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Bulletin 2013 sur les Énergies Renouvelables

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Bulletin des

Energies Renouvelables N° 27 - 2013

Recherche
Développement
Innovation
Coopération
Visibilité

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Direction Générale de la Recherche Scientifique et du Développement Technologique
Publication du Centre de Développement des Energies Renouvelables
EISSN/ISSN 1112-3850 Dépôt légal 2062-2002
SOMMAIRE
Editorial 1

L’analyse de cycle de vie outil du développement durable 2
M. KECHKAR-CHAIMI
Directeur de publication
Prof . Noureddine Yassaa Qualité de l’énergie de la centrale photovoltaïque connectée au réseau du
CDER 4
Responsable de rédaction S. BOUCHAKOUR
Dr Rahma BESSAH
La transition énergétique via le gaz naturel : Comment la gérer ? 6
Comité de rédaction M. BELACEL
Dr Ali MALEK
Dr Amor Bouhdjar Le vitrage solaire 9
Dr Majda Amina AZIZA H. SEMAI
Dr Rafika BOUDRIES
Samy BOUCHAIB Application des techniques CFD pour l’estimation du gisement éolien 12
Sabiha HADDOUCHE B. BELABES

Infographie : Dahlia CERBAH HELIODYNE , le premier four solaire algérien 14


Secrétariat : Karima TELMID a. boulemtafes

Coordination scientifique 4ème édition du salon des énergies renouvelables, des énergies propres et du
Dr A. MALEK développement durable 16
Information Scientifique et Valorisation
Dr A. HADJ ARAB
La 9 ème édition des Journées Scientifiques et Techniques de SONATRACH 18
Energie Solaire Photovoltaïque
S. BOUCHAKOUR
Dr M. AZIZA
Bioénergie & Environnement
Réseau des Femmes Actives en Economie Verte en Algérie 20
Dr O. GUERRI
K. BERGHEUL
Energie Eolienne
Dr A. HAMIDAT 7ème Salon international Electro, Automation & Energy 22
Energie Thermique & Géothermie
S. Bouchaib
Dr A. KHELLAF
Hydrogène Energies Renouvelables Conférence sur le photovoltaïque, CSP et l’intégration au réseau 23
S. Ruschkowski
Edité par le C.D.E.R
E_mail : [Link]@[Link] SKTM : Filiale Sonelgaz en charge des réseaux isolés du sud et des Energies
Impression Renouvelables 25
EN-NAKHLA
ennakhla_imprimerie@[Link]
Fonds national pour les énergies renouvelables et la cogénération :
Modalités de mise en oeuvre 26
La rédaction tient à remercier S. Bouchaib
toutes les personnes qui ont contribué
à la réalisation de ce numéro . Les tarifs de rachat garantis pour les énergies renouvelables 27
Toutes suggestions et critiques visant
l’amélioration de ce bulletin sont les Energie solaire : Un programme spécial pour l’été 2014 28
bienvenues.
Mobilisation de 100 milliards de dinars pour le renforcement des énergies
Les informations contenues dans les renouvelables à l’horizon 2030 28
articles sont de la seule responsabilité
de leurs auteurs.

Subventionné par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


et la Direction Générale de la Recherche Scientifique et du Développement Technologique
Editorial

Mesures incitatives en faveur du renouvelable

L ’Algérie a décidé de soutenir le développement des


Energies Renouvelable par la mise en place d’un
dispositif pour encourager l’investissement et pour ins-
taurer un tarif de rachat avantageux dans ce domaine.
En effet, le programme algérien de développement des
énergies renouvelables et d'efficacité énergétique a été
consolidé, récemment, par la promulgation de deux arrê-
tés interministériels fixant la nomenclature des recettes
et des dépenses imputables sur le "Fonds national pour
les énergies renouvelables et la cogénération" ainsi que
les modalités de son suivi et de son évaluation.
D’autre part, deux autres textes de loi sont en cours de préparation. Ils portent sur l’achat
garantis d’électricité et sur l’institution d’un certificat de garantie d’origine des équipements et
installations de production d’électricité de source renouvelable.
Dans ce contexte, le Centre de Développement des Energies Renouvelables a entrepris de-
puis longtemps des travaux de recherche visant à étudier l’impact de l'électricité produite par
les sources renouvelables sur le réseau de transport et de distribution national. L’objectif de
ces travaux est d’analyser les contraintes, anticiper les problèmes liés à l'injection de l'élec-
tricité d'origine renouvelable dans le réseau, améliorer la fiabilité et la sécurité des systèmes,
proposer des normes et standards d’interconnexion et développer des modèles de prévision
et de prédiction ainsi que le monitoring.
En matière de certification d’équipements, le CDER se dotera prochainement de laboratoires
d’homologation, d'accréditation, aux normes et réglementations nationales, des différents
équipements et composants produisant de l’énergie renouvelable. De plus, le CDER s’équi-
pera d’un laboratoire d'étalonnage des instruments de mesure du rayonnement solaire au
niveau Maghrébin.
L’ensemble de ces actions de Recherche et Développement viendraient en appui à l’applica-
tion prochaine des incitations prévues par la législation.
Ces incitations, longtemps attendues, doivent permettre aux citoyens et aux industriels de
s’équiper en moyens de production d’énergie renouvelable. La rentabilité de ces installations
sera sans doute la condition principale de la réussite du programme national de développe-
ment des Energies Renouvelables dans un marché local où la concurrence technologique
est difficile. Le déploiement des énergies renouvelables favorisera sans doute la création de
petites et moyennes entreprises ainsi que de nouveaux métiers dans le domaine du renou-
velable.

Prof. Noureddine Yassaa


Directeur de l’EPST CDER

N° 27 2013 1
Recherche et Développement

L’analyse de cycle de vie


Outil du développement durable
KECHKAR-CHAIMI Madina
Attachée de recherche
Division Bioénergie et Environnement - CDER
E-mail : [Link]@[Link]

S uite aux préoccupations environnementales de plus en


plus manifestées ces dernières années, les scientifiques
aussi bien que les organismes gouvernementaux cherchent
• La définition des objectifs : Permet de poser le problème,
de définir les objectifs et le champ de l’étude. Cette phase
détermine une série d’éléments cruciaux : la fonction du
de nouveaux moyens pour évaluer les impacts environne- système, l’unité fonctionnelle à laquelle les émissions et les
mentaux de différents produits, de procédés, de systèmes, extractions seront ensuite rapportées. Elle définit également
d’habitudes de vie ou encore de services. les limites du système considéré. Les scénarios de base et les
alternatives à étudier seront définis en détail lors de cette
Devenue de plus en plus populaire ces dernières années,
phase.
l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) est une forme d’analyse des
impacts environnementaux qui considère toutes les étapes • L’inventaire des émissions et des extractions : quantifie
du cycle de vie d’un produit. les émissions polluantes dans l’air l’eau et le sol ainsi que
les extractions des matières premières renouvelables et non
Sa pratique et sa diffusion actuelle contribuent à en faire un
renouvelables. Elle détermine également l’utilisation des sols
instrument de plus en plus performant et reconnu. L’ACV
nécessaires pour la réalisation de la fonction du système.
peut être utilisée au sein de démarches de développe-
ment durable, notamment celles orientées sur les produits. • L’analyse de l’impact : évalue l’impact sur l’environnement
Néanmoins, elle ne traite que de la dimension environne- des émissions et extractions inventoriées. Elle détermine
mentale (voire, dans certains cas rares, économique) et non quelle émission contribue à quel impact environnemental
de l’axe social ou sociétal du développement durable. (1) (effet de serre, toxicité humaine, écotoxicité..). On dénombre
plusieurs méthodes d’évaluations : IMPACT 2002+ (figure 2),
Qu’est ce que L’ACV ?
Ecoindicator 99, LUCAS,…
L’analyse cycle de vie évalue l’impact environnemental d’un
• L’interprétation : permet aussi bien d’interpréter les résul-
produit, d’un service ou d’un système en relation à une
tats des étapes précédentes que d’évaluer les incertitudes (2).
fonction particulière et ceci en considérant toutes les étapes
de son cycle de vie. Elle permet d’identifier les points sur Les différents types d’ACV :
lesquels un produit peut être amélioré et elle contribue au
On distingue deux types d’ACV : l’ACV-A, ou analyse par
développement de nouveaux produits.
attributs, et l’ACV -C, ou analyse par conséquences :
Cet outil est avant tout employé pour comparer les charges
L’ACV-A (analyse de cycle de vie par attributs)
environnementales de différents produits, processus ou sys-
tèmes entre elles, ainsi que les différentes étapes de cycle de Ce type d’ACV consiste à prédire les impacts environne-
vie d’un même produit. mentaux dont un produit peut être tenu responsable. Ce type
d’ACV sert à décrire les flux physiques environnementaux
Selon la définition des normes ISO l’ACV s’effectue en 4
pertinents du système de production. Weidema, 2003 (3)
étapes : la définition des objectifs, l’inventaire des émissions
donne le terme d’analyse de cycle de vie prospectives pour
et des extractions, l’analyse de l’impact et l’interprétation
les ACV-A puisque elles portent sur les développements fu-
(figure 1).
turs.

1- Définition des objectifs


L’ACV-C (analyse de cycle de vie par conséquences)
Ce second type d’ACV a pour but d’analyser les consé-
quences d’un changement. C’est une analyse rétrospective
4- interprétation des car elle porte sur des impacts déjà passés.
2- Inventaire des consommations et résultats
L’ACV-C procure des analyses plus complètes puisqu’elle
rejets
prend en compte plus de processus dans le système de pro-
duction. Le champ de l’étude est large il, n y a donc pas de
délimitations de frontières (4).
3-évaluation des impacts sur
l’environnement

Figure 1 . : Les différentes étapes de l’ACV

2
Recherche et Développement

analyse de cycle de vie des biocarburants Il sera donc, nécessaire d’avoir un inventaire de biomasse en
Algérie, afin de faciliter l’application de l’ACV aux biocarbu-
Il existe de nombreuses analyses de cycle de vie plus ou
rants et la rendre la plus fiable possible.
moins complètes des biocarburants.
références
Ces études diffèrent par plusieurs aspects et notamment par
la nature des produits analysés et les conditions de fabrica- (1) ADEM introduction à l’analyse cycle de vie (2005)
tion, les impacts envisagés, la définition des catégories d’im-
(2) Olivier JOLIETTE ACV comprendre et réaliser un écobi-
pact, les unités fonctionnelles, la réalisation et le choix d’une
lan (2010).
normalisation, l’attribution de pondérations et l’intégration
en une évaluation globale. (3) Weidema, Geographical, technological and temporal de-
limitation in LCA.2003
L’analyse de cycle de vie des biocarburants produits à partir
de la biomasse vérifie la viabilité de la filière, son rendement, (4) [Link], étude de matières premières locales non ali-
son caractère durable et permet ainsi d’éviter les erreurs en mentaires pour la production de biocarburants, mémoire
termes d’impact environnemental et rendement économique. magister 2012.

Catégories de problèmes Catégories de dommages


• Toxicité humaine
• Santé humaine
• Effet respiratoire
• Radiations ionisantes Qualité des

• Destruction de la couche d’ozone écosystèmes
Résultats
d’inventaire . • Formation de photo -oxydants
• Acidification
• Eutrophisation aquatique
• Eutrophisation terrestre Changement
• climatique
• Ecotoxicité aquatique
• Occupation des sols
• Changements climatiques
• .
Energies non renouvelables
• Ressources
• Extraction des minerais

Figure 2 . Structure générale de la méthode IMPACT 2002+

1 st International Conference on Nanoelectronics


Communications and Renewable Energy ICNCRE’13

Organisé par la Faculté des Sciences et de la Technologie, Université


Seddik Ben Yahia, Jijel.

22 et 23 Septembre 2013, Maison de la culture, Jijel, Algérie.


