Grands problèmes économiques
contemporains
GPEC - année universitaire 2020-2021
Pré-requis mathématiques
Graphiques : abscisse, ordonnée, lecture de graphiques.
Factorisation et ordre des opérations.
Équation du premier degré et système de deux équations du premier degré.
Opérations sur les puissances.
Dérivées usuelles, dérivées partielles.
3
Bibliographie
Algan Y. et l’équipe Core (2018) L’économie. L’économie pour un monde
différent. Paris, Eyrolles. [Manuel également disponible gratuitement et
légalement en ligne à l’adresse https ://[Link]/ ou sur le
PlayStore.]
Mankiw, Gregory, et Taylor, Mark : Principes de l’économie. Ed. De Boeck
(3e édition).
Stiglitz, Joseph, Walsh, Carl, et Lafay, Jean-Dominique : Principes
d’économie moderne. Ed. De Boeck (3e édition).
4
Chapitre 1 :
Introduction
5
Sommaire
1. Définition et objet
2. Brève histoire de la pensée économique
3. Les 10 principes fondateurs de l’analyse économique
6
Objectif
Compréhension des grands problèmes économiques contemporains.
Grandes questions contemporaines :
• les inégalités ;
• les enjeux environnementaux ;
• les marchés ;
• la mondialisation ;
• les conséquences économique du Covid-19.
Apprendre les instruments théoriques pour comprendre et analyser les
grands problèmes économiques contemporains.
7
Comprendre les grands problèmes économiques contemporains
Les outils de l’analyse économique mobilisés pour mieux les grands
problèmes économiques contemporains :
• indicateurs statistiques fondamentaux (chômage, inégalités, mondialisation) ;
• représentation graphique d’un équilibre offre-demande en concurrence pure
et parfaite représentation graphique du surplus des agents économiques ;
• étude de l’effet de chocs exogènes sur cet équilibre et ces surplus ;
• limites des marchés (externalités, biens publics, information imparfaite) ;
• effet de politiques publiques simples (prix plancher, prix plafond, fiscalité)
sur l’équilibre de marché et les surplus ;
• principe des avantages comparatifs.
8
Introduction
....avant d’analyser les outils de l’analyse économique nous devons
introduire les concepts fondamentaux de l’analyse économique.
• Définition générale et brève histoire de la pensée économique
• Les 10 principes de l’analyse économique
Cours en ligne : transparents méthode, prérequis mathematiques, définition
méthode scientifique, modèles économiques (Chap 1.2 : Introduction).
9
Qu’est-ce que l’Economie ?
Du grec oikonomos : qui signifie ‘celui qui tient la maison’ ⇒ qui gère le
ménage (entité familiale)
Le fonctionnement d’une économie est semblable à celui du ménage.
Un ménage et une économie doivent prendre de nombreuses décisions : qui
travaillera ? qui consommera ? que produire ? quelles sont les ressources ?
La société doit faire des choix :
• Quels travaux réaliser ? Qui affecter à ces travaux ? Quels emplois créer ?
• Combien de personnes (...) allouer à la production de nourriture,
d’automobiles, de logiciels informatiques ?
• Comment repartir la production de ces différents biens entre ses membres ?
10
Pourquoi étudier l’économie ?
Vous allez être confrontés durant toute votre vie (professionnelle ou non) à
des questions économiques ⇒ choisir votre futur emploi ; investir ou
acheter des biens, etc...
Objet du cours : maîtriser les protocoles les plus fondamentaux de la
science économique pour pouvoir répondre à certaines interrogations
économiques :
• Pourquoi existe-t-il du chômage ?
• Pourquoi des crises financières surviennent-elles ?
• Quel est le rôle des politiques économiques ?
• Quels sont les moteurs de la croissance ?
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Définition de l’analyse économique ?
L’économie est une science humaine ⇒ a pour objet d’étude l’être
humain.
