mises à Oui
jour ?
31-Vérifie-t-on que ces remises à jour sont Oui
transmises au
personnel chargé des imputations et qu’ils les
utilisent ?
32-Les imputations portées sur les paiements Oui
sont-elles vérifiés avant enregistrement ?
33-Les références des factures réglées sont- Oui
elles portées sur les paiements pour faciliter le
lettrage des comptes ?
34-Le total du journal des paiements est-il Oui
régulièrement vérifié ?
35-La balance fournisseur est-elle Oui
régulièrement rapprochée du grand livre ?
36-Les écarts éventuels sont-ils immédiatement analysés Oui
et corrigés ?
3. Questionnaire Trésorerie-Recettes :
Le questionnaire de contrôle interne du cycle trésorerie recettes nous permet
d’apprécier le contrôle interne en vue de s’assurer que :
Les recettes enregistrées sont correctement évaluées.
Toutes les recettes réalisées sont correctement imputées, totalisées et centralisées.
Toutes les recettes de l’entreprise sont enregistrées et encaissées.
Toutes les recettes enregistrées correspondent à des recettes réelles de l’entreprise.
Toutes les recettes sont enregistrées sur la bonne période.
Question Réponse Commentaire
01-Les effets en portefeuille sont-ils Oui
régulièrement
totalisés et rapprochés de l’échéancier et du
compte
général ?
02- Les personnes chargées de l’imputation Oui
des
règlements disposent-elles de listes
de comptes clients?
B. Test de conformité :
Ce test nous permet de s’assurer que le système est existant dans la société et que les
procédures contrôlées sont bien celle en vigueur dans l’entreprise. Ce test est d’une ampleur
limitée en nombre, son objectif n’est pas de vérifier que la procédure est bien appliquée mais
qu’elle existe.
Cette démarche permet de corriger les erreurs de compréhension, les inexactitudes de
description de procédure ainsi que d’approfondir la connaissance des procédures.
1. Test de post clôture :
1.1 La conception du test :
Ce test comporte deux objectifs :
Le premier objectif consiste à vérifier que les recettes d’importance exceptionnelle à la
fin de l’exercice ne sont pas faites dans le but de donner l’impression d’une amélioration de la
situation de trésorerie.
Le deuxième vise à revoir les dépenses d’importance exceptionnelle au début de
l’exercice suivant pour s’assurer qu’elles ne correspondraient pas, éventuellement, aux
recettes exceptionnelles qui auraient pu concerner l’exercice N-1.
Pour l’élaboration de la première partie du test, il ne faudrait passer en revue tous les
relevés bancaires du mois de décembre et choisir un échantillon pour appliquer le test.
Nous avons choisi ainsi les plus grands montants repérés au débit des comptes en
relevant toute information pouvant rendre notre contrôle plus facile, notamment le numéro ou
la référence, la date d’opération et le montant en question.
La deuxième partie du test consiste à sélectionner, sur les relevés bancaires du mois
de janvier de l’exercice N+1, un échantillon composé des plus grands montants repérés figurant
au débit du compte et relever toute information utile.
1.2 Présentation du test :
La feuille de test se présente comme suit :
Entreprise X
Audit N
Date d’intervention NW
Test de post clôture Objectif :
S’assurer que :
Les recettes d’importance exceptionnelle à la fin de l’exercice 2002 ne sont pas faites
pour donner l’impression d’une amélioration de la trésorerie.
Les dépenses d’importance exceptionnelle en début d’exercice 2003 n’ont pas été
faites pour donner une situation de trésorerie saine 2002.
S’assurer que les recettes et dépenses sont comptabilisées sur la bonne période, c’est à
dire sur l’exercice approprié.
X : Vérifié conforme.
+ : Vérifié non conforme.
(1) : Recettes ou dépenses liées à l’exploitation.
(2) : Recettes ou dépenses comptabilisées dans l’exercice approprié.
Après avoir terminé sa tournée, le responsable ramassage rentre au siège et conserve l’espèce et les
chèques dans le coffre-fort. Le lendemain matin, les recettes de chaque point de vente sont
revérifiées pour les saisir au niveau du système, en prenant en considération le point de vente
disponible au siège, afin d’arrêter les encaissements de la veille.
Ensuite, tous les fonds seront déposés en banque. Une autre vérification sera faite par
rapport aux bordereaux de versement des chèques et des espèces..
La conception du test :
Pour constituer l’échantillon de ce test, nous avons passé en revue le compte caisse recette.
Les opérations sont comptabilisées par reçus. Donc, nous avons reconstitué les recettes par
journée afin de pouvoir élaborer le test.