N° 27 2013 3
Recherche et Développement

Qualité de l’énergie de la centrale photovoltaïque


connectée au réseau du CDER

BOUCHAKOUR Salim
Attaché de recherche
Division Energie solaire Photovoltaïque - CDER
E-mail : [Link]@[Link]

A ujourd'hui, une part croissante de l'énergie électrique est


produite à partir des sources d’énergies renouvelables.
Les systèmes éolien et solaire sont les plus répandus,où les
avantage de cette configuration, en plus de réduire les coûts
en raison de l’absence des batteries, est que chaque surplus
de génération d’énergie par rapport à la consommation de
convertisseurs statiques sont indispensables dans la super- la charge est directement injecté au réseau de distribution.
vision de l’énergie. Ce dernier assurera l’appoint dans le cas contraire (faible gé-
nération d’énergie). Ainsi, l’intégration des systèmes PV au
Toutefois, l’important potentiel solaire de l’Algérie favorise
réseau de distribution est un enjeu important et stratégique
les systèmes solaires par rapport aux systèmes éoliens. Plus
dans les politiques énergétiques futures des pays du sud.
précisément, l'installation des systèmes photovoltaïques
(PV), isolés ou connectés au réseau, peuvent être utilisés En général, l'introduction de production décentralisée dans
dans presque tous les lieux avec des dimensionnements ap- les réseaux électriques qui, à l'origine, n'ont pas été conçus
propriés. pour les accueillir, entraîne l'apparition de phénomènes nou-
veaux qu'il est nécessaire d’identifier et d'étudier.
Les systèmes PV isolés ont fait leur apparition grâce aux ex-
péditions spatiales, afin de leur assurer la production d'éner- Actuellement, la stabilité du réseau est assurée par des mé-
gie nécessaire. Plus tard, ces systèmes ont été largement ins- thodes de régulation classiques centralisées basées sur les
tallés dans les sites isolés. centrales de production conventionnelles. En conséquence,
tous les systèmes PV seront déconnectés du réseau sous
Les systèmes PV connectés au réseau ont été employés au
conditions particulières (défauts dans le réseau, conditions
début des années 90 et se sont rapidement propagés dans
météorologiques,…etc.) puis reconnectés en conditions
les pays développés, la plupart du temps renforcés par de
normales. Si les systèmes PV connectés aux réseaux de
larges mesures incitatives des gouvernements. Le principal

Charge
(Laboratoire PV)

Armoire DC Armoire AC
Champ PV Onduleur Compteur
FORNIUS IG 30 d’ éner gie
kWh
= Phase 1
~
Bidirectionnel
Meter Réseau BT
Armoire DC Armoire AC (220 V, 50 Hz)
Champ PV Ph 1 kWh
Onduleur Compteur
d’ éner gie
FORNIUS IG 30
kWh Armoire de
= Phase 2 connexion au Ph 2
~ réseau
(PCC)
Ph 3

Armoire DC Armoire AC
Champ PV Onduleur Compteur
d’ éner gie
FORNIUS IG 30
kWh
= Phase 3
~

Figure 1 . Schéma de la centrale PV connectée au réseau

4
Recherche et Développement

distribution électrique prend une place conséquente dans le Cependant, il est important de noter que pour de faibles
parc de production, les déconnexions automatiques peuvent irradiations solaires, la puissance produite se situe entre
effectivement poser un problème de gestion et de stabilité quelques dizaines et quelques centaines de Watts, ce qui peut
dans le réseau, notamment au moment du pic de la demande être considéré comme très faible.
d’énergie.
Banc de mesure 2 : Mesure des différentes grandeurs élec-
Dans les prochaines années, le gestionnaire du réseau élec- triques au point de couplage commun (PCC), figure 3.
trique devra prendre en considération la production décen-
L’analyse du taux de distorsion harmonique (THD) du cou-
tralisée (PV, éolien, …etc.) comme un moyen de production
rant est importante. Dans les secteurs industriels et tertiaires,
à part entière et l’intégrer dans les processus de gestion du
réseau.
Réseau
Interface Série Analyseur (220 V, 50 Hz)
Le projet de suivi et d’analyse de la qualité d’énergie pro- RS232 de puissance
Compteur d'énergie
électrique
duite et injectée par la centrale PV s’inscrit dans les activités Bidirectionnel

de la Division Energie Solaire Photovoltaïque du CDER. =


Armoire de connexion
kWh
Champ PV
~ au réseau
L’installation PV du CDER est constituée d’un champ PV de
(3,15 kWp)
(PCC)

Onduleur
90 modules totalisant une puissance installée de 9,54 kWc FORNIUS IG 30

sur une surface de 70 m², les modules sont de type Isofoton


2.5 kW

Charge
106 Wc/12 V. Le champ PV est partagé en trois sous-champs (Laboratoire PV)

de 30 modules pour une puissance installée de 3,18 kWc.


Chacun est structuré en deux (02) branches parallèles de 15 Figure 3 . Mesure au point de couplage commun (PCC)
modules en série. Les sous-champs sont connectés au réseau
de distribution à travers trois onduleurs monophasés de type la responsabilité de la distorsion harmonique incombe à la
FRONIUS IG30 de 2,5 kW (figure 1). présence des charges polluantes chez les consommateurs qui
sont donc les principaux pollueurs.D’où le principe Pollueur
Les travaux effectués visent à apporter une contribution
Payeur.
scientifique sur deux points :
La responsabilité de maintenir une forme d’ondes sinusoï-
1 . Performances de l’onduleur ;
dale de la tension concerne le fournisseur d’électricité.Les
2 . Etude du point de couplage commun (PCC) mesures effectuées au PCC, indiquent un bon THD de la
tension ligne quel que soit le taux d’irradiation solaire.
Des campagnes de mesures ont été effectuées au moyen d’un
analyseur de puissance (ZIMMER LMG450), suivant le point L’évaluation du THD du courant à la sortie de l’onduleur
à étudier. Toutes les données sont acquises et enregistrées sur montre une détérioration de la forme d’onde du courant à
PC via une interface série RS232. faible génération du champ PV, ce qui est tolérable et sans
conséquence en raison de la faible intensité du courant pro-
Banc de mesure 1 : Mesure des différentes grandeurs élec- duit.
triques à l’entrée et à la sortie de l’onduleur pour deux jour-
nées types, à savoir une journée ensoleillée et une journée Il est généralement admis que les convertisseurs statiques
nuageuse (figure 2). constituent une des principales sources d’harmoniques dans
les réseaux de distribution. La mesure du THD du courant de
Analyseur Interface Série
Réseau ligne révèle une forte pollution harmonique, due probable-
de puissance RS232
Compteur d'énergie
(220 V, 50 Hz)
ment à la nature des charges connectées. La corrélation entre
électrique
Bidirectionnel les données mesurées montre que les harmoniques, dans le
= kWh courant de ligne, sont fortement atténuées dans les périodes
Armoire de connexion
Champ PV
(3,15 kWp) ~ au réseau de forte génération PV. Donc l’onduleur a une action de fil-
(PCC)
trage proportionnelle à l’éclairement.
Onduleur
FORNIUS IG 30
2.5 kW Les résultats rapportés dans ce travail apportent des argu-
Charge ments scientifiques et surtout nécessaires au développement
(Laboratoire PV)
des systèmes PV connectés au réseau de distribution élec-
Figure 2 . Mesure au niveau de l’onduleur trique.
Nous avons étudié la qualité d’énergie fournie par le système
Il a été observé qu’une faible irradiation solaire a un impact PV connecté au réseau (220V, 50Hz) du CDER, par la réali-
significatif sur la qualité de l’énergie produite par le système sation des deux bancs de mesures. Les données enregistrées
PV. Les puissances active et réactive produites deviennent nous ont permis de voir le comportement de l’installation. Il
comparables, d’où le maintien du facteur de puissance à des s’est ainsi avéré que la mise en œuvre de ces systèmes pour-
niveaux très bas durant les journées nuageuses. rait participer à l’amélioration de la qualité de l’énergie dans
les systèmes de distribution.

N° 27 2013 5
Recherche et Développement

La transition énergétique via le gaz naturel :


Comment la gérer ?

BELACEL Mounia
Attachée de Recherche
Division Hydrogène & Energie Renouvelable - CDER
E-mail : [Link]@[Link]

Introduction lant à une baisse de 20% de la consommation énergétique à


travers notamment la rénovation, chaque année, de 3% des
Le XXIème siècle est confronté à un défi énergétique sans
bâtiments publics, ou le développement de la cogénération
précédent. En effet, la demande mondiale énergétique, en
de chaleur et d’électricité (1).
particulier dans le domaine des transports, croît de façon
massive et inéluctable. Alors que les ressources en pétrole et En attendant l’émergence de nouveaux substituts, on peut
en gaz, matières premières non renouvelables, ne pourront y puiser dans les ressources conventionnelles en ayant recours
répondre indéfiniment. Parallèlement, la question du chan- à la transformation en gaz naturel comprimé pour véhicules
gement climatique se pose de façon de plus en plus urgente. (CNGV), cette transition pourrait s’opérer via le gaz naturel,
Dès lors, comment garantir un avenir énergétique durable les carburants synthétiques et la combinaison de plusieurs
? Comment assurer la pérennisation de notre approvision- sources d’énergie dont peut être l’hydrogène.
nement en énergie tout en limitant les émissions de gaz à
Propriétés du carburant
effet de serre ? En préparant l'avenir et en s'engageant dans la
transition énergétique. Il s'agit de mettre en place les condi- Carburants gazeux
tions d'une mutation progressive et équilibrée, fondée sur le
développement d'un bouquet d'énergies diversifiées répon- Les moteurs utilisant des carburants gazeux ne diffèrent
dant aux contraintes environnementales. guère de ceux qui fonctionnent avec des carburants clas-
siques. Les adaptations se situent essentiellement au niveau
Comment préserver les équilibres environnementaux ? du réservoir, de l’alimentation et de l’injection de carburant.
En l’occurrence, il ne s’agit plus de stocker et de déplacer un
Dans un monde qui devrait compter 9 milliards d’individus en
liquide, mais un gaz à haute pression (généralement com-
2050, soit une augmentation de 50% de la population, avec une
prise entre 200 et 250 bars). Il existe plusieurs carburants ga-
croissance estimée de 50% de la consommation d’énergie par
zeux.
habitant, il est urgent de changer nos modes de consommation
au risque d’entraîner l’épuisement des ressources naturelles
avec des impacts irrémédiables sur l’environnement (1).

3.7 milliards d'habitant 6 milliards d'habitant 8.2 milliards d'habitant


5 milliards tep 9.2 milliards tep 15.3 milliards tep

1970 2000 2030

1.35 tep/hab 1.5 tep/hab 1.9 tep/hab

Figure 1 . Croissance de la population et de la demande d’énergie (2)


Figure 2 . Réservoirs de gaz dans une voiture (3)
La réponse est dans le choix d’énergies peu ou non émettrices
de gaz à effet de serre – gaz naturel, énergies renouvelables et Il s’agit d’hydrocarbures très légers, distribués sous forme
nucléaire – et la réduction de la consommation d’énergie par comprimée ou liquéfiée. Le gaz naturel pour véhicules (GNV)
le biais de services de plus en plus innovants et performants. comporte essentiellement du méthane (CH4), avec des traces
d’éthane (C2H6), de propane (C3H8) et de butane (C4H10). La
L’efficacité énergétique représente un enjeu majeur d’amé- molécule de méthane est la plus petite parmi les molécules
lioration des émissions de CO2 comme le démontrent, en d’hydrocarbure, et la moins « carbonée ».
Europe, les différentes obligations définies en 2012 et appe-

6
Recherche et Développement

Pour la même quantité d’énergie délivrée lors de la combus- Pour le GTL et le CTL se pose la problématique des émissions
tion, le gaz naturel émet environ 25 % de CO2 de moins que le de CO2 qui sont supérieures à celles des filières tradition-
gazole ou l’essence. Il ne dégage pas de particules. Il doit ce- nelles. Leur rentabilité exige des prix pétroliers durablement
pendant être comprimé à 200 bars pour compenser sa faible supérieurs à ceux du charbon et du gaz, ce que rien ne saurait
densité. Les réservoirs de CNG « gaz naturel comprimé » garantir.
pèsent donc relativement lourd et leur taille limite l’autono-
La solution du transport d’hydrogène mélangé au méthane
mie des véhicules. La liquéfaction à très basse température,
très utilisée dans l’industrie, ne convient pas au transport De création plus récente, l’Hythane est un mélange de gaz
routier. De par son bilan environnemental favorable, le CNG naturel et d’hydrogène, distribuable par les mêmes réseaux
gagne du terrain dans les flottilles de bus, véhicules urbains et utilisable par les mêmes véhicules que le gaz naturel.
acceptant un réservoir lourd et ne nécessitant pas une grande L’ajout d’hydrogène facilite la combustion et diminue nota-
autonomie. blement encore le dégagement de NOx (7). Le véhicule émet
environ 10 % de moins de CO2 que s’il roulait au gaz naturel
Utilisé depuis de nombreuses années, le gaz de pétrole li-
pur. Outre ses qualités propres, l’Hythane est surtout consi-
quéfié (GPL) est un mélange d’hydrocarbures légers stocké
déré comme une étape nécessaire pour introduire l’hydro-
à l’état liquide, et issu du raffinage du pétrole pour 40 % et
gène dans le marché du transport. Il familiarise également le
du traitement du gaz naturel pour 60 %. Les hydrocarbures
grand public avec l’hydrogène puisqu’on peut utiliser l’Hy-
constituant le GPL, dans son appellation officielle, sont es-
thane pour le chauffage domestique ou la cuisson. Les essais
sentiellement le propane et le butane ; le mélange peut conte-
de bus à l’Hythane se multiplient, d’abord en Amérique du
nir jusqu’à 0,5 % d’autres hydrocarbures légers tels que le
Nord (Montréal, Las Vegas, Palm Springs) puis un peu par-
butadiène.
tout dans le monde. L’Inde a récemment installé une pre-
Le GPL était autrefois considéré comme un résidu de l’ex- mière station à New Delhi (7).
traction du pétrole et directement brûlé au sommet de tor-
- Quel est l’intérêt de doper en hydrogène le gaz naturel uti-
chères. Il est désormais récupéré par distillation, les fractions
lisé pour les moteurs ?
les plus nobles et le reste servent généralement de carburant,
mais pour des appareils différents, le GPL-c (GPL-carburant), Cela a pour effet d’augmenter le rendement et de réduire les
utilisé comme carburant pour véhicules, est un mélange à émissions polluantes notamment les gaz NOX, CO, HC, ..
50% de butane et de propane. (Tableau. 1). Tout d’abord, en introduisant de l’hydrogène dans
le gaz naturel, celui-ci brûle mieux. Les performances du mo-
Les filières énergétiques sont données par la figure ci-des-
teur s’en trouvent donc améliorées. Le dopage en hydrogène
sous .
permet aussi de réduire la consommation de gaz. Les moteurs
Les carburants synthétiques GTL et CTL de cogénération fonctionnent en mélange pauvre, c’est-à-dire
avec davantage d’air que de gaz. En ajoutant de l’hydrogène,
Il s’agit d’hydrocarbures liquides de synthèse obtenus à par-
on abaisse encore la proportion de gaz nécessaire à l’allumage
tir de gaz naturel GTL (Gaz-to-liquid) ou de charbon CTL
du mélange (8).
(Coal to Liquid). Ils sont obtenus par un procédé breveté
en 1923 par les chimistes allemands Franz Fischer et Hans
Tropsch (5). Il consiste à obtenir un mélange de monoxyde gram / km CO HC CH4 NOX
de carbone (CO) et hydrogène (H2), appelé « syngaz », en GNV (GNC) 0,010 0,000 0,250 2,080
soumettant du charbon, du gaz naturel ou de la biomasse à
HGNC (20 %) 0,008 0,000 0,205 1,248
l’action de la vapeur d’eau à haute température, Ces trois
procédés reposent sur la même chaîne réactionnelle dévelop- HGNC (30 %) 0,008 0,000 0,180 1,000
pée dans la figure 4 sur l’exemple du gaz naturel : H2 (MCI) 0 0 0 >0