L’économie est une science sociale ⇒ étudie le comportement des
individus au sein de la société.
Le constat de départ de l’analyse économique est que les hommes
éprouvent des besoins mais les ressources dont ils disposent pour les
satisfaire n’existent qu’en nombre limité ⇒ ils doivent faire des choix dans
l’utilisation de leurs ressources (temps, budget) et dans les besoins qu’ils
souhaitent satisfaire.
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La rareté
La rareté : signifie que la société ne peut satisfaire les besoins de tout le
monde et que la société dispose de ressources en quantités limitées.
La rareté impose des choix ⇒ la science économique se donne pour
objectif de résoudre le problème de l’allocation des ressources et d’analyser
les choix imposés par la rareté.
• Quels biens produire ?
• Comment les produire ?
• Pour qui les produire ?
La société ne peut pas pas produire autant de biens et services qu’elle le
souhaiterait ; ses membres ne peuvent pas consommer autant qu’ils le
désirent ⇒ l’économie est l’étude de la manière dont la société gère
ses ressources rares (ex. terre).
13
Sommaire
1. Définition et objet
2. Brève histoire de la pensée économique
3. Les 10 principes fondateurs de l’analyse économique
14
Les économistes classiques
Economistes classiques fin de XVIIIème siècle contemporains de la
révolution industrielle (A. Smith, D. Ricardo, J.S. Mill et J.B. Say) ⇒
raisonnements sur une théorie de la valeur dite de la valeur travail : La
valeur d’un bien est la quantité de travail incorporé dans celui-ci
Les richesses produites proviennent donc de la plus ou moins grande
disponibilité de travail dans l’économie ⇒ importance de la division du
travail, source d’augmentation de la productivité
Etat doit intervenir le moins possible et n’obstacler pas la circulation des
marchandises
Smith (1776) ⇒ parabole de la main invisible : Tout individu poursuivant
son intérêt purement égoïste et individuel oeuvre, malgré lui, pour l’intérêt
collectif et la prospérité générale comme guidé par une main invisible ⇒
apologie du marché et du laisser-faire
15
L’école néo-classique
Economistes néo-classiques années 1870 (S. Jevons, C. Menger, L.
Walras) s’appuient sur une nouvelle approche conceptuelle de la valeur ⇒
pas la quantité de travail nécessaire à sa conception mais l’utilité qu’il
procure à celui qui le consomme (de la valeur travail à la valeur utilité).
Raisonnement à la marge ⇒ : l’utilité procurée par la prochaine unité de
bien consommé (utilité marginale) doit être supérieure au prix de ce bien
(désutilité marginale) ⇒ raisonnement à partir d’un individu représentatif
rationnel cherchant à maximiser sa satisfaction (approche micro-
économique) et introduction de l’utilisation des mathématiques en
économie.
Walras (1874) ⇒ approche en termes d’équilibre général : équilibre
simultané sur tous les marchés (biens et services, capitaux, du travail) ⇒
flexibilité des prix fait que l’équilibre obtenu est stable (égalité entre offre et
demande sur tous les marchés).
16
John Maynard Keynes
J.M. Keynes contemporain de la crise des années 1930 refuse les préceptes
classiques et néo-classiques d’ajustement automatique des marchés par les
prix, sensés résoudre les problèmes du chômage et de la déflation.
Approche macroéconomique afin de mettre en exergue les relations entre
les grandes variables économiques ⇒ point de départ la demande et non
l’offre pour montrer qu’il peut exister un équilibre de sous-emploi et de
sur-production durable.
Rôle positif d’une intervention de l’Etat pour réguler les économies de
marché en situation de crise ⇒ politique budgétaire expansionniste pour
stimuler la demande, accompagnée par une politique monétaire
accommodante pour relancer l’investissement.
Les idées keynésiennes vont inspirer les politiques économiques menées
dans les pays développés durant les trois décennies qui suivent la seconde
guerre mondiale, avec un certain succès.