Présentation du test :
La feuille de test se présente comme suit :
Entreprise X
Audit 2002
Date d’intervention NW
Test de réalité caisse recette
Objectif :
S’assurer de la réalité des encaissements;-Versement de la totalité des encaissements.
Source : grand livre.
Points soulevés : Existence d’encaissements par caisse dont le montant dépasse
20.000 DH.
Conclusion : Test satisfaisant.
3.2 Test inopiné sur la caisse recette :
Objectif du test :
Lors de l’évaluation du contrôle interne du cycle trésorerie, nous nous devons de faire
un contrôle inopiné de la caisse recette, pour vérifier qu’il n’y a pas d’écart entre le solde
apparaissant sur les états de tenu de caisse et l’espèce disponible et que le registre de
caisse est bien tenu.
Présentation du test :
Contrôle inopiné de la caisse recette
L’heure du contrôle : 10h30
Objectif : S’assurer qu’il n’y a pas d’écart entre le solde apparaissant sur le registre
de la caisse et les espèces en caisse.
Conclusion : Test satisfaisant.
3.3 Test sur l’assurance de transport de fonds et du contenu du coffre-fort :
Ce test a été réalisé pour vérifier si le montant de la police d’assurance concernant le
transport des fonds ainsi que le contenu du coffre-fort est suffisant pour couvrir les fonds en
question en cas de vol, sinistre ou toute autre perte.
Le montant assuré pour les deux polices d’assurance est de 375.000 DH chacune.
Pour réaliser ce test, nous disposons des statistiques réalisées par le service trésorerie
qui élabore un récapitulatif mensuel des recettes. Le service trésorerie distingue dans ce
document les recettes concernant les points de ventes hors siège et celles du point de vente du
siège.
- Recettes mensuelles des points de ventes hors siège : 17.437.000 DH.
- Recettes totales mensuelles de l’entreprise X : 48.631.000 DH.
1. Dettes de financement :
Pour l’examen des comptes des dettes de financement, nous proposons le programme
de travail suivant :
- Circulariser les organismes prêteurs et exploiter les réponses reçues.
- Obtenir les contrats des principaux emprunts et vérifier leur correcte traduction
comptable à la clôture.
- Valider les mouvements de l’exercice en ce qui concerne les déblocages et les
remboursements.
- Si l’emprunt est assorti d’obligations particulières, vérifié si elles sont respectées.
- Vérifier si l’emprunt est garanti par hypothèque ou nantissement et que ceux-ci
figurent dans les engagements hors bilan.
Après avoir reçu les réponses, nous avons conçu un document pour le dépouillement
des réponses des tiers. Le tableau de dépouillement se présente comme suit :
Les principaux emprunts contractés par l’entreprise X sont ceux octroyés par
la banque1 et la banque 2.
Il faut vérifier que les modalités de l’emprunt qui sont prévues sur le contrat sont
réellement et correctement appliquées tel le taux d’intérêt, la nature de l’annuité, la durée de
l’emprunt et toute autre spécificité indiquée dans le contrat.
Validation des mouvements de l’exercice
Validation du déblocage :
Pour valider le déblocage de l’emprunt, nous devons de vérifier sur le contrat de crédit
la date de déblocage et le montant débloqué. Ensuite, nous devrons nous enquérir du
déblocage effectif du crédit en le pointant avec l’avis de crédit ou sur relevé bancaire.
Validation des remboursements :
Pour la validation des remboursements de l’emprunt, nous devrions récupérer le
tableau d’amortissement du crédit, vérifier les calculs arithmétiques et pointer les
remboursements échus avec leur avis de débit ou sur relevé bancaire.
Validation des intérêts :
Nous devrons vérifier que le taux effectivement appliqué et celui figurant sur le
contrat de crédit, que les intérêts sont correctement calculés (réalité des montants, exhaustivité
et rattachement à la bonne période) et que la somme des intérêts déjà versée correspond au
compte « Intérêts des emprunts et dettes ».
Aussi, aurons-nous la possibilité de calculer les intérêts concernant la période
s’écoulant de la date du dernier remboursement et celle de la fin de l’exercice pour la
confronter au solde du compte de régularisation « Intérêts courus non échus à payer ».Lors
des travaux de validation des intérêts sur emprunts, nous avons constaté que les intérêts du
quatrième trimestre sur l’un des emprunts n’ont pas été provisionnés, et ce pour un total de
300 KMAD hors taxe.
Après avoir vérifié les mouvements des dettes de financements et tous documents les
concernant, nous n’avons pas relevé d’autres anomalies.
