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Nombres complexes : généralités et propriétés

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©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2019-2020 1

Programme de colle n°4 de la semaine n°7 du 14/10 au 18/10

Nombres complexes

1 Généralités
1. Écriture algébrique : z = x + iy avec x et y réels. On dit que z est l’affixe du
point M de coordonnées (x, y).
x−iy
L’écriture algébrique de l’inverse z1 , est x2 +y 2
(on a multiplié par le conjugué).
2. Conjugué : z = x − iy. Propriétés.
3. Module : |z|2 = x2 + y 2 . Propriétés, lien avec le conjugué : zz = |z|2 .
Le module d’un produit (resp. quotient) est le produit (resp. quotient) des
modules.
Inégalité triangulaire, |z + z ′ | 6 |z| + |z ′ | . Cas d’égalité, caractérisation de
cercles et de disques à l’aide du module.

2 Écriture exponentielle
1. Groupe des nombres complexes de module 1 noté U. On pose eiθ = cos θ +
i sin θ. On montre que U = {eiθ | θ ∈ R}.
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
Formules d’Euler : cos θ = et sin θ = .
2 2i
2. Arguments d’un nombre complexe non nul
Soit z ∈ C∗ , et M le point d’affixe z. On appelle argument de z noté arg(z)
−−→
toute mesure de l’angle orienté (−
→u , OM ).
On a alors z = reiθ (écriture exponentielle) avec r = |z| et θ = arg(z).
Remarques :
• le nombre complexe 0 n’admet pas d’arguments
• un nombre complexe non nul admet une infinité d’arguments qui diffèrent
d’un multiple de 2π. On appelle argument principal l’unique argument
de ] − π, π].
• Attention, si z = reiθ avec r < 0, alors r n’est pas le module c’est −r
et arg z = θ + π mod 2π.
3. Propriétés algébriques de «exponentielle iθ» :

′ ′ eiθ i(θ−θ′ )
eiθ eiθ = ei(θ+θ ) et ′ = e .
e iθ

Formule de Moivre : (eiθ )n = einθ donc (cos θ + i sin θ)n = cos nθ + i sin nθ .
On en déduit les propriétés multiplicatives de l’argument :
z
arg(zz ′ ) = arg(z) + arg(z ′ ) et arg = arg z − arg z ′ .
z′
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4. Quelques utilisations de l’écriture exponentielle :

• C’est une écriture adaptée aux problèmes conduisant à des produits ou


des quotients
√ 2014 de complexes. Par exemple, donner l’écriture algébrique de
(1 + i 3) .
• Elle permet de retrouver les formules d’addition de cosinus et sinus en
prenant les parties réelles et imaginaires de ei(a+b) = eia eib .
Attention, les formules usuelles de trigonométrie sont à connaître
et doivent se redémontrer très rapidement à partir des formules
d’addition de cos et de sin. On pourra se reporter au brevet de
trigonométrie..

3 Quelques applications «algébriques»


1. Technique de l’angle moitié : 1 + eiθ = eiθ/2 (e−iθ/2 + eiθ/2 ) = eiθ/2 2 cos(θ/2).

2. Polynômes de Tchebychev : écriture de cos nx comme un polynôme en cos x.


Par exemple, (⋆) cos(3x) = 4 cos3 x − 3 cos x.

3. Linéarisation d’expressions trigonométriques (on transforme un produit en une


somme). C’est utile par exemple pour calculer des intégrales ou des dérivées
n-ièmes.
Pn
4. Sommes trigonométriques : (⋆) simplification de k=0 cos(kx) (attention au
cas x ≡ 0 mod 2π).

4 Résolutions d’équations algébriques


1. Racines n-ièmes d’un nombre complexe :
On dit que r ∈ C est une racine n-ième d’un nombre complexe a si rn = a.

(a) Les racines n-ièmes de l’unité (du nombre 1) sont donc les n solutions
complexes 1 de l’équation z n = 1 :
i2kπ
(⋆) Un = {e n | k ∈ J0, n − 1K} .