17
Les monétaristes
Les monétaristes critiquent la théorie e les politiques keynésiennes à partir
des années 1970 (M. Friedman et l’école de Chicago) ⇒ accent sur la
monnaie et contestation de l’efficacité des politiques keynésiennes de
soutien à la demande.
L’inflation engendrée par ces politiques monétaires expansives fait que le
supplément de revenu dont bénéficient les agents n’est que transitoire ⇒
les ménages anticipent que leur pouvoir d’achat sera érodé par la hausse
des prix et vont progressivement épargner plutôt que de consommer (effet
de la relance moins en moins important voire nul).
Idée : procéder à un contrôle strict de la masse monétaire en circulation car
si la monnaie peut avoir un rôle à court terme, elle est neutre à long terme.
18
La nouvelle école classique vs les nouveaux keynésiens
La nouvelle école classique (R. Lucas, R. Barro et école des
anticipations rationnelles) ⇒ continue la critique des politiques
économiques interventionnistes ⇒ montre l’inefficacité des politiques
conjoncturelles (monnaie est neutre aussi à court terme et les politiques
budgétaires expansionnistes sont inefficaces).
Les nouveaux keynésiens (J. Stiglitz) ⇒ étudient les rigidités de prix et
de salaires qui freinent les ajustements sur le marché des biens et services
et sur le marché du travail ⇒ le fonctionnement des marchés ne peut
aboutir spontanément à l’équilibre de plein emploi ce qui justifie une
intervention de l’État ⇒ suppléer aux défaillances de marché.
L’économie néoclassique est la courant dominant ⇒ d’autres types
d’analyses existent (institutionnalisme, régulationisme, évolutionnisme...)
19
Sommaire
1. Définition et objet
2. Brève histoire de la pensée économique
3. Les 10 principes fondateurs de l’analyse économique
20
Dix principes, trois catégories
21
Dix principes, trois catégories
Cat. 1 : Comment les individus prennent des décisions :
1. Les individus sont confrontés à des arbitrages.
2. Le coût d’une action se mesure par ce à quoi il faut renoncer pour
l’entreprendre.
3. Les individus rationnels raisonnent à la marge.
4. Les individus répondent à des incitations.
22
Dix principes, trois catégories (suite)
Cat. 2 : Comment les individus interagissent :
5. L’échange bénéficie à tous ceux qui y participent.
6. Le(s) marché(s) constitue(nt) généralement la meilleure organisation
possible de l’activité économique.
7. Les gouvernements peuvent (doivent) parfois pallier les insuffisances
des marchés.
23
Dix principes, trois catégories (fin)
Cat. 3 : Comment fonctionne l’économie dans son ensemble :
8. Le niveau de vie d’un pays dépend de sa capacité à produire des
biens et services.
9. Les prix augmentent quand les gouvernements injectent trop de
monnaie dans l’économie.
10. Les sociétés sont confrontées à un arbitrage de court terme entre
inflation & chômage.
24
Sommaire
3. Les 10 principes fondateurs de l’analyse économique
3.1 Comment les individus prennent des décisions
3.2 Comment les individus interagissent
3.3 Comment fonctionne l’économie dans son ensemble
25
Catégorie I
Comment les individus
prennent des décisions
26
p1. Les individus sont confrontés à des arbitrages
Pour obtenir une chose qui nous tente, il nous faut en général renoncer à
une autre chose : dans la vie, rien n’est gratuit... Faire un choix, c’est
renoncer...
Les individus doivent donc opérer à des arbitrages entre des objectifs
alternatifs et concurrents ⇒ trade-off.
Exemple : comment allouer votre temps entre ses différents usages
possibles : étudier l’économie, ou faire du sport, ou partager votre temps
entre ces deux . Mais pour chaque heure que vous passez à étudier
l’économie, vous devez renoncer à une heure de sport ⇒ vous faites de
nombreux choix tous les jours.