Procédé Ficher - Tropsch GTL (Gaz To Liquid) Réduction des émissions de polluants en fonction de l’ajout
d’hydrogène dans le Gaz Naturel (8)
Perspective de l’utilisation de ce nouveau carburant en
1) Algérie
2) La mise au point de ce carburant est, depuis plusieurs an-
nées, un objectif des chercheurs algériens (9).
3)
Le mélange hydrogène solaire - gaz naturel (HCNG) pré-
sente de nombreux avantages. Il est pratiquement la « seule
Figure 4 . le développement de la chaine réactionnelle du procédé Fischer-
Tropsch GTL (6)
passerelle technologique » permettant d’introduire l’hydro-
gène commercialement et à brève échéance dans le pool des
En présence d’un catalyseur métallique, on obtient ensuite carburants. La première expérience d’utilisation du GNC/
des hydrocarbures liquides (méthanol, essence, gazole, ké- Carburant a été lancée par Naftal et Sonatrach vers la fin des
rosène, produits pour la pétrochimie, etc.) et de l’eau. Les années 80. Le carburant hybride génère des « émissions de
carburants ainsi fabriqués sont plus purs que les dérivés du polluants locaux extrêmement faibles, inférieures de moitié à
pétrole. celles du GNC ». Il permet aussi « au moteur de fonctionner
dans des zones de combustion très pauvres et améliore le

N° 27 2013 7
Recherche et Développement

rendement de la combustion par rapport au GNC ». Selon (3) R. Allen, « New fuel cleans up: CNG: Compressed natural
une étude faite par l’équipe de recherche et de pilotage du gas is rapidly gaining popularity with drivers; Surveys edi-
projet HCNG du CDER, l’utilisation de ce carburant « induit tion », Financial Times, 1999-05-11, p. 17
une réduction des émissions de CO2 par rapport au GNC, si
(4) S. Tchung-Ming et S. Vinot , Innovation énergie environ-
l’hydrogène mélangé au gaz naturel est d’origine renouve-
nement, Panorama, 2009
lable ». Le projet est présenté alors comme une « solution de
transition réaliste » au plan économique et technique dans le (5) Oil & Gas Science and Technology – Rev. IFP, Vol. 64
secteur des transports (9). (2009), No. 1, pp. 3-9
Conclusion (6) Les hydrocarbures paraffiniques sont des alcanes linéaires
ou ramifiés, culture sciences chimie, 2013
L’Hythane est une phase transitoire pour l’introduction de
l’hydrogène comme carburant dans les moteurs à combus- (7) P. Philipon, Vers une mobilité routière durable, 2010,
tion interne. Dans les années à venir l’ajout d’installations de Edition textuel.
production et de stockage de l’hydrogène aux installations
du GNV déjà existantes est une solution très facilement réa- (8) [Link], Transition douce vers l’application de l’Hy-
lisable et semble être la solution la plus appropriée pour l’uti- drogène dans le transport : Gaz Naturel Enrichi par de l’Hy-
lisation de l’hydrogène à court terme en Algérie. drogène « HGNC », Revue des Energies Renouvelables, n°
15 - 16 2009 , p. 10
Références
(9) B. Mahmah, Carburant Mélange HCNG (Utilisation du
(1) [Link]/ ‘le-débat-national-sur-la-transition- Mélange Hydrogène Solaire - Gaz Naturel Comprimé dans
énergétique’ le Transport en Algérie), Revue des Energies Renouvelables,
n° 15 - 16 2009 , p. 9
(2) A. Rojey, Assurer la transition énergétique pour faire
face au changement climatique, Revue politique et parlemen-
le point sur
taire, France, 2008

Les énergies pour le transport : avantages et inconvénients

Fig. 2 - Les filières énergétiques

Source primaire Vecteur énergétique Moteur / véhicule

Pétrole Essence
Véhicule à moteur
Gazole à combustion interne
Gaz naturel

GPL
Charbon
Éthanol
Véhicule hybride
Biomasse Gazole de synthèse

Biodiesel de synthèse

Hydraulique Véhicule
GNV
Solaire à pile à combustible
Éolien
Géothermique Biogaz

Hydrogène
Véhicule électrique
Énergie nucléaire Électricité

Source : IFP

Figure 3 . Les filières énergétiques (4)


carburants routiers traditionnels ont déjà fait l'objet de Le transport aérien est, quant à lui, encore plus
nombreuses améliorations (techniques : indices d'octane intimement lié au pétrole car les avions sont alimentés à
et cétane ; environnementales : teneur en plomb, soufre, plus de 99,9 % en kérosène (jet fuel), produit dérivé du
etc.) pour répondre à des spécifications plus sévères pétrole. Certains petits appareils utilisent encore un car-
et nécessitent encore d'autres améliorations pour burant proche de l'essence mais cela reste très marginal.
répondre aux futures spécifications déjà programmées. En ce qui concerne le transport maritime, il est lui aussi
Au-delà,
8 il est vraisemblable que de nouvelles normes dépendant à 100 % d'hydrocarbures pétroliers (hormis les
soient mises en œuvre d'ici à 2020, pour répondre aux navires méthaniers), mais la flotte mondiale s'alimente en
futurs objectifs de qualité de l'air de l'UE et/ou proportions plus équilibrées en essence, fioul lourd et
aux éventuelles exigences de nouveaux modes de
Recherche et Développement

Le vitrage solaire

SEMAI Hakim
Attaché de Recherche
Division Solaire Thermique et Géothermie - CDER
E-mail : [Link]@[Link]

Introduction Du fait que le vitrage joue un rôle prédominant dans la col-


lecte de l'énergie émise par le rayonnement solaire, un choix
Grâce à diverses techniques, le rayonnement solaire peut être
du matériau aux caractéristiques appropriées à une appli-
transformé en une autre forme d'énergie utile pour l'activité
cation donnée est nécessaire afin de renforcer les fonctions
humaine, notamment en chaleur et en électricité. Pour capter
essentielles dudit vitrage, à savoir :
directement une partie de cette énergie, des procédés ont été
développés et sont constamment améliorés. Pour une instal- • Recevoir le maximum du rayonnement incident sans ré-
lation donnée, plusieurs composants de différents matériaux flexion ni diffusion importante.
sont nécessaires pour sa mise en place. Parmi les composants • Transmettre la plupart du rayonnement reçu.
fréquemment utilisé dans la plupart des installations solaires
c'est bien la couverture transparente, que ce soit du verre ou • S’opposer aux déperditions thermiques par conduction et
du plastique. La particularité de ce composant est sa transpa- rayonnement.
rence au rayonnement solaire, de courtes longueurs d'onde Ainsi, le choix du vitrage s'établira suivant les caractéris-
(le visible et le proche de l’infrarouge), et son opacité aux tiques suivantes :
rayonnements de grandes longueurs d'onde (infrarouge éloi-
gné). Une telle caractéristique s'avère très avantageuse pour - l'émissivité
accentuer le phénomène "effet de serre" utile dans certaines - La transmission
applications solaires, notamment, les séchoirs solaires, les - La réflexion
serres agricoles (de types chapelles, tunnels, etc.) et dans bien
d'autres applications. Notre intérêt est porté sur le matériau - L'absorptivité
verre ainsi que sur les techniques utilisées pour améliorer ses - L'indice de réfraction
performances thermo-optiques.
Techniques d'optimisation des performances thermiques
Caractéristiques du verre comme couverture transparente et optiques du verre
Le verre est utilisé comme couverture pour les installa- Plusieurs études ont été réalisées dans le but d'optimiser le
tions solaires thermiques, en particulier pour un capteur rendement des capteurs solaires. Parmi lesquelles, celles qui
solaire, en raison de sa relative opacité au rayonnement interviennent sur les performances thermiques et optiques de
infrarouge réémis par l'absorbeur. En effet, le verre est un la couverture transparente. Plusieurs techniques utilisées ont
matériau fortement absorbant du rayonnement de grandes permis d'apporter une amélioration notable sur le rendement
longueurs d'onde. Toutefois, l'hypothèse que le verre est thermique des dits capteurs:
totalement opaque pour la longueur d'onde infrarouge
• Utilisation d'un verre à faible teneur en fer : Réduire la
n'est pas encore exacte, en raison de la forte variation de
teneur en fer d'un verre permet d'améliorer efficacement la
la partie imaginaire de l'indice de réfraction complexe de
transmission de la lumière et le rendre moins absorbant aux
la vitre, qui est caractérisé par deux bandes, environ 9,5 et
rayonnements solaires et par conséquent, d'optimiser le ren-
21,5 µm, de forte absorption et qui affectent sérieusement
dement thermique des collecteurs solaires. L’étude réalisée
la distribution de température et le flux de chaleur à tra-
par Khoukhi et al. a montré que les températures moyennes
vers le vitrage (1). D'autre part, la quasi-totalité des études
mesurées sur le verre classique sont plus élevées que celles
classiques suppose que le verre soit transparent pour le
obtenues pour les verres à faible teneur en fer. Le flux de
visible et le proche infrarouge, et les propriétés thermiques
chaleur stationnaire transmis à travers la vitre, dans le cas du
telles que la réflectance et l'absorbance, soient indépen-
verre à faible teneur en fer, est plus élevé que celui obtenu
dantes de longueurs d'onde (2,3). En fait, toutes les pro-
pour la couverture en verre clair et par conséquent, le rende-
priétés thermiques sont fonction de la longueur d'onde et
ment instantané du système est plus élevé dans le cas d'une
dépendent fortement des valeurs de l'indice de réfraction
couverture en verre à faible teneur en fer (5).
complexe n et k du matériau (n représentant la partie réelle
de l'indice de réfraction complexe, k faisant référence à la • Utilisation des couches poreuses de silice comme revête-
partie imaginaire, appelé aussi coefficient d'extinction).En ment anti-reflet : Un revêtement à l'aide d'une couche po-
outre, n et k sont spectralement dépendants(1,4). reuse de silice de 110 nm et d'une porosité d'environ 35%
augmenterait la transmission de la lumière d'un verre de
borosilicate à 550 nm de 92% à 97% (6). La figure 1 montre

N° 27 2013 9
Recherche et Développement

la transmission lumineuse obtenue à l'aide d'un verre doté


d'une couche de revêtement à base de sio2 poreux par pro-
cédé sol-gel, en comparaison avec le taux de transmissivité
obtenu avec un verre ordinaire (7).

Transmissivité (%)
Avec revêtement
Transmissivité (%)

Sans revêtement

Longueur d'onde (nm)


Figure 2 : Transmissivité de verres normaux et nano-structurés,
mesurée avec un spectrophotomètre UV-visible (8)

• Vitrage à couvertures combinées (plastique-verre) : Il dé-


coule de l’analyse menée sur les capteurs à couverture com-
binée «plastique-vitre» que les performances thermiques
sont sensiblement meilleures que celles du capteur à
Longueur d'onde (nm) double vitrage de même type, car la valeur du ren-
dement optique (τα) du premier capteur cité est légè-
Figure 1 : Transmissivité spectrale du verre : Verre de silice (4 mm) rement plus élevée que celle du second, et les pertes
revêtu de SiO2 poreux par procédé sol-gel (7). thermiques sont approximativement égales pour les deux
capteurs(10). Néanmoins, le plastique à tendance à perdre
• Utilisation des verres nano-structurés : La nano-structura- ses caractéristiques optiques en vieillissant et en particulier
tion est l’une des techniques qui permet d’améliorer la clarté quand ce dernier est exposé aux conditions environnemen-
du verre et ainsi d’augmenter sa transmissivité aux rayonne- tales extérieures.
ments lumineux. Le procédé de nano-structuration utilisé
Production nationale (MEDITERRANEAN FLOAT
pour une vitre d’une cellule solaire a permis une améliora-
GLASS) (11) :
tion des performances des cellules solaires en raison d’une
augmentation de la transmissivité optique à travers le filet Les verres sont des matériaux de récupération d’énergie à
de verre nano-structuré (8).La mesure de la transmission court terme avec une compatibilité environnementale appro-
des nanostructures de hauteur inférieure à 400 nm, telle que priée pour les concepts d’énergie durable. Ainsi, plusieurs
présentée sur la figure 2, présente une augmentation de la industries du verre s’engagent d’avantage dans l’améliora-
transmission optique sur l’ensemble de la gamme spectrale tion du produit verrier pour offrir une large variété du dit
de longueur d’onde allant de 300 nm à 800 nm. Le verre nor- produit et ce, pour différentes applications. Cependant, une
mal montre une transmissivité de 92% pour les grandes lon- des plus importantes installations de production de verre
gueurs d’onde (450 nm-800 nm) et moins de 85% pour les plat au niveau national est détenue par le groupe CEVITAL.
petites longueurs d’onde (300 nm-350 nm). Des échantillons Le complexe industriel «Mediterraneen Float Glass, MFG»
des nanostructures, de 10nm de hauteur, montrent une trans- s’étend sur une superficie de 30 Ha, situé à l’Arbâa (30 km
missivité de 95% sur la plupart de la gamme spectrale, ce sud-est d’Alger). MFG est la plus grande ligne de verre float
qui représente une amélioration de 10% dans la gamme de en Afrique en terme de capacité de production, 600 tonnes
courtes longueurs d’onde (350 nm-450 nm) et une améliora- /jour.
tion de 3% dans la gamme des grandes longueurs d’onde.
Cependant, toutes les nanostructures avec des hauteurs al- Dimensions du verre
lant jusqu’à 400 nm montrent une amélioration dans la trans- Epaisseur Nombre de
(mm) Longueur Largeur Epaisseur feuilles par pile
mission optique. (mm) (mm) (mm)
• Surface ondulée du collecteur : La conception de capteurs 2 6000 3210 3 19
solaires adaptés qui conduit à augmenter le gain d’énergie 4 6000 3210 3.876 15
utile et de réduire les pertes de chaleur, par le biais prin-
cipalement de la face supérieure, est le principal sujet de 5 6000 3210 5 11
nombreuses recherches qui recommandent l’utilisation des 6 6000 3210 6 9
surfaces fines ou ondulées pour améliorer le rendement ther- 8 6000 3210 8 7
mique des capteurs (9).
10 6000 3210 10 5
12 6000 3210 12 4