2. Trésorerie actif :
Chèques à encaisser :
Nous devons d’abord confronter le solde des chèques à encaisser avec le PV de
comptage des chèques en possession de l’entreprise au 31/12/N. Ensuite, nous devrons
vérifier l’apurement subséquent, d’un échantillon des chèques à encaisser pour chaque sous
compte, sur le relevé bancaire du mois de janvier N+[Link] est à signaler que, lors de la
vérification des sous comptes chèques à encaisser, nous avons constaté que l’entreprise
acceptait de sa clientèle des chèques post datés ce qui est non conforme aux dispositions du
code de commerce.
Après s’être entretenu avec la Direction Générale, cette dernière a confirmé le fait que
l’entreprise n’acceptait des chèques postdatés que dans des cas très particuliers.
Lors de la vérification de l’apurement subséquent des chèques à encaisser du produit2,
nous avons soulevé un impayé du client Alpha d’un montant de 150.000
DH. Après discussion avec la Direction Générale, le chèque du client présentait un
risque de non encaissement dû au fait que celui-ci est en difficulté. Par mesure de prudence,
nous avons proposé de provisionner ce montant à hauteur de 150.000 DH. Cet ajustement a
été comptabilisé par la société suite à notre remarque.
Banques solde débiteur :
Pour l’examen des comptes banques, nous proposons le programme de travail suivant :
La circularisation de toutes les banques et l’exploitation des réponses reçues.
L’obtention des rapprochements bancaires du mois de décembre et vérifier que :
- Le solde chez la banque correspond au relevé bancaire.
- Le solde chez la société correspond à la balance générale.
- Les calculs arithmétiques sont corrects.
- Les principales opérations en suspens s’apurent sur les mois ultérieurs.
Pour les anciens suspens non apurés, obtenir les explications nécessaires.
B. Synthèse des points soulevés :
Conclusion
L’importance de la trésorerie pour les entreprises n’est plus à démontrer car son
insuffisance peut conduire à la cessation des paiements voire au dépôt de bilan. C’est une
variable essentielle dans la gestion financière de la firme.
Quant à l’auditeur interne dont le rôle est d’aider les responsables de la direction
financière à mieux assumer leurs responsabilités, aura en général une démarche d’audit
d’efficacité. Il vérifie les états de rapprochements bancaires, leur apurement, vérifie les PV de
caisse…
Si la trésorerie occupe une grande place dans les préoccupations de l’analyste, celui-ci
va s’intéresser aussi aux équilibres financiers de l’entreprise et chercher à apprécier plus
largement la solvabilité de cette entreprise, c.à.d. son aptitude à faire face aux problèmes
qu’elle est susceptible de rencontrer.
Bibliographie
67
3. Examen pratique des dispositifs de contrôle :.............................................................4
B. Réalité des enregistrements :.......................................................................................4
1. Les risques pouvant exister :.......................................................................................4
2. Examen théorique des dispositifs de contrôle :...........................................................4
3. Examen pratique des dispositifs de contrôle :.............................................................4
III. Examen des comptes et d’audit détaillé aux problèmes particuliers :.............................4
A. Examen des comptes :.................................................................................................4
1. Examen des comptes de banques :..............................................................................4
2. Examen des comptes de caisse :..................................................................................4
3. Examen des comptes « frais de banque » et « produits financiers » :..........................4
1. Exemples de techniques de détournements :...............................................................4
2. Procédures et examens particuliers :...........................................................................4
3. Vérification finale de cohérence :...............................................................................4
Chapitre 3 : Cas pratique...........................................................................................................4
I. Prise de connaissance générale de la société « X » :...........................................................4
A. Prise de connaissance des caractéristiques de l’entreprise «X » :................................4
1. Informations générales :..............................................................................................4
2. Caractéristiques juridiques de l’entreprise :................................................................4
3. Caractéristiques techniques de l’entreprise :...............................................................4
4. Prise de connaissance de l’aspect financier :...................................................................4
II. Evaluation du contrôle interne du cycle trésorerie :........................................................4
A. Questionnaire du contrôle interne et étendue des investigations :...............................4
1. La grille de séparation de tâches :...............................................................................4
2. Questionnaire Trésorerie-Dépenses :..........................................................................4
B. Test de conformité :....................................................................................................4
1. Test de post clôture :......................................................................................................4
2. Tests de réalité sur la caisse dépense :...........................................................................4
3. Tests liés à la caisse recette/client :................................................................................4
3.1 Test de contrôle interne sur la caisse recette/client :....................................................4
III. Audit des comptes de trésorerie et revue analytique :.....................................................4
A. Examen des comptes de trésorerie :............................................................................4
1. Dettes de financement :...............................................................................................4
2. Trésorerie actif :..........................................................................................................4
B. Synthèse des points soulevés :....................................................................................4
68
Conclusion.................................................................................................................................4
Bibliographie.............................................................................................................................4
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