27
p1. Suite
Différents types d’arbitrages selon les groupes d’individus
Exemple : arbitrage entre hausse de la production et protection de
l’environnement
• Toute loi qui vise à réguler l’activité des entreprises polluantes se traduit
généralement par une hausse des coûts de production.
• Celle-ci peut provoque une baisse des profits, ou induire une baisse des
salaires et une augmentation des prix
Trade-off entre production et protection du climat ! La politique publique
est nécessaire pour protéger un bien commun comme l’environnement.
28
p1. Fin
La société doit aussi considérer un arbitrage fondamental : la choix entre
efficacité versus équité.
Efficacité : capacité d’obtenir le plus possible à partir des ressources rares
de la société ⇒ taille du gâteau
Equité : redistribution équitable entre les membres de la société des
produits de ces ressources. ⇒ répartition du gâteau
Ces objectifs sont compatibles mais sont aussi en conflit !
Ex : assurance chômage.
29
p2. Le coût d’un bien est ce à quoi l’on est prêt à renoncer pour
l’obtenir
Prendre des décisions nécessite de comparer les coûts et bénéfices associés
à chaque action.
Exemple : coûts et bénéfices de venir au cours d’économie
• Bénéfices : enrichissement intellectuel, meilleures opportunités de passer
l’examen, rencontrer des amis.
• Coûts : déplacement, se réveiller, renoncer à des autres activités.
Mesure des coûts :
• Prise en compte de coûts supportés indépendamment de l’activité (ex. se
loger ou se nourrir) ⇒ coûts qui seraient supportés même en cas de sortie
du système éducatif.
• Inscription à l’université : en passant une année à étudier, on renonce à
autant de temps que l’on aurait pu employer à une autre activité plus
lucrative (ex. emploi) ⇒ renoncer aux gains que procureraient un emploi
constitue le principal coût individuel de l’éducation.
30
p2. Fin
Notion centrale en économie de coût d’opportunité.
Coût d’opportunité d’une action : ce à quoi l’on doit renoncer pour
réaliser cette action ⇒ il faut être capable d’évaluer le coût d’opportunité
associé à chaque action possible.
Exemple : choix des footballeurs de stopper leurs études pour entrer dans la
ligue 1 ⇒ Coût d’opportunité pour eux très élevés car ils reçoivent des
propositions de contrat de plusieurs millions !
Exemple : coût d’opportunité de l’investissement en éducation = revenus
que l’on aurait pu gagner en employant son temps à travailler
31
p3. Les individus rationnels raisonnent à la marge
Les économistes supposent que les individus se comportent de manière
rationnelle.
Individus rationnels : faire systématiquement et délibérément de son
mieux pour atteindre ses objectifs.
La rationalité implique les comportements suivants :
• Les entreprises choisissent le nombre de travailleurs et la quantité de biens
et services à produire afin d’atteindre le profit maximum,
• Les individus partagent leur temps entre loisir et travail de manière à avoir
un maximum de satisfaction.
32
p3. Suite
Autre mot clé est le raisonnement à la marge : de nombreuses décisions de
la vie courante impliquent des petits ajustements à la marge d’un plan
d’action préexistant. Les économistes appellent ces ajustements des
changements marginaux.
Les économistes supposent que les individus rationnels adoptent une
approche marginaliste ⇒ mesurer l’effet d’un changement marginal dans un
plan d’actions
Le bénéfice marginal dépend du nombre d’unités du bien dont on dispose
déjà.
33
p3. Fin
L’individu rationnel compare les coûts et bénéfices marginaux d’un choix et
les changements marginaux dans les coûts ou bénéfices motivent les gens à
changer leur comportement.
Un individu rationnel engage une action si et seulement si le bénéfice
marginal de celle-ci est supérieur à son coût marginal ⇒ ce
raisonnement marginaliste permet d’expliquer un certains de situations qui
pourraient à priori paraître comme des énigmes.