10
Recherche et Développement

Tableau 2. Fiche technique du produit verre clair MFG (11)

Lumière Énergie Transmission


Facteur
Epaisseur Transmission Réflexion Transmission Réflexion Absorption UV
solaire
(mm) TL RL directe TE RE AE EN 410
(g)
EN 410 EN 410 EN 410 EN 410 EN 410
EN 410
3 90.7 8.1 85.9 7.7 5.4 88% 67%
4 90.5 8.1 85.5 7.7 5.7 88% 67%
5 90.2 8 84.5 7.5 8 87% 63.2%
6 89.5 8 83.9 7.5 8.5 86% 61%
8 89.1 8 80.4 7.2 12.4 84% 55.3%
10 88.7 7.9 78.3 7.1 14.5 82% 51.8%
12 88.7 7.9 78.3 7.1 14.5 82% 51.8%

Tableau 1. Conditionnement du produit verre clair MFG (11) (2) J. Duffie and W.A. Beckman, Sol. «Energy Thermal
Process». John Willey and Sons, chapters 4–7.
Conclusion
(3) J.R. Howell, [Link] and G.C. Vliet. «Solar Thermal
Une couverture efficace doit minimiser l’absorption et la
Energy System, Analysis and Design». McGraw-Hill, chap-
réflexion du rayonnement solaire afin que la plus grande
ters 2–5, (1982).
quantité d’énergie atteigne l’absorbeur. Divers matériaux
(verre, matière plastique) ont été utilisés pour la fabrication (4) M. Khoukhi, S. Maruyama and S. Sakai.»New theoretical
des couvertures transparentes. Les premières couvertures approach of a flat plate solar collector taking into account
construites en matière plastique réduisaient les coûts, mais the absorption and emission within glass cover layer».Ren.
ont une durée de vie réduite. Puis, les couvertures plastiques Eng. (2003).
renforcées par des fibres de verre vont prolonger la durée de
(5) M. Khoukhi, S. Maruyama, S. Sakai.»Non-gray calcula-
vie sans progrès sur la performance du capteur. Finalement,
tion of plate solar collector with low iron glazing taking into
le verre allie efficacité et durée de vie de la couverture surtout
account the absorption and emission with a glass cover». Sol.
avec l’avènement des verres sélectifs (le verre blanc antireflet
Energy, 156–162. (2007).
à faible teneur en fer) qui réduisent la réflexion et augmen-
tent la transmission de l’énergie solaire (12,13). Néanmoins, (6) Helsch, G., Radlein, E., Frischat, G.H. «On the origin of
dans le choix du matériel de recouvrement, certains critères the aging, process of porous SiO2 antireflection coatings». J.
devront être pris en considération selon les normes prééta- Non-Cryst. Solids 265, 193–197. (2000).
blies et le domaine d’utilisation, à savoir :
(7) J. Deubener,b, G. Helscha,b, A. Moiseev a, H. Bornhöfta,b.
• Le poids du matériel : il est plus facile d’installer une ma- «Glasses for solar energy conversion systems». Journal of the
tière plastique que du verre sur une toiture de serre ou une European Ceramic Society 29, 1203–1210. (2009).
installation d’une grande envergure.
(8) L.K. Verma, M. Sakhuja, J. Son, A.J. Danner, H. Yang, H.C.
• La couverture doit présenter une bonne résistance aux Zeng, C.S. Bhatia. «Self-cleaning and antireflective packaging
chocs, aux brusques variations de température ainsi qu’aux glass for solar modules». Renewable Energy,36, 2489-2493.
températures élevées. (2011)
• Une couverture de bonne qualité optique et d’excellente (9) C. Mahboub, N. Moummi. «Calculation of the glass cover
durabilité. temperature and the top heat loss coefficient for 60°C vee
corrugated solar collectors with single glazing». Solar Energy
• Un coefficient de transfert de chaleur U (W.m-2.K-1) réduit :
86, 804–808. (2012).
Plus grande est la valeur de celui-ci, plus importantes sont les
pertes. (10) Peuser, F. A. ; Remmers, K. H. ; Schnauss, M.
«Installations solaires thermiques : Conception et mise en
Références
œuvre». Le Moniteur. 2005.
(1) M. Khoukhi, S. Maruyama, S. Sakai and B. Behnia.
(11) Frei, U. «Solar thermal Collectors», state of the art and
«Combined non gray radiative and conductive heat trans-
futherdevelopement. SPF. s/d.
fer in solar collector glass-cover». Sol. Energy, 75, 285–293.
(2003).

N° 27 2013 11
Recherche et Développement

Application des techniques CFD pour


l’estimation du gisement éolien
BELABES Belkacem
Attaché de recherche
Division Energie Eolienne - CDER
E-mail : [Link]@[Link]

Introduction La technique CFD


Pour construire un parc éolien, il est nécessaire d'évaluer La technique CFD (Computational Fluid Dynamics), consiste
au préalable le potentiel du vent disponible pour estimer sa à étudier les mouvements d’un fluide (le vent dans notre cas)
production. Généralement, l'emplacement idéal d'un parc et ses effets, par la résolution numérique des équations régis-
éolien est dans les sites plats, en raison notamment de la fa- sant l’écoulement du fluide, les équations résolues pouvant
cilité de la mise en place des éoliennes. Mais ce genre de sites être les équations d’Euler ou les équations de Navier-Stokes.
sont presque tous déjà exploités, aussi les développeurs se
Si cette technique est utilisée dans l’industrie aéronautique,
tournent vers des terrains dont la topographie est complexe.
automobile, dans la météorologie et dans la recherche depuis
Par ailleurs, le potentiel éolien varie selon la hauteur, le type
un grand nombre d’années, son application reste très récente
d’environnement et la nature du sol. Plus la rugosité du sol
dans le domaine de l’industrie éolienne. Ces dernières an-
est importante, plus les sources de turbulences sont impor-
nées, les techniques de la mécanique des fluides numérique
tantes (1).
(CFD) et les équipements informatiques ont évolué de ma-
Le gisement éolien selon l’environnement nière significative ; ceci a permis d’élargir leur champ d’ap-
plication comme dans notre cas pour une évaluation du vent
Sur la figure 1 est représentée en rouge la vitesse du vent
autour des obstacles et pour faire des prévisions.
(en m/s) pour trois types d'environnement (urbain, plaine,
mer). Ces données sont des moyennes indicatives qui peu- Les méthodes CFD permettent de décrire des estimations de
vent varier selon les différentes régions du monde. Sur l'axe la ressource éolienne en terrain complexe pour des régions
des ordonnées est représentée l'échelle indiquant la hauteur quelconques, comme le montre la figure 2. Les résultats de
de la nacelle. La puissance moyenne que pourrait fournir une ces calculs de la ressource éolienne sont exploités pour la
éolienne est donnée en W/m2 (pour une même hauteur de conception des parcs éoliens.
nacelle et une même longueur de pales). Ainsi, on peut noter
qu’une même éolienne produit environ 2 fois plus d'électri-
cité en mer car le vent y est plus régulier.

Figure 2. Estimation de la ressource éolienne en terrain complexe (3)

Application pour l’étude du gisement éolien


Selon cette approche, l’étude du comportement du vent au-
tour d’obstacles est effectuée par la résolution des équations
de Navier-Stokes, l’objectif étant d’améliorer la prédiction
Figure 1. Classes du potentiel éolien selon le type d’environnement (2) des écoulements turbulents et du gisement éolien dans des
terrains vallonnés. Cette technique est appliquée au sein de
Les ressources éoliennes varient donc avec la topographie l’équipe gisement éolien de la Division Enérgie Eolienne
et le couvert végétal. Les outils classiques d’évaluation du (DEE) pour l’estimation du gisement éolien dans de petites
potentiel éolien ne sont alors pas toujours applicables ou bien localités. Nos calculs sont exécutés à l’aide de code_saturne,
adaptés et donc dans certains cas, il est nécessaire d’utiliser un code libre développé par EdF (4).
une technique CFD.

12
Recherche et Développement

Exemple d’application autour de la colline et le long de la surface inférieure de la


zone d’écoulement.
A titre d’exemple, on présente dans ce qui suit les résultats
de simulation de l’écoulement autour d’une colline, un calcul Profil de vitesse : sur la figure 4 sont illustrés les résultats
basé sur la résolution des équations moyennées de Navier calculés à l’aide de code_saturne comparés à des résultats
Stokes. La caractéristique topographique de la colline étudiée obtenus expérimentalement par Ishihara et al (5). On re-
est une bosse en deux dimensions avec une faible courbure marque que les vitesses du vent obtenues par calcul sont en
(exemple : une faible colline). La hauteur H et la longueur L bon accord avec les données expérimentales, que ce soit dans
de la colline modèle sont respectivement 40 mm et 200 mm la région qui se trouve en aval de la colline ou celle qui se
(Figure 3). situe en amont, sur la pente descendante de la colline ou sur
la pente ascendante.
Les résultats de ces simulations préliminaires sont en bonne
adéquation avec les valeurs expérimentales. Ceci nous per-
met d’étendre cette approche pour l’estimation du gisement
éolien dans les régions vallonnées.
Références
(1) W. T. Pennel (1983), «An evaluation of the role of nu-
merical wind field models in wind turbine siting» Battelle
Memorial Institute, Pacific Northwest Laboratory, Richland,
Washington, Rapport Technique PNL-SA-11129, 1983.
(2) Prioritising Wind Energy Research Strategic Research
Agenda of the Wind Energy Sector -Prepared by EWEA,
July 2005.
(3) [Link]
delisation-vent-parc-eolien-atlas.
(4) Archambeau et al. Code_Saturne : a Finite Volume Code
for the Computation of Turbulent Incompressible Flows
Figure 3. Configuration de la faible colline – Industrial Applications, International Journal on Finite
Volumes, Vol. 1, 2004, [Link]
Le domaine de calcul s’étend sur 60H dans le sens horizontal
(5) Ishihara, T., Fujino, Y., Hibi, K, 2001. A wind tunnel study
et 22.5H dans la direction verticale. Ce domaine est discré-
of separated flow over a two-dimensional ridge and a circu-
tisé en 110x50 mailles. La densité du maillage est renforcée
lar hill. In: Proceedings of the APCWE V, Kyoto, Japan, Oct
21–24, vol. 89, pp. 573–576.

VELOCITY PROFIL
Code-saturne
Exp Ishihara
Vitesse

Distance

Figure 4. profils verticaux de la vitesse moyenne (u1/uH )

N° 27 2013 13
Recherche et Développement

HELIODYNE ,
le premier four solaire algérien
boulemtafes Amel
Attachée de Recherche
Division Solaire Thermique et Géothermie - CDER
E-mail : [Link]@[Link]

L es visiteurs du Centre de Développement des Energies


Renouvelables ne manquent jamais de s'interroger en
passant devant le grand hangar qui abrite une immense pa-
son foyer. Les systèmes à réflecteur parabolique peuvent at-
teindre des températures de l'ordre de 1000 °C au niveau du
récepteur, et parvenir à des rendements optimaux de conver-
rabole, dont l'aspect rappelle celui des récepteurs satellites. sion de l’énergie solaire en électricité en utilisant une faible
quantité d’énergie.
En fait, il s'agit de l'Héliodyne, un four solaire haut de 9 m,
pesant plus de 40 tonnes, dont les caractéristiques impres- Dans certains cas, un moteur thermique, tel que le moteur
sionnantes lui ont valu le titre du plus puissant four au Stirling, est relié au récepteur afin de produire de l’électricité.
monde en son temps.
Historique de l’Héliodyne
Qu’est-ce qu'un four solaire ?
C’est en 1952 et sous l’égide du Conseil Supérieur de
Un capteur à réflecteur parabolique, appelé plus communé- la Recherche Scientifique Appliquée en Algérie que la
ment four solaire, ressemble à un grand réflecteur satellite Commission locale de l’Energie Solaire, animée par l’in-
constitué d'une multitude de petits miroirs et d’un récepteur génieur Général des Mines Bélier, confia à [Link],
en son foyer. Le rayonnement solaire reçu par les miroirs est Directeur de la Production à Électricité et Gaz d’Algérie,
réfléchi et concentré au point focal de la parabole. et [Link], professeur à la Faculté des Sciences de
Marseille, le soin d’établir les caractéristiques du four solaire
Le four solaire utilise un système de poursuite afin de traquer
de Bouzaréah baptisé « Héliodyne ».
le soleil et de concentrer ses rayons sur le récepteur situé en