Exemples : U2 = {±1}, U3 = {1, j, j 2 }, U4 = {±1, ±i}. Cas des racines


cubiques de l’unité : connaître sans hésiter les relations
i2π
j=e 3 , j 3 = 1, j = j 2 et 1 + j + j 2 = 0 .

La somme des racines n-ièmes de l’unité est nulle (pour n > 2), interpré-
tation en terme de centre de gravité.
Remarque : les points ayant pour affixe les racines n-ièmes de l’unité
forment un polygone régulier de centre 0.
1. Pour cette démonstration de cours, on ne demandera pas à l’étudiant de montrer que ces
solutions fournissent bien n racines distinctes.
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(b) Plus généralement, les racines n-ièmes d’un nombre complexe a = reiθ
sont les n solutions de l’équation z n = a :
1 iθ i2kπ
rne n e n , k ∈ J0, n − 1K .

En particulier un nombre complexe, admet toujours une racine carrée (il


y en a deux qui sont opposées).
(⋆) Déterminer les racines cubiques de 1 + i. Représenter graphiquement.

2. Équations du second degré : écriture algébrique des racines carrées.


Relation coefficients racines : on retiendra que

uv = X 2 − SX + P .
(X − u)(X − v) = X 2 − (u + v) X + |{z}
| {z }
S P

Ainsi en lisant les coefficients d’un polynôme, on lit la somme et le produit de


ses racines.

5 Géométrie
1. Deux outils de type «dictionnaire» (correspondance entre les langages algé-
brique et géométrique)

(a) On a (attention l’ordre des lettres est inversé)


 
zD − zC CD zD − zC −→ −−→
= et (⋆) arg = (AB, CD)
zB − aA AB zB − zA

(b) On a
 
i. −

u et −

v sont colinéaires ssi zzuv ∈ R ou zu = 0 .
 
ii. −

u et −

v sont orthogonaux ssi zzuv ∈ iR ou zu = 0 .

(⋆) Caractériser l’ensemble des points M d’affixe z tel que z √


z−2i+ 3
∈ R.

2. Notion de centre de gravité d’un polygone A1 . . . An : c’est l’unique point G


tel que
−−→ −−→ −−→ − →
GA1 + GA2 + · · · + GAn = 0 .

G est un point d’équilibre ou point moyen, son affixe est la moyenne des affixes
des sommets.
zA +zB
Cas du milieu I d’un segment [AB], zI = 2
et du centre G d’un triangle
ABC, zG = zA +z3B +zC .

3. Écriture complexe des similitudes directes.


Une similitude est une transformation qui conserve les rapports des distances.
Elle est dite directe lorsque qu’elle conserve en plus l’orientation des angles.
Exemples :

• translation de vecteur −

u : f (z) = z + a où a est l’affixe de −

u
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• rotation de centre Ω(ω) et d’angle θ : f (z) − ω = eiθ (z − ω)


• homothétie de centre Ω et de rapport k > 0 : f (z) − ω = k(z − ω)

Application : ABC est équilatéral direct ssi c − a = e 3 (b − a).
Classification des similitudes directes : toute similitude directe f est de la
forme f (z) = az + b avec a, b ∈ C et a 6= 0.

• Si a 6= 1, f est une translation


• Sinon, f admet un point fixe ω et est de la forme f (z) − ω = keiθ (z − ω)
où k = |a| et θ = arg(a). C’est alors la composée de l’homothétie de centre
Ω et de rapport k avec la rotation de de centre Ω et d’angle θ.

Remarque : la symétrie orthogonale par rapport à l’axe des abscisses est codée
par z 7→ z. Ce n’est pas une similitude directe, elle renverse l’orientation des
angles.

6 Exponentielle complexe

Si z = x + iy, on pose ez = ex eiy .


Module, argument, propriété de morphisme, équation ez = a.

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