Exemple : Pourquoi un litre d’eau vaut-il si peu relativement à un diamant ?
Exemple : Choix de tarification d’une compagnie aérienne
Exemple : A quelle heure se réveiller ?
34
p4. Les individus répondent à des incitations
Puisque les individus prennent des décisions en comparant coûts et
bénéfices, leur comportement changera quand les coûts ou les bénéfices
changeront ⇒ Ergo, ils répondent aux incitations ⇒ phénomène se
traduisant par une variation de coût/bénéfice.
Incitation : toute chose qui induit un individu à agir ou affecte son
comportement (en modifiant les coûts et bénéfices).
L’influence des incitations sur le comportement des agents économiques est
un point à l’origine des politiques publiques.
Les incitations (variations de prix) sont essentielles pour comprendre le
comportement des individus et le fonctionnement des marchés.
35
p4. Fin
Exemple : introduction d’un malus écologique à l’achat d’un SUV :
• Hausse du prix de vente ⇒ les consommateurs achètent moins de SUV,
• Incite les entreprises du secteur automobile à réduire la production &
réallouer leurs moyens de production.
Exemple : pourquoi la nourriture est si mauvais dans les avions ?
Exemple : effets ceintures de sécurité.
36
Sommaire
3. Les 10 principes fondateurs de l’analyse économique
3.1 Comment les individus prennent des décisions
3.2 Comment les individus interagissent
3.3 Comment fonctionne l’économie dans son ensemble
37
Catégorie II
Comment les individus
interagissent les uns avec les
autres
38
p5. L’échange doit être profitable à tous
Les individus profitent de leur capacité d’échanger : chaque famille est en
concurrence avec toutes les autres et la concurrence engendre des bénéfices.
L’échange sur les marchés mondiaux crée une concurrence entre les
entreprises des différents pays : Renault versus FIAT.
Parfois l’échange est vu comme quelque chose de mauvais...mais la
compétition entre la France et l’Italie n’est pas de la même nature qu’un
match de foot où il y a nécessairement un gagnant ⇒ L’échange, et la
compétition, bénéficie à tout ceux qui y participent.
39
p5. Fin
Principe de spécialisation : l’échange permet à chacun de se spécialiser
dans les activités qu’il fait le mieux (agriculture, immobilier, autre) et de
profiter d’une plus grande variété de biens et services à moindre coût.
Ce qui vaut pour les pays, vaut pour les ménages ⇒ une famille qui habite
sur une île déserte a besoin de produire sa propre nourriture, de fabriquer
ses propres vêtements et construire sa maison ! Pas très efficace et très
coûteux.
L’intérêt de l’échange est de permettre aux membres de chaque famille de
se spécialiser dans les domaines où ils sont les plus compétents et utiliser le
fruit de leur travail pour acquérir les autres biens dont ils ont besoin auprès
d’autres familles, via l’échange.
Exemple : le jardinier et le boulanger
40
p6. Les marchés constituent une façon efficace d’organiser l’ac-
tivité économique
Deux modes d’organisation de l’économie : économie centralisée versus
économie de marché.
Economie centralisée : le gouvernement décide quels biens et services
produire, en quelle quantité, et qui produit et qui consomment ces biens et
services.
• Pays communistes : idéologie que le gouvernement doit organiser l’activité
de l’économie pour le bien des millions des famille qui la composent.
• Chute de l’Union Soviétique dans les années 80 (chute du mur de Berlin en
1989) a mis fin à l’opposition entre ces deux modèles. Les pays de l’ex bloc
communiste ont abandonné le mode d’organisation centralisé au profit d’un
changement vers une économie de marché.
41
p6. Suite
Economie de marché : économie qui alloue ses ressources via les décisions
décentralisées de nombreuses entreprises et de nombreux ménages qui
interagissent sur les marchés ⇒ les décisions sont prises par des millions
d’individus.