14
Recherche et Développement

M. Touchais, ingénieur conseil à Alger, a eu la charge de – La conservation de la bande ultraviolette de la lumière so-
concrétiser les données proposées et de procéder aux études laire dont l’action photochimique joue un rôle considérable
initiales qui, par étapes successives engendrèrent l’Héliodyne dans certaines réactions. Ceci est obtenu grâce à l’utilisation
actuel. de l’aluminium pour la constitution des miroirs. En effet, l’uti-
lisation de surfaces réfléchissantes en verre argenté absorbe la
La Société des Anciens Etablissements Sautter-Harlé assuma
majeure partie du rayonnement ultraviolet.
l’étude générale et l’exécution particulièrement délicate de ce
prototype. – Et avec une puissance maximale de 50 kW et une puissance
théorique utilisable à 3000 K qui dépasse les 32 kW, l’Hélio-
Objectifs de la réalisation de l’Héliodyne
dyne de Bouzareah prend la tête du classement des fours so-
Le four solaire de Bouzaréah ou Héliodyne avait pour objectif laires existant en 1954 comme le montre le tableau comparatif
principal la synthèse, à partir de l’oxygène et de l’azote atmos- suivant :
phérique, de l’acide azotique destiné à la fabrication d’engrais Puissance
Diamètre
azotés. Il était question de réaliser une sorte d’arc solaire, afin Surface Ouverture de la tache
théorique
Désignation Concentration utilisable
de pouvoir oxyder à la température de 3 000° C l’azote de l’air, utile(m2) relative focale
à 3000K
(cm)
en vue d’obtenir, après barbotage dans de la soude, du nitrate (kW)
de soude nécessaire à l’agriculture algérienne. l’Héliodyne Héliodyne 50 2.67 20812 5.02 32
avait également pour mission de permettre le cracking de cer- Mont-Louis 79 1.78 5210 10.34 4.8
tains composés organiques contenus dans des gisements de
San Diego 6.7 3.56 32970 0.86 1.7
gaz naturels découverts en Algérie ces années là.
Plus tard, dans les années soixante-dix, les chercheurs de la Les champs d’application de l’Héliodyne
station solaire de Bouzaréah (actuellement CDER), ont utilisé
l’Héliodyne pour faire fonctionner un cycle de Rankine orga- L’Héliodyne est un four solaire à hautes températures qui offre
nique. au secteur de la recherche scientifique ainsi que de l’industrie
un large éventail de possibilités expérimentales. Les applica-
Description de l’Héliodyne tions du four solaire peuvent être classées comme suit:
L’Héliodyne de Bouzaréah se distingue des autres fours so- La chimie solaire
laires par les caractéristiques suivantes: • La production d’hydrogène par voie solaire
– Un miroir paraboloïde de 8,40 m de diamètre, monté sur une • La conversion thermochimique de l’énergie solaire
charpente étoilée en aluminium. Les miroirs élémentaires, au • Le traitement des déchets (séparation des acides sulfuriques)
nombre de 144, sont disposés suivant leur concavité et leur
dimension en forme de coupole renversée, chaque élément • La synthèse photochimique de certains produits chimiques
est monté sur des rotules permettant un réglage fin et tout Les matériaux solaires
l’ensemble est guidé par des cellules avec la précision d’un
• L’étude de la réaction des matériaux à très haute tempéra-
télescope. ture soumis à des contraintes thermiques
– Une distance focale de 3,14 m, monture équatoriale. La • La fusion à hautes températures de certains matériaux ré-
concentration dans le plan focal dépasse les 21.000 soleils, ce fractaires
qui donne la plus forte concentration de rayons ultraviolets • Le traitement thermique des surfaces
obtenue jusqu’alors dans le monde. Le facteur de réflexion • Le chauffage et le refroidissement rapide sous atmosphère
d’un tel miroir est de l’ordre de 0,80, à peu près dans tout le contrôlée.
spectre.
Conclusion
– La précision du mécanisme de poursuite du soleil: 4 /100000
ème, soit une erreur de 4m pour un observateur placé à 100km. L’Héliodyne de Bouzaréah, en plus d’être un témoin des pre-
Même sous l’effet de fortes rafales de vents cette précision miers pas de l’énergie solaire en Algérie et sur le continent
n’est pas altérée grâce aux réducteurs d’entraînement. Le mou- africain, représente aussi un chef d’œuvre du savoir-faire dans
vement d’orientation de l’appareil est commandé par l’hor- le domaine technologique des années 50.
loge de l’observatoire astronomique de Bouzaréah qui donne L’Héliodyne possède également un potentiel inestimable tant
l’heure astronomique. L’intérêt d’un tel dispositif est de rendre dans les domaines culturel et didactique que scientifique. Sa
la régulation indépendante de la nébulosité. remise en état est nécessaire à des fins expérimentales.

Tableau récapitulatif des principales caractéristiques de l’Héliodyne

Diamètre du miroir parabolique 8,40 m


Surface utile (partie centrale non active déduite) 50 m2
Ouverture relative (quotient du diamètre par la distance focale) 2,67m
Distance focale 3,14m
Concentration focale maxima 20 000 e
Puissance théorique 50 kW
Puissance utilisable dans le four 30 kW
Température au foyer en fonctionnement statique 3000°C
Hauteur totale de l'appareil au-dessus de son assise en béton, Le miroir étant horizontal. 8.90 m
N° 27 2013 15
Evénements

4ème édition du salon des énergies


renouvelables, des énergies propres et du
développement durable

O rganisé par Myriade Communication, sous le haut patronage de Son Excellence le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika, et avec le soutien actif de la wilaya d'Oran, le quatrième Salon inter-
national des énergies propres, des énergies renouvelables et du développement durable, "era 2013", se tiendra
les 28, 29 et 30 octobre 2013 au centre des conventions d'Oran.
Depuis sa première édition en octobre 2010, à Tamanrasset, le Salon era s'est inscrit dans la dynamique d'éner-
gie verte créée en Algérie par le grand pari fait sur les énergies renouvelables dans le cadre du développement
durable. Avec sa deuxième édition tenue en octobre 2011 à Oran, era a commencé à accompagner l'ambitieux
programme national de développement des énergies renouvelables adopté par le conseil des ministres au
début de la même année.
En octobre 2012, toujours à Oran, era s'est avéré le rendez-vous incontournable de tous ceux qui œuvrent
dans le domaine des énergies renouvelables. Les institutions et les professionnels trouvent dans le Salon era,
la plateforme idéale pour offrir à leurs partenaires une visibilité maximale.
Pour les opérateurs, nationaux et étrangers, era se présente comme le lieu privilégié qui leur permet de faire
connaître leurs activités et valoriser leurs produits. En outre, era offre l'espace propice aux rencontres et aux
échanges avec les partenaires potentiels du secteur.
Les jeunes promoteurs en quête de créneaux et d'opportunités ont, dans le Salon era, toutes les données indis-
pensables à leurs projets dans le domaine des énergies renouvelables.
La présence importante des chercheurs et des étudiants traduit la place accordée par le Salon era au segment
de la recherche et de la formation.
Era est un salon en progression rapide comme le montrent les indicateurs que sont le nombre d'exposants, le
nombre de visiteurs et la surface d'exposition. Le nombre d'exposants a plus que doublé passant de 52 en 2010,
puis 74 en 2011 à 110 en 2012. Le nombre de visiteurs a presque quadruplé : 1300 (en 2010), 3000 (en 2011) et
4800 (en 2012). Quant à la surface d'exposition, elle a plus que triplé : 2500 m2 (en 2010), 5000 m2 (en 2011) et
8000 m2 (en 2012).
Tout indique que les énergies renouvelables sont placées maintenant au cœur des politiques énergétiques et
économiques menées par l'Algérie. Le programme algérien consiste à installer une puissance d'origine renou-
velable de près de 22 000 MW entre 2011 et 2030 dont 12 000 MW seront dédiés à couvrir la demande nationale
de l'électricité et 10 000 MW à l'exportation. D'ici 2030, environ 40 % de la production d'électricité destinée à la
consommation nationale sera d'origine renouvelable. Era 2013 se veut le reflet de cette réalité.
Fort de son expérience et tenant compte des suggestions des participants et visiteurs des éditions précédentes,
Era 2013 répondra mieux encore aux attentes des exposants et des visiteurs. Trois pôles spécialisés seront
aménagés et consacrés respectivement à l'innovation, à la recherche/formation et à l'emploi.
Era 2013 prévoit une surface globale de 10 000 m2 pour quelque 150 exposants parmi lesquels le groupe
Sonelgaz, le ministère de l'Agriculture et du développement rural, les pavillons allemand et français, pour ne
s'en tenir qu'à ces exemples.
Une série de conférences données par des experts, professionnels et chercheurs, nationaux et étrangers, sont
programmées au cours du Salon. La qualité des intervenants et la pertinence des thèmes qu'ils abordent per-
mettent d'avoir les informations les plus récentes sur l'état des énergies renouvelables, dans leur diversité, et
de leurs applications, dans tous les domaines, en Algérie et dans le monde.

16
N° 27 2013 17
Evénements

La 9 ème édition des Journées Scientifiques et


Techniques de SONATRACH JST9
BOUCHAKOUR Salim
Attaché de Recherche
Division Energie Solaire Photovoltaïque – CDER
E-mail : [Link]@[Link]

L es journées scientifiques et techniques de SONATRACH


sont organisées tous les deux ans afin de créer une dyna-
mique de partage du savoir-faire entre le monde profession-
Les JST9 ont été programmées pour faire intervenir près de
deux cents communicants sur huit sessions orales et trois ses-
sions posters. Les thèmes abordés:
nel et le secteur de la recherche scientifique.
• Stratégie, prospective et coopération ;
Cette 9ème édition s’inscrit dans le cadre de la célébration
•Techniques et technologies (amont et aval pétrolier /gazier,
du cinquantenaire de l’indépendance nationale et celui de la
transport des hydrocarbures, pétrochimie) ;
création de SONATRACH. L’année 2013 est désignée comme
l’année de l’énergie en Algérie. • Commercialisation de l’énergie ;
En marge des JST9, s’est tenue la première édition de l’Ex- • Santé, sécurité et environnement ;
position Scientifique de SONATRACH ExpoSciences1. Cette
exposition s’est déroulée en parallèle avec les sessions de • Energies nouvelles et renouvelables et développement du-
présentations orales et posters prévues pendant les Journées. rable ;

Les JST9 • Economie de l'énergie ;

Le coup d’envoi officiel de ces 9èmes JST de Sonatrach a été • Economie, finances et fiscalité ;
donné par M. Ahmed Mechraoui, représentant de M. Youcef • Ressources humaines et formation ;
Yousfi, Ministre de l’Energie et des Mines. L’ouverture a été
marquée par un hommage rendu à M. Bouhafs Abdelhak, • Informatique et systèmes d’information.
ancien PDG de Sonatrach et initiateur des JST. Les JST9 ont été également enrichies par l'organisation de
sept tables-rondes thématiques animées par des profession-
nels, des experts, des chefs d’entreprises et représentants des

18
Evénements

organismes nationaux et internationaux. Les thématiques


traitées durant ces tables rondes sont :
1. Environnement énergétique international ;
2. Relation Entreprise - Université ;
3. Cybersécurité : risques et enjeux ;
4. Industrie pétrochimique : défis et perspectives ;
5. Emergence d’une compétence Algérienne dans les EnR,
l’efficacité énergétique et le Clustering dans le domaine des
EnR ;
6. Combustible fossiles non conventionnels : défis et oppor-
tunités ;
7. Transfert intergénérationnel des savoir-faire métiers et mé-
moire d’entreprise.
Le CDER au JST9
La cinquième table ronde a connu la participation du
Directeur de l’EPST CDER M. Nourddine Yassaa. Les tra-
vaux de cette table ont été dirigés sous la conduite du mo-
dérateur M. Tewfik HASNI, Conseiller en énergie (ex PDG
de NEAL), pour débattre des difficultés liées à l’émergence
d’une compétence Algérienne dans les EnRs.
Lors de son intervention, M. Yassaa, a présenté l’EPST CDER • Mettre en œuvre un plan de sensibilisation en rapport avec
en tant que pôle scientifique actif dans les différentes filières l’utilisation des EnR.
renouvelables (énergies solaire, géothermique, éolienne, hy- La première session poster a vu la contribution de Mlle
drogène et biomasse). Appuyé par des exemples concrets Farida Bandou, attachée de recherche à la division Energie
et des conseils pragmatiques, M. Yassaa a exposé la poli- Solaire Photovoltaïque par une communication intitulée :
tique du centre pour le développement des EnR, avec son Simulation des phénomènes de dégradation des modules
déploiement sur le territoire national à travers ses unités de photovoltaïques dans le site d’Adrar. Elle a présentée des
recherche et l'intégration de plusieurs réalisations et projets résultats pratiques sur le problème de dégradation des mo-
pilotes, notamment le projet de réalisation d'une plate-forme dules PV dans un milieu naturel type saharien.
technologique d'expérimentation et d'une tour solaire pilote
dans la nouvelle ville de Boughezoul. La session perspectives et utilisations nouvelles en EnR a été
présidée par M. Sifeddine Labed, Directeur de Recherche
Durant les débats, M. Yassaa a expliqué la faisabilité tech- au CDER, qui a évoqué la pertinence des sujets abordés par
nique des solutions de production d’énergie à partir des rapport à la nanotechnologie et aux matériaux pour le déve-
biogaz et la géothermie, en l’occurrence, l’exploitation des loppement des EnR.
centres d'enfouissement technique (CET) et les sources d’eau
chaudes. La session retours d’expériences sur les projets réalisés en
énergie nouvelles et renouvelables a vu la contribution de
A l’issue des travaux de la table ronde, les intervenants ont M. Salim Bouchakour, attaché de recherche à la division
émis les recommandations suivantes : énergie solaire Photovoltaïque par une communication in-
• Elaborer une stratégie globale claire en matière de déve- titulée : Experiment on Power Quality of PV-Grid System
loppement des EnR ; at CDER, Algiers. Les résultats présentés intègrent des ar-
guments scientifiques au développement des systèmes PV
• Elaborer une vision intégrée et rationnellement dimension- connectés au réseau électrique. Lors du débat qui a suivi,
née ; l’orateur a appuyé le principe que la mise en œuvre de ces
systèmes pourrait participer à l’amélioration de la qualité
• Veiller à la diversification des sources et choix des filières
de l'énergie dans les réseaux de distribution électriques.
EnR ;

N° 27 2013 19
Evénements

Réseau des Femmes Actives


en Economie Verte en Algérie

BERGHEUL Karima
Ingénieur d’état / personnel de soutien à la recherche
Division Energie Solaire Photovoltaïque - CDER
E-mail : [Link]-touati@[Link]

L e Réseau Algérien des Femmes en Economie Verte,


RAFEV, est un espace ouvert aux femmes, qui opère
particulièrement dans le domaine de l’économie verte et des
associations professionnelles, des institutions et administra-
tions publiques et privées , les pépinières d’entreprises, etc…
Le réseau « RAFEV » vise également à promouvoir l’écono-
énergies renouvelables.
mie verte et l’entreprenariat des femmes, à les accompagner
Créé en Novembre 2012, le réseau « RAFEV », est l’œuvre dans leur démarche de création d’entreprise et de suivi et
d’un groupe de femmes actives, engagées et mobilisées pour enfin à les orienter vers les secteurs d’activités liés au dé-
investir leur savoir et leurs compétences afin de rendre cette veloppement durable tout en créant une synergie dans les
économie verte l’économie de demain. Le réseau RAFEV est activités économiques.
donc un forum de promotion des bonnes pratiques sociétales
C’est en partageant les informations qui concernent chaque
et de développement durable.
membre que « RAFEV » pourra favoriser les collaborations
Conscientes du potentiel de croissance et d’innovation im- fructueuses et tisser des liens avec d’autres réseaux.
portant que recèle ce domaine, les membres du réseau visent
Les actions de « RAFEV » peuvent également susciter l’in-
à contribuer activement au développement économique en
térêt des communautés professionnelles préconisées et des
Algérie.
pouvoirs publics qui peuvent constituer d’importants parte-
La vocation du « RAFEV » est de rassembler, à l’échelle na- naires dans leurs activités futures tout en axant leurs efforts
tionale, l’ensemble des organismes qui peuvent apporter leur notamment à faire connaître leurs prochaines activités qui
contribution à la promotion de cette économie verte, au ni- dédieront leur programmation à la PME et à l’entrepreneu-
veau des praticiens, des chercheurs, des universitaires, des riat féminin.

