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Rimes et versification poétique

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Séance: les outils de la langue

Objectif: la versification.
Elle précise les règles de fabrication des poèmes. Elle définit le rythme des vers et
permet d’analyser leur musicalité. Il convient de connaître ces règles pour bien dire
les poèmes.

I-le mètre (ou les types de vers): il s’agit du nombre des syllabes prononcées.

- la règle du «e» muet: le e ne se prononce jamais à la fin du vers. A l’intérieur d’un vers, il se
prononce si la syllabe qui le suit commence par une consonne.
[C’est un trou de verdur(e) où chant(e) une rivièr(e)
Accrochant follement aux herbes des haillons…] A.R
- certains sons peuvent être comptés pour 1ou 2 syllabes : on parle alors de synérèse (prononciation
en 1 syllabe) ou de diérèse (prononciation en 2 syllabes).
[La/men/ta/tion (synérèse)

La/men/ta/ti/on (diérèse)]

- les différents vers : pentasyllabes (5 syllabes : la rumeur approche// l’écho la redit), hexasyllabes (6
syllabes : Dieu ! la voix sépulcrale// Des Djinns !... Quel bruit ils font), heptasyllabes (7 syllabes : c’est
l’essaim des Djinns qui passe, // Et tourbillonne en sifflant), octosyllabes (8 syllabes : ils sont tout près !
Tenons fermée// Cette salle où nous les narguons), décasyllabes (10 syllabes : cris de l’enfer ! voix qui hurle
et qui pleure), endécasyllabes (11 syllabes), alexandrin (12 syllabes : de ses doigts en vibrant s’échappe la
guitare).

A côté de ces différents mètres, il existe, dans la poésie moderne, le vers libre (sans rimes et dont le nombre
de syllabes est libre) qui est libéré des contraintes formelles.

II-Quelques formes poétiques :

a. Le sonnet : importé d’Italie au XVIe siècle, il est ce qu’on appelle une forme fixe (14 vers), qui
comporte 2 quatrains (strophe de 4 vers) et 2 tercets (strophe de 3 vers). Le dernier vers du
sonnet s’appelle un vers chute. Quant à la disposition des rimes elle peut être : abba abba ccd
eed ou encore abba abba ccd ede.

b. La chanson : elle se compose de strophes de structure identique, dotées d’un refrain.

[Link] stance : poème lyrique d’inspiration grave.

III- Les strophes :

a. Distique : strophe de 2 vers


b. Tercet : strophe de 3 vers

c. Quatrain : strophe de 4 vers

d. Quintile : strophe de 5 vers

e. Sizain : strophe de 6 vers

IV- Les sonorités : elles participent à la musicalité du poème et contribuent au rythme.

- la rime est le retour d’une même sonorité à la fin des vers. De plus, les mots à la rime peuvent se répondre
en écho et bénéficier d’une mise en relief.

- la disposition des rimes : elles peuvent être plates ou suivies (aabb), croisées (abab), ou embrassées (abba).

- la nature des rimes : elles peuvent être masculines (pleurs, dort…) ou féminines (lorsqu’elles se terminent
par –e : violes, envie…). En principe, les poèmes respectent une alternance rimes masculines et rimes
féminines.

- la qualité des rimes : elles peuvent être pauvres (répétition d’1 son : mant-eau /b-eau), suffisantes
(répétition de 2 sons : dort/mort) ou riches (3 sons ou plus : pl-eu-rs/ fl-eu-rs).

- l’allitération : répétition de sons-consonnes ; ex. Voici le vent. Le vent sauvage de novembre.

- l’assonance : répétition de sons-voyelles ; [Link] fais souvent ce rêve étrange et pénétrant. [Répétition de la
voyelle nasale a]

V-le rythme : naît du retour à intervalles réguliers, ou non, de syllabes accentuées, de pauses ou coupes, de
sonorités qui se font écho.

- la césure : c’est la coupe principale ; elle partage le vers en 2 parties, égales ou inégales. Elles divisent donc
le vers en 2 hémistiches (6//6 ; 4//6…)

_ A côté de cela, le vers peut comporter des coupes secondaires qui peuvent créer des rythmes plus souples
ou plus saccadés : 4/4/4 ; 3/3//3/3 ; 2//4/6(Hélas !// On ne craint point/qu’il venge un jour son père).

- l’enjambement : lorsque le vers déborde sur le vers suivant, sans aucune intention de mettre en relief un
mot.

- l’élément figurant au début du second vers constitue un rejet :

(Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.)

- Il ya contre-rejet lorsqu’un élément bref est placé à la fin du vers précédent :

(A mes pieds c’est la nuit, le silence. Le nid

Se tait, l’homme est rentré sous le chaume qui fume)

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