• Les entreprises décident qui employer et quoi produire (combien d’usines
construire et de machines utiliser, combien investir le capital, etc).
• Les ménages décident pour quelles entreprises travailler et comment
dépenser leurs revenus etc.
Ils interagissent sur des marchés où les prix et la recherche de leur propre
intérêt guident leurs décisions.
42
p6. Fin
Economie de marché : meilleur mode d’organisation de l’activité
économique et de promotion de la prospérité de la société.
A. Smith (1776) dans An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth
of Nations : principe de la main invisible ⇒ les ménages et les entreprises à
l’oeuvre sur les marchés agissent comme s’ils étaient guidés par une main
invisible qui conduit à des résultats désirables pour la société.
Rôle central des prix : les prix s’ajustent de manière à guider acheteurs et
vendeurs vers des résultats qui maximise le bien-être de la société dans son
ensemble.
Mais il existe comme toujours des exceptions à la règle...
43
p7. Les gouvernements peuvent pallier les insuffisances des mar-
chés
D’abord, nécessité de fournir les institutions qui sont les piliers de
l’économie de marché : respect des droits de propriétés.
Droits de propriété : capacité d’un individu à posséder et à exercer un
contrôle sur une ressource rare
Alternatives :
• un monde ou tout le monde pourrait se saisir librement du fruit de travail
des autres, des maisons, voitures etc..
• un monde ou tout est géré par l’état ou les autorités religieuses...
En l’absence de droits de propriété est très difficile organiser l’activité
productive ⇒ pas d’înteret à produire, construire des maison, faire des
découvertes !
Exemple : droits d’auteurs.
44
p7. Suite
Au delà de la mission de faire respecter les droits de propriétés, il y a 2
raisons qui poussent le gouvernement à intervenir :
• améliorer l’efficacité,
• promouvoir l’équité.
La main invisible conduit les marchés à allouer les ressources de manière
efficace excepté en cas de défaillances (rendre le gâteau le plus grand
possible).
Défaillance de marché : situation où l’interaction entre les individus sur
les marchés ne conduit pas à allouer les ressources efficacement.
Sources : l’existence d’externalités, de biens publics et d’un pouvoir de
marché.
45
p7. Fin
Externalité : un individu entreprend une action qui affecte directement
d’autres individus mais pour laquelle il ne paie ni ne reçoit aucune
indemnisation.
Exemple : la pollution comme externalité négative.
Exemple : la diffusion des connaissances comme externalité positive.
Pouvoir de marché : capacité d’un acteur économique seul (ou d’un petit
groupe) à influencer de manière substantielle les prix de marché.
Exemple : Le marché de la téléphonie mobile comme situation d’oligopole.
46
Sommaire
3. Les 10 principes fondateurs de l’analyse économique
3.1 Comment les individus prennent des décisions
3.2 Comment les individus interagissent
3.3 Comment fonctionne l’économie dans son ensemble
47
Catégorie III
Comment fonctionne
l’économie dans son ensemble
48
p8. Le niveau de vie dépend de la capacité à produire
Différences de niveau de vie impressionnantes à travers le monde ⇒ le
niveau de vie peut être mesuré de plusieurs manières comme le revenu par
tête ou le produit national
Évolution du niveau de vie dans le temps également remarquable : aux
USA, le revenu a été multiplié par huit au cours du dernier siècle ⇒ avant
la crise, taux de croissance moyen de 2% par an ce qui revient à doubler le
revenu tous les 35 ans !
Comment expliquer ces différences énormes entre les pays et dans le
temps ? ⇒ les différences dans les niveaux de vie entre les pays s’expliquent
par des différences de productivité des pays.
49
p8. Suite
50
p8. Suite
51
p8. Suite
52
p8. Suite
Pour améliorer le niveau de vie, il faut augmenter la productivité des
travailleurs grâce à l’éducation, la recherche et développement etc ⇒ rôle
de la politique publique !