20
Evénements

Principales missions de RAFEV


• Activer pour la promotion de l’économie verte,
• Identifier et communiquer sur les potentialités et les oppor-
tunités dans l’économie verte,
• Créer une dynamique professionnelle capable d’influencer
les milieux économiques, sociaux et politiques,
• Accompagner les femmes et les jeunes lors de la création de
leurs entreprises sur les aspects de durabilité,
• Valoriser les initiatives des femmes et les succès-stories
dans l’économie verte en Algérie.
Domaines d’intervention de RAFEV
• Organiser des rencontres nationales et régionales,
• Développer des plates-formes d’échange, d’information et
de données,
• Initier des programmes de sensibilisation pour l’éveil de la
conscience environnementale, Cette initiative louable se veut comme une réponse concrète
d’opportunités et d’idées de projets développées par les
• Initier des actions favorisant l’émergence d’une vision in- membres du réseau « RAFEV », toutes conscientes de la né-
tégrée du développement durable par la promotion d’initia- cessité des défis et enjeux du développement durable dans le
tives locales, le coaching de jeunes entrepreneurs et la mise monde en général, et dans notre pays en particulier.
en contact des PME créées et gérées par des femmes.
L’objectif de ce forum est de renforcer la contribution de
1er Forum du Réseau RAFEV « Etat des Lieux et chercheurs, d’experts et de femmes actives dans l’économie
Perspectives » verte, qui servira à mieux connaître les activités du réseau
au niveau national, ainsi qu’à la mise en œuvre d’un plan
Le 1er Forum du Réseau « RAFEV » a été tenu en date du
d’action futur.
25 avril 2013 sous le haut patronage de Madame Dalila
Boudjemaa, Secrétaire d’Etat chargée de l’environnement. RAFEV est constitué de membres appartenant aux institu-
Ce forum a enregistré un important succès du fait que cette tions de recherche scientifique et reste ouvert à toute per-
manifestation, première du genre en Algérie a recueilli des sonne ou espace désirant contribuer au développement de
échos favorables émanant de l’entreprenariat féminin, ainsi l’économie verte et du développement durable en général.
que des experts et des chercheurs liés au développement du-
rable, tous domaines de compétences confondus, et a suscité Le réseau dispose d’une plateforme Web ([Link]
un engouement certain de leur part quant aux thématiques [Link]) pour la sensibilisation et la réalisation de ses
abordées lors de cet important événement. actions. Cette plateforme répond à un besoin d’échange et de
dialogue entre les PME et les différentes parties prenantes de
On signale que l’organisation de cette journée d’étude est l’entrepreneuriat durable en Algérie. Le site Web est régu-
une initiative du réseau, s’inscrivant en droite ligne dans lièrement mis à jour à partir des nouvelles des membres, et
la suite de la démarche du programme de Développement l’organisation de manifestations et d’autres informations et
Economique Durable (DEVED), orienté sur l’économie verte banques de données à communiquer par les membres afin de
et la promotion de l’entrepreneuriat durable en Algérie. lui assurer la pérennité et la visibilité souhaitée.

1st International Conference on Electrical Energy and Systems


ICEES'13
Organisé par la Faculté des Sciences de l’Ingéniorat, Université
Badji Mokhtar d’Annaba
Du 22 au 24 Octobre 2013, Annaba, Algérie.

N° 27 2013 21
Evénements

7ème Salon international


Electro, Automation & Energy
Bouchaib Samy
Attaché de Recherche
Division Energie Solaire Photovoltaïque - CDER
E-mail : [Link]@[Link]

L e 7ème Salon International des Energies renouvelables, des


Energies conventionnelles, de l'Efficacité énergétique, de
l'Electrotechnique, de l'Automation et de l'Eclairage a eu lieu
d'équipements industriels en plus de la conception et le déve-
loppement de solutions technologiques.
Parallèlement à l'espace Exposition, un programme de confé-
cette année du 18 au 21 mai à Alger, au palais des expositions,
rences étalé sur les trois jours été également prévu. Les théma-
avec la participation d'une cinquantaine d'exposants dont une
tiques des conférences programmées portaient sur les énergies
dizaine d'étrangers.
Cette nouvelle édition a été un carrefour destiné à "regrouper
les décideurs et acteurs nationaux et étrangers de l'énergie et
de l'environnement pour discuter d'une plate-forme idéale
afin de promouvoir et développer des énergies alternatives en
Algérie".
Dans son intervention, Mme Chahrazed Bouzid, responsable
à la direction générale de l'énergie au ministère de l'Energie et
des Mines, a évoqué les grandes lignes ainsi que les objectifs
attendus du programme national de développement des éner-
gies renouvelables.
Ce programme approuvé en 2011 par le gouvernement est des-
tiné à porter à 40% la part des énergies renouvelables dans la
production d'électricité à l'horizon 2030, soit une production
globale de plus de 22.000 mégawatts.
La participation nationale à cet évènement industriel a été
renouvelables, l'efficacité énergétique, le partenariat public-
marquée, entre autres, par la présence des différentes filières
privé dans le développement des énergies renouvelables, la
du groupe Sonelgaz, chargé de piloter le programme national
recherche et développement et le renforcement des capacités
de développement des énergies renouvelables, des établisse-
de production ainsi que la formation.
ments publics de recherche, développement et de formation
dont le Centre de Développement des Energies Renouvelables, Le Centre de développement des énergies renouvelables a
ainsi que des opérateurs privés spécialisés dans la fabrication participé avec trois contributions: "Le potentiel Algérien dans
et le montage d'équipements industriels. les domaines du PV et du CSP" par M. Said Noureddine,
"Le potentiel hydrique et énergies renouvelables en Algérie.
Quant à la participation étrangère, huit pays étaient présents
Situation et perspectives" par Mme Kasbadji Nachida,
à ce salon à savoir l'Allemagne, la Chine, l'Egypte, la France,
Directrice de l'unité de développement de l'énergie solaire et
l'Italie, la Malaisie, la Serbie et la Tunisie. Les firmes représen-
"Le Technopole solaire de la ville nouvelle de Boughzoul" par
tant ces pays sont notamment spécialisées dans la fabrication
M. Khellif Messoud.

22
Coopération

Conférence sur le photovoltaïque,


CSP et l’intégration au réseau : le défi du solaire

Ruschkowski Sarah
Chef de Projet Energie & Environnent
AHK Algérie

L a Chambre Algéro-Allemande de Commerce et d’Indus-


trie a organisé sous la tutelle du Ministère fédéral alle-
mand de l’Economie et de la technologie, une conférence qui
Suivront alors les présentations de deux experts algériens,
Monsieur Zatout Ali, Ingénieur d’études principal à la
Direction Générale de la Stratégie et de la Prospective auprès
avait pour thématique : « le photovoltaïque – le CSP et l’inté- de la Sonelgaz et Madame Wassila Atimene, Sous-Directrice
gration au réseau ». Cette conférence s’inscrit dans l’initiative des autorisations et concessions auprès de la Commission
allemande pour la promotion des énergies renouvelables. de Régulation de l’Electricité et du Gaz. Ils récapituleront
les stratégies de mise en œuvre du programme national des
énergies renouvelables, ainsi que les systèmes d’incitation
économique induits par la règlementation existante et en
phase de publication.
Les interrogations quant à l’ambitieux programme des éner-
gies renouvelables et ses objectifs auront animé les questions
de l’assistance qui cherchait à clarifier différents points à
l’image des technologies qui seront sélectionnées pour at-
teindre les 22 000 MW d’ici à 2030. De même les corollaires
scientifiques et économiques de l’intégration industrielle fu-
rent sujets à discussion dans un pays où les technologies et la
formation sont encore trop peu développées.
Il en est ressorti que ces objectifs ne pourront être atteints
sans une vision intégrée de la politique de déploiement des
énergies renouvelables. A l’image de l’exemple allemand,
Cet évènement qui a eu lieu le 28 Mai à l’hôtel Sofitel d’Alger,
la recherche et la formation devront être le bras armé de la
fut un grand succès, réunissant en un même lieu, représen-
logique énergétique et industrielle car les investissements à
tants de la recherche scientifique algérienne, institutionnels
venir sont si importants financièrement qu’il ne peut y avoir
des Ministères, opérateurs nationaux dans le domaine de
de marge d’erreur.
l’énergie et investisseurs privés algériens.
L’annonce de la mise en place d’un tarif de rachat en Algérie
Durant cette conférence, la représentante du Ministère
dans les prochains mois, laisse entrevoir d’excellentes pers-
Fédéral de l’Economie et de la technologie, Mme Dorothea
pectives pour les investisseurs privés qui pourront ainsi
Nold aura rappelé les efforts allemands pour promouvoir
ambitionner la production d’électricité à travers le solaire et
l’utilisation des énergies renouvelables afin de conduire une
autres. C’est la mise en place de ce « tarif-feed-in » qui aura
diversification du mix énergétique qui favorisera la transition
donné en Allemagne un coup d’élan au déploiement des
vers un modèle vert. Suite à cela, Mme Najdawi consultante
énergies renouvelables. Malgré les contraintes techniques
pour le compte de l’initiative d’exportation des énergies re-
que suppose le raccordement au réseau, les motivations éco-
nouvelables auprès du Ministère de l’économie allemand
nomiques, les soutiens logistiques et autres participeront à
a présenté, quant à elle, les politiques allemandes de sou-
faire du solaire un produit des plus attractifs.
tien au déploiement des énergies renouvelables. A travers
différents programmes de soutien et de subventionnement Pour appuyer cela, Monsieur Louy Qoaider, expert allemand
des différentes technologies du renouvelable, l’Allemagne a en provenance du Centre Allemand de Recherche Spatiale
donné un véritable élan à l’industrie verte ; ceci se traduit (DLR) et Monsieur Klaus Kiefer de l’Institut Fraunhofer, pré-
dans les faits par une viabilisation économique des politiques ciseront le potentiel solaire de l’Algérie et l’extrême renta-
énergétiques allemandes. Ce pays s’est donné les moyens qui bilité des technologies CSP et photovoltaïques sur la durée.
permettent d’entamer sereinement la transition ou fameuse « Cependant, le potentiel du solaire en Algérie même si il n’est
Energiewende » pour utiliser le vocable germanique. A pré- pas à questionner, doit être au préalable discuté par des
sent, malgré la disparition progressive des aides étatiques études techniques spécifiant les contraintes et les forces de
dans le cadre du feed-in-tarif, le secteur se maintient et le chaque technologie solaire en fonction d’un emplacement
léger ralentissement n’est qu’un phénomène économique in- géographique. L’objectif n’est-il pas avant tout la viabilisa-
hérent à l’adaptation du marché. tion économique des EnR dans un pays à forte ressource en

N° 27 2013 23
Coopération

hydrocarbures. En plus du juste choix technologiques, c’est Monsieur Ali Grine, compagnie conceptrice et gestionnaire
l’intégration au réseau de ces énergies intermittentes qu’il de bâtiments intelligents ; et pour finir Protarget GmbH re-
faudra savoir gérer. Cela suppose une redéfinition complète présenté par Messieurs Martin Scheuerer et Nicolas Ürlings,
par l’opérateur national de ses mécanismes et technologies spécialisés dans le solaire thermique.
de gestion des flux. L’on peut aisément penser que les sys-
En clôture de cette journée, Monsieur Noureddine Said cher-
tèmes de réseaux intelligents ou smart-grid devront pro-
cheur à la division thermique du Centre de développement
gressivement faire leur apparition pour la gestion du parc
des énergies renouvelables, conclura par la vision et les pers-
électrique algérien.
pectives de la recherche nationale dans le domaine du so-
Faisant suite à ces présentations des problématiques et en- laire. Cet avis de chercheur aura mis en lumière, l’expertise
jeux liés au photovoltaïque, CSP, et au défi de l’intégration et l’apport des scientifiques locaux dans le processus de prise
au réseau, huit entreprises allemandes qui ont fait le voyage de décision. En effet, le CDER a maintes fois prouvé que sa
afin de rencontrer les acteurs du solaire algérien, ont pré- bonne connaissance des conditions et défis technologiques
senté leurs domaines de compétences et produits. Soleos locaux en fait ainsi un partenaire incontournable dans la ges-
Solar GmbH, représenté par Monsieur Kefi, avec qui il fut tion intégrée du programme des énergies renouvelables.
question de solutions photovoltaïques ; Eurosol GmbH re-
Cette conférence et l’affluence du public démontrent que le
présenté par Messieurs Fürst et Guyot, spécialisés dans les
solaire est l’affaire de tous les secteurs en Algérie. Le gou-
centrales photovoltaïques et qui s’intéressent aux grands
vernement fédéral allemand, conscient de cette dynamique,
projets dans le domaine en Algérie ; Ammonit par Monsieur
soutient ainsi les initiatives visant à développer une stratégie
Camier, société spécialisée dans les équipements de mesure
proactive de déploiement des énergies renouvelables en met-
éolien et solaire ; Solonius GmbH représenté par Monsieur
tant à profit ses entreprises et le transfert de compétences et
Krahl spécialisé dans les équipements photovoltaïques pour
de technologies qui en découlera.
particuliers ou centrales ; Green Energy 3000 représenté par
Messieur Renker et Bolter, spécialisés dans l’engineering et L’AHK persistera dans sa démarche volontariste d’accompa-
la conception de projet dans le solaire ; EnergieBau GmbH gnement de tous les acteurs nationaux en favorisant la coo-
représentée par Monsieur Amar Chikha, spécialisé dans les pération bilatérale algéro-allemande pour un avenir plus vert
solutions solaires sur toits ; Sauter GmbH représentée par et éco-responsable.