Productivité : est la quantité de biens et services produite par heure
travaillée ou par travailleur.
Implications de la relation productivité - niveau de vie :
• Les pays dans lesquels les travailleurs produisent beaucoup (par unité de
temps) sont ceux où la qualité de vie est la meilleure.
• Le taux de croissance de la productivité détermine le taux de croissance du
revenu moyen d’un pays.
• Les autres facteurs ayant une influence sur l’évolution de la niveau de vie
sont de nature secondaire : mise en place d’un salaire minimum.
53
p8. Fin
54
p9. Les prix montent quand le gouvernement imprime de la
monnaie
Inflation : est l’augmentation du niveau général des prix dans l’économie
sur une période de temps donnée.
L’inflation engendre de nombreux coûts économiques et la maintenir à un
niveau faible est un objectif des décideurs publics.
Principale cause d’un inflation élevée et persistante : croissance de la masse
monétaire en circulation dans l’économie. ⇒ la valeur de la monnaie
diminue (étude de l’effet des politiques monétaires, l’offre de monnaie étant
contrôlée par les banques centrales, sur l’économie dans la seconde partie
du cours).
55
p9. Fin
Exemple d’hyperinflation :
• Allemagne (1920-1923), taux d’inflation mensuel : 29.500 % En Allemagne
le journal quotidien coûtait 0.30 marks en Janvier 1921 et... 70 millions de
marks en Novembre 1922 !
• Yougoslavie, janvier 1994, taux d’inflation mensuel : 313.000.000 %.
• France, août 1796, taux d’inflation mensuel : 304 %.
Depuis 2000, taux d’inflation en France = 1,5% en moyenne (Insee). A ce
rythme moyen, il faudrait 47 ans pour que les prix doublent (en 2015
inflation à 0% !).
56
p10. Arbitrage de court terme entre inflation & chômage
Effets d’une hausse de la masse monétaire complexes à court terme :
• Augmente les dépenses et stimule la demande de biens et services ⇒ fait
baisser les taux d’intérêts et facilite les conditions d’accès au crédit pour
l’investissement et la consommation.
• Peut inciter les entreprises à augmenter leur prix mais provoque également
une hausse de la production,
• Donc plus de travail et moins de chômage.
L’économie est confrontée à un arbitrage de court terme entre inflation et
chômage.
Long vs. court terme : capacité de tout ou partie des variables
économiques à s’ajuster en réponse à des changements (chocs). ⇒ Deux
horizons d’analyse qui amènent à des conclusions très différentes (mais pas
contradictoires).
57
p10. Suite
Les décideurs publics ⇒ exploiter cet arbitrage pour répondre aux
fluctuations de l’activité. Instruments à leur disposition : politique
budgétaire & monétaire.
• politique fiscale ⇒ changer le niveau des dépenses publiques
• politique monétaire ⇒ changer le taux d’intérêt
La politique va affecter la combinaison inflation-chômage. Le choix de la
politique spécifique ou de la cible à poursuivre va évidemment dépendre du
problème auquel une économie est confrontée.
58
p10. Suite
Exemple : effondrement du marché immobilier avec des répercussions
financières énormes et contagion à l’ensemble de l’économie avec
ralentissement de l’activité et hausse forte du chomage.
Crise financière de 2008 (prêts hypothécaires américains) aux
répercussions sur l’économie réelle ⇒ l’administration Obama a réagi de la
manière suivante :
• Politique budgétaire : baisse de taxes et hausse des dépenses publiques.
• Politique monétaire : hausse de l’offre de monnaie (réserve fédérale).
Objectif ⇒ stimuler la demande globale pour faire baisser le chômage ; mais
crainte d’une hausse persistante du niveau des prix.
59
p10. Suite : Croissance en volume du commerce mondial des
marchandises et du PIB, 2000-2011
Source : WTO
60
p10. Fin
61