Débats et orientations pour la nouvelle filiale SKTM

C omme de coutume et afin de favoriser le dialogue so-


cial entre les managers et les travailleurs, une rencontre
réunissant le PDG de Sonelgaz et le personnel de la nouvelle
Le débat, la concertation et la convivialité ont régné tout
au long de cette rencontre qui a permis de débattre des
préoccupations socioprofessionnelles (logement, transport,
filiale Shariket Kahraba oua Taket Moutadjadida (SKTM) a conditions de travail, indemnité de zone,…) et de rechercher
eu lieu le 20 Janvier 2013 à l’Hôtel Wakda (Béchar), en pré- les voies et moyens pour la prise en charge des problèmes
sence du SG de la FNTIEG, les PDG de SDO, SPE et SKTM, soulevés. Les travailleurs et leurs représentants syndicaux
des cadres dirigeants ainsi que des représentants syndicaux. ont été satisfaits des assurances du PDG de Sonelgaz, M.
Ce fut une occasion pour focaliser les débats autour de pro- Noureddine Boutarfa, quant au règlement des problèmes
blématiques importantes qui se posent aux travailleurs de soulevés jugés, somme toute, légitimes.
cette nouvelle filiale.
Cette rencontre a permis, également, de mettre en relief la
place hautement stratégique de cette nouvelle filiale métier
100 % Sonelgaz dans le Groupe. A ce propos, le PDG de
Sonelgaz a tenu à préciser le caractère stratégique des sites
isolés du sud et des centrales Diesel qui les alimentent. De
plus, il a mis en exergue le rôle majeur de cette nouvelle
filiale dans la mise en oeuvre du programme national des
EnR. D’où la création de cette société dédiée, dont le siège
social sera à Ghardaïa, laissant pour SPE la gestion et le
développement du parc de production du réseau intercon-
necté du nord. Néanmoins, le PDG de Sonelgaz soulignera
que SPE, de par l’expérience acquise, va accompagner, dans
un premier temps, le staff de SKTM. Enfin, M. Boutarfa ne
manquera pas de renouveler sa confiance en le nouveau res-
ponsable de cette filiale, M. Chahar Boulakhras, dont l’ins-
tallation dans ses fonctions de Chef de projet Filiale réseaux
isolés du Sud a eu lieu le 8 Août 2012.
Echos, Sonelgaz
24
Revue de Presse

SKTM : Filiale Sonelgaz en charge des réseaux


isolés du sud et des Energies Renouvelables

S ociété de production en charge des réseaux isolés du sud


et des Energies Renouvelables, Shariket Kahraba oua
Takat Moutadjadida, par abréviation SKTM, est une nou-
velle société par actions avec un capital souscrit en totalité
par Sonelgaz et dont le siège social est situé à Ghardaïa.
C’est dans l’objectif de l’optimisation des moyens de pro-
duction d’électricité existants au sud et de la promotion des
nouvelles filières de production d’électricité que cette société
a été créée.
Cette filiale est chargée, principalement : de l’exploitation
des réseaux d’énergie électrique isolés du sud et des éner-
gies renouvelables, du développement des infrastructures
électriques du parc de production des Réseaux Isolés du Sud
(diesel et TG), de l’exploitation, de la maintenance et de la
gestion des centrales électriques relevant de son champ de
compétence ainsi que de la commercialisation de l’énergie
produite.
Le nouveau PDG de SKTM en compagnie du Directeur du CDER lors de la
De plus, la société peut engager toute opération de quelque conférence algéro-allemande sur les énergies renouvelables.
nature qu’elle (financière, commerciale, industrielle, civile,
immobilière), se rattachant à cet objet social et de nature à Depuis, ce noyau est en formation d’intégration au pôle
favoriser son développement, notamment par l’acquisition diesel. Le déménagement a commencé et l’équipe s’instal-
de tout équipement, matériel, pièce ou installation technique lera fin avril, dans des locaux mis à disposition par la SDC
lié à son activité, et à tout procédé et à Bounoura - Ghardaïa, en attendant l’aménagement de son
savoir-faire pouvant se rattacher à propre siège Avenue El Quods, dans cette même wilaya.
l’objet social ; comme elle peut
Le premier Conseil d’Administration de SKTM s’est
oeuvrer pour l’obtention, l’ac-
tenu le 1er Avril 2013, au siège de la Direction
quisition, l’exploitation et la
Générale de Sonelgaz, pour désigner le pré-
cession de tout brevet, li-
si- dent du CA et PDG de SKTM.
cence, invention et procédé
Désigné en Août 2012 comme
utilisé dans le domaine de
chef de projet pour la créa-
l’activité de la société.
tion de cette nouvelle filiale,
SKTM dont les statuts ont M. Chahar Boulakhras a été
été signés le 25 février 2012, élu comme Cadre Dirigeant
aura la charge du respect des Principal de SKTM.
obligations de service public
M. Chahar Boulakhras
en matière de régularité et de
est Ingénieur d’État en
qualité de fourniture d’électricité.
Economie Pétrolière. Il est
Et comme toute société par actions, rentré à Sonelgaz en dé-
cette filiale est dotée d’un conseil cembre 1999 en tant qu’ingé-
d’administration et d’une assemblée nieur d’Etudes à l’ex-zone de
générale en tant qu’organes sociaux sta- Constantine / Direction de la
tutaires. Distribution de l’électricité et du
gaz. Il a occupé plusieurs postes de
Après la phase de mise en place, la prochaine responsabilité : Chef de District d’Ak-
opération à réaliser au profit de bou (Centre de Bejaia), Chef de Service
cette société, consistera en un Commercial au sein de l’Agence de Bejaia,
transfert d’actifs par type d’instal- Directeur Régional de Distribution Tamanrasset et
lation et par résolution des organes enfin Directeur Régional de Distribution Tizi Ouzou.
de SPE, portant sur l’ensemble des biens af-
fectés au pôle diesel initialement rattaché à SPE. Ce transfert Il a notamment participé à l’ouverture des représentations
permettra, par la suite, la recapitalisation de la société par la d’In Guezam et de Tinzaouatine, situées respectivement à
valorisation du patrimoine transféré. Concernant l’effectif, 16 450 et 670 km de la wilaya de Tamanrasset.
personnes ont été recrutées à Ghardaîa, en décembre 2012.
Echos, Sonelgaz

N° 27 2013 25
Revue de Presse

Fonds national pour les énergies renouvelables et


la cogénération : Modalités de mise en œuvre

L a nomenclature des recettes et des dépenses imputables


sur le "Fonds national pour les énergies renouvelables et
la cogénération" ainsi que les modalités de son suivi et de
Le compte d’affectation spéciale portant le numéro 302-131
et intitulé "Fonds national pour les énergies renouvelables
et la cogénération" retrace, en recettes, 1 % de la redevance
son évaluation ont été déterminées par deux arrêtés intermi- pétrolière et toutes autres ressources ou contributions.
nistériels publiés hier sur le journal officiel. Ces arrêtés ont
En matière de dépenses, il retrace la contribution au finance-
été signés en octobre dernier par le ministre de l’énergie et
ment des actions et projets inscrits dans le cadre de la pro-
des mines, Youcef Yousfi et le ministre des finances, Karim
motion des énergies renouvelables et de la cogénération. Ces
Djoudi.
dépenses sont définies comme suit :
Il a été arrêté que l’accès aux aides du fonds national pour
Contribution au financement des projets de production
les énergies renouvelables et la cogénération est ouvert aux
d’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables et/
opérateurs des secteurs public ou privé.
ou de systèmes de cogénération ;
L’éligibilité des actions et projets aux aides du fonds natio-
Contribution au financement de l’achat d’équipements de
nal pour les énergies renouvelables et la cogénération, est
production d’électricité à partir de sources d’énergies renou-
soumise à l’approbation du ministre chargé de l’énergie. Les
velables et/ou de systèmes de cogénération ;
modalités de traitement, de mise en oeuvre des actions et
projets, les procédures pour l’éligibilité aux aides de ce fonds Contribution au financement des surcoûts induits par la pro-
et les niveaux de financement sont définis par décision du duction d’électricité à partir de sources d’énergies renouve-
ministre chargé de l’énergie. lables et/ou aux systèmes de cogénération ;
Le suivi et le contrôle des modalités d’utilisation des aides ac- Contribution au financement à la création d’organismes et
cordées sont assurés par les services du ministère chargé de de laboratoires d’homologation et de contrôle de la qualité et
l’énergie qui peuvent demander aux bénéficiaires des aides de la performance des composants, des équipements et pro-
tous les documents et les pièces de comptabilité nécessaires. cédés relatifs à la production d’électricité d’origine renouve-
Les aides octroyées et accordées ne doivent être utilisées lable et/ou aux systèmes de cogénération ;
qu’aux fins pour lesquelles elles ont été accordées, elles sont
soumises au contrôle de l’Etat conformément aux procédures Contribution au financement des projets d’utilisation des
législatives et règlementaires. sources d’énergies renouvelables et/ou de systèmes de co-
génération pour les applications autres que l’électricité ;
Un bilan annuel d’utilisation des aides reprenant l’objet des
actions et projets et les montants des aides accordées ainsi Contribution au financement des études de définition et de
que la liste des bénéficiaires sera transmis au ministère des mise en oeuvre de stratégies nationales à long terme de dé-
finances à la fin de chaque exercice budgétaire. veloppement des filières d’énergies renouvelables et/ou aux
systèmes de cogénération ;
Contribution au financement des travaux d’évaluation des
potentiels des sources d’énergies renouvelables et/ou de sys-
tèmes de cogénération et l’identification des sites éligibles à
l’implantation d’installations de production d’électricité
d’origine renouvelable ;
Contribution au financement des projets pilotes et des opéra-
tions de démonstration relatives aux énergies renouvelables
et/ou aux systèmes de cogénération ;
Contribution au financement des actions de mise à niveau ou
de maintenance des installations de production d’électricité
d’origine renouvelable ;
Contribution au financement d’actions de formation liées aux
énergies renouvelables et/ou aux systèmes de cogénération.

Synthèse : Samy BOUCHAIB ( La rédaction )

26
Revue de Presse

Les tarifs de rachat garantis pour les énergies renouvelables

U ne responsable de la Commission de régulation de l’électri-


cité et du gaz (CREG) a annoncé, mardi à Alger, que deux
projets de décrets destinés à accompagner la mise en oeuvre du
Le deuxième projet de texte prévoit l’institution d’un certificat
de garantie d’origine des équipements et installations de pro-
duction d’électricité de source renouvelable.
programme algérien de développement des énergies renouve-
Ce certificat est institué en application à la loi 04-09 du 18 août
lables sont en cours de finalisation et seront prochainement pro-
2004 relative à la promotion des énergies renouvelables.
mulgués.
Il s’agit d’une accréditation à délivrer par la CREG au producteur
garantissant que l’électricité produite à partir des installations
détenues par cet opérateur est issue de source renouvelable.
Le projet de décret relatif à ce document définit notamment les
conditions d’octroi de la certification, la procédure de demande
et le contrôle opérationnel après la mise en service des installa-
tions, selon Mme Atimene.
PNER : une dizaine de projets en réalisation
L’attribution de ce certificat de garantie d’origine sera accom-
pagnée d’opérations de contrôle à posteriori effectuées par la
CREG sur les équipements et installations de production concer-
nés par ce document.

Le premier texte définit les conditions d’accès, par les produc- S’agissant par ailleurs de la mise en oeuvre du PNER, une di-
teurs privés, aux tarifs d’achat garanti d’électricité produite de zaine de projets inscrits dans ce programme sont actuellement
source renouvelable, a indiqué, Mme Wassila Atimene, res- en cours de réalisation ou de lancement, a, de son côté, indiqué
ponsable à la CREG lors d’une rencontre algéro-allemande sur Ali Zatout, ingénieur à la direction de la stratégie du groupe
l’énergie solaire. Sonelgaz.

Dans son volet juridique, le programme algérien de développe- Il s’agit, entre autres, de projets liés à la construction de l’usine
ment des énergies renouvelables (PNER) garantit aux produc- de fabrication de modules photovoltaïques à Rouiba avec une
teurs nationaux publics et privés d’électricité issue de source non capacité de 200 mégawatts (MW), la ferme éolienne de 10 MW
fossile un tarif d’achat préférentiel de cette énergie. dans la région d’Adrar, dont la livraison est prévue fin 2013,
la construction d’une centrale pilote à Ghardaïa avec 4 filières
Ainsi, ce décret devrait définir les conditions d’accès à ce tarif technologiques cumulant une puissance de 1 MW, ainsi que la
préférentiel garanti. construction de centrales photovoltaïques dans les régions de
L’obligation aux producteurs de raccorder leurs installations au Tindouf, Djanet et Tamanrasset, dont le lancement des travaux
réseau national interconnecté de distribution d’électricité consti- est prévu prochainement.
tue la principale condition de ce nouveau dispositif dont la mise
en place répond à la nécessité d’adopter un nouveau mécanisme
d’encouragement à la production des énergies renouvelables,
explique Mme Atimene, ajoutant que le délai de traitement du
dossier ne doit pas dépasser les deux mois.
Dans le même sens, le producteur d’électricité renouvelable est
assujetti aux mêmes conditions financières que celles du régime
commun pour le raccordement au réseau de transport ou de dis-
tribution d’électricité.
A cet effet, le gestionnaire du réseau de transport prend en
charge le financement des 50 premiers kilomètres du raccorde-
ment, tandis que le financement des 5 premiers kilomètres du
raccordement est assuré par le gestionnaire du réseau de distri-
M. Zatout a également cité le projet portant mise en place d’un
bution, explique la même responsable.
centre d’homologation des équipements entrant dans l’industrie
En outre, les installations doivent être dotées des équipements des énergies renouvelables.
de mesure des énergies électrique et thermique afin de détermi-
Organisé par la Chambre algéro-allemande de commerce et d’in-
ner les quantités des flux injectés et soutirés du réseau.
dustrie (AHK-Algérie), le séminaire de ce mardi était également
Les filières concernées par ces avantages sont le solaire photo- l’occasion pour des firmes germaniques d’exposer leurs équi-
voltaïque et thermique, l’éolien, la géothermie, la petite hydrau- pements et solutions entrant dans la production, le transport,
lique, la biomasse, la valorisation des déchets et les installations la distribution et la mesure de l’électricité produite à partir de
de cogénération. sources renouvelables.

N° 27 2013 27
Revue de Presse

Energie solaire : Un programme


spécial pour l’été 2014

L e ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi,


a annoncé, jeudi à Tissemsilt, qu’un programme spécial
d’énergie solaire entrera en service avant l’été 2014.
quinquennat en cours. Neuf communes seront raccordées les
prochains mois. En outre, elle n’a enregistré aucun problème
durant l’hiver dernier concernant l’approvisionnement en
gaz butane, a ajouté M. Yousfi
Animant une conférence de presse en marge de sa visite
d’inspection dans la wilaya, M. Yousfi a indiqué que ce pro- Les réalisations concrétisées en matière d’électricité ont per-
gramme prévoit la production entre 400 et 500 mégawatts mis d’atteindre un taux de raccordement de 100 pour cent, a
d’énergie solaire destinée principalement aux wilayas des encore souligné le ministre annonçant l’entrée en service de
Hauts-plateaux s’étendant de Tébessa à Tlemcen, ajoutant 100 transformateurs urbains d’énergie électrique à la fin de
que ce programme entrera en service avant l’été 2014. juin prochain, au titre du programme d’urgence.
La wilaya de Tissemsilt a bénéficié d’un projet de production Le ministre de l’Energie et des Mines a procédé, lors de cette
de l’énergie solaire d’un volume de 20 mégawatts nécessi- visite, à la mise en service de trois grands transformateurs
tant une superficie globale de 40 hectares. Concernant le pro- électriques dont deux 30/60 kilovolts à Theniet El Had et
gramme d’urgence portant sur la réalisation de transforma- Bordj Bounaama, et d’un transformateur principal de 220/60
teurs électriques, le ministre a signalé la réalisation jusqu’à kilovolts au chef-lieu de wilaya, pour un investissement de
ce jour de 2.500 mégawatts en expliquant que ce programme plus de 3 milliards de DA.
comporte la réalisation de 5.000 transformateurs d’énergie
Le ministre a également inspecté le projet de réalisation du
électrique. Ce projet sera achevé à la fin du mois de juin pro-
nouveau siège de l’unité de la Société de distribution d’élec-
chain, ce qui contribuera à mettre fin aux coupures de cou-
tricité et du gaz dont la réception est prévue à la fin de l’an-
rant électrique et aux délestages, comme ce fut le cas l’été
née en cours.
dernier, a-t-il souligné.
Dans la commune de Boukaid, il s’est enquis des activités de
La wilaya de Tissemsilt a bénéficié, ces dernières années,
l’entreprise nationale de baryte d’une capacité de production
d’ambitieux programmes de développement permettant
de 40.000 tonnes/an. Cette entreprise exploite actuellement
d’approvisionner diverses régions en gaz naturel, en atten-
trois mines à Boukaid et Bordj Bounaama.
dant le raccordement de dix communes restantes, au titre du

Mobilisation de 100 milliards de dinars pour le renforcement des


énergies renouvelables à l’horizon 2030

L ’Etat de mobiliser 100 milliards de dinars pour le ren-


forcement des énergies renouvelables, d’ici à 2030 en
Algérie. c’est ce qu’a annoncé, mardi après-midi à Oum El
mentaires durant l’année en cours, a par ailleurs rappelé M.
Yousfi.
L’Etat a mobilisé "tous les moyens pour qu’il n’y ait pas de
Bouaghi, le ministre de l’Energie et des mines.
coupures électriques durant l’été 2013 et si cela devait ar-
En dépit de leurs "coûts élevés", l’Etat, a ajouté le ministre, river, ce ne sera pas avec la même acuité que lors de l’été
a tracé un grand programme pour ces énergies appelées à dernier", a assuré le ministre, affirmant que ce problème sera
couvrir, à l’horizon 2030, "le tiers de la consommation éner- "entièrement résorbé dans les quatre ou cinq prochaines an-
gétique du pays". nées".
Au cours de l’année 2013, "entre 300 et 500 mégawatts d’élec- La séance de travail a été marquée par la présentation du
tricité solaire seront fournis", a ajouté M. Yousfi, précisant programme de Sonatrach portant sur l’exploration des hy-
que dans une première phase expérimentale, chaque wilaya drocarbures dans le nord du pays.
des Hauts plateaux bénéficiera de deux centrales d’une capa-
"Des indices ont été détectés dans le sud-constantinois, in-
cité de 20 mégawatts chacune.
cluant Oum El Bouaghi où une opération de forage sera pro-
Le ministre a exhorté les wilayas concernées à dégager les chainement lancée dans la commune de Bellala", a signalé le
terrains pour ces projets devant être réceptionnés en mars ministre de l’Energie et des mines.
prochain et entrer en phase opérationnelle "avant l’été 2014".
Il a également affirmé, dans ce même contexte, que l’explora-
Il a également indiqué que d’autres centrales seront ultérieu-
tion offshore débutera l’année prochaine en Algérie qui, a-t-il
rement réalisées après la réalisation de l’usine de Rouiba de
noté, possède de grandes potentialités en la matière.
fabrication de panneaux solaires.
Le ministre de l’Energie et des mines, qui s’était rendu di-
Des efforts colossaux ont été déployés par l’Etat durant les
manche et lundi derniers dans les wilayas de Batna et de
années 2012 et 2013 pour renforcer l’énergie électrique à
Khenchela, avait auparavant inspecté plusieurs projets de
l’échelle nationale avec la mise en service de plus de 6.000
son département dans la wilaya d’Oum El Bouaghi.
transformateurs et la fourniture de 2.500 mégawatts supplé-

28
Ce Bulletin peut être consulté sur le Site Web du C.D.E.R :
[Link]
L’EPST CDER, ses unités et sa filiale

Centre de Développement des Energies Renouvelables CDER


BP. 62 Route de l'Observatoire Bouzaréah - Alger, Algérie
TEL: +213(0)21901503 / +213(0)21901446
FAX: +213(0)21901560 / +213(0)21901654
[Link]

UDES URAER
Unité de Développement des Equipements Solaires Unité de Recherche Appliquée en Energies Renouvelables
Route nationale N˚11, BP 386, Bou-Ismail, 42415 Wilaya de Tipaza BP. 88, Gart Taam Z.I Bounoura, Ghardaïa
TEL/FAX: +213(0)24410200 / +213(0)24410133 TEL/FAX: +213(0)29870126 / +213(0)29870146
WEB: [Link] WEB: [Link]

URERMS ER2
Unité de Recherche en Energies Renouvelables en Milieu Saharien Filiale Études et Réalisations en Énergies Renouvelables
BP. 478, Route de Reggane, Adrar BP. 62, Route de l’observatoire, Bouzaréah, Alger
TEL/FAX: +213(0)49965168 / +213(0)49960492 TEL/FAX : +213(0)21901018
WEB: [Link]

Common questions

Alimenté par l’IA

La transition énergétique en Algérie, avec l'objectif de produire 22 000 MW d'énergie renouvelable d'ici 2030, a un impact significatif sur l'environnement. Cette transition vise à réduire la dépendance aux combustibles fossiles et à diminuer les émissions de CO2 en augmentant la part des énergies renouvelables à 40 % dans la production d'électricité . Cette démarche s'accompagne également de la mise en œuvre de programmes infrastructurels appropriés, tels que le développement de la cogénération et l'amélioration de l'efficacité énergétique, ce qui pourrait potentiellement réduire davantage les émissions environnementales .

L'intégration industrielle des énergies renouvelables implique l'incorporation des technologies renouvelables dans les infrastructures industrielles existantes, ce qui nécessite des innovations technologiques, des compétences spécialisées et un soutien politique fort . Pour les économies émergentes comme l'Algérie, cela implique des opportunités de développement économique en créant des emplois dans le secteur des énergies renouvelables, réduisant la dépendance énergétique et augmentant la résilience économique via des investissements dans les compétences locales et la fabrication .

La recherche scientifique joue un rôle crucial dans le développement des énergies renouvelables en Algérie par l'identification et la validation de technologies adaptées au contexte local. Le Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER) contribue en menant des études sur le potentiel du photovoltaïque et du CSP, et en développant des approches pour une intégration réussie dans le réseau électrique national . Par le biais de recherches appliquées et de collaborations internationales, le CDER aide à surmonter les barrières techniques et économiques liées au déploiement des énergies renouvelables .

La cogénération de chaleur et d'électricité est importante en Europe car elle permet une utilisation plus efficace du combustible en générant simultanément de la chaleur et de l'électricité, réduisant ainsi les émissions de CO2 et améliorant l'efficacité énergétique globale . En Algérie, cela peut se traduire par l'intégration de la cogénération dans les infrastructures énergétiques renouvelables pour maximiser l'efficacité du programme national visant à augmenter la part des énergies renouvelables à 40 % d'ici 2030 .

Les carburants de synthèse produits par le procédé Fischer-Tropsch présentent des émissions de CO2 supérieures aux filières traditionnelles, car la transformation initiale de gaz naturel ou de charbon en "syngaz" (mélange de CO et H2) implique des réactions qui libèrent du CO2 . En Algérie, où le gaz naturel est une ressource abondante, ces challenges se manifestent par la nécessité de développer des technologies et des infrastructures capables de capturer et de réduire ces émissions pour que ces carburants de synthèse soient viables .

Le Hythane est un mélange de gaz naturel et d'hydrogène. Il est considéré comme une solution de transition réaliste pour le secteur des transports en Algérie car il améliore la combustion, diminue les émissions de CO2 et de NOx, et s'intègre facilement dans les infrastructures existantes de GNC . Ce mélange permet ainsi une réduction significative des émissions de polluants locaux par rapport au gaz naturel comprimé (GNC) pur, tout en introduisant progressivement l'hydrogène dans le marché du transport .

La politique allemande de soutien aux énergies renouvelables, caractérisée par le feed-in tariff et les subventions pour encourager l'investissement, offre un modèle inspirant pour l'Algérie. En appliquant un tarif de rachat similaire, l'Algérie pourrait attirer les investissements privés dans les technologies solaires et éoliennes, augmentant ainsi la viabilité économique de ces projets . De plus, un soutien structuré en recherche et formation renforcerait le développement technologique et l'intégration industrielle, conditions essentielles pour atteindre ses objectifs énergétiques .

Le vitrage solaire offre des avantages tels que la réduction des besoins en climatisation en été et en chauffage en hiver, en améliorant l'efficacité énergétique des bâtiments. Il capte la lumière du soleil pour générer de l'énergie et diminuer l'utilisation des combustibles fossiles . Dans les pays ensoleillés comme l'Algérie, il représente une important potentiel dans le cadre des stratégies d'amélioration des performances énergétiques des bâtiments .

Le gaz naturel comprimé (GNC) contribue à réduire les émissions de CO2 d'environ 25 % par rapport au gazole ou à l'essence pour une même quantité d'énergie délivrée . En plus de ne pas dégager de particules, le GNC doit être comprimé à 200 bars pour compenser sa faible densité, ce qui lui permet de peser moins lourd et d'occuper moins d'espace que les réservoirs pour d'autres carburants .

Les critères influençant la sélection des technologies pour atteindre l'objectif incluent la disponibilité des ressources naturelles (comme le solaire et l'éolien), les coûts d'installation, la capacité de production locale d'équipements, les incitations économiques comme les tarifs de rachat, et le potentiel de réduction des émissions de CO2. De plus, l'intégration de technologies innovantes qui s'alignent sur la stratégie nationale énergétique axée sur le déploiement durable et l'efficacité énergétique serait cruciale .

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